L’ostéopathie fait son entrée à l’université : passer de la croyance à la science

Source: The Conversation – in French – By Benoît Hogedez, Professeur associé de philosophie des sciences biomédicales; Département des sciences de l’activité physique, Faculté des sciences, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Au Québec, l’ostéopathie traverse un moment charnière. En juin 2026, le gouvernement a annoncé des travaux visant à intégrer les ostéopathes à l’Ordre des chiropraticiens. Au même moment, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) développe une formation en ostéopathie afin de développer chez les futurs praticiens les compétences professionnelles attendues, tout en leur apprenant à mettre leurs concepts, leurs connaissances et leurs pratiques à l’épreuve des données scientifiques.


Le débat public reste pourtant souvent formulé en termes de croyance : « j’y crois » ou « je n’y crois pas ». Mais une pratique de santé n’a pas à faire l’objet d’un acte de foi. On ne demande pas à un physiothérapeute s’il « croit » à la physiothérapie : on lui demande sur quelles connaissances il fonde ses décisions.

La question, donc, est de savoir quel professionnel de santé allons-nous former ? Sur quelles bases scientifiques ?

Je suis physiothérapeute de formation et philosophe des sciences biomédicales tandis que mon co-auteur est kinésiologue, ostéopathe et chercheur en sciences de l’activité physique. Tous deux professeurs, nous participons au développement de formations universitaires en ostéopathie.

Une formation critique

Au-delà du travail avec ses mains, l’ostéopathe doit être capable d’interpréter l’information clinique, de reconnaître ce qui dépasse son champ de compétence, d’intégrer les données probantes et de proposer une prise en charge sécuritaire. Ce sont ces aptitudes qui lui permettent de passer des techniques au jugement clinique professionnel, et que la nouvelle formation cherche à développer.




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L’UQAM offre déjà deux microprogrammes de deuxième cycle de 15 crédits en sécurité clinique et en perfectionnement, destinés à des ostéopathes déjà en exercice. Le continuum baccalauréat-maîtrise actuellement en évaluation répond à un autre objectif : former de nouveaux ostéopathes, sans formation préalable dans la profession et issus du cursus pré-universitaire (CÉGEP).

Les mêmes compétences professionnelles se développent du baccalauréat à la maîtrise, mais avec un niveau croissant d’autonomie et de responsabilité clinique. La maîtrise doit mener au niveau de compétence attendu pour l’accès à la profession, selon le cadre réglementaire qui sera retenu par l’office des professions du Québec. Le baccalauréat seul ne donnera donc pas accès au titre d’ostéopathe ni au permis de pratique.


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Cela ne signifie pas que tout l’héritage de l’ostéopathie sera validé par son entrée à l’université. Par exemple, certaines explications énergétiques ou vitalistes ne seront probablement pas reconnues. Les données disponibles sont surtout encourageantes pour les douleurs musculosquelettiques et plus incertaines pour d’autres indications. L’entrée à l’université doit justement donner aux futurs ostéopathes les outils scientifiques pour évaluer leurs modèles et leurs pratiques, les réviser et, lorsqu’ils ne résistent pas aux données, les abandonner.

Cette exigence critique concerne aussi la sécurité. Un récent rapport de coroner, publié après le décès d’une patiente ayant reçu des soins cervicaux, a de nouveau soulevé les risques associés à certaines interventions au cou et appelé à accélérer l’encadrement de la profession. Former un ostéopathe implique donc de lui apprendre à reconnaître les signes d’alerte, à évaluer les risques, à savoir quand ne pas intervenir et quand orienter rapidement la personne vers une prise en charge médicale. Cette logique est déjà au cœur du microprogramme en sécurité clinique de l’UQAM, qui forme notamment à l’identification de problèmes de santé et à la référence médicale rapide.

« Mais mes patients vont mieux »

Développer ce regard critique signifie apprendre au praticien à ne pas confondre ce qu’il observe dans sa clinique avec la preuve que son intervention a causé l’amélioration.

Imaginons une personne qui consulte pour un mal de dos. Elle reçoit un traitement manuel et, quelques jours plus tard, va mieux. Son amélioration est réelle. Mais qu’est-ce qui l’a causée ?

Notre cerveau déteste ne pas trouver de cause. Quand deux événements se suivent, il établit rapidement une flèche entre les deux. « J’ai vu mon ostéo et je vais mieux » devient vite « je vais mieux grâce à la thérapie manuelle prodiguée par mon ostéo ». Or, une lombalgie, c’est-à-dire des douleurs dans le bas du dos, peut fluctuer ou s’améliorer naturellement. La personne peut changer sa manière de bouger. Aussi, le thérapeute explique, touche et encourage. Les attentes et la relation thérapeutique font également partie du soin.

Une amélioration peut venir de plusieurs causes : l’effet propre de l’intervention, l’évolution naturelle du problème, un autre traitement pris en parallèle ou encore un changement d’activité, mais aussi l’éducation, les attentes ou la relation thérapeutique. Ces éléments liés au contexte du soin peuvent influencer les résultats, même si les recherches invitent à rester prudents sur leur importance respective et sur notre capacité à les modifier volontairement.

Les études cliniques contrôlées cherchent justement à démêler ces différentes causes. Elles constituent une sorte de laboratoire pour tenter d’isoler « au microscope » ce que produit l’intervention de tout ce qui se passe autour d’elle.

Apprendre à interpréter ce type de données fait partie du jugement clinique que nous voulons développer.

Alors, que dit la science ?

Au Québec, les consultations en ostéopathie concernent majoritairement des douleurs musculosquelettiques : dans une enquête portant sur plus de 14 000 motifs de consultation, 61,9 % relevaient de ce type de problème, la lombalgie figurant parmi les motifs les plus fréquents. C’est aussi pour les douleurs lombaires et cervicales que les interventions ostéopathiques ont été le plus étudiées, même si le degré de certitude et les résultats demeurent variables.

Une synthèse publiée en 2026 conclut que les interventions manuelles ostéopathiques peuvent améliorer certaines douleurs musculosquelettiques, notamment lombaires et cervicales à court terme, mais avec une certitude faible à modérée. Une méta-analyse de 2024 ne trouvait pas de différences significatives par rapport à des interventions simulées ou à un placebo pour la douleur ou l’incapacité dans les cervicalgies et lombalgies. Enfin, une méta-analyse de 2026 rapporte, à l’inverse, des améliorations à court terme de la douleur et de la fonction dans la lombalgie chronique, avec une certitude des données jugée modérée ; l’amélioration fonctionnelle persistait dans les comparaisons avec une intervention simulée.

Ce n’est donc pas l’existence de résultats positifs ou l’entrée à l’université qui permettront de sortir du registre de la croyance. C’est la possibilité de soumettre les interventions à des tests scientifiques, d’en discuter les résultats en interdisciplinarité et de modifier la pratique lorsque les connaissances évoluent. Ces résultats contrastés ne sont pas un échec de la science. Les études ne portent pas exactement sur les mêmes populations, les mêmes interventions, ni les mêmes comparateurs, et leur qualité varie. La bonne question n’est donc ni « ça marche » ni « ça ne marche pas », mais pour quelle personne, pour quel problème, avec quelle intervention et avec quel degré de certitude.

Il faut aussi éviter d’enfermer l’ostéopathie dans sa propre littérature. Un essai randomisé récent auprès d’un millier de personnes avec lombalgie aiguë ou subaiguë a comparé manipulation vertébrale, autogestion biopsychosociale et soins médicaux usuels. Ces travaux ne sont pas « ostéopathiques » ; ils sont pourtant directement pertinents et doivent être considérés pour construire la profession.




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La confiance plutôt que la croyance

Au Québec, plus de 3 000 ostéopathes exercent déjà. La création d’une formation universitaire s’inscrit d’abord dans le processus d’encadrement professionnel de cette pratique dont l’objectif est de mieux protéger le public. Elle doit permettre de définir et de développer des compétences professionnelles communes, tout en faisant évoluer la pratique à partir des connaissances scientifiques disponibles.

La question est donc de savoir dans quelles conditions professionnelles les patients reçoivent des services. Quelles sont les compétences des ostéopathes, à quelles obligations de sécurité leur pratique est-elle soumise, et quelle est leur capacité à reconnaître les limites de leurs interventions ?

L’université ne fournira pas un sceau de validation à une tradition. Son rôle est de développer chez les futurs ostéopathes les compétences professionnelles attendues, tout en leur apprenant à mettre leurs concepts, leurs connaissances et leurs pratiques à l’épreuve des données scientifiques.

Cela signifie apprendre à raisonner avec discernement, reconnaître ses limites, savoir quand ne pas traiter et orienter rapidement vers la bonne ressource. Un tel professionnel peut mieux s’intégrer aux autres services de santé plutôt que fonctionner en marge de ceux-ci. C’est aussi ce que signifie entrer dans un système professionnel.

C’est à ces conditions que l’ostéopathie pourra produire non pas de la croyance, mais de la confiance.

La Conversation Canada

Benoît Hogedez participe aux activités d’enseignement et au développement des formations universitaires en ostéopathie dans le département des sciences de l’activité physique au sein de la Faculté des sciences de l’Université du Québec À Montréal.

François Lalonde est professeur invité responsable de l’enseignement et de la formation en ostéopathie au Département des sciences de l’activité physique de la Faculté des sciences de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Il est membre d’Ostéopathie Québec, de la Fédération des kinésiologues du Québec, de l’Association québécoise de médecine du sport et de l’exercice, de la Société canadienne de physiologie de l’exercice et de La Clinique du Coureur. Il est également Fellow de Functional Movement Systems (FMS) et détient 33 % des actions de La Fabrique d’athlètes inc.

Il participe, à titre de chercheur principal ou de cochercheur, à des projets financés par l’Agence spatiale canadienne, Mitacs et Ostéopathie Québec. Le développement du continuum baccalauréat–maîtrise en ostéopathie à l’UQAM, dont il est responsable, bénéficie également d’une subvention du ministère de l’Enseignement supérieur du Québec (MES).

Il a aussi reçu antérieurement du financement de la Société québécoise de l’insuffisance cardiaque, de l’Association québécoise de médecine du sport et de l’exercice, de la Fondation Desjardins et de l’Université de Montréal, ainsi que des bourses de diffusion des connaissances et de perfectionnement.

– ref. L’ostéopathie fait son entrée à l’université : passer de la croyance à la science – https://theconversation.com/losteopathie-fait-son-entree-a-luniversite-passer-de-la-croyance-a-la-science-293408

¿Por qué cuesta cada vez más acceder a una vivienda?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Bouzas Arufe, Profesor, Universidade de Santiago de Compostela

izzuanroslan/Shutterstock

El problema de la dificultad de acceso a una vivienda digna lleva meses en el centro del debate público en España. No obstante, fue el desahucio de la octogenaria Maricarmen Abascal el detonante que sacó a la gente a las calles. La magnitud del descontento es tal que se ha convocado una huelga general el próximo 11 de noviembre.

Aunque el de la vivienda no es un problema nuevo, su agravamiento afecta especialmente a los jóvenes, para quienes tener empleo ya no garantiza poder independizarse.

¿Cómo se ha llegado hasta aquí? Más allá de la especulación inmobiliaria y la falta de construcción, es necesario considerar las transformaciones económicas y sociales que han modificado la demanda de vivienda en España.

Cuando los salarios no siguen el ritmo de los alquileres

Durante los últimos años, los precios del alquiler, tanto en España como en el resto de la UE, han aumentado a un ritmo superior al de los salarios, dificultando progresivamente el acceso a la vivienda.

Entre 2007 y 2024, último año de datos salariales disponibles, el salario mediano bruto mensual pasó de 1 410 a 2 001 euros, un incremento aproximado del 42 %. En ese mismo período, el precio anunciado del alquiler aumentó de 9,4 a 13,5 euros el metro cuadrado, un 44 %. Esta diferencia se ha ampliado en los dos últimos años, hasta alcanzar los 15,1 €/m² en septiembre de 2026, un 61 % más que en 2007.

Este encarecimiento está dificultando especialmente la emancipación de los jóvenes y ha incrementado la presión económica sobre numerosos hogares. Estamos, por tanto, ante un desequilibrio que lleva años gestándose y que se ha agravado especialmente en los últimos ejercicios.

Cada vez somos menos personas por hogar

Una de las transformaciones menos presentes en el debate sobre la vivienda es la reducción progresiva del tamaño medio de los hogares españoles. Vivir solo es cada vez más habitual, y los hogares unipersonales han pasado de unos 3,5 millones a más de 5 millones, y, según las proyecciones del INE, podría alcanzar los 8 millones en 2039. Además, si se mantuvieran las tendencias demográficas consideradas, España pasaría de 19,3 millones de hogares en 2024 a unos 23 millones en 2039, mientras que su tamaño medio disminuiría de 2,50 a 2,32 personas.

Este cambio tiene importantes consecuencias económicas pues una población estable puede necesitar más viviendas si disminuye el número de personas por hogar. Además, como el coste de las instalaciones y el equipamiento se reparten entre menos ocupantes, se incrementaría el gasto residencial por persona.

Las relaciones familiares influyen en la demanda

Los cambios en las estructuras familiares también influyen en la demanda de vivienda. Las separaciones, los divorcios y las nuevas formas de convivencia pueden aumentar las necesidades residenciales, incluso sin que crezca la población.

Un ejemplo: cuando una pareja se separa y sus miembros pasan a vivir de forma independiente, un hogar puede convertirse en dos. En España, el número anual de divorcios ha pasado de menos de 40 000 a comienzos de siglo a alrededor de 80 000 en los últimos años, llegando a rozar los 100 000 antes de la pandemia, según datos del Instituto Nacional de Estadística.

Estas transformaciones, asociadas a una mayor autonomía personal y diversidad familiar, tienen también consecuencias económicas que deben considerarse para comprender la evolución de la demanda de vivienda.

La falta de viviendas no es igual en todos los lugares

Otro elemento fundamental es la distribución territorial de la población. La demanda de vivienda se concentra en las ciudades y áreas metropolitanas con mayores oportunidades laborales y servicios, lo que explica que existan viviendas desocupadas en algunos municipios mientras que otros haya escasez. La proximidad al empleo, los centros educativos, el transporte y la oferta cultural condiciona donde queremos vivir.

Los municipios próximos a las grandes ciudades pueden ofrecer alternativas más asequibles, aunque el ahorro debe valorarse junto con los costes de desplazamiento y el acceso a los servicios. Por ese motivo, la localización es determinante en el precio de la vivienda, y una vivienda disponible en una zona con poca demanda no sustituye necesariamente a otra situada donde se concentran las oportunidades vitales.

La inmigración y el crecimiento de la población

Los movimientos migratorios también influyen en el mercado residencial. La inmigración ha impulsado la creación de nuevos hogares, especialmente en las principales áreas urbanas, aumentando la demanda de vivienda. Sin embargo, el encarecimiento no puede atribuirse exclusivamente a este fenómeno, ya que también depende de la capacidad de la oferta para responder al crecimiento de la población.

En este sentido, construir más es necesario, pero no siempre suficiente. Como señala el Banco de España, la escasez de suelo edificable, los obstáculos urbanísticos, los costes de construcción y la falta de mano de obra dificultan la incorporación de nuevas viviendas al mercado. Asimismo, determinadas restricciones urbanísticas (clasificación y uso del suelo, capacidad de uso de las parcelas, limitación del alturas, etc.) pueden limitar la oferta y encarecer la vivienda.

No obstante, muchas regulaciones persiguen objetivos sociales legítimos, como garantizar la seguridad, la accesibilidad o la calidad residencial. El desafío consiste en compatibilizar estas exigencias con la necesidad de ofrecer viviendas asequibles.

Por otra parte, construir más no garantiza que los nuevos inmuebles sean accesibles para los hogares con menos ingresos. Su ubicación, características y precio también resultan determinantes. Por ello, el aumento de la oferta privada debe complementarse con políticas de rehabilitación, vivienda asequible y ampliación del parque público o social.

La vivienda como necesidad y como patrimonio

La vivienda cumple una doble función económica, ya que, además de ser un bien necesario para desarrollar la vida cotidiana, constituye un activo patrimonial y una forma de ahorro e inversión. Esta dualidad genera intereses diferentes, pues, mientras quienes buscan acceder a su primera vivienda desean precios asequibles, quienes ya son propietarios pueden percibir una caída de su valor como una pérdida patrimonial.

Esta tensión ayuda a explicar las dificultades para alcanzar consensos sobre políticas que mejoren el acceso a la vivienda sin perjudicar significativamente el patrimonio de los propietarios.

¿Qué podemos hacer?

No existen soluciones mágicas para un problema que combina factores económicos, demográficos y territoriales. La huelga del 11 de noviembre puede contribuir a visibilizarlo, aunque sus causas lleven años gestándose.

Si las causas son múltiples, las respuestas también deben serlo. Facilitar la construcción y rehabilitación de inmuebles, agilizar los procedimientos administrativos, ampliar la oferta asequible y mejorar las conexiones entre municipios y centros de actividad económica son medidas necesarias. Asimismo, la regulación del alquiler debe evaluarse cuidadosamente, considerando sus efectos sobre la oferta y el acceso a la vivienda.

El verdadero desafío es superar la búsqueda de culpables inmediatos y centrar el debate en comprender el problema y encontrar soluciones eficaces.

The Conversation

Javier Bouzas Arufe no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Por qué cuesta cada vez más acceder a una vivienda? – https://theconversation.com/por-que-cuesta-cada-vez-mas-acceder-a-una-vivienda-294604

El modelo de bienestar basado en el consumo choca con la sostenibilidad del planeta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jose Domingo García-Merino, Profesor Titular Universidad-Economía Financiera, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

izzuanroslan/Shutterstock

El desarrollo humano consiste, en esencia, en mejorar el bienestar de las personas ampliando sus capacidades y sus opciones vitales, y se mide habitualmente mediante indicadores de salud, educación y renta.

Alcanzar un alto desarrollo humano requiere del consumo de grandes cantidades de recursos naturales: minerales, bosques, agua, gas y petróleo, entre otros. Estos últimos generan emisiones de CO₂ que deben ser absorbidas por el medio ambiente. El problema es que este proceso tiene límites. Los ecosistemas cuentan con una capacidad finita para regenerar recursos y absorber residuos. Cuando esa capacidad se supera, los impactos ambientales se acumulan: cambio climático, pérdida de biodiversidad o degradación de suelos, entre otros.

La pregunta es: ¿están los países utilizando adecuadamente sus recursos para mejorar el bienestar de su población? Para responder a esta cuestión hemos comparado el uso de recursos con los niveles de desarrollo humano en 120 países. Y el resultado es preocupante.

Más pobres y más eficientes

En términos generales, los países con menores ingresos son capaces de transformar una unidad de recursos en mejoras relativamente mayores de bienestar. Es decir, son más eficientes. Por el contrario, los países más ricos consumen grandes cantidades de recursos para obtener incrementos pequeños, o incluso marginales, en el bienestar.

Además de la eficiencia, resulta relevante evaluar si los países se encuentran dentro de unos umbrales que puedan considerarse sostenibles, lo que plantea la formulación de los límites planetarios para una vida digna, el establecimiento de límites energéticos para satisfacer las necesidades humanas y la necesidad de fijar límites de acuerdo con el principio de suficiencia (el umbral mínimo para garantizar el bienestar y los derechos básicos de las personas).

Los países con mayores niveles de desarrollo humano no solo consumen más recursos, sino que, además, superan con mayor frecuencia los límites ecológicos considerados sostenibles. Mientras tanto, muchos países con menor desarrollo humano permanecen dentro de esos límites, aunque a costa de tener condiciones de vida más precarias.

Las causas

Cuando se examinan por separado los componentes del desarrollo humano –salud, educación e ingresos–, aparece un resultado muy revelador: el principal factor que reduce la eficiencia en el uso de los recursos es un mayor nivel de ingresos, mientras que las mejoras en salud y educación no tienen un efecto negativo significativo. Esto sugiere que el problema no es mejorar la vida de las personas en sí mismo. Al contrario, ampliar el acceso a la educación o aumentar la esperanza de vida no implica necesariamente un mayor deterioro ambiental.

El verdadero desafío está en el modelo de crecimiento basado en el consumo, que acompaña al incremento de la renta en las economías más avanzadas. En otras palabras, no todo el desarrollo es igual desde el punto de vista ambiental: es posible avanzar en bienestar sin aumentar de forma proporcional el uso de recursos, pero esto requiere cambiar las bases económicas que lo sustentan.

Es lo que podríamos llamar “rendimientos decrecientes del consumo”. En niveles bajos de desarrollo humano, pequeñas mejoras —más acceso a energía, a alimentos o a servicios básicos— tienen un impacto enorme en el bienestar. Sin embargo, en sociedades ricas con altos niveles de consumo, su aumento apenas mejora el bienestar. En otras palabras: llega un punto en el que consumir más recursos deja de ser interesante para mejorar el bienestar, ya que genera impactos ambientales.

La desigualdad económica y ecológica global

Se genera así una situación paradójica: los países más ricos son los que mayor presión ambiental generan al planeta, mientras que los más pobres son los que menos contribuyen a este problema, pero también los que menos se benefician del desarrollo.

Si aumentar el uso de recursos no mejora significativamente el bienestar, entonces ese aumento carece de sentido desde una perspectiva social. El reto es, entonces, encontrar un equilibrio que permita mejorar el bienestar de las personas sin sobrepasar los límites del planeta.

The Conversation

Jose Domingo García-Merino recibe fondos de EHU. Ethics in Finance & Social Value (ECRI)-GIU22/003

– ref. El modelo de bienestar basado en el consumo choca con la sostenibilidad del planeta – https://theconversation.com/el-modelo-de-bienestar-basado-en-el-consumo-choca-con-la-sostenibilidad-del-planeta-282787

Del pigmento al pixel: ¿el color digital es también color?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Pinturas rupestres en la cueva de las Manos, en elcañón del río Pinturas (Patagonia, Argentina). Wikimedia Commons., CC BY

Durante siglos, hemos contemplado sin cuestionamientos los vestigios escultóricos de la Antigüedad en un pulcro blanco. Sin embargo, las investigaciones más recientes sobre policromía antigua han demostrado hasta qué punto estábamos equivocados. Muchas estatuas griegas y romanas estuvieron cubiertas de intensos colores, pensados para transmitir información sobre identidades y símbolos.

Hoy contamos con novedosas tecnologías que, mediante cámaras, escáneres, modelos tridimensionales o entornos virtuales, nos permiten conservar el patrimonio cultural con enorme precisión para tiempos venideros. ¿Pero es un color digital realmente el mismo color original que veíamos en un objeto?

Este interrogante es el punto de partida de un estudio reciente, publicado en Digital Applications in Archaeoloy and Cultural Heritage, donde analizamos cómo el paso del pigmento al píxel prolonga el esfuerzo humano por registrar, conservar y transmitir el color.

Bisonte polícromo en la cueva de Altamira, España, datado en el Magdaleniense, hace unos 17 000-12 000 años.
Museo de Altamira y D. Rodríguez / Wikimedia Commons., CC BY-NC-SA

El color siempre fue tecnología

Desde la Prehistoria, los grupos humanos han seleccionado minerales de diferentes colores (ricos en óxido de hierro o en manganeso, por ejemplo). Antes de aplicarlos a las producciones artísticas, eran triturados y mezclados con otros materiales, como grasa. Los estudios acerca de este proceso –sobre todo, del ocre– revelan que había planificación y conocimientos técnicos complejos ya desde la Edad de Piedra.

Con el tiempo, aparecieron los pigmentos sintéticos, como el azul egipcio –silicato de cobre y calcio–, que exigía controlar materias primas y temperaturas. Su fabricación no fue un gesto decorativo casual, sino una forma temprana de ingeniería de materiales, como demuestran investigaciones actuales que han permitido reconstruir ese proceso de producción y detectar restos casi invisibles, en estatuas halladas en Deir el-Medina, en Luxor (Egipto), datadas en entre 1550–1077 a. e. c.

Azul egipcio.
CC BY

Así, el manejo del color es un constante en las producciones artísticas de todas las épocas. Mientras que los pintores prehistóricos intentaban fijarlo en la roca y los artesanos antiguos buscaban pigmentos resistentes, los especialistas actuales procuran conservar y transmitir esa información. Han cambiado las herramientas, pero permanece el deseo de prolongar una experiencia visual en el tiempo.

Una fotografía solo captura una parte

Actualmente, registrar ese color de tiempos pasados es de máximo interés para preservación del patrimonio cultural. Sin duda, es una característica importante en cualquier proceso de digitalización, incluidos los recientes gemelos digitales de distintas obras de artes antiguas.

Sin embargo, una cámara convencional reduce la luz a tres canales: rojo, verde y azul. Aunque esto es suficiente para producir una imagen “convincente”, no sirve para describir toda la respuesta de los materiales a la luz. Para intentar solucionar esto, se usa la imagen hiperespectral, capaz de registrar decenas o cientos de bandas. Así se obtiene una “huella” de cada zona.

Esta técnica, que puede localizar pigmentos, revelar repintes y detectar alteraciones invisibles, se ha convertido en una herramienta clave para estudiar y conservar arte rupestre y otros bienes culturales.

Espectrofotómetro.
Wikimedia Commons., CC BY

Otros métodos responden a preguntas diferentes. Por ejemplo, la espectrofotometría mide el color con gran precisión en puntos concretos; la fluorescencia de rayos X identifica elementos químicos, y la fotografía con iluminación variable permite observar relieves, incisiones y texturas.

Ninguna herramienta ofrece por sí sola una copia completa. Por eso, los mejores resultados combinan varios métodos.

Además, existen otras dificultades: no es fácil convertir todas esas mediciones en una imagen visible al ojo humano. Para lograrlo, es necesario elegir el tipo de iluminación, el sistema de color y determinadas características en el dispositivo empleado. Cada decisión modificará el resultado.

Los píxeles también envejecen

Para lograr que las reconstrucciones sean rigurosas, se deben diferenciar tres niveles. El primero es el color medido, respaldado por estudios técnicos. El segundo reconstruye ese color mediante comparaciones y simulaciones. El tercero lo interpreta y propone una apariencia posible cuando faltan datos.

En este contexto, la inteligencia artificial es una gran ayuda para clasificar pigmentos, analizar imágenes espectrales o proponer colores ausentes. Pero una predicción algorítmica no equivale a una prueba arqueológica. Debe identificarse como inferencia, es decir, como el resultado de un cálculo de probabilidades y debe conservarse información sobre el proceso que la generó.

Por otro lado, los píxeles no son eternos. Los formatos se quedan obsoletos, los metadatos –etiquetas que se añaden a un archivo– se pierden y las migraciones pueden alterar la información. Los monitores y proyectores también influyen en cómo percibimos las imágenes: un modelo calibrado hoy quizá se interprete de otra manera dentro de veinte años.

Por ello, conservar el color digital exige guardar algo más que una imagen. Hay que preservar las mediciones originales, los perfiles de color, las condiciones de iluminación, el historial de cambios y los márgenes de incertidumbre.

Los principios FAIR –acrónimo en inglés de Findable (localizable), Accesible, Interoperable y Reusable– ofrecen una guía útil para conseguirlo. Cuando los datos aplicados al patrimonio cultural cumplen estas cuatro condiciones, es más fácil que futuras investigaciones revisen una reconstrucción sin depender únicamente de su imagen final.

Preservar una forma de conocimiento

La digitalización puede acercarnos a cuevas inaccesibles, murales frágiles y objetos desaparecidos. Puede, incluso, cuestionar prejuicios heredados, como la supuesta blancura del mundo clásico. Pero también puede producir imágenes espectaculares que no se correspondan con la realidad de tiempos pasados.

El reto no consiste solo en crear reconstrucciones más realistas. Consiste en hacerlas comprensibles y fieles a su realidad histórica. Porque conservar el color significa preservar algo más que una apariencia: significa proteger el vínculo entre los materiales, su significado, su percepción y la memoria cultural.

The Conversation

Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Del pigmento al pixel: ¿el color digital es también color? – https://theconversation.com/del-pigmento-al-pixel-el-color-digital-es-tambien-color-289836

Atasco en órbita: por qué es necesario regular las megaconstelaciones de satélites

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Christian Domínguez Expósito, Profesor Ayudante Doctor de Derecho Internacional Público y Relaciones Internacionales, Universidad de Alicante

Piotr.m.Adamczyk/Shutterstock

Los satélites se han convertido en una infraestructura invisible, pero indispensable para el mundo tal y como lo conocemos. Los sistemas de navegación por satélite, los mismos que ubican nuestro coche o nuestro móvil en un mapa, sincronizan también las redes eléctricas, las transacciones bancarias y buena parte de las telecomunicaciones mundiales.

Los satélites meteorológicos permiten anticipar huracanes y olas de calor. Los de observación de la Tierra vigilan cultivos, incendios o el deshielo de los polos.

Otros sostienen las comunicaciones de emergencia cuando un terremoto o una inundación destruyen las infraestructuras terrestres o permiten a los servicios de seguridad coordinar operaciones y vigilar fronteras.

En definitiva, prácticamente todas las infraestructuras que consideramos críticas –energía, transporte, sanidad, sistema financiero, seguridad– dependen hoy, en mayor o menor medida, de los servicios que prestan los satélites.

Sin embargo, mucho ha cambiado el mundo desde 1957, cuando la URSS inauguró la era espacial con el lanzamiento del Sputnik 1. Durante casi seis décadas, el espacio fue un lugar relativamente ordenado, pues poner un satélite en órbita exigía tantos recursos que solo unos cuantos Estados podían hacerlo.

Hoy, sin embargo, las órbitas terrestres, sobre todo la más baja, acumulan satélites a un ritmo sin precedentes.

Buena parte de ese crecimiento se explica por un fenómeno relativamente nuevo: desde 2015, los reguladores nacionales empezaron a autorizar lo que se conoce como “grandes constelaciones” y “megaconstelaciones”: grupos de decenas, cientos o miles de satélites lanzados de forma coordinada.

El caso más conocido es Starlink, de la empresa estadounidense SpaceX, que con más de 9 000 satélites operativos en órbita, brinda servicios de internet satelital.

La dimensión que puede llegar a alcanzar este fenómeno queda reflejada en la solicitud presentada por SpaceX ante la Comisión Federal de Comunicaciones (FCC), el regulador de telecomunicaciones de Estados Unidos, para sumar hasta 100 000 satélites más a su red Starlink. Si bien la solicitud ha sido recientemente aceptada para su trámite, no es una autorización, y la propia agencia podría aprobar solo una parte, o ninguna. Pero la magnitud de la petición resume bien un problema que lleva años gestándose.

A este se suman proyectos de la británica OneWeb, de China, de Rusia y de la propia Unión Europea. Si se atiende a todas las solicitudes ya presentadas a nivel internacional, el número de satélites en órbita podría llegar a superar el millón.

Permisividad del marco jurídico

El derecho espacial se apoya principalmente en el Tratado del Espacio de 1967. Este garantiza a todos los Estados la libertad para explorar y utilizar el espacio ultraterrestre (artículo I) y deja en manos de cada Estado la autorización y fiscalización de las actividades espaciales, incluidas las de sus empresas (artículo VI).

Dicho instrumento incluye disposiciones que teóricamente podrían servir para limitar la saturación orbital, aunque en la práctica han resultado insuficientes dada su marcada indeterminación. Destaca especialmente el artículo IX, que exige a los Estados realizar sus actividades espaciales teniendo debidamente en cuenta los intereses correspondientes de los demás Estados Partes en el Tratado.

Por su parte, la Unión Internacional de Telecomunicaciones es la organización internacional encargada de coordinar el uso de las órbitas, las cuales califica en el artículo 44.2 de su Constitución como recursos naturales limitados, que deben utilizarse de forma racional, eficaz y económica.

Sin embargo, su labor es de mera coordinación, centrada principalmente en evitar interferencias perjudiciales, sin facultades para valorar cuántos satélites puede o debe soportar cada órbita.

Al mismo tiempo, aunque todas las órbitas son consideradas recursos limitados, no todas reciben el mismo tratamiento. La órbita geoestacionaria, especialmente escasa, cuenta con mecanismos de planificación destinados a garantizar que los distintos Estados puedan acceder a ella, independientemente de sus capacidades actuales.

El resto, precisamente aquellas en las que se concentra buena parte del crecimiento actual de la actividad espacial y hacia las que se dirigen las megaconstelaciones, no disponen de un sistema equivalente de reparto o reserva de capacidad, y se encuentran regidas por un simple “primero en llegar, primero en ser atendido”.

Imagen de la Tierra centrada en África y Europa cubierta por satélites representados en color verde
Visualización de satélites (verde), basura espacial (rojo) y restos de cohetes (amarillo) alrededor de la Tierra.
Leolabs

Los desafíos para la seguridad internacional

El aumento de objetos en órbita ya comienza a plantear graves desafíos para la seguridad internacional. El primero es el aumento del brillo del cielo nocturno. Se estima que con 65 000 satélites en órbita, el brillo del cielo en las zonas más oscuras del planeta podría aumentar un 10 %.




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Esta alteración de las condiciones de observación astronómica no constituye únicamente un problema para la investigación científica, sino que también puede afectar a la capacidad de detectar y monitorizar objetos próximos a la Tierra potencialmente peligrosos.

El riesgo no es menor, como nos recuerda el conocido evento de Tunguska, ocurrido en 1908, cuando un cuerpo celeste de unos 100 metros de diámetro explotó sobre Siberia y arrasó 2 150 km² de bosque.

El segundo es la basura espacial. Según el último informe de la Agencia Espacial Europea (ESA) sobre el estado del entorno espacial, a 1 de febrero de 2026 existían 68 450 objetos mayores a 10 cm, de los que solo unos 11 300 son satélites activos, además de 1,5 millones de fragmentos de entre 1 y 10 cm y 230 millones de partículas más pequeñas.




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Ante esta situación, se advierte el peligro de sufrir colisiones en cascada –el denominado síndrome de Kessler–, que podría provocar que ciertas órbitas clave se vuelvan demasiado peligrosas para desarrollar actividades espaciales en el futuro.

A su vez, esta situación pone en riesgo la propia integridad de los satélites que, como mencionamos, prestan servicios esenciales para nuestro día a día.

También comienza a contemplarse el riesgo para la población en tierra. Los cálculos más recientes de los expertos indican que existe un 10 % de probabilidad de que los restos de objetos espaciales que reingresan a la Tierra causen heridas graves o incluso la muerte de una persona en los próximos diez años, sin contemplar otros escenarios, como la colisión de un fragmento con un avión en vuelo, que incrementaría dicho porcentaje.

El tercero es menos conocido. Al entrar en la atmósfera para desintegrarse, la solución que suele exigirse a los operadores de satélites al final de la vida útil, estos liberan aluminio, cobre y litio. Cuantos más satélites hay en órbita, más metal acaba en la atmósfera. La contaminación por óxido de aluminio ya se ha multiplicado por ocho entre 2016 y 2022, con posibles riesgos para la capa de ozono.

Algunos estudios, aún debatidos en la comunidad científica, sugieren que estas partículas podrían alterar incluso la ionosfera y la magnetosfera.

Qué debería cambiar

Nada de esto significa que haya que renunciar al uso del espacio. De hecho, el espacio ultraterrestre es vital para nuestra vida cotidiana y se ha consolidado como la infraestructura de las infraestructuras.

En cambio, es necesario explorar alternativas más sostenibles para ofrecer los mismos servicios, sobre todo ante el fenómeno de las megaconstelaciones de satélites. Esto exige avanzar hacia una verdadera gobernanza internacional de las órbitas terrestres, basada en rigurosas evaluaciones de impacto ambiental antes de nuevos lanzamientos y en una mayor coordinación entre los Estados.




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Es necesario que estos avancen hacia una agenda común que permita afrontar conjuntamente las consecuencias derivadas del uso cada vez mayor de las órbitas y adoptar medidas para mitigar sus efectos.

El objetivo no debería ser impedir el acceso al espacio, sino asegurar que su utilización pueda mantenerse en el tiempo sin comprometer la seguridad de las actividades espaciales ni las infraestructuras terrestres que dependen de ellas, garantizando que esta nueva era espacial sirva al progreso de la humanidad y no se convierta en una fuente de riesgos y amenazas para la paz y la seguridad internacionales.

The Conversation

El artículo forma parte de las actividades desarrolladas en el marco del Proyecto de Investigación del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades sobre «Las empresas transnacionales y la debida diligencia en materia de derechos humanos y medio ambiente: la normativa de la Unión Europea y su cumplimiento por España» (PID2023-149643NB-I00).

– ref. Atasco en órbita: por qué es necesario regular las megaconstelaciones de satélites – https://theconversation.com/atasco-en-orbita-por-que-es-necesario-regular-las-megaconstelaciones-de-satelites-292546

Hay agua que “desaparece” de la red, y afecta a la gestión de los recursos hídricos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge Rodríguez-Chueca, Profesor Titular de Universidad, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

Natasha Zakharova/Shutterstock

España es uno de los países europeos más expuestos a la crisis climática. Las sequías son cada vez más frecuentes e intensas, lo que genera incertidumbre sobre la disponibilidad de recurso hídrico a futuro. A pesar de ser un país referencia mundial en su gestión, buena parte del agua se pierde antes de llegar a nuestras casas.

No se debe a la evaporación o al consumo. Simplemente desaparece de los números de las empresas gestoras. Este fenómeno se conoce como agua no registrada y representa uno de los grandes retos para la gestión sostenible del agua urbana.

¿Qué es exactamente el agua no registrada?

El agua no registrada engloba el volumen de aquella que entra en la red de abastecimiento, pero no se traduce en ingresos para el operador debido a fugas, errores de medición, consumos no facturados o usos fraudulentos.

Se puede diferenciar entre pérdidas reales, pérdidas aparentes y consumos autorizados no facturados. Las primeras obedecen a las fugas que se producen en tuberías y depósitos. Las pérdidas aparentes, en cambio, corresponden a las generadas cuando el agua llega a utilizarse, pero no queda registrada correctamente, por ejemplo, debido a errores de medición, contadores obsoletos o conexiones fraudulentas.

Por último, están los consumos autorizados no facturados: usos legítimos del agua que no generan ingresos para el operador, como determinados servicios municipales, el riego de parques o las actuaciones de emergencia.




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¿Cuáles son las causas que hacen que el agua desaparezca?

Una de las principales causas son las pérdidas físicas derivadas del envejecimiento de las infraestructuras. En España, solo se renueva el 0,49 % de la red de distribución de agua potable y el 0,33 % de la red de saneamiento, cifras muy alejadas del 2 % anual recomendado.

Este desfase sitúa el déficit anual del sector en 4 485 millones de euros, dificultando la capacidad de los municipios para cumplir con las nuevas exigencias europeas en materia de aguas. Actualmente, el 31 % de la red de abastecimiento de agua potable supera los 40 años de antigüedad. Una cifra que alcanza el 57 % en la red de saneamiento. Esto favorece la aparición de fugas que pueden mantenerse durante mucho tiempo sin que exista una avería visible en superficie.

En España, el agua no registrada representa de media el 19,4 % del agua suministrada, aunque existen grandes diferencias entre municipios. A pesar de la antigüedad de las infraestructuras, en los últimos años las cifras han mejorado sensiblemente. Los datos más recientes muestran una evolución positiva. Las pérdidas reales de agua en las redes urbanas han descendido hasta el 10,1 % del suministro total, frente al 14,5 % de 2022. .

Este descenso está relacionado, entre otros factores, con los esfuerzos destinados a conocer mejor dónde se pierde el agua. Aproximadamente el 83 % de la red de abastecimiento ya está modelizada matemáticamente y el 100 % está registrada en sistemas geográficos (GIS). Esto permite predecir los puntos críticos de rotura.

Contadores digitales para un mejor registro

En el caso de las pérdidas aparentes, el agua llega al usuario pero no se registra o factura correctamente. Una de las causas más habituales son los contadores defectuosos o envejecidos. Los contadores mecánicos pierden precisión con los años y pueden registrar menos agua de la que realmente se consume, especialmente con caudales pequeños.

Por ello, se está impulsando la sustitución a contadores inteligentes para sustituir a los clásicos a través de tres vías fundamentales: el PERTE de Digitalización, que ha movilizado más de 1 200 millones de euros, los planes de grandes operadoras como el caso del Canal de Isabel II que ha movilizado más de 200 millones de euros y la obligación legal de sustituirlos cuando cumplen 12 años de vida. Como resultado, la presencia de contadores digitales se ha duplicado en pocos años, hasta alcanzar alrededor del 38 % de la población. Sin embargo, la digitalización tampoco elimina por completo los errores, ya que pueden producirse fallos humanos o de software en la toma de lecturas, el procesamiento de la facturación o la estimación de consumos.

Las pérdidas aparentes también incluyen los consumos no autorizados y el fraude, como las conexiones ilegales, la manipulación de contadores o el robo de agua para determinados usos. Esta causa representa alrededor del 8,5 % del agua no registrada en España. En términos de volumen supone entre 35 y 40 hm³, o lo que es lo mismo: el consumo anual de una ciudad de tamaño medio.

Por último, están los consumos autorizados no facturados. Se trata de agua utilizada legalmente para servicios públicos y operaciones necesarias para mantener las redes, pero que no siempre queda registrada. Es el caso, por ejemplo, de la extinción de incendios, la limpieza y el baldeo de calles, el riego de parques y jardines o determinadas operaciones de mantenimiento, como las purgas, desinfecciones y limpiezas de depósitos.

Un problema que va más allá de perder agua

El problema del agua no registrada va más allá del propio hecho de perder agua, también genera impactos ambientales, energéticos y económicos. Desde el punto de vista ambiental, la pérdida de agua supone una captación del recurso procedente de ríos y acuíferos superior a la necesaria para abastecer a una determinada población, lo que implica una mayor presión sobre los ecosistemas.

A nivel energético, si se capta más agua de la que realmente se necesita, se desperdicia energía no solo en la captación, si no también en tratamientos y bombeo por las redes de abastecimiento. Todo ello se traduce en una mayor huella de carbono en el ciclo del agua, pero también un mayor coste económico por una mayor factura energética. Además, en el plano económico, hay menos ingresos para las operadoras por el hecho de estar subestimando el agua consumida o por los fraudes cometidos.

En un contexto de creciente escasez de agua, la búsqueda de nuevos recursos lleva a plantear grandes infraestructuras (embalses, desaladoras, conducciones o instalaciones de reutilización). Todas ellas pueden desempeñar un papel importante en la gestión hídrica. Sin embargo, antes de buscar nuevas fuentes de suministro, deberíamos plantear seriamente mejorar el aprovechamiento del agua que ya circula por nuestras redes.

Reducir las pérdidas de agua puede actuar, en determinadas circunstancias, como una fuente adicional del recurso. Cada metro cúbico que deja de perderse y llega a su destino representa agua que no es necesario captar, tratar y transportar de nuevo. Esta mejora puede contribuir a reducir la presión sobre ríos y acuíferos, al tiempo que permite atender una parte de la demanda sin incrementar necesariamente la disponibilidad de recursos mediante nuevas infraestructuras.




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Soluciones para una mejor gestión de los recursos hídricos

Además, las actuaciones destinadas a mejorar la eficiencia de las redes pueden resultar más económicas que desarrollar nuevas fuentes de suministro, aunque su rentabilidad depende de las características de cada sistema. La densidad urbana, el estado de las conducciones, el volumen de pérdidas, los costes energéticos y la disponibilidad de recursos alternativos determinan qué medidas ofrecen mayores beneficios. Por ello, no se trata de asumir que reparar una red siempre es más barato que construir una nueva infraestructura, sino de evaluar qué combinación de actuaciones permite obtener agua adicional con el menor coste económico y ambiental.

Esta cuestión adquiere una importancia especial en un contexto de sequías más frecuentes o intensas. Una red con menores pérdidas y un sistema de gestión capaz de detectar rápidamente las fugas permiten aprovechar mejor los recursos disponibles y reducir la vulnerabilidad ante periodos de escasez. La eficiencia de las redes no elimina la necesidad de diversificar las fuentes de suministro, pero puede proporcionar un margen de seguridad adicional cuando las aportaciones de agua disminuyen.

En definitiva, la gestión del agua no debería centrarse únicamente en conseguir nuevos recursos, sino también en aprovechar mejor los que ya tenemos. Ante la pregunta de dónde obtener más agua, conviene conocer cuánta se esta dejando de aprovechar y cuánto costaría recuperarla.

The Conversation

Jorge Rodríguez-Chueca recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación a través de proyectos de investigación financiados en la temática tratamientos de agua.

– ref. Hay agua que “desaparece” de la red, y afecta a la gestión de los recursos hídricos – https://theconversation.com/hay-agua-que-desaparece-de-la-red-y-afecta-a-la-gestion-de-los-recursos-hidricos-293373

Cómo prevenir y comunicar las emergencias en entornos escolares

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Álvaro-Francisco Morote, Profesor Titular. Departamento de Didáctica de las Ciencias Experimentales y Sociales, Universitat de València

“Se ha activado el Plan de Emergencias”. Durante los últimos años, cada vez estamos más acostumbrados a leer o escuchar esta frase. Docentes, responsables de centros escolares, padres, madres, tutores y hasta el alumnado de todas las edades. Pero ¿qué quiere decir esta frase y qué tiene que hacer realmente cada persona ante esa situación?

Dicho mensaje puede ser una información correcta y, sin embargo, insuficiente para una escuela o centro docente, porque no indica si es necesario permanecer dentro, salir o suspender el transporte. Desde la dana que afectó a València en 2024, la ciencia ha trabajado para estructurar cómo actuar y qué hacer en estas situaciones de riesgo. Los centros docentes, unos de los principales afectados por la cantidad y diversidad de personas implicadas, deben estar en el foco de los medios de comunicación, la Administración y la ciencia.

En este sentido, en 2025 se llevó adelante un estudio sobre la dana de Valencia que destaca la necesidad de conectar el conocimiento científico, los avisos y la formación ciudadana. Principalmente, exige convertir la información sobre el peligro en decisiones comprensibles, sin confundir una alerta con una orden de evacuación.

Formarse en el territorio local para decidir y comunicar

El marco internacional de seguridad escolar de la Alianza Mundial para la Reducción del Riesgo de Desastres y la Resiliencia en el Sector Educativo (GADRRRES, por sus siglas en inglés, 2022) combina instalaciones seguras, gestión de emergencias y educación preventiva. Esta perspectiva requiere formación inicial y continuada en interpretación de avisos, evacuación y confinamiento, primeros auxilios, apoyo emocional y comunicación accesible, pero también recursos para aplicarla. Por tanto, el profesorado, la dirección, la conserjería, el comedor y el transporte deben conocer quién decide, quién comprueba la presencia del alumnado y quién informa a las familias.

El conocimiento del territorio (entorno del alumnado) también importa. Para eso, otro estudio publicado en 2026 propone trabajar la comprensión del territorio mediante la identificación de barrancos, pasos inundables, recorridos escolares, etc., que permitan relacionar el riesgo con lugares conocidos. Los simulacros pueden incorporar estas situaciones y comprobar no solo cuánto se tarda, sino quién no ha entendido el mensaje o necesita ayuda.

Para cada riesgo, una respuesta diferente

Las actuaciones deben ajustarse al Plan del Centro y a las instrucciones de los servicios competentes. Por ejemplo, durante un terremoto, en el interior, hay que protegerse debajo de una mesa resistente, cubrirse la cabeza y alejarse de los cristales, sin correr hacia fuera mientras dure el temblor. Después, la evacuación debe realizarse según el plan y las indicaciones recibidas.

En cuanto a una inundación, una evacuación preventiva solo es adecuada si hay tiempo y recorridos seguros. Si el exterior ya está inundado, hay que evitar atravesar el agua y buscar protección en las zonas altas previstas, nunca en los sótanos, siempre que el edificio sea seguro. Asimismo, no se debe pedir a las familias que vengan a recoger al alumnado utilizando accesos peligrosos.

Ante una pandemia, las medidas dependen de la infección y de la evaluación sanitaria (no es necesario copiar automáticamente las de la covid). Por ejemplo, si la transmisión es respiratoria, la ventilación forma parte de la prevención. Y ante una posible intoxicación alimentaria colectiva hay que atender a las personas afectadas, contactar con los servicios sanitarios y de salud pública, registrar los síntomas y las horas de inicio, e informar a las familias sin atribuir una causa que todavía no haya sido confirmada. Las urgencias graves requieren llamar al 112.




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Explicarlo según la edad, sin esconder el riesgo

Los Centros para el Control i la Prevención de Enfermedades de Estados Unidos explican que el estrés puede dificultar la atención y el recuerdo. Por eso, durante la emergencia conviene dar instrucciones breves, concretas y ordenadas, porque las explicaciones largas corresponden a la preparación o al momento posterior. “Extremen las precauciones” no indica una conducta, mientras que “aléjense de las ventanas” sí lo hace.

Por su parte, UNICEF recomienda información veraz adaptada a la edad y escuchar las preocupaciones.

En Educación Infantil, esto se puede traducir en una indicación cada vez, acompañada de gestos: “Ven conmigo; vamos con el grupo”. En Educación Primaria, se puede añadir una causa sencilla como “nos quedamos aquí porque en la calle hay agua”. En Educación Secundaria, Bachillerato y Formación Profesional, hay que explicar el motivo de las decisiones y enseñar a comprobar el emisor y la fecha de los avisos. Y en cuanto a la universidad y la formación de adultos, la claridad sigue siendo necesaria, sin infantilizar ni dar por conocido el protocolo.

Finalmente, hay que poner de manifiesto que la edad no es el único criterio, ya que se necesitan pictogramas, mensajes escritos y orales, traducciones y apoyos personales según las necesidades. Durante la preparación se puede comprobar la comprensión preguntando “muéstrame qué harías”, en lugar de conformarse con “¿lo has entendido?”. Cuando alguien tiene miedo, “entiendo que estés asustado; estoy aquí contigo” acompaña sin prometer que no pasará nada.

¿Qué nos ha enseñado la pandemia?

Algunos autores observaron en los Países Bajos pérdidas de aprendizaje durante el cierre escolar, mayores en familias con menor nivel educativo. La lección para la planificación es que la continuidad no se puede reducir a enviar actividades digitales. Los planes deben prever el contacto con las familias, alternativas sin conexión y acompañamiento, también cuando una inundación impide asistir a clase.

La comunicación también debe gestionar los cambios, indicando qué se sabe, qué continúa siendo incierto y por qué se modifica una medida. Así, reconocer los límites del conocimiento evita ofrecer garantías que la Administración o la escuela no pueden asegurar.

Una Administración que dé instrucciones utilizables

Educación, Salud Pública, Protección Civil y los ayuntamientos necesitan mensajes coordinados, no circulares contradictorias. Cada aviso debería identificar al emisor, la fecha y la hora, los centros afectados, la acción requerida, un contacto para incidencias y la próxima actualización, diferenciando las instrucciones para las direcciones de las destinadas a las familias. Igualmente, las alertas no deberían ser municipales; deben abarcar los territorios afectados independientemente de las fronteras municipales.

Un ejemplo hipotético para un centro con refugio interior seguro sería: “Organismo, fecha, 11 h., nombre del centro: hay accesos inundados. Mantengan al alumnado en las zonas seguras previstas en el plan. No autoricen salidas por los accesos inundados. Informen a las familias de que no se desplacen al centro. Actualizaremos las instrucciones a las 12 h. por el canal (nombre del canal). Incidencias: (teléfono)”.

Una misma versión debe llegar por diversos canales, con alternativas si falla la conexión. La dirección debe confirmar la recepción y comunicar cualquier impedimento para cumplir las instrucciones. También hay que explicar cómo se realizará el reencuentro seguro con las familias y, después, revisar las incidencias y las necesidades emocionales.

Por tanto, la calidad de la respuesta no se mide por el número de comunicados, sino por si las personas pueden entenderlos y actuar sin quedar excluidas.


Este artículo forma parte de una serie dedicada a comprender mejor los riesgos, las crisis y las emergencias, y el papel clave de la comunicación para afrontarlos. Es fruto de la colaboración con la Cátedra Universitat de Barcelona-Diputació de Barcelona sobre Comunicación clara aplicada a las Administraciones Públicas.


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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Cómo prevenir y comunicar las emergencias en entornos escolares – https://theconversation.com/como-prevenir-y-comunicar-las-emergencias-en-entornos-escolares-293864

¿Es la parodia una nueva forma de hacer política?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Ángel Baños Saldaña, Profesor de Literatura Española, Universidad de Castilla-La Mancha

Pedro Sánchez y Begoña Gómez en un evento del PSOE en Fuenlabrada, en octubre de 2026. Eva Ercolanese/Flickr, CC BY-NC-ND

La convocatoria de elecciones en España el próximo 29 de noviembre ha intensificado un fenómeno cultural que venimos observando: el uso político de la parodia.

Políticos, activistas y comunicadores se burlan de sus adversarios pero… ¿por qué lo hacen? Actualmente, las múltiples formas de la parodia funcionan como estrategias afectivas para transmitir perspectivas ideológicas.

La fuerza de la parodia

Para entender por qué funciona, conviene empezar por el relato. Para el teórico literario Christian Salmon, la política no convence con argumentos, sino con storytelling: un candidato encarna un relato de héroes y villanos, y un destino que cumplir.

Pero si la política es una historia, esta puede ser reescrita. Quien conoce la estructura del relato ajeno puede darle la vuelta, y a quien parodia le basta con apropiarse del adversario y hacer que diga lo contrario.

No es nuevo que la parodia sea política. Lo característico del presente es su centralidad en la comunicación política digital y la velocidad con la que políticos, partidos y usuarios se apropian de una misma forma paródica. Para los críticos de la posmodernidad como Fredric Jameson, la parodia perdió terreno frente al pastiche: una imitación vaciada de reivindicaciones.

Asimismo, el sociólogo francés Jean Francois Lyotard identificó cómo se había debilitado la confianza en las narrativas que prometían explicar y transformar la sociedad.

Las formas actuales de la parodia parecen apuntar a un cambio cultural. Asistimos al reforzamiento de narrativas ideológicas que interiorizamos y utilizamos para desarmar discursos contrarios. La parodia desideologiza el discurso del rival a la vez que impulsa la faceta afectiva de la ideología del emisor.

En este ecosistema, distinguimos dos tipos de parodia: referencial y situacional. La referencial se canaliza mediante forma y contenido. La situacional, en cambio, mediante la inversión de contextos discursivos.

Afectos, parodia y política

Como ejemplo de la primera podemos hablar de la campaña que el Partido Socialista Obrero Español (PSOE) ha difundido estos días: La fuerza del amor, con la imagen de Pedro Sánchez y su esposa, Begoña Gómez, actualmente en medio de un –muy discutido– proceso judicial por presuntos delitos de tráfico de influencias y malversación. En tiempos de polarización y crispación, un simple beso puede hacer historia.

Las reacciones han sido inmediatas. Partidos y usuarios han convertido el mensaje político en un meme. Así, la referencia del PSOE se convierte en una plantilla que otros mensajes imitan para invertir la ideología original. De esta forma, observamos varias contracampañas paródicas.

El Partido Popular (PP) ha hecho uso de la inteligencia artificial para sustituir a Begoña Gómez por el exministro socialista José Luis Ábalos, actualmente en la cárcel. Así presenta el beso con un condenado por corrupción como “La foto de la campaña”.

El mismo partido también recicló el lema, para publicarlo con una fotografía de José Luis Ábalos y su expareja Jésica Rodríguez. Y el PP de Andalucía alteró el lema para retitularlo “La fuerza de la imputación”, con el antiguo político del PSOE Santos Cerdán León y la antigua vicepresidenta del Gobierno –y ahora senadora– María Jesús Montero.

‘Yo seré un perro, pero no tengo amo’

Sigamos con las parodias referenciales. En abril de 2021, un niño va a esquiar a Navacerrada, donde no se habían renovado las licencias de la pista. Un reportero le pregunta por ello y el chiquillo responde: “No lo cierres, Perro Sánchez, que eres el peor”.

El origen del nombre Perro Sanchéz.

De ese lapsus de pronunciación nació la parodia ideológica de PP y Vox sobre la plantilla del nombre del presidente. Así se orquestó una nueva memeificación: Perro Sanxe. No se trataba de cambiar un nombre, sino de mantener su forma y transformarlo, animalizando a un ser humano. El nombre –Pedro– adquiría los valores despectivos de “perro”: ‘persona despreciable’, según el Diccionario de la Real Academia.

Pero la parodia no acabó ahí. Porque entonces el PSOE diseñó una parodia de la parodia. Para celebrar la victoria progresista de 2023, utilizaron la canción “Perra”, de Rigoberta Bandini.

Tras el conflicto en Oriente Medio desatado por Trump, Pedro Sánchez defendió la paz y publicó un vídeo jugando con sus perros e invitando a una “pausa perruna”. A esto se sumó el videojuego “contra la desinformación” del PSOE, protagonizado por un perro.

Más recientemente, ante la crisis de Ceuta por la entrada masiva de migrantes, el presidente reaccionó ante el partido de ultraderecha Vox retomando la parodia: “Yo seré un perro, pero no tengo amo”. Días después, en campaña para defender las pensiones y el derecho a baja laboral, afirmó: “En la fábula de Pedro y el lobo, el lobo son ellos. Yo en todo caso seré un perro que no tiene amo”.

¿Para qué sirven estas parodias de las parodias? Ideología y afectos se entrecruzan. Ante el insulto, el PSOE responde con humor: se apropia del término, desactiva su carga original y lo reutiliza para introducir su discurso político.

El prime time de la parodia

La parodia situacional funciona de otro modo: traslada el discurso a otra situación comunicativa, donde su sentido se invierte.

La televisión es el escenario ideal, porque basta con intervenir sus reglas para que el mensaje cambie de signo.

Para la administración Trump, el humor político tiene consecuencias laborales. ABC suspendió el programa del cómico Jimmy Kimmel tras sus comentarios sobre el asesinato de Charlie Kirk –aunque después volvió a airearlo– y CBS canceló The Late Show de Stephen Colbert.

Bajo esa sombra, el programa de Televisión Española La Revuelta, que comenzó a emitirse hace dos temporadas, ha convertido en gag su propio final.

El pasado septiembre, su presentador, David Broncano, bromeó con que el torero Morante de la Puebla podría sustituirlo tras las elecciones (que irremediablemente tenían que ser como muy tarde en verano de 2027) si ganan los partidos de derechas. En el estreno dio la bienvenida a “la última temporada”.

Y cuando Sánchez convocó elecciones anticipadas en noviembre, el programa arrancó al grito de “a por el voto, oé”, y se comentó, con guasa, que tal vez se adelantase su final, previsto para marzo.

El planteamiento se sostiene a partir de la duda de qué pasará con la parrilla de Radiotelevisión Española si cambia el gobierno. El espectador no recibe una advertencia política, sino un chiste, pero el afecto sigue ahí. El miedo se comparte con la audiencia y se transforma en risa.

Su rival, el programa de Antena 3 El hormiguero, no se queda atrás. En el regreso tras las vacaciones de verano, Pablo Motos, su presentador, criticó al Gobierno, esta vez por la crisis migratoria de Ceuta. Y dio paso al humorista e imitador Carlos Latre, que volvía al programa caracterizado como Pedro Sánchez con aspecto vacacional.

Latre construye entonces una parodia sobre las soluciones de Moncloa y la entrevista, un formato amable, se convierte en un interrogatorio. El imitador pasa a ser el acusado y el presentador, el fiscal. El humor se convierte en una réplica política al servicio de la línea editorial del programa, conservadora.

La pregunta ya no es solo de quién nos reímos, sino desde dónde y con qué fin. Del meme a la televisión, la parodia deja de ser inocente y se convierte en argumento. Por eso, conviene preguntarse qué ideología viaja con cada chiste.


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José Ángel Baños Saldaña es miembro del proyecto de investigación “Poesía, propaganda y publicidad en España II (PoPP II): propuesta de análisis, tipologías discursivas y aplicaciones prácticas”, financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (PID2025-169221NB-I00).

Guillermo Sánchez Ungidos es miembro del proyecto de investigación “Poesía, propaganda y publicidad en España II (PoPP II): propuesta de análisis, tipologías discursivas y aplicaciones prácticas”, financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (PID2025-169221NB-I00).

– ref. ¿Es la parodia una nueva forma de hacer política? – https://theconversation.com/es-la-parodia-una-nueva-forma-de-hacer-politica-294706

¿Por qué hay tantas maneras distintas de tener autismo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Josefa Canals Sans, Catedrática de Psicopatología infantil y de la adolescencia, Universitat Rovira i Virgili

Andrii Yalanskyi/Shutterstock

Los padres de Nicolás, de cinco años, están muy orgullosos de su inteligencia y autonomía; conoce el nombre de múltiples dinosaurios, identifica marcas de coches con una facilidad sorprendente y puede hablar durante horas sobre sus temas favoritos. Sin embargo, en la escuela, su maestra observa dificultades de aprendizaje y en las relaciones con sus iguales.

Marcos no soporta los ruidos fuertes ni determinados olores, mientras que Mateo busca constantemente estímulos sensoriales tocando y oliendo todo aquello que es nuevo para él.

Por su parte, María, una adolescente que siempre ha sido descrita como una alumna excelente, responsable y socialmente adaptada, convive con la ansiedad y la depresión. Nadie sabía que al llegar a casa necesitaba aislarse, dibujar o leer para recuperarse del enorme esfuerzo que le supone comprender las situaciones sociales y encajar entre sus iguales.

En otro instituto, Darío tiene conflictos con compañeros y profesores porque le cuesta interpretar las bromas, la ironía o los dobles sentidos. Aunque le resulta difícil seguir algunas conversaciones, puede hablar con entusiasmo durante horas sobre un tema que le apasiona, sin percibir las señales sociales que indican que los demás no comparten el mismo nivel de interés.

A simple vista, estas situaciones parecen muy diferentes entre sí. Sin embargo, todas ellas podrían formar parte de una misma realidad: el autismo. ¿Por qué este trastorno se presenta de maneras tan diferentes?

¿Trastorno o neurodiversidad?

El trastorno del espectro autista (TEA) es una condición del neurodesarrollo que se caracteriza por déficits persistentes en la comunicación e interacción social, junto con patrones restringidos y repetitivos de comportamiento, intereses o actividades. Estas manifestaciones aparecen en el periodo temprano del desarrollo, aunque en algunos casos pueden hacerse evidentes más tarde, y generan una interferencia funcional, es decir, dificultan de manera significativa la vida cotidiana.

Aunque tradicionalmente se ha definido como un trastorno, en los últimos años ha ganado fuerza una visión más amplia que entiende el autismo como una forma de neurodiversidad. Desde esta perspectiva, muchas personas y profesionales prefieren hablar de autismo o condición autista en lugar de trastorno, ya que estos términos reflejan mejor la idea de que existen diferentes maneras de percibir, procesar e interactuar con el mundo, sin reducir el autismo únicamente a sus dificultades.

Esta visión ayuda a comprender una de las características más importantes del autismo: no existe una única forma de ser autista.

El término espectro se utiliza precisamente para reflejar la enorme diversidad de perfiles de expresión de los rasgos autistas y de sus trayectorias. Aunque comparten ciertas características nucleares, cada persona presenta una combinación única de fortalezas, dificultades y necesidades de apoyo.

De autismo a ‘autismos’

Esta diversidad se observa en la edad de aparición, en la trayectoria evolutiva, en la expresión y la intensidad de los rasgos típicos, en las particularidades sensoriales, en las diferencias entre hombres y mujeres, en las capacidades cognitivas y de lenguaje, y en la presencia de otros problemas de salud o de otras condiciones del neurodesarrollo.

La creciente concepción del autismo como un fenómeno diverso y plural ha llevado a algunos autores a hablar de “los autismos”.




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La dificultad de la detección

En las primeras etapas de la vida, cuando en algunos preescolares autistas aparecen conductas como la irritabilidad, la hiperactividad, las rabietas intensas o las crisis emocionales, es difícil determinar si se trata del desarrollo típico, de otras condiciones del neurodesarrollo o de la manera en que se reflejan las dificultades que puede tener el niño o niña con autismo para comprender el entorno, afrontar cambios, comunicar necesidades o gestionar una sobrecarga sensorial.

Con las niñas, además, existe una dificultad añadida. Excepto en los casos más severos o asociados a condiciones biológicas específicas (como síndromes genéticos), suelen compensar y camuflar sus características, lo que hace que los rasgos autistas sean menos visibles.




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Por esta razón, suelen recibir el diagnóstico más tardíamente, y a lo largo de su vida, son frecuentemente diagnosticadas de otros trastornos psicológicos. Esto retrasa el acceso tardío a la autocomprensión y a los apoyos necesarios para optimizar su calidad de vida. El esfuerzo sostenido desde edades tempranas se ha asociado con un mayor riesgo de desarrollar problemas emocionales, especialmente ansiedad y depresión, durante la adolescencia y la edad adulta.

Más allá del diagnóstico

La heterogeneidad del autismo hace importante mirar más allá del diagnóstico. Algunas personas presentan rasgos autistas sin cumplir todos los criterios diagnósticos.

Desde edades tempranas, pueden compartir algunas dificultades observadas en niños con autismo, como manifestaciones en la interacción y la comunicación social, y en la conducta. Pueden afectar a su funcionamiento cotidiano y necesitan ser acompañados por especialistas a lo largo de su desarrollo.

Cuando el autismo no viene solo

Además, el autismo aparece a menudo con otra condición del neurodesarrollo: el trastorno por déficit de atención e hiperactividad (TDAH). Es una asociación frecuente pero no siempre fácil de detectar, ya que ambas condiciones comparten rasgos clínicos como la falta de atención, la disfunción ejecutiva y algunas características en las habilidades sociales.

Después del TDAH, los trastornos de ansiedad también son frecuentes en las personas autistas; así como otros problemas de salud, como los que afectan al sueño y los trastornos gastrointestinales.

De altas capacidades a discapacidad

A nivel cognitivo, existe una amplia variabilidad en la capacidad intelectual y en las diversas funciones neuropsicológicas como la memoria, la capacidad de atención o el lenguaje. El autismo puede darse tanto en personas con discapacidad intelectual como en personas con altas capacidades, lo que puede influir en su identificación y diagnóstico.

En los últimos años, ha crecido el interés en la denominada doble excepcionalidad, consistente en tener altas capacidades y autismo. En estos casos, las fortalezas en razonamiento verbal, reconocimiento de patrones, creatividad y rendimiento académico, contrarrestan un menor rendimiento en velocidad de procesamiento, funcionamiento ejecutivo y habilidades adaptativas de la vida cotidiana. Las personas con autismo y elevada capacidad intelectual tienen más probabilidad de desarrollar estrategias compensatorias que enmascaran los síntomas y la probabilidad de diagnóstico.




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Cada vez más casos

En los últimos años ha habido un incremento preocupante en la prevalencia del diagnóstico de autismo infantil a nivel mundial. En EE. UU., los datos del Centro para el Control y la Prevención de Enfermedades (CDC) han pasado del 0.6 % de autismo en niños de 8 años en 2000 al 3.2 % en 2022. Un estudio realizado en población escolar de Tarragona con datos recogidos entre 2015 y 2020 estimó una prevalencia del 1,53 % de autismo y un 3.5 % de niños con rasgos autísticos.

Pero el aumento de diagnósticos no implica necesariamente un sobrediagnóstico. Este incremento puede estar relacionado con diversos factores, entre ellos la ampliación de los criterios de diagnóstico y el reconocimiento de la heterogeneidad del espectro, que facilitan la identificación de perfiles más leves.

Al comprender mejor la diversidad de las manifestaciones del autismo a lo largo del desarrollo y haber aumentado la sensibilización social y profesional, los casos se detectan mejor y se diagnostican con más precisión.

Las evidencias científicas del espectro

Sabemos que el autismo tiene una importante base genética, pero esta es extraordinariamente compleja: responde a la combinación de múltiples variantes genéticas, tanto heredadas como de nueva aparición, que pueden influir de forma diferente en el desarrollo cerebral.

Pero la genética no actúa de forma aislada. Determinados factores ambientales, especialmente durante el desarrollo prenatal pueden interactuar con esta susceptibilidad genética y contribuir al desarrollo del autismo.

Los hallazgos más recientes sugieren que distintos perfiles clínicos del autismo pueden estar asociados a diferentes perfiles genéticos. Así, determinadas combinaciones de variantes genéticas se relacionan con mayores dificultades en la comunicación social desde la primera infancia, mientras que otras se asocian a problemas emocionales y conductuales más evidentes en etapas posteriores del desarrollo.




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Se han descrito diferencias genéticas relacionadas con la presencia o ausencia de discapacidad intelectual, con las características observadas en niñas y niños, con la edad de diagnóstico y con la aparición de condiciones asociadas. Esta complejidad genética ayuda a comprender por qué cada persona autista presenta un perfil único de fortalezas, dificultades y necesidades de apoyo.

Avanzar en investigación y apoyos

Conocer esta diversidad nos permite avanzar en la investigación de los factores biológicos y ambientales implicados en el origen del autismo y también entender mejor sus distintas manifestaciones clínicas.

Comprender la heterogeneidad del autismo es fundamental para facilitar su detección temprana y ofrecer a cada persona los apoyos que necesita en las distintas etapas de la vida. Algo fundamental para Nicolás, Marcos, Mateo, María o Darío y las personas de su entorno.

The Conversation

Josefa Canals Sans recibe fondos de investigación del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades.

– ref. ¿Por qué hay tantas maneras distintas de tener autismo? – https://theconversation.com/por-que-hay-tantas-maneras-distintas-de-tener-autismo-275582

¿Existe un momento perfecto para despertarse?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pedro Francisco Almaida Pagán, Investigador Ramón y Cajal, Universidad de Murcia, IMIB, CIBERFES, Universidad de Murcia

MAYA LAB/Shutterstock

Suena el despertador. Hay mañanas en las que abrimos los ojos, estiramos los brazos y el cuerpo responde como si llevara horas esperando. Y otras en las que la cabeza permanece en pausa, los párpados pesan y el mundo se ve a cámara lenta. Puede que hayamos dormido (casi) las mismas horas en ambas ocasiones, pero la sensación es radicalmente distinta. ¿Qué ha pasado? ¿Existe un momento exacto –ni un minuto antes ni uno después– en el que despertar y sentirnos descansados?

La respuesta corta es que no hay una fórmula mágica. La larga es bastante más interesante.

Esa “niebla” de las mañanas tiene nombre

Los especialistas en sueño llaman a ese estado de aturdimiento, torpeza y ganas de volver a la cama que sigue al despertar “inercia del sueño”. Durante un rato, el cerebro se comporta como un ordenador que ha arrancado pero aún no ha cargado todos los programas. Estamos más lentos, nos cuesta reaccionar y tomar decisiones.

La buena noticia es que la niebla se disipa sola. Normalmente, recuperamos la claridad al cabo de unos 30 minutos, aunque en algunos casos, este proceso puede alargarse más. La intensidad de la inercia del sueño, además, varía mucho de una persona a otra y depende de cuánto hayamos dormido esa noche, de la hora que marque nuestro reloj biológico y de cómo nos despertemos. REVISAR SI LA SIGUIENTE FRASE ESTÁ BIEN, LA HE CAMBIADO La falta de sueño y la presencia de alteraciones como la hipersomnolencia de origen central pueden hacerla más intensa y duradera y, a pesar de que esta inercia de sueño no es un trastorno en sí misma, puede resultar tan molesta y disruptiva que se han elaborado cuestionarios para evaluarla y orientar en la consulta clínica.

¿Importa en qué fase del sueño nos despertamos?

Dormir no es apagar el interruptor y encenderlo ocho horas después. La noche es un viaje por paisajes distintos, los de las distintas fases del sueño no REM (ligero y profundo) y el del sueño REM (del inglés rapid eye movements, los movimientos oculares rápidos que lo caracterizan).
Estas fases se encadenan en ciclos que se repiten varias veces a lo largo de la noche y, si despertamos cerca de una fase REM, probablemente nos sintamos más despejados y recordemos el sueño que acabamos de tener. Sin embargo, si nos arrancan del no REM en una fase profunda, la inercia del sueño seguramente será más intensa.

Pero la fase no lo explica todo. La deuda acumulada de sueño, la hora del día a la que nos despertamos y las diferencias entre personas en las preferencias horarias –o cronotipos– también influyen. A veces incluso más que la fase de sueño en la que suena el despertador. Por eso, despertar en una fase de sueño ligero o en REM mejora nuestras opciones, pero no nos asegura levantarnos descansados.

El mito de los ciclos de noventa minutos

Quizá haya leído esa recomendación que dice que, si cada ciclo de sueño dura 90 minutos, basta con contar hacia atrás desde la hora de levantarte para calcular si despertamos en sueño REM. Seis horas, siete y media o nueve nos harían completar un número redondo de ciclos para abrir los ojos en el momento justo. Tiene la elegancia de una operación aritmética. Y justo ahí está el problema, que el sueño no es aritmético.

Esos 90 minutos son solo un promedio. En la práctica, los ciclos de sueño en los que se suceden las distintas fases no REM y REM duran entre 90 y 120 minutos según la persona. Es más, su duración relativa varía a lo largo de la misma noche.

Mientras que al principio de la noche domina el sueño no REM, a medida que avanzan las horas, el REM va ganando terreno ENLACE A PAPER. Por lo tanto, no podemos saber en qué fase estamos simplemente contando el tiempo transcurrido desde que nos acostamos y, peor aún, quien sacrifique horas de descanso para encajar en un “ciclo perfecto” puede acabar durmiendo menos de lo que necesita y provocar el efecto contrario al que buscaba.

Es preferible priorizar una duración de sueño suficiente y un horario regular. Y, en este sentido, conviene recordar que la cantidad de sueño recomendada tampoco obedece a una constante, sino que va cambiando con la edad.

¿Es mejor despertar de forma natural?

Despertarse espontáneamente, sin necesidad de alarma, suele ser un buen indicador de que dormimos lo que necesitamos. Sugiere que nuestro reloj interno, el que marca cuándo toca dormir y cuándo toca estar despiertos, se encuentra bien sincronizado con el tiempo ambiental, marcado por el ciclo de luz-oscuridad, y los horarios que seguimos. Si, además, ocurre después de haber dormido lo suficiente, es una señal de que el cuerpo ha completado su descanso a su manera.

Esa sincronía no es igual para todos. Según nuestro cronotipo, una persona “búho” (vespertina) lo tendrá más difícil para madrugar que una persona “alondra” (matutina), que a veces se despierta incluso antes de que suene el despertador.

Eso sí, no todo despertar espontáneo es buena noticia. El estrés, el ruido, el insomnio u otras circunstancias pueden sacarnos de la cama antes de tiempo. Y entonces ya no estamos hablando de un cuerpo que ha terminado de descansar, sino de un sueño interrumpido.

Y al revés, quienes necesitan levantarse a una hora concreta pueden dormir perfectamente bien con despertador y no vivirlo como una agresión. La clave no es prescindir de la alarma, sino lograr que la hora de despertar sea compatible con lo que nuestro cuerpo necesita y con nuestro reloj interno.

¿Puede un aparato elegir el momento de despertar por nosotros?

Existen aplicaciones y dispositivos que prometen detectar nuestras fases de sueño y hacer sonar la alarma en una fase superficial o ligera, dentro de una ventana horaria que fijamos. Unos se basan en los movimientos del cuerpo o en el sonido; otros incorporan sensores más sofisticados.

Estos dispositivos pueden ser útiles para observar patrones y tener una idea general de cómo dormimos. Pero sus estimaciones no equivalen a una medición clínica del sueño, así que conviene no tomarlas como una verdad infalible a la hora de señalar el instante ideal para despertar. Además, obsesionarse con los datos de estos dispositivos puede acabar generando un estrés que acabe perjudicando la calidad del descanso.

Menos fórmulas, más sentido común

Las estrategias que de verdad ayudan a despertarse mejor son más modestas, y precisamente por eso las solemos ignorar. Empiezan por mantener horarios regulares de sueño, a la vez que evitamos el alcohol, la cafeína tardía y las cenas copiosas. También es recomendable evitar siestas o muy largas o a última hora, así como reservar una ventana de tiempo suficiente para dormir. Exponerse a la luz natural por la mañana y evitarla –la artificial, sobre todo– por la noche, además de mantener el dormitorio fresco durante el descanso, también contribuye a dormir y despertar mejoré.

Sin ser una receta perfecta, se trata de hábitos sencillos, de sentido común y respaldados por la evidencia, que están al alcance de casi todos. Y tienen una ventaja sobre las fórmulas milagrosas: en lugar de generar ansiedad, nos devuelven cierto control sobre nuestro descanso.

Aunque, sin duda, la mejor hora para despertar empieza la noche anterior. Quizá la pregunta más útil no sea cuál es el minuto perfecto para abrir los ojos, sino si estamos durmiendo lo suficiente y a horas que encajan con el tempo que marca nuestro organismo. La mejor manera de comprobarlo no está en una aplicación ni en un cálculo, sino en cómo de despejados nos encontramos durante el día.

The Conversation

Pedro Francisco Almaida Pagán recibe fondos del Ministerio de Ciencia e Innoación a través de los programas “Ramón y Cajal” (RYC2020-028642-I) y Proyectos de Generación de Conocimiento (projecto LIGHTyEAr, PID2022-136577OB-I00), el Ministerio de Economía y Competitividad y el Instituto de Salud Carlos III a través de CIBERFES (CB16/10/00239), la Universidad de Murcia a través del programa “Excelence-UM” (modalidad “Attract-RyC” 2021) y La VELUX STIFTUNG (proyecto LIGHTSPAN, nº2428), todos co-financiados con fondos FEDER de la Unión Europea.

David Martínez Martínez recibe fondos de VELUX STIFTUNG (proyecto LIGHTSPAN, nº2428), co-financiado con fondos FEDER de la Unión Europea.

Jesús Vicente Martínez recibe fondos de la Agencia de Ciencia y Tecnología de la Región de Murcia (Fundación Séneca), gracias a una ayuda predoctoral “21610/FPI/21. Fundación Séneca. Región de Murcia (Spain)”.

Laura Llamas-López recibe fondos del Instituto de Salud Carlos III a través de un contrato predoctoral del CIBER de Fragilidad y Envejecimiento Saludable (CIBERFES, CB16/10/00239). Participa además en los proyectos LIGHTyEAr (PID2022-136577OB-I00), financiado por MCIN/AEI/10.13039/501100011033 y FEDER, UE, y LIGHTSPAN (nº 2428), financiado por la VELUX STIFTUNG.

María de los Ángeles Rol de Lama recibe fondos del Ministerio de Ciencia Innovación y Universidades y la Agencia Estatal de Investigación (PID2022-136577OB-I00), financiado por MCIN/AEI/10.13039/501100011033, FEDER, UEy por “ERDF A way of making Europe”, por European Union NextGenerationEU/PRTR”, y del Ministerio de Economía y Competitividad, mediante el Instituto de Salud Carlos III (CIBERFES, CB16/10/00239), todos ellos cofinanciados con Fondos FEDER, y de Velux Stiftung . Es socia fundadora de Kronohealth SL (2017), empresa de base tecnológica participada por la Universidad de Murcia (spin-off) .

Pedro González Romero recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades a través de la convocatoria Generación de Conocimiento (proyecto PID2022-136577OB-I00, MCIN /AEI /10.13039/501100011033 / FEDER, UE) y su contrato predoctoral (FPU22/03854). Su investigación está también financiada por el Ministerio de Economía y Competitividad y el Instituto de Salud Carlos III a tráves de CIBERFES (CB16/10/00239). También recibe fondos de VELUX STIFTUNG (proyecto LIGHTSPAN, nº2428). Todos ellos cofinanciados por FEDER.

– ref. ¿Existe un momento perfecto para despertarse? – https://theconversation.com/existe-un-momento-perfecto-para-despertarse-292808