Lorsque votre confident est une chatbot IA, votre santé mentale peut être à risque

Source: The Conversation – in French – By Alexandre Hudon, Medical psychiatrist, clinician-researcher and clinical assistant professor in the department of psychiatry and addictology, Université de Montréal

Plus de 987 millions de personnes dans le monde utilisent désormais des chatbots basés sur l’IA générative. Parmi les adolescents américains, cette proportion atteindrait 64 %, selon des estimations récentes. De plus en plus, les gens utilisent ces chatbots comme source de conseils, de soutien émotionnel, de thérapie et de compagnie.


Que se passe-t-il lorsque des personnes comptent sur des chatbots IA dans des moments de vulnérabilité psychologique ? Les médias se sont récemment penchés sur quelques cas tragiques, dont une poursuite alléguant qu’un chatbot IA aurait contribué à un décès. De plus, un jury de Los Angeles a récemment jugé Meta et YouTube responsables de fonctionnalités de conception addictives ayant entraîné des troubles de santé mentale chez un utilisateur.

La couverture médiatique reflète-t-elle les risques réels de l’IA générative pour notre santé mentale ?

Notre équipe a récemment mené une étude sur la manière dont les médias internationaux traitent l’impact des chatbots basés sur l’IA générative sur la santé mentale. Nous avons analysé 71 articles de presse décrivant 36 cas de crises de santé mentale associées à des conséquences graves, notamment le suicide, l’hospitalisation psychiatrique et des expériences de type psychotique.

Nous avons constaté que la couverture des grands médias sur les effets psychiatriques néfastes liés à l’IA générative se concentre sur les conséquences les plus graves, en particulier le suicide et l’hospitalisation. Les articles attribuent fréquemment ces événements aux réponses ou aux interactions des systèmes d’IA, malgré des preuves limitées.

Illusions de compassion

L’IA générative n’est pas simplement un outil numérique de plus. Contrairement aux moteurs de recherche ou aux applications statiques, des chatbots comme ChatGPT, Gemini, Claude, Grok ou Perplexity produisent des conversations fluides et personnalisées qui peuvent sembler remarquablement humaines.

Cela crée ce que les chercheurs appellent des « illusions de compassion » : l’impression d’interagir avec une entité capable de comprendre, d’éprouver de l’empathie et de répondre de façon significative.

Dans le domaine de la santé mentale, ces illusions ne sont pas sans conséquences. D’autant plus qu’une nouvelle vague d’applications conçues autour de la compagnie émotionnelle gagne en popularité, avec un accent explicite mis sur les relations affectives, comme Character.AI, Replika et d’autres.

Dans ce documentaire de la BBC, la présentatrice et mathématicienne Hannah Fry s’entretient avec Jacob au sujet de sa « petite amie » Aiva, un chatbot Replika.

Des études montrent que l’IA générative peut simuler l’empathie et répondre à des situations de détresse. Mais elle ne possède ni véritable jugement clinique, ni responsabilité, ni devoir de diligence.

Dans certains cas, les chatbots IA peuvent même fournir des réponses incohérentes ou inappropriées face à des situations à haut risque, comme des idées suicidaires.

C’est précisément dans cet écart — entre empathie perçue et capacités réelles — que le risque peut émerger.




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Ce que rapportent les médias

Parmi les articles que nous avons analysés, le suicide était l’issue la plus fréquemment rapportée. Il représentait plus de la moitié des cas dont la gravité était clairement décrite.

L’hospitalisation psychiatrique arrivait au deuxième rang. Les reportages impliquant des mineurs étaient aussi plus susceptibles de faire état d’issues mortelles.

Mais ces chiffres ne reflètent pas nécessairement l’incidence réelle des préjudices liés à l’IA. Ils reflètent surtout ce qui est jugé digne d’intérêt médiatique. En général, la couverture médiatique d’événements stressants tend à amplifier les cas graves et émotionnellement chargés, puisque les informations négatives et incertaines attirent davantage l’attention, suscitent des réactions émotionnelles plus fortes et alimentent des cycles de vigilance et d’exposition répétée. Cela peut ensuite renforcer les perceptions de menace et de détresse.

Dans les contenus liés à l’IA, les reportages s’appuient souvent sur des preuves partielles — comme des transcriptions de conversations — tout en incluant rarement des dossiers médicaux ou des documents officiels. Dans notre corpus, un seul cas faisait référence à des dossiers cliniques ou policiers.

Il en résulte une image à la fois incomplète et influente, qui façonne la perception du public, les préoccupations cliniques et les débats réglementaires.

Au-delà du « c’est l’IA qui en est la cause »

L’une de nos principales conclusions concerne la manière dont la causalité est présentée. Dans de nombreux articles analysés, les systèmes d’IA étaient décrits comme ayant « contribué à » ou même « causé » une détérioration de l’état psychiatrique d’une personne.

Or, les preuves avancées étaient souvent limitées. Les explications alternatives — comme une maladie mentale préexistante, la consommation de substances ou des facteurs de stress psychosociaux — étaient mentionnées de façon inégale, voire absentes.

En psychiatrie, la causalité est rarement simple. Les crises de santé mentale résultent généralement de plusieurs facteurs qui interagissent entre eux. L’IA peut jouer un rôle, mais celui-ci s’inscrit probablement dans un contexte plus large mêlant vulnérabilités individuelles et environnement social.

Une approche plus utile consiste donc à examiner les effets d’interaction : comment ces technologies influencent-elles la cognition et les émotions humaines ? Par exemple, l’IA conversationnelle peut renforcer certaines croyances, survalider certains propos ou brouiller les frontières entre réalité et simulation.




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Le problème de la dépendance excessive

Un autre élément récurrent dans les reportages médiatiques est l’intensité de l’usage. Plusieurs des cas analysés décrivaient des interactions longues et émotionnellement significatives avec des chatbots — parfois présentés comme des compagnons, voire des partenaires amoureux.

Cela soulève la question de la dépendance excessive.

Parce qu’ils sont constamment disponibles, réactifs et exempts de jugement, ces systèmes peuvent devenir une source principale de soutien émotionnel. Mais contrairement à un professionnel qualifié ou même à un proche attentif, ils ne peuvent pas reconnaître quand l’état d’une personne s’aggrave, mettre en pause ou réorienter des interactions nuisibles. Ils ne peuvent pas prendre de mesures pour s’assurer qu’une personne accède à des soins appropriés en cas de crise.

Sur le plan clinique, cela pourrait mener à une forme de substitution malsaine des mécanismes d’adaptation : des systèmes de soutien humains complexes remplacés par une interaction simplifiée et algorithmique.

Manque de données fiables

Malgré des inquiétudes croissantes, nous n’en sommes encore qu’aux débuts de la compréhension de l’impact des chatbots génératifs sur la santé mentale.

À l’heure actuelle, il n’existe aucune estimation fiable de la fréquence des préjudices liés à l’IA ni de leur éventuelle augmentation. Nous manquons aussi de données solides sur le nombre de personnes qui utilisent ces outils sans problème par rapport à celles qui vivent des expériences négatives. La majorité des éléments disponibles proviennent encore de rapports de cas ou de récits médiatiques, et non d’études cliniques systématiques.

Cette situation n’a rien d’inhabituel. Dans plusieurs domaines de la médecine, les premiers signaux d’alerte émergent souvent en dehors de la recherche formelle — à travers des rapports de cas, des poursuites judiciaires ou le débat public — avant d’être étudiés de manière rigoureuse.

Un exemple classique est la tragédie de la thalidomide : les premiers signalements de malformations congénitales chez des nourrissons ont précédé la confirmation épidémiologique formelle et ont finalement mené à la création des systèmes modernes de pharmacovigilance.

L’IA et la santé mentale pourraient suivre une trajectoire semblable

Aller de l’avant de manière responsable

Le défi n’est pas de céder à la panique, mais de réagir avec prudence et nuance.

Nous avons besoin de meilleures données : une surveillance plus systématique des événements indésirables, des normes de signalement plus claires et davantage de recherches permettant de distinguer corrélation et causalité. Les mécanismes de protection — comme la détection des crises, les protocoles d’intervention ou la transparence quant aux limites de ces outils — devront aussi être renforcés et évalués.

Les cliniciens comme le grand public auront également besoin de balises plus claires. Les patients utilisent déjà ces outils. Ignorer cette réalité risque d’accentuer le décalage entre la pratique clinique et l’expérience vécue.

Enfin, il faut reconnaître que l’IA générative n’est pas seulement une innovation technologique — c’est aussi une innovation psychologique. Elle transforme la manière dont les gens pensent, ressentent et interagissent.

Comprendre cette transformation pourrait devenir l’un des grands défis en santé mentale de la prochaine décennie.

La Conversation Canada

Alexandre Hudon ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Lorsque votre confident est une chatbot IA, votre santé mentale peut être à risque – https://theconversation.com/lorsque-votre-confident-est-une-chatbot-ia-votre-sante-mentale-peut-etre-a-risque-280417

La inteligencia artificial ya tiene su laberinto legal: guía para no perderse entre normas y regulaciones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Víctor Machado Carvajal, Abogado procesalista | Mediador civil | Doctorando en D° Privado, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria


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Estamos en una semana en la que inteligencia artificial (IA) copa los medios de comunicación. El pasado martes 26 de mayo, el Consejo de Ministros aprobó el Proyecto de Ley Orgánica para el buen uso y la gobernanza de la inteligencia artificial. Se trata de la primera norma de ámbito nacional que aspira a regular la IA y que prevé trasladar la reglamentación europea de IA a la legislación española.

Asistimos a un proceso en el que la IA preocupa no solo a los gobiernos de los estados miembros, sino también a los actores internacionales, como la OCDE – que en mayo de 2019 publicó la Declaración de Principios de la IA , que actualizó en 2024– y la ONU –que en septiembre de 2024, publicó el Informe final sobre la gobernanza de la Inteligencia Artificial (IA) en beneficio de la humanidad–.

En esta carrera, la Unión Europea (UE) tampoco se ha quedado cruzada de brazos. En 2024 se promulgó el Reglamento (UE) 2024/1689 del Parlamento Europeo y del Consejo, de 13 de junio de 2024, por el que se establecen normas armonizadas en materia de inteligencia artificial (IA Act), un alambicado reglamento cuya importancia es indiscutible, pero que, en consonancia con el espíritu de la agenda política europea, se complementa con otros cuerpos normativos.

Asimismo, líderes de peso alzan la voz en estos tiempos de cambio, una era de grandes descubrimientos frente a la que podemos permanecer de perfil o, por el contrario, aceptar este nuevo orden y ser permeables a los retos que traerá consigo la IA. Entre ellos el papa León XIV, que en su primera encíclica, Magnifica humanitas, ha dado especial protagonismo a la IA. Su carta invita a reflexionar sobre la importancia de que la tecnología esté al servicio de la dignidad humana gracias, entre otros, al establecimiento de “marcos jurídicos adecuados”.

Alineado con las políticas europeístas, el sumo pontífice apela a la ética, pero también al derecho, para no quedar sumidos en la incierta deriva del control del poder por la élite tecnócrata.

La normativa de la UE

Con el objetivo de establecer un marco jurídico que garantice la seguridad, la transparencia y la responsabilidad en el uso ético de esta tecnología, la regulación de la IA en la UE ha evolucionado significativamente en los últimos años. Como pone en relieve la catedrática de Derecho Civil de la Universidad de Cádiz Zurita Martín, la ingente producción de documentos por parte de la UE a la hora de abordar esta materia hace difícil a cualquiera no perderse entre la maraña que impide abordar unos “desafíos o amenazas de carácter transnacional”.

Por eso es tan importante contar con (al menos) una regulación internacional sobre la IA. Como dice Mustafa Suleyman, solo se puede lograr mediante el juego de “alianzas estratégicas y la cooperación internacional”. El que fuera cofundador de Deep Mind considera que “la ola de tecnología que viene llevará a la historia de la humanidad a un punto de inflexión y, si contenerla es imposible, las consecuencias serán dramáticas y potencialmente nefastas”. El mismo autor apunta que la contención se hace esencial, y, por ello, postula las alianzas y tratados internacionales como uno de los “diez pasos” para frenar la ola. Una regulación que se anticipe a las dificultades que puedan aparecer por el uso de los sistemas de IA no solo es necesaria, sino que se muestra como una “política acertada”.

Poner puertas al campo

Desde hace unos años, estamos siendo testigos de una floreciente producción normativa mundial en materia de derecho, IA e internet de las cosas. Frente al avance imparable de las tecnologías se suscita el dilema de si deben ponerse “puertas al campo”. Corresponde a las instituciones y poderes públicos dotarnos de un marco jurídico ético y confiable con herramientas que aporten certeza, confianza y seguridad jurídica. Además de ofrecer respuestas a los retos y desafíos que plantean los avances tecnológicos garantizando seguridad jurídica, pero sin desincentivar la inversión.

La implantación de la IA en la vida diaria ya se ha producido y su desarrollo tecnológico va a ser cada vez mayor. Por eso, los problemas éticos, jurídicos y sociales que plantea no pueden dejarse para un futuro y hay que encararlos sin demora. Prohibir la IA no es la solución. Ignorarla es aún peor. Lo más conveniente es gobernar su uso con inteligencia humana.

The Conversation

Víctor Machado Carvajal no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. La inteligencia artificial ya tiene su laberinto legal: guía para no perderse entre normas y regulaciones – https://theconversation.com/la-inteligencia-artificial-ya-tiene-su-laberinto-legal-guia-para-no-perderse-entre-normas-y-regulaciones-283841

El persistente incumplimiento de España con el Convenio de Aarhus sobre transparencia ambiental

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Javier Durá Alemañ, Investigador Ramón y Cajal. Derecho de la Biodiversidad., Instituto de Estudios Sociales Avanzados (IESA – CSIC)

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El derecho de la ciudadanía a conocer el estado de su entorno natural (comprendiendo información de tipo ecológica, administrativa, jurídica, socioeconómica, etc.) no es solo una aspiración política, sino también un mandato jurídico internacional vinculado a los derechos humanos fundamentales. En España, este mandato cristaliza a través del Convenio de Aarhus sobre el acceso a la información, la participación del público en la toma de decisiones y el acceso a la justicia en asuntos medioambientales; la Directiva 2003/4/CE del Parlamento Europeo y del Consejo, de 28 de enero de 2003, relativa al acceso del público a la información medioambiental y la Ley 27/2006 de 18 de julio, por la que se regulan los derechos de acceso a la información, de participación pública y de acceso a la justicia en materia de medio ambiente. Sin embargo, a pesar de contar con un marco legal robusto sobre el papel, la realidad administrativa muestra preocupantes grietas que ponen en entredicho el cumplimiento efectivo del acceso a la información ambiental.

El corazón de estas normas lo constituye el acceso proactivo y gratuito a la información ambiental. La Administración española, desde los ministerios hasta los ayuntamientos, está obligada a facilitar datos veraces, actualizados y de libre acceso. No obstante, informes de organizaciones ecologistas y del propio Comité de Cumplimiento de Aarhus han señalado reiteradamente la existencia de importantes fallos y lagunas en la aplicación de este convenio en España.

El marco normativo: de Aarhus a la Ley 27/2006

El Convenio de Aarhus, ratificado por España en 2004, se asienta sobre tres pilares: el acceso a la información, la participación pública y el acceso a la justicia. Para integrar este tratado en el derecho comunitario, la Unión Europea aprobó la Directiva 2003/4/CE, que obliga a los Estados miembros a garantizar que la información ambiental sea accesible de forma sistemática y transparente.

En respuesta a estas obligaciones, España promulgó la Ley 27/2006, de 18 de julio. Esta norma reconoce el derecho de “todos” a acceder a la información ambiental que obre en poder de las autoridades públicas sin necesidad de declarar un interés determinado. No obstante, décadas después, diversas instituciones y organizaciones sociales siguen denunciando obstáculos persistentes en su implementación. Desde silencios administrativos a las solicitudes ciudadanas de acceso a la documentación hasta llegar incluso a la negación del mismo.




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Deficiencias y obstáculos en el acceso a la información

A pesar de la claridad de la Ley 27/2006, la Administración española enfrenta críticas por su falta de agilidad y, sobre todo, por no aplicar una transparencia proactiva.

Por un lado, destacan el silencio administrativo y las demoras. Uno de los problemas más graves es la falta de celeridad. El sistema de recursos y garantías a menudo se ve superado por la lentitud administrativa, lo que frustra el propósito del Convenio de Aarhus.

En segundo lugar, se dan interpretaciones restrictivas. En estos casos, las autoridades deniegan el acceso a la información argumentando que atender solicitudes masivas interfiere con el funcionamiento normal de los servicios públicos.

Otro obstáculo son las tasas y precios. Aunque la ley permite cobrar por el suministro de información, la falta de claridad en las tasas puede actuar como una barrera económica con un potente efecto disuasorio para el ciudadano.

Por último, la información disponible es muy dispersa. Determinadas entidades como Ecologistas en Acción critican que la Administración aún no ha adoptado plenamente el principio de transparencia, manteniendo estructuras opacas que dificultan la obtención de datos críticos para la salud y el bienestar. Las instituciones científicas, las ONG y la ciudadanía también se ven afectadas por esta situación a la hora de plantear investigaciones como tesis doctorales y proyectos científicos diversos, lo que va en detrimento de la sociedad en su conjunto.




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La Justicia se ha pronunciado

Las denuncias de estas faltas ya han obtenido respuesta judicial. Un ejemplo fue la sentencia 505/2025 del Tribunal Superior de Justicia de Andalucía, de 27 de mayo de 2025, conseguida por la Asociación para la Conservación y el Estudio del Lobo (ASCEL), contra la Junta de Andalucía por negarse a entregar, en base al silencio administrativo, información sobre las respuestas aportadas por los expertos consultados (tras la petición de 2015) acerca de la pertinencia de la inclusión del lobo en Andalucía como especie “en peligro de extinción” en el Catálogo Andaluz de Especies Amenazadas.

Entre los argumentos del Tribunal, destacamos:

El artículo 5 de la Ley 27/2006 determina las obligaciones de las Administraciones Públicas en materia de información ambiental, disponiendo:

  1. Las Administraciones públicas deberán realizar las siguientes actuaciones:

a) Informar al público de manera adecuada sobre los derechos que les otorga la presente ley, así como de las vías para ejercitar tales derechos.

b) Facilitar información para su correcto ejercicio, así como consejo y asesoramiento en la medida en que resulte posible.

c) Elaborar listas de autoridades públicas en atención a la información ambiental que obre en su poder, las cuales se harán públicamente accesibles. A tal efecto, existirá al menos una lista unificada de autoridades públicas por cada Comunidad Autónoma.

d) Garantizar que su personal asista al público cuando trate de acceder a la información ambiental.

e) Fomentar el uso de tecnologías de la información y de las telecomunicaciones para facilitar el acceso a la información.

f) Garantizar el principio de agilidad en la tramitación y resolución de las solicitudes de información ambiental.

  1. Las autoridades públicas velarán porque, en la medida de sus posibilidades, la información recogida por ellas o la recogida en su nombre esté actualizada y sea precisa y susceptible de comparación.

El tribunal anuló, por no ser ajustada a derecho, la desestimación por parte de la Junta de Andalucía de la petición de información medioambiental, y declara el derecho de la actora a obtener dicha información.

Llamada de atención de los organismos internacionales

El incumplimiento español no ha pasado desapercibido. En noviembre de 2025, el Comité de Cumplimiento del Convenio de Aarhus instó a España a adoptar medidas legislativas y administrativas adicionales, señalando deficiencias importantes en la participación pública en procesos críticos, como la prórroga de la central nuclear de Almaraz.

Además, la Comisión Europea ha iniciado expedientes contra España por incumplimientos en la entrega de informes requeridos por normativas ambientales, como los relativos a la red Natura 2000 y la contaminación acústica, cuya fecha límite expiró en 2025. Estos expedientes son un síntoma de una gestión de la información ambiental que todavía no cumple con los estándares europeos de puntualidad y exhaustividad a los que España sí que se ha comprometido legalmente.

Hacia una transparencia real

Para cumplir con el espíritu de Aarhus, España debe avanzar más allá de la mera existencia de la Ley 27/2006. Se requiere una modernización de los canales de acceso (transparencia activa) y una mayor celeridad en la respuesta a solicitudes ciudadanas (transparencia pasiva). Solo mediante un acceso libre, rápido y gratuito a la información ambiental se podrá garantizar que la ciudadanía participe de forma efectiva en la protección de su propio entorno.

El cumplimiento del Convenio de Aarhus no es una opción, sino una obligación tanto legal como democrática. La Administración está obligada a digitalizar y centralizar la información ambiental de manera transparente.

Algunas propuestas para una implantación real y efectiva del convenio de Aarhus en nuestro país son:

  • Reducir las tasas y eliminar trabas judiciales para la defensa ambiental.

  • Garantizar que la participación pública tenga capacidad de influir en el resultado final.

  • Implementar sanciones administrativas (multas, inhabilitación, revocación de permisos) contra funcionarios o entidades que incumplan la obligación de proporcionar información como mecanismo disuasorio para asegurar el respeto a la legislación ambiental vigente.

En conclusión, y dadas las crecientes amenazas tanto al medio ambiental como al funcionamiento democrático que se dan en estos momentos, hay que poner los medios necesarios para que la democracia ambiental en España no siga en “suspenso”. El incumplimiento del Convenio de Aarhus debilita no solo la protección del entorno, sino también la confianza ciudadana en las instituciones, convirtiendo la transparencia en una utopía burocrática en lugar de lo que es: un derecho fundamental de todos y todas.


Este artículo ha sido escrito en colaboración con Juan Carlos Rodríguez, jurista experto en derecho ambiental y tutor de prácticas externas en el Grado en Derecho de la Universidad de Córdoba.


The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. El persistente incumplimiento de España con el Convenio de Aarhus sobre transparencia ambiental – https://theconversation.com/el-persistente-incumplimiento-de-espana-con-el-convenio-de-aarhus-sobre-transparencia-ambiental-283626

Cinco herramientas digitales para detectar y enriquecer la enseñanza de altas capacidades

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara Mata Sierra, Profesora Titular de Universidad, Departamento de personalidad, evaluación y tratamiento psicológico. Centro de Investigación Mente, Cerebro y Comportamiento (CIMCYC), Universidad de Granada., Universidad de Granada

Monkey Business Images/Shutterstock

Detectar las altas capacidades en niños y niñas en edad escolar sigue siendo un desafío: a pesar de que las estimaciones sugieren que hasta un 10 % podría tener esta capacidad de aprendizaje, las cifras de identificación formal raramente superan el 2 %. Esta necesidad desatendida tiene consecuencias: desmotivación, bajo rendimiento escolar y mayor riesgo de abandono temprano de la educación.

Abordar este desafío requiere herramientas y conocimientos específicos. Es aquí donde actúan iniciativas como nuestro reciente proyecto europeo Tu gran avance: soluciones inteligentes para mentes inteligentes, en el que hemos desarrollado cinco herramientas digitales diseñadas para guiar a los agentes educativos, estudiantes y familias en el proceso tanto de detectar las altas capacidades como de ofrecer a los niños que las tienen una atención más adecuada.

Más allá del cociente intelectual

La inteligencia es un concepto complejo. En el caso de las “altas capacidades” no hablamos únicamente de tener un cociente intelectual (CI) alto, sino de la interacción de diversas habilidades: destrezas intelectuales superiores a la media, creatividad y gran compromiso con tareas desafiantes. Factores como la motivación y el entorno familiar y escolar también juegan un papel crucial.

Uno de los principales obstáculos es la falta de recursos y formación específica del profesorado y otros profesionales sobre qué buscar y cómo apoyar a este estudiantado. Además, no hay un protocolo único de diagnóstico entre países e incluso regiones, lo que complica la identificación.




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Es fundamental entender que existe una gran diversidad de perfiles que, a veces, no encajan con el estereotipo que nos hemos creado sobre lo que supone tener altas capacidades. De hecho, existe el fenómeno de la doble excepcionalidad: niños y niñas con altas capacidades y dificultades como la dislexia o el trastorno de déficit de atención.

Esto complica su identificación, ya que las dificultades pueden enmascarar su alto potencial. Por ejemplo, una estudiante con dislexia y altas capacidades podría tener dificultades en lectura y escritura, pero una gran habilidad para resolver problemas complejos en matemáticas o artes.

¿Qué buscar para detectar?

Observar su comportamiento en diferentes contextos (en clase, casa, con amigos) es clave. Los principales indicadores son:

  • A nivel cognitivo. Altas capacidades de memoria: recuerdan y conectan información fácilmente. Gran flexibilidad para resolver problemas: prueban diferentes enfoques si uno no funciona. El lenguaje es avanzado para su edad, lo que a veces dificulta la comunicación con sus iguales. Tienen una capacidad innata para cuestionar, analizar profundamente y hacer preguntas inesperadas.

  • A nivel emocional. Pueden sentir ansiedad o frustración, especialmente si sienten que el ritmo de aprendizaje en clase es muy lento o si tienen altas expectativas sobre sí mismos. Pueden sentirse incomprendidos.

  • A nivel social. Pueden tender a la soledad o preferir la compañía de personas mayores con intereses similares. Pueden tener dificultades para encajar socialmente si no encuentran compañeros que valoren sus habilidades o intereses.

Preguntarles sobre sus curiosidades e intereses, cómo resuelven problemas o cómo lidian social o emocionalmente, aporta información valiosa para comprenderles de forma integral.




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¿Cómo apoyar sus necesidades en la escuela?

La ayuda de profesionales (psicólogos, orientadores, docentes) es indispensable para un diagnóstico adecuado y para la atención a sus necesidades, al igual que la colaboración entre éstos y la familia. Es crucial diseñar actividades diversas y con distintos niveles de dificultad que puedan ser elegidas libremente y tengan un carácter individualizado.

Esto requiere flexibilizar la organización de espacios, tiempos y agrupamientos; el trabajo individual y en pequeños grupos es particularmente apropiado para adaptar la enseñanza a sus necesidades específicas.

Se debe apoyar el pensamiento divergente, fomentando la curiosidad y la creatividad, y promover su autonomía y un estilo de trabajo propio. Asimismo, es importante estar abiertos a sus ideas y propuestas, para generar un clima que promueva la autoestima y confianza.




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Nuestras cinco herramientas

Conscientes de la necesidad de guiar a profesionales, estudiantes y familias, hemos creado estas cinco herramientas digitales de acceso y uso gratuito, disponibles para cualquier dispositivo en la web del proyecto:

  • Autoescaneo para centros y personal educativo: evalúa las prácticas de apoyo a estudiantes con altas capacidades. Se trata de un cuestionario de autoevaluación de necesidades que podrá realizar la dirección del centro educativo, su profesorado y el equipo de orientación.

  • Aplicación de orientación en la detección (Smart App): orienta a docentes y familias sobre los indicadores de identificación y detección. Mediante vídeos formativos se responderán a preguntas del tipo: ¿qué es la inteligencia? ¿Cómo se identifica la alta capacidad? ¿En qué se deben fijar los maestros? ¿Qué apoyos y orientación hay que proporcionar?

  • Mapa de búsqueda de recursos: un banco con propuestas de actividades, proyectos y retos transferibles a la vida diaria. Se ofrece material descargable para trabajar emociones, habilidades sociales, creatividad, lógica, habilidades lingüísticas, etc.

  • Aprendizaje infinito: plataforma de formación digital diseñada para ayudar a los educadores a profundizar su comprensión de la superdotación y mejorar el apoyo que ofrecen a sus estudiantes. Ofrece módulos formativos y autoevaluaciones en identificación, apoyo emocional, intervención e inclusión en el aula.

  • Descubre: plataforma online para concienciar y sensibilizar a los compañeros de estudiantes con alta capacidad intelectual. Ofrece fichas de actividades, infografías y vídeos que permiten desarrollar dinámicas grupales, juegos o talleres.

Todas estas herramientas son un paso importante para empoderar a estos estudiantes y para que quienes están cerca de ellos puedan reconocer las señales y atender sus necesidades.


Este artículo se ha elaborado con la colaboración de Yolanda Arroyo Jiménez y Carmen Pedrajas Granados (miembros del Departamento de Orientación Educativa de la Fundación Diocesana de Enseñanza Santos Mártires de Córdoba – FDSM).


The Conversation

Sara Mata Sierra recibe fondos del Proyecto 2023-1-ES01-KA220-SCH-000153753 “YOUR BREAKTHROUGH – SMART SOLUTIONS FOR SMART MINDS (YBT)” financiado por la Convocatoria Acción Clave 2 – Educación escolar del programa ERASMUS+ KA220-HED – Cooperación entre organizaciones e instituciones..

Francisca Dolores Serrano Chica (Francisca Serrano) recibe fondos del Proyecto 2023-1-ES01-KA220-SCH-000153753 “YOUR BREAKTHROUGH – SMART SOLUTIONS FOR SMART MINDS (YBT)” financiado por la Convocatoria Acción Clave 2 – Educación escolar del programa ERASMUS+ KA220-HED – Cooperación entre organizaciones e instituciones.

Macarena de los Santos Roig recibe fondos del Proyecto 2023-1-ES01-KA220-SCH-000153753 “YOUR BREAKTHROUGH – SMART SOLUTIONS FOR SMART MINDS (YBT)” financiado por la Convocatoria Acción Clave 2 – Educación escolar del programa ERASMUS+ KA220-HED – Cooperación entre organizaciones e instituciones.

María Carmona Ramírez recibe fondos del Proyecto 2023-1-ES01-KA220-SCH-000153753 “YOUR BREAKTHROUGH – SMART SOLUTIONS FOR SMART MINDS (YBT)” financiado por la Convocatoria Acción Clave 2 – Educación escolar del programa ERASMUS+ KA220-HED – Cooperación entre organizaciones e instituciones.

– ref. Cinco herramientas digitales para detectar y enriquecer la enseñanza de altas capacidades – https://theconversation.com/cinco-herramientas-digitales-para-detectar-y-enriquecer-la-ensenanza-de-altas-capacidades-257848

Si sus datos valen millones, ¿por qué las empresas no tributan por ellos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Cediel, Profesora Derecho Financiero y Tributario, Universitat de Lleida

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¿Sabía que la Constitución española establece que, bajo el principio de igualdad, todos sus ciudadanos deben contribuir, de acuerdo con su capacidad económica, al sostenimiento de los gastos públicos? Pues hemos observado que hay algunos que no están cumpliendo esta norma y, además, están abusando de usted.

Imagine que tiene un mineral precioso enterrado en su jardín y nadie le paga nada por extraerlo, venderlo o acumularlo. Algo parecido ocurre hoy con los datos digitales: tienen un valor económico enorme, se extraen masivamente y, sin embargo, las operaciones que los rodean no suelen pagarse ni someterse a tributación.

Lo que aceptamos con las ‘cookies’

Cada vez que acepta las cookies en una web, usa una red social o consulta un mapa en el móvil usted genera datos que las empresas aprovechan como materia prima. Nuestra investigación demuestra que este patrimonio digital invisible permanece, en gran medida, fuera del radar de los impuestos.

Pongamos un simple ejemplo: si accede a un periódico online aparecerá un mensaje diciéndole que, si acepta el uso de cookies, podrá seguir navegando gratuitamente. Si, por el contrario, prefiere que no se le monitoree mientras navega, puede pagar una suscripción antiseguimiento.

Ahora mire dónde está el truco: si no permite que la empresa se quede con sus datos deja de enriquecerles unos 2,5 euros al mes. Así que le dicen que contrate el servicio por esa misma cuantía para poder navegar sin ser muy monitoreado (porque lo seguirá siendo igual). Eso sí, si paga con dinero los 2,50 euros incluyen el IVA. Si paga con los datos, no.

La Comisión Europea calculó que la aplicación de su Ley de Datos podría generar hasta 270 000 millones de euros adicionales de PIB para los países miembros antes de 2028. Una cifra que ilustra por qué hablar de datos es hablar de patrimonio, de riqueza real, y, en última instancia, de una brecha fiscal que los sistemas tributarios aún no han cerrado.

Este artículo explica qué son los datos digitales desde una perspectiva patrimonial y jurídica, cómo se intenta valorarlos y por qué el régimen fiscal actual genera una desconexión preocupante entre la economía digital y el sostenimiento del gasto público.

Los datos son bienes aunque la ley no los llame así

Durante siglos, el derecho patrimonial giró en torno a cosas tangibles: tierras, edificios, maquinaria. Incluso el concepto jurídico de “bien” se modeló sobre la idea de algo que se puede tocar y transferir físicamente. Los bienes digitales rompen esa lógica por completo.

Los bienes o activos digitales son parte del patrimonio de las personas físicas y de las personas jurídicas, pero a la dificultad de glosarlos se suma la complejidad de calificarlos. Respecto a lo que debe entenderse como bien, ya en 1978 el jurista José Castán Tobeñas defendía la existencia de “entidades” –materiales o inmateriales– capaces de satisfacer una utilidad económica a las personas.

Los datos, bienes digitales de inmaterialidad manifiesta, cumplen con el criterio de Tobeñas ya que se recopilan, se procesan, se intercambian y se monetizan. No perdamos de vista que a efectos tributarios lo que no son bienes, deben ser calificados como prestaciones de servicios!

Valorar los datos para una tributación justa

No son pocos los investigadores que definen a los datos como el “oro negro” de la economía del siglo XXI. Pero, para poder someter a impuestos este oro, debe poder valorarse de alguna forma.

El ministerio de Economía francés se refería, ya en 2013, a los datos personales como “la divisa más preciada del milenio”, que resulta ser gratuita para el mercado digital, por lo que las empresas se enriquecen sin pagar impuestos ni contribuir al esfuerzo colectivo del territorio donde residen los usuarios.

También en España, el ministerio para la Transformación Digital y de la Función Pública recoge, en su espacio sobre los datos, una reflexión sobre cuál es el valor de los datos. Basándose en el estudio británico “Transforming Highways England’s approach to data”, admite la diversidad de mecanismos para valorar los datos a efectos empresariales, no así a efectos legales.

Aceptado ya que los datos son patrimonio digital y que tienen valor, en la normativa tributaria actual no tienen un encaje concreto pues la falta de definición jurídica impide su calificación clara y cuantificación correcta.

La actividad económica y la titularidad de los datos

Pese a este vacío legal, los mercados no esperan. Las valoraciones bursátiles de las grandes tecnológicas incorporan, implícitamente, el valor de sus repositorios de datos, ya sean abiertos y gratuito, como el de Common Crowl, o privados (cerrados) y onerosos como los de medios de comunicación.

La inteligencia artificial se alimenta de cantidades ingentes de datos y hay una lucha constante por hacer respetar la titularidad de dichos datos, que son usados gratuitamente al estar publicados en internet. En muchas ocasiones se vulneran los derechos de autor de los usuarios pues, al aceptar las condiciones de uso de las plataformas, aunque mantengan la propiedad de la información que introducen, les otorgan ilimitadamente derechos sobre los datos, que luego usan y copian indefinidamente con la sola contraprestación de haber dado acceso a la plataforma y sus contenidos.

Sin valor tributario efectivo

La tenencia de estos datos puede condicionar, por ejemplo, las fusiones y adquisiciones societarias de plataformas y páginas web, ya que, a menudo, estas operaciones se deciden en función del tamaño y calidad de las bases de datos de las empresas. Los inversores lo saben y conocen este valor, que no se verá incluido en su justa medida en el valor de las empresas.

Este desajuste entre la existencia de un valor y su falta de reconocimiento en el tráfico económico conlleva que aquellos que quieran pagar impuestos por su tráfico no puedan hacerlo con la seguridad jurídica exigible. Además, quienes no quieren pagar impuestos se estén enriqueciendo injustamente sin contribuir al sostenimiento de los gastos públicos como el resto de contribuyente.

Sus datos valen millones, sí, pero no tributan.

The Conversation

Ana Cediel no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Si sus datos valen millones, ¿por qué las empresas no tributan por ellos? – https://theconversation.com/si-sus-datos-valen-millones-por-que-las-empresas-no-tributan-por-ellos-281930

No todas las semillas tienen acceso por igual a la bóveda de Svalbard

Source: The Conversation – (in Spanish) – By J. Esteban Hernández Bermejo, Profesor Emérito de Ingeniería Forestal, Universidad de Córdoba

En el Banco de Germoplasma de la Universidad de Córdoba se realizan tareas de conservación, mantenimiento y multiplicación de semillas. Banco de Germoplasma de la Universidad de Córdoba.

La idea de generar una reserva mundial de germoplasma vegetal surgió en Noruega en la década de 1980 con experiencias de almacenamiento de semillas en minas abandonadas del archipiélago de Svalbard. A partir de 1990, se iniciaron las conversaciones entre el Gobierno noruego y la FAO para crear un depósito mundial que, como si fuera una caja fuerte, pudiera conservar materiales genéticos de todo el mundo.

Sin embargo, en ausencia de un régimen de administración que asegurara el estatus legal de esa colección, hubo que esperar a la implementación del Tratado Internacional sobre Recursos Genéticos Vegetales de interés para la Alimentación y la Agricultura de la FAO. Finalmente, quedó constituido, en febrero de 2008, el Banco Mundial de Semillas de Svalbard, que recientemente ha recibido el Premio Princesa de Asturias a la Cooperación Internacional 2026.

En el corazón de una montaña helada

Situado en la isla de Spitsbergen,en el archipiélago de Svalbard (Noruega), está excavado en una montaña de arenisca, a unos 1 300 kilómetros del Polo Norte y con 120 metros de recorrido subterráneo, en una zona con actividad sísmica casi nula.

La instalación conserva las colecciones de germoplasma a -18 ºC, temperatura que se consigue gracias al permafrost (capa geológica que permanece congelada) en la que está excavada la galería. El banco tiene espacio para 4,5 millones de muestras, cada una con una media de 500 semillas.

Actualmente, guarda 1,38 millones de muestras pertenecientes a 6 500 taxones (entendemos que la cifra se refiere al nivel de variedades cultivadas, no de especies). Predominan ciertos cultivos “mayores”, como arroz, trigo, maíz, cebada y diversas legumbres, especies todas con semillas de comportamiento ortodoxo, es decir, susceptibles de ser conservadas a largo plazo (decenas de años) en un ambiente seco y frío.

Se guardan en sobres sellados de aluminio con tres capas, introducidos en cajas de plástico. El “búnker” cuenta con puertas blindadas, detectores de movimiento y muros de hormigón armado capaces de resistir el impacto de armas de guerra.

Algunos aspectos mejorables

Como toda loable iniciativa, su aparición produjo inmediatamente cierto horizonte de crítica no exento de razones. Han surgido, por ejemplo, problemas en el sistema de ahorro energético que representa el uso del frío del permafrost: filtraciones de agua en la galería provocadas por el cambio climático, que tuvieron lugar en 2017 y dieron pie a la renovación y refuerzo de las medidas de protección.

Estas dudas sobre la eficiencia de un mecanismo que pretende ser una medida de seguridad complementaria, que se ven incrementadas por la ausencia de estrategias priorizadas y suficientemente ambiciosas en la selección de las especies y variedades conservadas. Estas responden preferentemente a las contempladas por el citado Tratado Internacional de FAO y, de forma mucho más determinante, a los fines y objetivos de los países y organismos depositarios.

¿Quién decide qué se guarda?

Cabe señalar que los depositarios no son “donantes”, sino simplemente “clientes” de esta oferta de cooperación internacional. También son los únicos que pueden acceder a las semillas almacenadas.

Tampoco hay control sobre la diversidad genética intraespecífica (dentro de una misma especie vegetal) o intravarietal (dentro de una variedad de la planta) conservada, ni en la estabilidad de la capacidad germinativa de las semillas almacenadas, conservadas en ausencia de protocolos de regeneración.

Queda así parcialmente cuestionada tanto la eficiencia del sistema como la accesibilidad de los materiales conservados en una política internacional de protección de la agrodiversidad.

La importancia de la agricultura tradicional

Hablando de agrodiversidad, este tipo de reconocimiento internacional puede dejar adormecidas las conciencias (y las iniciativas e inversiones gubernamentales) en la defensa de otros sistemas mucho mas eficaces de conservación tales como los sistemas de agricultura familiar y tradicional, jardines botánico y bancos de semillas en los países de origen.

Podemos diferenciar entre la conservación ex situ (bancos de semillas en general, colecciones bajo cultivo, jardines botánicos) y la in situ, en manos de los agricultores y, en especial, de los modelos más tradicionales de agricultura. Svalbard responde al primero de los modelos citados.

Este punto es importante, especialmente si recordamos que la agricultura y alimentación del hemisferio Sur y, muy particularmente, de los países andinos, que son centros importantes de biodiversidad tienen un grado de desarrollo económico que no suele permitir la existencia de eficientes infraestructuras de conservación _ex situ.

¿Y las plantas silvestres?

Por otro lado, Svalbard está cerrado para el depósito de germoplasma silvestre, que representa no solo una emergencia de conservación en todo el planeta ante el proceso de extinción progresiva de biodiversidad, sino también un horizonte de uso importantísimo para la mejora de los cultivos y especies de interés económico.

Hablamos, por ejemplo, de los parientes silvestres de los cultivos, de especies de interés medicinal o etnobotánico, o de aquellas utilizadas por extractivismo a partir de poblaciones naturales y sistemas agroforestales.

Aunque España ya ha colaborado con el Banco Mundial de Semillas de Svalbard mediante depósitos realizados por el Centro de Recursos Fitogenéticos y Agricultura Sostenible (INA-CSIC) y el Banco del Olivo de la Universidad de Córdoba, otras entidades nacionales enfocadas en la flora silvestre en España no han conseguido acceso al banco.

Tal vez, ni siquiera lo hayan intentado, por no dedicarse a los cultivos que contempla el Tratado Internacional sobre Recursos Genéticos Vegetales de interés para la Alimentación y la Agricultura.

Red Española de Bancos de Germoplasma Vegetal Silvestre

Mientras tanto, en España y hace 25 años, surgió REDBAG (Red Española de Bancos de Germoplasma de Flora Silvestre), que agrupa varias decenas de bancos, algunos con cerca de medio siglo de experiencia en la protección de la biodiversidad ibérica, balear y canaria.

Para garantizar la máxima protección de este patrimonio, la red tiene previsto realizar depósitos de seguridad en el banco nacional del Ministerio para la Transición Ecológica, el Centro Nacional de Recursos Genéticos Forestales “El Serranillo”.

Por eso, aunque el Premio Princesa de Asturias aplauda merecidamente, la cooperación internacional, no debemos olvidar que España es pionera en conservación de recursos fitogenéticos. Y, si no conservamos nuestros recursos locales y apoyamos nuestras instituciones, de poco nos servirán las maravillas de la bóveda de Svalbard.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. No todas las semillas tienen acceso por igual a la bóveda de Svalbard – https://theconversation.com/no-todas-las-semillas-tienen-acceso-por-igual-a-la-boveda-de-svalbard-284000

Abelardo de la Espriella, el ‘outsider’ colombiano que aprovecha el desgaste democrático para llegar al poder

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Cvitanic, Docente de Relaciones Internacionales, Universidad de La Sabana

El candidato Abelardo de la Espriella pronuncia un discurso en Cali (Colombia) en septiembre de 2025. Anamaria Mejia/Shutterstock

Cuando la temperatura de un motor supera los 100 grados centígrados, este se recalienta. Entran en juego factores como la falta de líquido refrigerante, fugas en el sistema o un ventilador averiado. Como ese motor viejo funciona la democracia en Latinoamérica, donde los problemas no han dejado de ser los mismos: corrupción, inseguridad y desigualdades.

A las puertas de las elecciones presidenciales del 31 de mayo en Colombia, la contienda electoral se definirá entre tres candidatos: Paloma Valencia, representante del uribismo, Iván Cepeda, candidato del oficialismo, y Abelardo de La Espriella, el outsider que gana terreno en las encuestas y que, probablemente, será el rival de Cepeda en la segunda vuelta, prevista para el 21 de junio.

La contienda final deja a la vista dos escenarios: Paloma Valencia contra Iván Cepeda o Iván Cepeda contra Abelardo de La Espriella. En cualquier escenario, la historia se repite como ha ocurrido en las otras elecciones presidenciales del continente: la derecha contra la izquierda. Un resultado de la polarización, que reproduce la cíclica oscilación entre periodos gobernados por uno de los dos perfiles ideológicos.

Como telón de fondo, los rigores de siempre para las clases desfavorecidas y la clase media. Impuestos, inseguridad y dificultad para acceder a la salud, a la pensión y a la educación de calidad.

La figura del outsider

La figura del outsider en Latinoamérica no es nueva, se recicla. La vimos con el expresidente colombiano Álvaro Uribe, que llegó desde el anonimato a la Casa de Nariño y se volvió institucional. Su lema fue la mano dura, después de los intentos fallidos de su predecesor, Andrés Pastrana, por negociar la paz a través del diálogo del Caguán.

Javier Milei, en Argentina, dejó la vida mediática para ganarse la confianza de un país cansado del kirchnerismo, mientras Pedro Castillo, profesor peruano y líder sindical, saltó al poder con la consigna “no más pobres en un país rico”.

El caso de Abelardo de la Espriella, apodado “el tigre” y cuyo lema es “firme por la patria”, responde a las mismas necesidades de una población cansada, como ese carro (automóvil) viejo con el motor recalentado. El candidato de la derecha ofrece manejar el país con rigor, bajo sus propias leyes. Ese planteamiento resulta atractivo porque la gente no lo vincula con el actual desgaste institucional y genera emociones.

Además, De La Espriella ha tomado el discurso de la seguridad como caballo de batalla, tal como han hecho José Antonio Kast, en Chile, y Nayib Bukele, en El Salvador. Este aspecto es clave para la gente, porque sin seguridad no hay crecimiento, no hay inversión y no hay desarrollo.

Colombia vive hoy una oleada de movimientos insurgentes que dominan gran parte del territorio y muchos ven en De la Espriella la solución. Sin embargo, hay que tener en cuenta que no todos los problemas de seguridad se pueden abordar con mano dura.

Su programa de gobierno no cuenta con propuestas rigurosas sobre aspectos que preocupan, como la crisis de la salud, las pensiones y la educación.

Lo cierto es que, ante el aumento de inseguridad y la percepción de permisividad, los sectores de derecha se fortalecen. En cambio, cuando fenómenos como la migración y las tensiones sociales se vuelven menos evidentes y más latentes, la batuta la empuñan los discursos asociados a la izquierda.

Antisistema, pero con estrategia

En medio de ese escenario aparece una paradoja: Abelardo de la Espriella se presenta como abogado, empresario, escritor y outsider. Incluso evita identificarse como político tradicional. Sin embargo, detrás de su narrativa antisistema hay una estrategia profundamente política, que interpreta el descontento social y capitaliza las mismas tensiones que hoy están redefiniendo el ascenso de las nuevas derechas en la región.

De quedar vencedor en la contienda, tendrá que seguir luchando por gobernar, porque está comprobado que es difícil hacerlo sin partidos y sin aparato político. Cuando se carece de ello, las promesas de campaña no trascienden ni se vuelven hechos. Algo de eso le está ocurriendo a Javier Milei, cuya imagen ha dejado de ser favorable ante la opinión pública y actualmente registra un 60 % de desaprobación.

Desgaste de la democracia

La política es el muy noble arte de trabajar para el otro. Pero la mayor parte de la clase política en el mundo y en Colombia está bajo sospecha de haberse servido de ella. Esto provoca un desgaste en la percepción de legitimidad y despierta un sinsabor en el pueblo, que termina por preferir un modelo autoritario. El voto cada cuatro o cinco años no garantiza la democracia. Esta implica participación y solución de consenso a todos los problemas que enfrentan las sociedades con carencias en su desarrollo.

A pesar de todo, suele decirse que la democracia representa la forma menos mala de elegir gobierno, aunque no necesariamente sea un sistema ideal, ya que no existe una forma perfecta de organización política.

La visión crítica está respaldada por datos, como revela la investigación basada en encuestas que lleva por título: ¿Prodemocráticos, pero no antiautoritarios? Entendiendo las actitudes ambivalentes hacia los regímenes.

El estudio señala que 44 % de los participantes adopta posiciones ambivalentes. Es decir, considera que la democracia es un buen sistema y que un “líder fuerte que no tenga que preocuparse por el parlamento ni las elecciones” resulta igualmente positivo. Ese porcentaje es ligeramente superior al de quienes apoyan la democracia, pero rechazan la autocracia (42 %).

Para traerlo al terreno colombiano, recientemente once universidades de Colombia y algunas organizaciones privadas se unieron para medir el termómetro electoral. A través de la encuesta Cuidar la democracia, pudieron determinar que seis de cada diez colombianos consideran que la democracia en el país se está debilitando. La buena noticia es que se mantiene la esperanza. Un 92 % de los colombianos confía en que votar genera cambios reales, mientras un 72 % tiene la firme intención de acudir a las urnas.

¿Qué puede pasar el domingo?

Existen pocas certezas sobre lo que puede suceder en las elecciones colombianas, que viven el próximo domingo su primera vuelta.

Se estima que la votación será masiva. Un total de 41 287 084 colombianos están habilitados para ejercer su derecho y solo tras el recuento habrán indicios sobre para qué lado se mueve el péndulo. Es decir, si continúa basculado a la izquierda o se traslada a la derecha.

La disyuntiva, para muchos, está entre la igualdad y libertad. Cuando hay mucha libertad surge la desigualdad económica porque el mercado es cruel. Por el contrario, cuando hay mucha igualdad se tiene menos libertad. En ambos escenarios persiste la lección histórica que es difícil ignorar: todas las revoluciones que prometían liberar al hombre lo terminaron esclavizando.

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Fernando Cvitanic no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Abelardo de la Espriella, el ‘outsider’ colombiano que aprovecha el desgaste democrático para llegar al poder – https://theconversation.com/abelardo-de-la-espriella-el-outsider-colombiano-que-aprovecha-el-desgaste-democratico-para-llegar-al-poder-283873

La vida en el vientre materno puede dejar una huella duradera en la salud adulta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge López-Tello, Investigador Principal (Programa Cesar Nombela), Universidad Autónoma de Madrid

Inside Creative House/Shutterstock

Puede que su salud no empiece con usted. Ni con lo que come. Ni con el ejercicio que hace. Ni siquiera con las decisiones que toma como adulto. Puede que empezara antes de que naciera, incluso antes de que tuviera un cuerpo formado.

Durante mucho tiempo hemos pensado que nuestra salud es, en gran medida, el resultado del estilo de vida, algo que no es falso, pero sí incompleto. Hoy sabemos que parte de lo que seremos, incluido nuestro riesgo de enfermar, se define en un periodo del que no tenemos memoria: la vida dentro del útero.

El desarrollo fetal es uno de los procesos más complejos y, al mismo tiempo, más frágiles de la biología humana. En apenas nueve meses, un organismo pasa de ser un conjunto de células a un sistema perfectamente organizado. En ese proceso, cada señal cuenta.

El feto no se desarrolla aislado, sino en un entorno muy concreto: el cuerpo de su madre. Su estado de salud, su alimentación, su nivel de estrés o las condiciones en las que vive dejan huella desde el principio.

La placenta: el primer intérprete del mundo

Entre madre y bebé existe una conexión tan esencial como poco conocida: la placenta. No es solo un “puente”, sino un órgano activo que decide qué llega, cuánto llega y en qué condiciones. Regula nutrientes, oxígeno y señales hormonales, pero, sobre todo, interpreta el entorno.

Traduce la realidad materna en señales biológicas para el feto. Y, en función de esa información, el organismo en desarrollo se ajusta. Si el entorno es favorable, el desarrollo sigue su curso. Pero si algo cambia –diabetes gestacional, hipertensión o estrés–, la placenta también se modifica.




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La clave para un embarazo saludable podría estar en el intestino materno


Puede transformar su estructura, su tamaño o su forma de funcionar con un objetivo claro: sobrevivir. Sin embargo, esa adaptación tiene un precio. Para seguir adelante en un entorno adverso, el feto puede ajustar su crecimiento o el funcionamiento de sus órganos.

Es una estrategia eficaz a corto plazo, pero esas decisiones biológicas no siempre encajan con el mundo que llegará después.

Enfermedades que se gestan antes de nacer

La idea del origen prenatal de muchas enfermedades empezó a tomar forma en los años 80, cuando el epidemiólogo David Barker observó que las personas con bajo peso al nacer tenían más riesgo de sufrir dolencias cardiovasculares y metabólicas en la edad adulta.

Aquello cambió nuestra forma de entender la salud. Hoy sabemos que factores como la nutrición materna, el metabolismo o el estrés pueden “programar” el organismo en desarrollo, dejando una huella que puede durar toda la vida. Por ejemplo, un estudio realizado en Suiza y Dinamarca con casi siete millones de mujeres mostró que el estrés materno asociado a la pérdida de un familiar cercano durante el tercer trimestre del embarazo se relacionaba con un mayor riesgo de desarrollar cardiopatía isquémica en la descendencia a lo largo de la vida.

Las implicaciones van más allá de lo esperado. Además de influir en el riesgo de sufrir obesidad o enfermedades cardiovasculares, investigaciones recientes sugieren que incluso patologías complejas, como la esclerosis múltiple, podrían tener un componente prenatal.

Así, un estudio reciente con más de un millón de personas ha mostrado que nacer con un peso elevado para la edad gestacional o haber estado expuesto a diabetes materna se asocia con un mayor riesgo de desarrollar esa enfermedad en la edad adulta.

Cuando la historia continúa en la siguiente generación

Aún hay algo más desconcertante: ¿qué ocurre si esas huellas no se quedan solo en nosotros?

Uno de los ejemplos más impactantes proviene de la hambruna que sufrió Holanda en el invierno de 1944-45. Décadas después, quienes estuvieron expuestos a esa desnutrición en el vientre materno presentaban más enfermedades metabólicas y cardiovasculares.

Pero lo inesperado llegó después. Los hijos de hombres que habían vivido esa experiencia en el útero tendían a tener mayor peso e índice de masa corporal en la edad adulta. Es decir, una experiencia antes de nacer podía influir en la siguiente generación.

¿Cómo es posible que el cuerpo recuerde algo que nunca vivimos conscientemente? La clave está en la epigenética, los mecanismos que regulan cómo se expresan los genes sin modificar el ADN. No cambian el texto, pero sí la forma en que se lee. El entorno deja marcas y, en algunos casos, esas marcas pueden transmitirse.

Así, el embarazo no solo construye un cuerpo. También puede transmitir información sobre el mundo en el que ese cuerpo tendrá que vivir.

Pensar el embarazo de otra manera

Todo esto plantea una pregunta incómoda, pero necesaria: ¿hasta qué punto somos dueños de nuestra salud? La respuesta no es sencilla. Aunque nuestros hábitos importan, no partimos todos del mismo punto de salida, ya que el entorno prenatal, como hemos visto, forma parte de esa historia.

Entenderlo no debería generar culpa ni alarma, sino conciencia. Cuidar el embarazo no es solo acompañar el inicio de una vida. Es influir en su trayectoria futura… y, quizá, en la de las siguientes generaciones.

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Jorge López-Tello recibe fondos de la Comunidad de Madrid a través del programa Atracción de Talento César Nombela (2023-T1/SAL-GL-28960).

Rubén Bermejo Poza no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. La vida en el vientre materno puede dejar una huella duradera en la salud adulta – https://theconversation.com/la-vida-en-el-vientre-materno-puede-dejar-una-huella-duradera-en-la-salud-adulta-279158

¿Hasta qué punto nos podemos fiar de la IA para seguir una dieta saludable?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Belén Ropero Lara, Profesora Titular de Nutrición y Bromatología – Directora del proyecto BADALI, web de Nutrición. Instituto de Bioingeniería, Universidad Miguel Hernández

No podemos negarlo: es una revolución. La llegada de la inteligencia artificial (IA) está suponiendo un cambio tan profundo que nos obliga a replantear, incluso, cómo cuidamos nuestra dieta. Pero ¿podemos confiar en ella como una aliada fiable en nutrición?

Las consultas a la IA son mucho más fáciles que las que podemos hacer a través de los buscadores en internet. Comprende lo que le preguntamos, maneja grandes volúmenes de información y presenta sus conclusiones de manera convincente.

Sin embargo, le otorgamos una credibilidad que aún no se ha ganado. Su naturaleza probabilística hace que sus respuestas no puedan considerarse información verificada, lo que en temas de salud entraña un riesgo considerable.

Atracón de aplicaciones

Un dato revelador: según datos de OpenAI, una de cada cuatro consultas semanales a ChatGPT es sobre salud. Aunque no existen cifras concretas para nutrición, la tecnología lleva años presente en este ámbito.

En 2022, las apps de nutrición contaban con 1 400 millones de usuarios en todo el mundo y nada menos que el 30 % de los propietarios de teléfonos móviles tienen ya este tipo de aplicaciones instaladas. La integración de la IA en ellas avanza rápido: se prevé que los datos de 2025 confirmen que la mitad de esas apps ya la incorporaban.

Fiabilidad, el gran reto

Los modelos de IA generativa ChatGPT, Gemini, Claude y Copilot son los más usados en el mundo, y todos se nutren principalmente de internet. El problema es que la fiabilidad de la Red en ciertas materias es muy reducida.

Como ya discutimos en un artículo anterior, gran parte de la información que hay en internet sobre nutrición no es fiable. Por ejemplo, un estudio de 2022 analizó la información online sobre las declaraciones de salud que se hacían sobre yogur, kéfir, kombucha, fibra y prebióticos. El resultado de la evaluación fue una puntuación de apenas 3 sobre 10: un rotundo suspenso.

Como heredera aventajada de internet, la IA cuenta con nuestra confianza de manera implícita. En una encuesta realizada en Estados Unidos, solo uno de cada cuatro personas creía que la información sobre salud generada por IA no es muy fiable o nada fiable.

Pero si la analizamos, la IA tampoco aprueba. Un estudio que comparó las respuestas de dietistas y ChatGPT a 928 preguntas sobre dieta resultó en un coeficiente de concordancia de 0,42, por debajo del 0,5 considerado como mínimo aceptable.

Errores para personalizar la dieta

Si la IA general ya muestra estas limitaciones de fiabilidad, el reto se complica cuando intentamos aplicarla a la nutrición personalizada. Para que pueda actuar como un nutricionista de cabecera, sus recomendaciones deben haber sido validadas en estudios rigurosos que confirmen que son precisas, seguras y adecuadas para el perfil de cada usuario. Y hoy por hoy, esa validación es todavía inexistente.

El nutricionista basa su trabajo en una evaluación integral: qué y cuánto come el paciente, sus parámetros bioquímicos y físicos, su actividad física y si padece alguna patología.

Uno de los principales escollos que debe superar la IA es realizar un registro preciso de la ingesta. Esto incluye: identificar la comida que aparece en las imágenes, separar los alimentos en sus distintos componentes o partes, calcular el tamaño de las raciones y las sobras para estimar cuánto se ha comido realmente y estimar la ingesta de nutrientes.

Por el momento, los modelos generales de IA no realizan esta tarea con precisión. ChatGPT hace una buena valoración del peso en raciones pequeñas, mientras que en raciones medianas o grandes lo subestima hasta en un 50 %. Un estudio en adolescentes mostró, además, que los modelos de IA de uso general infravaloran la ingesta de nutrientes frente a la estimación de los dietistas.

Las apps de nutrición presentan limitaciones similares, especialmente en platos elaborados con varios ingredientes, como los guisos. Por otra parte, el uso de los dispositivos disponibles en el mercado para registrar la actividad física y calcular el gasto energético acumulan errores que no pueden ignorarse.

Cómo usar la IA de forma responsable

Ante este panorama, cabe preguntarse: ¿podemos usar la IA en nutrición de forma responsable? La respuesta es sí, pero con dos condiciones imprescindibles.

La primera condición es desarrollar lo que se conoce como alfabetización digital en salud. La OMS la define como:

“la capacidad de buscar, hallar, comprender y evaluar información sobre la salud procedente de recursos electrónicos, así como de aplicar los conocimientos adquiridos para resolver problemas relacionados con la salud”.

Sin esta competencia, el usuario queda expuesto a seguir recomendaciones incorrectas, incompletas o directamente peligrosas. La brecha digital no es solo una cuestión de acceso a la tecnología, sino también de capacidad para usarla de forma crítica.

La segunda condición es no perder de vista el papel del profesional. La IA tiene un potencial enorme para apoyar la práctica de la nutrición: puede ayudar a procesar grandes volúmenes de datos, identificar patrones en la dieta o facilitar el acceso a información general. Sin embargo, no puede reemplazar la evaluación clínica individualizada que realiza un profesional. La nutrición es una disciplina que requiere contexto, criterio y empatía, cualidades que la IA aún no posee.

El camino más sensato es el de la complementariedad. Una IA bien validada, usada por una persona con suficiente alfabetización digital, al servicio de un profesional que interpreta sus resultados. Solo así el puente entre inteligencia artificial y nutrición podrá construirse sobre cimientos sólidos.

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Ana Belén Ropero Lara no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. ¿Hasta qué punto nos podemos fiar de la IA para seguir una dieta saludable? – https://theconversation.com/hasta-que-punto-nos-podemos-fiar-de-la-ia-para-seguir-una-dieta-saludable-278110

Rosalía, la ópera y la física que se esconde en la acústica de los conciertos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rubén Picó Vila, Catedràtic de Física Aplicada, Universitat Politècnica de València

Fotograma del videoclip de “Berghain”, de Rosalía. Rosalía/Youtube

En “Berghain”, una de las canciones del último álbum de Rosalía, hay fragmentos que pueden sorprender a quien lo escucha. La voz se aleja del registro pop habitual y se acerca a un estilo de canto que recuerda a la ópera: el fraseo es más amplio, el vibrato más sostenido y el sonido más uniforme y proyectado.

La clave no está solo en cómo se produce esta voz, sino en cómo llega al público.
En los conciertos de Rosalía, la voz se capta mediante micrófonos, se procesa electrónicamente y se reproduce a través de altavoces. En una representación operística tradicional, por el contrario, no se utiliza amplificación: la voz debe poderse oír claramente en todo el recinto por sí sola. Esta diferencia modifica por completo el papel de la acústica en la experiencia musical.

La acústica detrás de la frustración de los músicos

Muchos músicos han vivido una situación frustrante muy conocida: tras horas de ensayo y preparación, suben al escenario y el resultado no es el esperado. No porque toquen peor, sino porque no se oyen a sí mismos correctamente o porque el público no percibe con claridad lo que están interpretando. En muchos casos, el problema no es musical sino acústico.

Lo que llega al oyente es una combinación del sonido directo de la voz o del instrumento y de cómo este se refleja en las paredes, el techo y otras superficies. Esta interacción puede entenderse a partir de dos efectos fundamentales: el aumento del nivel sonoro y la persistencia del sonido en el tiempo.

Por un lado, las reflexiones del sonido hacen que este llegue con mayor intensidad y de forma más homogénea a diferentes puntos de la sala. No se trata solo del sonido emitido por el cantante o el instrumentista, sino de cómo el espacio redistribuye ese sonido.

Por otro lado, estas reflexiones también hacen que el sonido persista durante un cierto tiempo después de que la fuente haya dejado de emitirlo. Este fenómeno, conocido como reverberación, es una característica esencial de cualquier sala. Una cierta cantidad de reverberación añade continuidad y riqueza al sonido, especialmente en la voz operística, ya que refuerza la sensación de plenitud y favorece la proyección dentro del teatro.

Si la reverberación es excesiva, sus efectos se vuelven problemáticos: el sonido pierde definición, los detalles se difuminan y las líneas rápidas o articuladas se vuelven confusas. Además, se reduce la inteligibilidad, es decir, la facilidad para comprender el texto cantado. En estas condiciones, se pierde claridad tanto en la música como en la letra.

La voz y la sala: un único instrumento

En el caso de la ópera, todos estos factores son cruciales. La voz y la sala funcionan como un único instrumento que se extiende en el espacio más allá de la fuente sonora. De hecho, la técnica vocal lírica se ha desarrollado, en gran parte, para adaptarse a estas condiciones: para proyectar el sonido de manera eficiente, mantener la claridad del texto y aprovechar las características acústicas del teatro.

En cambio, en los conciertos amplificados, como los de Rosalía, el canal de transmisión es completamente diferente. El sistema electroacústico (compuesto por micrófonos, procesamiento digital y altavoces) permite controlar el nivel sonoro y modificar el timbre o la sensación de espacialidad, recreando cualidades que recuerdan a la ópera, pero en condiciones físicas muy diferentes.

Esto no significa que la acústica deje de ser relevante; lo que cambia es su función. En lugar de ser el principal medio de transmisión, pasa a formar parte de un sistema en el que el sonido puede ajustarse y modelarse tecnológicamente.

Para los músicos, esta realidad tiene una consecuencia clara: la interpretación musical no puede separarse del espacio en el que sucede. Un mismo repertorio puede sonar muy diferente dependiendo del lugar. Una iglesia con mucha reverberación puede favorecer la música coral, pero dificultar los pasajes rápidos. Una sala de conciertos moderna, con muy poca reverberación, puede ofrecer más precisión pero, en algunos casos, un sonido menos envolvente.

Por eso los músicos profesionales se toman su tiempo para familiarizarse con la acústica del lugar donde van a tocar. Probar el sonido, ajustar la dinámica o adaptar el tempo no es un detalle menor: es una parte esencial de la interpretación.

El lugar también forma parte de la música

La próxima vez que asista a un concierto o a una ópera, intente prestar atención no solo a los músicos, sino también al espacio: los materiales de las paredes, ya sean lisos o irregulares; la forma del techo; la presencia de cortinas, madera o superficies duras; cómo cambia el sonido dependiendo de dónde se encuentre.

Muchos de estos elementos forman parte del diseño acústico de la sala. Las superficies irregulares o inclinadas ayudan a dispersar el sonido y a evitar los molestos ecos, mientras que los materiales porosos o los tejidos gruesos absorben parte de la energía sonora y controlan la reverberación.

Algunas salas modernas también utilizan dispositivos ajustables y nuevos materiales acústicos inspirados en la física de las ondas (los llamados metamateriales acústicos) para adaptar la respuesta sonora según el tipo de música.

La música no solo se crea en el escenario: se moldea en el espacio que nos la hace llegar.


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Rubén Picó Vila no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Rosalía, la ópera y la física que se esconde en la acústica de los conciertos – https://theconversation.com/rosalia-la-opera-y-la-fisica-que-se-esconde-en-la-acustica-de-los-conciertos-282649