Queridos lectores, no les voy a decir que la IA no es neutral, porque estarán hartos de escucharlo y ya lo tendrán integrado en su concepción del mundo (espero). Es una de las cosas que ha destacado León XIV en su encíclica. No es que Magnifica humanitas diga nada nuevo, la noticia está en que un Papa denuncie el peligro de la tecnología que no está al servicio del ser humano. Un movimiento de ajedrez más en el tablero de tecnológicas que se arriman al poder (en este caso, religioso).
Pero no nos dejemos engañar por las luces de neón del espectáculo. Entre pitos y flautas, los que tenemos que seguir lidiando cada día con esa inteligencia artificial que no está claro que esté creada en nuestro beneficio somos el público, la gente de a pie. Tenemos que usar WhatsApp porque es la única forma de estar en el grupo de padres del colegio o de quedadas de amigos, aunque la preocupación por la seguridad y la privacidad ya está llevando a muchos gobiernos europeos y a la administración de la UE a reemplazar esta plataforma en los despachos oficiales.
Parece que tampoco nos queda otra que seguir usando el buscador de Google, aunque de repente haya empezado a funcionar en modo IA sin pedirnos permiso. El nuevo Google ofrece una síntesis de lo que su algoritmo busca en internet por nosotros, para ahorrarnos la engorrosa tarea de pensar. Si nos descuidamos, el algoritmo acabará preparándonos la cena (que más nos convenga).
Los fallos de los algoritmos de aprendizaje automático pueden ser tonterías, sesgos de nada, o tener un impacto mucho mayor. Por eso, el Parlamento Europeo ha votado en contra de Chat Control, un proyecto que pretendía escanear nuestros mensajes privados en busca de abuso sexual infantil y que comete garrafales errores de valoración (aparte de saltarse a la torera nuestro derecho a la privacidad).
Source: The Conversation – in French – By Zunaida Moosa Wadiwala, Legal Researcher, PhD Candidate and Lead of the African Climate Law Programme, Mandela Institute, University of the Witwatersrand
Un dossier climatique historique est actuellement examiné par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La requête a été déposée par l’Union panafricaine des avocats et d’autres organisations de la société civile africaine. Elles ont demandé à la Cour de rendre un avis sur les responsabilités qui incombent aux gouvernements africains pour protéger leurs pays contre la crise climatique et s’éloigner d’une économie nuisible à l’environnement.
Zunaida Moosa Wadiwala et Tracy-Lynn Field du Mandela Institute aux côtés de plusieurs autres organisations ont demandé à intervenir en tant qu’amis de la cour (amici curiae). Leur mémoire soutient que les États africains ont le devoir de protéger le système climatique, car un climat sûr et stable est essentiel au respect des droits des personnes.
Quels sont les principaux problèmes liés au changement climatique auxquels l’Afrique est confrontée ?
Le continent est celui qui a le moins contribué, historiquement, aux émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique. Mais, il subit de manière disproportionnée et plus durement les catastrophes climatiques telles que les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur et l’élévation du niveau de la mer. Tous ces phénomènes menacent la santé et la sécurité humaines, la sécurité alimentaire et hydrique, ainsi que le développement de la société et de l’économie.
Le changement climatique perturbe les écosystèmes, provoque de mauvaises récoltes et des pertes de production alimentaire. Il aggrave la pauvreté, les maladies, les pertes en vies humaines et en moyens de subsistance, l’insécurité hydrique et énergétique, ainsi que la perte du patrimoine naturel et culturel.
Quel sera l’impact du changement climatique sur le développement de l’Afrique ?
Le changement climatique constitue un obstacle majeur au développement. En effet, les économies africaines sont très sensibles aux catastrophes liées au changement climatique et aux variations climatiques extrêmes. En réalité, le changement climatique menace de réduire à néant des décennies de progrès en matière de développement à travers l’Afrique.
Nous soutenons en outre, dans notre mémoire adressé à la Cour, que dans les pays africains, le développement ne peut être appréhendé uniquement à travers la croissance économique ou les chiffres du produit intérieur brut.
Le développement consiste plutôt à donner aux populations la capacité de façonner leur propre avenir en protégeant l’environnement, les communautés et la culture.
Cette conception plus large du développement durable est protégée par la Charte africaine. L’article 22 stipule que toute personne a droit au développement économique, social et culturel. L’article 24 stipule qu’elle a droit à un environnement sain propice à ce développement. D’autres accords africains, tels que le Protocole de Maputo à la Charte africaine, qui protège les droits des femmes, et la Convention d’Alger sur la conservation de la nature, soulignent également que le développement doit être durable, équitable et équilibré.
Que devraient faire les gouvernements des pays africains pour prévenir le changement climatique ?
Le mémoire de l’Institut Mandela soutient qu’un climat sûr et stable est nécessaire pour que les populations puissent exercer ou réaliser leur droit au développement. Il soutient également qu’un climat sûr et stable est essentiel pour permettre aux peuples de contrôler librement les ressources naturelles et d’en tirer profit.
Les droits au développement économique, social et culturel, ainsi qu’à la paix et à la sécurité nationales et internationales, ne peuvent être réalisés dans un monde qui se réchauffe rapidement.
Il existe un consensus international croissant sur la nécessité d’éliminer progressivement les projets liés aux combustibles fossiles. Ceux-ci ont porté atteinte aux droits humains par le passé et continueront probablement à le faire à l’avenir. Notre mémoire reconnaît également les preuves scientifiques concernant la hausse des températures et le réchauffement climatique, qui nuisent au système climatique et menacent le droit au développement.
Il exhorte donc les gouvernements à coopérer et à prendre des décisions en matière de climat fondées sur les meilleures données scientifiques disponibles, car l’Afrique est particulièrement vulnérable au changement climatique.
En d’autres termes, les gouvernements africains devraient avoir l’obligation juridique de prévenir les dommages graves causés au climat. Ils doivent agir de toute urgence, avec prudence et en s’appuyant sur les meilleures données scientifiques disponibles, à mesure que les risques climatiques s’aggravent.
Notre mémoire soutient que l’action climatique et les droits humains sont étroitement liés. Il rappelle que l’Union africaine a été créée pour protéger les droits des individus et des peuples en vertu de la Charte africaine.
Qu’espérez-vous de la part de la Cour dans son avis consultatif ?
Les avis consultatifs donnent des conseils qui ne sont pas juridiquement contraignants. Mais ils aident à expliquer ce que les pays sont déjà tenus de faire en vertu du droit international. Ils servent de guide aux tribunaux sur la manière d’appliquer ces règles. Ils peuvent ainsi influencer la façon dont les gouvernements, les entreprises et le public comprennent leurs responsabilités face à la crise climatique.
En juillet 2025, la Cour internationale de justice de La Haye a rendu un avis consultatif similaire. Cet avis énonçait ce que les gouvernements du monde entier doivent faire pour lutter contre le changement climatique. Il indiquait que les pays ont l’obligation légale de protéger le système climatique et de prévenir les dommages environnementaux graves.
Le Kenya, le Ghana, Madagascar, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Sierra Leone, Maurice, Burkina Faso et l’Égypte ont tous présenté des observations sur les dommages liés au changement climatique dans le cadre de cette affaire. Ainsi, même si l’avis en lui-même n’était pas juridiquement contraignant, il n’en demeurait pas moins important pour l’Afrique. Il a renforcé l’idée que les gouvernements doivent prendre en compte les droits humains, le développement et la justice climatique avant d’autoriser la mise en œuvre de projets liés aux combustibles fossiles et à fortes émissions.
De la même manière, l’avis consultatif de la Cour africaine pourrait constituer un tournant important pour la justice climatique en Afrique. Cet avis pourrait façonner la manière dont le développement, les droits humains et la responsabilité climatique sont compris à travers le continent.
Le Mandela Institute espère que la Cour africaine affirmera clairement que les gouvernements africains ont le devoir de protéger le climat en garantissant à leurs populations le droit à un environnement sain, à un accès équitable aux ressources naturelles, au développement économique et social, et à la paix et à la sécurité. Tels sont les droits consacrés par la Charte africaine.
Face à l’intensification de la pression mondiale pour l’abandon progressif des combustibles fossiles, nous espérons également que la Cour précisera que les gouvernements doivent réduire leur dépendance à l’égard des combustibles fossiles lorsque ces projets menacent les droits des peuples.
Tracy-Lynn Field bénéficie d’un financement de la Fondation Claude Leon. Elle est administratrice non exécutive au sein du conseil d’administration de la Wildlife and Environmental Society of South Africa.
Zunaida Moosa Wadiwala does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Conçues à l’origine pour protéger les œuvres culturelles contre la copie illégale, certaines dispositions du droit d’auteur américain limitent aujourd’hui la réparation de nombreux objets du quotidien. Un héritage inattendu des guerres du magnétoscope.Steve Jurvetson/Wikimedia Commons, CC BY
Des verrous numériques qui bloquent la réparation des tracteurs aux logiciels propriétaires des appareils électroménagers, les obstacles actuels au droit à la réparation trouvent leurs racines dans la lutte contre le piratage audiovisuel menée par Hollywood il y a quarante ans.
Les États-Unis qui tentent de réparer un objet constatent régulièrement que cela dépasse leurs moyens financiers ou techniques, puis finissent par en acheter un neuf. Dans ce pays en effet, la réparation des appareils électroniques et électroménagers n’est plus réellement une option depuis des décennies, en particulier pour les équipements intégrant des logiciels propriétaires.
Ce genre de situations absurdes se multiplie. Il peut coûter presque aussi cher d’acheter une nouvelle imprimante que de remplacer sa cartouche d’encre. Le département de la Défense américain n’est pas en mesure de réparer certains des systèmes d’armes qu’il achète, car les droits de propriété intellectuelle restent détenus par les fabricants. De son côté, l’entreprise de matériel agricole John Deere empêche les agriculteurs d’accéder aux logiciels nécessaires à la réparation de leurs propres moissonneuses-batteuses et tracteurs : l’achat couvre bien la machine physique, mais pas le logiciel qui la fait fonctionner.
C’est dans ce contexte qu’est né le mouvement en faveur du « droit à la réparation », qui revendique la possibilité pour les consommateurs de réparer eux-mêmes les produits qu’ils achètent, ou de faire appel à un réparateur indépendant, sans se heurter à des obstacles financiers, juridiques ou techniques injustifiés.
Le droit à la réparation semble constituer l’un des rares sujets faisant consensus entre démocrates et républicains au Congrès américain. Le Warrior Right to Repair Act, présenté en 2025 par un élu démocrate, et le Repair Act, porté par un élu républicain, sont deux initiatives législatives en cours visant à créer un cadre juridique fédéral qui faciliterait et réduirait le coût de la réparation des appareils pour les utilisateurs américains. Ces deux textes se heurtent toutefois à une vive opposition de la part de groupes industriels.
En tant que chercheur spécialiste de la culture américaine, j’ai constaté au fil de mes recherches que les origines des obstacles juridiques et techniques à la réparation des produits remontent aux débats des années 1980 sur les nouveaux médias et les mécanismes de protection du droit d’auteur.
Hollywood et les magnétoscopes
L’essor rapide des magnétoscopes à cassette vidéo (VCR) à la fin des années 1970 a transformé les films et les émissions de télévision, qui sont passés du statut d’expériences éphémères à celui de biens de consommation tangibles. Comme je le montre dans mon livre, « Videotape », malgré les revenus supplémentaires que cette évolution pouvait générer, Hollywood s’est alarmé du fait que les utilisateurs étaient désormais capables de copier des films sur cassette vidéo et a tenté de freiner cette technologie. Les interdictions actuelles concernant la réparation s’inscrivent dans le prolongement de cette histoire.
Les premières dispositions américaines relatives au droit d’auteur ont été inscrites dans la loi de 1790 sur le copyright. Au fil du temps, la législation a été adaptée pour intégrer les nouvelles technologies, mais l’esprit qui sous-tend ces évolutions est resté fidèle à l’intention initiale : protéger les intérêts économiques des créateurs tout en garantissant un accès suffisant à l’information afin de favoriser le progrès de la société dans son ensemble.
Jusqu’à la seconde moitié du XXᵉ siècle, la doctrine américaine du fair use, qui autorise dans certaines circonstances l’utilisation d’œuvres protégées sans l’accord de leurs ayants droit, permettait aux juges d’éviter que le droit d’auteur ne porte atteinte à l’intérêt général. Des institutions telles que les bibliothèques publiques, les clubs de lecture, les universités ou encore les organisations de presse ont bénéficié de cette approche juridique. Ce principe a été inscrit dans le droit américain avec le Copyright Act de 1976.
Lorsque les studios de cinéma ont attaqué Sony en justice en 1976 afin d’empêcher la fabrication et la commercialisation des magnétoscopes, ils soutenaient que ces appareils encourageaient la violation du droit d’auteur. Mais en 1984, la Cour suprême des États-Unis a estimé que l’enregistrement de programmes télévisés pour un usage personnel ne constituait pas une infraction au droit d’auteur, élargissant ainsi l’interprétation du principe de fair use.
L’industrie du cinéma s’est alors concentrée sur la recherche d’une solution technologique au problème du piratage ainsi que sur l’obtention de protections juridiques plus strictes pour ses produits.
Les studios ont identifié le disque numérique polyvalent, ou DVD, comme une alternative plus sûre à la cassette VHS. À ses débuts, le DVD était un support uniquement destiné à la lecture. Il a fallu plusieurs années de développement supplémentaires avant que l’enregistrement ne devienne possible à un coût abordable. Même alors, la procédure restait bien plus complexe pour les utilisateurs que l’enregistrement sur cassette vidéo.
En 1997, à peine un an après le lancement du DVD, tous les studios membres de la Motion Picture Association of America ont rejoint le DVD Forum, adopté collectivement ce nouveau format et commencé à abandonner progressivement la commercialisation des films sur cassette vidéo.
Droit d’auteur et verrous numériques
Puis est apparue la gestion des droits numériques, plus connue sous son appellation anglaise de « digital rights management » (DRM). Ce terme désigne l’ensemble des outils technologiques développés par l’industrie pour contrôler l’accès des utilisateurs aux contenus. Il s’agit notamment de logiciels de chiffrement et de divers mécanismes d’authentification ou de contrôle qui limitent les usages possibles des contenus numériques. Certains dispositifs, par exemple, empêchent le téléchargement ou le partage d’un fichier.
Le Digital Millennium Copyright Act (DMCA), promulgué par le président Bill Clinton en 1998, a fourni le cadre juridique général permettant à ces verrous technologiques de s’étendre bien au-delà de l’industrie du divertissement, notamment aux logiciels. Cette loi reflétait un rapprochement d’intérêts entre les industries du divertissement et du logiciel.
Le DMCA a renforcé les sanctions existantes contre les infractions au droit d’auteur en ligne et a criminalisé les technologies permettant de contourner les verrous numériques. La loi a été adoptée alors même que des critiques mettaient en garde, à l’époque comme par la suite, contre le risque qu’elle freine l’innovation et augmente les coûts supportés par les consommateurs.
Depuis 1998, un nombre croissant de produits de consommation, des jouets aux lave-vaisselle, intègrent des micropuces et des logiciels propriétaires protégés par le droit d’auteur. En raison du Digital Millennium Copyright Act, les réparateurs indépendants ne peuvent ni modifier ni contourner ces logiciels propriétaires. S’ils le faisaient, ils pourraient être poursuivis pour violation des droits de propriété intellectuelle du fabricant, comme c’est le cas pour les équipements agricoles de John Deere. Certains appareils électroniques sont même conçus de manière à rendre toute intervention sur le produit pratiquement impossible.
Les fabricants soutiennent que seuls eux-mêmes, ou des techniciens agréés, peuvent et doivent réparer leurs produits. Or, ces réparations sont souvent très coûteuses. Lorsque faire réparer un appareil revient presque aussi cher que d’en acheter un neuf, de nombreux consommateurs choisissent de remplacer l’objet et de jeter un produit pourtant réparable.
Une contestation croissante des interdictions de réparer
Les évolutions technologiques ont souvent tendance à dépasser le cadre juridique existant. Alors que plus de 80 % des Américains se déclarent favorables au droit à la réparation, il reste à voir quand — et même si — le droit américain finira par s’adapter aux conséquences inattendues d’une législation conçue à l’origine pour protéger les droits de propriété intellectuelle des industries créatives, mais qui pèse aujourd’hui sur le portefeuille des consommateurs.
Oana Godeanu-Kenworthy ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
Chaleur urbaine, aérosols, bétonisation : les villes semblent favoriser la pluie.Henry Chen/Unsplash, CC BY
Il pleut davantage en ville que dans la campagne environnante, mais peut-être pas autant qu’on le pensait. Des chercheurs montrent que les changements intervenus dans les réseaux de satellites influencent aussi les tendances observées.
Comme d’autres pays, l’Australie a été touchée, sur sa côte est par un épisode de mauvais temps, marqué par des orages, de fortes pluies et des crues soudaines à Sydney et dans certaines régions de la Nouvelle-Galles du Sud et en tant que chercheurs, nous nous sommes demandés si les villes influencent elles-mêmes les précipitations qui s’abattent sur elles.
La question est importante, car la majorité de la population vit désormais en milieu urbain. Si l’urbanisation modifie les précipitations, même légèrement, les conséquences peuvent toucher un grand nombre de personnes à travers les risques d’inondation, la conception des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, l’approvisionnement en eau et la planification des infrastructures.
Les données satellitaires montrent de manière constante que de nombreuses villes connaissent davantage d’épisodes pluvieux que les zones rurales qui les entourent. L’explication la plus courante est que les villes elles-mêmes jouent un rôle : la chaleur urbaine, la rugosité accrue des surfaces, les aérosols et les modifications de l’occupation des sols peuvent tous influencer le développement des tempêtes et la répartition des précipitations.
Notre nouvelle étude, publiée dans la revue Environmental Research Letters, pose une question centrale : ces observations reflètent-elles de véritables modifications des précipitations ou dépendent-elles de la façon dont nous les mesurons ?
Pourquoi les satellites sont indispensables
Comprendre les précipitations au-dessus des villes est une tâche complexe.
Les pluviomètres mesurent avec précision la pluie en un point donné, mais leur répartition est irrégulière et ils ne permettent pas de rendre compte pleinement des variations des précipitations à l’échelle d’une grande agglomération. Les modèles climatiques peuvent simuler avec finesse la météo urbaine, mais effectuer des simulations à l’échelle du kilomètre pour de nombreuses villes et sur plusieurs décennies demeure extrêmement coûteux en puissance de calcul.
Les observations satellitaires permettent de combler cette lacune.
Le système Integrated Multi-satellite Retrievals for GPM, ou IMERG, développé par la NASA, fournit des estimations des précipitations à haute résolution sur la quasi-totalité du globe. Il est aujourd’hui largement utilisé pour étudier les pluies en milieu urbain.
Ce que révèlent les données satellitaires
Nous avons analysé les données de précipitations d’IMERG dans 15 des plus grandes villes du monde, dont Sydney et Melbourne. Ces villes couvrent une grande diversité de climats et de contextes géographiques, comprenant à la fois des régions côtières et des régions de l’intérieur des terres.
Un schéma clair s’est dégagé. Les épisodes pluvieux étaient plus fréquents au-dessus des zones urbaines que dans les zones rurales voisines. Le signal le plus marqué n’était pas que chaque tempête devenait plus intense, mais que les satellites comptabilisaient davantage d’heures de pluie au-dessus des villes. Les épisodes individuels sur les centres urbains déversaient souvent moins d’eau que ceux observés dans les zones environnantes.
Autrement dit, le principal signal urbain observé dans les données IMERG n’est pas une pluie plus abondante, mais une pluie plus fréquente.
Des capteurs différents, des récits différents
Les données satellitaires modernes sur les précipitations combinent des observations infrarouges et micro-ondes.
Les capteurs infrarouges estiment les précipitations de manière indirecte à partir de la température au sommet des nuages. Ils offrent une couverture étendue, mais peuvent passer à côté des pluies faibles, peu profondes ou associées à des nuages chauds, car celles-ci peuvent survenir même lorsque le sommet des nuages n’est pas particulièrement froid.
Les satellites équipés de capteurs micro-ondes évoluent sur des orbites basses et détectent des signaux plus directement liés aux gouttes de pluie et aux cristaux de glace présents dans les nuages. Ils sont donc particulièrement utiles pour déterminer si des précipitations sont réellement en cours.
Lorsque nous avons séparé les données IMERG selon le type d’observation utilisé, nous avons constaté que le signal urbain provenait principalement des observations micro-ondes, tandis que les estimations fondées sur l’infrarouge ne révélaient aucun schéma urbain particulier.
Cela ne signifie pas que le signal détecté par les micro-ondes est erroné, mais cela soulève un problème potentiel pour les études à long terme : les observations micro-ondes ont évolué au fil du temps. De nouveaux satellites ont été mis en service tandis que d’autres ont été retirés, et, dans les villes que nous avons étudiées, la fréquence d’échantillonnage par micro-ondes était presque deux fois plus élevée en 2023 qu’en 2001.
C’est un point important, car plus un capteur micro-onde survole fréquemment une zone, plus il a de chances de détecter des épisodes pluvieux. Une averse légère passée inaperçue en 2002 peut aujourd’hui être enregistrée par l’un des nombreux satellites susceptibles de survoler la région dans l’heure.
Évaluer l’impact des outils de mesure
Pour déterminer si cette évolution de l’échantillonnage influençait les tendances observées au niveau des précipitations, nous avons comparé les observations micro-ondes et non micro-ondes à leurs moyennes de long terme. Cette méthode nous a permis de distinguer ce qui relevait des changements dans l’échantillonnage satellitaire de ce qui résultait de véritables évolutions météorologiques.
Les variations de l’échantillonnage micro-onde expliquaient jusqu’à environ 20 % des tendances de long terme observées pour les précipitations dans les 15 villes étudiées. Concernant la fréquence des pluies, des villes comme Lagos, Londres, Melbourne, Pékin, Berlin, Mexico City et Paris présentaient des zones où plus de 40 % de la tendance apparente pouvait être attribuée à l’évolution du système d’observation lui-même.
Les satellites n’expliquent donc pas à eux seuls le schéma de précipitations observé au-dessus des villes. Après correction des effets liés à l’échantillonnage, ce signal subsiste, mais la tendance de long terme apparaît moins marquée. En d’autres termes, il semble bien qu’il pleuve plus souvent au-dessus des villes, mais probablement dans une moindre mesure que ce que les premières estimations laissaient penser.
Et maintenant ?
Pour Sydney, nous avons également comparé les données d’IMERG à celles de CMORPH, un autre dispositif satellitaire consacré aux précipitations, ainsi qu’aux mesures des pluviomètres du Bureau of Meteorology australien. CMORPH a mis en évidence un schéma urbain similaire, même si les deux jeux de données ne sont pas totalement indépendants puisqu’ils reposent en partie sur les mêmes observations micro-ondes.
Les pluviomètres constituent un moyen de vérification plus indépendant. Toutefois, à Sydney comme dans la plupart des villes, le nombre de stations situées en dehors du cœur urbain est trop limité pour confirmer avec certitude, à partir des seules observations au sol, l’ampleur réelle du phénomène.
Les données satellitaires sur les précipitations sont aujourd’hui utilisées dans de nombreux domaines : sciences du climat, évaluation des risques d’inondation, agriculture, assurance ou encore gestion des ressources en eau. Dans de nombreuses régions du monde, elles constituent même la seule source cohérente d’observations pluviométriques sur de vastes territoires. Nos résultats invitent toutefois à la prudence : une partie de tendance relevée peut provenir de l’évolution des systèmes d’observation plutôt que d’un changement réel du climat.
Quant aux raisons pour lesquelles les villes connaissent des pluies plus fréquentes, les explications les plus plausibles sont bien connues : la chaleur urbaine qui favorise l’ascension de l’air, les surfaces plus rugueuses qui dévient les vents vers le haut, ainsi que les aérosols qui modifient la formation des gouttelettes dans les nuages. Le phénomène est réel. Le défi consiste désormais à le mesurer correctement.
Shankar Sharma a reçu des financements de l’Australian Research Council.
Andy Pitman a reçu des financements de l’Australian Research Council.
Jason Evans a reçu des financements de l’Australian Research Council.
Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara Hurtado Barroso, Profesora lectora, Departamento de Ciencias Biomédicas, Universitat Internacional de Catalunya
Cada día hacemos nuestras rutinas de skincare (autocuidado de la piel), bebemos agua embotellada y, a menudo, comemos alimentos envasados. Además, cocinamos con sartenes antiadherentes para evitar que la comida se pegue y regresamos de la compra en nuestro coche, generando emisiones contaminantes y cargados con varias bolsas de plástico en el maletero. Quienes reciclan pueden dar fe de que el contenedor habilitado para ese material omnipresente se llena mucho más rápido que el de resto de residuos.
Rodeados de disruptores endocrinos
Como muchos de los materiales y productos citados forman parte de nuestra vida cotidiana, rara vez nos detenemos a pensar en su composición o en las sustancias que pueden liberar al medio ambiente. Pero es que además implican una exposición constante, aunque muchas veces invisible, a los llamados disruptores endocrinos, compuestos capaces de imitar, bloquear o interferir con el sistema hormonal de los seres vivos. Dichas sustancias pueden entrar en el organismo a través de la alimentación, el agua, el aire o el contacto con la piel.
La exposición a los disruptores endocrinos se ha relacionado con diferentes problemas de salud, causados por las alteraciones fisiológicas que desencadenan. Se sabe que aumentan el riesgo de padecer obesidad, diabetes tipo 2 y enfermedades cardiovasculares, así como trastornos cognitivos y de la conducta.
Los investigadores también han detectado un incremento de la incidencia de algunos tipos de cáncer –en especial aquellos dependientes de hormonas, como el de mama y de próstata–, alteraciones en la inmunidad, problemas óseos y de crecimiento y problemas reproductivos y de fertilidad. Esta última categoría incluye la alteración y precocidad de la pubertad y la menopausia, como veremos en profundidad a continuación.
Efectos en la salud femenina
Concretamente, los disruptores endocrinos pueden interferir con la función del los ovarios, al alterar la señalización hormonal y la síntesis de hormonas esteroides. Esto se ha relacionado con una disminución de la reserva ovárica y posibles cambios en la edad de inicio de la menopausia, así como con una mayor intensidad de algunos síntomas asociados a la transición menopáusica.
Por ejemplo, fueron reveladoras las conclusiones de un análisis transversal realizado en 2015 con 31 575 mujeres de 30 o más años. Los investigadores observaron que aquellas con mayor exposición a disruptores endocrinos presentaban, en comparación con las de menor contacto, una edad de menopausia significativamente más temprana, con una diferencia estimada de entre 1,9 y 3,8 años.
Sin embargo, las autoridades reguladoras todavía no han establecido una definición homogénea y universalmente aplicable para este tipo de compuestos, de los que actualmente se habrían identificado ya más de 100. Además, los niveles seguros de exposición tampoco están completamente fijados debido a la limitada información disponible sobre sus características. Esto incluye las relaciones dosis-respuesta, los efectos a largo plazo, las interacciones entre mezclas de sustancias y las exposiciones acumulativas.
En todo caso, es recomendable reducir el uso de productos que contienen disruptores endocrinos ya identificados y sustituirlos por alternativas más seguras.
Algunas medidas prácticas incluirían evitar el uso de plásticos y optar por materiales como el vidrio (por ejemplo, en utensilios y recipientes de cocina); utilizar medios de transporte más respetuosos con el medio ambiente; lavar adecuadamente frutas y verduras expuestas a pesticidas para disminuir su carga química; beber agua filtrada o del grifo cuando sea seguro hacerlo; y elegir productos cosméticos y de cuidado personal con formulaciones más respetuosas con la salud y el medioambiente.
Sara Hurtado Barroso no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Una persona jubilada, un joven con unos pocos ahorros y ganas de enriquecerse rápidamente o alguien en paro y necesitado de dinero recibe un mensaje sobre una inversión en criptomonedas con unas rentabilidades excepcionales. Pica. Horas después, su dinero ha pasado por tres cuentas bancarias, una plataforma digital y una sociedad recién creada, sin apenas actividad real y situada fuera del país. Ninguna de las personas que movieron ese dinero conoce de verdad quién organizó la estafa. Cuando los fondos salen al extranjero, ya es tarde para recuperarlos.
Situaciones como esta se repiten más de lo deseable y plantean un interrogante: ¿quién tenía que haber visto antes los movimientos inusuales en las cuentas de los afectados? ¿Las entidades, sus trabajadores, los supervisores, la policía, los fiscales? Casi nadie por separado pero todos en su conjunto.
Porque el problema ya no es solo detectar movimientos de dinero de origen ilegal: además, ahora se mueve más rápido que las instituciones que intentan vigilarlo. El verdadero reto no es vigilar más sino entender mejor cómo convertir millones de señales dispersas en información útil antes de que el rastro del dinero se pierda.
Una arquitectura, no una pirámide
Solemos imaginar la lucha contra el blanqueo como una torre de control en la que una autoridad recibe los datos, detecta la trama y avisa a la policía. La realidad española se parece menos a una pirámide y más a una red de esclusas. Bancos, profesionales, supervisores, policías, fiscales y jueces intervienen en momentos distintos. Esa distribución multiplica los puntos de detección, pero también fragmenta la responsabilidad, cada actor ve una señal parcial, casi nunca el mapa completo.
En el centro de esa red está el Servicio Ejecutivo de la Comisión de Prevención del Blanqueo de Capitales e Infracciones Monetarias SEPBLAC, la unidad de inteligencia financiera española, un organismo público que recibe y analiza las operaciones sospechosas de servir para el blanqueo de capitales o la financiación del terrorismo. También supervisa cómo cumplen sus obligaciones de control tanto las instituciones financieras como sus empleados. Ese doble papel le permite conectar lo que detecta en una operación con lo que observa dentro de las entidades. Pero también sirve para evitar que el exceso de alertas acabe produciendo más ruido que señal.
Cómo viaja una alerta
Volvamos a la estafa. El banco detecta varias señales. Primero, unas entradas de fondos de muchos particulares; luego, salidas rápidas a terceros; y después, movimientos que no encajan con el perfil del cliente. Ante un riesgo serio no presenta una denuncia sino que envía una comunicación al SEPBLAC.
Esa comunicación no es una prueba judicial. Es una alerta cualificada que puede orientar una investigación, pero que todavía debe contrastarse, cruzarse con otros datos y convertirse en evidencia. Si la señal tiene suficiente densidad, el SEPBLAC la traslada a quienes pueden actuar: la Policía Nacional, la Guardia Civil, la Agencia Tributaria o la Fiscalía. Solo al final un juez decidirá si aquella sospecha inicial se ha transformado en prueba válida.
Las cifras revelan la presión del sistema. Según la más reciente memoria anual del SEPBLAC, en 2024 las comunicaciones por sospecha crecieron un 76 %, hasta superar las 24 000, impulsadas, sobre todo, por el fraude digital y las “cuentas mula”, que sirven para transportar el dinero recaudado por los delincuentes de una entidad a otra.
El cuello de botella ya no está en generar alertas, sino en aprovecharlas. Si se comunica para cubrirse las espaldas, o si falta capacidad para explotar la información, el sistema produce volumen, pero no necesariamente mejores resultados. Cada eslabón sirve de filtro, pero también puede romper la cadena.
Una mirada al exterior
La comparación con Estados Unidos ayuda. Allí, la unidad federal de inteligencia financiera reúne y reparte datos pero no investiga por su cuenta, sino que alimenta a otras agencias. España tiene un sistema más integrado, pero la organización policial y judicial está más fragmentada. En ambos casos, la cuestión decisiva es la misma: no importa cuántos organismos existan, sino si la información circula entre ellos con calidad, rapidez y responsabilidad.
A ese tablero se ha sumado hace poco una pieza europea: desde 2025 funciona en Fráncfort la Autoridad de Lucha contra el Blanqueo de Capitales y la Financiación del Terrorismo (AMLA, por sus siglas en inglés), pensada para reducir las diferencias entre países y supervisar directamente a las entidades de mayor riesgo. Su promesa (un marco único para toda la Unión) es atractiva
El verdadero debate
¿Cuántos organismos vigilan el rastro del dinero en España? Muchos, pero no todos hacen lo mismo. Unos previenen, otros supervisan, otros analizan, otros investigan y otros juzgan. El verdadero debate no está en el número de actores, sino en la calidad de la coordinación entre ellos.
Y es en esa red donde España se juega buena parte de su capacidad real para evitar que el dinero sucio siga circulando con apariencia de limpio.
Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.
Ilustración de una hembra de _Gambusia holbrooki_.Miguel Clavero
A finales del siglo XIX se descubrió que la malaria era transmitida por mosquitos y las campañas de salud pública se centraron en reducir sus poblaciones, atacando la fase larvaria acuática de estos insectos. Comenzó una desecación masiva de cuerpos de agua, y pronto aparecieron las primeras propuestas de usar peces depredadores de mosquitos como medida adicional. Los primeros trabajos mostraron interés por unos pequeños peces que hasta entonces habían pasado desapercibidos: las gambusias.
La mayor parte de las más de 40 especies del género Gambusia habitan islas del Caribe y territorios aledaños. El nombre científico del género deriva del término cubano “gambusino”, variación del gamusino castellano, un animal imaginario que en Cuba tomó forma de pez diminuto.
Dos especies nativas de Estados Unidos, la oriental (G. holbrooki) y la occidental (G. affinis), tienen amplias áreas de distribución, que incluyen los lugares de trabajo de los primeros investigadores que proponían el uso de peces en el control de mosquitos. Esta casualidad las convirtió en estrellas de la lucha contra la malaria.
Esos primeros investigadores sabían que las gambusias no eran especialistas en el consumo de larvas de mosquitos. También se conocía que las zonas de mayor incidencia de malaria en EE. UU. coincidían con áreas de presencia de gambusias. Todos estos “peros” se perdieron rápidamente en la vorágine de la promoción entusiasta. Para 1915 se había acuñado un nuevo nombre para las dos especies estadounidenses: pez mosquito (mosquitofish). Este término publicitario fijaba las exageraciones sobre su efectividad.
Las primeras introducciones de gambusias se producen a principios del siglo XX. En 1920 había en EE. UU. numerosos centros de cría que las distribuían gratuitamente, un modelo que se replicaría en muchos lugares, España incluida.
Los de Buen y los gambusinos
Sadí de Buen fue uno de los seis hijos de Odón de Buen, fundador del Instituto Español de Oceanografía, y Rafaela Lozano Rey, hermana de Luis Lozano Rey, el estudioso de los peces más importante de España. Sadí cursó medicina, se formó en parasitología y se interesó por la malaria y los mosquitos que la transmiten. Todo en plena explosión de entusiasmo global en torno a las gambusias.
A principios del siglo XX, la malaria hacía estragos en muchas zonas de España, particularmente en Extremadura, el Bajo Guadalquivir y el litoral mediterráneo. En 1921, la oficina de pesquerías de EE. UU. organizó el envío de varios cientos de gambusias orientales desde Carolina del Norte hacia Europa. La información sobre ese transporte es confusa, pero parece que el destino de los peces era Italia. En cualquier caso, buena parte de los animales murieron en el camino, y los supervivientes acabaron en acuarios del Instituto Español de Oceanografía, en Madrid, a cargo de Fernando de Buen, hermano de Sadí.
En julio de 1921 los hermanos De Buen liberaron en Talayuela, Cáceres, “unas pocas parejas de gambusias”. Se estableció allí una abundante población desde la que los De Buen emprendieron la siembra en todo el país con el apoyo del Servicio Nacional Antipalúdico.
En apenas 25 años había gambusias en casi todo el país, incluyendo Canarias y Baleares, y se animaba a continuar expandiéndolas aún más. Pero los De Buen no llegaron a verlo. Sadí fue asesinado en septiembre de 1936, en los comienzos de la Guerra Civil, tras ser detenido en Córdoba por las fuerzas sublevadas contra la República. La mayor parte del resto de la familia tomó el camino del exilio y se asentó en México.
Tras más de 120 años de uso de la gambusia en el control de mosquitos, no hay evidencias claras de la eficacia de esta estrategia. Las gambusias acaban con los insectos en ambientes controlados en laboratorios o pequeños cuerpos de agua, pero en el medio natural la cosa no funciona tan bien porque es más compleja. Las hembras de mosquito pueden detectar peces y seleccionar lugares sin ellos para realizar sus puestas, mientras las larvas pueden prosperar en microhábitats en los que la depredación es menos eficiente.
De lo que no hay ninguna duda es de los enormes impactos ambientales generados por las gambusias, que afectan a numerosos organismos acuáticos y a sus ecosistemas. En España ha sido la causa principal del declive de tres pequeños peces, parientes lejanos de la propia gambusia y hoy muy amenazados: el samaruc (Valencia hispanica), el fartet (Apricaphanius iberus) y el salinete (Apricaphanius baeticus). No existen en ningún otro lugar del mundo.
Esos impactos se intuyeron desde el principio. En 1922, Sadí de Buen llevó algunas gambusias a una reunión de la Real Sociedad Española de Historia Natural. Su tío Luis Lozano Rey llamó allí la atención sobre el poco interés que se había prestado a la fauna ibérica de peces, especialmente al fartet y al samaruc, para cumplir el papel que se asignaba a la gambusia. Fernando de Buen hizo convivir en acuarios a gambusias y fartets durante dos semanas y observó daños graves en estos últimos. En 1929 escribió un artículo sobre la “invasión de nuestras aguas dulces” por las gambusias que él mismo había cuidado y liberado, advirtiendo de sus impactos negativos.
Tanto en España como en el resto del mundo, la gambusia se había convertido en una estrella indiscutible; su expansión fue imparable. A la vez que se distribuían por España, las gambusias de los De Buen se enviaron a Italia y de allí pasaron a otros países europeos y al Magreb. Mientras, desde EE. UU. se seguían mandando ejemplares a otros países. Esta expansión ha continuado hasta la actualidad. Hoy los mosquitofish son uno de los peces más ampliamente distribuidos en el mundo.
Arruinar una buena historia
No cabe ninguna duda sobre el mérito científico y civil de Sadí de Buen y sus colaboradores. Tampoco sobre el papel que su labor tuvo en la reducción y erradicación de la malaria en España. Y menos aún sobre la barbarie de su asesinato. Sin embargo, el mensaje erróneo sobre la gambusia es perjudicial en la actualidad y podría serlo más aún en el futuro.
Por un lado, aceptar el papel de la gambusia en el enorme éxito que fue la erradicación de la malaria lleva a relativizar sus consecuencias ecológicas, que pueden verse como un mal menor. La realidad es que los impactos de la invasión fueron, son y seguirán siendo enormes. No hay beneficios tangibles que puedan compensarlos.
Por otro, aún hoy se usan gambusias para combatir enfermedades transmitidas por mosquitos. Algunas de estas están extendiéndose a áreas de las que habían desparecido o nunca habían ocurrido, por efecto del cambio climático y otros factores. Mantener el mito de la gambusia como enemigo infalible de los mosquitos puede fomentar nuevas olas de invasión que llevarían asociadas nuevas pérdidas de biodiversidad.
Homenajeemos a Sadí de Buen tanto como podamos, pero abandonando el mito de sus gambusinos sanadores.
Miguel Clavero Pineda no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miguel Ángel Navas Martín, Investigador en la Unidad de Referencia en Cambio Climático, Salud y Medio Ambiente, Instituto de Salud Carlos III
“En abril, aguas mil”. “Hasta el cuarenta de mayo no te quites el sayo”. “Por los Santos, la nieve en los altos”. Durante siglos, generaciones enteras en España han aprendido a interpretar el tiempo atmosférico a través de frases como estas. No son simples adornos del lenguaje rural. Representan pequeños saberes populares construidos a partir de la observación de agricultores, pastores y comunidades que dependían directamente del clima para organizar su vida cotidiana.
Hoy, sin embargo, muchas de estas expresiones producen una sensación extraña. Siguen siendo familiares, pero cada vez parecen describir peor la realidad que observamos. El calor llega antes, las noches cálidas se prolongan, las nevadas son menos previsibles y los ritmos estacionales resultan menos reconocibles. No se trata solo de que haga más calor, sino de que cambian los patrones climáticos sobre los que se construyó buena parte de esa sabiduría popular. El último informe de síntesis del IPCC apunta precisamente en esa dirección, al señalar cambios en distintos fenómenos climáticos, entre ellos el aumento de las temperaturas extremas y de los episodios de lluvia intensa. El refranero sigue siendo el mismo; el clima, en cambio, está dejando de serlo.
Esta aparente contradicción plantea una cuestión poco explorada. El cambio climático no solo altera los ecosistemas, la disponibilidad de agua, los cultivos y la salud. También modifica los referentes culturales mediante los cuales las sociedades han interpretado históricamente la naturaleza.
Una forma de transmitir información ambiental
Antes de que existieran observatorios meteorológicos, modelos climáticos o aplicaciones móviles, las comunidades humanas necesitaban anticipar el comportamiento del tiempo. Había que saber cuándo sembrar, cuándo recoger, cuándo guardar el ganado, cuándo esperar lluvias o cuándo protegerse del frío.
Los refranes constituyeron una forma eficaz de almacenar y transmitir información ambiental, sobre todo las relacionadas con el clima. Su fuerza residía en dos características: condensaban regularidades observadas durante largos periodos y las transformaban en fórmulas socialmente reconocibles, fáciles de recordar y de transmitir entre generaciones.
Desde una perspectiva contemporánea, podríamos considerarlos una forma de conocimiento empírico colectivo. No pretendían describir con exactitud lo que ocurriría cada año, sino señalar tendencias suficientemente frecuentes como para resultar útiles.
Cuando se decía “en abril, aguas mil”, no se afirmaba que todos los días de abril fueran lluviosos. Se expresaba una expectativa climática compartida según la cual abril debía ser, en términos generales, un mes asociado a lluvias primaverales beneficiosas para el campo.
El problema es que los datos recientes muestran una realidad mucho más irregular. Abril de 2023 fue, según la Agencia Estatal de Meteorología (AEMET), el abril más cálido y seco desde el inicio de la serie en 1961, con solo el 22 % de la precipitación normal. Y abril de 2024 volvió a ser muy cálido y muy seco, con precipitaciones que apenas alcanzaron la mitad de su valor normal en la península. En cambio, abril de 2025 fue húmedo en el conjunto de la España peninsular, aunque las lluvias se repartieron de forma muy desigual. En algunas zonas del oeste peninsular, Galicia, Aragón, Extremadura o Canarias el mes fue húmedo o muy húmedo, mientras que áreas del litoral mediterráneo, Baleares y el interior de Murcia registraron un abril seco o muy seco. Además, una parte de las precipitaciones más abundantes se concentró en días concretos. Por eso, el refrán no envejece solo porque algunos abriles sean más secos, sino porque la lluvia pierde regularidad. Puede faltar en unos territorios y concentrarse con más intensidad en otros momentos y lugares.
Hasta el cuarenta de mayo, no te quites el sayo
Algo parecido ocurre con “hasta el cuarenta de mayo no te quites el sayo”. El Centro Virtual Cervantes recuerda que ese “cuarenta de mayo” equivale al 9 de junio y que el refrán recomienda permanecer abrigado hasta asegurarse de que ha desaparecido el frío. El refrán presupone una primavera que podía conservar rasgos frescos hasta comienzos de junio. Sin embargo, episodios recientes de calor muestran que las temperaturas propias del verano aparecen cada vez antes en el calendario. Mayo de 2022 fue extremadamente cálido, el más cálido del siglo XXI, y junio de ese mismo año registró una de las olas de calor más tempranas de la serie.
No significa que nunca vuelva a hacer frío en mayo o a comienzos de junio. Significa que la expectativa cultural que sostenía el refrán pierde parte de su capacidad descriptiva.
Los refranes forman parte de lo que solemos llamar saber popular. No proceden de laboratorios ni de tratados científicos, sino de la experiencia práctica de comunidades que han convivido durante generaciones con un territorio concreto.
Desde la sociología del conocimiento, el refranero puede entenderse como un saber situado. No nació en abstracto, sino en sociedades agrarias donde la vida cotidiana estaba mucho más expuesta al clima que la actual. Su autoridad no procedía de una institución científica, sino de la repetición, la utilidad y el reconocimiento colectivo. Donde hoy recurrimos a series temporales, registros instrumentales o modelos climáticos, muchas comunidades rurales acumulaban experiencia en forma de refranes útiles para la vida cotidiana.
Los refranes muestran, por tanto, que el conocimiento no siempre circula en forma de teoría escrita. También puede transmitirse como frase breve, consejo, advertencia o sentencia. Esa forma de saber tiene su propia lógica. No busca exactitud, sino orientación; no describe el mundo tal como es, sino tal como tiende a comportarse.
Por eso los refranes no son solo frases pintorescas. Son creaciones culturales. Organizan la experiencia, construyen sentido común y transmiten una determinada forma de mirar la naturaleza. Al repetirse generación tras generación, ciertas observaciones dejan de parecer opiniones particulares y se convierten en evidencias compartidas.
Cuando el clima cambia más rápido que el saber popular
Los datos recientes no permiten afirmar que cada refrán haya dejado de cumplirse en todos los lugares y todos los años. Esa no sería una buena lectura científica. Más bien muestran algo más sutil. Muchos refranes fueron construidos sobre regularidades climáticas que hoy están cambiando.
El refranero no debería leerse como una superstición superada por la ciencia ni como una fuente exacta de predicción. Su valor está en mostrar cómo las sociedades han construido sentido a partir de la observación prolongada del entorno.
Por eso, cuando un refrán climático envejece, no solo pierde utilidad una frase. Se desajusta una forma heredada de interpretar el tiempo y organizar la experiencia cotidiana.
Los viejos refranes siguen teniendo valor como patrimonio lingüístico, memoria rural y testimonio de una España que organizaba buena parte de su vida alrededor de los ritmos del campo. Pero también pueden funcionar hoy como indicadores culturales del cambio climático. Nos recuerdan que lo que está cambiando no es únicamente el clima, sino también el saber popular que durante siglos dio sentido a muchos refranes.
Tal vez por eso, cada vez que escuchamos “hasta el cuarenta de mayo no te quites el sayo” en una primavera de temperaturas veraniegas, no estamos solo ante una frase antigua. Estamos ante la huella de un clima anterior, conservada en el lenguaje.
Miguel Ángel Navas Martín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Chiwetel Ejiofor est le personnage de Clark, dans Backrooms.(A24)
Dans « Backrooms : les arrière-salles », le plus récent film d’horreur de la société de production A24, Chiwetel Ejiofor incarne Clark, un architecte raté qui glisse accidentellement hors de la réalité. Il se retrouve piégé dans un labyrinthe sans fin composé de pièces aux murs jaunes, (les « Backrooms »), peuplé de bruits inquiétants et désincarnés, où prédomine le vrombissement des néons.
Le film se veut l’adaptation d’une de ces légendes urbaines effrayantes très populaires sur Internet : l’existence de « backrooms », d’immenses et interminables labyrinthes situés dans une réalité alternative, d’une taille invraisemblable, dont l’architecture oppressante et étrangère, apparaît néanmoins étrangement familière.
De fait, le film fait écho à la source bien réelle d’angoisses très profondes dans notre monde moderne : l’expérience vécue par ceux qui tentent de survivre dans une économie qui ne tient pas les promesses qu’elle avait fait miroiter.
Les spectateurs ne se retrouveront jamais (espérons-le) piégés dans le sinistre labyrinthe du film. Mais ils comprendront peut-être l’expérience de Clark, qui doit faire face aux promesses non tenues, au déclin de ses aspirations, à la précarité, à l’isolement social et à la crainte constante de devenir obsolète.
Beaucoup comprendront aussi — même s’ils ne s’y identifient pas complètemement — le ressentiment lancinant de Clark, son sentiment d’être privé de ce qu’il mérite, sa frustration croissante, et son amertume envers les autres, qu’il blâme pour son isolement et son manque de progrès. La réflexion, plus profonde, que le film fait émerger, c’est que le cauchemar de Clark a sans doute débuté bien avant qu’il ne se retrouve dans les « backrooms ».
Bande annonce de Backrooms : les arrière-salles.
Piégés bien avant
Clark s’éloigne de plus en plus éloigné de la vie qu’il espérait mener. Au lieu de concevoir des gratte-ciel, il dirige un magasin de meubles à rabais, perdu au cœur d’un centre commercial. Son entreprise est en déclin. Les clients sont rares, les factures s’accumulent et Clark, complètement fauché, dort sur un des lits en démonstration dans son magasin, avant de reprendre ses interminables journées de travail. Sa vie lui semble de plus en plus confinée et restreinte.
Pendant des décennies, l’éducation, le travail acharné et l’ambition nous ont été présentés comme le chemin presque assuré vers une carrière stable, un travail porteur de sens et une ascension sociale. Maintenant cependant, on retrouve de plus en plus de personnes hautement qualifiées, mais sous-employées, incapables de se payer un logement et exclues des professions pour lesquelles elles ont été formées.
La tragédie de Clark reflète l’expérience qui a été décrite par le théoricien social Steve Redhead comme le « claustropolitanisme » : le sentiment d’être des « citoyens enfermés » — otages de circonstances auxquelles ils ne peuvent rien changer, de rêves compromis avant même de pouvoir être poursuivis, et d’un avenir qui semble seulement pouvoir être pire que le présent.
Devoir mettre de côté ses ambitions personnelles pour accepter des emplois peu épanouissants et endurer des conditions de travail difficiles sont des réalités de plus en plus courantes dans l’économie actuelle, encombrée, où les pressions sont intenses. Pour Redhead, ils sont symptomatiques de « la condition culturelle contemporaine, où, plus que jamais, nous nous sentons piégés : on aurait envie d’arrêter la planète pour pouvoir en descendre ».
Déjà privé de liens sociaux stables, Clark éprouve un ressentiment croissant face à sa mobilité économique limitée, ce qui le freine encore davantage et alimente les tensions entre lui et son entourage.
Il finit par entraîner avec lui les employés de son magasin, payés eux aussi un salaire de misère dans les mystérieuses « backrooms », les mettant en danger et les traitant comme s’ils étaient largement sacrifiables. Quand son ex-femme veut quitter son travail pour poursuivre des études supérieures, il lui en veut, avec le sentiment cuisant et malsain d’être privé de ce qui devrait lui revenir. Il utilise sa thérapeute (jouée par Renate Reinsve) comme souffre-douleur, déversant sur elle ses propres émotions,sans égard aux difficultés qu’elle affronte de son côté.
Ce dernier aspect reflète d’ailleurs une caractéristique importante de l’expérience « claustropolitaine ». Dans le contexte actuel d’insécurité économique croissante, d’atomisation sociale, d’impression de perte des choix, d’une vie quotidienne marquée par l’incertitude existentielle et le sentiment général de perte de contrôle, la frustration est souvent détournée de ses véritables causes structurelles et projetés sur des groupes vulnérables.
Le plus grand danger qui menace Clark provient de sa colère mal placée, qui vient dévorer quiconque essaie l’aider. Dans ce cauchemar où le monde semble se refermer sur lui, Clark apparaît à la fois comme une victime et un bourreau.
La véritable horreur des backrooms
La prémisse de « Backrooms : les arrière-salles » nous offre l’occasion de réfléchir aux angoisses personnelles et économiques bien tangibles dans nos vies — des angoisses qui s’expriment par une impression générale d’enfermement, où les sensations de mouvement et d’immobilité se succèdent de façon irrégulière. Dans le film, les personnages se déplacent sans cesse, dans une monotonie cauchemardesque, mais ne vont nulle part.
Ils dérivent, avec avec un désespoir variable, à travers un labyrinthe de couloirs qui s’étendent à l’infini, sous le bourdonnement répétitif des néons au-dessus de leurs têtes, mais ne trouvent jamais rien de mieux. Il ressentent une envie irrépressible de tout fuir, mais toutes les issues sont bouchées — tout comme les options s’avèrent bloquées dans une économie « claustropolitaine ».
Peut-être encore plus que la légende Internet dont il s’inspire, « Backrooms : les arrière-salles » soulève des réflexions pertinentes sur notre société marquée par l’insécurité, les opportunités limitées et les possibilités qui s’amenuisent. Avec, comme message ultime, le fait que le labyrinthe le plus effrayant est peut-être celui dans lequel nous vivons déjà.
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.
Presentarse a una entrevista de trabajo, iniciar una conversación o responder con seguridad a una pregunta parecen situaciones sencillas. Pero no lo son para todo el mundo. Para muchas personas con discapacidad intelectual, estos momentos implican barreras de comprensión, comunicación, memoria, autonomía o confianza.
La inclusión no depende solo de abrir una puerta: a veces, también exige preparar a la persona para cruzarla con seguridad.
Comunicación más allá de las barreras físicas
La discapacidad intelectual implica dificultades importantes para aprender, razonar y desenvolverse en la vida diaria. Estas afectan a las habilidades conceptuales, sociales y prácticas. Además, deben entenderse teniendo en cuenta el entorno de la persona, su cultura, su forma de comunicación y los apoyos que recibe.
Por eso, hablar de inclusión no es solo eliminar barreras físicas, sino también las dificultades de relación y de comprensión. Para que sea real, es necesario ofrecer oportunidades, apoyos y entornos accesibles. En este sentido, las habilidades sociales y el empleo son fundamentales para que la persona pueda ser más autónoma.
En una situación social, tener una conversación, expresar una preferencia, pedir ayuda o reconocer cómo comportarse son habilidades básicas que influyen directamente en la autoestima de la persona y en su participación en la comunidad.
También lo hace el acceso al empleo, que puede mejorar la autonomía, las relaciones sociales y el sentimiento de pertenencia.
Pero estas habilidades no siempre se aprenden de forma espontánea. En muchos casos, necesitan entrenamiento, repetición, compresión, acompañamiento y un lenguaje sencillo. Aquí es donde la tecnología puede convertirse en una aliada, siempre que esté diseñada desde las necesidades reales de las personas. No se trata de usar tecnología porque sea novedosa, sino de que sea útil, comprensible y cercana.
El móvil como espacio familiar de aprendizaje
Muchas personas con discapacidad intelectual utilizan teléfonos móviles y aplicaciones para mandar mensajes. Ese uso cotidiano abre una posibilidad interesante, porque la persona está familiarizada con un entorno parecido a WhatsApp. Al usar una herramienta educativa basada en la conversación, el aprendizaje puede resultar más fácil; la persona es capaz de seleccionar las opciones que se presentan en su teléfono y desarrolla habilidades en su uso.
Ejemplo de conversación en el chat de Inclu-si Lab.
En este contexto, un chatbot permite practicar mediante preguntas y respuestas. El usuario recibe indicaciones de forma inmediata y puede repetir una situación tantas veces como sea necesario. Además, si el lenguaje es sencillo, la interfaz es clara y se ofrecen refuerzos positivos. Al mismo tiempo, se reduce la ansiedad y se favorece el aprendizaje.
La clave no está solo en la inteligencia artificial, sino también en el diseño inclusivo: lectura fácil, interacción por voz o texto, mensajes comprensibles y una experiencia parecida a una conversación real, como se indica en la guía de Plena inclusión.
Dos ejemplos: CapacitaBOT e INCLU-SÍ LAB
Uno de nuestros desarrollos en esta línea es CapacitaBOT, una aplicación móvil para entrenar habilidades sociales mediante conversaciones guiadas, lenguaje sencillo y refuerzo positivo. Su objetivo es ayudar a personas con discapacidad intelectual para que aprendan a empezar, mantener y terminar conversaciones.
Está diseñada como una aplicación Android sencilla, con interacción por voz, a través de la plataforma IBM Watson y puede considerarse un recurso educativo inclusivo, especialmente útil para practicar situaciones próximas a la vida real.
Capacitabot es una aplicación para dispositivos Android diseñada para reforzar habilidades sociales en personas con discapacidad intelectual.
Otro ejemplo diseñado por nuestro equipo es la aplicación INCLU-SÍ LAB, centrada en la inclusión laboral. Su finalidad es entrenar a personas con discapacidad intelectual para afrontar una entrevista de trabajo y, de esta manera, mejorar sus habilidades comunicativas y su autonomía. El sistema permite practicar preguntas habituales de una entrevista, organizar información personal y recibir apoyo durante el proceso. Puede utilizarse desde el ordenador o el móvil, de forma escrita u oral.
INCLU-SÍ LAB es innovadora desde el punto de vista tecnológico porque incorpora técnicas de inteligencia artificial que facilitan y enriquecen el autoaprendizaje de la propia herramienta, así como de sus usuarios.
Una IA que acompaña, no sustituye
La inteligencia artificial puede ponerse al servicio de las personas y favorecer la inclusión, sin sustituir a los profesionales, los educadores o a las familias.
Como complemento a los apoyos existentes, un chatbot puede ofrecer un espacio seguro para practicar, equivocarse, volver a intentarlo y ganar confianza. Puede ayudar a que una persona esté mejor preparada para mantener una conversación, hacer una entrevista o estrenarse en una situación social nueva.
El reto es seguir investigando y mejorar las aplicaciones existentes, pero hacerlo contando con la participación de las propias personas destinatarias. Además, debemos garantizar que la IA no genere nuevas barreras.
Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.