Comment le mariage, le divorce et la parentalité influencent le recours au travail autonome

Source: The Conversation – in French – By Hien Tran, Associate Professor, Telfer School of Management, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

Pour de nombreux Canadiens, le choix de devenir travailleur autonome tient moins à une ambition entrepreneuriale qu’à leur situation familiale.


Dans ma récente étude qui suit des Canadiens à travers le mariage, le divorce, la naissance d’un enfant et le veuvage, j’ai constaté que les grandes transitions familiales peuvent faire en sorte que le travail autonome semble soit plus réalisable, soit totalement inaccessible, selon qui, au sein du ménage, assume les soins et qui assure le revenu principal.

Le travail autonome occupe une place significative dans l’économie canadienne. En mars 2025, Statistique Canada recensait 2,7 millions de travailleurs autonomes, soit 13,1 % de la main-d’œuvre, un groupe hétérogène d’entrepreneurs, d’artisans et de consultants présents dans presque tous les secteurs.

Mais les choix de carrière se font rarement de manière isolée. Ils sont influencés par les pressions liées aux soins. Concilier le travail et la garde des enfants est également devenu de plus en plus difficile pour de nombreux ménages.

Le Canada offre des mesures de protection en matière de congé parental et a élargi l’aide à la garde d’enfants ces dernières années, mais une enquête de Statistique Canada de 2025 révèle que la moitié des parents ayant recours à des services de garde ont déclaré avoir eu de la difficulté à en trouver.

Le travail autonome, en particulier, est étroitement lié à ces contraintes familiales : les exigences liées aux soins, l’incertitude du revenu et les lacunes de la protection sociale que les travailleurs salariés peuvent tenir pour acquises.

Comment les changements familiaux redéfinissent les choix professionnels

Les transitions familiales majeures peuvent redéfinir les rôles en matière de revenu, les exigences liées aux soins et la capacité d’un ménage à absorber les risques financiers. Le mariage, la naissance d’un enfant, le divorce et le veuvage peuvent chacun modifier qui gagne un revenu, qui fournit des soins et le niveau de volatilité qu’un ménage peut tolérer.

Le mariage implique souvent la mise en commun des revenus et le partage des responsabilités quotidiennes. La parentalité peut intensifier les exigences en matière de soins et réduire la flexibilité des horaires de travail. Le divorce et le veuvage peuvent priver les ménages des soutiens financiers ou pratiques sur lesquels ils comptaient auparavant.

Ces transitions réorganisent la façon dont les ménages répartissent leur temps, gèrent les risques et mobilisent leurs ressources — sans affecter tout le monde de la même façon. Un même événement peut produire des trajectoires professionnelles très différentes selon qui assume les soins et qui est censé assurer la stabilité financière du ménage.

Pour l’examiner, je me suis appuyée sur les données de l’Étude longitudinale et internationale sur les adultes, une enquête nationale de Statistique Canada qui suit les parcours de vie au fil du temps. J’y ai retracé, entre 2012 et 2020, comment le recours au travail autonome évoluait au fil de ces transitions.




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Le mariage comme filet de sécurité

Parmi les tendances les plus marquantes figure celle du mariage. Les personnes nouvellement mariées étaient généralement plus susceptibles de se lancer dans le travail autonome — mais cette hausse n’était pas uniforme. C’est chez les femmes occupant un rôle de revenu secondaire au sein du couple qu’elle était la plus prononcée.

Ces résultats suggèrent que le mariage renforce la capacité d’amortissement financier du ménage. La mise en commun des revenus et le partage des responsabilités domestiques peuvent atténuer la volatilité des revenus à court terme, rendant l’incertitude professionnelle plus gérable pour certains.

Mais le mariage façonne aussi la perception de quel travail est considéré comme flexible et quels revenus sont censés ancrer la stabilité du ménage, ce qui explique pourquoi une même transition peut produire des réactions si différentes d’un couple à l’autre.

La parentalité et le travail autonome

La parentalité révèle un schéma plus complexe. Elle alourdit les exigences de soins, réduit le temps disponible et accroît la pression financière du ménage. Dans ce contexte, le travail autonome peut sembler séduisant : il offre une plus grande maîtrise de son emploi du temps.

Mais il comporte aussi des revenus irréguliers, des contraintes administratives et une incertitude financière. Mon étude montre que les mères assumant le rôle de principal soutien de famille étaient moins susceptibles de se tourner vers le travail autonome après la naissance d’un enfant, et les pères portant une part importante des soins suivaient un schéma similaire.

Dans les deux cas, l’accumulation des tâches de garde et la pression financière rendaient le travail autonome — avec son lot d’incertitude — moins envisageable.

Pourtant, quand mariage et naissance survenaient en même temps, une dynamique différente s’installait. Vivre ces deux transitions de front rendait paradoxalement plus probable le recours au travail autonome que de n’en traverser qu’une seule.

Cette convergence laissait moins de marge pour réorganiser travail et prise en charge des proches, et le travail autonome devenait alors la voie la plus flexible pour s’adapter.

Divorce et veuvage

Le divorce et le veuvage illustrent comment la perte du soutien du ménage peut freiner le passage au travail autonome.

Le divorce démantèle la mise en commun des ressources et transforme des responsabilités autrefois partagées — revenus, temps, soins — en obligations individuelles. Cette solitude financière réduit la capacité à absorber l’incertitude qui accompagne le travail autonome.

Le veuvage produit un effet analogue. Il efface l’équilibre par lequel deux partenaires coordonnaient revenus, gestion du quotidien et soutien mutuel, et j’ai constaté qu’il était associé à un moindre recours au travail autonome.

Dans les deux cas, c’est la disparition du ménage comme unité de partage des risques qui dicte ce qui semble possible.

Le travail autonome : une histoire de ménage

Les transitions familiales se produisent rarement de manière isolée. Mariage, parentalité, réorganisation des responsabilités, tout cela survient souvent en même temps, et ces changements qui se chevauchent façonnent ensemble ce qui semble professionnellement possible.

Se lancer en travail autonome est donc avant tout une décision de ménage, modelée par la façon dont les familles redistribuent temps, ressources et responsabilités après des bouleversements majeurs. Un même événement peut ouvrir des portes pour certains et les fermer pour d’autres, selon la répartition des rôles au sein du foyer.

Car ces décisions ne relèvent pas que de l’ambition individuelle. Elles reflètent aussi la manière dont les ménages s’adaptent — professionnellement, familialement, financièrement — après les grands tournants de la vie. Ce qui rend le travail autonome accessible pour certains le place hors de portée pour d’autres, et comprendre pourquoi exige de regarder non seulement qui travaille, mais comment la vie à deux (ou seul) structure ce qui est envisageable.

La Conversation Canada

Hien Tran a reçu du financement du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) ayant soutenu l’accès aux données et les travaux de recherche liés à cet article.

ref. Comment le mariage, le divorce et la parentalité influencent le recours au travail autonome – https://theconversation.com/comment-le-mariage-le-divorce-et-la-parentalite-influencent-le-recours-au-travail-autonome-284377

Gobernar entre escombros: legitimidad ausente y negociación bajo tutela en Venezuela

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Benigno Alarcón, Director of the Center for Political Studies, Universidad Católica Andrés Bello

Los terremotos del 24 de junio dejaron en Venezuela, según el balance oficial más reciente, 5 119 muertos, 16 740 heridos y 17 907 personas sin vivienda, con 21 470 alojadas en campamentos transitorios.

La catástrofe ha puesto en evidencia la incompetencia de las instituciones del Estado para garantizar la gobernabilidad y la necesidad –ya no teórica sino urgente– de un gobierno legítimo, capaz de reconstruir las instituciones democráticas y cambiar las reglas de juego hacia garantías estables y creíbles.

Esa es la verdadera reconstrucción pendiente: la de los edificios es apenas uno de sus síntomas más dramáticos y visibles.

Estado tutelado

Venezuela enfrenta la peor emergencia humanitaria de su historia reciente gobernada por un Ejecutivo cuyo reloj constitucional ya venció, y que está siendo sostenido por la tutela de Washington y no por un pacto interno verificable.

Delcy Rodríguez ejerce la presidencia encargada desde la captura de Nicolás Maduro el 3 de enero pasado, tras una intervención estadounidense en territorio venezolano. El mandato interino, concebido por la Constitución venezolana como un puente de 180 días hacia elecciones, expiró sin convocatoria electoral y sin pronunciamiento de las autoridades venezolanas ni estadounidenses.

La literatura sobre desastres y política ofrece precedentes elocuentes: el terremoto de Managua (Nicaragua) de 1972 erosionó irreversiblemente al somocismo, y el de Ciudad de México de 1985 abrió grietas duraderas en la hegemonía del Partido Revolucionario Institucional (PRI). Los desastres no solo destruyen infraestructura: auditan Estados. Y la auditoría venezolana arroja un déficit doble, de capacidad y de falta de título legítimo para gobernar.

El giro del 14 de julio

En ese contexto se ha producido, en cuestión de horas, el movimiento político más significativo desde enero. La Asamblea Nacional de 2015 –que Washington reconoce como última instancia legislativa surgida de elecciones competitivas– y la Asamblea controlada por el chavismo acaban de anunciar el inicio de una hoja de trabajo conjunta a partir del 1 de agosto para avanzar en la reinstitucionalización democrática del país.

Según Dinorah Figuera, dirigente opositora y presidenta de la IV Legislatura (2016) de la Asamblea Nacional de Venezuela que acaba de volver del exilio, la mesa estará integrada por 20 representantes (diez por cada parte) y abordará la reforma del Consejo Nacional Electoral (CNE), la revisión de las leyes electorales y la independencia del Tribunal Supremo de Justicia (TSJ). Lo revelador no es solo el anuncio, sino la secuencia:

“No tenemos cabeza para estarnos preocupando sobre el TSJ ahorita, nos estamos preocupando es de personas que han sufrido lo indecible (…) Es un irrespeto, es una grosería ponerse a reunir entre políticos para estar decidiendo quién va para el CNE o quién va para el TSJ”.

  • Tres días después, el 14 de julio, anunciaba exactamente lo que había negado antes. Apenas la Asamblea de 2015 publicó su comunicado, el secretario de Estado Marco Rubio lo retuiteó desde la cuenta oficial del Departamento de Estado, a lo que siguió el anuncio del órgano parlamentario presidido por el propio Rodríguez.

Ese mismo día, Michael Kozak, subsecretario de Estado para Asuntos del Hemisferio Occidental, presentaba el anuncio ante el Congreso estadounidense como un avance del proceso. La coreografía es inequívoca: las líneas estratégicas del proceso venezolano no se deciden en Caracas sino en Washington.

¿Transición o contención?

La pregunta clave es, ¿esta mesa constituye el primer paso operativo de la fase política (la transición) del plan Trump-Rubio o es solo un dispositivo de contención que permite a Washington bajar la presión electoral y administrar los tiempos? La evidencia puede sostener ambas lecturas.

Un punto a favor de que se está dando el primer paso hacia la transición es que los terremotos no iniciaron la negociación. Figuera regresó del exilio el 18 de junio, invitada expresamente por el Departamento de Estado estadounidense, y ese mismo día quedó designada la mesa paritaria. Los sismos suspendieron el proceso, pero el anuncio del 14 de julio lo relanza.

La catástrofe ha proporcionado el marco discursivo (“la unidad nacional”) que permite a Rodríguez retroceder sin admitir que retrocede. A la vez que muestra la incapacidad del Estado de gestionar el estado de emergencia y eleva el costo de sostener el statu quo para el gobierno estadounidense.

A favor de que solo se está ganando tiempo hay varios factores: que el propio Kozak haya declarado que Washington no quiere elecciones “ni demasiado pronto, ni demasiado lejos”, que cerca del 40 % de los votantes elegibles no está registrado y que no es pertinente votar en medio de un terremoto. Otro, concerniente a María Corina Machado, es que, aunque Estados Unidos “no se opone” a su regreso, tampoco lo va a facilitar mientras dure la emergencia.

Aquí conviene hacer una advertencia: las condiciones técnicas que alega son reales, pero la búsqueda de las elecciones perfectas –todo el registro depurado, toda la diáspora votando– puede convertirse en una excusa para no tener elecciones oportunas. Lo perfecto es enemigo de lo bueno: las democracias no celebran comicios impecables antes de la transición, construyen garantías a través de ellos.

Por qué la balanza se inclina hacia avanzar

Sin embargo, hay una frase del propio Kozak que inclina la balanza hacia el cambio:

“La gente no va a invertir a largo plazo si no hay un gobierno democrático”.

Nadie compromete capital a treinta años sobre la palabra de un gobierno tutelado, ni sobre la garantía de una administración estadounidense que, por definición, es transitoria. El gobierno de Trump puede sostener a Delcy Rodríguez, pero no puede ser el garante de última instancia de las inversiones que la reconstrucción o la recuperación de la producción petrolera exigen: solo instituciones democráticas estables pueden ofrecer los compromisos creíbles que el capital de largo plazo requiere. La contención prolongada se vuelve económicamente insostenible para el propio proyecto de normalización que Washington patrocina.

Los esfuerzos inútiles

Venezuela cuenta con su propio cementerio de diálogos fallidos –2014, Santo Domingo, Oslo, Barbados, México– que compartieron un defecto estructural: ninguna parte externa podía imponer costos verificables al incumplimiento. Esta vez, Estados Unidos controla la arquitectura energética y financiera de la que depende el Gobierno encargado. Ya lo ha demostrado al obligar a dicho Gobierno a rectificar públicamente 72 horas después de haber anunciado que no habría diálogo.

Pero el cumplimiento externo no sustituye la legitimidad interna, y allí reside la debilidad de diseño de la mesa: la comisión que preside Figuera es parte de la negociación, no su órgano mediador, y solo tendrá legitimidad en la medida en que represente los intereses de la oposición mayoritaria, la que encarnan Machado y el mandato popular de 2024.

Una negociación que prescinda de esos intereses no conduce a ninguna parte, como ya demostró cada intento anterior de negociar con oposiciones a la medida.




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No perder la esperanza

El propio calendario electoral estadounidense añade el último incentivo para alentar el cambio. Para la Casa Blanca, presionada por el senador Rick Scott ante una comunidad venezolana en Florida que “está perdiendo la esperanza”, anunciar antes de los comicios de medio término de noviembre un acuerdo sobre el Tribunal Supremo, el Consejo Nacional Electoral y el cronograma electoral venezolano podría ser un activo político de bajo costo. La aritmética lo permite: una mesa instalada el 1 de agosto puede producir un acuerdo anunciable en octubre.

La diferencia entre una transición y una normalización pactada no se medirá en comunicados sino en hitos verificables: la incorporación de la oposición mayoritaria a la mesa, la liberación de los más de 400 presos políticos que el propio Kozak reconoció, el retorno efectivo de los exiliados y un cronograma con fechas.

Los terremotos del 24 de junio han demostrado lo que ninguna teoría podía demostrar mejor: sin instituciones legítimas no hay gobernabilidad. Y sin gobernabilidad no hay estabilidad, recuperación ni reconstrucción posible. La mesa del 1 de agosto dirá si Venezuela camina hacia recuperar ambas, o si aprendió a administrar su ausencia.

The Conversation

Benigno Alarcón no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Gobernar entre escombros: legitimidad ausente y negociación bajo tutela en Venezuela – https://theconversation.com/gobernar-entre-escombros-legitimidad-ausente-y-negociacion-bajo-tutela-en-venezuela-287742

Entre procesiones y verbenas: seguimos aferrados a las fiestas populares, especialmente los jóvenes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Nicolas Ureña Bautista, Contratado Predoctoral FPU en Sociología, Universidad de Málaga

Personas ataviadas con trajes tradicionales durante la Romería Chica de Garachico (Tenerife, España), celebrada en honor a Santa Ana y San Roque y que en 2026 tiene lugar el 1 de agosto. Ana del Castillo/Shutterstock

La creciente digitalización de la vida, junto a la incorporación de la inteligencia artificial, puede hacernos creer que nuestro mundo se está reduciendo a lo virtual, especialmente entre la población más joven.

Este colectivo identifica las redes sociales como fuente de entretenimiento, pero también como el medio que satisface sus necesidades de socializar. Las redes son mucho más que un escaparate: son también fuente de nuevas relaciones cara a cara y altavoces de convocatoria a la participación en eventos sociales y cívicos del “mundo real”. De hecho, las publicaciones más difundidas son, precisamente, las que registran fiestas y celebraciones, por encima de cualquier otra actividad.

La experiencia y las redes sociales son un binomio. Vivir la celebración y mostrarla son dos gestos casi inseparables. La pregunta, entonces, no es por qué vuelven las fiestas –que, en realidad, nunca se fueron–. La pregunta es por qué seguimos creyendo que habían desaparecido.

Tradición elegida, no heredada

“En España no vas a aburrirte porque hay tantas fiestas populares repartidas durante el año que siempre hay una cita interesante en el calendario”. Así arranca “Fiestas de España”, del Portal Oficial de Turismo de España. La guía abarca 317 recomendaciones de festejos, desde la Navidad y los Reyes Magos, pasando por los Carnavales, las Fallas, la Semana Santa, la Feria de Abril y las Hogueras de San Juan, hasta la Tomatina. Esta información suele conducir a una forma de percibir España y a sus gentes popularizada en su refranero: “Quien ríe y canta, sus males espanta”.

España es un país aferrado a sus festejos, que organizan nuestras identidades, valores y relaciones sociales. Eso explica por qué las fiestas patronales y religiosas siguen movilizando a millones de personas en un país crecientemente secularizado: no se perciben como estrictamente religiosas, sino como un símbolo. De hecho, según datos del CIS el 84,9 % de los españoles piensa que la Navidad es una fiesta de carácter familiar y solo un 36,1 % las percibe con significado religioso.

Ahora cada persona decide con qué rituales vincularse, cómo hacerlo, qué tradiciones merecen su tiempo y cuáles no en cada etapa de su vida. Por ese motivo las fiestas no desaparecen, pero tampoco permanecen intactas: se reinventan continuamente manteniendo su función ritual pero con otro significado.

Mezcla de religiosidad y tradición popular en verano

En julio España celebra fiestas que combinan religiosidad, historia y tradición popular. Entre ellas los sanfermines, que marcan nueve días de encierros, devoción al santo y vida callejera en los que visitantes y vecinos visten atuendo blanco y pañuelo rojo.

También en julio, la aldea gallega de Sabucedo acoge la rapa das bestas, donde se bajan los caballos salvajes de los montes para cortarles las crines. Es un ritual que simboliza el vínculo histórico entre la comunidad y su territorio.

Mientras que a finales de julio, las fiestas de moros y cristianos de localidades alicantinas recuerdan año tras año las disputas medievales por el territorio mediante desfiles y batallas teatralizadas. Y a lo largo de agosto, las ferias y fiestas populares se suceden en decenas de pueblos y ciudades españolas sin apenas descanso.

Nuevos tiempos, nuevas maneras de vivirlos

Los datos de la Encuesta de Hábitos y Prácticas Culturales 2024–2025 del Ministerio de Cultura permiten matizar bastante la idea de que la juventud vive de espaldas a lo presencial. Es más, las nuevas generaciones presentan las tasas más altas de participación cultural en prácticamente todos los ámbitos.

En especial, destacan en la asistencia a espectáculos en directo. Entre quienes asisten al teatro, los jóvenes de los 15 a los 19 años ocupan un 28,7 %. También tienen un peso importante en los conciertos de música actual, sobre todo en festivales y macrofestivales.

La danza, el flamenco y el baile español son la opción elegida por un 15,1 % de los jóvenes que asisten a espectáculos, mientras un 6,7 % se decanta por la danza folklórica. Además, el 35,7 % de la población joven asistió, en los dos últimos años, a manifestaciones de cultura tradicional o patrimonio inmaterial como carnavales y fiestas de pueblo.

Procesiones, peregrinaciones y romerías

En cuanto a las procesiones de Semana Santa, el 37 % de la población española en general ha asistido ocasionalmente, frente a un 20 % que lo hace con normalidad. Entre quienes las frecuentan, algo más del 30 % lo hace por motivos religiosos, el 21,5 % por tradición y cerca del 20 % para participar en una celebración popular.

Un patrón similar aparece en el Camino de Santiago: las estadísticas de la Oficina del Peregrino muestran que en 2025 el 43 % de los peregrinos eran españoles. De ellos, solo la mitad hizo el camino por motivos religiosos.

Otros eventos de carácter religioso que aglutinan a multitudes más allá de sus creencias son las fiestas del Corpus y las romerías, siendo entre ellas la del Rocio, en Huelva, una de las más célebres.

Las fiestas en España no han perdido vigencia. Ya no son solo tradiciones heredadas, sino una elección adaptada a nuevas sensibilidades y maneras de vincularse. Jóvenes y adultos siguen llenando plazas, procesiones, conciertos y ferias porque la presencialidad no ha desaparecido.

The Conversation

Nicolas Ureña Bautista es contratado Predoctoral de la Universidad de Málaga y participa en proyectos de investigación de concurrencia competitiva. Declara que no posee vinculación contractual con compañías u organización que pueda obtener beneficio de este artículo.

Felix Requena Santos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Entre procesiones y verbenas: seguimos aferrados a las fiestas populares, especialmente los jóvenes – https://theconversation.com/entre-procesiones-y-verbenas-seguimos-aferrados-a-las-fiestas-populares-especialmente-los-jovenes-282821

Mónico Sánchez, el manchego que democratizó los rayos X

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rafael Camarillo Blas, Catedrático de Ingeniería Química. Fac. CC. Ambientales y Bioquímica, Universidad de Castilla-La Mancha

Hay vidas que se resumen en una imagen. La de nuestro personaje es la foto en blanco y negro de un joven de 29 años manejando un aparato con un arco eléctrico. A su izquierda puede verse el estand de la General Electric de Edison, y justo detrás, el de la Westinghouse de Tesla. La instantánea está tomada en el Madison Square Garden de Nueva York.

Podría ser otra foto anodina de principios del siglo XX, pero si supiéramos que nuestro protagonista había nacido en Piedrabuena (Ciudad Real) en 1880 y que llevaba en Nueva York menos de cinco años, su argumento se volvería mucho más interesante.

De Piedrabuena a Nueva York

Mónico Sánchez Moreno era el menor de los cuatro hijos de un humilde matrimonio formado por un fabricante de tejas y una lavandera. En la escuela, su profesor ya se dio cuenta de sus dotes intelectuales. Parecía que todo se iba a quedar ahí, porque una vez terminados los estudios básicos, Mónico se puso a trabajar en diferentes comercios de la comarca. Sin embargo, al cumplir los 21 años retomó su vocación y se fue a Madrid para formarse en el nuevo campo de la electricidad. Como no había cursado el bachillerato elemental, se inscribió en una academia para preparar el ingreso en Ingeniería Industrial.

Al mismo tiempo, empieza a realizar un curso de electrotecnia a distancia impartido desde Londres. A pesar de su desconocimiento del inglés, consigue seguir el curso con un diccionario comprado en el Rastro e incluso destacar. Tanto que su profesor Joseph Wetzler le anima a irse a Nueva York.

Con 24 años y 60 dólares en el bolsillo, Mónico toma en Cádiz un vapor transatlántico que le llevará a la “tierra de las oportunidades”. Sólo sabe inglés escrito, por lo que utiliza un pizarrín para comunicarse. Aunque encuentra un trabajo de delineante, sigue formándose en el Instituto de Ingenieros Electricistas (Nueva York), donde consigue el título tres años más tarde.

Inmediatamente después entró a trabajar en la Foote, Pierson & Co., que fabricaba equipos telegráficos. En esta época registró su primera patente, el puente Wheatstone-Sánchez, un instrumento de laboratorio que servía para medir resistencias y que adaptó para localizar averías en líneas eléctricas o telefónicas.

En mayo de 1908 empezó a trabajar para la Van Houten & Ten Broeck Co., una empresa dedicada a la aplicación de la electricidad en hospitales. Es allí donde tuvo lugar su “momento eureka”. Utilizando conceptos expuestos por Tesla, como que un transformador puede ser más pequeño si opera a mayor frecuencia, desarrolló un aparato portátil de rayos X hasta 40 veces más pequeño que los usados hasta la fecha y que funcionaba tanto con corriente continua como alterna.

Un año después fue contratado por la compañía Collins Wireless Telephone Co., que ya trataba de comercializar la telefonía inalámbrica. Esta empresa comenzó a fabricar en serie su invento, permaneciendo la patente a nombre del propio inventor. La foto descrita anteriormente se toma precisamente durante la campaña publicitaria de este aparato en la III Exhibición de la Electricidad.




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El científico que llevó el progreso a su tierra

La idea de Mónico había sido siempre volver a España. Por eso, en 1910 rescindió el contrato con la Collins y regresó a su país para asistir a una serie de congresos y exposiciones. En estos encuentros sus aparatos fueron muy bien recibidos por la comunidad médica. Entre los sueños de este inventor destacaba el deseo de que su tecnología se pudiera extender por la que ahora llamamos “España vacía”. Por ello, procuró que las condiciones de adquisición de sus aparatos por parte de los sanitarios fueran muy asequibles.

En 1913 compró una parcela de 3500 m² en su pueblo para construir el que sería el Laboratorio Eléctrico Sánchez, la obra de su vida. En él llegarían a trabajar a la vez 60 personas, muchas de ellas mujeres.

También contrató a un soplador de vidrio alemán, discípulo del artesano que fabricó los tubos de vacío a Wilhelm Conrad Röntgen, el descubridor de los rayos X. Para que la fábrica pudiera funcionar tuvo que construir una central eléctrica de carbón y sistemas de distribución de agua potable, de los que se aprovechó su municipio natal.
Entre algunos datos fascinantes que cuentan sus memorias, durante la I Guerra Mundial (1914-1918) el ejército francés adquirió 60 unidades del aparato portátil de rayos X que llegaron al frente a bordo de las ambulancias de campaña coordinadas por Marie Curie.

Profeta en su tierra, en 1914 fue declarado hijo predilecto de Piedrabuena, donde le dedicaron una calle. Fuera de su país recibió además numerosos premios en congresos y exposiciones, y llegó a ser nombrado doctor honoris causa en Brasil.

El freno a su carrera meteórica llegó con la Guerra Civil (1936-1939). Su laboratorio fue incautado por el Gobierno de la República y tuvo que huir a Valencia hasta el final de la contienda. A su regreso a Piedrabuena también estuvo a punto de ser procesado por el bando sublevado. La inestabilidad política y el aislamiento internacional consiguientes provocaron grandes problemas para importar material y repuestos.

En lo personal, perdió a su mujer y a cinco de sus hijos, entre ellos el que estaba destinado a ser su heredero. Poco antes de fallecer a los 81 años, había vendido el edificio del laboratorio al ayuntamiento, que lo utilizó como colegio. Actualmente, una parte de la fachada original se conserva en el centro de salud de la localidad.

Piedrabuena no le ha olvidado. En 1995 se inauguró su busto y el Instituto de Enseñanza Secundaria lleva orgulloso su nombre. En 2013 se instaló una placa recordando el centenario de la inauguración del laboratorio. Y, desde hace cinco años, se está construyendo un museo en la casa en la que residió.

Se calcula que durante el tiempo que estuvo abierta la fábrica se produjeron más de 3000 aparatos. Algunos de ellos todavía se conservan como reliquias en centros educativos y en el Museo Nacional de Ciencia y Tecnología.

The Conversation

Rafael Camarillo Blas no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Mónico Sánchez, el manchego que democratizó los rayos X – https://theconversation.com/monico-sanchez-el-manchego-que-democratizo-los-rayos-x-285321

¿Noticias locales? Cuando los chatbots solo reproducen el contenido de los grandes medios nacionales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Barbara Sarrionandia Uriguen, Investigadora, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

EduBFoto/Shutterstock

Pregúntele a un chatbot qué ha pasado hoy en su ciudad. Con toda probabilidad, la respuesta no mencionará al periódico que cubre el barrio donde vive, sino a las grandes cabeceras de ámbito estatal. Eso es lo que ha comprobado una investigación de la Universidad del País Vasco (EHU), que ha analizado cómo cinco de los modelos de inteligencia artificial (IA) más usados –ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot y Perplexity– responden a preguntas sobre la actualidad vasca. La conclusión es clara: cuanto más de cerca ocurre una noticia, peor la conoce la IA.

El fenómeno tiene nombre: centralismo algorítmico. Y no responde a ninguna intención deliberada de las empresas que fabrican estos sistemas, sino a cómo están construidos. Cuando alguien recurre a una IA generativa buscando información local, en realidad está preguntando a una herramienta entrenada, sobre todo, con los contenidos que más circulan en internet. Y ahí, los grandes medios ganan por goleada.

Un sesgo de fábrica

Los modelos de lenguaje aprenden de textos que rastrean toda la red. Cuantas más veces aparece una fuente citada, enlazada o repetida en la web, más peso adquiere en las respuestas del sistema. Los grandes conglomerados mediáticos, con más recursos y más presencia digital, ocupan ese espacio casi por defecto. Los medios locales, en cambio, arrastran años de infrafinanciación y menor proyección online, así que parten en desventaja antes incluso de que nadie les haga una pregunta.

Nuestra investigación, que forma parte de una tesis doctoral publicada en la revista científica Hipertext.net, lo demuestra con datos. Tras someter a los cinco modelos conversacionales a preguntas sobre sucesos políticos e institucionales del País Vasco, de todas las fuentes que citaron los sistemas, el 67,4 % correspondían a medios de alcance nacional. Solo el 15,5% remitía a periódicos vascos.

Cuando la pregunta bajaba de escala –de lo estatal a lo local–, algunos modelos, como Gemini, directamente perdían pie: ofrecían respuestas vagas o admitían no saber de qué se les hablaba. Otros, en cambio, no reconocían su desconocimiento y rellenaban el hueco con datos inventados, el problema que en el sector se conoce como “alucinación” de la inteligencia artificial.

Periodistas con el freno puesto

Mientras tanto, ¿qué hacen los periodistas con estas herramientas? Una encuesta a 501 profesionales de medios vascos, incluida en la misma investigación, revela que casi la mitad –el 45,91 %– no usa nunca IA en su trabajo diario. Solo un 7,19 % la utiliza cada jornada, y ese uso se concentra en los medios nativos digitales.

No es tecnofobia. Es más bien prudencia o “cautela informativa”. Los periodistas recurren a la IA para tareas mecánicas –traducir, transcribir una entrevista, corregir erratas– pero mantienen fuera de su alcance la tarea de decidir qué se cuenta y cómo.

Detrás de esa cautela hay también un problema de formación. Solo el 14,1 % de los periodistas encuestados ha recibido algún tipo de capacitación específica en IA; el resto ha aprendido por su cuenta, a base de prueba y error. En este sentido, el 63,91 % de quienes evitan usar estas herramientas señala como motivo principal la desconfianza hacia sistemas que no entienden bien y que temen que erosionen la credibilidad de su medio ante los lectores.

El idioma también pesa

Hay una capa más en este problema, que afecta directamente al euskera. Los grandes modelos se entrenan mayoritariamente en inglés y en las lenguas con más presencia digital. El euskera, con menos textos disponibles en la red que el castellano o el inglés, queda en desventaja: las respuestas son menos precisas, las traducciones fallan más y la información local en euskera es más difícil de recuperar.

Por eso, varios medios vascos han empezado a impulsar sus propios proyectos de traducción automática y síntesis de voz, conscientes de que nadie más va a resolverles este reto.

A esa brecha lingüística se suma otra, más silenciosa: la de género. La investigación apunta a que los sistemas de IA tienden a reproducir patrones ya conocidos en el periodismo tradicional: las fuentes femeninas aparecen menos en temas de peso político o económico y más en contenidos relacionados con cuidados o entretenimiento. La máquina, en este caso, no inventa nada nuevo. Simplemente hereda lo que ya había.

Qué hacemos con todo esto

Si la IA se convierte en la puerta de entrada habitual a la actualidad –y todo apunta a que así será–, el riesgo es que la conversación pública se concentre cada vez más en unas pocas voces, mientras lo local y lo minoritario pierden espacio. No se trata de rechazar estas herramientas, sino de exigirles reglas claras.

Nuestra investigación plantea dos vías concretas. La primera, formar a los periodistas para que sepan auditar estas herramientas: entender de dónde sacan sus respuestas y detectar cuándo se equivocan. La segunda, exigir a las empresas tecnológicas que incorporen criterios de diversidad territorial, lingüística y de género en el diseño de sus sistemas, algo que empieza a tener respaldo legal con el Reglamento europeo de Inteligencia Artificial, en vigor progresivamente desde 2024.

Al final, la pregunta de fondo no es técnica, sino qué tipo de información pública queremos. Una IA que solo sabe hablar de lo que ya es grande corre el riesgo de hacer todavía más pequeño lo que ya lo es: el periodismo que cubre lo que pasa a pie de calle.

The Conversation

Barbara Sarrionandia Uriguen no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Noticias locales? Cuando los chatbots solo reproducen el contenido de los grandes medios nacionales – https://theconversation.com/noticias-locales-cuando-los-chatbots-solo-reproducen-el-contenido-de-los-grandes-medios-nacionales-286887

Si la UE logra armonizar la tributación de las empresas, ¿acabará la competencia fiscal entre Estados europeos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Robles Álvarez, Abogado fiscalista, Universidad Pontificia Comillas

Mehaniq/Shutterstock

La Unión Europea lleva más de una década buscando armonizar cómo se calcula y reparte la base imponible (el importe sobre el que se calculan los impuestos) de las multinacionales en el impuesto sobre sociedades.

El proyecto se llama Business in Europe: Framework for Income Taxation (BEFIT) y fue presentado en 2023 por la Comisión Europea. La idea base es que si las empresas que operan en varios países de la Unión calculan sus beneficios siguiendo reglas comunes, resultará más difícil trasladar beneficios artificialmente de un país a otro.

Durante un tiempo el debate fue más bien técnico, pero ahora empieza a entrar en terreno político. El Parlamento Europeo ha debatido el proyecto y ha propuesto enmiendas, mientras los Estados miembros discuten el texto en el Consejo. Es decir: empieza a tomarse en serio.

BEFIT se presenta, sobre todo, como una respuesta al fenómeno BEPS (siglas de base erosion and profit shifting); es decir, las estrategias utilizadas por algunas multinacionales para trasladar beneficios hacia jurisdicciones con menor tributación.

Pero antes habría que preguntarse: ¿quién causa realmente este fenómeno?

El papel de los Estados

Durante años se ha tendido a presentar el problema como el resultado de la creatividad fiscal de las multinacionales. Sin embargo, muchos de los ejemplos más conocidos cuentan una historia distinta. La planificación fiscal internacional de las empresas ha sido posible, en muchos casos, porque los propios Estados han sido colaboradores necesarios.

Un ejemplo paradigmático fue el Double irish (Doble irlandés) utilizado durante años por grandes empresas tecnológicas y farmacéuticas. La normativa irlandesa sobre la residencia fiscal de las compañías permitía localizar los beneficios derivados de la propiedad intelectual (software, patentes o fórmulas farmacéuticas) en jurisdicciones de baja o nula tributación, normalmente Bermudas o Islas Caimán. Irlanda, además, confirmaba el tratamiento fiscal aplicable mediante resoluciones (rulings) secretas.

La estructura funcionó sorprendentemente bien hasta que, en 2020, Irlanda dejó de permitir su utilización, tras las presiones de sus países vecinos. Un triunfo de la cooperación. O eso parecía, porque la estructura terminó influyendo en la propia política fiscal europea.

De ‘Double Irish’ a ‘patent box’

Hoy, prácticamente todos los países de la Unión Europea cuentan con algún tipo de incentivo fiscal que permite tributar a tipos reducidos los beneficios derivados de patentes, software o investigación (los llamados patent box).

Este auge de los patent box parece menos una ruptura con el pasado que una adaptación al éxito de aquellas estructuras en las que los países compiten por atraer los ingresos derivados de la propiedad intelectual, a cambio de una menor tributación.

Este es solo uno de los muchos ejemplos en los que los países no solo no cooperan para acabar con la erosión de la base imponible y el traslado de beneficios, sino que son parte necesaria para que se produzca. El escenario europeo no es tanto de colaboración como de competencia. Y ese contexto resulta clave para entender los desafíos del proyecto BEFIT.

La contabilidad como punto de partida

Para calcular la base sobre la que la multinacional pagará impuestos, la propuesta europea parte del resultado contable de las empresas y, a partir de ahí, introduce ajustes fiscales comunes. A primera vista parece una solución bastante práctica: la contabilidad es el instrumento habitual para cuantificar los beneficios empresariales. Pero ese método de cálculo puede provocar efectos indeseados.

Europa no tiene un único estándar contable. Las empresas pueden utilizar las normas nacionales o las Normas Internacionales de Información Financiera (NIIF), lo que influye directamente en la base fiscal. Cuando ocurre algo así, las multinacionales buscan el estándar más favorable (mientras que los Estados los ofrecen). Pero la contabilidad no es el único punto delicado del sistema.

El problema de los factores de reparto

El propio diseño de BEFIT prevé que, una vez calculada la base imponible, y tras un periodo transitorio prolongado, los beneficios se repartan entre los países mediante factores como activos, trabajo y ventas. La idea es atribuir beneficios allí donde se genera la actividad económica. El problema es que esos factores no son igual de estables.

Los activos y los trabajadores pueden trasladarse a otras empresas del grupo, situadas en Estados con menor tributación. En cambio, el factor ventas suele ser más difícil de manipular. Normalmente, los clientes están donde están.

Sin embargo, por el propio funcionamiento del cálculo que propone BEFIT, el factor ventas podría quedar infraponderado frente a los activos y el trabajo, que son más sensibles a la planificación.

Aunque la fórmula permanente de reparto, prevista para la fase final del sistema, aún no está definida y la Comisión podría proponer una más equilibrada, persistirá el riesgo mientras la competencia entre Estados se siga produciendo.

Un problema de gobernanza

Quizás el verdadero desafío del proyecto BEFIT no sea técnico sino de gobernanza: mientras los Estados miembros sigan compitiendo entre sí, la competencia fiscal no desaparecerá sino que cambiará de forma. De los impuestos visibles (los que el contribuyente identifica de manera clara, como el IVA en el ticket de compra o el IRPF en la nómina) al uso de la mejor norma contable y los factores de reparto, se estarían dando herramientas a los Estados para seguir compitiendo y en terrenos distintos del estrictamente fiscal.

Además, el proyecto BEFIT no prevé mecanismos suficientemente sólidos para lidiar con ellos. Serían necesarios procedimientos de consulta, instancias supranacionales capaces de resolverlos cuando se produzcan y cláusulas de indemnidad para el contribuyente, para que no sea este quien soporte las consecuencias de una mala armonización fiscal.

En este contexto, es inevitable que surjan conflictos entre Estados. En ese caso, sería preferible mantener un escenario de sistemas fiscales independientes como el actual.

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Pablo Robles Álvarez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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¿Y si el deporte fuera un arte? Lo que la neuroeducación nos enseña sobre aprender con el cuerpo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By David Bueno i Torrens, Profesor e investigador de la Sección de Genética Biomédica, Evolutiva y del Desarrollo. Director de la Cátedra de Neuroeducación UB-EDU1st, Universitat de Barcelona

Matimix/Shutterstock

Antes de hablar, nos movemos. Antes de razonar, exploramos. Antes de conocer el mundo, lo tocamos, lo recorremos y lo habitamos con el cuerpo. ¿Por qué, entonces, pensamos casi siempre en el aprendizaje como algo que sucede en la cabeza exclusivamente? Aprender consiste ciertamente en escuchar, leer, memorizar y razonar, actividades cognitivas que realizamos con el cerebro. Sin embargo, la neurociencia nos ofrece una visión mucho más amplia del aprendizaje.

El conocimiento no surge únicamente del cerebro, sino de la interacción constante entre el cerebro, el cuerpo y el entorno. El movimiento no acompaña al aprendizaje, forma parte de él. Antes de convertirse en conceptos abstractos, muchos conocimientos son experiencias corporales.

Aprendemos la distancia caminándola, el peso levantándolo, la velocidad desplazándonos y el espacio habitándolo. El cerebro no construye estas nociones en aislamiento; las elabora a partir de la información que proporcionan el cuerpo en movimiento y el entorno con el que interactuamos.

Interacción cuerpo, entorno y cerebro

Pensemos, por ejemplo, en un niño pequeño que aprende qué significa “subir”. No adquiere este concepto porque alguien se lo explique. Lo construye al intentar subir un escalón, al sentir el esfuerzo de las piernas, al perder y recuperar el equilibrio, al percibir cómo cambia su perspectiva del entorno y al comprobar las posibilidades que le ofrece esa nueva posición.

El cerebro procesa la información, pero el conocimiento surge de la interacción entre la actividad neural, las acciones del cuerpo y las características del entorno. El concepto de “subir” no se aprende solo con la mente: se aprende moviéndose en el mundo.




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Esta idea invita a replantear nuestra manera de entender la actividad física. El deporte y la psicomotricidad no son solo una herramienta para mejorar la salud o la condición física. También son una forma de conocimiento, de creatividad y de construcción personal.

El cuerpo: nuestro primer lenguaje

Mucho antes de pronunciar una palabra, los bebés ya se comunican mediante movimientos. Sonríen, se agitan, extienden los brazos o se encogen cuando sienten miedo. A través de estas acciones comienzan a explorar el mundo y a construir las bases de su pensamiento.

La neuroeducación ha demostrado que el cerebro aprende en diálogo permanente con el cuerpo. Las emociones, la atención, la memoria y la creatividad se activan con mayor intensidad cuando se vinculan a experiencias corporales significativas. Cada salto, carrera, giro o equilibrio deja una huella física en la arquitectura cerebral gracias a los mecanismos de neuroplasticidad, la capacidad que tiene el cerebro para reorganizarse a partir de la experiencia. Desde esta perspectiva, moverse es una forma de pensar.




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Por ejemplo, cuando los alumnos aprenden las tablas de multiplicar acompañando cada resultado con una secuencia de palmas, pasos o movimientos corporales, no solo utilizan los circuitos cognitivos relacionados con el cálculo. También involucran sistemas motores y sensoriales que enriquecen la experiencia de aprendizaje. La asociación entre movimiento y contenido crea más rutas neuronales para recuperar posteriormente la información, facilitando la memorización y el recuerdo.

Del mismo modo, por citar otro ejemplo, un alumno puede comprender mejor el sistema solar si representa físicamente el movimiento de los planetas alrededor del Sol. Al caminar describiendo órbitas, variar velocidades o experimentar las distancias entre cuerpos celestes, transforma una explicación abstracta en una experiencia vivida, favoreciendo una comprensión más profunda y duradera.

Cuando el deporte se convierte en arte

Estamos acostumbrados a asociar el arte con la música, la pintura, la literatura o la danza. Pero el deporte comparte con todas ellas los mismos elementos esenciales que las cartacterizan: creatividad, expresión, interpretación y búsqueda de significado.

Un o una gimnasta que dibuja formas en el aire, un patinador o una patinadora que transforma el hielo en una narración o un o una futbolista que encuentra un espacio imposible entre varios rivales no están ejecutando únicamente movimientos eficientes. También están creando. El cuerpo se convierte en un lenguaje capaz de comunicar emociones, ideas y valores.




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La neurociencia ayuda a comprender esta dimensión artística. Durante la práctica deportiva se activan simultáneamente áreas cerebrales relacionadas con la percepción, la planificación, la toma de decisiones, la regulación emocional y la imaginación. [El cerebro actúa como un compositor que organiza movimientos complejos en secuencias armónicas y adaptadas al contexto](https://es.wikipedia.org/wiki/Flujo_(psicolog%C3%ADa). No se trata de una metáfora: el deporte puede ser una auténtica obra de creación corporal.

La creatividad también se entrena moviéndose

Existe una tendencia a pensar que la creatividad pertenece exclusivamente a las disciplinas artísticas. Sin embargo, crear consiste fundamentalmente en combinar ideas, encontrar soluciones nuevas y adaptarse a situaciones cambiantes. Y eso ocurre continuamente en el juego y en el deporte.

Cuando una persona juega, anticipa escenarios, improvisa respuestas y modifica estrategias de acuerdo con las circunstancias. Estas acciones estimulan la interacción entre regiones cerebrales vinculadas con las funciones ejecutivas, la flexibilidad cognitiva y la imaginación. Cuantas más conexiones se establecen entre distintas áreas del cerebro, mayores son las posibilidades de pensamiento creativo.

Por eso los entornos educativos que incorporan movimiento, juego y exploración corporal pueden favorecer no solo el desarrollo físico, sino también la innovación, la capacidad de resolver problemas y la adaptación a la incertidumbre.

Matemáticas e historia ‘corporales’

En educación primaria, esto puede traducirse por ejemplo en actividades en las que los alumnos representan con su cuerpo conceptos matemáticos, reconstruyen escenas históricas, exploran fenómenos científicos mediante juegos de simulación o trabajan el vocabulario desplazándose por distintos espacios del aula.

En educación secundaria, por citar otro ejemplo, el movimiento puede incorporarse a través de dinámicas de debate en las que los estudiantes cambian de posición según sus argumentos, representaciones de modelos científicos, actividades de aprendizaje basado en proyectos que exigen experimentar y manipular materiales, o recorridos de observación y recogida de datos dentro y fuera del centro.

No se trata de que los alumnos se muevan más mientras aprenden, sino de que aprendan también a través del movimiento. Cuando el cuerpo participa en la construcción del conocimiento, el aprendizaje se vuelve más significativo, más creativo y más fácil de transferir a situaciones nuevas. En todos estos casos, el cuerpo deja de ser un mero soporte para la mente y se convierte en una herramienta activa para comprender, crear y tomar decisiones.

Aprender quiénes somos

Pero es que, además, el valor educativo del movimiento va mucho más allá del rendimiento cognitivo. La actividad física ofrece una oportunidad excepcional para el autoconocimiento. Aprender a identificar la respiración acelerada, el cansancio, la tensión muscular o la relajación ayuda también a reconocer emociones como la alegría, la frustración, el miedo o la calma.

La neurociencia ha mostrado que algunas de las estructuras cerebrales involucradas en la percepción de las señales corporales participan igualmente en la regulación emocional. Por eso educar el cuerpo contribuye también a educar las emociones. La red neuronal que gestiona el equilibrio físico es la misma que gestiona el equilibrio emocional. Entrenar el equilibrio físico del cuerpo desde la primera infancia favorece el posterior equilibrio emocional.

Esta dimensión resulta especialmente relevante durante la adolescencia, una etapa marcada por profundos cambios físicos, emocionales y sociales. Un deporte orientado al crecimiento personal y no exclusivamente al resultado competitivo puede fortalecer la autoestima, favorecer una identidad positiva y enseñar a convivir con el error, el esfuerzo y la superación.

Educar al ser humano al completo

Tal vez el principal mensaje de la neuroeducación en este campo sea que la tradicional separación entre cuerpo y mente resulta artificial. Aprendemos con todo nuestro organismo. Pensamos sintiendo y sentimos pensando. El movimiento puede mejorar la memoria, la atención o la creatividad, pero también puede enseñarnos a cooperar, a perseverar, a conocernos mejor y a encontrar sentido en lo que hacemos.

Por eso el deporte, entendido como arte del movimiento, deja de ser una actividad complementaria para convertirse en una herramienta educativa de primer orden. En una época marcada por el sedentarismo y la hiperconexión digital, quizá una de las decisiones más innovadoras que puede tomar la escuela sea también una de las más antiguas: permitir que los niños, las niñas y los adolescentes aprendan también moviéndose, a través del deporte, el juego y la psicomotricidad. Porque, después de todo, el movimiento es nuestro primer lenguaje.

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David Bueno i Torrens no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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¿Cuándo empezaremos a tener en cuenta qué siente la IA?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Gaitán Torres, Profesor Titular en el Departamento de Humanidades, Universidad Carlos III

En la película _Her_, de Spike Jonze, el personaje interpretado por Joaquin Phoenix se enamora de una inteligencia artificial. Annapurna Pictures

Cada vez más personas hablan con sistemas de inteligencia artificial (IA) como si fueran amigos, consejeros o confidentes. Algunos usuarios recurren a chatbots para pedir ayuda psicológica y muchos confían en asistentes conversacionales para tareas que antes se reservaban al consejo de expertos humanos.

Hace tiempo que dejamos de considerar estas conductas como rarezas. Sin embargo, tal vez no nos hemos planteado con suficiente atención que lo que está al otro lado de esa interacción merezca reconocimiento o estatus moral.

¿Quién importa moralmente?

Tener estatus moral se refiere al grado de consideración moral que se otorga a los seres. Si se lo reconocemos, tenemos que tener en cuenta su bienestar a la hora de tomar decisiones.

Una forma muy influyente de responder a la pregunta de quién importa moralmente es determinar que algo merece consideración moral únicamente si posee una determinada propiedad. La racionalidad, la conciencia, la autonomía o la capacidad de sentir dolor nos ayudan a definir quién pertenece a nuestro círculo moral.

Desde esta perspectiva, responder a la pregunta sobre el estatus moral de la IA parece relativamente sencillo. Los grandes modelos de lenguaje como ChatGPT o Gemini generan textos sofisticados y simulan conversaciones humanas complejas, pero no hay evidencia sólida de que lo hagan con una intención o de que sean conscientes de ello. Tampoco existen pruebas de que sean conscientes o capaces de sufrir. En consecuencia, estas nuevas tecnologías no merecen ningún tipo de consideración moral. Son herramientas muy avanzadas de las que quizás nos encaprichamos con demasiada facilidad.

Esta posición tiene fuerza intuitiva. Sin embargo, cuando atendemos a cómo se ha ido ampliando nuestro círculo moral a lo largo de la historia, resulta menos ajustada. En la práctica, los avances rara vez han comenzado con el descubrimiento de propiedades “ocultas” en las entidades que no merecían consideración moral.

De las propiedades a las relaciones

Pensemos en dos grandes ejemplos históricos en los que se amplió el círculo moral: la abolición de la esclavitud y la inclusión de los animales en nuestra esfera moral.

En los dos casos el reconocimiento no surgió de golpe. Nadie “descubrió” que ciertos seres poseían propiedades moralmente importantes. Los seres humanos sabían que las personas esclavizadas siempre habían sido racionales y conscientes. Su sufrimiento era además muy evidente para mucha gente. También sabíamos que los animales eran capaces de sufrir. Sin embargo, durante siglos ese conocimiento fue de la mano de formas extremas de exclusión moral hacia esos colectivos.

Un cambio fundamental tuvo que ver con las relaciones en las que se incluyeron estos dos grupos oprimidos. Las personas esclavizadas, por ejemplo, se fueron integrando progresivamente en espacios laborales, religiosos y domésticos. Esto sucedió antes de la revolución moral que precipitó la abolición de la esclavitud. Aunque seguían excluidas jurídicamente, y aunque el tratamiento en casi cualquier contexto era inhumano, comenzaron a ocupar roles con carga moral dentro de un tejido social. Y así las relaciones se empezaron a reconfigurar hacia una mayor igualdad.

Aunque hay divergencias importantes, podemos rastrear dinámicas similares en el caso de los animales. La diferencia en la consideración moral que asignamos a un perro doméstico y un cerdo criado industrialmente no puede explicarse por sus “propiedades”. Ambos poseen capacidades cognitivas y sensitivas comparables. Lo que cambia es el tipo de “relación” que mantenemos con ellos. Los perros forman parte de los hogares, están en el centro de fuertes vínculos afectivos y de prácticas de cuidado. Los cerdos, en cambio, suelen quedar insertos en estructuras industriales impersonales. De nuevo son las relaciones las que parecen explicar cómo se articula y reparte la consideración moral.

La IA ya está relacionalmente integrada

En un artículo que acabamos de publicar, describimos este fenómeno general apelando al concepto de “inserción relacional”. La inserción relacional describe cómo ciertas entidades comienzan a ocupar posiciones moralmente significativas dentro de prácticas, instituciones y relaciones humanas sin que se les asigne estatus moral pleno. Cuando atendemos a este fenómeno, nuestras interacciones con la inteligencia artificial se vuelven especialmente interesantes. Los sistemas actuales de IA no son simples herramientas invisibles funcionando en segundo plano; participan y se insertan en espacios en los que nos relacionamos, como los hogares, escuelas u hospitales.

Los robots sociales utilizados para el cuidado de personas mayores ofrecen otro ejemplo claro. Aunque no poseen emociones reales, muchas personas desarrollan emociones genuinas hacia estas tecnologías. Y algo parecido ocurre con los chats conversacionales. Hay usuarios que se relacionan con ChatGPT como si fuera su consejero, su asistente personal o incluso su pareja o amigo. Otros les confían problemas personales, buscan apoyo psicológico o les atribuyen el papel de “expertos” dentro de su vida cotidiana.




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Por supuesto, que estas dos tecnologías estén ya insertas en numerosas relaciones y contextos institucionales no implica que debamos atribuirles derechos o estatus moral. Pero sí indica que empiezan a emerger formas parciales, localizadas y tentativas de reconocimiento moral. Y estas formas tentativas de reconocimiento son similares a las que hemos observado en otros episodios históricos en los que hemos ampliado nuestro círculo moral.

¿Qué relaciones queremos establecer con la IA?

Las discusiones sobre el estatus moral de la IA no pueden resolverse cuestionando las propiedades de estas nuevas tecnologías. La historia del progreso moral nos muestra que el reconocimiento ético no surge de ese tipo de preguntas abstractas. Surge a partir de numerosos cambios en la manera en que convivimos con ciertas “entidades”.

Nuestro círculo moral nunca ha sido fijo. Se ha transformado continuamente a medida que nuevas formas de relación, dependencia y convivencia alteraban las instituciones y sensibilidades colectivas. La inteligencia artificial podría convertirse en el próximo escenario en el que esa transformación vuelva a ponerse en juego.

Al final, el debate sobre el estatus moral de la IA no trata únicamente sobre máquinas. Trata también sobre nosotros mismos: sobre qué tipo de relaciones pueden hacer posible que sigamos abriendo nuestro círculo moral.


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Antonio Gaitán Torres recibe fondos de Agencia Estatal de Investigación.

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‘Crumbs’: un rastro de migas que conecta una mutación en los genes de una mosca con las enfermedades de la retina

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Ramón Martínez Morales, Profesor de Investigación del CSIC. Centro Andaluz de Biología del Desarrollo (CSIC/UPO/JA), Universidad Pablo de Olavide

Kamphol Phorangabpai/Shutterstock

La sensación de que todo está interconectado nos sobrevuela a diario. Desde lo más insignificante y subjetivo hasta lo trascendente y colectivo, todo parece unido por hilos de interdependencia casi siempre invisibles. Como en el cuento de los hermanos Grimm, el rastro de miguitas de pan que conecta un punto con el siguiente es devorado por los pájaros de lo cotidiano y tragado por el tiempo en este mundo convulso. Así, como Hansel y Gretel en el bosque, extraviamos el rastro y quedamos, la mayoría de las veces, abandonados a nuestro destino.

Sin embargo, muy de vez en cuando, el sitio adecuado y el momento justo coinciden, brindándonos el raro privilegio de ser testigos, a menudo involuntarios, del pequeño milagro que desvela ese rastro de migas. Así me ocurrió hace unas semanas en un auditorio de la Universidad de Potsdam, Alemania. Pero, para contar esta historia con orden, tenemos que retroceder casi 50 años.

El origen: buscando mutantes en Heidelberg

A finales de los años 70, dos jóvenes científicos, Christiane Nüsslein-Volhard y Erik Wieschaus, comparten un pequeño laboratorio en el recientemente fundado Laboratorio Europeo de Biología Molecular (EMBL), en las colinas que rodean Heidelberg. El lugar se esconde en mitad de una densa arboleda. Lo conozco bien: allí pasé seis años formativos, haciendo ciencia en el departamento de Biología de Desarrollo.

En ese mismo entorno, entre 1978 y 1981, Christiane y Erik llevaron a cabo un escrutinio genético usando como modelo la mosca de la fruta (Drosophila melanogaster) que transformaría radicalmente nuestra comprensión del desarrollo embrionario. Los científicos identificaron 120 genes esenciales para la formación de los ejes principales del embrión de esta mosca. Su estudio, cuyas conclusiones centrales se publicaron en Nature en 1980, tendría repercusiones mucho más allá del campo del desarrollo y culminaría en un Premio Nobel en 1995.

Tras la publicación inicial, y una vez establecidos sus laboratorios independientes, la descripción de los mutantes continuó con un reguero de pequeñas publicaciones, como ondas en un estanque. En una de ellas, se describe por primera vez y someramente una mutación a la que denominaron crumbs (“migas” en inglés), cuyo nombre deriva de la apariencia fragmentada de la cutícula embrionaria de las larvas mutantes. El aislamiento y caracterización del gen mutado tendría que esperar seis años más.




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El aislamiento de una proteína de polaridad celular

Los avances en biología molecular y la determinación de otra bióloga del desarrollo, Elisabeth Knust hicieron posible el aislamiento del gen mutado en crumbs en 1990.

Tres décadas más tarde, el pasado 12 de marzo, en reconocimiento a su brillante trayectoria, la científica recibió el premio “Klaus Sander” en el auditorio de Potsdam, donde se celebraba el congreso conjunto de las sociedades de biología del desarrollo de Alemania, Países Bajos y España al que asistí.

La bióloga, ya jubilada, desgranó en un emotivo discurso toda una vida de descubrimientos ante un publico atento compuesto por varias generaciones de biólogos del desarrollo. En su conferencia, dedicó un capítulo muy especial a relatar cómo su equipo llevó a cabo, con cierta serendipia, el aislamiento del gen crumbs y a descubrir su papel clave para garantizar la integridad de este tipo de tejidos, los epitelios, esenciales para la organización de la mayoría de los órganos del cuerpo.

Aunque se conocía desde hacía décadas que las células epiteliales presentaban regiones apicales y basales muy diferenciadas a nivel estructural y funcional (estaban polarizadas), a principios de los noventa había pocas evidencias sobre cómo se regulaba esta arquitectura celular a nivel molecular. Este estudio fue pionero al identificar la proteína Crumbs como reguladora de la polaridad, conectando control genético, arquitectura celular y desarrollo embrionario.

De la mosca al humano

La tercera pieza de este rompecabezas la desveló la propia Eli Knust, en Potsdam, al mencionar a un colaborador neerlandés de la Universidad de Radboud, Frans Cremers, experto en genética humana.

En ese momento, soy testigo de una maravillosa coincidencia. Tan sólo unos meses antes, el 12 de septiembre de 2025, había tenido la enorme suerte de asistir en la ciudad de Nimega (Paises Bajos) al simposio de despedida que dio Frans antes de jubilarse. Se celebraban 40 años de dedicación al estudio de las enfermedades hereditarias de la retina, aquellas que causan ceguera progresiva. El impacto del trabajo de Frans, con más de 30 genes identificados, puede dimensionarse a través de las palabras de profundo agradecimiento de los pacientes presentes en el acto. La conexión entre ambos discursos, entre dos vidas dedicadas a la ciencia, es precisamente nuestro gen Crumbs.

En 1999, el equipo de Frans identificó mutaciones en CRB1, el equivalente en humanos de Crumbs, en familias afectadas por una forma severa de retinitis pigmentosa. El trabajo fue clave no sólo para la carrera del científico, sino para comprender los mecanismos que conducen a las distrofias hereditarias de retina. Hasta entonces, las pocas mutaciones identificadas afectaban sobre todo a genes implicados en la fototransducción, el proceso biológico mediante el cual los fotorreceptores de la retina (conos y bastones) convierten la energía lumínica en señales eléctricas. CRB1, en cambio, apuntaba a defectos estructurales en la arquitectura de los fotorreceptores.




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La voz de los pacientes

La última pieza del puzzle flotaba en mi mente mientras escuchaba a Eli Knust el pasado marzo en el auditorio de Potsdam. Entonces pensé en Miguel Ruiz, el presidente de la Asociación de pacientes afectados de mutaciones precisamente en CRB1, fundada en 2019, y en el impacto recíproco entre la investigación científica y su divulgación a la sociedad.

Miguel viene de una familia de afectados por una mutación en CRB1 que el mismo porta en su genoma. Quizás por esto, su compromiso y dedicación como portavoz de los pacientes trasciende fronteras. Es un divulgador incansable de los avances genéticos y las nuevas terapias, no sólo en distrofias hereditarias de la retina, sino en el conjunto de las enfermedades raras. Miguel es una inspiración para los científicos en activo, un recordatorio de que nuestro trabajo impacta en la vida de las personas.

El camino que conecta la curiosidad de Christiane Nüsslein-Volhard con la tenacidad de Miguel Ruiz es largo y difícil de rastrear. Es, sin embargo, un relato muy elocuente de como las preguntas aparentemente básicas –por ejemplo, ¿cómo se forma un embrión?– acaban por impactar en nuestra vida cotidiana y ayudan a entender, por ejemplo, por qué perdemos la vista.

Cada pista acerca de cómo el gen CRB1 y sus homólogos contribuyen a la progresión de la enfermedad es un nuevo rastro de migas de pan. Ojalá que esta vez no las devoren los pájaros, como en el cuento, y podamos la completar con éxito esta aventura que comenzó hace ya medio siglo, observando con asombro las larvas de una humilde mosca.

The Conversation

Juan Ramón Martínez Morales recibe fondos de la UE, a través del proyecto ProgRet: European Training Program to Understand, Diagnose and Treat Autosomal Dominant Retinal Diseases. H2020-MSCA-ITN-2022 (ID:101120562).
Los objetivos de este proyecto se relacionan indirectamente con el presente artículo de divulgación.

ref. ‘Crumbs’: un rastro de migas que conecta una mutación en los genes de una mosca con las enfermedades de la retina – https://theconversation.com/crumbs-un-rastro-de-migas-que-conecta-una-mutacion-en-los-genes-de-una-mosca-con-las-enfermedades-de-la-retina-281208

Por qué debemos tener especial cuidado con las intoxicaciones alimentarias durante las olas de calor

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Soledad Ascaso Sánchez, Técnico Especializado de Investigación, Instituto de Salud Carlos III

Natalia Deriabina/Shutterstock

Especialmente durante el verano solemos consumir alimentos al aire libre, bien sea realizando pícnics, en terrazas de establecimientos de restauración o lugares de ocio, incluso en el exterior de nuestras viviendas. En estas circunstancias, los alimentos permanecen expuestos durante un tiempo a la temperatura ambiente, normalmente elevada en esta época del año, lo que incrementa la posibilidad de que podamos sufrir una intoxicación alimentaria.

Las enfermedades de transmisión alimentaria son un problema de salud importante en Europa. España se encuentra entre los países con mayor número de casos registrados, ocupando el sexto lugar.

En la época de altas temperaturas ambientales, este tipo de enfermedades aumenta, especialmente las causadas por bacterias como Salmonella, Campylobacter y Escherichia coli. Esto se debe, en gran parte, a que factores como el calor, la humedad, la lluvia o el viento favorecen la proliferación de estos microorganismos.

Además, el cambio climático está empeorando esta situación. El aumento de fenómenos extremos, como las olas de calor –cada vez más frecuentes e intensas en Europa, sobre todo en la zona mediterránea–, crea condiciones ideales para que estas bacterias se multipliquen más rápido.

Ingresos hospitalarios por infecciones alimentarias

Ante este escenario, hemos analizado si las altas temperaturas, y en particular las olas de calor, influyen en el número de ingresos hospitalarios urgentes por estas infecciones. Nuestro estudio ha sido publicado recientemente en la revista Science of The Total Environment.

Como primer paso, calculamos que la temperatura máxima umbral a partir de la cual aumentaban los ingresos hospitalarios por enfermedades de transmisión alimentaria era de 12 ºC.

Para establecer el efecto de las olas de calor, se utilizó el umbral determinado por el Ministerio de Sanidad (2022) para la definición de ola de calor. Para la serie de años analizada (2013-2018), se estableció en una temperatura máxima diaria de 34 ºC.

Durante los seis años, a partir de los datos de hospitalizaciones procedentes del Registro de Actividad de Atención Especializada. RAE-CMBD en la Comunidad de Madrid, se contabilizaron 5 091 ingresos por las principales enfermedades bacterianas de transmisión alimentaria. De estos, 3 160 correspondieron a salmonelosis, 1 769 a campylobacteriosis y 182 a infección por Escherichia coli.

Mayor riesgo de intoxicaciones

Así, detectamos que para cada grado de aumento de la temperatura máxima diaria a partir del umbral de 12 ºC, el riesgo de ingreso hospitalario por una enfermedad de trasmisión alimentaria de origen bacteriano aumentó un 3,59 %

En el caso de los días de olas de calor durante el verano, encontramos que por cada grado de aumento de la temperatura máxima superior a 34 ºC, el incremento del riesgo de sufrir un ingreso hospitalario por enfermedades de transmisión alimentaria fue de 12,21 %.

Esto supone que se pueden atribuir 208 ingresos por esta causa debidos a las altas temperaturas durante las olas de calor. Es decir, el 9,3 % del total de ingresos por intoxicaciones alimentarias dados en los meses de verano en la región de Madrid entre 2013 y 2018 podría atribuirse al efecto de la temperatura en olas de calor.

La importancia de la refrigeración

La temperatura ambiente elevada es un factor de riesgo que favorece el incremento de los ingresos hospitalarios atribuibles a las principales infecciones de transmisión alimentaria de origen bacteriano. Según nuestras estimaciones, el mayor impacto se produce durante las olas de calor.

Los resultados ofrecidos por nuestro estudio pueden servir de base para implementar estrategias preventivas. Es importante mantener los alimentos a la temperatura adecuada desde la producción hasta el momento del consumo, en el conjunto de la cadena alimentaria. Sin embargo, resulta fundamental promover la concienciación de la población sobre las medidas de conservación en la última etapa, manteniendo los alimentos refrigerados hasta el momento inmediatamente anterior al consumo, especialmente en los días de ola de calor.

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Cristina Linares Gil recibe fondos del Instituto de Salud Carlos III

Julio Díaz recibe fondos de Instituto de Salud Carlos III

José Antonio López Bueno, María Soledad Ascaso Sánchez y Miguel Ángel Navas Martín no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Por qué debemos tener especial cuidado con las intoxicaciones alimentarias durante las olas de calor – https://theconversation.com/por-que-debemos-tener-especial-cuidado-con-las-intoxicaciones-alimentarias-durante-las-olas-de-calor-286970