Une nouvelle étude estime à environ 20 millions le nombre d’espèces d’insectes sur Terre – ce qui double celles menacées d’extinction

Source: The Conversation – in French – By Dirk Steinke, Research Scientist, Centre for Biodiversity Genomics, University of Guelph

Image obtenue de la libellule *Aeshna affinis*, qu’on trouve en Europe du Sud et en Asie. (Wikimedia Commons/Sven Damerow), CC BY-SA

La libellule qui se pose délicatement sur notre pied tandis qu’on se laisse flotter sur le lac. Le moustique qu’on chasse d’un geste près du feu de camp. Les fourmis qui emportent les miettes d’un biscuit. Les abeilles qui ont produit ce délicieux miel de fleurs sauvages.

Nous sommes entourés chaque jour de milliers d’insectes, certains bourdonnant près de notre visage, alors que d’autres demeurent invisibles à nos yeux.

On les trouve sous une grande variété de formes, de tailles et de couleurs. Ils remplissent une multitude de fonctions, dont plusieurs sont essentielles à la durabilité de notre écosystème, qu’il s’agisse de polliniser les fleurs, de lutter contre les ravageurs du jardin, d’aérer le sol ou de décomposer les déchets.

À ce jour, les taxonomistes ont découvert et décrit environ un million d’espèces. Jusqu’à présent, les scientifiques s’accordaient pour dire que le nombre total d’espèces d’insectes sur Terre se situait entre cinq et six millions, mais certains entomologistes estimaient ce chiffre trop bas.

Notre récente étude révèle qu’il est effectivement largement sous-évalué. Il y aurait en réalité entre 13,3 et 24,7 millions d’espèces d’insectes sur Terre.




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Estimer, tout un défi

En 1735, Carl von Linné a mis au point un système de classification biologique hiérarchique qui est devenu le fondement de la taxonomie moderne, c’est-à-dire l’étude qui consiste à nommer et à classer des groupes d’organismes biologiques en fonction de leurs caractéristiques communes.

Depuis, quelque 1,9 million d’espèces ont été découvertes et décrites, mais une question demeure : combien d’espèces notre planète abrite-t-elle en tout ?

Nous n’avons pas de réponse définitive, mais l’une des estimations les plus souvent citées, proposée en 2011, évalue ce chiffre à environ 8,7 millions.

Il est particulièrement difficile d’estimer le nombre d’espèces d’insectes sur Terre en raison de leur grande diversité, de leur petite taille et du fait que beaucoup d’entre eux sont inaccessibles.

Une coccinelle rouge vif à pois noirs posée sur une pousse verte ornée d’un bourgeon violet, sur un fond flou orange-violet
Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata), photographiée dans la zone de conservation de Viernheimer Waldheide, en Allemagne.
(Wikimedia/Stephan Sprinz), CC BY

Ce que nous enseignent les guêpes parasites

Afin d’obtenir une estimation plus précise, mes collègues et moi-même avons emprunté notre méthodologie à l’épidémiologie statistique.

La première étape a consisté à évaluer dans quelle mesure les travaux de relevés antérieurs avaient permis de rendre compte de la diversité des guêpes parasites de la sous-famille des Micrograstrinae chez une espèce particulière vivant dans la Zone de conservation de Guanacaste, au Costa Rica.

Pour ce faire, l’équipe a utilisé les résultats obtenus à l’aide de deux méthodes de collecte différentes, qui ne recensaient qu’une fraction du nombre total d’espèces présentes dans la région. L’analyse statistique a révélé que ces explorations approfondies n’avaient permis de recenser qu’environ 16 % des guêpes Micrograstrinae de la région.

Gros plan sur une guêpe aux longues antennes posée sur une branche
Une guêpe braconide (de la sous-famille des Microgastrinae) observée en Afrique du Sud.
(Wikimedia/Alandmanson), CC BY

Ce pourcentage a ensuite été appliqué à toutes les espèces d’insectes connues du parc, puis extrapolé à l’aide des ratios entre le parc et la Terre pour d’autres groupes d’organismes : arbres, grenouilles, mammifères et papillons de la famille des Saturnidae.

Résultat : il existe entre 13,3 millions et 24,7 millions d’espèces d’insectes sur Terre, avec une estimation moyenne prudente de 20,3 millions d’espèces.

L’étude précise que ce chiffre correspond à une estimation minimale. Cela signifie que notre planète pourrait abriter plusieurs millions d’autres espèces inconnues.

Deux fois plus d’espèces menacées d’extinction

Mais est-ce vraiment si important de savoir si nous partageons cette planète avec des millions, voire des milliards d’espèces ?

Le rapport d’évaluation de l’IPBES sur la biodiversité et les services écosystémiques, publié en 2019, révèle qu’environ un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction, dont bon nombre d’ici quelques décennies.

Le rapport anticipe une perte de 10 % des espèces d’insectes. Cependant, ses auteurs sont partis du postulat que la Terre abritait huit millions d’espèces, dont 5,5 millions d’espèces d’insectes.

Notre estimation, qui s’élève à environ 20 millions d’espèces d’insectes, devrait au moins doubler le nombre total d’espèces menacées d’extinction.

Un papillon aux motifs jaunes et orange sur fond de tiges de plantes vertes et jaunes floues
Le papillon Speyeria callippe callippe est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (ESA) des États-Unis et figure actuellement sur la liste des espèces en péril.
(Wikimedia/Sarah Swenty/USFWS), CC BY

D’inconnue à éteinte

La tragédie ? C’est que nous n’aurons même pas l’occasion de connaître la plupart d’entre elles avant qu’elles ne disparaissent.


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Rappelons qu’il nous a fallu près de 300 ans pour découvrir et décrire 1,9 million d’espèces. Actuellement, nous perdons de 10 000 à 100 000 espèces par an, et beaucoup d’entre elles nous resteront à jamais inconnues.

Nous ne saurons pas où elles vivaient, à quoi elles ressemblaient, comment elles interagissaient avec d’autres espèces ni ce que leur disparition signifie réellement.

Un bâton brun sur lequel se trouvent, en haut, trois insectes rouges ressemblant à des papillons de nuit et, en bas, trois insectes blancs
Flatidae adultes et nymphes (Phromnia rosea) dans la réserve spéciale d’Ankarana, à Madagascar.
(Wikimedia/Charles J. Sharp), CC BY-SA

Leur disparition provoquera-t-elle un effet domino au sein de l’écosystème local, entraînant d’autres extinctions, si, par exemple, elles constituaient une importante source de nourriture ou servaient d’hôte pour d’autres espèces ? Et si ces insectes fournissaient un service écosystémique essentiel, comme la pollinisation ou la lutte contre les ravageurs ?

La perte de biodiversité n’est plus seulement un enjeu environnemental, mais aussi un enjeu économique, social, de développement et de sécurité.

Une estimation de l’étendue réelle de la biodiversité serait extrêmement précieuse pour toute mesure de conservation. On ne peut pas protéger ce dont on ignore l’existence.

La Conversation Canada

Dirk Steinke ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Une nouvelle étude estime à environ 20 millions le nombre d’espèces d’insectes sur Terre – ce qui double celles menacées d’extinction – https://theconversation.com/une-nouvelle-etude-estime-a-environ-20-millions-le-nombre-despeces-dinsectes-sur-terre-ce-qui-double-celles-menacees-dextinction-289433

Chips neuromórficos, neuronas digitales que procesan y guardan información

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Paula Lamo, Profesora e investigadora, Universidad de Cantabria

El chip NeuRRAM, un circuito neuromórfico diseñado en la Universidad de California en San Diego. CC BY-SA

Muchos de los sistemas asociados a las inteligencias artificiales actuales calculan, mueven datos y consumen energía de forma casi permanente. Los grandes modelos necesitan centros de datos, procesadores especializados, memoria de alto rendimiento, refrigeración y enormes cantidades de electricidad –se calcula que gastarán 945 TWh, en 2030 (para ponerlo en contexto, España consumió 256 TWh de energía en 2025)–.

La pregunta ya no es solo cómo construir una IA más potente. El reto, especialmente en tiempos de crisis energética, es cómo construir una IA que no tenga que gastar tanto para parecer inteligente. Aquí entran en escena los chips neuromórficos, circuitos inspirados en el cerebro que no intentan calcularlo todo todo el tiempo; solo se activan ante señales relevantes.

El cerebro no calcula como un portátil

Un chip neuromórfico es un circuito diseñado para imitar algunos principios básicos del sistema nervioso. No es un cerebro en miniatura; no siente, no piensa ni va a despertar un día preguntándose quién lo ha fabricado. Lo que hace es tomar prestadas ciertas estrategias biológicas: neuronas que se activan cuando reciben suficiente señal, conexiones parecidas a sinapsis –zona de conexión y comunicación entre dos neuronas–, comunicación mediante impulsos y procesamiento distribuido –utiliza un gran número de ordenadores organizados en una infraestructura de telecomunicaciones distribuida–.

Hay una gran diferencia con un ordenador convencional. En la arquitectura clásica, memoria y procesador están separados. Los datos se guardan en un lugar y se calculan en otro, por eso, cada operación obliga a mover información de ida y vuelta. Ese tráfico consume energía, genera calor y limita la velocidad.

Sin embargo, el cerebro trabaja de otra manera. En una red neuronal biológica, memoria, procesamiento y comunicación están mucho más entrelazados y las neuronas no están todas activas todo el tiempo; muchas permanecen en silencio hasta que reciben una señal significativa.

IA que actúa solo si es necesario

Una de las aportaciones centrales de esta tecnología son las redes neuronales de impulsos. En lugar de transmitir información de forma continua, estas redes envían señales discretas: el chip se activa cuando ocurre algo relevante y permanece inactivo cuando no hay nada importante que procesar.

Imagine aplicar esto en una cámara de seguridad. Un sistema convencional puede analizar fotograma a fotograma, aunque la escena apenas cambie. Una cámara neuromórfica, en cambio, podría centrarse en eventos: un movimiento, una sombra, una variación de luz. No necesita “mirarlo todo” con la misma intensidad todo el tiempo. Solo procesa el cambio.

Por eso, esta tecnología es atractiva para sensores, robots, dispositivos médicos, audífonos, drones, vehículos autónomos o sistemas industriales, ya que puede ser muy eficaz en tareas donde importan la autonomía, la baja latencia y el consumo reducido.

Sinapsis electrónicas

En este contexto, los memristores son dispositivos capaces de “recordar” su estado eléctrico anterior que se utilizan para imitar, de forma muy simplificada, el comportamiento de una sinapsis.

En una sinapsis biológica, la conexión entre neuronas transmite señales y participa en el aprendizaje y la memoria. Los memristores intentan trasladar esa lógica al mundo electrónico. En vez de separar radicalmente almacenamiento y procesamiento, son componentes que hacen ambas cosas en el mismo lugar.

Esto, además, tiene una ventaja añadida: la privacidad. Si un dispositivo puede interpretar ciertos patrones sin mandar continuamente información a servidores externos, se reduce la exposición de datos sensibles.

Primeros pasos en la industria y los centros de investigación

La computación neuromórfica no es una fantasía aislada en laboratorios. Intel lleva años investigando esta vía con Loihi 2, un chip neuromórfico de investigación. También, ha desarrollado Lava, un marco abierto para programar aplicaciones neuromórficas. Por su parte, IBM, con NorthPole, explora otra ruta: integrar memoria y cálculo dentro del propio chip para mejorar la eficiencia en tareas de inferencia –que extraen información implícita a partir de patrones, textos o imágenes–.

Estos chips no necesariamente usarán obleas de silicio tradicionales. Por ejemplo, investigadores de la Universidad de Cambridge han trabajado hace poco con materiales basados en óxido de hafnio para crear memristores estables y de bajo consumo.

¿Sustituirán a la tecnología actual?

Esta tecnología no va a sustituir en el corto plazo a los procesadores GPU que entrenan grandes modelos de lenguaje, ni formará parte de cerebros artificiales en los móviles que compremos las próximas navidades. Esos escenarios aún están lejos.

Su potencial inmediato está en la IA en el borde o edge AI, que funciona en el propio dispositivo del usuario, sin enviar todos los datos a la nube. Las aplicaciones donde tiene más sentido son aquellas que necesitan responder rápido, consumir poco y procesar datos localmente. Por ejemplo, en un parche médico que monitoriza señales corporales, un audífono que filtra sonidos, un robot que se mueve por un hospital o un sensor industrial que detecta fallos.

La eterna promesa con límites muy acotados

Durante años, la computación neuromórfica fue una promesa elegante, pero difícil de llevar al mercado. Hoy hay prototipos y artículos científicos, aunque programar estos sistemas no es sencillo. Faltan estándares y pasar del laboratorio a la fabricación masiva puede llevar años.

En el futuro, probablemente, serán una pieza más dentro de un ecosistema de hardware que cada vez es más diverso: GPU, aceleradores especializados, chips de memoria, sensores inteligentes y memristores.

La pregunta más interesante no es si reemplazarán a todo lo demás, sino en qué tareas serán mejores.

The Conversation

Este trabajo ha sido apoyado por el Gobierno Regional de Cantabria y financiado por la UE bajo el proyecto de investigación 2023-TCN-008 UETAI.

– ref. Chips neuromórficos, neuronas digitales que procesan y guardan información – https://theconversation.com/chips-neuromorficos-neuronas-digitales-que-procesan-y-guardan-informacion-282691

¿Frustrado con su banco? Por qué la IA es mejor que las encuestas para entender las quejas de los clientes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Jesús Segovia Vargas, Profesor titular de Economía Financiera y Contabilidad, Universidad Complutense de Madrid

jkcDesign/Shutterstock

Todos nos hemos visto en la misma situación: tras una llamada telefónica con nuestro banco para solventar un problema, una voz automatizada nos pide que respondamos a una breve encuesta (por ejemplo: “¿Recomendaría nuestro servicio a un familiar o conocido? Responda del 1 al 10”).

Esta aparente simple pregunta es en realidad una métrica, el Net Promoter Score o índice de promotores neto (NPS). Junto con los cuestionarios tradicionales, es el modo más habitual en que los bancos miden la satisfacción de sus usuarios.

Sin embargo, es un procedimiento muy limitado para reflejar la experiencia real del cliente. No capta las emociones, los matices ni los verdaderos motivos de frustración o satisfacción que espontáneamente surgen en las llamadas.

Ahora, en un contexto en el que la inteligencia artificial está en todo su apogeo, es posible mejorar las estrategias de marketing mediante el análisis masivo de conversaciones telefónicas reales.

‘Valore del 1 al 10’: un modelo agotado

Los productos bancarios están cada vez más estandarizados y son más accesibles digitalmente. Por tanto, la ventaja competitiva de una entidad ya no depende tanto de sus productos sino de la calidad de su servicio. Se estima que las malas experiencias en la atención explican aproximadamente el 20 % del abandono de clientes en este sector.

El carácter estático de las métricas limita el proceso de medición de la satisfacción de los clientes, pues se pierde la interacción entre el usuario y el banco. Además, hay un sesgo de auto-selección, pues estas encuestas suelen reflejar las percepciones de una pequeña proporción de clientes (los muy satisfechos o los extremadamente enfadados).

Los primeros modelos de análisis de texto (que procesan y extraen información de valor de grandes volúmenes de datos lingüísticos no estructurados) tampoco han resuelto el problema, ya que se pierde la riqueza lingüística de las personas, reduciéndola a etiquetas cerradas como “Satisfecho” o “Insatisfecho”, y no captan el contexto de la queja.




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‘Escucha’ a gran escala: aprendizaje automático e IA generativa

Hemos creado un modelo de análisis de la experiencia de clientes bancarios combinando el aprendizaje competitivo con la inteligencia artificial generativa cuyo funcionamiento se divide en tres etapas:

  1. Las transcripciones de texto de las llamadas telefónicas se limpian de ruidos (como muletillas o risas) y anonimizan para cumplir con la normativa de privacidad de datos del sector bancario.

  2. El sistema organiza las conversaciones en grupos temáticos de forma automatizada y transparente mediante un algoritmo de aprendizaje competitivo.

  3. Se aplica un modelo de IA generativa de generación aumentada por recuperación (que le permite buscar información actualizada, reduciendo errores y aportando datos precisos) y reordenación semántica (que le permite entender el contexto y la intención del lenguaje humano).

Estas herramientas permiten que los analistas interroguen al sistema haciendo preguntas en lenguaje natural. Por ejemplo: “¿Cuáles fueron los principales motivos de insatisfacción este mes?”. También, pueden recibir al instante respuestas detalladas basadas directamente en la evidencia de las llamadas reales.

Aplicamos nuestra herramienta a 10 062 406 de conversaciones telefónicas entre clientes y agentes, recogidas mensualmente por una institución financiera durante dos años.

Menos quejas, más autonomía y más eficiencia

¿Qué mejora nuestro modelo cuando analiza millones de horas de conversación? Básicamente, la capacidad de extraer las necesidades explícitas de los usuarios. No solo diagnostica el descontento, sino que proporciona el conocimiento para erradicarlo.

Detecta con precisión los problemas reales que llevan al cliente a llamar a la entidad. Así, los analistas bancarios pueden rediseñar las aplicaciones móviles y los canales digitales para poder reducir las quejas.

A continuación, exponemos de manera gráfica un ejemplo de la interfaz sobre cómo se pregunta y se genera la respuesta:

Se puede observar su gran capacidad de detectar aquellos problemas que provocarían llamadas recurrentes a los centros de atención al cliente. Esto permite rediseñar más eficientemente los servicios digitales y las funcionalidades de autoservicio. De este modo, se fomenta la autosuficiencia del cliente al permitirle resolver sus gestiones de forma independiente y sencilla. Al reducir su esfuerzo, aumenta drásticamente la lealtad y confianza del usuario hacia su entidad.

Además, la retroalimentación continua del sistema permite que los bancos identifiquen nuevos problemas, se anticipen a la insatisfacción y diseñen y rediseñen intervenciones específicas. Así, se mejora tanto la eficiencia operativa como la calidad de la relación. Todo esto provoca nuevamente una reducción significativa de llamadas telefónicas asistidas. Como resultado, se disminuye sensiblemente tanto la carga de trabajo de los agentes como los costes operativos para la empresa.

Más de diez millones de llamadas

La efectividad de la herramienta se demostró con una doble auditoría. Primero, por analistas expertos que otorgaron al sistema puntuaciones sobresalientes (alrededor de 5 sobre un máximo de 5). Por otro lado, hicimos una validación cruzada para comparar las respuestas del modelo con las de otros sistemas de inteligencia artificial como Gemini y DeepSeek. Los niveles de coincidencia semántica fueron superiores al 90 % y 85 % respectivamente.

Además de los buenos resultados en términos de análisis de las respuestas de los clientes, nuestro sistema demostró una mejor eficiencia computacional, al reducir los tiempos de ejecución y los costes en la nube, alineándose con los objetivos de sostenibilidad energética de las organizaciones.

Con la integración del aprendizaje automático y los modelos lingüísticos, el futuro de la experiencia bancaria ya no se decidirá rellenando casillas del 1 al 10, sino escuchando con inteligencia lo que los clientes dicen.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ¿Frustrado con su banco? Por qué la IA es mejor que las encuestas para entender las quejas de los clientes – https://theconversation.com/frustrado-con-su-banco-por-que-la-ia-es-mejor-que-las-encuestas-para-entender-las-quejas-de-los-clientes-287057

El laberinto burocrático de las devoluciones de migrantes: por qué España no puede expulsar sin más a quienes entran

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jordi Regí Rodríguez, Profesor de Derecho Internacional Publico y de la Unión Europea, Universidad Francisco de Vitoria

Efectivos de la Guardia Civil desplegados en el puerto de Ceuta el pasado 31 de julio de 2026. Colinmthompson/Shutterstock

Los días 30 y 31 de julio entraron en Ceuta decenas de miles de personas. Unas llegaron a nado y otras cruzaron por accesos terrestres cuando los controles se vinieron abajo. La Guardia Civil ha confirmado 82 muertos y una ONG eleva el balance por encima de 140, contando los cuerpos recuperados en Marruecos. Muchos de los migrantes regresaron al país vecino en pocos días, pero varios miles siguen aún en Ceuta.

De ahí surge la pregunta: si entraron sin permiso, ¿por qué no se les devuelve sin más? Pues porque devolver no es un gesto policial. Es un procedimiento administrativo, con expediente y garantías. Y exige algo que no depende solo de España: que el Estado de destino acepte el retorno de la persona. En la frontera conviven, además, tres figuras jurídicas que el debate suele confundir.

Tres figuras fundamentales

  1. El rechazo en frontera es lo que se llama “devolución en caliente”. Existe desde 2015, y solo para Ceuta y Melilla, en la disposición adicional décima de la Ley de Extranjería. Permite rechazar de inmediato a quien intenta superar los elementos de contención, sin abrir expediente –esto es, sin el procedimiento escrito en el que se identifica a la persona, se la escucha y se dicta una resolución que puede recurrirse–. El Tribunal Constitucional lo declaró conforme a la Constitución en su sentencia 172/2020, pero impuso condiciones: aplicación individualizada, control judicial, respeto de las obligaciones internacionales y atención reforzada a las personas vulnerables, en particular a los menores.

    El caso N. D. y N. T. contra España se invoca a menudo como si el Tribunal Europeo de Derechos Humanos de Estrasburgo hubiera dado la razón a España, pero conviene precisar qué dijo.

    En 2014, dos migrantes que habían saltado la valla de Melilla junto a un grupo numeroso fueron devueltos inmediatamente a Marruecos, sin identificación ni examen individual. En 2017 una sala del citado tribunal condenó a España por expulsión colectiva, pero en 2020 la Gran Sala la absolvió: consideró que existían vías legales y efectivas para entrar y pedir protección, como el puesto fronterizo de Beni Enzar, y que los demandantes no las utilizaron, sino que optaron por saltar la valla en grupo y por un lugar no autorizado.

    Esa doctrina tiene un límite importante: solo funciona si tales vías existen y son realmente accesibles.

  2. La devolución es otra cosa. El artículo 58.3 de la Ley de Extranjería se aplica a quien pretende entrar ilegalmente. No exige expediente de expulsión, pero sí identificación, abogado, intérprete, audiencia, posibilidad de pedir protección internacional y resolución motivada y recurrible. Si no se ejecuta en 72 horas, mantener a la persona privada de libertad exige autorización judicial.

  3. La expulsión es una sanción por estancia irregular, con su propio expediente.

Cuál corresponde no puede decidirse en bloque: depende de cómo entró la persona y de cuándo y dónde fue localizada. De ese examen puede resultar una devolución, una expulsión, una solicitud de asilo, la protección de un menor o la detección de trata.

La sentencia que cambió el cálculo

El 29 de junio de 2026, el Tribunal Supremo resolvió el caso de un ciudadano argelino interceptado en el mar mientras nadaba hacia Ceuta y entregado a Marruecos. La resolución hizo una lectura literal de la norma: el rechazo en frontera se aplica a quien intenta entrar superando elementos de contención fronterizos. Como aquel hombre no había superado ninguno, correspondía la devolución con sus garantías, no el rechazo.

El Supremo añadió, sin embargo, que la norma podría aplicarse también en el mar si existieran elementos de contención marítimos y fueran superados.

Un mes después, la frontera se desbordó y ambos gobiernos señalaron a ese fallo. Aunque cuánto influyó es discutible, su efecto administrativo no: sin un elemento de contención que pueda ser superado, hay que tramitar la devolución individualmente.

Interior reaccionó deprisa. El 1 de agosto comenzó a instalar una barrera neumática y boyas de contención en el espigón del Tarajal. Con ellas crea precisamente el presupuesto físico que faltaba en el caso resuelto por el Supremo. Queda por ver qué ocurre con quien las rodee.

Plazos según los casos

Cuando todo encaja, un adulto interceptado al entrar ilegalmente en España puede estar de vuelta el mismo día. Basta que falle una pieza para que el calendario se alargue. La detención no puede superar 72 horas y, a partir de ahí, el internamiento requiere autorización judicial y puede llegar a 60 días.

El acuerdo bilateral de 1992 permite solicitar a Marruecos la readmisión de nacionales de terceros Estados llegados desde su territorio si la petición se cursa en diez días y se acredita esa procedencia. Sin identificación o documentación suficientes, el retorno se vuelve muy difícil. Si la persona pide protección internacional, la devolución se suspende. Y si es un menor, el acuerdo de 2007 da a España un mes para pedir el informe familiar y a Marruecos tres meses para identificarlo.

En 2025 la Unión Europea dictó 491 950 órdenes de salida y ejecutó 135 460 retornos a terceros países: menos del 28 % de las órdenes de salida dictadas.

Dónde se atasca

El primer cuello de botella es de la plantilla. Individualizar obliga a repetir por cada persona la identificación, el abogado de oficio, el intérprete, la audiencia y la resolución. Ceuta no llega a 90 000 habitantes y su colegio de abogados es pequeño. Multiplicar eso por miles desborda la estructura ordinaria.

El segundo es el reloj. Ceuta carece de centro de internamiento, y ni el Centro de Estancia Temporal de Inmigrantes (CETI) ni las instalaciones de acogida de urgencia cumplen esa función. Si el expediente no puede cerrarse a tiempo, la persona permanece en la ciudad mientras se tramita.

El tercero son los menores. A un menor no acompañado no se le expulsa ni se le devuelve como a un adulto. Queda bajo tutela, interviene el Ministerio Fiscal, debe ser escuchado y solo cabe repatriarlo cuando su interés superior quede garantizado mediante reunificación familiar o servicios de protección adecuados en origen.

En 2024 el Supremo declaró ilegales las devoluciones de menores desde Ceuta en 2021 por haberse prescindido del procedimiento, y habló de expulsión colectiva prohibida por el Convenio Europeo.

Qué cabe hacer

La primera tarea corresponde al legislador: aclarar el alcance del régimen especial en el perímetro marítimo e incorporar expresamente, en su caso, las garantías fijadas por el Constitucional. Una instrucción interna y unas boyas pueden resolver el problema operativo inmediato, pero no eliminan las dudas sobre el alcance de la norma.

Hay después un frente operativo. Un protocolo para llegadas masivas acordado con el Poder Judicial, la Fiscalía y la abogacía permitiría desplazar letrados e intérpretes en cuestión de horas. Individualizar no está reñido con ir deprisa cuando existen medios.

Queda por decidir qué capacidad de retención conforme a derecho necesita Ceuta. Sin ella, las 72 horas convierten cualquier plan de retorno masivo en una carrera contra el reloj. La nueva regulación europea sobre retorno, acordada provisionalmente este año por el Consejo y el Parlamento, tampoco elimina esas exigencias.

Nada de esto es un alegato contra el control de la frontera. Saltarse las garantías no resuelve nada: puede generar anulaciones, condenas y años de litigios, y deja intacta la dificultad operativa. La frontera no es un espacio sin derecho.

The Conversation

Jordi Regí Rodríguez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El laberinto burocrático de las devoluciones de migrantes: por qué España no puede expulsar sin más a quienes entran – https://theconversation.com/el-laberinto-burocratico-de-las-devoluciones-de-migrantes-por-que-espana-no-puede-expulsar-sin-mas-a-quienes-entran-291396

‘Así aprenderás’: lo que la serie coreana revela sobre la crisis del profesorado en América Latina

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Martín Flores Almendárez, Doctor en Educación y Maestro en Enseñanza de la Ciencia; Especialista en Capital Humano e integrante del CA en Gestión, Innovación Educativa y Tecnología, Universidad de Guadalajara

Fotograma de la serie _Así aprenderás_. Netflix

Las aulas de educación básica y media superior enfrentan una crisis silenciosa. El auge de las series coreanas sobre el mundo educativo refleja esta dolorosa realidad. Producciones como Así aprenderás no solo atrapan por su drama. Estas historias conectan con una profunda herida social que golpea con fuerza a América Latina.

El aula ya no es un espacio seguro de aprendizaje. Hoy las primarias y secundarias parecen zonas de conflicto permanente. En ellas, los maestros han perdido la autoridad que históricamente les convertía en figuras referenciales.

El reflejo coreano en las escuelas mexicanas

Así aprenderás ocupa el sexto lugar entre lo más visto en Netflix a escala global durante la primera mitad de 2026, con 48 millones de visualizaciones. Lidera, además, los listados semanales de habla no inglesa.

Trailer oficial de la serie “Así aprenderás”

En las pantallas vemos a estudiantes que desafían cualquier regla sin temor a las consecuencias. El acoso escolar o bullying se retrata con una crudeza que incomoda al espectador. Esta violencia de ficción no es ajena para las familias de México.

En el pasado inmediato, el maestro mexicano era un pilar respetado en la comunidad. Su palabra tenía un peso moral indiscutible para padres y alumnos. Hoy, esa figura de respeto se ha desmoronado casi por completo.

Las nuevas realidades sociales han transformado la dinámica dentro de los planteles. Los docentes ahora enfrentan amenazas, hostigamiento y agresiones físicas constantes. El aula se ha convertido en un territorio de alta vulnerabilidad emocional.

Un síntoma regional de norte a sur

La fantasía de intervención que plantea la serie responde a realidades que se viven en México y en otros países a diferentes niveles. Es el caso de la salud mental de los estudiantes. La realidad imita a la ficción de manera trágica y este ámbito se ha vuelto objeto de preocupación por parte de las instituciones.

Según un informe de la UNESCO sobre América Latina y el Caribe, alrededor del 20 % de los alumnos de educación superior sufren depresión, y hasta la mitad presentan algunos de sus síntomas. Además, el 15 % de los estudiantes ha tenido pensamientos suicidas y entre el 2 % y 3 % ha intentado suicidarse.

En Chile, el debate sobre el agobio y la violencia contra profesores ha escalado tras suicidios de docentes acosados por los adultos legalmente responsables de los jóvenes.

En Colombia, sindicatos de educadores reportan constantes amenazas y extorsiones dentro de planteles ubicados en zonas vulnerables.

En Argentina, el síndrome del desgaste profesional docente avanza debido a la hostilidad de entornos escolares cada vez más judicializados.

El origen del colapso: redes sociales, desigualdades y violencia estructural

Esta erosión de la autoridad no ocurrió de la noche a la mañana. La violencia que daña a los estudiantes surge de causas complejas: desigualdad económica, familias fragmentadas y redes sociales fuera de control.

Existen innumerables ejemplos trágicos de episodios traumáticos. Algunos tienen que ver con acusaciones hacia docentes y entre estudiantes que no pudieron ser acreditadas. Factores como el linchamiento digital desmedido, que afecta a los diversos agentes educativos, inciden en el nivel de volatilidad al que se está llegando en las aulas.

Estudiantes objeto de bullying extremo se convierten en víctimas de un ambiente escolar que acepta y legitima las conductas violentas. Ello debido a la huella de las agresiones que se producen a otros niveles de la sociedad y a la falta de una cultura sobre respeto a los derechos humanos de las niñas, niños y adolescentes.

La falta de protocolos preventivos claros lleva a directivos y autoridades educativas a aislar al maestro o ignorar al alumno acosado. La burocracia actual prefiere evitar el escándalo público antes que garantizar la protección física y emocional del personal docente.

Un escudo legal frente a las falsas denuncias

En México, la Ley General de Educación establece lineamientos para la cultura de paz y la convivencia escolar. Sin embargo, en la práctica, estos protocolos suelen sobrecargar al docente con burocracia sin brindarle protección legal efectiva.

Frente a este vacío, la respuesta organizada de los profesores a través de sindicatos y asociaciones profesionales ha comenzado a exigir cambios de fondo. La propuesta institucional busca evolucionar hacia marcos normativos nacionales de la mano del sindicato magisterial.

El objetivo es crear defensorías jurídicas especializadas y protocolos de presunción de inocencia para el personal educativo.

Un avance concreto en esta dirección es lo ocurrido en el estado mexicano de Aguascalientes. El Congreso local aprobó reformas para sancionar penalmente las acusaciones falsas contra el magisterio.

Esta iniciativa local, que se espera tenga eco a nivel federal en México, nos lleva a reflexionar si la ley debe equilibrar la balanza para que proteger a la infancia no signifique desamparar a quienes educan en las aulas. Como dice el personaje de Na Hwa Jin en la serie Así aprenderás: “el mundo se derrumbará si los adultos le tienen miedo a los niños”.

El peligro “tomarse la justicia por su mano”

La producción televisiva propone una solución extrema ante el caos escolar: un grupo de inspectores utiliza la fuerza física para someter a los estudiantes rebeldes. Esta respuesta violenta genera una peligrosa simpatía en el público de nuestra región.

La audiencia celebra que alguien ponga límites con mano dura. Este aplauso colectivo revela el hartazgo social ante la impunidad en las escuelas. Sin embargo, la violencia institucionalizada nunca será la respuesta educativa correcta. El deseo de ver castigos físicos muestra el fracaso de los protocolos actuales.

En cualquier caso, las normas de convivencia vigentes resultan insuficientes para frenar el acoso cotidiano. Los maestros se sienten atados de manos frente a conductas delictivas de menores.

Sobreprotección de los hijos

El problema educativo actual tiene raíces profundas en la estructura familiar moderna. Muchos padres de familia adoptan posturas defensivas y sobreprotectoras con sus hijos. Ante cualquier llamado de atención, prefieren confrontar y denunciar al docente.

Esta actitud impide que el alumno asuma la responsabilidad de sus actos. El límite entre la disciplina justa y el maltrato se ha vuelto difuso, y los profesores prefieren omitir sanciones antes de enfrentar una demanda legal o un despido.

La falta de consecuencias fomenta la repetición de conductas hostiles entre los jóvenes. Así, el acoso escala sin que las escuelas tengan herramientas eficaces de contención. La pedagogía del diálogo parece perder la batalla frente a la indiferencia general.

Una pregunta incómoda sobre el futuro

El éxito de las serie coreana no es un simple entretenimiento de fin de semana: es el síntoma de una sociedad que ha comenzado a normalizar el desamparo de sus guías. Cuando el espectador aplaude la violencia del inspector coreano, está confesando, en realidad, su propia impotencia.

El aula es el primer ensayo de la vida en democracia. Si permitimos que el salón de clases sea un espacio donde gobierna la ley del más fuerte, ¿qué tipo de ciudadanos estamos formando para el mañana? ¿Es el miedo el único lenguaje que nos queda para sostener el orden?

Dignificar al maestro no es un asunto laboral o gremial; es un acto de supervivencia colectiva. La próxima vez que veamos a un docente dudar antes de corregir a un alumno o a un padre exigir inmunidad para su hijo, hagamos esta pregunta: cuando el maestro finalmente guarde silencio para siempre, ¿quién se encargará de educar a nuestros hijos?

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ‘Así aprenderás’: lo que la serie coreana revela sobre la crisis del profesorado en América Latina – https://theconversation.com/asi-aprenderas-lo-que-la-serie-coreana-revela-sobre-la-crisis-del-profesorado-en-america-latina-287745

Septiembre, infancia y calor: los colegios como refugios climáticos de los barrios

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Andrea Nóblega Carriquiry, Profesora Asociada. Facultad de Economía y Empresa. UOC – Universitat Oberta de Catalunya, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Un patio escolar como a refugio climático naturalizado. Isabel Ruiz Mallén.

Las olas de calor han dejado de ser eventos puntuales del verano; ahora también se extienden a los meses de primavera y otoño, afectando a la vida en nuestras ciudades. Las superficies grises de asfalto y hormigón retienen y acentúan el calor, aumentando la incomodidad térmica de la población, aunque no afecta a todo el mundo por igual.

El Observatorio del Clima Europeo señala a la población infantil de barrios socioeconómicamente desfavorecidos como uno de los colectivos más vulnerables al aumento de las temperaturas. Es aquí donde hay que concentrar los esfuerzos para crear ciudades más equitativas y resilientes al calor.

Los niños y niñas son más vulnerables

La vulnerabilidad de la población infantil al calor extremo es mayor que la de los adultos. Principalmente, por dos razones.

De un lado, como señala el informe de UNICEF (2023) y corrobora el pediatra Ferran Campillo, el sistema termorregulador de los niños y niñas todavía es demasiado inmaduro para adaptarse de manera eficaz al calor extremo. Su tasa de sudoración es menor que la de los adultos y, por tanto, tienen menos capacidad para reducir la temperatura de su cuerpo. También producen más calor por kilogramo de peso, con una relación entre su superficie y su masa corporal más elevada. El riesgo de deshidratación en la infancia es, en consecuencia, mucho mayor.

Por otro lado, la infancia todavía no ha desarrollado plenamente las habilidades ni adquirido los conocimientos necesarios para protegerse del calor, y a menudo tampoco tiene la capacidad de disponer de los recursos necesarios para hacerlo. Un grupo de niños y niñas puede estar jugando a pleno sol sin pensar en beber agua o descansar a la sombra; o pueden tener la intención de hacerlo, pero no encontrar una fuente de agua potable o un árbol que les dé cobijo. Esta situación es, desgraciadamente, cotidiana en los patios escolares y en muchas zonas de juego del espacio público que no están adaptadas como refugios climáticos.

Cuando el calor no da tregua

En los barrios socioeconómicamente más desfavorecidos, esta vulnerabilidad adquiere una dimensión acumulativa, que se conoce como el ciclo de estrés térmico: sienten calor durante todo el día. Muchos niños y niñas de estos entornos sufren las altas temperaturas durante la noche en viviendas mal aisladas o climatizadas de forma deficiente, lo que dificulta su descanso. Durante el día, acuden a escuelas poco acondicionadas, donde los patios pavimentados actúan como auténticos hornos urbanos, superando los 35 °C. Por la tarde, la falta de zonas verdes en sus barrios les impide encontrar refugios climáticos exteriores.

Este ciclo no solo genera malestar físico. La evidencia demuestra que la fatiga cognitiva derivada de la exposición continuada al calor afecta al bienestar emocional, la atención y el rendimiento académico: a más días de calor intenso, menor ritmo de aprendizaje.

Hacia una adaptación climática basada en la naturaleza

Ante este escenario, las medidas tradicionales suelen ser reactivas e incrementales, como instalar sistemas de aire acondicionado que aumentan el consumo energético y generan más calor hacia el exterior. Al aire libre, se utilizan toldos o cubiertas temporales de plástico u otros materiales que a menudo acaban actuando como invernaderos en lugar de reducir la temperatura.

Para conseguir una verdadera adaptación transformadora, hay que reconfigurar los espacios y las infraestructuras urbanas desde la raíz de la vulnerabilidad. Aquí es donde entran en juego las Soluciones basadas en la Naturaleza (SbN), entendidas como acciones que protegen los ecosistemas y amortiguan los impactos climáticos a la vez que generan beneficios sociales y medioambientales: más vegetación, sombra natural, suelo permeable o fuentes de agua.

Transformar los patios de hormigón en “patios vivos” o refugios climáticos y pacificar los entornos escolares con elementos naturales como las SbN permite reducir las temperaturas locales y crear entornos saludables y lúdicos.

Escuchar a los barrios, el profesorado y la infancia

Sin embargo, plantar vegetación o renaturalizar patios son soluciones que no garantizan por sí mismas resultados justos. Las SbN solo alcanzan su verdadero potencial transformador cuando incorporan explícitamente tres dimensiones clave de la equidad social:

  1. La distribución de espacios verdes en la ciudad o “equidad distributiva”, entendiendo que los beneficios deben llegar allí donde más se necesitan. Normalmente, las zonas verdes se concentran en los barrios de mayor renta (luxury effect). Una planificación justa debe priorizar la renaturalización de entornos y espacios escolares situados en los distritos con mayores índices de vulnerabilidad socioeconómica y menor cobertura vegetal.
¿Cómo adaptamos las ciudades al calor extremo? Tres proyectos de la UOC que van en esta dirección.
  1. Una gobernanza inclusiva del verde urbano o “equidad procedimental”, entendiendo que la toma de decisiones no debe ser un proceso exclusivamente tecnocrático. Diseñar y transformar un entorno o patio escolar requiere una gobernanza participativa e inclusiva, que involucre a la comunidad educativa en todas las fases del proyecto.

  2. El reconocimiento y la incorporación de la voz de la infancia en el diseño del verde urbano o “equidad de reconocimiento”, asumiendo que la infancia no debe ser vista simplemente como un sujeto pasivo al que proteger del calor, sino como un actor social con vivencias, necesidades y saberes propios. Reconocer cómo experimentan el calor implica integrar activamente sus perspectivas en la cocreación de los nuevos entornos renaturalizados.

Los colegios como motor de equidad urbana

Renaturalizar los patios de los centros educativos públicos transciende la mera regulación térmica y los límites físicos de los colegios. Los patios vivos se convierten en extensiones del aula donde realizar actividades educativas al aire libre y fomentar el juego libre e inclusivo durante y después del horario escolar. Cuando estos espacios se abren a la ciudadanía los fines de semana, refuerzan la cohesión comunitaria, ejerciendo como refugios climáticos para el barrio.

Transformar la ciudad a través de sus colegios no es una opción estética ni un lujo, sino una urgencia de salud pública y de justicia ambiental que garantiza el derecho a la ciudad y al bien común desde la infancia.

The Conversation

Isabel Ruiz Mallén ha recibido fondos del programa Horizon 2020 de la Unión Europea (101003758) y la Agencia Española de Investigación (PCI2022-132958, MCIN/AEI/10.13039/501100011033).

Andrea Nóblega Carriquiry no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Septiembre, infancia y calor: los colegios como refugios climáticos de los barrios – https://theconversation.com/septiembre-infancia-y-calor-los-colegios-como-refugios-climaticos-de-los-barrios-291311

Un nuevo mapa para un viejo problema: cómo representamos el hambre mundial

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

Rui Elena/Shutterstock

Durante siglos hemos aprendido cómo es el mundo mirando mapas que, en realidad, nunca han mostrado el planeta exactamente tal cual es. El 4 de septiembre de 2026, la Asamblea General de Naciones Unidas abordó esta cuestión al considerar la iniciativa “Correct the Map”, destinada a promover una representación cartográfica más equilibrada del planeta, especialmente de África. La propuesta cuestiona el predominio de la proyección de Mercator y favorece alternativas que respetan mejor la superficie relativa de los continentes, como “Equal Earth”.

Mapamundi
Mapamundi con la proyección Equal Earth, recomendada por la ONU.
Equal Earth, CC BY

Puede parecer una discusión exclusivamente cartográfica, pero cambiar el mapa también invita a preguntarnos: ¿influye el modo de dibujar el mundo en la manera en que percibimos problemas globales como el hambre?

África nunca fue tan pequeña

La proyección de Mercator nació en el siglo XVI y resultó extraordinariamente útil para la navegación. El problema aparece cuando la utilizamos como representación general del planeta.

Mapamundi
Mapamundi con la proyección de Mercator.
Wikimedia Commons, CC BY

Al trasladar una esfera a una superficie plana necesariamente tenemos que distorsionar alguna propiedad. Mercator conserva especialmente bien los ángulos y las direcciones, pero deforma las superficies cuanto más nos alejamos del ecuador. Como consecuencia, territorios situados en latitudes septentrionales parecen gigantescos, mientras que las regiones próximas al ecuador aparecen proporcionalmente menores. África es uno de los ejemplos más evidentes.

Esto no significa que los mapas hayan provocado las desigualdades internacionales ni que cambiar de proyección vaya a modificar las relaciones de poder, pero sin duda estas representaciones son instrumentos de comunicación. Y aquello que ocupa más espacio ante nuestros ojos puede adquirir, consciente o inconscientemente, mayor presencia en nuestra representación mental del mundo.

Aquí entra en escena el hambre.

El mapa mundial del hambre es muy diferente

Según la edición de 2026 de The State of Food Security and Nutrition in the World, en 2025 aproximadamente 645 millones de personas padecieron hambre, lo que representaba el 7,8 % de la población mundial. La cifra descendió por tercer año consecutivo, aunque esta mejora global esconde enormes diferencias regionales y la persistencia de numerosos puntos críticos de inseguridad alimentaria, especialmente en contextos marcados por conflictos, desplazamientos, crisis económicas y fenómenos climáticos extremos.

En África, alrededor de 309 millones de personas estaban subalimentadas, aproximadamente el 20 % de sus habitantes, frente a unos 292 millones en Asia. Además, el 56,6 % de la población africana experimentó inseguridad alimentaria moderada o grave. Las proyecciones de la Organización de las Naciones Unidas para la Alimentación y la Agricultura (FAO) apuntan, además, a que en 2030 África podría concentrar alrededor del 56 % de todas las personas que padezcan hambre en el mundo.

Por eso resulta interesante preguntarnos qué ocurre cuando estos datos se representan sobre un mapa. Si coloreamos los países según su prevalencia de hambre utilizando el atlas de Mercator, los números siguen siendo absolutamente correctos. Pero la superficie visual sobre la que aparecen esos números no es neutral: África queda reducida respecto a regiones septentrionales. Usar una proyección de área equivalente corregiría buena parte de esa desproporción.

Pero entonces surge otra paradoja.

Ni siquiera un mapa territorialmente correcto muestra necesariamente bien el hambre

Equal Earth puede representar mucho mejor el tamaño relativo de los continentes, pero el hambre no afecta a kilómetros cuadrados. Afecta a personas.

Imaginemos dos países. Uno es enorme y tiene diez millones de habitantes, y el otro es pequeño y alberga cien millones. Aunque ambos presentasen idéntica prevalencia de inseguridad alimentaria, un mapa basado exclusivamente en superficie territorial otorgaría mucho más espacio visual al primero.

Mapa de Europa
Cartograma elaborado para representar comparativamente la densidad de población en los países de la Unión Europea.
Wikimedia Commons, CC BY

Por tanto, para comprender realmente la geografía del hambre necesitamos distinguir al menos tres mapas del mundo. Mientras que el primero representa el territorio y el segundo la población, el tercero debería reflejar el número de personas que padecen hambre o inseguridad alimentaria. Los tres podrían tener formas sorprendentemente diferentes.

Existen para ello los llamados cartogramas, mapas temáticos en los que el tamaño de las regiones geográficas aumenta o disminuye en función de una variable estadística determinada, como la población, la renta o cualquier otra magnitud de interés.

Quizá sea ese el verdadero “mapa del hambre”.

¿Puede un mapa influir incluso en nuestras decisiones?

La ciencia ha mostrado que la forma de presentar una misma información cartográfica puede influir en nuestra percepción e incluso inclinar la balanza en determinadas decisiones.

Podríamos comprobar si algo similar ocurre con el hambre mostrando a distintos grupos los mismos datos de inseguridad alimentaria mediante tres representaciones: Mercator, Equal Earth y un cartograma ponderado por el número de personas afectadas. Después se les podría preguntar qué regiones consideran prioritarias o cómo distribuirían recursos destinados a combatir el hambre. Si las respuestas cambiasen únicamente por la representación utilizada, podríamos estar ante un sesgo cartográfico en la percepción de la seguridad alimentaria mundial. Aún no sabemos si ese efecto existe específicamente en este contexto y habría que demostrarlo experimentalmente.

Los mapas son potentes instrumentos de comunicación, pero no fotografías neutrales del planeta: toda proyección implica decidir qué propiedades conservar y cuáles distorsionar.

El nuevo mapa no cambia dónde está el hambre, pero quizá sí cómo somos capaces de verla.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Un nuevo mapa para un viejo problema: cómo representamos el hambre mundial – https://theconversation.com/un-nuevo-mapa-para-un-viejo-problema-como-representamos-el-hambre-mundial-291380

El planeta negro TrES-2b, un mundo de eterna oscuridad

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Vázquez Monzón, Profesor Ayudante Doctor, especializado en Astrofísica y Astrodinámica, Universidad Loyola Andalucía

El planeta más oscuro, TrES-2, localizado en el campo de visión del telescopio espacial Kepler. NASA/Ames/JPL-Caltech, CC BY

¿Puede existir un planeta tan oscuro que parezca desaparecer en el espacio? Aunque ningún planeta conocido absorbe literalmente toda la luz que recibe, algunos se acercan sorprendentemente a ese límite. Y entre ellos destaca TrES-2b.

TrES-2b, situado a unos 750 años luz de la Tierra, es un gigante gaseoso de tamaño similar a Júpiter que ostenta un récord sorprendente: es el planeta más oscuro jamás descubierto. Aunque supera los 1 100 °C y emite un tenue resplandor rojizo, su atmósfera, rica en vapor de sodio, óxido de titanio y posiblemente partículas de hollín, absorbe casi toda la luz que recibe, haciéndolo más negro que el carbón.

Su estudio ha revelado hasta qué punto la atmósfera de un planeta puede modificar su apariencia y ha abierto una ventana a algunos de los ambientes más extremos conocidos fuera del Sistema Solar.

El fin del brillo

Durante mucho tiempo, los astrónomos asumieron que los planetas gigantes gaseosos serían relativamente brillantes. Al fin y al cabo, en nuestro Sistema Solar, Júpiter y Saturno reflejan una parte apreciable de la luz solar gracias a las nubes presentes en sus atmósferas. Sin embargo, el descubrimiento de exoplanetas ha demostrado que la naturaleza puede producir mundos muy diferentes.

TrES-2b fue descubierto en 2006 mediante el método del tránsito, que detecta la disminución de brillo de una estrella cuando un planeta pasa por delante de ella.




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Las observaciones realizadas posteriormente revelaron una característica inesperada: el planeta reflejaba una cantidad extraordinariamente pequeña de luz visible. De hecho, es tan oscuro que refleja menos del 1 % de la radiación que recibe.

La explicación más probable de este fenómeno combina varios factores. En primer lugar, las altísimas temperaturas de TrES-2b impiden la formación de nubes brillantes que podrían reflejar la luz estelar. Además, la atmósfera contiene átomos de sodio y potasio gaseosos, y otras moléculas capaces de absorber eficazmente la radiación visible. Sin superficies sólidas ni nubes reflectantes, gran parte de la luz penetra en las capas profundas de la atmósfera y queda atrapada en forma de calor.

Este resultado sorprendió a la comunidad científica porque incluso muchos de los cuerpos más oscuros conocidos presentan una reflectividad superior. En términos visuales, TrES-2b sería más oscuro que el carbón y comparable a algunos de los materiales artificiales más absorbentes desarrollados por el ser humano.

El albedo: medir la oscuridad de un mundo

La propiedad que permite cuantificar cuánta luz refleja un objeto se denomina albedo. Un albedo de 1 corresponde a un cuerpo que refleja toda la luz, mientras que un albedo de 0 indicaría que toda la luz incidente es absorbida.

Los planetas cubiertos por nubes brillantes suelen presentar albedos elevados. Venus, por ejemplo, refleja gran parte de la radiación solar gracias a su espesa capa de nubes de ácido sulfúrico. La Tierra también posee un albedo relativamente alto debido a las nubes, los océanos y las superficies heladas.

TrES-2b se sitúa en el extremo opuesto. Su albedo es tan bajo que apenas devuelve luz al espacio. Esta característica lo convierte en uno de los mejores ejemplos conocidos de lo que popularmente podría denominarse un “planeta negro”.

Sin embargo, conviene matizar que no es completamente invisible. Debido a las enormes temperaturas que alcanza, el planeta emite una tenue luz rojiza generada por su propio calor. Es decir, aunque absorbe casi toda la luz que recibe de su estrella, también brilla ligeramente por la energía acumulada en su atmósfera.




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Absorción térmica extrema

La oscuridad de TrES-2b no es solo una curiosidad visual. También tiene consecuencias importantes para su clima.

Cuando un planeta refleja poca luz, absorbe una mayor proporción de la energía procedente de su estrella. Este fenómeno favorece una absorción térmica extrema, elevando la temperatura atmosférica hasta valores superiores a los mil grados Celsius.

La energía absorbida modifica la química de la atmósfera, altera los patrones de circulación y puede dificultar aún más la formación de nubes reflectantes. Los investigadores creen que podría existir un “mecanismo de retroalimentación”: la ausencia de nubes reduce el albedo; el bajo albedo incrementa la absorción de energía; y las altas temperaturas dificultan de nuevo la aparición de nubes.

El resultado es una atmósfera extraordinariamente caliente y oscura, muy distinta de cualquier entorno planetario presente en nuestro Sistema Solar.

Más allá de TrES-2b

Los planetas negros permiten estudiar cómo interactúan la radiación, la química atmosférica y la dinámica climática en condiciones extremas. También ayudan a mejorar los modelos utilizados para interpretar las observaciones de exoplanetas lejanos.

A medida que los telescopios actuales y futuros sean más precisos, es probable que aparezcan nuevos ejemplos de planetas extremadamente oscuros. Y podremos detectarlos, aunque parezcan desaparecer confundiéndose en la oscuridad del universo.

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Carlos Vázquez Monzón no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El planeta negro TrES-2b, un mundo de eterna oscuridad – https://theconversation.com/el-planeta-negro-tres-2b-un-mundo-de-eterna-oscuridad-284671

Los cuatro motivos que explican los desastrosos resultados de España en el último informe PISA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Solano Altaba, Profesora de la Facultad de Humanidades y CC. Comunicación Universidad CEU San Pablo, Universidad CEU San Pablo

Rido / Shutterstock

España ha caído a mínimos históricos en las tres competencias que evalúa el trianual Informe PISA elaborado por la OCDE: matemáticas, ciencias y comprensión lectora. Además, queda por debajo de la media y las puntuaciones descienden aún más que otros países. Y eso sin tener en cuenta que el sesgo es siempre positivo, como revela el que hayan expulsado a Cataluña de la medición porque se ha demostrado que excluía de las pruebas a un número elevado no autorizado de estudiantes.

Estos desastrosos resultados parecen responder a varios motivos: un sistema educativo que no fomenta el esfuerzo, la irrupción de las pantallas con la consecuente pérdida de atención y la reciente aparición de la IA, en la que muchos estudiantes delegan el proceso que les permitiría aprender.

Un batacazo sin paliativos

Los datos indican que un alumno de 15 años en 2025 lee como uno de 13 en 2022. Los estudiantes españoles están a curso y medio de los ingleses. Y la brecha con los países vecinos no para de agrandarse. En España tenemos muchos menos alumnos excelentes que los sistemas más competitivos (sólo un 4 %), a la vez que arrastramos muchos más alumnos mediocres con bajo rendimiento (un 24 %).

¿Cómo se ha llegado hasta esta situación? El camino es tan complejo que sería un error poner el foco de atención en un único factor. Además, los informes PISA no son perfectos y no siempre sirven para corregir el rumbo de las políticas educativas de los estados participantes.

Con todo y con eso, la marcada tendencia bajista de todos los indicadores muestra la urgencia de plantear soluciones para evitar toparnos con toda una generación perdida que llegará al mercado laboral en menos de una década.

En este cóctel molotov del desastre educativo, destacan cuatro elementos sobre los que podemos intervenir para evitar una catástrofe mayor que se extienda en el tiempo: aumentar el grado de exigencia, fomentar el valor del esfuerzo, recuperar el foco de atención y poner límites al mal uso de la inteligencia artificial.

La exigencia como derecho

Cuando se habla del derecho a la educación, se circunscribe en demasiadas ocasiones a la controvertida polémica alrededor de la libertad de elección de centro educativo o al debate sobre el presupuesto destinado a esta área, con consecuencias como la ratio de alumnos por profesor. Pero el origen de ese derecho es el del derecho a aprender, a saber más, a mejorar, a tener más oportunidades profesionales, a estar mejor preparados para la vida adulta. Y para que se cumpla este compromiso constitucional, es imprescindible garantizar ese aprendizaje.

La única manera de consolidar ese proceso formativo es con exigencia. Porque está demostrado que la manera de aprender requiere del esfuerzo cognitivo (Damasio, 2021): análisis, síntesis, repetición, práctica a través de distintos formatos, validación de los contenidos con pruebas de evaluación… Y este proceso no es fácil ni cómodo para el estudiante, que suele preferir cualquier otra actividad lúdica o más sencilla de llevar a cabo (Kahneman, 2013). Como bien explica Gregorio Luri en uno de sus más famosos libros, la escuela no es un parque de atracciones (Luri, 2022).

El problema se agrava si, como ha sucedido en España, se tratan de tapar las elevadas tasas de fracaso escolar con leyes educativas que fomentan la promoción de curso incluso sin haber alcanzado las competencias necesarias en todas las materias. Es decir, se admite que el sistema no será capaz de preparar de manera al menos suficiente a todos los alumnos, pero para evitar que se queden atrapados en las aulas de la educación obligatoria, se les va dejando pasar de curso sin que aprendan lo que tienen que saber.

Esa bajada sustancial del nivel de exigencia no es nueva en nuestras leyes educativas, pero está más acusada en la vigente, la Lomloe. Y la consecuencia no sólo ha sido el aumento del número de estudiantes con bajo rendimiento, sino una percepción generalizada de todos los alumnos de que no hace falta esforzarse demasiado para promocionar. Para no dejar a nadie atrás se ha frenado al conjunto.

Recuperar el foco de atención

Los resultados del último Informe PISA, con datos evaluados de 2025, se esperaban con enorme interés porque se entendía que los de 2022 estaban distorsionados por el efecto de la pandemia. La realidad ha sido tremenda y, por extendida entre muchos países, fuertemente corroborada: hemos ido a peor. Uno de los motivos es que las diferentes condiciones de vida de los alumnos durante los confinamientos hicieron bajar los niveles de exigencia. Otro es la coincidencia de la covid-19 con la apresurada y poco meditada digitalización de las aulas en todas las etapas educativas.

No se puede demonizar el uso de la tecnología en el aula, muy necesaria en determinadas circunstancias e imprescindible para garantizar la correcta formación de los estudiantes en destrezas y habilidades que les serán exigidas en el entorno laboral. Pero tampoco se puede caer en el error de negar que aquella digitalización sin límites abrió la puerta a que niños y adolescentes sin suficiente control aún de sus impulsos tuvieran delante de ellos una variadísima oferta de entretenimiento (IAB, 2026) que distrajo su atención (Solano-Altaba, 2025).

Además, son ya abundantes los estudios científicos que demuestran que nos encontramos ante un verdadero problema de salud pública (Martínez-González, 2023) causado por el riesgo de adicción que produce el uso de pantallas y, en particular, de redes sociales.




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El problema de las pantallas va más allá del momento de su uso puntual, que puede llegar a controlarse bien prohibiendo la presencia de dispositivos, bien limitando su uso con determinadas técnicas. Pero mientras haya ciertas horas de uso, aunque sea para mero entretenimiento, el problema de la atención seguirá ahí. La razón fundamental es que va deteriorando nuestra capacidad para prestar atención de manera sostenida a tareas que producen pocos picos de dopamina (Hari, 2023). Si los alumnos utilizan para estudiar, las posibilidades de dejar de prestar atención son elevadas (Fournier, y otros, 2026). Además de que puede generar problemas de salud mental (Haidt, 2024), especialmente entre niños y adolescentes, que afecten a su capacidad de aprendizaje.

La delegación cognitiva es peligrosa

Hay un último elemento fundamental que se ha colado ya, aunque con poca concreción estadística, en los últimos resultados del Informe PISA: la irrupción de la IA como herramienta habitual en las rutinas de estudio y trabajo de los alumnos. Un reciente estudio con una amplia muestra representativa, midió el desempeño de estudiantes que usaban IA frente a los que no la usaban. En la entrega de tareas puntuales, aquellos que usaban IA puntuaban por encima de sus compañeros. Sin embargo, fracasaban a la hora de completar los exámenes de final de curso. Es decir, cuando se trabaja con IA, el aprendizaje no es significativo.

En cierto modo, la IA sobreprotege porque hace fácil lo difícil y resuelve problemas complejos sin esfuerzo y con resultados muy satisfactorios. Los estudiantes que la utilizan corren el riesgo de perder la confianza en sus propias capacidades, ver mermada su autoestima y generar una profunda dependencia. Además, no logran desarrollar pensamiento crítico porque no tienen con qué contrastar los resultados aportados por la IA y quedan al albur de las decisiones tomadas por algoritmos que escapan a su control.

El cóctel molotov del desastre educativo está en plena ebullición. De nosotros depende solventar el problema generado a la generación que ahora está estudiando y evitar que se repita en las venideras.

Trabajos citados
Damasio, A. (2021). Sentir y saber. Barcelona: Destino.
Fournier, H., Fournel, A., Osiurak, F., Koenig, O., Pâris, F., Gaujoux, V., & Ringeval, F. (2026). Attention hijacked: How social media notifications disrupt cognitive processing. Computers in Human Behavior(179), 108926. doi:https://doi.org/10.1016/j.chb.2026.108926
Haidt, J. (2024). La generación ansiosa. Bilbao: Deusto.
Hari, J. (2023). El valor de la atención. Madrid: Península.
IAB. (2026). Estudio de Redes Sociales 2026. Madrid: IAB. Obtenido de https://iabspain.es/estudio/estudio-redes-sociales-2026-iab-spain/
Kahneman, D. (2013). Pensar rápido, pensar despacio. Madrid: Debolsillo.
Luri, G. (2022). La escuela no es un parque de atracciones. Barcelona: Ariel.
Martínez-González, M. Á. (2023). Salmones, hormonas y pantallas. Madrid: Planeta.
Solano-Altaba, M. (2025). Pantallas, qué remedio. Madrid: Palabra.

The Conversation

María Solano Altaba no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Los cuatro motivos que explican los desastrosos resultados de España en el último informe PISA – https://theconversation.com/los-cuatro-motivos-que-explican-los-desastrosos-resultados-de-espana-en-el-ultimo-informe-pisa-291487

Por qué la ausencia de las Torres Gemelas también es una seña de identidad del ‘skyline’ neoyorquino

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elizabeth Musgrave, Associate Professor of Architecture, Bond University


Joe Sohm/Visions of America/Universal Images Group via Getty Images

A las 10:28 de la mañana del 11 de septiembre de 2001, el perfil urbano de Nueva York cambió de forma repentina y dramática. El mundo observaba con horror cómo en las pantallas de televisión se derrumbaban la Torre Norte del World Trade Center y, luego, la Torre Sur. El ataque provocó la muerte de casi 3 000 personas y la devastación de todo un barrio.

Los resilientes neoyorquinos respondieron a este impactante suceso y a sus consecuencias con entereza, e iniciaron rápidamente los procesos necesarios para establecer monumentos conmemorativos y planificar y construir nuevas torres.

El hecho de que las estructuras que sustituirían a las Torres Gemelas fueran tan esperadas pone de manifiesto el profundo vacío que estas dejaron y la importancia del perfil urbano como depositario de una memoria cívica colectiva.

La configuración del perfil urbano

La imagen del perfil de Nueva York –tanto antes como después del 11-S– es inmediatamente reconocible y memorable por la densidad de sus altísimos rascacielos. Sin embargo, este perfil presenta una visión idealizada de la ciudad, alejada de la crudeza que se vive a pie de calle.

Para quienes consideran la ciudad su hogar, las imágenes del horizonte de Nueva York despiertan recuerdos profundamente arraigados.

Para otros, el horizonte evoca historias contadas a través de la literatura, los musicales y el cine: formas de arte que consolidan su lugar en nuestra conciencia colectiva.

Existe una coherencia en estas narrativas y en los significados que encarnan. El hecho de que tanta gente llegue a conclusiones similares es una muestra de la fuerza de la identidad neoyorquina.

En 1853, Elisha Otis inventó un dispositivo de seguridad para ascensores que hacía que estos se detuviesen automáticamente si se rompían las cadenas o cuerdas que los accionaban. Este invento impulsó una competición por la altura, ya que animó a propietarios y arquitectos a construir más allá de los seis pisos habituales. Se inició así una trayectoria ascendente que simbolizaba el progreso, el éxito empresarial y el estatus.

Uno de los primeros ejemplos de esta batalla tuvo lugar a partir de la década de 1870 entre propietarios de periódicos ubicados en la llamada “Newspaper Row”, la “hilera de la prensa”. El edificio del Tribune (1875), de once plantas con una torre del reloj y una aguja que alcanzaba los 79 metros, fue superado poco después por el World Building (1890), que alojaba el ya desaparecido diario The New York World. Este tenía doce plantas con una cúpula clásica sobre un tambor extruido que elevaba su altura hasta los 110 m.

Fotografía en blanco y negro
La ‘Newspaper Row’ de Manhattan fotografiada en 1895, en la que se aprecian el Ayuntamiento, el edificio del New York World, el edificio del Tribune y el edificio del Times.
Geo. P. Hall & Son/The New York Historical/Getty Images

Apenas 20 años después, la construcción de estructuras de acero permitió que el glamuroso edificio Woolworth’s (1911-1913), diseñado por Cass Gilbert en estilo neogótico, alcanzara unos asombrosos 241 metros.

El Chrysler (1931), de 319 m, con una aguja y adornos art déco inspirados en el automóvil del mismo nombre, fue superado muy poco después por el Empire State Building (1930-1931), con una azotea a 380 m y una antena que llegaba hasta los 443 m.

La trayectoria ascendente del perfil urbano de Nueva York quedó plasmada desde finales del siglo XIX gracias al rápido desarrollo de la fotografía, especialmente a través de las panorámicas. Estas imágenes, junto con el auge del turismo transatlántico, contribuyeron a difundir la mitología de Nueva York.

Fotografía en blanco y negro del perfil urbano.
Midtown Manhattan fotografiado en 1938, con el Empire State Building (a la izquierda) y el Edificio Chrysler.
Archivo del NY Daily News a través de Getty Images

Los nuevos símbolos

En 1962, Minoru Yamasaki fue elegido arquitecto del World Trade Center y presentó la maqueta de unas Torres Gemelas de 110 plantas en 1964. La más alta, la Torre Norte, alcanzaría los 417 m, o 527 m incluyendo la antena.

Sin embargo, estas relucientes torres, técnicamente innovadoras, fueron objeto de burlas por parte de muchos arquitectos de la época. En 1966, el New York Times informó de que se argumentaba que “esos gigantes de tejado plano destruirían la belleza del romántico perfil urbano del bajo Manhattan con sus agujas”.

Sin embargo, cuando se terminaron de construir en 1970-1971, su minimalismo y pureza y su coherente concepción estructural les confirieron una elegancia esbelta.

Vista de las torres de Manhattan, con el Empire State Building en primer plano y las Torres Gemelas al fondo.
El horizonte de la ciudad de Nueva York con el recién terminado World Trade Center en 1974.
Jean-Erick Pasquier/Gamma-Rapho vía Getty Images

Rápidamente se convirtieron en el par de edificios más reconocibles de un área considerada el centro de las finanzas mundiales.

Eran los escenarios utilizados en películas y series para situar la acción en el tiempo y el espacio, y llegaron incluso a sustituir al Empire State Building como el edificio al que Kong se retira en el remake de 1976 de King Kong.

Al atacar las Torres Gemelas, los terroristas de Al Qaeda eligieron lo que consideraban el símbolo más emblemático del “imperio del mal” que, según ellos, era Estados Unidos. Para los neoyorquinos, la destrucción de las Torres Gemelas supuso un ataque a su integridad e identidad.

Afrontar la pérdida

La pérdida de las Torres Gemelas fue catastrófica, pero la respuesta fue inmediata. Para los líderes cívicos y empresariales era de suma importancia que Nueva York recuperara su posición como hogar del edificio más alto de Estados Unidos. El One World Trade Center, diseñado por David Childs, de Skidmore Owings & Merrill, cumplió este requisito.

Inaugurado en 2014, el One WTC es un prisma biselado que alcanza una altura de 541 m –o 1 776 pies, en conmemoración de la firma de la Declaración de Independencia–. Sin embargo, los críticos arquitectónicos la han considerado una obra poco notable.

Personas difuminadas caminan por un paseo fluvial.
El Bajo Manhattan visto desde el río Hudson en agosto de 2026, con el One World Trade Center elevándose sobre la ciudad.
Mario Tama/Getty Images

En 2031, al One WTC se sumará, en el horizonte, el Two WTC, diseñado por Norman Foster, de Foster and Partners, y actualmente en construcción.

Cabe destacar que ni el One ni el Two WTC se encuentran en los emplazamientos de las antiguas Torres Gemelas. Los huecos en el espacio donde se alzaban permanecen vacíos, y sus huellas están ocupadas por el Memorial del 11-S: dos piscinas alimentadas por cortinas de agua de 9 m de altura, que fluyen hacia un vacío central que simboliza “la ausencia hecha visible”.

Un niño contempla el estanque conmemorativo de la torre sur
El Memorial del 11-S, fotografiado en agosto de 2026, se extiende hacia abajo en el lugar donde antaño se alzaban las Torres Gemelas.
Angela Weiss/Getty Images

Nuevos recuerdos

Veinticinco años después, la terrible violencia del 11-S se ha incorporado a la mitología de Nueva York. Las imágenes del horizonte de la ciudad establecen ahora una distinción entre el “antes” y el “después”.

Una imagen anterior al 11-S evoca recuerdos de aquel terrible suceso, pero también, posiblemente, nostalgia por lo que parece una época más sencilla, antes de que los teléfonos móviles y las redes sociales se generalizaran, y antes de la “guerra contra el terrorismo” que parece no tener fin.

El tiempo dirá si las nuevas torres se convierten en iconos. Sea como sea, el horizonte de Nueva York perdura. Aunque cambia continuamente sigue manteniendo su relevancia como faro del progreso y almacenando relaciones que profundizan en la memoria cultural compartida.


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The Conversation

Elizabeth Musgrave no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Por qué la ausencia de las Torres Gemelas también es una seña de identidad del ‘skyline’ neoyorquino – https://theconversation.com/por-que-la-ausencia-de-las-torres-gemelas-tambien-es-una-sena-de-identidad-del-skyline-neoyorquino-291411