Pour une grossesse en santé, il ne suffit pas de dire aux femmes de bouger

Source: The Conversation – in French – By Stephanie-May Ruchat, professeur en sciences de l’activité physique, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

La plupart des femmes enceintes savent que l’activité physique est bénéfique. Pourtant, peu atteignent les recommandations. Des travaux menés au Québec montrent que les obstacles ne résident pas uniquement dans la motivation individuelle : les croyances, le soutien social et le sentiment de pouvoir réellement intégrer l’activité physique au quotidien jouent aussi un rôle.


Lorsqu’une femme enceinte annonce qu’elle continue de courir, de faire du renforcement musculaire ou de suivre un cours de cardio-vélo, il n’est pas rare qu’une certaine inquiétude se fasse entendre : « Est-ce vraiment sécuritaire pour le bébé ? » ou encore « Tu devrais peut-être te reposer davantage. »




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Ces réactions sont souvent bien intentionnées et témoignent d’une conception encore répandue de la grossesse comme une période où il faudrait éviter les efforts. Pourtant, les données scientifiques sont rassurantes : pour les femmes qui ne présentent pas de contre-indications, l’activité physique est sécuritaire et procure plusieurs bienfaits pour la santé de la mère et de l’enfant.

Environ une femme enceinte canadienne sur quatre atteindrait les recommandations, ce qui soulève une question fondamentale : pourquoi est-il encore difficile pour de nombreuses femmes d’être suffisamment actives ?

Nous avons exploré la question dans une étude publiée en 2025, et il s’avère que la réponse ne se trouve pas uniquement dans la motivation.

Quelles sont les recommandations ?

Selon les Directives canadiennes, issues d’une vaste synthèse des connaissances scientifiques, les femmes enceintes devraient accumuler au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, réparties sur au moins trois jours. Une combinaison d’activités cardiovasculaires et de renforcement musculaire est recommandée.

Les études qui ont guidé le développement des recommandations révèlent que l’activité physique modérée est associée à une diminution du risque de plusieurs complications, comme le diabète gestationnel et la dépression prénatale.

Autres résultats importants : aucune augmentation du risque de prématurité, de fausse couche ou de mortalité périnatale n’a été observée. Finalement, les femmes actives durant leur grossesse présentent moins de risque de mettre au monde un bébé de poids élevé.

Devant ces résultats rassurants, il devient évident qu’évaluer les raisons qui limitent les femmes à pratiquer de l’activité physique est important.

Connaître les bienfaits pour soi et son bébé ne suffit pas

Dans notre étude, nous avons recruté 193 femmes enceintes québécoises et avons sondé leur intention d’être actives, leurs croyances à l’égard de l’activité physique et leur sentiment de pouvoir en pratiquer régulièrement.

Les résultats mettent en relief un élément intéressant : avoir l’intention de bouger ne suffit pas nécessairement.

Le passage de l’intention à l’action semble dépendre, en partie, du degré auquel les femmes perçoivent qu’il est possible d’intégrer l’activité physique modérée à leur quotidien. Dans notre étude, lorsque le sentiment de contrôle était élevé, l’intention était davantage associée à la pratique réelle de l’activité physique.

Autrement dit, une femme peut très bien vouloir être active et en connaître les bienfaits, mais avoir de la difficulté à passer à l’action si elle estime que les conditions nécessaires ne sont pas réunies.

La fatigue est une barrière bien réelle

La fatigue est l’un des obstacles les plus évidents à l’activité physique pendant la grossesse. Notre étude met en évidence que les croyances concernant la fatigue peuvent elles-mêmes influencer l’intention d’être active. En effet, les femmes qui croyaient qu’elles ne seraient pas davantage fatiguées après avoir fait de l’activité physique modérée étaient plus susceptibles d’avoir l’intention d’en pratiquer.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut nier la fatigue ou demander à une femme enceinte épuisée de « faire un effort ». Il s’agit plutôt de reconnaître que l’activité physique n’est pas nécessairement synonyme de fatigue supplémentaire, et que selon le type, la durée et l’intensité, elle peut contribuer au bien-être psychologique.

Cette nuance est importante lorsqu’on communique avec les femmes enceintes. Recommander « 150 minutes d’activité physique par semaine » ne répond pas à la question qui se pose dans leur quotidien : « Comment puis-je y arriver alors que je suis fatiguée ? »

Il faut alors aider les femmes à trouver des solutions aux obstacles qu’elles rencontrent, et l’entourage peut jouer pour beaucoup.

Le soutien de l’entourage peut faire une différence

Imaginons deux femmes qui ont la même volonté de demeurer actives pendant leur grossesse. La première peut compter sur une amie avec qui elle marche, sur un partenaire qui partage les tâches domestiques et sur une équipe médicale qui l’encourage à demeurer active. La seconde entend régulièrement qu’elle devrait « se ménager », doit assumer seule plusieurs responsabilités quotidiennes et ne dispose de personne pour l’accompagner et la soutenir.

Leur motivation peut être semblable, mais les possibilités réelles de bouger ne le sont pas.

Dans notre étude, l’approbation des amis et des parents était associée à l’intention de pratiquer une activité physique modérée. Par contraste, le manque de soutien social était identifié comme un obstacle au sentiment de contrôle.




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Plus spécifiquement, chez les femmes ayant développé un diabète de grossesse et pour qui l’activité physique fait partie intégrante de la gestion de leur condition de santé, une autre de nos études a mis en évidence que l’approbation de l’équipe médicale était associée à l’intention de faire de l’activité physique.

L’activité physique pendant la grossesse n’est donc pas qu’une affaire individuelle, ce qui signifie que les interventions devraient s’adresser également à l’entourage.

Sortir du modèle du « tout ou rien »

Les recommandations canadiennes doivent être considérées comme une cible de santé publique, et non comme une obligation de performance individuelle qui rajouterait une source de culpabilité. Ces directives reconnaissent que certaines périodes de la grossesse peuvent rendre difficile le respect de ces recommandations, notamment en raison de la fatigue ou des inconforts, et qu’en faire moins procure tout de même des bienfaits.


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Elles suggèrent ainsi aux femmes de faire ce qu’elles peuvent et de viser progressivement l’atteinte des recommandations lorsque leur situation le permet. Cette nuance est essentielle. Une femme auparavant inactive peut commencer progressivement. Une femme déjà active peut généralement poursuivre ses activités en les adaptant à l’évolution de sa grossesse.

Il n’existe pas une seule bonne façon d’être active. Et une journée où 10 ou 15 minutes de mouvement sont possibles au lieu des 30 minutes envisagées n’est pas une journée « ratée » !

Créer les conditions d’une grossesse active

Les Directives canadiennes ont permis de faire évoluer le message : l’activité physique pendant la grossesse n’est plus simplement un comportement que l’on « permet » aux femmes de maintenir. Lorsqu’il n’y a pas de contre-indications, elle est désormais considérée comme une composante importante des soins et de la promotion de la santé pendant la grossesse.

La prochaine étape consiste à faire évoluer notre façon de soutenir les femmes pour qu’elles puissent réellement mettre ces recommandations en pratique. Cela implique de dépasser le message « il faut bouger ». Il faut plutôt se demander : « Qu’est-ce qui permettra à cette femme de bouger, compte tenu de sa grossesse, de sa fatigue, de ses responsabilités, de ses préférences et de son environnement ? »

Cette distinction est fondamentale, car une femme peut être parfaitement motivée tout en ayant besoin de soutien pour passer à l’action. Pour favoriser des grossesses en santé, notre défi n’est donc plus seulement de convaincre les femmes enceintes que bouger est bénéfique. Il est de créer les conditions dans lesquelles bouger devient réellement possible.


Je tiens à remercier les coauteurs pour leur contribution à l’étude qui a inspiré cet article : Laurence Simard, Stéphanie Girard, Jean Lemoyne et Véronique Babineau.

La Conversation Canada

Stephanie-May Ruchat est présidente de l’Association Québécoise des Sciences de l’Activité Physique (AQSAP), codirectrice du Groupe Interdisciplinaire de Recherche Appliquée en Santé (GIRAS) de l’UQTR, membre du Réseau Communautés rurales et éloignées en santé (CARES) du FRQ-S et co-porteuse de l’axe « Prévention et réadaptation » de l’Infrastructure de Recherche en Prévention et Promotion de la Santé (IRPPS) du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

– ref. Pour une grossesse en santé, il ne suffit pas de dire aux femmes de bouger – https://theconversation.com/pour-une-grossesse-en-sante-il-ne-suffit-pas-de-dire-aux-femmes-de-bouger-293411

Las mujeres están más satisfechas con sus vidas, pero sienten más emociones negativas en su día a día

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rebeca de Juan Díaz, Profesora Titular de Universidad de Análisis Económico, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

DimaBerlin/Shutterstock

¿Es posible estar satisfecho con la vida y, al mismo tiempo, experimentar estrés, ansiedad o tristeza? Los datos muestran que sí, y que esta aparente contradicción aparece de forma distinta en hombres y mujeres.

En un estudio reciente sobre la sociedad española publicado en Revista Internacional de Sociología, analizamos la denominada “paradoja de género en la felicidad”: las mujeres están más satisfechas que los hombres con su vida, pero también sienten con más frecuencia emociones negativas como estrés, tristeza o ansiedad.

Para estudiar este fenómeno utilizamos la Encuesta Nacional de Satisfacción con la Vida en España, realizada a 1.801 personas adultas. Analizamos sus respuestas tanto sobre cómo valoraban su vida en general como las emociones que experimentaban en su día a día, con el objetivo de entender mejor qué factores pueden explicar estas diferencias entre mujeres y hombres.

Dos formas de preguntar por la felicidad

Cuando una encuesta plantea: “¿Qué tan satisfecha está con su vida en general?”, se le está pidiendo a la persona que piense en su vida en su conjunto. Para responder, puede tener en cuenta cosas como la salud, la familia, los estudios, el trabajo, sus metas, su situación económica o los objetivos que ha alcanzado. Es como hacer una valoración general de cómo le va la vida. Otra cosa es que le pregunten cómo se sintió en un momento concreto. Por ejemplo, si ayer estaba triste, nervioso, cansado, estresado o de buen humor.

Y ahí está la clave de la paradoja: si solo hacemos una de las dos preguntas, únicamente veremos una parte de la realidad.

Factores que influyen en la felicidad, en términos generales

La salud y una actitud optimista son importantes para que tanto hombres como mujeres se sientan satisfechos. En general, las personas que creen que gozan de buena salud suelen valorar mejor su vida, pero también importa disponer de tiempo libre y poder disfrutarlo.

La inseguridad económica tiene asimismo un impacto significativo en las emociones negativas. Los resultados de la encuesta muestran cómo las personas que han tenido que recortar gastos debido a dificultades financieras tienden a experimentar más emociones negativas.

Qué muestra nuestro análisis

Como apuntábamos al principio, nuestro análisis de la encuesta muestra que, en España, las mujeres se sienten más satisfechas con su vida que los hombres, incluso cuando aspectos como la salud, el dinero, la situación familiar o la disposición de tiempo libre no estén en condiciones óptimas. Este resultado confirma una de las partes de la paradoja de género de la felicidad. La segunda es que, en el día a día, ellas sienten más emociones negativas (estrés, ansiedad, tristeza, cansancio) que los varones.

Una explicación a esta dicotomía entre satisfacción general y malestar particular puede estar en la doble carga que sufren las mujeres: trabajo fuera de casa y cuidados en el hogar. En cambio, cuando las responsabilidades se reparten de forma equilibrada, disminuye la presión diaria, resulta más fácil compaginar el trabajo con la vida familiar y aumenta la sensación de bienestar.

Orígenes distintos (de la felicidad)

Por otra parte, las cosas que hacen sentir bien a mujeres y hombres no siempre son las mismas. Para muchas mujeres pesan más las cuestiones no materiales, como la familia, las amistades, sentirse apoyadas o ver bien a sus hijos.

En cambio, en los hombres pueden influir más el trabajo y el dinero. Para ellos, el bienestar suele estar más relacionado con tener empleo, estabilidad económica y una buena situación laboral. Esto también tiene que ver con una sociedad que, durante mucho tiempo, ha asociado el papel masculino con el trabajo y la capacidad de aportar seguridad económica a la familia.

¿Cómo reducir la diferencia de bienestar entre mujeres y hombres?

La felicidad no depende solo de tener una actitud positiva ante la vida o de ser optimista. También influye cómo está organizada la vida diaria, cuánto tiempo se tiene para uno mismo, si se cuenta con un trabajo estable, si se llega bien a fin de mes, si los servicios públicos son eficientes o cómo se reparten las responsabilidades en casa.

Entender esta cuestión puede ayudar a orientar mejor las políticas públicas de bienestar. Favorecer la conciliación y un reparto más equilibrado de las tareas familiares puede reducir la presión que soportan muchas mujeres.

Al mismo tiempo, reforzar las redes de apoyo –familia, amistades y comunidad– puede contribuir a mejorar el bienestar emocional y la calidad de vida de las personas.

La conclusión más clara es que hablar de felicidad exige mirar más allá de la satisfacción declarada. No basta con preguntar quién dice estar más contento con su vida. Hay que preguntarse también quién llega más cansado al final del día, quién dispone de tiempo propio, quién se siente acompañado y quién asume la mayor parte del cuidado de sus seres queridos.

The Conversation

Rebeca de Juan Díaz ha recibido fondos de la Comisión Interministerial de Ciencia y Tecnología, Proyecto CSO2012-39677 para financiar la Encuesta con la que se ha realizado esta investigación.

José Atilano Pena López ha recibido fondos de la Comisión Interministerial de Ciencia y Tecnología CSO2012-39677 para financiar la encuesta con la que se ha realizado esta investigación

– ref. Las mujeres están más satisfechas con sus vidas, pero sienten más emociones negativas en su día a día – https://theconversation.com/las-mujeres-estan-mas-satisfechas-con-sus-vidas-pero-sienten-mas-emociones-negativas-en-su-dia-a-dia-292560

De Berlusconi a Donald Trump: los líderes que eligen mujeres destinadas a caer

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miren Gutiérrez, Investigadora, Universidad de Deusto

Katie Zacharia, durante su primera y última comparecencia como portavoz de la Casa Blanca, el pasado 13 de octubre. White House

Katie Zacharia subió al atril de la Casa Blanca el pasado 13 de octubre para dar su primera rueda de prensa como portavoz. Duró 14 minutos y solo tres medios hicieron preguntas.

Donald Trump la había presentado como abogada. Cuando le preguntaron dónde había aprobado el examen, respondió que “cuando estaba en China”. Dos días después admitía que no tenía licencia. El viernes día 16 ya estaba fuera, tras solo cinco días en el cargo.

Pronto aparecieron los comentarios sobre su aspecto. La periodista estadounidense Inae Oh escribió que “su cara Mar-a-Lago no la salvaría”. En su texto se recrea en los “largos tirabuzones rubios”, el maquillaje “severo”, los tacones “agresivamente” altos, las “agujas de bótox usadas” y las “pestañas postizas resecas”. Trata el aspecto de las mujeres como la única puerta de entrada al círculo íntimo de Trump y se pregunta qué le ocurre a una mujer cuando recurre a la cirugía estética para encajar políticamente.

Esa crítica, un ejemplo entre muchos, reproduce estereotipos ya manidos. Vuelve a poner la cara y el cuerpo de las mujeres en la noticia. La frase más importante del artículo de Oh es casi un inciso escondido hacia el final. Señala que los hombres de la administración Trump que han protagonizado titulares iguales o peores por corrupción, consumo de alcohol y conducta abominable “han salido prácticamente indemnes”.

La derecha populista parece que expone a sus mujeres para que se las vea, les encarga los puestos más tóxicos y luego exhibe sus fracasos como prueba de lo que para ellos son las mujeres.

Las cifras detrás de las caras

En 2025, Trump presumió de tener “más mujeres en su gabinete que ningún presidente republicano”.

Según el Center for American Women and Politics de la Universidad Rutgers, ocho mujeres fueron nombradas para cargos de rango ministerial en su segundo mandato, y su proporción alcanzó un máximo del 35 %.

Hoy ocupan 4 de los 23 puestos, un 17,4 %: la jefa de gabinete, Susie Wiles; la secretaria de Educación, Linda McMahon; la secretaria de Agricultura, Brooke Rollins, y la administradora de la Agencia de Pequeñas Empresas, Kelly Loeffler.

Las demás se fueron con pocas semanas de diferencia. En la primavera de 2026, cuatro de las ocho mujeres con rango ministerial dimitieron o fueron destituidas en unos tres meses: la fiscal general Pam Bondi, la secretaria de Seguridad Nacional Kristi Noem, la secretaria de Trabajo Lori Chavez-DeRemer y la directora de Inteligencia Nacional Tulsi Gabbard. Las cuatro fueron sustituidas por hombres.

Antes, la nominación de Elise Stefanik como embajadora ante la ONU había sido retirada. Su puesto acabó en manos de Mike Waltz, el asesor de seguridad nacional que había añadido a un periodista al chat de la aplicación de mensajería Signal donde se discutían los planes de guerra.

Karoline Leavitt dejó la portavocía de la Casa Blanca en agosto. Kimberly Guilfoyle fue obligada a dejar la embajada en Grecia hace unos días. Kathryn Dunn Tenpas, de la Brookings Institution, que estudia los nombramientos presidenciales desde el mandato de Ronald Reagan, comentó que “nunca había visto una situación en la que todas las primeras salidas del gabinete fueran del mismo género”.

Esta tabla resume algunos de estos movimientos.

Méritos, competencia y doble rasero

Bondi había sido fiscal general de Florida. Rollins y Loeffler tienen carreras sólidas en el derecho, las políticas públicas y el ámbito empresarial. Wiles dirigió la campaña con la que Trump ganó. Lo llamativo es el patrón: qué puestos se dieron a las mujeres y cómo se gestionaron sus salidas.

Por un lado, se puso a mujeres al frente de los cargos de mayor riesgo político. Noem se convirtió en la cara de las deportaciones masivas en Seguridad Nacional. A Bondi se la envió al Departamento de Justicia con el encargo de satisfacer las exigencias de venganza de Trump contra sus enemigos. A McMahon se le ordenó cerrar el departamento que dirige. Gabbard tuvo que gestionar agencias de inteligencia de las que Trump desconfiaba.

Algunas investigaciones llaman a esto el “precipicio de cristal” (glass cliff): es más probable que las mujeres sean nombradas para puestos de liderazgo con un alto riesgo de fracaso. El mismo patrón se observa en la política, donde las candidatas son enviadas con mayor frecuencia a disputar escaños difíciles de ganar.

Los motivos fueron políticos. Bondi había gestionado mal los archivos de Epstein y había sido demasiado lenta para procesar a los enemigos de Trump. Noem había declarado ante el Congreso que Trump había aprobado una campaña publicitaria en la que ella aparecía de forma destacada. Gabbard se negó a testificar que Irán era una amenaza inminente.

Entretanto, el director del FBI, Kash Patel, sigue en su puesto pese a las acusaciones de consumo excesivo de alcohol y de uso de un avión del FBI para viajes personales, algo que él niega.

El secretario de Comercio, Howard Lutnick, aparece en los archivos de Epstein, mientras que el secretario de Defensa, Pete Hegseth, antiguo presentador de televisión de fin de semana, compartió planes de ataque en Signal. Ambos siguen en el cargo.

Algunos de los hombres que sustituyeron a estas mujeres no están mejor preparados. El sucesor interino de Gabbard, Bill Pulte, no tenía experiencia en inteligencia. La congresista Jasmine Crockett resumía el patrón: Trump “arroja a las mujeres incompetentes bajo el autobús mucho más rápido que a los hombres incompetentes”.

Italia llegó antes

En Italia hay un claro precedente. En 2008, Silvio Berlusconi, que entonces tenía 71 años, nombró a cuatro mujeres en un gobierno de 21 miembros. Semanas antes se había burlado del Gobierno español por ser “demasiado rosa” y había dicho que era difícil encontrar mujeres cualificadas en la política italiana.

Dos de las cuatro recibieron carteras sin ministerio propio. La prensa italiana escribió sobre lo atractivas y jóvenes que eran: tenían entre 31 y 41 años, en una clase política de hombres mucho mayores, a quienes un periodista del Senado llamaba “cariátides”. Mara Carfagna, exmodelo de topless y concursante de Miss Italia, con quien Berlusconi había dicho que se casaría si estuviera soltero, fue nombrada ministra de Igualdad de Oportunidades. Famiglia Cristiana, la principal revista católica de Italia, la describió a ella y a otra ministra como “soubrettes” (vedettes).

En 2009, Berlusconi eligió a unas dos docenas de mujeres jóvenes procedentes de la televisión, muchas sin experiencia política, como posibles candidatas al Parlamento Europeo. La politóloga Sofia Ventura, que escribía para Farefuturo, una fundación de la propia derecha italiana, le puso nombre a la práctica: “velinismo”, por las veline, las azafatas de los programas de las cadenas de Berlusconi, que se usan como decoración.

En 2010, Nicole Minetti, exhigienista dental y bailarina de televisión, obtuvo un escaño en el consejo regional de Lombardía. Más tarde fue acusada de proporcionar mujeres para las fiestas del primer ministro.

El final también resulta familiar. El relato del Corriere della Sera sobre las “amazonas” de Forza Italia es una historia de marchas, expulsiones y humillaciones. Mariarosaria Rossi, antigua asistente de Berlusconi, llegó a ser senadora. Faltó al 93,7 % de las votaciones del Senado y hoy regenta una pizzería.

Nunzia De Girolamo pasó de ministra a concursante en el concurso Ballando con le stelle (Bailando con las estrellas).

Las que se volvieron independientes lo pagaron. Carfagna sacó adelante una ley contra el acoso y, en 2022, dejó el partido tras 20 años. Mariastella Gelmini, exministra de Educación, se fue con ella.

Una lección, no un accidente

A ninguno de los dos gobiernos le faltaban mujeres capaces. Una de las integrantes del gobierno de Berlusconi de 2008, Giorgia Meloni, que entonces tenía 31 años, es hoy la primera ministra de Italia. No escasean en el partido republicano estadounidense las gobernadoras, fiscales y legisladoras con experiencia.

Las decisiones de Trump y Berlusconi no se les impusieron: fueron decisiones sistemáticas. En ambos casos se eligió a mujeres por su lealtad y por cómo lucían en pantalla. Después, se les dieron los puestos con más probabilidades de fracasar y, por último, se dejaron caer en público.

Por eso la crítica debería tener cuidado con aquello de lo que se burla. Hacer chistes sobre el relleno y las extensiones repite la misma lógica: una vez más, el cuerpo de una mujer se convierte en la medida de si merece estar en la vida pública.

Una crítica feminista debería apuntar a la selección, al doble rasero y al momento en que se decide a quién sacrificar.

The Conversation

Miren Gutiérrez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. De Berlusconi a Donald Trump: los líderes que eligen mujeres destinadas a caer – https://theconversation.com/de-berlusconi-a-donald-trump-los-lideres-que-eligen-mujeres-destinadas-a-caer-294734

Si los robots no tienen género, ¿por qué siguen reproduciendo estereotipos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iliana Ferrer, Lecturer, Universitat Autònoma de Barcelona

Los estereotipos de género se trasladan a nuestra representación de los robots androides. Kanyapa Dechthanathorn / Unsplash., CC BY-SA

Los robots sociales son máquinas con un cuerpo físico, diseñadas para interactuar y comunicarse con las personas. Estos cuerpos no tienen género. Aun así, las imágenes que nos llegan a través de la prensa siguen reproduciendo estereotipos de género.

En un estudio reciente, hemos analizado casi 400 piezas informativas digitales recuperadas mediante búsquedas realizadas en siete países de Latinoamérica (Argentina, Brasil, Chile, Colombia, México, Perú y Venezuela), durante dos décadas (2006-2026). Estudiamos las imágenes para entender qué ocurre cuando damos a los robots una apariencia humana y cómo esas imágenes de cuerpos artificiales construyen nuestra idea de estas tecnologías. Algunas de estas imágenes, publicadas en noticias sobre robótica, innovación y tecnología muestran, incluso, robots hipersexualizados. Así, encontramos que, aun cuando tenemos la oportunidad de no hacerlo, seguimos trasladando nuestras propias desigualdades a los cuerpos con los que representamos el futuro.

Rasgos femeninos ultrarrealistas

Las imágenes masculinizadas de robots eran mucho más frecuentes que las feminizadas. Por otro lado, los robots con rasgos femeninos tendían a aparecer representados con cuerpos ultrarrealistas, diseñados para parecerse físicamente lo máximo posible a una persona real, imitando características como nuestra piel, cabello, rasgos del rostro y del cuerpo.

Así, el género se comunica mediante códigos visuales que nos resultan muy familiares, sobre todo, en las representaciones de androides “femeninos”, que mostraban proporciones corporales exageradas: cinturas estrechas, caderas pronunciadas, pechos y labios prominentes, pestañas largas, maquillaje y hasta accesorios.

Por el contrario, la mayoría de los robots masculinizados eran representados con una forma humana reconocible, pero sin intentar reproducir de manera realista la apariencia de una persona. Los rasgos asociados a la masculinidad que aparecieron fueron, en especial, torsos y extremidades robustas o musculosas.

Roles estereotipados

Los robots analizados en nuestro estudio aparecían principalmente como parte de experimentos o demostraciones y, en segundo lugar, en tareas de acompañamiento y cuidado. Eso sí, los que tenían rasgos femeninos aparecían con mayor frecuencia en entornos domésticos que los masculinizados.

Más allá del género, las imágenes los presentaban como símbolos de innovación y progreso o vinculados al cuidado, la asistencia y las relaciones sociales. Fueron muy pocas las imágenes que los situaban en contextos que planteaban riesgos, amenazas o dilemas éticos o que promovían un enfoque crítico. Además, en tres de cada cuatro noticias que revisamos, el titular reforzaba el significado sugerido por la imagen y orientaba, así, la manera de interpretar al robot y el trabajo que realizaba.

Entre la fascinación y el temor

Las tecnologías emergentes suelen estar rodeadas de ciclos de expectativas. Cuando aparecen, tendemos a imaginar que transformarán radicalmente nuestra vida, resolverán problemas, sustituirán empleos o cambiarán nuestra forma de relacionarnos. Frente a estas promesas, también surgen discursos que las presentan como una amenaza, como hemos visto tantas veces en la ciencia ficción. Los medios de comunicación participan en este proceso, amplificando las promesas sobre tecnologías específicas, pero también los riesgos y temores asociados a ellas. Los robots sociales no escapan a esta tensión entre fascinación y temor.

La cuestión es qué características humanas elegimos reproducir cuando le asignamos un cuerpo a estas tecnologías. Nuestros resultados muestran que, al asignarles estas formas humanoides, también podemos trasladar estereotipos y códigos culturales presentes en nuestra sociedad. El género de un robot no está en la máquina: se construye mediante decisiones sobre su cuerpo, su rostro, su voz o, incluso, su nombre.

La prensa construye la imagen que tenemos de los robots

En el caso de los robots sociales, las noticias pueden ser una de las primeras vías de contacto con estas máquinas antes de tener una interacción real con ellas, ya que la adopción de nuevas tecnologías avanza de manera desigual. Por eso, las imágenes periodísticas nos ayudan a imaginar cómo son, para qué sirven y qué lugar podrían ocupar en nuestro día a día.

Pero esto es solo una parte de esta historia. Antes de llegar a las noticias, esos cuerpos tecnológicos han sido diseñados por personas que han tomado decisiones sobre su apariencia, su silueta, su rostro o rasgos específicos asociados al género, lo que también supone incorporar modelos sociales al diseño. Nuestro estudio no permite saber quién tomó esas decisiones ni por qué, pero sí muestra cómo esos cuerpos terminan siendo representados y puestos en circulación por la prensa.

La paradoja es que estamos imaginando y diseñando las tecnologías del presente y del futuro con estereotipos de género que llevamos décadas intentando dejar atrás.

The Conversation

Iliana Ferrer no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Si los robots no tienen género, ¿por qué siguen reproduciendo estereotipos? – https://theconversation.com/si-los-robots-no-tienen-genero-por-que-siguen-reproduciendo-estereotipos-292916

Ropa destinada al vertedero: la industria textil en la era de la moda rápida

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Roberto Rosal, Catedrático de Ingeniería Química, Universidad de Alcalá

Sundry Photography/Shutterstock

La producción mundial de fibras alcanzó los 1 132 millones de toneladas (Mt) en 2024 y continúa creciendo. Las fibras son materias primas que se hilan y tejen para fabricar ropa, calzado, textiles del hogar y productos industriales. El sector de la moda y la confección representa unos 70 Mt. El resto tiene diferentes usos: refuerzos de neumáticos, medicina, construcción o agricultura.

Las fibras sintéticas de origen fósil dominan el mercado, con más de dos tercios de la producción, principalmente poliéster. Luego, una cuarta parte aproximadamente lo ocupan las fibras vegetales, como el algodón. Además, hay fibras artificiales, como la viscosa, y, en menor medida, animales, como la lana.

Cada año se generan unos 92 Mt de residuos textiles, pero podrían alcanzar los 148 Mt en 2030. Solo una pequeña parte se recicla mediante procesos de ciclo abierto (downcycling), transformándose en materiales de menor valor (aislantes o rellenos). Del resto, 25 Mt anuales corresponden a residuos mal gestionados que terminan en vertederos o se queman a cielo abierto. Es decir, el flujo del sector textil es predominantemente lineal porque el reciclaje de ciclo cerrado, de fibra a fibra, casi no existe.

Esquema del ciclo de vida de los textiles
Ciclo de vida de los textiles.
Los autores

Por qué es tan difícil reciclar los textiles

El reciclaje de fibra a fibra presenta dificultades técnicas y económicas. Las primeras son importantes: pocas prendas están fabricadas con un único material y separar estos componentes es complejo y costoso, aunque ocupen una parte pequeña de la prenda. La mezcla más habitual es el polialgodón, en proporción 65/35. También son frecuentes las mezclas con elastano, un poliuretano que aporta elasticidad y durabilidad.

A esto se suma la gran variedad de sustancias químicas que tienen las prendas, como tintes, fijadores de color, blanqueadores, suavizantes y biocidas. Son compuestos que interfieren en los procesos necesarios para recuperar las fibras; degradan la calidad del hilo y obligan a descartar esa parte del tejido.

El método también importa. El reciclaje mecánico está más desarrollado, pero acorta las fibras y disminuye la calidad. Mientras que el reciclaje químico, que mantendría cierta calidad original, se encuentra en una fase inicial de desarrollo.

Además, los elementos ajenos, como cremalleras, botones, etiquetas o acabados impermeabilizantes, deben retirarse antes. Por último, la clasificación de la ropa usada sigue siendo manual y, sobre todo, cuesta más que la elección de materias primas vírgenes.

La moda de usar y tirar

Desde hace unos años, el modelo de la industria textil ha evolucionado, elevando la frecuencia de rotación y bajando los precios y la calidad. Este cambio responde a una optimización industrial orientada al consumo masivo y rápido. Además, se impulsa por la deslocalización de la producción hacia países con mano de obra barata y el uso creciente de materiales sintéticos.

Gráfico que muestra que a mayor volumen de producción, mayor rotación de colecciones en la moda ultrarrápida
Gráfico que ilustra la correlación directa entre el aumento del volumen de fabricación y la velocidad de rotación de colecciones, marcando el cambio de paradigma desde una confección bajo demanda (artesanal) hacia un modelo de producción continua (moda ultrarrápida). Las marcas se incluyen como simple referencia informativa.
Los autores

Al respecto, resulta bastante ilustrativo el actual negocio de la moda, donde las colecciones y el volumen de fabricación rotan velozmente. Esta moda ultrarrápida (ultra fast fashion) lleva el proceso al extremo, con prendas de calidad mínima y obsolescencia estética intencionada. La logística y el análisis algorítmico de las redes sociales permiten lanzar microcolecciones semanales (o incluso diarias), y las marcas lo hacen al ritmo de las tendencias. Al final, la ropa se convierte en un producto de consumo rápidamente desechable.

Como consecuencia, muchas prendas se descartan después de utilizarse pocas veces, no solo por exigencia de las tendencias de moda, sino también porque su vida útil es reducida debido a la poca consistencia de los tejidos, a la confección deficiente y al desgaste acelerado, lo que dificulta además su reutilización.

La segunda mano es una alternativa para la ropa que no queremos, pero su peso es limitado ya que solo las prendas de mayor calidad y en buen estado encuentran comprador. En este sentido, según la Agencia Europea de Medio Ambiente, los textiles reutilizados representan tan solo un 10 % del consumo total en la Unión Europea. Una gran parte de los 19 kg por persona y año de ropa, calzado y textiles del hogar que se consumen en Europa tienen una calidad baja y, por tanto, una vida útil muy reducida.




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El problema se agrava con el envío de esa ropa usada al sur global (casi un millón de toneladas anuales). Con bajas posibilidades de reutilización, estos envíos solo contribuyen a incrementar montañas de residuos, como las del desierto de Atacama (Chile) o en los vertederos de Ghana, en África. Es decir, la supuesta donación solo tiene un efecto: redistribuye basura (y problemas) hacia países con menor capacidad de gestión. Son las consecuencias ambientales y sociales de un modelo de consumo lineal.

El cambio de paradigma legal

La magnitud de ese impacto ambiental y social ha impulsado un cambio normativo en la Unión Europea. La Estrategia para los Textiles Sostenibles (2022) y el Reglamento (UE) 2024/1781 de ecodiseño para productos sostenibles trasladan progresivamente la responsabilidad hacia los productores. Entre sus medidas destaca la prohibición de destruir excedentes textiles, aplicable a las grandes empresas desde julio de 2026.

Por su parte, la Directiva (UE) 2025/1892 sobre residuos establece la recogida separada de textiles y refuerza la responsabilidad ampliada del productor (RAP), que obliga a las marcas a financiar la gestión de los residuos derivados de los productos que comercializan.

En España, la Ley 7/2022 prevé la creación de un sistema específico de RAP textil y obliga a los municipios a implantar su recogida separada. Su desarrollo reglamentario continúa pendiente, pero el sector textil español se ha anticipado creando su Sistema Colectivo de Responsabilidad Ampliada del Productor (SCRAP), conocido como RE-VISTE.

Hacia una moda circular y consciente

Hoy, la ropa, convertida en un producto efímero, representa uno de los ejemplos más extremos de economía lineal: extraer, fabricar, usar y tirar. Ante esto, el esfuerzo del legislador no es suficiente. Los modelos empresariales tienen que cambiar hacia una moda circular, transformando las cadenas de suministro. Pero también es conveniente invertir en investigación del reciclaje y, por supuesto, cambiar nuestra relación con la ropa que consumimos. Necesitamos menos, pero mejor.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Ropa destinada al vertedero: la industria textil en la era de la moda rápida – https://theconversation.com/ropa-destinada-al-vertedero-la-industria-textil-en-la-era-de-la-moda-rapida-292322

El genoma humano cumple 25 años: una carrera de infarto y un futuro fascinante

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gemma Marfany Nadal, Profesora Catedrática de Genética, Universitat de Barcelona

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En febrero del año 2001, hace 25 años, se publicaban de forma conjunta en Nature y Science los resultados de la secuenciación del genoma humano obtenidos por el consorcio público internacional, iniciado a finales de los años ochenta, y por la empresa privada Celera Genomics, fundada por Craig Venter en 1998.

Era la llegada a la meta de la que se bautizó como la “carrera del genoma”: una competición trepidante, acelerada y, en ciertos momentos, agria, entre un consorcio público que defendía que el genoma humano y el conocimiento derivado eran un “bien público” que pertenecía a todos los seres humanos, y una empresa que consideraba que el conocimiento de nuestros genes era patentable, tanto para el diagnóstico de enfermedades como para el diseño de terapias específicas y eficientes.

Por fortuna, esta carrera de infarto incentivó a ambos consorcios y, finalmente, todos hemos salido beneficiados. Por un lado, Celera diseñó e incorporó procesos automatizados de secuenciación de fragmentos de ADN al azar (por perdigonada, o shotgun, en inglés), acelerando así el proceso de secuenciación del genoma. Por otro lado, el consorcio público había acordado desde sus inicios que todos los datos obtenidos serían públicos y accesibles, en beneficio de toda investigación. Y lo cumplió.

La competición retroalimentó los dos proyectos y, a la vez, aceleró la implementación de innovadoras técnicas de secuenciación. Actualmente, con las tecnologías de secuenciación de segunda y tercera generación, se puede obtener un genoma completo en menos de un día y abaratando los costes. Si el Proyecto Genoma Humano costó cerca de 3 000 millones de dólares, hoy en día se puede obtener la secuencia de ADN de cualquier persona por apenas 300 dólares.

Aún hay promesas incumplidas

El Proyecto Genoma Humano se inició recurriendo a la épica: prometía conocer y diagnosticar todas las enfermedades humanas para curarlas. Aunque después de 25 años no se han cumplido todas las promesas, el genoma humano de referencia se ha convertido en una herramienta crucial para el desarrollo de las modernas terapias personalizadas, con adelantos importantes en la lucha contra el cáncer, las enfermedades raras y las enfermedades infecciosas, entre ellas la covid-19.

La publicación del genoma humano fue el primer paso para impulsar otros proyectos que han permitido identificar regiones reguladoras de los genes y analizar la variabilidad humana. Gracias a él cada vez tenemos más claro por qué somos cómo somos e identificar aquello que nos hace diferentes. Además, ha abierto puertas fascinantes al conocimiento de la complejidad del genoma y nos ha enseñado la relevancia de la epigenética.

A estas alturas, además de conocer nuestra secuencia genética, podemos modificarla gracias a herramientas como CRISPR, ya sea para curar enfermedades o para adquirir nuevas características, lo que comporta importantes dilemas bioéticos. Puede que, de la mano de los proyectos para gestionar los genomas de poblaciones enteras (como Genomics England), con estos nuevos avances se pueda llegar a cumplir algunas de las expectativas del Proyecto Genoma Humano que siguen abiertas en el campo de la biomedicina.

Proyecto Biogenoma de la Tierra: del libro a a la biblioteca de la vida

Hay que remarcar que el Proyecto Genoma Humano también ha espoleado otros proyectos genoma. Sin ir más lejos, en 2018 nació el Proyecto Biogenoma de la Tierra (Earth Biogenome Project, EBP), una iniciativa internacional creada con el audaz objetivo de secuenciar, caracterizar y catalogar los genomas de toda la biodiversidad eucarionte conocida sobre la Tierra: unos 1,67 millones de especies. Esta verdadera “biblioteca digital de la vida” recogerá los millones de soluciones evolutivas seleccionadas durante 3 500 millones de años.

En lugar de unos pocos consorcios dispersos con inversiones millonarias, la EBP ha optado por crear una gran comunidad descentralizada (más de 2 200 científicos de 88 países y seis continentes) en la que cada equipo busca financiación a escala local, pero trabajando con estándares comunes de calidad y compartiendo los datos generados.

Además de comprender cómo evoluciona la vida, esta información posibilitará conocer la diversidad genética de las especies, identificar aquellas especialmente vulnerables y predecir su respuesta al cambio climático, lo que permitirá anticipar riesgos, establecer prioridades y diseñar estrategias eficaces de conservación y restauración de la biodiversidad ante la sexta extinción masiva en la que estamos inmersos.

Más ambiciosamente, este conocimiento redundará en nuevos recursos biológicos para la medicina, la agricultura, la ganadería y pesca, la alimentación y la biotecnología, para mejorar conjuntamente la salud de las personas, los animales y los ecosistemas, en lo que se denomina globalmente como One Health. ¡Todo un reto!

Universal e inclusivo

Todavía quedan muchos objetivos que conseguir. Falta una voluntad real de que los conocimientos derivados de conocer el genoma impacten de forma efectiva en toda la población y no solo en aquellos que se lo puedan costear. Además, para que este conocimiento sea inclusivo, muchas poblaciones humanas de las cuales desconocemos su diversidad genética tienen que ser estudiadas. Por ejemplo, las poblaciones africanas están muy poco representadas en las bases de datos genómicas, aunque esto está cambiando. En el futuro, iniciativas como H3Africa permitirán a los investigadores de este continente participar de forma equitativa y beneficiarse también de los frutos derivados del estudio del genoma.

Dígase que todo empezó por querer leer el orden en que adeninas (A), citosinas (C), guaninas (G) y timinas (T) componen la cadena del ADN, lo cual determina cómo se codifica la información para construir un nuevo organismo. Lo que podemos asegurar es que, gracias a la secuenciación del genoma humano, el siglo XXI es el siglo de la genómica, tanto en relación a la especie humana como a las otras especies que pueblan nuestro planeta.

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Gemma Marfany Nadal recibe financiación para proyectos de investigación para Retos de la sociedad y generación de conocimiento de la Agencia Estatal de Investigación.

Josep Francesc ABRIL FERRANDO fue uno de los coautores del artículo del genoma humano publicado en la revista Science el 16 de febrero de 2001.

Sara Guirao Rico recibe fondos de l’Institut d’Estudis Catalans a través del programa Biogenoma-IEC, destinado a financiar proyectos de secuenciación de genomas en el marco de la Iniciativa Catalana para el Earth BioGenome Project (CBP).

– ref. El genoma humano cumple 25 años: una carrera de infarto y un futuro fascinante – https://theconversation.com/el-genoma-humano-cumple-25-anos-una-carrera-de-infarto-y-un-futuro-fascinante-293591

¿Qué sabemos (y qué no) sobre esta temporada de covid-19 y otros virus respiratorios?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Susana Monge Corella, Científica Titular. Grupo de epidemiología y vigilancia de virus respiratorios. Centro Nacional de Epidemiología., Instituto de Salud Carlos III

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Con el inicio del otoño, la vuelta a las aulas y el regreso al trabajo presencial, es habitual observar un repunte en las consultas por síntomas catarrales y gripales. A finales de septiembre, los sistemas de vigilancia epidemiológica registraron que las infecciones respiratorias agudas (IRAs) superaron el límite que marca el inicio de la circulación de estos virus. Lejos de alarmarnos, conviene saber que este incremento se sitúa dentro de la normalidad estacional que acompaña cada año al reinicio de la actividad social y laboral en espacios cerrados.

No estamos ante una ola prematura impulsada por un único patógeno ni ante un aumento anómalo en la gravedad de los cuadros clínicos. Por el contrario, el escenario actual se caracteriza por la co-circulación de múltiples virus respiratorios. Entre ellos destacan los rinovirus, adenovirus, virus parainfluenza y coronavirus estacionales habituales, acompañados por una presencia incipiente del virus de la gripe y del SARS-CoV-2.

Esta amalgama viral explica el aumento generalizado de sintomatología leve sin que suponga una presión asistencial desmedida en los servicios de urgencias ni hospitalización.

Un virus más social que estacional

Una de las principales dudas de la población radica en el comportamiento del SARS-CoV-2 en comparación con otros virus. Mientras que el virus de la gripe suele concentrar su mayor impacto a comienzos del invierno y el virus respiratorio sincitial (VRS) muestra picos a finales de otoño, el causante de la covid-19 aún no ha consolidado un patrón estacional estricto ni predecible, comportándose más como un virus social que estacional. Su dinámica continúa manifestándose de forma ondulante con repuntes en diferentes épocas del año.

Esta conducta irregular tiene mucho que ver con la evolución continuada del virus, del que constantemente aparecen subvariantes con capacidad para sortear de manera parcial la respuesta inmunitaria previa.

Además, el decaimiento progresivo de los anticuerpos protectores en la población con el paso de los meses tras las últimas infecciones o dosis de vacunación conduce a una pérdida de inmunidad. Y eso facilita que el virus se transmita y pueda causar nuevas ondas epidémicas.

Por otro lado, cada otoño, el regreso al colegio y al trabajo presencial da lugar a cambios en los patrones de interacción y favorece la concentración de personas en interiores. Y eso facilita la transmisión, independientemente de la temperatura exterior.

Más casos en menores de un año

El número de nuevos casos este otoño es más elevado en los menores de un año. Se debe a que, tras un año de circulación muy baja del SARS-CoV-2, el grupo de lactantes nacidos recientemente carece de memoria inmunitaria previa.

En contraste, la población adulta sana cuenta con un sólido bagaje inmunológico adquirido mediante vacunaciones y múltiples infecciones previas. Por eso, las infecciones en estos casos suelen manifestarse como cuadros leves y autolimitados que se resuelven espontáneamente sin requerir intervenciones complejas ni hospitalización.

Lo que sí nos hace vulnerables –y bastante– es la inmunosenescencia, es decir, la disminución de la respuesta defensiva con la edad, que incrementa el riesgo de infección y de sufrir complicaciones graves e ingresos hospitalarios. Por ello, el foco de la atención sanitaria y preventiva debe centrarse prioritariamente en las personas mayores, inmunodeprimidas o con patologías crónicas subyacentes.

El riesgo de una nueva pandemia es bajo

Si bien no hay dudas de que el SARS-CoV-2 seguirá circulando, el riesgo de una nueva pandemia o una gran onda epidémica es muy bajo. Las mutaciones son cada vez menores y se dan en el contexto de un virus cada vez más adaptado al ser humano. Además, la inmunidad poblacional es elevada. Y disponemos de vacunas para proteger a la población más vulnerable.

Con todo y con eso, si pretendemos limitar el impacto de los virus respiratorios, necesitamos contar con herramientas analíticas rigurosas. El Sistema de Vigilancia de Infecciones Respiratorias Agudas (SiVIRA) desempeña un papel imprescindible en este cometido.

A través de muestras representativas de la población atendida en atención primaria y hospitales, SiVIRA no solo mide la evolución del número bruto de casos, sino que ofrece una radiografía precisa sobre la gravedad real de las infecciones y la caracterización de los virus circulantes, permitiendo adaptar las medidas preventivas a cada situación.

Asimismo, la experiencia acumulada pone de manifiesto la urgente necesidad de culminar la institucionalización de las estructuras de salud pública. Disponer de una Agencia Estatal de Salud Pública permitirá articular respuestas rápidas, unificadas y sólidamente fundamentadas en la evidencia científica frente a los retos epidemiológicos presentes y futuros.


Artículo escrito con el asesoramiento de la Sociedad Española de Epidemiología.


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Susana Monge Corella recibe fondos de investigación competitivos del Centro Europeo para la Prevención y Control de Enfermedades (ECDC) y del Instituto de Salud Carlos III a través de la acción estratégica intramural.

Ángela Domínguez García es investigadora del proyecto financiado PI24/00692 del Instituto de Salud Carlos III e investigadora col·laboradora de proyectos europeos: Grant Agreement 101233259-SHIELD y 101233394-HEP-HOP. Es miembro del Consell Assessor en Vacunacions de l’Agència de Salut Pública de Catalunya. Es Coordinadora del Grupo de Trabajo de Vacunas e Inmunización de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE) y miembro de la Comisión Asesora de Comunicación de la SEE.

Maria João Forjaz recibe fondos de investigación en concurrencia competitiva del Instituto de Salud Carlos III. Es la actual presidenta saliente de la Sociedad Española de Epidemiología.

Óscar Zurriaga recibe fondos, obtenidos en concurrencia competitiva, del Instituto de Salud Carlos III, para la realización de proyectos de investigación. Ha sido presidente de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE).

– ref. ¿Qué sabemos (y qué no) sobre esta temporada de covid-19 y otros virus respiratorios? – https://theconversation.com/que-sabemos-y-que-no-sobre-esta-temporada-de-covid-19-y-otros-virus-respiratorios-293712

El ahorro de los europeos para apuntalar la autonomía de la UE frente a Estados Unidos y China

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Armando Alvares Garcia Júnior, Profesor de Derecho Internacional y de Relaciones Internacionales, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

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Cuando Ursula von der Leyen subió al escenario en la reunión de la patronal francesa de finales de agosto de este año, utilizó una palabra poco habitual en el vocabulario de un dirigente europeo: perezoso. Así calificó al ahorro bancario de los hogares europeos, una masa de 10 billones de euros que, según la presidenta de la Comisión, duerme en depósitos bancarios en lugar de trabajar para la economía del continente.

La frase no fue casual. Formaba parte de la presentación de la Unión de Ahorros e Inversiones, la estrategia con la que Bruselas quiere alcanzar un acuerdo entre los Veintisiete antes de que termine 2026. Detrás de ella hay algo mayor que la rentabilidad de las familias: una disputa por el capital para invertir en la próxima generación de tecnología, energía y defensa europeas.




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La UE quiere que los europeos inviertan sus ahorros en sectores estratégicos


Ahorro viajero

Para entender por qué esto es importante conviene mirar hacia dónde viaja el ahorro europeo. Buena parte termina comprando deuda pública estadounidense, con un rendimiento a diez años del 5,08 % a 15 de octubre de 2026, frente al 3,98 % del bono español al mismo plazo.

Esa es una decisión racional para cualquier ahorrador que busca seguridad y rentabilidad, pero tiene un efecto colateral que la propia presidenta del Banco Central Europeo ha descrito con crudeza: el ahorro europeo no entra en los mercados de capitales en volúmenes suficientes porque se concentra en depósitos de bajo rendimiento. En términos prácticos, cada euro que financia al Tesoro de EE. UU. es un euro que no financia una fábrica de semiconductores en Dresde, una startup de baterías en Bilbao o un proyecto de defensa en Toulouse.

El fenómeno va más allá de la deuda pública: según el Tesoro de Estados Unidos, los inversores extranjeros poseían, a mediados de 2025, acciones estadounidenses valoradas en 19,86 billones de dólares, con el Reino Unido, Canadá, Japón, Luxemburgo e Irlanda entre los mayores tenedores.

Dependencia europea

Bruselas lleva años observando un patrón similar en otros terrenos. La Unión Europea depende de Rusia para buena parte de su energía, de China para materiales críticos como las tierras raras, y de Estados Unidos para sus semiconductores avanzados.

También depende de Washington para gran parte de la financiación de capital riesgo que permite a sus startups crecer hasta convertirse en grandes empresas, ya que son fondos estadounidenses y británicos quienes dominan las rondas más grandes y decisivas, según señala el Banco de Pagos Internacionales.

Mario Draghi, expresidente del Banco Central Europeo, lo documentó en el informe sobre competitividad que entregó a la Comisión en 2024: Europa se arriesga a quedarse rezagada si no reduce estas dependencias y construye su autonomía estratégica, la capacidad de tomar decisiones propias en sectores críticos sin depender de terceros. El ahorro bancario había quedado fuera de ese análisis pero Von der Leyen acaba de incorporarlo.

EE. UU. financia tecnología europea

El capital riesgo tecnológico ilustra bien el problema. Una startup europea de inteligencia artificial que necesita una ronda grande de financiación suele recurrir a fondos estadounidenses. Entre 2015 y 2024, las tecnológicas europeas atrajeron unos 426 000 millones de dólares en capital riesgo, diez veces más que en la década anterior, pero esa cifra sigue siendo modesta frente al mercado estadounidense, que movilizó 1,31 billones de dólares solo en 2025.

Además, la financiación de última etapa (cuando la empresa ya está consolidada, tiene un modelo de negocio validado, obtiene flujos de caja recurrentes y busca crecer a gran escala o salir a bolsa) en inteligencia artificial procede mayoritariamente de fondos de Estados Unidos y Reino Unido, según la Comisión Europea.

Europa ahorra pero no invierte

La paradoja es que Europa no tiene un problema de escasez de ahorro: los hogares europeos ahorraron el 11,3  % de su renta disponible en el primer trimestre de 2026, frente al 3 % de los hogares estadounidenses en julio del mismo año.

El problema es que ese ahorro queda aparcado en depósitos de bajo rendimiento en lugar de financiar a esas startups. España ilustra el extremo del fenómeno: su tasa de ahorro está entre las más bajas de la eurozona, señal de que el problema no es solo el exceso de ahorro ocioso, sino también una escasa cultura inversora que deja a sus empresas emergentes dependiendo de capital extranjero.

La respuesta de Bruselas consiste en hacer más atractivo, mediante incentivos fiscales, que ese ahorro se mueva hacia mercados de capitales domésticos, mecanismo que la Comisión espera acordar con los Veintisiete antes de que acabe el año y que Von der Leyen ha defendido, incluso ante la posibilidad de avanzar sin unanimidad completa.

Puente entre el ahorro familiar y la inversión productiva

El objetivo declarado no es forzar a nadie a mover su dinero ni tocar los depósitos existentes, sino tender un puente entre el ahorro familiar y la inversión productiva europea, replicando lo que ya ocurre en Estados Unidos, donde los mercados de capitales cumplen esa función pese a que sus hogares ahorran mucho menos.

Lo que está en juego trasciende la rentabilidad de una cuenta bancaria. Se trata de si Europa puede financiar su transición energética, su industria de defensa y sus empresas tecnológicas con capital propio, o si seguirá dependiendo de que otros –sea Washington con sus fondos de inversión o Pekín con su control de materiales estratégicos– decidan qué proyectos europeos merecen crecer.

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Armando Alvares Garcia Júnior no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El ahorro de los europeos para apuntalar la autonomía de la UE frente a Estados Unidos y China – https://theconversation.com/el-ahorro-de-los-europeos-para-apuntalar-la-autonomia-de-la-ue-frente-a-estados-unidos-y-china-291409

Usar la IA sin entenderla: ¿qué consecuencias tiene para los estudiantes? 

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan José Lorenzo Castiñeiras, Profesor en Ciencias de la Educación, departamento de Pedagogía y Didáctica, área de Didáctica y Organización Escolar, Universidade da Coruña

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Imaginemos a una estudiante en la biblioteca preparando un trabajo. Pide a ChatGPT que le explique un concepto y recibe, en segundos, una respuesta clara, ordenada y convincente. Cree que ha encontrado una explicación fiable. Sin embargo, la soltura con la que está escrita no garantiza que sea correcta. ¿Sabe la estudiante cómo se ha producido esa respuesta?

Los modelos de lenguaje generan texto a partir de patrones aprendidos durante su entrenamiento y del contexto con el que interactúan. Pueden ofrecer explicaciones útiles, pero también producir errores con la misma fluidez. Desconocer ese funcionamiento facilita que confundamos una respuesta convincente con conocimiento contrastado. Usar IA con soltura no significa comprenderla.

Cómo se usa IA en el aula

En nuestra reciente investigación hemos podido comprobar que los universitarios usan mucho la IA y están satisfechos de la experiencia. La mayoría destacaba que estas herramientas ahorran tiempo, resultan fáciles de usar, ofrecen respuestas inmediatas y ayudan a comprender contenidos.


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La IA ya formaba parte de la rutina académica del alumnado encuestado a comienzos de 2025. Sin embargo, nuestros resultados más recientes muestran que ese uso habitual coexiste con una formación escasa y que pocos estudiantes declaraban un dominio elevado de estas herramientas.

Familiaridad no implica conocimiento

ChatGPT es la herramienta de IA más utilizada los estudiantes de nuestro estudio, y casi siempre en exclusiva, por ser la aplicación más reconocida. Sin embargo, la mayoría valoraba el conocimiento y dominio de este tipo de chatbots al utilizarlos en niveles medios o inferiores. Son aspectos distintos: uno se refiere a lo que creen saber sobre la IA; el otro, a su capacidad percibida para manejarla. En todo caso, usarla habitualmente no implica conocerla ni dominarla.

Casi todos los alumnos declaraban no haber realizado formación específica. Pero de los que sí, la gran mayoría se había formado fuera de la universidad. Además, dos de cada tres estudiantes afirmaban que las implicaciones éticas de la IA no se habían tratado durante su trayectoria universitaria.

Estos resultados cuestionan la cómoda etiqueta de “nativos digitales”. Haber crecido entre pantallas permite manejar aplicaciones con soltura, pero no enseña por sí solo cómo se producen las respuestas, con qué datos se entrenan los sistemas, por qué pueden inventar información o qué sesgos sociales, raciales y de género pueden reproducir. Incluso, la apariencia de competencia puede ser engañosa para el propio usuario: saber obtener una respuesta no equivale a saber evaluarla.




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Cuando la respuesta suena demasiado bien

El propio alumnado intuía parte del problema. Temían incurrir en plagio, dudaban de la fiabilidad de la información o les preocupaba la integridad académica. Pero reconocer un peligro no significa disponer de estrategias para afrontarlo.

Desconocer cómo funciona la IA puede llevarnos a interpretar mal sus respuestas. Si creemos que funciona como un buscador que recupera información contrastada, podemos aceptar una referencia inventada como si procediera de una publicación real. Si ignoramos que los datos de entrenamiento pueden contener sesgos, podemos tomar una respuesta discriminatoria por una explicación neutral.

También importa comprender qué ocurre con la información que introducimos. Compartir datos personales del alumnado para obtener una actividad adaptada exige conocer las condiciones de privacidad del servicio. Estos riesgos muestran por qué la alfabetización debe ir más allá de aprender a formular peticiones: necesitamos comprender los límites de la herramienta para decidir cómo utilizarla y qué resultados requieren comprobación.

Aprender a usar IA cambia su uso

La respuesta no consiste en prohibir una tecnología ya integrada en la vida académica. Consiste en alfabetizar. Eso supone comprender de forma básica cómo funciona, formular peticiones, verificar resultados, contrastar fuentes, detectar sesgos, proteger los datos y decidir cuándo es mejor no utilizarla.

La evidencia disponible indica que esa formación puede marcar diferencias. Un taller universitario de 90 minutos mejoró la confianza del alumnado, su comprensión de las normas y su capacidad para reconocer usos académicos aceptables. Pero también es necesario formar a los profesores. En otro estudio con 90 futuros docentes, la alfabetización en IA generativa significó mejoras en competencia técnica y ética, evaluación crítica y aplicación creativa.

Por ejemplo, se pueden permitir el uso de herramientas de inteligencia artificial para un trabajo en clase, pero con unas instrucciones muy precisas. En una práctica con estudiantes universitarios de Educación Primaria, pedimos al alumnado que solicite a la IA una rúbrica de evaluación coherente con una situación de aprendizaje previamente diseñada en grupos.




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Primero, deben proporcionarle el contexto, los objetivos, los saberes y los criterios de evaluación; después, examinar críticamente el resultado. No basta con pedirle que haga “una buena rúbrica”, hay que precisar qué aprendizajes se quieren observar.

También conviene desconfiar de expresiones como “adecuado” o “correcto” y de verbos difíciles de observar, como “comprende” o “piensa”. Contrastar la respuesta con el currículo oficial y comprobar si los criterios son relevantes, los descriptores, observables y los niveles, realmente progresivos permite detectar errores antes de trasladar la propuesta al aula.

Alfabetizacion en IA, una prioridad mundial

La UNESCO reúne estas capacidades en un marco competencial que sitúa en el centro la autonomía y el juicio humano. La universidad, por tanto, no puede limitarse a publicar normas sobre plagio ni presumir competencias digitales. Debe integrar la alfabetización en IA en las asignaturas, aplicarla a problemas reales de cada profesión y evaluar el proceso seguido, no solo el producto final.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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Dalí y Freud: el pintor fanático y el anciano analista se devoraron con los ojos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Iribas-Rudín, Bellas Artes, Universidad Complutense de Madrid

_Los primeros días de la primavera_, de Salvador Dalí (1929). Museo Thyssen-Bornemisza/Cortesía de The Dalí Museum, St. Petersburg, FL / Photo: Oriol Tarridas, 2024 / Salvador Dalí, Fundación Gala-Salvador Dalí

Sigmund Freud, creador del psicoanálisis, revolucionó la concepción occidental de la mente al sostener que buena parte de la vida psíquica es inconsciente.

Desde que el pintor catalán Salvador Dalí, estudiante en Madrid a principios de la década de 1920, leyó su obra La interpretación de los sueños, quedó tan impactado que pasó a considerarlo como un padre intelectual.

Escribió en su autobiografía que el libro le pareció: “uno de los descubrimientos capitales de mi vida, y se apoderó de mí un verdadero vicio de autointerpretación, no solo de los sueños, sino de todo lo que me sucedía, por casual que pareciese a primera vista”. A partir de ese descubrimiento, el psicoanálisis fue una constante conceptual tanto en las obras plásticas como en los escritos de Dalí.

En 1924, fuertemente influido por el pensamiento freudiano, surgió el movimiento artístico del surrealismo, que defendía la primacía del inconsciente y de lo irracional, declarándose como un “automatismo psíquico puro […] con exclusión de todo control ejercido por la razón”. En 1929, Dalí se unió al movimiento, del que pronto llegó a ser una figura principal, tanto en el aspecto conceptual –con la introducción de la racionalidad propia de su método paranoico-crítico– como en el formal, convirtiéndose en su mayor exponente pictórico, aunque acabó siendo expulsado en 1934.

Freud era un coleccionista aficionado de arte antiguo, poco interesado en las vanguardias. Varios dadaístas, incluido André Breton, lo visitaron en Viena en 1921 sin conseguir despertar el entusiasmo del maestro por su movimiento artístico. Por supuesto, también el pintor catalán intentó conocerlo en Viena en al menos una ocasión. Sin embargo, no tuvo éxito.

Gestación del encuentro

En junio de 1938, huyendo del nazismo, Freud abandonó su ciudad y se estableció en Londres. Se encontraba ya muy enfermo del cáncer oral que, un año más tarde, lo llevaría a la muerte. El escritor austríaco Stefan Zweig lo
describió así
:

“A cada momento la muerte proyectaba su sombra con más claridad sobre su rostro. Le hundía las mejillas, le esculpía las cejas en la frente, le sesgaba la boca, le entorpecía la palabra en los labios; solo contra los ojos no podía hacer nada el tétrico verdugo, contra aquella atalaya inexpugnable desde la cual aquel espíritu heroico contemplaba el mundo”.

Dalí solicitó que Zweig, gran amigo del psicoanalista, mediara para facilitar un encuentro con Freud. El escritor, que apreciaba enormemente la obra pictórica del catalán, envió tres cartas a su amigo, ensalzando al artista y solicitando la reunión. En la última escribió:

“Salvador Dalí, en mi opinión (por extrañas que puedan parecer muchas de sus obras), es el único pintor de genio de nuestra época y el único que sobrevivirá, un fanático convencido y el discípulo más fiel de sus ideas entre los artistas. Durante años, este verdadero genio ha deseado encontrarse con usted. Dice que le debe más en su arte que a ningún otro”.

Una reunión histórica

Por fin, el 19 de julio de 1938, Dalí acudió a la casa de Freud en compañía de Zweig y de su millonario amigo y mecenas Edward James. Llevaron el cuadro La metamorfosis de Narciso (1937) y un ensayo de Dalí publicado en la revista surrealista Minotaure en 1933.

Morfología del cráneo de un hombre.
Dibujo de la morfología del cráneo de Freud. Ilustración para el libro The Secret Life of Salvador Dalí, 1939-1941.
Museo Thyssen-Bornemisza/Cortesía de Fundación Gala-Salvador Dalí, Figueres / Salvador Dalí, Fundación Gala-Salvador Dalí / VEGAP 2026

Durante el encuentro, relató el pintor, “contrariamente a mis esperanzas, hablamos poco, pero nos devorábamos mutuamente con la vista”. Freud lo observó “durante largo rato en modo terriblemente agudo”, pero habló sobre todo con Zweig y Jones.

Mientras tanto, Dalí realizó al menos un boceto de la cabeza de Freud. James describió que “Salvador parecía tan inspirado, sus ojos ardían con tanto entusiasmo mientras dibujaba al inventor del psicoanálisis, que el anciano murmuró en alemán: ‘Ese muchacho parece un fanático. No me extraña que haya una guerra civil en España si se parecen a él’”. Solo cuatro meses más tarde, cuando se reencontró con Zweig, pudo Dalí preguntarle por la opinión de Freud sobre el retrato:

“Le ha gustado mucho ―me dijo Zweig.

Insistí a pesar de todo, curioso por saber si Freud había hecho alguna observación concreta o el menor comentario que hubiera sido para mí infinitamente precioso, pero Stefan Zweig me pareció evasivo o distraído por otros pensamientos. Pretendía que Freud había apreciado mucho la ‘delicadeza de los rasgos’”.

Solo al leer el libro póstumo de Zweig El mundo de ayer, Dalí se enteró de que “Freud jamás vio su propio retrato. Zweig me había mentido piadosamente”. El propio Zweig confesaba: “nunca me atreví a enseñárselo a Freud porque Dalí, clarividente, había incluido ya la muerte en él”.

La teoría bajo una pintura

El cuadro La metamorfosis de Narciso, acompañado de un poema homónimo, trata del mito de Narciso, que se enamoró de su propio reflejo. También aludía al reciente asesinato de Federico García Lorca –antiguo amigo íntimo del pintor, con quien hubo atracción homoerótica–, de Gala, la esposa de Dalí, de masturbación, del amor heterosexual, de la redención, de la muerte y del renacimiento.

El cuadro es, además, un ejemplo particular del método paranoico-crítico inventado por Dalí, una estrategia de conquista de lo irracional, de sistematización del delirio que, en la práctica pictórica, se manifiesta en las imágenes dobles, formas ambiguas que permiten identificar elementos diferentes según se va cambiando la atención visual.

Pintura surrealista de Salvador Dalí en la que lo que parece una mano gigante sujeta un huevo del que sale una flor, mientras que en un lago frente a ella el reflejo de una mano sujeta una pieda.
La metamorfosis de Narciso, 1937, óleo sobre tela, 51 x 78 cm.
Tate Gallery, Londres/Wikimedia Commons

En el caso de La metamorfosis de Narciso, no hay una única imagen formalmente equívoca, sino que la misma composición está desdoblada en la figura de la izquierda, el ensimismamiento de Narciso, y su petrificación con el huevo y la flor del narciso como símbolo de Gala a la derecha.

En el poema, Dalí recomienda una suerte de imposible experimento perceptivo de “metamorfosis”: contemplar con una fijación distraída la figura de Narciso hasta que desaparece y se transforma en la figura de la derecha.

Freud mostró interés y admiración por la calidad técnica del cuadro y, según Dalí, dijo: “en las pinturas clásicas, busco lo subconsciente; en una pintura surrealista, lo consciente”. Pero, en su línea de rechazo de las teorías surrealistas, se mostró distante respecto a los intentos del pintor de interesarlo por las formulaciones psicológicas de su artículo.

Un dandy del ‘intelectualismo universal’

Dalí relató el fracaso de su empeño por quedar como un teórico válido ante el maestro:

“Antes de partir quería darle una revista donde figuraba un artículo mío sobre la paranoia. Abrí, pues, la revista, en la página de mi texto, y le rogué que lo leyera si tenía tiempo para ello. Freud continuó mirándome fijamente sin prestar la menor atención a mi revista. Tratando de interesarle, expliquele que no se trataba de una diversión surrealista, sino que era realmente un artículo ambiciosamente científico y repetí el título, señalándolo al mismo tiempo con el dedo. Ante su imperturbable indiferencia, mi voz se hizo involuntariamente más aguda y más insistente. Entonces, sin dejar de mirarme con una fijeza en que parecía convergir su ser entero, Freud exclamó, dirigiéndose a Stefan Zweig: ‘Nunca vi ejemplo más completo de español. ¡Qué fanático!’”.

Al día siguiente, Freud escribió a Zweig:

“hasta ahora me sentía inclinado a considerar a los surrealistas, que, al parecer me han elegido […] su santo patrono, como chiflados incurables (digamos que en un 95 por 100, como el alcohol). El joven español, sin embargo, con sus ojos cándidos y fanáticos y su indudable maestría técnica, me ha hecho reconsiderar mi opinión. En realidad, sería muy interesante investigar analíticamente cómo ha llegado a ser compuesto un cuadro así”.

Más allá de esta apreciación, Freud no volvió a pronunciarse sobre el arte de vanguardia.

Si bien el anciano obtuvo comparativamente poco de la cita con el joven pintor, en Dalí dejó un recuerdo imborrable. Rememoró el encuentro en multitud de ocasiones y se preció de haber influido en la opinión que hasta entonces había tenido el padre del psicoanálisis sobre el surrealismo.


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The Conversation

Ana Iribas-Rudín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Dalí y Freud: el pintor fanático y el anciano analista se devoraron con los ojos – https://theconversation.com/dali-y-freud-el-pintor-fanatico-y-el-anciano-analista-se-devoraron-con-los-ojos-294068