Vous perdez vos mots ? C’est tout à fait normal !

Source: The Conversation – France in French (2) – By Monica Baciu, Professeur Neurosciences Cognitives, Université Grenoble Alpes (UGA)

« Comment ça s’appelle déjà ? » Le mot est là. On le sent à notre portée, presque accessible, « sur le bout de la langue », mais impossible de le prononcer immédiatement. Alors on contourne, on reformule, on attend quelques secondes. Puis, souvent, le mot revient. Ce phénomène, très courant à partir du milieu de la vie, est généralement perçu comme un signe inquiétant du vieillissement. Pourtant, nos recherches en neurosciences cognitives racontent une histoire bien plus nuancée, et surtout bien moins pessimiste.


Depuis plusieurs années, nos travaux étudient la manière dont le cerveau vieillit et réorganise ses fonctions de langage. Les résultats obtenus depuis 2021 montrent que les difficultés à retrouver ses mots ne traduisent pas nécessairement un déclin global de la mémoire ou de l’intelligence. Elles reflètent surtout une transformation progressive des stratégies utilisées par le cerveau pour accéder au langage.

Contrairement aux idées reçues, les mots ne disparaissent pas de notre mémoire avec l’âge. Les connaissances restent globalement très solides, et le vocabulaire continue même souvent de s’enrichir grâce à l’expérience accumulée au fil des années. Ce qui change davantage, c’est la rapidité avec laquelle le cerveau accède à ces connaissances.

Parler est une action extrêmement sophistiquée

Pour comprendre ce phénomène, il faut rappeler que parler est une opération extrêmement sophistiquée. Lorsque nous produisons un mot, le cerveau doit d’abord activer son sens, par exemple l’idée d’un objet, d’une personne ou d’une action, puis retrouver sa forme sonore avant de préparer son articulation.

Dans nos travaux récents sur le vieillissement du langage, nous distinguons notamment deux dimensions essentielles.
La première est la dimension sémantique, c’est-à-dire le sens des mots, les connaissances et les associations construites par l’expérience. La seconde est la dimension phonologique, qui correspond aux sons permettant de prononcer les mots. Par exemple, lorsque vous prononcez le mot « chat », vous récupérez d’abord sa représentation mentale en mémoire, puis vous transformez cette représentation en une série de sons qui rend possible son articulation.

Avec l’âge, les systèmes liés au sens restent particulièrement robustes. En revanche, l’accès à la forme sonore exacte des mots devient parfois moins fluide, car plus vulnérable aux effets de l’âge. En somme, le cerveau retrouve bien l’idée du mot, mais sa récupération phonologique nécessite une mobilisation accrue des ressources cognitives. C’est précisément ce qui produit l’impression du « mot sur le bout de la langue ».

De nouvelles stratégies

Nos recherches menées depuis 2021 montrent cependant que le cerveau ne subit pas passivement ces changements. Il développe au contraire de nouvelles stratégies d’adaptation.

À mesure que les traitements rapides fondés sur les sons des mots deviennent moins efficaces, le cerveau s’appuie davantage sur les connaissances sémantiques, le contexte et l’expérience accumulée. Les mécanismes phonologiques et sémantiques ne sont pas mutuellement exclusifs et continuent de fonctionner en interaction. Toutefois, les modifications cérébrales associées au vieillissement sain semblent progressivement accroître la contribution des systèmes sémantiques, qui participent alors à la compensation des fragilités phonologiques.

Autrement dit, lorsque l’accès direct à un mot devient plus difficile, le cerveau compense en mobilisant davantage le sens et les associations d’idées. Cette réorganisation s’accompagne également d’une implication plus importante de systèmes liés à l’attention et aux organes de sens qui aident à sélectionner l’information pertinente.

Nos travaux plus récents montrent que ces adaptations ne concernent pas uniquement le langage lui-même. Elles reflètent une réorganisation plus interactive du fonctionnement cérébral au cours du vieillissement qui impacte notamment la mémoire et l’attention.

À partir d’environ 55 ans, nous observons des modifications progressives dans les réseaux cérébraux impliqués dans le langage et la communication. Cette réorganisation se manifeste également à l’échelle des réseaux cérébraux. Des travaux récents en magnétoencéphalographie (MEG) suggèrent notamment qu’il tend à regrouper davantage les représentations sémantiques en unités plus larges et plus stables en les associant à des représentations visuelles ou motrices. Pour reprendre notre exemple, le traitement du mot « chat », de sa récupération en mémoire à son articulation, serait davantage médié par l’image, le son ou le mouvement, pour faciliter le langage.

Nos recherches, menées ces trois dernières années, suggèrent également que ces changements répondent à une logique énergétique plus générale du cerveau. Avec le vieillissement, certaines connexions cérébrales longues et coûteuses, comme celles du système phonologique, deviennent plus vulnérables. En réponse, le cerveau tend à privilégier des circuits plus locaux, plus économes en énergie, des critères auxquels semblent répondre les systèmes liés au sens et à l’expérience.

Le vieillissement cérébral apparaît ainsi moins comme une dégradation brutale que comme une recherche permanente d’équilibre entre efficacité de traitement et économie d’énergie.

La réserve cognitive

Il est également important de souligner que cette évolution varie fortement d’un individu à l’autre. Certaines personnes conservent une grande fluidité verbale très tard dans la vie, tandis que d’autres présentent des difficultés plus précoces. Une partie de ces différences est liée à ce que les neurosciences appellent la réserve cognitive.

La réserve cognitive correspond à la capacité du cerveau à s’adapter aux changements et à mobiliser des stratégies alternatives. Elle est influencée par de nombreux facteurs comme le niveau d’éducation, les activités intellectuelles, les interactions sociales, l’activité physique ou encore le multilinguisme. Plus cette réserve est importante, plus le cerveau semble capable de compenser les effets du vieillissement.

C’est précisément cette diversité de trajectoires individuelles que nous étudions aujourd’hui afin de mieux comprendre pourquoi certains cerveaux restent particulièrement adaptatifs avec l’âge et d’identifier plus précocement les trajectoires de vulnérabilité grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse des réseaux cérébraux.

Ces travaux participent à une transformation plus large de la manière d’aborder la santé cérébrale. Aujourd’hui, les recherches visent de plus en plus à détecter les premiers signes de fragilité avant l’apparition de troubles cognitifs plus importants. Par exemple, l’augmentation des sensations de « mot sur le bout de la langue » précède des difficultés cognitives mesurables dans d’autres domaines cognitifs. C’est dans ce contexte qu’émergent les centres de santé du cerveau, qui développent des approches de prévention fondées sur l’identification précoce des individus qui pourraient ressentir des ralentissements de leurs compétences cognitives, mais sans que les mesures objectives montrent de déficit de ces fonctions.

En conclusion, lors du vieillissement cognitif sain, le mot finit presque toujours par revenir. Et lorsqu’il tarde un peu, cela ne signifie pas forcément que le cerveau perd ses capacités. Cela peut simplement indiquer qu’il est en train de modifier ses stratégies pour continuer à fonctionner autrement.

The Conversation

Monica Baciu a reçu des financements de l’ANR et du CNRS (programmes Défi 80|PRIME 2022).

Clément Guichet ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Vous perdez vos mots ? C’est tout à fait normal ! – https://theconversation.com/vous-perdez-vos-mots-cest-tout-a-fait-normal-284255

Le rôle des ressources humaines est-il d’aider les employés ? Voici ce que les jeunes professionnels doivent savoir

Source: The Conversation – in French – By Jason Walker, Program Director & Associate Professor Master of Psychology Health and Wellness & Master of Industrial-Organizational Psychology, Adler University

Au début de votre carrière, on vous donnera sans doute le conseil suivant : « Si quelque chose ne va pas, adressez-vous aux RH. » Ce conseil peut sembler pratique et rassurant, mais il ne tient pas compte de certaines nuances.

Une leçon que beaucoup apprennent tardivement, souvent à leurs dépens, est que les ressources humaines ne sont pas conçues pour défendre les intérêts individuels des employés. Leur fonction première est de protéger l’organisation pour laquelle elles travaillent.

Il ne s’agit pas là d’une critique à l’encontre des professionnels des RH. La plupart d’entre eux sont bien intentionnés, prévenants et soucieux de l’équité et du bien-être des employés.


25-35 ans : vos enjeux, est une série produite par La Conversation/The Conversation.

Chacun vit sa vingtaine et sa trentaine à sa façon. Certains économisent pour contracter un prêt hypothécaire quand d’autres se démènent pour payer leur loyer. Certains passent tout leur temps sur les applications de rencontres quand d’autres essaient de comprendre comment élever un enfant. Notre série sur les 25-35 ans aborde vos défis et enjeux de tous les jours.

La question ne porte pas tant sur les individus que sur la structure organisationnelle. La fonction principale des RH consiste à gérer les risques organisationnels, ce qui implique notamment de réduire les risques juridiques, de garantir la conformité aux exigences des organismes de réglementation, de recruter et de licencier des employés, ainsi que de gérer les problèmes internes.

Les organismes professionnels reflètent cette vision. La Society for Human Resources Management, le plus grand organisme professionnel de ressources humaines au monde, définit clairement que les RH sont responsables de la conformité, de la gestion des risques liés au personnel et de l’efficacité organisationnelle.

La mission première des RH n’est pas de protéger les intérêts individuels des employés lorsque ceux-ci entrent en conflit avec ceux de l’organisation.

Si le bien-être et la performance des employés sont en phase avec les objectifs de l’organisation, les RH peuvent se révéler extrêmement utiles. Mais lorsque ces intérêts divergent, ce sont généralement les priorités de l’organisation qui priment. Il est essentiel de le comprendre très tôt pour bien mener sa carrière.

Les ressources humaines ne sont pas neutres

Les jeunes professionnels ont tendance à croire que les RH représentent un médiateur neutre chargé de résoudre les conflits dans l’entreprise, mais ce n’est pas le cas.




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Dans la pratique, les RH sont intégrées à la hiérarchie de l’organisation. Ses responsables relèvent habituellement de la direction générale et leur performance est évaluée en fonction de leur capacité à gérer efficacement les risques institutionnels.

En raison de cette position structurelle, les professionnels des RH doivent trouver un équilibre entre les préoccupations des employés et les risques juridiques, financiers et réputationnels de l’entreprise.

Lorsque les conflits portent sur des problèmes interpersonnels courants ou des malentendus concernant les politiques, les RH peuvent intervenir et les résoudre rapidement. Mais lorsque les plaintes visent des employés très productifs ou des cadres supérieurs, la situation peut se compliquer.

Selon des études, les employés qui génèrent des revenus, apportent du prestige ou exercent une influence bénéficient d’une protection de la part de la direction, même lorsque leur comportement est préjudiciable, car ils sont perçus comme des atouts précieux pour l’organisation.

Prendre parole peut comporter des risques

Ces dernières années, de nombreuses organisations ont mis en place une culture visant à « libérer la parole », encourageant leurs employés à signaler tout comportement répréhensible.

En principe, ces initiatives témoignent d’un engagement en matière de responsabilisation. Les données révèlent toutefois une réalité plus complexe.

Selon l’enquête mondiale sur l’éthique de 2023, près de la moitié des employés ayant dénoncé un comportement répréhensible ont déclaré avoir subi des représailles par la suite.

Celles-ci ne sont pas toujours explicites. Elles peuvent se traduire par une réduction des opportunités d’évolution professionnelle, une exclusion des projets importants, une détérioration des relations professionnelles ou des évaluations de performance négatives.

Même lorsque les représailles sont subtiles ou indirectes, leurs répercussions peuvent se propager à l’ensemble de l’organisation. Lorsque des collègues constatent que le fait d’exprimer des préoccupations entraîne des représailles, ils sont moins enclins à le faire à leur tour. Il en résulte un effet de musellement qui diminue le signalement des fautes professionnelles, malgré l’existence de mécanismes officiels.

Si dénoncer les fautes professionnelles reste important, il est judicieux de comprendre les risques et les mesures de protection existantes avant de le faire.

Les enquêtes internes protègent l’institution

Les enquêtes internes sont un autre exemple du rôle structurel des ressources humaines. Il s’agit de procédures officielles menées par les RH lorsque quelqu’un dénonce une faute professionnelle, un cas de harcèlement ou de violation des règles.

Elles visent généralement à déterminer si les politiques internes ou les obligations légales ont été violées. Dans la pratique, la question qui se pose souvent est : « Quelqu’un a-t-il enfreint les politiques ? », plutôt que : « Quelqu’un a-t-il subi un préjudice ? »

Les professionnels des RH sont généralement chargés de réaliser des enquêtes internes. Si beaucoup d’entre eux possèdent une solide expérience en matière de relations avec les employés, la plupart n’ont reçu aucune formation officielle en matière d’enquêtes.

Par conséquent, les investigations sont souvent menées par des personnes dont l’expertise réside davantage dans la gestion des ressources humaines que dans les méthodes d’enquête.

Les études consacrées aux systèmes de conformité dans les entreprises démontrent que les procédures internes visent généralement à garantir la validité juridique des décisions et à limiter la responsabilité de l’organisation, plutôt qu’à défendre les intérêts des employés.




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Autrement dit, dès qu’un problème sur le lieu de travail fait l’objet d’une enquête officielle, le processus est souvent dicté par des considérations liées aux risques juridiques et organisationnels.

Les ressources humaines peuvent néanmoins être un allié

Cela ne signifie pas pour autant que les RH doivent être perçues comme des ennemis. Dans les organisations où la direction accorde la priorité à l’éthique, à la sécurité psychologique, à la responsabilité et à l’équité, le service des ressources humaines peut devenir un allié.

Les RH définissent notamment les politiques qui délimitent les comportements inacceptables, mettent en place des programmes de formation pour les expliquer aux employés et établissent des canaux de signalement pour les plaintes.

Cependant, même les professionnels des RH les plus engagés agissent dans le cadre d’un mandat structurel visant à protéger leur institution. Comprendre cette distinction permet d’aborder les défis rencontrés au travail avec des attentes claires.


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Si l’on souhaite faire part de ses préoccupations aux ressources humaines, il peut être utile de consigner minutieusement les incidents, de bien comprendre les politiques de l’entreprise et de connaître les droits des salariés. Il faut également savoir reconnaître les cas où il peut être nécessaire de recourir à des canaux de signalement externes et se familiariser avec ces procédures.

Dans la mesure du possible, il faut essayer de résoudre les problèmes à un stade précoce, avant qu’ils ne deviennent des dossiers officiels traités par les RH. Une fois qu’une affaire est prise en charge par les RH, l’accent est souvent mis sur la documentation de la situation et la gestion des risques juridiques ou organisationnels.

En comprenant comment les organisations fonctionnent réellement, on ne gère plus sa carrière en se basant sur des suppositions et on peut le faire de manière plus stratégique.

La Conversation Canada

Jason Walker ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le rôle des ressources humaines est-il d’aider les employés ? Voici ce que les jeunes professionnels doivent savoir – https://theconversation.com/le-role-des-ressources-humaines-est-il-daider-les-employes-voici-ce-que-les-jeunes-professionnels-doivent-savoir-279497

¿Qué queremos decir cuando decimos ‘prioridad nacional’?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iraide Ibarretxe-Antuñano, Catedrática de Lingüística General, Universidad de Zaragoza

¿De quién es un país? ¿De quien nace allí o de quien vive allí? Sodel Vladyslav/Shutterstock

Las palabras parecen sencillas hasta que intentamos averiguar a quién se aplican realmente. Estos días han vuelto al debate público dos de ellas: prioridad nacional. Todos creemos entender qué significan, pero basta una pregunta para que las cosas empiecen a complicarse: ¿a quién o a qué se refiere exactamente esa “prioridad nacional”?

Hace más de un siglo, Gottlob Frege, filósofo del lenguaje alemán, propuso una distinción fundamental para entender el significado. Por un lado, está el “sentido” –la información que nos permite comprender una palabra– y, por otro, la “referencia” –las personas, los objetos o las situaciones concretas a las que se aplica–.

Pensemos en expresiones como los españoles, la gente de aquí o los nuestros. Todas nos resultan familiares. Ahora bien, si tuviéramos que enumerar quiénes forman parte de esos grupos, las respuestas no serían tan claras ni tan coincidentes.

Algo parecido ocurre con prioridad nacional. La cuestión no es qué significa la palabra nacional, sino quién queda incluido o excluido en ella.

Jurídicamente, la respuesta no deja margen de duda: quien posea esa nacionalidad. Pero los casos concretos sí plantean preguntas: ¿personas nacionalizadas?, ¿personas con doble nacionalidad?, ¿minorías históricas? Si la categoría se define jurídicamente, todos sus miembros tienen el mismo estatus, derechos y obligaciones. Lo malo es que nuestras categorías mentales rara vez siguen los códigos legales. Nos guiamos más bien por experiencias, vínculos emocionales y relaciones sociales.

La fruta y la identidad del aguacate

La psicóloga estadounidense Eleanor Rosch mostró que nuestras categorías mentales se organizan alrededor de los ejemplos más representativos: los prototipos. Si pensamos en una fruta, probablemente imaginemos antes una manzana que un limón, y un limón antes que un aguacate. Aunque todos cumplan la definición botánica de fruta, no ocupan el mismo lugar en nuestra mente. Consideramos que las manzanas son más “fruta” porque identificamos lo dulce con lo definitorio de la categoría.

Algo similar sucede con etiquetas como ciudadano, español o nacional. Sus límites jurídicos parecen claros, pero nuestros criterios son experienciales, emocionales y culturales. Cada cual construye su propia “escala de prototipicidad”.

Para la ley, una persona nacionalizada es tan “nacional” como alguien cuyos antepasados llevan generaciones en el país. Sin embargo, para algunas personas, ese individuo es el “aguacate” de la categoría: está dentro de la frontera legal, pero lejos de su prototipo mental. De ahí expresiones como el español de bien, el auténtico español, el español de verdad… Su poder no reside en lo que dicen explícitamente, sino en lo que implican y en lo que dejan sin especificar: su referencia.

“Naciobolengos” o el arte de tasar el arraigo

Pero las referencias no existen en el vacío. Para entenderlas necesitamos otra pieza indispensable: el contexto. Como propuso Dell Hymes en su modelo SPEAKING, las palabras no viajan solas: su significado depende de quién las dice, para qué y en qué situación.

Prioridad nacional siempre tiene referentes concretos; lo que cambia es su SPEAKING. No significa lo mismo en boca de una organización humanitaria que en el discurso de determinados partidos políticos.

En el marco humanitario, la prioridad nacional gira alrededor del bienestar y la vulnerabilidad. Busca alinear recursos con las necesidades de un país y se interpreta de forma inclusiva: “nacional” abarca a cualquiera que habite ese territorio.

En cambio, cuando entra en el debate parlamentario, los fines se desplazan hacia la rentabilidad electoral y la delimitación identitaria. Su interpretación se vuelve más restrictiva y favorece una lectura de autoprotección frente a una supuesta amenaza exterior. La prioridad deja de depender de la nacionalidad legal para acercarse al prototipo de “los de casa”. Es decir, quienes ostentan una nacionalidad de abolengo –los “naciobolengos”– o quienes superan el examen discrecional de arraigo.

Ahí reside la fuerza de la expresión prioridad nacional: presenta como natural una frontera cuyos límites nunca están del todo fijados. Y cuando la referencia se mueve, la exclusión se vuelve elástica.

El borrado de la memoria léxica

Cuando un término aparece por primera vez en la arena pública llama la atención. Se discute, se cuestiona e incluso genera rechazo. Sin embargo, a medida que otros actores políticos lo incorporan a su discurso y los medios lo reproducen, la ciudadanía acaba acostumbrándose a él.

La lingüística denomina este proceso “convencionalización”. Los usos se extienden y las expresiones terminan pareciendo tan naturales que olvidamos que en algún momento nos resultaban extrañas o chirriantes. Es uno de los motores que mantiene vivas a las lenguas, pero aplicado al debate político tiene un efecto secundario anestésico: borra nuestra memoria léxica.

Cada expresión arrastra usos anteriores, asociaciones ideológicas y contextos concretos. Las palabras tienen memoria, aunque a veces olvidemos escucharla. Y cuando eso ocurre, dejamos de preguntarnos quién trazó sus fronteras.

Las consecuencias de ese borrado léxico no siempre son evidentes. Un ejemplo reciente lo encontramos en la propuesta de la Comunidad de Madrid de vincular determinadas ayudas al transporte público al empadronamiento. Parece lógico: priorizar a quienes mantienen una relación administrativa más estrecha con la comunidad, a “los de casa”. No lo parece tanto si miramos quién queda al otro lado: estudiantes, trabajadores no empadronados (por diferentes causas) y personas que viven fuera, pero desarrollan buena parte de su vida en Madrid.

Es lo que tienen las fronteras elásticas; a veces se encogen tanto que, sin darnos cuenta, hay alguien que descubre que ya no está donde creía estar.

La verdadera pregunta

Las expresiones de moda en el laboratorio político cambian constantemente. Hubo un tiempo en que el debate giraba alrededor de los brotes verdes o del acrónimo MENA. Hoy la etiqueta que ocupa tertulias y discursos institucionales es prioridad nacional.

En unos meses será otra. Las modas léxicas pasan; las categorías mentales que construyeron se quedan. Por eso, como ciudadanos, conviene prestar atención no solo a lo que una expresión significa, sino a quién incluye, a quién excluye y, sobre todo, quién tiene el poder de mover sus fronteras.

Cuando se acepta que determinadas personas merecen prioridad por pertenecer a una categoría fija, la discusión acaba centrándose en decidir quién puede ser miembro legítimo de ese club de los prioritarios. Y esa respuesta, como muestran la historia y las ciencias del lenguaje, rara vez permanece estable.

Pero el verdadero reto democrático no consiste en decidir quién merece prioridad, sino en construir sociedades donde los derechos y las oportunidades no dependan de la cercanía a un prototipo tan cambiante como arbitrario. Porque la pregunta urgente nunca es solo quién está hoy dentro de la prioridad nacional. La pregunta crucial es quién tendrá el poder de decidir mañana que usted se ha quedado fuera.


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The Conversation

Iraide Ibarretxe-Antuñano es Investigadora Principal en el proyecto “Motivación, iconicidad y arbitrariedad en el procesamiento del lenguaje multimodal (MOTIV)” (Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, PID2021-123302NB-I00). Coordina el Grupo de Acción ICON del Campus Íberus, el grupo de innovación Innolingua+ y la iniciativa Lingüística para Tí. Dirige la plataforma de divulgación Zaragoza Lingüística a la Carta (Grupo Psylex, H-11-17R).

ref. ¿Qué queremos decir cuando decimos ‘prioridad nacional’? – https://theconversation.com/que-queremos-decir-cuando-decimos-prioridad-nacional-284798

¿Ha llegado la hora de crear una Agencia Estatal del Clima en España?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Fortes Martín, Catedrático de Derecho Administrativo, Universidad Carlos III

Rodrigo Fernández Photo/Shutterstock

Cuando las autoridades competentes detectan un lote de comida en mal estado, lo retiran del supermercado de inmediato. Si un avión no pasa una inspección de seguridad, se inmoviliza en tierra. Estas decisiones nos transmiten seguridad y confianza en las instituciones.

Sin embargo, ante una catástrofe climática como una inundación relámpago, una ola de calor extremo o un devastador incendio, la reacción del Estado no parece tan rápida ni contundente. ¿Por qué nos da la sensación de que la burocracia va más lenta que la emergencia climática? La respuesta no es la falta de voluntad. Tampoco una cuestión competencial, sino un problema de organización.

Agencias estatales: rápidas y eficientes

Para gestionar asuntos muy técnicos, el Estado crea agencias especializadas. Son organismos públicos con mayor separación entre la gestión técnica y la política que no funcionan con la rigidez de un ministerio tradicional. Tienen presupuesto propio, autonomía y flexibilidad en su gestión y pueden ejercer potestades de supervisión, vigilancia y control. Son, en definitiva, más ágiles y eficientes.

Hoy día tenemos agencias para vigilar los medicamentos, garantizar la seguridad en trenes y aviones, supervisar la inteligencia artificial y proteger la salud pública, entre otras. Sin embargo, nos falta una. No existe ninguna agencia estatal para hacer frente a la mayor amenaza que se cierne sobre la población: la crisis climática.




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Demasiados actores en la escena climática

El cambio climático no es una predicción abstracta. El informe European State of the Climate Report 2025 de la Organización Meteorológica Mundial y el Servicio de Cambio Climático Copernicus (C3S) evidencia que la emergencia climática está causando y provocará cada vez más estragos. El problema es que España combate esta realidad con una organización del siglo pasado.

Actualmente, la competencia estatal en materia de clima se diluye en una maraña de órganos políticos, técnicos, consultivos y de participación ciudadana: el Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico, la Oficina de Cambio Climático, la Comisión Interministerial para el Cambio Climático y la Transición Energética, el Consejo Nacional del Clima, la Comisión de Coordinación de Políticas de Cambio Climático, el Comité de Personas Expertas de Cambio Climático y la Asamblea Ciudadana del Clima.

Este panorama organizativo se reproduce, además, en cada comunidad autónoma. Hay demasiados órganos analizando el problema de la variación del clima, pero falta una autoridad ejecutiva única con el poder real de protegernos de la crisis climática.

Una solución ya inventada: redefinir la AEMET

Crear un organismo desde cero se traduce en años de retrasos y luchas presupuestarias. Pero tampoco hace falta inventar la pólvora. La solución puede que ya exista y se llama AEMET (Agencia Estatal de Meteorología).

Aunque la mayoría de la gente asocia la AEMET con el pronóstico del tiempo, realmente es mucho más que eso. Es la autoridad meteorológica del Estado y presta servicios meteorológicos y climáticos para la seguridad de personas y bienes. Su actual estatuto, actualizado en abril de 2026, demuestra que el clima está en su ADN al gestionar el Sistema Nacional de Vigilancia y Seguimiento del Clima. La AEMET vigila la atmósfera, genera escenarios de cambio climático, presta servicios climáticos, elabora registros históricos sobre el clima y asesora científicamente al Gobierno.

A diferencia de nuestros vecinos portugueses, que han creado una agencia específica del clima, España podría tener una Agencia Estatal del Clima de forma inmediata y sin costes desmedidos. Para ello, bastaría con potenciar las funciones climáticas de la AEMET y rebautizarla como AEMEC (Agencia Estatal de Meteorología y Clima) o AECLIM (Agencia Estatal del Clima y Meteorología). Aprovechando su infraestructura, prestigio y personal científico, España dispondría no solo de una autoridad meteorológica sino de una auténtica autoridad nacional climática.




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Hacia una ‘policía’ de seguridad climática

Pero una agencia climática del siglo XXI no puede limitarse a proporcionar datos científicos o predecir cuánto subirá la temperatura este próximo verano. Tampoco puede quedarse en una mera institución prestadora de servicios meteorológicos y climáticos.

Si no se inviste a la AEMET con facultades reales de supervisión en materia de clima, la alternativa entonces es crear una entidad distinta: una autoridad administrativa independiente para la protección de los derechos de los ciudadanos (como la Autoridad Independiente de Responsabilidad Fiscal, AIReF, que vigila las cuentas del Estado). Una Autoridad Estatal de Supervisión del Clima más allá de la mera observación y la predicción del cambio climático.

La clave está en la función de supervisión y en la capacidad ejecutiva y sancionadora del nuevo organismo. Esta autoridad independiente debe funcionar como una verdadera “policía” de seguridad climática que garantice la solvencia climática del país.

Esta autoridad independiente está llamada a vigilar que ninguna actuación pública o privada ponga en riesgo los compromisos climáticos de España, comprobar el cumplimiento de la normativa nacional y europea en materia de clima, realizar inspecciones y sancionar a quienes pongan en peligro nuestro bienestar climático común.

Una respuesta organizativa para la crisis climática

Como advirtió el jurista alemán Eberhard Schmidt-Assmann (2003), gran parte de las demandas de cambio y adaptación de las administraciones modernas se solucionan con medidas organizativas. Y la crisis climática obliga a dar un paso organizativo al frente.

Una verdadera Agencia Estatal del Clima debe mostrarse a la ciudadanía como una auténtica autoridad de supervisión con poderes de disciplina climática. La AEMET podría llegar a cumplir esa función. Pero de no ser así, la solución pasa por crear una autoridad administrativa independiente como verdadera autoridad nacional de supervisión del clima. Esta autoridad requiere independencia funcional y autonomía para ejercer sus facultades de supervisión, control y sanción.

El debate ya no es si necesitamos o no un nuevo organismo para hacer frente al desafío climático, sino qué fórmula institucional es la más adecuada para fiscalizar si nuestro país está cumpliendo o no sus compromisos climáticos ante los ciudadanos.

The Conversation

Antonio Fortes Martín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Ha llegado la hora de crear una Agencia Estatal del Clima en España? – https://theconversation.com/ha-llegado-la-hora-de-crear-una-agencia-estatal-del-clima-en-espana-284221

Aumenta el consumo de MDMA entre los jóvenes para socializar: ¿qué peligros esconde?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan López-Morales, Profesor Ayudante Doctor del Departamento de Trabajo Social y Servicios Sociales, Universidad de Granada

Desde que la pandemia irrumpió en nuestras vidas, el modo en que la juventud se relaciona ha cambiado radicalmente. Con las discotecas cerradas, los encuentros reducidos al mínimo y el aislamiento como norma, los vínculos sociales entre jóvenes se vieron entonces profundamente afectados.

Hoy, en la era postcovid, uno de los efectos más visibles de aquel aislamiento es el uso de sustancias como el MDMA (éxtasis) para facilitar la socialización en entornos de ocio. Una realidad social que no solo revela nuevas formas de interacción, sino que plantea serias alertas sobre los riesgos de violencia de género en estos contextos debido a los propios efectos de la sustancia.

En líneas generales, el consumo de drogas entre jóvenes ha aumentado significativamente en los últimos años. Según el Informe Mundial sobre las Drogas de Naciones Unidas de 2024, más de 296 millones de personas consumieron drogas en 2021, un 23 % más que en la década anterior.

En España, los datos de la Agencia de la Unión Europea sobre Drogas, EMCDDA, (2023) confirman esta tendencia. Concretamente, el MDMA se ha convertido en la quinta sustancia más consumida por la juventud, con una prevalencia del 3,1 %. A nivel europeo, el aumento de la producción de MDMA refleja tácticas innovadoras y un crecimiento de la demanda mundial. Es el segundo estimulante ilegal más usado en Europa, después de la cocaína, según el Informe Europeo sobre Drogas de 2026.

Potencia la empatía y el bienestar

Pero ¿por qué precisamente el éxtasis? A diferencia de otras drogas, el MDMA no genera pérdida de conciencia, sino una percepción aumentada de las relaciones personales y una fuerte sensación de bienestar. Como explican los expertos, esta sustancia potencia la empatía, el contacto emocional y la extroversión. Es decir, hace más fácil hablar, abrirse, bailar y conectar.

Para una generación marcada por la ansiedad social postpandémica, la promesa de una “ayuda química” para soltarse y disfrutar puede resultar tremendamente atractiva.

En una investigación que llevamos a cabo donde participaron jóvenes españoles, mostramos datos que no dejan lugar a dudas: un 73 % de los encuestados afirmaba que el consumo de MDMA les ayudaba a perder la vergüenza, un 66 % decía sentir un intenso bienestar y más de la mitad aseguraba que la sustancia les aportaba una gran energía. Además, un 42 % de los participantes declaraba que el MDMA incrementaba su deseo sexual, una percepción que se disparaba al 81 % entre las mujeres encuestadas.

Estos datos, sin embargo, deben mirarse con cautela. La euforia emocional y el aumento de la confianza que provoca el éxtasis no son inocuos. Muy al contrario, pueden generar situaciones de vulnerabilidad, especialmente en espacios como discotecas o fiestas donde el control social disminuye y el alcohol se mezcla con otras drogas.

De hecho, distintos estudios advierten sobre la vinculación entre consumo de sustancias y violencia sexual. El Observatorio Noctámbul@s (2018) señalaba que más de la mitad de las mujeres entrevistadas había sufrido violencia sexual en espacios de ocio nocturno y que el consumo de alcohol y drogas sigue utilizándose como justificación por parte de los agresores.

De hecho, los efectos entactógenos del MDMA, como el aumento de la empatía y la apertura emocional, pueden facilitar situaciones de contacto físico no deseado, especialmente si existe una lectura distorsionada del consentimiento, alerta un informe recogido en la investigación de Noctámbul@s. El riesgo no radica en la sustancia en sí, sino en el uso que se hace de ella en un contexto todavía marcado por desigualdades de género y dinámicas machistas.

Posibles soluciones desde el Trabajo Social

Desde el trabajo social, esta realidad plantea desafíos urgentes y complejos. No se trata únicamente de prevenir el consumo desde una lógica punitiva o moralista, sino de entender qué necesidades emocionales, sociales o relacionales están siendo cubiertas –aunque sea temporalmente– a través del uso de sustancias.

Desde esta disciplina podemos abogar por generar espacios de socialización seguros donde la juventud pueda expresarse, vincularse y sentirse parte de un grupo sin recurrir al consumo como mediador. Esto implica diseñar estrategias comunitarias de reducción de daños, fomentar alternativas de ocio saludable y promover herramientas de gestión emocional desde la adolescencia.

Al mismo tiempo, esta lógica de intervención deberá incorporar una mirada feminista y de género en todos los niveles de intervención. Existen evidencias de cómo el consumo de MDMA puede actuar como un factor que aumenta la vulnerabilidad de las mujeres frente a situaciones de violencia sexual en contextos de ocio.

Las intervenciones no pueden ser neutras: deben reconocer cómo operan las desigualdades estructurales en las relaciones entre hombres y mujeres y cómo estas se acentúan en espacios donde el consentimiento se vuelve difuso y los estereotipos de género siguen vigentes.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Aumenta el consumo de MDMA entre los jóvenes para socializar: ¿qué peligros esconde? – https://theconversation.com/aumenta-el-consumo-de-mdma-entre-los-jovenes-para-socializar-que-peligros-esconde-254002

Más allá de la regla: ¿cómo puede influir el ciclo menstrual en la actividad física de las mujeres?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Alejandra Angel Laguna, Profesora Fisioterapia integral en la mujer, Universidad de La Sabana

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En los últimos años se ha producido un aumento drástico en la participación deportiva y en programas de ejercicio físico por parte de las mujeres. Sin embargo, la mayoría de los protocolos de entrenamiento siguen basados en hallazgos sobre atletas masculinos. Lo mismo se evidencia en redes sociales, donde influencers del ejercicio físico y el deporte suelen compartir rutinas y consejos que responden a las respuestas fisiológicas de los hombres.

Una clave para entender las diferencias en el comportamiento de los cuerpos masculinos y femeninos cuando practicamos ejercicio radica en las peculiaridades del ciclo menstrual de las mujeres. Además, pueden presentarse síntomas que condicionan dichas respuestas.

Cuatro fases con diferentes efectos

Las mujeres que deciden llevar una vida activa deben identificar no solo los propósitos del entrenamiento, sino también aspectos logísticos como el tiempo con el que cuentan, el tipo de actividad física y el lugar donde la llevan a cabo. Luego se recomienda que un profesional realice una evaluación inicial para valorar las capacidades físicas, los factores de riesgo y los antecedentes. Así pueden establecerse los objetivos y la progresión adecuada de la carga de ejercicio.

En este contexto, entender la influencia del ciclo menstrual resulta clave, pues se trata de un indicador de bienestar. Regulado por el sistema hipotálamo-hipófisis-ovario, es un proceso biológico que está influido por aspectos psicoemocionales, culturales, sociopolíticos y ambientales.

Dicho ciclo empieza el primer día de la menstruación y finaliza en el inicio de la siguiente. Su rango normal está entre 21 a 35 días, con variaciones fisiológicas que dependen de la edad de la mujer. Se divide en cuatro fases, cada una con sus efectos físicos y psicológicos:

  • Fase folicular (entre los días 1 y 14). La hormona folículo estimulante favorece la producción en el ovario de 17-β estradiol (la hormona estrogénica más potente en humanos) e inhibina B (hormona que actúa como un marcador importante del funcionamiento de la reserva ovárica), iniciando la preparación para la ovulación.

    En esta etapa, las mujeres suelen experimentar mayor capacidad aeróbica, mejor vasodilatación, estabilización del estado de ánimo y control motor más eficiente, así como una capacidad aumentada de reparación muscular. No obstante, algunos estudios también refieren mayor riesgo de lesión del ligamento cruzado anterior.

  • Fase proliferativa (del día 8 al 12 después de la menstruación). De manera casi paralela, el 17-β estradiol estimula el crecimiento del tejido del endometrio. Al finalizar la fase, esta capa del útero alcanza su máximo desarrollo y está preparada para un posible embarazo. Durante la fase proliferativa, las mujeres suelen tener más energía y un mejor estado de ánimo.

  • Ovulación (14 días antes de la siguiente menstruación). Se caracteriza por un aumento en los niveles de la hormona luteinizante, con el estrógeno en su mayor esplendor. Esto propicia que el ovario libere el óvulo maduro, para que viaje hacia las trompas de falopio con el objetivo de ser fecundado. Algunas mujeres pueden experimentar incremento en su deseo sexual o dolor pélvico.

  • Fase lútea (del día 16 al 28). Después de la ovulación, el ovario forma una estructura temporal llamada “cuerpo lúteo”, que produce progesterona y pequeñas cantidades de estrógenos. Estas hormonas preparan el útero para recibir un posible embarazo, haciendo que su revestimiento sea más grueso y nutritivo. Si el óvulo es fecundado e implantado, da comienzo el embarazo. Pero si no ocurre la fecundación, el cuerpo lúteo deja de funcionar, disminuyen las hormonas y el revestimiento del útero se desprende, dando lugar a la menstruación.

    En este periodo, el aumento de la progesterona puede provocar un incremento de la temperatura corporal, retención de líquidos, fatiga, mayor dependencia del metabolismo de los carbohidratos, cambios en el estado de ánimo y una disminución de la energía y el apetito.

También es importante comprender que la principal influencia del ciclo menstrual en los procesos de entrenamiento y recuperación se relaciona con el metabolismo, condicionado por distintas variables; entre ellas, la acción hormonal sobre las células del cuerpo.

Por esta razón, las respuestas fisiológicas durante y después de sesiones de ejercicio dependerán del momento del ciclo menstrual en el que se encuentre la mujer, el nivel de entrenamiento previo, la composición corporal y el tipo de actividad que se practique, entre otros factores.

Fase folicular frente a fase lútea

Investigaciones recientes han centrado su atención en dos fases específicas del ciclo: la folicular y la lútea. Ambas se asocian con cambios importantes en las respuestas al ejercicio.

En primer lugar, la capacidad aeróbica es superior durante el primer periodo en comparación con el segundo, aunque los efectos negativos derivados de las fluctuaciones hormonales durante la fase lútea pueden mitigarse si se ingiere glucosa durante el ejercicio.

Con relación a la fuerza, la etapa folicular también ha demostrado ser más favorable que la lútea. Los altos niveles de estrógeno favorecen el crecimiento muscular e inhiben la degradación de proteínas, por lo cual se recomienda realizar ejercicios de fuerza y aprovechar las condiciones fisiológicas que facilitan la respuesta del organismo al entrenamiento en esa etapa del ciclo menstrual.

Así mismo, varios estudios describen beneficios evidentes al entrenar fuerza durante la fase folicular en las extremidades inferiores (por ejemplo, cuádriceps). Otros trabajos sugieren que las ganancias de fuerza en los brazos pueden ser similares sin importar en qué estado del ciclo se encuentre.

También conviene tener en cuenta que la fuerza alcanza su punto más bajo durante la fase lútea: aumenta la progesterona y caen los estrógenos, generando un aumento de la temperatura basal –es decir, en reposo– y una reducción de la disponibilidad de glucosa por los músculos, algo fundamental para realizar ejercicios de fuerza máxima. Por eso se sugiere realizar actividades de baja intensidad –respiración consciente, pilates, yoga o caminar– y priorizar otras capacidades físicas.

Además, en el contexto del alto rendimiento, las mujeres están expuestas a problemas específicos como la llamada triada de la atleta femenina (TAF). Definida por el Colegio Americano de Medicina Deportiva como un espectro de interrelaciones entre la disponibilidad de energía, la función menstrual y la densidad mineral ósea, se manifiesta con trastornos alimentarios, amenorrea y osteoporosis.

En definitiva, comprender el ciclo menstrual no solo es clave para la salud femenina, sino también una herramienta poderosa que permite optimizar el rendimiento físico y el bienestar. Siempre acompañándolo de estilos de vida saludables como la alimentación balanceada, la buena hidratación, la higiene del sueño, la gestión emocional y las visitas regulares a profesionales de la salud.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Más allá de la regla: ¿cómo puede influir el ciclo menstrual en la actividad física de las mujeres? – https://theconversation.com/mas-alla-de-la-regla-como-puede-influir-el-ciclo-menstrual-en-la-actividad-fisica-de-las-mujeres-269952

Alfabetización, regulación y herramientas: tres claves para el futuro de la generación alfa

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Deniz Torcu, Adjunct Professor of Globalization, Business and Media, IE University

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A los 8 años, Noelia lleva dos o tres años consumiendo vídeos recomendados por algoritmos. Ni en la escuela, ni en casa, porque todavía es pequeña, nadie le ha explicado qué es una fuente fiable, cómo se fabrica un titular o por qué algunas historias emocionan más que informan. Cuando llegue a clase de pensamiento crítico, si es que existe, sus hábitos epistémicos, es decir, su manera de decidir qué creer, a quién creer y qué merece ser compartido, ya estarán formándose.

Noelia pertenece a la generación alfa, la primera en la historia que crece expuesta a desinformación algorítmica a gran escala antes de desarrollar los instrumentos cognitivos para evaluarla.

El impacto de esta exposición temprana se puede observar en dos informes de referencia publicados con un año de diferencia. El Foro Económico Mundial, en su Informe de riesgos globales 2024, identifica la desinformación generada por IA como el riesgo global más severo a dos años vista, por encima de conflictos armados y fenómenos climáticos extremos, advirtiendo que actores externos e internos la utilizarán para ensanchar las fracturas políticas y sociales.

Si uno se encuentra con esta desinformación de adulto por primera vez, es posible que su filtro crítico haga que salten las alertas. Pero ¿y si está “acostumbrado” a ello desde la infancia?

Mapa de interconexiones del riesgo de desinformación: cuanto más grueso el trazo, mayor la influencia mutua entre riesgos, con la polarización social, la erosión de derechos y libertades cívicas y los efectos adversos de la IA como vecinos más próximos.
Mapa de interconexiones del riesgo de desinformación: cuanto más grueso el trazo, mayor la influencia mutua entre riesgos, con la polarización social, la erosión de derechos y libertades cívicas y los efectos adversos de la IA como vecinos más próximos.
Informe de Riesgos Globales 2025, Foro Económico Mundial

El siguiente informe, publicado un año después, confirma que la desinformación lidera de nuevo los riesgos a corto plazo y puede alimentar la inestabilidad y minar la confianza en la gobernanza. Dos ediciones consecutivas apuntando al mismo problema no pueden ser una coincidencia: son una señal de que la ventana para actuar se está cerrando.

Clasificación de los riesgos globales según la gravedad de su impacto previsto a dos y diez años, elaborada a partir de la encuesta a más de 900 expertos internacionales. La desinformación encabeza el ranking a corto plazo por segundo año consecutivo.
Informe de Riesgos Globales 2025, Foro Económico Mundial

Un problema de capital humano, no solo de civismo

Lo que estos informes no analizan es de qué manera incide este problema en las aulas y los dormitorios de niños que aún no han desarrollado las herramientas para discernir. Los datos de la los estudios de la OCDE revelan que solo el 7 % de los estudiantes alcanza el nivel de lectura avanzado en el que se consolida la capacidad de establecer distinciones entre hecho y opinión a partir de señales implícitas en el texto; el 93 % restante sale del sistema educativo obligatorio sin haber desarrollado plenamente esa competencia.

El promedio esconde, además, diferencias notables entre sistemas: en España la cifra baja al 5 %, y solo en 13 de los 81 países y economías evaluados más del 10 % de los estudiantes alcanza ese nivel, con Singapur a la cabeza. Ningún sistema educativo, ni siquiera el mejor, está cerca de resolverlo.

El rendimiento medio en los países de la OCDE registró en PISA 2022 una caída sin precedentes: el equivalente a tres cuartos de curso escolar en matemáticas y medio curso en lectura respecto a 2018.
OCDE, PISA 2022

La UNESCO añade otro dato que cierra el círculo: dos tercios de los creadores de contenido digital no verifican sistemáticamente la información antes de compartirla. Son los mismos adultos que producen el ecosistema informativo que los niños consumen cada día. Conviene subrayarlo porque desplaza el foco: la desinformación no es solo un problema de máquinas que generan contenido falso, sino de un ecosistema humano que lo produce y lo comparte sin contrastar.

Capital humano y costes económicos

Esto no es solo un déficit cívico; es un problema de capital humano con costes económicos medibles. La propia OCDE, en su informe sobre el futuro de la economía digital de 2024, advierte que los riesgos de la IA, entre ellos la desinformación, amenazan directamente la productividad y la cohesión social de las economías avanzadas.

Una generación que no puede evaluar la fiabilidad de la información que consume no está equipada para los mercados laborales del siglo XXI, donde el juicio crítico sobre datos e información es ya una competencia básica.

Cuanto más ‘nativos digitales’, peor

La diferencia se ve mejor con ejemplos. Dos días antes de las elecciones eslovacas de 2023 se viralizó un audio fabricado con IA en el que el candidato Michal Šimečka parecía discutir cómo amañar los comicios; en otro clip, “anunciaba” una subida del precio de la cerveza que nunca propuso.

Ante un contenido así, un adulto de hoy aplica, aunque sea de forma imperfecta, reflejos aprendidos en un ecosistema informativo más lento: preguntarse de dónde sale, buscar si algún medio lo recoge.

Esto no es especulación. El test de susceptibilidad a la desinformación de la Universidad de Cambridge, validado con más de 8 000 participantes, encontró que los adultos jóvenes identifican peor los titulares falsos que los mayores, y que a más tiempo de ocio en línea, peor capacidad de discernimiento. Quienes crecieron dentro del ecosistema algorítmico ya distinguen peor, no mejor.

En la generación siguiente, el reflejo desaparece del todo: en una encuesta nacional del Stanford History Education Group a más de 3 000 estudiantes de secundaria, el 96 % no supo identificar que una web que negaba el papel humano en el cambio climático tenía vínculos con la industria fósil, un dato que estaba a una búsqueda de distancia.

Un adulto de la generación alfa, con exposición aún más temprana, no tendrá que desaprender malos hábitos: el hábito de verificar nunca habrá llegado a formarse.

Primer cambio: alfabetización

Ante este diagnóstico, tres cambios de política educativa son urgentes y accionables.

El primero es integrar la alfabetización mediática en el currículo como asignatura obligatoria con estándares evaluables y sostenida por docentes formados, no como taller optativo ni proyecto piloto.

La lógica es directa: lo que no se mide no se prioriza, y lo que el profesorado no domina no puede enseñarlo. En 2024, la UNESCO apoyó a 32 países para desarrollar políticas y estrategias nacionales de alfabetización mediática e informacional.




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Cómo integrar la alfabetización mediática en la educación


Sin formación docente específica, esas estrategias difícilmente llegan al aula. El Parlamento Europeo, en su resolución de octubre de 2025 sobre protección de menores en entornos digitales, también pidió explícitamente que las medidas educativas acompañen a la regulación tecnológica.

Más de nueve de cada diez europeos consideran urgente que las autoridades públicas protejan a los menores en línea: por el impacto de las redes sociales en su salud mental (93%), el ciberacoso (92%) y la falta de mecanismos de verificación de edad (92%).
Eurobarómetro especial sobre la Década Digital

Segundo cambio: regulación

El segundo cambio es regular los algoritmos que consumen los menores y vincular el acceso progresivo a redes sociales con competencias verificadas.

Australia fue el primer país en dar el paso más drástico: en noviembre de 2024 aprobó una ley que prohíbe a los menores de 16 años tener cuentas en redes sociales, con multas de hasta 50 millones de dólares australianos a las plataformas que incumplan.

Desde que la ley entró en vigor, las plataformas han revocado el acceso a cerca de 4,7 millones de cuentas identificadas como de menores. España anunció una medida equivalente en febrero de 2026. Pero la prohibición sin acompañamiento educativo no resuelve el problema de fondo: más bien, lo aplaza.




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Redes sociales y adolescentes: prohibir no basta


La propuesta más sólida va más allá de restringir el acceso. Se trata de condicionarlo progresivamente a competencias verificadas. El Parlamento Europeo ha pedido prohibir los algoritmos de recomendación y captación para menores y desactivar por defecto las funcionalidades más adictivas. En cuanto a la Ley de IA europea prohíbe desde febrero de 2025 los sistemas que manipulan cognitiva y conductualmente a grupos vulnerables, incluyendo específicamente a los niños.




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¿Por qué no puedo parar? Patrones de diseño adictivos y tecnología que ‘engancha’


Tercer cambio: financiar herramientas de verificación

El tercer cambio no es otro que financiar públicamente infraestructura de verificación integrada en el aula. Las herramientas de verificación o fact-checking no pueden ser un recurso de nicho para periodistas o académicos: tienen que ser tan accesibles y universales como los libros de texto, con financiación estatal estable, integración curricular y actualización continua.

La Comisión Europea ha abierto en abril de 2026 convocatorias por valor de 63,2 millones de euros para apoyar la seguridad en línea y las competencias digitales. El consenso político existe, lo que falta es trasladarlo al aula de forma sistemática y permanente, y no como respuesta a los titulares del día.

La ventana para actuar se está cerrando

Estas tres propuestas comparten una lógica escalonada: formamos a las personas, regulamos los entornos y dotamos de herramientas. Forman un sistema de medidas coordinadas, y ninguna requiere esperar a que la tecnología cambie. Requieren que cambie la política educativa.

La generación alfa ya está consumiendo contenido, ya está formando criterios, ya está decidiendo qué creer. La pregunta es si cuando sus miembros lleguen al mercado laboral, a las urnas y a tomar las decisiones que importan, habrán aprendido a distinguir lo que es verdad de lo que alguien quiere que crean que es verdad. Eso no lo resuelve ningún algoritmo: lo resuelve la educación.

The Conversation

Deniz Torcu no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Alfabetización, regulación y herramientas: tres claves para el futuro de la generación alfa – https://theconversation.com/alfabetizacion-regulacion-y-herramientas-tres-claves-para-el-futuro-de-la-generacion-alfa-283225

Cuando las bolsas suben, la información sobre sostenibilidad regula el optimismo de los expertos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina del Río Solano, Profesora Titular de Economía Financiera, Universidad Pública de Navarra

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Los analistas financieros desempeñan un papel clave en los mercados. A través de la valoración de los estados financieros y otros factores relacionados con aspectos sociales, ambientales y de gobernanza de las empresas, emiten sus recomendaciones, que influyen cada día en las decisiones económicas de los inversores individuales e institucionales.

Sin embargo, en periodos de entusiasmo alcista, los analistas tienden a emitir más recomendaciones de compra que de venta, mostrando un contagio del optimismo presente en el mercado en sus recomendaciones de inversión.

Por otra parte, en los últimos años, cada vez es mayor el número de empresas que publican informes de sostenibilidad con información ambiental, social y de gobernanza (ESG). Esto implica una mayor presencia de información no financiera disponible para los participantes del mercado.

Este artículo busca responder una pregunta relevante: ¿puede la información sobre sostenibilidad reducir el sesgo optimista de los analistas?

Sostenibilidad como freno al optimismo desmedido

Los analistas financieros están sujetos a sesgos cognitivos, como el producido por el sentimiento del inversor. Este fenómeno representa la actitud o expectativa (optimista o pesimista) de los participantes hacia el mercado o hacia determinados activos, y afecta a la toma de decisiones y la valoración de los activos.

En su actividad, los analistas emplean la información financiera para emitir sus predicciones y recomendaciones. Sin embargo, en los últimos años, también han incorporado información no financiera como una variable clave en sus pronósticos.

Cuando las empresas proporcionan información no financiera, la influencia del sentimiento del mercado en el optimismo de los analistas disminuye. Así, mejora la base informativa para el análisis y las recomendaciones dependen menos de las percepciones del mercado.

Los informes de sostenibilidad

Los informes de sostenibilidad recogen esta información no financiera y exponen cómo gestiona una empresa su impacto ambiental, social y de gobernanza (los llamados factores ESG). Se detallan aspectos como las emisiones de carbono, el uso de recursos y energía, las políticas laborales, la diversidad en la plantilla, la relación con las comunidades o la estructura de gobierno corporativo.

Esta información, clave dentro de la estrategia empresarial, aporta a los analistas financieros señales que no aparecen en los estados contables tradicionales. Al analizarlos, se obtiene información sobre la calidad de la gestión, los compromisos de sostenibilidad y la preparación de la empresa para un entorno económico cada vez más exigente en materia ambiental y social

¿Más información no financiera, menos estrategias de inversión?

Estudios previos han observado que las recomendaciones de compra de los analistas de inversión suelen aportar menos información útil que las de venta. Además, el sentimiento de mercado influye en ese contenido informativo.

Por otra parte, está la creciente presencia de información no financiera. Una alta divulgación en sostenibilidad puede hacer que el valor informativo de las recomendaciones de inversión sea menor, reduciendo la importancia del papel de los analistas financieros como intermediarios de la información.

En cambio, las recomendaciones de venta sobre empresas con baja divulgación resultan mucho más informativas, especialmente cuando el sentimiento inversor es optimista, y mejoran la rentabilidad de las carteras de inversión.

Sin embargo, el patrón se invierte en periodos de bajo optimismo: en ese contexto, las recomendaciones de compra sobre empresas con alta divulgación en sostenibilidad contienen mayor valor informativo que las recomendaciones de venta sobre empresas con baja divulgación.

En otras palabras, el contenido informativo de las recomendaciones de los analistas depende tanto del sentimiento del mercado como de la calidad de la información de sostenibilidad de las empresas.

La divulgación en sostenibilidad y su importancia en los mercados

Más que una obligación normativa, los informes de sostenibilidad son un reflejo de la gestión empresarial y la transparencia de la organización. De ahí su impacto en los mercados financieros. Además, reducen el exceso de optimismo que los analistas muestran cuando el sentimiento de mercado está al alza.

La divulgación de la sostenibilidad de las empresas añade transparencia informativa a los mercados, reduce el sesgo optimista de los analistas financieros y aumenta la calidad de sus recomendaciones.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cuando las bolsas suben, la información sobre sostenibilidad regula el optimismo de los expertos – https://theconversation.com/cuando-las-bolsas-suben-la-informacion-sobre-sostenibilidad-regula-el-optimismo-de-los-expertos-276423

La caja de Pandora de la IA: el significado del veto a Anthropic en todo el mundo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mateo García Silva, PhD Candidate in Data Governance & AI, Universidad de Castilla-La Mancha

Anthropic es una destacada empresa estadounidense de inteligencia artificial fundada por antiguos investigadores de OpenAI. Son los creadores de Claude. PhotoGranary02/Shutterstock

Cuenta el mito (mythos) griego que los dioses entregaron a Pandora una vasija con la orden de no abrirla jamás. Cuando la curiosidad pudo con ella, todos los males del mundo escaparon de su interior, sin que hubiera ya forma de devolverlos dentro.

El pasado viernes (12 de junio) la Administración Trump ordenó sorpresivamente a Anthropic suspender el acceso a sus últimos modelos de IA, Fable 5 y Mythos 5, a cualquier ciudadano extranjero, dentro o fuera de EE. UU. Y así, abrió la caja de Pandora de la IA. Previamente, el 5 de marzo de 2026, el Pentágono hizo pública una decisión insólita: declarar que la empresa Anthropic es “un riesgo para la cadena de suministro”. Ahora ha ido más allá.

Ante las dificultades de realizar esa discriminación de usuarios en la práctica, la compañía ha optado por desactivar el modelo para todo el mundo.

Veto al acceso a modelos por parte de extranjeros

La medida marca un antes y un después en el desarrollo de la inteligencia artificial, ya que por primera vez el Gobierno norteamericano ha decidido restringir el acceso a determinados modelos de IA a extranjeros.

El detonante, según Anthropic, fue que las autoridades habían identificado un método para eludir (jailbreak) las salvaguardas de seguridad de Fable 5, que podía desbloquear las capacidades de ciberseguridad del modelo y poner en riesgo la seguridad nacional de EE. UU.

Las capacidades que tienen estas herramientas para encontrar fallos en los sistemas informáticos y rendijas por las que colarse para obtener información los convierten en una potente arma para los ciberdelincuentes. La empresa respondió que el fallo era limitado, no universal, y que la misma técnica podría afectar a modelos de competidores no sujetos a la misma restricción.

Más allá del episodio concreto, este precedente reconfigura el tablero.

El botón rojo de la IA

Hasta ahora, los controles de exportación se aplicaban a cosas tangibles: chips, máquinas de litografía, software. Lo de Fable demuestra que un gobierno puede vetar y controlar el acceso global a un servicio de IA instantáneamente, sin que los usuarios, empresas o gobiernos afectados puedan hacer nada.

Al igual que con la caja de Pandora, una vez abierta no hay forma de volver a meter su contenido dentro. Así, aunque Washington revierta la orden, el mensaje es irreversible: ha quedado demostrado que tiene el control y que, si quiere, puede ejercerlo. Esa certeza pasa a formar parte del cálculo de todo Estado y toda empresa que dependa de modelos estadounidenses, y no hay marcha atrás posible para una capacidad que ya se ha exhibido.

En la era de la IA, el acceso a los modelos más avanzados es crítico, ya que no se trata de un sector más, sino que se ha convertido en una tecnología que está transformando la economía, la sanidad, la defensa y la educación, entre otros.

Así, quien dispone de los mejores modelos, datos e infraestructura (lo que se conoce como el AI Stack) obtiene ventaja en casi todo lo demás.

De ahí la contradicción del movimiento estadounidense: el país quiere ser a la vez el gran desarrollador mundial de IA mientras se guarda la potestad de priorizar y decidir quién y cómo accede a sus avances. No obstante, ambas aspiraciones pueden llegar a ser contradictorias en la práctica, ya que muchos países podrán replantearse los riesgos de hacer depender su economía y su infraestructura crítica de un proveedor que se reserva el derecho a desconectarlo.

¿Un nuevo impulso a la soberanía digital?

La consecuencia última lógica de este hecho podría ser una huida de la dependencia tecnológica de los grandes actores del mundo de la IA y un refuerzo de la búsqueda de lo que se conoce como soberanía digital.

Así, a la luz de este último episodio, apostarlo todo a un único proveedor aparece cada vez más claramente como una estrategia arriesgada, ya se llame este Washington o Pekín.

Este episodio puede acelerar el movimiento en pos de alcanzar una IA soberana no dependiente de agentes externos. No obstante, es importante matizar este punto y afirmar que el verdadero objetivo realista no es la autosuficiencia total, sino la autonomía estratégica: diversificar, controlar los puntos críticos y evitar el cierre por un solo actor.

Una verdad incómoda para Europa

En particular, para la Unión Europea, este episodio refleja una verdad incómoda. Mientras que se ha apostado todo al efecto Bruselas y a su poder normativo en el mundo digital como forma de influir en el tablero geopolítico (Reglamento General de Protección de Datos (RGPD), Ley de Inteligencia Artificial (AI Act), etc.), la realidad es que el caso de Fable demuestra que controlar a las empresas que efectivamente desarrollan la tecnología puede resultar mucho más decisivo que regular cómo se usa.

Quien controla el modelo puede apagarlo; quien solo lo regula, no. Aunque la regulación sigue siendo necesaria, el caso de Fable pone de relieve las limitaciones de una estrategia digital basada exclusivamente en la regulación.

En consecuencia, la UE podría reaccionar y verse empujada finalmente a desarrollar un ecosistema de IA propio si no quiere depender únicamente de actores externos. Lo que aportaría nuevos argumentos a la archidebatida Autonomía Estratégica europea.

No obstante, la paradoja final es que una medida pensada para proteger los intereses nacionales estadounidenses puede acabar erosionando su propio liderazgo en la carrera de la IA: al recordarle al mundo que esa tecnología tiene un interruptor en Washington, ha dado a todos los demás la mejor razón para reducir su dependencia tecnológica del gigante norteamericano y construir capacidades propias.

Así, Estados Unidos ha abierto su propia caja de Pandora: al descubrir al mundo su poder sobre la tecnología, ha liberado una certeza que ya no podrá devolver a su interior.

The Conversation

Mateo García Silva no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La caja de Pandora de la IA: el significado del veto a Anthropic en todo el mundo – https://theconversation.com/la-caja-de-pandora-de-la-ia-el-significado-del-veto-a-anthropic-en-todo-el-mundo-282896

Libélulas, joyas vivas de la prehistoria amenazadas por el ser humano

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Patricia Casanueva Gómez, Profesora del departamento de Ciencias Experimentales, Universidad Europea Miguel de Cervantes

La libélula de cuatro manchas posee unas alas coloridas y con un complejo entramado de venas que le aporta un poderoso vuelo. Patricia Casanueva Gómez.

Sobre los inmensos pantanos del Carbonífero, hace más de 300 millones de años, gigantescas libélulas del tamaño de una gaviota patrullaban los cielos primitivos. Algunas superaban los setenta centímetros de envergadura. Eran los primeros odonatos –el orden que hoy agrupa a las libélulas y los caballitos de agua–, los grandes depredadores voladores de un planeta exuberante pero todavía extraño, anteriores a las flores y a los pájaros. Lo más asombroso es que aquellas criaturas no desaparecieron del todo.

Las libélulas actuales, mucho más pequeñas, ligeras y discretas, siguen conservando casi intacto un diseño morfológico y de comportamiento que convirtió a sus antepasados en máquinas de caza perfectas. Pocos animales vivos pueden presumir de una historia evolutiva tan antigua y exitosa. Mientras continentes enteros cambiaban de forma e innumerables especies surgían y se extinguían, ellas continuaron sobrevolando ríos y lagunas con una eficacia casi inalterable.

Algunas de ellas fueron capaces de sobrevivir a volcanes, glaciaciones y meteoritos. Sin embargo, hoy su existencia se tambalea por amenazas procedentes de nosotros mismos, los humanos.

Un depredador casi perfecto

Observar una libélula de cerca es contemplar una obra maestra de la evolución. Sus enormes ojos ocupan gran parte de la cabeza y le proporcionan una visión casi total de cuanto sucede a su alrededor: apenas existe un pequeño punto ciego detrás de ella.

Cada ojo está formado por miles de diminutas lentes independientes, llamadas omatidios, capaces de detectar incluso luz ultravioleta y polarizada, algo invisible para el hombre. Con esta capacidad visual tan extraordinaria, algunas especies alcanzan tasas de éxito en la caza cercanas al 95 %, una eficacia superior a la de muchos grandes depredadores vertebrados.

Cabeza de la libélula tigre con sus enormes ojos verdes que le proporcionan una visión de casi 360º. En la parte inferior, en negro y amarillo se aprecian las rotundas mandíbulas.
Francisco Campos Sánchez-Bordona.

Las alas también esconden una prodigiosa ingeniería mecánica. A diferencia de la mayoría de los insectos, las libélulas pueden mover de forma independiente los pares de alas delanteras y traseras. Gracias a ello, son capaces de permanecer inmóviles en el aire, volar hacia atrás o cambiar de dirección de forma instantánea, como pequeños helicópteros biológicos. A este prodigioso vuelo, también ayuda la presencia de numerosas venas que atraviesan en todas direcciones, con dibujos específicos que simulan trabajadas vidrieras.

Las alas de las libélulas están recorridas por venas que les dan ese aspecto de
Luís Fernando Sánchez-Sastre.

Una vida repartida entre el agua y el aire

La mayor parte de la vida de una libélula transcurre lejos de nuestra vista. Mientras el adulto, volador y colorido, apenas vive unas semanas o meses, su previa fase larvaria habita en el fondo de ríos y lagunas durante meses o años, dependiendo de factores como la temperatura.

Allí, ocultas entre el barro o la vegetación acuática, las larvas son también depredadoras feroces. Poseen una estructura única llamada “máscara”: un brazo articulado oculto bajo la cabeza que disparan hacia delante a gran velocidad para capturar presas como si fuese un arpón retráctil.

Cuando llega el momento de la transformación, la larva abandona el agua durante la noche y trepa por una piedra, un tallo o una rama. Entonces ocurre uno de los procesos más delicados del mundo de los insectos: el adulto emerge lentamente del exoesqueleto larvario o exuvia, despliega sus alas y espera inmóvil a que su nuevo cuerpo se endurezca. Durante esas horas es completamente vulnerable pero, poco después, el que fuera depredador acuático se adueña del aire.

Libélula tigre emergiendo de su exuvia adherida a una roca junto a un arroyo. El exoesqueleto ya vacío permanece fijo en el sustrato mientras el insecto completa su metamorfosis endureciendo su cuerpo y alas al secase al sol.
Francisco Campos Sánchez-Bordona.

Agentes de control de plagas

Aunque solemos asociarlas a la fragilidad, son cazadoras implacables: mosquitos, moscas y mariposas pueden acabar atrapados por sus patas, convertidas en una especie de cesta espinosa que se cierra en pleno vuelo. Sus larvas acuáticas son capaces de capturar renacuajos e, incluso, pequeños peces.

Lejos de ser una amenaza para nosotros –ni pican, ni muerden, ni producen veneno alguno–, las libélulas son en realidad grandes aliadas: un metaanálisis publicado en Journal of Animal Ecology calcula que una sola larva de libélula puede eliminar una media de 40 larvas de mosquito al día, lo que las convierte en uno de los agentes de control biológico más eficaces que existen. Además, investigadores de la Universidad de Turku han estimado que las poblaciones de cazadores en un solo estanque pueden capturar cerca de 700 000 mosquitos y quíronomos en un único verano.

Con un delicado diseño, parecen frágiles, sin embargo las libélulas destacan por su extraordinaria resistencia evolutiva. Sus alas ligeras y su visión precisa las convierten en auténticas supervivientes de los ecosistemas acuáticos.
Luís Fernando Sánchez-Sastre.

Fascinados por su delicada belleza

La fascinación que provocan no es nueva ni exclusiva de Occidente. En Japón, las libélulas han sido veneradas desde tiempos inmemoriales: el país llegó a llamarse Akitsushima –“Isla de las libélulas”–, y el propio libro de historia más antiguo de Japón, el Kojiki (siglo VIII), recoge esa denominación. Para los samuráis, representaban el valor y la victoria –hasta el punto de que las llamaban kachimushi, el “insecto invencible”– y su imagen se grababa en cascos, empuñaduras y armaduras.

Hoy siguen siendo un motivo recurrente en la poesía japonesa del género haiku, en los lacados, en la cerámica y en los jardines tradicionales, un universo estético donde la fugacidad de su vuelo evoca el paso de las estaciones.

Los centinelas de nuestros ríos

Hay que tener en cuenta otro aspecto de estos insectos y es su extraordinaria sensibilidad a la salud del agua. Allí donde desaparecen, casi siempre hay un ecosistema deteriorado.

La contaminación, la canalización de ríos, la destrucción de vegetación ribereña, los pesticidas o la sobreexplotación de acuíferos son las principales causas de la destrucción de los lugares donde habitan estos insectos. Las larvas de libélula están entre las primeras perjudicadas, pues necesitan aguas limpias y oxigenadas para sobrevivir.

Por eso, los científicos consideran a los odonatos excelentes bioindicadores: su presencia revela la calidad ambiental de un río mucho antes de que el deterioro resulte evidente para nosotros. No es casual que en algunos lugares de Castilla la intuición popular las bautizara con el nombre de enclaraguas.

Precisamente, esa sensibilidad las convierte hoy en víctimas silenciosas de nuestra transformación del paisaje.

Ríos limpios y bien conservados como este en la provincia de Ávila, son esenciales para la supervivencia de las libélulas durante su fase larvaria. La calidad del agua y la riqueza vegetal determinan el éxito de uno de los grupos animales más antiguos del planeta.
Luís Fernando Sánchez-Sastre.

Un futuro posible para un linaje ancestral

Resulta paradójico que las libélulas sobrevivieran a extinciones masivas, cambios climáticos naturales y transformaciones planetarias durante cientos de millones de años, pero que, en apenas unas décadas, muchas especies hayan comenzado a desaparecer de lugares donde fueron abundantes durante siglos.

Algunas, como la espectacular Macromia splendens, sobreviven en poblaciones pequeñas y fragmentadas, ocultas en unos pocos ríos bien conservados. Otras retroceden lentamente a medida que el agua pierde calidad o desaparece.

Macromia splendens, incluida en el Catálogo Español de Especies Amenazadas, en la categoría ‘En peligro de Extinción’.
Wikimedia Commons., CC BY

Mientras tanto, especies más termófilas avanzan hacia el norte favorecidas por el aumento global de las temperaturas, redibujando el mapa de la biodiversidad europea. El cambio climático crea vencedores y vencidos entre estos supervivientes del pasado.

Conservar las libélulas significa conservar algo más que unos insectos hermosos. Significa proteger los ríos y humedales de los que depende buena parte de la vida. Significa preservar un linaje que ya volaba sobre la Tierra mucho antes de la aparición del ser humano.

Ese patrimonio se defiende hoy ampliando el conocimiento de la biología y situación de estos fascinantes insectos y sus ecosistemas, gracias a la labor conjunta de aficionados y científicos. Y así ocurre también en España, donde en los últimos años se desarrollan iniciativas a distintas escalas: desde trabajos de divulgación de alcance regional dedicados al gran público hasta proyectos de investigación de escala nacional que estudian su respuesta al cambio climático en los Parques Nacionales españoles.

Cada libélula que todavía patrulla un arroyo es, en cierto modo, un fragmento vivo de la prehistoria que ha llegado hasta nosotros desafiando el tiempo. Hoy, además de resistir, los odonatos siguen cuidando en silencio de nuestros ríos, humedales y ecosistemas acuáticos. Estaban aquí mucho antes de que nosotros llegáramos. Lo mínimo es asegurarnos de que estos guardianes silenciosos puedan seguir haciéndolo.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Libélulas, joyas vivas de la prehistoria amenazadas por el ser humano – https://theconversation.com/libelulas-joyas-vivas-de-la-prehistoria-amenazadas-por-el-ser-humano-283803