Le dernier scandale à Santé Québec illustre bien pourquoi rien ne change

Source: The Conversation – in French – By Annie Lecompte, Associate professor, Département des sciences comptables, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Le projet SIFA, pour Santé Québec, vient s’ajouter à la liste de projets informatiques qui, l’un après l’autre, auront entraîné d’immenses dépassements de coûts. Pourquoi ne réussit-on pas mieux à appliquer les leçons du passé ?


Le projet SIFA (Système d’information en finances et en approvisionnement), qui vise à moderniser les systèmes financiers et d’approvisionnement du réseau québécois de la santé, devait initialement coûter 96 millions $. Sa facture pourrait finalement dépasser le milliard de dollars.

Ce dépassement survient après les révélations entourant SAAQclic, dont le projet CASA est maintenant estimé à environ 1,1 milliard $. Le problème ne se limite pas au Québec. À Ottawa, les coûts prévus du système Cúram sont passés de 1,75 milliard $ à 6,6 milliards $ depuis 2017, et ses coûts futurs de fonctionnement sont toujours inconnus.

Ces projets sont différents, mais ils soulèvent une même question : pourquoi les dépassements de coûts et les difficultés de gestion continuent-ils de se répéter dans les grands projets informatiques publics ?




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Professeure au Département des sciences comptables de l’UQAM, je m’intéresse à cette question à travers mes travaux sur l’audit de la gestion publique et le rôle des vérificateurs généraux, notamment sous l’angle de l’éthique, de la gouvernance et de la reddition de comptes.

Des constats qui ne datent pas d’hier

Ces constats ne sont pourtant pas nouveaux. Dès 2006, le vérificateur général du Canada concluait que plusieurs des problèmes relevés dans les grands projets informatiques persistaient malgré la mise en place, huit ans plus tôt, d’un cadre de bonnes pratiques. Près de vingt ans plus tard, le constat demeure familier.

L’application ArriveCAN, mise au point durant la pandémie de Covid-19, en fournit un exemple récent. En 2024, la vérificatrice générale du Canada relevait des lacunes dans la conception du projet, sa surveillance et sa reddition de comptes, au point de ne pas pouvoir en déterminer le coût précis.

Avec SAAQclic en 2025, le Vérificateur général du Québec arrivait à des constats semblables. La complexité avait été sous-évaluée et une hausse des coûts de près de 500 millions $ n’avait pas été clairement communiquée aux décideurs.

Nous savons donc depuis longtemps que ces problèmes existent. La question est plutôt de savoir pourquoi nous continuons à reproduire des mécanismes que nous savons ne pas fonctionner.

Biais d’optimisme et pressions politiques

Si les problèmes sont connus depuis longtemps, pourquoi continuent-ils de se répéter ? Une première explication tient à la façon dont les grands projets sont évalués au départ. Les dépassements de coûts ne semblent pas simplement résulter d’événements imprévisibles, car ils sont fréquents et persistent dans le temps. Par exemple, dans une étude de 258 projets réalisés dans 20 pays, des chercheurs ont démontré que la précision des estimations ne s’était pas améliorée sur une période de 70 ans.

Deux mécanismes permettent notamment de comprendre cette persistance. Le biais d’optimisme conduit à sous-estimer les coûts, les délais et les risques. À celui-ci peut s’ajouter la représentation stratégique, une présentation volontairement plus favorable d’un projet dans un contexte où existent des pressions pour obtenir son approbation. Ces deux mécanismes peuvent coexister, mais les pressions politiques et organisationnelles peuvent prendre davantage d’importance lorsque les enjeux sont élevés.

Une fois le projet lancé, il devient également plus difficile de revenir en arrière. C’est le phénomène d’escalade de l’engagement. Les ressources, souvent importantes, déjà investies peuvent favoriser la poursuite d’un projet malgré l’apparition d’informations qui devraient conduire à le remettre en question.




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On peut donc très bien connaître les erreurs du passé et les reproduire quand même. Les mécanismes qui favorisent leur répétition interviennent autant au moment de décider d’un projet que lorsqu’il faudrait accepter de le réexaminer.

Que faudrait-il changer ?

Pour éviter ce genre de piège, une première piste consiste à intervenir avant que le projet ne soit trop engagé. Des chercheurs suggèrent de comparer d’abord l’estimation d’un projet aux coûts et aux résultats de projets similaires, plutôt que de partir d’une estimation construite uniquement à partir du projet lui-même. Cette vue de l’extérieur permet de mieux tenir compte du risque réel et de réduire l’effet des biais qui influencent les prévisions.

On pourrait aussi être tenté de soustraire davantage la gestion des grands projets aux pressions politiques en donnant plus d’autonomie aux gestionnaires. L’idée n’est pas nouvelle. Des chercheurs ont notamment évoqué l’idée de la séparation entre l’élaboration des politiques et leur mise en œuvre était notamment au cœur de certaines réformes de la gestion publique.

Mais cette séparation a ses limites, car une plus grande autonomie peut certes clarifier les responsabilités et réduire certaines interventions politiques, mais elle peut aussi diminuer la capacité de contrôle des élus et rendre les lignes de responsabilité plus difficiles à suivre.


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La réponse n’est donc pas de sortir le politique des projets, mais de créer une distance suffisante pour permettre une évaluation indépendante, sans faire disparaître la responsabilité politique. Une avenue possible serait de soumettre les estimations de coûts, d’échéanciers et de risques des projets les plus importants à une validation indépendante avant leur autorisation.

Ces pistes se retrouvent d’ailleurs dans les recommandations issues de l’enquête publique sur le projet CASA, qui propose notamment d’établir des mandats d’audit interne continus pour les projets majeurs, de limiter la taille des projets pour éviter les mégamandats et d’obliger la publication de tout dépassement de coût important dès qu’il survient. Il ne s’agirait pas de décider si un projet doit aller de l’avant, mais de vérifier la robustesse de l’information sur laquelle cette décision repose. La décision demeurerait ainsi politique, mais les hypothèses qui la soutiennent seraient soumises à un regard extérieur.

La Conversation Canada

J’ai oeuvré au sein du bureau du vérificateur général de la Ville de Montréal de 2014 à 2019.

– ref. Le dernier scandale à Santé Québec illustre bien pourquoi rien ne change – https://theconversation.com/le-dernier-scandale-a-sante-quebec-illustre-bien-pourquoi-rien-ne-change-292079

Avant Santé Québec, il y a eu SAAQclic. Pourquoi répète-t-on de tels fiascos ?

Source: The Conversation – in French – By Camille Grange, Associate Professor, Department of Information Technologies, HEC Montréal

Avec le projet SIFA de Santé Québec, c’est un autre chantier informatique à problèmes qui fait la manchette. Après les récents ratés de SAAQclic, qu’est-ce qui explique la répétition de tels fiascos, malgré tous les contrôles en place ?


Les déboires de SAAQclic ont mis en lumière les difficultés du programme CASA (Carrefour des services d’affaires), le vaste chantier de modernisation des systèmes informatiques de la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec) dont SAAQclic est issue.

Face à la répétition des dérapages dans les grands projets informatiques publics, un réflexe revient souvent : réclamer davantage de contrôles. Mais est-ce vraiment là que le bât blesse ?

En croisant nos expertises en transformation numérique, gestion de projets et gestion publique, nous avons analysé la gouvernance de CASA. Notre constat : les contrôles existaient et les risques ont été signalés. La question est donc moins celle de leur présence que de ce qui s’est passé après ces alertes.

L’effritement des contrôles internes

Le début de l’implantation du programme CASA remonte à 2015. SAAQclic, la plate-forme de services en ligne, en constitue la deuxième des trois livraisons.

En 2017, le budget prévu et approuvé pour CASA s’élevait à 638 millions $. En 2020, son coût total était révalué à 945,9 millions. Au sein de CASA, la livraison qui allait donner naissance à SAAQclic passait, elle, de 96,9 millions $ à 416 millions $.

Pourtant, CASA n’évoluait pas sans surveillance. Le programme faisait l’objet d’une approbation du Conseil du trésor, de redditions de comptes, d’une vérification interne indépendante et de revues externes. S’y ajoutaient le mandat de la Vérificatrice générale du Québec et un tableau de bord public.




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Les cas de SAAQclic et d’ArriveCAN, au gouvernement fédéral, ont déjà été rapprochés pour illustrer l’effritement des contrôles internes dans la gestion de grands projets publics. Notre analyse de CASA permet de préciser ce constat : les mécanismes de contrôle étaient nombreux, mais leur présence n’a pas garanti leur efficacité.

Quand la responsabilité se disperse

Multiplier les instances de surveillance peut renforcer le contrôle. Mais cela peut aussi rendre plus difficile l’identification de la personne qui répond, en définitive, de la trajectoire du projet.

Dans CASA, aucun commanditaire interne ne semble avoir reçu formellement ce rôle. La direction du programme cumulait représentation stratégique et responsabilité de l’exécution, un cumul de responsabilités documenté par la Commission Gallant. D’autres acteurs pouvaient recevoir de l’information ou soulever des préoccupations, sans nécessairement détenir l’autorité pour modifier la trajectoire.

Le secteur public est particulièrement propice à ce genre de dispersion : les grands projets relèvent simultanément d’une société d’État, de plusieurs ministères et d’organismes centraux. Cette densité institutionnelle accroît la reddition de comptes, mais peut aussi disperser l’autorité et l’imputabilité.

Cette tension réapparaît avec SIFA. Le 10 juillet 2026, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique recommandait de ne pas réautoriser le projet, invoquant un « risque important » et son état « critique ». Cinq jours plus tard, le Conseil des ministres en autorisait néanmoins la poursuite et portait ses paramètres financiers de 202 millions $ à 329,4 millions $.

Cet épisode ravive une question déjà soulevée par CASA : que vaut une fonction de surveillance si elle peut sonner l’alarme sans pouvoir infléchir la décision ? Ajouter des acteurs à la chaîne de reddition de comptes ne résout pas nécessairement le problème de savoir qui peut — et doit — agir.

Des informations inexactes

Un mécanisme de contrôle ne vaut que par la qualité de l’information qui l’alimente.

Or, pendant environ un an et demi, les redditions de comptes au conseil d’administration ont fait état d’une progression conforme aux prévisions, alors que certains suivis internes signalaient des retards. Ce que voyaient les instances et ce que vivait le programme avaient cessé de coïncider.

Plusieurs pratiques ont contribué à cet écart.

Après la replanification de 2020, les coûts prévus pour l’exploitation — environ 40 % du budget initial — ont cessé d’être inclus dans certaines redditions. Entre novembre 2020 et mai 2022, aucune information sur CASA n’a été consignée au tableau de bord gouvernemental. En 2022, un avenant au contrat principal a été fixé à 45,7 millions $, soit 9,97 % de sa valeur initiale : la Commission Gallant a conclu que ce montant avait été établi de manière à demeurer sous le seuil à partir duquel la dépense supplémentaire devait être publiée. Elle a par ailleurs établi que des documents transmis au gouvernement contenaient des informations inexactes sur les dépassements.




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Pris isolément, chacun de ces épisodes soulève déjà des questions. Leur convergence est plus préoccupante encore : à plusieurs reprises, l’information transmise aux instances de gouvernance était moins complète ou plus favorable que celle qui ressortait des suivis internes. Cet écart réduisait leur capacité à exercer pleinement leur rôle de surveillance.

La vérification interne de la SAAQ a soulevé certaines réserves sur les coûts, les échéanciers et certains risques. Au fil du temps, sa capacité à exercer cette surveillance s’est toutefois heurtée à des difficultés d’accès à l’information et à une prise en compte inégale de ses constats.

Quand la croyance collective rend aveugle

Pourquoi certaines alertes ont-elles la capacité d’agir sur la trajectoire d’un projet alors que d’autres restent sans effet ?

Les travaux d’Isabelle Royer, professeure en gestion à l’Université de Lyon et autrice entre autres de la publication Why
Bad Projects Are So Hard to Kill
(« Pourquoi les mauvais projets sont si difficiles à arrêter »), démontrent comment une croyance collective dans la réussite d’un projet peut rendre les informations contraires plus difficiles à entendre.

CASA présente plusieurs signes compatibles avec ce phénomène. Plusieurs membres de la gouvernance ont notamment expliqué avoir accordé une grande confiance aux responsables du programme, même lorsque la vérification interne soulevait des réserves. L’épisode des tests est aussi révélateur. Lorsque la mise en service de SAAQclic est confirmée, le 17 janvier 2023, près de 20 % des tests intégrés finaux restent à réaliser. Le 10 février, la SAAQ met néanmoins fin à la phase de tests alors qu’environ 6 % d’entre eux ne sont toujours pas complétés. Dix jours plus tard, la plate-forme est lancée, suivie d’importantes perturbations.


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Le contexte public peut amplifier ces dynamiques. Le politologue Christopher Hood décrit comment, dans un environnement où l’échec est fortement exposé et sanctionné, l’évitement du blâme peut favoriser trois types de comportements : diluer la responsabilité, se retrancher derrière le respect des procédures ou gérer la présentation des résultats.

Devant la Commission Gallant, le professeur Jacques Bourgault a très justement résumé l’enjeu : « la structure n’est jamais aussi forte que la culture ».

Les leçons à retenir de CASA

Les causes classiques des dérapages des grands projets informatiques sont maintenant bien documentées.

Mais le cas de CASA soulève une question différente : que faut-il pour qu’une alerte produise effectivement une correction de trajectoire ?

La réponse tient à la clarté des responsabilités, à la qualité de l’information, mais aussi à la possibilité de corriger ou d’arrêter un projet sans que cela soit perçu comme un échec.

Ainsi, le défi pour la nouvelle administration péquiste sera moins d’ajouter des contrôles aux grands projets numériques que de créer les conditions pour qu’ils puissent réellement jouer leur rôle.

La Conversation Canada

Rien à déclarer

Christel Joly et Evelyne Bilenge ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

– ref. Avant Santé Québec, il y a eu SAAQclic. Pourquoi répète-t-on de tels fiascos ? – https://theconversation.com/avant-sante-quebec-il-y-a-eu-saaqclic-pourquoi-repete-t-on-de-tels-fiascos-292304

Elecciones anticipadas: ¿y ahora qué?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Xavier Coller, Catedrático, Dpto. Ciencia Política y de la Administración, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Luis Rojas Estudio/Shutterstock

El anuncio del presidente del Gobierno anticipando las elecciones al 29 de noviembre ha supuesto un adelanto de nueve meses respecto al calendario ordinario. Esto no es nuevo en España. Cinco de los siete presidentes que ha tenido España han adelantado las elecciones en alguna ocasión –todos menos José María Aznar (PP) y Mariano Rajoy (PP)– y 9 de las 16 elecciones generales también han tenido lugar antes de que terminara la legislatura. Algo más nuevos sí parecen ser los motivos que están detrás de este último.

Un adelanto electoral puede ocurrir por muchos motivos, pero casi todos tienen dos denominadores comunes: que se perciba que la legislatura será ingobernable y que el presidente del Gobierno considere que mejora su posición respecto a una convocatoria ordinaria.

En esta ocasión, sería razonable pensar que los cálculos internos de la parte socialista del Ejecutivo consideran que no hay un escenario mejor a la vista y que prolongar la agonía legislativa no rinde beneficios.

En un contexto en el que la crisis migratoria de Ceuta amenazaba con hacer imposible una mejora en la valoración del Gobierno, redirigir el debate hacia la vivienda puede haber parecido la única vía de escape, justificada por la movilización tras el desahucio de Maricarmen. No obstante, esto es una apuesta que tiene sus riesgos.

La vivienda, en el punto de mira

Entre los posibles contratiempos a los planes de Moncloa hay el peligro de que una campaña centrada en la vivienda puede resultar un mal negocio. La sensación desde varios sectores del electorado es que esta legislatura no ha avanzado de forma decidida en esa materia. El papel del ministerio ha sido puesto en entredicho y desde el PP se ha hablado del mayor fracaso de este Gobierno y el mayor éxito para el siguiente.

Todo esto ocurre en un escenario en el que las desigualdades en el acceso a la vivienda preocupan cada vez más a la ciudadanía.

A este asunto se le añaden otros, como es el caso de la percepción sobre la gestión de la inmigración. Aunque la crisis migratoria en Ceuta haya pasado a un segundo plano, una eventual desactivación de la agenda sobre vivienda podría relanzar el debate migratorio, en el que partidos como Vox y PP se encuentran más cómodos que con la vivienda.

A esto se le añade el problema, agitado desde varios frentes, de la corrupción, que –real o no, sentenciada o no– ha configurado cierta visión de la política actual en sectores de la población y de los medios.

Es probable que la campaña electoral bascule sobre estos tres elementos, aderezados por los éxitos económicos y sociales del Gobierno y su minusvaloración por la actual oposición.

Todo esto ocurre en un contexto en el que tanto PSOE como Sumar acumulan caídas en intención de voto, con Podemos y el conjunto de partidos nacionalistas y regionalistas estancado, a la vez que Vox reúne alrededor de un 18 % en intención de voto y el PP se sitúa con entre 4 y 8 puntos de ventaja sobre los socialistas.

La estrategia del adelanto electoral no parece tanto de remontada, sino más bien de salvar los muebles en un escenario complicado. Aun así, puede haber partido: las mejores encuestas son las elecciones (como sugirió un presidente de Gobierno a quien le pronosticaban la derrota).

Así queda el calendario

En todo caso, por incierto que sea el resultado, el calendario sí está mucho más claro. Una vez se cierre la convocatoria oficial (que incluye la disolución de las Cortes), los partidos tendrán algo más de una semana para cerrar las coaliciones y otra más para presentar candidaturas. Se proclaman candidatos el 2 de noviembre y el 13 se inicia la campaña. Es un decir, porque la campaña pareció iniciarse con las elecciones de Extremadura en diciembre de 2025.

El voto por correo estará activo hasta el 25 de noviembre. Algunos dirigentes del PP y de Vox han sembrado dudas sobre la honradez de Correos e indirectamente sobre los actores que intervienen en el voto por correo: la Oficina del Censo Electoral (gestionada por el Instituto Nacional de Estadística) y la Junta Electoral Central (jueces y catedráticos).

Estas dudas suelen generar desconfianza en las instituciones y parecen querer reactivar el debate sobre la ley de nietos o justificar un potencial resultado negativo relacionado con el voto exterior, que en realidad suele tener poco impacto real.

La deslegitimación de las instituciones es uno de los pasos graduales que erosionan y hacen caer las democracias. Y como recuerda la politóloga Susan Stokes en su libro Los Regresores, los líderes políticos elegidos tienen una gran responsabilidad en esa erosión en la medida en que atacan a las instituciones de la democracia retóricamente antes de hacerlo políticamente. Urge no seguir por esa senda.

En medio de todo esto, un elemento que tendrá ecos intensos en el debate público es que los decretos rechazados por el Congreso se presenten remodelados finalmente en la Diputación Permanente.

La Diputación es el órgano que mantiene el Congreso operativo en vacaciones o entre legislaturas. Por su composición interna, los votos de Junts no son decisivos, aunque está por ver lo que harán otros partidos. Recordemos que estos decretos creaban, entre otras cosas, seguridad ante posibles futuros desahucios.

Probablemente, una aprobación en la Diputación Permanente será objetada judicialmente por PP y Vox. Estos movimientos pueden crear incentivos para que el debate público se centre más en la vivienda y en las medidas de protección a la población más vulnerable, opacando a Ceuta y la inmigración (especialmente si se producen avances en ese flanco). Sin embargo, no está claro que reduzca la percepción de corrupción que tienen algunas capas de la población.

Un problema añadido a este anticipo electoral es que sorprende a la izquierda del PSOE sin candidato/a claro y con movimientos que anticipan una dispersión de partidos. En estas circunstancias, la dispersión o la fragmentación reduce las probabilidades de obtener escaños para la izquierda, lo que reduce también las probabilidades de repetir un gobierno progresista.

Por otro lado, el crecimiento continuado de Vox apuntala a un PP que se mantiene y, con una menor dispersión de siglas en la derecha, fortalece la probabilidad de que estas dos formaciones puedan formar gobierno, como han hecho en varias comunidades autónomas.

¿Lloverá el día de las elecciones?

Por último, ¿puede el (mal) tiempo influir en las elecciones? Parece que sí de dos maneras.

Por un lado, un estudio sugiere que la lluvia reduce la participación, especialmente de algunos segmentos como el de los jóvenes, menos inclinados a votar que los más mayores, y el de la población más desfavorecida. Según los datos del CIS, las opciones de voto preferidas por la población entre los 18 y 35 años son, por este orden, PSOE, Vox y el PP.

Por otro lado, hay estudios experimentales que muestran que el mal tiempo afecta al estado de ánimo y, en esas circunstancias, el votante dudoso puede optar más por opciones continuistas que por las de cambio. Desde este punto de vista, la lluvia podría facilitar que las personas que vayan a votar y que tengan poco claro el voto terminen prestando su apoyo a partidos de gobierno.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Elecciones anticipadas: ¿y ahora qué? – https://theconversation.com/elecciones-anticipadas-y-ahora-que-293635

Radio y algoritmos: el poder creciente de las plataformas y los derechos menguantes de la ciudadanía

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francesc Robert-Agell, PhD. Profesor Asociado de Empresa informativa y Estructura del sistema audiovisual., Universitat Internacional de Catalunya

Muchas personas escuchan la radio a través de altavoces inteligentes. Pressmaster/Shutterstock

La radio mantiene el contacto y la confianza de la ciudadanía a pesar de las alternativas al consumo de audio multiplicadas por la transformación digital. Pero los nuevos “guardianes digitales” (gatekeepers), como Google, Meta, Apple o Amazon, entre otros, pueden suponer una seria amenaza para este medio.

La rica oferta de programas constituye una parte esencial del ecosistema comunicativo español. Estos contenidos son producidos por cadenas con responsabilidad editorial, que rinden cuentas sobre aquello que emiten. También garantizan los derechos a la información y a la pluralidad de opiniones, y constituyen una herramienta indispensable de entretenimiento y compañía.

Crece la audiencia que accede por canales digitales

El streaming y el pódcast están ayudando a la radio a sostener la audiencia. Y su papel como medio informativo esencial se puso de relieve nuevamente durante el gran apagón eléctrico que afectó a toda la península ibérica el 28 de abril de 2025. No obstante, la escucha creciente a través de plataformas digitales, agregadores y altavoces inteligentes también representa un riesgo para la radio.

En España, una cuarta parte de las personas que escucharon la radio en 2025 accedieron digitalmente, multiplicando por cuatro la aportación que tenían esos canales en 2018. Más de la mitad de esta escucha se realiza a través de plataformas. El crecimiento más rápido en los últimos años se debe al auge del podcast.

Como resultado de esta tendencia, una parte importante de la audiencia está cada vez más condicionada por las big tech (empresas tecnológicas), sin que esto repercuta favorablemente en el ingreso publicitario que perciben las emisoras.

Modelo de negocio digital

Como apuntábamos, la radio mantiene su penetración (porcentaje sobre la población total) gracias a la aportación de la audiencia digital. Pero su cuota económica por este consumo (el porcentaje sobre su volumen total de facturación) no sobrepasa el 3,5 %. Quién sí se beneficia de ello son las plataformas.

El modelo de negocio digital está basado en la suscripción por el servicio y en la puesta en valor de los datos del usuario ante el mercado de la publicidad. En ambos casos, el interés de la plataforma es retener tanto tiempo como sea posible al usuario en su entorno. Identifica sus patrones de consumo y, siempre que puede, lo orienta.

La legalidad de algunas de las estrategias de las big tech para lograr captar y retener usuarios ha sido cuestionada de modo recurrente. El desarrollo tecnológico ha ido por delante del despliegue normativo. Si nos atenemos al vigente reglamento europeo de protección de datos, las prácticas abusivas de las plataformas se ponen en evidencia.

Pero la lesión a los intereses de los ciudadanos son difíciles de revertir. Las sanciones económicas impuestas por gobiernos y tribunales no les resarcen por los derechos vulnerados.

Ejemplos recientes son los 18 000 millones de dólares que Meta pagará para evitar el juicio por desarrollar algoritmos adictivos para los adolescentes. O las sanciones a TikTok por la violación de la privacidad de menores.

El papel de los gatekeepers o “guardianes digitales”

En el caso concreto del audio, estos “guardianes digitales” impulsan una estrategia de concentración de poder, basada en la acumulación de elementos clave en la opción de escucha. En la pugna por la atención, el tiempo y el dinero de los usuarios/oyentes, estas compañías cuentan con múltiples ventajas frente a las emisoras. Una vez entendido el proceso de la escucha (desde la producción hasta el consumo), su capacidad financiera les permite ocupar cada vez un mayor número de fases.

El consumo de los contenidos radiofónicos por ondas (FM) no deja rastro de los datos de la audiencia y, por tanto, no puede monetizarse. Cabe recordar aquí que los teléfonos móviles tenían aplicación para recibir la frecuencia modulada, pero las compañías de telecomunicaciones y los fabricantes omitieron o bloquearon el sintonizador. Así fomentaban el consumo de datos móviles, de servicios de suscripción y conseguían generar un rastro medible y monetizable.

Esta sutil toma del poder de las plataformas en la intermediación de los contenidos de las radios ya fue puesta de manifiesto por Radiocentre, el organismo sectorial de la radio comercial en Gran Bretaña. Se señalaron 4 riesgos específicos:

  • La falta de neutralidad de los altavoces inteligentes. Ante peticiones de música o noticias, tienden a redirigir por defecto al usuario a plataformas de streaming propias.

  • La dificultad para llegar a los contenidos de las emisoras de radio en los agregadores o dispositivos digitales de estas big tech (empresas tecnológicas).

  • El peligro del cobro de tarifas elevadas a las radios para que sus emisiones estuvieran disponibles en los altavoces inteligentes. Es lo que ocurre en las tiendas de aplicaciones, donde Apple o Google cobran comisiones de hasta el 30 %.

  • La inserción de publicidad propia (en Alexa o Google Assistant, por ejemplo) incluso sustituyendo la publicidad nativa de la emisora.

Regulación británica y europea

Ante estas advertencias, el Reino Unido aprobó la Media Act en 2024. Esta norma protege la relevancia (prominence) y la capacidad de descubrimiento (discoverability) de las emisoras de radio en estas plataformas. Además, queda establecido que deben darles acceso de modo gratuito (must carry) directo e inalterado.

La Unión Europea ha llevado a cabo en los últimos años un despliegue normativo para proteger a los medios de comunicación y a la ciudadanía del poder de las plataformas. Aunque esta regulación se va trasladando a las leyes nacionales, no se han previsto medidas de protección de los derechos de la ciudadanía en casos como los señalados. Y esto mantiene la capacidad creciente de las plataformas para modelar el consumo de audio y, consiguientemente, a la opinión pública. La norma británica debe servir de modelo para futuras legislaciones.

The Conversation

Francesc Robert-Agell no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Radio y algoritmos: el poder creciente de las plataformas y los derechos menguantes de la ciudadanía – https://theconversation.com/radio-y-algoritmos-el-poder-creciente-de-las-plataformas-y-los-derechos-menguantes-de-la-ciudadania-289951

Un nuevo estudio revela que los microplásticos pueden hacer que la nieve se derrita más rápido

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Isabel Marín Beltrán, Investigadora postdoctoral. Mi línea de investigación actual está centrada en el impacto de los (micro-)plásticos en distintos ambientes naturales, así como en la búsqueda de estrategias de mitigación y remediación., Universitat de Barcelona

Investigadores introducen microplásticos en parcelas de nieve superficial. Isabel Marin

Desde las enormes placas de hielo del Ártico y la Antártica hasta los glaciares o nieve acumulada en las cumbres montañosas, las regiones criosféricas son las partes de la superficie de la Tierra donde el agua se encuentra en estado sólido. Se extienden por todo el planeta, en forma de nieve, permafrost, placas de hielo o glaciares.

La criosfera cumple dos funciones principales que posibilitan la vida en la Tierra. La primera es que actúa como reserva hídrica: acumula cerca del 70 % del agua dulce del planeta.

La segunda es su papel termorregulador. Dada su clara coloración, la nieve y el hielo reflejan hasta el 90 % de la luz solar de vuelta al espacio. Sin ellos, el planeta absorbería mucho más calor. Sin embargo, cuando la nieve presenta impurezas, su capacidad para reflejar la radiación solar (lo que se conoce como albedo), disminuye.

Interacción con los ubicuos microplásticos

Y aquí entran en escena los plásticos, cuya producción en las últimas décadas ha aumentado de manera exponencial, tanto que ya supera los 400 millones de toneladas a escala global .

Constituyen hoy en día una amenaza ambiental global. Esto se debe, por un lado, a sus propiedades físicas y químicas: al estar diseñados para ser materiales duraderos, no se degradan en condiciones naturales. Por otro lado, se da la ironía de que entre el 40 % y el 50 % de los plásticos generados tienen una vida media menor de un año, como fruto del modelo socioeconómico dominante. Estos factores están dando lugar a que el 80 % acabe acumulado en vertederos o en el medio natural.

Una vez expuestos a condiciones ambientales, los plásticos no se eliminan del medio, sino que se van fragmentando. Cuando alcanzan una longitud inferior a 5 milímetros, se llaman microplásticos, y nanoplásticos cuando ésta es inferior a 1 micra (millonésima parte de un metro). Dado su pequeño tamaño, pueden viajar centenares, incluso miles de kilómetros, a través de la atmósfera o corrientes marinas, y llegar a todos los rincones del planeta.

Estudio de campo en los Pirineos Centrales

En un estudio reciente, investigadores del Centro de Ciências do Mar do Algarve (CCMAR; Portugal) y del Instituto Pirenaico de Ecología (IPE-CSIC; España) nos propusimos evaluar algo que no se había hecho hasta ahora: el efecto de los microplásticos sobre el albedo y otras propiedades físicas de la nieve. También quisimos comprobar si, según la hipótesis inicial, estos aceleran su derretimiento.

Frascos preparados en el laboratorio con distintos tipos y concentraciones de microplásticos, para adicionar a las parcelas y bandejas de nieve.
Isabel Marín.

Para ello, realizamos seis experimentos de campo en los Pirineos Centrales (España), en el entorno de las estaciones de esquí de Formigal (Huesca, España). En cada uno, se prepararon 4 o 5 parcelas de nieve superficial, a las que añadimos distintos tipos de microplásticos. Se simularon tasas de acumulación creciente a lo largo de la temporada de nieve (incluyendo siempre una muestra “control”, donde no se adicionaron partículas).

Los microplásticos empleados consistían en pellets negros de polietileno (de un tamaño medio de 0,3 mm) y fragmentos negros (0,45 mm) desprendidos de las ruedas de un carrito de bebé, para simular el desgaste de neumáticos. En cada experimento, la nieve fue expuesta a estas partículas durante aproximadamente 4 horas.

Las propiedades de la nieve que se midieron fueron el albedo, la superficie específica (relacionada con el tamaño de los granos y, en última instancia, también con su reflectancia), su contenido en agua líquida y su derretimiento (porcentaje de masa de nieve que ha pasado a estado líquido).

Granos de nieve que han aumentado de tamaño tras la adición de microplásticos.
Isabel Marín.

¿Cuál es el efecto de los microplásticos en la criosfera?

Los experimentos mostraron resultados variables, que dependían fundamentalmente de las condiciones iniciales de la nieve. Si esta era reciente, de baja densidad, las concentraciones crecientes de microplásticos dieron lugar a un calentamiento entre los granos de nieve, produciendo disminuciones moderadas en el albedo y grandes cambios en la superficie específica de las muestras. No se observó fusión de la nieve (o muy poca, similar a la ocurrida en los controles).

Sin embargo, en los experimentos realizados con nieve envejecida, de alta densidad (hacia el final del periodo de nieve), las concentraciones de microplásticos dieron lugar a tasas de fusión de hasta un 17 % más que en los controles.

Los resultados completos pueden consultarse en nuestro artículo, único trabajo hasta la fecha que muestra resultados experimentales sobre el efecto de los microplásticos en las propiedades de la nieve. De ahí que sean necesarios más estudios de campo para comprender mejor sus consecuencias en la criosfera global.

Parcelas de nieve donde se llevó a cabo el experimento.
Isabel Marín.

Para ello, es necesario analizar qué ocurre al emplear diferentes tipos de plásticos. También deben probarse experimentos parecidos en varias localizaciones, y en periodos de exposición mayores a los de nuestro trabajo (es decir, más de un día).

Nuestra tarea como científicos consiste en desvelar cómo estos contaminantes afectan a las regiones criosféricas del planeta y el papel que juegan en el calentamiento global, para que los esfuerzos por frenarlo se apoyen una rigurosa base experimental.

The Conversation

Este estudio recibió financiación de la Fundación para la Ciencia y la Tecnología (FCT) a través de los proyectos UIDB/04326/2020, UIDP/04326/2020, LA/P/0101/2020 y 2023.00192.RESTART. Isabel Marín Beltrán recibió una beca individual de la convocatoria de estímulo al empleo científico de la FCT (CEECIND/03072/2017).

– ref. Un nuevo estudio revela que los microplásticos pueden hacer que la nieve se derrita más rápido – https://theconversation.com/un-nuevo-estudio-revela-que-los-microplasticos-pueden-hacer-que-la-nieve-se-derrita-mas-rapido-283600

¿Y si para Silicon Valley la extinción del ‘Homo sapiens’ fuera un ‘daño colateral’ aceptable?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ramón López de Mántaras, Profesor de investigación del CSIC, Instituto de Investigación en Inteligencia Artificial (IIIA – CSIC)

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El transhumanismo es una corriente filosófica y cultural que sostiene que la tecnología debería permitir superar las limitaciones biológicas del ser humano. Sus defensores plantean utilizar los avances en inteligencia artificial, biotecnología, ingeniería genética, neurotecnología y otras tecnologías para ampliar radicalmente nuestras capacidades físicas y cognitivas. De igual manera, prevén retrasar o eliminar el envejecimiento y transformar profundamente la naturaleza humana.

En sus versiones más extremas, el transhumanismo contempla incluso la posibilidad de sustituir progresivamente al ser humano biológico por formas de existencia posthumanas, incluidas eventuales superinteligencias artificiales.

Las trampas del ‘largoplacismo’

Por su parte, el altruismo eficaz es una corriente filosófica que propone utilizar la evidencia, el razonamiento y el análisis coste-beneficio para determinar qué actuaciones pueden generar mayor valor. Una de sus derivaciones es el “largoplacismo”, que lleva la perspectiva del altruismo efectivo mucho más allá del presente y concede una importancia extraordinaria al bienestar de las generaciones posthumanas futuras –tanto biológicas como digitales– y a la cantidad de “valor” que estas podrían aportar en un futuro lejano.

Llevada a posiciones extremas, esta forma de pensar puede conducir a aceptar costes y riesgos importantes en el presente, si se considera que con ello aumenta significativamente el valor de lo que está por venir. Y aquí aparece una cuestión fundamental: ¿hasta qué punto es legítimo aceptar daños reales hoy en nombre de un futuro hipotético al que se atribuye un valor incalculable?

Desde esta perspectiva, evitar cualquier impedimento para que posibles seres posthumanos desarrollen todo su potencial puede convertirse en una de las máximas prioridades morales.

Qué entendemos por humanidad

“Hay que preservar la humanidad”, sostienen los largoplacistas. Pero la pregunta que rara vez se formula con suficiente claridad es: ¿qué entienden exactamente por esto?

Para la inmensa mayoría de nosotros, significa impedir que el Homo sapiens desaparezca como especie. Sin embargo, cuando determinados líderes tecno-autoritarios como Sam Altman, Dario Amodei –que sacudió la opinión pública con un comunicado reciente sobre el desarrollo de la IA–, Nick Bostrom, Ben Goertzel, Ray Kurzweil, Elon Musk, Larry Page, Peter Thiel o Eliezer Yudkowsky, vinculados al transhumanismo y al largoplacismo, hablan de preservar la humanidad, no necesariamente están hablando de preservar la especie humana.

Dos formas de extinción

En determinados debates sobre el riesgo existencial, se ha establecido, de hecho, una distinción entre dos formas de desaparecer del mapa: la “extinción terminal” y la “extinción final”. Según el filósofo Émile P. Torres, la primera es la desaparición definitiva del Homo sapiens y de cualquier posibilidad de que nuestra especie sea sustituida por una forma de existencia posthumana.

La “extinción final”, en cambio, se produciría cuando el ser humano fuera reemplazado por alguna forma de existencia posthumana considerada suficientemente valiosa como para representar una continuidad de la humanidad.

La distinción no es un simple juego de palabras: tiene consecuencias filosóficas y políticas enormes. Porque implica que, para determinadas visiones transhumanistas y para algunos sectores del altruismo eficaz, la desaparición de la especie humana tal y como la conocemos no sería necesariamente el peor futuro posible. El peor escenario sería que nuestra especie desapareciera sin dejar ningún sucesor posthumano capaz de desarrollar ese futuro. Así, la sustitución progresiva de los seres humanos por una nueva forma de existencia considerada superior podría llegar a interpretarse como una continuación –e, incluso, como una culminación– de la humanidad.

El papel de la superinteligencia artificial

Para alcanzar ese futuro transhumanista, muchos de sus defensores, especialmente en Silicon Valley, consideran que la sustitución progresiva de los seres humanos pasa necesariamente por el desarrollo de la superinteligencia artificial. Y aquí aparece una consecuencia particularmente inquietante. Si esa superinteligencia artificial se concibe como el instrumento necesario para alcanzar un futuro, en teoría, inmensamente más valioso, los riesgos asociados a su desarrollo, por grandes que sean, pueden llegar a considerarse un precio aceptable.

Desde esta perspectiva, regular el desarrollo de una hipotética superinteligencia artificial, ralentizarlo o detenerlo podría interpretarse no como una medida de prudencia, sino como una renuncia al futuro. La posibilidad de una catástrofe presente queda así subordinada a la promesa de un futuro hipotético.

Quién toma las decisiones

En este contexto, ya no se trata únicamente de preguntarnos cómo podemos evitar los riesgos de la IA, sino de decidir qué futuro consideramos deseable y qué riesgos estamos dispuestos a asumir para alcanzarlo. Y esa decisión no puede quedar en manos de un reducido grupo de empresarios, inversores y tecnólogos convencidos de que su particular visión del futuro debe convertirse en el destino de toda la humanidad.

El problema se vuelve todavía más grave cuando las mismas empresas que desarrollan estas tecnologías se presentan como las únicas capaces de gestionar sus riesgos.

Si consiguen convencer a la sociedad –y, sobre todo, a los responsables políticos– de que solo ellas poseen los conocimientos necesarios para evitar una catástrofe, se otorgan a sí mismas una supuesta capacidad para determinar qué riesgos debemos aceptar, qué desarrollos son legítimos y qué futuro debemos perseguir.

Es una concentración de poder incompatible con una sociedad democrática. Quienes tienen miles de millones de dólares invertidos en el desarrollo de la inteligencia artificial no pueden ser al mismo tiempo los árbitros de los riesgos que genera esa tecnología. Y mucho menos pueden decidir por el conjunto de la sociedad qué significa “progreso” o qué futuro merece la pena construir.

Por eso, resultan especialmente preocupantes las recientes declaraciones de Donald Trump, respaldadas por los máximos dirigentes de las grandes empresas tecnológicas, defendiendo que la superinteligencia es el horizonte que debemos alcanzar y que sus riesgos deben gestionarse mediante la autorregulación de las mismas empresas que compiten por desarrollarla.

Por un control democrático efectivo

La contradicción es evidente: la autorregulación no puede convertirse en una forma de privatizar una decisión que afecta a toda la sociedad. No podemos tolerar que las empresas que compiten por alcanzar primero una hipotética superinteligencia artificial sean también quienes determinen cuándo los riesgos son aceptables, qué salvaguardas son suficientes y hasta dónde debe llegar la carrera.

Necesitamos instituciones públicas capaces de ejercer un control democrático efectivo sobre estas tecnologías, establecer qué desarrollos requieren límites y qué objetivos tecnológicos queremos promover. Y necesitamos hacerlo antes de que las decisiones fundamentales hayan quedado irreversiblemente condicionadas por quienes controlan la tecnología, el capital y la infraestructura.

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Ramón López de Mántaras no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Y si para Silicon Valley la extinción del ‘Homo sapiens’ fuera un ‘daño colateral’ aceptable? – https://theconversation.com/y-si-para-silicon-valley-la-extincion-del-homo-sapiens-fuera-un-dano-colateral-aceptable-293524

Volver al trabajo tras una baja por salud mental: qué hace falta además del alta médica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mariola Pérez Marqués, Doctora en Psicología, psicóloga y directora de TFM, especializada en riesgos psicosociales y salud laboral, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

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Después de varios meses de baja por ansiedad, llega el día de volver al trabajo. Es lunes. Hay correos sin leer, gente que quiere contar cosas y asuntos que han aparecido mientras esa persona no estaba. Mucho de golpe.

Aunque ha recibido el alta y puede trabajar, la notificación médica no decide cómo será ese primer día ni qué va a pasar durante la semana siguiente. Y de eso se habla poco.

Volver

Durante una baja la vida sigue, y también el trabajo: puede que haya cambiado el equipo, que hayan aparecido tareas nuevas o que alguien haya asumido parte de lo que hacía el trabajador o la trabajadora ausente. Aunque a veces, todo sigue casi igual.

Una persona puede encontrarse mejor y estar preparada para reincorporarse sin sentirse todavía igual que meses atrás. Tal vez le cueste mantener la concentración durante mucho rato, tal vez se canse antes. O quizá le preocupe no saber qué se va a encontrar al llegar.

La Organización Mundial de la Salud recomienda que, cuando haga falta, se faciliten ajustes y medidas de apoyo a la reincorporación al trabajo tras un problema de salud mental.

Dicho así suena muy formal, pero no tiene por qué serlo. A veces basta con decidir qué es urgente y qué no. O con evitar que el primer día aparezcan, de golpe, todos los asuntos guardados durante meses.

El trabajo al que se vuelve

Cuando alguien ha sufrido ansiedad o depresión, hay que mirar primero a la persona: cómo está, qué síntomas tiene, si ya puede volver al trabajo. Todo eso importa, pero también importa a dónde vuelve.

No es igual regresar a un puesto en el que puede organizar parte del día que hacerlo a otro en el que todo viene marcado desde fuera. Tampoco es lo mismo volver a un equipo tranquilo que a uno en el que cada mañana empieza con cinco asuntos urgentes, y nadie tiene claro cuál va primero.

Pensemos en alguien que, antes de la baja, pasaba buena parte del día saltando de una cosa a otra: correos, llamadas, interrupciones. Si vuelve y encuentra exactamente lo mismo, conviene preguntarse si el problema del regreso está solo en la persona.

A veces no hay que reducir el trabajo sino ordenarlo. El trabajo no explica todos los casos de ansiedad o depresión, claro que no, pero tampoco tiene sentido actuar como si la forma de organizarlo nunca tuviera nada que ver con el bienestar emocional de las personas.

Hablar

El Instituto Nacional de Seguridad y Salud en el Trabajo ha abordado la planificación y el acompañamiento del regreso al trabajo después de una baja por salud mental.

El responsable directo del trabajador que vuelve puede ayudar, aunque no tiene que hacer terapia ni saber interpretar un diagnóstico. Puede hablar del trabajo: qué ha pasado mientras la persona no estaba, qué tareas están pendientes, qué puede esperar. Y, sobre todo, si hay algo de la vuelta que le preocupe especialmente.

La respuesta puede ser muy concreta: una reunión, un cliente, una tarea que antes ya resultaba difícil o el miedo a encontrarse con meses de correo acumulado. Hablar de eso no exige entrar en la vida privada de nadie.

También conviene volver a preguntar unos días después. Hay problemas que se ven el primer lunes y otros que aparecen cuando la persona lleva dos o tres semanas y recupera el ritmo normal.

Lo de antes

Hay otra situación bastante común: regresar y encontrarse con los mismos problemas que estaban allí antes de la baja. La misma carga, el mismo conflicto, la misma sensación de ir siempre tarde.

La Agencia Europea para la Seguridad y la Salud en el Trabajo señala desde hace años problemas laborales como la sobrecarga, la falta de control sobre el propio trabajo, una mala organización o la falta de apoyo entre los riesgos psicosociales que pueden afectar a la salud. El tema también ocupa un lugar importante en la campaña europea 2026-2028 “Compromiso por la salud mental en el trabajo”.

Pongamos un ejemplo sencillo. Una persona se reincorpora y sigue teniendo dos responsables que le piden cosas distintas, a la misma hora y con la misma urgencia. Aprender a manejar mejor la ansiedad puede ayudar, pero no resuelve unas instrucciones que se contradicen.

Por cosas así, hay situaciones en las que toca mirar también al puesto.

Qué sabemos

Sobre la vuelta al trabajo después de una baja por salud mental se ha investigado mucho en los últimos años. Hay estudios que encuentran mejores resultados cuando se actúa no solo sobre la persona, sino también sobre el trabajo. Otros son menos claros. A veces aparecen mejoras y otras veces apenas hay diferencias. Y es que no hay una receta única.

Tampoco sería fácil que la hubiera porque hablamos de trabajos y situaciones distintas: una profesora que vuelve después de un mes de baja, una enfermera que lo hace después de medio año, alguien que trabaja solo, alguien que depende cada día de un equipo grande. Las dificultades no tienen por qué parecerse.

Por eso puede ser más útil empezar por una pregunta sencilla: ¿qué está haciendo difícil esta vuelta?

Después

Durante años hemos hablado mucho de las bajas laborales: cuántas hay, cuánto duran, cuánto cuestan. Pero del final de la baja se habla menos.

Y, sin embargo, volver al trabajo no siempre se resuelve con cruzar la puerta un lunes por la mañana. Puede haber dificultades el primer día, pero también una semana después, incluso un mes después. Por eso conviene estar atentos a cómo va la vuelta y, si hace falta, volver a hablar. A veces basta con preguntar.

El alta médica dice que una persona puede reincorporarse a su puesto. Luego empieza la parte que no aparece escrita en el parte de alta: cómo conseguir que, además de volver, pueda seguir allí.

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Mariola Pérez Marqués no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Volver al trabajo tras una baja por salud mental: qué hace falta además del alta médica – https://theconversation.com/volver-al-trabajo-tras-una-baja-por-salud-mental-que-hace-falta-ademas-del-alta-medica-292194

‘NAZA’: las revelaciones israelíes retratan el aislamiento del pueblo palestino

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Drew Paul, Professor of Arabic, University of Tennessee

Los realizadores de _NAZA_, Yuval Abraham y Rachel Szor, realizaron entrevistas a miembros anónimos de las fuerzas armadas y los servicios de inteligencia israelíes desde las azoteas de Tel Aviv, Israel. Gil Cohen-Magen/AFP via Getty Images

Hay una escena impactante en el documental de 2004 de la cineasta marroquí-francesa-israelí Simone Bitton, Wall, que narra la historia de la construcción de la barrera de Cisjordania, una red de muros y vallas de 721 kilómetros que separa gran parte de Cisjordania de Israel.

Una losa de hormigón se va colocando lentamente en su sitio para completar un tramo del muro. Pulgada a pulgada, la comunidad palestina del otro lado se va haciendo cada vez más pequeña.

Y entonces –así, sin más– un mundo que está a un tiro de piedra desaparece.

Como alguien que ha estudiado las restricciones impuestas a los palestinos, a menudo pienso en esta escena como un microcosmos del uso que Israel lleva décadas haciendo de muros, puestos de control y tecnologías de vigilancia para aislar a los palestinos del resto de la sociedad.

Una enorme losa de hormigón se aproxima a otra losa, dejando visible una pequeña abertura a través de la cual se divisa la comunidad al otro lado.
Un fotograma del documental de 2004 Wall muestra el momento en que se termina de construir un tramo de la barrera de Cisjordania.
Down The Rabbit Hole/YouTube

En ningún lugar resulta más evidente esta dinámica que en la Franja de Gaza, que Israel cercó durante la década de los noventa y que lleva bloqueado desde 2007, alegando motivos de seguridad y la amenaza de ataques terroristas.

Debido a estas barreras, ha resultado difícil documentar el inmenso sufrimiento de los palestinos de Gaza, más de 70 000 de los cuales han perdido la vida como consecuencia de la guerra entre Israel y Hamás desde 2023. El Gobierno israelí prohíbe en gran medida a los periodistas internacionales entrar de forma independiente en la Franja de Gaza, mientras que a los palestinos de Gaza no se les permite, por lo general, salir de la Franja.

Sin embargo, el estreno de la película NAZA, de los cineastas israelíes Yuval Abraham y Rachel Szor, en el Festival Internacional de Cine de Venecia, ha puesto el foco en la tragedia que se está viviendo en Gaza sin recurrir a imágenes de cadáveres espantosos ni de barrios bombardeados.

La película se compone en gran parte de testimonios anónimos de 24 miembros del ejército y los servicios de inteligencia israelíes. En ellos se aborda la forma en que Israel ha utilizado la inteligencia artificial para atacar a dirigentes de Hamás, a pesar de saber que los ataques también provocarían un gran número de víctimas civiles. El título, NAZA, proviene de un acrónimo de la expresión hebrea “nezek agavi”, o “daños colaterales”, y es el sistema de umbrales del ejército israelí para determinar cuántas víctimas civiles son aceptables en sus ataques militares contra Gaza desde el 7 de octubre de 2023. Ese día, militantes de Hamás procedentes de Gaza atacaron el sur de Israel, asesinando a 1 200 personas –en su mayoría civiles– y tomando además unos 250 rehenes.

Para mí, parte de la fuerza de la película reside en cómo se centra en la forma fría y calculada de llevar a cabo los ataques contra Gaza desde la distancia. Pero el enfoque del ejército israelí solo pudo funcionar tras aislar sistemáticamente al pueblo palestino a lo largo de décadas.

Víctimas invisibles

Además de construir muros y bloquear Gaza, Israel ha impuesto la separación de los palestinos restringiendo o denegando permisos a quienes desean entrar o trabajar en Israel mediante la vigilancia aérea y la expansión de los asentamientos israelíes en Cisjordania.

Tanto el lenguaje visual como el contenido de NAZA reflejan y revelan cómo el conocimiento del sufrimiento palestino suele minimizarse en la cultura, la política y la vida cotidiana israelíes.

La película yuxtapone el audio de los testimonios de soldados israelíes con imágenes del paisaje urbano de Tel Aviv por la noche. En estas entrevistas, los soldados describen cómo se eligen los objetivos, cómo se planifican los ataques y qué margen de maniobra se concede en cuanto a las bajas civiles.

Las propias víctimas permanecen en gran medida ocultas, a pesar de su gran proximidad: Tel Aviv se encuentra a tan solo 70 kilómetros de la Franja de Gaza, remontando la costa.

Fotografía del paisaje urbano con edificios destruidos por las bombas y tiendas de campaña improvisadas.
La ciudad de Gaza, en esta imagen del 21 de septiembre de 2026, está a solo 43 millas de Tel Aviv, pero ambas pueden parecer mundos aparte.
Faiz Qreqa/Middle East Images/AFP vía Getty Images

La decisión de rodar principalmente de noche, en la oscuridad, utilizando voces en off para contar una historia que no se muestra ante la cámara, pone aún más de relieve hasta qué punto estos acontecimientos han sido ocultados en Israel y en todo el mundo. Quizá por eso el Gobierno israelí ha llegado tan lejos para desacreditar la película, afirmando que contiene “distorsiones deliberadas de la realidad”. El primer ministro Benjamin Netanyahu ha amenazado con revocar la ciudadanía de sus directores.

En respuesta al interés y a la polémica suscitados en torno a la película, los realizadores anunciaron que NAZA estará disponible para su visionado en streaming de forma gratuita, para que cualquiera pueda verla, a partir de noviembre de 2026.

Rompiendo barreras

NAZA pone de relieve la distancia psicológica entre el agresor y el agredido, propiciada por la inteligencia artificial, las pantallas de ordenador y el aislamiento físico de las víctimas. Sin embargo, no es ni mucho menos la primera película que llama la atención sobre la invisibilidad de los palestinos.

La comedia negra de Elia Suleiman de 2002, Intervención divina, presenta repetidamente escenas en las que los personajes palestinos se quedan atrapados en un control militar israelí o intentan sortearlo. Y el documental de Yoav Shamir de 2003, Checkpoint, narra las interacciones cotidianas entre palestinos y soldados israelíes en los puestos de control de Cisjordania y Gaza.

Otras películas se centran en actos de transgresión o protesta. El drama de 2013 de Hany Abu-Assad, Omar, y el drama de Ameen Nayfeh de 2020, A 200 metros, presentan a personajes palestinos que infringen la ley y cruzan clandestinamente la frontera de Cisjordania hacia territorio israelí, exponiéndose a peligros físicos y legales.

No Other Land –el documental de 2024 que valió a Abraham y Szor un Oscar, junto con los directores Basel Adra y Hamdan Ballal–, enfoca su cámara hacia los movimientos de protesta palestinos contra las expropiaciones de tierras y las demoliciones de viviendas en Cisjordania. En la película de 2011 5 cámaras rotas, el agricultor palestino Emad Burnat plasma la lucha de su pueblo de Cisjordania contra la construcción de un enorme muro que aísla las tierras de cultivo y bloquea el acceso a recursos vitales. A pesar de que sus cámaras resultan dañadas o destruidas en repetidas ocasiones, Burnat se niega a dejar de documentar la resistencia.

NAZA estará disponible para su visionado en streaming de forma gratuita a partir de noviembre de 2026.

Llorar mientras se dispara

NAZA también pone de relieve otro fenómeno: cómo el aislamiento y la separación fomentan la complicidad. La distancia física entre los soldados israelíes y las personas a las que se dirigen puede hacer que resulte más fácil aceptar o ignorar lo que está ocurriendo.

De este modo, NAZA aborda un tema recurrente en el cine y la literatura israelíes: la exploración de la culpa de los soldados israelíes. A veces denominado de forma despectiva por los críticos como el género de “disparos y lágrimas”, el marco temático de estas películas ha sido criticado por centrarse en la angustia moral israelí a costa de las experiencias y perspectivas palestinas.

Por ejemplo, la novela de S. Yizhar Khirbet Khizeh (1949), que fue adaptada al cine en 1978, narra la historia desde la perspectiva de Micha, un soldado israelí que luchó en la guerra de 1948 que supuso la creación del Estado de Israel. Forma parte de una patrulla que expulsa a los palestinos de su pueblo, y la culpa que le invade a raíz de ello le provoca una crisis de conciencia que le atormentará durante años.

Décadas más tarde, el documental animado de 2008 Vals con Bashir sigue al director de la película, Ari Folman, mientras indaga en sus recuerdos reprimidos de su participación en la invasión israelí de Beirut de 1982 y de cómo, sin darse cuenta, ayudó a los combatientes de la milicia falangista cristiana libanesa a llevar a cabo las masacres de palestinos en los campos de refugiados de Sabra y Shatila.

El género de “disparos y lágrimas” fue ampliamente aceptado en la cultura dominante israelí, y Khirbet Khizeh se enseñó en los colegios israelíes durante décadas. Pero la reacción hostil del Gobierno israelí ante NAZA tal vez sea señal no solo de la creciente intolerancia hacia la disidencia en Israel, sino también de una preocupación cultural y política cada vez menor por la moralidad de la ocupación israelí del territorio palestino.

¿A quiénes se escucha?

El hecho de que las perspectivas israelíes ocupen un lugar central en estas obras anteriores –así como en NAZA– también muestra cómo la violencia contra los palestinos puede ganar mayor credibilidad cuando la describen los propios israelíes.

Las narrativas palestinas recientes sobre Gaza, como From Ground Zero y Thirteen in Gaza, han suscitado cierta atención y elogios en el mundo del cine, pero ni de lejos tanta como la que ha recibido NAZA en las semanas transcurridas desde su estreno.

Incluso No Other Land, que se centra en un pueblo palestino, cuenta con un periodista y cineasta israelí, Abraham, que documenta las protestas y se enfrenta a los soldados israelíes, y es posible que no hubiera recibido la misma acogida si la hubieran rodado íntegramente palestinos.

Sin embargo, a pesar de estas numerosas barreras, los palestinos nunca han dejado de buscar formas de hacerse oír. Además de películas como Omar y A 200 metros, los vídeos y las imágenes compartidos directamente en las redes sociales les han permitido conectar directamente con el público y dar a conocer a nivel mundial su difícil situación, especialmente desde que comenzó la actual guerra en Gaza. De esta forma, han sido capaces de sortear las barreras físicas que durante tanto tiempo han restringido su libertad de movimiento, así como las barreras culturales que a menudo han mantenido sus experiencias ocultas a la vista del mundo.

The Conversation

Drew Paul no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ‘NAZA’: las revelaciones israelíes retratan el aislamiento del pueblo palestino – https://theconversation.com/naza-las-revelaciones-israelies-retratan-el-aislamiento-del-pueblo-palestino-293026

Ecología de los virus otoñales: cuáles son los más frecuentes y cómo interfieren entre sí

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ignacio López-Goñi, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología (SEM), Universidad de Navarra

Detalle de un coronavirus. La incidencia de la covid está experimentando un repunte estos días en España. CG Alex/Shutterstock

Con el otoño llegan los resfriados, la congestión nasal, la tos seca, los estornudos y el dolor de cabeza, el dolor de garganta, algo de fiebre, falta de apetito, decaimiento… En algunos casos se puede complicar y convertirse en un problema de salud grave.

La mayoría de estos síntomas los causan los virus. Tendemos a pensar que solo hay gripe, coronavirus o virus respiratorio sincitial (VRS), pero la lista también incluye parainfluenza, rinovirus, enterovirus, adenovirus, metapneumovirus, bocavirus… De muchos de ellos hay además diversas variedades.

Los virus respiratorios tienen sus temporadas, aunque no todos siguen el mismo calendario. En este momento, los casos de covid están aumentado en toda España. Si ahora sufre un resfriado, quizá sea covid. El virus sigue evolucionando, hay nuevas variantes, la inmunidad natural de pasadas infecciones puede disminuir y la tasa de vacunación también. Esto explicaría, en parte, este resurgimiento del coronavirus SARS-CoV-2.


Fuente: Informe SiVIRA (Semana 39/2026)

Cómo se mueven los virus respiratorios

Un estudio reciente ha analizado cómo se han comportado 18 virus respiratorios desde octubre de 2022 a septiembre de 2025. En concreto, los investigadores han recogido datos de cuatro virus de la gripe (tres de tipo A y uno de B), dos del VRS, dos coronavirus estacionales (NL63 y OC43), cuatro tipos de parainfluenza, rinovirus, enterovirus, adenovirus, metapneumovirus, bocavirus y, por supuesto, SARS-CoV-2. En total han analizado 32 782 muestras.


Fuente: Patterns in the dynamics of respiratory viruses after the COVID-19 pandemic: an observational, retrospective study using sentinel surveillance network data, Catalonia, 2022 to 2025

Aunque el trabajo tenga algunas limitaciones (los datos solo son de Cataluña y corresponden a personas con síntomas que acudieron a los centros participantes y no representan a toda la población infectada), los resultados muestran cómo son las oleadas de cada virus y en qué periodos se solapan.

El VRS y la gripe presentaron la estacionalidad más marcada. Mientras que la actividad del primero comenzaba en octubre, la de la gripe lo hacía a principios de noviembre. El máximo del VRS se producía aproximadamente un mes antes que el de la gripe. Además, su descenso era más prolongado, por lo que ambas epidemias coincidían durante parte de su recorrido. También hay que mencionar que la gripe A mostró un patrón anual más definido que la gripe B.

Por su parte, los rinovirus y enterovirus circulaban durante todo el año, pero su actividad se intensificaba en otoño y primavera. En lugar de una única temporada, mostraban un patrón con dos máximos. Se observó también que la positividad de los rinovirus disminuía durante los periodos epidémicos de SARS-CoV-2.

Otros virus ocupaban distintos momentos del calendario. El coronavirus estacional OC43 y el bocavirus comenzaban a aumentar entre octubre y noviembre y presentaban máximos prolongados entre febrero y abril. Su actividad coincidía con la del metapneumovirus, cuyo máximo llegaba algo después. El coronavirus 229E alcanzaba sus mayores valores alrededor de abril. Más adelante aparecían el segundo máximo de rinovirus y la actividad de parainfluenza 3.

En el caso de los adenovirus, el coronavirus NL63 y los virus parainfluenza 1 y 4, las detecciones y su estabilidad no permitieron delimitar brotes con el procedimiento empleado. Su circulación fue descrita como baja y mantenida a lo largo del año.

El estudio sugiere que, tras las alteraciones de la pandemia, buena parte de los virus respiratorios ha recuperado ciclos epidémicos regulares.

El virus de la covid todavía no es un virus invernal

El SARS-CoV-2 presentó el comportamiento más llamativo. Desde 2023 predominó su circulación estival: las epidemias comenzaban en primavera, alcanzaban su máximo entre agosto y septiembre y descendían hasta comienzos del invierno. En el invierno de 2022 todavía se observó una oleada menor, en 2023 apareció otra menos pronunciada y ese repunte invernal ya no fue evidente en 2024. Además, el inicio de las dos últimas oleadas estivales se produjo en fechas prácticamente coincidentes.

En definitiva, el patrón estival del SARS-CoV-2 cuestiona la expectativa de que acabaría comportándose como un virus predominantemente invernal.

Los virus interfieren entre ellos

Este trabajo demuestra que las oleadas de virus respiratorios no coinciden entre ellas y que existe un fenómeno conocido desde hace mucho tiempo de interferencia viral. Ya Edward Jenner se percató de que su vacuna contra la viruela no funcionaba tan bien si el paciente tenía un herpes. Era como si padecer dos infecciones activas al mismo tiempo alterara el funcionamiento de la inmunización.

La interferencia viral se volvió a observar en los años 60 del siglo pasado cuando se desarrollaron las primeras vacunas vivas atenuadas contra algunos enterovirus, como el de la polio. En seguida se comprobó que esas inmunizaciones conferían también protección frente a infecciones respiratorias graves. Su administración en niños disminuyó los casos de otros virus respiratorios no relacionados.

Dicha interferencia viral se debía a la inducción de una respuesta inmune inespecífica por la vacuna. Era evidente que tener un virus podría inhibir o afectar al crecimiento de otro.

Estudiar este tipo de interacciones o infecciones múltiples no es fácil, ya que nuestro sistema inmunitario se enfrenta a virus y bacterias constantemente. Los virus pueden interferir entre ellos porque la llegada del primero activa defensas que dificultan la multiplicación del siguiente.

Cuando las células detectan una infección, producen interferones, unas proteínas que funcionan como señales de alarma. Estas avisan a las células vecinas y activan mecanismos que frenan la replicación viral. Se establece así un estado antiviral transitorio, capaz de actuar también contra virus distintos del que desencadenó la respuesta. Por ejemplo, en cultivos celulares se ha observado que los rinovirus, causantes de muchos resfriados, pueden reducir la multiplicación del SARS-CoV-2. Esta interferencia podría contribuir a que las oleadas de algunos virus respiratorios se alternen.

Sin embargo, la explicación no es tan sencilla. La interferencia depende no solo de los virus, sino también del comportamiento humano, de las condiciones ambientales, el clima, infecciones asintomáticas o hasta de los calendarios escolares. Además, el resultado puede depender de qué virus llega primero, cuánto tiempo pasa entre ambas infecciones y cómo responde el organismo.

Por ejemplo, dos infecciones también pueden coincidir y agravar la enfermedad. Es el caso de la coinfección con SARS-CoV-2 y gripe, más grave que las infecciones individuales. Por eso, la interferencia ayuda a entender el comportamiento de las epidemias, pero no significa que pasar un catarro nos garantice protección frente a otra infección.

No obstante, las interacciones entre virus también pueden ser negativas, con un efecto antagonista, y depende de si el segundo virus pertenece o no a la misma familia o tipo que el primer virus. Es, por ejemplo, lo que ocurre en el caso de infecciones con subtipos del patógeno de la gripe: la primera previene de la enfermedad del segundo.

Entender cómo unos virus interfieren con otros nos puede permitir en el futuro emplear uno para combatir otro. Podríamos, por ejemplo, preparar un espray nasal con algún virus manipulado o defectivo de forma que solo provoque una estimulación del sistema innato y así nos protegiera frente a la infección por otros virus. Quizá para evitar una infección viral mortal debamos provocar una infección con otro virus diferente protector. Al fin y al cabo, eso son las vacunas. Pero de momento, este otoño no te olvides de tus vacunas.


Una versión de este articulo ha sido publicada en el blog microBIO del autor.


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Ignacio López-Goñi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Ecología de los virus otoñales: cuáles son los más frecuentes y cómo interfieren entre sí – https://theconversation.com/ecologia-de-los-virus-otonales-cuales-son-los-mas-frecuentes-y-como-interfieren-entre-si-293714

Resultados PISA: qué se puede comparar entre países y qué no

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jesús Miguel Rodríguez Mantilla, Profesor Titular de Universidad – Facultad de Educación (Área: Métodos de Investigación y Diagnóstico en Educación, MIDE), Universidad Complutense de Madrid

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¿Ha caído España mucho más que otros países del entorno en los resultados del último informe PISA? ¿Qué significa realmente el puesto de cada país en el ranking que propone este informe internacional?

PISA consiste en una serie de pruebas en lengua, matemáticas y ciencias a una muestra de estudiantes de 15 años. Pero los resultados de esta evaluación tienen un “margen de error”, de tal modo que dos países pueden obtener puntuaciones distintas sin poder afirmar que una sea realmente superior a la otra. La OCDE, organización detrás de PISA, solo considera que existen diferencias estadísticamente significativas cuando la distancia entre ambas puntuaciones supera ese margen (aunque este margen no es una cantidad fija, sino que varía en cada comparación en función de diversos factores estadísticos).

El ejemplo entre España y Francia ayuda a entenderlo. España (que ocupa el puesto 33 de 90 países) ha obtenido las puntuaciones de 477, 451 y 457 en ciencias, lectura y matemáticas, respectivamente. Las puntuaciones de Francia (posición 29) son 483, 456 y 458 en las respectivas áreas. Sin embargo, al comparar las puntuaciones de cada materia entre ambos países (con los procedimientos estadísticos adecuados), los resultados son similares; es decir, no se puede afirmar que los estudiantes franceses tengan puntuaciones superiores a los españoles.

Comparación con la media de países

Comparar las medias de España con las de la OCDE (las medias de los países participantes) ofrece una referencia más útil. Por ejemplo, en este último informe, de 2025, España se sitúa, en matemáticas, 6 puntos por debajo de la media de los países de la OCDE; 10 puntos por debajo en lectura, y 5 puntos por debajo en ciencias. En estos casos, las tres diferencias son estadísticamente claras: España está por debajo del promedio de países.

Tres gráficos de líneas comparan las puntuaciones de España y la media de la OCDE en matemáticas, lectura y ciencias entre 2000 y 2025; los símbolos indican diferencias estadísticamente significativas.
Figura 1. España y las medias OCDE en las tres materias, 2000-2025.
Elaboración propia con datos PISA de la OCDE.

También es útil observar la evolución de un mismo país en distintas remesas del informe. Por ejemplo, al comparar las puntuaciones de España entre PISA-2022 y PISA-2025 encontramos una caída de casi 16 puntos en matemáticas y de 23 en lectura: estos descensos son lo suficientemente grandes como para considerarse un dato relevante. En cambio, en ciencias, el descenso de 7 puntos no puede considerarse estadísticamente claro.

Países que mejoran

Reino Unido, por ejemplo, ha mejorado en ciencias (cerca de 12 puntos), pero no en matemáticas ni en lectura. La subida se concentra en Inglaterra y se limita a la edición 2022, por lo que no se considera una tendencia ascendente ya consolidada. Sí es ilustrativo que, entre ambas ediciones, ha habido una mejora del clima disciplinario, más perseverancia y menos distracción digital en el alumnado inglés que la media internacional.




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Turquía ha mejorado en las tres áreas (cerca de 8 puntos en matemáticas, 16 en lectura y 18 en ciencias). A diferencia del caso británico, presenta una tendencia de mejora desde hace años con el origen en importantes reformas curriculares a partir de 2015 y una mayor inversión en centros, recursos y en formación del profesorado.

Pese a estos ejemplos, es muy difícil analizar únicamente con PISA el posible impacto de determinadas políticas educativas en los resultados. Los datos permiten identificar factores que coinciden con los cambios, pero no aislar qué política o forma de enseñar los ha provocado.

¿Cómo influyen las formas de enseñar?

Para buscar pistas sobre ello podemos acudir a TALIS, otra encuesta de la OCDE, que recoge respuestas declaradas de docentes y equipos directivos sobre sus prácticas, formación, autonomía, clima de aula, uso de tecnología e inteligencia artificial, entre otros aspectos.

TALIS y PISA no permiten enlazar las respuestas de cada docente con los resultados de sus respectivos alumnos. Por eso solo podemos comparar promedios nacionales. No es posible concluir una relación causa-efecto entre las prácticas docentes y rendimiento académico, pero sí es posible observar algunos datos interesantes.

En un trabajo en el que relacionamos los resultados de PISA-2012 y TALIS-2013, ya vimos, por ejemplo, que Corea, Japón y Finlandia rendían muy bien en PISA, pese a registrar valores bajos en varias prácticas declaradas por su profesorado (como el trabajo en pequeños grupos, por proyectos o las formas de evaluar). En otros lugares sucedía lo contrario: países cuyos docentes reportaban en TALIS usar estas metodologías sacaban puntuaciones más bajas en PISA.

Relacionando PISA-2025 y TALIS-2024 vuelven a aparecer algunas paradojas.

En Estonia (cuyos alumnos se han colocado en el puesto 7 de 90), los docentes declaran recurrir poco al trabajo por proyectos en clase, mientras que en Kosovo (puesto 82) su profesorado afirma, precisamente, trabajar por proyectos con más frecuencia que la media de países.

El profesorado de Colombia (puesto 65) manifiesta utilizar con mucha frecuencia actividades de pensamiento crítico, pero el país obtiene resultados pobres en PISA-2025. En Marruecos (puesto 85) y Kosovo (82), también con bajos rendimientos en PISA-2025, el profesorado declara más claridad en sus explicaciones y mayor capacidad para gestionar el aula que la media de países.




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Imposible valorar el impacto de la IA

El uso de IA muestra otro contraste. En Singapur (puesto 2), cerca del 75 % del profesorado declara usarla. Pero en Turquía (puesto 21), que ha mejorado en las tres materias, solo lo admite el 24 % del profesorado, mientras que en Japón (puesto 5) su uso declarado es muy bajo (junto a niveles bajos de enseñanza adaptativa, es decir, más personalizada).

En España (puesto 33), el 35 % del profesorado declara emplear la IA y presenta niveles más altos que la media internacional en la utilización de materiales digitales, en enseñanza adaptativa y trabajo por proyectos. Sus docentes también declaran menos colaboración profesional, más tiempo de clase perdido por interrupciones y un mayor estrés por carga de trabajo.

En cualquier caso, aunque España ha empeorado claramente en matemáticas y lectura, no puede afirmarse que haya caído más que todos los países de su entorno, ni atribuir el resultado a una metodología concreta. PISA señala dónde cambia el rendimiento, y TALIS ayuda a describir cómo dicen enseñar los docentes. Pero, con todos estos datos, las causas siguen abiertas.

The Conversation

Jesús Miguel Rodríguez Mantilla no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Resultados PISA: qué se puede comparar entre países y qué no – https://theconversation.com/resultados-pisa-que-se-puede-comparar-entre-paises-y-que-no-292244