À quelques jours du scrutin, voici comment se divisent les votes dans les différentes régions du Québec

Source: The Conversation – in French – By Frédéric Castel, Chargé de cours aux départements de Sciences des religions et d’Études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Pour la première fois depuis 1976, cinq partis sont en mesure de gagner plusieurs sièges dans une élection québécoise. Dans une quinzaine de circonscriptions, le troisième parti a moins de dix points d’écart avec le meneur. À quelques jours du vote, comment se profilent les luttes dans les 17 régions administratives du Québec ? Quelles sont les dynamiques à l’œuvre entre centres urbains, couronnes métropolitaines et circonscriptions rurales ?


Spécialiste de l’évolution de la diversité ethnoreligieuse au Québec, je tente de tracer les mouvements sociopolitiques dans le temps et l’espace à l’aide de la cartographie des intentions de vote et des résultats électoraux. Les pourcentages d’intentions de vote évoqués ici proviennent du site d’agrégation de sondages Qc125.




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Une Coalition à l’avenir incertain

La crise commerciale a avantagé la première ministre sortante, Christine Fréchette. Elle a pu initier diverses actions à l’international et annoncer certaines ententes structurantes au pays, notamment Churchill Falls, qui sont tombées à point nommé. Sous l’« effet Fréchette », la marque caquiste, tombée à 10 % en mars, est remontée à 20 % en mai.

L’étalement géographique des partisans de la CAQ constitue la force et la faiblesse de ce parti. Les possibilités de victoires sont tributaires de la performance du troisième parti. Tous les sièges actuellement gagnables sont dans ce cas de figure. La plupart des vingt ministres du cabinet Fréchette qui se représentent sont dans une situation précaire.

Vol péquiste sous un ciel longtemps invariable

La longue chute de la CAQ, entamée en 2023, aura bénéficié au Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est érigé tôt à la première place des intentions de vote. Celles-ci ont culminé autour des 35 % pendant l’automne 2025 avant de perdre quelques plumes au tournant de l’année. Les quatre sièges remportés lors d’élections partielles ont donné au parti l’occasion de s’ancrer dans des régions variées.

La popularité du PQ est maximale en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et dans le Bas-Saint-Laurent, où le seuil des 50 % est souvent dépassé localement. Dès la fin de 2023, les régions du nord se sont tournées vers le PQ. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord, quatre personnes sur dix anticipent de voter pour ce parti. Trois personnes sur dix comptent faire de même en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec. Les régions rurales de Lanaudière et des Laurentides ont montré une propension à appuyer le PQ plus tôt que les régions banlieusardes.

« Où est Charles » dans les régions francophones ?

Le Parti libéral aura sans doute payé cher le fait d’avoir attendu aussi longtemps la tenue de sa campagne à la chefferie. Ayant longtemps plafonné à 15 %, les sondages ont dépassé les 25 % en juin 2025 avec l’élection de Pablo Rodriguez comme chef avant qu’un contentieux avec Marwah Rizqy n’entraîne le parti dans une crise plus large suivie du départ du chef. L’intronisation de Charles Milliard au printemps a rehaussé les intentions de vote dans les espaces où la popularité libérale était déjà solide.

Bien que les intentions de vote soient redevenues stratosphériques (entre 50 % et 75 %) dans l’ouest de l’île de Montréal, elles peinent à atteindre les 15 % dans la plupart des circonscriptions francophones. En revanche, dans la bande géographique reliant l’Outaouais au sud de l’Estrie, les libéraux sont en position de reprendre plusieurs sièges perdus pendant l’ère Legault.

Au-delà de Québec, les conservateurs progressent

Des 10 % qu’ils étaient en 2022, les soutiens au Parti conservateur d’Éric Duhaime ont atteint les 15 % en début d’année, un cap qui vient d’être franchi. La région de Chaudière-Appalaches a basculé du côté conservateur après que le gouvernement Legault a abandonné le projet de « troisième lien » reliant Québec à Lévis. Les circonscriptions rurales de la Capitale-Nationale ont suivi plus tard.

La récente montée du PCQ retient l’attention. Les conservateurs ont pris la première place dans la région métropolitaine de recensement de Québec. Dans les circonscriptions rurales de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, quatre personnes sur dix prévoient donner leur vote au PCQ, proportion montant à cinq en Beauce. Le parti est ainsi susceptible de créer quelques surprises au-delà de son domaine.

Montréal-Québec solidaires

Au lendemain des dernières élections, la cote de popularité de Québec solidaire oscillait entre 15 % et 20 % avant que celui-ci remporte, en mars 2023, une élection partielle à Montréal. Cependant, les tensions internes et les courses successives pour les postes de co-porte-paroles, maintenant occupés par Ruba Ghazal et Sol Zanetti, ont créé une période d’instabilité qui a découragé certains sympathisants. Le parti a cependant a repris de l’allant, en appuis et en sièges gagnables, notamment à Sherbrooke, avec la campagne « positive » de Ghazal.

Pas de quartier dans la métropole et la capitale

Si Montréal est une île rouge bordée de bleu, les électorats solidaire et péquiste restent bien ancrés dans certaines circonscriptions du centre et du sud, où on retrouve une grande mixité sociale. C’est là que se concentrent les quelques luttes serrées de la ville.

Ce modèle nord-américain, où les électeurs urbains montrent des inclinaisons politiques qui contrastent avec les électeurs des banlieues, se rencontre aussi à Québec. Les partisans solidaires et péquistes prédominent dans les quartiers de la ville-centre alors que dans les banlieues immédiates, on balance entre les propositions conservatrices, caquistes et péquistes.

L’axe Mauricie-Estrie au milieu des grands vents géopolitiques

Les dés ne sont pas jetés dans trois régions centrales à surveiller. On y trouve de nombreuses luttes à plusieurs joueurs compétitifs. En Mauricie, le PQ a longtemps devancé la CAQ, avant que le PCQ ne fasse récemment irruption entre les deux. Dans le Centre-du-Québec, péquistes et conservateurs sont maintenant au coude à coude, les caquistes restant toutefois dans la course.


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En Estrie, les cinq partis ont leurs chances. La région se caractérise par ses diverses combinaisons de luttes à trois ou quatre. Autour de Sherbrooke, toutes les formations sont en position de remporter au moins un siège.

Pour qui la couronne ?

Dans les banlieues francophones de la couronne de Montréal, péquistes et caquistes se disputent une vingtaine de sièges. Pendant des mois, les intentions de vote montraient des signes de luttes serrées ou d’hésitation avant qu’elles ne se dirigent de plus en plus vers le PQ. En Montérégie, les circonscriptions à forte composante anglophone ou multiethnique penchent du côté libéral.

Bien qu’encore instable, l’actuelle cartographie des intentions de vote donne à penser que plusieurs régions sont susceptibles de former des blocs politiques plus cohérents qu’auparavant au moment où les luttes à trois sont nombreuses. Ainsi, les régions auront autant de chances de faire valoir leurs voix.

La Conversation Canada

Frédéric Castel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. À quelques jours du scrutin, voici comment se divisent les votes dans les différentes régions du Québec – https://theconversation.com/a-quelques-jours-du-scrutin-voici-comment-se-divisent-les-votes-dans-les-differentes-regions-du-quebec-292211

De propietarios a inquilinos: ¿qué se ha perdido por el camino?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laura Núñez, Directora del Observatorio del Ahorro Familiar de Fundación IE y Fundación Mutualidad Abogacía y Profesora de Finanzas, IE University

TANYARICO/Shutterstock

El acceso a la vivienda es, en 2026, la principal preocupación económica de los hogares españoles. El debate suscitado por el caso Maricarmen, más allá de las circunstancias concretas del desahucio y de las legítimas posiciones de las partes, ha contribuido a poner rostro a una realidad cada vez más extendida: trabajar, ahorrar y planificar ya no garantiza poder acceder a una vivienda en condiciones razonables.




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Hogar, patrimonio y ahorro

La vivienda, que durante décadas representó un lugar de residencia, una forma de ahorro y, finalmente, un patrimonio con el que afrontar la vejez, está dejando de estar al alcance de muchas familias, dificultando que la propiedad siga desempeñando su papel de vía de ahorro y seguridad económica.

Los fondos de inversión, las viviendas turísticas y la especulación han ocupado buena parte del debate público reciente. Sin embargo, hay otro factor del que se habla menos: los incentivos a la propiedad. Los datos invitan a plantear una pregunta distinta: ¿qué ha ocurrido desde que se eliminó la deducción por compra de vivienda en el IRPF?

Hasta hace relativamente poco, España fue uno de los países europeos con mayor porcentaje de vivienda en propiedad. En 2005, el 80,5 % de los hogares residía en una vivienda propia; 20 años después, el porcentaje ha descendido al 73,3 %. Es posible que la deducción por adquisición de vivienda habitual no fuese la única explicación de este fenómeno, pero resulta evidente que sí formó parte de un marco institucional que favorecía que las familias transformaran su ahorro en patrimonio.

A partir de la crisis financiera de 2008 se consolidó una visión diferente. Se argumentó que la deducción contribuía a elevar los precios, favorecía el endeudamiento y distorsionaba las decisiones de inversión. En consecuencia, fue eliminada para las nuevas adquisiciones desde el 1 de enero de 2013.

La pregunta relevante no es si aquellos argumentos eran razonables. Lo eran. La cuestión es si los resultados posteriores justifican plenamente la decisión.

El comportamiento de los precios tras la reforma

Una de las razones que se esgrimieron para eliminar la deducción por adquisición de vivienda habitual fue que contribuía a elevar artificialmente los precios de la vivienda. Si ese diagnóstico era correcto, cabría esperar que su desaparición hubiera dejado algún rastro visible en la evolución posterior del mercado.

Evolución del precio de la vivienda y de la inflación en España (2007-2025)
Fuente: elaboración propia a partir de datos del INE

A este respecto, cabe realizar dos observaciones sencillas. La primera es que el ajuste del mercado inmobiliario comenzó mucho antes de la reforma. Cuando la deducción desapareció, en 2013, los precios acumulaban ya varios años de descenso y el grueso de la corrección asociada a la crisis financiera se había producido. La segunda es que, una vez iniciada la recuperación, los precios de la vivienda volvieron a crecer de forma sostenida y, durante la última década, lo hicieron por encima de la inflación. La eliminación del incentivo fiscal no parece haber supuesto un punto de inflexión fácilmente identificable en la evolución posterior del mercado.

Si la deducción era uno de los mecanismos fundamentales que alimentaban el encarecimiento de la vivienda, cabría esperar que su supresión hubiera alterado significativamente la trayectoria posterior. Los datos disponibles no parecen apuntar en esa dirección: la desaparición del incentivo no produjo una moderación estructural de los precios fácilmente observable.

¿Del ahorro inmobiliario al financiero?

Otro de los argumentos utilizados para justificar la eliminación de la deducción por adquisición de vivienda habitual era que favorecería una asignación más eficiente del ahorro familiar, reduciendo la concentración patrimonial en activos inmobiliarios y fomentando una mayor acumulación de activos financieros. Sin embargo, la evolución posterior pone en entredicho esa expectativa.

Activos financieros reales por hogar en España. (Activos a cierre de año, divididos por nº de hogares y deflactados a euros de 2025. Hasta 2020, número de hogares según EPA; desde 2021, Estadística Continua de Población-ECP).
Fuente: elaboración propia a partir de datos de Banco de España, Cuentas Financieras de la Economía Española; INE, EPA/ECP; IPC del INE

Si se analizan los activos financieros de los hogares españoles, teniendo en cuenta el crecimiento del número de hogares y la inflación, el resultado es decepcionante: en 2025, el patrimonio financiero real medio por hogar apenas supera en torno a un 3 % el registrado en 2007, casi dos décadas atrás.

En 2007, cada hogar disponía, en promedio, de un patrimonio financiero equivalente a unos 165 000 euros constantes, a valor de 2025 (ajustados para desestimar la inflación producida entre los años analizados). Tras la crisis financiera, esa cifra descendió hasta aproximadamente 136 000 euros en 2012 y no recuperó plenamente el nivel previo hasta después de la pandemia.

La evidencia empírica no parece respaldar, por tanto, el argumento que se esgrimió entonces: que la eliminación de esta distorsión fiscal favorecería la canalización del ahorro inmobiliario hacia el ahorro financiero, sin perjuicio de la posible influencia de otros factores sobre esta relación.

Los incentivos a la vivienda construyen mercado y escudo social

La vivienda es una decisión económica singular. No es únicamente un bien de consumo. Es, además, una forma de ahorro, un activo patrimonial y, para muchos hogares, una cobertura frente al coste residencial durante la jubilación.

Por otro lado, los incentivos asociados a la propiedad no afectan exclusivamente al comprador final. También condicionan decisiones de financiación y proyectos de promoción inmobiliaria.

La construcción residencial es, en gran medida, consecuencia del entorno institucional y económico existente. Por ello, resulta útil observar qué ocurrió simultáneamente en el lado de la oferta.

Viviendas terminadas en España (2007-2025)
Fuente: elaboración propia a partir de datos del Ministerio de Fomento (Apartado 15 de los resultados nacionales)

Entre 2007 y 2013, las viviendas terminadas descendieron de 641 419 a 64 817. Es cierto que 2007 constituye una referencia excepcional asociada al final de una burbuja inmobiliaria; nadie defendería hoy que aquellos niveles de construcción fueran deseables o sostenibles. Sin embargo, la comparación sigue siendo ilustrativa porque muestra la magnitud de la contracción sufrida por la oferta residencial.

Lo más llamativo quizás no sea el colapso inicial sino la limitada recuperación posterior, que queda de manifiesto al comparar los 6,2 millones de viviendas que se construyeron en España en el periodo 1996-2010 frente a los 1,2 millones en los quince años posteriores a 2010 (entre 2011 y 2025).

La cuestión fundamental no es si debemos volver a construir como en 2007, sino si estamos construyendo suficiente para una economía con más población, más hogares y una creciente concentración del empleo en grandes áreas urbanas.

La dimensión olvidada del debate: la fiscalidad

Más de una década después de la reforma, España presenta una menor proporción de propietarios, un mercado de alquiler tensionado y cada vez más dificultades de acceso a la vivienda para las familias.

Esta situación invita a reconsiderar el papel de los incentivos fiscales a la propiedad. Aquellos incentivos, con sus posibles imperfecciones, formaban parte de una arquitectura económica que permitió a una mayoría de hogares españoles ahorrar, acumular patrimonio, reducir la incertidumbre residencial y afrontar la jubilación con menores costes de vivienda.

En economía, las políticas deben evaluarse no solo por las distorsiones que generan, sino también por los beneficios que aportan. Y tal vez ha llegado el momento de preguntarnos si, en el intento de corregir los problemas del viejo modelo, no hemos terminado debilitando algunos de los elementos que contribuyeron a su éxito.

La propiedad de la vivienda ha sido históricamente uno de los mayores escudos sociales de la clase media española, aunque rara vez se describa en esos términos. No lo olvidemos.

The Conversation

La investigación en la que se basa este artículo divulgativo ha sido financiada en parte por el MICIU / AEI / 10.13039/501100011033 / Subvención n.º PID2025-170726OB-I00 / FEDER, UE

– ref. De propietarios a inquilinos: ¿qué se ha perdido por el camino? – https://theconversation.com/de-propietarios-a-inquilinos-que-se-ha-perdido-por-el-camino-293177

¿Arden más los espacios protegidos? Cuando los datos no justifican el relato

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Navarro, Catedrático de Botánica, Universidade de Vigo

Un helicóptero colabora en las tareas de extición en el incendio que se declaró en el Parque Natural del Carrascal de la Font Roja (Alicante, España) en julio de 2025. Didaccc/Shutterstock

Los estudios científicos sobre incendios forestales no permanecen encerrados en las revistas especializadas. Sus resultados llegan al debate público y pueden influir tanto en la percepción social de los espacios protegidos como en las decisiones adoptadas para gestionarlos.

Dos trabajos publicados en 2022 y 2025 han alimentado ese debate. El primero constató que cerca de la mitad de la superficie afectada por los grandes incendios de 2022 estaba dentro de espacios protegidos; el segundo comparó la incidencia y la severidad del fuego dentro y fuera de ellos. Estos resultados se han interpretado como indicio de que la protección puede favorecer la acumulación de vegetación y elevar el riesgo de incendio, de lo que se derivaría la necesidad de gestionar más activamente la vegetación de esos territorios.

Pero ¿permiten realmente los datos concluir algo así?

Para responder, nuestro grupo ha examinado los estudios de 2022 y 2025, este último firmado en parte por los mismos investigadores, que amplía el análisis comparando la incidencia de los incendios dentro y fuera de los espacios protegidos.




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Que un territorio arda no explica el porqué

El estudio de 2022 documentó una situación extraordinaria. En algunas regiones del suroeste de Europa, la superficie quemada superó hasta 52 veces la mediana del periodo 2001-2021. Los grandes incendios comenzaron antes de lo habitual y coincidieron con valores extremos de sequedad de la vegetación, demanda atmosférica de agua y condiciones meteorológicas favorables a la propagación. También encontró que cerca de la mitad de la superficie afectada por los grandes incendios estaba dentro de espacios protegidos.

Si bien es un resultado relevante, no demuestra que la protección hiciera esas áreas más inflamables. Aunque el estudio tuvo en cuenta la proporción de territorio potencialmente combustible incluida en espacios protegidos, para determinar si estos ardieron preferentemente habría que controlar también diferencias de vegetación, topografía, meteorología, probabilidad de ignición, accesibilidad y capacidad de extinción entre territorios protegidos y no protegidos. Un incendio podría, además, comenzar fuera del espacio protegido y penetrar después en él. En definitiva, el dato en bruto no demuestra que el modelo de gestión haya provocado el incendio o favorecido su propagación.

La propia investigación se definía como un análisis preliminar de una temporada extrema. Un análisis posterior del episodio extremo de 2025 tampoco encontró evidencia robusta de una afectación preferente de los espacios protegidos, aunque su incertidumbre fue demasiado amplia para demostrar proporcionalidad. Pasar de la superficie quemada a una explicación causal basada en la gestión exige una conexión que ninguno de esos diseños permitía establecer.

Una asociación no demuestra una cadena causal

El trabajo de 2025 comparó incendios dentro y fuera de áreas protegidas. En la Europa mediterránea, las zonas con protección ocupaban aproximadamente entre el 25 y el 45 % del territorio analizado y concentraban entre el 22 y el 40 % de la superficie quemada. La diferencia no fue estadísticamente significativa: ardieron, en términos generales, de manera proporcional a su extensión.

En cambio, la severidad del fuego sí fue un 20 % mayor dentro de los espacios protegidos. Para explicar este patrón, se utilizó la cantidad de materia vegetal que produce un ecosistema (productividad primaria neta) del año anterior como indicador de la biomasa potencialmente inflamable y la densidad de carreteras como medida de accesibilidad. Pero la productividad primaria no mide directamente la cantidad, estructura o inflamabilidad de la biomasa (o “combustible”, como los autores la definen): no todo el monte arde igual. Tampoco la densidad de carreteras, que aporta datos sobre accesibilidad al territorio, informa sobre los medios desplegados o las decisiones adoptadas durante cada incendio.

Un estudio diferente sobre los incendios de 2025, llevado a cabo por investigadores de la Universidad de Castilla-La Mancha, comparó sectores protegidos y no protegidos dentro de los mismos fuegos y tipos de cubierta. Según sus resultados, la diferencia de severidad no fue estadísticamente significativa. Esto no demuestra equivalencia, pero sí que la diferencia observada a mayor escala no se mantuvo como estadísticamente significativa al controlar mejor el contexto ecológico.

Los resultados encontrados permitirían formular la hipótesis de que una mayor protección del territorio conduce a una menor intervención y, con ello, a una mayor acumulación de combustible que podría traducirse en una mayor superficie quemada o severidad del incendio, pero no permiten establecer esa cadena causal.

El factor que falta: dónde decidimos apagar primero

Además de los factores ambientales que pueden diferenciar los territorios protegidos de los no protegidos, como el tipo y la estructura de la vegetación, la topografía o las condiciones meteorológicas, existe otra explicación potencialmente importante: las diferencias en las prioridades de extinción.

Cuando coinciden varios incendios, los medios se concentran, de forma comprensible, en defender vidas humanas, poblaciones, viviendas e infraestructuras. Los territorios naturales generalmente remotos y menos accesibles pueden recibir menos recursos de extinción, resultar más difíciles de defender o no ofrecer condiciones seguras para intervenir. Por ello, una mayor superficie quemada dentro de un espacio protegido no demuestra necesariamente que su vegetación fuera más inflamable. También podría indicar que el fuego fue combatido con distinta intensidad, prioridad o eficacia.

Ninguno de los estudios incorporó información sobre despliegue de medios, tiempos de respuesta o decisiones operativas. La densidad de carreteras indica accesibilidad, pero no sustituye esos datos. Esto no quiere decir que las prioridades de extinción expliquen el patrón observado, pero muestra que esa explicación no puede descartarse. Presentar otra hipótesis como explicación causal excede lo que permiten concluir los análisis.

¿Qué naturaleza queremos conservar?

La discusión contiene una contradicción más profunda. Muchas áreas protegidas conservan ecosistemas cuya estructura y composición han sido modeladas durante siglos por determinados regímenes de perturbación, incluidos usos tradicionales como el pastoreo, la siega, el aprovechamiento de leña o las quemas controladas.
El fuego ha contribuido a seleccionar las especies que alberga y sus interacciones.

Esto no significa que cualquier incendio sea natural o beneficioso. Las especies están adaptadas a regímenes concretos de frecuencia, intensidad y estacionalidad, no al fuego en abstracto. Las forestaciones masivas del siglo XX y el escenario actual de cambio climático pueden favorecer incendios de características o magnitudes históricamente infrecuentes en nuestros territorios y que lleguen a superar la capacidad de recuperación de los ecosistemas.




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Pero tampoco toda la vegetación que puede arder constituye una acumulación indeseable de combustible. Un matorral no es simplemente un bosque que todavía no se ha limpiado, ni la madera muerta es solo materia combustible. Son hábitats, refugios, nutrientes y componentes de procesos ecológicos. Llamar “combustible” a la vegetación es físicamente correcto, pero ecológicamente incompleto. Si ese lenguaje determina la gestión, podemos acabar sustituyendo la conservación de los ecosistemas por la selección de las especies y estructuras que consideramos más seguras, productivas o deseables.

La paradoja aparece cuando queremos proteger un territorio por su naturaleza y, al mismo tiempo, proponemos modificar sistemáticamente sus hábitats para eliminar aquello que puede arder. ¿Estamos conservando el ecosistema y sus procesos o un paisaje previamente elegido?

Gestionar puede ser necesario, pero ¿para conseguir qué?

Tampoco puede darse por supuesto que un espacio protegido esté necesariamente menos gestionado. Algunos hábitats seminaturales dependen del pastoreo u otras prácticas tradicionales. Ciertas especies amenazadas requieren actuaciones específicas. Y, cerca de viviendas e infraestructuras, puede ser imprescindible reducir la biomasa para proteger vidas humanas. Pero esas intervenciones responden a objetivos diferentes. Por eso, antes de decidir cómo gestionar un territorio deberíamos preguntarnos: ¿qué objetivo perseguimos?

  1. Si es proteger poblaciones e infraestructuras, puede ser necesario reducir biomasa en puntos estratégicos.

  2. Si es conservar una especie o un hábitat amenazado, la intervención debe responder a sus requerimientos ecológicos.

  3. Si es mantener procesos naturales, quizá corresponda aceptar cierto grado de perturbación y cambio.

  4. Si queremos producir madera, mantener pastos o preservar un paisaje cultural, también es legítimo, pero no deberíamos presentarlo automáticamente como restauración ecológica.

El problema no es recomendar la prevención de incendios. Es presentar una política de intervención como respaldada por los datos, cuando estos no la sustentan, ni se consideran alternativas. Entre observar que una superficie protegida ha ardido y concluir que necesita más gestión existe un largo recorrido causal. Recorrerlo mediante suposiciones no convierte esas suposiciones en evidencia.

Antes de transformar un espacio protegido, deberíamos saber qué queremos conservar, frente a qué amenaza y para beneficio de quién. Solo entonces podremos discutir honestamente qué gestión necesita, o si necesita alguna, la naturaleza que decimos querer proteger.

The Conversation

Adrián Escudero recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades.

Fernando Ojeda Copete recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades)

Juli G. Pausas recibe fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación..

Luis Navarro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Arden más los espacios protegidos? Cuando los datos no justifican el relato – https://theconversation.com/arden-mas-los-espacios-protegidos-cuando-los-datos-no-justifican-el-relato-290686

¿Qué dietas se asocian con envejecer bien?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

PeopleImages.com/Shutterstock

Envejecer es inevitable, pero la forma en que lo hacemos no. Cada vez vivimos más años, aunque la gran cuestión científica y social ya no es solo cuánto dura la vida, sino cuántos de esos años se viven con autonomía, claridad mental y buena salud.

En ese debate, la alimentación, ha ganado protagonismo como elemento del envejecimiento saludable porque no solo influye en el peso o en el colesterol: también parece modular el riesgo de llegar a edades avanzadas sin enfermedades crónicas importantes.

La dieta que más se asoció con envejecer bien

Con el fin de comprobar qué tipo de dieta funcionaba mejor en este aspecto, un estudio publicado en Nature Medicine siguió durante 30 años a más de 105 000 profesionales de la salud en Estados Unidos para evaluar ocho patrones dietéticos diferentes. El ganador fue el Índice de Alimentación Saludable Alternativo (AHEI, por sus siglas en inglés), que da prioridad a frutas, verduras, cereales integrales, legumbres, frutos secos, grasas insaturadas y pescado, y limita carnes procesadas, bebidas azucaradas, sodio y grasas trans.

Concretamente, quienes se situaban en los niveles más altos de adherencia al AHEI tuvieron un 86 % más de probabilidades de alcanzar un envejecimiento saludable a los 70 años que quienes lo seguían menos.

Otras dietas también mostraron beneficios, como la mediterránea alternativa (una adaptación del patrón mediterráneo que valora alimentos como verduras, legumbres, cereales integrales, frutos secos y pescado), DASH (diseñada para controlar la presión arterial mediante una alimentación saludable y menos sodio) y MIND (que combina las dos anteriores, pero con especial atención a la salud cerebral y destacando las verduras de hoja verde y los frutos rojos).

Esto refuerza una idea importante: no existe una única dieta perfecta, sino varios patrones compatibles con una vejez más saludable. En cambio, los menos favorables se alejaban de esa lógica y se parecían más a patrones de alta carga inflamatoria o metabólica.

Qué alimentos ayudan y cuáles perjudican

El análisis de alimentos concretos permitió afinar el mensaje. Se asociaron con mejores resultados las frutas –especialmente algunas como frutos rojos y tomates–, las verduras, las legumbres, los cereales integrales, los frutos secos, los lácteos bajos en grasa y las grasas insaturadas, como las del aceite de oliva. En sentido contrario, aparecieron vinculados a peores estados de salud las carnes rojas y procesadas, los ultraprocesados, las bebidas azucaradas, las grasas trans, la margarina, la mantequilla y el exceso de sodio.




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Esto importa porque desplaza el foco desde nutrientes aislados hacia la calidad global de la dieta. Ya no se trata solo de contar calorías o de demonizar un alimento concreto, sino de entender cómo la combinación de alimentos afecta la inflamación, el metabolismo, los niveles de glucosa y la salud vascular a lo largo de los años. En otras palabras, la dieta no actúa solo en el plato: actúa sobre la biología del envejecimiento.

La genética también cuenta

Y aquí entra la novedad más reciente. En abril de 2026 se publicó en GeroScience un estudio de asociación de genoma completo sobre el envejecimiento saludable en personas de 85 años o más que habían logrado esquivar las enfermedades crónicas más comunes. El estudio confirmó que no todos partimos del mismo punto biológico, lo cual ayuda a entender por qué algunas personas envejecen mejor que otras pese a estilos de vida similares.

Uno de los hallazgos más consistentes fue el papel del gen APOE. La variante APOE4 se asoció con menores probabilidades de envejecimiento saludable, con un efecto especialmente marcado en mujeres. Paralelamente, FOXO3, uno de los genes más estudiados en longevidad, mostró asociaciones positivas, reforzando su papel como regulador de respuestas celulares al estrés y al daño fisiológico.

Dicho en términos sencillos, algunos genes parecen proteger mejor que otros frente al desgaste acumulado del tiempo.

Seis rutas clave del envejecimiento

El valor del estudio de GeroScience no está solo en los genes individuales, sino en las rutas biológicas que emergieron como más relevantes: PI3K-AKT, senescencia celular, señalización de la insulina, autofagia, p53 y mTOR, vías que funcionan como una red de control del mantenimiento celular. Cuando se regulan bien, ayudan a reparar daños, eliminar células disfuncionales y sostener el equilibrio metabólico, pero cuando se desajustan, favorecen la fragilidad, la inflamación y la aparición de enfermedades asociadas a la edad.

La idea es potente porque conecta la biología molecular con la salud cotidiana. La vía de la insulina y mTOR se relaciona con metabolismo y crecimiento; la autofagia, con el reciclaje celular; p53, con el control del daño genómico; y la senescencia, con la acumulación de células envejecidas que secretan señales inflamatorias. No hay un “gen de la juventud”, sino un sistema complejo de mantenimiento que puede funcionar mejor o peor según la herencia genética y el ambiente.

Dieta y genes no compiten

La lección más interesante es que la dieta y la genética no son rivales, sino capas distintas del mismo proceso. La alimentación saludable, especialmente en la mediana edad, parece aumentar la probabilidad de llegar a edades avanzadas con mejor salud física y mental. Pero esa ventaja se expresa sobre una base biológica en la que genes como APOE y FOXO3, y vías como mTOR o la autofagia modulan el resultado final. Por eso dos personas con hábitos parecidos no envejecen igual.

Esto también ayuda a entender por qué un patrón dietético saludable puede ser útil, aunque no “borre” el riesgo genético. Comer mejor puede mejorar el entorno metabólico, reducir inflamación y apoyar mecanismos celulares de reparación, lo que amortigua parte del riesgo acumulado. Dicho de otro modo: la genética puede determinar el “terreno de juego”, pero el estilo de vida sigue moviendo buena parte del “marcador”.

Un mensaje para la salud pública

La Organización Mundial de la Salud (OMS) recuerda que el envejecimiento saludable depende de factores personales, ambientales, sociales y económicos, además de los biológicos. Eso significa que la prevención no debe empezar en la vejez, sino mucho antes, y que mejorar la alimentación es una intervención de gran alcance poblacional.

En países donde una gran proporción de las personas mayores vive con al menos una enfermedad crónica, incluso pequeños cambios en la calidad de la dieta pueden traducirse en menos discapacidad, menos dependencia y una mejor calidad de vida.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Qué dietas se asocian con envejecer bien? – https://theconversation.com/que-dietas-se-asocian-con-envejecer-bien-255328

Susan Kare, la diseñadora que convirtió los iconos del Mac en obras de arte

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raquel Ávila Muñoz, Profesora Ayudante Doctora, Universidad Complutense de Madrid

Boceto de un diseño para interfaz gráfica de Macintosh, por Susan Kare (1983), expuesto en el MoMA. Susan Kare / MoMA.

Cuando pensamos en la revolución del ordenador personal, es fácil que vengan a nuestra memoria nombres como Bill Gates o Steve Jobs, además de productos como el IBM de 1981 o el Macintosh de 1984.

Susan Kare en 2019.
Cooper Hewitt/Wikimedia Commons, CC BY

Ese primer Mac contribuyó decisivamente a popularizar una forma de relacionarse con los ordenadores, más amigable, alejada de las pantallas de fósforo verde llenas de líneas interminables de código. El reto se consiguió, en buena medida, gracias a su interfaz gráfica de usuario, en la que la diseñadora gráfica y artista Susan Kare (Estados Unidos, 1954) asumió un papel fundamental.

Un ordenador personal amigable

Para empezar, el Macintosh se presentó a la humanidad mostrando en su pantalla un pixelado “hello” escrito a mano alzada, con la promesa de que cualquiera que pudiese apuntar con un dedo podría manejarlo.

Kare explicaba en una demostración del producto que se requerían tan solo unos minutos para aprender a utilizar el sistema, gracias a que el usuario recibía constantemente pistas visuales que proporcionaban toda la información y ayuda necesarias: pequeños iconos que representaban documentos, carpetas y todo tipo de objetos presentes en un entorno clásico de oficina, desde la papelera hasta el archivador. No había que saber cómo funcionaba internamente el ordenador. Bastaba con reconocer un objeto, seleccionar una acción y comprobar visualmente el resultado.

Apple Lisa, lanzado en 1983.
Wikimedia Commons., CC BY

Esto, realmente no era del todo nuevo. Los investigadores de Xerox habían dedicado años a estudiar cómo representar un sistema informático de manera que resultara familiar y sencillo de aprender. Fueron los creadores originales de esa “metáfora del escritorio” que presenta al monitor de un ordenador como si fuera el escritorio físico del usuario –y que ya utilizaban el Xerox Alto de 1973, y el Xerox Star, presentado en 1981–.

Los desarrollos de Xerox influyeron profundamente en el diseño del LISA, el ordenador de Apple que precedió al Macintosh y del cual heredó su interfaz de usuario, por lo que Susan Kare no partió de cero.

La madre de la papelera… del Macintosh

La popularidad de la diseñadora y esa aura que rodea a todo lo relacionado con el Mac del 84 han dado lugar a algunos relatos que atribuyen a Kare la creación del icono de la papelera y hasta la acción de arrastrar un archivo a ese contenedor de desechos, para eliminarlo.

Sin embargo, ya había una papelera denominada “waste basket” en el Xerox Star y, posteriormente, en el LISA. Pero, si analizamos con atención el diseño del icono del Star, se puede apreciar que, sin la etiqueta correspondiente, podría confundirse con una carpeta donde guardar documentos o una bandeja con archivos pendientes de revisar. La versión del LISA, en cambio, muestra de forma clara su función: un contenedor de basura.

Eso sí, la papelera creada por Kare mejoró las anteriores en pequeños detalles, como la posición de las asas y la tapadera, o la forma de mostrar el icono con un toque de humor, como a punto de reventar, cuando está llena. Esa es la virtud de esta diseñadora: decidir qué rasgos son esenciales, cuáles pueden eliminarse y cómo conseguir que ese símbolo se distinga rápidamente de los demás, transmitiendo de forma inequívoca su función.

Iconos de escritorio creados por Kare para el Macintosh de 1984.
Toastytech.

Diseñando iconos con un puñado de píxeles

Kare se unió al equipo de desarrollo del Mac en 1983, cuando su amigo del instituto, Andy Hertzfeld, uno de los ingenieros del proyecto, pensó en ella para crear fuentes tipográficas y elementos para la interfaz del nuevo ordenador que estaban desarrollando. ¿Por qué ella? Porque representaba al usuario al que querían llegar: una persona con un perfil no muy técnico, que jamás se habría interesado en aprender programación para poder dibujar con un ordenador.

De hecho, los primeros bocetos que realizó los dibujó en papel, rellenando bloques en un cuaderno sobre una cuadriculada de 32 módulos de ancho y alto. Un total de 1 024 cuadraditos, el número de píxeles –“activos” (blancos) o “inactivos” (negros)– que podía tener un icono, dadas las limitaciones de la tecnología de la época. En esa diminuta cuadrícula, consiguió condensar objetos, acciones y conceptos que debían resultar comprensibles para personas sin conocimientos informáticos.

Para diseñar con estas limitaciones, a Kare le resultaron muy útiles los conocimientos sobre puntillismo y mosaicos adquiridos en su formación en Bellas Artes. También su experiencia con el bordado tradicional en punto de cruz fue esencial para crear iconos que siguen estando ahí décadas después, cuando la tecnología hace tiempo que dejó de imponer tales restricciones. Quizá por eso, a modo de homenaje, en la web donde Andy Hertzfeld recoge anécdotas sobre el desarrollo del Mac, luce la palabra “folklore” en punto de cruz.

Editor programado por Hertzfeld, ingeniero de Apple, para facilitar el trabajo de Susan Kare con el diseño para el Macintosh de 1984.
Computer History Museum

Además, Hertzfeld programó un pequeño editor para facilitar el trabajo de Kare: un programa que permitía activar o desactivar cuadraditos en una rejilla de 32×32 módulos. El diseño resultante se mostraba en tamaño grande junto a una versión del icono en su tamaño real en pantalla. Con este sencillo programa, la diseñadora fue capaz de realizar hasta un retrato de Steve Jobs, en el que captaba claramente sus rasgos –y logró algo prácticamente imposible: que le gustase al propio Jobs–.

No tomarás la manzana en vano

Otro de sus diseños imperecederos es el símbolo de la tecla “comando” –o “tecla Apple”– que permite, entre otras acciones, ejecutar atajos de teclado.

Inicialmente, habían utilizado el característico símbolo de Apple para identificar esta función, de manera que los menús aparecían llenos de listados con pequeñas manzanas mordidas. A Jobs esto le pareció una especie de sacrilegio ridículo.

Encontrar un icono para representar un significado tan complejo como el de la tecla “comando”, que carecía de un objeto de referencia real, no era tarea fácil. Finalmente, Karen adoptó un símbolo utilizado en Suecia para indicar lugares de interés turístico.

Papeleras, bombas, tortugas y ordenadores felices

Ícono del Mac feliz.
Wikimedia Commons.

En su trabajo, abundan las metáforas visuales con un toque de humor. Por ejemplo, al encender el Macintosh la pantalla mostraba un disquete con un símbolo de interrogación parpadeando en su interior, que parece decir “¿dónde está mi disquete?” –muchos ordenadores de la época necesitaban introducirlo para cargar documentos y programas–. Si todo iba bien, aparecía el icono del “Mac feliz”, la pantalla de bienvenida y un pequeño reloj de pulsera que indicaba que era necesario esperar un momento mientras se terminaba de cargar el contenido. En cambio, si el disco de arranque no era válido, aparecía el icono del “Mac triste” acompañado de un código de error. Para representar un error grave e irrecuperable del sistema, la diseñadora fue un poco más lejos y diseñó una bomba a punto de estallar.

También desarrolló un panel de control en el que no había ni una sola etiqueta de texto. Aparte de las cifras, necesarias para indicar elementos como el día, la hora o el volumen, todo lo demás era visual. Por ejemplo, un pequeño conejo y una tortuguita representaban un rango de velocidades. Este panel fue descrito como un juguete, un “adorno para la cuna” en una reseña tras el lanzamiento del Mac, crítica que el equipo de desarrollo recibió como un cumplido.

Pero el sentido del humor no es la única característica de su trabajo. Su cultura visual también se aprecia en detalles como el icono de alerta, cuya forma recuerda al perfil geométrico y abstracto de un rostro humano presente en el símbolo de la Bauhaus. La elección resulta especialmente sugerente, ya que la escuela alemana defendió la integración entre arte y tecnología y la relación entre forma y función, una idea que encaja perfectamente con la naturaleza de los iconos de una interfaz gráfica.

Mucho más que iconos

Además de iconos, Kare diseñó un conjunto de tipografías adaptadas a las características de las pantallas digitales. La Elefont, posteriormente rebautizada como Chicago, se mantuvo como fuente de sistema durante más de una década y se utilizó más tarde en otros productos de Apple, como el iPod. Hasta creó una fuente pictográfica, cómo no, compuesta por iconos en lugar de letras.

Steve Jobs y el Macintosh de 1984, con el diseño de la dama japonesa en la pantalla.
Wikimedia Commons., CC BY

Asimismo, es autora de numerosos diseños para la promoción del Mac, como la “dama japonesa”, realizada a partir de un grabado que le proporcionó Steve Jobs. Realizó desde ilustraciones y materiales gráficos para manuales e informes, hasta los carteles para las actividades organizadas por el equipo de desarrollo, incluidos picnics y fiestas de cumpleaños.

En definitiva, se convirtió en la artista encargada de explorar y mostrar las posibilidades creativas de un ordenador pensado para empatizar con el usuario, cuyo manejo resultaba agradable, incluso, divertido.

Del Mac al MoMA

Después de dejar Apple, Susan Kare continuó realizando diseños memorables para otras compañías, como NeXT, Facebook, Microsoft (ese juego de cartas del solitario con el que todos nos hemos entretenido alguna vez), Pinterest o Niantic. Pero, si hay algo que la ha convertido en una diseñadora icónica (nunca mejor dicho), capaz de elevar una interfaz gráfica a categoría de arte, fue su trabajo para el Macintosh del 84. Prueba de ello es que está expuesto en el MoMA.

Con todo ello, ayudó a construir un lenguaje visual coherente, capaz de hacer comprensible y humanizar la tecnología, contribuyendo a abrir todo un mundo de posibilidades en la informática para la gente común. No cabe duda que, sin sus aportaciones, el Macintosh del 84 no habría llegado a convertirse en bandera de una revolución.

The Conversation

Raquel Ávila Muñoz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Susan Kare, la diseñadora que convirtió los iconos del Mac en obras de arte – https://theconversation.com/susan-kare-la-disenadora-que-convirtio-los-iconos-del-mac-en-obras-de-arte-289418

El microbioma también afecta a la fertilidad: la conexión que nadie le ha explicado

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mónica Castillo Martínez, Profesor Ayudante Doctor en el área de Nutrición, Gastronomía y Educación, Universidad de Alicante

SurPixel/Shutterstock

Uno de cada diez bebés nacidos en España desde el año 2021 lo hace mediante la reproducción asistida, según la Sociedad Española de Fertilidad. Los motivos son variados: aumento de tasas de infertilidad y de la edad media de gestación (32,6 años en 2025), el estilo de vida, etc.

La población en edad fértil necesita mejorar sus probabilidades de embarazo, sobre todo cuanto más años cumplen. Para la industria esto es una oportunidad de crear soluciones, unas veces basadas en ciencia y otras en el negocio disfrazado de ciencia. ¿Existe algo que realmente pueda ayudar a mejorar la infertilidad?

¿La dieta para la fertilidad?

Frecuentemente aparece un nuevo suplemento que promete “resetear” la fertilidad, un batido de “superalimentos” que garantiza óvulos más sanos o una dieta detox que asegura embarazos más rápidos.

El negocio de la fertilidad “natural” mueve cifras astronómicas, apoyado casi siempre en testimonios y en una ciencia que, cuando se revisa con lupa, resulta escasa o inexistente.

Mientras tanto, la evidencia acumulada en los últimos años señala, entre otras, una dirección mucho menos vendible. El camino hacia una mejor salud reproductiva pasa por el intestino, y concretamente por la diversidad de los billones de microorganismos que allí habitan.

La relación entre intestino y reproducción

La investigación del microbioma ha destapado algo que hace una década sonaba a ciencia ficción: el intestino y el sistema reproductor se comunican constantemente.

Una revisión reciente sobre microbiota e infertilidad describe cómo, a través de vías inmunitarias, endocrinometabólicas y de barrera mucosa, la microbiota regula la inflamación, el equilibrio hormonal y la integridad del epitelio reproductivo.

Otra revisión centrada específicamente en el eje intestino-endometrio detalla cómo metabolitos microbianos modulan el llamado “estroboloma” (los genes bacterianos que metabolizan el estrógeno). Como resultado, influyen directamente en la receptividad endometrial y la implantación embrionaria.

Por otra parte, el desequilibrio del microbioma (disbiosis)
se ha relacionado con el llamado “síndrome ovárico metabólico poliquístico” (SOMP, nueva nomenclatura del síndrome del ovario poliquístico), la endometriosis, el fallo de implantación recurrente y la infertilidad de causa no explicada.

También en hombres

En los hombres el patrón es equivalente. Una revisión sobre el papel de la microbiota en la función reproductiva masculina documenta su influencia sobre la calidad espermática, la estructura testicular y los niveles de hormonas sexuales.

Un trabajo más reciente acuña el término “androbactoma” para describir este vínculo entre el intestino y el testículo. En el estudio se identifican cuatro vías por las que la disbiosis compromete la fertilidad masculina: inflamación sistémica, estrés oxidativo, alteración endocrina y cambios epigenéticos en las células germinales.

El mensaje de fondo es claro: la fertilidad no depende únicamente de los ovarios o los testículos, sino de un ecosistema corporal mucho más amplio.

Por qué no existe una dieta universal

Aquí es donde se derrumba el mito de la “dieta de la fertilidad”. Cada microbioma es una huella tan personal como una huella dactilar, moldeada por la genética, el lugar donde vivimos, las infecciones pasadas, la medicación tomada y décadas de hábitos alimentarios.

Copiar la dieta de una celebridad o seguir un protocolo de suplementos diseñado para una población distinta no tiene ninguna lógica biológica. La ciencia no ha encontrado un alimento milagroso ni una combinación mágica de nutrientes que garantice el embarazo. Sí ha encontrado, en cambio, patrones alimentarios que favorecen una microbiota más diversa y funcional. Esta diversidad, no un ingrediente concreto, es la que parece marcar la diferencia.

Esto se puede medir. Investigadores han desarrollado el Índice Dietético para la Microbiota Intestinal (DI-GM), que refleja cuánto favorece una dieta a la diversidad microbiana.

Varios análisis de la encuesta nacional estadounidense NHANES han encontrado que las mujeres con puntuaciones más altas en este índice presentan un riesgo significativamente menor de infertilidad. Un estudio determinaba hasta un 37 % menos de riesgo en el cuartil más alto frente al más bajo, con resultados similares replicados en cohortes distintas de la misma base de datos.

No es un alimento aislado el que marca la diferencia, sino la suma de un patrón completo.

Alimentos reales, no cápsulas

Una revisión sistemática sobre la dieta mediterránea y la microbiota intestinal confirma que una alimentación rica en alimentos vegetales se asocia de forma consistente con mayor producción de ácidos grasos de cadena corta y mayor abundancia de bacterias beneficiosas, frente al patrón occidental de ultraprocesados.

Los componentes beneficiosos del propio índice DI-GM (legumbres, cereales integrales, fibra, lácteos fermentados, frutos rojos, aguacate, brócoli y té verde) no requieren una tarjeta de crédito generosa ni un pedido internacional. Se trata de productos de mercado de barrio, no fórmulas patentadas.

Frente a esto, la mayoría de suplementos para la fertilidad que se comercializan carecen de respaldo sólido. Esto no significa que no puedan ayudar, pero falta más investigación para poder afirmar que son realmente efectivos y a qué dosis lo son en cada situación.

Por ejemplo, una revisión sobre antioxidantes de venta libre para la fertilidad masculina encontró que menos de la mitad de los productos analizados habían sido probados en algún ensayo clínico. La mayoría de ensayos disponibles eran de calidad deficiente.

En el caso de los probióticos, una revisión sistemática sobre su uso en parejas con infertilidad señala que la evidencia sigue siendo limitada y heterogénea en cepas, dosis y poblaciones estudiadas. Esto no significa que la suplementación no tenga sentido en contextos clínicos concretos, sino que no puede sustituir a la base de una alimentación variada.

Cuidar el ecosistema, no perseguir un ingrediente

La mejor estrategia de fertilidad no consiste en encontrar el “superalimento” correcto, sino en cultivar la diversidad del ecosistema intestinal con constancia. Algunos consejos pueden ser:

  1. Variar las fuentes de fibra.

  2. Incorporar legumbres varias veces por semana.

  3. Incluir alimentos fermentados.

  4. Moderar ultraprocesados.

  5. Mantener estas pautas en el tiempo, no solo en los meses previos a buscar un embarazo.

Es una estrategia menos vistosa que un bote de cápsulas con etiqueta dorada, pero es la que tiene detrás mecanismos biológicos plausibles y datos que se sostienen. En fertilidad, como en tantos otros ámbitos de la salud, lo aburrido (comer bien, variado y de forma sostenida) sigue ganando a lo milagroso.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. El microbioma también afecta a la fertilidad: la conexión que nadie le ha explicado – https://theconversation.com/el-microbioma-tambien-afecta-a-la-fertilidad-la-conexion-que-nadie-le-ha-explicado-289112

Cada año hablamos 300 palabras menos al día: ¿dónde han ido a parar?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jon Andoni Duñabeitia, Director del Centro de Investigación Nebrija en Cognición (CINC) y Director de la International Chair in Cognitive Health (ICCH) en la Universidad Nebrija, Universidad Nebrija

shutterstock Irene Miller/Shutterstock

Cualquiera puede hacer la prueba hoy mismo. Solamente debemos contabilizar, aunque sea a ojo, con cuántas personas hemos hablado de verdad, con la voz, mirándolas o, al menos, escuchándolas en directo. Y por otro lado, contar el número de personas a las que les hemos mandado mensajes por escrito, ya sea por correo electrónico, por WhatsApp o por cualquier otro canal.

Si el segundo número es mayor que el primero, el resultado no debería sorprendernos: un reciente estudio ha confirmado que cada vez hablamos menos.

Una grabadora en el bolsillo

¿Cómo es posible saber cuántas palabras pronuncia alguien en un día? Preguntarle directamente a esa persona no sería demasiado acertado, desde luego, porque es un cálculo extremadamente difícil de hacer.

Pero hace más de veinticinco años, un equipo de psicólogos de la Universidad de Texas ideó una solución ingeniosa: la grabadora de activación electrónica (EAR, por sus siglas en inglés). Se trata de un pequeño dispositivo que una persona puede llevar encima durante varios días y que, sin que tenga que hacer nada, se enciende unos segundos cada cierto tiempo y capta el sonido ambiente.

Estas muestras de audio se pueden analizar, a posteriori, por un equipo de científicos para anotar si la persona estaba hablando y contar las palabras que pronunció. Así, con muestras cortas distribuidas a lo largo del día, se puede estimar el total. Hoy el sistema EAR ha evolucionado y es una aplicación que podemos tener en el propio móvil, pero la idea de fondo es la misma.




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Esto puede traer a nuestra mente la sospecha de que los móviles o los altavoces inteligentes de casa nos escuchan, y el paralelismo es útil, aunque con dos diferencias críticas.

La primera es que, con sistemas como EAR, la persona ha dado su consentimiento y puede borrar cualquier fragmento antes de entregarlo. La segunda es que a los investigadores no les interesa lo que una persona dice, sino cuánto habla y con cuántas personas. Por utilizar un símil, podría entenderse como un podómetro de la conversación, que cuenta los pasos verbales (las palabras) sin juzgar hacia dónde caminamos.

Y precisamente porque estos sistemas llevan más de dos décadas siendo utilizados en numerosos estudios, ahora es posible observar si nuestra forma de hablar ha cambiado con el paso de los años.

Una sorpresa que nos deja mudos

Los autores de un estudio reciente decidieron revisar datos de varios estudios realizados a lo largo de más de una década con sistemas EAR, con más de 2 000 participantes de diferentes edades a quienes se había grabado el audio ambiental de su vida cotidiana.

Al contabilizar las palabras, algo no encajaba. La media del conjunto de los estudios era de unas 12 800 palabras habladas al día, claramente por debajo de las casi 16 000 que el mismo método había estimado en un trabajo publicado en Science en 2007.

Tras comprobar que no era un error de cálculo, los científicos exploraron cómo había cambiado el número de palabras dichas al día en función del año, y el resultado fue sorprendente. Entre 2005 y 2019 apareció una tendencia muy clara que mostraba que, cuanto más reciente era el estudio, menos palabras hablaban sus participantes.

Por cada año transcurrido, el modelo estimó unas 338 palabras menos al día. Parece una cantidad pequeña, pero equivale a más de 120 000 palabras menos a lo largo de un año entero. Cuando vemos esto con la perspectiva de todo el periodo analizado, la diferencia es enorme, ya que el modelo estimaba que en 2019 cada persona pronunciaba aproximadamente un 28 % menos de palabras al día que en 2005.

Los jóvenes callan más… pero no son los únicos

Entre los menores de 25 años, el modelo estimó un descenso de 451 palabras diarias por cada año transcurrido, frente a 314 entre los mayores de 25. Aunque esto podría indicar que el uso del móvil y de las aplicaciones contribuye al cambio, no parece que la tecnología sea la única causa.

Tampoco la edad explica ni de lejos toda la caída. Estamos ante cambios estructurales en cómo nos reunimos y nos comunicamos hoy día que afectan a todo el mundo. Aunque todavía queda mucho trabajo científico por hacer, tenemos algunos sospechosos habituales, como el teletrabajo, las compras en línea, el ocio en soledad vinculado a una pantalla, o el auge de ciudades donde ya no se conoce al vecino. Parece que hablar se ha vuelto menos necesario.




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¿Palabras perdidas?

Y aquí está la gran duda que no está resuelta. No sabemos si las conversaciones digitales están contribuyendo a la pérdida o, de alguna forma, la están compensando por otras vías. Puede que en 2026 no nos estemos comunicando menos, sino de otra manera.

En España, por ejemplo, se estima que enviamos o recibimos de media más de 5 audios al día, y la Generación Z se sitúa a la cabeza con más de 7 notas de voz diarias. Esas son palabras habladas, sí, pero no son una conversación. Una nota de voz es un monólogo diferido, sin turnos, sin interrupciones, sin ajustar lo que decimos según cómo reacciona nuestro interlocutor en tiempo real. Es hablar sin conversar.

Ansiedad ante la conversación en directo

Los mensajes por escrito tampoco son un sustituto natural de la conversación. En otro estudio, a los participantes se les pidió que retomaran el contacto con alguien con quien años atrás habían mantenido una relación cercana. Dos de cada tres personas prefirieron escribir un mensaje por correo electrónico antes que llamar, porque pensaban que escuchar la voz del otro sería bastante más incómodo.

Pero cuando finalmente hablaron, comprobaron que la temida incomodidad que habían anticipado no aparecía. La llamada generó más conexión que el correo sin resultar más embarazosa. Ni siquiera exigió más tiempo. Huimos de la voz por un miedo que la evidencia no respalda.

Lo que se juega el vocabulario

Hay una dimensión que a quienes estudiamos el lenguaje nos preocupa especialmente. Gracias a los estudios masivos colaborativos en los que ha participado la Universidad Nebrija, con cerca de 170 000 hablantes nativos de 19 países, sabemos que un hispanohablante adulto reconoce de media unas 30 000 palabras. Pero el dato más revelador es cómo cambia esa cifra con la edad.

En contra de lo que muchos intuyen, el vocabulario no se marchita con los años. Más bien crece durante toda la vida. Nuestros mayores son el gran depósito léxico de la sociedad.

El vocabulario aumenta escuchando y usando palabras en contextos variados, con personas distintas, sobre temas distintos. Cada conversación con un fontanero, una farmacéutica o la vecina del cuarto nos expone a un léxico que puede ser distinto al de nuestros chats habituales, escritos a toda prisa, con emoticonos y abreviaturas. La conversación hablada es la cinta transportadora por la que el vocabulario viaja de una generación a otra.

Y aquí es donde los dos estudios principales se dan la mano de una forma inquietante. El grupo en el que el descenso es más pronunciado, los menores de 25 años, es precisamente aquel cuyo repertorio léxico todavía tiene mucho margen para crecer.




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Si hablamos un 28 % menos, y lo que hablamos se concentra en audios o mensajes enviados a los mismos contactos de siempre, la pregunta no es solo cuántas palabras utilizamos, sino cuántas palabras diferentes usamos y con quién. Si esa cinta transportadora circula menos y conecta siempre a las mismas personas, también disminuyen las oportunidades de que las palabras nuevas pasen de unos hablantes a otros.

Lo que 300 palabras pueden hacer

El dato más perturbador del estudio no es la cifra en sí, sino el contexto. Vivimos una epidemia de soledad, y hay vínculos claros entre la soledad y el empeoramiento de la salud, entre la cantidad de conversación diaria y el bienestar. Hablar con otras personas está relacionado con sentirnos más conectados y, a su vez, la conexión social está estrechamente vinculada a cómo de bien nos sentimos.

La buena noticia es que la receta es ridículamente barata. Trescientas palabras al día son una charla breve en el pasillo con un vecino o una compañera, un chiste que contamos en casa, o una respuesta un poco más larga a la manida pregunta “¿Qué tal?”. O, ya que estamos, una llamada de dos minutos en lugar del audio de dos minutos. El mismo tiempo, incluso tal vez las mismas palabras, pero con alguien al otro lado.

The Conversation

Jon Andoni Duñabeitia no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Cada año hablamos 300 palabras menos al día: ¿dónde han ido a parar? – https://theconversation.com/cada-ano-hablamos-300-palabras-menos-al-dia-donde-han-ido-a-parar-293236

El aprendizaje servicio en la universidad funciona: ¿cómo lo ponemos en marcha?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Javier Ortega Aragón, Profesor de Organización de Empresas, Universidad de Cádiz

tsyhun/Shutterstock

Cada curso, miles de trabajos universitarios siguen un recorrido parecido: se plantean en clase, se entregan, se corrigen y, una vez calificados, rara vez vuelven a utilizarse. Pero ¿qué ocurre cuando los conocimientos de una asignatura se aplican a un problema que una organización necesita resolver de verdad?

Esa es la lógica del “aprendizaje-servicio”, una metodología que combina el aprendizaje académico con un servicio útil para la comunidad. No se trata simplemente de hacer voluntariado desde la universidad: la actividad debe estar vinculada a los contenidos de la asignatura, responder a una necesidad real y acompañarse de reflexión para que el alumnado conecte lo que hace con lo que aprende.

El servicio también puede ser digital

El aprendizaje-servicio no tiene por qué desarrollarse siempre de forma presencial. Su modalidad electrónica, conocida como aprendizaje-servicio electrónico o e-service-learning, utiliza tecnologías digitales para hacer posible la comunicación, la colaboración y la prestación del servicio entre estudiantes y organizaciones.

Eso permite superar algunas barreras de tiempo y distancia. Una entidad no necesita estar físicamente junto al campus para colaborar con una asignatura, y parte del trabajo puede organizarse mediante correo electrónico, videoconferencias y otras herramientas digitales.

Pero convertir una experiencia en digital no consiste simplemente en trasladarla a internet. El diseño pedagógico sigue siendo decisivo. Debe existir una necesidad auténtica, objetivos académicos claros, interacción con la organización social y reflexión sobre la experiencia. La tecnología es el medio que facilita esa relación, no el objetivo de la actividad.




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¿Cómo sabemos si funciona?

En una investigación reciente analizamos una experiencia de este tipo en una asignatura del Grado en Ingeniería Informática de la Universidad de Cádiz.

Doce estudiantes participaron voluntariamente en un proyecto de aprendizaje-servicio electrónico con organizaciones sociales locales. Durante unas 25 horas de trabajo, analizaron distintos aspectos de su presencia digital y elaboraron diagnósticos y propuestas de mejora. La experiencia culminó con informes técnicos y una presentación final en el aula para compartir y reflexionar sobre los resultados.




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Los problemas eran concretos. En las ONG participantes había páginas con dificultades de navegación, enlaces rotos, problemas de seguridad, información de contacto desactualizada o información poco clara. En otros casos se estudió el posicionamiento en buscadores, la actividad en redes sociales, la usabilidad y la accesibilidad. Los estudiantes no trabajaban, por tanto, sobre un caso ficticio preparado únicamente para la evaluación: sus propuestas tenían destinatarios y necesidades reales.

Otros doce estudiantes de la misma asignatura realizaron una actividad académica convencional, centrada en analizar los sistemas de información de una empresa. Ambas actividades tuvieron las mismas horas de trabajo y se evaluaron con criterios equivalentes.

¿Qué ocurrió con el aprendizaje y el rendimiento?

Los resultados ofrecen indicios interesantes, aunque deben interpretarse con prudencia. Tras la experiencia, los estudiantes que participaron en el aprendizaje-servicio electrónico mostraron percepciones más favorables sobre su propio aprendizaje. De hecho, el 75 % consideró que había aprendido mejor o mucho mejor que con otros trabajos académicos. En el cuestionario realizado antes y después se observaron cambios estadísticamente significativos en sus expectativas, en la percepción del aprendizaje y en la percepción de las calificaciones. También valoraron positivamente la posibilidad de aplicar conocimientos de la asignatura a necesidades sociales reales.

La diferencia más llamativa apareció en las calificaciones de la actividad: la nota media fue de 9,58 en el grupo de aprendizaje-servicio electrónico y de 8,07 en el grupo de comparación. La diferencia fue estadísticamente significativa.

Ambos grupos realizaron actividades con una carga de trabajo similar y fueron evaluados con la misma rúbrica y los mismos criterios de calificación. El aprendizaje y el rendimiento académico se analizaron a partir de las calificaciones obtenidas en ambas actividades. Además, en el grupo de aprendizaje-servicio se aplicó un cuestionario antes y después de la experiencia para conocer los cambios en la motivación y en la percepción del propio aprendizaje.

Prudencia ante los resultados

Esto no significa, sin embargo, que podamos afirmar que trabajar con organizaciones sociales provocara esas mejores notas. El estudio fue un piloto exploratorio con solo 24 estudiantes.

Además, quienes participaron en el proyecto lo hicieron voluntariamente y no disponíamos de medidas iniciales equivalentes que permitieran comprobar que ambos grupos partían de la misma situación. Es posible, por ejemplo, que quienes eligieron la experiencia estuvieran ya más motivados.

Por eso, los resultados muestran una asociación prometedora, no una prueba causal de que esta metodología mejore por sí sola el rendimiento.

De Informática a otras titulaciones

El modelo podría trasladarse a otras titulaciones siempre que los conocimientos de una asignatura puedan aplicarse a una necesidad real. Un ejemplo especialmente interesante es el Grado en Relaciones Laborales y Recursos Humanos, donde el alumnado puede colaborar con organizaciones en cuestiones de empleabilidad, formación, inclusión laboral, organización del trabajo o gestión de personas.

Estas experiencias pueden contribuir además a desarrollar competencias vinculadas al emprendimiento social, como identificar necesidades, diseñar soluciones y generar valor para la comunidad, una relación que también estamos investigando en estudiantes de esta titulación.

La modalidad electrónica amplía estas posibilidades al permitir que parte de la colaboración, el diagnóstico y la presentación de propuestas se desarrollen a distancia. La clave no está en utilizar más tecnología, sino en emplearla para conectar conocimientos académicos con problemas reales y acercar la universidad a las necesidades de la sociedad.

En definitiva, esta metodología en su variante digital puede hacer que la distancia deje de ser una barrera para que lo aprendido en la universidad encuentre una utilidad real fuera del aula.

The Conversation

Francisco Javier Ortega Aragón trabaja en el Departamento de Organización de Empresas de la Universidad de Cádiz (España) y es miembro del Grupo de Investigación PAIDI SEJ-597. La publicación Integrating electronic service-learning into higher education: An exploratory pilot study in computer engineering, publicadada en la revista Social Sciences and Humanities Open, ha recibido fondos de la Fundación Campus Tecnológico de Algeciras.

Luis López-Molina trabaja en el Departamento de Organización de Empresas de la Universidad de Cádiz y es miembro del Grupo de Investigación PAIDI SEJ-597

– ref. El aprendizaje servicio en la universidad funciona: ¿cómo lo ponemos en marcha? – https://theconversation.com/el-aprendizaje-servicio-en-la-universidad-funciona-como-lo-ponemos-en-marcha-289408

Baleares: cuando vivir compite con alojar e invertir

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Julio Batle Lorente, Profesor Titular de Universidad, Universitat de les Illes Balears

Vista de Palma de Mallorca Wolfgang Jargstorff/Shutterstock

La relación entre turismo y vivienda exige higiene intelectual. Decir que el turismo explica por sí solo la crisis residencial es falso. Negar que ha alterado profundamente el mercado inmobiliario balear resulta igualmente difícil de sostener.

Los datos indican que Baleares recibió 19,1 millones de turistas en 2025 y el gasto turístico alcanzó los 23 403 millones de euros. Cifras extraordinarias para una comunidad con 1 266 279 habitantes.




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Competencia feroz

La transformación puede expresarse de forma sencilla: vivir en Baleares compite con alojar turistas, mantener una segunda residencia, invertir, obtener rentas o esperar la revalorización de un inmueble. Todos esos usos pujan por un recurso extraordinariamente limitado: el territorio habitable.

Entre 2000 y 2025 la población balear creció un 46,3 %, mientras el parque de viviendas aumentó un 31,6 %. L’Observatori de l’Habitatge de les Illes Balears (OHIB) estima un déficit acumulado de unas 17 000 viviendas y un aumento del 11 % en habitantes por vivienda. El desequilibrio es particularmente intenso en Ibiza y Formentera.

No se trata solo de construir poco, sino del uso de lo ya construido. En 2025 había 26 143 viviendas autorizadas para estancias turísticas, el 4,2 % del parque. El promedio oculta fuertes concentraciones: 19,9 % en Pollença, 20,8 % en Sant Lluís y 25,4 % en Formentera. No significa que cada alojamiento turístico haya expulsado a una familia: muchos proceden de segundas residencias. Pero todos esos usos compiten, en parte, por el mismo stock.

Tampoco los compradores compiten con la misma capacidad. En 2025, el precio medio de una vivienda adquirida por nacionales fue de 304 120 euros, entre extranjeros alcanzó los 548 662 euros. Los extranjeros protagonizaron el 29,9 % de las compraventas, frente al 13,8 % en España.

Pero extranjero no significa especulador: un alemán puede residir en Sóller y un mallorquín acumular inmuebles. Nacionalidad y motivación económica no son sinónimos.

¿Podemos, entonces, hablar de especulación?

Si especulación significa comprar para revender rápido aprovechando la subida, los datos no describen un mercado dominado por el flipping (comprar-reformar-revender): en 2025 una vivienda transmitida llevaba de media 18,6 años en manos de su propietario en Baleares, frente a 18,1 en España. Si ampliamos el foco hacia la assetización –la transformación de la vivienda en depósito de patrimonio, generadora de renta o vehículo de diversificación internacional– o como segunda residencia, la fotografía cambia.

En 2025 los no residentes realizaron el 23 % de las compras en Baleares, frente al 7,4 % nacional. Viviendas turísticas y propiedades de no residentes sumaban el 10,9 % del parque balear, frente al 3,3 % español. Entre las compras extranjeras en Baleares, el 41,79 % superó los 500 000 euros frente al 12,22 % en España.

También en 2025, el 14,62 % de las viviendas de Baleares fueron compradas por personas jurídicas (“entidades conformadas por una o más personas con derechos y obligaciones propios”), frente al 11,33 % de personas físicas. Solo Canarias, con el 15,05 %, estuvo ligeramente por encima, y Madrid alcanzó el 14,36 %. En Baleares el peso había sido de aproximadamente 12,16 % en 2024. Ese aumento de 2,46 puntos porcentuales equivale a un crecimiento relativo de alrededor del 20 % en un solo año. El Colegio de Registradores señala que este aumento puede reflejar un mayor componente inversor en el mercado balear de la vivienda.

Persona jurídica no significa fondo de inversión. Puede ser una promotora, una sociedad limitada patrimonial, un banco, una sociedad turística, una socimi o una entidad vinculada a un fondo. Y no cabe sumar el 29,9 % de compras realizadas por extranjeros al 14,62 % de personas jurídicas para medir “la vivienda en manos de inversores”: nacionalidad y naturaleza jurídica son dimensiones distintas y pueden solaparse.

No residente tampoco equivale a especulador. Juntas, sin embargo, las piezas dibujan una intensa internacionalización de la demanda y presencia societaria, compatible con leer una parte del parque balear como activo transnacional. Es una financiarización distinta a la del boom previo a 2008: menos casino de compraventa rápida, más almacenamiento territorial de riqueza.

Una casa que no es vivienda

La vivienda puede dejar de ser vivienda mucho antes de dejar de parecer una casa.
Y aparece una palabra más incómoda que precio: exclusión. Únicamente el 15,3 % de los jóvenes de 16 a 29 años de Baleares estaba emancipado en el primer semestre de 2024; entre los nacidos en las islas, apenas el 8,4 %. El alquiler medio absorbía el 59 % de los ingresos de un hogar joven y equivalía al 135,9 % del salario de una persona joven sola. Con su capacidad adquisitiva media podía alquilar apenas 18 metros cuadrados.

Desde hace años pregunto a mis alumnos de último curso en la UIB quién cree que podrá comprarse una vivienda en Mallorca sin ayuda familiar. Casi nunca se levanta una mano. No es evidencia científica, es una escena de aula. Pero pone rostro a los datos: el mercado empieza a modificar no solo dónde viven los jóvenes, sino lo que consideran posible para sus propias vidas. Una sociedad puede expulsar sin echar a nadie.

No hacen falta maletas en la puerta: basta con que determinadas biografías dejen de ser económicamente viables. Baleares dispone de evidencia local. Los investigadores Vives-Miró y Rullan documentaron 890 desposesiones directas en el centro histórico de Palma entre 2003 y 2014, 810 de ellas desahucios de inquilinos, y relacionaron espacialmente revalorización, turistización y desplazamiento
residencial.

Más recientemente, una investigación sobre el municipio de Sóller identifica la transformación de vivienda residencial en alquiler turístico o en pequeños establecimientos hoteleros, y el desplazamiento de jóvenes hacia otros municipios. Son evidencias de contextos concretos, no una explicación causal simple para toda
Baleares.

¿Dónde queda el valor de la comunidad patrimonial?

Queda una cuestión que las estadísticas no resuelven: ¿tiene algún valor especial pertenecer durante generaciones a un lugar? No existe un derecho hereditario a seguir viviendo en una región. La Constitución protege la propiedad privada, reconoce su función social y encomienda a los poderes públicos promover el acceso a una vivienda digna y evitar la especulación del suelo.

El Convenio marco del Consejo de Europa sobre el valor del patrimonio cultural para la sociedad, acordado en Faro el 27 de octubre de 2005 y vigente en España desde 2022, denomina “comunidad patrimonial” a quienes valoran un patrimonio que desean conservar y transmitir, e incluye el entorno surgido de la interacción entre personas y lugares a lo largo del tiempo. No concede a nadie derecho sobre una casa pero sí obliga a preguntar: ¿podemos conservar el patrimonio vivo de un lugar si quienes lo han producido durante generaciones dejan progresivamente de poder habitarla?

Nadie adquiere culpa por cruzar una frontera con dinero suficiente para comprar una casa, pero tampoco inocencia automática. Cuando conocemos la exclusión residencial, comprar deja de ser solo una conversación entre vendedor, comprador y notario: entra silenciosamente una tercera parte en la escritura, aquellos que quizás ya no podrán vivir allí.

Podríamos hablar, provisionalmente, de una responsabilidad residencial informada: una transacción legal adquiere otra dimensión ética y territorial cuando quien compra conoce el proceso de exclusión en el que se inserta. No es culpabilidad, es contexto. Es un concepto que estoy explorando en mi investigación.

El reto balear

El desafío balear no consiste en elegir entre turismo y vivienda, apertura y cierre, residentes y visitantes. Es conseguir que una economía capaz de generar miles de millones deje de producir una población suficientemente solvente para trabajar aquí, pero demasiado pobre para quedarse.

Un territorio puede conservar intactas todas sus casas y, sin embargo, quedarse lentamente sin sitio para su gente.

The Conversation

Julio Batle Lorente no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Baleares: cuando vivir compite con alojar e invertir – https://theconversation.com/baleares-cuando-vivir-compite-con-alojar-e-invertir-293121

Maternidad subrogada: ¿y si enfocamos el debate desde quienes nacen mediante un acuerdo ajeno?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Diana Sthefania Muñoz Gómez, Doctora en Derecho, Profesora Investigadora de Derecho de Familia del Instituto Latinoamericano de La Familia de la Universidad de La Sabana, Universidad de La Sabana

Victoria MPhoto/Shutterstock

La reciente visita a Chile, Argentina y Colombia de Olivia Maurel, activista contraria a la gestación subrogada y portavoz de la Declaración de Casablanca por la abolición de los vientres de alquiler, puso sobre la mesa una pregunta incómoda: ¿qué significa para una persona que su concepción, gestación, filiación y nacimiento hayan sido decididos mediante un acuerdo celebrado antes de que pudiera participar en él?

Olivia, nacida por maternidad subrogada, no habla como jurista, médica, ni como alguien que observa desde fuera. Habla desde un lugar que durante mucho tiempo ha permanecido en segundo plano: el de quien nace de un contrato de subrogación.

Su testimonio cambia el punto de observación. Buena parte del debate ha girado alrededor de los adultos: ¿existe un derecho a ser padres?, ¿puede una mujer decidir gestar para otra persona?, ¿debe recibir dinero?, ¿es posible una subrogación altruista? Son preguntas necesarias, pero olvidan algo tan elemental como el derecho a construirse uno mismo.

Colombia, destino de “turismo reproductivo”

Colombia se ha convertido en un destino atractivo para el denominado “turismo reproductivo”, entre otras razones, por los costos significativamente menores de estos procesos y por un contexto de desregulación que puede incrementar las condiciones de vulnerabilidad de las mujeres gestantes. El país no cuenta con una ley específica sobre maternidad subrogada, pese a que la Corte Constitucional ha exhortado al Congreso a legislar.

El debate ha adquirido ahora especial actualidad. Durante la visita de Olivia Maurel, el 13 de agosto de 2026, fue presentado en el Congreso el Proyecto de Ley 215 de 2026 Cámara, que propone prohibir la práctica como una forma de explotación reproductiva. Su discusión obligará nuevamente a las instituciones colombianas a afrontar una cuestión de fondo: si la respuesta jurídica debe centrarse únicamente en la autonomía y los acuerdos entre adultos o considerar también los derechos de quienes nacen mediante ellos.

Somos también nuestra historia

Somos una realidad biológica, biográfica y relacional. Nuestra identidad remite a un origen y se construye a través de una historia en la que participan otros: quienes nos gestan, cuidan, nombran y reconocen, pero también quienes toman decisiones sobre nuestra vida antes de que podamos hacerlo nosotros.

Nuestra biografía no comienza cuando adquirimos conciencia de ella_ nuestra primera historia nos es contada por otros. Entender la persona como sujeto biográfico se fundamenta en la idea de una identidad narrativa, aquella construida a partir del relato que permite integrar los acontecimientos de nuestra existencia.

Por eso resulta necesario preguntarse si la gestación puede considerarse un territorio biográficamente neutro. La gestación y el nacimiento forman parte de la existencia, aunque no puedan evocarse como un recuerdo.

Un acuerdo sobre la historia de un tercero

La maternidad subrogada tiene una característica singular: quienes celebran el acuerdo toman decisiones sobre una tercera persona que no participa en la negociación y cuya existencia constituye su finalidad.

Se decide quién gestará y bajo qué condiciones, quién será reconocido como padre o madre; y se prevé que, después del nacimiento, el recién nacido sea entregado a quienes lo encargaron.

Puede existir o no un pago, pero incluso sin este permanece una realidad: otros han acordado anticipadamente circunstancias fundamentales de la historia de quien nacerá, lo que tiene impacto en su dimensión biográfica.

Las consecuencias no son solamente teóricas. Investigaciones sobre las barreras comunicacionales de la maternidad subrogada han mostrado cómo la fragmentación de las relaciones en la maternidad subrogada afectan derechos relacionados con el acceso a los orígenes y la identidad familiar.

La identidad también es relacional

El testimonio de Olivia es revelador en este punto. En una reciente entrevista, explicó cómo la intervención de hasta tres mujeres en el proceso (quien aporta el óvulo, quien gesta y quien cría) “hace muy complicado construirse a sí mismo”.

Su testimonio permite formular una pregunta que no deberíamos ignorar: ¿puede el derecho considerar irrelevante para la identidad de una persona la historia de relaciones que hizo posible su existencia?

La gestante no constituye simplemente un ambiente biológico intercambiable. Durante la gestación existe una relación corporal y fisiológica entre dos seres humanos. Que jurídicamente se atribuya la maternidad a otra persona no hace desaparecer ese acontecimiento de la biografía de ese hijo.

Por eso, conocer el origen significa algo más que identificar a quien aportó los gametos. Implica poder comprender cómo se llegó a la existencia, quién participó en la propia gestación y qué decisiones fueron tomadas antes del nacimiento.

De objeto del acuerdo a sujeto de derechos

Este cambio de perspectiva tiene consecuencias jurídicas concretas. La maternidad subrogada transnacional ya ha producido situaciones en las que la determinación de filiación y nacionalidad termina afectando directamente al niño. Un estudio sobre niños nacidos mediante subrogación en condición de apatridia analizó el caso de una niña que perdió su nacionalidad por inconsistencias en su registro de nacimiento. La Corte Constitucional colombiana tuvo que intervenir para restablecer sus derechos.

La cuestión de fondo no es si los niños nacidos mediante maternidad subrogada son deseados. Con frecuencia lo son intensamente. Tampoco se trata de desconocer el sufrimiento de quienes no pueden gestar. El problema es diferente: una persona puede ser profundamente deseada y, al mismo tiempo, convertirse en objeto de decisiones tomadas anticipadamente por terceros.

Por eso, una sociedad que reconoce los derechos de los niños no puede preguntarse únicamente qué desean los adultos o qué consintieron quienes celebraron el acuerdo. Debe preguntarse también por las consecuencias en quien no pudo consentirlo.

Nadie nace fuera de su historia

El principal aporte de Olivia es que obliga a escuchar a Nadie comienza a ser persona cuando puede contar su historia. Cuando podemos hacerlo, esa historia ya ha comenzado. Otros han participado en ella y han tomado decisiones que tendremos que incorporar, de una manera u otra, a nuestra propia biografía.

Si la persona es una realidad biográfica y relacional, el origen no es un dato accesorio de su identidad.

Y allí donde los adultos pueden acordar anticipadamente las condiciones de gestación, filiación y entrega de quien todavía no puede hablar, el derecho debería hacer algo elemental: mirar también desde el lugar de quien no estuvo sentado a la mesa cuando se decidió una parte fundamental de su historia.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Maternidad subrogada: ¿y si enfocamos el debate desde quienes nacen mediante un acuerdo ajeno? – https://theconversation.com/maternidad-subrogada-y-si-enfocamos-el-debate-desde-quienes-nacen-mediante-un-acuerdo-ajeno-290046