« Une alliance unique avec l’UE » : voici comment mieux s’organiser entre Canadiens pour réussir en Europe

Source: The Conversation – in French – By Stéphane Dion, Diplomate en résidence, Université de Montréal

**La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souhaité que le Canada devienne le premier « membre associé » de l’Union européenne. Le premier ministre Mark Carney, de façon plus réaliste, a appelé de ses vœux une Alliance unique et forte.

Quelles formes que prennent ces relations renforcées, il est clair que l’Union européenne (UE) et le Canada ont de grandes ambitions l’un envers l’autre. Cependant, l’Europe est sollicitée de tous côtés. La compétition pour y prendre des parts de marché et attirer ses investisseurs est féroce.

Nous devons mieux travailler avec les Européens, mais aussi mieux travailler entre nous, entre Canadiens, pour réussir en Europe. Ce sera mon sujet ici : développer des habitudes de travail efficaces, mieux nous organiser, de façon méthodique et planifiée, afin de nous donner les moyens de nos ambitions en Europe.

Aujourd’hui diplomate en résidence de la Faculté des Arts et des Sciences de l’Université de Montréal, j’ai été ambassadeur du Canada en Allemagne de 2017 à 2022, puis en France jusqu’à décembre 2025, en plus d’avoir été pendant ces huit années l’Envoyé spécial du premier ministre du Canada auprès de l’Union européenne et de l’Europe.

Fort de cette expérience, voici quatre suggestions pour mieux réussir en Europe qui touchent l’organisation interne du gouvernement du Canada.




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1 : Une imputabilité claire, assortie d’échéances et d’objectifs précis

Le gouvernement, le premier ministre, doivent nommer, systématiquement et officiellement, pour chaque entente signée avec l’UE ou des pays européens, un haut responsable canadien. Ce dernier, avec son pendant européen, sera imputable de sa mise en œuvre. Il faut, pour chaque entente, une imputabilité claire, assortie d’échéances et d’objectifs précis.

C’est ce que le premier ministre Mark Carney a fait dans le cas du Partenariat stratégique signé en juin 2025 avec l’Europe. Il a nommé son représentant personnel auprès de l’Union européenne, John Hannaford, responsable, avec son pendant européen, de la mise en œuvre de cet accord.

Le prochain Sommet Canada-UE, les 29 et 30 octobre, devra être le moment de prendre acte des résultats réellement obtenus depuis un an dans tous les domaines prioritaires, afin d’amplifier cet élan et de nous hisser notre relation vers un nouveau sommet, une réelle alliance unique.




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2 : Développer une véritable approche d’Équipe Canada

Une approche d’équipe serait un outil précieux pour la stratégie canadienne partout dans le monde, mais elle est particulièrement nécessaire dans le contexte européen.

L’Europe est le seul continent véritablement intégré, grâce à l’existence de l’UE et à l’attrait qu’elle exerce sur tous les pays qui souhaitent la rejoindre. D’où la nécessité incontournable d’une approche « Équipe Canada ».

De grands espoirs sont placés dans le Bureau des exportations stratégiques que le premier ministre Carney vient de créer.

Mais celui-ci ne pourra faire œuvre utile que si son action s’agence non seulement avec les ministères, mais aussi avec tous les organismes qui existent déjà : Exportation et développement Canada, qui fournit un financement ; la Corporation commerciale canadienne, qui aide les entreprises canadiennes à vendre aux gouvernements étrangers ; le Service des délégués commerciaux, qui crée des contacts sur le terrain ; Investir au Canada, dont la mission est d’attirer de investissements de partout y compris d’Europe ; et la nouvelle Agence de l’investissement pour la défense.

Si chacune de ces structures tire à hue et à dia et devient un État dans l’État, nous allons échouer.

3 : Maintenir autant que possible nos ressources diplomatiques en Europe

Il faut être sur place pour gagner. Alors que nous accroissons fortement nos dépenses militaires, il ne faut pas négliger non plus nos ressources diplomatiques sur le terrain. Elles sont sous-développées pour un pays du G7 et même en comparaison avec des pays de moindre importance que nous.

Affaires mondiales Canada est requis de procéder à des coupes pour aider le gouvernement à réduire son déficit. Il faut que ces économies se fassent dans le ministère à Ottawa, mais que l’on épargne la section géographique et notre présence sur le terrain. Le nombre d’employés d’Affaires mondiales assignés à Ottawa est démesuré par rapport à notre déploiement à l’étranger, si l’on compare à ce que font nos alliés.

Il ne faut surtout pas affaiblir le Service des délégués commerciaux, alors même qu’il faut encourager les entreprises canadiennes à s’intéresser au marché européen. Les délégués commerciaux les accompagnent de A à Z et leur montrent comment aborder les marchés allemands, français, italiens, polonais, etc.

Il nous faut tirer pleinement parti de notre accord commercial avec l’UE –

l’AECG – qui encore récemment n’était utilisé qu’à 60 % de son potentiel selon l’économiste en chef d’Affaires mondiales Canada.

4 : Mieux utiliser nos ambassadeurs et ambassades

Pendant mes huit années à titre d’Envoyé spécial en Europe, je n’ai rencontré que des chefs de mission compétents et dévoués. En même temps, j’ai pu constater combien trop souvent eux et leurs équipes étaient tenus à l’écart des informations essentielles par le fonctionnement trop cloisonné de notre gouvernement.

Je propose que le gouvernement adopte un protocole de quatre règles qui stipulerait que :

  • lors des réunions bilatérales tenues à l’occasion des visites officielles, l’ambassadeur est toujours présent ;

  • s’il y a une écoute silencieuse d’une discussion téléphonique entre chefs de gouvernement ou ministres, l’ambassadeur fait bien sûr toujours partie du groupe à l’écoute ;

  • les cahiers d’information préparée pour les visites officielles sont toujours examinés par l’ambassadeur, qui a l’occasion de faire des suggestions ;

  • peu importe où les réunions bilatérales ont lieu dans le monde, le compte rendu est transmis à l’ambassadeur.

Le respect de ces quatre règles ne coûterait pas un sou au gouvernement, mais lui vaudrait une diplomatie beaucoup plus apte à remplir son rôle efficacement. En les mettant en œuvre, nous serons plus à même de solidifier toujours davantage nos liens avec l’Europe.

La Conversation Canada

Stéphane Dion ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. « Une alliance unique avec l’UE » : voici comment mieux s’organiser entre Canadiens pour réussir en Europe – https://theconversation.com/une-alliance-unique-avec-lue-voici-comment-mieux-sorganiser-entre-canadiens-pour-reussir-en-europe-292450

Comment l’IA peut prévoir – et expliquer – le niveau d’eau des Grands Lacs ?

Source: The Conversation – in French – By Rahim Barzegar, Professeur, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

En janvier 2013, le lac Michigan atteignait le niveau d’eau le plus bas jamais enregistré. Sept ans plus tard, à l’été 2020, il battait des records inverses : inondations répandues, berges arrachées, routes riveraines fermées. Entre ces deux extrêmes, près de deux mètres. Les lacs Supérieur, Érié et Ontario ont connu le même retournement à quelques mois près. Presque personne ne l’avait vu venir.


Ces basculements se préparent pendant des mois, dans un mélange de pluie, de neige, d’évaporation et de décisions humaines. Démêler ce mélange reste l’un des problèmes les plus tenaces dans le domaine de l’hydrologie, et l’un des plus importants. Le niveau d’eau contrôle la profondeur des ports, la stabilité des berges, les prises d’eau potable et la survie des milieux humides côtiers.




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Une analyse de quarante ans de fluctuations, que nous avons publiée dans Science of the Total Environment, s’y attaque avec des outils venus de l’intelligence artificielle (IA).

Le but n’était pas seulement de prédire les niveaux d’eau, mais d’utiliser l’IA de façon à expliquer ce qui les fait varier.

Une machine qui devine, mais n’explique rien

Pendant des décennies, on traitait la balance hydrologique comme un compte bancaire : on additionne les dépôts (pluie, ruissellement, apports de l’amont), on soustrait les retraits (évaporation, débits sortants), et le solde donne le niveau d’eau. L’approche est rigoureuse, mais elle nécessite une longue calibration et ne capture pas précisément les écarts inhabituels du climat.

L’apprentissage automatique par l’IA fait l’inverse : on lui fournit quarante ans de données et il en extrait les régularités grâce à un algorithme. Un algorithme consiste en une série de calculs qui transforme les chiffres reçus en une estimation du niveau d’eau et se corrige s’il s’écarte des mesures.

On gagne en précision, mais le résultat arrive sans explications, lesquelles sont nécessaires si le résultat sert à gérer un barrage ou à cartographier des zones inondables.

Demander des comptes à la machine

Pour régler ce problème, nous avons entraîné huit algorithmes sur les niveaux d’eau mensuels des lacs Supérieur, Michigan, Érié et Ontario, de 1982 à 2022. Nous avons incorporé neuf variables dans chaque algorithme, comme la température de l’air et les débits d’apports en eau.

Chaque variable était fournie pour le mois en cours, mais aussi pour un mois plus tôt, deux mois plus tôt, jusqu’à six mois en arrière. Ce faisant, le modèle pouvait relier le niveau d’eau de juin à la neige tombée en janvier.




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Pour les quatre algorithmes les plus performants, l’erreur descendait à une douzaine de centimètres, contre 14 à 21 pour les modèles les plus simples.

Puis, nous l’avons forcé à se justifier avec les valeurs de Shapley (SHAP), une technique issue de la théorie des jeux qui répartit équitablement le gain d’une équipe entre ses joueurs. Ici, elle donne la contribution de chaque variable dans la hausse ou la baisse du niveau d’eau, pour un mois donné. Autrement dit, est-ce les températures de l’air ou bien les débits entrants qui sont plus importants pour contrôler le niveau d’eau ?

Mais SHAP ne renseigne pas sur la durée qu’un signal met à traverser un bassin versant.

D’où une seconde technique, l’analyse variographique des surfaces de réponse (VARS). Au lieu d’observer le modèle, on le perturbe, par exemple en augmentant le ruissellement comme le ferait une fonte hâtive des neiges. On mesure l’impact de cette perturbation un mois plus tard, puis six mois.

Ensemble, SHAP et VARS donnent les variables coupables du niveau d’eau et leur délai d’action.

La neige de janvier décide du niveau de juin

Les quatre lacs à l’étude présentent des différences fondamentales.

Les lacs Supérieur et Michigan sont de grandes cuves lentes nourries par la fonte des neiges dont le niveau d’eau dépend du ruissellement et des débits sortants. Le lac Érié, peu profond, dépend de ce qui lui arrive de l’amont par la rivière Détroit. Quant au lac Ontario, il se distingue par le poids de l’évaporation.

En appliquant la même méthode avec les mêmes variables, nous avons obtenu quatre réponses différentes étant donné ces caractéristiques.

Le résultat le plus frappant de notre étude concerne le temps. On s’attendait à voir l’influence des variables s’estomper à mesure qu’on remonte dans le passé, comme dans une rivière où l’averse s’oublie en quelques jours. C’est l’inverse : elle grandit après trois ou quatre mois.

Un lac ne réagit donc pas à la météo d’hier, mais à celle de la saison précédente. Ces lacs ont une forte inertie, et c’est une bonne nouvelle pour la prévision saisonnière : une partie de ce qui fera le niveau de l’été prochain est déjà tombée, sous forme de neige.


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Le lac le plus imprévisible est celui qu’on contrôle

Un lac a tenu tête à nos algorithmes : le lac Ontario, avec une erreur supérieure de moitié, due à des décisions humaines.

En effet, ses niveaux d’eau sont réglés au barrage Moses-Saunders, selon des règles d’exploitation ajustées au jour le jour. Dans notre modèle, chaque variable est résumée par une seule valeur mensuelle. Ainsi, le débit sortant du barrage figure bien dans nos données, mais la succession de décisions humaines qui l’a produit disparaît dans le calcul de la moyenne.

Lorsque davantage d’eau est relâchée pour protéger les riverains en aval, alors que le climat ne l’imposait pas, le modèle voit un niveau qui chute sans cause repérable parmi ses variables. Il apprend mal, et se trompe davantage.

Cet échec montre une limitation entre ce que le climat explique et ce qui relève de nos décisions collectives. La solution est simple : il faut fournir ces règles au modèle, au même titre que la pluie ou la neige. Ainsi, les algorithmes cesseront de prendre nos décisions pour des données aberrantes.

Au-delà des Grands Lacs

Les applications de notre approche vont aussi au-delà des Grands Lacs et des eaux de surface.

Avec Ouranos, le consortium québécois sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, nous appliquons maintenant cette approche à la recharge des eaux souterraines du Québec méridional, cette fois avec un modèle informé par la physique.

Notre contribution représente l’exception, car la plupart des modèles d’IA employés en environnement sont incapables de s’expliquer. Il s’agit pourtant d’une exigence non négociable pour un outil qui sert à gérer un barrage ou à protéger une source d’eau potable.

Un modèle interprétable est un modèle qu’on peut vérifier, discuter et contredire. C’est la condition pour que l’IA devienne un instrument légitime dans la gestion de l’eau.

La Conversation Canada

Rahim Barzegar a reçu des financements de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Ehsan Raei et Jan Franklin Adamowski ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Comment l’IA peut prévoir – et expliquer – le niveau d’eau des Grands Lacs ? – https://theconversation.com/comment-lia-peut-prevoir-et-expliquer-le-niveau-deau-des-grands-lacs-288682

Groenlandia no se compra, se negocia: las claves del nuevo acuerdo con Estados Unidos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Belén López Tárraga, Profesora sustituta en el Departamento de Geografía, Universidad Complutense de Madrid

Bandera de Groenlandia con montañas y glaciares al fondo. Michal Balada/Shutterstock

El renovado interés de Estados Unidos por Groenlandia ha vuelto a ocupar las portadas de todos los medios internacionales. El anuncio de un nuevo acuerdo de seguridad trilateral entre Washington, Copenhague y el gobierno autónomo de Nuuk ha sorprendido al mundo. Las pretensiones de adquisición o control unilateral sobre la isla tropezaban con infranqueables barreras constitucionales, el estatuto de autonomía groenlandés y los compromisos en el seno de la OTAN.

Lejos de una anexión o compra directa, la Casa Blanca ha tenido que dirigir sus exigencias de seguridad a través de la vía diplomática multilateral, respetando la integridad territorial del Reino de Dinamarca y el derecho de autodeterminación del pueblo groenlandés.

Sin embargo, tras los titulares triunfalistas se esconde un complejo tablero de narrativas políticas, cautelas jurídicas y pugnas geoeconómicas por el control del Ártico.

Triunfo retórico vs. pragmatismo

A un lado del Atlántico, Donald Trump presentó el preacuerdo en sus canales oficiales con un marcado tono eufórico, celebrando haber asegurado un “control permanente sobre la seguridad” de la isla, además de un marco de cooperación indefinido útil para la agenda política interna de cara a las elecciones de medio mandato.

Al otro lado, la respuesta de Copenhague y Nuuk destacó por un calculado pragmatismo. La primera ministra danesa, Mette Frederiksen, restó dramatismo al choque institucional en sus intervenciones públicas, recordando la solidez de las relaciones bilaterales con Washington y encuadrando el movimiento dentro del marco de cooperación preexistente en la OTAN (heredero del tratado de defensa de 1951, actualizado en 2004).

Por su parte, la reacción en la capital groenlandesa ha sido de prudente tranquilidad. Como ha señalado el líder político groenlandés Erik Jensen en declaraciones al medio local Sermitsiaq, existe confianza en que el contenido del pacto salvaguarda los intereses de la isla. Dinamarca y Groenlandia parecen haber adoptado la estrategia de permitir que Washington disfrute del titular político a cambio de preservar intactas las líneas rojas fundamentales: la soberanía del Reino y la autonomía de Nuuk.

La prudencia jurídica

A pesar del impacto mediático del anuncio, la cautela analítica resulta indispensable. A día de hoy, el texto definitivo del acuerdo no es público. La primera ministra danesa, Mette Frederiksen, y el presidente de Groenlandia, Jens-Frederik Nielsen, han viajado a Nueva York para rubricar en los márgenes de la Asamblea General de la ONU el nuevo pacto de seguridad junto a Estados Unidos. Sin embargo, esta escenografía política no equivale a un hecho consumado ni concede fuerza legal inmediata al documento.

Para que medidas tan relevantes como el derecho de veto estadounidense sobre inversiones extranjeras o el despliegue de nuevas instalaciones militares entren en vigor de forma efectiva e indefinida, el tratado debe superar un itinerario obligatorio de varios pasos.

El proceso arranca con la firma del texto oficial por EE. UU., Dinamarca y Groenlandia en la sede de la ONU, aunque esta no concede validez jurídica inmediata. Para entrar en vigor, el acuerdo debe ser ratificado por los parlamentos danés y groenlandés y el Senado estadounidense, culminando con la notificación diplomática cruzada de su aprobación.

Será en las votaciones de los parlamentos donde surjan las verdaderas discusiones sobre la letra pequeña. Los políticos daneses y groenlandeses revisarán con mucho detalle si los permisos militares o el control de obras que pide EE. UU. le quitan poder de decisión a Groenlandia o si solo sirven para reforzar la seguridad en la zona. Hasta que los tres parlamentos no aprueben el texto, las nuevas normas no se podrán aplicar.

Tierras raras y veto en las rutas árticas

Más allá de la narrativa militar, la verdadera clave del acuerdo es geoeconómica. Groenlandia alberga una de las mayores reservas no explotadas de tierras raras del planeta, minerales indispensables para la transición energética, la industria de la aviación y la tecnología de defensa.

El acuerdo pretende articular un mecanismo de veto de facto para frenar el desembarco de capitales estatales considerados “no deseados”, con la mira puesta en China y Rusia, en la minería estratégica y en las infraestructuras de transporte de la isla.

A esto hay que añadir el papel de las nuevas rutas por el mar. Como el hielo del Ártico se está derritiendo, países como China o Corea del Sur ya utilizan estas vías marítimas para transportar mercancías durante varios meses al año. Al evitar que países como China o Rusia inviertan o pongan bases militares en Groenlandia, Estados Unidos y sus aliados se aseguran de controlar el paso entre el Ártico y el Atlántico, impidiendo que el comercio de sus rivales se convierta en un dominio militar permanente.

El encaje en la estrategia de seguridad de la UE

Este movimiento transatlántico conecta de lleno con las prioridades de la Unión Europea que ha anunciado que publicará su renovada política para el Ártico el próximo 20 de octubre. En el discurso sobre el Estado de la Unión de septiembre de 2026, la presidenta de la Comisión Europea, Ursula von der Leyen, situó formalmente a Rusia como la amenaza estructural prioritaria a la que dar continuidad en la estrategia de seguridad europea, al tiempo que urgió a acelerar la independencia del bloque en materias primas críticas.

El acuerdo sobre Groenlandia ayuda a que la Unión Europea y Estados Unidos dejen de discutir por el control del Ártico y trabajen juntos en el norte. Para Europa, que necesita comprar fuera casi toda la energía y los minerales que consume, este pacto trae dos grandes ventajas: refuerza la seguridad militar frente a las amenazas de Rusia y garantiza que los minerales clave para el futuro se queden en manos de países aliados.

El tiempo y el debate en los parlamentos dirán si el pacto es una solución equilibrada para la seguridad global o si la letra pequeña esconde fricciones de soberanía. Por el momento, el episodio demuestra que en el tablero ártico del siglo XXI la diplomacia de las alianzas y el control de los recursos valen mucho más que la retórica de la anexión.

The Conversation

Ana Belén López Tárraga no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Groenlandia no se compra, se negocia: las claves del nuevo acuerdo con Estados Unidos – https://theconversation.com/groenlandia-no-se-compra-se-negocia-las-claves-del-nuevo-acuerdo-con-estados-unidos-292445

El Mediterráneo del Cabo de Gata está repleto de biodiversidad

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lucía Cabello Alemán, Estudiante de doctorado / Ecología / Medioambiente, Universidad de Almería

Basta con sumergirse unos pocos metros frente a la costa de Cabo de Gata, en Almería, para descubrir un mundo que la mayoría de los visitantes nunca llega a conocer. Bajo la superficie se esconde uno de los ecosistemas marinos mejor conservados del Mediterráneo, donde cada inmersión ofrece encuentros diferentes con una extraordinaria biodiversidad.

Pero ¿qué especies acompañan habitualmente a quienes practican esnórquel o buceo en estas aguas? A continuación, proponemos un recorrido submarino para descubrir algunos de sus habitantes más emblemáticos.

Un paisaje único, también bajo el agua

Cuando pensamos en Cabo de Gata solemos imaginar acantilados volcánicos, calas de aguas transparentes y uno de los paisajes más áridos de Europa. Sin embargo, la verdadera singularidad de este lugar la encontramos bajo la superficie del mar. El origen volcánico de la costa ha dado lugar a un fondo marino extraordinariamente diverso. Paredes rocosas, grietas, arenales y extensas praderas de Posidonia oceanica forman un mosaico de hábitats que proporciona refugio, alimento y zonas de reproducción a una gran diversidad de especies.

La creación de la Reserva Marina de Cabo de Gata-Níjar en 1995, ocho años después de la declaración del Parque Natural Marítimo-Terrestre, contribuyó a conservar buena parte de esta riqueza biológica. Hoy constituye un referente para la conservación y el estudio de los ecosistemas marinos del Mediterráneo occidental.

Pero la mejor forma de comprender su valor no es desde un mirador. Es ponerse unas gafas de esnórquel —o un equipo de buceo— y descubrir qué ocurre bajo la superficie.




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De estrellas de mar a barracudas

Las primeras rocas aparecen cubiertas de vida. Entre los erizos y las anémonas crecen algas que se balancean suavemente con el oleaje. A su vez, las llamativas estrellas de mar naranjas aportan una de las notas de color más características del fondo.

Al recorrer unos metros bajo el agua, no tardan en aparecer las primeras praderas de Posidonia oceanica. Entre sus hojas nadan grandes bancos de salpas, alimentándose tranquilamente de la planta. También es frecuente encontrar sargos de todos los tamaños y los llamativos peces fredis, cuyos colores verdes y azules destacan sobre el fondo. Sobre la arena descansan discretamente los pepinos de mar (holoturias), auténticas recicladoras del ecosistema. Con un poco de suerte, podemos dar con alguna nacra (Pinna nobilis), el bivalvo más grande y una de las especies más amenazadas del Mediterráneo .

Las zonas de roca volcánica esconden algunas de las escenas más fascinantes de la inmersión. Basta observar con atención cualquier grieta para descubrir un pulpo intentando pasar desapercibido. Si se mantiene la distancia y le damos tiempo, es frecuente que abandone su refugio y se desplace lentamente sobre las rocas. Por un instante parece que decidiera ofrecernos su particular desfile antes de desaparecer de nuevo.

Las grietas también sirven de refugio a morenas y congrios. Entre las rocas patrullan lentamente los meros, símbolos representativos de esta reserva marina. En Cabo de Gata pueden observarse desde pequeños juveniles hasta grandes ejemplares. En las zonas mejor protegidas, algunos permiten acercarse mucho más de lo que cabría esperar.

Si levantamos la vista hacia el azul, de vez en cuando llega uno de esos encuentros que ningún buceador olvida: un banco de barracudas suspendido en el agua, inmóvil durante unos segundos. Es una de las imágenes más espectaculares que puede ofrecer el Mediterráneo.

Sobre los fondos arenosos tampoco es raro descubrir una raya pastinaca parcialmente enterrada bajo la arena o, con algo más de suerte, una tembladera. Estos peces de esqueleto cartilaginoso, emparentados con los tiburones, son capaces de producir descargas eléctricas para defenderse o capturar a sus presas.

Pero las mayores sorpresas no siempre las protagonizan los animales más grandes. Basta detenerse unos minutos frente a una roca para descubrir diminutos nudibranquios de colores y formas sorprendentes: las conocidas babosas del mar.

Paraflabellina ischitana, un nudibranquio que habita principalmente en las aguas del mar Mediterráneo.

El Mediterráneo está cambiando

El fondo marino tiene una cualidad especial: cuanto más despacio se observa, más vida aparece. Sin embargo, este paisaje no es inmutable. El Mediterráneo es uno de los mares que más rápido se está calentando del planeta. A ello se suman la contaminación, la sobrepesca y la llegada de especies invasoras, como el alga asiática Rugulopteryx okamurae, que transforman lentamente su ecosistema.

Al mismo tiempo, otras especies emblemáticas atraviesan una situación crítica. La nacra ha sufrido un colapso poblacional sin precedentes debido a una enfermedad causada por un parásito, al que se suman la degradación de su hábitat y otras presiones de origen humano.
Encontrar hoy un ejemplar vivo durante una inmersión es ya una auténtica excepción. A esto se suma algo que quienes llevan años buceando en Cabo de Gata perciben: los pulpos parecen menos frecuentes y aquellos enormes meros que muchos recuerdan encontrar con facilidad son hoy más escasos.

Ante este escenario, la Reserva Marina de Cabo de Gata-Níjar resulta más importante que nunca. Proteger estos fondos no solo significa conservar especies, sino también mantener la capacidad del ecosistema para adaptarse a los cambios que ya están en marcha. Conocer este mundo oculto es el primer paso para comprender por qué merece la pena conservarlo.

The Conversation

Lucía Cabello Alemán ha recibido financiación de las ayudas de Formación del Profesorado Universitario (FPU), del Ministerio de Innovación, Ciencia y Universidades.

Rafael Hernández Maqueda no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El Mediterráneo del Cabo de Gata está repleto de biodiversidad – https://theconversation.com/el-mediterraneo-del-cabo-de-gata-esta-repleto-de-biodiversidad-289560

Las claves del pulso económico entre China y Estados Unidos que definirá el futuro del planeta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Vázquez Rojo, Doctor en Economía. Profesor e Investigador en la UCJC, Universidad Camilo José Cela

UnImages/Shutterstock

Durante las últimas décadas se habló de China como una “potencia emergente”, pero la expresión resulta cada vez menos adecuada. Es ya la segunda economía del mundo, genera alrededor de un tercio de las manufacturas globales y compite en sectores como los vehículos eléctricos, las baterías, las energías renovables, la inteligencia artificial y las telecomunicaciones.

Desde Pekín, además, este proceso se interpreta con una perspectiva histórica distinta. El gran país asiático no se considera una potencia nueva. Su ascenso representa la recuperación de la posición central que ocupó durante siglos, y perdió a partir del siglo XIX.

Entender esta trayectoria ayuda también a explicar la creciente rivalidad con Estados Unidos. En El regreso de China analizo cómo ambos países compiten hoy por tecnología, cadenas de suministro, mercados, finanzas e influencia política. Detrás de cada uno de estos conflictos aparece una cuestión más amplia: cómo se repartirá el poder en la economía mundial durante las próximas décadas.

Cuando China ocupaba el centro

Antes de la Revolución Industrial, China se encontraba entre las economías más desarrolladas del mundo. Algunas regiones, como el delta del Yangtsé, presentaban hacia mediados del siglo XVIII niveles de vida y estructuras productivas comparables a los de las zonas más avanzadas de Europa. Sus grandes ciudades articulaban extensas redes comerciales y el país destacaba en sectores como la porcelana, la seda, el hierro o el té.

Ese equilibrio cambió con la Revolución Industrial. Gran Bretaña incorporó el carbón y la máquina de vapor a la producción, aumentó enormemente su productividad y combinó esa transformación económica con una creciente capacidad comercial y militar.

Así, China quedó rezagada. Las guerras del opio mostraron con crudeza la nueva correlación de fuerzas. A mediados del siglo XIX, el antiguo centro político y económico de Asia comenzó a sufrir derrotas militares, tratados desiguales y una creciente pérdida de soberanía frente a las potencias occidentales.

Ese periodo, llamado en China “Siglo de la Humillación”, ocupa un lugar clave en la visión china de su propia historia. La modernización del país durante el siglo XX puede leerse también como un intento de cerrar aquella ruptura.

De la reforma económica a la fábrica del mundo

La victoria del Partido Comunista en 1949 fue el primer paso de esa recuperación. Su líder, Mao Zedong, reconstruyó la unidad del país, reforzó la capacidad del Estado e impulsó su industrialización, aunque algunas de sus grandes campañas, como el Gran Salto Adelante o la Revolución Cultural, tuvieron enormes costes económicos y humanos. China recuperó soberanía y peso político, pero seguía lejos de ocupar la posición económica que había tenido siglos atrás.

El auténtico gran salto llegó después de 1978. Las reformas impulsadas por Deng Xiaoping abrieron progresivamente la economía al comercio y la inversión extranjera. China ofrecía mano de obra abundante, costes relativamente bajos, infraestructuras cada vez mejores y un Estado dispuesto a favorecer la industrialización.

El momento internacional también ayudó. Desde los años ochenta, las grandes empresas comenzaron a fragmentar sus procesos productivos entre distintos países. Las actividades intensivas en trabajo se desplazaron hacia economías con menores costes, mientras las empresas occidentales conservaban buena parte del diseño, las patentes, las marcas, el software y la financiación.

La rivalidad entre China y Estados Unidos por la hegemonía mundial es cada vez más abierta.

China encontró su lugar dentro de ese modelo y terminó convirtiéndose en la principal plataforma manufacturera global. Su entrada en la Organización Mundial del Comercio, en 2001, aceleró todavía más el proceso.

Durante años, Estados Unidos y las potencias occidentales veían con buenos ojos esa integración. Las empresas occidentales reducían costes y accedían al enorme mercado chino. China recibía inversión, tecnología y conocimientos mientras industrializaba su economía a una velocidad extraordinaria.

Pero Pekín fue modificando gradualmente su posición dentro de esas cadenas de valor.

De fabricar productos a controlar tecnología

Durante la última década, la estrategia china se ha centrado en progresar hacia las actividades de mayor valor añadido. El objetivo aparece en sucesivos programas industriales, tecnológicos y científicos: aumentar la capacidad nacional en semiconductores, telecomunicaciones, inteligencia artificial, robótica, baterías, energías renovables, biotecnología o computación cuántica.

El resultado ya es visible. Empresas como Huawei o BYD compiten internacionalmente con compañías estadounidenses, europeas, japonesas y surcoreanas. China conserva una enorme base manufacturera y al mismo tiempo ha desarrollado capacidades tecnológicas propias.

Esta transformación cambia también la naturaleza del poder económico. Fabricar un producto constituye solo una parte de la cadena. Las patentes, los estándares técnicos, los proveedores, las plataformas digitales, la financiación y las infraestructuras determinan quién captura el valor y quién ocupa las posiciones centrales de una industria.




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Estados Unidos cambia de estrategia

Durante décadas, Washington favoreció la integración de China en la economía mundial. Existía también una expectativa política: la apertura económica debía favorecer una progresiva liberalización interna y acercar al país al modelo occidental.

La primera parte funcionó mucho mejor que la segunda. China quedó profundamente integrada en el comercio y las cadenas globales, mientras el Partido Comunista mantuvo el control político. Al mismo tiempo, esa integración permitió al país acumular capacidades industriales y tecnológicas hasta convertirse en un competidor de Estados Unidos desde dentro del propio sistema económico internacional.

La política estadounidense fue cambiando a medida que esta transformación se hacía evidente. Barack Obama intentó reforzar las alianzas económicas en Asia y diseñar nuevas reglas comerciales alrededor de Estados Unidos. En su primer mandato, Donald Trump apostó por los aranceles y una política abiertamente proteccionista. Joe Biden mantuvo buena parte de ese giro mediante controles tecnológicos, subsidios y programas de política industrial. De este modo, EE. UU. aceptaba el rol periférico de China, pero buscaba frenar la escalada de Pekín como potencia.

Por tanto, la rivalidad con China ha terminado generando un consenso poco habitual en Washington: la seguridad nacional depende también de la capacidad productiva, el acceso a tecnologías estratégicas y el control de determinadas cadenas de suministro.




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Una globalización más política

Este cambio está transformando la globalización.

Gobiernos y empresas siguen dependiendo de redes productivas, financieras y tecnológicas internacionales. Pero ahora observan esas dependencias con una preocupación mucho mayor. Un proveedor de semiconductores, un sistema de pagos, una refinería de minerales críticos o una infraestructura digital pueden convertirse en instrumentos de presión.

Estados Unidos parte con ventajas importantes porque ocupa posiciones centrales en las finanzas internacionales, el dólar y determinadas tecnologías avanzadas. China intenta reducir esas vulnerabilidades y construir redes propias en ámbitos como las infraestructuras, las energías limpias, los sistemas de pagos o los estándares tecnológicos.

El resultado es una globalización donde la eficiencia comparte espacio con la seguridad económica. Vuelven la política industrial, los subsidios, los aranceles, los controles de exportación y la preocupación por el origen de las cadenas de suministro.




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Librando la batalla por la IA

Las grandes revoluciones tecnológicas abren oportunidades para alterar las posiciones de poder. China conoce bien esa historia: quedó rezagada durante la I Revolución Industrial y ahora quiere evitar que ocurra lo mismo. En este contexto, la carrera por la IA es clave: Estados Unidos parte con ventaja en los chips más avanzados, la capacidad de computación y los principales modelos, mientras China trata de reducir esas dependencias y proponer una alternativa global.

Washington busca mantener el liderazgo y extender al resto del mundo un ecosistema estadounidense de chips, centros de datos, servicios en la nube, modelos, aplicaciones y estándares. Pekín combina el desarrollo de modelos avanzados con una apuesta por sistemas de pesos abiertos (open-weights, disponibles públicamente bajo la licencia), más baratos y fáciles de adaptar para su aplicación masiva en la industria. Su plan global de gobernanza de la IA insiste además en las comunidades de código abierto, la interoperabilidad y la reducción de las barreras de acceso a esta tecnología.

Pekín también aprovecha los costes como ventaja. Modelos chinos como DeepSeek son mucho más baratos de utilizar que los modelos de frontera estadounidenses, lo que facilita su adopción por empresas y desarrolladores de todo el mundo, especialmente en el Sur Global. La combinación de precios más bajos, modelos abiertos y mayor facilidad para adaptarlos a necesidades locales puede convertirse así en una importante vía de expansión internacional.




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Las reglas y los estándares también son clave. Dario Amodei, CEO de Anthropic, defiende frenar el desarrollo de los modelos más avanzados por razones de seguridad, siempre preservando la ventaja estadounidense frente a China. Esa posición tiene dos dimensiones. Quien alcanza primero la frontera tecnológica parte con ventaja para definir las reglas de seguridad, las auditorías o los requisitos que después deberán cumplir los demás. Algo parecido ocurre con los estándares técnicos: desde cómo se conectan los agentes de IA entre sí hasta la forma en que acceden a datos, aplicaciones y otras herramientas.

Cuando empresas y desarrolladores empiezan a construir sus sistemas sobre determinados protocolos, estos ganan escala y resulta más fácil que terminen extendiéndose al resto del mercado. La competición, por tanto, va más allá de quién desarrolla primero la IA más potente: también abarca qué modelos se utilizan, bajo qué reglas funcionan y sobre qué estándares y plataformas acaba construyéndose el ecosistema global.




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Equilibrios de poder

La disputa entre Estados Unidos y China será dentro de todos estos escenarios. Parece difícil imaginar un simple relevo en el que China ocupe exactamente el lugar que Estados Unidos ha desempeñado desde mediados del siglo XX, pues Washington conserva enormes ventajas económicas, financieras, tecnológicas y militares.

Además, China tampoco necesita reproducir ese modelo para alterar el equilibrio internacional. Su peso industrial, comercial y tecnológico ya le permite ocupar posiciones de las que resulta cada vez más difícil prescindir.

La cuestión que marcará las próximas décadas será, por tanto, cómo se distribuyen esas posiciones de poder, quién consigue controlar las redes sobre las que funciona la economía mundial y qué país logra gestionar mejor sus desequilibrios internos para preservar la estabilidad necesaria para sostener esa competencia en el tiempo.

The Conversation

Juan Vázquez Rojo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Las claves del pulso económico entre China y Estados Unidos que definirá el futuro del planeta – https://theconversation.com/las-claves-del-pulso-economico-entre-china-y-estados-unidos-que-definira-el-futuro-del-planeta-291403

El vínculo emocional como base de la innovación en las empresas familiares

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María de las Mercedes Gracia Laborda, Contratada FPU-UMU, Universidad de Murcia

A Lot Of People/Shutterstock

Si miramos el mapa de la economía europea, el paisaje no está dominado por rascacielos de cristal y grandes corporaciones multinacionales. La realidad es mucho más cercana: el 99 % del tejido empresarial en Europa corresponde a pequeñas y medianas empresas, muchas de ellas empresas familiares.

No todo es tradición

Sobre la empresa familiar pesa el estereotipo de ser una entidad tradicional, apegada a las costumbres y resistente al cambio. Existe la creencia de que, en estas empresas, el peso del apellido y el respeto hacia cómo “se hacían antes las cosas” son un lastre que impide navegar hacia la innovación.

Pero ¿y si esta supuesta rigidez fuera en realidad una forma distinta de tomar impulso? Una investigación reciente a 417 pymes europeas nos ha permitido mirar bajo el capó, y los resultados muestran que las empresas familiares no solo innovan sino que, cuando lo hacen, su impacto suele ser profundo.

Innovar para transformar el negocio

¿Qué hace que una empresa decida cambiar? A menudo se piensa que la innovación surge de un chispazo de genialidad o de comprar la última maquinaria del mercado. Sin embargo, nuestro trabajo apunta a un factor mucho más profundo y previo: la preparación estratégica, que podríamos definir como un estado de alerta y disposición para innovar.

La mezcla de mentalidad abierta, análisis del entorno y voluntad de mejora permite a una empresa estar lista para la siguiente etapa del viaje. Ese es el combustible para el cambio que, aunque por sí solo no mueva el coche (pues se necesita un motor, la visión estratégica), lo transforma en movimiento.

La innovación no trata solo de inventar un nuevo producto o diseñar un nuevo proceso, sino de transformar la lógica con la que funciona la empresa: cómo crea valor, cómo llega a sus clientes y, en última instancia, cómo genera ingresos.

Tras analizar 417 pymes europeas, descubrimos que el ritmo de la innovación en la empresa familiar no depende tanto de quiénes son sus dueños sino de cómo se autopercibe.

Innovación, ¿por inercia?

Las empresas familiares que se gestionan sin una autopercepción familiar se centran más en el reporte de resultados a corto plazo y la innovación sigue un patrón de goteo constante. Estas organizaciones suelen trabajar su preparación estratégica para innovar de forma procedimental.

Innovan con frecuencia, pero tienden a realizar cambios incrementales de baja intensidad. Se trata de una innovación de mantenimiento. Al ser cambios poco profundos, el mercado apenas los nota y su impacto en el rendimiento financiero se diluye. Es un movimiento constante, pero que no siempre logra transformar la cuenta de resultados.

En cambio, en las empresas familiares con un fuerte vínculo emocional con el proyecto, hay más agilidad en la toma de decisiones y una visión de legado a largo plazo.

Para ponerle cifras a esta agilidad, nuestro estudio, basado en la observación de 417 pymes europeas, revela una diferencia notable en la capacidad de ejecución. Mientras que las empresas con baja identidad familiar muestran una eficiencia promedio del 25 % en la conversión de sus esfuerzos innovadores en resultados financieros, en las empresas familiares con un fuerte vínculo emocional esa eficiencia es cercana al 40 %.

Este plus se explica por el efecto legado: el vínculo emocional reduce el miedo al riesgo cuando la supervivencia está en juego. En momentos críticos, la familia no ve el cambio como una amenaza a su patrimonio sino como la única vía para proteger el futuro de las próximas generaciones.

Esta diferencia estadística confirma que, para la empresa familiar, la agilidad no es una elección, sino una capacidad intrínseca que surge cuando el apellido y el negocio se convierten en una misma realidad.

Más allá de la familia: lecciones para el futuro

El principal hallazgo es que el éxito de la innovación no depende de la frecuencia con la que se anuncian cambios, sino de su profundidad estratégica. Por tanto:

  1. La preparación no es opcional: independientemente de si la empresa es familiar o no, la preparación estratégica para innovar es un requisito indispensable. Sin él, cualquier intento de cambio será errático y costoso.

  2. El modelo de negocio es el verdadero tablero de juego: no basta con innovar en productos. El impacto real de la innovación transforma la lógica del negocio.

  3. Hay que reivindicar la gestión emocional: la agilidad y la visión a largo plazo, rasgos propios de la empresa familiar, son virtudes competitivas que las compañías no familiares deberían intentar replicar para ganar eficiencia.




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Para concluir

La innovación no debe ser entendida como una carrera de velocidad, donde gana quien más cambios acumula. Es más bien un ejercicio de precisión. Nuestro estudio muestra que, cuando una organización logra alinear su mente (preparación) con su estructura (modelo de negocio), compite con más eficacia.

Quizás sea hora de dejar de pedir a las pymes que innoven más y empezar a ayudarlas a que innoven de verdad.

The Conversation

María de las Mercedes Gracia Laborda recibe fondos de contrato FPU-Universidad de Murcia.

Carolina López Nicolás ha recibido fondos de la Comisión Europea para esta investigación dentro del programa H2020 (grant agreement 645791).

Ángel Meroño Cerdán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El vínculo emocional como base de la innovación en las empresas familiares – https://theconversation.com/el-vinculo-emocional-como-base-de-la-innovacion-en-las-empresas-familiares-279360

Que sea frecuente no significa que sea normal: cuándo debe preocupar el dolor menstrual

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Victoria Mazoteras Pardo, Profesora Titular de Universidad, Universidad de Castilla-La Mancha

DexonDee/Shutterstock

Ibuprofeno en el bolso y una bolsa de agua caliente para intentar aliviar un dolor que, a veces, obliga a cancelar planes, faltar a clase o afrontar una jornada de trabajo intentando disimular el malestar. Para muchas mujeres, este escenario se repite cada mes y se acepta como una parte inevitable de la menstruación.

El dolor menstrual, o dismenorrea, es muy frecuente. Una revisión reciente que incluyó 336 investigaciones de 70 países estimó que afecta al 71,3 % de las mujeres, aunque los resultados variaron mucho entre estudios.

Que algo sea frecuente no significa, sin embargo, que debamos normalizarlo, especialmente cuando condiciona la vida cotidiana.

¿Por qué puede doler la menstruación?

Durante la menstruación, el útero se contrae para favorecer la expulsión del endometrio, el tejido que recubre su interior y que se desprende cuando no se ha producido un embarazo.

En este proceso intervienen unas sustancias similares a hormonas llamadas prostaglandinas. Su aumento favorece contracciones uterinas más intensas que pueden restringir temporalmente el flujo sanguíneo y activar mecanismos relacionados con el dolor.

Esto explica buena parte de la dismenorrea primaria, el dolor menstrual que aparece sin que exista una enfermedad pélvica identificable que lo justifique. Suele comenzar en la adolescencia y aparecer poco antes o al inicio de la menstruación. Además de las molestias en la parte baja del abdomen, puede acompañarse de náuseas, diarrea, dolor de cabeza o mareo.

Entonces, ¿cuánto dolor es “normal”?

No existe una frontera universal definida únicamente por una puntuación en una escala. La intensidad importa, pero también lo que ese dolor nos impide hacer. Una molestia manejable que permite mantener las actividades habituales no tiene el mismo significado que un sufrimiento que obliga a faltar a clase o al trabajo, impide hacer ejercicio, altera el sueño o lleva a cancelar actividades de forma repetida.

Su repercusión está bien documentada. Un metaanálisis encontró que aproximadamente una de cada cinco mujeres faltaba a clase o a la universidad debido a la dismenorrea y que alrededor de cuatro de cada diez referían una peor concentración o rendimiento académico.

Cuando el dolor puede avisarnos de algo más

Pero no todo dolor menstrual es dismenorrea primaria. Nos enfrentamos a una dismenorrea secundaria cuando existe una causa subyacente.

Conviene solicitar valoración sanitaria si el dolor es intenso o incapacitante, empeora progresivamente o persiste pese al tratamiento habitual. También cuando aparece un patrón diferente al previo o se acompaña de otros síntomas, como dolor pélvico fuera de la menstruación, dolor durante las relaciones sexuales, sangrado abundante o irregular, molestias al defecar o al orinar relacionadas con el ciclo o dificultades para conseguir un embarazo.




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Entre las posibles causas se encuentran la endometriosis (presencia de tejido similar al endometrio fuera del útero), la adenomiosis (presencia de tejido endometrial en la pared muscular del útero) o los miomas uterinos. Esto no significa que una mujer con reglas dolorosas tenga necesariamente alguna de estas enfermedades, sino que determinados síntomas y patrones de dolor justifican investigar qué puede haber detrás.

La endometriosis es uno de los ejemplos más habituales y conocidos. La guía de la Sociedad Europea de Reproducción Humana y Embriología recomienda que los profesionales consideren este diagnóstico ante síntomas como dolor menstrual, dolor profundo durante las relaciones sexuales, molestias al orinar o defecar, fatiga e infertilidad, entre otros.

Estas manifestaciones pueden orientar la evaluación, pero no permiten por sí solas establecer el diagnóstico. Para avanzar en él se combinan la historia clínica y la exploración con técnicas de imagen, principalmente ecografía y, en determinados casos, resonancia magnética. La laparoscopia puede estar indicada cuando las pruebas de imagen son negativas y persiste la sospecha o si el tratamiento empírico no resulta adecuado o eficaz.

El problema de acostumbrarnos al dolor

La normalización del dolor puede contribuir a retrasar la búsqueda de ayuda. En la endometriosis, además, el retraso diagnóstico sigue siendo un problema. Una revisión de 17 estudios encontró demoras hasta el diagnóstico de entre 0,3 y 12 años, con importantes diferencias según cómo se definía ese intervalo, el país y las características de las pacientes.

Este retraso no depende únicamente de quien experimenta los síntomas. La propia revisión señala dificultades relacionadas con el reconocimiento de la enfermedad por los profesionales y la necesidad de mejorar las estrategias diagnósticas.

El mensaje, por tanto, no debería ser que cualquier molestia menstrual es patológica ni que toda regla dolorosa esconde una enfermedad, porque eso supondría medicalizar un proceso fisiológico. Pero tampoco deberíamos asumir como inevitable un dolor que limita de manera repetida la vida cotidiana.

Si cada mes la menstruación obliga a reorganizar los estudios, el trabajo, el descanso, el deporte o la vida social alrededor del dolor, quizá la pregunta ya no sea cuánto podemos soportar, sino por qué está ocurriendo.

The Conversation

Victoria Mazoteras Pardo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Que sea frecuente no significa que sea normal: cuándo debe preocupar el dolor menstrual – https://theconversation.com/que-sea-frecuente-no-significa-que-sea-normal-cuando-debe-preocupar-el-dolor-menstrual-291894

Cantes de ida y vuelta: el hilo irrompible entre el flamenco y América

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Perujo Serrano, Profesor de Comunicación, Doctor en Periodismo, investigador en Flamenco e impulsor del Máster Interuniversitario en Investigación y Análisis del Flamenco, Universidad de Cádiz

Paco de Lucía, uno de los grandes ejemplos de la adopción de la rumba en su pieza ‘Entre dos aguas’, en Gibralfaro, Málaga, en septiembre 2007. montuno/Wikimedia Commons, CC BY-SA

¿Hubo flamenco antes del flamenco?

La pregunta, en sí misma, parece contradictoria pero nos pone en la senda de la llamada música preflamenca. Todo arte emerge desde un sustrato previo del que se nutre y, en este caso, tiene orígenes diversos tanto en lo musical como en lo territorial.

Las primeras evidencias documentales fechan el nacimiento social del flamenco en torno a la mitad del siglo XIX. Así lo atestiguan los archivos y, principalmente, las hemerotecas a partir de las investigaciones de autores como José Blas Vega, José Luis Ortiz Nuevo o H. Rossy.

Sin embargo, hay una parte del flamenco que ya existía en América. Hablamos de las habaneras o del punto cubano, del zapateado o de la petenera mexicana, de los ascendentes de la milonga argentina, etc. Es decir, una tradición musical, dancística y folclórica que atraviesa Hispanoamérica de norte a sur y que influirá notablemente en la configuración y enriquecimiento del repertorio flamenco.

Mujer pintada con un vestido elegante naranja y flamenco.
La Carmencita, pintura de John Singer Sargent.
Musée d’Orsay/Wikimedia Commons

Al otro lado del Atlántico

Mucho antes de que Hollywood impusiera su canon cultural al mundo, había constancia de la existencia de artistas flamencos triunfando en América. Cuando la bailaora Carmen Dauset Moreno se convirtió en la primera mujer protagonista de un cortometraje mudo (1894), Carmencita, producido por los laboratorios de Thomas Alva Edison, ya triunfaba en la Gran Manzana. No en vano era conocida como la “reina de Broadway”.

La existencia de una tradición popular, musical y folclórica en América de fuerte arraigo y la evidencia de una proyección internacional del flamenco al otro lado del Atlántico a finales del XIX nos resitúan en un escenario de interconexiones que marca el crecimiento y evolución musical del flamenco.

De esta conexión trasatlántica nacen los cantes de ida y vuelta, una influencia en dos direcciones que tiene también evidentes ramificaciones en el toque y el baile.

Lazos entre Cuba y España

El término fue acuñado por el escritor y poeta gaditano Fernando Quiñones para poner nombre a los estilos flamencos cuya cristalización definitiva se debió a la larga tradición de lazos culturales y musicales entre América y España.

Muchos autores (Blas Vega, Miguel Espín, Romualdo Molina, José Miguel Jaramillo, Javier Osuna o Faustino Núñez, entre otros) han estudiado estas conexiones para profundizar en unos moldes de interpretación que han enriquecido el repertorio flamenco.

Por su protagonismo central en la configuración de la música y del repertorio flamenco, en primer lugar nos encontramos con el tango. Este género musical de origen cubano desembarcó, casi con toda seguridad, en el puerto de Cádiz, y tenía una clara influencia de las habaneras o las contradanzas cubanas. Fue, también, el germen primitivo de la milonga y el tango argentino. Como asegura el musicólogo Faustino Núñez, la transición al flamenco se produjo en la primera mitad del siglo XIX a partir de un proceso de binarización de un compás ternario de origen africano (es decir, tras cambiar una estructura métrica musical en tres tiempos a dos).

Una mujer mira hacia un lado apoyada en una balaustrada en una foto de hace un siglo.
Un retrato de la Niña de los Peines de alrededor de 1920.
Wikimedia Commons

A partir de ahí experimentó un proceso de aflamencamiento, incorporando las características y matices musicales, estéticos, rítmicos y expresivos de este género. También creció exponencialmente en formas y estilos, con una capacidad ilimitada para ramificarse. Generó así versiones locales (Cádiz, Sevilla, Málaga, Granada o Extremadura) o personales (tangos de la Niña de los Peines, del Piyayo, La Repompa, etc.) y se convirtió, a la postre, en un pilar fundamental de la música flamenca.

Cubano es también el origen de la guajira. Se trata de una conversión al flamenco del punto cubano, presente en el repertorio español desde mucho antes y que han ejecutado buena parte de los mejores artistas del cante. Como la seguiriya o la soleá, se estructura rítmicamente a partir de un compás amalgama, es decir, un compás de doce tiempos que fusiona el ritmo ternario (dos grupos de tres pulsos) con el binario (tres grupos de dos pulsos), que se invierte y pasa de binario a ternario.

Desde Argentina al Caribe

Dentro de estos cantes se incluyen también la milonga y la vidalita, ambas de origen argentino. Como recogen los estudios de Miguel Espín, Ríos Ruiz o Blas Vega, la milonga es una copla preflamenca de compás binario, cuyo origen se encuentra en los trovos e improvisaciones de La Pampa (Argentina). Fue la cantaora y bailaora Pepa de Oro quien la trajo a España a finales del XIX. Gracias a creadores como Antonio Chacón, experimentó un proceso de aflamencamiento definitivo y se incorporó al repertorio de cantes.

La vidalita, creada ya iniciado el siglo XX, está emparentada melódicamente con la milonga, y su existencia se debe a los cantaores Manuel Escacena y el propio Chacón.


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Tampoco podemos olvidar el que es, probablemente, el cante más popular de todos: la rumba. Se trata de un estilo esquivo para la ortodoxia flamenca que, en ocasiones, ha eludido su inclusión entre los cantes por la simplicidad de su estructura y facilidad de ejecución.

Su origen es afrocubano (como el guaguancó, la guaracha, etc.) y fue importada desde el Caribe. Constituye un género muy popular en España desde principios del siglo XX y ha originado composiciones célebres para la guitarra flamenca como “Agua Marina” (Paco Cepero), “Entre dos aguas” (Paco de Lucía) y “Caballo Negro” (Manolo Sanlúcar).

La colombiana que no fue y el zapateado internacional

Un caso singular es la colombiana, porque su origen no es directamente americano.

Se trata de una creación propia del sevillano José Tejada Martín, Pepe Marchena, que interpreta con una evidente influencia del compás binario del tango. La colombiana se popularizó rápidamente, sobre todo en el contexto de los espectáculos de Ópera Flamenca que proliferaron por teatros y plazas de toros de España entre las décadas de los veinte y cincuenta del siglo pasado.

Fotografía de tres hombres sonrientes mirando a cámara.
Juanito Valderrama, Juan el de la Vara y Pepe Marchena.
Cachava/Wikimedia Commons

El recorrido finaliza con el zapateado flamenco, heredero en gran medida del americano, que sostiene una rica tradición de “feet dance” con reverberaciones en toda Hispanoamérica, desde México hasta Argentina. Ambos pertenecen al tronco común de los bailes de tierra e influyen en el marcado carácter percusivo del baile flamenco.

Como vemos, el vínculo entre el flamenco en España y sus influencias americanas es profundo. Por ello, podríamos mejor hablar de cantes, toques y bailes de idas y vueltas. Un viaje inacabado que empezó antes del flamenco.

The Conversation

Francisco Perujo Serrano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cantes de ida y vuelta: el hilo irrompible entre el flamenco y América – https://theconversation.com/cantes-de-ida-y-vuelta-el-hilo-irrompible-entre-el-flamenco-y-america-280412

¿Por qué los barcos siguen chocando, a pesar de la tecnología y de conocer sus respectivas posiciones?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Paula Lamo, Profesora e investigadora, Universidad de Cantabria

Veyadira/Shutterstock

El 2 de septiembre de 2026, a las tres y cuarto de la madrugada, el carguero Tuğberk İmamoğlu y el petrolero Alsu chocaron en el mar de Mármara, a 18 millas (unos 29 kilómetros) de la costa de Estambul. El carguero, de 90 metros de eslora, se hundió 11 minutos después, con 10 tripulantes a bordo.

¿Cómo fue posible la colisión, si los dos barcos sabían dónde estaba el otro? A bordo, tenían operativo el radar, el sistema de navegación por satélite y las comunicaciones. De hecho, sus capitanes habían hablado por radio poco antes del impacto.

Pero, aunque parezca raro, este accidente no es una excepción. Las colisiones siguen apareciendo en las estadísticas de accidentes marítimos, pese a que un puente de mando moderno cuenta con más información que nunca.

Saber dónde está no es saber adónde va

Un buque conoce su posición mediante sistemas de navegación por satélite. El sistema de identificación automática (AIS) permite, además, que los barcos intercambien información como su identidad, posición, rumbo y velocidad.

El radar es otra fuente de información independiente. Emite ondas de radio y analiza los ecos que regresan de los objetos situados alrededor. Los sistemas de ayuda automática para el punteo radar (ARPA) utilizan esos ecos para seguir otros buques y calcular dos datos especialmente útiles: a qué distancia mínima pasarán si mantienen sus trayectorias y cuánto tiempo falta para que lleguen a ese punto. Si la distancia prevista es demasiado pequeña, existe riesgo de colisión. Pero el cálculo contiene una condición importante: supone que los dos barcos seguirán navegando como hasta ese momento. Con que uno de ellos cambie de rumbo o velocidad, el resultado se modifica.

Y es que los sensores permiten saber con bastante precisión dónde está otro barco y cómo se está moviendo. Lo que no pueden medir es qué piensa hacer su capitán en los próximos dos minutos.

Un barco no frena

A esa incertidumbre se añade un problema de escala. Un coche que circula a 50 kilómetros por hora puede detenerse en unas decenas de metros, mientras que un buque necesita mucho más espacio.

Las normas de maniobrabilidad de la Organización Marítima Internacional (OMI) establecen que, en determinadas condiciones, la distancia recorrida durante una parada de emergencia no debe superar quince veces la eslora del barco. En los grandes buques, esto implica que detenerse puede requerir kilómetros.

Tampoco pueden cambiar de dirección de forma instantánea. Aunque el timón empiece a modificar la trayectoria, el casco continúa avanzando mientras gira.

Por eso, las colisiones se deben evitar mucho antes de que los barcos estén cerca. Además, la maniobra debe ser suficientemente clara para que pueda ser detectada desde el otro puente de mando. De lo contrario, una corrección pequeña de rumbo puede no ser evidente y hacer que el otro barco continúe tomando decisiones como si nada hubiera cambiado.

Es decir, el problema no consiste solo en detectar el peligro. Hay que detectarlo con tiempo suficiente.

Quién se aparta

Para evitar que dos capitanes tengan que adivinar qué hará el otro existe el Reglamento Internacional para Prevenir los Abordajes (COLREG), que establece cómo deben actuar los buques cuando sus trayectorias pueden entrar en conflicto.

Estas reglas dictan de qué manera deben comportarse los barcos en situaciones frecuentes. Por ejemplo, si dos buques se aproximan de frente, ambos modifican su rumbo. Si sus trayectorias se cruzan, uno debe ceder el paso. En un adelantamiento, el barco que alcanza al otro debe mantenerse apartado.

La finalidad es decidir quién tiene prioridad y hacer que el comportamiento de ambos sea previsible. Si uno debe maniobrar y el otro mantener rumbo y velocidad, el primero puede calcular su movimiento suponiendo que el segundo seguirá haciendo lo esperado. Sin embargo, el problema aparece cuando alguien no lo hace.

Cuando hablar tampoco basta

Los barcos también pueden comunicarse por radio de muy alta frecuencia (VHF). Si dos capitanes tienen dudas sobre sus intenciones, pueden hablar y acordar cómo cruzarse. En principio, eso debería reducir la incertidumbre, pero no siempre ocurre.

En seguridad marítima, se utiliza la expresión “colisión asistida por VHF” para describir accidentes en los que la conversación entre dos barcos contribuye a crear una interpretación equivocada de la maniobra. Puede haber dudas sobre cuál de los varios barcos visibles está hablando, dificultades con el idioma o instrucciones ambiguas.

Esto fue lo que pasó, en 2017, cuando el Huayang Endeavour y el Seafrontier chocaron en el estrecho de Dover después de haberse comunicado por radio. La investigación británica posterior concluyó que las conversaciones contribuyeron a que los dos equipos de puente desarrollaran interpretaciones distintas de cómo iban a pasar uno respecto al otro. Hablar había añadido información y, también, una posibilidad nueva de equivocarse.

Por su parte, el accidente en el mar de Mármara continúa bajo investigación para determinar qué sucedió antes del impacto. Pero el hecho de que ocurriera después de haber hablado los capitanes de ambos buques es un buen ejemplo de por qué disponer de un canal de comunicación tampoco elimina por sí solo una colisión.

Más sensores no eliminan el problema

En 1956, el Andrea Doria y el Stockholm colisionaron frente a Nantucket, en Estados Unidos. Los dos barcos contaban con radar y ambos habían detectado al otro antes del accidente. Setenta años después, los instrumentos son mucho mejores. Al radar se han añadido el GPS, el AIS, las cartas de navegación electrónicas y sistemas capaces de seguir automáticamente numerosos objetivos y calcular en todo momento el riesgo de colisión.

Sin embargo, hay una parte del problema que sigue siendo la misma. Los instrumentos describen la situación, pero después alguien tiene que decidir. ¿Y si ese “alguien” fuera una máquina?

El siguiente capitán puede estar en tierra

En julio de 2026 entró en vigor el primer código internacional de seguridad para buques autónomos de la Organización Marítima Internacional. Por ahora, su aplicación es voluntaria y abarca distintos grados de automatización, desde barcos con tripulación asistida por sistemas automáticos hasta buques controlados desde tierra. Evitar colisiones es uno de los problemas que tendrán que resolver.

Un sistema automático tiene algunas ventajas: puede vigilar simultáneamente numerosos objetivos y recalcular sus trayectorias de forma continua, y además no sufre fatiga durante una guardia nocturna. Las situaciones regladas también son relativamente sencillas de traducir a un algoritmo: detectar el riesgo, determinar qué regla se aplica y ejecutar la maniobra correspondiente.

El gran reto son las excepciones. Un pesquero pequeño puede no transmitir AIS. Otro barco puede realizar una maniobra inesperada. Un capitán puede no cumplir la regla prevista. El radar puede ofrecer información incompleta y una situación inicialmente clara puede cambiar mientras se ejecuta la maniobra. En este contexto, la capacidad que tiene un sistema autónomo para reaccionar a imprevistos es limitada.

Durante décadas, la tecnología ha permitido saber cada vez mejor dónde están los barcos. La siguiente etapa consiste en automatizar qué hacer con esa información. Porque conocer la posición es un problema de medida, pero evitar una colisión es un problema de predicción.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Por qué los barcos siguen chocando, a pesar de la tecnología y de conocer sus respectivas posiciones? – https://theconversation.com/por-que-los-barcos-siguen-chocando-a-pesar-de-la-tecnologia-y-de-conocer-sus-respectivas-posiciones-291302

La IA ya puede diseñar genomas de virus que funcionan

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ignacio López-Goñi, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología (SEM), Universidad de Navarra

El estudio se realizó con ADN de virus bacteriófagos, es decir, que infectan bacterias. Teacherx555/Shutterstock

El pasado mes de agosto, investigadores de la Universidad de Stanford y el Arc Institute anunciaron en Science una nueva y sorprendente aplicación de la IA: gracias ella, lograron diseñar genomas completos de bacteriófagos, es decir, virus que infectan bacterias. Algunos de esos genomas fueron sintetizados en el laboratorio y dieron lugar a virus funcionales capaces de infectar y reproducirse en la bacteria Escherichia coli.

Esto no significa que una IA pueda diseñar seres vivos a la carta. Estamos muy lejos de eso (o no, quién sabe). Pero sí demuestra algo importante: un modelo entrenado con enormes cantidades de secuencias de ADN puede aprender algunas de las reglas que organizan un genoma y utilizarlas para proponer secuencias nuevas que funcionan en el mundo real.

Del lenguaje humano al lenguaje del ADN

Los investigadores utilizaron Evo 1 y Evo 2, dos grandes modelos de lenguaje genómico. Su modo de funcionamiento es similar al de ChatGPT, con la diferencia que, en lugar de aprender de palabras y textos, Evo lo hace de secuencias de ADN.

Así, su alfabeto tiene solo cuatro letras (A, G, C y T, los cuatro nucleótidos o moléculas que conforman la estructura del ADN), y durante el entrenamiento intenta predecir qué nucleótido debería aparecer a continuación. Después de analizar millones de genomas, el modelo acaba identificando regiones asociadas a genes, secuencias reguladoras y secuencias que codifican proteínas, además de entender cómo es la organización genómica.

De la misma manera que ChatGPT comprende el lenguaje humano y es capaz de escribir textos con sentido, Evo entiende el lenguaje del ADN y escribe genomas con sentido.

En 2024, Evo 1 fue entrenado con 2,7 millones de genomas de bacterias, arqueas y virus bacteriófagos. En 2026, la nueva versión Evo 2 ha ampliado enormemente la cantidad y diversidad de secuencias analizadas y la longitud de ADN que puede analizar: contiene más de 40 000 millones de parámetros y ha sido entrenada con billones de nucleótidos de genomas no solo de procariotas (arqueas y bacterias) y virus, sino también de eucariotas (las células que forman los animales, plantas, hongos y protistas).

Aparte de reconocer genes y las regiones o señales relacionadas con la traducción de la información genética, lo interesante es que estos modelos también pueden generar nuevas secuencias de ADN siguiendo las reglas que han aprendido. No solo lo leen, sino que lo escriben. La pregunta es: ¿podrían llegar a escribir un genoma completo que funcionara?

Un pequeño virus como banco de pruebas

Para comprobarlo, los investigadores escogieron al bacteriófago ΦX174, un virus muy conocido que infecta Escherichia coli. Tiene un diminuto genoma circular de ADN de tan solo 5 386 nucleótidos y ocupa un lugar histórico en la biología molecular: fue el primer genoma completo de ADN que se consiguió secuenciar, allá por los años setenta.

Diseñar un genoma viral no consiste simplemente en colocar genes uno detrás de otro: todo el sistema debe funcionar coordinadamente. El ADN tiene que replicarse, los genes deben expresarse correctamente y en un orden determinado, sus proteínas tienen que interaccionar, el genoma debe empaquetarse dentro de una cápside proteica y, finalmente, la nueva partícula viral tiene que reconocer una bacteria, infectarla y completar su ciclo de reproducción.

No basta, por tanto, con escribir palabras que tengan sentido: hay que conseguir que funcione toda la historia.

Los investigadores especializaron Evo 1 y Evo 2 utilizando unas 15 000 secuencias de virus pertenecientes a la familia Microviridae, a la que pertenece ΦX174. A partir de esa información, los modelos generaron miles de posibles genomas nuevos.

De una secuencia informática a un virus real

Tras aplicar diferentes filtros computacionales, se seleccionaron cerca de 300 genomas para comprobarlos experimentalmente. Solo 16 de ellos produjeron bacteriófagos viables capaces de infectar E. coli y reproducirse. Es decir, de miles de genomas generados por IA, 300 fueron seleccionados y poco más del 5 % funcionaron. En suma, la tasa de éxito fue muy baja: la IA todavía falla mucho y no sabe escribir de forma fiable un genoma funcional. Pero que 16 de esos genomas diseñados por inteligencia artificial funcionaran demuestra que los modelos habían captado suficientes relaciones entre las distintas partes del genoma como para generar combinaciones biológicamente compatibles. Los autores llamron “Evo-Φ” a estos nuevos fagos generados por IA.




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Otro resultado muy interesante fue que los nuevos bacteriófagos no eran simples copias de ΦX174 con unas pocas mutaciones. Algunas de sus proteínas eran muy diferentes de las del virus de referencia, pero seguían funcionando integradas dentro del conjunto. La IA no parecía estar aprendiendo únicamente cómo debía ser cada pieza, sino también algunas de las reglas que permiten que esas nuevas piezas funcionen juntas. Es como si hubiera aprendido las reglas de la evolución.

Y esto, ¿para qué sirve?

Igual que se vuelven inmunes a los antibióticos, las bacterias también pueden hacerse resistentes a la infección por bacteriófagos. Esto representa uno de los problemas de la fagoterapia, como se denomina la utilización de virus bacterianos para combatir determinadas infecciones.

Los investigadores obtuvieron cepas de E. coli resistentes al ΦX174 original y después las enfrentaron a diferentes combinaciones de los nuevos fagos Evo-Φ diseñados mediante IA. Pues bien, un cóctel determinado de fagos Evo-Φ consiguió superar rápidamente la resistencia a ΦX174 en tres cepas bacterianas.

Esto no significa que dispongamos de una nueva terapia. El experimento se realizó en el laboratorio y no demuestra que estos bacteriófagos sean eficaces o seguros para tratar infecciones humanas. Pero es una “prueba de concepto” muy interesante. Quizás, en el futuro, ante una bacteria resistente, podamos utilizar modelos de IA para explorar rápidamente miles de posibles variantes de fagos y seleccionar después experimentalmente aquellas que tengan las propiedades que buscamos.

Una nueva etapa de la biología sintética

La importancia de este trabajo va más allá de los bacteriófagos. Lo que ha demostrado es que una IA puede proponer desde cero secuencias de genomas virales que, después de ser sintetizadas, producen fagos funcionales.

Esta capacidad de diseñar genomas completos funcionales abre muchas posibilidades en biología sintética y biotecnología. En el caso concreto de los fagos, podría ayudar a modificar su especificidad, ampliar el rango de bacterias que pueden infectar o generar nuevas combinaciones útiles frente a bacterias resistentes.

Sin embargo, también plantea cuestiones de bioseguridad. Quienes desarrollaron el sistema Evo 2 excluyeron deliberadamente de su entrenamiento los virus que infectan eucariotas; entre ellos, los que infectan humanos y animales. El objetivo era reducir la capacidad del modelo para generar este tipo de virus que podrían ser nuevos patógenos.

La capacidad técnica para generar secuencias biológicas debe avanzar acompañada de mecanismos de evaluación y control. Cuanto más potentes sean estos modelos, más importante será decidir con qué objetivo se hacen, con qué datos se entrenan, qué capacidades se liberan, cómo se evalúan sus posibles riesgos y quién es el responsable. El mayor problema de la IA es la falta de transparencia y que está en manos de unos pocos: ¿quién vigila al vigilante?


Una versión de este articulo ha sido publicada en el blog microBIO del autor.


The Conversation

Ignacio López-Goñi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La IA ya puede diseñar genomas de virus que funcionan – https://theconversation.com/la-ia-ya-puede-disenar-genomas-de-virus-que-funcionan-292478