Études, emploi, retraite : pourquoi les frontières s’estompent

Source: The Conversation – in French – By Pierre Tircher, Associate professor, Université de Montréal

De plus en plus, les frontières se brouillent entre les périodes de la vie consacrées aux études, à l’emploi et à la retraite. Cela soulève des enjeux : comment souhaitons-nous organiser ces différentes étapes dans notre société ? Et quelle place l’emploi doit-il occuper dans nos vies ?


Depuis le début des années 2000, la frontière qui existait entre les études, l’emploi et la retraite ne cesse de s’estomper. Derrière des mesures aussi diverses que l’encadrement du travail des adolescents, les crédits d’impôt destinés aux travailleurs expérimentés ou certaines réformes des retraites, une même tendance se dessine : la volonté d’accroître la participation au marché du travail tout au long de la vie.

Quel rôle jouent nos politiques publiques dans cette tendance ? Et quelles orientations souhaitons-nous à cet égard dans notre société ?

Dans une publication que j’ai cosignée récemment sur la réponse du Québec et du Canada au défi du vieillissement de la population, on observait que plusieurs réformes, depuis le début des années 2000, se sont employées à modifier la manière dont se font les transitions entre la jeunesse, l’âge adulte et la retraite, en favorisant la participation au marché de l’emploi tout au long de l’existence.

À titre d’exemples, le Québec a réglementé le travail des enfants, mis en place des politiques ciblant les jeunes, tout en multipliant les mesures destinées à retenir les travailleurs expérimentés sur le marché du travail.

À première vue, ces politiques semblent n’avoir aucun lien entre elles. Pourtant, lorsqu’on les replace dans une perspective historique plus large, elles peuvent être interprétées comme un mouvement de redéfinition des frontières qui séparent traditionnellement les grandes étapes du parcours de vie.




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Régentés par la « police des âges »

Les sociétés occidentales se sont historiquement structurées autour d’un modèle ternaire du parcours de vie où chacune des trois étapes est en principe consacrée à une activité. Ainsi, l’enfance est principalement consacrée à la formation, l’âge adulte au travail rémunéré et la vieillesse à la retraite.

Dans leur ouvrage « Âge et politique », l’historien René Rémond et la sociologue Annick Percheron utilisent le terme « police des âges » pour désigner la façon dont l’État a joué un rôle central dans la construction de cette organisation. Cette expression désigne la manière dont les institutions participent à la définition de ce qui est considéré comme un âge approprié pour étudier, travailler ou prendre sa retraite.

Pendant une grande partie du XXe siècle, l’obligation scolaire, l’âge minimal d’entrée sur le marché du travail ou encore les critères donnant accès aux pensions publiques ont contribué à définir des frontières relativement nettes entre ces différentes périodes de l’existence.

Depuis une vingtaine d’années, l’approche semble toutefois avoir changé. Face au vieillissement démographique et aux inquiétudes entourant d’éventuelles raretés de main-d’œuvre, les gouvernements ont progressivement accordé davantage d’importance à la participation au marché du travail.

Au Québec et au Canada, cette transformation des politiques publiques ne s’est pas opérée à travers une réforme unique et facilement identifiable, mais résulte plutôt de l’accumulation de projets de lois, de mesures incitatives, de modifications réglementaires, fiscales et administratives. Cette évolution graduelle et incrémentale rend difficile l’identification de réformes emblématiques. Isolément, chacun de ces changements peut sembler limité, voire technique. Mais ensemble, ils témoignent toutefois d’une dynamique institutionnelle visant l’allongement de la période de vie consacrée à l’emploi.

Devancer l’emploi, retarder la retraite

Le cas du travail des enfants est particulièrement révélateur. En 2023, le Québec a instauré un âge minimal de 14 ans pour travailler. Cette réforme est survenue après une hausse importante du nombre de jeunes occupant un emploi et une augmentation du nombre d’accidents du travail chez les adolescents. D’une certaine manière, cette intervention reconnaît que le travail chez les jeunes est devenu suffisamment répandu pour nécessiter un nouvel encadrement.

À l’autre extrémité du parcours, depuis 2012 plusieurs mesures ont été mises en place pour inciter les travailleurs âgés de 60 à 69 ans à travailler plus longtemps. De fait, l’État ne cherche pas à encourager l’ensemble des personnes âgées à travailler indéfiniment, mais cible plutôt les personnes à proximité de l’âge « normal » de la retraite. En ce qui concerne les personnes de 70 ans et plus, on a même amélioré les soutiens financiers.

Les prestations canadiennes de sécurité de la vieillesse ont été bonifiées de 10 % pour les personnes de 75 ans et plus. Et, au Québec, un crédit d’impôt remboursable de soutien pour les personnes de 70 ans au revenu modeste a été mis en place en 2018.




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Mais d’une façon générale, les politiques publiques semblent agir simultanément sur les deux extrémités du parcours professionnel. D’un côté, on favorise une entrée relativement rapide dans l’emploi et, de l’autre, on encourage une sortie plus tardive, avec un ciblage particulier sur les personnes âgées de 60 à 69 ans.

Au-delà de la réduction du chômage

Cette évolution correspond à un autre changement plus large, observé dans plusieurs pays industrialisés.

Depuis les années 1990, comme l’expliquait la professeure d’économie de l’Université Sorbonne Paris Nord Hélène Zajdela, des organisations internationales comme l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mettent davantage l’accent sur la hausse du taux d’emploi que sur la seule réduction du chômage.

La distinction peut sembler anecdotique, mais elle n’est pas sans conséquence. Le taux de chômage mesure la proportion des personnes qui recherchent activement du travail sans en trouver. Le taux d’emploi, lui, mesure la proportion de la population qui occupe effectivement un emploi.


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Dans le premier cas, l’objectif principal consiste à aider les personnes qui veulent travailler à trouver un poste. Dans le second, on cherche à hausser la participation générale des individus au marché du travail.

Quelles conditions, pour quel projet de société ?

Le vieillissement de la population représente évidemment un défi pour le Québec, et les gouvernements doivent chercher des façons de s’y adapter.

Pour certains, cette évolution peut offrir davantage de possibilités, notamment permettre de poursuivre une activité professionnelle stimulante, ou combiner études et emploi dans de bonnes conditions. Mais pour d’autres, elle peut refléter des contraintes économiques qui limitent la capacité de choisir librement le moment d’entrer sur le marché du travail ou d’en sortir.

Au-delà des débats sur la pénurie de main-d’œuvre ou le vieillissement démographique, l’enjeu est donc aussi de déterminer quelles conditions permettent aux personnes de traverser ces transitions de la meilleure façon.

Cet enjeu soulève des questions de société fondamentales qui mériteraient d’être débattues, notamment en période d’élections : comment souhaitons-nous organiser les différentes étapes de la vie, et quelle place l’emploi doit-il occuper dans l’existence des individus ?

La Conversation Canada

Pierre Tircher a reçu des financements du FRQ, du CRSH et de MITACS.

– ref. Études, emploi, retraite : pourquoi les frontières s’estompent – https://theconversation.com/etudes-emploi-retraite-pourquoi-les-frontieres-sestompent-292046

La transparencia informativa obliga a las empresas a mejorar sus prácticas sostenibles

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elisa Baraibar Diez, Profesora de Organización de Empresas, Universidad de Cantabria

Protesta en Nueva Orleans contra la empresa BP por el vertido de crudo en el golfo de México en 2010. Elliott Cowand Jr/Shutterstock

Bip, bip. “Última hora: la moda rápida en el punto de mira”, #boicot.

Bip, bip. “Impacto negativo en la cadena de suministro”, #impactosocial.

Bip, bip. “Desastre ambiental en la moda rápida”, #stopcompras.

Así es como empiezan hoy muchas crisis empresariales: no en una reunión del consejo de administración, sino en la pantalla de nuestro móvil. Desbloqueamos con nuestra huella y, en cuestión de varias notificaciones, una empresa que asociábamos con sostenibilidad aparece vinculada a críticas, denuncias y escándalos. El tema se convierte en tendencia, las redes sociales amplifican el mensaje, los medios se hacen eco y, de repente, estamos ante una crisis reputacional en tiempo real.

Algunos consumidores llaman al boicot, los periodistas comienzan a investigar y los inversores empiezan a preguntarse si la empresa realmente cumple con lo que divulga en sus informes.

Hemos puesto como ejemplo la industria textil, pero podríamos citar empresas casi de cualquier sector. ¿O acaso no nos suena el escándalo Dieselgate de Volkswagen, en 2015, cuando salió a la luz que la empresa había alterado los medidores de emisiones de sus vehículos? ¿O el vertido en el golfo de México de Deepwater Horizon de BP en 2010?

Este tipo de episodios, cada vez más frecuentes, son lo que en el ámbito empresarial se conocen como controversias ESG (E de environment; S de social; y G de governance). Es decir, situaciones en las que una empresa es cuestionada por incongruencias relacionadas con su impacto ambiental (greenwashing, impacto climático o energético, gestión de residuos o emisiones), social (condiciones laborales, respeto a los derechos humanos, protección de datos) o por sus prácticas de gobernanza (cuestiones éticas, de diversidad, cumplimiento de normativas).




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Nuevos requisitos para la información no financiera

Cuando las organizaciones están obligadas a comunicar cada vez más información, estas contradicciones entre lo que se dice y se hace se convierten en un riesgo potencial. Porque si antes el éxito que se pedía a las empresas era el relacionado con el ámbito financiero (ingresos, beneficios, rentabilidad), hoy también importa el impacto en la sociedad y en el planeta.

Para responder a este nuevo enfoque, la Unión Europea ha desarrollado regulaciones como la Directiva de Informes sobre Sostenibilidad Corporativa (CSRD), aprobada en 2022 (pero cuyos efectos se están notando en los informes de 2025), o la Taxonomía Europea, un sistema de clasificación que define qué actividades económicas se consideran sostenibles desde el punto de vista medioambiental.

El resultado es que cada vez más compañías publican informes o memorias de sostenibilidad que contienen indicadores relacionados con aspectos ESG. Y en este contexto, la transparencia actúa como un arma de doble filo. ¿Por qué? Porque cuanto más informan las empresas, más visibles se vuelven sus posibles inconsistencias en un entorno donde todo puede conocerse y difundirse con rapidez.

Cuando surge una controversia

¿Y qué ocurre cuando alguien detecta una discrepancia entre lo que la empresa comunica (lo que dice que hace) y lo que ocurre en la realidad (lo que parece que hace realmente)? La reacción de la empresa resulta clave.

En primer lugar, la compañía puede negar o matizar la información e incluso restar importancia a las críticas, especialmente si considera que los datos son incorrectos o no se corresponden con la realidad.

La opción quizás mejor aceptada suele ser reconocer el problema (aunque no se haga públicamente) y adoptar medidas correctivas. Algunas de estas medidas incluyen auditorías internas en las cadenas de suministro, procesos de control más estrictos o incluso códigos de conducta para determinados grupos de interés.

Pero también la empresa puede guardar silencio, aunque esta opción suele ser la más arriesgada ya que se percibe como una forma de evitar el problema.

Reaccione como reaccione, su comportamiento va a incidir directamente en la confianza no solo de los inversores, sino también de los consumidores o incluso de los empleados.

La importancia de medir y anticipar

La creciente regulación y el interés de los inversores han hecho que la divulgación de aspectos ESG sea ya una práctica habitual en la mayoría de las organizaciones. Pero no se trata solo de informar. Cuando las incoherencias pueden afectar directamente a la estrategia y a la reputación empresarial, medir se vuelve imprescindible.

Por eso, cada vez más empresas invierten en herramientas que les permiten medir, monitorizar y anticipar riesgos ESG. Además de de cumplir con la regulación, el objetivo es comprender cómo sus acciones pueden ser percibidas tanto dentro como fuera de la organización.

De hecho, el análisis de controversias ESG se ha consolidado en agencias de rating, analistas e inversores. Pero también tienen un gran valor en el ámbito académico.

Para quienes investigamos estos temas, esta información no solo permite identificar riesgos e incoherencias, sino también entender mejor cómo reaccionan las empresas ante una crisis, qué características tienen aquellas más expuestas a controversias y, cada vez más, cómo pueden anticiparse estos episodios mediante nuevas herramientas de análisis como el machine learning.

En este sentido, las controversias no son solo un problema reputacional, sino también una fuente de conocimiento sobre el comportamiento empresarial.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. La transparencia informativa obliga a las empresas a mejorar sus prácticas sostenibles – https://theconversation.com/la-transparencia-informativa-obliga-a-las-empresas-a-mejorar-sus-practicas-sostenibles-279269

Los estudiantes franceses nos muestran cómo son las protestas en la era del espectáculo viral

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara García Santamaría, Assistant Professor in Journalism Studies, Universitat de València

Los alumnos de secundaria se manifiestan en las calles de París el 8 de octubre de 2026. Pierre Laborde/Shutterstock

La reciente ola de protestas en Europa nos ha dejado dos imágenes impactantes y virales que combinan violencia y alegría. Mientras el histórico ayuntamiento de Limoges (Francia) ardía en llamas, la Orchestre du Nouveau Monde interpretaba música clásica en la céntrica Place de la République de París (hasta que la policía lanzó gases lacrimógenos contra los músicos).

Incendio en el ayuntamiento de Limoges
Incendio en el ayuntamiento de Limoges (Haute-Vienne, Francia), 17 de octubre de 2026.
Lucas Destrem/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Ambas escenas ofrecen formas radicalmente diferentes de ver las protestas. El ayuntamiento en llamas ofrece una imagen impactante de destrucción; la orquesta, de solidaridad colectiva antiautoritaria. Ninguna de las dos cuenta toda la historia, pero su contraste plantea cuestiones importantes: ¿qué imagen acabará representando las protestas y quién decide lo que vemos?

Las manifestaciones en Francia comenzaron con estudiantes que protestaban por el deterioro de las condiciones escolares, incluida la falta de personal y el mal estado de los edificios. Pero rápidamente se entrecruzaron con un descontento más generalizado por el coste de la vida y los servicios públicos.

Los disturbios también formaron parte de un movimiento europeo más amplio. Ese mismo fin de semana, la gente salió a las calles en España, Italia, Bélgica, Portugal y Albania. Las reivindicaciones incluyen los bajos salarios, el aumento de los precios de la energía y la vivienda inasequible, cada una dentro de su propio contexto nacional.

Se trataba de movilizaciones independientes, no de un único movimiento coordinado. Sin embargo, revelan cómo se representan las diferentes luchas en una época en la que todo –también un movimiento de protesta masiva– puede hacerse viral.

¿Una manifestación o un disturbio?

La batalla por el significado comienza con el lenguaje.

El 19 de octubre, la Comisión Europea condenó los saqueos como “inaceptables”, al tiempo que subrayó que deben protegerse las protestas pacíficas.

En el Parlamento Europeo, el Partido Popular Europeo, de centro-derecha, respaldado por los Conservadores y Reformistas Europeos, ha calificado los disturbios como una amenaza ideológica, proponiendo un debate titulado “Francia, Italia y Bélgica: Últimos actos de violencia antidemocrática por parte de grupos radicales de extrema izquierda”.

Estas intervenciones reflejan una discusión más amplia sobre si las manifestaciones deben entenderse principalmente como expresiones de descontento social o como amenazas al orden público. Los líderes políticos de toda Europa han tratado de impulsar este debate.

En Francia e Italia, Emmanuel Macron y Giorgia Meloni han distinguido entre el derecho de la ciudadanía a manifestarse y los delincuentes violentos.

Sin embargo, otros políticos, como la líder de la extrema derecha francesa Marine Le Pen, han culpado a la extrema izquierda y a los inmigrantes. En España, la presidenta de la Comunidad de Madrid, Isabel Díaz Ayuso ha señalado a la “izquierda antidemocrática”, mientras que el primer ministro socialista de Albania, Edi Rama, describió a los manifestantes como radicalizados por el movimiento “antifa”.

Una gran multitud llena el bulevar que conduce a la Place de la République; el Monumento a la República está envuelto en gas lacrimógeno.
El 17 de octubre, los manifestantes se concentraron en torno a la Place de la République, en París, en medio del gas lacrimógeno. Se incendiaron coches y bicicletas de alquiler en el Boulevard Voltaire.
Jorge Jaramillo/Wikimedia Commons, CC BY-SA

El nombre que damos a estas concentraciones –manifestación, disturbio, protesta– tiene gran importancia, ya que determina la percepción pública y política de lo que se considera legítimo en las sociedades democráticas. Esto, a su vez, determina qué tipo de respuesta –en particular, qué nivel de violencia y represión– aceptará la población a la hora de abordarlas.

Las protestas disruptivas suelen presentarse de forma negativa tanto en el discurso político como en los medios de comunicación dominantes, independientemente de la postura política del medio. Esto ocurre al vincular la protesta con la violencia, el extremismo ideológico y las amenazas a la legitimidad democrática, desacreditando así a los manifestantes y sus reivindicaciones.

Esto significa que la violencia aislada puede llegar a representar a toda una manifestación o movimiento. El 17 de octubre, más de medio millón de manifestantes salieron a las calles de toda Francia, pero estas manifestaciones históricas y pacíficas han quedado completamente eclipsadas por la cobertura mediática de los saqueos que se produjeron a continuación.




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Símbolos de protesta de la Generación Z

En la Place de la République, la Orchestre du Nouveau Monde reunió a cientos de músicos para interpretar piezas populares y conocidas, como el himno antifascista “Bella Ciao”, junto con canciones de las películas Los Vengadores y Los Juegos del Hambre.

El concierto, por supuesto, no hizo desaparecer el conflicto. Lo que ofreció fue otra forma de verlo: no simplemente como un enfrentamiento entre la policía y multitudes alborotadoras, sino como una actuación colectiva de resistencia.

Los símbolos culturales de la Generación Z también han desempeñado un papel clave a la hora de generar espectáculos virales. En Francia, los estudiantes han aparecido disfrazados de Batman, Chucky y varios personajes de anime. La gente ha protestado disfrazada del meme de internet Pepe the Frog (la rana Pepe en español) o enarbolando la bandera pirata del manga One Piece, vinculando así las manifestaciones europeas con los símbolos de las protestas globales de la Generación Z, desde Portland hasta Katmandú.




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Algunos estudiantes que participaron en las protestas del 17 de octubre declararon a Le Monde que “no tiene sentido enfadarse, así que más vale hacerlo con una sonrisa”. Y ahí está precisamente la clave: tanto los memes como el espectáculo pueden poner en primer plano la alegría, el humor y la diversión, haciendo visibles las reivindicaciones en los propios términos de los manifestantes y generando imágenes virales que compiten con la cobertura mediática negativa.

El incendio de Limoges y la orquesta de París no son verdades contrapuestas, y ninguna de ellas debería anular a la otra. Lo que estos acontecimientos tienen en común es el encuadre de las protestas como espectáculos virales, escenificados para las cámaras, las plataformas digitales y un público lejano.

Un edificio en llamas y un concierto multitudinario son fáciles de captar con la cámara, mientras que las luchas por la vivienda, el coste de la vida y el deterioro de los servicios públicos no lo son. Por lo tanto, comprender la protesta significa mirar más allá de la imagen que llega más lejos, más rápido y con mayor facilidad. Significa preguntarse quién las ha seleccionado y a quién benefician cuando se vuelven virales.

The Conversation

Sara García Santamaría es investigadora principal del proyecto VIBE-POL, financiado por la Generalitat Valenciana, con el número de referencia CIGE/2026/271.

– ref. Los estudiantes franceses nos muestran cómo son las protestas en la era del espectáculo viral – https://theconversation.com/los-estudiantes-franceses-nos-muestran-como-son-las-protestas-en-la-era-del-espectaculo-viral-294962

Siete citas imprescindibles con la historia y la cultura para entender por qué París arde otra vez

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana María Iglesias Botrán, Profesora especialista en estudios culturales franceses y análisis del discurso, Universidad de Valladolid

Destrucción de la columna Vendôme durante los sucesos de la Comuna de París (1871) Wikimedia Commons, CC BY

Francia está de revuelta, y nunca mejor dicho. Vuelven las multitudinarias manifestaciones, huelgas y movilizaciones de varios sectores sociales. Hasta aquí, todo entra dentro de lo normal y legítimo. Quizá lo que ya no lo es tanto son los llamados casseurs, derivado del verbo casser (romper), personas que, lejos de sostener las movilizaciones y reivindicaciones, las empañan con su comportamiento, destrozando, vandalizando y robando.

Es necesario señalar que la historia de Francia demuestra que las revueltas en las calles, las barricadas e incluso episodios muy violentos y sangrientos han sido capaces de influir profundamente en el devenir nacional, provocando cambios, derrocando reyes y cambiando gobiernos.

Francia vuelve a la “revuelta” con unas formas actuales que invitan a mirar al pasado y ver de dónde viene esta tradición de lucha en las calles.

Revueltas de 2005 y 2023

Ambos episodios compartieron causas y efectos. En 2005, dos jóvenes murieron electrocutados al esconderse en un transformador mientras huían de un control policial rutinario. En junio de 2023, Nahel Merzouk, adolescente de origen argelino sin carné, murió por disparos policiales tras no detenerse en un control de tráfico. La respuesta fue inmediata.

En el primer caso, la tensión aumentó cuando el entonces ministro del Interior, Nicolas Sarkozy, llamó “racaille” (escoria, chusma) a los jóvenes de los barrios populares. Estos reaccionaron de manera consecuente con el argumento de que tenían derecho.
Miles de personas salieron a la calle a manifestarse, pero también a mostrar de la forma más violenta posible su rabia y rechazo. Lo hicieron rompiendo mobiliario, enfrentándose a la policía y quemando coches. Esta escalada violenta podría interpretarse como una agresión simbólica contra los bienes materiales que separan la periferia marginal del centro.

Las revueltas duraron semanas y en ambos casos se tuvo que imponer el toque de queda. Hubo numerosos enfrentamientos, cientos de detenidos y un debate todavía abierto sobre el racismo y la actuación policial.




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Trailer de Atenea, la película de Romain Gavras de 2022 que cuenta una revuelta violenta en un barrio francés tras la trágica muerte de un menor a manos de la policía.

Mayo de 1968

La película La chinoise, de Jean-Luc Godard (1967), predice lo que estaba a punto de pasar en mayo de 1968. El autoritarismo de las instituciones, la falta de libertades en el ámbito universitario, el rechazo a las normas sociales tradicionales y la crítica al capitalismo fueron la gasolina que incendió a los universitarios de París en aquella primavera. A ellos se unieron millones de trabajadores que reclamaban mejores salarios y condiciones laborales.




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Daniel Cohn-Bendit, uno de los líderes de Mayo del 68, defendía que los jóvenes no podían limitarse a manifestarse pacíficamente y volver a casa. En las calles levantaban barricadas contra el sistema, mientras las huelgas y revueltas superaban las reivindicaciones estudiantiles y movilizaban a trabajadores y a gran parte de la sociedad.

El movimiento colectivo puso en jaque al gobierno de Charles de Gaulle, que tuvo que disolver la Asamblea Nacional y convocar elecciones legislativas. Hubo avances en derechos laborales y mayor libertad de expresión.

Tráiler de La Chinoise, Jean-Luc Godard (1967)

La Comuna de París (1871)

Tras diez meses de guerra, Francia fue derrotada por las tropas prusianas de Bismarck en la batalla de Sedán (2 de septiembre de 1870). El emperador francés, Napoleón III, fue capturado y, el 4 de septiembre, se proclamó la Tercera República, presidida por el conservador Adolphe Thiers.

La humillación de la derrota, el hambre durante el asedio prusiano de París y el descontento con el Gobierno provocaron una insurrección popular en los barrios obreros. Durante poco más de dos meses, la Comuna intentó crear una organización social autónoma, basada en la democracia, la participación ciudadana directa y la igualdad social.

Barricada, de Édouard Manet.
Dominio público, Wikimedia Commons.

El 18 de marzo de 1871, el gobierno intentó retirar los cañones de la colina de Montmartre para recuperar el control de las armas y reforzar su autoridad, pero la población se opuso y numerosos soldados se negaron a disparar contra los ciudadanos.

Thiers reorganizó el ejército en Versalles para recuperar París. Entre el 21 y el 28 de mayo de 1871, durante la Semana Sangrienta, hubo violentos combates callejeros, con barricadas, tiroteos y fusilamientos de revolucionarios, además de asesinatos de rehenes por algunos comuneros. Murieron miles de personas y muchas fueron encarceladas o deportadas, poniendo fin a la Comuna de París. En este caso, las calles fueron derrotadas. El pintor Edouard Manet plasmó el momento en su acuarela titulada Barricada (1871).

Rebelión de 1832 y Revolución de 1848

La novela Los miserables, de Victor Hugo (1862), refleja la pobreza, las injusticias, las desigualdades sociales y las luchas políticas de su época, así como la insurrección republicana y estudiantil de 1832 contra la monarquía de Luis Felipe I.

El descontento surgió por el derecho al voto limitado a los más ricos, la influencia desmedida de la burguesía y las condiciones de extrema precariedad de los obreros y las clases populares.

Por ello, los días 5 y 6 de junio de 1832, los republicanos levantaron barricadas en las calles de París con muebles, adoquines y carros. Allí se enfrentaron al ejército y a la Guardia Nacional mediante tiroteos y combates cuerpo a cuerpo. Murieron decenas de insurgentes y soldados, pero la rebelión fue reprimida y la monarquía recuperó el control de las calles.

Tráiler de Los Miserables, de Tom Hooper (2012).

Por su parte, La educación sentimental (1869), de Gustave Flaubert, refleja las causas y consecuencias de la Revolución de Febrero de 1848. Frédéric Moreau caminaba por París cuando escuchó disparos y gritos. Los obreros, afectados por el desempleo y el encarecimiento del pan, se unían a estudiantes y republicanos. Cerca de la calle Saint-Honoré, contempló a cientos de ciudadanos levantando barricadas y enfrentándose a las tropas de Luis Felipe I.

Las reivindicaciones políticas y sociales, junto con la prohibición de un banquete organizado para reclamar reformas, llevaron a miles de personas a las calles. Los gritos de “¡Viva la reforma!” resonaban entre los adoquines, los disparos y las barricadas. La lucha se extendió por París hasta que la insurrección triunfó: Luis Felipe I fue derrocado y se proclamó la Segunda República Francesa. Esta vez, la lucha en las calles consiguió cambiar el destino de Francia.

Las Tres Gloriosas (1830)

En Las ilusiones perdidas, Balzac refleja la importancia de la prensa y la censura en la sociedad francesa, un conflicto relacionado con las causas de la Revolución de 1830.

Tráiler de Las ilusiones perdidas, de Xavier Giannoli (2021).

El 26 de julio, el rey Carlos X restringió la libertad de prensa y disolvió la Cámara de Diputados, provocando la indignación popular. Durante los días 27, 28 y 29 de julio, los ciudadanos levantaron barricadas en las calles de París y se enfrentaron al ejército entre disparos y combates.

Como representa Delacroix en La Libertad guiando al pueblo, la lucha callejera acabó con la abdicación de Carlos X y el ascenso de Luis Felipe de Orleans al trono. Una vez más, las calles ganaron al poder.

Eugène Delacroix, La libertad guiando al pueblo.
Wikimedia Commons

Las revueltas registradas en Francia en las últimas semanas tienen raíces específicas y se desarrollan con una lógica propia, pero en cierta manera beben también de esa tradición histórica y de un sentido de transformación política y social que se gesta a pie de calle. A buen seguro, la puesta en escena y la representación de los sucesos actuales darán lugar a nuevos hitos culturales e imaginarios.

The Conversation

Ana María Iglesias Botrán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Siete citas imprescindibles con la historia y la cultura para entender por qué París arde otra vez – https://theconversation.com/siete-citas-imprescindibles-con-la-historia-y-la-cultura-para-entender-por-que-paris-arde-otra-vez-294729

El paso más importante para la inclusión en el aula: además de estar, hay que poder participar

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Clara Macarena Ponce Romero, Profesora del área de Didáctica de la Lengua y la Literatura, Universidade de Santiago de Compostela

Monkey Business Images/Shutterstock

En clase de Ciencias Naturales, la profesora pregunta a Juan: “¿Qué necesitan las plantas para crecer?”. Juan conoce la respuesta, pero necesita unos segundos más para ordenar sus ideas y encontrar las palabras adecuadas. Mientras piensa cómo explicarlo, su profesora ya ha dado paso a otro compañero. La docente empieza a preguntarse si esa tardanza puede indicar alguna dificultad y se plantea hablar con la familia.

En un aula con treinta alumnos, unos pocos segundos pueden marcar la diferencia entre participar o quedarse fuera de la conversación. Para aquellos que necesitan más tiempo para comprender lo que han oído, participar puede convertirse en una carrera difícil de seguir. Responder no depende solo de saber la respuesta: antes hay que entender qué se ha dicho y encontrar la manera de expresarlo. Por eso, cuando un estudiante parece poco participativo, conviene preguntarse qué está ocurriendo de verdad.

Qué significa realmente participar

En las aulas españolas, la participación forma parte de la evaluación continua del alumnado. Junto con los exámenes y la entrega de trabajos, en la mayoría de las asignaturas también se valora la intervención o participación. Sin embargo, ¿qué significa realmente participar?

Tradicionalmente, se ha asociado a conductas visibles: el profesor pregunta, un alumno levanta la mano y responde inmediatamente. Aunque pueda parecer una acción espontánea, en realidad conlleva un proceso previo que a veces damos por sentado. El alumno tiene que comprender qué está ocurriendo (procesamiento del lenguaje) y encontrar la manera de incorporarse a la conversación (planificación y emisión).

Una barrera invisible

Cuando alguna de estas condiciones se complica, el alumno puede quedarse al margen. Si esto ocurre con frecuencia, puede perder la confianza para intervenir o sentir vergüenza al hacerlo delante de sus compañeros. Así, el ritmo de la clase puede convertirse en una barrera invisible para quienes necesitan algo más de tiempo para participar.

Esta dificultad puede aparecer en perfiles muy diferentes. Es frecuente entre alumnado que está aprendiendo la lengua de escolarización o que presenta necesidades relacionadas con el lenguaje y la comunicación, como ocurre con algunos estudiantes con trastorno del desarrollo del lenguaje. También puede surgir sin ningún diagnóstico, por ejemplo cuando un estudiante necesita más tiempo para procesar una pregunta o se bloquea ante la presión de responder delante del grupo.




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No se trata de cantidad sino de calidad

Las instituciones europeas advierten de que compartir espacio no garantiza una participación significativa. Cuando pensamos en incluir en la misma aula a chicos y chicas con diferentes fortalezas y dificultades, no podemos darnos por satisfechos simplemente porque estén ahí físicamente. La inclusión implica el derecho a ser escuchado y ser parte activa de la vida cotidiana del centro.

No basta con contar cuántas veces habla cada estudiante. Dos alumnos pueden intervenir con una frecuencia similar y, sin embargo, necesitar un tiempo diferente para construir una respuesta. La calidad de la participación depende en buena medida de cómo se organiza la interacción y de cuánto espacio deja para respuestas que no sean inmediatas.




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Pensemos en una tarea que se explica una sola vez de forma oral y comienza enseguida. Quien se haya perdido una parte de la explicación necesitará interrumpir para pedir que se repita. Si la información principal permanece visible en la pizarra, la misma actividad exige mucho menos esfuerzo comunicativo. El contenido no cambia, pero sí lo hace el acceso. La misma lógica sirve para las preguntas. En muchas clases, responder bien implica responder rápido. Dejar unos segundos antes de pedir una intervención cambia esa dinámica.

Adaptar la participación a las necesidades

Las investigaciones realizadas en España sobre participación escolar apuntan en esa dirección. Un estudio reciente encontró menor intervención e implicación en distintas actividades entre alumnado con discapacidad o necesidades educativas especiales. Entre los factores que favorecían su participación aparecían el apoyo de los compañeros, las actitudes del personal y la existencia de ajustes adecuados en el entorno.

Este cambio de óptica desplaza parte de la atención hacia las condiciones en las que se desarrolla la actividad, en vez de focalizarse solamente en el alumno. Cuando un estudiante participa poco, puede resultar más útil observar qué exige la situación. ¿La información importante solo se ofrece de forma oral? ¿La respuesta tiene que ser inmediata? ¿Pedir una aclaración supone exponerse delante de toda la clase?

Beneficios de la participación inclusiva

Medidas inclusivas como mantener visible una instrucción, dar tiempo para pensar o incorporar formas distintas de respuesta cambian las dinámicas del grupo. Escuchar las aportaciones de los compañeros favorece el respeto por los diferentes ritmos y formas de expresarse. A su vez, sentirse escuchado por el profesor refuerza la confianza para preguntar, compartir dudas e implicarse en las actividades. Estas experiencias también contribuyen a mejorar la relación con la asignatura y el clima del aula.




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Aprender dialogando: ventajas de evaluar con exámenes orales grupales


Un entorno que ofrece distintas oportunidades para intervenir permite, además, identificar mejor las dificultades individuales. Si un alumno sigue teniendo problemas para comprender una explicación o expresar sus ideas, incluso cuando dispone de más tiempo y apoyos, el profesorado cuenta con más información para valorar qué necesita y si requiere una atención específica.

Por eso, antes de atribuir la falta de participación a la motivación, conviene revisar cómo está diseñada la comunicación de la actividad. Una explicación que solo se escucha una vez puede convertirse en una barrera sin que nadie la haya diseñado como tal. Si integramos estas recomendaciones en el aula, el alumno “silencioso” puede dejar de parecer desinteresado y el que tenga dificultades individuales, como Juan, tendrá más tiempo para responder y podrá sentir que realmente participa.

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Clara Macarena Ponce Romero forma parte del grupo Koiné de la Universidad de Santiago de Compostela. Actualmente, participa en el proyecto financiado por FEDER / Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades – Agencia Estatal de Investigación, PID2024-158897NB-100

– ref. El paso más importante para la inclusión en el aula: además de estar, hay que poder participar – https://theconversation.com/el-paso-mas-importante-para-la-inclusion-en-el-aula-ademas-de-estar-hay-que-poder-participar-292999

Las poblaciones de abejas han disminuido en 100 años… y ahora sabemos cuánto gracias a los museos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ignasi Bartomeus, Researcher, Estación Biológica de Doñana (EBD-CSIC)

Abeja _Rhodanthidium sp_ en flor de jara _Cistus albidus_. Curro Molina.

En los últimos años, se ha hablado mucho de la crisis de los polinizadores, de la desaparición de las abejas y otros insectos. La voz de alarma se dio a mediados de los años 2000, cuando diferentes investigadores empezaron a ver indicios de que podían estar sufriendo los efectos de la perdida de hábitat, el incremento en el uso de pesticidas, el calentamiento del planeta o la expansión de patógenos y enfermedades.

El problema es que, entonces, apenas sabíamos nada sobre el estado de salud de las poblaciones de las abejas, los sírfidos –una especie de moscas libadoras– u otros insectos responsables de la polinización de las plantas. Su estudio era todavía una rama de la ecología poco desarrollada: ni siquiera sabíamos qué especies vivían en cada lugar.

Más de 2 500 especies en Europa

Hemos avanzado mucho en la última década. Ahora sabemos qué amenazas sufren las poblaciones de polinizadores, qué características tienen las más vulnerables y qué consecuencias tiene su pérdida, por ejemplo, para la producción agrícola.

Sin embargo, evaluar su estado de conservación continuaba siendo complicado, ya que no teníamos datos históricos con los que comparar las poblaciones actuales. ¿Cómo podemos saber si están en declive o son estables, si no sabemos cuántos individuos había hace 50 o 100 años?

A diferencia de lo que ocurre con las mariposas, la falta de proyectos de seguimiento a largo plazo de abejas y sírfidos no nos permitía sacar conclusiones claras. Además, la tarea no es sencilla: hay más de 2 500 especies en Europa, muchas de ellas poco vistosas y difíciles de diferenciar.

En 2026, dos grandes proyectos han visto la luz para poder responder algunas de estas preguntas: las listas rojas de la IUCN de abejas y sírfidos europeos y un análisis continental de los cambios poblacionales en los últimos cien años, hecho a partir de datos históricos rescatados de museos europeos.

La lista roja de la IUCN

La Lista Roja de la Unión Internacional para la Conservación de la Naturaleza (IUCN) es el inventario más completo y detallado del estado de conservación de las especies de animales, plantas y hongos a nivel mundial. Desde su creación en 1964, funciona como un “termómetro” de la biodiversidad de la Tierra, para guiar la toma de decisiones y las acciones de conservación global.

Pero hasta 2014 no se evaluaron las abejas europeas. Y, cuando se hizo, aun así no había datos suficientes para poder clasificar más de la mitad de especies. En 2026, se ha actualizado esta lista, esta vez cubriendo casi un 90 % de las especies. Los datos apuntan a que el 10 % de las más de 2 000 especies de abejas silvestres estudiadas están en peligro de extinción. Por ahora, tan solo 14 están potencialmente extintas.

Para los sírfidos, la primera evaluación, de 2025, concluye que el 37 % de las especies están en peligro, y una potencialmente extinta.

Los criterios para clasificar una especie “en peligro de extinción” incluyen: que se haya documentado la reducción de sus poblaciones (criterio A) o un área de distribución conocida muy reducida (criterio B). Como hemos visto, casi no hay datos que midan el tamaño de las poblaciones de los polinizadores, así que el criterio B es el más usado, con sus limitaciones. Pero ¿podemos obtener datos históricos para ser más precisos?

Los museos hablan

Una fuente de información muy valiosa es la depositada en los museos. Las colecciones entomológicas guardan especímenes con más de 100 años de antigüedad, cada uno con su etiqueta con la fecha y lugar de captura.

En una investigación publicada esta semana, hemos introducido más de 6 millones de datos de museos a lo largo de Europa en bases de datos, para poder estudiar como ha variado el área que ocupa cada especie en el tiempo. A pesar de que aún continuamos la labor de documentación, la información que ya tenemos muestra que las áreas históricas eran mayores para muchas especies y, actualmente, su área de distribución se ha visto reducida y fragmentada.

Así, las poblaciones de abejas se han reducido en un 34 % en los últimos 100 años, mientras que las de sírfidos parecen más estables en el tiempo.

No obstante, este cambio no es homogéneo entre regiones. Mientras que en Europa central los declives más pronunciados tuvieron lugar antes de 1970 y ahora se han estabilizado, en la cuenca Mediterránea, su decadencia es más reciente, coincidiendo con el incremento de temperaturas causado por el cambio climático.

Estos datos complementan la lista roja de la IUCN, ya que brindan tendencias cuantitativas a las especies en peligro de extinción y permiten ver patrones en especies de las que antes no había información.

Una oportunidad para los polinizadores

A pesar del declive generalizado, el hecho de que muy pocas especies se hayan extinguido nos permite ser optimistas. Si restauramos los hábitats de los que dependen, podrían recuperarse.

Los insectos son animales con ciclos muy rápidos y con capacidad de incrementar sus poblaciones en unos pocos años, si las condiciones son favorables. Además, a diferencia de los grandes mamíferos, para ellos los hábitats de pequeño tamaño pueden ser suficientes para mantener poblaciones saludables, facilitando la restauración de pequeños espacios con un coste menor que el de las grandes reservas.

La unión Europea ha creado planes ambiciosos para su conservación, como la recién aprobada Ley de la Restauración de la Naturaleza, que obliga a revertir el declive de los polinizadores en los próximos años. A pesar de las reticencias políticas de algunos Estados, es una oportunidad de oro para actuar, ahora que tenemos el conocimiento y aún no es demasiado tarde.

Crear espacios agrícolas con lindes más verdes y menos insecticidas, además de proteger hábitats clave como dunas y praderas, puede ser crucial para proteger a estos insectos y los servicios que nos brindan. Esperemos estar a la altura.

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Ignasi Bartomeus recibe fondos de la Unión Europea (Programa Horizonte Europa). Él es miembro de la ong Abejas silvestres (abejassilvestres.es).

– ref. Las poblaciones de abejas han disminuido en 100 años… y ahora sabemos cuánto gracias a los museos – https://theconversation.com/las-poblaciones-de-abejas-han-disminuido-en-100-anos-y-ahora-sabemos-cuanto-gracias-a-los-museos-284045

Endometriosis: cuando controlar las hormonas no basta para frenar el dolor

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Concepción Martínez-Esparza Alvargonzález, Profesora Titular de Inmunología, Universidad de Murcia

H_Ko/Shutterstock

La endometriosis es una enfermedad inflamatoria crónica y dependiente de estrógenos. Por eso, gran parte de los tratamientos farmacológicos actuales buscan reducir la producción de estas hormonas o modificar su acción. Y funcionan: en muchas pacientes disminuyen la actividad de las lesiones y alivian síntomas como la dismenorrea –dolor menstrual– o el dolor pélvico.

Pero no siempre. Algunas mujeres continúan teniendo dolor a pesar del tratamiento hormonal, otras responden solo parcialmente y, en muchas, los síntomas reaparecen cuando este se suspende. ¿Por qué ocurre esto?

En una revisión reciente hemos analizado los tratamientos hormonales y los mecanismos que pueden contribuir a la persistencia del dolor. Una posible explicación es que estamos actuando sobre una pieza fundamental de la enfermedad, pero no sobre todas las piezas que contribuyen al dolor.

El dolor no siempre refleja el tamaño de las lesiones

Una de las características desconcertantes de la endometriosis es que la intensidad del dolor no guarda necesariamente relación con la extensión de la enfermedad. Una paciente con lesiones pequeñas puede sufrir un dolor muy intenso, mientras que otra con enfermedad más extensa puede presentar síntomas más leves.

La endometriosis genera un entorno en el que interactúan hormonas, células inmunitarias, mediadores inflamatorios y fibras nerviosas. Estas interacciones pueden modificar la manera en que se genera y se transmite la señal dolorosa.
Por eso, reducir la actividad hormonal de las lesiones puede ser muy eficaz y, sin embargo, insuficiente para que el dolor desaparezca.

Cuando el sistema inmunitario entra en escena

Alrededor de las lesiones se acumulan macrófagos, mastocitos y neutrófilos. Los macrófagos son células esenciales de nuestras defensas, pero en la endometriosis pueden favorecer la supervivencia de las lesiones, la formación de nuevos vasos sanguíneos y la fibrosis.

Estas células producen mediadores inflamatorios como las interleucinas IL-1β e IL-6, el factor de necrosis tumoral (TNF-α), prostaglandinas y factores de crecimiento. Estos mediadores pueden actuar sobre las terminaciones nerviosas y hacerlas más sensibles a los estímulos dolorosos.

Se establece así un diálogo continuo: las lesiones favorecen la inflamación y esta, a su vez, aumenta la sensibilidad al dolor.

Si esa estimulación se mantiene durante mucho tiempo, el problema puede dejar de ser exclusivamente local. Los nervios que transmiten las señales dolorosas pueden hacerse progresivamente más sensibles (sensibilización periférica), y los cambios también pueden alcanzar la médula espinal y el cerebro (sensibilización central).

Podemos imaginar el sistema del dolor como una alarma que, tras activarse repetidamente, se vuelve demasiado sensible: responde con mayor intensidad y puede seguir haciéndolo aunque el estímulo original haya disminuido. Esto ayuda a entender por qué reducir la actividad de una lesión no implica que el dolor desaparezca en la misma proporción.

Progestágenos y anticonceptivos

¿Quiere eso decir que los tratamientos hormonales no funcionan? Sí funcionan, y esta distinción es importante. Siguen siendo uno de los pilares del tratamiento farmacológico del dolor asociado a la endometriosis. Entre ellos se encuentran los progestágenos, los anticonceptivos hormonales combinados y los agonistas o antagonistas de la hormona liberadora de gonadotropinas (GnRH), entre otros. Los ensayos clínicos muestran que estas estrategias pueden reducir distintos tipos de dolor asociado a la enfermedad.

El problema es que no todas las pacientes responden igual, actúan sobre el componente hormonal de una enfermedad mucho más compleja y algunos producen efectos adversos que dificultan su uso prolongado.

Por tanto, que una paciente siga teniendo dolor durante un tratamiento hormonal no significa necesariamente que el tratamiento sea inútil.

¿Podemos tratar también la inflamación?

Esta pregunta está abriendo nuevas líneas de investigación.
Si persisten mecanismos inflamatorios e inmunitarios que contribuyen al dolor, una posibilidad sería complementar el tratamiento hormonal con estrategias dirigidas específicamente contra la inflamacion.

Actualmente se investigan aproximaciones que modulan la inflamación, la actividad de ciertas células inmunitarias o las señales implicadas en la sensibilización nerviosa. La idea no es sustituir los tratamientos hormonales, sino entender qué mecanismos predominan en cada paciente.

Pero conviene ser prudentes: gran parte de estas estrategias cuenta todavía con evidencia preclínica o clínica limitada y no constituye un tratamiento establecido. Para poder usarlos con pacientes, antes deberán demostrar su eficacia y seguridad en ensayos clínicos adecuados.

De tratar “la endometriosis” a tratar a cada paciente

Durante mucho tiempo hemos intentado explicar el dolor de la endometriosis mirando a las lesiones y a las hormonas.
Hoy sabemos que debemos ampliar el foco: hormonas, inflamación, sistema inmunitario y sistema nervioso forman una red estrechamente conectada. El peso de cada componente probablemente no sea idéntico en todas las mujeres.

Comprender esas diferencias puede darnos la clave para tratamientos más personalizados. Quizá la pregunta ya no sea solo cómo controlar las lesiones, sino qué está manteniendo el dolor en cada paciente.

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María Concepción Martínez-Esparza Alvargonzález mantiene un contrato de colaboración con Endomás, asociación de pacientes con endometriosis de la Región de Murcia, para desarrollar actividades de investigación y divulgación sobre esta enfermedad. La asociación ha aportado un total de 400 euros durante los dos últimos años para dichas actividades.

María Laura Garcia Izquierdo es miembro de Endomás. Actualmente es Vicepresidenta de la asociación de afectadas por endometriosis de la Región de Murcia (Endomás), que tiene un contrato de colaboración con el grupo de investigación liderado por la Dra. María Martínez-Esparza Alvargonzález.

Sandra Acedo Santamaría no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Endometriosis: cuando controlar las hormonas no basta para frenar el dolor – https://theconversation.com/endometriosis-cuando-controlar-las-hormonas-no-basta-para-frenar-el-dolor-293132

La luz de Pipilotti Rist deslumbra en el Guggenheim de Bilbao

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marta Madrid Manrique, Profesora Ayudante Doctora, Diseño y Dibujo, Universidad de La Laguna

Captura de la videoinstalación _Ever is Over All_. Museo Guggenheim Bilbao/© Pipilotti Rist / 2026, VEGAP Cortesía de la artista, Hauser & Wirth, y Luhring Augustine

El Museo Guggenheim de Bilbao ofrece estos días la posibilidad de experimentar en persona la videoinstalación Ever is over all, realizada en 1997 por la artista Pipilotti Rist, en una exposición comisariada por Mikel Onandia.

Quien haya visto por primera vez la obra de Rist quizás haya quedado confundido, contrariado y probablemente embrujado. ¿Qué dice esta imagen en movimiento ralentizada de una mujer rompiendo ventanillas de coches con una flor enorme mientras sonríe? ¿Cómo me puede hacer sentir sorpresa, relajación, extrañeza, rechazo y complicidad al mismo tiempo?

¿Quién es la autora y por qué se muestra esta obra aquí, ahora?

Una obra relevante más allá del arte

Ever is over all tiene un título tan ambiguo como el impacto que puede experimentar el público al ver y sentir esta obra. En castellano, puede traducirse como “siempre está por encima de todo” o “lo eterno está sobre todas las cosas”. Esa alusión a lo atemporal es parte de la intención artística de una propuesta que combina imagen en movimiento, color y sonido de manera hipnótica.

La obra es una gran instalación de vídeo de doble proyección. Se combinan dos secuencias de vídeo diferentes en sendas pantallas del tamaño de dos paredes con un ángulo de 90 grados entre cada una de ellas. Las dos proyecciones se desarrollan simultáneamente en forma de esquina.

A la izquierda, se ve el vídeo de una joven vestida de azul con zapatos rojos recorriendo una calle de Zúrich a cámara lenta. Sostiene una gran flor tropical y sonríe. A la derecha de este vídeo, se sucede una secuencia donde la cámara explora vegetación exuberante como flores de colores rojos. El impacto en el público es mayor cuando la mujer empieza a destrozar ventanillas de coches con la flor mientras suena una canción repetitiva y lenta (compuesta por Pipilotti Rist y Anders Guggisberg).

La videoinstalación ha sido valorada como una de las obras más relevantes del feminismo de tercera ola por su uso de la ironía, la ambigüedad y la reapropriación de los símbolos tradicionales de feminidad. Usar una flor –asociada a los estereotipados atributos femeninos de delicadeza y belleza– como arma destructiva nos deja un tanto confusos y sorprendidos. Y al mismo tiempo, hay algo placentero en la liberadora expresión de ira de forma vandálica y en el comportamiento por fuera de lo socialmente aceptable.

El vídeo tiene elementos estéticos de la cultura popular que recuerdan al personaje de Dorothy en El mago de Oz, con vestido azul y zapatos rojos. Pero la idea viene de una experiencia personal: la artista tuvo un desacuerdo con un hombre que trabajaba en un periódico, esto le hizo sentir mucha rabia y le dieron ganas de romperle la ventanilla del coche.

Ever is over all obtuvo el Premio 2000 para artistas jóvenes menores de 35 años en la 47 Bienal de Venecia. Rist encontró en esta obra y este premio la proyección internacional que necesitaba como artista contemporánea. Este hito artístico no puede comprenderse sin conocer su trayectoria.

Rebeldía, fuerza, imaginación

Elisabeth Charlotte Rist nació en 1962 en Suiza y estudió Diseño Gráfico, Ilustración y Fotografía en la Universidad de Artes Aplicadas de Viena. Entre 1986 y 1988 estudió Comunicación Audiovisual con una especialización en vídeo en la Escuela de Basilea. Mientras tanto, también era parte de una banda de música. La música y la influencia de la cultura popular, especialmente los videoclips, fueron grandes inspiraciones en su trabajo.

En 1982 adoptó el seudónimo de Pipilotti Rist combinando su apodo familiar –Lotti– con el del personaje de Pippi Langstrump –o Pippi Calzaslargas–. El nombre aglutina el espíritu de rebeldía, la independencia, la libertad, la fuerza, la imaginación y el juego con el público.

Imagen de una mujer con vestido y melena negros desenfocada.
Imagen de I’m Not The Girl Who Misses Much.
Pipilotti Rist, CC BY-SA

En la obra I’m not the girl who misses much (1986) Pippiloti Rist usaba un verso de una canción de los Beatles como inspiración para el título de un vídeo performativo donde altera la velocidad y la nitidez de la imagen. Este trabajo frustraba las expectativas sobre la representación del cuerpo femenino. En You called me Jacky (1990) usa una canción de Kevin Coin para superponer su performance a modo de playback con una capa de vídeo semitransparente de unas vías ferroviarias y de una ventanilla de tren en movimiento.

En estas dos obras se establece el interés por la autorrepresentación, la performatividad y la música como estrategias creativas. Pickelporno (1992) es uno de los momentos clave de su trayectoria artística. Está formado por planos extremadamente cercanos del cuerpo humano y elementos orgánicos. La obra muestra texturas de la piel, frutas, plantas, ojos y pestañas, pelos y recursos naturales con colores saturados en un ritmo que va in crescendo y apela a una cualidad táctil de la imagen y el sonido. Pickelporno propone una representación de la sexualidad alejada de las convenciones de la pornografía.

Influencias de ida y vuelta

La obra donde Pipilotti Rist estableció un uso del color vibrante e hipersaturado como estrategia creativa quizás fue Blutraum (1993). Fragmentos del cuerpo humano, texturas orgánicas, fluidos de colores intensos crean imágenes y sonidos que apelan a una experiencia multisensorial, no sólo visual.

Para 1997, cuando creó Ever is over all, ya había implantado un lenguaje artístico basado en el uso del sonido musical sincronizado con la imagen, la performatividad, el color saturado, la sensualidad y un espíritu de rebeldía. El impacto de esa videoinstalación excede el ámbito del arte contemporáneo.

Beyoncé decide tomarse la furia por su mano, inspirada por Rist.

En el vídeo de la canción “Hold up”, de 2016, Beyoncé camina por la ciudad con un vestido amarillo. Cuando alguien le da un bate de béisbol, rompe un cristal de un coche y una boca de incendios. Igual que el género inspiraba a Pipilotti Rist, Pipilotti Rist inspira al videoclip contemporáneo y las nuevas generaciones de artistas.

Su obra ha seguido creciendo en dimensiones y en capacidad de inmersión. Las instalaciones más recientes juegan con la luz, las proyecciones en superficies curvas o planas, el volumen del espacio expositivo y el cuerpo del público.

Pipilotti Rist acaricia las paredes y los techos de las salas de instalación y nos toca la córnea para inspirar vitalidad y sensualidad. Nos invita, simultáneamente, a relajarnos y a revitalizarnos. La experiencia de su obra se ha convertido en algo cada vez más físico y sensorial. Los espectadores se tumban para mirar una proyección en el techo en 4th Floor to mildness (2016) y, en Your Palm is my Universe (2025), se dejan bañar en colores vívidos jugando con su cuerpo como parte de la instalación.

Según la artista, su trabajo no se puede reducir a etiquetas exclusivamente feministas. Pippilotti Rist es una artista que usa la proyección y la luz para tocarnos en nuestra capacidad de percibir, sentir, disfrutar, y dejarnos extrañar y maravillar.


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Marta Madrid Manrique no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. La luz de Pipilotti Rist deslumbra en el Guggenheim de Bilbao – https://theconversation.com/la-luz-de-pipilotti-rist-deslumbra-en-el-guggenheim-de-bilbao-294486

¿Podemos saber si elegimos la vida correcta?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alexandra Glink Lezana, Profesora asociada de Psicología, especializada en psicología clínica y neuropsicología, Universitat de Girona; UOC – Universitat Oberta de Catalunya

DustandAshes/Shutterstock

¿Cómo podemos saber si elegimos bien nuestra vida? La psicología puede explicar por qué imaginamos las alternativas a nuestras decisiones, pero hay algo que nunca podremos comprobar: qué habría ocurrido realmente en la vida que no elegimos, ni quiénes habríamos llegado a ser dentro de ella.

Todos hemos pensado alguna vez qué habría pasado si hubiéramos aceptado aquel trabajo, continuado aquella relación, elegido otra ciudad o tomado una decisión diferente. La psicología denomina “pensamiento contrafáctico” a la capacidad de imaginar alternativas a acontecimientos que ya han ocurrido. Pensamientos como “si hubiera hecho esto” o “si no hubiera pasado aquello” son habituales y pueden ayudarnos a interpretar el pasado, aprender de la experiencia, preparar decisiones futuras y experimentar emociones como el arrepentimiento.

Pero utilizar estos pensamientos para juzgar nuestra propia vida plantea una dificultad particular.

Si pensamos que habríamos sido más felices de haber tomado otra decisión, estamos comparando nuestra vida real con otra que nunca hemos experimentado. Podemos imaginar cómo habría empezado esa trayectoria, pero no podemos seguirla para comprobar dónde habría terminado.

En un experimento, una comparación permite estudiar qué ocurre bajo unas condiciones frente a otras, pero en nuestra vida no existe esa segunda observación. Solo conocemos una de las trayectorias posibles. No sabemos qué habría ocurrido después de la decisión que no tomamos.

Hay un problema todavía más profundo: cuando imaginamos una vida diferente no imaginamos solamente acontecimientos diferentes. También nos representamos a la persona que habría vivido esos acontecimientos.

“Yoes posibles” y “yoes alternativos”

La psicología ha estudiado este tipo de representaciones. El concepto de “yoes posibles” (del inglés, possible selves) se refiere a las versiones de nosotros mismos que podemos imaginar. Aquello que podríamos llegar a ser, que nos gustaría ser o que tememos llegar a ser.

Otros trabajos han estudiado los “yoes alternativos” (del inglés, alternative selves), versiones alternativas de nosotros mismos asociadas a acontecimientos que podrían haber ocurrido de otra manera.

Esto permite formular una pregunta menos evidente. Cuando imaginamos quiénes habríamos sido si hubiéramos elegido de otra manera, ¿hasta qué punto estamos imaginando realmente a esa persona?

Las investigaciones sobre memoria autobiográfica y simulación contrafáctica ofrecen una pista. Cuando imaginamos cómo podría haber sido un acontecimiento de nuestro pasado no estamos recuperando un recuerdo de una historia que ocurrió en otra realidad. Estamos construyendo una representación alternativa a partir de la información de la que disponemos. Los estudios muestran que recordar acontecimientos autobiográficos e imaginar alternativas a ellos comparten algunos procesos cognitivos.

Esto es relevante porque la persona que imaginamos en esa vida alternativa también es una construcción. Podemos pensar que, si hubiéramos elegido otro camino, seguiríamos siendo esencialmente nosotros mismos, pero con circunstancias diferentes. Sin embargo, las circunstancias no son un simple escenario alrededor de un individuo ya formado. Las experiencias que vivimos contribuyen a modificar nuestras expectativas, prioridades, relaciones y formas de entendernos.

Cuando imaginamos una vida alternativa desde el presente tendemos a conservar una continuidad entre quien somos ahora y quien suponemos que habríamos sido entonces. Lo que no podemos observar es cuánto habría cambiado esa persona como consecuencia de la propia vida que nos representamos.

Además, cuando pensamos que otra decisión nos habría hecho más felices, solemos prestar especial atención a aquello que habría cambiado: el nuevo trabajo, la otra relación, la ciudad diferente. Es mucho más difícil anticipar todo lo que habría ocurrido alrededor de esa decisión.

Alternativas sin la complejidad de la vida real

La investigación sobre predicción afectiva ha mostrado que las personas no siempre calculamos bien cómo nos harán sentir los acontecimientos futuros. Entre otras cosas tendemos a concentrarnos en determinados eventos y a infravalorar la influencia de otros factores que también contribuirán a nuestra experiencia.

Por eso, imaginar una vida alternativa puede resultar más sencillo que imaginar una vida alternativa completa.

Si pienso que habría sido más feliz en otro trabajo, puedo imaginar fácilmente ese trabajo. Es mucho más difícil imaginar las personas que habría conocido, las que no habría conocido, los problemas cotidianos, las oportunidades inesperadas, las pérdidas y las experiencias que habrían ido modificando mis prioridades y mi personalidad.

La vida que realmente hemos vivido ha tenido que incorporar todas esas cosas, mientras que la vida alternativa imaginada no. La primera ha sido continuamente modificada por acontecimientos que no podíamos prever, y la segunda permanece como una posibilidad que nunca tuvo que enfrentarse a sus propias consecuencias.

Esto también explica por qué una vida no vivida puede parecer, retrospectivamente, más coherente de lo que habría sido. La realidad introduce acontecimientos que no encajan con nuestros planes y nos obliga a reajustarnos. Una posibilidad imaginada puede conservar el sentido que le damos desde el presente porque nunca ha tenido que ser corregida por lo que efectivamente ocurrió.

Esto no significa que la decisión que tomamos fuera la correcta, ni que la vida que imaginamos hubiera sido peor. Significa que una posibilidad no vivida no puede convertirse en una segunda biografía que podamos observar y comparar con la nuestra.

La psicología puede explicar por qué construimos alternativas, cómo imaginamos otras versiones de nosotros mismos y por qué esas representaciones pueden adquirir una importante carga emocional. Pero no puede reconstruir la trayectoria que habría seguido una decisión que nunca tomamos.

Hay, por tanto, una pregunta que quizá no podamos responder con más información sobre el pasado. No solo desconocemos qué habría ocurrido si hubiéramos elegido de otra manera: también desconocemos quiénes habríamos llegado a ser.

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Alexandra Glink Lezana no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Podemos saber si elegimos la vida correcta? – https://theconversation.com/podemos-saber-si-elegimos-la-vida-correcta-292022

ES-Alert: ¿cuándo, dónde y cómo se ha mejorado el sistema de alerta de emergencias?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Héctor Esteban González, Director de la Escuela Técnica Superior de Ingeniería de Telecomunicación, Universitat Politècnica de València

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El 29 de octubre de 2024, miles de móviles sonaron y vibraron por primera vez en Valencia con motivo de la dana de aquel año. Desde entonces, los avisos del sistema ES-Alert se han vuelto cada vez más habituales. De hecho, desde su puesta en servicio, en febrero de 2023, el uso de ES-Alert ha aumentado considerablemente. Según los datos del Ministerio del Interior, a mediados de septiembre de 2026 ya se habían contabilizado 534.

Su utilización se ha intensificado especialmente ante episodios de lluvias torrenciales, como la de estos últimos días, y de incendios forestales: durante julio y agosto de 2026 se enviaron 210 mensajes, frente a los 84 registrados durante los mismos meses del año anterior.

En cualquier caso, aún hay dudas entre la población sobre cómo se recibe, qué parte de la ciudadanía lo hace y si nos llega a todos a la vez.

No, no se puede desactivar

ES-Alert no necesita ninguna aplicación. Los avisos se envían directamente desde las estaciones base (habitualmente conocidas como “antenas”) de las redes de telefonía móvil 4G y 5G a los terminales compatibles que se encuentran dentro de su zona de cobertura. Las alertas de máxima prioridad no se pueden desactivar desde los ajustes del teléfono.

El sistema es gratuito y permite transmitir mensajes a los teléfonos móviles con gran rapidez, ya que no requiere establecer una comunicación individual con cada destinatario, aunque el tiempo efectivo de recepción también depende del estado de la red y de la cobertura disponible.

Además, las alertas de nivel 1 suenan incluso cuando el teléfono está en silencio o en modo “No molestar”. El mensaje aparece destacado en la pantalla hasta que el usuario lo confirma, generalmente pulsando el botón “Aceptar”. En los teléfonos Android, los avisos se pueden consultar posteriormente en el historial de alertas de emergencia; en los iPhone, se pueden recuperar desde las notificaciones mientras sigan disponibles.

¿Y si mi móvil está apagado o en modo avión?

Si, en el momento de enviarse la alerta, el teléfono está apagado, en modo avión o sin cobertura de telefonía móvil, no recibirá el aviso. No obstante, los mensajes de ES-Alert tienen un periodo de vigencia durante el cual continúan difundiéndose a través de las celdas seleccionadas. Por tanto, si el teléfono vuelve a encenderse, recupera la cobertura o sale del modo avión mientras la alerta sigue vigente, recibirá el mensaje siempre que se encuentre dentro de la zona de difusión.

Del mismo modo, un teléfono que inicialmente esté fuera de esa zona también podrá recibir la alerta si entra en ella durante el periodo de vigencia.

La tecnología Cell Broadcast es una de las soluciones más eficaces para difundir alertas de emergencia de forma rápida y masiva. No obstante, la eficacia real de ES-Alert no depende únicamente de la rapidez con la que llegan los mensajes, sino también de la respuesta de la población y del seguimiento de las instrucciones recibidas, como evitar desplazamientos o buscar refugio.

Uno de los principales retos es evitar la llamada “fatiga de alertas”: si los avisos se reciben con demasiada frecuencia o se perciben como poco relevantes, la población puede acabar acostumbrándose a ellos y prestarles menos atención, con la consiguiente pérdida de eficacia ante situaciones realmente peligrosas.




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Niveles de alerta de protección civil

ES-Alert prevé dos categorías de mensajes, según su prioridad:

  • Nivel 1. Alertas de Protección Civil. Están destinadas a advertir de situaciones de especial gravedad que pueden poner en peligro la vida o la integridad física de las personas, como inundaciones, incendios o accidentes industriales. Su recepción está activada por defecto en los teléfonos compatibles y no se puede desactivar desde los ajustes del dispositivo.

  • Niveles 2 y 3. Prealertas de Protección Civil. Constituyen una categoría de menor prioridad, cuya recepción se puede activar o desactivar desde los ajustes del teléfono. Aunque el sistema español contempla esta posibilidad, los mensajes de emergencia que se envían habitualmente corresponden al nivel 1.

Para ampliar las posibilidades del sistema, algunas comunidades autónomas, como Aragón y Cataluña, están estudiando incorporar las prealertas de nivel 2 al uso habitual de ES-Alert. A diferencia de las alertas de nivel 1, que son de máxima prioridad y no se pueden desactivar, las de nivel 2 permitirían enviar avisos menos intrusivos, que solo se mostrarían en los teléfonos que tengan activada esta categoría en su configuración.

Estas prealertas podrían utilizarse para advertir con antelación de situaciones de riesgo que todavía no requieren instrucciones inmediatas de protección, reservando las alertas de nivel 1 para las situaciones de mayor gravedad. De este modo, se pretende mejorar la información preventiva sin provocar una saturación de avisos que pueda reducir la eficacia del sistema.

La precisión geográfica de las alertas

Una de las principales limitaciones de ES-Alert es la precisión geográfica, que depende de las zonas de cobertura de las celdas de telefonía móvil. Una misma estación base puede tener varias celdas, orientadas en distintas direcciones, y es posible seleccionar individualmente cuáles deben difundir la alerta. Aunque Protección Civil delimite un área geográfica concreta, el aviso se transmite a través de las celdas seleccionadas, cuyas zonas de cobertura pueden sobrepasar los límites del área definida o dejar algunas partes sin cubrir. Por tanto, la zona de difusión de la alerta no coincide necesariamente con la zona de riesgo delimitada, y la precisión depende tanto de la selección de las celdas como de la cobertura real de la red.

Una de las posibles vías de mejora consiste en afinar, en colaboración con los operadores de telefonía móvil, la selección de las celdas que deben difundir la alerta y estudiar la posibilidad de ajustar dinámicamente la potencia de transmisión de cada una para adaptar mejor la cobertura conjunta al área geográfica a la que se quiere avisar.

Otra línea de mejora es la integración de mapas de riesgo de inundación y de las predicciones de los modelos hidrológicos en ES-Alert, de manera que las zonas de aviso puedan ajustarse mejor a las áreas que se prevé que resulten afectadas.




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Así funciona un sistema de alerta temprana ante inundaciones “imposibles”


Finalmente, los estándares internacionales de telefonía móvil también prevén una técnica denominada geofencing, que permite incluir en los mensajes las coordenadas de la zona afectada para que sea el mismo teléfono el que compruebe, mediante su geolocalización, si se encuentra dentro de esta zona y, por tanto, si ha de mostrar la alerta. Eso permitiría una delimitación más precisa, sin necesidad de restringir tanto la cobertura de las celdas que difunden el mensaje.

Además, la comprobación se realiza en el propio dispositivo, sin comunicar la ubicación a las autoridades. Sin embargo, esta funcionalidad depende de la implementación del sistema y de la compatibilidad de los terminales, y no está confirmado que se encuentre operativa actualmente en ES-Alert.

¿Siempre recibiremos la alarma cuando estemos en nivel rojo?

En todos los casos, la decisión de enviar una alerta corresponde a las autoridades competentes en materia de protección civil. No se trata de un mecanismo que se active automáticamente cuando se detecta un fenómeno peligroso.

En el caso de fenómenos meteorológicos adversos, conviene distinguir entre los avisos de la Agencia Estatal de Meteorología (AEMET) y las alertas de Protección Civil. AEMET informa sobre los fenómenos previstos y su peligrosidad, mientras que las autoridades de Protección Civil evalúan las posibles consecuencias para la población y deciden si es necesario enviar un mensaje de ES-Alert y qué instrucciones debe contener. Por tanto, un aviso meteorológico de nivel rojo no implica necesariamente el envío automático de un mensaje de ES-Alert, aunque constituye una información fundamental para que las autoridades adopten las medidas de protección oportunas.

La Norma Básica de Protección Civil distingue cuatro situaciones operativas, numeradas del 0 al 3, según las características de la emergencia y los recursos y mecanismos de coordinación necesarios para afrontarla. En términos generales, las comunidades autónomas dirigen la gestión de las emergencias dentro de su ámbito de competencia, aunque pueden solicitar el apoyo de otras administraciones, incluido el Gobierno central. Los niveles de emergencia de protección civil no deben confundirse con los niveles de prioridad de los mensajes de ES-Alert, que son independientes.

Cuando concurren determinadas circunstancias, como la necesidad de coordinar recursos de varias comunidades autónomas o de asumir una dirección nacional debido a la magnitud de la catástrofe, el ministro del Interior puede declarar la emergencia de interés nacional, bien por iniciativa propia o a petición de las autoridades competentes. En ese caso, el Estado asume la dirección. No obstante, el hecho de que una emergencia afecte a varias comunidades autónomas o de que estas reciban ayuda de medios estatales no implica por sí mismo que la emergencia haya sido declarada de interés nacional.

Desde la dana de octubre de 2024, el Ministerio del Interior, en colaboración con el Consejo Nacional de Protección Civil y las comunidades autónomas, ha impulsado la actualización de las directrices básicas de planificación de protección civil.

Las nuevas directrices, aprobadas a lo largo de 2026, incorporan expresamente el ES-Alert como uno de los sistemas de aviso a la población frente a inundaciones, fenómenos meteorológicos adversos, incendios forestales, terremotos, accidentes con sustancias peligrosas y erupciones volcánicas.

Respuesta ante emergencias o avisos preventivos

Es objetivo es mejorar la capacidad de anticipación y la respuesta ante las emergencias mediante sistemas de alerta temprana interoperables, la integración del conocimiento científico en la toma de decisiones, una mejor coordinación entre administraciones y una atención especial a las personas vulnerables, con criterios de accesibilidad y diseño universal.

También se refuerza la importancia de emitir avisos preventivos sin necesidad de esperar a que la emergencia haya provocado daños, así como de utilizar canales de comunicación complementarios. Asimismo, se promueve que las decisiones se fundamenten en criterios técnicos e información científica, como las predicciones de la AEMET o los datos de las confederaciones hidrográficas, para facilitar una respuesta más rápida, coordinada y proporcionada al riesgo.

The Conversation

Héctor Esteban González recibe fondos de proyectos del Plan Nacional de Ciencia del Gobierno de España. Está inscrito en Podemos.

Vicent Pla Boscà recibe fondos de MICIU/AEI/10.13039/501100011033/, FEDER Una manera de hacer Europa, y Unión Europea NextGenerationEU/PRTR a través de su participación en proyectos de I+D+i del Plan Estatal de Investigación Científica, Técnica y de Innovación 2021-2023 y del Plan de Recuperación, Transformación y Resiliencia. Vicent Pla Boscà es miembro de Xàtiva Unida.

– ref. ES-Alert: ¿cuándo, dónde y cómo se ha mejorado el sistema de alerta de emergencias? – https://theconversation.com/es-alert-cuando-donde-y-como-se-ha-mejorado-el-sistema-de-alerta-de-emergencias-294798