Les jardins urbains peuvent contenir du plomb : voici comment amenuiser les risques

Source: The Conversation – in French – By Dr. Melody Lynch, Adjunct Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University

Vous évitez les pesticides, vous arrachez les mauvaises herbes à la main, vous optez pour des semences anciennes. En employant ces modes de culture biologiques, vous avez l’esprit tranquille, sachant que vos légumes sont cultivés sans recours excessif aux produits chimiques.

Mais ce que beaucoup de jardiniers consciencieux ignorent, c’est que leur potager peut présenter un danger que les pratiques biologiques seules ne suffisent pas à prévenir : la présence de plomb.

Le plomb ne présente aucun seuil d’exposition sûr et il est présent dans le sol de certains jardins urbains canadiens. D’où provient-il ? Des émissions d’essence au plomb liées à une utilisation passée, de la peinture au plomb qui se détériore et s’infiltre dans le sol autour des bâtiments anciens ainsi que des activités industrielles telles que l’exploitation minière.

Heureusement, il existe de nombreux moyens simples et abordables de réduire l’exposition au plomb et de rendre nos jardins plus sûrs.

Les effets du plomb varient d’une personne à l’autre

Le plomb ne remplit aucune fonction dans l’organisme humain et est nocif quelle que soit sa concentration.

Bien que les estimations varient, les adultes absorbent de 3 à 10 % environ du plomb qu’ils ingèrent, tandis que les personnes à jeun ou souffrant de malnutrition peuvent en absorber de 60 à 80 %. Ce chiffre est particulièrement élevé chez les enfants, le taux d’absorption pouvant atteindre 50 % – voire 100 % lorsqu’ils ont l’estomac vide.

Chez les adultes, le plomb s’accumule principalement dans les os et les dents à la suite d’une exposition répétée ou prolongée, avant d’être lentement libéré dans le reste de l’organisme. Chez les enfants, une grande proportion du plomb est absorbée dans les tissus mous, ce qui entraîne l’apparition précoce de graves problèmes de santé.

Au fil du temps, l’exposition peut entraîner des effets irréversibles à long terme sur la santé, notamment sur le cerveau, le système nerveux, les reins et le système cardiovasculaire.

À l’échelle mondiale, l’exposition au plomb entraîne chaque année 1,5 million de décès et de nombreux cas d’invalidité – une perte représentant au total plus de 33 millions d’années de vie en bonne santé.

Essence, peinture et histoire passée

Le plomb peut être présent à l’état naturel, mais la majeure partie de la pollution liée au plomb résulte de l’activité humaine, comme l’industrie manufacturière, ou de produits telle que les piles.

L’utilisation de l’essence au plomb a été abandonnée dans le monde entier, mais le plomb accumulé au fil du temps demeure dans l’environnement, car il ne se biodégrade pas.

Malheureusement, il n’existe aucune réglementation concernant la peinture au plomb dans de nombreux pays du monde, où elle reste largement disponible et utilisée. Ce phénomène contribue aux inégalités en matière de santé à l’échelle mondiale.

De plus, les communautés à faibles revenus et racisées peuvent être exposées de manière disproportionnée au plomb, ce qui constitue un exemple d’injustice environnementale.

Pourquoi ce risque en vaut la peine

Malgré les risques, les jardins peuvent constituer une source importante d’aliments sains, en particulier pour les communautés économiquement défavorisées. Ils présentent également de nombreux autres avantages.

Les études montrent que s’occuper d’un jardin a un effet mutuellement bénéfique sur le mieux-être individuel et communautaire. En effet, cette activité renforce notre système immunitaire, aide à réguler les réponses endocriniennes, favorise la stabilité émotionnelle et améliore les comportements psychosociaux, en particulier chez les enfants. Elle peut également favoriser l’empathie envers la nature et les autres.

Pour certains peuples autochtones et d’autres communautés ayant une longue tradition agricole, le jardinage contribue à la préservation du patrimoine culturel en perpétuant des pratiques basées sur les connaissances intergénérationnelles et la spiritualité.

Cela dit, il faut soupeser les risques et les avantages, et surtout, éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. En effet, les préoccupations en matière de sécurité alimentaire sont souvent évoquées pour stigmatiser les populations marginalisées qui n’ont guère d’autres options, ou pour étouffer le débat public au sujet des décisions d’aménagement du territoire, ce qui finit par entraîner la disparition des jardins communautaires.

Comment adopter de saines pratiques de jardinage

Le plomb peut contaminer vos cultures par l’air ou le sol. Chaque plante absorbe le plomb différemment, notamment en fonction de son espèce et des caractéristiques du sol. Les légumes-feuilles et les légumes racines sont généralement plus susceptibles d’absorber le plomb que d’autres légumes, par exemple.

Heureusement, il existe de nombreux moyens simples d’éviter que du plomb ne se retrouve dans les aliments issus de votre potager.

  1. Aménagez votre potager loin des routes très fréquentées, des aires de stationnement, des voies ferrées, des cours d’eau et des zones industrielles.

  2. Si vous pensez que le sol que vous utilisez pourrait contenir du plomb, vous pouvez envoyer un échantillon pour le faire analyser.

  3. Faites preuve de prudence si vous utilisez des engrais chimiques et des pesticides. Privilégiez des méthodes non chimiques dans la mesure possible ; sinon, respectez scrupuleusement les dosages recommandés.

  4. Utilisez des bacs surélevés ou des pots remplis de terreau frais si vous craignez que le sol soit pollué.

  5. Utilisez du compost. Bien qu’il n’élimine pas les métaux lourds, un compost de haute qualité peut empêcher le plomb de contaminer vos cultures en passant par le sol.

  6. Surveillez le pH du sol à l’aide d’un pH-mètre vendu dans les quincailleries. Assurez-vous que votre sol n’est pas trop acide afin d’empêcher le plomb de contaminer vos cultures.

  7. Vérifiez la texture du sol. Évitez les sols trop sableux, car ils favorisent la migration du plomb vers les plantes de votre jardin.

  8. Observez la couleur du sol. Les sols rouges et jaunes indiquent souvent la présence d’oxydes de fer, qui aident à empêcher le plomb de passer dans les cultures. Les sols d’un noir profond indiquent souvent une forte teneur en matière organique, ce qui renforce également cette protection.

  9. Utilisez du paillis, comme des copeaux de bois ou des feuilles en décomposition, pour empêcher le plomb de pénétrer dans vos sols par l’air.

  10. Évitez de brûler des déchets dans votre jardin ou à proximité de celui-ci, car cela pourrait entraîner la contamination de vos aliments par le plomb. Le brûlage à l’air libre des déchets constitue un problème de santé mondial pressant dans les régions où les infrastructures de collecte des déchets sont insuffisantes, notamment dans certaines communautés autochtones du Canada.


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  1. Empêchez les jeunes enfants de mettre de la terre dans leur bouche lorsqu’ils sont dans le jardin, car ils courent un risque accru de développer des problèmes de santé s’ils ingèrent du plomb.

  2. Lavez les fruits et légumes à l’eau claire avant de les consommer afin d’éliminer les résidus.

La démarche la plus importante que nous puissions entreprendre pour assainir nos jardins consiste sans doute à demander des comptes à nos gouvernements pour garantir la qualité de l’environnement dans nos communautés. Si la pollution vous préoccupe, communiquez avec votre représentant local ou ralliez-vous à une cause pour réclamer une réglementation plus stricte et de meilleures politiques en matière d’urbanisme.

Pour de nombreuses familles, le jardinage est bien plus qu’un simple passe-temps. C’est un moyen de se nourrir. Et malgré les progrès réalisés, l’exposition au plomb demeure un risque sanitaire méconnu au sein de la population canadienne. Nous pouvons y remédier en prenant les mesures adéquates.

La Conversation Canada

Dr. Melody Lynch a bénéficié d’un financement pour cette recherche de la part du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de Mitacs.

ref. Les jardins urbains peuvent contenir du plomb : voici comment amenuiser les risques – https://theconversation.com/les-jardins-urbains-peuvent-contenir-du-plomb-voici-comment-amenuiser-les-risques-283329

El valor de la amabilidad o por qué los lobos tienen problemas de extinción y los perros, no

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jonathan Benito Sipos, Profesor Titular Fisiología Animal. Neurociencia, Universidad Autónoma de Madrid

In Green/Shutterstock

¿Es la amabilidad una estrategia evolutiva? ¿Tiene ventajas tangibles ser amable en la sociedad en la que vivimos?

La primera respuesta nos la van a dar ni más ni menos que los perros y los lobos. Ambos comparten el 99,9 % de su genoma, pueden procrear entre ellos y obtener descendencia fértil. Desde el punto de vista de la biología, muchos los consideran la misma especie (Canis lupus).

Sin embargo, los lobos llevan miles de años jugando con la extinción, mientras que se estima que existen 900 millones de perros en el planeta. ¿Cómo es esto posible? ¿Cuál es esa pequeña y sutil diferencia entre ellos que es tan determinante?

Resulta que ambos provienen de un ancestro común, el lobo de la Edad de Hielo (Aenocyon dirus). Estos animales eran un tanto impredecibles, desconfiados y también agresivos cuando tenían hambre. Pero, entre esos lobos, surgían algunos individuos más sociales, más predecibles, más confiables y menos agresivos.

Ejemplar de lobo gris Canis lupus.
Wikimedia Commons., CC BY

Los primeros perros

Los primeros Homo sapiens dejaban que estos animales se acercasen a la periferia de los poblados a comer los restos de su comida, siempre y cuando no fueran una amenaza. Y claro, se veía venir lo que terminaría por ocurrir: los individuos más sociales comían más y mejor que los menos sociales.

Al reproducirse entre sí esos individuos más sociales, en unas pocas generaciones (no más de seis) surgieron animales ultrasociales, a los que hoy llamamos perros y de los que ya nunca se desprenderían los sapiens.

Por tanto, la diferencia entre el perro y el lobo es lo que llamamos en neurobiología la prosociabilidad, es decir, la amigabilidad o la amabilidad, que en este caso demostró ser una estrategia evolutiva ganadora. El proceso que experimentaron los perros se denomina autodomesticación.

Por qué los sapiens sobrevivieron a los neandertales

Y no es el único ejemplo, ni siquiera el más cercano a los humanos. Nosotros mismos también sufrimos un proceso de autodomesticación. Hace unos 46 000 años, el espíritu aventurero del sapiens nos trajo a Europa. Provenientes de África, aquellos primeros colonos se encontraron con varias adversidades con las que, probablemente, no contaban.

Por un lado, Europa les recibió con el frío gélido propio de un periodo glacial. Por otro, se toparon con que ya había otros humanos viviendo en esta latitudes. Que sepamos, como poco, ya estaban por aquí los neandertales.

Y los neandertales no eran poca cosa. Para empezar, eran insultantemente más fuertes que nosotros: en una lucha cuerpo a cuerpo nos podrían despedazar como a una muñeca de trapo. Para seguir, eran, al menos, igual de inteligentes que nosotros. Entonces, ¿por qué la historia la escribimos los sapiens y no los neandertales?

Inteligencia y fuerza no son suficientes

Llegó un momento en la evolución donde la fuerza bruta ya no era suficiente: los osos eran más fuertes que los humanos, pero no eran los osos los que se estaban disputando el mundo. También llegó un momento en que la inteligencia bruta no era suficiente. Hacía falta algo más. Y ese más era una diferencia sutil, como en el caso del perro y el lobo.

Los neandertales eran seres humanos en toda su expresión, con una cultura muchísimo mayor de lo que sospechábamos hace unas décadas, que cuidaban a sus enfermos y despedían con ritos funerarios a sus muertos.

Sin embargo, todos los indicios apuntan a que vivían en pequeños grupos de convivencia (de no más de una docena de individuos) y que las interacciones con otros grupos eran más limitadas que las que tenían los sapiens. Estos últimos vivían en grupos mayores y, además, estaban más conectados con los otros grupos.

Es decir, los neandertales eran prosociales, pero parece que los sapiens lo éramos más. Y esta sutil diferencia puede explicar que hubiera mayor intercambio de información entre los sapiens y que, por tanto, su tecnología se desarrollase a mayor velocidad.

Con toda probabilidad, la extinción de los neandertales fue multifactorial. Pero parece que la mayor prosociabilidad de los sapiens pudo jugar un papel fundamental en aquella batalla evolutiva.

Factor de protección de la salud

Lejos de ser un atributo “blando”, la amabilidad es una estrategia evolutiva de primera magnitud. Entre otras cosas porque las personas que la practican la generan muchas interacciones positivas a lo largo de su día a día. Y cada vez tenemos más evidencia científica de que estas interacciones positivas redundan en una mayor felicidad , tanto para el que las practica como para el que las recibe.

Conseguir ser más feliz ya es de por sí todo un logro. Pero es que, además, las personas felices tienen menor riesgo de sufrir enfermedades y viven más años.

The Conversation

Jonathan Benito Sipos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El valor de la amabilidad o por qué los lobos tienen problemas de extinción y los perros, no – https://theconversation.com/el-valor-de-la-amabilidad-o-por-que-los-lobos-tienen-problemas-de-extincion-y-los-perros-no-283612

El ‘biohacking’ emocional y la trampa del perfeccionismo psicológico

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jose Juan Rivero Pérez, Profesor universitario: Intervención psicología de la salud, habilidades del terapeuta en psicología de la salud, experto en psicología positiva, Universidad Europea

Koldunov/Shutterstock

Hoy podríamos afirmar que ya no vivimos, nos procesamos. En la era de la búsqueda de la perfección y el rendimiento óptimo se ha canjeado nuestra humanidad por la ilusión de ser sistemas operativos que no pueden permitirse un error. Si al hablar de la “psicología snack” hacemos referencia al consumo rápido y fragmentado de información, el “biohacking emocional” sería el brazo ejecutor. Este se centra en la creencia de que podemos y debemos intervenir en nuestra biología mediante pequeños atajos, denominados hacks. El objetivo: alcanzar un estado de rendimiento emocional perpetuo.

La idea parece atractiva por su promesa de control. Sin embargo, a la hora de implementarla dispara la ansiedad en una población que busca desesperadamente un estado de bienestar y rechaza que la vida es una sucesión de luces y sombras. Estas, además, no siempre se pueden controlar.

¿Qué es el biohacking emocional? Una visión mecanicista

El biohacking tradicional nació en Silicon Valley con el objetivo de optimizar el cuerpo (dieta, luz, suplementación). Sin embargo, se ha trasladado al terreno de la salud mental, lo que genera un híbrido que podría ser peligroso.

Su variante emocional trata las emociones no como señales adaptativas que nos informan sobre nuestra relación con el entorno, sino que los analiza como “errores de software” o “fluctuaciones químicas” que deben ser corregidas para poder plantear un rendimiento óptimo.

Por lo tanto, en su caso la tristeza no es una respuesta a una pérdida, sino una bajada de serotonina. El estrés no es una señal de que estamos sobrepasados, sino un pico de cortisol que hay que hackear.

Esta deshumanización del proceso interno elimina el significado de la experiencia y lo sustituye por una métrica de eficiencia que ignora la base de la regulación emocional.

La obsesión por el cortisol

Uno de los pilares fundamentales del biohacking emocional que inunda las redes sociales es el cortisol. Aquí nos encontramos con rutinas de 30 segundos para disminuir al máximo los niveles de esta hormona, que se trata como una toxina que debemos de eliminar.

Es crucial entender que el cortisol es importantísimo en nuestra respuesta de lucha o huida. Sin él no podríamos despertarnos por la mañana, ni reaccionar ante un peligro. La ciencia advierte que el problema no es el cortisol en sí, sino el desgaste que se ocasiona a través del estrés crónico.

Sin embargo, el biohacking emocional nos vende que sentir estrés es un fallo en la gestión personal que genera una metaansiedad: ansiedad por estar ansioso. Si la persona intenta el hack (respirar, suplementarse, usar la luz roja) y el malestar persiste, el sistema de alarma se dispara multiplicándose por dos. El cerebro interpreta que la máquina está fallando, lo que va a cronificar el estado de alerta que pretendíamos solucionar.

La tiranía de la dopamina

Otro elemento crucial es la obsesión por la gestión de la dopamina. La psicología snack ha popularizado términos como “el ayuno de dopamina”, que sugiere que podemos resetear nuestros receptores cerebrales como quien reinicia un teléfono móvil.

Esta simplificación es neurobiológicamente imprecisa, ya que la dopamina no solo es placer: también juega un papel importante en la predicción que hacemos de las recompensas y en la motivación. Intentar controlar cada pico de dopamina genera una vigilancia obsesiva sobre el propio placer. La persona deja de disfrutar de un café o de una charla con amigos porque está evaluando si eso le está quemando los receptores dopaminérgicos.

Según la teoría de la autodeterminación la salud mental florece cuando hay autonomía y espontaneidad. El biohacking, al convertir el disfrute en una tarea de laboratorio, aniquila la base misma del bienestar. Lo hace predecible y, así, pierde su valor.

¿Por qué el ‘biohacking’ emocional genera más ansiedad?

La ansiedad es una respuesta de adaptación ante la incertidumbre y la falta de control. El biohacking promete el control total, que es una falsa promesa imposible de cumplir. Esto generará una frustración que es devastadora.

El biohacking fomenta lo que en terapia de aceptación y compromiso se conoce como “evitación experiencial”. En lugar de aprender a sostener una emoción difícil y entender qué nos quiere decir, buscamos un parche químico para silenciarla. La evidencia demuestra que cuanto más luchamos contra un pensamiento o emoción, más fuerza cobra.

Por esa razón, la estetización del control aparece en un mundo dominado por un caos que no aceptamos. El biohacking da una falsa sensación de control por nuestra parte. No puedo controlar mi entorno, pero puedo controlar mis ondas cerebrales. Es como si nos retirásemos hacia el interior. Como si perteneciéramos a una sociedad agotada que prefiere optimizar a la persona ante todo lo demás.

Abocados al perfeccionismo psicológico

Bajo esta perspectiva el bienestar ya no es un estado de tranquilidad, sino que parece más bien un indicador de desempeño. Nos susurra al oído que si no estamos al cien por cien. Si la variabilidad en la frecuencia cardíaca no es la que indica el smartwatch tendremos la sensación de que estamos fallando.

Este perfeccionismo emocional es el caldo de cultivo para los trastornos de ansiedad generalizada. La salud mental no es ese estado estático de felicidad que anhelamos constantemente, va más allá. Es la capacidad de vivenciar todas las emociones humanas sin quedar atrapado en ninguna, un concepto conocido como flexibilidad psicológica.

Por esa razón debemos recuperar nuestro papel fundamental en todo nuestro proceso de construcción personal. Debemos asumir que cualquier emoción no es un error que hay que evitar y surfear, sino que son procesos adaptativos propios de nuestra naturaleza humana. Debemos ser conscientes de que no somos máquinas que tenemos que resetear constantemente, sino que nuestra concepción biológica está sujeta a ritmos cíclicos. La salud no es un proceso de optimización, sino un equilibrio que mejora nuestra capacidad de respuesta y adaptación a nuestra vida.

The Conversation

Jose Juan Rivero Pérez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El ‘biohacking’ emocional y la trampa del perfeccionismo psicológico – https://theconversation.com/el-biohacking-emocional-y-la-trampa-del-perfeccionismo-psicologico-280404

¿Cómo ha cambiado la manera de estudiar de las generaciones hiperconectadas?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laia Lluch Molins, Profesora e Investigadora en los Estudios de Educación, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Gigi Delgado/Shutterstock

Mientras debatimos sobre si la tecnología ayuda o entorpece el aprendizaje y la concentración, conviene constatar que la manera de estudiar ha cambiado profundamente, y la generación Z (nacida entre 1997 y 2012) ha incorporado prácticas que ninguna generación anterior tuvo a su alcance. Entenderlas es condición previa para juzgarlas.

Hoy se preparan los exámenes en un entorno en el que acceder al conocimiento está al alcance de todos y de manera inmediata. La lectura coexiste con vídeos, documentos colaborativos, grupos de mensajería e inteligencia artificial generativa. Esto no es necesariamente dispersión: puede ser aprendizaje multimodal. Por ejemplo, el informe PISA 2022 indicaba que el alumnado que utilizaba dispositivos digitales hasta una hora diaria con fines de aprendizaje obtenía hasta catorce puntos más en matemáticas que quienes no los usaban.

Cómo se aprende en red hoy

Los jóvenes se mueven con soltura entre formatos, plataformas y lenguajes: desde explicaciones en vídeos de quince minutos que localizan en YouTube a revisión de apuntes compartidos en un documento colaborativo, pasando por grupos de WhatsApp donde resolver dudas propias o de otros compañeros o mandarles explicaciones en un mensaje de audio. También usan la inteligencia artificial generativa, por ejemplo, para afianzar la comprensión de un concepto o para que reformular una idea de tres maneras distintas hasta encontrar la que mejor encaja. Estas prácticas son ya rutina.

Aprenden, como hemos aprendido siempre los humanos, también por imitación, viendo cómo otra persona resuelve algo en pantalla. Y probablemente distribuyen el estudio en sesiones más cortas e intercaladas.

¿Distraídos o asimilando de otra manera?

Enfrentarse de esta manera a los contenidos académicos tiene sus riesgos, pero también enormes ventajas.

Como explicaba Lev Vygotsky en los años treinta del siglo pasado, el desarrollo cognitivo se produce en la zona de desarrollo próximo, ese espacio en el que alguien más avanzado –o, simplemente, diferente– nos ayuda a llegar más lejos de lo que llegaríamos solos. El grupo de WhatsApp donde una compañera mejor preparada explica un ejercicio, el vídeo del youtuber especializado en química orgánica o la conversación con una herramienta de IA generativa que reformula un concepto desempeñan, en versiones distintas, esa función mediadora.

Los expertos Jean Lave y Etienne Wenger añadieron el concepto de comunidades de práctica: aprendemos participando, compartiendo, siendo reconocidas como miembros de un grupo que construye conocimiento. Y cuando cualquier estudiante le explica un concepto a otro, no solo le ayuda: reorganiza su propio conocimiento, detecta lo que no había entendido bien y lo verbaliza de una forma nueva.

La investigación lo llama efecto protégé: enseñar es una de las mejores maneras de aprender. El ecosistema digital ha multiplicado las oportunidades de hacerlo y ha bajado radicalmente sus barreras de entrada.

El matiz necesario: aprender sigue exigiendo esfuerzo

Esto no significa que todo lo que la tecnología facilita sea automáticamente aprendizaje. Aquí aparece la asimetría incómoda: el mismo recurso digital amplifica a la estudiante autorregulada y empobrece a la consumidora pasiva. La tecnología no es un objeto, es una relación cognitiva.

Dos hallazgos recientes lo confirman. En un estudio con 666 participantes se encontró una correlación negativa significativa entre uso frecuente de inteligencia artificial generativa y pensamiento crítico, especialmente en jóvenes, mediada por la delegación sistemática de tareas mentales en sistemas externos (cognitive offloading). En paralelo, otro estudio estadounidense midió mediante ondas eléctricas la actividad cerebral de estudiantado redactando ensayos con o sin asistencia de un modelo de lenguaje. Pues bien, quienes usaron IA mostraron menor conectividad neural, menor sentido de autoría y peor recuerdo posterior del propio texto. Los autores lo llamaron “deuda cognitiva”.




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La lectura útil –no apocalíptica, pero tampoco complaciente– es esta: cuando una herramienta elimina el esfuerzo, también elimina el aprendizaje. La psicología cognitiva lo formalizó con el concepto de “dificultades deseables”: las condiciones que ralentizan el rendimiento aparente son las que consolidan la memoria a largo plazo.

El aprendizaje profundo es incómodo por diseño. Por eso, las prácticas digitales que mejor funcionan son las que mantienen viva esa fricción productiva: explicar a otros, decidir, equivocarse, debatir, contrastar, reformular, comparar fuentes, crear, reflexionar, transferir y recibir feedback.




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Las condiciones que hacen que la red enseñe

Aquí entran en juego las otras dos variables: el papel de la familia y el del profesorado. La teoría de la autodeterminación muestra que un estudiante con motivación intrínseca usa la inteligencia artificial para preguntar mejor; uno con motivación extrínseca, para no pensar.

Las familias modulan a menudo sin saberlo ese tipo de motivación, fragilizándola cuando el mensaje gira exclusivamente en torno al resultado y sosteniéndola cuando validan el proceso.

El profesorado hace lo equivalente desde el aula: las estrategias y criterios con que se evalúa configuran la imagen que el estudiantado construye de sus propias capacidades, y una evaluación formativa –que ajusta la docencia y acompaña el proceso de aprendizaje– es la mejor preparación para cualquier prueba sumativa posterior.




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Estudiar diferente, no peor

Por eso, no debemos equiparar estudiar de manera diferente con estudiar peor. De hecho, podríamos decir que la generación Z estudia en muchos aspectos de forma más sofisticada. Donde antes había un libro de texto cerrado, hoy hay una conversación abierta en la que apuntes, vídeos, mensajes, documentos colaborativos e inteligencia artificial circulan entre iguales.

Esa diversidad de apoyos enriquece el aprendizaje, pero también introduce una exigencia mayor: saber discriminar, organizar y convertir todo ese caudal de información en comprensión real, en aprendizaje profundo. Ante este panorama, un punto de inflexión es claro: debemos empezar a evaluar de diferente manera.

Aprender en red no es un atajo, ni una versión empobrecida de aprender. Es una forma sofisticada de construir conocimiento que combina lo individual con lo colectivo, lo síncrono con lo asíncrono, lo textual con lo audiovisual. Y, bien acompañada, prepara para algo más exigente que un examen concreto: para una vida profesional en la que aprender, desaprender y volver a aprender con otros y con tecnologías cambiantes será, probablemente, la competencia más valiosa que esta generación habrá necesitado adquirir.

The Conversation

Laia Lluch Molins no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo ha cambiado la manera de estudiar de las generaciones hiperconectadas? – https://theconversation.com/como-ha-cambiado-la-manera-de-estudiar-de-las-generaciones-hiperconectadas-283503

¿Sabe usted interpretar los datos que ve cada día? Si le abruman las estadísticas necesita alfabetización digital

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Manuel Cerdá Suárez, Profesor Titular de Universidad (UNIR). Investigador en Marketing e Investigación de Mercados, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

sasirin pamai/Shutterstock

Desde el precio de la luz o los datos sobre sequía, hasta las alertas sanitarias, cada vez convivimos con más cifras y gráficos en nuestra vida cotidiana. Sin embargo, tener acceso a los datos no significa necesariamente comprenderlos. La falta de alfabetización digital y estadística se ha convertido en un problema clave para interpretar la realidad y confiar en las instituciones.

Cuando las cifras generan desinformación y desconfianza

Los datos abiertos se conciben como la “materia prima” para una democracia de calidad. El propio portal datos.gob.es insiste en que el acceso a la información y su correcta comprensión son esenciales para tomar decisiones informadas y ejercer plenamente los derechos digitales.

El problema es que interpretar una tabla de datos o un gráfico no es trivial. La literatura sobre alfabetización estadística –statistical literacy, en inglés– señala que para participar en debates sobre empleo, salud o medioambiente, no basta con acceder a las cifras, hay que comprender cómo se construyen, qué comparan y qué límites tienen.

España ha avanzado en gobierno abierto y administración digital, pero la experiencia cotidiana de muchos ciudadanos es distinta: formularios complejos, paneles que presuponen conocimientos técnicos y gráficos pensados más para especialistas que para la ciudadanía. Resultado: más datos, pero no siempre más capacidad para entenderlos.

Además, distintos informes muestran importantes diferencias en competencias digitales y de alfabetización de datos según edad, nivel educativo y uso de internet. Esto genera una ciudadanía a dos velocidades: quienes dominan las herramientas estadísticas pueden aprovechar mejor los portales públicos; el resto queda, en la práctica, fuera de la conversación basada en cifras.

Muchos datos en un ecosistema saturado

Los datos públicos no circulan en el vacío, sino en un entorno saturado de titulares simplificados, mensajes interesados y desinformación. Parte de la población española percibe este fenómeno como un problema serio y, en consecuencia, aumenta su desconfianza hacia la política y hacia cualquier cifra “oficial”.

Un ejemplo muy cercano es el del precio de la electricidad: con frecuencia leemos que “baja el precio de la luz”, pero se trata del mercado mayorista. Mientras tanto, el consumidor paga una factura que incluye impuestos, peajes y distintos tipos de contrato.

Algo parecido ocurre con los embalses: escuchar que están “al 50 %” puede parecer alarmante o tranquilizador según el titular, aunque ese dato solo tenga sentido si se compara con la media histórica y con el mismo periodo de otros años.

También sucede así en el ámbito sanitario. Conceptos como “falso positivo”, “falso negativo” o “riesgo relativo” suelen aparecer en medios y redes sociales sin suficiente contexto estadístico, lo que puede generar percepciones distorsionadas del riesgo y aumentar la confusión pública.

A ello se suma la expansión de herramientas de inteligencia artificial capaces de generar gráficos, imágenes y estadísticas aparentemente verosímiles en pocos segundos, dificultando todavía más la identificación de información fiable.

En este contexto, muchas personas recurren a atajos: creer lo que dice su grupo de referencia ideológico, desconfiar sistemáticamente de cualquier dato oficial o, simplemente, desconectar. Abrimos los portales, sí, pero no siempre ofrecemos herramientas para leerlos.

Interpretar datos es una habilidad básica

La buena noticia es que esta brecha se puede reducir. Los documentos estratégicos sobre datos abiertos reconocen la necesidad de fomentar la alfabetización de datos y de implicar a la ciudadanía en el uso de la información pública. Investigaciones recientes subrayan que interpretar datos es ya una competencia básica del siglo XXI, tan esencial como la lectura de textos convencionales.

La investigación en este ámbito apunta varias líneas de acción. La primera consiste en diseñar gráficos y paneles pensando en las personas, no solo en especialistas: menos indicadores por pantalla, escalas claras y comparaciones sencillas (por hogar, por municipio, en el tiempo) facilitan la comprensión.

La segunda pasa por explicar los datos como historias. Acompañar las cifras con contexto, como en la Estadística Cívica –qué significan, de dónde proceden y qué nos pueden decir– favorece la lectura crítica y reduce el espacio para la manipulación.

Y la tercera tiene que ver con la educación y formación. La alfabetización de datos no puede limitarse a talleres puntuales: requiere trabajar de forma sistemática la interpretación de información cuantitativa en escuelas, universidades y programas de formación continua. También resulta importante involucrar a organizaciones sociales, periodistas de datos y colectivos ciudadanos para detectar dónde aparecen las principales dificultades de comprensión y qué tipo de capacitación resulta más necesaria.

Hacia una competencia democrática

Publicar datos es solo el primer paso para avanzar en participación y gobernanza. Si queremos que los indicadores sobre inflación, presupuestos, sanidad o medioambiente sirvan para algo más que adornar informes, necesitamos una ciudadanía capaz de leerlos, cuestionarlos y utilizarlos.

La alfabetización de datos ya no es un lujo técnico: se ha convertido en una competencia democrática esencial para desenvolverse en entornos digitales cada vez más complejos y saturados de información.

The Conversation

Luis Manuel Cerdá Suárez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Sabe usted interpretar los datos que ve cada día? Si le abruman las estadísticas necesita alfabetización digital – https://theconversation.com/sabe-usted-interpretar-los-datos-que-ve-cada-dia-si-le-abruman-las-estadisticas-necesita-alfabetizacion-digital-272550

Las fuerzas israelíes toman el castillo de Beaufort en el Líbano, un yacimiento de la época de las Cruzadas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Beth Spacey, Lecturer in Medieval History, The University of Queensland

Ruinas del castillo de Beaufort. Getty Images/Monik-a

Un castillo del siglo XII construido durante las Cruzadas en el Líbano ha sido ocupado por las fuerzas israelíes en lo que se ha descrito como la incursión más profunda en ese país en más de 25 años.

Este lugar histórico, conocido como el castillo de Beaufort o Qalʿat al-Shaqīf, se alza sobre un impresionante afloramiento rocoso en una posición dominante al borde del desfiladero del Litani, desde donde se disfruta de unas vistas espectaculares del sur del Líbano. Históricamente ha sido un lugar muy estratégico, especialmente durante las Cruzadas.

¿Qué fueron las Cruzadas?

Las Cruzadas es el nombre que se da a una serie de expediciones militares, que comenzaron a finales del siglo XI, de cristianos latinos de toda Europa hacia diversos destinos, siendo el más famoso Tierra Santa. Eran peregrinaciones armadas, que representaban una fusión de ideas sobre la guerra y la espiritualidad.

El papa era quien las convocaba, y prometía a los participantes recompensas espirituales si hacían el voto de cruzado y emprendían estas campañas.

Los objetivos y metas de las Cruzadas cambiaron con el tiempo a medida que se fue transformando el panorama geopolítico. La Primera Cruzada –convocada en 1095– tenía el objetivo general de “liberar” los lugares sagrados de Jerusalén de los turcos selyúcidas, un grupo musulmán suní que gobernaba en Asia Menor en aquella época. Los cruzados también querían prestar ayuda militar a los cristianos orientales de la región. La Primera Cruzada también estableció los Estados cruzados, y en su centro se encontraba lo que se conoció como el Reino de Jerusalén.

Lo que distingue a las cruzadas de otras campañas militares es que estas eran consideradas una forma de guerra espiritualmente meritoria.

¿Quién construyó el castillo de Beaufort y por qué?

La etapa de este lugar como castillo cruzado comenzó con los francos –término utilizado en aquella época para referirse a los colonos de Europa occidental en Oriente–. El Reino de Jerusalén llevaba existiendo 40 años y su rey de entonces, Fulk, pertenecía a ese pueblo. Cuando los francos llegaron al lugar, probablemente este ya se estaba utilizando de alguna manera significativa debido a su posición estratégica.

La construcción del castillo de Beaufort (en francés antiguo, “hermosa fortaleza”) comenzó hacia el año 1139. Con el tiempo, se convirtió en un gran castillo de dos niveles, de forma aproximadamente triangular. Como suele ocurrir con los edificios de esta época, a lo largo del tiempo se le han añadido partes y otras han sido destruidas. Lo que nos queda es una mezcla de obra franca y ampliaciones que diversos gobernantes musulmanes fueron haciendo a lo largo de los siglos.

Los cristianos latinos lo consideraban parte de una red de castillos fortificados que esperaban que ayudara a consolidar el asentamiento franco en la zona.

Entra Saladino

El siguiente personaje clave en la historia del castillo de Beaufort es Saladino, una de las figuras más famosas de las Cruzadas, la región y la historia islámica en general.

Rey (Saladino de Egipto), de
Saladino fue una figura clave en los esfuerzos militares musulmanes contra los cristianos latinos.
The Metropolitan Museum of Art

De origen kurdo, cuando el castillo de Beaufort pasó a manos de los cristianos latinos era sultán de Egipto y Siria. Según todas las fuentes, Saladino parece haber sido un líder carismático y astuto, además de un experto militar. Fue una figura clave en los esfuerzos bélicos musulmanes contra los cristianos latinos.

Saladino conquistó el castillo de Beaufort en 1190 como parte de una larga racha de éxitos en lo que se ha denominado la “contracruzada”. Unos años antes, había obtenido algunas victorias significativas, incluida la famosa batalla de Hattin (representada en la película de Ridley Scott de 2005, El reino de los cielos). También conquistó la ciudad de Jerusalén en 1187, lo que supuso una enorme pérdida para los cruzados.

Así pues, la toma de Beaufort formaba parte del panorama general de la espectacular campaña de conquista de Saladino en esta región por aquella época. Murió poco después, en 1193, y el castillo permaneció en manos musulmanas hasta 1240.

Posteriormente, volvió a manos de los cristianos latinos como parte de un tratado con Teobaldo I de Navarra en la Cruzada de los Barones. Finalmente, pasó a pertenecer a los Caballeros Templarios en 1260.

¿Quiénes eran los Templarios?

Los Caballeros Templarios eran una orden militar religiosa formada por monjes-guerreros, fundada en 1118 en el Reino de Jerusalén. Su misión inicial era defender a los peregrinos cristianos que visitaban los lugares sagrados, pero su papel cambió con el tiempo.

Un rey medieval consulta con los templarios.
Un rey medieval consulta con los templarios.
Autor desconocido – ‘Chronique d’Outremer’, hacia 1280. Manuscrit Français 770, fol. 313, Gallica/BNF/Wikimedia Commons

Seguían la Regla Templaria, y hacían votos de castidad, pobreza y obediencia para vivir en comunidades de acuerdo con sus votos. Lo que resultaba inusual de estos monjes era que también eran guerreros altamente entrenados, especialmente hábiles a caballo, tanto en la caballería pesada como en la ligera. Los reyes de Jerusalén pronto llegaron a confiar en ellos para recibir asesoramiento militar y como un ejército permanente altamente entrenado.

Se les consideraba capaces de luchar tanto en el campo de batalla espiritual como en el terrenal, una especie de supersoldados sagrados. Según su patrón, Bernardo de Claraval, el “alma del templario está protegida por la armadura de la fe, al igual que su cuerpo está protegido por la armadura de acero”.

Los reyes y los nobles comenzaron a donar cada vez más tierras y riquezas a los templarios. Con el tiempo se convirtieron en una organización internacional con una riqueza considerable en toda Europa y el Mediterráneo oriental, aunque finalmente fueron juzgados por herejía.

Los Templarios mantuvieron el control del castillo de Beaufort durante solo ocho años, antes de que volviera a manos musulmanas durante siglos. En la época moderna, ha estado bajo control libanés hasta su captura por las fuerzas israelíes esta semana.

Como se ve, ha sido una región con una historia increíblemente matizada y compleja, y así sigue siendo hoy en día.

The Conversation

Beth Spacey recibió una beca del Consejo de Investigación de Artes y Humanidades (Reino Unido) para su doctorado sobre historia medieval.

ref. Las fuerzas israelíes toman el castillo de Beaufort en el Líbano, un yacimiento de la época de las Cruzadas – https://theconversation.com/las-fuerzas-israelies-toman-el-castillo-de-beaufort-en-el-libano-un-yacimiento-de-la-epoca-de-las-cruzadas-284219

La lucha escondida de las bacterias contra los virus revela una nueva forma de sintetizar ADN

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ignacio López-Goñi, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología (SEM), Universidad de Navarra

Representación de una molécula de ADN con una proteína al fondo. Vink Fan/Shutterstock

Un descubrimiento inesperado está obligando a ampliar algunos de los principios clásicos de la biología molecular. Investigadores de la Universidad de Stanford, en Estados Unidos, han descrito un mecanismo completamente nuevo de síntesis de ADN que hasta ahora parecía imposible: una proteína capaz de fabricar ADN sin utilizar una plantilla previa de ADN o ARN.

El hallazgo surge del estudio de la guerra que mantienen desde hace millones de años las bacterias contra los virus que las infectan, conocidos como bacteriófagos. Y aunque no derriba las bases de la biología molecular, sí añade un nuevo capítulo fascinante a nuestra comprensión de cómo puede generarse información genética.

Cómo se fabrica normalmente el ADN

Hasta ahora, los libros de biología enseñaban que para construir una molécula de ADN era imprescindible copiar una secuencia genética previa. Es decir, la síntesis de ADN siempre requería un molde sobre el que trabajar.

En este proceso participan numerosas proteínas especializadas. En primer lugar, una helicasa actúa como una cremallera molecular que separa las dos hebras de ADN, mientras que la girasa evita que la molécula se enrede durante la apertura. Otras proteínas estabilizan las hebras separadas para impedir que vuelvan a unirse.

Después entra en acción la primasa, que coloca un pequeño fragmento de ARN llamado cebador. Ese cebador sirve como punto de inicio para la ADN polimerasa, la enzima encargada de construir la nueva hebra añadiendo nucleótidos (las “letras” del ADN) y siguiendo estrictamente la secuencia de la hebra original. Finalmente, la ligasa une los fragmentos generados y forma una doble hélice continua.

La idea fundamental siempre ha sido la misma: las polimerasas necesitan copiar una plantilla preexistente. Sin molde, no hay síntesis ordenada de ADN.

En biología no existen los dogmas absolutos

Sin embargo, la biología está llena de excepciones sorprendentes. Ya sabíamos que la información del ADN se copia en una molécula de ARN (la transcripción) y viceversa (el ARN puede retrotranscribirse a ADN); que ciertas moléculas de ARN pueden autorreplicarse e incluso actuar como enzimas –los ribozimas– o que algunas proteínas, como los priones, pueden cambiar la estructura de otras proteínas. Ahora, este nuevo estudio describe algo que nunca se había observado: una proteína cuya propia estructura física sirve como plantilla para sintetizar ADN.

Los investigadores estudiaban un sistema antiviral bacteriano llamado DRT3 (Defense-associated Reverse Transcriptase 3), formado por dos transcriptasas inversas no convencionales, Drt3a y Drt3b, junto con un pequeño ARN no codificante, cuya información no se traduce en proteína.

El sistema fue identificado en la bacteria Escherichia coli, aunque posteriormente se detectaron homólogos de DRT3 en numerosos grupos bacterianos –al menos veinte distintos–, lo que sugiere que este mecanismo podría estar muy extendido en la naturaleza y haber evolucionado hace millones de años como estrategia de defensa frente a virus.

Sistema DRT3: dos enzimas sintetizan pares de hebras de ADN (naranja y cian), una (amarilla) utiliza una plantilla de ARN (beige) para guiar el ensamblaje de las bases nucleotídicas que componen el ADN, mientras que una segunda enzima (azul claro), utiliza sus propios aminoácidos como plantilla.

Una proteína que actúa como plano de construcción

Lo revolucionario del descubrimiento es el comportamiento de Drt3b. Mientras las transcriptasas inversas convencionales copian una secuencia de ARN para fabricar ADN, Drt3b es capaz de sintetizar ADN sin utilizar ninguna plantilla de ácido nucleico. En lugar de copiar ADN o ARN, la proteína utiliza directamente la disposición espacial de sus propios aminoácidos para determinar qué nucleótido debe añadirse. Es decir, actúa simultáneamente como herramienta y como plano de construcción: una síntesis de ADN guiada solo por proteínas.

No obstante, el descubrimiento no significa que las proteínas puedan transmitir información genética compleja al ADN como hacen normalmente los seres vivos. Drt3b tiene limitaciones importantes: solo es capaz de fabricar pequeñas cadenas repetitivas compuestas por adenina y citosina (las letras A y C del ADN). No puede sintetizar secuencias generales de ADN ni copiar genes completos.

Pero, aun así, el hecho de que una proteína pueda dirigir directamente la formación de ADN sin molde externo constituye algo completamente nuevo y sorprendente. El nuevo estudio amplía enormemente el repertorio conocido de estrategias moleculares utilizadas por la vida y sugiere que todavía podrían existir mecanismos bioquímicos fundamentales completamente desconocidos.

¿Para qué sirve este sistema en las bacterias?

Todavía no se comprende del todo cómo utiliza la bacteria este sistema DRT3 para defenderse de los bacteriófagos, aunque los investigadores plantean varias hipótesis. En primer lugar, las cadenas repetitivas de ADN podrían actuar como “esponjas moleculares”, atrapando proteínas virales esenciales para la multiplicación del virus. También podrían interferir directamente con distintos procesos del ciclo infeccioso del virus.

Lo importante es que estos sistemas antivirales microbianos funcionan como auténticos laboratorios evolutivos de innovación bioquímica. Muchas de las herramientas más revolucionarias de la biotecnología moderna han surgido precisamente del estudio de esos mecanismos protectores.

El ejemplo más famoso es CRISPR: lo que inicialmente era un sistema natural de defensa bacteriana contra virus terminó convirtiéndose en una herramienta revolucionaria de edición genética, utilizada hoy en medicina, investigación y biotecnología.

Posibles aplicaciones futuras

Aunque este descubrimiento se encuentra todavía en una fase muy básica, abre un campo enorme de aplicaciones. Drt3b podría inspirar el diseño de nuevas enzimas polimerasas programables capaces de sintetizar ADN sin necesidad de moldes convencionales. También podría conducir a nuevas estrategias antivirales, nuevas herramientas de biología sintética e incluso aplicaciones futuras en computación molecular.

Además, el hallazgo plantea preguntas profundas sobre la evolución molecular y el origen mismo de la vida. Si existen proteínas capaces de dirigir síntesis genéticas sin ADN ni ARN molde, quizá la diversidad de mecanismos bioquímicos de la vida sea mucho mayor de lo que imaginamos.

Comprender exactamente cómo funciona DRT3 permitirá explorar mejor la evolución de los sistemas de defensa microbianos y descubrir hasta dónde puede llegar la creatividad molecular de la naturaleza.


Una versión de este articulo ha sido publicada en el blog microBIO del autor.


The Conversation

Ignacio López-Goñi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La lucha escondida de las bacterias contra los virus revela una nueva forma de sintetizar ADN – https://theconversation.com/la-lucha-escondida-de-las-bacterias-contra-los-virus-revela-una-nueva-forma-de-sintetizar-adn-283791

Del oro romano a los recursos críticos: la nueva fiebre de los metales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Fernández Lozano, Profesor Titular de Universidad | Área de Prospección e Investigación Minera | Escuela de Minas, Universidad de León

Panorámica de la mina de oro de Las Médulas (Bierzo, León) Javier Fernández Lozano

La Historia Natural de Plinio el Viejo es, para muchos, la primera enciclopedia de la historia, y la obra de referencia sobre “la naturaleza de todas las cosas”, como él mismo decía, al menos hasta el Renacimiento, aunque el texto le deba más a la tradición literaria que a la observación y la investigación.

Los años no pasan en balde para textos como este. Plinio no es uno de los clásicos más leídos, pero de los 37 libros que componen esta vastísima obra, con más de 20 000 referencias y más de 400 autores citados, hay uno de ellos que parece haber recuperado actualidad en estos últimos años. Es el libro XXXIII, dedicado en buena medida al oro y la plata. En él, el autor le dio al oro un valor especial como símbolo de la codicia y el poder, y que, en nuestro tiempo, vuelve a ser una pieza central de la geopolítica.

La dominación del orbis terrarum (“la totalidad del mundo conocido”) es una constante en la retórica romana: suponía la capacidad del imperio para “alcanzar los límites del mundo”. Para Plinio, era el afán romano por hacerse con el preciado metal lo que los llevó a “bajar a las entrañas de la tierra”. El escritor, que en sus textos se preguntaba hasta dónde penetraría la codicia humana , interpretaba la expansión de la minería como una consecuencia de la avaricia y de la búsqueda de riqueza.

El poeta Virgilio escribió que era el hambre de oro (auri sacra fames) lo que convertía este metal en un motor político y moralmente corrosivo. En aquella época, el valor de este metal precioso se debía a su gran resistencia al fuego y a la corrosión, y a su capacidad de mantener su peso y calidad, lo que lo hacía muy cotizado para la acuñación de moneda.

Mina de oro romana de Las Médulas, declarada Patrimonio de la Humanidad UNESCO en 1997.

El regreso a una geopolítica colonial por los recursos

Para los romanos, conseguir oro constituyó también un incentivo para conquistar territorios. Lo fue en el noroeste hispano: tan solo en las romanas Asturia, Gallaecia y Lusitania se producían anualmente 20 000 libras de peso en oro, aproximadamente unas 6,5 toneladas métricas. También se obtenía en otras regiones, como la provincia romana de la Dacia Trajana (actual Rumanía), convirtiéndose en un metal estratégico para el Imperio.

Dos mil años más tarde, el oro conserva su papel de “valor refugio”. No porque su precio permanezca estable –es en condiciones extremas del mercado, de hecho, cuando se mantiene más estable–, sino porque es líquido (o sea, se puede convertir fácil y rápidamente en dinero en efectivo) y no depende de la solvencia de un emisor concreto. Esta condición brinda tranquilidad a los mercados mundiales, lo que hace que aumente su demanda en tiempos de inestabilidad política y económica.

No obstante, recientes conflictos armados, como la invasión rusa a Ucrania, el conflicto en Oriente Medio y la crisis energética global, han derivado en que los bancos centrales de las grandes potencias, como Estados Unidos o China, hayan intensificado la compra de oro como una estrategia ante los grandes vaivenes de las economías y la inestabilidad geopolítica. Se trata de una forma de liberar activos y reforzar la búsqueda de diversificación, liquidez y protección frente a riesgos financieros y tensiones geopolíticas.

Esta situación ha llevado a una gran subida del precio de este metal, hasta superar en el primer trimestre de 2026 los 4 500 dólares por onza. Un incremento vertiginoso, similar al que se vivió en enero de 1980 como resultado de la segunda crisis del petróleo y la revolución iraní, y que supuso una subida interanual nominal cercana al 140 % (más de lo que subió el precio del petróleo en ese mismo periodo).

Pero, a diferencia de entonces, ahora la subida del oro ha derivado en una demanda a corto plazo entre los pequeños ahorradores, que buscan aprovechar el alza. Esta estrategia podría poner en riesgo la condición del metal como “valor refugio”, pues las compras y ventas rápidas contribuyen a una mayor volatilidad y lo convierten en un activo sujeto a movimientos especulativos.




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La minería de oro es una de las industrias más destructivas e innecesarias del mundo: cómo acabar con ella


Hoy por hoy, el oro es sólo la punta del iceberg. Salvando las distancias con Roma, las grandes potencias fundamentan ahora su poder en el acceso a las materias primas que contribuyen al crecimiento y al desarrollo de los Estados.

En la geopolítica actual, el acceso a los metales estratégicos es decisivo para la industria, la defensa, la transición energética y las tecnologías avanzadas. Sin ellas, las economías del planeta tendrían enormes dificultades para sostener sectores clave.

Tierras raras, cobre, níquel, wolframio, litio, cobalto y boro son algunas de las materias primas necesarias para la fabricación de teléfonos móviles, vehículos eléctricos o aerogeneradores, y para las que la industria carece actualmente de sustitutos eficientes a gran escala. Muchos de estos recursos se encuentran, además, en zonas muy concretas del planeta y están controlados por unos pocos países. De modo que el cuello de botella no está solo en el proceso extractivo, sino también en el procesamiento de estas materias primas.

Peña del Seo y poblado minero de la Piela (Cadafresnas, Bierzo), uno de los principales yacimientos de wolframio en el noroeste de la península ibérica.
Peña del Seo y poblado minero de la Piela (Cadafresnas, Bierzo), uno de los principales yacimientos de wolframio en el noroeste de la península ibérica.
Javier Fernández Lozano

Esta realidad ha alimentado nuevas formas de competencia geopolítica por el control de recursos, que recuerdan lógicas coloniales o neocoloniales. Una amenaza muy tangible que nos ha devuelto aquella visión de Plinio sobre la condición humana: “¿Hasta dónde penetrará la avaricia del ser humano?”.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Del oro romano a los recursos críticos: la nueva fiebre de los metales – https://theconversation.com/del-oro-romano-a-los-recursos-criticos-la-nueva-fiebre-de-los-metales-282331

La Corte Internacional de Justicia declara protegido el derecho a huelga

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Anselmo Coelho Hernández, Investigador del Instituto de Investigaciones Jurídicas, Universidad Católica Andrés Bello

El jueves 21 de mayo de 2026, la Corte Internacional de Justicia (CIJ) emitió su opinión consultiva sobre la protección del derecho de huelga bajo el Convenio núm. 87 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT), adoptado en 1948 y relativo a la libertad sindical.

Con esta sentencia se pone fin a la controversia más apremiante para la Organización en lo que va de siglo. Pero ¿qué llevó a la Corte a decidir del modo en que lo hizo? Y más importante si cabe, ¿qué implica esta opinión para el futuro de la OIT?

Contexto de la controversia

La OIT tiene una forma inédita para una organización internacional, pues reúne a gobiernos, empleadores y trabajadores en una asociación tripartita con el objetivo de reglamentar las condiciones laborales. Su objetivo es defender el principio de justicia social a través de las normas internacionales del trabajo. La aplicación de dichas normas es supervisada por órganos de control creados por la OIT para garantizar su efectividad.

Las normas internacionales del trabajo pueden tener forma de convenio, protocolo o recomendación. Entre los convenios, hay una decena que se consideran fundamentales. Uno de ellos es el Convenio núm. 87 sobre libertad sindical y la protección del derecho de sindicación (C087), adoptado en 1948.

El objeto del C087 es brindar un marco de protección al derecho a la libertad de asociación de “empleadores y trabajadores”. Esto incluye no solo el derecho a formar organizaciones, sino también los derechos de estas organizaciones a actuar sin injerencia (especialmente estatal). La actividad sindical protegida incluye:

“(…) Organizar (…) sus actividades y (…) formular su programa de acción”.

Según entendían los órganos de control de la OIT, al menos desde 1959, dichos términos incluían realizar huelgas. Ya en el siglo XXI, esta lectura fue puesta en duda por los empleadores, quienes argumentaron entonces que el ámbito de protección del C087 no incluía ese derecho.

Crisis y consulta a la CIJ

La Conferencia Internacional del Trabajo (órgano principal de la OIT) tuvo en Ginebra, en 2012, su 101.ª reunión anual. Como parte de la agenda de trabajo, su Comisión de Aplicación de Normas (CAN) tenía previsto, como cada año desde 1926, revisar casos individuales de incumplimiento sobre la base del Estudio General de la Comisión de Expertos. Ese año estaba dedicado a los convenios fundamentales.

El grupo empleador de la CAN decidió oponerse a la selección de casos, basados en su desacuerdo con las interpretaciones de los órganos de control sobre el derecho de huelga y el C087. Esta oposición causó una situación inédita: no se pudieron revisar los casos de incumplimiento, lo que se calificó como una crisis institucional. Desde entonces, la CAN no ha hecho mención a la huelga en sus revisiones de casos posteriores.

Luego de más de una década de negociaciones, el Consejo de Administración de la OIT decidió remitir el asunto a la Corte Internacional de Justicia (CIJ), con base en el artículo 37 de la Constitución de la OIT. Al acudir, se le solicitó dictar una opinión consultiva que respondiera la siguiente pregunta:

“¿Está amparado el derecho de huelga de los trabajadores y de sus organizaciones en virtud del Convenio 87?”.

La decisión de la CIJ

Tras un procedimiento que, por la naturaleza tripartita de la OIT, contó con una amplísima participación de Estados, empleadores y trabajadores a través de comentarios escritos y audiencias públicas, la Corte decidió, en mayo de 2026, sobre el asunto.

La CIJ analizó rigurosa y estructuradamente el Convenio núm. 87 a partir de las reglas de interpretación previstas por la Convención de Viena sobre Derecho de los Tratados en su artículo 31.

Estas normas señalan que los tratados deben entenderse conforme al significado común de las palabras, en su contexto y teniendo presente el propósito del tratado. Esto se conoce como interpretación literal, sistemática y teleológica, aplicable como una única operación. Además, deben tomarse en cuenta los acuerdos y las prácticas posteriores de las partes, y las normas de derecho internacional aplicables a las partes.

La CIJ destaca que, aunque el C087 no contiene el término huelga, las palabras actividades y programas no pueden entenderse excluyentes de la misma. Por el contrario, en el contexto del Convenio, se debe entender incluida como una de las actividades principales utilizadas por los trabajadores para promover sus derechos e intereses (C087 art. 10):

“Garantizar la libertad de asociación como un medio para mejorar las condiciones de trabajo y alcanzar el progreso”.

Mientras que no existen acuerdos ni prácticas posteriores en el sentido exigido por la Convención, la CIJ sí destaca como normas aplicables, dada su extensión global, los Pactos de 1966 sobre Derechos Civiles y Políticos y sobre Derechos Económicos, Sociales y Culturales. En ambos instrumentos, y especialmente en su interpretación por órganos autorizados, se entiende el derecho de huelga como parte esencial del derecho de libertad sindical.

Para apoyar su conclusión, la Corte aprovecha los medios auxiliares de interpretación. En este caso, consideró pertinentes: los trabajos preparatorios, la práctica estatal posterior, la doctrina de los órganos de control y los instrumentos regionales de derechos humanos. Todos, dice la CIJ, salvo los trabajos preparatorios (cuyo análisis no es conclusivo), respaldan la noción de que la huelga forma parte del C087.

Es especialmente relevante que, respecto a la doctrina de los órganos de control, la CIJ decide darle un gran peso (aunque también ratifica que no está obligada a seguirla), equiparable al de otros organismos creados para supervisar tratados concretos. Con esta apreciación, se convalida el rol y autoridad del sistema de control normativo de la OIT.

Lo que queda por decidir

La Corte concluyó (por 10 votos a 4) que el derecho a huelga está protegido por el C087. Esta declaración pone fin a este episodio crítico de la centenaria historia de la OIT.

Sin embargo, aunque la CIJ haya ratificado que el derecho a huelga está protegido por el Convenio 87, en el último párrafo de su argumentación también señala que su opinión no determina “el contenido preciso, alcance o condiciones de ejercicio del derecho de huelga”. Corresponderá a los mandantes, en un ejercicio de diálogo social tripartito, marcar la pauta sobre lo que no ha sido decidido por la CIJ.

Aunque los órganos de control de la Organización Internacional del Trabajo han salido fortalecidos, queda aún mucho camino para alcanzar “la paz permanente basada en la justicia social”.

The Conversation

Anselmo Coelho Hernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La Corte Internacional de Justicia declara protegido el derecho a huelga – https://theconversation.com/la-corte-internacional-de-justicia-declara-protegido-el-derecho-a-huelga-283730

¿Debe la OMS declarar la crisis climática una emergencia de salud pública internacional?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Julio Díaz, Codirector de la Unidad de Referencia de Cambio Climático, Salud y Medio Ambiente Urbano. Profesor de Investigación. ISCIII, Instituto de Salud Carlos III

Recientemente, un grupo de científicos pertenecientes a la Comisión Paneuropea sobre Clima y Salud ha planteado a la Organización Mundial de la Salud (OMS) que la crisis climática sea considerada una emergencia de salud pública de importancia internacional. Pero ¿puede considerarse realmente así?

La OMS ha reservado hasta ahora la declaración de Emergencia de Salud Pública de Importancia Internacional (ESPII o PHEIC, por sus siglas en inglés) para amenazas agudas, principalmente infecciosas, como la gripe H1N1, el ébola, el zika, mpox y covid-19. Sin embargo, en ese reciente informe, la Comisión Paneuropea de Clima y Salud propone algo inédito: considerar la crisis climática como una ESPII.

La propuesta refleja un cambio profundo en la comprensión científica del riesgo sanitario global. El cambio climático ya no se percibe solo como un problema ambiental o económico: es un multiplicador sistémico de enfermedades, muertes e inequidades a través de la modificación de los determinantes sociales y ambientales de la salud.

La pregunta clave es si el cambio climático cumpliría los criterios establecidos por la OMS para declarar una ESPII. Según el Reglamento Sanitario Internacional (RSI) de la OMS, una ESPII es “un evento extraordinario” que:

  • Constituye un riesgo para la salud pública de otros Estados mediante la propagación internacional.

  • Puede requerir una respuesta internacional coordinada.

  • Es “grave, repentino, inusual o inesperado”.

Una amenaza para la salud pública y los sistemas de salud

La evidencia científica acumulada en los últimos años muestra que el cambio climático afecta ya a la salud humana a través de múltiples mecanismos simultáneos que se retroalimentan. Las altas temperaturas son responsables del 95 % de las muertes relacionadas con factores meteorológicos extremos, con más de 62 000 fallecimientos atribuibles al calor en Europa en 2024 y más de 24 000 muertes atribuibles a las olas de calor en España en la década 2015-2024.

Además, la contaminación atmosférica está relacionada con el cambio climático no solo en cuanto a las fuentes de emisión, sino también porque favorece situaciones meteorológicas, como los anticiclones, que impiden la dispersión de contaminantes. Por otra parte, el cambio climático está aumentando en frecuencia e intensidad el material particulado proveniente del Sahara.

Ambos fenómenos están presentes durante las olas de calor en España, provocando un importante empeoramiento de la calidad del aire y potenciando los efectos sinérgicos sobre la salud de la temperatura y la contaminación. En este país, la contaminación atmosférica se relaciona anualmente a corto plazo con un rango de entre 10 000 y 20 000 muertes, 10 veces más que las atribuidas a las temperaturas durante las olas de calor.

Otro riesgo importante lo constituye la ocurrencia de incendios forestales cada vez más intensos y extensos, que empeoran la calidad del aire de países alejados miles de kilómetros de su foco. Por ejemplo, los incendios forestales de Canadá en 2023 se relacionaron con más de 80 000 muertes en EE. UU., Europa y Canadá.




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Cómo afectan los incendios forestales a la salud de la población incluso en lugares alejados


Además, las alteraciones en el clima unidas al incremento de contaminación atmosférica están cambiando la distribución de los aeroalérgenos y los patrones estacionales de las enfermedades alérgicas.

Por otro lado, el cambio climático se relaciona con otros eventos meteorológicos extremos como sequías e inundaciones que a su vez provocan el desplazamiento de las poblaciones y agravan situaciones de pobreza y hambrunas. También empeora la disponibilidad y seguridad de los alimentos e influye en la distribución de enfermedades transmitidas por vectores, como mosquitos, que hacen que enfermedades tropicales como el dengue, el chikunguña o el virus del Nilo Occidental se estén expandiendo hacia regiones templadas de Europa. Asimismo, hace que se incrementen las infecciones transmitidas por garrapatas, ampliando su área de distribución.

La crisis climática además se relaciona con un aumento en la morbimortalidad en el área de la salud laboral y con impactos en salud mental asociados a desastres climáticos, desplazamientos forzados y pérdida de medios de vida.




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¿Qué consecuencias traerá el cambio climático para la salud en los próximos años?


¿Puede la crisis climática ser considerada una ESPII?

A continuación, analizamos si el cambio climático cumple los criterios establecidos por la OMS para las Emergencias de Salud Pública de Importancia Internacional:

1. ¿Es un evento grave?

Sin duda. La propia OMS considera el cambio climático como la mayor amenaza actual para la salud de la humanidad y el informe de la Comisión Paneuropea subraya que afecta simultáneamente a mortalidad, morbilidad, salud mental, enfermedades infecciosas, enfermedades cardiovasculares y respiratorias, nutrición y desigualdades sociales. Además, amplifica vulnerabilidades preexistentes.

2. ¿Tiene implicaciones internacionales?

Claramente sí. El cambio climático es, por definición, transfronterizo. Las emisiones de un país afectan a la salud de otros. Los incendios forestales generan contaminación atmosférica que cruza fronteras. Las enfermedades transmitidas por vectores expanden su rango geográfico. Los fenómenos extremos afectan a cadenas alimentarias, migraciones y estabilidad económica global.

3. ¿Requiere una respuesta internacional coordinada?

Probablemente este sea el criterio que mejor encaja con la crisis climática. Ningún país puede afrontar por sí solo los impactos sanitarios del cambio climático. La adaptación de sistemas sanitarios, los sistemas de alerta temprana, la vigilancia epidemiológica climática, la reducción de emisiones o la protección de poblaciones vulnerables exigen cooperación internacional. Las 30 Conferencias de las Partes (COP) celebradas para intentar mitigar las emisiones que provocan el cambio climático dan respuesta a esta necesidad de implicación internacional. Precisamente, la lógica de las ESPII es movilizar coordinación global, recursos y acción política rápida.

4. ¿Es “repentino” o “inesperado”?

Aquí aparece el principal debate. El cambio climático no es un evento súbito como un brote epidémico. Es un proceso progresivo y acumulativo. Sin embargo, sus manifestaciones e impactos en salud sí incluyen fenómenos agudos y extremos cada vez más frecuentes como los ya citados. Además, el Reglamento Sanitario Internacional no exige que todos los criterios sean simultáneamente repentinos, sino que el evento sea “grave, repentino, inusual o inesperado”. La excepcionalidad y magnitud de la crisis climática podrían justificar una interpretación evolutiva del concepto.

Implicaciones de declarar la crisis climática como ESPII

Declarar el cambio climático una ESPII podría tener sobre todo un enorme efecto político y comunicativo. La Comisión Paneuropea sostiene que esta clasificación ayudaría a situar la salud en el centro de la acción climática y aceleraría medidas urgentes para proteger a la población.

No resolvería la crisis climática, pero podría actuar como catalizador para reforzar la cooperación internacional, aumentar la financiación sanitaria y climática, combatir la desinformación y priorizar la adaptación de los sistemas de salud.

En el fondo, el debate refleja algo más profundo: la crisis climática no puede entenderse únicamente como un problema ambiental. Es una emergencia sanitaria global, una emergencia de salud pública de enorme complejidad, capaz de amplificar prácticamente todos los grandes riesgos para la salud del siglo XXI.

La cuestión quizá ya no sea si el cambio climático encaja exactamente en una categoría diseñada originalmente para epidemias, riesgos químicos o radiactivos, sino si las categorías actuales siguen siendo suficientes para describir la magnitud del desafío económico, social y de salud al que nos enfrentamos con la crisis climática.


Este artículo ha sido escrito en colaboración con Jesús de la Osa, coordinador del Itinerario Formativo en Salud Global del Instituto Aragonés de Ciencias de la Salud (IACS).


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Julio Díaz recibe fondos de Instituto de Salud Carlos III

Cristina Linares Gil recibe fondos de Instituto de Salud Carlos III

Luis Andrés Gimeno Feliu no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Debe la OMS declarar la crisis climática una emergencia de salud pública internacional? – https://theconversation.com/debe-la-oms-declarar-la-crisis-climatica-una-emergencia-de-salud-publica-internacional-283786