Ce que « Le Semeur », tableau lumineux de Van Gogh, révèle du message de Léon XIV

Source: The Conversation – in French – By Virginia Raguin, Distinguished Professor of Humanities Emerita, College of the Holy Cross

« Le Semeur au soleil couchant », de Vincent van Gogh. Vincent van Gogh/ Kröller-Müller Museum via Wikimedia Commons, CC BY-NC-SA

L’ESSENTIEL

  • Lors de sa première audience générale, Léon XIV avait évoqué « Le Semeur au soleil couchant » de Van Gogh pour parler d’espérance, un tableau peint dans le pays qu’il visite cette semaine.

  • Le tableau fait écho à la parabole du semeur : la graine semée peut porter ses fruits, même si le résultat n’est pas immédiatement visible.

  • Le semeur rappelle aussi la dignité du travail, un thème cher à Léon XIII, dont le nouveau pape a choisi le nom.


Lors de sa première audience générale à Rome en mai 2025, le pape Léon XIV avait évoqué le tableau de Vincent van Gogh Le Semeur au soleil couchant, qu’il a présenté comme un symbole d’espérance. Un soleil éclatant illumine un champ, tandis qu’un paysan avance vers la droite du tableau en semant des graines.

Léon XIV faisait alors référence à la parabole du semeur, récit de l’Évangile qui invite à accomplir de bonnes actions. « Chaque parole de l’Évangile est comme une graine semée dans le sol de notre vie », a-t-il déclaré. Ce sol, a-t-il précisé, n’est pas seulement « notre cœur », mais aussi « le monde, la communauté, l’Église ».

« Derrière le semeur, Van Gogh a peint des épis déjà mûrs », a fait remarquer Léon XIV. Il y voit une image d’espérance : d’une manière ou d’une autre, la graine a porté ses fruits. Van Gogh a peint Le Semeur au soleil couchant en 1888, alors qu’il vivait à Arles (Bouches-du-Rhône). À l’époque, il travaillait aux côtés de son ami Paul Gauguin et envisageait l’avenir avec enthousiasme. Le tableau reflète cet optimisme.

L’inspiration de Van Gogh

En novembre 1888, Van Gogh écrit à son frère Théo, auquel il se confie souvent, au sujet du Semeur au soleil couchant. Il en décrit les couleurs : « Immense disque jaune citron pour le soleil. Ciel jaune vert avec des nuages roses. Le terrain est violet, le semeur et l’arbre bleu de Prusse. »

Le Semeur (Millet)
« Le Semeur (Millet).
Museum of Fine Arts, Boston via Wikimedia

Van Gogh s’est inspiré du tableau « Le Semeur », peint en 1860 par l’artiste français Jean-François Millet. Mais il en a transformé la composition : chez Millet, une silhouette sombre et solitaire domine la scène ; Van Gogh, lui, place le semeur au cœur d’un paysage métamorphosé par le soleil.

D’autres artistes ont représenté explicitement la parabole du semeur, comme le Norvégien Emanuel Vigeland. Dans une série de vitraux réalisés pour une église d’Oslo, celui-ci illustre les différentes étapes du récit et leur signification. Tandis que le semeur travaille, des graines tombent au bord du chemin et les oiseaux les mangent aussitôt : elles représentent ceux qui entendent la parole de Dieu sans l’écouter.

« La Parabole du semeur » vue par l’artiste norvégien Emanuel Vigeland, 1917-1919, église luthérienne de Borgestad, en Norvège.
Virginia Raguin

Certaines graines tombent sur un sol pierreux et ne peuvent s’y enraciner : elles symbolisent ceux qui manquent de persévérance. D’autres tombent parmi les ronces et sont étouffées. Vigeland associe à ce passage l’image saisissante d’un avare comptant des piles de pièces, dont la vie est étouffée par l’appât du gain.

À la fin de la parabole, les graines tombées dans la bonne terre produisent une récolte au centuple. Vigeland représente une moisson abondante, à côté d’un homme assis par terre, tenant un enfant sur ses genoux.

Ce que ce tableau révèle de Léon XIV

Le tableau de Van Gogh fait écho à plusieurs idées exprimées par le nouveau pape au début de son pontificat. Léon XIV a ainsi expliqué : « Au centre du tableau, il y a le soleil, et non le semeur. Cela nous rappelle que c’est Dieu qui fait avancer l’histoire, même lorsqu’il semble absent ou lointain. C’est le soleil qui réchauffe les mottes de terre et fait mûrir la semence. »

L’image du semeur absorbé par son travail physique évoque aussi la dignité du travail, un thème lié au choix du nom du pape. Léon XIV a expliqué avoir choisi ce nom « principalement parce que le pape Léon XIII, dans son encyclique historique Rerum novarum, a abordé la question sociale dans le contexte de la première grande révolution industrielle ». Léon XIII dénonçait notamment l’injustice économique qui laissait aux ouvriers de maigres revenus, alors que les propriétaires tiraient d’importants profits de l’industrialisation.

Comme dans l’œuvre de Vigeland, le pape voit dans le semeur de Van Gogh un message d’espérance. Ce message rejoint, à ses yeux, le thème de l’espérance choisi pour l’année jubilaire proclamée par son prédécesseur, François. Léon XIV a également exprimé l’espoir que l’écoute de Dieu conduise les hommes à se mettre au service des autres.

The Conversation

Virginia Raguin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Ce que « Le Semeur », tableau lumineux de Van Gogh, révèle du message de Léon XIV – https://theconversation.com/ce-que-le-semeur-tableau-lumineux-de-van-gogh-revele-du-message-de-leon-xiv-292794

De Rome aux messes dans les stades : comment la dévotion envers le pape a changé au fil des siècles

Source: The Conversation – in French – By Anna Peirats, Catedrática de Humanidades, Universidad Católica de Valencia

Le pape Léon XIV devant les fidèles venus l’attendre au Vatican, comme chaque semaine. Marco Iacobucci Epp/Shutterstock

L’ESSENTIEL

  • Pendant des siècles, les fidèles se rendaient à Rome pour voir le pape.

  • La radio, la télévision puis les voyages ont rapproché les papes des foules.

  • Les réseaux sociaux prolongent aujourd’hui cette proximité jusque sur les téléphones des fidèles.


Le 7 juin 2026, des centaines de milliers de personnes étaient appelées à se rassembler sur la place de Cibeles, à Madrid, pour assister à la messe célébrée par Léon XIV à l’occasion de la Fête-Dieu. C’était la première visite de ce pape en Espagne.

Aujourd’hui, une telle scène n’a rien d’étonnant. Pourtant, pendant des siècles, ceux qui voulaient voir le souverain pontife devaient se rendre en pèlerinage sur la tombe de Pierre. Pour comprendre ce contraste, il faut remonter aux origines de la papauté.

« Sur cette pierre, je bâtirai mon Église »

Aux premiers siècles du christianisme, la vénération se concentrait sur la figure de saint Pierre. Rome prit de l’importance parce que, selon la tradition, c’est là qu’il avait été martyrisé et enterré. La basilique que Constantin fit construire sur sa tombe, au IVe siècle, devint l’un des grands lieux de pèlerinage de la chrétienté.

À cette époque, les papes ne quittaient Rome que dans des circonstances exceptionnelles. L’exemple le plus connu est celui de Léon Iᵉʳ le Grand : en 452, il alla à la rencontre d’Attila, dont les Huns avançaient dans le nord de l’Italie, et parvint à empêcher leur marche sur la ville. La légende y ajouta un épisode, que Raphaël immortalisa dans une fresque au Vatican : derrière le pape seraient apparus les apôtres Pierre et Paul, l’épée à la main.

La Rencontre entre Léon Iᵉʳ le Grand et Attila
La Rencontre entre Léon Iᵉʳ le Grand et Attila, selon Raphaël.
Art Renewal Center/Wikimedia

Le nom choisi par Léon XIV rappelle ainsi l’une des plus anciennes images de la papauté : celle du pontife qui protège son peuple face au danger.

Les papes se déplaçaient pour gouverner : négocier avec les rois, réformer l’Église ou mobiliser la chrétienté, comme le fit Urbain II lorsqu’il prêcha la première croisade en 1095. Pour les fidèles, le mouvement se faisait en sens inverse : c’étaient eux qui se rendaient à Rome.

Le premier Jubilé, proclamé par Boniface VIII en 1300, attira à Rome des centaines de milliers de pèlerins auxquels était promise la rémission de leurs péchés. Mais, pour l’immense majorité des fidèles, le pape demeurait une figure lointaine. Au cours des siècles suivants, ce schéma ne changea guère.

Prisonnier du Vatican

La vénération du pape s’intensifia au XIXe siècle. Le 20 septembre 1870, les troupes du royaume d’Italie entrèrent dans Rome et mirent fin à plus de mille ans de souveraineté pontificale sur la ville. Pie IX se retira au Vatican, se déclara « prisonnier » et mourut huit ans plus tard sans en être ressorti.

Pie X
Gravure représentant le pape Pie IX.
Bibliothèque nationale de France

Dans ces mêmes années, le concile Vatican I, réuni sous son pontificat, proclama le dogme de l’infaillibilité pontificale. Le pape avait perdu un État, mais son autorité spirituelle se trouvait renforcée. Une nouvelle forme de vénération de sa personne se développa : la presse catholique diffusa son portrait, et les images à son effigie se multiplièrent dans les foyers catholiques.

Son successeur, Léon XIII, exerça cette autorité dans un domaine nouveau. Avec l’encyclique Rerum novarum (1891), il posa les fondements de la doctrine sociale de l’Église. Cette autorité renforcée trouva bientôt un moyen inédit de se faire entendre : avant que le pape ne parcoure le monde, sa voix voyagea.

Le 12 février 1931, Pie XI inaugura Radio Vatican, construite par Guglielmo Marconi, en prononçant le premier message radiodiffusé d’un pape. Pour la première fois, ses paroles pouvaient être entendues simultanément aux quatre coins du monde.

Pie XII alla plus loin encore. Son message du 24 août 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale – « Rien ne se perd avec la paix ; tout peut être perdu avec la guerre » – donna à la parole pontificale une portée mondiale. En 1949, il fut aussi le premier pape à apparaître à la télévision. La voix et le visage du pape franchissaient désormais les frontières, mais lui-même restait à Rome. Il lui restait à aller à la rencontre des fidèles.

Au-delà de Rome

Paul VI.
Le pape Paul VI au balcon du monastère franciscain du mont Thabor, face à la vallée de Jezréel et aux monts Guilboa.
David Eldan/National Photo Collection of Israel

C’est Paul VI qui franchit ce pas. En janvier 1964, il se rendit en Terre sainte : c’était le premier voyage international d’un pape en avion. L’année suivante, il s’envola pour New York, où il prononça un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies et célébra une messe dans un stade. Il visita les cinq continents, ce qui lui valut le surnom de « pape pèlerin ».

Jean-Paul II fit des voyages un élément central de son pontificat et devint le premier pape à rassembler de telles foules. Il parcourut plus de 1 200 000 kilomètres (près de trente fois le tour du monde) au cours de 104 voyages internationaux dans 129 pays. Il se rendit cinq fois en Espagne. En 1985, il institua les Journées mondiales de la jeunesse, qui attirèrent des foules immenses : à Manille, en 1995, plusieurs millions de personnes assistèrent à une seule messe. Sur les places, on scandait un slogan qu’aucun pape n’avait encore entendu avec une telle ferveur et qui reste gravé dans la mémoire collective : « Jean-Paul II, tout le monde t’aime. »

Ses funérailles, en 2005, attirèrent à Rome plus de quatre millions de pèlerins et des délégations de plus de 80 pays. Cette ferveur populaire a fait naître une comparaison souvent reprise à propos des papes récents : celle de la rock star. Dans la London Review of Books, le critique Terry Eagleton décrivit Jean-Paul II comme une sorte de « rock star spirituelle ». L’image rend compte de l’ampleur médiatique du phénomène, mais laisse de côté un élément essentiel : la papauté s’appuie sur une tradition et une mémoire façonnées depuis près de deux millénaires.

Du tombeau de Pierre à l’écran du smartphone

Un autre changement survint ensuite, sans passer cette fois par les stades : l’arrivée du pape sur les réseaux sociaux. En décembre 2012, Benoît XVI créa sur Twitter le compte @Pontifex, devenant le premier pape à utiliser ce réseau social.

Il s’était auparavant rendu trois fois en Espagne : à Valence en 2006 ; à Saint-Jacques-de-Compostelle et Barcelone en 2010 ; puis à Madrid en 2011. Dans la capitale espagnole, il présida les Journées mondiales de la jeunesse, qui rassemblèrent plus d’un million de jeunes. Plusieurs événements eurent lieu sur la place de Cibeles, où Léon XIV devait à son tour se rendre.

Lorsque François ouvrit son compte Instagram en mars 2016, il atteignit le million d’abonnés en douze heures. Un an plus tôt, le magazine Vogue l’avait déjà décrit comme une rock star d’Internet. La comparaison employée à l’époque de Jean-Paul II passait ainsi des stades aux téléphones portables.

Avec les réseaux sociaux, le pape François entra dans le quotidien des fidèles : plus besoin de se rendre en pèlerinage à Rome ni d’attendre une apparition à la télévision. Il pouvait désormais surgir chaque jour sur l’écran d’un smartphone, dans une actualité, une vidéo ou un mème.

En 2020, ses messages totalisèrent 27 milliards de vues. En pleine pandémie, le 27 mars 2020, François donna depuis Rome la bénédiction Urbi et Orbi, sous la pluie et presque seul. La cérémonie fut retransmise à la télévision, sur Internet et à la radio. Sans fidèles physiquement présents sur la place Saint-Pierre, le pape accompagnait, par écrans interposés, des millions de personnes dans le monde.

Léon XIV hérite de cette dimension technologique de la papauté. Son élection, le 8 mai 2025, fut la première à l’ère de TikTok. Son arrivée sur Instagram suscita le même engouement que celle de François : il dépassa le million d’abonnés en moins d’une journée. Aujourd’hui, les différents comptes du pape réunissent à eux tous des dizaines de millions d’abonnés.

L’histoire de la dévotion envers les papes est aussi celle des moyens par lesquels ils se rendent présents auprès des fidèles. Lorsque Léon XIV célébrera la messe sur la place de Cibeles, plusieurs époques se rejoindront : celle des pèlerinages médiévaux, celle des grandes célébrations du XXe siècle et celle de la diffusion numérique au XXIe siècle. Les formes, les médias et les mots ont changé, mais cette dévotion répond toujours à un désir ancien : voir de près le successeur de Pierre.

The Conversation

Anna Peirats ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. De Rome aux messes dans les stades : comment la dévotion envers le pape a changé au fil des siècles – https://theconversation.com/de-rome-aux-messes-dans-les-stades-comment-la-devotion-envers-le-pape-a-change-au-fil-des-siecles-292793

L’IA dans la campagne électorale au Québec : l’œuvre de citoyens davantage que des politiciens

Source: The Conversation – in French – By Catherine Régis, Professeure titulaire, Faculté de droit, Chaire en IA Canada-CIFAR, Mila et Chaire en diplomatie scientifique et gouvernance mondiale de l’IA (Fonds de recherche du Québec), Université de Montréal

L’utilisation de l’intelligence artificielle peut influencer, un peu partout, les tendances en matière de politique. Quelle place occupe-t-elle dans la campagne électorale en cours au Québec ?


Les usages de l’intelligence artificielle (IA) posent des risques pour l’intégrité des processus électoraux, pourtant essentiels à la pérennité des démocraties. Or depuis l’avènement de l’IA générative (dont ChatGPT) de nombreux exemples, un peu partout dans le monde, témoignent des risques que présente cette technologie pour les élections. Pensons aux appels automatisés imitant la voix de Joe Biden lors des primaires américaines de 2024 ; aux cinq femmes candidates victimes d’hypertrucages pornographiques lors des élections municipales de 2024 au Brésil ; ainsi qu’à l’hypertrucage viral du premier ministre Mark Carney avec Jeffrey Epstein peu après les dernières élections fédérales.

La propagande et les fausses informations ne sont pas des phénomènes nouveaux. Ce qui l’est, c’est l’accessibilité et la facilité avec lesquelles se déploient des outils de manipulation extrêmement performants et réalistes rendus possibles par les systèmes d’IA. L’IA permet en effet de générer des hypertrucages, des communications trompeuses, des messages destinés à des électeurs ciblés avec une précision inégalée, ainsi que des campagnes de désinformation à grande échelle.

Bien sûr, l’IA peut aussi renforcer les institutions démocratiques, notamment en favorisant la participation citoyenne, en bonifiant la prestation des services publics, ou en permettant de détecter si des acteurs politiques font des usages préjudiciables de l’IA. Néanmoins, ces effets bénéfiques n’enlèvent pas la nécessité d’en contrecarrer les risques.




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En tant que professeure de droit, directrice de l’innovation sociale et des politiques internationales à IVADO et chercheuse à Mila, j’ai exploré ces questions, conjointement avec différents chercheurs, ainsi qu’Amélie Côté, qui travaille en mobilisation des connaissances chez IVADO.

L’engagement des partis

Lors de cette première élection générale à l’ère de l’IA générative, le Québec a fait preuve de leadership en matière d’utilisation responsable de l’IA. Quatre des cinq partis politiques siégeant à l’Assemblée nationale ont adhéré au Code de conduite pour l’utilisation responsable de l’IA proposé par des experts d’IVADO et le CEIMIA. Cette initiative, l’engagement des partis signataires, de même que le refus du parti réfractaire (le Parti conservateur du Québec), ont été relatés dans les médias.

De mars 2026 à aujourd’hui, la couverture médiatique sur le Code a démontré l’importance de ce quatrième pouvoir pour consolider l’adhésion des partis et sensibiliser l’électorat aux enjeux que soulève l’IA en contexte électoral. Ce Code volontaire ne se substitue pas à une loi, mais il traduit un engagement collectif clair quant à la façon dont les partis politiques recourent aux systèmes d’IA, tant dans leurs communications que dans les outils employés pour cerner les préoccupations des citoyens et façonner leurs plates-formes électorales.

Les partis doivent ainsi en faire un usage responsable et transparent, et veiller à la sécurité et à la gouvernance des systèmes d’IA qu’ils utilisent. De surcroît, ils s’engagent à sensibiliser et former leur personnel et leurs bénévoles à sa mise en œuvre, une mission à laquelle IVADO a contribué en offrant des formations aux partis signataires.

La campagne électorale bat son plein depuis le 27 août. Bien que nous n’ayons pas pu recenser l’ensemble des communications politiques diffusées par les candidats dans les 127 circonscriptions, nous constations, à trois semaines du scrutin, qu’aucun parti ne semblait avoir fait un usage trompeur de l’IA sur ses comptes officiels.

Un code de conduite… qui n’arrête pas les trolls

Les images ou les vidéos créées et diffusées avec l’aide de l’IA l’ont été, selon nos observations, par des citoyens, lesquels ne sont pas tenus de se conformer au Code de conduite. Ils visent en général, avec ces contenus synthétiques, à passer des messages politiques à l’aide de la satire et la caricature. Mais certains agissent véritablement comme des trolls, publiant des contenus qui perturbent pour provoquer des réactions, et qui peuvent s’avérer dénigrants et préjudiciables.

Bien que ces publications ne proviennent pas des partis eux-mêmes, elles ont un impact dans l’environnement numérique, informationnel et politique qui méritera d’être étudié plus en profondeur.

Il est encore prématuré d’en tirer une analyse exhaustive, mais une tendance se dessine. Les hypertrucages dégradants qui circulent semblent toucher davantage les femmes que les hommes. À titre d’exemple, la chef de la CAQ et première ministre sortante Christine Fréchette a été représentée dans des vidéos générées avec l’IA en train de danser à la barre verticale (pole dance) ou, celle-ci largement diffusée, d’embrasser le premier ministre du Canada. Cibler ainsi les femmes peut les décourager à occuper des fonctions publiques, tel qu’observé à l’échelle internationale




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D’autres publications imitent le style visuel des médias traditionnels, par exemple en représentant des débats politiques entre candidats, ou des résultats de sondages trompeurs. Ces contenus en apparence crédibles peuvent devenir viraux, ne serait-ce qu’un instant, et brouiller la distinction entre le vrai et le faux.

Des débats qu’il faudra tenir

Parallèlement, tout au long de cette campagne électorale, les appels à ralentir, voire à interrompre le développement de l’IA, en particulier celui de la superintelligence artificielle, perçue comme une menace pour l’humanité, ont fait les manchettes mondiales et sont discutés dans les plus hautes instances internationales, comme l’ONU. Et ici, l’utilisation croissante de l’IA, ses répercussions sociales, notamment sur le travail et l’environnement, comptent parmi les préoccupations de nombreux citoyens appelés à voter le 5 octobre prochain.

Or ces enjeux, pourtant déterminants pour l’avenir de nos sociétés, n’ont presque pas été abordés par les partis politiques depuis le début de la campagne. Pourtant, une approche conjuguant encadrement réglementaire, technologique et éthique s’impose. Les partis et les candidats doivent s’en saisir afin que les citoyens puissent exercer un choix éclairé.


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Enfin, il conviendra, une fois le scrutin passé, de mener des études approfondies sur l’incidence des usages de l’IA au cours de cette campagne, de manière à mettre en place des mesures adéquates et coordonnées à différents niveaux. L’actuel Code de conduite, à mettre à jour au besoin, offre une protection pertinente, mais il faudra en ajouter d’autres afin de mieux répondre aux risques que pose l’IA pour nos institutions et processus démocratiques.

Parmi ces mesures, sur le plan législatif, on peut penser à des lois-cadres sur l’IA qui limitent ses risques démocratiques, comme le EU AI Act, de même qu’à divers autres moyens proposés par un groupe d’experts internationaux, tels des mises à jour des lois électorales, une meilleure préparation des gouvernements et des autorités électorales pour prévenir les perturbations électorales causées par l’IA, et des protocoles internationaux en cas d’ingérence électorale attribuable à l’utilisation de l’IA.

Chose certaine, les processus électoraux à travers le monde doivent s’adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

La Conversation Canada

Catherine Régis reçoit des financements des Fonds de recherche du Québec, des IRSC, du programme des Chaires en IA de CIFAR et d’IVADO.

Amélie Côté ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. L’IA dans la campagne électorale au Québec : l’œuvre de citoyens davantage que des politiciens – https://theconversation.com/lia-dans-la-campagne-electorale-au-quebec-loeuvre-de-citoyens-davantage-que-des-politiciens-292080

Por qué las bolsas asiáticas están marcando el rumbo de la inteligencia artificial

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Jareño Cebrián, Catedrático de Universidad, Área de Economía Financiera, Departamento de Análisis Económico y Finanzas, Universidad de Castilla-La Mancha

ImageFlow/Shutterstock

La inteligencia artificial (IA) se ha consolidado como el principal motor de los mercados financieros internacionales. Desde el lanzamiento explosivo de los modelos generativos (Gemini, ChatGPT…) hasta la vertiginosa carrera por construir infraestructuras cada vez más potentes, miles de millones de dólares han fluido hacia empresas tecnológicas, fabricantes de chips y centros de datos.

Sin embargo, tras meses de euforia desmedida, el comportamiento reciente de los parqués ha vuelto a poner bajo un riguroso escrutinio el futuro del sector global, haciendo emerger una pregunta que hace apenas un año parecía impensable: ¿estamos asistiendo al inicio de una fase de profunda incertidumbre en torno a la IA?

Esta duda no surge porque la tecnología haya dejado de ser prometedora, sino porque inversores y analistas han comenzado a exigir una estricta disciplina financiera, cuestionando cuándo las descomunales inversiones realizadas se traducirán en rendimientos suficientes para justificar las elevadas valoraciones bursátiles.

Esta metamorfosis en la percepción del riesgo y el paso a una narrativa dominada por la cautela analítica han desencadenado episodios de notable volatilidad y ventas generalizadas en las principales bolsas asiáticas, afectando directamente a las corporaciones que constituyen el corazón operativo de la cadena global de valor tecnológico.

Las causas del enfriamiento: del ‘hype’ al flujo de caja

Durante los últimos años, la IA ha impulsado una auténtica fiebre inversora con planes multimillonarios para construir centros de datos, desarrollar chips y entrenar modelos cada vez más sofisticados. Sin embargo, el mercado atraviesa un claro cambio de percepción: la euforia inicial está cediendo paso a una etapa mucho más exigente, en la que los inversores ya no premian las meras expectativas futuras, sino que reclaman evidencias concretas de rentabilidad y flujos de caja operativos que amorticen el enorme gasto de capital (capex). Según parte de la prensa económica, la simple sombra de una recalibración en los planes de inversión corporativos basta para sembrar la incertidumbre entre los suministradores de equipos.

A todo esto se suman las advertencias de los principales líderes de la industria sobre los riesgos del desarrollo acelerado de esta tecnología, lo que ha elevado la volatilidad en los parqués internacionales. Asimismo, el panorama operativo se complica por factores geopolíticos y normativos. En concreto, el endurecimiento de las restricciones comerciales entre Washington y Pekín para limitar el acceso a tecnologías de doble uso, junto al debate regulatorio global sobre la seguridad de la IA, introducen barreras que encarecen la operativa industrial. Todo ello, combinado con la volatilidad energética y las dudas sobre la trayectoria de los tipos de interés, ha acentuado la aversión global al riesgo en los valores de alto crecimiento.

Asia, el verdadero corazón de la revolución de la IA

Aunque Silicon Valley acapare el relato mediático, Asia constituye la infraestructura física imprescindible de la revolución de la IA. Empresas como la taiwanesa TSMC (líder en semiconductores para Nvidia) o las surcoreanas Samsung Electronics y SK Hynix (dominantes en memorias HBM para modelos masivos) sostienen el ecosistema. Diversos análisis estiman que los proveedores asiáticos concentran alrededor del 90 % de los costes de producción de procesadores de vanguardia, abarcando desde sistemas de refrigeración hasta el ensamblaje de servidores.

Esta altísima concentración explica la extrema sensibilidad de los parqués de Tokio, Seúl, Taipéi y Hong Kong ante cualquier duda global sobre la IA. Cuando el mercado cuestiona el ritmo de despliegue, las pérdidas se trasladan en cadena: desde gigantes de la inversión como SoftBank, castigado por su apalancamiento en centros de datos, hasta las grandes fundiciones, cuyas cotizaciones sufren por el temor a ajustes en los pedidos de sus clientes internacionales.

Las bolsas asiáticas siguen apostando por la IA

Pese a las dudas recientes, los mercados asiáticos continúan mostrando una notable confianza en el potencial de crecimiento de la inteligencia artificial.

La demanda mundial de chips avanzados sigue creciendo a gran velocidad y empresas como TSMC han reconocido públicamente que su capacidad de producción continúa siendo insuficiente para satisfacer toda la demanda prevista, y esta situación podría mantenerse al menos hasta 2027. Los mercados bursátiles reflejan claramente esta expectativa.

Rentabilidad acumulada de los principales mercados bursátiles vinculados al ecosistema global de la IA (enero-septiembre de 2026)
Fuente: elaboración propia a partir de datos de Bloomberg

El índice KOSPI (Corea del Sur) acumulaba una revalorización del 66,94 % y el Nikkei 225 (Japón) del 28,12 % a 18 de septiembre de 2026.

Fiel indicador

La evolución reciente de las bolsas asiáticas refleja mejor que cualquier otro indicador la importancia que ha adquirido la inteligencia artificial en la economía mundial. Aunque la volatilidad ha aumentado durante las últimas semanas, debido a las dudas sobre la rentabilidad futura de algunas inversiones en IA y a las crecientes tensiones tecnológicas entre Estados Unidos y China, los mercados más expuestos al sector continúan registrando ganancias extraordinarias.

Corea del Sur sigue liderando el comportamiento bursátil de las grandes economías desarrolladas gracias al peso de compañías como Samsung Electronics y SK Hynix. Por su parte, Taiwán mantiene una sólida trayectoria alcista apoyada en la posición dominante de TSMC, mientras que Japón continúa beneficiándose del crecimiento de la demanda de equipos industriales, automatización y componentes tecnológicos asociados al desarrollo de infraestructuras para IA.

¿Quién monetizará realmente la IA?

La incertidumbre actual no gira en torno a la utilidad real de la inteligencia artificial, sino al tiempo que tardará en generar rendimientos suficientes para justificar la carrera inversora. Solo en 2026, los grandes hiperescaladores (los grandes proveedores de servicios en la nube como Amazon Web Services, Microsoft Azure o Google Cloud Platform) prevén destinar más de 600 000 millones de dólares en gastos de capital (capex) para infraestructuras, centros de datos y redes eléctricas especializadas.

De hecho, la firma de inversiones Schroders calcula que la industria deberá crear billones de dólares anuales en valor para sus clientes durante la próxima década si quiere amortizar este despliegue masivo.




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Esta desproporción entre gasto e ingresos inmediatos está obligando al mercado a hacer una clara selección de ganadores. Mientras los fabricantes de chips y componentes sufren una acusada volatilidad por el miedo a cualquier tijeretazo en los pedidos corporativos, las grandes beneficiadas de la próxima fase podrían ser las empresas capaces de integrar la IA en sus procesos productivos, la banca, la salud o la industria, transformando el consumo técnico en incrementos tangibles de productividad y margen operativo.

China acelera la carrera tecnológica

La creciente rivalidad entre Estados Unidos y China añade otra capa de incertidumbre al sector. Las restricciones de Washington a la exportación de semiconductores avanzados han actuado como catalizador de la autosuficiencia china. Gigantes locales como Meituan o Huawei han logrado avances clave en el desarrollo y entrenamiento de modelos de IA mediante chips de diseño propio, reduciendo de forma progresiva su dependencia del hardware occidental.

Si esta estrategia de soberanía tecnológica se consolida, terminará por reconfigurar la estructura competitiva de la industria global de semiconductores, fragmentando el mercado y alterando el equilibrio de fuerzas entre los grandes actores internacionales.

¿Estamos ante una burbuja?

La historia económica aconseja prudencia antes de diagnosticar una burbuja. Las grandes revoluciones tecnológicas, desde el ferrocarril en el siglo XIX hasta la consolidación de internet a finales de los noventa, siempre han atravesado fases de euforia desmedida seguidas de severas correcciones. Las turbulencias recientes no certifican el fracaso de la inteligencia artificial, sino un proceso natural de disciplina de mercado para purgar la especulación, determinar qué valor económico generará realmente esta tecnología y dilucidar qué firmas capturarán ese margen operativo.

En esta ecuación, el peso de Asia resulta indiscutible. Taiwán, Corea del Sur y Japón concentran la infraestructura física esencial que sostiene el ecosistema global. Por ello, parqués como Taipéi, Seúl o Tokio se han convertido en el laboratorio financiero donde se evalúan diariamente los riesgos y oportunidades del sector, como han venido analizando los principales medios económicos de referencia.

Para anticipar el rumbo real de la inteligencia artificial, conviene mirar menos a las promesas de Silicon Valley y mucho más a los mercados asiáticos, convertidos hoy en el termómetro más preciso de la revolución digital.


_Es coautora de este artículo Patricia Abietar Jiménez, experta en educación financiera, funcionaria de carrera del cuerpo de maestros de Educación Primaria de la Junta de Comunidades de Castilla-La Mancha (JCCM), coordinadora de Formación y Transformación Digital y del Plan de Refuerzo en la Competencia Matemática.

The Conversation

Francisco Jareño Cebrián no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Por qué las bolsas asiáticas están marcando el rumbo de la inteligencia artificial – https://theconversation.com/por-que-las-bolsas-asiaticas-estan-marcando-el-rumbo-de-la-inteligencia-artificial-292444

El escándalo bancario que sacude la política brasileña y las elecciones presidenciales previstas para octubre

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Guilherme Casarões, Associate Professor of Brazilian Studies, Florida International University

La noche del 17 de noviembre de 2025, agentes federales brasileños detuvieron al banquero Daniel Vorcaro en la pista del aeropuerto de Guarulhos, en São Paulo, cuando se disponía a embarcar en un jet privado. Inicialmente fue retenido por riesgo de fuga y detenido unos meses más tarde por múltiples cargos de fraude bancario, corrupción y blanqueo de capitales. Actualmente se encuentra a la espera de sentencia.

Ahora, a menos de un mes de las elecciones nacionales en Brasil, la denominada “crisis del Banco Master” amenaza con sacudir la democracia del país hasta sus cimientos.

A primera vista, se trataba solo de un escándalo financiero. Poco después de la detención de Vorcaro, el Banco Central de Brasil ordenó la liquidación de su banco, el Banco Master, con unas pérdidas sin precedentes estimadas en 47 300 millones de reales (unos 8 000 millones de euros). Alrededor del 90 % de esta suma fue reembolsada a los titulares de cuentas y a los accionistas por el Fondo de Garantía de Créditos (FGC) –el equivalente brasileño de la Corporación Federal de Seguros de Depósitos (FDIC) de Estados Unidos o el Fondo de Garantía de Depósitos (FGD) en España–, lo que supuso el mayor desembolso de la historia de la institución.

El sistema financiero brasileño se vio sometido a una gran presión. Desde 2018, el Banco Master había firmado contratos para gestionar y prestar servicios a fondos de pensiones estatales y municipales, así como a entidades bancarias. Aunque Vorcaro, de ser declarado culpable, difícilmente se convertiría en el primer estafador brasileño vestido de banquero, las investigaciones han revelado que sus métodos eran tan creativos como brutales.

Para proteger las operaciones de Master del escrutinio público, Vorcaro habría creado una enorme red de economistas, personas influyentes, burócratas, políticos y jueces. A algunos se les contrató para que respaldaran al banco; a otros, según la fiscalía, se les sobornó abiertamente para que permitieran que se llevaran a cabo transacciones turbias. Cada vez que la estrategia fallaba, supuestamente intimidaba y chantajeaba a sus detractores, incluidos periodistas y funcionarios, llegando incluso a planear causarles daño físico.

Tras diez meses de investigaciones, el caso del Banco Master apunta a que Vorcaro logró tomar como rehén al sistema político del país. Al parecer, el banquero se dio cuenta de que Brasil ya no contaba con tres poderes del Estado que se controlaban entre sí, sino con tres puntos de veto que podían adquirirse por separado.

Comprar acceso a esos tres poderes permitió a Vorcaro protegerse frente al Estado. Pero solo pudo lograrlo porque la política brasileña se había vuelto cada vez más disfuncional durante la década anterior.

El tira y afloja institucional de Brasil

En Brasil, el Congreso ejecuta el presupuesto tanto como legisla. El Tribunal Supremo legisla siempre que los legisladores se encuentran en un punto muerto, llegando en ocasiones a revocar decisiones del Congreso. Un presidente debilitado, ahogado por la deuda pública y presionado por los otros poderes, tiene poca influencia para impulsar políticas. Este tira y afloja se ha convertido en un sello distintivo de la política brasileña contemporánea.

El aumento de los poderes legislativos se remonta a 2016. Durante el juicio político contra la entonces presidenta Dilma Rousseff, el entonces presidente de la Cámara de Diputados, Eduardo Cunha, descubrió que la presidencia de la Cámara podía pasar de ser un cargo de carácter procedimental a convertirse en una espada que se cernía sobre la presidencia. Las asignaciones presupuestarias del Congreso pasaron a ser obligatorias y aumentaron de 12 900 millones de reales (alrededor de 2 200 millones de euros) en 2017 a 61 000 millones de reales (algo más de 10 000 millones de euros) en 2026, lo que supone aproximadamente una cuarta parte de todo el gasto federal discrecional. Un presidente ya no puede retenerlas para disciplinar a una coalición.

El activismo judicial se intensificó durante el mandato del presidente Jair Bolsonaro. El conflicto permanente del expresidente –ahora encarcelado– con el Tribunal Supremo en torno a la política frente a la pandemia, la desinformación y los derechos de libertad de expresión empujó a los magistrados a asumir un papel político al que nunca han renunciado. Si bien es innegable que el tribunal desempeñó un papel clave a la hora de salvaguardar la democracia brasileña frente al intento de golpe de Estado de Bolsonaro en 2022, la política judicial lleva mucho tiempo traspasando los límites de la normalidad democrática.

Y aunque el actual presidente, Lula da Silva, volvió al poder en 2023 con la promesa de restaurar la democracia en Brasil, el desequilibrio institucional no ha hecho más que agravarse. El Gobierno de Lula apoyó la condena por parte del Tribunal Supremo de cientos de participantes en el asalto a Brasilia del 8 de enero de 2023 y no ocultó su entusiasmo cuando Bolsonaro y sus colaboradores fueron encarcelados. Pero los recientes ataques coordinados desde la Casa Blanca de Donald Trump y por parte de miembros de extrema derecha del Congreso no han hecho más que demostrar que la presidencia es el eslabón más débil de la política brasileña.

La red de influencias de Vorcaro

En este entramado entró en escena un banquero con problemas de liquidez y cuyo pragmatismo pesaba más que la ideología. Los investigadores han trazado una red de influencias notable no solo por su tamaño, sino también por su ecumenismo.

En la derecha política, se dice que Vorcaro ofreció ventajas de lujo y dinero en efectivo a varios políticos, entre ellos un exministro de Bolsonaro y líder de la coalición de derecha, el senador Ciro Nogueira. El dinero de Vorcaro también llegó a Dark Horse, la película biográfica sobre Bolsonaro: los informes de la unidad de inteligencia financiera de Brasil rastrean aproximadamente 12,3 millones de dólares hasta el fondo de Texas que gestiona el presupuesto de la película, incluidos 1,6 millones enviados en septiembre de 2025 a petición de su hijo, Flávio Bolsonaro, senador y candidato presidencial.

Hace unas semanas, la filtración de mensajes de voz del teléfono de Vorcaro parecía mostrar al “niño prodigio” de la extrema derecha brasileña, el diputado Nikolas Ferreira, poniéndose en contacto con el banquero para lo que parecían ser favores políticos.

En la izquierda política, la Policía Federal alega que el senador de Bahía, Jaques Wagner, entonces jefe de grupo de Lula en el Senado, recibió un piso en Salvador y 3,5 millones de reales (592 550 millones de euros). Las investigaciones también revelaron que, ya en 2018, el gobernador de Bahía, Rui Costa –que más tarde ocupó el cargo de jefe de gabinete de Lula–, favoreció los negocios de Vorcaro al permitir que los funcionarios públicos obtuvieran préstamos a altos tipos de interés vinculados al Banco Master.

Y luego está el Poder Judicial, donde las acusaciones son más graves y las pruebas más comprometedoras. El magistrado del Tribunal Supremo Dias Toffoli se recusó de la investigación sobre el Banco Master en febrero, después de que la prensa revelara pagos por valor de al menos 35 millones de reales (5,9 millones de euros) procedentes de fondos vinculados a Vorcaro a un complejo turístico de Paraná en el que él tenía una participación. Toffoli niega haber cometido ninguna irregularidad.

El hijo de otro magistrado del Tribunal Supremo, Kássio Nunes Marques, recibió 281 600 reales (unos 48 000 euros) a través de un contrato de consultoría pagado por el banco, según revela la investigación.

Por su parte, el juez del Tribunal Supremo Alexandre de Moraes, a quien a menudo se considera el némesis de Bolsonaro, se enfrenta a la acusación más explosiva: el bufete de abogados de su esposa, Viviane Barci de Moraes, firmó un contrato de 131 millones de reales (22,2 millones de euros) con el Banco Master. La policía recuperó la parte de las conversaciones de Vorcaro con el juez Moraes, lo que sugiere un grado inusual de intimidad entre ambos, aunque no haya pruebas contundentes de que Moraes actuara a petición de nadie.

La información sobre las conversaciones de Moraes con Vorcaro procede de un informe policial encargado (y hecho público) por otro magistrado del Tribunal Supremo, André Mendonça, quien se hizo cargo de las investigaciones sobre el Banco Master a principios de este año. Antes de ser nombrado miembro del Tribunal Supremo en 2022, Mendonça ocupó los cargos de fiscal general y ministro de Justicia de Bolsonaro. Ahora se encuentra al frente de una guerra sin cuartel dentro de la facción rival del Tribunal, liderada por Moraes.

Los críticos de la izquierda han acusado a Mendonça de utilizar la investigación sobre el Banco Master como arma para debilitar a Moraes y a sus aliados en defensa de los intereses de la familia Bolsonaro. Al hacerlo, Mendonça socava aún más la legitimidad del tribunal, que es precisamente lo que la extrema derecha brasileña anhela.

El escándalo se extiende a las elecciones nacionales

La ironía es que los políticos mejor posicionados para hacer campaña a costa de la deshonra del Tribunal Supremo son precisamente los más expuestos por esos mismos expedientes. Aunque Flávio Bolsonaro no deja de pedir la dimisión de Moraes, hasta ahora no ha logrado explicar cómo se las arregló para quedarse con el dinero de Vorcaro que debería haber financiado la película biográfica de su padre (aún no está claro cuál fue su destino real).

Mientras tanto, Mendonça, un cristiano evangélico, se ha convertido en una figura de culto en los mítines de extrema derecha. Su atención exclusiva en las posibles irregularidades de Moraes –mientras hace la vista gorda ante todos los demás actores políticos que se han saltado las normas para beneficiar a un banquero que se ha enriquecido a costa de pensionistas, funcionarios públicos y pequeños inversores– parece ser el salvavidas de Flávio Bolsonaro en lo que se perfila como una de las campañas presidenciales brasileñas más reñidas hasta la fecha.

Lula, por su parte, tiene las manos atadas. Aunque no parece estar implicado en la trama de Vorcaro, guardó silencio durante mucho tiempo para evitar verse arrastrado a una crisis institucional que afectaba principalmente a los demás poderes del Estado. Solo rompió el silencio hace unos días, cuando la división en el Tribunal Supremo se hizo evidente e insostenible, y exigió que se desclasificaran todos los expedientes del caso del Banco Master.

Quizá sea demasiado tarde para que Lula se pronuncie sobre otro escándalo de corrupción más que sacude a Brasil en plena campaña electoral. Aunque el apoyo de Lula a las investigaciones difícilmente mejorará sus resultados en las encuestas, podría dar lugar a nuevas revelaciones que cambien el panorama de la contienda.

Pero la presidencia brasileña sigue en juego. Si un Lula debilitado resulta reelegido en octubre, se enfrentará a un reto mayor que el simple mantenimiento de la democracia en Brasil. Su misión en un cuarto mandato será arreglar un sistema político cada vez más disfuncional, abordando el creciente malestar social y evitando que nuevos escándalos socaven aún más la política brasileña.

En caso de que Flávio Bolsonaro resulte elegido, es probable que el escándalo del Banco Master se barra bajo la alfombra, pero solo después de que consiga impulsar la destitución de sus oponentes en el Tribunal Supremo. Sustituir a los magistrados en activo por aliados ideológicos ha sido una parte integral de la estrategia autoritaria de la extrema derecha, desde Hungría hasta Estados Unidos.

En ese caso, el banquero no solo habrá financiado la caída institucional de Brasil, sino que habrá sembrado las semillas de un auténtico retroceso democrático.

The Conversation

Guilherme Casarões no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El escándalo bancario que sacude la política brasileña y las elecciones presidenciales previstas para octubre – https://theconversation.com/el-escandalo-bancario-que-sacude-la-politica-brasilena-y-las-elecciones-presidenciales-previstas-para-octubre-292262

Publicidad sexista: cómo atajarla desde la educación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandra Hernández Ruiz, Profesora Titular del Área de Comunicación Audiovisual y Publicidad. Investigadora del Instituto Universitario de Investigación de Estudios de Género de la Universidad de Alicante, Universidad de Alicante

Hadrian/Shutterstock

Los últimos estudios realizados en España desde las universidades y las asociaciones de consumidores confirman la presencia de los estereotipos de género en los mensajes publicitarios.

Por ejemplo, el Instituto de las Mujeres ha publicado recientemente un informe sobre la publicidad del sector alimenticio donde se constata la sexualización de las mujeres. Presentadas como objetos de deseo, sus cuerpos se muestran de forma erótica y sin que exista conexión con el producto publicitado. Esto con el fin de captar el interés del público consumidor. El título del informe no puede ser más revelador: “Cuando el cuerpo de las mujeres se convierte en el envase del producto”.

El sector de la alimentación a examen

Elaborado por el Observatorio de la Imagen de las Mujeres (OIM), el informe disecciona prácticas habituales en la publicidad de este sector, como usar modelos sexualizadas con escenografías que buscan erotizar. También denuncia las referencias implícitas al sexo oral, la focalización en partes del cuerpo (boca o escote), los eslóganes con doble sentido, las asociaciones entre consumo y disponibilidad sexual femenina, la infantilización o subordinación de las mujeres y la reproducción de roles de género estereotipados. Sin olvidar el discurso que presenta a las mujeres obsesionadas por el control del peso, las dietas y el consumo de productos light, ni las diferencias de tratamiento entre hombres y mujeres dentro de una misma campaña publicitaria.

“Nada de esto aporta información sobre el producto y funciona únicamente
como mecanismo de atención y viralización”, señala el informe.

Entre las fuentes de este tipo de representaciones discriminatorias, el documento identifica varias clases de negocios: panaderías, supermercados, marcas de aguas minerales, heladerías, multinacionales de comida rápida, pizzerías y hamburgueserías, cadenas de comida asiática y empresas de alimentación.

El OIM recuerda que el problema no reside en la representación del cuerpo,
sino en el uso instrumental y desigual del mismo cuando:

-Reduce a las mujeres a objetos sexualizados.

-Las presenta desde posiciones subordinadas.

-Perpetúa roles y expectativas de género discriminatorias.

Estereotipo doméstico y cánones de belleza

El OIM también ha registrado cómo, a lo largo de los años, el estereotipo más denunciado ha sido siempre la cosificación de las mujeres, a las que se presenta de forma habitual como objetos sexualizados. Muchas de las quejas ciudadanas inciden en dos aspectos. Por un lado, el estereotipo doméstico les atribuye la responsabilidad del hogar y los cuidados. Y por el otro, los cánones de belleza centran su atención sobre los cuerpos imperfectos femeninos.

Imagen publicitaria de la campaña señalada en el informe del Observatorio de la Imagen de las Mujeres.

Preocupa de forma especial la publicidad que sexualiza a uno de los colectivos más vulnerables: la infancia. En el informe 30 años transformando miradas. 30 años contribuyendo a cambiar actitudes sociales y rutinas profesionales sexistas, el citado Observatorio señala una campaña de Armani Junior de 2007 como la publicidad más denunciada. En aquel año, esta empresa textil italiana difundió un polémico anuncio donde aparecían dos niñas de unos ocho años –una de ellas vestida con un sujetador–, maquilladas y con rasgos orientales, en una clara alusión al turismo sexual con menores.

De forma más reciente, en 2017, el OIM interpuso una demanda mercantil contra la cadena de gimnasios McFit por la difusión de un vídeo en YouTube titulado Proud to be McFit (orgulloso de ser McFit), en el que utilizaba el cuerpo femenino como reclamo, y contra la imagen incluida en lonas publicitarias instaladas en edificios y en la página web de la empresa.

Autorregulación del sector

Por su parte, el Instituto de las Mujeres ha subrayado que la publicidad no solo vende productos, sino que también modela la realidad social al transmitir valores y construir referentes. Para que este sector proyecte una imagen que respete la igualdad y la dignidad femeninas, el Club de Creatividad (la asociación referente de la creatividad publicitaria en España) ha destacado la importancia de ofrecer a todos los agentes implicados (anunciantes, agencias, medios de comunicación…) una formación específica orientada a erradicar los estereotipos femeninos en la publicidad.

En esta misma línea, y como fruto del trabajo conjunto del Colegio de Publicitarios y Relaciones Públicas de Cataluña, el Consejo del Audiovisual de Cataluña y el Instituto Catalán de las Mujeres, nace el documento Recomendaciones para una publicidad igualitaria. Los beneficios de incluir la perspectiva de género en la comunicación publicitaria.

En ella se recomienda a las agencias de publicidad que incluyan la perspectiva de género en sus estrategias publicitarias. Al mismo tiempo, se propone que las universidades con estudios de comunicación y de publicidad y relaciones públicas incorporen al currículum académico la formación y la educación del alumnado en dicha perspectiva.

La formación en competencias de género en los estudios de publicidad

El papel esencial de la educación en la construcción de una sociedad tolerante e igualitaria queda expuesto en la Ley Orgánica 1/2004, de 28 de diciembre, de Medidas de Protección Integral contra la Violencia de Género. Esta norma señala que el sistema educativo español debe incluir entre sus fines la formación en el respeto de los derechos y libertades fundamentales y de la igualdad entre hombres y mujeres. En el caso concreto de las universidades, apela a la integración, de forma transversal, de la formación, la docencia y la investigación en igualdad de género y no discriminación.

Además, la Ley Orgánica 10/2022, de 6 de septiembre, de garantía integral de la libertad sexual (la ley del “solo sí es sí”), hace especial hincapié en que los títulos universitarios de publicidad incluyan contenidos dirigidos a la prevención, sensibilización y formación en materia de violencias sexuales, con particular atención a los estereotipos de género.

Una experiencia práctica llevada a cabo por la profesora María del Mar Rubio-Hernández en las clases de creatividad publicitaria de la Universidad de Sevilla puede ser ilustrativa de cómo incorporar la perspectiva de género en la docencia. En todas las campañas a desarrollar por el alumnado se tiene en cuenta dicha perspectiva de manera transversal. Así, el briefing (informe) facilitado por el cliente cada año incluye una serie de imperativos como no utilizar lenguaje sexista, racista ni homófobo, e incluir la diversidad de cuerpos, distintas identidades y relaciones afectivo-sexuales.

Proyecto de investigación para deconstruir el sexismo publicitario

El proyecto de investigación La formación en competencias de género para la deconstrucción del sexismo publicitario en la práctica profesional: avances y resistencias en la universidad española, adscrito al Instituto Universitario de Investigación de Estudios de Género de la Universidad de Alicante, establece como uno de sus objetivos analizar la integración del enfoque de género en el Sistema Interno de Garantía de Calidad. Este instrumento define la política y los objetivos de calidad universitaria en el ámbito de 25 facultades españolas con estudios de publicidad.

En términos generales, en esta investigación se observa una escasa presencia de la perspectiva de género en el manual de calidad de las universidades. No obstante, este diagnóstico también abre una oportunidad para avanzar hacia modelos de calidad más inclusivos e impulsar una incorporación efectiva de ese enfoque en las políticas universitarias.

En resumen, la publicidad tiene que convertirse en un instrumento eficaz para cuestionar, combatir, superar los estereotipos y promover la igualdad de género. Para conseguirlo, la transversalidad de la perspectiva de género en las universidades debe ser una realidad.

The Conversation

Alejandra Hernández Ruiz recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades. Proyecto de I+D+i PID2022-138329NB-I00 financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033 y por FEDER, UE.

Cilia Willem recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades. Proyecto de I+D+i PID2022-138329NB-I00 financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033 y por FEDER, UE.

Iolanda Tortajada recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades. Proyecto de I+D+i PID2022-138329NB-I00 financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033 y por FEDER, UE.

– ref. Publicidad sexista: cómo atajarla desde la educación – https://theconversation.com/publicidad-sexista-como-atajarla-desde-la-educacion-291116

Una perovskita abre un nuevo camino hacia el hidrógeno verde

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gloria Anemone, Profesora contratada doctora, CUNEF Universidad

Remotevfx.com/Shutterstock

Imagine un combustible que, al quemarse, no emite humo ni hollín ni gases de efecto invernadero, sino simplemente vapor de agua, el mismo que sale de una tetera hirviendo. Y que, además, ese combustible se pudiera fabricar a partir del ingrediente más abundante y cotidiano que existe: el agua del grifo. Suena casi a truco de magia, pero es exactamente lo que promete el hidrógeno: se obtiene rompiendo moléculas de agua (H₂O) en hidrógeno y oxígeno, y cuando ese hidrógeno se usa como combustible, la reacción se invierte y vuelve a convertirse en agua. Un ciclo limpio y, en teoría, perfecto.

El reto no es la idea, que es sencilla y elegante, sino conseguir romper esas moléculas de agua de forma barata, eficiente y sin necesitar para ello quemar petróleo o gas.

El combustible del futuro que aún cuesta demasiado

El hidrógeno se ha convertido en una pieza clave de la transición energética porque puede almacenar energía procedente de fuentes renovables y utilizarse como combustible en sectores difíciles de electrificar, como la industria pesada, el transporte y la producción de fertilizantes. Su demanda no deja de crecer: solo en España se consumen ya más de medio millón de toneladas al año, una cifra que previsiblemente seguirá aumentando a medida que avanza la descarbonización de la economía.

Sin embargo, existe una paradoja. Aunque el hidrógeno puede ser un combustible limpio, la inmensa mayoría del que se produce hoy en el mundo se obtiene a partir de combustibles fósiles, mediante procesos que emiten grandes cantidades de dióxido de carbono.

El llamado hidrógeno verde, producido a partir del agua utilizando energías renovables, representa todavía menos del 1 % de la producción mundial debido a que sigue siendo más caro que los métodos convencionales.




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Entre las distintas formas de producir hidrógeno verde, la disociación del agua es una de las más prometedoras, ya que puede alimentarse con energía solar u otras fuentes renovables. Sin embargo, las tecnologías actuales presentan importantes inconvenientes: la electrólisis, la más utilizada, sigue siendo costosa, mientras que la termólisis requiere temperaturas superiores a los 3 000 K (2726,85 °C ), difíciles de alcanzar y mantener.

En este contexto, nuestro reciente estudio presenta un nuevo material que podría contribuir a avanzar en esa dirección.

Una perovskita con un comportamiento inesperado

El material estudiado pertenece a una familia de compuestos conocida como perovskitas, materiales cristalinos ampliamente investigados por sus propiedades electrónicas, magnéticas y catalíticas. En los últimos años, también han despertado un gran interés por su potencial para facilitar reacciones químicas relacionadas con la producción de combustibles limpios.




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En este caso, se trata de una perovskita formada por estroncio, hierro, molibdeno y oxígeno (SFMO). Al calentar el SFMO a 800 °C en aire, el material pierde parte de su oxígeno y genera “huecos” (vacantes de oxígeno) en su estructura cristalina. Cuando después se expone a vapor de agua, manteniendo la misma temperatura de 800 °C, el material es capaz de romper las moléculas de agua, liberando hidrógeno y oxígeno.

Al analizar el proceso con diferentes tecnologías detectamos algo poco común. En las perovskitas clásicas se asume que el proceso funciona como un ciclo de oxidación-reducción. El material se reduce, se forman vacantes de oxígeno, y cuando llega el agua, el oxígeno de esa agua “rellena” esas vacantes, reoxidando el material y liberando hidrógeno.

Pero en el SFMO no ocurre así. En lugar de contraerse, como cabría esperar durante la reoxidación, la estructura cristalina se expandía de forma reversible al entrar en contacto con el agua. Este comportamiento indica que el SFMO produce hidrógeno mediante un mecanismo diferente del descrito tradicionalmente para este tipo de materiales, sin que se produzca una reoxidación completa del material.

¿Por qué es mejor que otros métodos?

Aunque todavía se trata de investigación básica, el SFMO reúne varias características especialmente prometedoras. Produce hidrógeno a 800 °C, una temperatura muy inferior a la requerida por la termólisis convencional; funciona de forma isotérmica, sin necesidad de ciclos de calentamiento y enfriamiento, y mantiene su estructura cristalina tras largos periodos de tiempo, lo que demuestra una elevada estabilidad. Además, su funcionamiento es compatible con sistemas de concentración solar capaces de aportar el calor necesario utilizando energía renovable.

No obstante, aún quedan importantes desafíos antes de una aplicación industrial de este material. Será necesario comprender con mayor detalle el mecanismo de reacción, optimizarlo y evaluar cómo escalar el proceso a reactores de mayor tamaño. Sin embargo, estos resultados muestran que materiales como el SFMO podrían abrir nuevas vías para producir hidrógeno verde de forma más eficiente y sostenible.

The Conversation

Gloria Anemone recibe fondos del proyecto PID2022-139501OB-C21 de la Agencia Estatal de Investigación (Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades).

Mª Teresa Azcondo recibe fondos de: Este artículo forma parte del proyecto PID2022-139501OB-C21 del Ministerio de Ciencia Innovación y Universidades, también recibe financiación de la Universidad San Pablo CEU

Ulises Julio Amador Elizondo recibe fondos de: Este artículo forma parte del proyecto PID2022-139501OB-C21 del Ministerio de Ciencia Innovación y Universidades, también recibe financiación de la Universidad San Pablo CEU.

– ref. Una perovskita abre un nuevo camino hacia el hidrógeno verde – https://theconversation.com/una-perovskita-abre-un-nuevo-camino-hacia-el-hidrogeno-verde-286705

Por qué la cultura determina que unos alimentos nos parezcan apetitosos y otros repugnantes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Magallares, Profesor Titular del Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

frantic00/Shutterstock

Cualquiera que haya visto Indiana Jones y el templo maldito (1984) recordará el célebre momento del banquete en el palacio de Pankot. En ella, los comensales hindúes disfrutan de manjares que hacen revolver el estómago tanto de los protagonistas americanos de la película como de la mayoría de los espectadores: una sopa con ojos flotantes y, como colofón, un sorbete de sesos de mono servido directamente del cráneo del animal.

Esta icónica escena ilustra de forma brillante uno de los fenómenos psicológicos más fascinantes de nuestra especie: el asco hacia la comida.

Desde una perspectiva evolutiva, no es un simple capricho ni una falta de modales, sino un mecanismo de defensa fundamental para nuestra especie. Conocido por los científicos como el “sistema inmunitario conductual”, dicha aversión actúa como un escudo protector diseñado para evitar que ingiramos toxinas, bacterias, parásitos o sustancias patógenas que pongan en riesgo nuestra supervivencia.

Sin embargo, aunque la respuesta fisiológica básica (esa mueca universal de arrugar la nariz y levantar el labio superior) depende de la biología humana, los desencadenantes del asco son moldeados por la cultura.

Dime donde vives y te diré lo que te gusta

¿Por qué lo que para una persona es repugnante, para otra es una delicia gastronómica? Aquí es donde cobra fundamental importancia la investigación transcultural. Durante décadas, buena parte de los estudios en psicología se han centrado en muestras procedentes de países WEIRD (acrónimo en inglés para sociedades occidentales, educadas, industrializadas, ricas y democráticas). Sin embargo, reducir el estudio del comportamiento humano a un solo rincón del planeta ofrece una visión sesgada y limitada de nuestra verdadera naturaleza.

Investigar el asco alimentario a través de diferentes países y culturas (como hicimos en un reciente estudio los autores de este artículo) permite a los científicos desentrañar qué componentes de esta emoción son biológicamente universales y cuáles son aprendidos socialmente.




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Por ejemplo, mientras que en la mayoría de los países occidentales comer insectos provoca un rechazo inmediato, en diversas regiones de Asia, África y América Latina este tipo de animales son una fuente crucial, sostenible y cotidiana de proteínas. Del mismo modo, alimentos con olores extremadamente intensos o con procesos de fermentación complejos –como el surströmming sueco (un arenque fermentado no apto para todos los paladares) o los quesos azules (tan amados en Francia o España)– oscilan entre el estatus de delicatessen y el de sustancia tóxica incomestible según el lugar del mundo en el que nos encontremos.

Respuestas adaptativas

Estas preferencias, aversiones y tabúes alimentarios no son caprichos culturales arbitrarios, sino respuestas adaptativas a las condiciones ecológicas, económicas y demográficas de cada región.
Por ejemplo, en zonas tropicales de Asia, África y América Latina existen especies de insectos de gran tamaño, muy abundantes durante todo el año, lo que convierte su consumo en una fuente altamente eficiente de proteínas y grasas. Sin embargo, en el norte de Europa o Norteamérica, son más pequeños, estacionales y escasos por lo que nunca salió a cuenta depender de ellos.

Y en el caso del consumo de ciertos alimentos de olor penetrante (como esos arenques o quesos apestosos que mencionábamos), la hipótesis principal es que refuerza la pertenencia al grupo (quienes comparten el gusto) y delimita la comunidad frente a los “extraños” que los rechazan.

Por lo tanto, la investigación transcultural nos demuestra que el asco no depende únicamente de las propiedades químicas del alimento, sino de los significados simbólicos, las normas sociales y la historia evolutiva de cada comunidad. Entender estas variaciones es clave en un mundo globalizado donde los hábitos alimentarios están cambiando rápidamente.

El vínculo con la neofobia alimentaria

El estudio del asco hacia la comida está estrechamente ligado a otro concepto psicológico fundamental: la neofobia alimentaria, definida como el miedo o la reticencia a probar alimentos nuevos o desconocidos.

La neofobia alimentaria es especialmente visible durante la infancia, coincidiendo con la etapa en la que los niños empiezan a ganar autonomía y a explorar su entorno a pie. En este momento del desarrollo, el rechazo a lo desconocido actúa como un mecanismo adaptativo que impide que los pequeños ingieran alimentos potencialmente venenosos (por ejemplo, plantas o frutos silvestres). Sin embargo, esa protección infantil suele moderarse a medida que crecemos y nos exponemos a una variedad más amplia de sabores.

El asco, claro, actúa como el principal motor de la neofobia. Cuando nos enfrentamos a un plato completamente desconocido, nuestro cerebro evalúa el riesgo focalizando la atención en la textura, el olor y el aspecto visual. Si el alimento no encaja en las categorías mentales de lo que nuestra cultura considera “comestible”, nuestra mente activa una señal de alarma en forma de aversión para prevenir el consumo.

Por ello, esta conducta varía sustancialmente según el país: los entornos culturales con dietas más diversas y una mayor exposición a sabores complejos tienden a presentar niveles menores de neofobia en comparación con sociedades con dietas más homogéneas.

La importancia de comprender el asco en el siglo XXI

Comprender la interacción entre el asco, la neofobia y la cultura no es solo un ejercicio académico: tiene un impacto directo en el futuro de la alimentación global. Ante retos como el cambio climático y el crecimiento demográfico, la humanidad necesita diversificar sus fuentes de nutrición hacia alternativas más sostenibles, como las proteínas a base de insectos o la carne cultivada en laboratorio.

El verdadero obstáculo para la adopción de estas nuevas tecnologías alimentarias rara vez es nutricional o gastronómico: es psicológico. Solo descentralizando la investigación y analizando las diferencias entre países podremos diseñar estrategias efectivas para educar el paladar, transformar prejuicios ancestrales y convertir lo que hoy nos parece un mero “seso de mono” en una opción alimentaria viable y aceptada.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Por qué la cultura determina que unos alimentos nos parezcan apetitosos y otros repugnantes – https://theconversation.com/por-que-la-cultura-determina-que-unos-alimentos-nos-parezcan-apetitosos-y-otros-repugnantes-291785

Así sufre nuestra piel el estrés a la vuelta de vacaciones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Franco Serrano, Profesor de Ciencias de la Salud, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

SeventyFour/Shutterstock

¿Ha notado que estas últimas semanas su piel está más rebelde de lo habitual? Rojeces, picores o brotes inesperados no son casualidad en épocas de alta exigencia como septiembre, con la vuelta al trabajo o al colegio.

A menudo pensamos que la piel es solo una envoltura, pero en realidad está íntimamente conectada con nuestro cerebro. Cuando vivimos bajo un estrés constante, el cuerpo entra en un estado de alerta y la piel actúa como un espejo, traduciendo la tensión invisible en síntomas físicos. Lo que vemos en la superficie no es un simple problema estético: es el grito de alerta de un sistema inmunitario agotado y desregulado que ha decidido ponerse a la defensiva.

El cuerpo no responde igual al sudor o la crema hidratante habitual

Biológicamente, el estrés nos prepara para sobrevivir a un peligro inminente liberando hormonas como el cortisol. El problema llega cuando este estado de alerta no es puntual, sino que se cronifica. Con el tiempo, las células inmunitarias dejan de responder a la señal del cortisol (el freno antiinflamatorio del cuerpo) y el sistema se queda sin nadie que lo pare.

Ante esta presión constante, nuestro sistema inmunitario se desorienta y pierde la capacidad de regularse. En lugar de protegernos de manera eficiente, se vuelve extremadamente hiperreactivo, como un sensor de movimiento con una calibración demasiado sensible que hace sonar la alarma continuamente, aunque no haya ningún ladrón.

El resultado es un estado de inflamación crónica. Nuestras defensas comienzan a atacar y a reaccionar de manera exagerada ante estímulos totalmente inofensivos (como un cambio de temperatura, el sudor o su crema hidratante habitual). Y lo hace mediante los siguientes mecanismos.

Como el cerebro y la piel están conectados de manera bidireccional, el estrés activa directamente las terminaciones nerviosas cutáneas, que segregan neuropéptidos proinflamatorios, principalmente la Sustancia P y el CGRP. Estas moléculas inundan la dermis actuando como señales inflamatorias que rápidamente activan los mastocitos (nuestras células centinela encargadas de dar las señales de alarma), provocando que expulsen de golpe una verdadera tormenta de histamina y otras sustancias inflamatorias responsables del típico enrojecimiento, la inflamación y el intenso picor.

Paralelamente a esta reacción, el exceso de cortisol generado por el estrés inhibe la producción de lípidos como las ceramidas, que actúan como el cemento natural de la piel. Sin este cemento vital, la epidermis pierde agua, se deshidrata y se vuelve porosa, quedando desprotegida y mucho más sensible a elementos que, en condiciones normales, serían totalmente inofensivos, como el propio sudor, la aplicación de cremas o los simples cambios de temperatura.

Problemas dermatológicos de septiembre

Todo este caos interno se traduce rápidamente en la superficie en lo que podríamos llamar los “sospechosos habituales” de las épocas de gran presión. La consecuencia más frecuente es la aparición o el empeoramiento de la dermatitis atópica y los eccemas, que se manifiestan con manchas rojas, sequedad extrema y un picor que puede llegar a ser desesperante.

También es muy común que el estrés empeore el acné preexistente. En las personas con cierta predisposición, esta desregulación inmunitaria actúa como el desencadenante perfecto para sufrir brotes de psoriasis o rosácea.

Y, incluso en pieles que nunca habían dado problemas anteriormente, pueden aparecer episodios de urticaria, en los que el cuerpo se llena de ronchas y reacciones alérgicas aparentemente sin motivo, originadas por esta tensión acumulada.

El móvil, el estresor que no vemos

Tener el móvil en la mesita de noche se asocia a dormir peor y menos horas, y basta con tenerlo al alcance aunque no se llegue a mirar. Y aquí es donde la piel se resiente, porque reparar la barrera cutánea es sobre todo un trabajo nocturno: cuando se duerme poco aumentan las citocinas inflamatorias que frenan precisamente esta reparación. Una sola noche en blanco ya hace que la barrera tarde más en recuperarse, y quien duerme mal de manera habitual recupera hasta un 30 % menos al cabo de tres días.

Así, el círculo se cierra solo, porque el móvil le roba las horas en las que la piel se regenera, y por la mañana la barrera llega más débil de lo que debería estar.

Cómo cuidar la piel estresada

Para apagar este estrés dermatológico, hay que ir a la raíz del problema y reducir la carga global de estrés. Es vital bajar el ritmo diario, priorizar un descanso de calidad y reservar momentos de desconexión real, incluida una desconexión digital completa, para permitir que el sistema nervioso salga de su estado de alerta constante.

A nivel tópico, la piel necesita paz: simplifique la rutina diaria evitando exfoliantes mecánicos o productos agresivos (como ácidos fuertes) que puedan irritarla aún más. Apueste exclusivamente por productos suaves y cosmética calmante rica en ingredientes que reparen el “cemento” de la piel, como las ceramidas, el pantenol o la niacinamida.

Finalmente, la hidratación, donde conviene matizar una creencia muy repetida. Es cierto que beber más agua puede mejorar ligeramente la hidratación de la epidermis, pero sobre todo en quienes bebían poca: si ya bebe suficiente, añadir más aporta muy poco, y la evidencia disponible es escasa.

La sequedad de la piel estresada no se debe a una falta de agua en el organismo, sino a una barrera dañada que deja que esta se escape. Por eso el tratamiento de primera línea es tópico: reparar el “cemento” con ceramidas y sellarlo con una buena crema que actúe como barrera. El agua que bebe ayuda; la crema es la que lo repara.

The Conversation

Luis Franco Serrano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Así sufre nuestra piel el estrés a la vuelta de vacaciones – https://theconversation.com/asi-sufre-nuestra-piel-el-estres-a-la-vuelta-de-vacaciones-292814

Con las plataformas actuales, ¿podemos distinguir a qué país pertenece una serie?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gemma Durán Romero, Profesora de Estructura Económica y Economía del Desarrollo (UAM). Miembro del Instituto L.R. Klein (UAM), Universidad Autónoma de Madrid

¿Sería capaz de decir el país de procedencia de esta serie solo con la imagen? Pertenece a _Si es martes, es asesinato_, española y emitida en Disney+. Disney+ España

Las plataformas de televisión han cambiado la forma en que se producen y ven las series y películas. Actualmente, de hecho, parece que muchas producciones son similares en su aspecto visual o en su forma de contar historias. Pero… ¿significa eso que se hayan borrado las diferencias culturales?

Los espectadores seguimos notando cuándo una ficción “suena” española, francesa o estadounidense. Y no es tanto por rasgos nacionales puros, sino por una mezcla de señales culturales, lingüísticas y territoriales. La identidad audiovisual no ha desaparecido. Simplemente, se ha vuelto más compleja.

Nada es igual aunque parezca lo mismo

Si entramos en Netflix, Prime Video o Disney+, es fácil pensar que las series se parecen cada vez más. La duración de los capítulos es similar, el ritmo engancha rápido y el aspecto visual tiende a ser muy “internacional”. Esta sensación no es inventada; las plataformas han impulsado una cierta tendencia en los formatos, aunque cada una intente mantener su propio sello.

El consumo de plataformas de suscripción en Europa está dominado por contenido estadounidense. Las tres plataformas antes mencionadas concentran la mayor parte del tiempo de visionado de series y películas. Eso ayuda a explicar por qué muchas series comparten códigos parecidos.

Sin embargo, una cosa es parecerse más y otra ser iguales. Las plataformas no eliminan la dimensión territorial de la televisión. En ellas conviven historias globales, públicos muy concretos y distintas formas de adaptar lo local para que funcione en muchos países.

La globalización audiovisual no ha creado un espacio uniforme sino un panorama en el que conviven la estandarización industrial y la permanencia de las diferencias culturales. Pero la identidad audiovisual no desaparece cuando cambia el mercado.

Detalles pequeños que identifican

Las audiencias buscan contenidos que les resulten próximos. Normalmente no reconocemos de dónde es una serie porque salga una bandera o un monumento famoso. Lo notamos por detalles más pequeños: el tipo de piso, el bar del barrio, la forma de cenar, el tono de una discusión familiar, el uso de la ciudad o la relación con el trabajo y con los amigos.

Cuando una serie parece española, por ejemplo, no suele ser por un solo rasgo. Suele ser por una combinación de elementos: la forma de hablar, la cercanía física, ciertos espacios urbanos, algunas dinámicas familiares o una mezcla concreta de humor y drama. Algo parecido pasa con lo que percibimos como “francés” o “estadounidense”. También ahí lo que reconocemos es una suma de señales, no una idea fija.

Paquita Salas, vecina de Navarrete de pro.

No obstante, las películas y series circulan mejor entre países con lenguas parecidas que entre países con más vínculos sociales. Eso confirma que la lengua sigue funcionando como una puerta de entrada cultural. Además, no cuenta solo el idioma en sí, sino también el acento, la velocidad al hablar, la forma de discutir, el humor, los silencios y las expresiones cotidianas que usamos cada día.

Por eso, más que pensar que cada país tiene rasgos totalmente exclusivos, parece más preciso decir que las obras combinan elementos –la lengua, los espacios, las formas de relación o la manera de ver el mundo– que el público acaba leyendo como señales de procedencia.

La autenticidad también se ha convertido en estrategia

Las plataformas no solo hacen que muchas cosas se parezcan. También necesitan ofrecer algo distinto. Y ahí lo local gana valor.

Lo local no depende solo del país donde se rueda una serie. También depende de cómo la ve el público y de cómo se cuenta la historia. Esto se relaciona con la cercanía cultural ya mencionada. El espectador percibe en la obra una forma de vida propia: una manera de cenar, discutir o entender la familia. Y eso es algo que los formatos estandarizados no logran copiar del todo.

Todo esto ayuda a entender mejor lo que está pasando. Las plataformas necesitan historias que puedan viajar, porque van a doblarse a otras lenguas. Pero también necesitan que parezcan auténticas y situadas en un contexto concreto. En vez de borrar la diferencia cultural, muchas veces la convierten en un valor de mercado: los contenidos mantienen rasgos del lugar del que salen, como la lengua, espacios o costumbres, pero se hacen para que puedan funcionar en un mercado audiovisual global.

Nada podía ser más británico que The Crown.

España es un buen ejemplo de ello. Tiene una gran capacidad para producir series, cuenta con una lengua que se habla en muchos países y, además, una base muy sólida de rodajes. También países como el Reino Unido o Italia muestran que la circulación global de las plataformas no sustituye la identidad cultural propia de cada país. De hecho, muchas veces se aprovecha como valor cultural e industrial. La casa de papel o Peaky Blinders, por ejemplo, siguen teniendo un estilo y un contexto muy reconocibles por su lenguaje, sus espacios y su ambiente cultural.

Dicho de forma sencilla: lo local ya no compite con lo global. Muchas veces es justo lo que hace que una serie destaque. De hecho, Netflix ha convertido la “autenticidad cultural” en parte de su imagen global. No se trata solo de lo que aparece en pantalla, sino también de cómo la plataforma produce y presenta sus series. La identidad cultural ya no aparece como algo cerrado o fijo. Las plataformas la rehacen y la presentan de forma que pueda circular mejor en un sistema digital guiado por algoritmos.

Por eso, la cuestión no es solo que una serie sea auténtica. También importa que parezca auténtica para que los sistemas de recomendación la impulsen a escala global.

‘Ser’ de un sitio también en rodaje

Pero esta apertura global no se da igual en todas partes. La etiqueta “Netflix Original” ha cambiado la forma de producir en Europa y ha aumentado la inversión. Sin embargo, también ha reforzado las desigualdades entre los mercados grandes y los pequeños.

Países con industrias potentes y lenguas de gran alcance han aprovechado mejor esta tendencia. En cambio, los territorios con menos recursos corren el riesgo de depender más de las normas de las grandes plataformas para poder exportar sus historias.

Una serie también “es” de un lugar por cómo se produce, porque su identidad está muy unida al lugar en el que se rueda, porque depende de sus calles, sus profesionales, sus empresas y sus recursos. Y esa huella acaba viéndose en la pantalla.

A pesar de ser americana, Étoile también era francesa porque la mitad de la serie transcurría en París y los detalles franceses permeaban la historia.

España ocupa una posición fuerte en este contexto local y global, con tres ventajas claras: el idioma, la calidad de sus equipos y su capacidad para crear contenidos que pueden llegar a públicos hispanohablantes de muchos países. Esto es importante porque el español conecta el mercado nacional con un espacio lingüístico mucho más amplio.

Cuanto más global, más local

Entonces, ¿de verdad podemos seguir notando de dónde es una serie?

Sí, pero no se trata tanto de un supuesto “estilo nacional puro”. Más bien reconocemos una mezcla de lengua, cultura, espacios, formas de relacionarse y maneras de producir.

La plataforma puede hacer que muchas series se parezcan en el formato. Pero no puede borrar del todo el ambiente social y cultural que transmite una obra. Tampoco puede prescindir del lugar donde esa obra se hace posible.

Por eso la gran paradoja del audiovisual actual es esta: cuanto más global es la distribución, más importante se vuelve el anclaje local.


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The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Con las plataformas actuales, ¿podemos distinguir a qué país pertenece una serie? – https://theconversation.com/con-las-plataformas-actuales-podemos-distinguir-a-que-pais-pertenece-una-serie-284270