Les survivants d’Ebola peinent à retrouver une vie normale : ce que j’ai découvert en Sierra Leone et au Libéria

Source: The Conversation – in French – By Kevin J.A. Thomas, Distinguished Professor of Sociology, Rice University

Pendant l’épidémie d’Ebola de 2014 à 2016, Musu, une habitante de Monrovia, au Libéria, a contracté le virus Ebola, tout comme son mari, ses cinq fils et sa fille.

Quelques semaines plus tard, six membres de sa famille sont décédés. Musu et son plus jeune fils ont survécu. Depuis lors, leur vie n’est plus la même. Son mari était le seul soutien de famille. Désormais veuve et mère célibataire, Musu a du mal à joindre les deux bouts. Comme elle le dit elle-même :

Il n’y a personne ici pour m’aider, à part Dieu. Pas de petit ami. Pas de père. Je suis le père, la mère, l’oncle et le frère. Dans le logement que nous louons, nous ne trouvons même pas de quoi manger.

Musu fait partie des nombreux survivants qui se sont remis de la plus grande épidémie d’Ebola au monde. L’épidémie a commencé par une flambée locale dans le village de Meliandou, en Guinée, mais s’est propagée aux pays voisins, le Libéria et la Sierra Leone.

En l’espace de trois ans, la maladie a infecté 28 600 personnes. Environ 11 000 d’entre elles sont décédées tandis que 17 000 ont survécu.

Le 9 juin 2016, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé la fin officielle de l’épidémie d’Ebola au Libéria.

Contrairement à la couverture médiatique massive dont l’épidémie a fait l’objet à ses débuts, les reportages sur ses conséquences ont été limités. Par conséquent, très peu de gens savent que les survivants d’Ebola ont eu du mal à reprendre le cours de leur vie depuis la fin de l’épidémie.

Parmi ces survivants figurent des veuves comme Musu, des orphelins désormais sans abri et des milliers de personnes désormais aveugles ou souffrant de troubles visuels permanents.

Je suis démographe social et j’étudie les tendances en matière de santé et de population. Mon dernier ouvrage, Life After Epidemics: Ebola Survivors and the Social Dimensions of Recovery (La vie après les épidémies : les survivants d’Ebola et les dimensions sociales du rétablissement), rend compte de bon nombre de ces expériences. À partir d’entretiens menés auprès de 250 survivants d’Ebola au Libéria et en Sierra Leone, j’ai cherché à comprendre pourquoi de nombreux survivants vivent dans des conditions pires qu’avant l’épidémie, et ce qui les empêche de retrouver une vie normale.

Comprendre ces enjeux constitue une première étape vers l’élaboration de solutions aux problèmes auxquels sont actuellement confrontés les survivants d’Ebola. Apprendre de leurs expériences peut permettre d’éviter que ces problèmes ne se reproduisent chez les survivants de futures épidémies.

Réponses médicales et réponses sociales aux épidémies

Pour déterminer ce qui n’a pas fonctionné, il faut d’abord comprendre la différence entre deux types de réponses aux épidémies.

La première est la réponse médicale, qui met l’accent sur l’utilisation de la médecine clinique pour sauver des vies et soigner les patients infectés.

La seconde est la réponse sociale, qui aborde des questions telles que l’accès aux moyens de subsistance durables, le soutien aux orphelins et l’intégration des survivants dans leurs communautés.

Les décideurs politiques ont accordé une plus grande priorité aux réponses médicales à court terme face aux conséquences de l’épidémie d’Ebola qu’aux réponses sociales à long terme.

L’objectif principal de ma recherche est d’examiner comment les survivants d’Ebola ont été affectés par cette priorité. J’ai utilisé des informations issues d’entretiens et d’autres sources pour évaluer comment leur santé, leurs moyens de subsistance et leur vie familiale ont changé depuis la fin de l’épidémie.

Cette recherche apporte des preuves de la manière dont le manque d’investissement dans les réponses sociales continue d’affecter négativement la vie des survivants.

Par exemple, il n’existe aucun programme leur offrant un accès complet aux soins de santé, alors que beaucoup d’entre eux sont aveugles, souffrent de troubles musculo-squelettiques, présentent des troubles neurologiques ou vivent avec d’autres effets secondaires à long terme du virus.

Elle décrit également les expériences d’agriculteurs en mauvaise santé, qui ne peuvent plus cultiver leurs terres, et de chasseurs qui ne voient plus. Ils font partie des nombreux survivants qui exerçaient auparavant une activité indépendante mais ont perdu leurs moyens de subsistance.

Compte tenu des investissements limités dans les mesures sociales, la stigmatisation liée à Ebola persiste au sein des communautés locales. En conséquence, les interactions sociales des survivants d’Ebola sont souvent marquées par la méfiance envers ceux qui les perçoivent comme toujours infectés. Ces craintes ont conduit des commerçants à perdre des clients et ont contribué à la rupture de mariages.

De nombreux survivants ne reçoivent plus d’invitations à des événements sociaux tels que les mariages et les cérémonies de baptême. Dans certains cas, leurs enfants ont également perdu leurs camarades de jeu après que les voisins leur ont interdit de jouer avec les enfants des survivants d’Ebola.

Les organisations humanitaires ont joué un rôle majeur dans la lutte contre la propagation de la maladie pendant l’épidémie. Certaines de leurs politiques ont toutefois eu des conséquences imprévues qui ont aggravé les problèmes des patients ayant survécu.

Par exemple, la pratique consistant à brûler les effets personnels des patients infectés pour empêcher la propagation du virus a aggravé les difficultés économiques de nombreux survivants.

Le processus d’incinération a entraîné des pertes financières pour les survivants qui gardaient leurs économies sous leur matelas, qui ont perdu leurs outils agricoles et ont dû payer pour le matériel emprunté à leurs voisins qui a également été détruit.

Certains des messages diffusés dans les campagnes de santé publique visant à contenir la propagation du virus pendant l’épidémie ont également eu des conséquences imprévues. Ces campagnes invitaient le public à éviter de toucher les personnes infectées afin d’empêcher la transmission de la maladie, car il n’existait aucun remède contre Ebola. Depuis la fin de l’épidémie, de nombreux membres des communautés locales continuent d’éviter tout contact avec les survivants. Ils se demandent comment les survivants peuvent affirmer qu’ils ne sont plus atteints d’Ebola, alors qu’on leur a dit que la maladie était incurable.

Pourquoi les survivants d’Ebola se sentent abandonnés

En écoutant les récits des survivants, il est apparu clairement que beaucoup d’entre eux se sentaient abandonnés. Les visites des responsables communautaires ont cessé. Les soins spécialisés qu’ils recevaient dans les hôpitaux ont été interrompus. Bon nombre des promesses des dirigeants politiques qui avaient affirmé qu’ils fourniraient des ressources pour soutenir leur rétablissement sont restées lettre morte. Une partie des ressources fournies par les donateurs a été détournée par la fraude.

Pendant ce temps, les survivants d’Ebola continuent de subir les conséquences des pertes irréversibles qu’ils ont subies il y a dix ans. Ces épreuves et l’indifférence persistante à l’égard de leur situation sociale continuent de définir leur vie.

Les décideurs politiques devront accorder une attention égale aux questions médicales et sociales lorsqu’ils feront face à de futures épidémies. Cela nécessitera des investissements soutenus pour améliorer les conditions de vie des survivants, bien au-delà des célébrations qui marquent la fin des épidémies.

The Conversation

Kevin J.A. Thomas a bénéficié d’un financement du programme Andrew Carnegie Fellows dans le cadre de la réalisation de l’étude décrite dans cet article.

ref. Les survivants d’Ebola peinent à retrouver une vie normale : ce que j’ai découvert en Sierra Leone et au Libéria – https://theconversation.com/les-survivants-debola-peinent-a-retrouver-une-vie-normale-ce-que-jai-decouvert-en-sierra-leone-et-au-liberia-283204

Gut health: why food alone won’t fix childhood stunting

Source: The Conversation – Africa (2) – By Thulani P. Makhalanyane, Professor of Microbiology, Stellenbosch University

South Africa has a paradox when it comes to food availability. Its supermarkets are overflowing. But it continues to record high levels of stunted growth.

This seems to be a global problem. Data suggest that the world has produced more food in the last two decades and more wealth. Yet, roughly 150 million children under five remain stunted (too short for their age).

Stunted growth and poor cognitive development often stem from the same early-life problems, like poor nutrition, illness and unhealthy environments. These impediments to a child’s learning ability and physical growth have been shown to have serious long-term consequences for health and future economic prospects.

More concerning is that it appears that putting calories into mouths is not enough to prevent stunting. The science points to the role played by our intestinal microbiome – the trillions of microscopic organisms, including bacteria, viruses and fungi, that live in and on us – and the inability to digest nutrients.

We – a microbiologist and a health economist – recently published a paper in which we outline emerging evidence demonstrating that poverty affects children’s physiology – the way their bodies work – not merely their access to resources. Addressing childhood stunting therefore requires moving beyond single interventions such as providing food. What’s needed are integrated approaches that simultaneously tackle sanitation, infection control, nutrition quality and early childhood stimulation.

Our findings support the growing scientific evidence that both physiological and environmental factors must be addressed together to break the intergenerational cycle of poverty and developmental impairment. Nutrition is not the full story. The gut microbiome plays a complementary role by breaking down complex carbohydrates that our bodies cannot digest on their own, converting them into forms that may be absorbed and used for growth and development.

Diet provides the essential raw materials, while the microbiome helps unlock their nutritional value, thereby contributing to growth and development. There is also strong evidence that the environment shapes the microbiome’s ability to carry out these functions.

Gut microbes, poverty and stunting

Children’s growth is affected not only by what they eat, but also by how well their bodies can process and absorb nutrients.

Children living in informal settlements, where sanitation is generally poor, are exposed to microorganisms through dirt, toxic dust and sewage. This exposure may lead to a condition called environmental enteric dysfunction. This is when an inflamed intestine impairs the absorption of nutrients, including fats, proteins and vitamins.

The result is stunting. This may remain undiagnosed but can affect health negatively across a lifetime.

The prevalence of environmental enteric dysfunction in South Africa remains unclear. One reason is that there are no easily administered diagnostic tests. The other is the lack of large scale coordinated national studies.

Evidence from studies in Asia supports the potential role of the microbiome as a central contributor to stunting. These studies suggest that gut microbial communities of healthy children tend to follow predictable developmental milestones during the first two years of life. Failure to achieve these milestones may compromise the microbiome’s capacity to process food efficiently, with important implications for child growth and development.

In contrast, children with severe acute malnutrition often carry an immature gut community that does not mature in response to food or interventions focused on water, sanitation and hygiene services alone.




Read more:
South African policy isn’t connecting child nutrition and sanitation


In a study done in Malawi, scientists transplanted gut bacteria from malnourished children into young animals and showed that the animals developed growth deficits. Conversely, microbes from healthy children could restore growth.

These studies show that an unhealthy gut community may be a cause – not just a consequence – of poor growth. Although the concept of a “healthy” microbiome has been the subject of extensive debate, there is increasing consensus that healthy microbiomes are typically characterised by high microbial diversity, the absence of dominance by a single organism, the capacity to remain stable, resilience and the ability to maintain essential functions even when community composition changes or is subject to environmental disturbance.

Studies that look directly at the small intestine have found that many stunted children have bacteria from the mouth growing in the wrong part of the gut. These bacteria may interfere with how the body absorbs fat, creating a direct link between the makeup of gut microbes and poor growth.

Other studies show that what really matters is what the microbes do – their ability to make vitamins and other building blocks – not just which species are present.

Put simply, the microbiome can help determine whether the food a child eats is used to grow body tissue or is wasted.

Knowledge gaps

Progress in tackling stunting has been slow for a number of reasons.

Firstly, traditional interventions focused on food provision and sanitation without understanding the underlying biological damage that impairs how nutrients are absorbed.

Secondly, the evidence base relies on studies from high-income contexts where nutrition alone may be the primary constraint. In lower and middle income countries the biological mechanisms driving stunting involve multiple interacting pathways.

Part of the answer is geography of research. Many of the early groundbreaking studies come from Asia and south Asia and from a few sites in east Africa and Malawi. Large multicountry cohorts such as the MAL-ED project and several studies in Bangladesh have provided strong evidence about enteric pathogens and their links to growth.

But sub-Saharan Africa remains under represented in longitudinal microbiome studies despite carrying a large burden of stunting. That gap has real world consequences. We know that the gut microbiome varies considerably and is influenced by several factors including diet and geography.

Children in different places have different diets, different exposures and different baseline microbes. Interventions that work in one region may fail in another.

The answers

What’s needed is African led research that samples African children across geography to understand what will work on the continent.

This requires a change in approaches to policy and research.

First, policy makers must stop treating food availability as synonymous with nutritional success. Food security matters but it is not sufficient.

Secondly, routine growth must be monitored better at primary healthcare level so stunting is not missed in communities where short stature looks normal to the eye.

Third, studies must measure gut function – not only weight and height. This will show who is failing to extract the benefit of food.

Fourth, water, sanitation and hygiene must be integrated.

Finally, build African capacity for this work, and fund African research.

Where the science could lead

Research into the microbiome can shift strategies from treating hunger to restoring lifelong health.

For example, it may be possible to identify new microbes that block fat absorption or those that degrade essential vitamins. We may begin to map how early disruptions in gut function influence metabolism and increase the risk of non-communicable diseases later in life.

We may also learn to use simple stool or blood markers to identify children who, despite having enough food, will not grow without gut-directed therapy.

The Conversation

Thulani P. Makhalanyane receives funding from the South African National Research Foundation, The European Union Horizon 2020 Program, and the Human Frontier Science Program.

Ronelle Burger receives funding from the South African Research Foundation, the DG Murray Trust, the South African Medical Research Council, and the Department of Science, Technology and Innovation for research on child stunting and housing.

ref. Gut health: why food alone won’t fix childhood stunting – https://theconversation.com/gut-health-why-food-alone-wont-fix-childhood-stunting-273395

Animaux sacrés et royaux du Cameroun : la littérature et la prospective peuvent-elles les sauver ?

Source: The Conversation – in French – By Kenneth Nsah Mala, Expert in Environmental Humanities, Sustainability Science, Foresight and Futures Studies, University of Cologne

Dans les prairies et les hautes terres de l’ouest du Cameroun, certains animaux sont considérés comme sacrés. Au sein des royaumes autochtones (fondoms, chefferies) de la région, bon nombre de ces animaux sont également considérés comme royaux. Il s’agit notamment des félins sauvages (comme les guépards, les léopards et les lions), des buffles, des éléphants, des porcs-épics, des cauris (coquillages marins utilisés comme objets symboliques et monétaires) et d’un oiseau aux couleurs vives appelé « touraco de Bannerman ».

Ces espèces occupent une place centrale dans les systèmes symboliques, culturels et spirituels. Elles servent, par exemple, à parer les membres de la famille royale (rois, reines et reines mères) ou pour décerner des distinctions royales à des personnes méritantes. Certaines parties de leur corps peuvent servir à fabriquer des couronnes, de la literie, des repose-pieds cérémoniels, des bracelets ou des colliers pour la royauté. Les plumes rouges du touraco de Bannerman sont utilisées pour distinguer les guerriers et les chasseurs.

Un oiseau aux plumes somptueuses perché dans un arbre, avec une touffe rouge vif sur la tête, des extrémités d'ailes rouges et une queue bleue.
Turaco de Bannerman.
Henrik Grönvold

Ici, les pratiques culturelles autochtones peuvent à la fois préserver et menacer la biodiversité. Les noms de certains de ces animaux, en particulier les félins sauvages, sont utilisés comme noms honorifiques pour les rois. Mais la coutume exige que, lorsque ces animaux sont repérés, ils doivent être tués et emmenés au palais en guise de tribut.

La plupart sont soit éteints localement, soit en danger critique d’extinction. À l’exception des cauris et des porcs-épics, tous ces animaux figurent sur la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

La perte de biodiversité causée par l’activité humaine s’accélère à l’échelle mondiale. Cela touche notamment les zones de grande biodiversité telles que le bassin du Congo en Afrique centrale, dont le Cameroun fait partie. Des milliers d’espèces ont été identifiées dans ce bassin, dont 30 % sont endémiques (indigènes).

Je suis un chercheur interdisciplinaire et mes travaux couvrent les disciplines suivantes : les arts, la littérature et les études culturelles, les humanités environnementales, les sciences de la durabilité, la gouvernance anticipative et les générations futures, la prospective stratégique et les études du futur.

Dans une étude récente, j’ai exploré comment la créativité littéraire, combinée à des ateliers de prospective, pourrait contribuer à transformer le regard porté sur ces animaux. Pourraient-ils offrir un avenir plus prometteur à ces espèces uniques ?

Le rôle de la littérature

Les textes littéraires tels que les pièces de théâtre, les poèmes et les romans offrent des perspectives sur la manière de relever les défis climatiques et écologiques dans le bassin du Congo. (Même dans le cas d’espèces moins populaires mais très importantes, comme les insectes.)

C’est le cas dans de nombreux textes d’auteurs camerounais anglophones, comme Athanasius Nsahlai, Kenjo Jumbam, J.K. Bannavti et John Nkengasong.

Leurs récits ont le pouvoir de mettre en garde contre la destruction des animaux royaux et sacrés. Ils peuvent également contribuer à façonner de nouvelles visions pour l’avenir de la conservation de la biodiversité.

Dans mon étude, je m’appuie sur l’écocritique postcoloniale (la relation entre la littérature, la culture, l’environnement et l’histoire) et de la prospective narrative (ce que les récits peuvent révéler sur l’avenir). J’analyse la manière dont ces textes abordent les animaux royaux et sacrés en remettant en question des pratiques culturelles nuisibles à l’environnement, et comment ils proposent de nouvelles formes de relations entre les humains et les autres animaux.

La nouvelle de Jumbam, Lukong et le léopard, par exemple, raconte l’histoire d’un jeune homme appelé Lukong. Fils d’un paria du royaume de Nso, il aide à capturer un léopard. À la surprise générale, le roi exige qu’on le lui amène vivant à son palais. Alors que Lukong s’apprête à être décoré par le roi, son père s’introduit discrètement dans la cour. Craignant pour la vie de son fils, il libère le léopard.

D’une certaine manière, cette histoire remet en question l’ancienne pratique culturelle consistant à tuer les animaux royaux. Elle invite les lecteurs à changer leur façon de voir ces animaux et d’interagir avec eux afin de mieux les protéger.

Les ateliers

Des histoires comme celle-ci peuvent ensuite être intégrées à des sessions d’ateliers de prospective. La prospective narrative, associée à la participation collective, donne naissance à ce que l’on appelle la prospective participative. Des participants et des parties prenantes d’horizons divers sont réunis pour explorer des scénarios futurs, les défis qui les façonnent et les dynamiques de changement.

Dans le cadre de mes recherches, j’ai organisé une journée d’ateliers de prospective participative sur #CongoBasinFutures et #RoyalAnimalsFutures à Yaoundé, au Cameroun.

Plus de 30 participants de tous âges, sexes et d’horizons divers se sont réunis. Parmi eux figuraient des enseignants, des chercheurs, des écologistes, des agriculteurs, des infirmiers, des écrivains, des cinéastes, des musiciens, des journalistes, des étudiants, des acteurs de la société civile, des décideurs politiques et des rois autochtones (fons).

À l’aide d’outils de prospective, les participants ont été invités à discuter de leurs motivations ainsi que des obstacles historiques tout en imaginant un avenir plus prometteur pour les animaux royaux et sacrés. Ces ateliers intègrent des récits littéraires sur la situation de ces animaux.

Ils se sont appuyés sur les tendances actuelles et les signaux de changement, tels que le changement climatique, la perte de biodiversité et les pratiques culturelles autochtones. Ils ont imaginé de nouveaux avenirs, puis ont proposé collectivement plusieurs interventions politiques susceptibles d’apporter des solutions concrètes.

Élaborer de meilleures politiques

Le Cameroun dispose certes de lois environnementales visant à protéger la biodiversité, mais leur mise en œuvre reste insuffisante. Mon étude – ainsi que notre atelier – vise à compléter ces lois et à contribuer à leur application effective sur le terrain. Parmi les idées issues de l’atelier, on peut citer :

  • Les arts créatifs et l’éducation devraient être utilisés pour sensibiliser à la protection des animaux royaux et de la biodiversité. Cela pourrait inclure des programmes tels que notre atelier, des concours créatifs et la mise à jour des programmes scolaires.

  • Au lieu de récompenser ceux qui tuent, les chasseurs locaux devraient être récompensés lorsqu’ils repèrent et signalent la présence d’animaux royaux à des fins de surveillance et de préservation. L’utilisation de substituts artificiels aux parties d’animaux pour les cérémonies traditionnelles devrait être encouragée.

  • Les politiques devraient encourager la recherche sur l’élevage contrôlé d’animaux royaux et sacrés menacés d’extinction, ainsi que la promotion de l’écotourisme autour de ces animaux. Des parcs et réserves spéciaux pourraient associer les arts et les animaux royaux pour attirer les touristes. Les recettes pourraient améliorer les moyens de subsistance, préserver les cultures et promouvoir la protection de l’environnement.

  • La réglementation environnementale devrait être renforcée grâce à la collaboration avec toutes les parties prenantes, y compris les autorités autochtones et les communautés locales. La chasse de certains animaux pourrait être réglementée. Des saisons de chasse et des quotas pour certaines espèces pourraient être mis en place. Les dirigeants et les communautés autochtones pourraient être impliqués pour adapter et moderniser les pratiques culturelles à l’ère de l’effondrement environnemental.

Mais nous devons passer des recommandations à l’action. Sinon, les idées issues d’études comme celle-ci resteront lettre morte, comme la plupart des lois environnementales au Cameroun. Et les animaux royaux, comme d’autres espèces, continueront d’être menacés d’extinction.

The Conversation

Kenneth Nsah Mala receives funding from the University of Cologne (Germany), the British Council, and the School of International Futures (SOIF).

ref. Animaux sacrés et royaux du Cameroun : la littérature et la prospective peuvent-elles les sauver ? – https://theconversation.com/animaux-sacres-et-royaux-du-cameroun-la-litterature-et-la-prospective-peuvent-elles-les-sauver-282796

Ebola strain spreading in Congo and Uganda has no approved vaccine

Source: The Conversation – USA (3) – By Klinger Soares Faico Filho, Professor da Disciplina de Clínica Médica e Medicina Laboratorial, Universidade Federal de São Paulo (UNIFESP)

A man washes his hands before being screened to enter Kyeshero Hospital in Goma, Congo, on May 18, 2026. Jospin Mwisha/AFP via Getty Images

As a deadly outbreak of Ebola virus spreads in the Democratic Republic of Congo and Uganda, the U.S. Centers for Disease Control and Prevention said on May 17, 2026, that it is transferring “a small number of Americans” who were in Congo and who were exposed to the virus.

Some of these exposures are classified as high-risk, and among them is an American doctor who has been evacuated to Germany, health officials said.

On May 18, the U.S. also announced a ban on people who have recently traveled to Ebola-affected countries from entering the country.

The World Health Organization declared the outbreak to be an international health emergency on May 17. However, the CDC says the risk to the United States remains low.

As an infectious disease scientist who has studied multiple epidemics around the world, I agree that this reassurance is justified. But one key aspect of this outbreak is highly concerning: There is more than one Ebola virus, and this outbreak is caused by one for which the world has no vaccine.

On May 17, 2026, the World Health Organization declared the Ebola outbreak a “public health emergency of international concern.”

A familiar name, an unfamiliar virus

First identified in 1976, Ebola viruses have caused dozens of outbreaks across Africa.

The group of viruses that cause the disease, called orthoebolaviruses, consists of six known species, but three cause most large outbreaks: Zaire, Sudan and Bundibugyo. The tools the world developed over the past decade – the licensed vaccine Ervebo and monoclonal antibody treatments – were designed against the Zaire species, which is by far the most common.

The current outbreak, by contrast, is caused by the Bundibugyo virus, first identified in 2007 in Uganda. It is only the third documented Bundibugyo outbreak on record – and the largest.

There are no approved vaccines or therapeutics for the Bundibugyo virus. That’s because its genetic makeup differs significantly from other orthoebolaviruses. When the Bundibugyo virus was first described, scientists warned that this divergence would complicate efforts to design diagnostics and vaccines against it. An immune response to the Zaire species, elicited by a vaccine, is unlikely to protect against Bundibugyo.

An outbreak that grew in the dark

The most worrying feature about the current outbreak is not the virus itself but how large it already was when it was recognized.

It took the WHO until May 15 to identify the Bundibugyo strain as the cause of the outbreak. By May 16, the health organization had identified 246 suspected cases and 80 deaths in the DRC’s Ituri province. Recent Zaire outbreaks were often declared with only a handful of community deaths.

One reason for the delay is technical: The rapid field tests used for screening are calibrated for the Zaire species and often miss Bundibugyo. Early samples in this outbreak tested negative for Ebola; only genomic sequencing at a reference laboratory in Kinshasa identified the species. An outbreak that spreads invisibly is far harder to contain because contact tracing is always one step behind.

Geography compounds the danger – and explains why the WHO moved so fast after identifying the cause of the outbreak to declare it an emergency. Ituri has porous borders with Uganda and South Sudan as well as a highly mobile population. It is also in the grip of a humanitarian and security crisis due to prolonged armed conflict in eastern Congo.

A person in protective gear checks the temperature of people in a white van.
A visitor has their temperature checked at a checkpoint before entering Kyeshero Hospital in Goma, Congo, on May 18, 2026.
Jospin Mwisha/AFP via Getty Images

The outbreak’s hot spots include mining towns with constant worker turnover, and cases have already reached Kampala, Uganda’s capital city, where more than 1.5 million people are connected to the world by an international airport. That is the international community’s central fear: not the remote village, but the virus reaching dense, highly connected urban hubs from which it can travel along trade and air routes across borders.

An outbreak that stays rural can be contained; one that reaches the transit network – as seems to be the case now – becomes everyone’s problem.

How Ebola spreads – and why health workers’ risk is high

There is also a less intuitive route. After recovery, the virus can persist for months in sites such as the testes, eyes and central nervous system, which infectious disease experts call “immune-privileged” sites. This means they don’t tend to experience strong responses from the immune system when they are invaded by foreign substances.

For the Zaire species, this has produced documented cases of sexual transmission from male survivors whose blood had long since cleared the virus. This is why the WHO now advises male survivors to abstain from sex or use condoms until semen tests negative twice.

How far this applies to Bundibugyo is not yet established, but it is one more reason that a “contained” outbreak is rarely the end of the story.

A revealing detail of the current outbreak: Among the first identified cases were four health workers, who died within days. This points to transmission inside health facilities, a classic pattern when protective equipment and infection control fall short.

What this outbreak is really testing

With no specific vaccine or antiviral, the response depends entirely on classic public health measures: early detection, case isolation, contact tracing, safe burials, infection control and community engagement. These work, but they are labor-intensive and fragile in a conflict zone.

The encouraging news is that early supportive care – fluids and blood-pressure and oxygen management – saves lives even without a targeted drug. Experimental Bundibugyo vaccines have also shown promise in primates, though they are not yet proved in humans.

There is a final point that should resonate in the United States: Some epidemiologists have raised the question of whether cuts to global health programs contributed to the delay in this outbreak’s detection. Whatever the answer, the lesson is the same: With the existing Ebola vaccine, the world built a narrow defense against one species of a virus that comes in several.

The Americans now being flown out of Congo are a reminder that in an interconnected world, no outbreak is ever entirely someone else’s problem.

The Conversation

Klinger Soares Faico Filho is the founder and editor in chief of InfectoCast, a medical education platform on infectious diseases based in Brazil offering a podcast, courses, a subscription-based app, events, and content aimed at healthcare professionalsInfectoCast had no role in the preparation, review, or publication of this article

ref. Ebola strain spreading in Congo and Uganda has no approved vaccine – https://theconversation.com/ebola-strain-spreading-in-congo-and-uganda-has-no-approved-vaccine-283221

Battleground state with few combatants – why Pennsylvania’s primaries lack competition

Source: The Conversation – USA – By Kristin Kanthak, Associate Professor of Political Science, University of Pittsburgh

Pennsylvania is only 1 of 13 American states that holds closed primary elections. REBECCA DROKE/AFP Collection via Getty Images

At a time when hard-fought primary elections in Georgia, Kentucky and Indiana and Ohio are making national news, perennial battleground Pennsylvania seems to be nodding through one of the sleepiest primary seasons in a long time.

I’m an associate professor of political science at the University of Pittsburgh. My research focuses on how political institutions like political parties and state and local governments affect political representation.

In statewide races, only the Republican lieutenant governor slot is contested, a race between GOP-endorsed attorney Jason Richey and newcomer John Ventre. In the state Senate, less than a third of incumbents drew a challenger. Only 21 of the 203 state Assembly seats see an incumbent facing an in-party challenge. So why does Pennsylvania, usually a hotbed of political strife, appear to be sitting this midterm primary season out?

Uncontested primaries are normal

According to political scientists Shigeo Hirano and James M. Snyder Jr., uncontested primaries, and uncontested elections in general, are normal – and can even be a good thing. They argue it’s because high quality candidates do not tend to draw a challenge. This means that an uncontested primary signifies the district has no potential candidates who both want the job and think they can win against the incumbent.

The biggest reason challengers stay home is because of a well-dug-in incumbent, and Pennsylvania had plenty of those this cycle. Unlike in Indiana, no wave of anti-establishment energy is giving long-shot challengers a fighting chance.

A man in a suit stands in front of a microphone outside.
Pennsylvania Rep. Brian Fitzpatrick, a Republican, protested against the government shutdown in January 2026.
Mark Makela/Stringer Collection via Getty Images

Interestingly, the moderate Trump foe and incumbent Brian Fitzpatrick, a Republican state representative from Bucks County, managed to avoid a primary challenge this year. Fitzpatrick was one of only two Republicans to vote against the H.R. 1 Act – also known as President Donald J. Trump’s “One Big Beautiful Bill.”

The only other dissenting vote came from Kentucky’s Thomas Massie — and the President responded by personally recruiting a primary challenger to run against him.

Why Pennsylvania’s Fitzpatrick got a pass

So how did Fitzpatrick manage to avoid Trump’s notice? It helps to compare his political fortunes with Massie’s.

Massie’s district is solidly red. He typically wins at least 60% of his general election vote. In 2024, no Democrat even ran against him.

Fitzpatrick, on the other hand, hails from a decidedly “purple” district where the vote could go in either party’s direction. He rarely wins more than 55% of the vote, and is perennially on the list of the most at-risk Republican incumbents.

In other words, in a midterm election in which Republicans face strong competition and fear losing the House of Representatives, Republicans need Fitzpatrick more than they need Massie. Without Fitzpatrick, his district is much more likely to fall in the Democratic column. Without Massie, Republicans can still expect to keep the seat red.

Pennsylvania parties hold the key

Pennsylvania incumbents have mostly been able to avoid finding themselves part of a larger conflict.

Some of the most contested primaries this election cycle stem from disputes centered on President Trump’s push for Republican-led states to redraw their congressional district lines. But the Commonwealth of Pennsylvania, with its closely divided state legislature, is not going to change its electoral map anytime soon. So the Commonwealth was left out of partisan gerrymandering disputes.

Pennsylvania remains one of only 13 American states that holds closed primary elections. That means voters must already be registered as party members to vote in that party’s primary. In an open, or even semi-open, primary state like Michigan and Iowa, potential challengers can try to win a primary election by relying on new voters choosing to align with the party only for that election day, or even for that specific election.

Three young women hold signs about voting while standing outside.
In order to vote in Pennsylvania’s primary on May 19, 2026, voters must already be registered as members within their party.
ANGELA WEISS/AFP Collection via Getty Images

A closed party system gives party regulars, and the party organization itself, enormous sway over who gets nominated. Potential candidates in closed-party states are much better off working within the party organization and waiting for an incumbent to step down before throwing their hats in the ring.

Pennsylvania is a closed-party state and a swing state. In an election cycle in which political parties from West Virginia’s Republicans to California’s Democrats seem to be turning on their own members, Democrats and Republicans in the Commonwealth of Pennsylvania have managed to keep their parties more unified.

The desire for party fealty is strong, but not as strong as the need to win in the general election. Pennsylvania parties are powerful, and they are staying cautious until November. An uncontested primary, in other words, isn’t a sign of apathy. In Pennsylvania, it’s strategy.

The Conversation

Kristin Kanthak does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Battleground state with few combatants – why Pennsylvania’s primaries lack competition – https://theconversation.com/battleground-state-with-few-combatants-why-pennsylvanias-primaries-lack-competition-283219

Hurricane forecasts have improved dramatically, saving lives, but federal cuts threaten to stretch NOAA to the breaking point

Source: The Conversation – USA (2) – By Brian Tang, Professor of Atmospheric Science, University at Albany, State University of New York

One of NOAA’s WP-3D Orion hurricane hunters, dubbed Miss Piggy, flies over Tropical Storm Idalia on Aug. 28, 2023. Nick Underwood/NOAA

The 2026 Atlantic hurricane season starts June 1, and while a developing El Niño might result in a tamer season than in the past few years, all it takes is one big storm hitting a populated area to make it a bad hurricane season.

Every year, Americans rely on accurate forecasts when hurricanes might be developing to know when to stock up on supplies, prepare for power outages or evacuate.

Those forecasts have improved dramatically in recent decades, but the improvements can’t be taken for granted. Over the past year, federal funding cuts and job losses in the very programs that are helping make Americans safer from extreme weather threaten to stall progress and stretch forecasting resources to the breaking point.

How storm tracks have improved.
Hurricane track forecasts have become more accurate over the past three decades. For example, recent forecasts showing where a storm is expected to be in 96 hours have been, on average, about as accurate as a 24-hour track forecast was in the early 1990s. That gives people more time to evacuate. The lines show how many miles off the National Hurricane Center’s official storm tracks were.
National Hurricane Center

I am an atmospheric scientist whose research focuses on hurricanes, including how and why they intensify or weaken. I also work with scientists at the National Atmospheric and Oceanic Administration, NOAA, to analyze observations collected by reconnaissance aircraft and evaluate computer model forecasts of hurricanes.

Here’s what forecasters rely on during hurricane season and why investing in science, forecasting technologies and the people who run them matters.

Flying through hurricanes

To have the best chance of an accurate hurricane forecast, computer models and meteorologists need to know about the location, intensity and structure of a hurricane, along with the environment that surrounds it. Satellites are crucial for tracking storms from above, but many details can be collected only inside the storm, where satellites can’t see.

That’s why NOAA relies on “hurricane hunters” – a group of skilled pilots and scientists who fly through storms all season long to collect storm data, which is quickly transmitted to forecasters and computer models.

A scientists in a flight suit sits at a computer in an airplane talking on a headset.
Flight Director Quinn Kalen at his work station during a flight into Hurricane Lee on Sept. 8, 2023.
Lt Cmdr Utama/NOAA Corps
A radar screen with an airplane in the center of a storm circulation.
A radar display shows NOAA’s Miss Piggy hurricane hunter aircraft in the center of Tropical Storm Idalia on Aug. 28, 2023.
Nick Underwood/NOAA

When storms are developing, the U.S. Air Force Reserve and NOAA conduct several hurricane hunter flights per day to provide the most up-to-date storm information. During these missions, the crews often fly directly into the storm, through screaming winds and heavy rain, to release instrument packages called dropsondes.

The dropsonde is a feat of science and engineering, able to accurately measure the temperature, humidity, wind and pressure in hostile conditions. This data is radioed back to the aircraft. From there, it is processed and transmitted to NOAA, where forecasters analyze it and computer models use it to initialize forecasts.

A NOAA scientist explains how hurricane forecasters use dropsondes.

I and many hurricane scientists have used dropsonde data collected over the years to build a better understanding of how hurricanes behave. A recent study showed that computer model forecasts of hurricane tracks were up to 24% more accurate when they included dropsonde data than those that didn’t.

Simulating hurricanes

A big reason hurricane forecasts have gotten better has been federal investments in computer models that can simulate these storms.

In 2008 the U.S. government funded the NOAA Hurricane Forecast Improvement Project, leading to substantial advancements in computer modeling and forecast accuracy. Computer models got better at incorporating the observations gathered by aircraft, showing air movements and rain bands in greater detail.

A radar showing a hurricane's swirling form.
A HAFS radar forecast shows Hurricane Melissa as it approaches Jamaica in October 2025. The HAFS model performed well in forecasting the intensification and extreme strength of the Category 5 storm in the days leading up to its landfall in Jamaica.
NOAA/AOML/HRD

The flagship NOAA hurricane model is now the Hurricane Analysis and Forecast System, which does a better job of predicting rapid intensification, among other things, than its predecessors.

When storms rapidly intensify, as several have done in recent years, they can pose an acute risk to coastal communities. More accurate forecasts give people and communities better information to decide how to prepare and when they need to evacuate. Improvements since 2007 have resulted in an estimated US$2 billion in savings per hurricane landfall and many lives saved.

That’s a huge return on investment. In 2024, NOAA’s entire budget was $6.7 billion.

Keeping an eye on the storms ahead

There are some exciting developments ahead in hurricane observations and modeling.

NOAA in 2024 ordered two new aircraft, expected to be delivered by 2030, to begin replacing its aging hurricane hunter fleet so fights and their data collection can continue.

Private companies working with NOAA have deployed and tested autonomous drones – both in the air and sail drones on the ocean surface – that can collect data in areas where quality observations are hard to get.

Additionally, artificial intelligence weather models have emerged, such as Google DeepMind, which made a big splash as the most accurate forecast model of the 2025 hurricane season.

Some lingering dark clouds

Despite these promising developments, a different storm is eroding the bedrock upon which the national weather forecast enterprise sits.

Cuts in funding and staffing have stressed NOAA’s ability to collect critical observations. Last year, retired NOAA scientists volunteered to staff hurricane hunter reconnaissance flights so the missions could still be flown.

Debris and damage homes across a town with the Gulf waters in the background.
Knowing when to evacuate is crucial. Hurricane Helene made a mess in Horseshoe Beach, Fla., on Sept. 28, 2024. The storm was blamed for at least 250 deaths across six states.
Chandan Khanna/AFP via Getty Images

The Trump administration proposed cutting NOAA’s budget by more than a quarter, including dismantling its Office of Oceanic and Atmospheric Research. Congress rejected many of the administration’s proposed budget cuts, ultimately approving a $6.1 billion budget in March 2026, still down from the previous budget.

The National Center for Atmospheric Research, which led the development of computer models and dropsonde technology, has also been targeted by the Trump administration to be dismantled. The American Meteorological Society warns this decision “will harm meteorological research and innovation in the United States with severe consequences to current and future efforts of the weather enterprise to protect life, property, and the nation’s economy.”

I worry about the funding and staff cuts stressing systems that keep scientific progress marching forward and warn Americans about hazardous weather. Losing staff and support raises the risk of critical failures, such as delayed severe weather warnings and broken equipment causing new blind spots when storms threaten. In the long run, failing to invest risks stagnation or even reversing the hard-fought progress the U.S. has made in advancing weather prediction.

With coastal populations and development expanding over the past few decades, and storms becoming stronger, the vulnerability of the U.S. to costly, damaging hurricanes has increased dramatically. It is more important than ever that public investment in hurricane science and forecasting continue.

The Conversation

Brian Tang receives funding from the National Science Foundation, the National Aeronautics and Space Administration, and the Center for Western Weather and Water Extremes. He has research collaborations with the National Oceanic and Atmospheric Administration’s Hurricane Research Division. He is a member of the American Meteorological Society.

ref. Hurricane forecasts have improved dramatically, saving lives, but federal cuts threaten to stretch NOAA to the breaking point – https://theconversation.com/hurricane-forecasts-have-improved-dramatically-saving-lives-but-federal-cuts-threaten-to-stretch-noaa-to-the-breaking-point-280242

Nueva epidemia de ébola: ¿por qué ha declarado la OMS una emergencia internacional?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Rivas González, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología, Universidad de Salamanca

Sergey Uryadnikov/Shutterstock

El terrible virus Ébola vuelve a atacar África. El pasado 5 de mayo de 2026, la Organización Mundial de la Salud (OMS) fue alertada por un brote de una enfermedad desconocida y de alta mortalidad en la provincia de Ituri, en la República Democrática del Congo. Tras una investigación exhaustiva, el 15 de mayo fue confirmado un brote de ébola causado por la especie Orthoebolavirus bundibugyoense. En la actualidad, ya es una epidemia.

Hasta el momento, en el epicentro de la provincia de Ituri, en la República Democrática del Congo, se concentran más de 370 casos sospechosos y al menos 100 fallecidos, incluidos varios trabajadores sanitarios. La expansión del virus suma al menos un caso confirmado en la capital Kinshasa, otro en la ciudad de Goma y dos contagios importados en Kampala, la capital de Uganda, donde uno de los pacientes ha fallecido. El evento ha sido calificado de extraordinario y potencialmente muy peligroso. Se espera que el número de casos y de personas fallecidas siga aumentando.

Emergencia de importancia internacional

De hecho, la OMS ha determinado que constituye una emergencia de salud pública de importancia internacional (ESPII) debido a una combinación de factores críticos que elevan el riesgo global y regional. Entre ellos, la rápida expansión transfronteriza entre la República Democrática del Congo y Uganda, la alta movilidad de la población en una zona afectada por conflictos armados que dificultan la contención, el hecho de que la especie responsable sea el virus Bundibugyo –poco frecuente y para el cual no existen vacunas ni tratamientos aprobados– y la falta de claridad para identificar el origen de los contagios, que apunta a una transmisión comunitaria activa y subestimada.

Al declarar el ESPII, la OMS busca movilizar recursos financieros, científicos y logísticos internacionales de manera urgente. El objetivo es acelerar las investigaciones clínicas y mejorar la vigilancia sanitaria mundial.

Por el momento, no se cumplen los criterios para declarar una pandemia. Por eso la OMS ha desaconsejado cerrar de manera generalizada las fronteras internacionales.

Seis especies diferentes

El virus Ébola afecta con mayor frecuencia a personas y primates no humanos, como monos, gorilas y chimpancés. Hasta la fecha han sido descritas seis especies del patógeno.

Tres de ellas han sido asociadas a grandes brotes de ébola en África y su tasa de mortalidad varía según la especie: un 40 % para el virus Ébola Bundibugyo (Orthoebolavirus bundibugyoense), un 50 % para el virus Ébola Sudán (especie Orthoebolavirus sudanense) y el 90 % para el virus Ébola Zaire (especie Orthoebolavirus zairense).

La incidencia en personas del más reciente, el Bombali (especie Orthoebolavirus bombaliense), es desconocida de momento. Los ebolavirus Reston y Taï Forest, si bien tienen capacidad de infectar a los humanos, de momento no han producido fallecimientos.

Diecisiete brotes de ébola en el Congo

El virus del ébola fue detectado por vez primera en 1976 en dos brotes simultáneos en la República Democrática del Congo y Sudán. Ahora, la República Democrática del Congo está experimentando el decimoséptimo brote.

Imagen en 3D del virus Ébola.
Corona Borealis Studio/shutterstock

Entre 1976 y 2014, los brotes de ébola acontecieron principalmente en aldeas remotas cercanas a las selvas tropicales de África central y occidental. Concretamente, en la República Democrática del Congo, Sudán, Gabón, Uganda y la República del Congo.

Sin embargo, en 2014 hubo un cambio profundo en la distribución de la enfermedad y se produjeron por primera vez brotes en África occidental (Guinea, Liberia y Sierra Leona). En estos países se produjo una transmisión intensa en las zonas urbanas, lo que aumentó la extensión de la enfermedad.

Asociados a este brote, fueron importados casos de ébola a Italia, Nigeria, Malí, Senegal, España, Reino Unido y Estados Unidos.

La deforestacion no ayuda

Desgraciadamente, la emergencia de nuevos brotes de ébola en África parece ser cada vez más habitual. Pero ¿a qué se debe? Algunas de las causas que favorecen el aumento de los brotes en los últimos años están relacionadas con la deforestación y la destrucción de hábitats, lo que obliga a los murciélagos portadores a desplazarse y entrar en mayor contacto con los humanos.

Además, el crecimiento demográfico y la conectividad vial permiten que un virus antes aislado en aldeas remotas llegue rápidamente a ciudades densamente pobladas.

Asimismo, los conflictos armados dificultan la respuesta médica. Y la presencia de grupos rebeldes, el desplazamiento masivo de refugiados y la profunda desconfianza de la población local hacia los gobiernos o los trabajadores sanitarios extranjeros complican mucho el rastreo de contactos y el aislamiento de los enfermos.

A esto se suma la persistencia del virus, capaz de reactivarse o transmitirse sexualmente en supervivientes meses después. Por último, nuestra mayor capacidad científica para detectar y registrar brotes que antes pasaban desapercibidos ha aumentado la frecuencia de los casos declarados.

Murciélagos, chimpances, gorilas y puercoespines

Al parecer, el virus Ébola Bundibugyo llega a la población humana a través del contacto cercano con la sangre, secreciones, órganos u otros fluidos corporales de animales infectados como murciélagos frugívoros, chimpancés, gorilas, monos, antílopes del bosque o puercoespines que se encuentran enfermos o muertos o en la selva tropical.

Seguidamente, se transmite de persona a persona mediante el contacto directo, a través de la piel lesionada o las membranas mucosas, con la sangre o los fluidos corporales de una persona que está enferma o ha muerto a causa de la enfermedad. También puede transmitirse a través de objetos que han sido contaminados con fluidos corporales como sangre, heces o vómito.

Esta especie fue identificada por primera vez en el año 2007 en el distrito de Bundibugyo, en el oeste de Uganda. Y desde el brote que se produjo en 2012 en la República Democrática del Congo, no había vuelto a dar señales de vida.

El período de incubación varía entre 2 y 21 días. Las personas infectadas con Bundibugyo no pueden propagar la enfermedad hasta que desarrollan síntomas y siguen siendo infecciosas mientras su sangre contenga el virus. Esos síntomas pueden ser repentinos e incluyen fiebre, fatiga, dolor muscular, dolor de cabeza y dolor de garganta, seguidos de vómitos, diarrea, erupción cutánea, síntomas de insuficiencia renal y función hepática. En algunos casos, el paciente puede presentar sangrado tanto interno como externo.

Las autoridades sanitarias de la República Democrática del Congo y de Uganda están relativamente bien preparadas contra los brotes de ébola y mantienen activos programas de vigilancia y profesionales capacitados para detectar al patógeno. Crear conciencia sobre los factores de riesgo de la infección por ébola y las medidas de protección que las personas pueden tomar, es una estrategia eficaz para reducir la transmisión humana de la enfermedad.

The Conversation

Raúl Rivas González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Nueva epidemia de ébola: ¿por qué ha declarado la OMS una emergencia internacional? – https://theconversation.com/nueva-epidemia-de-ebola-por-que-ha-declarado-la-oms-una-emergencia-internacional-283162

Las espinacas de Popeye para tratar el síndrome del ojo seco

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lluís Montoliu, Investigador científico del CSIC, Centro Nacional de Biotecnología (CNB – CSIC)

megaflopp/Shutterstock

Los que fuimos niños en los años 60, 70 u 80 todavía pudimos disfrutar de los dibujos animados de Popeye el marino (y su mujer Olivia, y su hijo Popeye Jr., y el enorme Bluto o Brutus…). Aún recuerdo la cancioncilla que daba la entrada a cada una de sus peripecias: “Popeye el marino soy…”.

Popeye era, efectivamente, un marino musculoso que solucionaba todos sus problemas a puñetazos gracias al superpoder que le conferían las espinacas, asociadas a un alto contenido en hierro debido a un fallo de imprenta en una publicación que tardó muchos años en descubrirse. En realidad, la presencia de hierro en esta verdura es más bien modesta y existen otros alimentos (legumbres, brócoli, semillas de calabaza, marisco, hígado…) que contienen mucho más.

Pero la asociación quedó en la memoria de varias generaciones y todavía persiste en la mente de mucha gente.

Las espinacas vuelven a acaparar el protagonismo

El pasado 15 de mayo se publicó un artículo en la revista Cell que vuelve a aupar las espinacas al Olimpo. Unos investigadores de Singapur y China se han marcado “un buen Margulis”. Con esta expresión aludo al sensacional hallazgo de la bióloga estadounidense Lynn Margulis, quien propuso que las células eucariotas –las que conforman a los animales, las plantas y los hongos– se originaron a partir de la fusión y simbiosis de varias células procariotas. Estas últimas –el grupo al que pertenecen las bacterias– aportaron el núcleo, las mitocondrias y los cloroplastos, entre otros orgánulos.

Pues bien, los científicos se han propuesto trasladar cloroplastos –que hacen posible la fotosíntesis en las plantas– desde hojas de espinacas a células de mamífero, manteniéndolos funcionales. El objetivo es que generen ATP y NADPH, dos moléculas esenciales para el correcto funcionamiento de todas las células mediante la aportación de energía y contribuyendo a solucionar el estrés oxidativo, respectivamente. De ese modo, gracias al metabolismo fotosintético de los cloroplastos, controlarían la respuesta inflamatoria que puede aparecer en células animales en situaciones patológicas.

Sí, han leído bien: unos investigadores han transferido cloroplastos funcionales de células de espinaca a células de mamífero (concretamente, del epitelio de la córnea de ratones). En realidad, lo que los científicos purifican son los llamados tilacoides de grana, pequeños sacos apilados dentro de los cloroplastos que contienen la maquinaria fotosintética, y los encapsulan dentro de nanopartículas, denominadas LEAF (siglas de light-reaction enriched thylakoid NADPH-foundry), unos verdaderos “neoorgánulos”.

Córneas que hacen la fotosíntesis

Los LEAF se transfieren a células de la córnea, que entonces empiezan a ser capaces de realizar la fotosíntesis y, gracias a la luz, de producir ATP y NADPH. Esto alivia el estrés oxidativo y se restaura el balance redox, es decir, el equilibrio necesario entre las moléculas oxidantes (como los llamados radicales libres, que son tóxicos) y las moléculas antioxidantes (que se encargan de inactivar los radicales libres). Además, se reducen los marcadores de la inflamación que pudieran tener esas células, como sucede en diversas patologías oculares.

Los investigadores centran su estudio en la queratoconjuntivitis seca, enfermedad oftálmológica común (popularmente conocida como síndrome del ojo seco) en la que el ojo no produce suficientes lágrimas y no puede mantener la superficie ocular suficientemente hidratada. Los ojos se irritan y enrojecen, con sensación de ardor o picor, generando a las personas afectadas fotofobia, visión borrosa y, curiosamente, producción excesiva de lágrimas.




Leer más:
Cuando las lágrimas no hacen su trabajo: ¿qué es el ojo seco y cómo puede tratarse?


Tras probarlo primero sobre células en cultivo (macrófagos y células de la córnea) y sobre lágrimas de pacientes con ojo seco, los investigadores usaron un modelo animal con el síndrome. Para ello, expusieron la córnea de ratones a una substancia tóxica, cloruro de benzalconio, que provoca una irritación y síntomas parecidos a los de la queratoconjuntivitis seca.

En todos los casos investigados, el incremento de producción de NADPH restaura el balance redox. También se registra una reducción de los biomarcadores de inflamación (como las citoquinas IL1 y TNFalfa), a la vez que aumentan las citoquinas antiinflamatorias (IL4, IL10, TGFbeta).

En el artículo, los investigadores demuestran un gran conocimiento de la bioquímica y los procesos metabólicos. Pero lo más asombroso es que la maquinaria fotosintética de cloroplastos de espinacas es capaz de seguir funcionando, produciendo ATP y NADPH, dentro de células animales, contribuyendo con ello a aliviar las consecuencias patológicas del ojo seco. Una idea innovadora y sorprendente donde las haya.

Limitaciones del estudio

Evidentemente falta averiguar las consecuencias de este “tratamiento” a largo plazo y la duración del efecto positivo, que por el momento se limita a 8 horas. Los autores de la investigación también exploran la aplicabilidad de su innovadora propuesta, que, según anuncian, tendría un coste ridiculamente bajo: con apenas 0,20 dólares de hojas de espinaca serían capaces de producir suficientes LEAF para 50 pacientes, especulan.

Dichos LEAF son estables un año a -80 ºC, tres semanas a +4 ºC y dos semanas a temperatura ambiente. Los investigadores han hecho pruebas de seguridad (de no toxicidad) en la piel de conejillos de indias y en las córneas de conejos, siguiendo lo que indica la agencia reguladora de alimentos y medicamentos china. Ni tras administrarlo tópicamente en ojos ni por vía intravenosa observaron ninguna toxicidad.

Como admiten los propios investigadores, aún es necesario comprobar que el NADPH producido desde los cloroplastos es indistinguible del NADPH producido endógenamente por las células animales (y puede ser usado por la célula animal). Tampoco han podido demostrar que estos LEAF se mantengan funcionales más allá de 8 horas, si bien sugieren que puedan acabar dividiéndose junto con las células, como sucede en las células vegetales de forma natural. Así se mantendrían y funcionarían durante mucho más tiempo.

Naturalmente, lo que ahora deben hacer y preparar los autores de la investigación es un ensayo clínico con pacientes que sufran el síndrome del ojo seco, para ver si todos sus buenos resultados preclínicos en células y modelos animales se confirman en la práctica clínica. Un experimento sorprendente no, lo siguiente.

The Conversation

Los contenidos de esta publicación y las opiniones expresadas son exclusivamente las del autor y este documento no debe considerar que representa una posición oficial del CSIC ni compromete al CSIC en ninguna responsabilidad de cualquier tipo.

ref. Las espinacas de Popeye para tratar el síndrome del ojo seco – https://theconversation.com/las-espinacas-de-popeye-para-tratar-el-sindrome-del-ojo-seco-283163

Elecciones en Andalucía: el voto del descontento social define el nuevo escenario parlamentario

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Collado Campaña, Profesor Titular de Ciencia Política, Universidad de Málaga

Debate de los candidatos en RTVE el pasado 5 de mayo. De izquierda a derecha, Antonio Maíllo, María Jesús Montero, Manuel Gavira, Juan Manuel Moreno Moreno y José Ignacio García Sánchez. Wikimedia Commons, CC BY

Los resultados arrojados por las urnas en las elecciones autonómicas en Andalucía se han mantenido dentro de los parámetros esperados para la meta planteada por el candidato del Partido Popular, Juan Manuel Moreno Bonilla, con una victoria por mayoría simple.

A una distancia de dos escaños para lograr un gobierno libre de las ataduras de Vox, el voto del descontento social ha calado con un sorpresivo aumento de ocho diputados para Adelante Andalucía y el crecimiento de la formación de ultraderecha.

El ranking de vencedores lo encabezan estas dos formaciones que han conseguido en términos relativos aumentar su representación, seguidos en segundo lugar del PP, que experimenta una victoria pírrica traducida en mayoría simple.

En cambio, María Jesús Montero –que fue vicepresidenta y ministra de Hacienda– es la gran perdedora de la contienda, cosechando el peor dato electoral del PSOE en Andalucía. Su candidatura ha sido enfocada e interpretada en clave nacional, debido a su participación en el ejecutivo de Pedro Sánchez y las polémicas en torno a la financiación territorial de las comunidades autónomas.

La izquierda de los jóvenes

Tampoco ha salido bien parada la formación Por Andalucía, que ha sido la gran perjudicada de la división del bloque de izquierdas pese a ser una coalición de diversas fuerzas políticas. Parece que representar la oficialidad (“el búnker”) de las fuerzas coaligadas como Izquierda Unida y Podemos ya no es tan atractivo para un electorado joven de izquierdas, al cual sí ha seducido Adelante Andalucía, que ha cuadruplicado su resultado.

Esta formación, con José Ignacio García a la cabeza, logró su mejor resultado histórico al pasar de dos a ocho parlamentarios, arrebatando la mayoría absoluta al PP y ganándose el título de ser el partido que más ha crecido en estas elecciones autonómicas.

Los resultados, por territorios

Un análisis geográfico de la contienda electoral, según los diputados cosechados, presenta una victoria del Partido Popular en cada una de las ocho provincias andaluzas. En Sevilla, antiguo bastión del PSOE en la comunidad autónoma, el partido ha mantenido su tamaño, pero sin un incremento considerable. Esto, a costa del resto de parlamentarios del bloque de la izquierda, de los que se ha apropiado Adelante Andalucía. Mientras, el PP perdía un diputado. La marca electoral de Montero ha conseguido mantener el tipo en esta circunscripción, pero sin ilusionar a un electorado que tradicionalmente había sido fidelizado por el PSOE.

Por su parte, Málaga se mantiene como un caladero de votos de la derecha, pese a la pérdida de un diputado por parte de los populares.

La respuesta en clave territorial se debe buscar en otras circunscripciones. La gran irrupción de estas elecciones ha sido Adelante Andalucía, que ha crecido el cuádruple de lo que las previsiones electorales pronosticaban (2 escaños). Esta formación ha conseguido cosechar diputados especialmente en Sevilla y Cádiz, seguidos de Huelva, Málaga, Córdoba y Granada.

Pese a que se esperaba que Adelante Andalucía solo obtendría representación en Andalucía Occidental (Sevilla, Huelva y Cádiz), su exitosa campaña de comunicación política y el hincapié hecho en los grandes talones de Aquiles de Moreno (los fallos en los cribados de cáncer y la erosión de la educación pública) con un tono esperanzador le ha permitido arrebatarle votos al PSOE y al descontento social que también ha intentado capitalizar Vox.

Desde el punto de vista de la gestión, la Junta de Andalucía de Juanma Moreno no aprueba con un sobresaliente. Las principales críticas al ejecutivo popular han venido de la mano de la crisis de los cribados de cáncer de mama, la profundización en la privatización de la sanidad regional y la erosión de la universidad pública en una región que había sido modélica en referencia a sus servicios públicos.

Más allá de esas preocupaciones, el aumento de Vox no ha venido tanto por una lectura en clave nacional, como podría sugerir uno de sus lemas de campaña –“Prioridad nacional”–, sino por beneficiarse del votante descontento de derechas que decide conceder su voto a la fuerza de Santiago Abascal.

Pese a que la marca personal de Moreno Bonilla parecía ser inmune a las alianzas con Vox, Andalucía ha sido una más de las tantas comunidades autónomas en las que el partido de ultraderecha será la clave del Gobierno.

The Conversation

Francisco Collado Campaña no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Elecciones en Andalucía: el voto del descontento social define el nuevo escenario parlamentario – https://theconversation.com/elecciones-en-andalucia-el-voto-del-descontento-social-define-el-nuevo-escenario-parlamentario-283222

Dónde están y cómo se establecen las bases militares de EE. UU., el arma con la que Trump castiga a sus aliados

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Salvador Sánchez Tapia, Profesor de Análisis de Conflictos y Seguridad Internacional, Universidad de Navarra

Base militar estadounidenses Pavel Chagochkin/Shutterstock

En declaraciones hechas en uno de los momentos más bajos de las relaciones transatlánticas desde 1945, el canciller alemán, Friedrich Merz, refiriéndose a las negociaciones mediadas por Pakistán, opinó que Estados Unidos está “siendo humillado por el liderazgo iraní.” En airada respuesta, el secretario de Guerra De Estados Unidos, Pete Hegseth, anunciaba hace unos días la intención de retirar de territorio alemán 5 000 de los más de 35 000 soldados norteamericanos actualmente desplegados en alguna de las cuarenta instalaciones que Estados Unidos mantiene en ese país.

El anuncio es algo oportunista, pues la reducción podría haber estado prevista desde antes de la declaración de Merz. Lo importante, sin embargo, es que, de nuevo, la administración norteamericana hace un uso instrumental de las bases como elemento coercitivo, como ya hizo días antes en España e Italia acogiéndose a su “falta de apoyo” a la guerra con Irán.

No está de más, por tanto, hacer ahora una reflexión sobre el sistema norteamericano de bases militares, su significado y su valor.

Hay bases militares desde la guerra del Peloponeso

El uso de bases militares es tan antiguo como la propia historia de la humanidad. En su Historia de la guerra del Peloponeso, Tucídides relata cómo Esparta establece una en Decelia para facilitar la derrota final de Atenas.

Más recientemente, Gran Bretaña apuntaló su imperio gracias a una tupida red global de instalaciones para el carboneo de los buques de la Royal Navy.

Hoy, países como el propio Reino Unido, Francia, Italia, Japón o China mantienen despliegues militares permanentes en bases allende sus fronteras, aunque de entidad relativamente reducida si se compara con la presencia militar exterior norteamericana, cifrada en unos 180 000 soldados estacionados permanentemente en no menos de 68 bases principales dispersas por todo el mundo.

Interés estrategico

Los Estados no abren bases por filantropía, sino por interés estratégico. En el caso concreto de Estados Unidos, las bases le ayudan a posicionarse de una manera ventajosa frente a potenciales rivales o enemigos. También permiten reducir el plazo de respuesta ante eventuales ataques y mejorar su conocimiento y alerta sobre posibles escenarios de empleo de sus fuerzas mediante, por ejemplo, la instalación de sensores.

Asimismo, facilitan la proyección de fuerzas desde esos escenarios, permiten el apoyo logístico a fuerzas en tránsito, o reducen los costes de transacción en los que se incurriría de no existir dichas instalaciones y hubiera que negociar su apertura ad hoc.

Junto a esas ventajas, la instalación y uso de bases comporta también un importante coste económico y, a veces, diplomático. Por regla general, establecer bases requiere el consentimiento soberano de la nación anfitriona, que a veces se obtiene negociando desde una posición de desigualdad. Así ocurrió en los casos de Alemania y Japón, inermes después de la guerra, ofreciendo, además, contraprestaciones para hacer más aceptable el acuerdo.

En otras ocasiones, su apertura es traumática, como sucedió en el caso del atolón de Chagos y la isla de Diego García, que implicó la deportación de unos 2 000 nativos chagosianos.

Cómo instala EE. UU. sus bases

Cuando decide instalar una base, Estados Unidos suscribe un acuerdo internacional con el Estado que la acoge en el que se detallan aspectos como los siguientes: los términos de la cesión, los límites al uso de la base y las autorizaciones específicas que deba hacer el Estado anfitrión y –muy importante– el estatus legal, fiscal y jurídico del personal que la ocupa.

Frecuentemente, como sucede en el caso de España, las bases son de uso compartido. La nación anfitriona obtiene importantes ventajas de la instalación de bases norteamericanas. En primer lugar, la convierte en un punto de interés preferencial para la seguridad de Estados Unidos, lo que puede disuadir a otros de cualquier intento de desestabilización o, en último extremo, agresión. La presencia de medios militares norteamericanos otorga, así, un plus de protección a la nación que los acoge –piénsese, por ejemplo, en lo ventajoso que es para España contar con ciertos medios de la US Navy en la base de Rota–, y puede granjearle un trato preferencial.

En el terreno económico, la presencia de bases militares norteamericanas puede comportar un importante impulso a zonas relativamente deprimidas como la Bahía de Cádiz.

Cómo surgen los problemas

No todo son ventajas, sin embargo. El despliegue de fuerzas militares norteamericanas en un país lo convierte, automáticamente, en objetivo potencial –en el caso más extremo, incluso nuclear– en conflictos en los que, en otras circunstancias, no estaría implicado.

Puede, también, ser un elemento de fricción indeseada entre usuario y anfitrión en casos en los que ambos difieran sobre la legitimidad de una causa que requiera el empleo de las bases. Las bases militares sirven, como se ha dicho, a los intereses estratégicos de la potencia que las despliega. Su número, ubicación, tipo y dimensiones están, por tanto, supeditados a esos intereses.

La disminución de la huella militar norteamericana en Europa es coherente con el incremento del interés de Estados Unidos en el Indo-Pacífico y con su voluntad de que el viejo continente asuma mayores cotas de responsabilidad en su propia defensa. Pero no tiene por qué ser preocupante si se hace con arreglo a un plan coordinado con los aliados que garantice el anclaje norteamericano a la seguridad continental.

La administración norteamericana puede optar por castigar a sus socios díscolos con el cierre de bases. Sin duda, estos sufrirán, pero también lo harán los propios intereses estratégicos de Estados Unidos, que perderá puntos de apoyo ya establecidos en Europa. Esto conduciría a destejer la tupida red de aliados y socios que fabricó pacientemente durante décadas y que tan útil le ha resultado.

The Conversation

Salvador Sánchez Tapia no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Dónde están y cómo se establecen las bases militares de EE. UU., el arma con la que Trump castiga a sus aliados – https://theconversation.com/donde-estan-y-como-se-establecen-las-bases-militares-de-ee-uu-el-arma-con-la-que-trump-castiga-a-sus-aliados-282938