La protection des espèces menacées doit passer par la préservation de leurs habitats et celle des humains avec qui elles cohabitent

Source: The Conversation – in French – By Rassim Khelifa, Assistant Professor, Department of Biology; Canada Research Chair Tier 2 in Global Change Biology, Concordia University

Two juvenile Barbary macaques in Béjaïa, Algeria. Macaques and people in the region share a mountainous landscape where many families engage in small-scale farming. (Rassim Khelifa), CC BY-NC-SA

L’un des plus grands défis en matière de conservation de la faune sauvage se présente lorsque l’habitat d’une espèce à protéger chevauche des territoires utilisés par des humains.

Les loups et les ours peuvent tuer du bétail, les éléphants peuvent abîmer les maisons et les propriétés et les sangliers peuvent causer des dommages aux cultures.

Dans de telles situations, les efforts de conservation ne se limitent pas à la protection de la faune. Il s’agit également de trouver des moyens d’atténuer les conflits entre les humains et les animaux. Ce défi se complique encore davantage lorsque les animaux en cause sont très adaptables et capables d’apprendre à déjouer les mesures prises pour les tenir à l’écart des humains.

C’est le cas du macaque de Barbarie, un primate en danger d’extinction originaire d’Afrique du Nord. Dans la province de Béjaïa, au nord de l’Algérie, les macaques et les humains partagent une région montagneuse où de nombreuses familles pratiquent l’agriculture à petite échelle.

Dans le cadre d’une étude publiée récemment, mes collègues et moi-même avons sondé 94 fermiers afin de mieux cerner la gravité des conflits avec les macaques et de prendre connaissance des cultures les plus touchées, des périodes durant lesquelles les macaques viennent se nourrir dans les récoltes, des moyens de dissuasion utilisés par les agriculteurs, ainsi que des caractéristiques des fermes et de l’environnement associés à une présence fréquente de macaques dans les cultures.

Le macaque de Barbarie est protégé par la loi en Algérie, et le fait de le chasser ou d’utiliser des méthodes interdites, comme le poison, peut entraîner des amendes et des peines d’emprisonnement. Peu de fermiers ont déclaré avoir utilisé des appâts empoisonnés ou des armes à feu.

Toutefois, si les pertes de récoltes se poursuivent, l’hostilité envers cette espèce pourrait s’aggraver si les fermiers ne disposent pas de moyens concrets pour protéger leurs cultures. Il est donc essentiel de mettre au point des méthodes de protection des animaux qui réduisent au minimum les interactions problématiques avec les humains.

Un important fardeau économique

Environ un tiers des fermes faisant partie de l’étude avaient été abandonnées en raison des pertes de récoltes causées par les macaques de Barbarie.

En moyenne, l’agriculture représentait environ 35 % du revenu des ménages, et pour certaines familles, elle constituait leur seule source de revenus. Pour ces ménages, les dommages causés aux cultures entraînent un fardeau économique considérable.

Les incursions étaient également fréquentes. Environ 68 % des fermiers ont rapporté des incidents quotidiens de fourragement dans les récoltes par les macaques pendant les périodes conflictuelles, tandis que plus de la moitié d’entre eux ont signalé des dommages causés à des infrastructures telles que les matériaux de toiture et les composantes des systèmes d’irrigation goutte à goutte.

Personne n’a signalé d’agression physique de la part des macaques ni fait part d’inquiétudes quant à la transmission de maladies. Cela indique que le conflit avait des conséquences d’ordre principalement économique et touchait les cultures, les biens et les moyens de subsistance.

Les répondants nous ont indiqué que certaines cultures attiraient particulièrement les macaques. Les figues étaient touchées dans presque toutes les fermes, suivies de près par les pommes et les poires, les raisins et les noix. Ces fruits étaient consommés entiers plutôt que partiellement.

Le moment avait également son importance. Les incursions des macaques fourrageurs atteignaient leur apogée de juillet à septembre, période où mûrissent la plupart des figues locales, et diminuaient de la fin de l’automne jusqu’à l’hiver, lorsque les glands, source alimentaire essentielle, abondent dans les forêts de chênes. Les macaques s’aventuraient dans les récoltes surtout à l’aube et au crépuscule, lorsque l’activité humaine ralentissait.

Toutes les fermes n’étaient pas exposées au même niveau de risque. Les grandes superficies cultivées étaient plus souvent la cible des animaux, tandis que l’altitude et la proximité des établissements humains semblaient moins déterminantes.

Les fermiers que nous avons interrogés recouraient déjà à de nombreuses méthodes pour protéger leurs cultures. Parmi celles-ci, les plus courantes étaient la surveillance des champs par des chiens, l’utilisation de clôtures et le recours à des lance-pierres. Cependant, le simple fait d’utiliser davantage de méthodes n’a pas entraîné une diminution de la fréquence du fourragement des macaques dans les récoltes.

Cela donne à penser que les macaques adaptent leur comportement en fonction des obstacles qu’ils rencontrent et apprennent à les contourner.

Un paysage changeant

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Une femelle macaque de Barbarie à Béjaïa, en Algérie.
(Rassim Khelifa), CC BY-NC-SA

La province de Béjaïa aurait perdu environ 50 400 hectares de couvert forestier entre 2001 et 2023, soit environ 40 % de sa couverture initiale.

La perte annuelle la plus importante a été enregistrée en 2023, année marquée par des feux de forêt meurtriers dans la région. Quant aux terres agricoles, elles n’ont montré aucun signe d’expansion entre 2014 et 2021.

Ces données indiquent que les feux récurrents dans les forêts et les zones arbustives, lesquelles constituent la source de nourriture naturelle des macaques, ont causé les dommages les plus importants à leur habitat.

Notre étude ne permet pas d’établir que la perte d’habitat soit à l’origine de l’augmentation du nombre de signalements des fermiers, mais cette tendance semble indiquer que les mesures de conservation ne devraient pas cibler uniquement les exploitations agricoles.

Rendre la coexistence possible

La quasi-totalité des fermiers que nous avons interrogés n’avait reçu aucune formation en matière de gestion des conflits avec la faune sauvage, ce qui met en lumière un besoin important en matière de formation et de soutien technique.


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De plus, des moyens de dissuasion plus efficaces, notamment les clôtures électriques et les dispositifs à détection de mouvement, devraient être mis à l’essai dans les conditions locales. Des zones tampons plantées de cultures moins attrayantes pour les macaques, comme les agrumes, pourraient également contribuer à protéger les vergers de grande valeur.

Le soutien financier a lui aussi son importance. La stratégie de conservation de l’Algérie pour le macaque de Barbarie prévoit des compensations pour les pertes subies, mais de telles mesures n’avaient pas été mises en œuvre dans notre zone d’étude. Des programmes de compensation ou de subventions pourraient alléger le fardeau économique des fermiers tout en réduisant les incitatifs à abattre ces animaux.

La protection du macaque de Barbarie ne se limite pas à des interventions ciblant les animaux eux-mêmes. Elle passe par la préservation de leur habitat, la mise en place de mesures de dissuasion sûres et efficaces, le renforcement de l’éducation environnementale et la poursuite des recherches visant à mieux comprendre et gérer leurs interactions avec les humains.

Cet article est cosigné par Mohammed Khalil Mellal, chercheur au Centre de recherche en technologies agroalimentaires de Béjaïa, en Algérie.

La Conversation Canada

Rassim Khelifa bénéficie d’un financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et d’une chaire de recherche du Canada de niveau 2. Il est membre du Centre québécois des sciences de la biodiversité et expert au sein du Groupe de spécialistes des libellules de la CSE de l’UICN.

– ref. La protection des espèces menacées doit passer par la préservation de leurs habitats et celle des humains avec qui elles cohabitent – https://theconversation.com/la-protection-des-especes-menacees-doit-passer-par-la-preservation-de-leurs-habitats-et-celle-des-humains-avec-qui-elles-cohabitent-293756

Les adultes qui ont vécu le rationnement du sucre quand ils étaient bébés sont moins à risque de cancer

Source: The Conversation – in French – By Weilong Zhang, Associate Professor of Economics, University of Cambridge

La quantité de sucre que vous avez consommée avant votre deuxième anniversaire pourrait-elle influencer votre santé des décennies plus tard, voire jusqu’à vos 70 ans ?

Une nouvelle étude menée par mes collègues et moi-même suggère que la réponse pourrait être oui. Les personnes qui ont été moins exposées au sucre au cours de leurs premières années de vie étaient beaucoup moins susceptibles de développer plusieurs types de cancer plus tard dans leur vie. Elles présentaient également des signes de vieillissement biologique plus lent. Nous avons également constaté que, même à l’âge adulte, elles continuaient à consommer moins de sucre et avaient une alimentation globalement plus saine.

Ce n’est pas une question facile à étudier dans la vie réelle. Les chercheurs ne peuvent évidemment pas mener une telle expérience sur de vrais bébés, en les divisant en groupes pour donner du sucre à un groupe, puis attendre 70 ans pour voir ce qui se passe.

Mais le rationnement du sucre en Grande-Bretagne après la guerre a offert une alternative unique. Après la Seconde Guerre mondiale, le sucre est resté rationné en Grande-Bretagne pendant plusieurs années. Quand le rationnement a pris fin, en septembre 1953, la consommation de sucre a presque doublé. Cela signifiait que des enfants nés à quelques mois d’intervalle présentaient des niveaux d’exposition au sucre très différents, tant in utero que pendant la petite enfance.

Les premiers 1000 jours

Pour notre étude, nous avons utilisé les données de plus de 64 000 personnes nées en Grande-Bretagne entre 1951 et 1956. Les personnes nées plus tôt ont passé une plus grande partie de leurs 1 000 premiers jours sous un régime de rationnement du sucre, tandis que celles nées plus tard en ont de moins en moins fait l’expérience.

Par premiers 1 000 jours, nous entendons la période allant de la conception au deuxième anniversaire de l’enfant. Il s’agit d’une étape cruciale, car le corps se développe très rapidement. Les organes se développent, le métabolisme se met en place et le système immunitaire arrive à maturité.

Les préférences alimentaires et gustatives commencent également à se former au cours de cette période. Bien que 1 000 jours constituent une période relativement courte, les effets de l’environnement alimentaire durant cette phase peuvent perdurer tout au long de la vie d’une personne.

Pour suivre les cas de cancer, nous avons utilisé la UK Biobank — une immense base de données sur la santé qui suit les participants pendant des décennies et consigne, entre autres, qui développe un cancer et à quel moment.

Nous avons constaté que les personnes ayant connu des périodes plus longues de rationnement du sucre au cours de leurs 1 000 premiers jours présentaient une incidence plus faible de cinq types de cancer : le cancer du sein, de la prostate, du foie, du rectum et du poumon. L’effet était le plus marqué pour le cancer du foie, dont les taux étaient inférieurs d’environ 69 %, et le plus faible — bien que toujours significatif — pour le cancer du sein, avec une baisse de 36 %. Il est important de noter que ces différences n’ont commencé à apparaître que plusieurs décennies après la fin du rationnement du sucre.

Mesurer la longueur des télomères

Nous avons également constaté que l’exposition au rationnement du sucre est liée au vieillissement biologique. L’âge biologique n’est pas la même chose que l’âge chronologique. Deux personnes peuvent toutes deux avoir 70 ans, tandis que leurs cellules et leur système immunitaire présentent des niveaux de vieillissement différents.

L’une des façons de mesurer le vieillissement biologique consiste à évaluer la longueur des télomères. Les télomères sont des structures protectrices situées aux extrémités des chromosomes. À mesure que les cellules vieillissent, les télomères raccourcissent généralement.

Les télomères expliqués.

Nous avons constaté que les personnes ayant connu des périodes plus longues de rationnement du sucre au cours de leurs 1 000 premiers jours de vie présentaient des télomères plus longs. D’après nos estimations, cette différence équivaut à environ 2,2 ans de ralentissement du vieillissement biologique.

Nous avons également observé des niveaux plus faibles d’une protéine appelée granzyme B, dont le taux augmente lorsque le système immunitaire fonctionne à plein régime depuis des années — un autre signe d’un vieillissement plus lent au niveau cellulaire. Pris dans leur ensemble, ces résultats suggèrent qu’une exposition moindre au sucre au début de la vie pourrait être liée à un vieillissement plus lent au niveau cellulaire.

Une habitude qui a duré 50 ans

Ce qui est toutefois le plus surprenant, ce ne sont pas les résultats concernant le cancer ni les marqueurs biologiques du vieillissement. C’est la façon dont l’exposition au sucre au début de la vie a continué d’influencer l’alimentation des personnes, même 50 ans plus tard.

Nous avons constaté que les personnes ayant connu un rationnement du sucre tôt dans leur vie consommaient toujours moins de sucre à l’âge adulte, vers 50 ans. Elles mangeaient également moins en général, et leur alimentation était plus saine et plus variée. Cela suggère que le niveau de sucré auquel les gens sont exposés très tôt dans leur vie pourrait façonner leurs préférences gustatives pendant longtemps.

Deux mécanismes semblent être à l’œuvre. L’un est biologique : la nutrition précoce pourrait influencer le développement du métabolisme, des organes et du système immunitaire. L’autre est comportemental : le goût pour une saveur moins sucrée, acquis tôt, semble perdurer.


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Une autre étude, portant sur la fin du rationnement du sucre en Grande-Bretagne, a également révélé que les personnes ayant connu un rationnement plus strict du sucre au début de leur vie présentaient un risque moindre de diabète de type 2 et d’hypertension. Une étude récente s’appuyant sur la même date de fin du rationnement du sucre en Grande-Bretagne a mis en évidence une diminution des risques de démence et de la maladie d’Alzheimer, tandis qu’une autre étude a fait état d’une diminution des risques de maladies cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Cela ne signifie pas que les enfants ne devraient pas consommer de sucre du tout. Et cela ne signifie certainement pas qu’un rationnement du sucre comme celui de l’après-guerre soit une politique souhaitable. Ce que ces données historiques montrent, c’est que, durant une période critique du développement, même des différences relativement minimes dans l’exposition au sucre sur une courte période peuvent avoir des effets encore observables un demi-siècle plus tard.

Les enfants ne se souviennent peut-être pas de ce qu’ils mangeaient avant l’âge de deux ans. Mais leur santé future, leur corps et même leurs préférences gustatives peuvent encore porter l’empreinte de ces expériences vécues très tôt dans leur vie.

La Conversation Canada

Weilong Zhang ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Les adultes qui ont vécu le rationnement du sucre quand ils étaient bébés sont moins à risque de cancer – https://theconversation.com/les-adultes-qui-ont-vecu-le-rationnement-du-sucre-quand-ils-etaient-bebes-sont-moins-a-risque-de-cancer-290032

Lo que los disturbios de Francia enseñan a España sobre la gestión de emergencias

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Medina Morales, Profesor de Geografía, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

Un bombero intenta extinguir las llamas de un coche incendiado durante las protestas del pasado día 17 de octubre en París. Jorge Jaramillo/Wikimedia Commons, CC BY

Una ambulancia necesita llegar a una vivienda, pero la calle está cortada. A unas manzanas, los bomberos atienden un incendio mientras llegan nuevos avisos. En otro barrio, una persona espera asistencia por un problema de salud ajeno a los disturbios…

Es una escena hipotética, pero plantea una pregunta concreta: ¿cómo garantizar la atención de emergencias cuando una ciudad atraviesa una crisis social?

Los incendios, saqueos y enfrentamientos registrados en Francia durante las movilizaciones del 17 de octubre permiten abordar esa misma necesidad desde un escenario diferente. Una nevada como la que tuvo lugar en Madrid en enero de 2021 (Filomena) y unos disturbios tienen causas y dinámicas distintas, pero pueden plantear un problema operativo común: vías bloqueadas, dificultades de acceso y múltiples necesidades de asistencia al mismo tiempo.

Lo ocurrido en Francia en estos días debería servir para revisar nuestra preparación en España. No podemos dar por hecho que se reproducirán los mismos acontecimientos, pero sí aprovechar la experiencia para identificar dificultades, contrastar nuestros procedimientos y ensayar respuestas adaptadas a nuestras ciudades. La anticipación exige contemplar escenarios posibles antes de que se conviertan en urgencias.

Los confictos sociales son impredecibles

Una manifestación no constituye por sí misma una emergencia. Equiparar protesta y peligro impediría comprender qué necesita protección y cuándo debe intervenir cada servicio. Los conflictos sociales responden a dinámicas que no pueden reducirse a sus posibles consecuencias sobre la seguridad, por lo que resulta necesario distinguir entre las movilizaciones, los episodios violentos y los riesgos que puedan derivarse de ellos.

Un incendio puede amenazar a quienes viven sobre un comercio; una aglomeración puede dificultar la salida de personas; una vía bloqueada puede retrasar un desplazamiento sanitario. Son situaciones diferentes que requieren respuestas específicas.

Además, la población reúne posiciones y necesidades diversas: manifestantes, residentes, trabajadores, transeúntes y personas que necesitan cuidados. Pero también dispone de conocimientos sobre su entorno y de redes de apoyo que pueden resultar útiles durante una emergencia. La investigación reciente sobre resiliencia comunitaria destaca que la confianza, la comunicación y la cooperación favorecen el intercambio de información, el aprendizaje colectivo y la capacidad de respuesta ante situaciones críticas.

Más allá de los fenómenos naturales

Sería incorrecto afirmar que los sistemas de protección civil solo se preparan para fenómenos naturales. En Francia, el dispositivo ORSEC organiza la respuesta de seguridad civil y se articula con la planificación municipal e intermunicipal. La organización de los socorros contempla también acontecimientos de gran magnitud y la coordinación con otros sectores.

La Organización Mundial de la Salud dispone, asimismo, de una herramienta para evaluar distintos peligros en concentraciones multitudinarias: All-Hazards MG RA Tool. Su propósito es identificar riesgos y medidas que permitan reducirlos. No es un protocolo específico para disturbios, pero muestra que la preparación de grandes concentraciones requiere una evaluación que vaya más allá del número de asistentes.

La pregunta relevante es cómo funcionan los recursos y procedimientos cuando las condiciones cambian. Un documento no demuestra, por sí solo, que exista capacidad suficiente. Para valorar la respuesta francesa harían falta datos sobre despliegues, accesos, demanda asistencial y coordinación. Las imágenes de daños no permiten resolver esa evaluación.

El territorio condiciona la respuesta

Una ciudad no es una superficie uniforme. La anchura de las calles, los puentes, la ubicación de hospitales y parques de bomberos o la existencia de rutas alternativas condicionan los desplazamientos.

Además, las características del territorio no son únicamente físicas. Las condiciones de vida de la población, las redes vecinales y la disponibilidad de recursos también pueden influir en la capacidad de respuesta ante una emergencia.

Un corte de tráfico puede obligar a desviar una ambulancia, prolongando su recorrido y reduciendo temporalmente su disponibilidad para atender otros avisos. Las consecuencias dependerán de las rutas alternativas y de las características de cada barrio, por lo que la planificación debe contemplar tanto los focos de peligro como las conexiones necesarias para prestar ayuda.

Esta perspectiva obliga a preguntar qué sectores podrían quedar peor atendidos, dónde conviene situar apoyos y cómo actualizar las rutas cuando aparecen nuevos obstáculos.

Las urgencias cotidianas continúan

Una crisis visible puede concentrar la atención pública, pero siguen produciéndose infartos, accidentes domésticos y otras situaciones urgentes. La respuesta necesita atender los nuevos incidentes y preservar capacidad para esas demandas.

La preparación debería comprobar, mediante ejercicios, cómo solicitar refuerzos, redistribuir recursos y mantener cobertura si varias unidades quedan ocupadas. También debe prever cómo acceder a personas con movilidad reducida o necesidades de asistencia continuada.

Proteger a los equipos de intervención forma parte de esa tarea. Si no pueden acceder con seguridad, será necesario coordinar condiciones de entrada y alternativas asistenciales. Estas decisiones necesitan información compartida y responsabilidades claras.

Informar también es proteger

Durante una crisis urbana, una instrucción genérica puede resultar insuficiente. Quien debe acudir a un hospital necesita conocer los accesos disponibles; quien permanece en una vivienda próxima a un incendio requiere indicaciones ajustadas a ese peligro.

Además, percibir el riesgo no equivale a estar preparado. En un estudio reciente sobre percepción del riesgo, cultura de la autoprotección y preparación ante emergencias que realizamos en la Universidad de Macerata, en Italia, analizamos las respuestas de 174 participantes. Casi la mitad presentaba perfiles en los que la percepción del riesgo y la autoprotección declarada no se correspondían: algunos percibían un riesgo elevado, pero manifestaban menor preparación; otros mostraban la combinación inversa.

Aunque estos resultados proceden de un entorno universitario y no pueden trasladarse directamente a los disturbios urbanos, ilustran por qué conviene distinguir entre reconocer un peligro y disponer de recursos para afrontarlo.

La comunicación de una amenaza debe acompañarse de orientaciones comprensibles y aplicables. Desde esta perspectiva, la educación para la reducción del riesgo puede contribuir a que la población comprenda las recomendaciones, identifique los recursos disponibles y desarrolle capacidades para actuar ante situaciones de emergencia.

Una revisión sistemática reciente señala que las intervenciones educativas y las estrategias de apoyo social pueden favorecer la preparación ciudadana. Sin embargo, conocer los riesgos no siempre se traduce en una respuesta adecuada, ya que también intervienen factores como la confianza de las personas en su capacidad para actuar y el apoyo comunitario.

En un contexto de conflicto, importa distinguir las instrucciones de protección de los mensajes de confrontación política. La colaboración con interlocutores locales, cuando resulte viable, puede ayudar a conocer necesidades y hacer llegar avisos.

Cómo saber si estamos preparados

La preparación puede examinarse con preguntas concretas: ¿se ensayan incidentes simultáneos?, ¿existen alternativas si se bloquean accesos esenciales?, ¿comparten información los servicios?, ¿se contempla a quienes necesitan ayuda para desplazarse?, ¿participa la población en la identificación y preparación del riesgo?, ¿se revisa después lo que funcionó y lo que falló?

La respuesta debe poder adaptarse a una ciudad donde cambian los movimientos, los accesos y las necesidades. La medida más exigente es sencilla de ejecutar: que una persona pueda recibir ayuda cuando la necesita, incluso mientras a unas calles de distancia la ciudad vive una situación excepcional.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Lo que los disturbios de Francia enseñan a España sobre la gestión de emergencias – https://theconversation.com/lo-que-los-disturbios-de-francia-ensenan-a-espana-sobre-la-gestion-de-emergencias-294749

¿Por qué todos los carteles hechos con IA son iguales?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iria María Santos López, Profesora Ayudante Doctora en el Departamento de Ciencias de la Computación e IA, Universidade da Coruña

Esto es lo que pasa cuando le pides a Gemini que elabore un cartel para ilustrar un evento sobre las fiestas de pueblo. Gemini

Ayuntamientos, asociaciones vecinales, comisiones de fiestas y pequeños negocios presentan carteles para anunciar sus actividades. Algo está llamando la atención: muchos parecen pertenecer a un mismo universo visual.

No importa si se trata de una verbena, un festival musical o una fashion night local. Todos siguen un mismo patrón: colores y composiciones saturadas, imágenes hiperrealistas, tipografías y estilo similares…

El auge de la inteligencia artificial (IA) ha puesto este debate en el orden del día. Pero ¿estamos formulando bien la pregunta? Quizá la cuestión no sea por qué todos los carteles son iguales, sino por qué aceptamos formas cada vez más estandarizadas de comunicación visual.

La homogeneización comenzó antes

En la actualidad, la aparición de estética repetitiva se le atribuye a herramientas como DALL-E o Midjourney. Sin embargo, la tendencia es anterior.

La digitalización del diseño gráfico vino acompañada de bibliotecas de recursos prediseñados y bancos de imágenes. También de plataformas basadas en plantillas. Con ello, se democratizó el acceso al diseño. Las organizaciones sin recursos para contratar profesionales pudieron producir materiales visuales de forma económica y rápida. Por ejemplo, la aplicación web Canva está orientada a reproducir estilos y marcas de forma homogénea y cuenta con plantillas reutilizables para carteles.

La IA, por ende, no ha iniciado la estandarización visual, pero sí la está acelerando.

El problema no es la repetición, sino la escala

Los estilos gráficos siempre han circulado. Corrientes como el modernismo y el art déco crearon convenciones visuales compartidas y la misma historia del diseño demuestra que la repetición estética no significa falta de creatividad.

¿Cuál es la diferencia con la actualidad? La velocidad. Antes esto podía extenderse a lo largo de los años por medio de escuelas de diseño o tendencias. Ahora se instaura en cuestión de días.

Existen tutoriales para obtener imágenes impactantes con prompts: “ultra realistic”, “cinematic lighting”, “8K”, “epic composition”, etc. Si inicialmente muchos usuarios elegían la misma plantilla de Canva, ahora emplean los mismos prompts.

Es entonces, si muchas personas utilizan referencias y herramientas similares, cuando la diversidad visual se reduce. A mayor accesibilidad de las herramientas de creación, más probabilidades de que se repitan los recursos visuales.

Así, las imágenes parecen proceder todas de una misma fuente creativa.

El funcionamiento de los modelos generativos

Los sistemas de generación de imágenes se entrenan a partir de enormes colecciones de imágenes preexistentes. Su capacidad para producir nuevos contenidos viene de identificar patrones visuales en dichos conjuntos de datos.

Un estudio de la Univeresidad Francisco de Vitoria explica que la IA puede favorecer la repetición estilística. El mismo estudio concluye que puede aportar homogeneización estética por su dependencia de datos previos, sobre todo al usar las mismas instrucciones.

Cuantas más imágenes de entrenamiento, más capacidad para reproducir lo que estadísticamente ya funciona. Esto lleva a fórmulas visuales reconocibles como el maximalismo (que se resume en la premisa “más es más”) o lo kitch, tipografías efectistas idénticas, elementos mezclados, composiciones poco cuidadas y brillos llamativos.

La pérdida de identidad y localismo

Esta tendencia destaca en las fiestas populares y los eventos municipales. Antes, los carteles funcionaban como símbolos de identidad, transmitían cultura local, memoria colectiva y sentido de pertenencia, además de informar.

Las herramientas de IA se apoyan en repertorios visuales globales. El resultado de emplearlas es que fiestas distintas son representadas con códigos estéticos muy parecidos.

Cualquier evento comparte elementos visuales entre sí, no importa si es una feria medieval de Asturias o una celebración gastronómica de Andalucía. El uso de IA generativa deja a un lado las tradiciones que se quieren representar. Al no contar con una dirección artística definida, la singularidad se diluye. Incluso con conocimientos de diseño, los resultados logrados después de numerosas iteracciones no llegan a ser profesionales. Para solventar esto habría que decantarse por modelos más pequeños y especializados.

Sin embargo, lo que sí se puede intentar conseguir es una diferenciación con respecto a otros carteles.

Como ejemplo, para crear este cartel pensado para una fiesta de Pontedeume (Galicia) se le han tenido que dar a Copilot especificaciones muy concretas: colores en código hexadecimal, elementos representativos específicos, tipografías, estilo buscado y una imagen real de los mómaros, las máscaras gigantes típicas de la celebracón.

¿Por qué se ha tenido que añadir la imagen? Porque la propia máquina confesó que “la IA se puede alejar fácilmente de los tópicos gráficos de las fiestas populares, pero tiene más dificultades para representar elementos patrimoniales muy específicos de una comunidad cuando esos elementos no forman parte del repertorio visual global con el que fue entrenada. Si quisiéramos llegar a un cartel verdaderamente identitario, el siguiente paso sería trabajar con una referencia exacta de los mómaros reales (fotografía o ilustración de referencia) para que la identidad eumesa prevalezca sobre los patrones genéticos de la IA”.

En resumen, un usuario promedio debe aprender qué prompts enviar para usar la IA lo mejor posible.

El atractivo del diseñador

Existe miedo por la desaparición de empleos como impacto de la IA. A pesar de ello, el valor del conocimiento cultural, el trabajo creativo y la dirección artística realmente aumenta.

Las organizaciones que lograrán diferenciarse serán las que sepan qué imágenes producir, qué elementos culturales incorporar, qué referencias evitar y cómo construir una identidad visual distintiva.

Para conseguirlo resulta importante contar con el rol de diseñador en el equipo. Sin duda, la IA cambiará el futuro del trabajo, pero no lo hará desaparecer.

La estandarización digital ha dejado de lado lo auténtico en favor de lo predecible. Esto empezó con las plantillas y ahora continúa con los modelos generativos. Así, las herramientas creadas para ampliar el acceso a la creatividad han desembocado en una uniformidad visual, no por falta de posibilidades sino porque las personas tienden a utilizar los caminos más sencillos.

¿Para qué pensar si la IA ya lo hace? Tal vez la diferenciación se encuentre entonces en escapar de las facilidades.


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The Conversation

Iria María Santos López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Por qué todos los carteles hechos con IA son iguales? – https://theconversation.com/por-que-todos-los-carteles-hechos-con-ia-son-iguales-293759

La salud como nuevo ideal de belleza: cuando el cuerpo perfecto empezó a llamarse “saludable”

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Guadalupe Melendez González-Haba, Profesora Ayudante Doctora del área de Comunicación Audiovisual y Publicidad, Universidad de Cádiz

Lomb/Shutterstock

Hace unas décadas, la publicidad del cuidado personal recurría sin demasiados rodeos a la belleza. Cremas, alimentos y tratamientos prometían una piel más joven, una figura más esbelta y un aspecto más atractivo. Y la delgadez ocupaba un lugar destacado dentro de ese modelo de cuerpo.

Hoy, el panorama parece diferente. Los anuncios hablan cada vez más de bienestar, prevención y autocuidado. Muchos productos ya no prometen solo mejorar nuestro aspecto, sino cuidar “en profundidad” la piel y ayudarnos a llevar una vida saludable.

Podríamos pensar que este nuevo lenguaje refleja también un cambio en los modelos de belleza. Sin embargo, las imágenes siguen mostrando cuerpos bastante conocidos: jóvenes, delgados, activos y con pocas imperfecciones visibles. Las palabras han cambiado más que los cuerpos que las acompañan.

Cuando la salud adopta la imagen de la belleza

La salud depende del cuerpo, pero también de la mente, de nuestro entorno y de nuestras circunstancias. Trasladar todo eso a una imagen publicitaria no es fácil.

Por eso, la publicidad recurre a señales que podamos reconocer con rapidez. Un cuerpo joven y activo o una piel cuidada sirven para representar el bienestar. El problema es que tener ese aspecto y estar sano no son necesariamente la misma cosa.

Durante mucho tiempo, los anuncios apelaron de forma directa al deseo de resultar más atractivos. Ahora muchos de esos mismos rasgos “bellos” aparecen relacionados con la salud y el cuidado personal.

Este cambio importa porque no valoramos igual la belleza que la salud. Podemos rechazar un canon estético, considerarlo una moda o decidir que no nos interesa. Pero resulta bastante difícil aparcar la idea de cuidarse, de estar sanos.

Y acabar relacionando un determinado aspecto físico con llevar una vida saludable es un error, dado que nuestro aspecto depende de muchos factores y no solo de cuánto nos cuidemos.

Hay además una cuestión que suele quedar en segundo plano. No todas las formas de bienestar están al alcance de todos. Comer de cierta manera, acudir al gimnasio o disponer de tiempo para hacer ejercicio requiere recursos. Lo mismo ocurre con algunos tratamientos y productos de cuidado personal. Por eso, ciertas imágenes del bienestar también hablan de formas de vida y posibilidades de consumo.

¿Qué hacemos con las imperfecciones?

Esta forma de entender el cuerpo se aprecia muy bien en las llamadas “imperfecciones”. Arrugas, manchas, celulitis, flacidez o canas aparecen como rasgos sobre los que podemos actuar. Junto a ellas encontramos palabras como corregir, reducir, combatir o reparar.

Estamos tan acostumbrados a este vocabulario que apenas nos llama la atención. Pero no es lo mismo decir que una crema hidrata que afirmar que combate una arruga. En el segundo caso el mensaje también nos indica qué debemos considerar un problema.

Muchas de estas características forman parte del envejecimiento o, sencillamente, de la diversidad de los cuerpos. Cuando se presentan una y otra vez como algo que debemos corregir pueden cambiar nuestra forma de mirarlas. También pueden influir en lo que entendemos por un cuerpo cuidado y saludable.

Esta presión no ha afectado por igual a hombres y mujeres, sobre todo en lo referente al peso, el envejecimiento y la corrección de algunos rasgos físicos.

Un discurso que ya no procede solo de la publicidad

Los modelos de cuerpo sano asociado a la delgadez y una concepción estrecha de la belleza aparecen también en las redes sociales, la moda, el entretenimiento y la industria del bienestar. Además, las fronteras entre estos espacios son cada vez menos claras.

Un vídeo sobre alimentación o con una rutina de ejercicio puede incluir la promoción de un producto. La frontera entre recomendación personal y mensaje comercial no está del todo clara.

Esto no quiere decir que hablar de salud sea contraproducente. Hacer ejercicio, cuidar la alimentación o utilizar productos de cuidado personal puede contribuir a nuestro bienestar. El problema aparece cuando todas estas prácticas se representan mediante un abanico muy reducido de cuerpos. Una persona puede estar sana sin ser joven, delgada o musculosa. Las arrugas, las canas o la celulitis tampoco nos dicen por sí solas cuál es nuestro estado de salud.

Durante años hemos aprendido a reconocer y cuestionar los modelos de belleza que propone la publicidad. Ahora el reto puede ser algo más difícil: reconocer esos mismos ideales cuando ya no se presentan como belleza, sino como bienestar, autocuidado y salud.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. La salud como nuevo ideal de belleza: cuando el cuerpo perfecto empezó a llamarse “saludable” – https://theconversation.com/la-salud-como-nuevo-ideal-de-belleza-cuando-el-cuerpo-perfecto-empezo-a-llamarse-saludable-289090

¿Qué sabemos de la utilidad del ejercicio físico en pacientes de cáncer infantil?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sergio Muñoz Beato, Docente asociado en el grado de fisioterapia en la Universidad CEU Cardenal Herrera. Fisioterapeuta pediátrico en Hermanas Hospitalarias de Valencia. Fundador y coordinador de la asociación A Contracorrent. Doctorando en la Universidad de Valencia, Universidad CEU Cardenal Herrera

ABO PHOTOGRAPHY/Shutterstock

Cuando un menor recibe un diagnóstico de cáncer, la reacción natural es protegerlo: “Descansa”. La fatiga, las náuseas, el dolor, la anemia y el miedo parecen justificarlo. Sin embargo, convertir el reposo en la respuesta automática también tiene un coste: puede empeorar la pérdida de capacidad física, dificultar la vida diaria y reducir la participación en el juego, la escuela y las relaciones sociales.

El coste invisible de no moverse

En los pacientes pediátricos de cáncer, el tratamiento farmacológico puede reducir la fuerza, la función física y la capacidad cardiorrespiratoria, a lo que se suman las hospitalizaciones, el aislamiento y los horarios médicos.

Además, los espacios no siempre facilitan el movimiento. La inactividad puede alimentar un círculo progresivo de pérdida de condición física y menor capacidad para participar en las actividades cotidianas.

Una síntesis de 27 investigaciones recoge cómo experimentan la actividad física niños, niñas y adolescentes afectados por la enfermedad. La fatiga, el dolor y las limitaciones asociadas al tratamiento pueden actuar como barreras, aunque asimismo influyen el entorno hospitalario y el temor familiar a que los pacientes se muevan.

En cambio, una actividad divertida, flexible, elegida y adaptada puede reforzar la sensación de capacidad y la conexión social. También favorecería la participación en actividades cotidianas, siempre que su estado clínico lo permita.

Qué ha cambiado en 2026

En junio de 2026, el Colegio Americano de Medicina Deportiva publicó las primeras recomendaciones de ejercicio elaboradas específicamente para población infantil y adolescentes con cáncer.

Un grupo internacional de expertos examinó más de 12 000 estudios para determinar qué resultados cuentan con la suficiente evidencia como para orientar la práctica. Pues bien, el consenso concluye que existe evidencia de calidad moderada (hay cuatro grados: alta, moderada, baja y muy baja) de que combinar ejercicio aeróbico y de fuerza puede mejorar la fuerza muscular y la función física de los pacientes.

También hay pruebas científicas moderadas de que el ejercicio aeróbico puede mejorar la capacidad cardiorrespiratoria después del tratamiento, especialmente entre supervivientes de leucemia linfoblástica aguda. En otros casos, la evidencia sigue siendo insuficiente.

Para mejorar fuerza y función, los expertos recomendaron sesiones supervisadas que combinen ambos tipos de ejercicio, de 30 a 45 minutos, dos o tres veces por semana y durante al menos ocho semanas. Pueden incluir bicicleta, carrera, juegos con balón o actividades de fuerza adaptadas a la edad. Esta pauta debe individualizarse según el diagnóstico, el tratamiento, el estado clínico, los síntomas y las preferencias de quien participa.

Seguro no significa sin condiciones

Un estudio observacional realizado durante tres años en seis centros hospitalarios documentó 178 eventos adversos en 74 083 sesiones supervisadas: uno por cada 416 sesiones. Tres de cada cuatro fueron leves, solo tres se clasificaron como graves, ninguno puso en peligro la vida y 151 se consideraron relacionados con el ejercicio.

Son datos tranquilizadores, pero deben interpretarse en su contexto. Proceden de programas dirigidos por profesionales con formación específica y adaptados a cada participante. No demuestran que cualquier ejercicio sea seguro en cualquier contexto.

La fiebre, el riesgo de infección y ciertas alteraciones en los análisis de sangre pueden exigir adaptar, aplazar o interrumpir la actividad. También pueden hacerlo los problemas cardiovasculares o respiratorios, una cirugía reciente o un riesgo elevado de caída o fractura. La seguridad exige valoración individual, información clínica actualizada, supervisión y comunicación con el equipo sanitario.

Infografía sobre ejercicio y oncología pediátrica. Resume los beneficios respaldados, una orientación de 30 a 45 minutos dos o tres veces por semana durante al menos ocho semanas y los datos de seguridad de 74.083 sesiones supervisadas.
Qué puede aportar el ejercicio, qué orientación práctica proponen las recomendaciones y qué muestran los datos de seguridad en programas supervisados de oncología pediátrica.
Sergio Muñoz Beato, con apoyo de ChatGPT (OpenAI), CC BY

Qué puede aportar el ejercicio y qué queda por demostrar

El ejercicio forma parte del cuidado de apoyo, pero no sustituye a la quimioterapia, la radioterapia, la cirugía ni a otras intervenciones necesarias. Tampoco se ha demostrado que cure el cáncer infantil o aumente la supervivencia. Descansar sigue siendo imprescindible en determinados momentos.

Una revisión sistemática y metaanálisis de 24 ensayos encontró resultados favorables en la fatiga, la fuerza muscular, la distancia recorrida en seis minutos y la función social. No observó mejoras estadísticamente significativas en la calidad de vida, el equilibrio o el consumo máximo de oxígeno. Tampoco encontró mejoras en los síntomas depresivos.

La certeza de los resultados osciló entre muy baja y moderada. Aunque hay motivos para incorporar el ejercicio con objetivos concretos, faltan estudios sólidos para conocer hasta dónde llegan sus efectos.

El siguiente reto: llevarlo a la práctica

El reto ya no es solo demostrar que moverse puede ayudar. También hay que conseguir que esta posibilidad llegue a las familias.

El marco europeo FORTEe señala que estos programas todavía no forman parte habitual de la atención en gran parte de Europa. Para integrarlos propone autorización médica previa e información clínica actualizada. Además, recomienda profesionales cualificados, espacios adecuados y un registro sistemático de los incidentes.

La participación debe ser voluntaria. Cada participante debe poder expresar sus preferencias. Si ese día no se encuentra bien, puede rechazar la sesión y retomarla más adelante.

Adaptar no consiste solo en calcular una intensidad. También implica escuchar qué le gusta al paciente, qué teme, cuáles son sus objetivos y qué puede hacer ese día. Un día será pedalear o lanzar una pelota; otro, levantarse de una silla o caminar unos pasos por el pasillo.

El cáncer ocupa una parte inevitable de la historia clínica, pero no debería ocupar toda la infancia. Cuando el estado clínico lo permite, conservar el movimiento ayuda a mantener espacios de juego, autonomía y relación con los demás.

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Sergio Muñoz Beato no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Qué sabemos de la utilidad del ejercicio físico en pacientes de cáncer infantil? – https://theconversation.com/que-sabemos-de-la-utilidad-del-ejercicio-fisico-en-pacientes-de-cancer-infantil-292017

Los bosques fragmentados por la actividad humana pueden albergar más especies de aves si están rodeados de vegetación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Anderson Saldanha Bueno, Professor, Instituto Federal Farroupilha (IFFar)

“Las áreas naturales más grandes son las que más especies albergan”. Esta es una de las reglas más sólidas de la ecología que justifica por qué las áreas más extensas suelen recibir mayor prioridad en las estrategias de conservación. En paisajes fragmentados, esta lógica también derivó en que los fragmentos forestales más pequeños fueran vistos como ambientes de menor valor para la biodiversidad.

No obstante, como demuestra nuestro estudio publicado en la revista Proceedings of the National Academy of Sciences, cuando el entorno es favorable, los fragmentos de bosque pequeños pueden albergar muchas más especies de aves de lo que se esperaría considerando únicamente su tamaño.

Paisajes forestales fragmentados y la contribución del entorno

Los paisajes forestales modificados por actividades humanas están formados por fragmentos de bosque de diferentes tamaños, rodeados por otros tipos de ambientes, conocidos en su conjunto como matriz. Esta puede ser terrestre, como pastizales para ganado, cultivos y áreas urbanas, o acuática, como los embalses de centrales hidroeléctricas. El entorno de los fragmentos también puede además incluir vegetación arbórea: árboles dispersos o bosque de ribera, entre otros ejemplos.

Para comprender bien el papel de estos entornos, nuestro equipo reunió datos de casi 2 000 especies de aves registradas en más de mil remanentes forestales tropicales y subtropicales, distribuidos en 50 paisajes de 17 países de América, África y Asia. El estudio comparó fragmentos forestales rodeados por matrices terrestres modificadas por la ganadería, la agricultura y la urbanización con islas forestales formadas por embalses hidroeléctricos.

Las islas en embalses, porciones de tierra rodeadas de agua tras la creación de un lago artificial o presa, representan un escenario extremo de fragmentación debido a la hostilidad ecológica de la matriz.
Al compararlas con fragmentos forestales rodeados pudimos medir cuánto puede aumentar el cambio de la matriz, de agua a tierra, el número de especies de aves en bosques del mismo tamaño.

Con imágenes satelitales también calculamos la cantidad de vegetación arbórea que rodea los remanentes forestales, considerando distancias de entre 50 y 2 000 metros. Lo que nos permitió identificar hasta qué distancia del bosque el incremento de vegetación arbórea ejerce su mayor contribución sobre las especies de aves.




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El número de especies aumenta en entornos más favorables

Los fragmentos rodeados por matrices terrestres tuvieron más especies que las islas de embalses. Esta diferencia en el número de especies aumenta a medida que disminuye el área del fragmento. Por ejemplo, un fragmento forestal de una hectárea puede tener más del doble de especies que islas del mismo tamaño.

La cantidad de vegetación arbórea alrededor de los remanentes forestales también importa. Tanto en fragmentos como en islas, si aumenta la cantidad de árboles en el entorno –especialmente dentro de un radio de 300 metros– las extinciones locales disminuyen. El beneficio es aún mayor para las aves dependientes del bosque, que son las más sensibles a la deforestación.

Cómo las especies perciben el ambiente

Las aves que viven en fragmentos forestales no están necesariamente confinadas a su interior. Cuanto menos hostil sea la matriz y mayor sea la cantidad de vegetación arbórea en las cercanías, más especies podrán desplazarse entre fragmentos y alimentarse de recursos disponibles en la matriz, como insectos y néctar de flores.

Pero la capacidad de volar de las aves no garantiza un libre desplazamiento por la matriz y entre áreas forestales. Algunas especies adaptadas a vivir bajo la sombra del bosque tienden a evitar la exposición a ambientes abiertos. Además, muchas especies se desplazan por el interior del bosque sin necesidad de realizar grandes vuelos. Por ello, incluso caminos de tierra pueden limitar el movimiento de aves entre fragmentos vecinos.

El desplazamiento de las aves por el paisaje es importante porque los fragmentos de bosque donde las especies se extinguieron localmente pueden volver a albergarlas, procedentes de otros fragmentos. Para que este proceso de recolonización ocurra, son necesarias dos condiciones: las especies deben ser capaces de atravesar la matriz y debe haber fragmentos cercanos o vegetación arbórea a lo largo del trayecto, como árboles dispersos y bosques de ribera, que faciliten el desplazamiento entre fragmentos más distantes.

El entorno es más importante para los fragmentos pequeños

En fragmentos grandes, las especies encuentran alimento, refugio y espacio suficientes para sobrevivir. En cambio, en los pequeños, el espacio y los recursos pueden ser insuficientes para sostener varias poblaciones de aves. Sin embargo, cuando las aves logran utilizar recursos fuera del fragmento y alcanzar otras áreas de bosque, pasan a utilizar un área mayor que los límites del fragmento. Por eso, los fragmentos pequeños en un entorno favorable son capaces de albergar más especies.

Y la mayoría de los fragmentos de bosque son pequeños. Los paisajes fragmentados en regiones tropicales y subtropicales están compuestos, en su inmensa mayoría, por fragmentos muy pequeños. En el Bosque Atlántico de América del Sur, el 80 % de los fragmentos forestales tiene menos de 5 hectáreas. Esto significa que la biodiversidad necesita contar con un entorno favorable para garantizar su mantenimiento en los pequeños bosques que quedan.




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Implicaciones para la conservación

Pequeños aumentos de vegetación arbórea dentro de un radio de 300 metros de los fragmentos pueden reducir significativamente la pérdida de especies. Esto significa que acciones locales pueden generar beneficios reales para la biodiversidad: plantar árboles, restaurar bosques de ribera, recuperar áreas degradadas y ampliar sistemas agroforestales –como plantaciones de café y cacao– pueden hacer que los paisajes productivos sean más favorables para la vida silvestre.

En un mundo donde los hábitats naturales continúan reduciéndose, este es un mensaje de esperanza. La protección de bosques y otros hábitats naturales es, y seguirá siendo, la estrategia central para la conservación de la biodiversidad. Sin embargo, lo que nuestro estudio demuestra es que la conservación no debe detenerse en los límites de los bosques. Al combinar la protección de los bosques con la mejora del entorno, estaremos aumentando el valor de conservación de los fragmentos forestales, especialmente de los más pequeños, que son los más comunes en paisajes modificados por actividades humanas.

El tamaño es crucial, pero no lo es todo: lo que está fuera del fragmento de bosque también determina la cantidad de especies que puede llegar a albergar.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Los bosques fragmentados por la actividad humana pueden albergar más especies de aves si están rodeados de vegetación – https://theconversation.com/los-bosques-fragmentados-por-la-actividad-humana-pueden-albergar-mas-especies-de-aves-si-estan-rodeados-de-vegetacion-286626

Cómo los juegos de mesa preparan para el mundo laboral

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Azael J Herrero, Catedrático y coordinador de LudIA., Universidad Europea Miguel de Cervantes

Hryshchyshen Serhii/Shutterstock

Cuatro personas intentan detener una epidemia mundial. Una propone una estrategia, otra insiste en seguir un plan diferente y una tercera apenas consigue hacerse escuchar. Deben ponerse de acuerdo cuanto antes porque, si fracasan, perderán todos.

No estamos ante una reunión de emergencia, sino ante una partida de Pandemic, un juego de mesa en el que los participantes deben colaborar para conseguir un objetivo común.

Pero aunque la salud de la población mundial realmente no esté en peligro, y más allá de haber pasado un buen rato, jugar a Pandemic tiene otros efectos a medio plazo: practicamos habilidades sociales que contribuyen al trabajo en equipo.

Más que diversión

Saber escuchar, expresar nuestras opiniones, negociar, resolver conflictos o colaborar con los demás son capacidades fundamentales en nuestra vida cotidiana. También resultan esenciales en el ámbito profesional, donde no basta con dominar los conocimientos técnicos. Necesitamos relacionarnos eficazmente con otras personas.




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Estas capacidades, conocidas como habilidades blandas o competencias transversales, no siempre son fáciles de enseñar. Aquí es donde los juegos de mesa modernos pueden desempeñar un papel interesante. Algunos plantean situaciones que nos obligan a comunicarnos, tomar decisiones conjuntas, defender argumentos o adaptarnos a los demás. Cada juego es diferente, pero todos proporcionan diversión y un trabajo de habilidades en un entorno controlado y seguro.

En La Isla Prohibida, todos los jugadores persiguen un mismo objetivo y deben coordinar sus acciones para conseguirlo: o recuperan entre todos cuatro tesoros de una isla que se está hundiendo o pierden la partida. En Point of View, los participantes deben compartir información para poder resolver cada uno de los enigmas. En Blood on the Clocktower, un juego de roles ocultos, es fundamental argumentar, interpretar qué dicen los demás y detectar contradicciones. Aunque sus temáticas sean diferentes, todos generan situaciones sociales que también encontramos fuera del tablero.

Jugar no es sólo cosa de niños

Desde hace años, el juego se utiliza en colegios e institutos para favorecer el aprendizaje, la convivencia y las habilidades sociales. Nos parece natural que los niños aprendan jugando. Sin embargo, cuando hablamos de adultos, el juego suele quedar relegado al entretenimiento y al tiempo libre, como si hubiera perdido su valor educativo.

La investigación científica está contribuyendo a cambiar esta percepción. Los juegos de mesa en personas mayores han demostrado mejorar capacidades cognitivas como la memoria, la atención, la fluidez verbal y determinadas funciones ejecutivas, así como en aspectos relacionados con el bienestar emocional, las relaciones sociales y la calidad de vida. Algunas investigaciones apuntan incluso a que pueden contribuir a ralentizar el deterioro cognitivo asociado al envejecimiento.

Durante la vida adulta seguimos necesitando desarrollar capacidades como la planificación, la toma de decisiones, la flexibilidad mental o el control de los impulsos. Igualmente habilidades sociales como escuchar, colaborar con personas diferentes o gestionar desacuerdos también deben trabajarse. Determinados juegos de mesa modernos ofrecen oportunidades para poner en práctica estas capacidades de forma simultánea.

Jugar en la universidad

La universidad tiene entre sus responsabilidades preparar a los estudiantes para su incorporación al mundo laboral. Esta preparación no debería limitarse a la adquisición de conocimientos específicos de cada titulación: también debería proporcionar oportunidades para desarrollar competencias transversales. Aunque los estudiantes realizan numerosos trabajos grupales a lo largo de sus estudios, trabajar junto a otras personas no significa necesariamente aprender a trabajar en equipo. Para conseguirlo, es importante crear experiencias que permitan practicar esas habilidades y reflexionar sobre ellas.

Con esta idea, en la Universidad Europea Miguel de Cervantes de Valladolid hemos desarrollado el programa el programa Ludo Skills: durante 12 semanas, 15 estudiantes universitarios participaron en 24 sesiones de juegos de mesa modernos, seleccionados bespecíficamente para favorecer la comunicación, la cooperación, la negociación y la toma de decisiones compartidas. Para valorar los resultados, comparamos su evolución con la de otros 52 estudiantes que no participaron en el programa.

Tabla con los juegos de mesa utilizados en el proyecto según su temática y las habilidades que destacan.
Tabla con los juegos de mesa utilizados en el proyecto según su temática y las habilidades que destacan.
Elaboración propia con ayuda de IA.

Al finalizar la experiencia, quienes habían participado en Ludo Skills mostraron una evolución más favorable en sus habilidades sociales, su actitud hacia el trabajo en equipo y la percepción de sus propias competencias para colaborar con otras personas. También observamos mejoras en comportamientos tan cotidianos como expresar sentimientos positivos, afrontar situaciones incómodas, pedir disculpas o saber decir que no.




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En relación con el trabajo en equipo, los participantes mostraron una actitud más favorable hacia la colaboración y una mejor percepción de su capacidad para establecer objetivos comunes, resolver problemas, compartir información y contribuir al esfuerzo colectivo.

Estos resultados son especialmente interesantes porque hablamos de competencias que resultan útiles en numerosos contextos profesionales, independientemente de la titulación que se esté cursando. Aunque todavía necesitamos investigar si las mejoras se mantienen en el tiempo y se trasladan a situaciones laborales reales, la experiencia apunta al potencial educativo de los juegos de mesa en la universidad.

No es solo jugar por jugar

Tan importante como jugar es reflexionar sobre lo sucedido durante la partida. Por eso, también dedicábamos unos quince minutos a conversar sobre la experiencia. ¿Habíamos escuchado todas las opiniones? ¿Alguien había impuesto sus decisiones? ¿Cómo resolvimos los desacuerdos? ¿Qué podríamos hacer de otra manera? Los estudiantes pueden así reconocer comportamientos, identificar errores y pensar cómo mejorar.

En una sociedad cada vez más digitalizada, merece la pena prestar más atención a lo que sucede cuando varias personas se reúnen alrededor de una mesa. Porque, a veces, lo más importante de una partida no es quién gana, sino lo que aprendemos al jugar con los demás.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Cómo los juegos de mesa preparan para el mundo laboral – https://theconversation.com/como-los-juegos-de-mesa-preparan-para-el-mundo-laboral-293850

El camino que recorre un email cuando pulsamos “enviar”

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Dr. Horacio Gómez Rodríguez, Investigador en tecnologías aplicadas a la educación y Sistemas de comunicación y Redes de computadora, Universidad de Guadalajara

CC BY

Cada día enviamos millones de correos electrónicos. Escribimos un mensaje, añadimos un destinatario, adjuntamos un archivo y pulsamos un botón que parece hacer todo el trabajo: “Enviar”.

Podemos imaginar que el mensaje sale de nuestro ordenador o teléfono y llega directamente al dispositivo del destinatario. Sin embargo, detrás de esa acción cotidiana existe una infraestructura de servidores, redes, protocolos y sistemas de seguridad que trabajan en segundos para que la comunicación llegue a su destino.

El primer paso: el correo sale de nuestro dispositivo

Un correo electrónico no viaja como una carta digital que pasa de una computadora a otra. Antes, se convierte en información que debe organizarse, identificarse, transportarse y entregarse, mediante reglas que permiten comunicarse a millones de dispositivos conectados a internet.

Primero se establece una comunicación con el servidor de correo que gestiona el envío. Gmail, Outlook o cualquier otra aplicación de cliente de correo electrónico permiten crear el mensaje, adjuntar archivos y comunicarse con el servidor del proveedor correspondiente –Google para Gmail, Microsoft para Outlook, etc–.

Estos servidores funcionan como oficinas digitales que reciben y envían millones de mensajes por segundo.

Un lenguaje común para comunicarse

Para que diferentes sistemas puedan intercambiar datos, necesitan reglas comunes llamadas protocolos de comunicación. Son un conjunto de instrucciones que establecen cómo debe enviarse, recibirse e interpretarse la información.

En el caso del correo electrónico, uno de los protocolos principales es SMTP –Simple Mail Transfer Protocol–. Es el encargado de indicar: “este mensaje pertenece a este usuario, tiene este destinatario y debe entregarse a este servidor”.

Sin protocolos comunes, cada proveedor podría utilizar reglas diferentes, y enviar un correo entre sistemas distintos sería mucho más difícil.

¿Cómo sabe internet dónde entregar el correo?

Supongamos que enviamos un mensaje a usuario@universidad.edu. Una persona reconoce el nombre del destinatario y su institución, pero las computadoras necesitan localizar el servidor que recibe el correo de ese dominio.

Aquí interviene el Sistema de Nombres de Dominio (DNS), que funciona como una enorme agenda digital. Así como una persona busca un contacto por su nombre en un teléfono móvil y obtiene un número, las computadoras consultan el DNS para descubrir qué servidor corresponde a un determinado dominio.

Una vez localizado el destino, el mensaje debe atravesar diferentes redes –internet no es una única red, sino una enorme interconexión de redes–. En ese recorrido, pueden intervenir proveedores, centros de datos, routers y enlaces de comunicación. Los routers encaminan los paquetes hacia otras redes hasta acercarlos a su destino.

Eso sí, no existe una única ruta para todos los correos. El recorrido puede cambiar según la ubicación, la disponibilidad de las redes y las decisiones de los sistemas de direccionamiento.

Las capas invisibles que hacen posible un correo electrónico

La capa de transporte se ocupa de segmentar los datos, para mover por diferentes rutas el correo electrónico. Incluye el protocolo TCP (Protocolo de Control de Transmisión), que ayuda a organizar la comunicación y controlar que los datos lleguen correctamente y de forma completa. Si alguna parte se pierde, puede solicitarse nuevamente.

En la capa de internet, interviene el protocolo IP (Protocolo de Internet). Cada dispositivo utiliza una dirección IP que permite identificarlo y localizarlo dentro de la red. Esto hace posible que los paquetes de información puedan desplazarse desde el origen hasta el destino.

Finalmente, la información debe transmitirse mediante tecnologías como wifi, Ethernet, fibra óptica o redes móviles. Detrás de un mensaje, existen señales eléctricas, ondas de radio y otros sistemas de comunicación.

Después de recorrer internet, el email llega al servidor de correo del destinatario. Allí puede quedar almacenado hasta que la persona consulte su cuenta.
Mientras, protocolos como IMAP –Internet Message Access Protocol– permiten sincronizar los mensajes entre el servidor y diferentes dispositivos. Por eso, podemos consultar el mismo correo desde una computadora, un teléfono móvil o una tableta.

El correo no solo debe llegar, también debe protegerse

Los servicios de correo utilizan mecanismos de seguridad para proteger la comunicación. Uno de ellos es TLS (Transport Layer Security), que permite cifrar las conexiones entre dispositivos y servidores, para dificultad que terceros puedan interceptar la información por el camino.

Además, existen mecanismos de autenticación para reducir problemas como el correo no deseado o los mensajes fraudulentos.

Un botón pequeño detrás de una infraestructura enorme

La próxima vez que enviemos un correo, podemos recordar que detrás de ese pequeño botón existe una enorme infraestructura tecnológica donde intervienen aplicaciones, servidores, protocolos, DNS, routers, redes y mecanismos de seguridad.

En este escenario, internet funciona porque millones de dispositivos pueden comunicarse siguiendo reglas comunes. Y cada correo electrónico es una pequeña demostración de cómo esas reglas permiten que una idea escrita en una pantalla pueda llegar a otra persona en cuestión de segundos.


Eric Eduardo Angel Angel, alumno de la carrera de Ingeniería en Computación por la Universidad de Guadalajara, ha colaborado en la redacción de este artículo, como parte de su servicio social.


The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. El camino que recorre un email cuando pulsamos “enviar” – https://theconversation.com/el-camino-que-recorre-un-email-cuando-pulsamos-enviar-291805

¿Cómo detectar una imagen falsa hecha con IA, como las de León XIV en el hospital?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Anna Peirats, Catedrática de Humanidades, Universidad Católica de Valencia

El papa León XIV, saludando en una imagen real. Riccardo De Luca – Update/Shutterstock

“Nuestro Papa es fuerte, ya camina”. El 15 de octubre, dos días después de su operación, una publicación de Facebook mostraba a León XIV apoyado en un andador, con un portasueros a su lado, acompañado por personal sanitario y religiosas. El mensaje coincidía con la información del Vaticano, que había comunicado que el pontífice ya se había levantado tras su enfermedad e, incluso, caminaba por la habitación.

Sin embargo, la imagen era falsa. Se había generado con inteligencia artificial, como advertía en una esquina la pequeña etiqueta del generador de imágenes “Immagine AI”.

Una de las imágenes hechas con IA difundidas en redes sociales tras su operación, el 15 de octubre de 2026.

Guerra de imágenes, ¿reales o falsas?

Cuando el Vaticano difundió las primeras fotografías oficiales de León XIV tras la operación, tomadas durante una misa en el hospital Gemelli, ya circulaban imágenes generadas con IA. En una, aparecía sonriente en la cama del hospital; en otra, tenía una mano sobre el pecho que cubría un apósito.

Imagen falsa del papa Francisco con un abrigo de Balenciaga.

La espera de imágenes oficiales había sido todavía más larga con el anterior papa, Francisco. La primera fotografía de su hospitalización de 2025 se publicó un mes después de su ingreso. El Vaticano difundía partes médicos, pero periodistas y fieles reclamaban verlo. Así que, enseguida, empezaron a aparecer en las redes sociales retratos artificiales que lo mostraban con un respirador. Algunas incluso lo presentaban como fallecido cuando aún vivía.

Dos años antes, ya se había difundido una imagen creada con la herramienta Midjourney, en la que aparecía vestido con un plumífero blanco. Numerosos usuarios la tomaron por auténtica.

Por qué creemos lo que vemos

Ver al papa en una cama de hospital nos acerca a una experiencia familiar. Hasta un líder religioso al que siempre vemos presidiendo grandes ceremonias, necesita ayuda para recuperarse.

Por otro lado, la imagen puede transmitir tranquilidad a los fieles y hacer más creíble el mensaje textual que acompaña, aunque no aporte pruebas sobre él.

Pero representar una experiencia no implica vivirla. En la reciente encíclica Magnifica humanitas, el propio León XIV recuerda que estos sistemas “no pasan por la alegría y el dolor”. La máquina reproduce los signos del sufrimiento sin padecerlo, mientras el receptor sí que puede experimentar alivio, temor o compasión.

Recordemos que los sistemas de IA generativa producen imágenes a partir de texto, tras aprender asociaciones entre descripciones y rasgos visuales. Con ese aprendizaje pueden crear una escena hospitalaria verosímil sin que una cámara haya registrado al paciente en esa situación.

Cómo comprobar de dónde procede la imagen

Existen diferentes herramientas para rastrear esa procedencia de una imagen, como InVID-WeVerify, que facilita búsquedas inversas. Por otro lado, SynthID detecta la señal invisible que Google incorpora a las imágenes generadas con sus modelos de IA. Hive analiza rasgos visuales y ofrece una puntuación de confianza sobre su posible creación con esos sistemas. Este resultado, sin embargo, no basta para determinar si la imagen es auténtica o se ha generado con IA. En todos los casos, hay que contrastar la información con fuentes fiables.

También conviene comprobar los mensajes que cuestionan la autenticidad de una fotografía. La nota vaticana Antiqua et nova, publicada en 2025 con la aprobación del papa Francisco, advierte de que las falsificaciones pueden debilitar la confianza en lo que vemos y oímos. Un ejemplo es la primera imagen del papa en la capilla del Gemelli, que muestra cómo esa duda puede afectar a un documento auténtico: fue tachada de falsa en redes, aunque el Vaticano la había publicado en sus canales oficiales.

Qué exige la normativa europea

Quienes crean y difunden estas imágenes deben aclarar su origen de forma clara e inequívoca. No obstante, esto no siempre es así. Por ejemplo, en la foto sobre la recuperación de León XIV, la pequeña etiqueta que indicaba su creación con IA podía pasar inadvertida.

Cuando pueden llevarnos a engaño, estas recreaciones de personas o acontecimientos reales se conocen como deepfakes, que están sujetas al artículo 50 del Reglamento europeo de IA. Quienes las producen deben advertir claramente de su origen artificial desde la primera publicación, aunque esta obligación no se aplica al uso estrictamente personal y no profesional.

Además del aviso al público, los proveedores de IA generativa están obligados a incorporar a los archivos marcas digitales que permitan identificar su origen artificial mediante programas informáticos, una exigencia que, según el Digital Omnibus, entrará en vigor el 2 de diciembre de 2026, para dar un plazo a adaptar los sistemas que ya se comercializaban cuando comenzó a aplicarse esta norma.

Mientras, está claro que una imagen generada con IA puede llenar los huecos de una noticia con detalles que sus fuentes no han confirmado. Cuando aún no hay fotografías oficiales, estas recreaciones ofrecen al público una versión imaginada de la realidad que fácilmente puede ser aceptada como verdadera. Quizá por eso cada vez será más necesario aprender a revisar las fuentes y a distinguir deepfakes.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ¿Cómo detectar una imagen falsa hecha con IA, como las de León XIV en el hospital? – https://theconversation.com/como-detectar-una-imagen-falsa-hecha-con-ia-como-las-de-leon-xiv-en-el-hospital-294591