L’épidémie d’Ebola en RDC pourrait être la pire de l’histoire : 4 mesures qui pourraient contribuer à y mettre fin

Source: The Conversation – in French – By Yap Boum, Professor in the faculty of Medicine, Mbarara University of Science and Technology

La lutte contre Ebola en République démocratique du Congo a atteint un point critique. Le pays peut soit intensifier ses efforts pour maîtriser cette dernière flambée, soit risquer de la laisser perdurer et devenir la pire épidémie d’Ebola jamais enregistrée.

Au 1er septembre 2026, plus de 6 186 cas confirmés et 3 007 décès ont été signalés depuis mai 2026 date à laquelle elle a été déclarée pour la première fois. Il s’agit de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire de la RDC. Cette épidémie est causée par la souche Bundibugyo du virus responsable de la maladie d’Ebola. Il n’existe actuellement aucun vaccin homologué ni aucun traitement spécifique contre la souche Bundibugyo.

On estime que l’épidémie a pris naissance à la fin avril 2026 dans la région minière très animée de Mongbwalu, en Ituri (nord-est de la RDC), avant de se propager, via des communautés et des réseaux de santé interconnectés, vers Rwampara et Bunia – des zones de sanité de la province d’Ituri – puis vers l’Ouganda.

La riposte à cette épidémie a été menée au niveau national par le gouvernement de la RDC, avec le soutien du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, de l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres partenaires, qui ont contribué au renforcement de la surveillance, des capacités de laboratoire, des centres de traitement, de la prévention et du contrôle des infections, de la vaccination, de la logistique, de l’engagement communautaire et de l’organisation d’inhumations sûres et dignes.

Des progrès significatifs ont été réalisés, notamment l’interruption de la transmission en Ouganda grâce à un leadership national déterminé et à une étroite collaboration avec les communautés.

Cependant, en RDC, l’insécurité, la mobilité de la population, les retards de dépistage, les lacunes en matière de financement et d’approvisionnement, ainsi qu’une implication insuffisante par les communautés ont continué à entretenir la transmission.

La riposte n’est donc pas encore suffisante pour interrompre la transmission en RDC. Cela souligne la nécessité de rapprocher la surveillance, le dépistage, le traitement, la vaccination et l’engagement communautaire au plus près des villages.

En tant qu’experts en santé publique spécialisés dans le virus Ebola et ayant été en première ligne pour endiguer la dernière épidémie d’Ebola en RDC, nous estimons que des efforts supplémentaires sont nécessaires.

Ces efforts doivent tenir compte des quatre facteurs qui ont rendu cette épidémie difficile à maîtriser :

  • l’environnement géographique et humanitaire difficile de la RDC;

  • la forte mobilité des populations;

  • un faible niveau de confiance et un engagement communautaire insuffisant;

  • l’arsenal scientifique encore incomplet contre le virus de Bundibugyo.




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Les quatre facteurs

Premièrement, cette épidémie se déroule dans un environnement exceptionnellement difficile. Les zones touchées sont vastes, isolées et, en de nombreux endroits, peu sûres. De courts trajets peuvent prendre une journée, voire plus, sur des routes en mauvais état, en particulier pendant la saison des pluies (qui bat actuellement son plein).

Deuxièmement, les populations sont très mobiles. Les communautés minières, le transport à moto, les déplacements de population et les mouvements transfrontaliers relient des villages et des zones de sant& difficiles à surveiller. L’épidémie s’est concentrée dans plusieurs zones interconnectées, notamment en Ituri, à environ 2 886 km de Kinshasa, la capitale de la RDC.

Bunia, le principal pôle urbain de l’Ituri, est reliée aux zones de transmission environnantes. La mobilité des personnes joue un rôle important dans la riposte.

Troisièmement, la confiance et l’engagement communautaire restent des défis. Lorsque les gens ont peur, lorsque les établissements de santé ont fermé après le décès de professionnels de santé, ou lorsque des familles ont été confrontées à Ebola sans constater de riposte efficace, ces dernières peuvent retarder ou éviter de demander de l’aide. Cela affecte directement la surveillance.

Les enquêtes menées actuellement par notre équipe suggèrent qu’une part importante des cas est identifiée en dehors des listes de contacts établies. La riposte ne peut donc pas reposer uniquement sur la recherche traditionnelle des contacts.

Quatrièmement, contrairement au virus Ebola de type Zaïre, le virus Bundibugyo ne fait l’objet d’aucun vaccin homologué ni d’aucun traitement spécifique. La recherche clinique fait donc partie intégrante de la riposte elle-même.

La RDC a lancé une campagne de vaccination contre Ebola à Kisangani. Les premières injections ont été administrées aux professionnels de santé et aux autres intervenants de première ligne. Plus de 50 000 doses ont été reçues.

Le Groupe international de coordination sur l’approvisionnement en vaccins a approuvé l’utilisation de 70 000 doses d’Ervebo dans le pays. Environ 20 000 d’entre elles seront utilisées dans le cadre d’un essai clinique visant à évaluer son efficacité contre la souche Bundibugyo.




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Le bilan de la riposte à ce jour

Il est important de souligner tout ce qui a été accompli en seulement trois mois, entre le 15 mai et le 15 août 2026.

Plus de 20 structures de traitement et d’isolement des patients atteints d’Ebola ont été mises en place ou soutenues. Au plus fort de la crise, fin mai 2026, les capacités de traitement étaient débordées, le taux d’occupation des lits ayant dépassé les 200 %. Fin août, ce taux était tombé à environ 66 %.

Les capacités des laboratoires se sont considérablement développées, avec 22 laboratoires opérationnels répartis dans les cinq provinces touchées. Auparavant, il n’y en avait qu’un seul à Kinshasa capable de détecter le virus Bundibugyo. Cette augmentation du nombbre de laboratoires a permis de réduire le délai entre le prélèvement des échantillons et l’obtention des résultats, qui est passé de plus d’une semaine à quelques heures seulement.

Les enterrements, organisés dans des conditions sûres et dignes, se sont également considérablement améliorés, la grande majorité d’entre eux ayant désormais lieu dans les 24 heures.

Ces progrès sont importants. Ils montrent que la riposte peut inverser la tendance d’une épidémie lorsque les ressources, la coordination et les capacités techniques sont réunies.

Des signaux épidémiologiques encourageants sont également observés. Le taux de reproduction effectif a considérablement baissé par rapport au niveau très élevé (Rt de 4,0) observés en mai. Le nombre moyen de personnes contaminées par chaque cas est passé de quatre à un peu plus d’une.

L’ampleur des ressources mobilisées pour faire face à l’épidémie est considérable, avec environ 1,72 milliard de dollars américains de promesses de dons, dont 118,5 millions engagé par les pays africains. Environ 867 millions de dollars américains (soit près de la moitié des promesses de dons) auraient déjà été débloqués.

Le plan de riposte continental lancé le 27 juin 2026 par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et l’OMS a été conçu autour d’un principe simple : un plan, un budget, une équipe, un cadre de suivi et d’évaluation, en plaçant les communautés au cœur de l’action.

Ce qu’il faut faire

La prochaine phase doit être centrée sur les villages. Les représentants locaux, les agents de santé et les dirigeants doivent devenir des partenaires actifs dans la surveillance, la détection précoce, l’orientation vers des soins spécialisés, la communication des risques et la protection des communautés.

Les outils numériques peuvent y contribuer, mais la technologie doit être au service de la communauté plutôt que s’y substituer.

Les conducteurs de motos-taxis, qui relient les communautés sur de longues distances, doivent être associés à la riposte en tant que partenaires plutôt que d’être simplement considérés comme un risque.

La vaccination doit être rapprochée des communautés. La recherche doit être menée là où l’épidémie sévit. Les essais cliniques de vaccins et de traitements doivent se dérouler avec urgence et rigueur scientifique.

Rétablir la confiance

Les services de santé essentiels doivent se poursuivre parallèlement à la lutte contre Ebola.

Il en va de même pour la réouverture des écoles. Celle-ci doit s’accompagner de mesures de prévention des infections, notamment la formation des enseignants, la mise à disposition d’installations sanitaires, la mise en place de mécanismes d’orientation clairs et l’adaptation de la communication sur l’épidémie à l’intention des écoliers et de leurs familles.

Les interventions humanitaires et celles liées à Ebola doivent également être intégrées. On ne peut pas attendre d’une communauté confrontée à l’insécurité, aux déplacements de population et à la maladie qu’elle navigue entre des systèmes distincts pour chaque crise.

Enfin, Ebola ne respecte pas les frontières. La collaboration entre la RDC et l’Ouganda montre ce que peut être la solidarité régionale. Elle repose sur une surveillance conjointe, le rapprochement des capacités de diagnostic des communautés frontalières, le partage d’informations et une action coordonnée.

Les enseignements tirés de la collaboration entre la RDC et l’Ouganda doivent être étendus au Soudan du Sud, à la République du Congo et aux autres pays voisins, comme convenu à Bangui, en République centrafricaine, à la mi-août.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. L’épidémie d’Ebola en RDC pourrait être la pire de l’histoire : 4 mesures qui pourraient contribuer à y mettre fin – https://theconversation.com/lepidemie-debola-en-rdc-pourrait-etre-la-pire-de-lhistoire-4-mesures-qui-pourraient-contribuer-a-y-mettre-fin-291399

Panoramas, cosmoramas y dioramas: simuladores de mundos antes de la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marieta Cantos Casenave, Catedrática de Literatura Española. Instituto de Investigación en Estudios del Mundo Hispánico, Universidad de Cádiz

Fragmento del panorama de la ciudad de Edimburgo de Robert Baker, del siglo XVIII. Wikimedia Commons

¿Ha visitado alguna vez una montaña rusa, o una de esas atracciones familiares que simulan viajes en barco o tren por distintos parajes naturales o urbanos que ofrecen muchos parques temáticos?

El paseo para ver It’s a small world o el viaje en los cohetes del Space Mountain en Disneyland son el resultado de la combinación y actualización de una serie de espectáculos ópticos de ilusión realista, inventados en el siglo XIX. Gracias a ellos, el público podía vivir una experiencia inmersiva que lo situaba en un espacio diferente y, a veces, también en un tiempo distinto al suyo.

El panorama, el cosmorama y el diorama

El panorama, patentado por Robert Barker en 1787, era una pintura gigante de 360 grados que se colocaba en un espacio construido expresamente para ella. El espectador podía tener una vista inmersiva y circular de lo que hubiese sido retratado en el paisaje. Podríamos decir que es el precursor del formato panorámico actual de las fotografías o los vídeos.

El diorama, inventado por Louis Daguerre y Charles Bouton, era un espectáculo parecido al panorama en el que se exhibía un gran lienzo pintado por ambas caras. Sobre él incidía una luz que destacaba unas zonas frente a otras. Ante los ojos del espectador, el paisaje variaba en función del paso de las horas del día y la noche, las estaciones o los efectos provocados por un alud, la erupción de un volcán o un incendio, entre otros casos.

Por su parte, en el cosmorama, invención del abate piamontés Gazzera, las vistas eran contempladas a través de unos vidrios que tenían la propiedad de aumentar y alejar en apariencia los objetos visionados.

Sección transversal de la Rotonda de Leicester Square, donde se exhibió el panorama de Londres (1801).
Sección transversal de la Rotonda de Leicester Square, donde se exhibió el panorama de Londres (1801).
Wikimedia Commons

Empiezan a moverse

Con la idea de dotarlos de mayor realismo, para que el público se sintiera inmerso en una escena genuina, estos espectáculos fueron incluyendo objetos, animales o actores que reprodujesen tridimensionalmente los detalles plasmados en dos dimensiones. Esto ampliaba un efecto que todavía puede disfrutarse, por ejemplo, en los dioramas diseñados por belenistas y pesebristas. En el siglo XIX, el sonido, los juegos de luces y sombras y la narración del exhibidor también eran fundamentales para completar la alucinación del público.

Con frecuencia, espectáculos como los panoramas móviles producían un simulacro de movimiento, un ligero desplazamiento, como si el espectador estuviese asomado a lo que pretendía ser la ventanilla de un tren o un barco. Al igual que en los modernos parques temáticos, la audiencia experimentaba la sensación de estar subiendo una montaña, navegando por un río, adentrándose en un tétrico cementerio o sufriendo los efectos de un terremoto, de una avalancha de nieve o de un gran incendio. A su vez, también podía sumergirse en una famosa batalla o verse colocado en medio de las ruinas de civilizaciones antiguas o exóticas, como Pompeya, Roma, Atenas o Pekín.

El asombro y la sorpresa eran indescriptibles. Sin embargo, en ocasiones, los espectadores salían de ellos con cierta sensación de náusea, vértigo e incluso vómitos, resultado de la experiencia que se vivía como si fuera un viaje real.

La montaña rusa

En 1770 el aristócrata Simon-Gabriel Boutin inauguró en París los jardines del Tívoli. Tras cerrar después de la muerte en la guillotina de su dueño, en 1795 volvieron a abrir sus puertas convertidos en un gran espectáculo. Lo hicieron de la mano del empresario Gérard Desrivières, que decidió incluir entre sus atracciones títeres, equilibrios sobre cuerda, proyecciones de linterna mágica –uno de los antecedentes del cine– y panoramas.

El Tívoli tuvo muchos dueños a lo largo de su historia. Tras Desrivières pasó a ser propiedad de Jean Henri Louis Greffulhe. Y, después de la muerte de este último, en 1826 sus herederos lo alquilaron al físico, aeronauta e ilusionista belga Étienne-Gaspard Robert (conocido profesionalmente como Robertson). Este Nouveau Tivoli contaba con fuegos pirotécnicos, ascensos en globo, y una variedad de espectáculos de linterna mágica y fantasmagorías –así conocidos por su temática y efecto terrorífico–. Pero además, Robertson decidió introducir atracciones mecánicas de velocidad conocidas en la época como montañas rusas.

En los años 60 y 70 del siglo XIX, estos espectáculos se convirtieron en fenómenos de masa, en muchas ocasiones incluidos entre los atractivos de las exposiciones nacionales o internacionales. El público podía sumergirse por unas horas en espacios y tiempos vinculados con los valores de una modernidad que apreciaba aquellas culturas distantes, exóticas o de excepcional valor patrimonial.

Así, podía viajar sin moverse del asiento, y contemplar pequeños mundos que hoy siguen atrayendo a las masas convocadas por los más famosos parques temáticos. El italiano Nicolino Calyó era pintor de panoramas móviles y cosmoramas en los que se ofrecían “viajes a pie quieto”, es decir, un paseo visual por diversos lugares del mundo sin abandonar el local de exhibición. Calyó, después de haber recorrido Europa y América exponiendo sus cuadros, acabó instalándose con su familia en Broadway, donde triunfó con estos espectáculos con acompañamiento de piano.

Al revisar sus creaciones, y las de otros como él, podemos detectar en ellas un antecedente artístico de la utilización de la IA generativa en el cine, que ya se puede ver en obras visuales como PLSTC (Laen Sanches), The Frost (Stephen Parker / Waymark) y Here, de Robert Zemeckis.

Aunque el formato elegido sea diferente, existe un vínculo común en el hecho de combinar el uso de la técnica y las artes. Con ello, estos proyectos buscan crear realidades inexistentes, metaversos dotados de un efecto de ilusión tan potente que el espectador de hoy, como el de siglos atrás, se crea inmerso en un mundo real.


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The Conversation

Marieta Cantos Casenave no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Panoramas, cosmoramas y dioramas: simuladores de mundos antes de la IA – https://theconversation.com/panoramas-cosmoramas-y-dioramas-simuladores-de-mundos-antes-de-la-ia-261991

40 años del asesinato de “Yoyes”: el castigo ejemplarizante de ETA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gaizka Fernández Soldevilla, Responsable del Área de Archivo, Investigación y Documentación, Centro Memorial para las Víctimas del Terrorismo

El 10 de septiembre de 1986, María Dolores González Katarain, alias Yoyes, de 32 años, paseaba con su hijo y otro niño de corta edad por Ordizia (Guipúzcoa), su localidad natal, que celebraba una feria agrícola.

El terrorista de ETA José Miguel Latasa Guetaria se la señaló al también terrorista Antonio López Ruiz (Kubati) y luego se alejó de allí. Kubati abordó a la mujer y a los niños en la avenida del Gudari, al lado de unos tractores. “¿Tú eres Yoyes?”, preguntó. Ella contestó que sí. “¿Sabes quién soy yo?”. “No”. “Soy de ETA y vengo a ejecutarte”, anunció Kubati.

Según la sentencia del caso, Yoyes se abalanzó sobre él, pero el pistolero le disparó dos veces, hiriéndole en la pierna y en el tórax. Una vez en al suelo, Kubati remató a su víctima con un tiro en la cabeza.

Portada del diario ‘El Correo’ (11 de septiembre de 1986).
Diario ‘El Correo’., FAL

No era una novedad que ETA asesinase a uno de sus exmiembros. Lo había hecho ya varias veces: Ignacio Olaiz Michelena en octubre de 1978, Jokin Azaola Martínez en diciembre de 1978, Tomás Sulibarria Goitia (Tomi) en junio de 1980, José Luis Oliva Hernández en enero de 1981, Miguel Francisco Solaun Angulo en febrero de 1984… La mayoría de los indicios apuntan a que el primero de la lista fue Eduardo Moreno Bergaretxe (Pertur) en julio de 1976. No obstante, el caso de Yoyes, por su condición de mujer y el papel protagonista que había ejercido, fue el más impactante de todos.

¿Quién era Yoyes?

Militante de ETA desde el curso 1972/1973, pronto participó en atentados. Por ejemplo, en octubre de 1973 su comando colocó 87 kilogramos de dinamita bajo un puente de San Sebastián para que explotara al pasar un autobús de guardias civiles. La carga no se activó porque fue descubierta por un par de niños.

A finales de ese año, una vez identificada por la policía, huyó a Francia, aunque volvió a cruzar la frontera para seguir operando en la clandestinidad. No conocemos al detalle su historial, pero sí algunos episodios. En julio de 1974 colocó una bomba en el automóvil del encargado de una constructora, que iba a estallar a la hora que solía arrancarlo. Dos testigos advirtieron a la Guardia Civil, que evitó el atentado.

En septiembre, Yoyes estaba integrada en un comando que preparaba en Bilbao un atentado con bomba paralelo a la operación contra la cafetería Rolando, en Madrid. No se llevó a cabo porque la Guardia Civil descubrió y detuvo a la mayoría de sus compañeros. Ella consiguió escapar.

El 13 de septiembre de 1974, a la hora de comer, dos miembros del Frente Militar de ETA colocaron una bomba en el interior de la cafetería Rolando. La explosión causó trece víctimas mortales. El Frente Militar no había consultado con la dirección de la banda, que temía que aquel atentado indiscriminado perjudicase su imagen. El debate interno sobre si asumir o no la autoría llevó al cisma de la organización. La mayoría de los integrantes del Frente Militar se escindieron para crear ETA militar (ETAm), rama por la que se decantó Yoyes.

El nuevo grupo renunció a la “lucha de masas” y se centró en la “lucha armada”. Debido a sus inquietudes y dotes intelectuales, Yoyes trabajó en su Oficina Política, llegando a convertirse en una de las colaboradoras más cercanas a su líder, José Miguel Beñaran (Argala). Así, ejerció de representante de ETAm en las reuniones de KAS y de Chiverta.

Cuando Argala fue asesinado en un atentado parapolicial en diciembre de 1978, ella ocupó su puesto al frente del aparato político. No obstante, la deriva ultranacionalista de la banda y su escalada terrorista (si sumamos todas las ramas de ETA, de 12 víctimas mortales en 1977 se pasó a 67 en 1978 y 80 en 1979) hicieron que en 1979 se desvinculara de la organización.

Yoyes emigró a México, donde estudió, trabajó y formó una familia. En 1985 viajó a Europa. Primero a Francia pero, como no consiguió una beca del Gobierno vasco para comenzar su tesis doctoral, decidió regresar al País Vasco. Su vuelta fue publicitada por la prensa, aunque ella se negó a hacer declaraciones.

Marcada como traidora

Eugenio Etxebeste (Antxon), dirigente de ETA refugiado en la República Dominicana, aseguró que “la vida sintética de la ‘Señora Dolores’ significa la muerte de la abertzale Yoyes”. La primera, “el nuevo ser que come y respira”, no era “más que un producto inanimado de la ciencia política imperialista”. Su “máximo castigo habrá de llegarle si antes no actúa la violencia revolucionaria, el día en que su hijo le arroje a su propia cara el desprecio de su traición”.

El colectivo de presos de ETA la “juzgó” y condenó a muerte. No tardaron en aparecer pintadas amenazantes en las que se acusaba a Yoyes de ser “traidora” y “chivata”.

En su diario anotó: “es una injusticia monstruosa la que hacen conmigo, ¡tengo un hijo!, quiero vivir, ¡lo tuve porque quería vivir!”. Acto seguido retrataba moralmente a la sociedad vasca a la que había regresado. “Muchos son culpables de esta injusticia, ¡demasiados! Hay otros que no, pero son impotentes ante ella. Hay también mucho silencio cómplice. Mucho miedo en la gente ante todo, ante su propia libertad…”. A pesar del ambiente hostil, rechazó la protección policial que se le había ofrecido.

¿Por qué la asesinó ETA?

Pese a lo que entonces se dijo, no se había acogido a la reinserción impulsada por el Gobierno, ya que no la necesitaba: carecía de causas pendientes gracias a Ley de amnistía de 1977. Al retornar de su exilio, Yoyes no hizo nada distinto de lo que desde 1976 habían hecho cientos de exintegrantes de la banda.

Cubierta de las memorias de Yoyes: ‘Desde su ventana’.
Editorial Alberdania, FAL

Tampoco era cierto que, como le imputaban sus excompañeros, hubiese optado por “el peor de los caminos, el arrepentimiento, la traición y la colaboración política con los enemigos del pueblo vasco”. No hubo tal colaboración. Se trataba de una simple excusa.

Las razones de su asesinato eran otras. Por un lado, dado el alto cargo que había ocupado en la organización, Yoyes era una figura simbólica de primer orden. En ese sentido, el dirigente del brazo electoral de ETA, la coalición Herri Batasuna,
Iñaki Aldekoa adujo que “cualquier ejército del mundo en un estado de confrontación no puede permitirse que uno de sus jefes de Estado Mayor aparezca paseando por territorio ocupado por el ejército contrario”. Entre otras cosas, porque demostraría que no había guerra alguna.

Por otro lado, como relata en su diario, Yoyes, antes de volver a España, se había reunido con dos dirigentes de ETA para obtener garantías de seguridad, pero solo obtuvo vagas promesas de ellos, uno de los cuales le recomendó quedarse en Francia. Su decisión de cruzar la frontera, la que ejerció como una mujer libre, fue interpretada como un desafío a la cadena de mando (eminentemente masculina).

Por último, la “ejecución” ejemplarizante de Yoyes suponía una advertencia a cualquier miembro de ETA que se plantease aceptar las medidas de reinserción que se habían puesto en marcha hasta entonces: primero, el proceso promovido por el partido Euskadiko Ezkerra y el Gobierno de Unión de Centro Democrático (UCD); y, más adelante, las del Gobierno socialista de Felipe González. El terror aplicado a los propios terroristas abortó aquella vía, que ETA entendía como un peligro para su supervivencia orgánica.

Detenido en 1987, Kubati fue encontrado culpable de trece asesinatos, entre ellos el de Yoyes. Fue condenado a penas que sumaban 1 210 años de cárcel, pero volvió a la calle a finales de 2013. Sigue vinculado a la izquierda abertzale ortodoxa. Por su parte, Latasa se separó de ETA en la cárcel, lo que le hizo objeto del acoso del nacionalismo radical.

The Conversation

Gaizka Fernández Soldevilla no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. 40 años del asesinato de “Yoyes”: el castigo ejemplarizante de ETA – https://theconversation.com/40-anos-del-asesinato-de-yoyes-el-castigo-ejemplarizante-de-eta-291003

Qué tienen en común los países que sí han logrado reducir el suicidio

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elizabeth Suárez Soto, Doctora en Psicología. Psicóloga Clínica Infanto Juvenil. , Universidad Internacional de Valencia

Terraza en Oslo. A lo largo de los últimos años, las tasas de suicidio han caído significativamente en Noruega. Lunghammer/Shutterstock

La adopción de estrategias nacionales de prevención del suicidio se ha convertido en una prioridad internacional, impulsada por el reconocimiento del suicidio como un problema de salud pública global y por la evidencia que demuestra que las intervenciones aisladas no son suficientes para revertir las tendencias de mortalidad.

Sin embargo, aunque más de 40 países han implementado iniciativas nacionales, entre ellos España, con su Plan de Acción para la Prevención del Suicidio (2025-27), los resultados son marcadamente desiguales. Mientras países como Finlandia, Noruega o Dinamarca han mostrado avances importantes, otros contextos con planes igualmente ambiciosos han observado un impacto limitado o inconsistente.

Esta heterogeneidad obliga a analizar no solo el contenido técnico de las estrategias, sino los procesos que determinan su aplicabilidad, coherencia, sostenibilidad y capacidad de adaptación a contextos socioculturales diversos.

Los elementos que explican la eficacia

Los países que han logrado mayores avances tienen en común algo fundamental: cuentan con estrategias que actúan a varios niveles y que combinan intervenciones universales, selectivas e indicadas, junto con acciones de postvención tras intentos y muertes por suicidio, dentro de un marco de coordinación y gestión coherente.

Las medidas más sólidas incluyen sistemas de vigilancia epidemiológica capaces de integrar información procedente de múltiples fuentes, la restricción del acceso a medios letales y campañas de comunicación que abordan explícitamente el estigma, utilizando enfoques culturalmente adecuados.

Estas acciones no actúan de manera aislada, sino que operan sobre determinantes amplios y modifican actitudes de la población, al tiempo que reducen las barreras estructurales para la búsqueda de ayuda.

Las estrategias más efectivas han priorizado intervenciones dirigidas a grupos específicos –adolescentes, migrantes, minorías étnicas, personas mayores aisladas, comunidades LGBTQ+ o población penitenciaria– mediante modelos comunitarios, redes de apoyo y programas adaptados cultural y lingüísticamente.

La evidencia muestra que la sensibilidad cultural y la adecuación contextual no son elementos accesorios, sino determinantes de la eficacia, especialmente en poblaciones históricamente excluidas de los sistemas o circuitos de ayuda.

Las acciones dirigidas a personas con riesgo elevado o con intentos previos constituyen un punto crítico. Los estudios coinciden en que el seguimiento intensivo tras un intento de suicidio y la incorporación de protocolos estructurados en atención primaria son dos de los mecanismos de mayor impacto. Asimismo, la formación de gatekeepers –personas clave capaces de identificar señales tempranas de riesgo y activar los recursos asistenciales adecuados– en entornos educativos, comunitarios y sanitarios facilita la detección precoz y la activación de circuitos asistenciales eficaces.

El análisis comparado evidencia que la mera existencia de un plan nacional, incluso cuando está basado en recomendaciones internacionales, no garantiza resultados. La diferencia entre estrategias efectivas y estrategias nominales radica en la forma de ponerlas en marcha.

La clave está en una buena coordinación

La coordinación de varios sectores es especialmente determinante: allí donde salud, educación, servicios sociales, justicia y medios operan de manera aislada, las intervenciones pierden coherencia y capacidad de impacto. Por el contrario, los países que han avanzado –como Noruega o Alemania– han desarrollado estructuras estables de gobernanza, con responsabilidades bien definidas, mecanismos de coordinación y sistemas de seguimiento integrados.

La disponibilidad de recursos humanos y financieros es otra variable crítica. Países como India, que aprobó hace pocos años su estrategia nacional, han debido reorientar su plan hacia un modelo de salud mental comunitaria debido a la escasez estructural de profesionales especializados. Este tipo de adaptación, lejos de debilitar la estrategia, la hace más realista y sostenible en contextos de recursos limitados.

A ello se suma la importancia de los sistemas de vigilancia. La obtención de datos fiables –que pueden incluir certificación forense rigurosa; registros multiagencia, es decir, sistemas en los que varias instituciones u organismos comparten y cruzan información sobre un mismo problema, o autopsias psicológicas– permite evaluar con precisión el impacto de las intervenciones y orientar decisiones de política pública.

Las desigualdades territoriales, la fragmentación institucional y el estigma cultural siguen actuando como barreras transversales. En Groenlandia, por ejemplo, la estrategia nacional ha situado la equidad territorial como eje central, reconociendo las distancias geográficas como una barrera estructural para el acceso a la atención.

Canadá, con su Plan Nacional de Acción 2024–2027, ha explicitado por primera vez mecanismos formales de colaboración multisectorial para corregir déficits de coordinación acumulados durante años.

Estas experiencias muestran que las barreras no se superan únicamente con prescripciones técnicas: requieren transformaciones estructurales.

La cuestión fundamental: cómo medir el impacto real

Uno de los desafíos más persistentes en la prevención del suicidio es la dificultad para atribuir descensos de la mortalidad directamente a la implementación de estrategias nacionales. La conducta suicida está influida por muchos factores –cambios sociales, fluctuaciones económicas, reformas sanitarias, dinámicas culturales o variaciones en la disponibilidad de recursos–, lo que complica el aislamiento del efecto específico de un plan [nacional].

Precisamente por ello, los planes más maduros, como los de Suecia, Noruega, Finlandia y Australia, han incorporado sistemas de evaluación continua que permiten monitorear cambios antes de que se observen variaciones en la mortalidad. Estos sistemas incluyen indicadores intermedios como tiempos de acceso a servicios, continuidad asistencial, registro de intentos y medidas poblacionales de estigma. Este enfoque reconoce que la reducción de muertes es un objetivo a largo plazo, y que los indicadores de proceso permiten detectar si la estrategia está modificando los factores que, previsiblemente, acabarán influyendo en la mortalidad.

La capacidad de un país para revisar, ajustar y corregir su estrategia a partir de estos datos constituye un elemento central de efectividad. De hecho, las estrategias más exitosas no son las que acumulan más acciones, sino aquellas que establecen mecanismos explícitos de aprendizaje, retroalimentación y mejora continua, integrando datos procedentes de vigilancia epidemiológica, evaluaciones externas y análisis de desempeño.

No existe un modelo único, pero sí un conjunto de fundamentos que comparten las estrategias más robustas.

En cuanto a experiencias con resultados positivos, destacan los casos de Noruega, que ha logrado reducciones significativas mediante estrategias sostenidas desde 1995; Finlandia y Dinamarca, que combinaron restricciones de medios letales con expansión de servicios; Alemania, cuyo programa NAAD permitió reducir un 24 % los actos suicidas, y Países Bajos, que implementó el modelo SUPRANET Community, articulando gobernanza local y coordinación multisectorial.

Estas experiencias evidencian que la reducción de la mortalidad depende de planes de largo plazo, con objetivos realistas y estructuras de gobernanza capaces de sostener las intervenciones.

Cuando estos elementos se integran –calidad del diseño, coherencia en la implementación, gobernanza estable y evaluación continua–, la reducción del suicidio se convierte en una posibilidad concreta. En un fenómeno tan complejo, la consistencia estratégica y la planificación basada en datos son tan esenciales como las intervenciones específicas orientadas al riesgo.

La experiencia internacional deja, por tanto, una lección clara: prevenir el suicidio no consiste simplemente en acumular intervenciones. Requiere construir sistemas capaces de coordinarlas, sostenerlas, evaluarlas y adaptarlas en el tiempo.

The Conversation

Elizabeth Suárez Soto no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Qué tienen en común los países que sí han logrado reducir el suicidio – https://theconversation.com/que-tienen-en-comun-los-paises-que-si-han-logrado-reducir-el-suicidio-269682

¿Cómo llegó a Naciones Unidas una polémica escolar sobre mapamundis?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Gutiérrez Hernández, Profesor de Geografía, Universidad de Málaga

En marzo de 2017, una noticia sobre mapas escolares llamó la atención de tres cartógrafos. Las escuelas públicas de Boston habían anunciado que usarían la proyección equivalente de Gall-Peters. Así mostrarían el tamaño de cada continente en relación con los demás.

Los medios presentaron el cambio como una forma de corregir el mapa del mundo diseñado por Gerardus Mercator (1512-1594). Este geógrafo, matemático y cartógrafo, autor del concepto de “atlas del mundo”, ideó en el Renacimiento un sistema de proyección cartográfica en el que se conservan los ángulos y las formas locales, pero no los tamaños. Mercator exagera el tamaño de las tierras cercanas a los polos respecto a las demás. Sin embargo, con la proyección de Gall-Peters –descrita por primera vez en 1855 por James Gall (1808-1895)–, todas las regiones tienen su tamaño relativo correcto, porque conserva las áreas.

Superposición de Mercator (rosa) y Gall-Peters (verde). Mercator conserva los ángulos y las formas locales, pero exagera las áreas hacia los polos. Gall-Peters conserva las áreas relativas, pero deforma los ángulos y las formas.
https://map-projections.net/, CC BY

Una nueva proyección, más ambiciosa

Los cartógrafos Bojan Šavrič, Tom Patterson y Bernhard Jenny también querían respetar el tamaño de los continentes. Pero les frustraba que el debate pareciera reducirse a elegir entre Mercator y Gall-Peters, pues había muchas más opciones.

Buscaron una proyección que conservara las superficies en sus proporciones reales y, al mismo tiempo, ofreciera formas con contornos más agradables y familiares. Y, como ninguna los convenció del todo decidieron diseñar una nueva.

Conservar el tamaño, cambiar la forma

La Tierra tiene una superficie curva; el papel y las pantallas son planos, por eso, trasladar una a los otros exige deformaciones. Una proyección determina cómo se distribuyen esas deformaciones y qué propiedades se conservan.

Mercator, presentada en 1569, permite representar los recorridos de rumbo constante como líneas rectas. Esa propiedad resulta útil para la navegación. Pero su escala aumenta hacia los polos, por lo que no resulta adecuada para comparar directamente las superficies continentales.

Con este sistema, Groenlandia puede parecer casi tan grande como África, aunque África ocupa aproximadamente catorce veces su superficie. No cambia el territorio: cambia la proporción en la que aparece representado.

El tamaño real de los continentes. En Mercator, Groenlandia parece comparable a África. En realidad, África ocupa unos 30,37 millones de kilómetros cuadrados, frente a los 2,16 millones de Groenlandia. La diferencia muestra cómo una proyección puede cambiar nuestra percepción del mundo.
The True Size., CC BY

Gall-Peters, por otro lado, sí conserva esa proporción. Por eso, se denomina una proyección equivalente. Pero conservar las superficies no significa conservar las formas. Aquí, las regiones tropicales aparecen estiradas de norte a sur. Las zonas polares quedan achatadas.

La pregunta de los tres cartógrafos era concreta. ¿Podían conservar las proporciones con contornos no tan extraños a la vista? Como guía, tenían la proyección Robinson, habitual en los atlas y visualmente equilibrada. Aunque Robinson no conserva exactamente las superficies. Querían una apariencia similar, con esa condición adicional.

Primero el diseño, después las ecuaciones

El trabajo comenzó probando combinaciones de proyecciones existentes con herramientas informáticas. Los autores experimentaron con las curvas del mapa y sus proporciones.

Diseño gráfico de Equal Earth mediante la técnica de Strebe. Este método combina proyecciones existentes y permite ajustar visualmente la forma del mapa conservando las áreas.
Jenny, Savric, Patterson.

Había decisiones pequeñas, pero importantes. Un diseño demasiado estrecho hacía que los continentes se alargaran en exceso. Lo contrario mejoraba sus contornos, pero hacía que el conjunto pareciera demasiado ancho. También necesitaban espacio para colocar nombres en latitudes altas.

Finalmente, encontraron una configuración satisfactoria. Después desarrollaron ecuaciones compactas para reproducirla, garantizando matemáticamente la conservación de las proporciones.

Equal Earth combina características de las proyecciones Eckert IV y Putniņš P4ʹ. Sus autores ajustaron el estiramiento para evitar continentes demasiado alargados o un mapa excesivamente ancho. El resultado es similar a la proyección de Robinson.
Jenny, Savric, Patterson.

Un mapa equivalente

El resultado recuerda a Robinson, aunque es algo más ancho. Los meridianos se curvan suavemente –salvo el central– y los polos son líneas horizontales cortas. Los continentes mantienen sus tamaños relativos, sin el estiramiento tropical de Gall-Peters.

Así, en 2018, publicaron The Equal Earth map projection en International Journal of Geographical Information Science. Querían ofrecer una alternativa equivalente con una apariencia más parecida a los atlas escolares. El artículo explicaba el diseño, presentaba las ecuaciones y demostraba su equivalencia.

Su aplicación práctica fue casi inmediata. Apenas una semana después, el Instituto Goddard de Estudios Espaciales de la NASA comenzó a utilizarla en sus mapas de anomalías de la temperatura global. También se incorporó en aplicaciones como ArcGIS Pro, una de las plataformas de referencia en Sistemas de Información Geográfica.

Equal Earth en los mapas sobre calentamiento global de la NASA.
Equal Earth en los mapas sobre calentamiento global de la NASA. El Instituto Goddard de Estudios Espaciales de la NASA venía usando la proyección de Robinson en sus mapas climáticos. Ahora también utiliza Equal Earth en animaciones de anomalías de temperatura global. Esta opción permite mostrar los cambios sobre un mapamundi de áreas equivalentes.
National Aeronautics and Space Administration. Goddard Institute for Space Studies

Un recorrido inesperado

Años después, las organizaciones Africa No Filter y Speak Up Africa impulsaron la iniciativa Correct The Map, una campaña para promover la proyección Equal Earth en instituciones, medios y escuelas, que también recibió el respaldo de la Unión Africana –organismo internacional formado por 55 Estados africanos–.

Hace unos días, el 4 de septiembre de 2026, la Asamblea General de las Naciones Unidas aprobó una resolución que promueve Equal Earth y otras proyecciones equivalentes, cuando se trata de representar correctamente los tamaños relativos.

Según Naciones Unidas, la medida no es vinculante ni obliga a utilizar una única proyección. Tampoco prohíbe Mercator. Además, anima a enseñar en las escuelas qué se pierde al trasladar la Tierra a un plano.

La ONU aprobó una resolución histórica para redibujar el mapa mundial y representar con mayor precisión el tamaño real de los continentes. El nuevo modelo, conocido como Equal Earth, busca corregir la distorsión de la proyección de Mercator que durante siglos redujo África, Oceanía, el sur de Asia y América Latina. 164 países votaron a favor, solo EE. UU. se opuso. La medida apunta a una representación que respeta las superficies relativas de los continentes. Fuente: France24.

Tener en mente el “para qué”

Elegir una proyección exige saber para qué vamos a usarla. Comparar áreas, trazar rutas o estudiar formas plantea necesidades distintas. Cada elección conserva unas propiedades y sacrifica otras.

Por ejemplo, las áreas cuentan para estudiar el cambio climático o sus efectos en la biodiversidad a escala global, y una proyección equivalente permite representar su extensión con las proporciones correctas. Pero ese cuidado debe mantenerse al analizar los datos.

De lo contrario, si ignoramos cuánto territorio representa cada dato, pueden aparecer sesgos en las estimaciones globales, un tipo de error que no se evita solo con mostrar los resultados en una proyección equivalente. Representar bien el mundo exige, también, medirlo bien.

The Conversation

Oliver Gutiérrez Hernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo llegó a Naciones Unidas una polémica escolar sobre mapamundis? – https://theconversation.com/como-llego-a-naciones-unidas-una-polemica-escolar-sobre-mapamundis-291377

¿Son eficaces las máquinas de ejercicio de los parques?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Jorge Marcos-Pardo, Catedrático de Universidad, Universidad de Almería

Kokhan O/Shutterstock

Cada vez es más habitual encontrarlas en parques y plazas: máquinas para empujar, pedalear o trabajar brazos y piernas, instaladas para que la población pueda hacer ejercicio gratuitamente. La idea parece impecable. Si la evidencia muestra que entrenar fuerza es importante para la salud, ¿por qué no facilitar que pueda hacerse también fuera de un gimnasio? El problema es que poner máquinas en un parque no se traduce necesariamente en crear un lugar donde se pueda entrenar bien.

La fuerza muscular es un indicador de salud del que todavía se habla demasiado poco. Si conviene entrenarla, surge una pregunta práctica: ¿dónde puede hacerlo quien no quiere o no puede pagar un gimnasio, prefiere entrenar al aire libre o busca combinar el ejercicio con los posibles beneficios de los espacios verdes?

Una revisión reciente de nuestro grupo sobre el llamado green exercise, la práctica de actividad física en entornos naturales al aire libre, analiza también su relación con la salud cardiovascular y musculoesquelética.




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Moverse no es lo mismo que entrenar

Todo movimiento cuenta, pero entrenar fuerza exige algo más: un estímulo suficiente y progresivo. Por eso las máquinas de un gimnasio permiten modificar la resistencia. En numerosos equipamientos exteriores tradicionales, sin embargo, dicha resistencia depende principalmente del peso corporal y apenas puede modificarse. Aparece así una paradoja: una máquina puede permitir movimiento y ofrecer pocas posibilidades de progresar en el entrenamiento.

Además, durante años, estas instalaciones se han asociado casi exclusivamente con las personas mayores. Conviene superar esa idea: el entrenamiento de fuerza puede adaptarse a las distintas etapas de la vida. Una persona de 25 años, otra de 50 y otra de 75 pueden beneficiarse del mismo espacio, pero no necesitan la misma resistencia.

La solución no es construir parques separados por edades, sino instalar máquinas capaces de adaptarse a las personas. Una resistencia regulable permitiría que jóvenes, adultos y mayores compartieran un mismo espacio ajustando la intensidad a sus capacidades.

Así dejamos de hablar de aparatos para una edad determinada y empezamos a hablar de gimnasios públicos intergeneracionales.

Qué ocurre cuando llevamos estas máquinas al laboratorio

En una revisión publicada en la revista Experimental Gerontology analizamos el potencial y algunas limitaciones de las máquinas, como la dificultad para ajustar la intensidad o determinados problemas ergonómicos. Después comparamos mediante electromiografía (una técnica que registra la actividad eléctrica generada por los músculos), máquinas convencionales de gimnasio, equipamientos exteriores tradicionales y otros diseños exteriores capaces de regular la resistencia.

Estudios realizados sobre prensa de piernas y press de pecho mostraron que los modelos con escasa regulación de carga generaron menor activación muscular, mientras que una resistencia ajustable permite aproximar el estímulo al obtenido con máquinas convencionales.

Esto no significa que cualquier máquina regulable sea automáticamente eficaz. Significa algo más importante: que el diseño condiciona el entrenamiento.

¿Y producen beneficios?

La electromiografía muestra qué sucede durante el ejercicio, pero no evidencia por sí sola beneficios a largo plazo. En un ensayo aleatorizado de nuestro grupo con 149 adultos de mediana y avanzada edad, dos sesiones semanales durante ocho semanas con equipamiento exterior mejoraron la fuerza, la función física y algunos indicadores de composición corporal.

Una revisión sistemática y metaanálisis reciente encontró beneficios en diferentes indicadores de condición física y salud, aunque también señaló una gran heterogeneidad entre máquinas y programas.

Pero instalar estas máquinas tampoco garantiza que se utilicen. En un estudio basado en más de 100 horas de observación directa, solo el 2,7 % de los adultos que pasaron por los parques utilizó el equipamiento. Investigaciones más recientes también han encontrado niveles muy bajos de uso y barreras como desconocer su funcionamiento, considerarlas poco adecuadas o carecer de orientación y programas que faciliten su uso. Por consiguiente, instalar este equipamiento no garantiza que la población lo utilice ni que lo haga con una dosis suficiente para mejorar su salud.

Quizá estamos formulando mal la pregunta. No se trata simplemente de saber si funcionan las máquinas de los parques, sino de responder al interrogante: ¿qué máquinas, con qué resistencia, utilizadas cómo y para qué personas?

Equipamiento tradicional de ejercicio al aire libre.
Acediscovery / Wikimedia Commons, CC BY

Cuando el dinero público compra aparatos, pero no entrenamiento

Aquí la cuestión pasa a ser también de planificación urbana y salud pública. Ayuntamientos y otras administraciones invierten en parques y equipamientos para promover estilos de vida activos, pero una máquina de este tipo no debería valorarse únicamente por su precio, resistencia a la intemperie, mantenimiento o seguridad estructural.

También habría que evaluar si permite regular y progresar la carga, trabajar grandes grupos musculares y adaptarse con seguridad a personas con capacidades diferentes. Una máquina puede ser robusta, segura y atractiva y, al mismo tiempo, resultar limitada para entrenar fuerza y generar adaptaciones para la salud.

El dinero público destinado a promover salud debería comprar algo más que aparatos: debería comprar oportunidades reales para entrenar.

Diseñar estos espacios exige conocimiento especializado

La creación de estos espacios tampoco debería recaer únicamente en quien redacta un pliego o diseña físicamente un parque. Urbanistas, arquitectos, responsables municipales, fabricantes de equipamiento y grupos de investigación universitarios especializados en Ciencias de la Actividad Física y del Deporte deberían trabajar de forma coordinada.

Mientras que la industria aporta conocimiento sobre diseño y fabricación, los grupos de investigación especializados pueden evaluar científicamente la ergonomía, las cargas, la respuesta muscular, la seguridad y la eficacia, además de orientar mejoras en el diseño. Antes de implantar un modelo a gran escala conviene comprobar si realmente permite realizar el entrenamiento para el que fue concebido. Es decir, no basta con diseñar el espacio, hay que diseñar también el entrenamiento que ese espacio permitirá realizar.

Además, una buena máquina puede fracasar si se instala en un lugar poco accesible, sin sombra o alejado de sus potenciales usuarios. Diseñar ciudades activas exige unir conocimiento urbano con conocimiento científico especializado sobre ejercicio y salud.

Y estas instalaciones tampoco tienen por qué limitarse a los parques: podrían integrarse también en paseos, campus universitarios, centros deportivos, centros de mayores o residencias e incluso junto a centros de salud y hospitales. No para sustituir tratamientos, sino para reducir la distancia entre recomendar ejercicio y disponer de un lugar donde realizarlo.

La máquina no sabe quién la utiliza

Incluso el mejor equipamiento no conoce a la persona que lo utiliza. No sabe si lleva veinte años sin entrenar, presenta osteoporosis, hipertensión, dolor o antecedentes de caídas. Tampoco sabe qué resistencia necesita ni cuándo debe aumentarla. Cuando el ejercicio se utiliza con objetivos de salud, especialmente en personas sedentarias, mayores o con enfermedades crónicas, la valoración, planificación y prescripción deberían estar a cargo de un graduado o graduada en Ciencias de la Actividad Física y del Deporte debidamente colegiado, en coordinación con profesionales sanitarios cuando sea necesario.

Tener un físico llamativo o miles de seguidores en redes sociales no acredita por sí solo formación para valorar riesgos, individualizar cargas y prescribir ejercicio. Estar en forma y estar cualificado para decidir cómo deben entrenar otras personas son cosas diferentes.




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De poner máquinas a diseñar infraestructura de salud

Llevamos años hablando de ciudades caminables, carriles bici, parques y movilidad activa. Todo ello es fundamental, pero una ciudad realmente activa debería democratizar el acceso al entrenamiento de fuerza, lo que significa hacerlo eficaz, adaptable y seguro, además de gratuito.

Si queremos ciudades realmente activas y saludables, quizá el futuro no pase por instalar muchas más máquinas, sino por instalar mejores máquinas, en mejores lugares y utilizarlas con mejores programas.

The Conversation

Pablo Jorge Marcos-Pardo ha recibido financiación de la Agencia Estatal de Investigación para proyectos sobre ejercicio físico y envejecimiento saludable.

ref. ¿Son eficaces las máquinas de ejercicio de los parques? – https://theconversation.com/son-eficaces-las-maquinas-de-ejercicio-de-los-parques-291121

Una Ley de Minas anticuada y la falta de coordinación institucional lastran el aprovechamiento de minerales críticos en España

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Alonso Jiménez, Doctor Ingeniero de Minas, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

Mina de cobre en el Parque Minero de Riotinto, Huelva. Richard Semik/Shutterstock

Un teléfono inteligente puede requerir más de 50 metales y contener casi tres cuartas partes de los elementos de la tabla periódica. En pocos centímetros conviven cobre, litio, cobalto, níquel, tantalio, indio, grafito y tierras raras. Esta concentración ayuda a entender algo que rara vez vemos: las transiciones digital y energética comienzan en una mina.

Una transición que también es material

Paneles solares, aerogeneradores, baterías, redes eléctricas y vehículos eléctricos necesitan materias primas. El Reglamento de Materias Primas Fundamentales europeo fija para 2030 cuatro referencias: que la Unión Europea pueda extraer al menos el 10 % de su consumo anual de materias primas estratégicas, procesar el 40 %, reciclar el 25 % y evitar que un solo país tercero suministre más del 65 % de cada una.

Estos objetivos reflejan una preocupación por la seguridad de suministro. Cuando una industria depende de pocos proveedores, una crisis política o comercial puede afectar a cadenas productivas enteras. Por eso, el debate sobre energía limpia también incluye geología, industria y reciclaje.

España cuenta con potencial geológico para minerales como litio, wolframio, cobalto y tierras raras, además de una larga experiencia minera. Sin embargo, disponer de recursos no garantiza un suministro estable, sostenible y aceptado por la sociedad. Entre el conocimiento geológico y una explotación autorizada existe un recorrido técnico, ambiental, administrativo y social.

Una ley de otra época

La base del sistema en España sigue siendo la Ley de Minas de 1973. Es anterior a la Constitución, al desarrollo del Estado autonómico, a la entrada del país en la Unión Europea y a buena parte de las normas ambientales actuales. Fue concebida para una realidad política y territorial muy distinta.

En un estudio reciente analicé esta evolución jurídica y la percepción de 333 profesionales, responsables públicos, académicos y otros actores relacionados con el sector. El 95,2 % consideró que la minería es necesaria para el desarrollo económico. Al mismo tiempo, el 94 % señaló el conflicto entre la ordenación territorial y la regulación minera, y el 80,5 % afirmó que la ley no se ha adaptado a los cambios legislativos y sociales posteriores.

Gráfico que muestra los resultados de la encuesta
Resultado principales de la consulta a 333 actores del sector minero.
Antonio Alonso Jiménez

Los datos muestran una aparente contradicción: se reconoce la importancia económica de la minería, pero preocupa cómo se decide dónde y en qué condiciones puede desarrollarse. El principal problema no es solo qué minerales existen, sino cómo se gobiernan.

Muchos permisos, poca coordinación

En España intervienen la Unión Europea, el Estado, las comunidades autónomas y los ayuntamientos. Un proyecto puede necesitar autorización minera, evaluación ambiental, permisos de agua, compatibilidad urbanística y análisis de su posible afección a espacios protegidos. Cada control es legítimo, pero el conjunto se vuelve difícil de seguir cuando las decisiones no están coordinadas.

Estas autorizaciones corresponden a organismos distintos y suelen tramitarse una después de otra. Algunos procedimientos alcanzan entre seis y ocho años. Además, una misma ley puede interpretarse de forma distinta entre comunidades autónomas, lo que reduce la previsibilidad. La demora también dificulta saber si un proyecto será viable.

El reglamento europeo establece para los proyectos estratégicos un punto único de contacto y un plazo máximo de 27 meses para los proyectos de extracción. Alcanzarlo no exige rebajar la protección ambiental. Exige coordinar expedientes, compartir información y tramitar conjuntamente evaluaciones que hoy se desarrollan por separado.




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Esta falta de coordinación tiene otra consecuencia: dificulta que las comunidades afectadas comprendan quién decide cada parte del proyecto y en qué momento pueden participar. Cuando los expedientes avanzan por vías separadas, la información llega de forma fragmentada y aumenta la sensación de opacidad. Un procedimiento integrado permitiría conocer desde el principio los requisitos, los plazos y las responsabilidades de cada organismo.

También ayudaría a distinguir entre proyectos inviables y proyectos que pueden corregirse. Decidir antes no significa aprobar automáticamente una mina. Significa identificar con rapidez los impactos que no pueden aceptarse, exigir cambios cuando sean posibles y evitar años de incertidumbre para empresas, administraciones y vecinos.

Esquema de las instituciones implicadas en las decisiones concernientes a un proyecto minero en España
La autorización de un proyecto minero implica la intervención de varios niveles administrativos y diferentes permisos.
Antonio Alonso Jiménez

Proteger mejor y dialogar antes

La minería produce impactos y debe someterse a controles rigurosos. Son necesarias las evaluaciones ambientales, las garantías económicas para la restauración, el seguimiento durante la explotación y la vigilancia posterior al cierre. El problema aparece cuando estas garantías se aplican mediante una administración fragmentada. Un procedimiento más claro puede ser más rápido sin ser menos exigente.

La restauración debe planificarse desde el diseño del proyecto, contar con financiación suficiente y continuar después del cierre. También es esencial explicar los riesgos, los beneficios y las alternativas. La investigación sobre la licencia social para operar muestra que la confianza depende de la participación temprana, la transparencia y la percepción de que el procedimiento es justo.

Dos imágenes que muestran el antes y el después de la restauración de una mina de carbón
Antes y después de la restauración de terrenos en la mina de carbón Seneca Yoast, en Estados Unidos. La recuperación incluye la remodelación del terreno y el restablecimiento de la cubierta vegetal.
Peabody Energy, Inc./Wikimedia Commons, CC BY

Un primer paso, pero no el último

España ha aprobado el I Plan de Acción para la Gestión Sostenible de las Materias Primas Minerales 2026-2030. Incluye 34 actuaciones y una inversión pública de 414 millones de euros. Es un avance para impulsar la circularidad, la investigación y la coordinación institucional.

Sin embargo, un plan de acción no puede sustituir indefinidamente la reforma de una ley con más de medio siglo. España necesita un marco actualizado que defina las responsabilidades de cada administración, integre los procedimientos, planifique el territorio, facilite la recuperación de minerales presentes en residuos mineros y garantice la participación pública desde las primeras fases.

La geología ofrece oportunidades, pero no decide por nosotros. Convertir los recursos minerales en empleo, industria y seguridad de suministro, sin reducir la protección ambiental, dependerá sobre todo de las decisiones institucionales.

The Conversation

Antonio Alonso Jiménez trabaja en el Instituto Geológico y Minero de España (IGME-CSIC) y es autor del estudio científico en el que se basa este artículo. No recibió financiación específica para realizar dicho estudio ni para preparar el manuscrito y declara no mantener relaciones financieras, profesionales o personales que hayan influido en su contenido. Las opiniones expresadas son exclusivamente del autor y no representan necesariamente la posición oficial del CSIC o del IGME.

ref. Una Ley de Minas anticuada y la falta de coordinación institucional lastran el aprovechamiento de minerales críticos en España – https://theconversation.com/una-ley-de-minas-anticuada-y-la-falta-de-coordinacion-institucional-lastran-el-aprovechamiento-de-minerales-criticos-en-espana-288824

Tener un propósito en la vida también ayuda a mantener la salud cerebral

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lucrecia Moreno Royo, Catedrática de Universidad, Universidad CEU Cardenal Herrera

Halfpoint/Shutterstock

Cuando buscamos cómo prevenir el deterioro cognitivo solemos pensar en leer, jugar al ajedrez o hacer sudokus. También en seguir una dieta sana, controlar el colesterol o mantener la tensión arterial en valores recomendados. Todos estos factores son conocidos protectores de demencia y respaldados por la evidencia científica. No son los únicos. Existen otros, mucho menos conocidos, que también parecen influir en la salud cerebral. Por ejemplo, tener un propósito en la vida.

No se trata de una idea filosófica ni de una actitud positiva con tintes de autoayuda y sin base científica: numerosos estudios han estudiado cómo se relaciona con la demencia. Sus resultados muestran que las personas que sienten que su vida tiene un sentido, tienen objetivos personales y conservan la ilusión por proyectos futuros presentan un menor riesgo de deterioro cognitivo, depresión e incluso mortalidad.

¿Qué entendemos por propósito en la vida?

En investigación, el concepto “propósito en la vida” (PIL, del inglés purpose in life) hace referencia a la percepción de que nuestra vida tiene un significado y una dirección.

Esto no depende necesariamente de la edad, la situación económica o el estado de salud. Tampoco implica estar siempre feliz (eso es imposible). Se acerca mucho al famoso ikigai japonés: encontrar aquello que da sentido a nuestra existencia y nos impulsa a vivir con ilusión cada día.

Una persona con un elevado propósito vital tiene razones para levantarse cada mañana, mantiene intereses, participa en actividades y percibe que sigue aportando algo a quienes la rodean. En otras palabras, se siente útil.

Y, como apuntábamos más arriba, esa actitud reduce el riesgo de demencia y es una prometedora vía para proteger la salud cognitiva.

Aunque todavía no conocemos todos los mecanismos implicados, se han propuesto varias hipótesis. Un mayor propósito podría reducir el estrés crónico, favorecer una mejor regulación hormonal, disminuir procesos inflamatorios y aumentar la reserva cognitiva –capacidad para compensar los cambios asociados al envejecimiento–.

¿Cómo se estudia científicamente?

Para investigarlo no basta con preguntar a una persona si se siente feliz. El significado se define como la capacidad de dotar de contenido a la propia vida. Este concepto ha evolucionado desde su primera propuesta y abarca tres dimensiones diferentes: cognitiva (coherencia); motivacional (propósito); y afectiva (compromiso).

Los investigadores utilizan cuestionarios validados, como el “test de propósito en la vida” (del inglés, purpose in life test), desarrollado a partir de la logoterapia del neurólogo, psiquiatra y filósofo austríaco Viktor Frankl. Se trata de una prueba que permite cuantificar hasta qué punto una persona percibe que su vida tiene sentido y mantiene objetivos personales.

Gracias a estas herramientas es posible analizar la relación entre el propósito vital y distintos indicadores de salud. Es lo que hicimos en un trabajo publicado en 2022.

Desde el equipo de la Cátedra DeCo para el Estudio del Deterioro Cognitivo estudiamos a personas que empezaban a notar fallos de memoria, sin tener diagnóstico de deterioro cognitivo. Esta es una etapa en la que la prevención aún puede marcar la diferencia. Observamos que quienes presentaban un mayor propósito vital obtenían mejores resultados cognitivos.

Nuestros resultados no demuestran que aumentar el propósito vital prevenga el deterioro cognitivo, pero sí apoyan la idea de que los factores psicológicos y los estilos de vida forman parte de un mismo entramado que influye en la salud cerebral.

¿Se puede cultivar el propósito?

La buena noticia es que el propósito vital no es una característica fija, sino que puede fortalecerse a cualquier edad. Mantener proyectos personales, participar en actividades de voluntariado, aprender nuevas habilidades, conservar relaciones sociales, cuidar de otros o sentirse útil en la comunidad son algunas de las experiencias que contribuyen a reforzarlo.

En este sentido, la jubilación no debería entenderse como el final de una etapa activa, sino como una oportunidad para iniciar nuevos proyectos.

Mover el cuerpo también fortalece el propósito de vivir

Las personas más activas son también quienes muestran un mayor sentido de propósito. Esto sugiere que mantenerse activo no solo beneficia al cuerpo, sino también a la motivación, el bienestar y las ganas de seguir disfrutando de la vida.

Así, en otro estudio observamos que, a medida que aumenta la actividad física, mejoran distintos recursos psicológicos. Según nuestros resultados, el propósito en la vida sobresale por encima del resto.

Por estos motivos, debería considerarse como uno de los pilares del envejecimiento saludable.

La evidencia científica empieza a señalar que conservar un propósito en la vida podría formar parte de ese conjunto de factores protectores. Quizá cuidar el cerebro no consista únicamente en añadir años a la vida, sino también en seguir encontrando motivos para vivirlos con ilusión.

The Conversation

Lucrecia Moreno Royo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Tener un propósito en la vida también ayuda a mantener la salud cerebral – https://theconversation.com/tener-un-proposito-en-la-vida-tambien-ayuda-a-mantener-la-salud-cerebral-289110

Panoramas, cosmoramas y dioramas: pretender estar en otros mundos antes de la llegada de la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marieta Cantos Casenave, Catedrática de Literatura Española. Instituto de Investigación en Estudios del Mundo Hispánico, Universidad de Cádiz

Fragmento del panorama de la ciudad de Edimburgo de Robert Baker, del siglo XVIII. Wikimedia Commons

¿Ha visitado alguna vez una montaña rusa, o una de esas atracciones familiares que simulan viajes en barco o tren por distintos parajes naturales o urbanos que ofrecen muchos parques temáticos?

El paseo para ver It’s a small world o el viaje en los cohetes del Space Mountain en Disneyland son el resultado de la combinación y actualización de una serie de espectáculos ópticos de ilusión realista, inventados en el siglo XIX. Gracias a ellos, el público podía vivir una experiencia inmersiva que lo situaba en un espacio diferente y, a veces, también en un tiempo distinto al suyo.

El panorama, el cosmorama y el diorama

El panorama, patentado por Robert Barker en 1787, era una pintura gigante de 360 grados que se colocaba en un espacio construido expresamente para ella. El espectador podía tener una vista inmersiva y circular de lo que hubiese sido retratado en el paisaje. Podríamos decir que es el precursor del formato panorámico actual de las fotografías o los vídeos.

El diorama, inventado por Louis Daguerre y Charles Bouton, era un espectáculo parecido al panorama en el que se exhibía un gran lienzo pintado por ambas caras. Sobre él incidía una luz que destacaba unas zonas frente a otras. Ante los ojos del espectador, el paisaje variaba en función del paso de las horas del día y la noche, las estaciones o los efectos provocados por un alud, la erupción de un volcán o un incendio, entre otros casos.

Por su parte, en el cosmorama, invención del abate piamontés Gazzera, las vistas eran contempladas a través de unos vidrios que tenían la propiedad de aumentar y alejar en apariencia los objetos visionados.

Sección transversal de la Rotonda de Leicester Square, donde se exhibió el panorama de Londres (1801).
Sección transversal de la Rotonda de Leicester Square, donde se exhibió el panorama de Londres (1801).
Wikimedia Commons

Empiezan a moverse

Con la idea de dotarlos de mayor realismo, para que el público se sintiera inmerso en una escena genuina, estos espectáculos fueron incluyendo objetos, animales o actores que reprodujesen tridimensionalmente los detalles plasmados en dos dimensiones. Esto ampliaba un efecto que todavía puede disfrutarse, por ejemplo, en los dioramas diseñados por belenistas y pesebristas. En el siglo XIX, el sonido, los juegos de luces y sombras y la narración del exhibidor también eran fundamentales para completar la alucinación del público.

Con frecuencia, espectáculos como los panoramas móviles producían un simulacro de movimiento, un ligero desplazamiento, como si el espectador estuviese asomado a lo que pretendía ser la ventanilla de un tren o un barco. Al igual que en los modernos parques temáticos, la audiencia experimentaba la sensación de estar subiendo una montaña, navegando por un río, adentrándose en un tétrico cementerio o sufriendo los efectos de un terremoto, de una avalancha de nieve o de un gran incendio. A su vez, también podía sumergirse en una famosa batalla o verse colocado en medio de las ruinas de civilizaciones antiguas o exóticas, como Pompeya, Roma, Atenas o Pekín.

El asombro y la sorpresa eran indescriptibles. Sin embargo, en ocasiones, los espectadores salían de ellos con cierta sensación de náusea, vértigo e incluso vómitos, resultado de la experiencia que se vivía como si fuera un viaje real.

La montaña rusa

En 1770 el aristócrata Simon-Gabriel Boutin inauguró en París los jardines del Tívoli. Tras cerrar después de la muerte en la guillotina de su dueño, en 1795 volvieron a abrir sus puertas convertidos en un gran espectáculo. Lo hicieron de la mano del empresario Gérard Desrivières, que decidió incluir entre sus atracciones títeres, equilibrios sobre cuerda, proyecciones de linterna mágica –uno de los antecedentes del cine– y panoramas.

El Tívoli tuvo muchos dueños a lo largo de su historia. Tras Desrivières pasó a ser propiedad de Jean Henri Louis Greffulhe. Y, después de la muerte de este último, en 1826 sus herederos lo alquilaron al físico, aeronauta e ilusionista belga Étienne-Gaspard Robert (conocido profesionalmente como Robertson). Este Nouveau Tivoli contaba con fuegos pirotécnicos, ascensos en globo, y una variedad de espectáculos de linterna mágica y fantasmagorías –así conocidos por su temática y efecto terrorífico–. Pero además, Robertson decidió introducir atracciones mecánicas de velocidad conocidas en la época como montañas rusas.

En los años 60 y 70 del siglo XIX, estos espectáculos se convirtieron en fenómenos de masa, en muchas ocasiones incluidos entre los atractivos de las exposiciones nacionales o internacionales. El público podía sumergirse por unas horas en espacios y tiempos vinculados con los valores de una modernidad que apreciaba aquellas culturas distantes, exóticas o de excepcional valor patrimonial.

Así, podía viajar sin moverse del asiento, y contemplar pequeños mundos que hoy siguen atrayendo a las masas convocadas por los más famosos parques temáticos. El italiano Nicolino Calyó era pintor de panoramas móviles y cosmoramas en los que se ofrecían “viajes a pie quieto”, es decir, un paseo visual por diversos lugares del mundo sin abandonar el local de exhibición. Calyó, después de haber recorrido Europa y América exponiendo sus cuadros, acabó instalándose con su familia en Broadway, donde triunfó con estos espectáculos con acompañamiento de piano.

Al revisar sus creaciones, y las de otros como él, podemos detectar en ellas un antecedente artístico de la utilización de la IA generativa en el cine, que ya se puede ver en obras visuales como PLSTC (Laen Sanches), The Frost (Stephen Parker / Waymark) y Here, de Robert Zemeckis.

Aunque el formato elegido sea diferente, existe un vínculo común en el hecho de combinar el uso de la técnica y las artes. Con ello, estos proyectos buscan crear realidades inexistentes, metaversos dotados de un efecto de ilusión tan potente que el espectador de hoy, como el de siglos atrás, se crea inmerso en un mundo real.


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The Conversation

Marieta Cantos Casenave no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Panoramas, cosmoramas y dioramas: pretender estar en otros mundos antes de la llegada de la IA – https://theconversation.com/panoramas-cosmoramas-y-dioramas-pretender-estar-en-otros-mundos-antes-de-la-llegada-de-la-ia-261991

Choisir de voter de façon sincère ou stratégique ?

Source: The Conversation – in French – By André Blais, Full Professor, Department of Political Science, Université de Montréal

À chaque campagne, le vote stratégique réapparaît comme une promesse de dernier recours : celle de voter pour empêcher. Dans le contexte québécois actuel, j’examine ce que ce réflexe électoral peut réellement changer, ainsi que les limites d’un calcul qui suppose de prévoir correctement le comportement des autres électeurs.


Le terme « vote stratégique », d’emblée, est utilisé à toutes sortes de sauces. Il importe à cet égard de clarifier ce qu’on veut dire. En science politique, on parle de vote stratégique lorsqu’un électeur choisit un candidat ou un parti autre que son premier choix parce qu’il anticipe le résultat probable de l’élection.

De façon concrète, dans notre mode de scrutin, je vote de façon stratégique si je préfère le parti A, mais je décide de voter pour le parti B (qui est mon second choix) parce que j’estime que le parti B a des chances de gagner dans ma circonscription alors que le parti A (mon premier choix) n’a aucune chance et que je veux empêcher le parti C de gagner. Le vote stratégique est opposé au vote sincère, qui consiste tout simplement à voter pour le candidat ou le parti préféré.



Le vote stratégique : d’abord des préférences, puis un calcul

Pour voter de façon stratégique, il faut nécessairement avoir des préférences. Si je déteste tous les partis, je ne peux être stratégique. L’électeur stratégique commence par établir ses préférences. Ensuite il fait son calcul stratégique.

Ce calcul consiste à se demander si le candidat préféré a des chances de gagner. Si la réponse est « oui », il vote de façon sincère pour son candidat préféré. Si la réponse est « non » et qu’il vote pour son second choix qu’il considère comme plus viable, alors son vote est stratégique.

Combien d’électeurs votent de façon stratégique ? Pour répondre à cette question, les chercheurs mesurent dans des enquêtes par sondage les préférences des répondants, ainsi que leurs perceptions des chances de gagner des différents partis dans leur circonscription. Ils estiment généralement qu’environ 5 % des électeurs votent de façon stratégique.




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Cette estimation peut paraître faible. Mais il faut comprendre que pour plusieurs électeurs, la question du vote stratégique ne se pose pas. Certaines circonscriptions sont acquises à un parti ou à l’autre : il n’y a alors aucune raison de voter de façon stratégique dans ce type de circonscription. Dans plusieurs autres circonscriptions, il y a une course entre deux partis. L’option du vote stratégique ne se pose pas pour les nombreux supporters de ces deux partis qui n’ont aucune raison de déserter leur parti préféré, qui est viable.

De plus, un certain nombre d’électeurs ont une préférence forte pour un parti et n’ont pas vraiment de second choix. Finalement, nous avons tous tendance à surestimer les chances de gagner du parti que nous préférons (c’est ce qu’on appelle le « wishful thinking »), ce qui fait en sorte que plusieurs des supporters des petits partis pensent à tort que « leur » parti a des chances de gagner. Donc pas besoin de penser stratégique puisqu’on croit (à tort) que le parti préféré est dans la course.

La portée du vote stratégique

Si le vote stratégique existe bel et bien, il est ainsi généralement plus rare qu’on ne le croit. Sa portée est donc limitée dans la plupart des cas.

Il reste que dans notre mode de scrutin, le vote stratégique avantage systématiquement les grands partis aux dépens des petits. Pour les petits partis, c’est donc un obstacle supplémentaire. Et cet obstacle peut s’avérer décisif dans certaines circonscriptions et dans certaines élections spécifiques. On peut penser, par exemple, que la chute du vote NPD à l’élection fédérale de 2025 fut en partie due à la désertion stratégique d’électeurs qui voulaient bloquer le Parti conservateur.


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Dans l’actuelle campagne électorale, la question se pose de savoir si les fédéralistes voteront de façon stratégique pour bloquer le Parti québécois. Si je me fie aux recherches antérieures, j’ose prédire qu’un certain nombre de fédéralistes voteront en effet de façon stratégique, mais que ce ne sera pas la majorité.




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Je prédis donc un peu de votes stratégiques chez les électeurs fédéralistes, peut-être un peu plus que d’habitude puisque l’enjeu de l’indépendance est plus saillant avec la promesse du PQ de tenir un référendum en 2029 ou 2030, ce qui pourrait faire la différence dans quelques circonscriptions.



Faut-il souhaiter la fin du vote stratégique ?

Tout ce qui précède a trait au vote stratégique dans notre mode de scrutin, soit le mode de scrutin pluralitaire où est élu dans chaque circonscription le candidat qui a le plus de votes. Se pose alors la question de savoir si une réforme du mode de scrutin pour la proportionnelle, où les différents partis obtiennent un pourcentage de sièges proportionnel à leur pourcentage de votes, comme c’est le cas dans les pays scandinaves, en Belgique et dans les Pays-Bas, pourrait mettre fin au vote stratégique.

La réponse est : non.

Les recherches indiquent que le vote stratégique est aussi répandu dans les élections avec un scrutin proportionnel. Le vote stratégique prend des formes différentes, mais il y a autant d’électeurs qui votent pour un parti autre que leur préféré dans les systèmes proportionnels. Il y a de bonnes raisons de souhaiter une réforme du mode de scrutin, mais la fin du vote stratégique n’en est pas une bonne.

Le vote stratégique peut être opposé au vote sincère pour son candidat préféré, et, pour cette raison, on peut être porté à le considérer comme « mauvais ». Mais il faut reconnaître que les considérations stratégiques font partie de la vie. Chacun d’entre nous a ses convictions, ses préférences, qui inspirent les choix que nous faisons dans notre vie professionnelle ainsi que dans nos loisirs. Mais nous sommes tous aussi un peu stratégiques, dans le sens où nos décisions sont partiellement affectées par les décisions des autres. Vivre en collectivité, cela nécessite de tenir compte du choix des autres.

Un petit conseil finalement aux personnes qui ont l’intention de voter de façon stratégique. Rappelez-vous que votre vote individuel ne changera pas le résultat de l’élection. Le résultat ne pourrait éventuellement être différent que si un grand nombre d’électeurs font le même calcul que vous. Et surtout, la première étape d’un vote stratégique consiste à clarifier ses préférences. C’est seulement une fois que l’ordre de préférences (entre les partis/candidats) a été établi qu’on peut se demander si on a de bonnes raisons stratégiques de ne pas voter de façon sincère.

La Conversation Canada

André Blais fait partie d’une équipe de recherche financée par le CRSH et qui mène une étude par sondage sur l’élection provinciale de 2026.

ref. Choisir de voter de façon sincère ou stratégique ? – https://theconversation.com/choisir-de-voter-de-facon-sincere-ou-strategique-291096