La fin de l’Association internationale des études québécoises : un signal inquiétant

Source: The Conversation – in French – By Christophe Premat, Professor, Canadian and Cultural Studies, Stockholm University

La fermeture annoncée de l’Association internationale des études québécoises (AIEQ) ne signifie pas seulement la disparition d’une organisation parmi d’autres. Elle oblige à réfléchir aux conditions concrètes qui rendent possible la circulation internationale des savoirs sur le Québec.

Dans l’espace académique contemporain, les idées, les corpus et les débats ne circulent pas spontanément. Leur diffusion dépend d’infrastructures souvent invisibles, faites de financements, de réseaux, de dispositifs de médiation et d’acteurs capables de les faire vivre. L’AIEQ a longtemps occupé cette position d’interface, à la fois discrète et structurante. Or, l’association est aujourd’hui menacée de fermeture à la suite du retrait du financement accordé par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) du Québec, son principal soutien institutionnel.

Selon les justifications avancées par le gouvernement québécois, cette décision s’inscrirait dans une réorientation des priorités budgétaires et diplomatiques de la province, ainsi que dans une volonté de recentrer les interventions publiques sur des programmes jugés plus directement alignés avec les objectifs économiques et stratégiques du Québec.

Pour plusieurs acteurs du milieu universitaire et culturel, cette suppression de financement fragilise toutefois un instrument essentiel de diplomatie culturelle et scientifique, qui contribuait depuis près de trente ans au rayonnement international du Québec et des études québécoises.

Faire exister un objet d’étude à l’international

Créée en 1997 à l’initiative d’universitaires et d’institutions québécoises, avec le soutien du gouvernement du Québec, l’AIEQ vise à structurer et internationaliser le champ des études québécoises. Son financement repose principalement sur l’appui du gouvernement du Québec, notamment par l’intermédiaire du ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), ainsi que sur des partenariats universitaires et scientifiques. Si le Québec constitue depuis longtemps un objet d’analyse pour les historiens, sociologues ou littéraires, sa reconnaissance internationale reste alors inégale et largement dépendante d’initiatives individuelles.

Être « québéciste », c’est souvent travailler depuis l’extérieur du Québec, que ce soit en Europe, en Amérique latine ou en Asie, sur sa littérature, son histoire, sa vie politique ou ses transformations sociales. C’est aussi, plus largement, participer à la construction d’un espace transnational de production et de circulation des savoirs sur le Québec.

Cet espace se construit d’autant plus difficilement que le Québec ne bénéficie pas, sur la scène académique mondiale, de la centralité d’autres espaces nationaux. L’un des apports essentiels de l’AIEQ a précisément été de contribuer à faire exister ce champ en reliant entre eux des chercheurs dispersés.

En tant que chercheur français en études canadiennes, je m’intéresse à la circulation des savoirs et des littératures francophones, une dynamique qui participe à la compétition de ce que l’on appelle les soft powers, c’est-à-dire les formes d’influence culturelle, intellectuelle et linguistique qu’un État ou un espace francophone exerce à l’international sans recourir à la contrainte politique ou militaire.




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Des réalisations concrètes, au cœur des trajectoires scientifiques

Pour mesurer ce rôle, il faut descendre au niveau des pratiques. Les dispositifs de soutien à la mobilité, à l’organisation d’événements scientifiques ou au développement de réseaux de recherche jouent un rôle structurant dans les parcours académiques. Ils permettent aux chercheurs et aux étudiants d’accéder à des ressources, d’intégrer des communautés scientifiques internationales et de développer des collaborations durables.

Ces initiatives favorisent également la circulation des savoirs et la visibilité des études québécoises et francophones dans différents espaces universitaires. En soutenant colloques, séjours de recherche, publications collectives ou partenariats institutionnels, elles contribuent à inscrire ces objets d’étude dans des dynamiques internationales de recherche et d’enseignement.

Dans un autre registre, les tournées d’écrivains québécois soutenues par l’AIEQ permettent à des publics étrangers de découvrir des œuvres souvent peu diffusées hors du Québec. Lorsqu’un chercheur est invité dans plusieurs universités européennes, ces rencontres ne relèvent pas uniquement de la médiation culturelle : elles alimentent directement les recherches, nourrissent les enseignements et suscitent de nouveaux projets scientifiques.

Ces exemples, parmi d’autres, illustrent une réalité fondamentale : l’AIEQ n’est pas seulement un bailleur de fonds ponctuel. Elle intervient au cœur des trajectoires scientifiques, en facilitant des rencontres, en ouvrant des accès et en rendant possibles des projets qui, autrement, resteraient à l’état d’intention.

Une économie des échanges savants

Pour comprendre pleinement ce rôle, il est utile de mobiliser les outils de la sociologie des champs intellectuels, notamment ceux développés par le sociologue français Pierre Bourdieu. Dans cette perspective, la production des savoirs ne peut être dissociée des conditions sociales de leur circulation. Les idées ne s’imposent pas uniquement par leur contenu, mais aussi par les réseaux qui les portent, les institutions qui les légitiment et les ressources qui permettent leur diffusion.

Dans cette perspective, l’AIEQ peut être envisagée comme un acteur de cette « économie des échanges savants ». Elle contribue à distribuer des ressources – financières, symboliques, relationnelles – qui permettent à certains objets, ici le Québec, de circuler dans l’espace académique international. Elle participe également à la constitution d’un capital collectif pour les chercheurs qui s’y rattachent, en leur offrant des occasions de visibilité et de reconnaissance.


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Dans cette perspective, la notion de québécisme prend un sens particulier. Elle ne renvoie pas seulement à un objet d’étude, mais à une position dans un espace de relations. Être québéciste, c’est occuper une place dans un réseau, bénéficier de certaines ressources, mais aussi contribuer à leur reproduction en participant à des projets collectifs, en organisant des événements ou en formant de nouveaux chercheurs.




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Une diplomatie culturelle sans appareil étatique direct

L’action de l’AIEQ déborde le strict cadre académique. En soutenant la diffusion internationale de la culture québécoise, elle participe à une forme de diplomatie culturelle qui ne passe pas exclusivement par les canaux étatiques traditionnels. Elle met en relation des institutions, des chercheurs et des publics, et favorise des circulations qui échappent en partie aux logiques strictement politiques.

Cette dimension est particulièrement visible dans les contextes où le Québec est peu présent dans les programmes universitaires. Dans certaines universités d’Europe centrale ou d’Asie, les études québécoises existent grâce à l’engagement de quelques individus et au soutien ponctuel d’organisations comme l’AIEQ. Sans ces relais, la présence du Québec dans ces espaces académiques serait beaucoup plus fragile, voire inexistante.

Une fragilité structurelle

Comme beaucoup d’infrastructures de ce type, l’AIEQ repose sur un équilibre précaire. Sa capacité d’action dépend de financements publics limités et de l’engagement d’un réseau de partenaires dispersés. Cette fragilité n’est pas exceptionnelle : elle caractérise plus largement les dispositifs qui soutiennent les sciences humaines et sociales, en particulier lorsqu’ils opèrent à l’échelle internationale.

La disparition de l’AIEQ ne signifie pas la fin des études québécoises. Les chercheurs continueront à travailler, à publier et à enseigner. Mais les conditions dans lesquelles ces activités se déploient seront modifiées. Les occasions de rencontre se raréfieront, les projets collectifs seront plus difficiles à mettre en place, et certains espaces académiques pourraient progressivement se détourner d’un objet devenu plus difficile d’accès.

Ce que révèle la disparition d’une infrastructure

Au-delà du cas particulier de l’AIEQ, c’est la question de la circulation des savoirs qui se trouve posée. Dans un monde académique qui valorise fortement l’internationalisation, les conditions matérielles et institutionnelles de cette internationalisation restent souvent sous-estimées.

L’exemple des études québécoises montre que cette circulation dépend d’acteurs intermédiaires capables de relier des espaces, de coordonner des initiatives et de soutenir des trajectoires. Lorsque ces acteurs disparaissent, ce ne sont pas seulement des structures administratives qui s’éteignent, mais des réseaux, des habitudes de collaboration et des formes de présence intellectuelle.

En ce sens, la fermeture de l’AIEQ ne constitue pas uniquement un événement institutionnel. Elle invite à prendre au sérieux ces infrastructures discrètes qui, sans produire directement des connaissances, en rendent la circulation possible. Et elle rappelle que la visibilité internationale d’un objet d’étude, loin d’être acquise, repose sur un travail collectif, patient et toujours fragile.

La Conversation Canada

Christophe Premat est directeur du Centre d’études canadiennes de l’Université de Stockholm. Il est membre de l’Association Internationale des Études Québécoises (AIEQ). Le Centre d’études canadiennes de l’Université de Stockholm a développé une stratégie de promotion des études québécoises pour la période 2026-2028. Il est co-rédacteur en chef de la Revue Nordique des Études Francophones qui a publié des entretiens avec des auteur.e.s québécois.e.s soutenu.e.s par l’AIEQ.

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Agricultura de precisión, cuando la IA llega al campo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis F. García del Moral Garrido, Profesor Emérito-Fisiología Vegetal, Universidad de Granada

Prathankarnpap/Shutterstock

Una mayor demanda de alimentos para una población mundial que superará los 9 500 millones en 2050; calentamiento global, con temperaturas récord y eventos extremos que aumentan los riesgos productivos; mayores costes de combustible, fertilizantes y fitosanitarios; envejecimiento rural (la edad media del agricultor español ronda los 61 años); falta de relevo generacional… Son algunos de los retos a los que se enfrenta la agricultura del siglo XXI. Sin olvidarnos de los elevados salarios agrícolas y de la inquietud para el sector agrario derivada de la firma del acuerdo UE-Mercosur.

En este contexto, la inteligencia artificial (IA) ha pasado en los últimos diez años de ser una utopía tecnológica a consolidarse como un apoyo imprescindible para el futuro de la agricultura, que puede ayudar a optimizar los recursos para producir mejor con menos costes.

Cosecha de datos

El primer paso para implementar la IA es recolectar datos valiosos que ayuden a optimizar la producción. Así, para conocer el estado fisiológico de las plantas, pueden usarse sensores electrónicos que miden humedad, temperatura, pH y nutrientes del suelo.

Existen drones con cámaras multiespectrales que sobrevuelan las parcelas midiendo índices de clorofila, estado hídrico y nutritivo de las plantas, así como robots agrícolas con visión computacional dirigidos por GPS.

Representación del satélite Landsat 8.
NASA/Goddard Space Flight Center Conceptual Image Lab., CC BY

Otros ejemplos son las imágenes de alta resolución obtenidas de satélites como Sentinel y LandSat, que detectan anomalías y evalúan la salud del cultivo.

Cultivos de precisión

Una vez enviados estos datos a plataformas digitales, algoritmos de IA pueden organizar en tiempo real el riego automatizado, la detección temprana de plagas y enfermedades antes de que se propaguen, la deficiencia o exceso de nutrientes, la gestión de insumos (energía, agua, fertilizantes y fitosanitarios) y la gestión remota.

Todo ello se engloba en lo que se conoce como agricultura de precisión, cuyo objetivo es aumentar la productividad, reducir costes y promover la sostenibilidad de la explotación agrícola.

Además, la IA permite modelar riesgos y ajustar decisiones en tiempo real, analizar la demanda del mercado, pronosticar precios y determinar los momentos más adecuados para la siembra y la cosecha.

Al mismo tiempo, la automatización basada en IA ayudaría a compensar la escasez de mano de obra.

Réplicas virtuales del campo

Una de las aportaciones más innovadoras a la agricultura son los llamados “gemelos digitales”, réplicas virtuales de un cultivo, de una parcela o, incluso, de toda una explotación. Miles de fotografías tomadas por drones con cámaras de alta resolución procesadas mediante IA permiten recrear un mapa exacto del terreno, con sus particularidades agronómicas, físicas y geológicas.

Esta réplica virtual imita las características y el comportamiento de su contraparte física y se alimenta continuamente en tiempo real con la información procedente de los sensores y demás tecnologías de captura de información indicadas anteriormente, así como de los sistemas públicos.

Los datos se integran en el gemelo digital para visualizar el estado actual del cultivo. Asimismo, mediante programas de aprendizaje automático, es posible simular diferentes escenarios, como la repercusión de la aplicación de fertilizantes o fitosanitarios, la incidencia de las labores agrícolas o los cambios en el régimen de riego.

Decisiones informadas

Al optimizar el uso de recursos y anticipar fallos, se minimizan gastos innecesarios y se aumenta la rentabilidad. Paralelamente, se mejora la sostenibilidad y se reduce el impacto ambiental mediante un uso más preciso y eficiente de insumos y energía.

Por otro lado, pueden detectarse tendencias y predecir resultados futuros, como el rendimiento de la cosecha, posibles problemas de plagas y enfermedades o qué pasaría en caso de sequía, granizo, heladas u otros accidentes, ayudando a decidir con mayor rapidez y precisión.

Una óptima conexión bidireccional es fundamental para que las acciones realizadas en el mundo real se reflejen en el gemelo digital y, a su vez, para que las simulaciones y análisis realizados en el entorno virtual puedan informar y optimizar las decisiones en el campo.

Retos salvables

No obstante, a pesar de sus numerosas ventajas, la adopción a gran escala de estas tecnologías debe superar algunas dificultades. Debemos tener en cuenta los elevados costos iniciales en infraestructura tecnológica, además de que requieren una adecuada formación técnica de los operadores y protocolos de estandarización para garantizar la interoperabilidad entre sistemas y aplicaciones.

Sin embargo, con el continuo avance tecnológico, el abaratamiento de sensores electrónicos y la creciente disponibilidad de datos, estos desafíos están destinados a ser superados.

Todo apunta a que la agricultura del futuro será cada vez más tecnológica, estará interconectada y se orientará a la sostenibilidad, además de generar oportunidades de mercado. Según la empresa estadounidense GMI Insights, el mercado mundial de IA agrícola en 2024 suponía 4 700 millones de dólares y crecerá a una tasa anual superior al 26 % hasta 2034, una de las más elevadas de todo el sector tecnológico.

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The Conversation

Luis F. García del Moral Garrido no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Agricultura de precisión, cuando la IA llega al campo – https://theconversation.com/agricultura-de-precision-cuando-la-ia-llega-al-campo-274869

Descubierto un nuevo exoplaneta de mañanas nubladas y tardes despejadas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Vázquez Monzón, Profesor Ayudante Doctor, especializado en Astrofísica y Astrodinámica, Universidad Loyola Andalucía

sdecoret/Shutterstock

El universo vuelve a sorprendernos con un fenómeno meteorológico tan familiar como extraño: un planeta gigante fuera del sistema solar parece tener mañanas cubiertas de nubes y tardes despejadas. La diferencia es que allí no hablamos de brisas suaves ni de lluvias pasajeras, sino de temperaturas extremas y vientos supersónicos en un mundo gaseoso abrasado por su estrella.

El descubrimiento, publicado en la revista Science y realizado con el telescopio James Webb (JWST), aporta una de las imágenes más detalladas hasta ahora de cómo funcionan las atmósferas de los exoplanetas gigantes. Y, además, ayuda a resolver un viejo debate de la astronomía moderna: ¿de qué están hechas realmente las neblinas (hazes) y nubes que envuelven estos mundos?

Nubes de hierro fundido en un exoplaneta gaseoso.
ESO/M. Kornmesser, CC BY

Un “Júpiter caliente” con dos caras

Dos cuerpos orbitando alrededor de uno central (rojo). El más cercano está acoplado, mientras que el más lejano no.
Wikimedia Commons., CC BY

El protagonista del estudio es WASP-94A b, un “Júpiter caliente”: un planeta gaseoso parecido a Júpiter, pero orbitando extremadamente cerca de su estrella. Esa proximidad hace que un año allí dure apenas unos días terrestres y que el planeta esté acoplado de marea, es decir, mostrando siempre la misma cara a su sol.

Como ocurre con la Luna respecto a la Tierra, un hemisferio permanece eternamente iluminado y el otro en oscuridad constante. Entre ambos, existe una franja de transición, llamada “terminador”, donde los astrónomos pueden estudiar la atmósfera observando cómo la luz de la estrella atraviesa sus capas gaseosas durante un tránsito planetario.

Imagen artística de WASP-39, con la línea de terminador.
NASA/ESA/CSA, CC BY

Y fue precisamente allí donde apareció la sorpresa.

Las observaciones del JWST revelaron una diferencia muy clara entre el lado matutino y el vespertino del planeta. En la región donde amanece, predominan densas nubes que amortiguan las señales espectrales del vapor de agua. En cambio, en la zona donde anochece, la atmósfera aparece mucho más limpia y transparente.

El ciclo meteorológico más extremo imaginable

La explicación apunta a un auténtico ciclo meteorológico extraterrestre. Los investigadores creen que las nubes se forman en las regiones relativamente más frías del planeta, probablemente mediante condensación de minerales y compuestos exóticos presentes en la atmósfera. Después, los potentes vientos atmosféricos transportan esas partículas hacia zonas más calientes, donde terminan evaporándose.

En la Tierra, las nubes están formadas por agua líquida o cristales de hielo. Pero en estos mundos abrasadores, podrían existir nubes de silicatos o minerales vaporizados. Las diferencias térmicas entre ambos lados del planeta pueden superar los 280 grados centígrados, suficientes para que los aerosoles aparezcan y desaparezcan continuamente mientras circulan alrededor del globo.

Gigante gaseoso con nubes de silicatos.
Pablo Carlos Budassi, CC BY

Los nuevos datos del JWST sugieren, además, que la distribución de las nubes no es uniforme ni estable. Las observaciones indican una atmósfera extremadamente dinámica, dominada por corrientes capaces de redistribuir calor y materiales a velocidades enormes.

En este escenario, los modelos atmosféricos apuntan a vientos supersónicos que recorrerían el planeta transportando partículas condensadas desde el hemisferio nocturno y las regiones matutinas hacia zonas progresivamente más calientes.

¿Un viejo dilema resuelto?

El hallazgo es importante porque durante años existieron dos hipótesis principales para explicar los aerosoles de los Júpiter calientes. Mientras que una defendía que eran nubes originadas por condensación, la otra proponía neblinas fotoquímicas, creadas por la intensa radiación estelar, similares a las de Titán, la luna de Saturno, o al smog terrestre.

Las nuevas observaciones favorecen claramente la primera explicación: al menos en este tipo de planetas, las nubes parecen comportarse como sistemas meteorológicos dinámicos gobernados por la temperatura y la circulación atmosférica.

El problema de las atmósferas “ocultas”

Aunque las nubes hacen estos mundos más fascinantes, también representan un gran desafío científico.

Para estudiar un exoplaneta, los astrónomos analizan cómo ciertos gases absorben longitudes de onda específicas de la luz. Ese patrón permite identificar moléculas como agua, dióxido de carbono o metano. Pero las nubes y neblinas pueden ocultar parte de esas señales y distorsionar las mediciones.

En algunos casos, un planeta puede parecer pobre en agua simplemente porque las nubes bloquean la observación. De hecho, estudios anteriores ya habían mostrado que muchos Júpiter calientes forman un continuo que va desde atmósferas completamente despejadas hasta otras muy cubiertas por nubes.

Ahora sabemos algo aún más complejo: un mismo planeta puede tener regiones simultáneamente nubladas y despejadas.

Esto obliga a reinterpretar parte de los datos obtenidos durante más de una década con telescopios como el Hubble y a desarrollar modelos atmosféricos tridimensionales mucho más sofisticados.

Más cerca de entender otros mundos

El JWST está inaugurando una nueva etapa en la exploración de exoplanetas. Ya no basta con detectar su existencia: ahora empezamos a estudiar su meteorología, sus ciclos atmosféricos y su química con un detalle impensable hace apenas unos años.

WASP-94A b se ha convertido en uno de los mejores ejemplos de esta nueva astronomía atmosférica. Sus “amaneceres” cubiertos de nubes y sus “atardeceres” despejados muestran que incluso los mundos más extremos poseen dinámicas complejas, cambiantes y sorprendentemente parecidas, en ciertos aspectos, a fenómenos meteorológicos familiares en la Tierra.

Comprender cómo se forman estas nubes exóticas también será fundamental para interpretar planetas más pequeños y potencialmente habitables. Después de todo, la atmósfera es la gran intermediaria entre la superficie de un mundo y el espacio.

Por primera vez, comenzamos a observar cómo cambia el tiempo… en planetas situados a cientos de años luz de distancia.

The Conversation

Carlos Vázquez Monzón no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Descubierto un nuevo exoplaneta de mañanas nubladas y tardes despejadas – https://theconversation.com/descubierto-un-nuevo-exoplaneta-de-mananas-nubladas-y-tardes-despejadas-283197

¿La altura importa? El cuerpo masculino y la presión de ser bajo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antoni Aguiló Bonet, Investigador postdoctoral en filosofía contemporánea, Universitat de les Illes Balears

Pixel-Shot/shutterstock

El músico y escritor Abraham Boba ha publicado 163 centímetros, un ensayo autobiográfico sobre lo que significa vivir siendo un hombre con una estatura inferior a la media. A primera vista, podría parecer una cuestión trivial. Sin embargo, la altura (como otros rasgos corporales) no es socialmente neutra.

Durante décadas, la investigación académica sobre la imagen corporal se centró casi exclusivamente en las mujeres. La presión estética sobre ellas (desde la delgadez hasta la juventud) se analizó como un mecanismo de control social y de desigualdad de género.

Sin embargo, las investigaciones muestran que la insatisfacción corporal también está presente entre los hombres. Estudios recientes realizados a nivel europeo señalan que está asociada con la percepción del propio cuerpo, la comparación social y el bienestar psicológico. También con conductas relacionadas con la alimentación o la musculatura. En este sentido, la insatisfacción corporal masculina no es un fenómeno marginal, sino una dimensión de la salud mental en la población en general.

Altura y normas sociales

La altura masculina es un rasgo con implicaciones sociales. Numerosos estudios han documentado la existencia de la llamada “norma del hombre más alto” (male-taller norm): la expectativa cultural de que los hombres midan más que sus parejas femeninas. Estudios recientes confirman que esta preferencia no solo persiste, sino que la altura es valorada como un rasgo más importante por las mujeres que por los hombres en la elección de pareja.

La altura se asocia culturalmente con cualidades como el liderazgo o la protección. Esto ayuda a explicar por qué puede influir en la percepción del atractivo o del estatus social. En este sentido, un rasgo aparentemente trivial (unos centímetros más o menos) puede tener consecuencias en ámbitos tan diversos como las relaciones sentimentales o la autoestima.

El interés de libros como el de Boba radica precisamente en visibilizar cómo características corporales aparentemente banales pueden convertirse en experiencias sociales significativas.

El cuerpo: capital erótico, cultural o social

Para entender por qué el cuerpo adquiere tanta relevancia social, algunos sociólogos han recurrido al concepto de capital erótico. Propuesto por la socióloga británica Catherine Hakim, posteriormente fue discutido por autores como José Luis Moreno Pestaña, en su trabajo sobre cuerpo, estética y desigualdad.

Este concepto describe el conjunto de atributos relacionados con la apariencia física (belleza, estilo, encanto o forma corporal) que pueden traducirse en ventajas sociales o profesionales en determinados ámbitos de la vida social.

En este sentido, el cuerpo puede entenderse como una forma de recurso social que, en determinados contextos, funciona de manera similar a otras formas de capital descritas por el sociólogo francés Pierre Bourdieu, como el capital cultural. Es decir, las competencias, habilidades y conocimientos que permiten a ciertos grupos obtener reconocimiento y estatus.

Masculinidad y silencio corporal

A pesar de esta presión, existe una diferencia cultural importante entre hombres y mujeres: la forma en que se habla del cuerpo.

Las mujeres han desarrollado en las últimas décadas movimientos sociales y culturales que cuestionan los estándares de belleza, como el body positive. Este tiene raíces en tradiciones feministas e interseccionales, orientadas a promover una mayor aceptación corporal frente a los ideales normativos dominantes.

Dichos movimientos han contribuido a visibilizar el impacto psicológico y social de los cánones corporales. Según investigaciones recientes, la exposición a contenidos body positive se asocia con mejoras en la satisfacción corporal y el bienestar emocional.

En cambio, el malestar corporal masculino suele expresarse de forma más indirecta. Diversos estudios señalan que los varones tienden a abordar su relación con el cuerpo como una trayectoria de cambio y gestión.

Es decir, los hombres describen su relación con el cuerpo a través de prácticas concretas, como el ejercicio, la dieta o los cambios físicos, que organizan su experiencia corporal en términos de acción. El cuerpo masculino se presenta como una realidad que se modifica, se gestiona y se optimiza a lo largo del tiempo, más que como una experiencia centrada en la expresión directa del malestar o la vulnerabilidad estética.

Esta diferencia se ha relacionado con normas tradicionales de masculinidad que valoran el autocontrol y limitan la expresión pública del malestar corporal o emocional. En este sentido, algunas autoras han señalado que la presión estética no opera solo como una exigencia externa, sino como una forma de violencia interiorizada que estructura la relación con el propio cuerpo, tal como plantea Elena Crespi.

Hablar del cuerpo masculino

En este contexto, textos autobiográficos como el de Abraham Boba pueden interpretarse como parte de un cambio cultural más amplio: el inicio de una conversación pública sobre el cuerpo masculino.

Más que inaugurar un tema nuevo, estas narrativas contribuyen a hacer visibles experiencias que durante mucho tiempo han permanecido poco nombradas.

Comprender estas dinámicas es relevante no solo para analizar los cambios culturales en torno a la masculinidad, sino también para abordar sus implicaciones en la salud mental y el bienestar.

Por ello, el creciente interés académico por la imagen corporal masculina refleja un cambio en la forma de entender la relación entre cuerpo, género y bienestar. Y abre nuevas líneas de investigación sobre sus implicaciones sociales y psicológicas.

The Conversation

Antoni Aguiló Bonet es miembro de Homes Transitant, asociación sin ánimo de lucro dedicada a la reflexión crítica sobre masculinidades.

ref. ¿La altura importa? El cuerpo masculino y la presión de ser bajo – https://theconversation.com/la-altura-importa-el-cuerpo-masculino-y-la-presion-de-ser-bajo-282322

La autenticidad es una ventaja competitiva de la que Bad Bunny podría dar una lección a las empresas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mónica Pellejero, Profesor investigador en Organización de Empresas, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

El puertorriqueño Bad Buny saliendo de un partido de baloncesto celebrado en el Madison Square Garden, Nueva York. GlobeTrotPix/Shutterstock

Los escándalos corporativos, los discursos percibidos como artificiales y la desconfianza social debilitan la credibilidad de directivos y marcas. Si en los últimos años la legitimidad de algunas organizaciones se ha visto erosionada por crisis de reputación y confianza, al mismo tiempo, empleados y consumidores –y especialmente las generaciones más jóvenes– exigen a las empresas coherencia, transparencia y posicionamiento claro.

Ya no basta con declarar valores, se espera que se traduzcan en decisiones y comportamientos visibles. Así, la autenticidad ha dejado de ser un atributo deseable para convertirse en una ventaja competitiva para las organizaciones.




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Autoconciencia, transparencia y ética

En este contexto, gana fuerza el estilo de liderazgo auténtico, que se basa en la autoconciencia, la transparencia en las relaciones y una base ética sólida, y va más allá de un concepto atractivo. Diversos estudios sobre el tema muestran sus efectos reales en las organizaciones: alinear valores y acciones favorece la confianza y el compromiso, facilita el liderazgo en entornos complejos, y mejora el bienestar de los empleados y la sostenibilidad organizativa en contextos inciertos.




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Mientras las empresas invierten recursos en parecer auténticas, algunos referentes fuera del mundo corporativo lo consiguen sin aparente esfuerzo. No es una cuestión de comunicación sino de coherencia. Y, en ese terreno, el caso del músico puertorriqueño Bad Bunny ofrece una lección inesperada para el liderazgo auténtico en las organizaciones.

Bad Bunny: autenticidad sin estrategia aparente

La trayectoria de Bad Bunny es un buen ejemplo de autenticidad. Lejos de adaptarse a las normas dominantes de la industria musical, ha construido su propuesta desde una coherencia sostenida entre la identidad personal, el discurso público y las decisiones profesionales.

“Nunca he hecho una canción pensando: ‘Esto es para el mundo, esto es para captar al público gringo’, nunca. Hago canciones como si solo fueran a escucharlas los puertorriqueños”.

Al mantener el uso del español en un mercado global, adoptar una estética que desafía normas de género y posicionarse sin ambigüedades sobre cuestiones sociales, el artista no parece seguir una estrategia de autenticidad, simplemente actúa en coherencia con lo que es.

Bad Bunny ha redefinido el alcance global de la música latina sin renunciar a su identidad.

¿Qué implica esto para las organizaciones?

Desde la perspectiva organizativa, el caso del puertorriqueño puede leerse como una forma de liderazgo basada en valores, donde la coherencia no es solo una cuestión ética, sino también un activo estratégico.

Este modelo obliga a replantear la autenticidad como recurso competitivo para las organizaciones. La confianza que generan los líderes coherentes no es un intangible difuso: tiene efectos directos sobre el compromiso y el desempeño. Así lo señaló, en 2015, la experta en liderazgo Herminia Ibarra al desarrollar el concepto de paradoja de la autenticidad. Esto es, que los avances profesionales exigen salir de la zona de confort y, a la vez, desencadenan un fuerte impulso para proteger la identidad propia. Según Ibarra, estos momentos son un aprendizaje para el liderazgo eficaz pues permiten evolucionar y crear un estilo personal que se ajuste a las necesidades cambiantes de las organizaciones.

En segundo lugar, pone el foco en la cultura organizativa. Cuando los valores, las prácticas y la comunicación están alineados, la organización gana legitimidad. En sectores como el turismo o los servicios –donde la experiencia depende en gran medida de la percepción del cliente– esa coherencia se traduce en propuestas que se perciben como más reales, tal y como plantearon los expertos en diseño organizacional B. Joseph Pine II y James H. Gilmore al hablar sobre la economía de la experiencia.

Al mismo tiempo, el propio modelo de liderazgo está cambiando. El perfil del líder distante pierde terreno frente a figuras más visibles, cercanas y capaces de posicionarse en cuestiones sociales. Este giro refleja una transformación más amplia en las expectativas sobre las organizaciones. En este contexto, diferenciarse no siempre implica adaptarse, sino reforzar lo propio, algo especialmente relevante para marcas territoriales y destinos turísticos, como subraya la Organización Mundial del Turismo.

El riesgo de intentar “gestionar” la autenticidad

Sin embargo, aquí aparece un riesgo importante. A medida que la autenticidad gana protagonismo, algunas organizaciones intentan gestionarla como si fuera una técnica más. El resultado suele ser el contrario al buscado y aparecen discursos artificiales que erosionan la confianza. Así, cuanto más se intenta proyectar autenticidad como parte de la estrategia empresarial, mayor es el riesgo de ser percibido como inauténtico.

Además, la autenticidad no está exenta de tensiones. Puede entrar en conflicto con objetivos como la eficiencia, el control o la coherencia estratégica. No es un recurso que pueda imponerse ni diseñarse de forma instrumental. Requiere coherencia sostenida en el tiempo, incluso cuando implica asumir costes.

El auge de referentes como Bad Bunny no responde a una moda pasajera sino a un cambio más profundo. En un contexto de creciente desconfianza se buscan comportamientos más coherentes y la legitimidad del liderazgo ya no depende solo de la posición jerárquica, sino de la consistencia entre lo que se dice y lo que se hace.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La autenticidad es una ventaja competitiva de la que Bad Bunny podría dar una lección a las empresas – https://theconversation.com/la-autenticidad-es-una-ventaja-competitiva-de-la-que-bad-bunny-podria-dar-una-leccion-a-las-empresas-282983

Así nos protegen y pueden curarnos las células dendríticas, los ‘agentes de aduanas’ del organismo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio J. Ruiz Alcaraz, Profesor de Inmunología de la Universidad de Murcia e investigador del Grupo de Inmunidad Innata del IMIB, Universidad de Murcia

Representación de una célula dendrítica. Kateryna Kon/Shutterstock

El sistema inmunitario humano depende de una coordinación exquisita entre distintos tipos de células para proteger al organismo frente a patógenos como virus o bacterias y, al mismo tiempo, no atacar a los tejidos propios. En este delicado contexto, las células dendríticas desempeñan un papel central, ya que actúan como el principal vínculo entre la inmunidad innata, que supone la primera línea defensiva –inmediata, pero no siempre eficaz–, y la inmunidad adaptativa, compuesta por un sistema de defensa más especializado.

Desde su hallazgo y la descripción de sus funciones, que supuso el premio Nobel de Fisiología o Medicina en 2011 para el inmunólogo canadiense Ralph M. Steinman, estas células han sido reconocidas como iniciadoras clave de la respuesta inmunitaria específica. Así se denomina la activación de una serie de células (linfocitos T y B) capaces de atacar a cada patógeno de la forma más apropiada y de guardar memoria inmunitaria para recordarlo y activarse de forma rápida si la misma amenaza vuelve a aparecer.

Pero además de actuar como “agentes de aduanas” (es decir, controlando qué entra en nuestro organismo y dando la voz de alarma cuando hay peligro), las células dendríticas están implicadas en patologías autoinmunes, cáncer y procesos alérgicos. A ello hay que sumar que actualmente son el punto de partida para desarrollar nuevas estrategias terapéuticas.

Origen y desarrollo de las células dendríticas

Las células dendríticas se originan a partir de células madre de la médula ósea, de las que surgen poblaciones con una notable diversidad. A grandes rasgos, se distinguen las células dendríticas convencionales y las células dendríticas plasmocitoides, cada una con sus funciones definidas dentro de la respuesta inmunitaria.

Las convencionales están altamente especializadas en la presentación de las sustancias que el sistema inmunitario identifica como extrañas (antígenos) a los linfocitos T, iniciando así la reacción defensiva frente a los intrusos.




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En cambio, las células dendríticas plasmocitoides destacan por su capacidad para producir grandes cantidades de interferones de tipo I, proteínas capaces de combatir infecciones virales, lo que las convierte en un elemento crucial de nuestra inmunidad innata frente a los virus.

Además, cuando se produce inflamación pueden diferenciarse nuevas células dendríticas a partir de los llamados monocitos, que circulan por la sangre. Esto ilustra la plasticidad del sistema inmunitario para establecer la mejor respuesta posible.

Localización estratégica en el organismo

Las células dendríticas se distribuyen estratégicamente en tejidos que están en contacto directo con el entorno, actuando como sensores tempranos de peligro. Son especialmente abundantes en la piel, donde reciben el nombre de células de Langerhans, así como en las mucosas respiratorias, intestinales y genitourinarias.

En esas ubicaciones capturan antígenos procedentes de microorganismos, partículas ambientales o células dañadas. Tras la captación de la sustancia sospechosa, las células dendríticas migran hacia los órganos linfoides secundarios, como los ganglios linfáticos y el bazo. Allí presentan a los linfocitos T sus “informes aduaneros” sobre la presencia de elementos extraños, lo que desencadena la respuesta inmunitaria adaptativa.

Esta capacidad de desplazarse de un lugar a otro, unida a su localización estratégica, las convierte en auténticas “células centinela” que rastrean y protegen nuestras fronteras.

Patógenos “desenmascarados”

La función más característica de las células dendríticas es, como señalábamos antes, la presentación de antígenos. Tras capturarlos mediante distintos mecanismos, los procesan en su interior y los colocan en su superficie asociados a moléculas del complejo mayor de histocompatibilidad (MHC).

El MHC es una proteína que actúa como un pasaporte para diferenciar entre moléculas propias (pasaporte correcto) y extrañas (pasaporte adulterado). Cuando los linfocitos T reconocen la documentación falsa, se generan respuestas inmunitarias específicas contra los patógenos “desenmascarados”.

Además de presentar antígenos, las células dendríticas proporcionan señales para activar a los linfocitos T y secretan citoquinas –pequeñas proteínas que actúan como señales de alarma– con el fin de determinar el tipo de respuesta defensiva más conveniente. Dependiendo de su estado de activación y del microambiente, pueden inducir respuestas proinflamatorias frente a patógenos o promover tolerancia inmunológica, un mecanismo esencial para prevenir la autoinmunidad y las reacciones alérgicas y favorecer la aceptación de trasplantes. Esta capacidad reguladora sitúa a las células dendríticas también como piezas clave del equilibrio inmunológico.

Implicación en enfermedades humanas

La alteración en la función de las células dendríticas se asocia con numerosas enfermedades. En el caso de dolencias autoinmunes como el lupus eritematoso sistémico, la esclerosis múltiple, la artritis reumatoide o la enfermedad inflamatoria intestinal, una activación inapropiada puede favorecer que se reconozcan como extraños los pasaportes propios y se desencadene un “fuego amigo” inmunitario.

En el caso de las alergias, las células dendríticas pueden promover una activación exagerada de linfocitos T frente a antígenos ambientales inofensivos (polen, polvo, ciertos alimentos, etc.). En lo referente al cáncer, los tumores suelen interferir en la maduración y función de las células dendríticas, propiciando su evasión del sistema inmunitario. De manera similar, la disfunción de estas células contribuye a que las respuestas inmunitarias contra los patógenos causantes de infecciones crónicas sean ineficaces.

Potencial terapéutico y aplicaciones futuras

El conocimiento detallado de la biología de las células dendríticas ha impulsado el desarrollo de terapias inmunológicas innovadoras. Una de las estrategias más prometedoras es el diseño de vacunas para combatir el cáncer. Según este enfoque, las células dendríticas del propio paciente se cargan con antígenos tumorales específicos y son reintroducidas para estimular una respuesta inmunitaria precisa contra las células cancerosas.

Paralelamente, se están investigando terapias que aprovechan la capacidad de nuestras protagonistas para inducir tolerancia, con aplicaciones potenciales en el tratamiento de enfermedades autoinmunes y en la prevención del rechazo en trasplantes. La idea es restaurar el equilibrio inmunitario sin necesidad de recurrir a una inmunosupresión generalizada del paciente, que puede desencadenar efectos colaterales como la aparición de infecciones oportunistas.

A medida que se profundiza en su estudio, las células dendríticas se consolidan como protagonistas clave en el desarrollo de la medicina del futuro.

The Conversation

Antonio J. Ruiz Alcaraz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Así nos protegen y pueden curarnos las células dendríticas, los ‘agentes de aduanas’ del organismo – https://theconversation.com/asi-nos-protegen-y-pueden-curarnos-las-celulas-dendriticas-los-agentes-de-aduanas-del-organismo-276197

Diez factores que facilitan la veloz propagación actual del ébola

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Rivas González, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología, Universidad de Salamanca

Un trabajador sanitario examina a un niño en busca de ébola durante un brote de 2019 en la República Democrática del Congo. Vincent Tremeau/UNICEF

El ébola ha vuelto a activar las alarmas de la Organización Mundial de la Salud (OMS), que ha declarado la situación como una emergencia de salud pública de importancia internacional.

La velocidad inusual con la que se está propagando el virus del Ébola Bundibugyo puede ser debida a una combinación crítica de factores biológicos, logísticos y sociales. Aquí explicamos algunos de ellos.

1. Detección tardía

Cuando la Organización Mundial de la Salud (OMS) y los ministerios de salud declararon la emergencia a mediados de mayo, las cifras de casos sospechosos y muertes ya eran alarmantes. De ahí la sospecha de que el virus estuvo circulando semanas antes de difundirse la confirmación oficial.

El patógeno pasó desapercibido por dos razones: porque los síntomas iniciales (fiebre, dolores musculares y debilidad) pueden ser confundidos con enfermedades locales comunes como la malaria, y porque los tests rápidos de detección dieron falsos negativos. Lo segundo se explica porque esas pruebas estaban dirigidas a detectar el virus del Ébola Zaire, el que origina brotes con más frecuencia, en lugar del Ébola Bundibugyo.

2. La actividad minera es determinante

Los yacimientos auríferos de Ituri o los de coltán en Kivu del Norte y Kivu del Sur atraen a miles de trabajadores locales, comerciantes y transportistas que se desplazan constantemente. Esta actividad minera acelera la propagación del Ébola debido a la alta movilidad de los mineros hacia otras regiones y países fronterizos.

Además, el hacinamiento en asentamientos informales y la falta casi total de infraestructura de agua y saneamiento empeora la situación, ya que los campamentos mineros artesanales, y en muchas ocasiones ilegales, suelen caracterizarse por un crecimiento urbano descontrolado y densamente poblado. La falta de infraestructura básica de vivienda obliga a las personas a vivir en espacios reducidos y poco higiénicos, lo que multiplica el riesgo de transmisión por contacto directo con fluidos corporales.

3. Deforestación

La deforestación causada por la minería destruye y fragmenta el hábitat de los animales reservorios naturales del virus del Ébola, obligándolos a desplazarse hacia los márgenes de los bosques o a los asentamientos humanos en busca de alimento. Este estrechamiento del espacio compartido aumenta drásticamente las probabilidades de que un humano interactúe con los fluidos de un animal infectado.

Al mismo tiempo, la apertura de caminos forestales y el establecimiento de campamentos mineros informales o ilegales introducen a miles de personas en zonas vírgenes de la selva, creando una zona de contacto directo que dispara el riesgo de transmisión zoonótica.

4. Inseguridad y guerra

La combinación de inseguridad crónica y conflicto armado en la provincia de Ituri y otras zonas de la República Democrática del Congo, como Kivu del Norte, actúa como un catalizador perfecto para la propagación del virus. Las milicias armadas, que se financian mediante la explotación y el contrabando de minerales como el oro o el coltán, exacerban la crisis impidiendo que los equipos médicos rastreen los contactos de los contagiados, bloqueando la llegada de ayuda humanitaria y forzando incluso a la retirada de las organizaciones sanitarias. Así, un recurso económico se convierte en el motor de una catástrofe epidemiológica y humanitaria.

5. Desplazamientos y movimientos transfronterizos

Como señalábamos en el punto anterior, la provincia de Ituri ha sido el escenario en los últimos años de una intensa violencia intercomunitaria y enfrentamientos armados, que han obligado a cientos de miles de personas a huir de sus hogares. Las familias que escapan de la violencia se ven obligadas a hacinarse en campos de desplazados internos o a refugiarse en comunidades de acogida, donde aislar a los enfermos es casi imposible.

Adicionalmente, localidades como Mongbwalu, una importante zona minera rica en oro y uno de los epicentros actuales de los casos de ébola, atraen a una enorme masa de trabajadores altamente móviles. Los mineros ilegales se desplazan sin cesar entre campamentos, zonas rurales y centros urbanos, transportando el virus sin saberlo. La proximidad con Uganda y Sudán del Sur, así como la permeabilidad de las fronteras, implica un flujo diario y constante de comerciantes, transportistas y familias.

6. Desconfianza social y prácticas funerarias tradicionales

Las milicias suelen difundir teorías de conspiración entre la población local, afirmando que el ébola es un invento del Gobierno o de Occidente para exterminarlos o robarles el oro. Esto origina desconfianza hacia las instituciones y retrasa el rastreo de contactos y el aislamiento. También propicia que las comunidades escondan a los enfermos en lugar de llevarlos a los centros de salud.

La sensación de desconfianza aumenta con la súbita llegada de misiones humanitarias, que lleva a la población a percibir la enfermedad como un negocio político o una invención extranjera. Como consecuencia, las familias suelen ocultar a los enfermos, enterrar a sus muertos en la clandestinidad y rechazar con hostilidad los protocolos médicos establecidos hace unos años, vistos como profanaciones insensibles que impedían el tránsito espiritual del difunto.

Por otra parte, los ritos funerarios ancestrales, que implican lavar, vestir y abrazar el cadáver, actúan como potentes focos de contagio debido a la altísima carga viral que presentan los cuerpos tras la muerte.

Para intentar cambiar esta situación, las autoridades sanitarias han implementado una estrategia de “Entierros Dignos y Seguros”, que permiten la observación del rostro y el acompañamiento religioso a distancia. Así se demuestra que la empatía cultural y la participación comunitaria son tan indispensables como las vacunas para contener una epidemia.

7. El papel de la orografía

La orografía accidentada y selvática de la provincia de Ituri es un factor determinante indirecto en la propagación del ébola, ya que aísla a las comunidades rurales y dificulta el acceso de los equipos médicos. Las carreteras, de tierra, son escasas y se vuelven intransitables con las lluvias.

Este aislamiento geográfico no frena la movilidad humana local, pero sí paraliza la respuesta médica al volver extremadamente lento y complejo el transporte de muestras biológicas, el rastreo diario de contactos y el traslado de pacientes hacia los centros de tratamiento. Es un escenario que además alimenta la desconfianza y la resistencia comunitaria ante la llegada tardía de los equipos sanitarios.

A esto hay que añadir que la especial orografía de la zona no dispersa el movimiento humano de forma homogénea en todas direcciones, sino que lo restringe y canaliza, porque obliga a las personas a transitar por pasillos geográficos y fluviales específicos. El relieve accidentado termina funcionando como una cinta transportadora que lleva el virus del Ébola directamente desde el aislamiento rural hasta las puertas de las grandes ciudades.

8. Ausencia de vacunas y tratamientos específicos

La vacuna Ervebo (rVSV-ZEBOV) ha sido el pilar fundamental para frenar los últimos brotes activos en África, mediante la “estrategia de vacunación en anillo” (administrándola a quien tiene más riesgo de infectarse). Por desgracia, esta inmunización y las terapias con anticuerpos monoclonales, mAb114 (Ansuvimab; Ebanga) y REGN-EB3 (Inmazeb), están diseñadas específicamente para el virus del Ébola Zaire; de momento, no existen vacunas y tratamientos específicos contra el Ébola Bundibugyo.

Esta circunstancia desvía el peso de la respuesta médica hacia la salud pública tradicional y el cuidado de soporte intensivo. La contención del brote pasa a depender del aislamiento temprano de los pacientes, un rastreo de contactos extremadamente riguroso, el uso estricto de equipos de protección para el personal sanitario y la implementación de entierros seguros.

9. Transmisión hospitalaria y deterioro de las infraestructuras sanitarias

Las infraestructuras sanitarias de las zonas afectadas sufren debilidades estructurales crónicas debido a la pobreza y al conflicto armado. La afluencia masiva de pacientes satura a los hospitales, que sufren una grave escasez de personal capacitado y de materiales básicos.

Han sido notificadas defunciones de trabajadores sanitarios, lo que apunta a que el virus se ha transmitido durante la atención a las personas infectadas. Al carecer de zonas de aislamiento reales, espacios para el triaje seguro y equipos de protección, los centros sanitarios pueden convertirse en focos de transmisión de la enfermedad, multiplicando los contagios entre los pacientes y el personal sanitario.

10. Ecoturismo

La recomendación de los principales organismos de salud y de los ministerios de exteriores es evitar por completo los viajes no esenciales a la región. La restricción y la drástica caída del ecoturismo –ligado, por ejemplo, a la observación de animales emblemáticos como el okapi o los gorilas de montaña– juegan un doble papel en la gestión de la crisis: la ausencia de turistas mitiga de forma inmediata los riesgos de una catástrofe epidemiológica global, pero eso priva también a la región de los recursos financieros clave para sostener la vigilancia sanitaria.

Menos personas transitando por áreas silvestres significa menos oportunidades de que ocurran nuevos eventos de zoonosis, o de que personas infectadas introduzcan el virus en poblaciones de simios no humanos, como los gorilas de montaña, algo que sería catastrófico para la supervivencia de los animales. Sin embargo, también provoca que las comunidades locales pierdan el empleo y los ingresos derivados del ecoturismo (guías, hospedaje, venta de artesanías, etc.), y que se vean obligadas a recurrir a economías de subsistencia como la minería ilegal o la caza furtiva de animales salvajes en la selva para la alimentación o comercialización local.

Dado que el manejo y consumo de carne infectada es una de las principales vías de inicio de brotes de ébola, la necesidad económica aumenta paradójicamente el riesgo de exposición al virus.

Teniendo en cuenta este escenario y la concurrencia de diversos elementos, variables o circunstancias, el riesgo para la región es elevado, y es muy probable que las cifras de casos sospechosos y fallecimientos sigan aumentando.

The Conversation

Raúl Rivas González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Diez factores que facilitan la veloz propagación actual del ébola – https://theconversation.com/diez-factores-que-facilitan-la-veloz-propagacion-actual-del-ebola-283507

¿Llegó la hora de ‘jubilar’ al test de Cooper en Educación Física?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Aroa Otero Rodríguez, Investigadora en el departamento de Psicología Evolutiva y Comunicación, Universidade de Vigo

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Es probable que muchos lectores recuerden haber tenido que realizar una prueba en sus clases de educación física en el instituto que era, para muchos de nosotros, temida y odiada a partes iguales: el llamado “test de Cooper”. Consiste en correr sin parar durante 12 minutos, y tomarse el pulso antes y después para compararlo.

Esta prueba, diseñada en EE UU para el ámbito militar, se usa desde 1968 para evaluar la condición física cardiorrespiratoria, es decir, la capacidad que tiene nuestro cuerpo para transportar y utilizar oxígeno mientras caminamos o corremos. Una persona con buena condición cardiorespiratoria puede correr o caminar largas distancias con menos fatiga, mientras que una persona con una baja condición puede quedarse sin aire fácilmente incluso con esfuerzos moderados.




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La condición física cardiorrespiratoria se considera un indicador clave tanto de la salud física y mental como del rendimiento académico en preadolescentes y adolescentes. Sin embargo, no está tan claro que el test de Cooper sea la mejor herramienta para predecir la condición física cardiorrespiratoria en preadolescentes y adolescentes.

En un metanálisis revisé, junto a mis colegas, veinte estudios al respecto de la idoneidad de esta prueba para adolescentes. Y he podido comprobar que las investigaciones no tienen bases sólidas: la mayoría están hechas con escasos participantes, falta preparación previa y los métodos están poco estandarizados.

Falta de precisión

Por ejemplo, casi no se ha estudiado el “error” de la prueba ni cuánto puede variar un resultado de forma natural. No se conoce con precisión cuánto puede cambiar el resultado del test de Cooper simplemente por factores normales del día a día, como el cansancio, la motivación, el clima o el estado físico momentáneo de la persona. Por ello, resulta difícil saber si una mejora en el resultado se debe realmente a un aumento de la condición física o simplemente a una variación normal de la prueba. Tampoco existen pautas claras sobre cómo puede una persona mejorar su rendimiento en la prueba.

Aunque medir pulsaciones antes y después de correr 12 minutos sí que nos da información sobre la capacidad aeróbica (la capacidad de nuestro cuerpo para usar oxígeno al hacer ejercicio), no permite hacer predicciones exactas de la condición física real como la medida en un laboratorio.




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Además, existen otros factores que tienen un impacto en sus resultados y que no están relacionados con la salud cardiorrespiratoria. Por ejemplo, algo muy determinante en adolescentes: la motivación. En el contexto de una clase de educación física y ante todo el resto de compañeros muchos adolescentes pueden no esforzarse al máximo. En cuanto a niños menores de 12 años, ni siquiera hay estudios que determinen su idoneidad.

Alternativas más eficientes

Existen otras alternativas al test de Cooper para evaluar la capacidad cardiorrespiratoria de forma más adecuada según la edad o el nivel de condición física. Por ejemplo, el test Course Navette: una prueba de carrera de ida y vuelta de 20 metros al ritmo de señales sonoras que aumentan progresivamente la velocidad.

O la batería de pruebas ALPHA-Fitness, validadas en el ámbito europeo y diseñadas para contextos escolares, que incluye el test de 20 metros y otros indicadores de salud física. Para personas con menor condición física o en etapas preadolescentes, el test de Rockport o test de la milla (caminar 1 609 km lo más rápido posible) representa una opción menos exigente y más segura, ya que no requiere esfuerzos máximos.

¿Cuál es su utilidad?

Pero ¿para qué sirve determinar el nivel de resistencia o la salud cardiorrespiratoria en la clase de Educación Física?

Los resultados de este tipo de pruebas no son, lógicamente, evaluables en el sentido tradicional. La resistencia y su mejora depende de factores como el descanso, la alimentación, el nivel de actividad física diaria, la genética o la motivación hacia el ejercicio.

La evaluación debería valorar otros aspectos igual o más importantes que la resistencia o la condición cardiorrespiratoria: la participación, la constancia, la actitud, el interés por mejorar o el progreso individual respecto al punto de partida. No se trata de premiar solo al alumnado con mejores capacidades físicas, sino de promover una relación positiva y saludable con la actividad física.

Impacto sobre la salud

Usar el nivel de resistencia como referencia de partida permite ajustar las actividades y la programación no solo según el curso, sino según el alumno o alumna en cuestión. Por ejemplo, si se organizan juegos de equipo, relevos o circuitos, se debería ajustar el nivel de exigencia según el resultado del test.

Poner a un grupo de adolescentes a correr durante 12 minutos sin preparación previa ni continuidad posterior tiene un impacto muy limitado sobre la salud. Una única prueba no mejora la resistencia ni crea hábitos saludables por sí sola.

Para que exista un beneficio real, este tipo de actividades debería formar parte de un trabajo continuado, adaptado a la edad y acompañado de una explicación sobre por qué el ejercicio físico es importante para la salud y el bienestar.

The Conversation

Aroa Otero Rodríguez es miembro de Partido Popular.

ref. ¿Llegó la hora de ‘jubilar’ al test de Cooper en Educación Física? – https://theconversation.com/llego-la-hora-de-jubilar-al-test-de-cooper-en-educacion-fisica-282428

Las toallitas: suaves para la piel, tóxicas para el ambiente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge Rodríguez-Chueca, Profesor Titular de Universidad, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

Marmar studio/Shutterstock

Cada día, se retiran toneladas de residuos sólidos de bombas, colectores y estaciones de tratamiento de aguas residuales. Una parte importante de esta basura está formada por toallitas húmedas. Lo que para millones de personas es un simple gesto cotidiano, tirarlas por el inodoro, se ha convertido en uno de los grandes problemas invisibles del saneamiento urbano.

En conjunto, el impacto económico de las toallitas húmedas en España supera los 230 millones de euros al año. Solo el Canal de Isabel II retira en la Comunidad de Madrid más de 30 000 toneladas anuales de residuos sólidos, con un coste cercano a los 13 millones de euros. Pero el problema no termina en las alcantarillas: muchas de estas toallitas acaban llegando a ríos y mares a través de vertidos y desbordamientos, dejando imágenes cada vez más frecuentes en riberas y playas, lo que genera un impacto considerable sobre la fauna.

Los hitos de la higiene personal

El papel higiénico es un producto tan cotidiano que apenas pensamos en él, salvo cuando escasea en situaciones excepcionales, como ocurrió durante la pandemia de covid-19. Sin embargo, su aparición supuso una auténtica revolución en la higiene personal y en la vida urbana moderna.

Antes de su expansión, la población utilizaba lo que tenía más a mano: hojas, paja, trapos, periódicos, esponjas o, simplemente, agua. El papel higiénico industrial comenzó a comercializarse a mediados del siglo XIX, popularizándose en el siglo XX con la llegada de los baños interiores y las redes modernas de alcantarillado. Este hecho transformó hábitos cotidianos, infraestructuras urbanas y estándares de higiene.

Su éxito no se debía únicamente a la comodidad. La verdadera innovación estaba en el comportamiento del material. El papel higiénico debía ser lo suficientemente resistente para usarse, pero también lo bastante frágil para deshacerse rápidamente al entrar en contacto con el agua. El saneamiento moderno se construyó, en parte, sobre esa fragilidad deliberada.

Aquella revolución también tuvo costes ambientales importantes asociados al consumo masivo de papel, agua y recursos forestales. Pero, a diferencia de otros productos higiénicos posteriores, el papel higiénico estaba diseñado para integrarse razonablemente bien en las infraestructuras de saneamiento.




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¿La segunda revolución higiénica?

Las toallitas húmedas aparecieron comercialmente a finales de los años cincuenta. En un primer momento se utilizaron para la limpieza de manos en restaurantes o durante viajes. Posteriormente, se popularizaron para la higiene infantil. Y ya en las primeras décadas del siglo XXI, comenzaron a comercializarse de forma masiva para uso adulto en el baño.

Las toallitas tomaron el relevo del papel higiénico por un dechado de virtudes: suavidad, limpieza, frescura y cuidado de la piel. La publicidad las presentó como una evolución más cómoda y sofisticada de la higiene cotidiana. Sin embargo, no heredaban el comportamiento material del papel higiénico, y ahí reside gran parte del problema.

Las toallitas no desaparecen

Aunque las primeras generaciones de toallitas húmedas incorporaban una proporción importante de fibras sintéticas, actualmente muchas están fabricadas con viscosa, pulpa de celulosa o algodón. Se trata de materiales potencialmente biodegradables, pero biodegradable no significa necesariamente “desintegrable” en condiciones reales del saneamiento urbano.

La clave está en el diseño. Mientras que el papel higiénico está pensado para perder resistencia rápidamente en contacto con el agua, las toallitas están diseñadas justo para lo contrario: mantener su integridad mientras se utilizan. Deben resistir humedad y fricción sin romperse.

En el hogar esto suele pasar desapercibido. La toallita desaparece aparentemente sin problemas al tirar de la cisterna. Pero durante su recorrido por tuberías y colectores, esa mayor resistencia mecánica favorece que se enreden con otras fibras y residuos, formando acumulaciones que terminan provocando averías y atascos.

Además, incluso cuando están fabricadas con fibras vegetales, su degradación ambiental puede prolongarse durante años. En condiciones secas, algunas pueden tardar décadas en descomponerse completamente, frente a los pocos meses que suele necesitar el papel higiénico.

El impacto económico es enorme. En España, el mantenimiento y limpieza asociados a este problema cuestan cientos de millones de euros cada año. Pero además, muchas toallitas terminan llegando a ríos y mares, donde pueden ser ingeridas por fauna acuática o acumularse en las riberas convirtiéndose en un residuo visible y persistente.

La paradoja dermatológica

La popularidad de las toallitas húmedas se apoya en una idea muy concreta: son más suaves y cuidadosas con la piel que el papel higiénico convencional. Y, en parte, es cierto. La humedad reduce la fricción y puede resultar beneficiosa en situaciones puntuales, como irritaciones o determinadas afecciones dermatológicas.

Sin embargo, eso no significa que su uso intensivo esté exento de riesgos. Muchas toallitas contienen conservantes, fragancias, tensoactivos, lociones o compuestos antibacterianos que pueden alterar la barrera cutánea o provocar dermatitis y alergias en personas sensibles.

Por ello, numerosos dermatólogos recomiendan moderación, especialmente con productos perfumados o destinados a un uso muy frecuente. La sensación de frescura o limpieza absoluta no siempre equivale a una mejora real para la salud de la piel.




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La lógica del usar y tirar

Las toallitas húmedas no son una anomalía. Son el resultado lógico de una sociedad acostumbrada a la comodidad del usar y tirar. Del mismo modo que ocurre con pañales, compresas, cápsulas monodosis o numerosos productos desechables, la comodidad inmediata suele ocultar costes ambientales e infraestructurales que permanecen fuera de la vista del consumidos.

En España, la normativa prohíbe arrojar estos productos al inodoro, incluso cuando algunos se comercializan como “desechables por el váter”. Su destino correcto es el contenedor de la fracción resto. Además, en los últimos años se han endurecido las obligaciones de etiquetado y se han multiplicado las campañas de concienciación impulsadas por administraciones públicas y empresas gestoras del agua.

Sin embargo, el problema persiste. En parte, porque existe una contradicción difícil de resolver: el valor comercial de las toallitas reside precisamente en aquello que las hace problemáticas para el saneamiento. Son resistentes, duraderas y eficaces mientras están mojadas.

Quizá el futuro de la higiene pase por soluciones distintas, desde productos realmente desintegrables hasta tecnologías ya habituales en otros países como los inodoros con agua integrados en muchos hogares japoneses. Tal vez, esa sea la tercera revolución higiénica.

Mientras tanto, el reto sigue siendo el mismo: entender que incluso los gestos más cotidianos tienen consecuencias materiales. Y que aquello que desaparece de nuestra vista no desaparece necesariamente del entorno.

The Conversation

Jorge Rodríguez-Chueca recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades para la financiación de proyectos de investigación relacionados con el tratamiento de las aguas.

ref. Las toallitas: suaves para la piel, tóxicas para el ambiente – https://theconversation.com/las-toallitas-suaves-para-la-piel-toxicas-para-el-ambiente-282679

¿Estamos a las puertas de un fenómeno El Niño muy intenso? Estos podrían ser sus efectos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Martín Vide, Catedrático de Geografía Física, Universitat de Barcelona

El desbordamiento de un río causado por las fuertes lluvias del fenómeno de El Niño destruyó hogares y vías ferroviarias en el distrito de Chaclacayo, Lima, Perú, el 19 de marzo de 2017. Joseph Moreno M/Shutterstock

El Niño es un fenómeno climático recurrente con efectos en todo el planeta, con una fase fría (denominada La Niña), una neutra y una cálida (El Niño, propiamente). En la primavera boreal de 2026 estamos en una fase neutra, tras una Niña no muy pronunciada, pero los modelos de predicción a unos meses vista nos anuncian, con alta probabilidad, que a mediados de año entraremos en una fase Niño. Este Niño podría convertirse hacia finales de año en uno muy intenso. Se ha llegado a hablar, expresivamente, de un super-El Niño. Pero ¿qué efectos podría tener? ¿Se ha producido algún evento similar en el pasado?

Un gif que muestra colores rojos, naranjas y amarillos que indican altas temperaturas en el océano Pacífico
Variación de la temperatura superficial del océano Pacífico tropical entre febrero y mayo de 2026.
NOAA

Una corriente “anómala” en el Pacífico

A partir de la vivencia de los pescadores peruanos del siglo XIX se difundió la existencia de una corriente marina cálida “anómala” que, de vez en cuando, bañaba sus costas. La llamaban El Niño, por su llegada en fechas próximas a las de la Navidad.

Estas aguas cálidas procedentes del Pacífico ecuatorial sustituían de vez en cuando a las habituales aguas frías de las costas de Ecuador al sur de Guayaquil, Perú y el norte de Chile. Aguas normalmente con una temperatura bastante baja debido a la corriente fría de Humboldt, que, de sur a norte, recorre esta fachada sudamericana, y al afloramiento de aguas frías profundas.

Como ejemplo, Antofagasta (Chile), junto al Pacífico, y Río de Janeiro (Brasil), en el Atlántico, se sitúan prácticamente en el mismo paralelo, el trópico de Capricornio. Sin embargo, las temperaturas medias de sus aguas marinas son muy diferentes: unos 18 ºC en la ciudad chilena y 24 ºC en la carioca. Para aquellos pescadores peruanos, la llegada de la corriente cálida de El Niño suponía la desaparición de los peces más abundantes y apreciados; en particular, la anchoveta, que necesita aguas frías ricas en plancton.




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¿Un fenómeno oceánico o atmosférico?

En la década de los años 20 del siglo pasado, Gilbert Walker, un físico y climatólogo británico, hizo un descubrimiento atmosférico sorprendente. Sin disponer de satélites artificiales, ordenadores, internet, etc., al analizar muchos datos de presión atmosférica, se dio cuenta de que cuando aumentaba en el Pacífico suramericano, disminuía en el norte de Australia e Indonesia, y al revés. Es decir, ambas regiones planetarias, separadas por miles de kilómetros, estaban “conectadas” en cuanto al comportamiento de la presión atmosférica. Eso es lo que hoy llamamos una teleconexión, una conexión a distancia.

Posteriormente, en honor a Walker, este fenómeno de “balanceo” coordinado de la presión atmosférica en el Pacifico sur se denominó Oscilación del Sur. Pero ¿qué tiene que ver El Niño, como corriente marina, con la Oscilación del Sur, un fenómeno atmosférico?

El Niño, además de producir un impacto negativo en la industria pesquera peruana, da lugar a precipitaciones, a veces torrenciales, en las tierras áridas peruanas y del norte de Chile. Precisamente, en esta región chilena se localiza el desierto más extremo del mundo en cuanto a ausencia de lluvia: el desierto de Atacama. En 1957-1958 ocurrió un Niño muy intenso, con precipitaciones torrenciales en Perú y otros países, y una grave sequía en la India y el sureste asiático, lo que impulsó la investigación sobre el fenómeno.




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En la década de los 60, Jacob Bjerknes, de una familia de meteorólogos nórdicos, explicó que el calentamiento del Pacífico sudamericano por El Niño estaba vinculado a la Oscilación del Sur, relacionando así íntimamente el océano y la atmósfera. Cuando el anticiclón tropical del Pacífico sur, con su régimen de vientos alisios asociado, que circulan de Suramérica hacia Australia e Indonesia, se debilitan, las aguas del Pacífico ecuatorial se calientan y comienzan a desplazarse hacia Centroamérica. Allí se bifurcan, sobre todo hacia el sur, por la costa de parte de Ecuador, Perú y Chile: así se genera El Niño.

Bjerknes demostró que la atmósfera y el océano están acoplados, que lo que ocurre en una de las componentes del sistema climático tiene repercusión en la otra. Al juntar las denominaciones de la componente oceánica y la atmosférica surge la expresión El Niño-Oscilación del Sur (ENOS o ENSO, por sus siglas en inglés).

Un mapa global de 2016 que muestra las zonas de temperatura superficial del mar que son más altas (rojo) o más bajas (azul) de lo normal.
Este mapa muestra las zonas de temperatura superficial del mar que son más altas (rojo) o más bajas (azul) de lo normal. La gran ‘lengua’ roja que se extiende al oeste de Sudamérica forma parte del patrón característico de calentamiento asociado a El Niño. Este mapa concreto de la NOAA, de 2016, muestra uno de los El Niño más fuertes de los que se tiene constancia.
NOAA

El episodio más grave del siglo XX

En 1982-83 se produjo El Niño más intenso del siglo XX, con episodios meteorológicos extremos en bastantes regiones del mundo. Entre ellos cabe citar inundaciones en los países del Pacífico americano citados y en el sur de Estados Unidos, sequías en el nordeste del Brasil y en Indonesia, y un invierno muy suave en las latitudes medias de Europa, Asia y Norteamérica.

A partir de ese momento se observó que, de vez en cuando, las temperaturas del Pacífico ecuatorial mostraban una anomalía negativa, es decir, eran más bajas de lo normal. Al tiempo, el anticiclón del Pacífico sur se reforzaba, junto con los vientos alisios. Tal situación era la opuesta a la de El Niño y se denominó La Niña.

En resumen, El Niño comporta aguas cálidas e inestabilidad y La Niña, más frías de lo normal y una estabilidad reforzada, en los países andinos citados. Se vio que conformaban en el tiempo ciclos recurrentes, pero sin periodicidad fija.

El último Niño intenso del siglo XX ocurrió en 1997-98, con graves inundaciones en California, lo que, por tratarse de una región estadounidense, tuvo de inmediato un gran eco en los medios de comunicación.

Inundación
El fenómeno El Niño puede causar graves sequías en algunas zonas del planeta y fuertes precipitaciones en otras.
NOAA

¿Qué podría comportar un El Niño muy intenso?

Un super-El Niño produciría sin duda, si no en 2026, sí en 2027, una temperatura media global elevada, unas décimas de grado adicionales a la temperatura que le correspondería en el momento actual de calentamiento global. También se darían precipitaciones abundantes en los países andinos citados, el área argentina del Mar del Plata, el este de África y parte del sur de Estados Unidos, y sequías graves en el sudeste asiático, parte de Australia y el nordeste de Brasil.

En la cuenca del Mediterráneo, la señal de El Niño o de La Niña es débil, por la singularidad geográfica de la región, pero, aun así, durante un El Niño muy intenso cabría esperar temperaturas más altas de lo normal y, quizá, una mayor probabilidad de episodios pluviométricos extremos.

En todo caso, lo que parecía una circunstancia exclusiva de las aguas donde faenaban los pescadores peruanos, hoy sabemos que es un fenómeno de acoplamiento de la atmósfera y el océano de alcance global, con repercusiones que pueden llegar a ser catastróficas en regiones alejadas de su origen.

The Conversation

Javier Martín Vide no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Estamos a las puertas de un fenómeno El Niño muy intenso? Estos podrían ser sus efectos – https://theconversation.com/estamos-a-las-puertas-de-un-fenomeno-el-nino-muy-intenso-estos-podrian-ser-sus-efectos-283408