Lutter contre les violences conjugales et familiales : unir savoirs et expériences

Source: The Conversation – in French – By Geneviève Lessard, Professeure titulaire, experte en violence conjugale et familiale, Université Laval

Chaque année, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants sont victimes de violences conjugales et familiales au Québec. Face à cette réalité, une question s’impose : comment mieux agir ? Et si la réponse passait par une recherche menée avec celles et ceux qui vivent et combattent ces violences au quotidien ?


Pour le Québec uniquement, la police reçoit en moyenne 25 000 signalements de violence conjugale chaque année, les femmes représentant la grande majorité des victimes. Quant aux services de protection de l’enfance, ils retiennent en moyenne 40 000 signalements pour maltraitance des enfants chaque année.

Ces chiffres rappellent l’ampleur du problème et l’importance des actions collectives visant à le contrer. Mais pour y parvenir, il ne suffit pas de documenter le problème : la recherche doit se faire avec ceux et celles qui vivent ces réalités au quotidien et qui accompagnent les personnes touchées.

Les violences conjugales surviennent dans les relations intimes et prennent plusieurs formes : coups, paroles blessantes, contrôle sur les décisions ou les finances, pratiques sexuelles non consenties, pour ne citer que quelques exemples. Les victimes sont souvent réduites au silence et il est très difficile, voire dangereux pour elles de s’en sortir.

Les violences familiales envers les enfants incluent des gestes violents (punition corporelle, cris, dénigrement) ou le fait de ne pas répondre à leurs besoins fondamentaux (soins, supervision, affection). Elles comprennent aussi les situations où les enfants grandissent dans un foyer où se produisent des violences conjugales.




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Chercher ensemble, agir ensemble

Si toutes les recherches visent à développer de nouvelles connaissances, certaines ont aussi un objectif plus large d’influencer les pratiques et politiques sociales. C’est le cas des recherches partenariales. Les acteurs du terrain concernés par le problème étudié sont impliqués dès le début. Ils participent à définir les priorités et restent actifs tout au long du projet.

Cette approche collaborative permet de construire ensemble des connaissances et de proposer des solutions adaptées aux besoins du terrain. Elle reconnaît l’importance et la complémentarité de différents types de savoirs : scientifiques, pratiques et issus de l’expérience.

Au Canada, en Belgique et ailleurs dans le monde, ce type de recherche est de plus en valorisé pour sa contribution à la transformation des sociétés et des réponses sociales à des problématiques complexes comme les violences conjugales et familiales.

Ce que la recherche partenariale peut apporter… et ce qu’elle exige

Ce domaine est sensible et parfois controversé. Les victimes de violence sont souvent jugées par la société et même par certains intervenants professionnels. On entend souvent « Pourquoi ne quitte-t-elle pas ce conjoint violent ? » Les intervenants et les chercheurs spécialisés dans le domaine ne s’entendent pas toujours sur la définition du problème et des solutions, par exemple : faut-il aider les auteurs de violence ou les punir plus sévèrement ?

Pourtant, la collaboration entre chercheurs et acteurs de terrain est essentielle à l’émergence de solutions novatrices comme les tribunaux spécialisés, les cellules régionales de crise et les services intégrés, qui montrent que travailler ensemble permet de mieux protéger les victimes et prévenir les homicides familiaux.

Plusieurs exemples de projets concrets plaçant la collaboration au centre des recherches et interventions en violence conjugale sont décrits dans un numéro spécial de la revue Travail social. La protection des enfants est également reconnue comme une responsabilité collective et plusieurs scientifiques ont récemment plaidé pour une mobilisation collective, afin d’agir davantage en prévention des violences familiales.

Malgré ses avantages, la recherche en partenariat demeure un chemin pavé de défis. Les chercheurs doivent y consacrer beaucoup de temps et d’énergie, parfois au détriment de leur rayonnement dans les grandes revues internationales, afin de se consacrer aux besoins locaux de leurs partenaires. De leur côté, les partenaires doivent patienter pour obtenir des résultats exploitables, car le rythme de la recherche ne correspond pas toujours aux besoins immédiats du terrain. Mais leur implication étroite les rapproche des connaissances en développement et leur offre un pouvoir d’influence sur le processus.

Les dernières décennies de recherche en partenariat nous renseignent sur certaines stratégies gagnantes, notamment :

  • inclure dans les recherches une grande diversité d’expertises, pour enrichir le plus possible les résultats et arriver à proposer des solutions plus complètes ;

  • obtenir l’engagement durable des organismes partenaires ;

  • créer des comités décisionnels et opérationnels équilibrés, composés à la fois de chercheurs et d’acteurs de terrain ;

  • considérer la voix et l’expertise des personnes concernées, adultes et enfants, de façon sécurisée et respectueuse ;

  • favoriser les débats d’idées avec une approche ouverte et inclusive de diverses expertises, incluant les groupes vulnérables.




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Des projets porteurs de changement

En Belgique, un projet a mobilisé acteurs policiers, judiciaires, médicaux et associatifs pour évaluer l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Cette collaboration a permis de dégager des recommandations concrètes pour mieux coordonner tous les acteurs concernés, dépasser les cloisonnements entre institutions et assurer une prise en charge complète des victimes (santé mentale, services sociaux, justice). Le projet a montré que des idées nouvelles, testées sur le terrain pendant la pandémie, ont bien fonctionné. Cela a aidé à obtenir un soutien politique plus solide et durable.

Le deuxième exemple, en cours au Québec et baptisé Retranche la violence, vise à identifier les facteurs clés favorisant la sortie des violences conjugales et familiales, afin d’améliorer les pratiques et les politiques publiques. Cette recherche mobilise plus de 60 membres issus des milieux communautaire, institutionnel, politique et universitaire, ainsi que des personnes expertes de vécu, pour conseiller l’équipe. L’approche partenariale est centrale et tous les comités sont composés en diversifiant les expertises.

Nous croyons que plus on implique d’acteurs, plus la société peut changer : réduire les violences conjugales et familiales, identifier plus vite les situations qui surviennent et offrir des réponses mieux adaptées aux besoins des victimes et des auteurs, adultes ou enfants, pour en atténuer les conséquences délétères.

Pour que la recherche ait un véritable impact et transforme concrètement la vie des personnes confrontées à la violence, il faut un engagement collectif : population, universités, milieux de pratique et institutions politiques doivent se mobiliser dans des projets rassemblant tous les acteurs concernés.

Égaliser les rapports de pouvoir entre des acteurs diversifiés demande un effort constant et l’équilibre n’est jamais parfait. Mais cet effort peut être payant à moyen terme, notamment pour une alliance plus forte dans les luttes ou revendications communes aux différents partenaires.

La Conversation Canada

Geneviève Lessard a reçu un financement du CRSH pour projet de Partenariat intitulé “Sortir des violences intimes, familiales et structurelles à l’ère post-pandémique : des pratiques et politiques ancrées dans l’expérience des personnes concernées” (Retranche la violence, titre abrégé).
Elle est aussi responsable du financement reçu par le FRQ dans le programme des regroupements stratégiques pour le centre de Recherches Appliquées et Interdisciplinaires sur les Violences intimes, familiales et structurelles.

Aline Thiry a reçu des financements de Belspo.

Célyne Lalande a reçu des financements de Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Elle travaille à Université du Québec en Outaouais, une institution universitaire qui bénéficie du développement des connaissances et sa diffusion.

Fabienne Glowacz a reçu des financements de Belspo.

Caroline Robitaille ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Lutter contre les violences conjugales et familiales : unir savoirs et expériences – https://theconversation.com/lutter-contre-les-violences-conjugales-et-familiales-unir-savoirs-et-experiences-275607

El sonido más poderoso del mundo: nuestro nombre

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Díez Ruiz, Associate professor, Universidad de Deusto

Aghavni Shahinyan/Shutterstock

En cualquier interacción humana, desde una conversación informal hasta una reunión profesional, hay un elemento simple pero extraordinariamente influyente: el nombre.

Dale Carnegie, en su libro Cómo ganar amigos e influir sobre las personas (1936), afirmaba que el nombre de una persona es para ella “el sonido más dulce e importante”. Con independencia del idioma. Podemos estar distraídos, mirando el móvil, andando por la calle pensando en otra cosa… Pero si alguien pronuncia nuestro nombre, nuestra atención se activa de inmediato, aunque desconozcamos la voz.

Nombrar a alguien durante una conversación no es un gesto trivial. Más bien, se trata de una herramienta psicológica y neurológica que potencia la atención, refuerza la conexión interpersonal y, en muchos casos, mejora la comunicación.

Este fenómeno no es sólo una intuición social. Como veremos a continuación, estudios de neurociencia, psicología social y comunicación respaldan que el uso del nombre propio hace que nuestro cerebro reaccione de forma única, con efectos que pueden transformar radicalmente la interacción interpersonal.

El nombre como imán de atención

Uno de los hallazgos más claros proviene de estudios de neuroimagen: cuando escuchamos nuestro propio nombre, el cerebro se activa de forma específica. Se estimulan áreas de la corteza temporal y frontal implicadas en el reconocimiento personal y el procesamiento social, con una respuesta mayor que cuando se oyen otros nombres.

El patrón de activación no es un accidente: nuestro nombre es uno de los estímulos más relevantes para nuestro cerebro desde la infancia, lo que explica por qué capta inmediatamente nuestra atención incluso cuando no estamos prestando atención consciente. Es como un interruptor cerebral.

Identidad, reconocimiento y respeto

La psicología social señala que el nombre propio no es solo una etiqueta arbitraria: representa una parte fundamental de la identidad de la persona.

Cuando dirigimos la palabra a alguien usando su nombre, transmitimos reconocimiento, personalización y respeto por su singularidad.

Este efecto se traduce, en la práctica, en mayor receptividad del interlocutor. El uso del nombre puede hacer que la otra persona se sienta escuchada, valorada y considerada, ingredientes clave en cualquier relación, ya sea personal o profesional.




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Potenciador de conexiones y relaciones

Diversos estudios muestran que recordar y utilizar el nombre de alguien favorece relaciones más sólidas. Según investigaciones en psicología social, el uso deliberado de los nombres puede facilitar interacciones más positivas, promover la inclusión y generar vínculos más fuertes en contextos diversos.

Este mecanismo es particularmente útil en situaciones de networking, enseñanza, liderazgo y atención al cliente, donde establecer una conexión rápida y auténtica puede marcar la diferencia.

Psicología y sensibilidad social

Algunas investigaciones recientes han explorado fenómenos menos intuitivos relacionados con el nombre. Por ejemplo, se ha propuesto el concepto de alexinomia, que describe la dificultad o ansiedad que algunas personas experimentan al usar nombres propios en la interacción social. Esta respuesta puede manifestarse tanto al dirigirse a otros por su nombre como al escuchar el propio, y no debe confundirse con simples dificultades de memoria.

Este fenómeno psicológico puede dificultar el establecimiento de relaciones fluidas y revela hasta qué punto el nombre está cargado de significado emocional en nuestras interacciones.

Sugiere además que, aunque el uso del nombre puede ser beneficioso, no siempre resulta neutro en la interacción social. Factores emocionales, como los descritos en la alexinomia, pueden influir en cómo se percibe y utiliza, por lo que su empleo requiere cierto grado de sensibilidad interpersonal.

El nombre y la perecepción social

Más allá de la atención y la conexión, los nombres también pueden influir en las percepciones sociales. Investigaciones en psicología social han observado que los nombres pueden estar asociados, en algunos casos, a percepciones sobre rasgos personales como competencia, popularidad o inteligencia.

Por ejemplo, estudios han mostrado que ciertos nombres percibidos como más clásicos o convencionales tienden a asociarse con mayor competencia o fiabilidad, mientras que nombres menos comunes o más modernos pueden vincularse a rasgos como creatividad, pero también a menor seriedad en contextos formales.

Aunque este tipo de efectos pueden ser culturales o contextuales, reflejan cómo los nombres, más allá de identificar, pueden influir en nuestra percepción social de los demás.

Buenas prácticas: uso equilibrado del nombre

El uso del nombre no garantiza éxito mecánico en la comunicación. De hecho, expertos en comunicación advierten que su utilización excesiva o artificial puede funcionar en contra de la conexión genuina, llegando a percibirse como forzada o manipuladora.

Por eso, el verdadero arte está en integrarlo de forma natural y respetuosa, ajustando el uso del nombre a la situación comunicativa y al estilo personal de cada interlocutor.

Usarlo con criterio y humanidad

Llamar a las personas por su nombre no es una cuestión menor: es una práctica respaldada por la neurociencia y la psicología social que activa la atención, potencia la empatía y refuerza la identidad personal dentro de la interacción. Desde la atención al cliente hasta la enseñanza o el liderazgo, saber usar el nombre de forma adecuada puede ser una herramienta poderosa para construir relaciones más humanas, respetuosas y eficaces.

En un mundo donde la comunicación personal auténtica es cada vez más valorada, el nombre propio emerge como un elemento central para conectar de manera significativa. Utilizarlo con empatía y precisión puede marcar la diferencia entre una conversación que pasa desapercibida y una que realmente impacta.

The Conversation

Fernando Díez Ruiz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El sonido más poderoso del mundo: nuestro nombre – https://theconversation.com/el-sonido-mas-poderoso-del-mundo-nuestro-nombre-272965

Día Mundial de la Cuántica: estado actual, retos y perspectivas de la computación cuántica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Josu Etxezarreta Martinez, Investigador en computación cuántica, Universidad de Navarra

El 14 de abril se celebra el Día Mundial de la Cuántica. La propuesta surgió en 2021 como una iniciativa impulsada por científicos, educadores y divulgadores de distintos países. Con el tiempo, la iniciativa ha recibido el apoyo de diversas organizaciones científicas y académicas de todo el mundo, aunque no está ligada a una entidad concreta como ocurre con algunos días internacionales oficiales.

Se eligió el 14 de abril por su relación simbólica con la física cuántica. Esta fecha –según la representan en el mundo anglosajón, poniendo primero el número del mes y luego el del día– forma el 4.14, las tres primeras cifras redondeadas de la constante de Planck.

Max Planck fue el primero en proponer la cuantización de una magnitud física, y su constante marca la frontera entre el mundo clásico y el cuántico.

En nuestras vidas

Más de un siglo después, y tras innumerables avances tecnológicos derivados de la mecánica cuántica –como el transistor, el láser o la resonancia magnética–, nos encontramos ante una nueva frontera: la computación cuántica. Las supermáquinas en desarrollo prometen abordar problemas que la computación clásica no puede resolver eficientemente.

En un contexto dominado por el hype y el FOMO, es habitual encontrar afirmaciones sobre su impacto inmediato en ámbitos como el desarrollo de fármacos, nuevos materiales o la lucha contra el cambio climático. Pero ¿en qué punto estamos realmente?

La ventaja cuántica

La llamada ventaja cuántica se refiere a la capacidad de resolver problemas de forma más eficiente que con métodos clásicos. Esto no implica que un procesador cuántico sea más rápido en términos de operaciones por segundo, sino que puede requerir muchas menos operaciones para resolver ciertos problemas. De hecho, un supercomputador clásico actual puede alcanzar el orden del trillón (un millón de billones) de operaciones por segundo, mientras que los dispositivos cuánticos actuales operan en torno al millón por segundo.

Hasta ahora, dicha ventaja se ha demostrado experimentalmente en problemas sin aplicaciones prácticas directas. Esto ha desplazado la pregunta de si es posible la ventaja cuántica a si es posible lograr una ventaja cuántica útil.

¿Sabemos hacer algo con un ordenador cuántico?

Uno de los campos más prometedores es la simulación de sistemas físicos cuánticos. De hecho, esta fue la motivación original: si la naturaleza es cuántica, construyamos máquinas que sigan sus mismas reglas. Así, la simulación de la evolución de sistemas cuánticos de muchos cuerpos mediante técnicas como la descomposición de Trotter fue una de las primeras propuestas con ventaja teórica demostrada. Esto tiene implicaciones en el estudio de materiales magnéticos, materia condensada o física de partículas.

Ventajas químicas

En química cuántica, el potencial es especialmente relevante. Algoritmos como la estimación de fase o la diagonalización cuántica de Krylov podrían permitir estudiar sistemas complejos como el FeMoCo, responsable de la fijación del nitrógeno en la naturaleza. Comprender este proceso permitiría replicar de forma eficiente la producción de amoníaco, clave para fertilizantes y energía, frente a los métodos industriales actuales, mucho más costosos energéticamente.

La amenaza para la seguridad en comunicación y la IA cuántica

Más allá de la simulación, también existen algoritmos cuánticos con impacto en computación. El más conocido es el de Peter Shor, capaz de factorizar números grandes de manera eficiente, lo que supone una amenaza para la criptografía actual.

En el ámbito del machine learning y la inteligencia artificial, se han propuesto algoritmos como los variacionales, aunque aún no está claro si ofrecen ventajas reales. Propuestas recientes como la interferometría cuántica decodificada (DQI por sus siglas en inglés) sugieren posibles ventajas en problemas de optimización muy relevantes para la industria, pero todavía están lejos de aplicaciones prácticas.

Los errores y la presión de los algoritmos clásicos

Entonces, ¿por qué no tenemos ya ventajas cuánticas útiles? Los dispositivos actuales, en el orden de 100 cúbits (los equivalentes cuánticos de los bits clásicos), presentan errores frecuentes –aproximadamente uno cada mil operaciones–, lo que restringe la longitud de los algoritmos que pueden ejecutarse de forma fiable. Esto ha permitido que muchas de las demostraciones cuánticas sean rápidamente replicadas mediante técnicas clásicas avanzadas, como redes de tensores o métodos de propagación de operadores, que continúan mejorando y ejerciendo presión sobre el campo cuántico.

Dudas razonables

Varios estudios han puesto en duda algunas propuestas de ventaja cuántica en machine learning. En ciertos casos, si los algoritmos pueden entrenarse eficientemente, también pueden ser simulados clásicamente. En otros, los problemas que tratan de resolver son demasiado simples para que haya ventaja cuántica. Las otras propuestas como DQI no tienen aún aplicaciones prácticas directas, por ahora, ya que abordan problemas que requieren una cierta estructura para ser eficientes.

La presión de los métodos clásicos y el estudio de los límites de las propuestas cuánticas son fundamentales para entender para qué puede servir un ordenador cuántico.

Corrigiendo errores a cambio de tiempo y tamaño

La solución a largo plazo pasa por la corrección cuántica de errores. Esta técnica consiste en construir cúbits lógicos fiables a partir de muchos cúbits físicos ruidosos. En principio, permite reducir los errores de forma arbitraria, pero a costa de un gran aumento en los recursos necesarios. Las estimaciones más aceptadas (aquí sólo tomo en cuenta artículos que han pasado revisión por pares) de los recursos necesarios para romper una clave criptográfica utilizada en la vida real (RSA-2048) hablan de requerir 20 millones de cúbits ruidosos y una ejecución de 8 horas. Esto para reducir la tasa de fallo a un error por cada billón de operaciones.

Aunque hay recientes propuestas que sugieren reducir estos requisitos a decenas o cientos de miles de cúbits, asumen avances tecnológicos que aún no se han logrado y que no son triviales. Pensemos que se han tardado más de 20 años en demostrar experimentalmente las propuestas originales de Alexei Kitaev del código de superficie. Aunque el progreso es rápido, se requiere tiempo para avanzar. Especialmente cuando tenemos procesadores de 100 cúbits y necesitamos decenas o cientos de miles de estos.

Luchando contra la naturaleza

El mensaje, sin embargo, no debe ser de pesimismo, sino de cautela. En un entorno dominado por el hype, es responsabilidad de la comunidad científica ser rigurosa y honesta sobre el estado real de la tecnología. La computación cuántica tiene un potencial enorme, pero su impacto transformador requiere todavía de avances fundamentales y ciencia básica. Es nuestra responsabilidad determinar de manera rigurosa para qué tareas puede ser útil un ordenador cuántico.

Mientras visitaba la Universidad de Cambridge tuve el placer de asistir a una charla impartida por el profesor Mikhail Lukin, líder mundial en computación cuántica basada en átomos fríos. En ella, Lukin remarcó que la corrección cuántica de errores trata de construir estados cuánticos a escalas nunca alcanzadas. En cierto modo, se trata de luchar contra la propia naturaleza, que tiende a confinar los efectos cuánticos a escalas muy pequeñas. Creo que conseguiremos desafiar a la constante de Planck realizando estas máquinas cuánticas, pero ¿sabremos qué hacer con ellas?

El Día mundial de la Cuántica es un gran momento para celebrar todo aquello que se consiguió en la denominada primera revolución cuántica en el siglo XX. Y también para abordar con optimismo esta nueva era en la que estamos inmersos: la segunda revolución cuántica.

The Conversation

Josu Etxezarreta Martinez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Día Mundial de la Cuántica: estado actual, retos y perspectivas de la computación cuántica – https://theconversation.com/dia-mundial-de-la-cuantica-estado-actual-retos-y-perspectivas-de-la-computacion-cuantica-280391

Infraestructuras, liberalización y menos impuestos hacen a Madrid más competitiva dentro de la eurozona

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Emilio José González González, Profesor de Economía, Universidad Nebrija

Área de negocios de las Cinco Torres, en Madrid, por la noche. Jose Luis Vega/Shutterstock

La globalización obliga a ser más competitivos en un mercado en el que España compite, cada vez más, con países con costes laborales muy bajos. Reducir esos costes no es una opción porque implicaría recortar de forma drástica el nivel de renta y de bienestar de las familias españolas.

Para mejorar la productividad hace falta apostar por la tecnología y la innovación, que aportan valor y compensan el efecto de unos costes laborales más elevados. Ambos factores son clave para impulsar las exportaciones y el crecimiento económico. Finalmente, el círculo virtuoso se cierra con un mayor nivel de vida de los ciudadanos y el mantenimiento de los sistemas de protección social.

En lo que va de siglo, la región de la eurozona que más ha avanzado en competitividad ha sido la Comunidad de Madrid. Así lo demuestra nuestro estudio, Shedding Light on Global Competitiveness by Analyzing Regional Competitiveness within the European Monetary Union, realizado junto a las profesoras Susana Cortés Rodríguez (UNED) y Olga Butenko Nesterenko (Universidad Nebrija), publicado en Revista de Economía Mundial.

El caso de la eurozona

Cuando los países pierden competitividad pueden recuperarla si su moneda se deprecia o se devalúa. Pero los países que han adoptado el euro no pueden hacerlo cuando se trata de ser más competitivos frente a otros territorios que también forman parte de la eurozona. La razón es que, al compartir una misma moneda, es el Banco Central Europeo el que diseña y ejecuta la política monetaria de todos los países miembros. Renunciar al tipo de cambio plantea un reto adicional cuando la competencia es entre territorios con una moneda común.

En nuestro estudio analizamos cómo ha evolucionado entre 2003 y 2021 la competitividad en las regiones fundadoras del euro. Nos centramos en las regiones, no en los países, porque la industria se concentra en zonas específicas. Esto genera desigualdades que debemos tener en cuenta.

Medimos la competitividad con los costes laborales unitarios, que relacionan costes laborales y productividad. Este indicador es útil para comparar países con niveles similares de desarrollo. Además, permite evaluar los ajustes salariales y de precios ante la pérdida de competitividad, así como los efectos de las políticas y las decisiones empresariales sobre la productividad.

Buenos vecinos

Nuestro análisis muestra que la competitividad no está repartida de forma uniforme en la geografía de la eurozona. Las regiones más industrializadas del centro y norte de Europa, como Baviera o Île-de-France, son las más competitivas. Las del sur, como Andalucía o Calabria, están a la cola. Estas diferencias se mantienen y evolucionan, influidas por la productividad, el capital humano y la especialización económica. Dicho de otra forma, aunque los costes laborales unitarios se reduzcan, las regiones más competitivas, las del centro de la UE, siguen siendo las más competitivas de la eurozona, y las de la periferia continúan estando en el furgón de cola.

Detectamos un fenómeno interesante: el efecto vecindad. Como las dinámicas económicas siguen patrones geográficos y de concentración industrial, si una región mejora su competitividad, las regiones vecinas también lo hacen.

El atractivo de la gran ciudad

También descubrimos el papel clave de las grandes áreas metropolitanas. Madrid, Viena y Lisboa han escalado posiciones gracias a su capacidad para atraer talento, inversión y actividades basadas en el conocimiento. Pero este crecimiento urbano puede aumentar las desigualdades entre regiones. Además, plantea el problema de la despoblación en las regiones menos competitivas, que es un problema especialmente acuciante en las áreas periféricas de la eurozona.

El caso de Madrid es especialmente interesante pues, durante el periodo objeto de estudio, pasó de la posición 44ª a la 14ª en el ranking de competitividad de las regiones de la eurozona. Estos resultados son el fruto de las inversiones en infraestructuras llevadas a cabo desde la década de los 80 y a una política de liberalización, desregulación y menores impuestos desplegada a partir de la década de los 90.

Otras campeonas españolas

Otras regiones españolas que también han mejorado en competitividad respecto a las regiones de la eurozona son Cataluña, Comunidad Valenciana, Murcia, Andalucía, País Vasco y Navarra. En este sentido, el cuadrante noreste (País Vasco, Navarra, La Rioja, Aragón, Cataluña y parte de la Comunidad Valenciana), que es el más industrializado, sigue siendo el más competitivo. A ello se unen los desarrollos que han tenido lugar en Murcia, una región eminentemente agrícola, y Andalucía, que se beneficia de la existencia de clústeres tecnológicos como el de Málaga.

Desde el punto de vista político, creemos que es urgente diseñar estrategias regionales. Debemos fomentar la reindustrialización, la innovación y mejorar el capital humano. Si no lo hacemos, las regiones menos competitivas corren el riesgo de quedar atrapadas en el estancamiento, lo que agravaría las brechas socioeconómicas en la eurozona.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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Viktor Orbán’s election loss shows the limits of his propaganda machine

Source: The Conversation – UK – By Alexander Bor, Post-doctoral Researcher, Democracy Institute, Central European University

Hungarian voters have overwhelmingly rejected the 16-year rule of authoritarian strongman Viktor Orbán, electing his one-time political ally, Péter Magyar, to replace him. Magyar’s Tisza party has secured a two-thirds majority in parliament and therefore a supermajority. This will allow the new government to roll back some of the illiberal measures introduced Orbán governments over the years. Magyar has said that he intends to work for a “free, European” Hungary, which would reverse his predecessor’s rejection of Brussels.

One of Magyar’s key election promises was to restore press freedom, and reform state-run media, which, under Orbán, had become a powerful tool for distributing disinformation.

This huge win for Tisza followed a campaign marred by what many foreign monitors claimed were unprecedented levels of disinformation, foreign interference and government propaganda. In fact, the result may come as a surprise to those who believe that in information autocracies such as Hungary, where access to news and political discussion is controlled by what have been dubbed “spin dictators”, election results can easily be controlled by the ruling party.

Orbán is a textbook example of an information autocrat. The propaganda arsenal deployed by his ruling Fidesz party in this campaign was as formidable as ever. Pro-government election billboards blanketed the country, financed not just by Fidesz but by the government itself and by powerful publicly owned agencies such as the state energy conglomerate MVM, by the Magyar Nemzeti Bank (MNB) – Hungary’s central bank – and by a host of government-aligned NGOs.

State communication channels were repurposed wholesale for partisan messaging. Pro-government media and troll networks amplified existential warnings about the opposition.

But Fidesz’s tactics went further than messaging. Elaborate theatrics were deployed to scare or influence voters. A bomb was allegedly defused in Serbia that had supposedly targeted Hungarian election infrastructure. Ukrainian cash and gold assets were seized on spurious grounds concerning some shadowy threat from Ukraine’s “war mafia”. Each spectacle seemed designed to lend weight to Fidesz’s warnings about external interference.

Fidesz attempted to fire up its electoral base by framing the election as an existential struggle for Hungary itself. Since it was first elected in 2010, Fidesz has relied almost exclusively on this strategy, painting its challenger as a danger to the country, and turning elections into a matter of life and death.

But this time around, Fidesz has learned to its cost that it was insufficient to stick to the playbook that has kept it in power for 16 years. Things have changed – most notably the Hungarian economy, which has essentially flatlined since 2022, with near-zero real GDP growth compounded by the highest inflation in the EU. The second big shift has been political – the consolidation of the opposition behind a single credible challenger to Orbán. Previously, Fidesz had been able easily defeat the fragmented and ineffective coalitions it had previously faced.

Orbán’s failing appeal

Despite Orbán’s considerable arsenal of information manipulation tools, his election pitch appears to have been broadly rejected. This appears to have been a failure of strategy, unexpected from such a wily political veteran. In his annual “state of the nation” address in February, Orbán promised more of the same, to protect Hungary from change and outside threats such as from Brussels.

But that’s a pitch to true believers, not to the wavering or undecided. There was no attempt to build bridges to new groups or attempt to extend his electoral coalition.

Having watched Fidesz govern all this time, I believe that answer is that the voter manipulation system the party built built over the years is poorly suited for this purpose. Persuading new voters to come round to your side is hard and requires credibility, good arguments and strong messages, none of which the government has any more. Much easier to focus on fear caused by slander, misinformation and the moral panic button.

This clearly didn’t work. In February, a survey found that only 23% of Hungarians believed the government’s central claim that victory for Magyar and his Tisza party would result in Hungary being dragged into a foreign war, a theme hammered on by Orbán in his state of the nation speech. Even among Fidesz voters, nearly half – 43% – said they didn’t believe this.

Political science literature is clear on the risks of negative campaigning helps explain why. Attack messages can attract attention – but their effectiveness hinges on whether voters find them credible. Dishonest attacks can boomerang, eroding trust in the attacker rather than the target. And this clearly happened in Hungary in this election campaign.

All of which points to a broader lesson about information control in illiberal regimes: it can easily be overstated. Hungary’s 2026 election has revealed that an information autocracy can have its limits. And in the face of a faltering economy and a united and credible opposition, Orbán’s campaign reached those limits – and failed as a result.

The Conversation

Alexander Bor receives funding from European Union’s Horizon 2020 research and innovation programme.

ref. Viktor Orbán’s election loss shows the limits of his propaganda machine – https://theconversation.com/viktor-orbans-election-loss-shows-the-limits-of-his-propaganda-machine-280439

Las series españolas de Netflix (casi) no parecen españolas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Maria Fitó-Carreras, Profesora e investigadora en la Facultad de Ciencias de la Comunicación, Universitat Internacional de Catalunya

Claudia Salas y Luis Tosar en una imagen de la serie _Salvador_, estrenada en 2026. Jaime Olmedo/Netflix

Sería generalista, arriesgado y posiblemente impreciso afirmar que la series españolas de Netflix no parecen españolas. No obstante, tampoco es una afirmación del todo desmesurada.

Las series nacionales que hemos disfrutado durante décadas en la televisión lineal siempre se han caracterizado por el costumbrismo, la presencia del folclore español, el humor local, las referencias propias de su tiempo y de ciertas subtramas basadas en conflictos familiares o sociales muy enraizados en la historia reciente del país.

Farmacia de guardia, Médico de familia, Cuéntame cómo pasó, Los Serrano, Los hombres de Paco, Aquí no hay quién viva y su spin off La que se avecina tienen un sello nacional que, nos guste o no, es altamente incuestionable y beben de un imaginario made in Spain que las hace únicas e irrepetibles. Estas producciones hablan directamente al espectador español, con referencias compartidas, ritmos pausados, temporadas largas, personajes entrañables y, de una forma u otra, se adhieren al sustrato cultural nacional.

Netflix: ¿una ventana para lo español?

Las producciones cinematográficas, como ha sucedido en prácticamente todos los ámbitos de la industria cultural y de entretenimiento, se han hecho más transnacionales y homogéneas, especialmente desde 2015, con la llegada a España de plataformas de vídeo bajo demanda como Netflix, Amazon Prime Video, Max, Apple TV o Disney+, entre otras. Estas permiten que los productos nacionales se exhiban más allá de nuestras fronteras, y puedan, en el mejor de los casos, conquistar audiencias internacionales.

En Netflix este cambio se empezó a hacer visible con series como La casa de papel, Élite, Las chicas del cable, Berlín y Respira. Más recientemente, series como Salvador, La chica de la nieve o El cuco de cristal, confirman como esta tendencia sigue consolidándose.

Un hombre dispara a alguien fuera de campo.
Alex García en una escena de la última temporada de El cuco de cristal.
Julio Vergne/Netflix

Así ha cambiado la ficción seriada nacional

Netflix se ha convertido en un laboratorio donde las series españolas experimentan cambios narrativos y estéticos que buscan funcionar tanto dentro como fuera de España, lo cual resulta razonable si tenemos en cuenta su alto coste de producción.

Como consecuencia, se observa una cierta estandarización emocional de las series españolas producidas bajo el paraguas de la plataforma. Los conflictos son cada vez más universales: trauma, identidad, deseo, culpa o ambición. Lo local aparece menos como tema y más como decoración, como parte del sello autoral o como guiño al espectador nacional. Esta semilla narrativa puede funcionar, con ligeros cambios, en otros países, lo que permite a Netflix capitalizar más la producción. Es un fenómeno lógico, pero invita a reflexionar sobre cómo estos cambios afectan a la identidad de nuestras historias.

La música es uno de los elementos más visibles de la transformación de la ficción española en Netflix. Ya no se limita a melodías o canciones que apelan a la nostalgia nacional, sino que recurre con frecuencia a hits globales que puedan resonar con audiencias internacionales. Ejemplo de ello son la utilización de “Felicità” de Al Bano & Romina Power, un clásico italiano de los 80, en Berlín, o “Bella Ciao”, un himno partisano que popularizó la resistencia italiana durante la Segunda Guerra Mundial, en La casa de papel.

La dirección de arte y el diseño global de producción de las series españolas en Netflix son más cercanos al cine hollywoodiense. El uso de cliffhangers –momentos de tensión intensa– continuados entre capítulos o ritmos más altos y más escenas con acción y dramatismo también son signos de esta internacionalización narrativa por el influjo de la plataforma.

Conviene subrayar que estos cambios no son exclusivos del caso español, sino que se extienden a otros contextos nacionales donde las plataformas también están redefiniendo los códigos de producción de las series.

Cuando lo español habla al mundo en Netflix

En cierta manera, la mayoría de las producciones españolas surgidas de Netflix mantienen una esencia nacional que subyace tanto en el subtexto como en la construcción de algunos personajes. Por tanto, es más apropiado hablar de glocalización –lo global adaptado a lo local– que de canibalismo cinematográfico global.

Se produce, por tanto, una hibridación cultural muy interesante al replicar temáticas contemporáneas abordadas sin complejo y desde un contexto reconocible. Es decir, se mezclan lo global y lo local: los temas son universales (deseo, trauma, ambición…), pero siempre están tratados desde un contexto español, casi en un segundo plano, que los hace reconocibles para el público local.

Dicho de otro modo: la narrativa de las series españolas funciona tanto dentro como fuera de nuestras fronteras porque lo específico se minimiza. Esta dinámica podría cuestionar si la exportación no está poniendo en riesgo la identidad cultural de las producciones españolas, que parece orientarse cada vez más hacia la maximización de beneficios.

Todo lo anterior nos lleva a pensar que hemos pasado de una España que hablaba de sí misma en las series a una España hablándole al mundo con producciones más ambiciosas y menos costumbristas y estereotipadas, pero con un ADN muy propio de la cultura plural nacional.

Por tanto, quizá esta sea la verdadera transformación: antes contábamos historias para mirarnos y ahora las contamos sabiendo que nos están mirando. La cuestión no es si Netflix ha cambiado el cine y las series españolas, es si sabremos seguir siendo nosotros mismos mientras aprendemos a hablar en este nuevo altavoz glocal.


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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Las series españolas de Netflix (casi) no parecen españolas – https://theconversation.com/las-series-espanolas-de-netflix-casi-no-parecen-espanolas-275372

¿Quién fue Emmi Pikler y cómo transformó los cuidados en las ‘casas cuna’?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Estela Isequilla Alarcón, Profesora Sustituta Interina del Departamento de Psicología Evolutiva y de la Educación. Área de especialización en dislexia y en inclusión educativa., Universidad de Málaga

hedgehog94/Shutterstock

Aunque hoy nos parece obvio que para desarrollarse adecuadamente un bebé necesita más que comida, bebida y cuidados físicos, hace apenas un siglo que esta idea era bastante revolucionaria. La importancia del contexto y de los vínculos afectivos en el desarrollo infantil en general, y en el caso de niños que no crecen con sus progenitores en particular, fue algo en lo que Emmi Pikler, pediatra austriaca, fue pionera.

Su investigación del comportamiento de los bebés y niños pequeños procedentes de orfanatos permitió comprender mejor la importancia del apego y del respeto a los ritmos naturales del desarrollo.

Junto con su esposo, el pedagogo György Pikler, compartía la convicción de que los niños necesitan crecer en un entorno emocionalmente seguro para poder establecer relaciones sociales sanas y desarrollarse de manera equilibrada.

Cuidados infantiles a principios del XX

Pikler nació en Viena a comienzos del siglo XX, dónde estudió la carrera de Medicina y realizó sus prácticas en el Hospital Universitario de Viena junto al doctor Pirquet, un pediatra especializado en enfermedades infecciosas, primer profesor y catedrático de Pediatría de la Universidad Johns Hopkins en 1909.

Pikler también cooperó con el profesor Hans Salzer, un cirujano pediátrico del Hospital Mauthner Markhof. Este profesional le enseñó la importancia de que los niños sientan el tacto de sus cuidadoras y se acostumbren poco a poco a ellas, respetando su espacio y su ritmo.

Una mirada respetuosa

A partir de la influencia de estos dos mentores, Pikler desarrolló una mirada respetuosa hacia la infancia, comprendiendo la importancia de cuidar a los niños de forma consciente y evitando emociones o sensaciones de inseguridad o incomodidad.

Para ello, antes de cualquier intervención se les explicaba qué se iba a hacer y qué se esperaba de ellos, fomentando así una relación basada en la confianza con el médico. También se valoraban aspectos como la comodidad de la ropa, el contacto con el aire libre y la existencia de espacios lúdicos adecuados en el hospital.




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La importancia del entorno

Pikler comenzó a incorporar a las familias en los tratamientos infantiles. Las visitaba en sus propios hogares. Su labor no se limitaba a atender enfermedades, sino que realizaba un seguimiento continuo del desarrollo de los niños. Pikler entendía que la salud física está estrechamente relacionada con el entorno familiar, el clima emocional y las condiciones de vida cotidianas.

A partir de 1946, y durante más de cuarenta años, dirigió una casa cuna en Budapest conocida posteriormente como el Instituto Pikler, situada en la calle Lóczy. Allí se atendía a bebés y niños pequeños que no podían recibir los cuidados de sus madres.

El síndrome del hospitalismo

En este contexto, Pikler reflexionó profundamente sobre el llamado “síndrome del hospitalismo”, que afectaba a los niños criados en orfanatos sin vínculos afectivos estables. El síndrome se refería a las dificultades emocionales y de personalidad en la edad adulta que algunos de estos huérfanos desarrollaban.

Pikler entendía que la salud no se reducía a una buena alimentación o a un peso adecuado, sino que incluía el movimiento libre, el juego y, sobre todo, la creación de vínculos afectivos significativos y duraderos con las personas que estaban en la vida de estos niños.

El apego no materno

En concreto, en el Instituto Pikler se llevaron a cabo estudios a los niños huérfanos durante años. Las educadoras observaban de manera sistemática a pequeños grupos de niños y registraban diariamente sus comportamientos y avances, prestando especial atención a su desarrollo emocional y psicológico. Esta labor permitió comprender mejor las necesidades reales de la infancia y reforzó la importancia de una educación basada en el respeto, la observación y el afecto.

Pikler demostró que, aunque el vínculo que se establece con una cuidadora no sea idéntico al que se crea con una madre en el hogar, los niños pueden igualmente desarrollar un apego seguro si reciben cuidados estables, respetuosos y afectuosos. Estas cuidadoras tenían un trato cercano con los chicos huérfanos.




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Seguridad y autonomía

Desde su desempeño como pediatra, Pikler promovió una pedagogía basada en el respeto, autonomía y cercanía con los niños desde los primeros años de vida. El objetivo es que el niño se sienta seguro en su entorno y capaz de resolver por sí mismo los pequeños retos que se le presentan.

Esta autora tenía en consideración estos cuatro principios pedagógicos:

  • Valorar y respetar la autonomía de los niños y niñas.

  • Mantener relaciones afectivas estables con un número reducido de educadoras.

  • Tomar conciencia tanto del entorno del niño como de la propia actitud del adulto.

  • Cuidar la salud física y emocional de manera integral.

Ritmos variables

Aunque su intención inicial era simplemente ofrecer buenos cuidados a los niños del instituto, Emmi Pikler acabó sentando las bases de un enfoque educativo que hoy influye en escuelas y familias de todo el mundo. Defendía que no se debía forzar ni adelantar el desarrollo motor del bebé. En lugar de ello, proponía preparar espacios y materiales adecuados para que los niños, movidos por su curiosidad natural, pudieran explorar y descubrir el mundo a su propio ritmo. Respetar estos tiempos favorece la confianza, la seguridad y la conciencia corporal.

Asimismo, Pikler subrayó la importancia de una relación afectuosa y respetuosa entre el niño y el adulto de referencia. Esto requiere una observación atenta, comprender las dificultades individuales y adaptarse a las necesidades de cada niño, sin imponer actividades para las que aún no esté preparado.

¿Cómo lograr el apego?

Este enfoque de Pikler coincidió en el tiempo con el trabajo del psiquiatra británico John Bowlby, quien desarrolló el concepto del apego y su importancia en el desarrollo infantil.

En este sentido, las ideas de Bowlby y Pikler coinciden en la importancia de ofrecer continuidad, seguridad y estabilidad emocional a los más pequeños. La teoría del apego es clave en la infancia, debido a que los niños experimentan diversas vivencias y relaciones emocionales durante su infancia.

El trabajo de Pikler demostró que, con cuidados constantes, observación individualizada y vínculos afectivos sólidos, los niños que no crecen con sus madres pueden desarrollarse de forma saludable.

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Estela Isequilla Alarcón no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Quién fue Emmi Pikler y cómo transformó los cuidados en las ‘casas cuna’? – https://theconversation.com/quien-fue-emmi-pikler-y-como-transformo-los-cuidados-en-las-casas-cuna-269302

La importancia de tener en cuenta el valor social de las presas que se derriban para recuperar los ríos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rafael Miranda Ferreiro, Investigador en el Instituto de Biodiversidad y Medioambiente (BIOMA), Universidad de Navarra

Demolición del azud del Molino Ventura, en el río Cega, Navafría (Segovia). Confederación Hidrográfica del Duero, CC BY-SA

La eliminación de barreras, como presas y azudes, es una estrategia cada vez más utilizada para restaurar ecosistemas fluviales. En Europa, estas acciones son clave para alcanzar el objetivo de 25 000 kilómetros de ríos de curso libre establecido por la reciente normativa sobre restauración de la naturaleza para 2030.

Sin embargo, la aceptación social de estos derribos sigue siendo desigual, y la oposición local –a menudo vinculada a arraigos culturales, a una escasa conciencia ecológica y a la desinformación– puede influir en los esfuerzos de restauración o incluso obstaculizarlos.

La percepción social, la tradición cultural y el apego al paisaje

Hace unos años, en una localidad del norte de Navarra, la Administración foral convocó una reunión con técnicos y paisanos de los pueblos de la zona. Se exponía en aquel encuentro un ambicioso proyecto que implicaba el derribo de varias presas obsoletas, con el fin de incrementar la conectividad del río y favorecer, en concreto, el ascenso de especies migradoras como los salmones.

Durante la explicación de los hitos y acciones del proyecto, se mencionó el nombre de una presa ubicada en un pueblo cercano. Fue entonces cuando una mujer, como un resorte, se puso en pie y declaró que no podía derribarse. Explicó que por el camino que pasaba por encima de aquella presa, la Virgen del pueblo era acompañada en la romería de mayo. Era una razón más que suficiente para replantearse el derribo.

De la misma manera que las presas sólo se pueden derribar cuando ya no están en uso y su licencia de explotación ha terminado, aquella presa tenía un valor cultural e intangible que no se puede despreciar y que no constaba en ningún registro oficial.

Los pros y contras de las presas y los embalses

La gestión de presas sigue siendo un tema polémico socialmente. Aunque los impactos sobre la biodiversidad resultan evidentes, también es cierto que estas construcciones y sus embalses aportan beneficios significativos a la sociedad, como la producción de energía renovable, el suministro de agua o la creación de espacios para el baño y la pesca recreativa, además de usos culturales que a menudo solo se identifican escuchando a la comunidad.

A la vez, los efectos sobre la biodiversidad pueden variar en intensidad según su distribución y estado de conservación. Contar con un conocimiento más preciso sobre su situación contribuirá a mejorar la toma de decisiones, especialmente en lo relativo a especies de alto valor recreativo, como la trucha o el salmón atlántico.

Midiendo la alteración provocada por las presas

Tradicionalmente, en los estudios sobre los impactos de las presas se han considerado, en primer lugar, los kilómetros de río fragmentados. Pero cuando buscamos priorizar el desmantelamiento de presas obsoletas, no deberíamos valorar únicamente la longitud de los tramos liberados, sino también la biodiversidad fluvial y su conservación.

En esta línea, se han desarrollado indicadores que consideran la presencia de las poblaciones de peces, como principales “usuarios” de los ríos. Pero no es suficiente: resulta imprescindible incorporar la percepción social sobre las presas, sus impactos y los servicios ecosistémicos que aportan con el fin de determinar la relación coste‑beneficio de restaurar la conectividad desde todas las perspectivas implicadas.

Dentro de esas perspectivas han de estar, sin duda, los servicios que estas infraestructuras nos brindan y los valores intangibles –como los identitarios– que condicionan la percepción que tenemos de nuestro entorno. Estos últimos han sido tradicionalmente los más difíciles de abordar en la gestión de ecosistemas, lo que pone aún más de relieve la necesidad de fomentar una buena comunicación y la participación ciudadana en este tipo de procesos.

La percepción social en la valorización de las presas

El objetivo del proyecto ConnectFish es evaluar los impactos de las presas sobre los peces ibéricos teniendo en cuenta tanto los aspectos biológicos como aquellos sociales relacionados con los servicios ecosistémicos que los ríos nos ofrecen –zonas recreativas, suministro de energía y alimentos, valor cultural, etc.– y la percepción que tenemos de ellos.

Nos hemos centrado en las cuencas del Deva-Cares, del Oria y del Bidasoa, debido a las características peculiares de los ríos cantábricos y sus poblaciones. Al encuestar a los habitantes de las áreas aledañas, hemos encontrado que existe una brecha significativa entre los beneficios percibidos y los impactos reconocidos de las presas.

Un río en cuya margen izquierda puede verse los restos de una pared que correspondía a una presa
Presa derribada en Ituren, norte de Navarra, en el río Bidasoa. Imagen tomada el 25 de mayo de 2018.
Rafael Miranda, CC BY-SA

Si bien se percibe que en los ríos del entorno hay un exceso de obstáculos, la población prioriza su uso recreativo y productivo frente a cualquier actuación que implique su retirada. Cabría destacar que entre la población encuestada no han calado ciertos bulos (como el derribo de presas en uso) que sí parecen estar extendidos en otros entornos. Su vinculación con el territorio y el conocimiento directo de la zona facilita una mayor capacidad para contrastar la información falsa con la realidad.

Esta información preliminar muestra que las presas tienen, sin lugar a dudas, un valor social, en muchos casos identitario, que no debe desestimarse.

Nuestros hallazgos reafirman la importancia de fortalecer la concienciación de las partes interesadas sobre los impactos de las barreras fluviales y los beneficios de su eliminación al planificar intervenciones específicas. Es fundamental involucrar a las comunidades locales, en particular a los grupos más implicados, para fortalecer la aceptación social de estas acciones y mejorar la gobernanza ambiental.

Hay que tener en cuenta no solo los servicios ecosistémicos tradicionales, sino también los valores intangibles, como los bienes culturales o los vínculos identitarios con el territorio de las personas que lo habitan.

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Rafael Miranda Ferreiro recibe fondos de la Fundación Biodiversidad a través del proyecto ConnectFish. El proyecto ConnectFish cuenta con el apoyo de la Fundación Biodiversidad del Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico (MITECO) en el marco del Plan de Recuperación, Transformación y Resiliencia (PRTR), financiado por la Unión Europea – NextGenerationEU. Las opiniones y conclusiones expresadas en esta publicación son de exclusiva responsabilidad de la persona o personas que ostenten la autoría de las mismas, y no reflejan necesariamente los puntos de vista de las entidades que apoyan económicamente el proyecto.

Ana Villarroya Ballarín ha recibido fondos de la Fundación Biodiversidad a través del proyecto ConnectFish.

ref. La importancia de tener en cuenta el valor social de las presas que se derriban para recuperar los ríos – https://theconversation.com/la-importancia-de-tener-en-cuenta-el-valor-social-de-las-presas-que-se-derriban-para-recuperar-los-rios-278268

Aditivos plásticos, pesticidas, nicotina… La contaminación que se acumula en el polvo de las calles

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miguel Velázquez Gómez, Titulado Superior de Actividades Técnicas y Profesionales (Análisis de contaminantes en matrices ambientales), Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

La limpieza de las calles con agua facilita la eliminación de contaminantes presentes en el polvo urbano. ARTpok/Shutterstock

Cuando pensamos en contaminación urbana, solemos mirar al aire: los gases de los coches, el humo, las partículas en suspensión. Pero hay otra forma de contaminación muy cercana y casi invisible: la que se acumula en el polvo de las calles.

Ese polvo que pisamos a diario no es solo suciedad. Es una mezcla compleja de finos restos inorgánicos y orgánicos que llevan adheridas sustancias químicas que provienen del tráfico, la actividad urbana y nuestros hábitos cotidianos. Como tal, puede ser una vía importante de exposición a contaminantes para las personas.

En un reciente estudio en el área metropolitana de Barcelona, hemos analizado polvo urbano recogido en varias calles con distinta densidad de peatones y tráfico para entender qué contaminantes contiene y cómo se distribuyen en la ciudad. Los resultados muestran que la contaminación no depende solo de cuánto emitimos, sino también de cómo se acumula y se mueve en el entorno urbano.

Puntos de recogida de polvo en Barcelona y L’Hospitalet de Llobregat en diferentes distritos.
Puntos de recogida de polvo en Barcelona (1-14) y L’Hospitalet de Llobregat (15-19). Cada punto corresponde a un distrito diferente: 1) Antiga Esquerra de l’Eixample, 2) Diagonal Mar i el Front Marítim del Poblenou, 3) Dreta de l’Eixample, 4) Maternitat i Sant Ramón, 5) Parc i la Llacuna del Poblenou, 6) Pedralbes, 7) Poble-Sec, 8) Porta, 9) Raval, 10) Sant Antoni, 11) Sants-Montjüic, 12) Sants-Badal, 13) Sarrià, 14) Vall d’Hebron, and 15) Vila de Gràcia in Barcelona; 16) Collblanc, 17) Planes, 18) Santa Eulàlia, and 19) Torrassa in L’Hospitalet de Llobregat.
Los autores, CC BY-NC-SA

Un cóctel de contaminantes bajo nuestros pies

En las muestras analizadas, recogidas a lo largo y ancho de la ciudad, encontramos decenas de compuestos orgánicos distintos. Entre ellos se han detectado hidrocarburos procedentes de la combustión incompleta de la materia orgánica, sustancias utilizadas como aditivos en plásticos, retardantes de llama, pesticidas e incluso nicotina.

Estas sustancias llegan al suelo desde múltiples fuentes: los tubos de escape de los coches, el desgaste de neumáticos y frenos, las emisiones industriales o el uso de productos domésticos. Una vez allí, no desaparecen. Se acumulan en el polvo, donde pueden permanecer inalterados durante largos periodos.

Este polvo puede volver a levantarse con el viento, ser arrastrado por el agua, adherirse a la piel o ser ingerido e inhalado de forma indirecta. Por eso, aunque no lo percibamos, forma parte de nuestra exposición diaria a la contaminación.




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No todo es tráfico

Podría parecer que las zonas con más coches son siempre las más contaminadas. En esta línea, se observó que en áreas con reducida densidad de población y tráfico aparecen en menor concentración ciertos compuestos, como los citados hidrocarburos y los ftalatos usados en materiales plásticos. Sin embargo, los datos muestran que la realidad es más compleja.

Algunos de estos hidrocarburos son más abundantes en zonas influenciadas por vientos procedentes del puerto o del aeropuerto. También otros aditivos plásticos como los ftalatos mostraron menores niveles en los lugares más expuestos a vientos locales. Esto indica que la contaminación no solo depende de dónde se emite, sino también de cómo se transporta y se deposita en la ciudad.

Otro factor que influye en el movimiento de contaminantes es la circulación superficial del agua de lluvia, que se relaciona con los niveles de nicotina y facilita su llegada a ecosistemas acuáticos, donde produce efectos tóxicos.

Así influye el entorno

Factores como el viento, la radiación solar o incluso la forma de la ciudad influyen en la presencia de contaminantes. Por ejemplo, la luz solar puede degradar algunos compuestos, el viento puede dispersarlos o concentrarlos y la densidad urbana puede favorecer su acumulación en función de variables como la altura de los edificios o el número de carriles de la calzada.

En nuestro trabajo, observamos que también otros factores como la densidad de población del distrito o de peatones en la zona muestreada contribuyen a la presencia de aditivos plásticos como el bisfenol A.

Además, corroboramos que la limpieza de las calles tiene un efecto medible. En zonas donde se utiliza agua, algunos contaminantes aparecen en menor cantidad. Es decir, ciertas decisiones de gestión urbana pueden reducir la exposición de la población. Otro ejemplo es el manejo de las áreas verdes y el uso de pesticidas, que sin embargo en nuestro trabajo no mostró ninguna relación significativa.

Fotografía de la ciudad de Barcelona
El diseño urbanístico de las ciudades como Barcelona define los patrones de acumulación y dispersión de contaminantes en el polvo. Calles bajo la influencia de viento, en pendiente o expuestas a la luz solar muestran, en general, menores concentraciones de contaminantes.
Carlos Velázquez Iglesias (cvilustrador@gmail.com / @carlosvelazqueziglesias (Instagram))

La contaminación se acumula

Uno de los resultados más relevantes es que la distribución de contaminantes no depende únicamente de las emisiones actuales. En muchos casos, está condicionada por procesos de acumulación.

El polvo actúa como un reservorio. Las sustancias se depositan, se mezclan y pueden volver a movilizarse con el tiempo. Esto significa que la contaminación urbana tiene una especie de memoria, lo cual explica a su vez los altos niveles de aditivos plásticos detectados. Por eso, reducir las emisiones y la utilización de ciertos materiales no contaminantes es fundamental, pero puede no ser suficiente si no se tiene en cuenta cómo se comportan los contaminantes una vez llegan al suelo. Por ejemplo, la aparición de hidrocarburos, bisfenol A y el pesticida clorpirifós se asocia con la ausencia de vientos que resuspendan el polvo y de luz solar que ayude a su degradación.

¿Qué implica todo esto para las ciudades?

Este enfoque tiene consecuencias importantes. Por un lado, pone de relieve una vía de exposición que suele pasar desapercibida y que es especialmente relevante para niños o personas más vulnerables a la contaminación, como por ejemplo aquellas con problemas de asma. Por otro, sugiere que las políticas de calidad ambiental deberían ir más allá de las emisiones de materia particulada.




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La forma en que proyectamos y gestionamos el espacio urbano es importante. Medidas como mejorar la limpieza viaria, considerar la ventilación urbana, reducir el uso de productos químicos sintéticos y vehículos a motor o diseñar espacios que reduzcan la acumulación de polvo pueden contribuir a disminuir la exposición a contaminantes y su riesgo para la salud humana asociado.

En definitiva, la contaminación urbana no solo está en el aire que respiramos. También está en el suelo que pisamos cada día, y entender este componente invisible es clave para construir ciudades más saludables.

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Marcello D’Amico ha recibido fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, y actualmente recibe fondos del Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico.

Silvia Lacorte Bruguera recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades.

Miguel Velázquez Gómez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Aditivos plásticos, pesticidas, nicotina… La contaminación que se acumula en el polvo de las calles – https://theconversation.com/aditivos-plasticos-pesticidas-nicotina-la-contaminacion-que-se-acumula-en-el-polvo-de-las-calles-279018

La caída de Orbán y el fin del veto húngaro: qué gana Europa y qué significa para España

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Armando Alvares Garcia Júnior, Profesor de Derecho Internacional y de Relaciones Internacionales, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Péter Magyar, vencedor de las elecciones húngaras, pronuncia un discurso el pasado 7 de marzo. Istvan Csak/Shutterstock

El 12 de abril de 2026 Hungría vivió un vuelco electoral sin precedentes. Péter Magyar, líder del recién creado partido Tisza, obtuvo el 54 % de los votos y 138 escaños en el Parlamento unicameral de 199 miembros.

Viktor Orbán, cuyo partido Fidesz cayó al 38 % con 55 representantes, reconoció la derrota y llamó al vencedor para felicitarlo.

La participación ciudadana rozó el 78 %, la cifra más alta desde la transición postcomunista, evidenciando un hartazgo colectivo frente a años de clientelismo, concentración mediática y estancamiento económico.

Esta ventaja le confiere a Tisza la capacidad de reformar la Constitución y derogar las llamadas “leyes cardinales” que Fidesz diseñó para perpetuar su dominio.

Las prioridades del nuevo Gobierno

Con esa supermayoría, el nuevo Gobierno podrá restablecer la independencia judicial, garantizar el pluralismo de medios y crear las condiciones exigidas por Bruselas para desbloquear los 18 000 millones de euros retenidos por presuntas irregularidades en el Estado de derecho y en la gestión de fondos estructurales.

Durante más de una década, Budapest utilizó el principio de unanimidad en política exterior como palanca para frenar iniciativas comunitarias. Orbán vetó repetidamente paquetes sancionadores contra Moscú, desde restricciones al crudo ruso hasta limitaciones al transporte marítimo fantasma. También obstaculizó créditos de emergencia para Kiev, incluidos los 90 000 millones de euros previstos para evitar el colapso financiero de Ucrania mientras resistía la invasión.

Estas acciones debilitaron la respuesta europea a la agresión rusa, aunque también aislaron a Hungría del núcleo de la Unión, convirtiéndolo en un actor alineado con intereses externos más que con los valores compartidos de los Veintisiete.

El ascenso de Magyar abre una vía para revertir esas trabas. Su programa prioriza el cumplimiento de los hitos impuestos por la Comisión: reforma del sistema de nombramiento de jueces, auditoría de contratos públicos y garantía de acceso a la información.

Ejecutar esas medidas permitirá liberar los recursos congelados y redirigirlos hacia inversiones en carreteras, escuelas y hospitales que han sufrido años de subinversión. Asimismo, la ayuda militar y económica a Ucrania podrá fluir sin objeciones húngaras, reforzando el flanco oriental de la OTAN y dificultando la capacidad de Rusia para sostener su campaña.

Para la institución comunitaria, el cambio supone un alivio estratégico. La supermayoría elimina la posibilidad de que un solo Estado bloquee decisiones en materia de sanciones, política de defensa o ampliación. Países de los Balcanes occidentales ven acelerada su perspectiva de adhesión, mientras que los debates sobre migración ordenada y seguridad cibernética ganan previsibilidad.

Ursula von der Leyen ha destacado que el retorno de Hungría al consenso comunitario mejora la eficacia del Consejo Europeo y fortalece la posición de la Unión frente a potencias que intentan explotar sus divisiones.

En el plano ideológico, el triunfo de Tisza erosiona la red transnacional que Orbán alimentó para sostener fuerzas iliberales. A través de fondos, think tanks (laboratorios de ideas) y líneas de crédito, el régimen húngaro financió a partidos y movimientos afines en toda Europa.

Adiós a los préstamos para Vox

En España, Vox recibió 9,2 millones de euros en préstamos de una entidad bancaria budapestina vinculada al entorno gubernamental, recursos utilizados en campañas electorales recientes. Con la salida de Orbán del poder, ese canal de financiación se seca, dejando a la ultraderecha española menos respaldada por estructuras externas y obligándola a buscar alternativas nacionales.

Para Madrid, el escenario trae ventajas tangibles. La liberación de los fondos de cohesión significa que comunidades autónomas con déficits de infraestructura podrán acceder antes a partidas para autovías, plantas de desalinización y mejoras ferroviarias.

Los presupuestos plurianuales de la Unión, antes retenidos por vetos húngaros, se aprobarán ahora con mayor celeridad, inyectando liquidez en proyectos de transición energética, como parques eólicos marinos y redes de hidrógeno.

Además, las investigaciones sobre la financiación húngara de Vox añaden presión reputacional y judicial sobre el partido, lo que puede limitar su margen de maniobra y condicionar su papel en el debate público español.

Ese contexto reduce parcialmente la capacidad de las narrativas abiertamente hostiles al proyecto europeo para marcar la agenda y ofrece al Gobierno más espacio político para avanzar en acuerdos comerciales, programas de cooperación científica e iniciativas sociales, aun cuando el peso electoral de la ultraderecha siga dependiendo sobre todo de dinámicas internas.

Los sectores productivos también se benefician. Empresas catalanas de tecnología de la información han manifestado interés en licitaciones húngaras, mientras que compañías vascas de maquinaria industrial ven renovadas oportunidades en el mercado centroeuropeo tras la llegada de fondos europeos destinados a la mejora de la competitividad.

Asimismo, la estabilización del entorno institucional húngaro reduce el riesgo percibido por inversores españoles que consideran expandir sus operaciones en la región.

El triunfo de Magyar no es un ajuste menor: es un impulso decisivo que reordena prioridades, restaura credibilidad y muestra que los designios de un bloque pueden cambiar cuando la ciudadanía exige responsabilidad y transparencia.

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Armando Alvares Garcia Júnior no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La caída de Orbán y el fin del veto húngaro: qué gana Europa y qué significa para España – https://theconversation.com/la-caida-de-orban-y-el-fin-del-veto-hungaro-que-gana-europa-y-que-significa-para-espana-280515