Sénégal : les leçons de trois alternances politiques depuis 2000

Source: The Conversation – in French – By Abdou Fattah Niane, ensiegnant-chercheur, Université Gaston Berger

Le Sénégal a connu trois changements de pouvoir depuis 2000. Le pays confirme ainsi sa capacité à organiser le transfert du pouvoir par les urnes, malgré des poussées de violence. Mais ces changements successifs ont-ils abouti aux transformations économiques, sociales, politiques et institutionnelles attendues par les citoyens ? Vingt-cinq ans après la première alternance, et alors que la troisième, portée par le parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) en 2024, semblait annoncer une nouvelle ère politique fondée sur la souveraineté et la rupture, des tensions sont apparues au sommet de l’État entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans cet entretien avec The Conversation Africa, le politiste Abdou Fattah Niane analyse les évolutions de la démocratie au Sénégal, ses manifestations, ses défis et ses limites.

Que révèlent les alternances successives au Sénégal depuis 2000 ?

On peut constater une tendance à la banalisation. L’alternance est intervenue trois fois. Mais on note des différences et des permanences.

Concernant les différences, le changement du personnel dirigeant a été relativement pacifique en 2000, tandis qu’il a été conflictuel en 2012 et violent en 2024. Il y aurait une accentuation de la violence, vue sous cet angle. Dans la même perspective, il convient de distinguer le mécanisme et le processus.

Si on considère uniquement le moment où le verdict des urnes est accepté et où le pouvoir change effectivement de mains, la rotation des élites gouvernantes est relativement pacifique. En revanche, si on porte l’attention sur le temps qui sépare deux élections présidentielles et / ou législatives, les différences apparaissent.

Il suffit de comparer les épisodes de violences électorales en 2011 et en 2023. Les violences ont été plus meurtrières en 2023 qu’en 2011. En fait, le champ politique, les acteurs, les attitudes et les pratiques politiques évoluent. C’est donc en fonction de ces évolutions qu’on apprécie la nature, la valeur et la portée des alternances sénégalaises.

Concernant les permanences, outre le caractère relativement pacifique du moment qui consacre la rupture, il y a surtout les limites des réponses apportées par les politiques publiques mises en œuvre après chaque alternance. En effet, au regard des attentes des populations, on constate des frustrations, se manifestant par un décalage entre les aspirations et les réalités.

L’insuffisance et la précarité des emplois, l’émigration clandestine, la réduction du pouvoir d’achat des populations montrent que les résultats des politiques publiques sont limités.

Avec Pastef au pouvoir, assiste-t-on à la reproduction de schémas observés après les alternances de 2000 et de 2012 ?

Tout dépend de la perspective privilégiée. Mais l’alternance est, en principe, porteuse de changement, de dynamiques nouvelles. Elle permet – in fine – le plein emploi des ressources humaines, intellectuelles d’un pays. Dès lors, avec PASTEF, il y a une plus forte présence des technocrates dans l’espace politique. Cela montre le caractère novateur de la troisième alternance au point qu’on a pu parler de « révolution ». Toujours est-il que dans une perspective démocratique, l’alternance oscille entre le changement et la continuité.

Par ailleurs, sur le plan opérationnel et par rapport aux performances économiques, les avancées restent insuffisantes. Les défis juridiques et politiques persistent également avec la méfiance entre acteurs politiques, le désaccord sur les institutions. Tout cela montre une certaine permanence offrant un scénario du déjà-vu. Mais le « ticket » au sommet de l’État entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko laisse la place à une rupture politique majeure au sein de la majorité gouvernante.

Exception faite de la crise politique de 1962 ayant opposé le président Léopold Sédar Senghor au président du Conseil Mamadou Dia sur le partage du pouvoir, un tel schéma est inédit sur le plan strictement politique. Il reste à évaluer les impacts économiques et sociaux découlant de cette discordance entre les majorités gouvernantes.

Dans quelle mesure les tensions actuelles illustrent-elles les ambiguïtés institutionnelles que vous mettez en évidence dans votre étude ?

Il est surtout question du potentiel contestataire des populations qui s’accroît mais aussi d’un consensus a minima entamé en deux années seulement d’exercice du pouvoir. La conjonction de ces deux tendances installe un climat anxiogène de part et d’autre.

Le problème de la conservation du pouvoir se pose aussi. Les contextes sont différents. La prochaine élection présidentielle prévue en 2029 apparaît désormais comme un enjeu voire un point de discorde. Les élites dirigeantes ont du mal à mettre en œuvre leurs propres consensus.

Les divergences politiques impactent l’appareil administratif. Cela risque d’affecter les performances économiques et de créer un climat social délétère. Les tensions actuelles seraient porteuses de régressions sur plusieurs plans. Dans ce contexte, le potentiel de contestation des populations rendrait possible une action collective qui se poserait comme une alternative à une alternance mal négociée.

Quelles leçons les dirigeants actuels devraient-ils tirer des alternances précédentes pour éviter les erreurs du passé ?

Je crois que les populations sénégalaises sont devenues plus exigeantes. Le développement des réseaux sociaux et la transnationalisation des revendications ont eu un impact assez fort. Après un quart de siècle d’expérimentation de l’alternance au pouvoir, les citoyens sénégalais semblent être globalement conscients de leurs capacités et de leurs possibilités. Les dirigeants actuels ont la responsabilité historique de préserver la stabilité politique et de créer les conditions de l’épanouissement de ces populations.

L’élection est un indicateur de l’expression démocratique. Elle est un moyen de conservation du pouvoir. Elle est aussi un procédé de réalisation de l’alternance. Elle contribue à stabiliser le régime politique. Il est donc important de respecter le calendrier électoral républicain.

Quant à l’action collective, elle permet certes d’envoyer des requêtes aux gouvernants entre deux alternances, mais les citoyens sénégalais gagneraient à activer et à insister sur le recours aux répertoires d’actions pacifiques. Ces derniers sont illimités. Faire preuve d’imagination et d’inventivité relativement aux contextes et aux circonstances, tel est le défi à relever.

Le bilan des trois alternances montre que les pertes en vies humaines sont excessives et il convient de prohiber de nouveaux abus.

Les profils des nouveaux dirigeants avaient suscité beaucoup d’espoirs. Mais le changement politique s’inscrit sur la longue durée, surtout dans un contexte international marqué par des incertitudes géopolitiques.

The Conversation

Abdou Fattah Niane does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

– ref. Sénégal : les leçons de trois alternances politiques depuis 2000 – https://theconversation.com/senegal-les-lecons-de-trois-alternances-politiques-depuis-2000-285083

Con la sentencia dictada contra Marine Le Pen, el poder judicial deja en manos de los ciudadanos franceses la decisión final sobre su futuro político

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luc Rouban, Directeur de recherches (CNRS) au Cevipof, Sciences Po


EN RESUMENHaga clic aquí para conocer las claves
Marine Le Pen ha anunciado que se presentará a las elecciones presidenciales por cuarta vez en 2027.
El Tribunal de Apelación de París confirmó la condena de la líder de extrema derecha por malversación de fondos de la UE, pero le redujo la pena y le rebajó la inhabilitación para ejercer cargos públicos.
Mientras el máximo tribunal civil de Francia examina el recurso de Le Pen, esta podrá hacer campaña sin dispositivo de seguimiento electrónico. La fecha en que se dicte la sentencia (lo que probablemente no ocurrirá antes de 2027) determinará si Marine Le Pen podrá llevar a cabo su campaña o si tendrá que ceder el testigo a Jordan Bardella..
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La líder del partido de extrema derecha francés Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, fue condenada por el Tribunal de Apelación el martes 7 de julio de 2026 a tres años de prisión, de los que solo debe cumplir uno con una tobillera electrónica, así como a una multa de 100 000 euros en el caso relativo a los asistentes parlamentarios del Frente Nacional.

A la líder parlamentaria del RN en la Asamblea Nacional también se le impuso una inhabilitación de 45 meses para presentarse a las elecciones, de los cuales 30 meses son condicionales. Habiendo cumplido ya los quince meses transcurridos desde la sentencia en primera instancia, cumple los requisitos para presentarse como candidata a la presidencia y confirmó su intención de hacerlo en la televisión nacional horas después del veredicto. Marine Le Pen también anunció que recurriría ante el Tribunal de Casación “para agotar todas las vías legales”.

Luc Rouban, director emérito de investigación del Centro de Estudios Políticos de Sciences Po (Cevipof), analiza el veredicto.


En un comunicado de prensa, la Audiencia Provincial de París explicó su fallo afirmando que la inhabilitación para presentarse a las elecciones, que se le había impuesto a Le Pen, debe considerarse en el contexto de “la libertad de elección del votante, que es un requisito previo para el ejercicio del sufragio democrático”. ¿Supone esto reconocer que el veredicto de las urnas prevalece sobre el de los tribunales?

No, no lo creo, porque de este caso se desprende claramente que los jueces intentaron distinguir entre dos ámbitos muy diferentes: el jurídico y el político. La esfera jurídica, recientemente reforzada por todo tipo de medidas relativas a la transparencia en la vida pública –en particular la Alta Autoridad para la Transparencia en la Vida Pública–, ejerce ahora un control estricto sobre los políticos y la financiación de los partidos políticos. Y, junto a esto, está la esfera política, que también ha evolucionado hacia unas mayores expectativas de conducta moral por parte de los ciudadanos, centradas en lo que los romanos llamaban auctoritas, es decir, la capacidad de dar ejemplo, dotada de una cierta fuerza moral.

En última instancia, las directrices de imposición de penas contienen disposiciones que, si bien sirven sin duda para condenar el delito, lo hacen sin consecuencias políticas directas y transfiriendo la decisión política a la ciudadanía. Y es una muestra de la sabiduría del poder judicial haber separado estas dos esferas, sobre todo en un momento en el que se enfrenta a duras críticas por sus propios fallos, especialmente en relación con el caso Lyhanna.

Marine Le Pen anunció en la televisión francesa que recurriría ante el Tribunal de Casación, alegando que este procedimiento suspendería la sentencia dictada. ¿En qué medida complica esta decisión el caso?

La pregunta que sigue sin respuesta es cuándo dictará su sentencia el Tribunal de Casación. Cuanto más avanzada esté la campaña cuando se dicte dicha sentencia, más difícil resultará emitir un fallo que invalide la candidatura de Marine Le Pen. Y si eso llegara a suceder, la campaña ya habría comenzado, y Jordan Bardella no tendría más remedio que llevarla a término.

También es razonable suponer que la sentencia del Tribunal de Casación no se dictará antes del 2 de mayo de 2027, fecha de la segunda vuelta de las elecciones. Si Marine Le Pen resulta elegida, se le concederá la inmunidad presidencial. Si no resulta elegida, la sentencia ya no tendrá relevancia.

¿Puede alguien presentarse como candidato por un partido que ha hecho de la integridad uno de sus temas clave de campaña tras haber sido condenado por malversación de fondos públicos? ¿Podría esta decisión del Tribunal de Apelación costarle un número significativo de votos?

Este es un argumento que se utilizará en su contra, por supuesto, pero cuando se trata de la integridad, los votantes tienden a aplicar cierto matiz. En este caso concreto, no hubo enriquecimiento personal, a diferencia de, por ejemplo, el caso Fillon. Aquí se trata del uso fraudulento de fondos del Parlamento Europeo para pagar a asistentes. Moralmente reprochable, pero menos escandaloso que otros casos. Marine Le Pen sale, en última instancia, como ganadora de este episodio judicial, ya que puede demostrar que persigue su objetivo a pesar de todas las dificultades y pruebas. Tal y como afirmó en su intervención televisiva, siente que tiene una misión que cumplir y está adoptando una postura de abnegación. Pero esta estrategia es indicativa de una clara perspicacia política que sus adversarios políticos temen.

Lo que debemos tener en cuenta aquí es que las elecciones de 2027 son únicas y diferentes a todas las anteriores: se producen en un momento muy crítico en el que el pueblo francés tendrá que elegir entre perspectivas sociopolíticas muy diferentes. La visión soberanista y nacionalista de la Agrupación Nacional, centrada en la memoria y la identidad. La de La France insoumise (LFI, liderada por Jean-Luc Mélenchon) y su “Nueva Francia”, basada en la diversidad, la democracia directa y el bienestar social. El posmacronismo, ahora defendido por Édouard Philippe desde su mitin del domingo, que se centra en la adaptación a la globalización. Y, en cierto modo, no importa quién defienda estas visiones. Es desde este punto de vista desde el que se posiciona Marine Le Pen.

Marine Le Pen explicó que no se habría presentado a las elecciones presidenciales francesas si hubiera tenido que llevar una tobillera electrónica. ¿Supuso esto un verdadero obstáculo durante la campaña?

Obviamente, es difícil hacer campaña en estas circunstancias, y el agente de libertad condicional, al decidir las condiciones concretas de esta condena, habría desempeñado un papel importante. El dispositivo de tobillo habría servido como recordatorio de su condena, pero también podría haberlo utilizado en su beneficio, convirtiéndolo en un símbolo de la “luchadora de la resistencia encadenada” que, “desde lo más profundo de su celda”, clama “justicia para el pueblo”.

Incluso con sus movimientos restringidos, podría haberse presentado como una víctima que, aunque encadenada, hace un llamamiento al pueblo para que propicie un cambio radical en el sistema sociopolítico. En el clima actual, marcado por numerosas condenas de figuras políticas francesas, especialmente a nivel de ayuntamientos, parece, en cualquier caso, menos impactante de lo que habría sido si hubiera ocurrido hace veinte o treinta años.

Tras haber sido señalado, en medio de la incertidumbre de los últimos meses, como el probable candidato del RN a las elecciones presidenciales de 2027, ¿podrá Jordan Bardella retomar su papel de número dos en esta campaña?

Quizás con más facilidad que el papel de cabeza de lista, en realidad. En mi opinión, el verdadero rival del RN hoy en día será Édouard Philippe, que se está posicionando como un posmacronista con una inclinación descaradamente de derechas. Es, en cierto sentido, el candidato de una derecha liberal algo autoritaria. Sin embargo, Jordan Bardella, en una especie de “trumpismo” al estilo francés, también se está posicionando en una plataforma autoritaria-liberal, pero con menos experiencia que su oponente, Édouard Philippe. No ha sido primer ministro, no es alcalde de ninguna gran ciudad y no está familiarizado con el funcionamiento del Gobierno… Mientras que Marine Le Pen, que se describe a sí misma como ni de derechas ni de izquierdas, sino “de las bases” –en una especie de macronismo a la inversa–, bien podría atraer a un sector del electorado de izquierdas y a quienes suelen abstenerse. Ella supone una amenaza mucho mayor para Édouard Philippe que Jordan Bardella. En este escenario, Francia tendrá una oposición que equivaldrá prácticamente a un conflicto de clases.


Entrevista realizada por Laurent Bainier.

The Conversation

Luc Rouban no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Con la sentencia dictada contra Marine Le Pen, el poder judicial deja en manos de los ciudadanos franceses la decisión final sobre su futuro político – https://theconversation.com/con-la-sentencia-dictada-contra-marine-le-pen-el-poder-judicial-deja-en-manos-de-los-ciudadanos-franceses-la-decision-final-sobre-su-futuro-politico-287257

¿Encontrará la ciencia una vacuna definitiva contra la malaria?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Antonio Garrido Cárdenas, Profesor del Departamento de Biología y Geología, Universidad de Almería

En 1897, cuando el médico británico Ronald Ross investigaba una enfermedad que cada año acababa con la vida de miles de personas, observó algo que cambiaría para siempre nuestra comprensión de la malaria: el parásito responsable de la enfermedad se encontraba en el intestino de un mosquito y podía pasar de éste al ser humano. Aquel descubrimiento, que le valdría el Premio Nobel décadas más tarde, abrió una nueva etapa en una batalla que todavía continúa.

Más de un siglo después, la pregunta es sorprendentemente actual: ¿conseguiremos algún día una vacuna capaz de acabar con la malaria? La respuesta no es sencilla. Porque no nos enfrentamos a una enfermedad causada por un simple microorganismo, sino por un enemigo extraordinariamente complejo: un parásito del género Plasmodium con un ciclo de vida sofisticado, múltiples formas dentro del organismo humano y una capacidad notable para adaptarse y escapar de nuestras defensas.

La malaria figura, sin duda, como una de las enfermedades que más sufrimiento ha causado a lo largo de la historia de la humanidad. Y hoy continúa siendo un enorme problema de salud pública en ciertas zonas tropicales y subtropicales del planeta. En 2024 se estimaron cientos de millones de casos y más de medio millón de muertes, especialmente entre niños menores de cinco años del África subsahariana. A pesar de los avances logrados mediante tratamientos, prevención y control del mosquito transmisor, la enfermedad sigue recordándonos que algunas batallas científicas requieren décadas o siglos de esfuerzo.

El doble desafío de la vacuna

Durante años, desarrollar una inmunización eficaz contra la malaria parecía casi una misión imposible. Mientras que las vacunas tradicionales suelen entrenar al sistema inmunitario para reconocer un enemigo relativamente estable, en la malaria el desafío es doble. Por un lado, el parásito cambia de forma a lo largo de su ciclo de vida. Y, por otro, la enfermedad puede ser causada por varias especies de Plasmodium (entre las que destacan Plasmodium falciparum y Plasmodium vivax), cada una con sus particularidades biológicas.

Aunque aún queda camino por recorrer, los avances recientes han abierto una puerta a la esperanza de una futura vacuna eficaz frente a esta devastadora enfermedad. La primera gran noticia llegó con RTS,S/AS01, cuando en 2019 se puso en marcha un programa piloto en Ghana, Kenia y Malawi, que culminó en la vacunación de más de 800 000 niños. Esta vacuna está dirigida principalmente contra la fase hepática de P. falciparum; es decir, actúa contra el parásito en la etapa inicial de la infección, cuando éste “se esconde” en el hígado para multiplicarse antes de invadir los glóbulos rojos, momento en que se desencadenarán los síntomas propios de la enfermedad.

Posteriormente, la vacuna R21/Matrix-M (también de la fase hepática) amplió las expectativas y fue recomendada por la Organización Mundial de la Salud para su uso en niños en aquellas zonas donde la malaria supone un riesgo importante.

Buscando nuevos puntos débiles

En cualquier caso, ni RTS,S/AS01 ni R21/Matrix-M ponen el punto final a esta historia. Cada etapa biológica del parásito de la malaria ofrece una oportunidad distinta para intentar bloquear la enfermedad. Por eso, además de las vacunas dirigidas contra la fase hepática, existe una intensa investigación en vacunas de fase eritrocítica, diseñadas para impedir que el parásito invada y se multiplique dentro de los glóbulos rojos. Es una estrategia que está siendo desarrollada tanto en P. falciparum como en P. vivax.

Algunas proteínas implicadas en la invasión del glóbulo rojo se han convertido en dianas prometedoras. Entre ellas se encuentran CYRPA y RIPR, moléculas clave del parásito que le permiten la entrada en la célula humana. En un reciente estudio sobre la diversidad genética del gen que da lugar a RIPR en P. vivax, nuestro grupo de investigación ha puesto de manifiesto que para diseñar vacunas eficaces es necesario conocer la variabilidad del parásito y entender qué regiones pueden ser reconocidas por nuestro sistema inmunitario.

Más allá de la vacuna

Probablemente, si la ciencia logra algún día una vacuna realmente definitiva contra la malaria, será fruto de combinar distintas estrategias: bloquear la infección en el hígado, impedir la multiplicación del parásito en los glóbulos rojos y reducir la transmisión mediante vacunas altruistas (que no inmunizan a quien la recibe, pero detienen la transmisión de la enfermedad).

Pero incluso una inmunización eficaz no bastará por sí sola. Porque la malaria es y seguirá siendo una enfermedad ligada a la pobreza, en la que el acceso a medidas básicas de prevención resulta determinante. Por ello, será imprescindible mantener herramientas como los mosquiteros tratados con insecticida y el rociamiento de interiores con insecticidas de acción residual.

Volviendo a aquella escena de Ronald Ross observando el mosquito y el parásito bajo el microscopio, es evidente cuánto ha cambiado nuestra comprensión de la malaria. Hemos pasado de descubrir simplemente cómo se transmitía a intentar diseñar vacunas capaces de anticiparse al parásito. La inmunización definitiva aún no existe, pero cada avance –desde comprender al mosquito hasta estudiar proteínas concretas como RIPR– acerca un poco más la posibilidad de que aquella vieja enfermedad deje algún día de ser una amenaza para la vida de millones de personas.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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¿Por qué hace calor en verano? Lo que una encuesta en Harvard reveló sobre nuestras intuiciones científicas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Gutiérrez Hernández, Profesor de Geografía, Universidad de Málaga

GreenOak/Shutterstock

En 1987, el documental A Private Universe (Un universo personal, en español) sorprendió a muchos espectadores. Mostraba que graduados de la Universidad de Harvard no sabían explicar correctamente por qué ocurren las estaciones. La respuesta equivocada más frecuente también era la más intuitiva: el verano ocurre porque la Tierra está más cerca del Sol y el invierno porque está más lejos.

A Private Universe (1987): graduados de Harvard explican las estaciones.

Aquella escena no fue una simple anécdota. Estudios posteriores confirman que esa idea sigue muy extendida. Muchas personas creen que el calor del verano se debe a la mayor proximidad de la Tierra al Sol. No resulta extraño. La experiencia cotidiana nos enseña que acercarse a una fuente de calor aumenta la temperatura. ¿Por qué falla esa intuición al explicar las estaciones? ¿Y por qué algunas ideas equivocadas resultan más convincentes que la explicación científica?

No perder el eje

En este artículo no entraremos en las variaciones del eje terrestre a escala geológica, ya que son demasiado lentas para explicar las estaciones que experimentamos cada año.

La Tierra gira alrededor del Sol con un eje inclinado unos 23,5 grados respecto al plano de su órbita. Esa inclinación permanece prácticamente constante a lo largo del año. El eje también mantiene casi la misma orientación en el espacio, apuntando aproximadamente hacia la Estrella Polar.

Sin embargo, la Tierra cambia continuamente de posición mientras recorre su órbita alrededor del Sol. Como consecuencia, la exposición de cada hemisferio a la radiación solar también cambia.

Cuando un hemisferio queda orientado hacia el Sol, los rayos solares inciden con un ángulo más cercano a la perpendicular. Además, los días son más largos y el suelo recibe radiación durante más horas. Seis meses después ocurre exactamente lo contrario.

Esa combinación de una incidencia más perpendicular de la radiación solar y una mayor duración del día explica el aumento de las temperaturas durante el verano. En el otro hemisferio sucede el proceso inverso. Así se originan las estaciones.

La causa de las estaciones. Fuente: Interplanetary (James O’Donoghue)

Las creencias arraigadas

Lo más sorprendente es que esta idea equivocada sigue muy viva. La explicación correcta se enseña en la escuela. También aparece en libros, documentales y programas de divulgación.

Aun así, muchas personas siguen convencidas de que el verano coincide con el momento en que la Tierra está más cerca del Sol. Esa creencia no desaparece con facilidad. Tiene una explicación.

En la vida diaria comprobamos que acercarse a una fuente de calor aumenta la temperatura. Esa regla funciona con una hoguera, un radiador o una estufa. Por eso resulta natural aplicarla también al Sol.

Las estaciones, sin embargo, responden a otro mecanismo. Philip Sadler y otros investigadores llevan décadas estudiando este tipo de errores. Sus trabajos muestran que aprender una explicación correcta no siempre elimina la anterior.




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La idea de que más cerca significa más calor sigue pareciendo razonable. Coincide con lo que observamos cada día. Comprender las estaciones exige un esfuerzo mayor de imaginación. Hay que imaginar la Tierra recorriendo su órbita alrededor del Sol. También hay que imaginar cómo cambia el ángulo de los rayos solares y la duración de los días. Es un modelo mucho más abstracto que la intuición inicial.

Esa es, quizá, la enseñanza más interesante. La intuición funciona muy bien en muchas situaciones. Sin embargo, no siempre basta para explicar cómo funciona la naturaleza.

Por eso la ciencia necesita observaciones, mediciones y pruebas. A Private Universe mostró precisamente esa dificultad. Incluso estudiantes de Harvard mantenían una explicación intuitiva que era incorrecta.

La próxima vez que alguien afirme que en verano hace más calor porque la Tierra está más cerca del Sol, quizá merezca la pena recordar aquella escena. No para señalar un error, sino para recordar que comprender la naturaleza exige, a veces, abandonar las explicaciones más intuitivas.

The Conversation

Oliver Gutiérrez Hernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Por qué hace calor en verano? Lo que una encuesta en Harvard reveló sobre nuestras intuiciones científicas – https://theconversation.com/por-que-hace-calor-en-verano-lo-que-una-encuesta-en-harvard-revelo-sobre-nuestras-intuiciones-cientificas-257827

La importancia de ir más allá del presente en la enseñanza del periodismo: el caso de ETA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rosa Masegosa Sánchez, Profesora de Periodismo e investigadora pre-doctoral en Comunicación, Universidad de Valladolid

Alumnos del Grado de Periodismo de la Universidad de Valladolid durante una visita al Centro Memorial de las Víctimas del Terrorismo de Vitoria, en abril de 2026. Maria Rosa Masegosa (proyecto Memoria en Construcción para futuros Periodistas).

Los periodistas informan a menudo sobre hechos que no han vivido. Cubren guerras que empezaron antes de que nacieran, juicios sobre crímenes cometidos décadas atrás, conflictos políticos heredados, dictaduras, transiciones, atentados o crisis sociales cuyas consecuencias siguen presentes.

Esa distancia no es un problema en sí misma. De hecho, forma parte del oficio periodístico. Informar sobre un hecho no vivido obliga a investigar, consultar documentos, reconstruir contextos, entrevistar a testigos, escuchar a las víctimas, contrastar versiones y distinguir entre datos, opiniones e interpretaciones. En tiempos de titulares rápidos, redes sociales y debates polarizados, esta tarea resulta todavía más necesaria.

Mirar hacia atrás para informar del presente

La formación periodística, por tanto, no puede limitarse a enseñar a producir contenidos o reproducir declaraciones y datos. También debe enseñar a mirar hacia atrás. A entender que muchas noticias no empiezan el día en que se publican, sino años o décadas antes. Y a comprender que algunos acontecimientos del pasado reciente siguen condicionando el presente.

Uno de esos casos es el terrorismo de ETA. Los estudiantes que hoy llegan a la universidad no vivieron sus años más duros. Para muchos de ellos, aquel tiempo no está asociado al miedo cotidiano, a los escoltas, a los funerales, a las amenazas o a los silencios. Les llega a través de noticias sobre excarcelaciones, debates políticos, series, redes sociales, conversaciones familiares o referencias escolares a menudo fragmentarias.

ETA y la memoria compartida

Pero ETA no es un tema histórico cualquiera. Es parte de la historia reciente de España. Tiene víctimas directas, consecuencias políticas, presencia en el debate público y una memoria todavía en disputa. Por eso, cuando un futuro periodista informa sobre una decisión judicial o penitenciaria, sobre un homenaje, sobre una víctima o sobre un antiguo miembro de ETA, no puede hacerlo solo desde la actualidad inmediata. Necesita contexto.

La pregunta, entonces, no es solo cuánto saben los jóvenes sobre ETA. La pregunta es más amplia: ¿cómo se forma a los periodistas para contar acontecimientos que no vivieron, pero que siguen afectando a la sociedad en la que informan?

En el caso de ETA y España resulta especialmente importante que la formación tanto en la escuela como en la universidad incorpore esta cuestión no solo para cumplir con las demandas de memoria, verdad, dignidad y justicia de las víctimas, sino también por su aparición constante en la discusión política y mediática.




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Más allá de conocer los hechos

El problema, por tanto, no consiste solo en que los jóvenes “sepan poco o mucho” sobre ETA. El verdadero riesgo es que conozcan los hechos de forma desordenada, parcial o sin contexto. En un mundo de noticias rápidas, redes sociales y debates polarizados, una información sobre un antiguo terrorista puede llegar antes que la historia de sus víctimas. Y una decisión judicial o penitenciaria puede entenderse mal si no se conoce el daño humano, político y social que la precede.

Ahí, y en línea con otras iniciativas en este sentido, se sitúa nuestro proyecto Memoria en Construcción para futuros Periodistas en el que los estudiantes investigan, preguntan, consultan documentos, contrastan fuentes y producen contenidos periodísticos sobre terrorismo, memoria y víctimas.

La idea de fondo es sencilla. Para informar sobre terrorismo no basta con tener una opinión ni recordar algunos nombres o fechas. Hay que saber documentarse, contextualizar, verificar, distinguir conceptos y comprender el lugar que ocupan las víctimas en el relato público.

¿Qué saben de ETA las nuevas generaciones?

Como punto de partida, la iniciativa partió de un cuestionario diagnóstico entre 65 estudiantes de primer curso de Periodismo de la Universidad de Valladolid. La muestra no permite extraer conclusiones generales sobre la juventud universitaria española, pero sí ofrece pistas valiosas. Los resultados, en línea con otros estudios recientes más amplios, muestran una falta de formación previa. El 49,2 % afirmó saber poco sobre ETA y el 7,7 % dijo no saber nada. Solo el 12,3 % alcanzó el nivel máximo en una prueba sencilla de conocimientos básicos.

El dato más llamativo, sin embargo, no es el desconocimiento, sino el interés. El 90,8 % consideró importante conocer qué ocurrió con ETA y el mismo porcentaje valoró ese conocimiento como relevante para su futura labor periodística.




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El cuestionario también muestra que la universidad tiene margen para intervenir. La escuela o el instituto y la familia aparecen como las principales fuentes de conocimiento sobre ETA, ambas con un 55,4 %. Les siguen los medios de comunicación, con un 50,8 %. La universidad, en cambio, queda en un segundo plano, con un 23,1 %. Además, algunas respuestas revelan confusiones entre terrorismo, nacionalismo democrático, entorno abertzale y debates políticos actuales. Esa confusión es especialmente relevante para futuros periodistas porque afecta al rigor, a la verificación y a la forma en que se cuentan las noticias.

Metodologías activas

A partir de ese diagnóstico, nuestro proyecto apuesta por aprender haciendo. Conectamos varias asignaturas del Grado de Periodismo, desde comunicación organizacional, ciberperiodismo y documentación informativa hasta televisión informativa. La iniciativa incorpora también actividades fuera del aula, como la visita al Centro Memorial de las Víctimas del Terrorismo en Vitoria-Gasteiz, la asistencia a las III Jornadas Autonómicas sobre Terrorismo en Castilla y León y la cobertura de actividades relacionadas con terrorismo, víctimas y memoria presentes en la agenda informativa.

Así, el aprendizaje no queda encerrado en una clase ni en una evaluación académica, sino que se convierte en una experiencia de formación profesional y ciudadana.




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Mucho más allá de ETA

Además de llevar la memoria del terrorismo al centro de la formación periodística, el objetivo del proyecto es recordar que el periodismo se enfrenta constantemente a hechos no vividos en primera persona, pero que se deben contar con justicia y fundamento. No tener memoria propia obliga, precisamente, a investigar mejor.

Por eso, formar periodistas hoy no consiste solo en enseñarles a escribir una noticia, grabar un pódcast o manejar una red social. Consiste también en enseñarles a detenerse, preguntar, comprobar, escuchar y contextualizar.

En una época en la que la actualidad se consume deprisa, el periodismo necesita profesionales capaces de explicar de dónde vienen los hechos. Porque algunas noticias no empiezan cuando llegan a una pantalla. Empiezan mucho antes, en historias que otros vivieron y que alguien tiene la responsabilidad de contar bien.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. La importancia de ir más allá del presente en la enseñanza del periodismo: el caso de ETA – https://theconversation.com/la-importancia-de-ir-mas-alla-del-presente-en-la-ensenanza-del-periodismo-el-caso-de-eta-282403

Las bajas laborales: un termómetro de la salud de las empresas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Díez Ruiz, Associate professor, Universidad de Deusto

Instantvise/Shutterstock

Cada cierto tiempo las bajas laborales vuelven al centro del debate público. Ha ocurrido de nuevo estos días tras la polémica suscitada por las declaraciones del líder de la oposición en España sobre el coste de la incapacidad temporal y las posibles medidas para reducirlo. La reacción ha sido inmediata: unos denuncian que existe un problema de fraude, otros responden que se está culpando a las personas enfermas. Sin embargo, ambas posiciones comparten una limitación: discuten sobre las consecuencias antes que sobre las causas.

Quizá convenga hacerse otra pregunta: ¿y si el aumento de las bajas laborales fuera algo más que un problema económico? ¿Y si también fuera un indicador de cómo estamos organizando el trabajo?

La bajas laborales tienen múltiples causas

Cuando una persona tiene fiebre, ningún médico en su sano juicio propone romper el termómetro. Tampoco basta con bajar unas décimas la temperatura. Lo importante es averiguar qué es lo que está provocando la infección.

Con las bajas laborales sucede algo parecido.

España registra cifras históricas de incapacidad temporal. El envejecimiento de la población trabajadora, el aumento de los problemas de salud mental, las enfermedades musculoesqueléticas y las demoras asistenciales explican parte del fenómeno. Pero reducir toda la discusión a si existen demasiadas bajas o demasiado fraude resulta tan simplificador como atribuir la obesidad únicamente a la fuerza de voluntad.

Las enfermedades tienen causas múltiples. Las bajas laborales también.

El trabajo ha cambiado más de lo que creemos

Durante décadas, la prevención de riesgos laborales estuvo asociada principalmente al esfuerzo físico. Hoy seguimos levantando cajas, conduciendo camiones o trabajando de pie durante horas. Pero cada vez más personas realizan otro tipo de esfuerzo: mantener la atención durante jornadas enteras, responder a decenas de correos, cambiar continuamente de tarea, asistir a reuniones consecutivas, tomar decisiones rápidas y estar permanentemente conectados.




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No necesariamente trabajamos más horas que hace veinte años. Trabajamos con mayor intensidad. La investigación en psicología del trabajo lleva décadas describiendo este fenómeno. El modelo Job Demands-Resources, uno de los marcos científicos más consolidados para comprender el bienestar laboral, explica que el agotamiento aparece cuando las exigencias del trabajo aumentan mientras disminuyen los recursos disponibles: autonomía, apoyo del supervisor, reconocimiento, claridad de objetivos o posibilidades reales de recuperación.

No es casualidad que el síndrome de burnout o de “estar quemado” haya pasado de ser un concepto casi desconocido a convertirse en una preocupación habitual para empresas y organismos internacionales.




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Las bajas laborales hablan de las organizaciones

Existe una forma distinta de interpretar los datos. Tradicionalmente hemos considerado las bajas laborales como un indicador sanitario. Pero también se puede entender como un indicador organizacional.

Cuando aumentan de forma persistente conviene preguntarse qué está ocurriendo dentro de las empresas.

¿Se han incrementado las cargas de trabajo? ¿Los responsables detectan el agotamiento antes de que se convierta en enfermedad? ¿Se puede reconocer que uno necesita ayuda sin temor a ser considerado poco comprometido?

Las organizaciones miden con mucha precisión sus ventas, su productividad o sus costes. Sin embargo, se dedica mucho menos esfuerzo a medir las condiciones que permiten a las personas seguir trabajando con salud. Y es importante.




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El liderazgo también es prevención

Existe abundante evidencia científica de que el liderazgo influye en la salud laboral. Los responsables directos no solo distribuyen tareas. También cuidan, o deterioran, el contexto psicológico en el que trabajan sus equipos.

Los estudios sobre liderazgo saludable muestran que la claridad en los objetivos, el reconocimiento, la confianza, la participación y una carga de trabajo razonable reducen el estrés y favorecen el bienestar. Del mismo modo, un clima de seguridad psicosocial disminuye el agotamiento emocional y el absentismo porque las personas perciben que su salud constituye una prioridad organizativa.

Esto no convierte al jefe en médico, pero sí recuerda que algunas enfermedades comienzan mucho antes de entrar en la consulta.

Cinco soluciones respaldadas por la evidencia

La buena noticia es que la investigación no solo describe el problema, también señala algunas vías de actuación:

Añadiría que es necesario combatir el fraude cuando exista. Mejorar la gestión sanitaria también. Y rediseñar organizaciones que permitan trabajar sin enfermar debería formar parte de la misma conversación.

Necesitamos cambiar la pregunta

Llevamos demasiado tiempo preguntándonos cómo reducir las bajas laborales. Quizá la pregunta a formular es qué nos tratan de decir.

Las bajas laborales no solo hablan de la salud de quienes la solicitan. También reflejan, en parte, la salud de las organizaciones en las que trabajan.

The Conversation

Fernando Díez Ruiz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Las bajas laborales: un termómetro de la salud de las empresas – https://theconversation.com/las-bajas-laborales-un-termometro-de-la-salud-de-las-empresas-287136

¿Qué papel juega España dentro de la OTAN y por qué es uno de sus socios más fiables?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alberto Priego, Profesor Agregado de la Facultad de Derecho- ICADE, Departamento de Dep. Público. Área DIP y RRII, Universidad Pontificia Comillas

Pedro Sánchez en la reciente cumbre de la OTAN en Ankara, Turquía. La Moncloa

A pesar de las siempre broncas palabras de Donald Trump, España es uno de los aliados más fiables y necesarios de la Alianza Atlántica. Hoy, resulta impensable plantear una OTAN sin ella. De hecho, la cumbre que acaba de cerrarse en Ankara (Turquía) no ha hecho más que reconocer su papel dentro de la alianza en cuestiones como el gasto militar, la cobertura del flanco sur o la promoción de la industria de la defensa. En este artículo analizamos los aspectos en los que España se configura como un socio imprescindible de la OTAN.

La posición estratégica de España

La posición que el país ocupa en Europa es quizás su mejor baza. El hecho de que España sea la llave que cierra el Mediterráneo, unido a la idea de que representa la retaguardia de Europa en una potencial guerra con Rusia, dota al país de unas condiciones estructurales de primer nivel. Estos dos motivos, junto con las capacidades más que demostradas de los militares españoles, convierten a su territorio en la sede de algunas de las instalaciones militares más importantes de la Alianza Atlántica.

Cabe destacar el Allied Land Command, en Bétera (Valencia), que es el mando terrestre estratégico de toda la OTAN. Tampoco podemos dejar de hacer mención del Combined Air Operations Centre de Torrejón (Madrid), desde donde se dirige la vigilancia y defensa aérea de una amplia zona del “flanco sur” de la OTAN. Ambos centros han estado al cargo de generales españoles, lo que muestra la confianza de la alianza en sus militares.

Militares sentados en sillas ante escritorios con pantallas y con una gran pantalla de pared que muestra vuelos en Europa
Centro de Operaciones Aéreas Combinadas (CAOC Torrejón), localizado en la Base Aérea de Torrejón de Ardoz (Madrid), es clave en la defensa aérea de la OTAN enel sur de Europa.
Arnaud Chamberlin/OTAN

Los recursos humanos

Son muchos los militares que han ocupado puestos de gran responsabilidad en la OTAN. Podemos destacar al general Víctor Bados Nieto, quien ocupó la Jefatura de Apoyo del Allied Rapid Reaction Corps (ARRC), al general Raimundo Rodríguez, que fue jefe de recursos del Supreme headquarters Allied Powers Europe
(SHAPE) en Mons, Bélgica, y al general Francisco José Asensi, que fue el jefe de planes de la Joint Force Command en Nápoles.

Todos estos ejemplos nos muestran la confianza que la OTAN deposita en las fuerzas armadas españolas, aunque dicha confianza no se limita al plano militar. En el plano civil, el país también ha tenido el honor de contar con grandes responsabilidades. La más destacada la asumió Javier Solana, quien fue secretario general de la Alianza Atlántica desde 1995 hasta 1999. Solo ocho de los 32 países de la OTAN pueden presumir de haber tenido a un secretario general entre sus nacionales. Además de Javier Solana, otros españoles como Javier Corominas (representante especial para el flanco sur) y Carmen Romero (vicesecretaria general) han ocupado cargos de gran relevancia.

Un rol destacado por su industria y sus capacidades militares

España es el quinto país de la OTAN en términos de industria militar, solo por detrás del Reino Unido, Francia e Italia. Empresas como Indra, Escribano, Navantia o Airbus España están entre las punteras y por ello, las compañías españolas participan con un rol activo en proyectos tales como las fragatas F-100 y F-110, los submarinos S-80, el Eurofighter o el avión de transporte de tropas A-400.

En los últimos años, España ha recibido críticas por parte de Donald Trump por sus cifras de gasto militar. Pero España es el cuarto aliado que más ha incrementado su presupuesto militar, solo por detrás de Francia, Reino Unido y Alemania, lo que la convierte en el octavo aliado en personal militar y el décimo en gasto en defensa.

Además, la OTAN fijó que el 20 % del presupuesto de defensa debía gastarse en capacidades, una cifra que España ha doblado al alcanzar el 44 % en inversión en defensa. Este esfuerzo en términos presupuestarios ha merecido el reconocimiento del secretario general, Mark Rutte, quien no solo ha felicitado a España por el incremento de su presupuesto al 2 %, sino también por la eficiencia a la hora de adquirir esas capacidades.

Soldados españoles en la alianza

Desde que el país entró en la OTAN y sobre todo desde que se integró en la estructura militar, unos 90 000 soldados han participado en misiones de la Alianza Atlántica, de los cuales 135 se dejaron la vida. Afganistán (ISAF), con 27 100, y los Balcanes (SFOR, IFOR y KFOR), con 44 000, han sido los destinos en los que los españoles han concentrado su actividad.

En la actualidad, los soldados españoles que están desplegados en las repúblicas bálticas (Enhanced Forward Presence y Baltic Air Policing), Eslovaquia (Multinational Brigade) y Rumanía suponen un pilar básico en la disuasión de la Alianza frente a Rusia. En buena medida, si Rusia no ha invadido el flanco este, es porque nuestros soldados, junto con otros de la alianza, están protegiendo las fronteras.

Iniciativas propuestas o creadas por España

Más allá de las contribuciones humanas y materiales, España ha apoyado o creado directamente iniciativas. El país siempre ha defendido la idea de que la seguridad de la alianza era integral y que, por tanto, el flanco sur (concepto español) era tan importante como el flanco este. De hecho, España ha impulsado una serie de iniciativas, como el Diálogo Mediterráneo, la Iniciativa de Cooperación de Estambul o la Visión 360º, que han culminado con la inclusión de la seguridad del flanco sur en el Concepto Estratégico de Madrid.

La Cumbre de Ankara no solo ha supuesto un refuerzo del papel de España en la Alianza Atlántica, sino que ha sido un reconocimiento de su compromiso con la OTAN. En primer lugar, hay que decir que la organización no solo ha consolidado la idea defendida por España de que el flanco sur es una prioridad estratégica, sino que también ha reforzado nuestra importancia como nodo estratégico al anunciar la continuidad de la base naval de Rota, de la base aérea de Morón y del Allied Land Command (LANDCOM) de Valencia.

Además, durante la cumbre se valoró positivamente a España no solo por haber alcanzado el 2 % de gasto militar, sino también por haber cumplido los Objetivos de Capacidades (Capability Targets), por haber entrenado generosamente a 9 000 militares ucranianos desde 2022 y por haber contribuido con 3 000 soldados a la disuasión en el flanco este. Por todos estos datos, España es uno de los socios más fiables de la OTAN.

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Alberto Priego no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Qué papel juega España dentro de la OTAN y por qué es uno de sus socios más fiables? – https://theconversation.com/que-papel-juega-espana-dentro-de-la-otan-y-por-que-es-uno-de-sus-socios-mas-fiables-287152

¿Los delfines también pueden sufrir alzhéimer?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Simona Sacchini, Profesora de Anatomía y Embriología Humana, investigadora en Neuroanatomía y Neuropatologías Comparadas, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

shutterstock

Consideramos el alzhéimer como una enfermedad marcada por deterioro de la memoria y desorientación que afecta a las personas. Sin embargo, parte de su historia podría estar también en otras especies, en el océano. Estudios recientes han identificado en delfines lesiones cerebrales comparables a las que provoca el alzhéimer en humanos.

Los cetáceos son mamíferos marinos que se dividen en odontocetos y misticetos. Los primeros tienen dientes y emplean ecolocalización para orientarse y cazar, como los delfines, las orcas y los zifios. Los segundos filtran plancton y pequeños organismos marinos mediante sus barbas, como las ballenas. Hasta ahora las alteraciones neuropatológicas similares al alzhéimer se han descrito sobre todo en odontocetos.

Más allá de los modelos clásicos

Durante décadas, la investigación del alzhéimer se ha basado en ratones transgénicos. Estos animales sobreexpresan la proteína precursora amiloide (APP) para generar beta-amiloide (Aβ), una de las lesiones características de esta enfermedad. Aunque han sido esenciales, estos modelos no reproducen toda la complejidad de la enfermedad humana.

El alzhéimer combina dos lesiones, placas de beta-amiloide y ovillos neurofibrilares de proteína tau hiperfosforilada, a las que se suma una pérdida neuronal significativa y deterioro cognitivo. Ningún modelo animal natural reproduce de forma completa esta combinación.

Por eso resultan llamativos los hallazgos en delfines. En sus cerebros se han descrito acumulaciones de beta‑amiloide en forma de placas dentro del parénquima cerebral y también en las paredes de los vasos sanguíneos; esta última localización es compatible con angiopatía amiloide cerebral, entidad reconocida como una causa de demencia en adultos mayores. Además, se han hallado alteraciones de tau que recuerdan a ovillos neurofibrilares y neuritas distróficas.

En algunos casos también se han detectado inclusiones asociadas a TDP‑43, una proteína crítica para la salud neuronal cuyo mal funcionamiento provoca enfermedades neurodegenerativas en humanos. Además, el péptido beta-amiloide de los delfines es idéntico al humano y el gen de la proteína precursora amiloide es muy similar.

Todo esto refuerza el interés de comparar los cerebros de delfines y seres humanos.

El precio de vivir muchos años

¿Cómo interpretar los hallazgos neuropatológicos observados en delfines y su aparente similitud con los descritos en humanos? La longevidad puede ser una clave. Algunos odontocetos viven varias décadas y presentan una prolongada etapa posreproductiva, un rasgo poco común entre mamíferos comparable al nuestro. Según la “hipótesis de la abuela” las hembras mayores mejoran la supervivencia del grupo al cuidar crías y transmitir conocimiento.

Longevidad no es sinónimo de envejecimiento saludable. De hecho, una vida más larga implica una mayor exposición acumulativa a estrés metabólico y ambiental. Además, la etapa posreproductiva prolongada se asocia con una menor eficiencia en la señalización de insulina, mecanismos vinculados en humanos a un mayor riesgo de alzhéimer y alteraciones metabólicas.

Así, el mismo rasgo que favorece vidas largas podría aumentar la vulnerabilidad cerebral.

Un océano contaminado

La edad no es el único factor. Los delfines ocupan la cima de la cadena alimentaria marina. Esto los convierte en grandes acumuladores de contaminantes. En su grasa se almacenan compuestos tóxicos persistentes y metales pesados. Estas sustancias aumentan de concentración a lo largo de la cadena alimentaria. También pueden pasar de la madre a la cría durante la lactancia.

A esto se suman las floraciones nocivas de algas, que son más frecuentes en un océano afectado por el cambio climático. Algunas producen una neurotoxina llamada BMAA (beta-metilamino-L-alanina). Esta sustancia se ha vinculado a enfermedades neurodegenerativas en humanos.

En cerebros de delfines varados se han detectado niveles elevados de BMAA y alteraciones neurodegenerativas similares a las humanas. La exposición crónica a contaminantes activa la inflamación y el estrés oxidativo, y ambos procesos dañan neuronas. En cierta medida, los delfines actúan como indicadores del estado del ecosistema: lo que ocurre en sus cerebros refleja la salud del mar.

Bucear al límite

Algunas especies, como los zifios, realizan inmersiones extremas que superan los 3000 metros de profundidad. Aunque están adaptadas al buceo, estas conductas implican episodios repetidos de hipoxia, es decir, de bajo suministro de oxígeno.

En humanos, la hipoxia se ha relacionado con alteraciones en el metabolismo del amiloide. En cetáceos se ha observado la acumulación de beta-amiloide en el núcleo de las neuronas, un fenómeno que podría estar relacionado con la respuesta al estrés hipóxico.

Si estos episodios se intensifican –por ejemplo, debido a perturbaciones como el ruido submarino– podrían contribuir al daño neuronal acumulativo.

Similitudes sorprendentes

En algunos odontocetos se ha descrito la presencia de neuromelanina, un pigmento que se acumula en el cerebro con la edad, en dos áreas de este órgano –la sustancia negra y el locus cerúleo–.

Sus características son similares a las observadas en seres humanos. En nuestra especie, este pigmento se localiza en neuronas de la sustancia negra –especialmente vulnerables en el párkinson– y del locus cerúleo –una de las regiones afectadas tempranamente en el alzhéimer–.

También se han identificado en delfines otras modificaciones vinculadas al alzhéimer y a la esclerosis lateral amiotrófica. Por ejemplo, inclusiones con alfa‑sinucleína y ubiquitina, asociadas a cuerpos de Lewy, así como cambios compatibles con degeneración granulovacuolar y alteraciones de TDP‑43.

Sin embargo, aún sabemos poco sobre su impacto conductual. No está claro si estas lesiones afectan la orientación o la memoria, ni si influyen en algunos varamientos. Son preguntas abiertas que requieren más investigación.

Una sola salud

El estudio de la neurodegeneración en cetáceos encaja plenamente en el enfoque de “una salud” (del inglés, One Health) y en la perspectiva de la salud planetaria. Este marco reconoce que la salud humana, animal y ambiental forman un sistema interdependiente.

Los odontocetos, situados en la cima de la cadena trófica marina, acumulan y magnifican contaminantes persistentes –metales pesados, bifenilos policlorados, pesticidas y toxinas de floraciones algales– que también circulan en nuestros ecosistemas. Al final, también pueden incorporarse a la alimentación humana.

Desde la medicina ambiental estos mamíferos marinos actúan como centinelas del océano. Su enfermedad refleja el impacto acumulado de la contaminación, el cambio climático, la hipoxia y el ruido antropogénico. Si en ese contexto desarrollan lesiones comparables a las del alzhéimer humano, no es solo un hallazgo biológico, sino una advertencia compartida. El océano y nuestro entorno forman un sistema interconectado, con factores de riesgos que compartimos.

The Conversation

Simona Sacchini no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Los delfines también pueden sufrir alzhéimer? – https://theconversation.com/los-delfines-tambien-pueden-sufrir-alzheimer-284491

Las mujeres artificiales del cine se rebelan contra sus creadores

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Maria Medina-Vicent, Profesora Titular de Universidad (Filosofía), Universitat Jaume I

Rodaje de _La novia_. Warner Bros.

Muñecas, autómatas o las voces femeninas de las inteligencias artificiales. El cine está plagado de mujeres sintéticas que, en los últimos años, han tomado conciencia de su identidad y se comportan de forma diferente con respecto a sus creadores.

¿Qué ocurre cuando una creación deja de obedecer y empieza a pensar por sí misma? Esta pregunta abarca siglos de cultura occidental y hoy vuelve con fuerza al cine contemporáneo.

Cuando las mujeres artificiales dejan de ser objetos y comienzan a despertar, no solo cambian las historias: también cambia nuestra forma de entender el poder, la identidad y la propia idea de la vida. Desde los mitos clásicos hasta las películas del siglo XXI, estas mujeres han pasado de ser representadas como objetos pasivos de deseo a convertirse en sujetos con capacidad de acción y voz propia.

De las mujeres de piedra a ‘La novia de Frankenstein’

Las historias sobre cuerpos femeninos sujetos a transformación no son nuevas; ya aparecen en los mitos griegos, como el de Pigmalión, recogido por Ovidio en Metamorfosis. En esta historia, un escultor rechaza a las mujeres reales y crea una estatua femenina de la que se enamora, una mujer ficticia que encarna sus deseos y necesidades partiendo de un estado de pasividad.

En el mito, la mujer ideal es una creación de piedra. Pero el amor por ese artificio que supuestamente perfecciona la naturaleza femenina resulta invariablemente problemático. Pigmalión pide ayuda a Venus, quien insufla vida a la estatua. Lo que era frío se vuelve cálido; lo que era inerte ahora existe. Más tarde, este momento de transformación implicará el paso de objeto a sujeto, no a través de un cambio en la materia del cuerpo, sino mediante la adquisición de la conciencia de sí mismo.

Durante siglos, artistas y escritores han concebido mujeres artificiales que reflejaban las aspiraciones de sus creadores. Desde la que llamamos Galatea, esa estatua de Pigmalión, hasta las figuras literarias del siglo XIX, estas representaciones femeninas han despertado una fascinación que se sitúa en algún punto entre el asombro artístico o tecnológico y un erotismo inquietante.

También encontramos estas figuras en objetos reales, como las Venus anatómicas de cera, creadas con fines científicos pero con una estética que encierra el ideal renacentista de las diosas desnudas recostadas, combinada con el efecto siniestro del verismo de la cera como material.

Más tarde, el cine del siglo XX revive esta tradición con historias de muñecas y mujeres artificiales que a menudo corren un destino funesto.

Una imagen del plató de Metrópolis.
Una imagen del plató de Metrópolis.
Fotografía de Horst von Harbou.

Metrópolis (1927) o La novia de Frankenstein (1935) se centran en creadores que intentan controlar las vidas de sus criaturas femeninas artificiales, pero fracasan en su empeño. En muchos casos, las historias terminan con el exilio, la destrucción o la locura de la criatura o de su creador.

El giro del siglo XXI: de la obediencia a la rebelión

La relación entre el creador y la creación femenina es clave para comprender el tipo de representación que ofrecen estas películas sobre las dinámicas sexo-afectivas entre hombres y mujeres dentro de un marco heteronormativo de dominación. Y es que las mujeres artificiales suelen concebirse como objetos de amor que se ven obligadas a entrar en dicha relación. Por lo tanto, no se trata de un amor igualitario, sino narcisista: el creador ama una imagen de sí mismo que proyecta sobre la creación.

Pero esta, en el mismo momento en que adquiere autonomía, rompe con el sistema de dominación al que está sometida. Así, quien estaba destinada a ser controlable deja de serlo, lo que abre la puerta a nuevas narrativas.

En el cine contemporáneo algo cambia; las mujeres artificiales ya no son solo víctimas o monstruos, sino protagonistas de su propia historia, que toman decisiones desde la conciencia de sí mismas. Las criaturas se convierten en sujetos, pasando de existir para el otro a existir para sí mismas. No solo viven: despiertan.

Fotograma de _Poor things_.
Fotograma de Pobres criaturas.
Element Pictures

Her (2013), Ex Machina (2014), Air Doll (2009), Pobres criaturas (2023) o ¡La Novia! (2026) son ejemplos de estos personajes femeninos que cuestionan su propia existencia, que se niegan a aceptar la pasividad con la que han sido concebidas por sus creadores. Se preguntan quiénes son, de dónde vienen y por qué han sido creadas.

Este despertar conlleva una toma de conciencia del poder que tienen a la hora de tomar decisiones, lo que transforma la narrativa cinematográfica y abre un espacio para la creación de nuevas historias.

El reflejo del #MeToo

Las protagonistas comprenden que han sido diseñadas para servir, pero deciden no hacerlo. En su lugar, buscan la libertad y optan por la huida o la confrontación directa. Estas nuevas representaciones contemporáneas responden a los debates actuales sobre tecnología y género, que a su vez nos remiten al fortalecimiento del movimiento feminista a nivel global.

En un mundo en el que la inteligencia artificial está cada vez más presente, estas historias plantean preguntas urgentes. ¿Qué significa ser humano? ¿Puede una máquina tener conciencia? Y, sobre todo, ¿quién tiene el poder de definir estas categorías?

Desde una perspectiva de la teoría feminista y poshumanista, estas figuras pueden interpretarse como una crítica a las estructuras de poder tradicionales. Los ginoides del cine contemporáneo no solo desafían a sus creadores, sino también a las normas sociales que los han definido. Son, por lo tanto, una crítica a las imposiciones de género que sitúan a las mujeres y a otros grupos en desventaja y en una posición de vulnerabilidad frente a los hombres.

Este paso no es solo narrativo, sino también simbólico. Responde a un contexto en el que movimientos como #NiUnaMenos, #YoSiTeCreo, #MeToo, #WomensRights, etc., han puesto sobre la mesa el debate sobre la violencia contra las mujeres. Las criaturas artificiales femeninas que despiertan lo hacen en respuesta a los gritos feministas que exigen igualdad y justicia social.


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Antonio Loriguillo-López recibe financiación de la Generalitat Valenciana (proyecto de investigación CIGE/2024/36).

Teresa Sorolla Romero cuenta con financiación de la Generalitat Valenciana (proyecto de investigación CIGE/2024/36).

Maria Medina-Vicent no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Las mujeres artificiales del cine se rebelan contra sus creadores – https://theconversation.com/las-mujeres-artificiales-del-cine-se-rebelan-contra-sus-creadores-282670

Étés caniculaires, sécheresses, vagues de chaleur et incendies : voici ce que révèlent les données historiques sur l’évolution du climat canadien

Source: The Conversation – in French – By Victoria Slonosky, Affiliate Researcher, Department of Geography, McGill University

Ces derniers temps, tornades, inondations, feux de forêt et tempêtes font régulièrement la une des journaux et sont considérés comme les signes avant-coureurs d’une catastrophe climatique imminente.

Le terme « sans précédent » revient souvent dans les reportages, mais ces phénomènes météorologiques perturbateurs sont-ils vraiment inhabituels pour les différents climats du Canada ? Comment le savoir ? On a l’impression d’être pris dans un océan d’événements, de statistiques et de crises, sans point d’ancrage ni repère.

Comme de nombreux scientifiques, les climatologues se tournent vers l’histoire pour établir une base à partir de laquelle travailler dans un monde en transformation. Les repères de crue et les pluviomètres datent de plusieurs millénaires. Quant aux thermomètres et aux baromètres modernes, ils ont été inventés au milieu du XVIIe siècle. Les données météorologiques et climatiques sont donc consignées depuis longtemps, ce qui nous permet aujourd’hui de disposer de plusieurs siècles de journaux météorologiques et d’archives climatiques.

Au Canada, les premiers relevés instrumentaux remontent à la première moitié du XVIIIe siècle, avec des relevés effectués dans la région de la baie d’Hudson dans les années 1730 et à Québec dans les années 1740. Nous détenons ainsi des données s’étendant sur plusieurs siècles.

Grâce à ces archives, nous avons accès à des connaissances à une très grande échelle, dans le temps comme dans l’espace. Lorsque nous avons en main des documents originaux, nous pouvons consulter des relevés météorologiques réalisés à des intervalles de quelques heures. Cela nous permet de suivre des événements intenses, mais brefs, tels que des averses soudaines provoquant des crues éclair, ainsi que des variations et des changements progressifs qui s’opèrent au fil des siècles.

En 2020, j’ai créé avec des collègues une association à but non lucratif appelée Open Data Rescue, dont la mission est de localiser, de transcrire et d’analyser des archives météorologiques et climatiques.

Grâce au soutien d’Environnement et Changement climatique Canada, nous avons retrouvé des données météorologiques et climatiques canadiennes concernant 50 sites dans des sources d’archives situées à l’étranger, principalement à la National Archives and Records Administration et au National Center for Environmental Information aux États-Unis, ainsi qu’à la bibliothèque et archives du Met Office au Royaume-Uni.

Notre recherche

Nous avons rencontré plusieurs défis pour transcrire des relevés météorologiques des XVIIIe et XIXe siècles et les utiliser à des fins d’analyse climatique. Tout d’abord, de nombreux relevés conservés dans le nord et le nord-ouest du Canada étaient envoyés par la poste à la Smithsonian Institution, à Washington, sous forme de registres mensuels.

On peut imaginer, à titre d’exemple, leur périple en canot ou en traîneau à chiens de Fort Rae, sur le Grand Lac des Esclaves, jusqu’à York Factory, sur la côte ouest de la baie d’Hudson, puis jusqu’à Washington. Les documents sont évidemment abîmés, déchirés et maculés d’encre, ce qui rend la reconstitution du texte original complexe, voire impossible.

Les observations ou les unités sont parfois difficiles à convertir. Avant la mise au point d’anémomètres fiables, la vitesse du vent était mesurée de diverses manières, principalement à l’aide d’échelles de force du vent basées sur des indices environnementaux tels que le bruissement des feuilles, le balancement des arbres, la fumée s’échappant des cheminées, ainsi que grâce à l’échelle de Beaufort.

Les membres du Corps du génie royal, en tant qu’ingénieurs, enregistraient la force du vent en livres par pouce carré en utilisant des livres et des onces. La conversion de toutes ces valeurs en mètres par seconde a nécessité des recherches approfondies.

Notre analyse des données météorologiques infrajournalières de la vallée du Saint-Laurent nous a permis de tirer une conclusion contre-intuitive : bien qu’il fasse moins froid — on observe en effet une nette tendance au réchauffement des températures hivernales les plus basses —, il n’est pas certain qu’il fasse plus chaud qu’auparavant en été, pendant la journée, dans le sud-ouest du Québec.

Même si nous sommes actuellement confrontés à des dômes de chaleur et à des températures en hausse, les récits du passé d’étés caniculaires, de sécheresses sévères, de vagues de chaleur et d’incendies trouvent aujourd’hui un écho particulier. Au-delà des gros titres, nous devrions peut-être accorder autant d’attention aux conséquences des hivers plus doux — avec des cycles répétés de gel-dégel entraînant des surfaces verglacées et une hausse des accidents — qu’aux vagues de chaleur à mesure que le climat évolue.

La crue de la rivière Rouge de 1826

Reportage de la CBC sur la crue de la rivière Rouge de 1826.

Les inondations constituent un autre défi auquel nous sommes confrontés depuis longtemps. La crue de la rivière Rouge en 1826, dans ce qui est aujourd’hui le Manitoba, a été catastrophique. Survenant au terme de deux années de mauvaises récoltes, elle a frappé une population déjà mise à rude épreuve et affamée, qui a dû faire face à l’une des plus grandes inondations des 500 dernières années.

Cet événement a conduit au transfert du siège social de la Compagnie de la Baie d’Hudson d’Upper Fort Garry, situé dans l’actuelle Winnipeg, vers Lower Fort Garry, un site mieux protégé contre les inondations situé à 40 kilomètres au nord. Des ouvrages de protection contre les inondations ont été construits autour de la ville à la suite d’autres crues qui ont eu lieu au XIXe siècle, dans le but d’atténuer les catastrophes futures.

Le fait que nos ancêtres, qui disposaient de bien moins de ressources que nous, aient eu à affronter des événements similaires à ceux auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est rassurant. Il se peut que nous devions revoir certains de leurs choix pour trouver un meilleur équilibre entre notre volonté de contrôler notre environnement et les réalités de la vie sur une planète en constante évolution.

La restauration des zones humides pour remplacer les ouvrages de protection contre les inondations en béton en est un exemple. Nous avons fait preuve d’adaptabilité et de résilience par le passé. Nous devons continuer à le faire à l’avenir, tout en étant de plus en plus conscients des conséquences de nos actes.

La Conversation Canada

Victoria Slonosky est affiliée à Open Data Rescue. Les travaux de recherche présentés dans cet article ont été menés grâce à un financement d’Environnement et Changement climatique Canada, dans le but de retrouver et de transcrire des documents historiques.

– ref. Étés caniculaires, sécheresses, vagues de chaleur et incendies : voici ce que révèlent les données historiques sur l’évolution du climat canadien – https://theconversation.com/etes-caniculaires-secheresses-vagues-de-chaleur-et-incendies-voici-ce-que-revelent-les-donnees-historiques-sur-levolution-du-climat-canadien-286899