Comprendre le cerveau des entrepreneurs grâce à une étude scientifique unique

Source: The Conversation – France in French (3) – By Frédéric Ooms, Chargé de cours, Université de Liège

Si le cerveau est capable de renforcer certains réseaux neuronaux grâce à l’entraînement, comme on muscle son corps par le sport, alors l’expérience entrepreneuriale répétée pourrait elle-même être un facteur de développement de ces connexions particulières. BillionPhotos/Shutterstock

L’entrepreneuriat façonne-t-il le cerveau ? Certaines personnes naissent-elles avec des caractéristiques cérébrales qui les prédisposent à entreprendre ? Pour tenter de répondre à ces questions, une étude récente explore le fonctionnement du cerveau d’entrepreneurs grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, une technique qui permet de visualiser l’activité cérébrale.


Si l’on reconnaît l’importance des processus cognitifs chez les entrepreneurs
– comment pensent-ils et agissent-il face à l’incertitude ? –, on s’est peu intéressé à l’étude de leur cerveau lorsqu’ils prennent leurs décisions.

Pourquoi certains individus semblent exceller dans la création d’entreprises et naviguent habilement à travers l’incertitude, tandis que d’autres peinent à s’adapter ?

Pour tenter de faire la lumière sur la réponse à cette question, nous avons mené des travaux faisant converger neurosciences et recherche en entrepreneuriat. Nous avons en effet exploré l’activité cérébrale chez des entrepreneurs grâce à une technique d’imagerie médicale, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

Fruit d’une collaboration entre le centre de recherche interdisciplinaire en sciences biomédicales GIGA Consciousness Research Unit de l’Université de Liège (Belgique) et le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, notre étude ouvre de nouvelles perspectives sur la manière dont les entrepreneurs abordent la prise de décision, gèrent l’incertitude et exploitent de nouvelles opportunités.

Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf)

L’IRMf permet de visualiser l’activité cérébrale en mesurant les variations du flux sanguin dans le cerveau. Cette méthode repose sur un principe simple : lorsqu’une région du cerveau est activée, elle consomme plus d’oxygène, ce qui entraîne une augmentation du flux sanguin vers cette zone. Ce surplus d’oxygène modifie légèrement les propriétés magnétiques du sang. C’est cette différence que l’IRMf mesure pour créer des cartes d’activité cérébrale en temps réel, offrant ainsi une vue détaillée de la fonction cérébrale.

Plus précisément, notre étude s’est concentrée sur 23 entrepreneurs habituels
– c’est-à-dire ceux qui ont lancé plusieurs entreprises, en les comparant à 17 managers travaillant dans de grandes organisations.

L’analyse de connectivité en état de repos basée sur une région cérébrale d’intérêt (seed-based resting state fMRI) a révélé que ces entrepreneurs expérimentés présentent une connectivité neuronale accrue entre certaines régions de l’hémisphère droit du cerveau : l’insula et le cortex préfrontal. Ces zones jouent un rôle dans la flexibilité cognitive et la prise de décisions exploratoires, c’est-à-dire la capacité à ajuster sa stratégie et à penser autrement face à des situations nouvelles ou incertaines.

Mieux gérer l’incertitude

Ce réseau cérébral plus connecté pourrait contribuer à expliquer pourquoi ces entrepreneurs semblent mieux armés pour gérer l’incertitude et faire preuve de flexibilité cognitive, des capacités souvent associées à l’identification d’opportunités entrepreneuriales.

Que ce soit de manière séquentielle – les serial entrepreneurs, qui créent une entreprise après l’autre – ou de façon concurrente – les portfolio entrepreneurs qui gèrent plusieurs entreprises en même temps –, ces profils paraissent exceller dans l’art de s’adapter rapidement. Une compétence précieuse dans le monde des start-ups, où les repères sont rarement stables.

Une autre étude, portant sur le même groupe d’entrepreneurs et de managers met en lumière un autre phénomène intrigant : ces entrepreneurs habituels présentent un volume de matière grise plus important dans l’insula gauche. Bien que l’étude n’ait pas directement mesuré la pensée divergente, d’autres travaux ont montré que l’augmentation du volume de matière grise dans l’insula gauche est associée à cette capacité – c’est-à-dire la faculté de générer de nombreuses idées différentes pour résoudre un même problème.

Ce qui suggère que les différences observées chez ces entrepreneurs pourraient refléter une plus grande propension à la pensée divergente.

Une question essentielle reste ouverte : l’entrepreneuriat façonne-t-il le cerveau… ou bien certaines personnes naissent-elles avec ces caractéristiques cérébrales qui les prédisposent à entreprendre ?

Autrement dit, sommes-nous entrepreneurs par nature ou par culture ?

Nature ou culture ?

Cette interrogation est aujourd’hui au cœur des nouveaux projets de recherche menés par l’équipe d’HEC Liège et du Centre de recherche du cyclotron (CRC) de l’Université de Liège. Cette orientation de recherche s’appuie sur le concept de « plasticité cérébrale », c’est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier sous l’effet des expériences et des apprentissages.

Si le cerveau est capable de renforcer certains réseaux neuronaux grâce à l’entraînement, comme on muscle son corps par le sport, alors l’expérience entrepreneuriale répétée pourrait elle-même être un facteur de développement de ces connexions particulières. À l’inverse, si ces différences cérébrales sont présentes dès le départ, cela poserait la question de traits cognitifs ou neurobiologiques favorisant l’esprit d’entreprise.

Pour répondre à ces questions, de nouveaux travaux sont en cours au sein du laboratoire et du GIGA-CRC, avec notamment des études longitudinales visant à suivre l’évolution des cerveaux d’entrepreneurs au fil de leur parcours, mais aussi des comparaisons avec de jeunes porteurs de projets ou des aspirants entrepreneurs.

L’enjeu est de mieux comprendre si, et comment, l’expérience de l’entrepreneuriat peut façonner notre cerveau. Cette nouvelle phase de la recherche est en cours et entre dans une phase clé : le recrutement des participants pour une étude en imagerie par résonance magnétique (IRM). Nous recherchons des volontaires, entrepreneurs ou non, prêts à contribuer à cette exploration scientifique inédite sur les effets de la pratique entrepreneuriale sur le cerveau.

Former les futurs entrepreneurs

L’intégration des neurosciences dans l’étude de l’entrepreneuriat offre une perspective novatrice sur les facteurs qui pourraient contribuer à l’esprit entrepreneurial. En comprenant si – et comment – l’expérience entrepreneuriale influence la structure et la fonction cérébrales, il deviendrait possible de concevoir des approches de formation spécifiques pour favoriser l’esprit d’entreprendre. On pourrait, par exemple, imaginer de mettre au point des exercices pratiques et des approches d’apprentissage immersif afin de développer chez les étudiants les compétences observées chez des entrepreneurs habituels.


Cet article a été rédigé avec l’aide du Dr Arnaud Stiepen, expert en communication et vulgarisation scientifiques.

The Conversation

Frédéric Ooms a été financé par une subvention ARC (Actions de Recherche Concertée) de la Fédération Wallonie‑Bruxelles.

ref. Comprendre le cerveau des entrepreneurs grâce à une étude scientifique unique – https://theconversation.com/comprendre-le-cerveau-des-entrepreneurs-grace-a-une-etude-scientifique-unique-259324

Why it’s so hard to know what Jane Austen thought about slavery

Source: The Conversation – UK – By Anna Walker, Senior Arts + Culture Editor, The Conversation

Jane Austen’s Paper Trail is a podcast from The Conversation celebrating 250 years since the author’s birth. In each episode, we’ll be investigating a different aspect of Austen’s personality by interrogating one of her novels with leading researchers. Along the way, we’ll visit locations important to Austen to uncover a particular aspect of her life and the times she lived in. In episode 3, we look at her politics, and what we can learn about her views on slavery through the pages of Mansfield Park.

There are no strident political takes in Jane Austen’s novels, but there are many subtle and carefully crafted signals. As we are learning over the course of our podcast series, she kept her cards very close to her chest.

One of the biggest and most urgent public debates of Austen’s time was slavery. It’s an issue most modern readers would like to see her coming down on the right side of. But she only ever wrote one black character: Miss Lambe in the unfinished work Sanditon (1817). And the novel which deals most with the issue, Mansfield Park (1814), still only mentions slavery directly once.

What we do know is that three of Austen’s brothers were engaged in anti-slavery activism. Her letters also show that she admired the abolitionists Thomas Clarkson and William Cowper. But while it’s tempting to assume Austen shared their convictions, it isn’t that simple – as Mansfield Park demonstrates.

A portrait of a black woman in regency dress
The artist Lela Harris created a portrait of Austen’s only known black character, Miss Lambe, from her unfinished novel Sanditon.
Anna Walker, CC BY-SA

The novel follows Fanny Price, who is taken in by her wealthy relatives, the Bertrams, and raised on their country estate. Mansfield Park explores shifting social dynamics and Fanny’s emotional struggles. Although slavery is not central to the plot, the Bertrams’ wealth comes from a West Indian plantation sustained by enslaved labour.

Like the Bertrams, many people in Austen’s day made their money through the empire. The British economy was highly dependent on enslaved labourers, from the goods they produced to the institutions and industries the economy of slavery funded.

The profits of slavery flooded into the British countryside, supporting the lifestyles of those within the grand estates of the landed gentry. As such, the businesses of slavery and empire are the economic foundations on which Austen’s domestic worlds stand. Yet Mansfield Park is arguably the only novel that glances, however obliquely, toward that reality.

In the third episode of Jane Austen’s Paper Trail, Naomi Joseph visits the Liverpool docks which were at the centre of Britain’s transatlantic slave trade with Corinne Fowler, professor of postcolonial literature at the University of Leicester. Fowler has worked on projects reinterpreting the colonial connections of country houses for both the National Trust and English Heritage.

As the Sun shines upon the Irish Sea where ships once brought enslaved people and the goods they produced to England, Fowler helps us understand the sometimes contradictory feelings Austen seemed to have about slavery.

“Many people tried, and often failed, to make money in empire – and in slavery in particular,” explains Fowler. “The issue of Austen’s position in relation to slavery itself is interesting, because it’s typically really ambivalent.”

Later in the episode, Anna Walker takes a deeper dive into Austen’s view of the slave trade in Mansfield Park with two more experts: Olivia Robotham Carpenter, a lecturer in literature at the University of York, and Markman Ellis, a professor of 18th-century studies at Queen Mary University London.

“I think [Mansfield Park] tells us something quite important about how these incredibly violent institutions were functioning at the level of the domestic household, and what they might mean in actual British women’s lives during the period,” Robotham Carpenter explains.

“This is a book which addresses the topic of wealthy British people’s responsibility for a series of immoral acts in the colonies,” Ellis agrees. However, Austen “didn’t set it in Antigua, she doesn’t have a black character. All the things she could have done, she doesn’t do.”

Listen to episode 3 of Jane Austen’s Paper Trail wherever you get your podcasts. And if you’re craving more Austen, check out our Jane Austen 250 page for more expert articles celebrating the anniversary.


Disclosure statement

Corinne Fowler has received funding from the Arts Council England, English Heritage, the National Trust and the National Lottery Heritage Fund.

Markman Ellis and Olivia Robotham Carpenter do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.


Jane Austen’s Paper Trail is hosted by Anna Walker with reporting from Jane Wright and Naomi Joseph. Senior producer and sound designer is Eloise Stevens and the executive producer is Gemma Ware. Artwork by Alice Mason and Naomi Joseph.

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The Conversation

ref. Why it’s so hard to know what Jane Austen thought about slavery – https://theconversation.com/why-its-so-hard-to-know-what-jane-austen-thought-about-slavery-269053

By delaying a decision on using Russia’s frozen assets for Ukraine, Europe is quietly hedging its bets

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Alexander Korolev, Senior Lecturer in Politics and International Relations, UNSW Sydney

As Russia continues its grinding offensive and Ukraine braces for another winter of war, the European Union remains paralysed over a seemingly straightforward decision: whether to use 140 billion euros (A$250 billion) in frozen Russian assets to support Kyiv.

Officially, the delay is about legal caution and financial liability.

But beneath the surface, a more uncomfortable truth is emerging: some EU leaders may no longer believe Ukraine can win.

This isn’t about public rhetoric. Most European heads of state still affirm their support for Ukraine’s sovereignty and territorial integrity.

But when we examine strategic behaviour – especially the hesitation to deploy high-risk financial tools, such as using Russia’s frozen assets in Europe – we see signs of realist recalibration.

The EU’s frozen assets debate has become a litmus test for Brussels’ confidence in Ukraine’s long-term viability.

What are the concerns over using the assets?

Belgium holds the bulk of Russia’s frozen assets, amounting to about 210 billion euros (A$374 billion) in a financial institution called Euroclear. European finance ministers have discussed using the assets as a loan to Ukraine, which would only be repaid if Russia provided reparations following the war.

Brussels is insisting on legal guarantees before releasing the funds. It is also demanding collective liability shielding from other EU states, citing concerns about lawsuits filed by Russia and financial exposure.

There’s a reputational risk, as well, if other countries such as China or India start to view European banks as an unreliable place to park their funds.

In parallel, Slovakian Prime Minister Robert Fico has suspended military aid to Ukraine and said his country’s goal is not Russia’s defeat, but to “end war as soon as possible”.

Hungarian Prime Minister Viktor Orbán has gone further, saying Ukraine “cannot win on the battlefield”.

Although Fico and Orbán are more pro-Russia than other EU leaders, they reflect a growing undercurrent of realist strategic thinking within the bloc.

Even among more supportive states, there is growing ambiguity about the war effort. France and Germany continue to support Kyiv, but with increasing emphasis on diplomacy and “realistic expectations.”

And while Poland and the Baltic states are the most vocal supporters of using Russia’s frozen assets, Germany, France and Italy have adopted a more cautious posture or demanded Ukraine commit to spending the assets on European weapons – a demand Kyiv resists.

Strategic posturing is happening, too

Unavoidably, these frozen assets are not merely financial – they are a geopolitical wager. To deploy them now is to bet on Ukraine’s victory. To delay is to preserve flexibility in case Russia prevails or the war ends in a frozen stalemate.

In 2022, supporting Ukraine was framed as a moral imperative. By late 2025, some now see it as a strategic liability.

As is invariably the case in international politics, moral aspirations give way to strategic imperatives when the geopolitical push comes to shove. As war fatigue is rising across Europe, many Ukrainians are wondering if Europe still cares.

These concerns are amplified by the shifting battlefield: the key transit city of Pokrovsk in eastern Ukraine is under siege and Russian forces are advancing in Huliaipole in the south. Ukraine’s energy infrastructure is being systematically dismantled by Russian drone strikes.

This also explains the hesitance of EU leaders about releasing Russian frozen assets. Aside from the legal concerns, questions are increasingly being asked about the trajectory of the war. Could the EU risk billions of euros on a failed cause, while forfeiting leverage in postwar negotiations?

From an international politics perspective, this classic realist logic and the widening gap between ethics and interstate relations are neither new nor surprising: states act in their interests, not in service of ideals.

The frozen assets are being treated not as aid, but as a bargaining chip – to be deployed only if Ukraine stabilises the situation on the battlefield or if Russia can be pressured into concession.

By delaying a decision on the frozen assets, the EU preserves optionality. If Ukraine regains ground, the assets can be deployed with stronger justification. If Russia ultimately prevails, the EU avoids being seen as the architect of a failed financial intervention.

This ambiguity is not indecision – it’s strategic posture. The EU is hedging its bets, quietly preparing for multiple outcomes. The longer the war drags on, the more likely unity fractures and realism overtake idealism.

No perfect outcomes

A final decision on the assets is expected in December. But even if approved, the funds may be disbursed in cautious tranches, tied to battlefield developments and political optics, locking Ukraine into the unforgiving calculus of great power rivalry between Russia and the West.

The EU is not abandoning Ukraine, but it is recalibrating its risk exposure. That recalibration is grounded in strategic doubt as EU leaders are no longer sure Ukraine can win – even if they won’t say so aloud.

In the end, whether or not the assets are deployed, Ukraine’s outlook remains bleak unless both Russia and the West find a way to de-escalate their zero-sum rivalry in the region.

Any future settlement is unlikely to be optimal and will likely disappoint Ukrainians. But the current challenge is not to pursue perfect outcomes, which no longer exist, but to choose the least damaging path to ending the war, among all the imperfect options.

The Conversation

Alexander Korolev does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. By delaying a decision on using Russia’s frozen assets for Ukraine, Europe is quietly hedging its bets – https://theconversation.com/by-delaying-a-decision-on-using-russias-frozen-assets-for-ukraine-europe-is-quietly-hedging-its-bets-269507

Finally, Indigenous peoples have an influential voice at COP30. They’re speaking loud and clear

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Danilo Urzedo, Research fellow, The University of Western Australia

Indigenous peoples are on the vanguard of climate action. Longstanding relationships with land means they endure the direct consequences of climate change. And their unique knowledge offers effective solutions to climate problems.

But despite this, international climate policies have fallen short of encouraging Indigenous leadership. With the UN climate summit hosted in the Amazon for the first time, COP30 marks an unprecedented effort to elevate Indigenous voices.

Returning to Brazil again after the 1992 and 2012 Rio conferences, COP30 has the largest Indigenous delegation in the summit’s history. More than 3,000 Indigenous representatives from around the world are in the Amazonian city of Belém.

Inside and outside the negotiation rooms, Indigenous organisations and coalitions have brought an unprecedented agenda to the summit: pressure for climate justice centred on the recognition of land rights and fair financing mechanisms.

Indigenous voices in diplomacy

A new form of climate diplomacy is emerging. This shift marks the creation of space for Indigenous delegates to participate in formal discussions that were previously exclusive to government officials.

Since 2019, the UN’s Local Communities and Indigenous Peoples Platform has expanded the Indigenous role in official negotiations. At this year’s summit, more than 900 Indigenous delegates – a record number – are participating in official debates.

Led by Brazil’s Minister for Indigenous Peoples, Sônia Guajajara, the COP30 presidency has encouraged Indigenous leadership in decision-making. This includes giving Indigenous delegates seats in negotiation rooms and embedding their demands in climate pledges and finance mechanisms.

“Indigenous Peoples want to take part, not just show up”, said Guajajara. “We want to lead and be part of the solution. So far, the investments driven by COP decisions have failed to deliver results – the 1.5°C goal is slipping out of reach”.

But turning community participation into political influence requires more than participation. Initiatives such as Kuntari Katu in Brazil assist Indigenous leaders in connecting their priorities with broader climate policies. Such training provides modules on topics such as carbon market mechanisms and equips Indigenous representatives with tools to communicate their priorities in climate debates.

Indigenous influence at COP30 is not confined to formal diplomacy. Protests inside and outside the COP venue have amplified long-sidelined demands. Under the rallying cry “Our land is not for sale”, one of the demonstrations occupied areas of the COP30 venue with direct confrontation with the security staff.

Thousands of activists also joined a four-kilometre march in the host city of Belém to call for action from leaders to stop environmental destruction. These protests have brought global attention to injustices that climate politics have long tried to contain. They highlight unresolved land-tenure conflicts and the rising violence faced by Indigenous communities on the frontline of climate impacts.

Land rights as climate solutions

Indigenous territories deliver some of the world’s most effective responses to the climate crisis, from curbing deforestation to storing vast amounts of carbon. Yet much Indigenous land remains without formal recognition, leaving it exposed to invasions by illegal mining, agribusiness expansion, and land grabs, including for renewable energy projects.

COP30 has brought commitments to recognising Indigenous territories as climate solutions. During the opening ceremony, Brazil’s President Luiz Inácio Lula da Silva emphasised the centrality of Indigenous territories to promote effective climate action. World leaders pledged to secure 160 million hectares of Indigenous and community lands by 2030.

Indigenous organisations say pledges remain far from sufficient given the threats to their lands. The Munduruku Indigenous community, an indigenous people living in the Amazon River basin, made this clear with a major blockade at COP30. Their action created long queues at the summit entrance, delaying thousands of delegates. The disruption compelled the COP presidency to meet with Munduruku leaders, who pressed for the demarcation of their territories and the right to be consulted on development projects in their territory.

Fair climate finance

One of COP30’s major negotiation challenges is finalising the Baku-Belém Roadmap, which aims to unlock A$1.5 trillion in climate funding. Yet climate finance mechanisms have a long history of undervaluing Indigenous knowledge and governance. Indigenous organisations say that fairness must be central to these pledges.

At the Leaders’ Summit, a multilateral coalition launched the Tropical Forests Forever Fund. This commits A$7.6 billion to protect over one billion hectares of forests. With backing from 53 nations and 19 sovereign investors, the fund earmarks 20% of its finance for Indigenous projects. The Forest Tenure Funders Group also renewed its pledge, with a commitment of A$2.7 billion to secure Indigenous land rights.

Still, Indigenous advocates warn climate finance must go beyond dollar amounts. They want a shift in who controls the funding and how projects are governed. Placing Indigenous leadership at the centre of financing means making sure Indigenous communities can receive funding directly and have fair agreements that protect them from financial risks.

Transformative leadership

UN climate conferences have long been criticised for delivering incremental progress but little systemic change. Yet signs of political transformation are emerging.

Beyond climate debates, significant Indigenous leadership is gaining momentum across other international environmental policies. In 2024, the UN’s meeting to combat desertification formalised a new caucus for Indigenous Peoples, while the Convention on Biological Diversity established a permanent Indigenous subsidiary body.

These growing political shifts reveal that effective environmental actions depend on dismantling power inequalities in decisions. Inclusive leadership in policymaking may not completely address the environmental crisis, but it marks a turning point as historically silenced voices begin to lead from the centre.

The Conversation

Danilo Urzedo receives funding from the Australian Research Council under the Industrial Transformation Training Centre for Healing Country (IC210100034).

Oliver Tester receives funding from the ARC Industrial Transformation Training Centre for Healing Country.

Stephen van Leeuwen receives funding from the ARC Industrial Transformation Training Centre for Healing Country.

ref. Finally, Indigenous peoples have an influential voice at COP30. They’re speaking loud and clear – https://theconversation.com/finally-indigenous-peoples-have-an-influential-voice-at-cop30-theyre-speaking-loud-and-clear-269403

Florida’s new open carry ruling combines with ‘stand your ground’ to create new freedoms – and new dangers

Source: The Conversation – USA – By Caroline Light, Senior Lecturer on Studies of Women, Gender, and Sexuality, Harvard University

As of September 2025, Florida allows open carry and permitless carry, in addition to its stand your ground law. Joe Raedle/Getty Images News

Twenty years ago, Florida Gov. Jeb Bush signed the first “stand your ground” law, calling it a “good, common-sense, anti-crime issue.”

The law’s creators promised it would protect law-abiding citizens from prosecution if they used force in self-defense. Then-Florida state Rep. Dennis Baxley, who cosponsored the bill, claimed – in the wake of George Zimmerman’s controversial acquittal for the killing of Trayvon Martin – that “we’re really safer if we empower people to stop violent acts.”

I’m a historian who has studied the roots of stand your ground laws. I published a book on the subject in 2017. My ongoing investigation of the laws suggests that, 20 years on, they have not made communities any safer, nor have they helped prevent crime. In fact, there is reliable evidence they have done just the opposite.

In the past 20 years, stand your ground has spread to 38 states.

Then, in September 2025, an appellate court struck down Florida’s long-standing ban on the open carry of firearms.

Florida’s attorney general, James Uthmeier, quickly announced that open carry is now “the law of the state,” directing law enforcement not to arrest people who display handguns in public.

Under the state’s permitless carry law, enacted in 2023, adults without a criminal record also don’t need a permit or any training to carry firearms publicly.

In my view, this combination of stand your ground, open carry and permitless carry is likely to make the Sunshine State far less safe.

Let’s look at the evidence.

What ‘stand your ground’ means

Under traditional self-defense law, a person had a duty to retreat – to try to avoid a violent confrontation if they could safely do so – before resorting to deadly force.

The main exception to the duty to retreat was known as the castle doctrine, whereby people could defend themselves, with force if necessary, if they were attacked in their own homes.

Stand your ground laws effectively expand the boundaries of the castle doctrine to the wider world, removing the duty to retreat and allowing people to use lethal force anywhere they have a legal right to be, as long as they believe it’s necessary to prevent death or serious harm.

On paper, the expansion of the right to self-defense may sound reasonable. But in practice, stand your ground laws have blurred the line between self-defense and aggression by expanding legal immunity for some who claim self-defense and shifting the burden of proof to prosecutors.

While supporters of these laws claim they mitigate crime and make people safer, evidence shows the opposite. The nonpartisan RAND Corp. discovered that states adopting stand your ground laws experienced significant increases in homicide, typically between 8% and 11% higher than before the laws took effect.

A study of violent crime in Florida revealed a 31.6% increase in firearm homicides following the 2005 passage of the stand your ground law. There is no credible evidence that these laws deter crime.

On the contrary, evidence shows that stand your ground laws lower the legal, moral and psychological costs of pulling the trigger.

Stand your ground and race

While the language of stand your ground laws is race-neutral, their enforcement is not. Data from the Urban Institute and the U.S. Commission on Civil Rights show that in states with stand your ground laws, homicides are far more likely to be deemed “justified” when the shooter is white and the victim is Black.

I’ve found that these laws have redefined not only when force is justified but who is justified in using force.

In my assessment, these laws don’t create racial bias. Rather, they magnify the biases already present in our criminal legal system. They give broader discretion to a legal system in which law enforcement officers, judges, prosecutors and juries often hold unacknowledged biases that associate Black men with criminality, while perceiving white people who say they were defending themselves as credible.

A sign for a rally after the Trayvon Martin shooting in Sanford, Florida.
Seventeen-year-old Trayvon Martin was unarmed when George Zimmerman shot and killed him on March 20, 2012, in Sanford, Fla. Zimmerman claimed he killed Martin in self-defense and was acquitted by a jury.
Gerardo Mora/Getty Images News

That dynamic is visible in a growing multitude of cases, such as the shootings of unarmed teenagers Trayvon Martin, Jordan Davis, Renisha McBride and Ralph Yarl.

Each instance illustrates how stand your ground transforms ordinary mistakes or misunderstandings into lethal outcomes, and how armed citizens’ claims of “reasonable fear” often reflect racial stereotypes more than objective threats.

A dangerous mix

Florida’s legalization of open carry intersects with the state’s permitless carry and stand your ground laws in alarming ways. Open carry increases the visibility – and perceived legitimacy – of guns in everyday life.

Combined with the removal of licensing procedures and training requirements, laws that broaden the right to use deadly force create a permissive environment for opportunistic violence.

When everyone is visibly armed, every encounter can look like a potential threat. And when the law tells you that you don’t have to back down, that perception can turn lethal in seconds.

Florida has become a model for what gun rights advocates call “freedom” but what public health experts see as a recipe for more shootings and more death.

National implications: ‘Reciprocity’ and expansion

Two decades later, stand your ground laws have spread, in various forms, to 38 states. While 30 states have legislatively enacted stand your ground statutes like Florida’s, eight others implement stand your ground through case law and jury instructions that effectively remove the duty to retreat.

On top of this, 29 states have enacted laws allowing permitless carry, and 47 technically allow open carry, though restrictions vary across the states.

President Donald Trump has made clear he wants to take this deregulatory approach nationwide. While on the campaign trail, he promised to sign a “concealed-carry reciprocity” law, which would require all states to allow people from states with permissive laws to exercise those rights in all 50. “Your Second Amendment does not end at the state line,” he announced in a 2023 video.

If that vision becomes reality, it would mean the most permissive state laws will set the standard for the entire country. National reciprocity would allow Floridians, and other gun owners from permitless carry states, to carry their firearms – and potentially claim stand your ground immunity – in any other state, including those with stricter rules and lower rates of firearm death and injury.

This prospect raises deep questions about states’ rights, safety and justice. Research shows that stand your ground laws increase homicide and exacerbate racial disparities. National reciprocity would export those effects nationwide.

In my view, the convergence of stand your ground, open carry and national reciprocity marks the culmination of a 20-year experiment in armed citizenship. The results are clear: more people armed, more shootings and more deaths “justified.”

The question now is whether the rest of the nation will follow Florida’s lead.

Read more stories from The Conversation about Florida.

The Conversation

Caroline Light is affiliated with GVPedia and collaborates with Giffords.

ref. Florida’s new open carry ruling combines with ‘stand your ground’ to create new freedoms – and new dangers – https://theconversation.com/floridas-new-open-carry-ruling-combines-with-stand-your-ground-to-create-new-freedoms-and-new-dangers-267496

La dictadura franquista empezó desconfiando de las ciudades… hasta que las necesitó

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jaume Claret, Historiador. Profesor agregado en los Estudios de Artes y Humanidades y director del Máster Universitario de Historia del Mundo Contemporáneo, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Puerta del Sol madrileña en 1955. Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando, IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

El 1 de abril de 1939, desde Burgos, Francisco Franco emitió el parte radiofónico que daba por finalizada la guerra civil española: “En el día de hoy, cautivo y desarmado el Ejército Rojo, han alcanzado las tropas nacionales sus últimos objetivos militares. La guerra ha terminado”.

Los vencedores habían ganado en todo el territorio. Sin embargo, para ellos, las ciudades eran todavía un territorio cuanto menos hostil. No por casualidad, la mayoría de las grandes urbes españolas se habían mantenido fieles a la República.

Por ello, después de la conquista venía la purga de la posguerra y el reparto del botín cantados por Joaquín Sabina en De purísima y oro:

“Habían pasado ya los nacionales

habían rapado a la señá Cibeles

volvían a sus cuidados

las personas normales

a la hora de la conga, en los burdeles

por San Blas descansaba el pelotón”.

El gran retroceso

El rechazo y temor a la gran ciudad encontró su traducción en los sucesivos intentos de la dictadura para frenar la migración interna: se buscaba favorecer el control social, desarticular las posibles tentaciones opositoras y, sobre todo, paliar la tensión por la escasez de alimentos y vivienda. La miseria impugnaba la visión que los vencedores querían proyectar de sí mismos y de la España surgida tras la victoria, envuelta en los oropeles de la grandilocuente retórica imperial.

Sin embargo, el franquismo fracasó en su intento. Para miles de españoles, huir a la gran ciudad y refugiarse en el anonimato de la ilegalidad era una alternativa –precaria si se quiere– para sobrevivir a los duros tiempos de la posguerra. Lo retrata con crudeza (y sin que la censura lo detectase) la película de 1951 Surcos. Por otra parte, la política de control del precio de los arrendamientos alivió la situación de las familias de alquiler, pero fue incapaz de ofrecer una solución al resto, dando lugar a un incremento de los problemas de hacinamiento, realquiler y chabolismo.

Una escena de Surcos, de José Antonio Nieves Conde.

Aunque la dictadura había logrado reorientar sus alianzas internacionales y someter a cualquier oposición relevante o disensión interna, la debacle económica fruto de la ideológica y delirante política autárquica amenazaba su continuidad. Nuevamente, las protestas surgieron en las ciudades cuando la subida de las tarifas de los tranvías desató una huelga en Barcelona en marzo de 1951.

A pesar del clima represivo, la población se negó a usar el transporte público a lo largo de dos semanas: las ventas de billetes cayeron de los 834 734 de media diaria a tan solo 500. El malestar acabó provocando la primera huelga general desde 1939 en todo el cinturón industrial barcelonés y encontró reflejo en la huelga de tranvías de Madrid y en las obreras en el País Vasco y Navarra.

Una modernización autoritaria

La dictadura franquista se vio obligada a rectificar su política económica, cuyo punto de no retorno fue el Plan de Estabilización de 1959.

Tres elementos resultaron claves en su éxito: los ingresos del turismo, las inversiones extranjeras y las remesas de los emigrantes. La liberalización económica aceleró los movimientos de población internos y externos, provocó profundos cambios en la sociedad española (como la incorporación de las mujeres a la economía formal en puestos subordinados y auxiliares, por la necesidad de mano de obra barata) y, sobre todo, tuvo que reconocer el papel fundamental del mundo urbano como base de cualquier economía compleja y de mercados laborales diversificados.

La afluencia a las grandes ciudades desbordó sus límites municipales, ampliando la metropolización iniciada a principios del XX. Las urbes españolas pasaron de acoger el 19,11 % de la población en 1940 al 36,78 % en 1970. Esta expansión tuvo un carácter marcadamente clasista: los sectores de menores ingresos y los emigrantes no cualificados recién llegados se vieron expulsados a las periferias. Solo en Madrid, se contabilizaban más de 72 000 chabolas (que albergaban a más de 180 000 personas) en 1960. Como sucede en la actualidad con la inmigración extranjera, se buscaba su explotación laboral, pero se quería invisible la pobreza y marginalidad, para ocultar la sangrante desigualdad de este rápido crecimiento.

Asentamiento chabolista que ocupaba las calles Jaime el Conquistador, Fernando Poo y Torres Miranda. El poblado se compone mayoritariamente de barracas de una sola planta con cubiertas a un agua y paredes encaladas. Al fondo se alzan varios bloques de vi
Asentamiento chabolista que ocupaba las calles Jaime el Conquistador, Fernando Poo y Torres Miranda en Madrid, con bloques de viviendas al fondo.
Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando, IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

A mediados de los años cincuenta, la política oficial de construcción masiva de viviendas se caracterizó por bloques alineados y aislados, de deficiente calidad, con notables carencias y ausencia de todo tipo de infraestructuras. Sin embargo, representaron una sensible mejora respecto a los poblados de barracas, al generalizar la dotación de agua corriente, la eliminación de aguas residuales y la incorporación de las cocinas de gas butano.

A finales de los sesenta, las promociones derivaron al modelo de colmenas de mayor altura, algo más amplias y con mejores equipamientos, al estilo del barrio de la Concepción en Madrid o del de la Mina de Barcelona, pero con significativos problemas de hacinamiento y densificación. La intensa actividad constructora hizo que la vivienda en propiedad pasase del 49 % en 1950 al 63,4 % en 1970. Y, a pesar de ello, en 1975 se calculaba que entre 200 000 y 300 000 personas todavía vivían en 100 000 o 150 000 chabolas.

Las ciudades se levantan

Tras cuarenta años de dictadura, el franquismo ya no era como el protagonista de La ciudad no es para mí, perdido en un entorno que no parecía el suyo. En verdad, creía haber dominado el ecosistema urbano igual que controlaba los nombres de las calles o condicionaba el espacio público. De hecho, fue sintomático que el último aquelarre –con el dictador agonizante– se celebrara el 1 de octubre de 1975 en la plaza de Oriente madrileña, abarrotada en una “espontánea” concentración de apoyo.

Sin embargo, la realidad de las urbes españolas era otra. El despertar de la sociedad de consumo (la triada mágica de televisión, frigorífico y SEAT 600, aunque fuera a costa de pluriempleo y endeudamiento) había empezado a abrirse camino en unas clases urbanas dispuestas a olvidar los años de escasez. Pero las nuevas generaciones, hastiadas de la pacata moral nacionalcatólica y de la falta de libertades, alimentaron la contestación a la dictadura.

Operario pintando un Seat 600.
Operario pintando un Seat 600.
Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando. IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

Ante la represión desproporcionada del gobierno, el movimiento vecinal (con un gran protagonismo femenino), el mundo universitario, el sindicalismo obrero (con un peso fundamental de las nuevas Comisiones Obreras) y el catolicismo de base, entre muchos otros, dieron lugar a una creciente politización de unas demandas inicialmente sectoriales.

La posibilidad de un franquismo sin Franco se resquebrajaba a pasos agigantados y la desafección popular impidió su continuidad. La sociedad urbana lideró una transformación que encontró reflejo en los nuevos ayuntamientos democráticos surgidos de la elecciones municipales de 1979, impulsores de planes de ordenación urbana ya sometidos al escrutinio público y a la participación ciudadana. Sin embargo, la larga sombra del sistema corrupto de la dictadura se proyectó sobre el desarrollo de numerosas ciudades con la llegada del nuevo milenio.

Pero eso ya es otra historia.

The Conversation

Jaume Claret recibe fondos del proyectos “El regionalismo franquista desde Cataluña: prácticas y discursos centrípetos” (PID2021-125227NB-I00) del Ministerio de Ciencias, Innovación y Universidades

Luis Enrique Otero Carvajal recibe fondos del Plan Nacional de I+D+I “La sociedad urbana en España, 1900-2000. Madrid, de capital a región metropolitana” PID2022-136744NB-C31.

ref. La dictadura franquista empezó desconfiando de las ciudades… hasta que las necesitó – https://theconversation.com/la-dictadura-franquista-empezo-desconfiando-de-las-ciudades-hasta-que-las-necesito-268331

Cuando hacemos ejercicio, nuestros músculos ‘hablan’ con el cerebro y lo fortalecen

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Enrico Castroflorio, Neurocientífico especializado en función sináptica y lípidos, Universitat de les Illes Balears

3dMediSphere/Shutterstock

Cuando hacemos ejercicio no solo fortalecemos los músculos o el corazón: también estamos ayudando a nuestro cerebro a renovarse. Un nuevo estudio publicado en la revista Brain Research ha identificado el mecanismo que explica cómo la actividad física estimula la creación de nuevas neuronas. La clave está en unas diminutas partículas llamadas vesículas extracelulares, que viajan por la sangre y llevan mensajes desde los músculos hasta el cerebro.

Un viejo misterio con una nueva pista

Desde hace años sabemos que el ejercicio mejora la memoria, la atención y el estado de ánimo. También se ha demostrado que puede favorecer la neurogénesis, es decir, la formación de nuevas neuronas en una zona del cerebro llamada hipocampo, fundamental para el aprendizaje y la memoria. Pero quedaba una gran pregunta por resolver: ¿cómo llegan las señales del cuerpo en movimiento hasta el cerebro?

Los investigadores del nuevo estudio descubrieron algo sorprendente gracias a un experimento que no se había realizado antes: al inyectar en ratones sedentarios vesículas extracelulares obtenidas de ejemplares que habían hecho ejercicio, el cerebro de los primeros empezó a generar más neuronas nuevas, como si ellos también hubieran llevado a cabo una intensa actividad.




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¿Cambia nuestro cerebro cuando hacemos ejercicio?


Las vesículas extracelulares: protagonistas del hallazgo

Las vesículas extracelulares se asemejan a microscópicos paquetes de mensajería. Las células las envían al exterior cargadas con proteínas y fragmentos de ARN, entre otras moléculas. Entonces viajan a través de la sangre hasta otras células y les entregan sus “instrucciones químicas”.

Durante el ejercicio, los músculos y otros tejidos liberan grandes cantidades de estas vesículas. Ahora, gracias a este nuevo estudio, sabemos que algunas pueden alcanzar el cerebro y activar procesos de renovación neuronal. El trabajo también mostró que el efecto no se debía a una mayor irrigación cerebral ni a cambios en los vasos sanguíneos, sino a un mecanismo más sofisticado.

Este descubrimiento revela que el cuerpo “habla” todo el tiempo con el cerebro, que no es el único que manda en esta relación. Al movernos, nuestro cuerpo quema calorías y, además, libera señales químicas que influyen directamente en el funcionamiento del centro del sistema nervioso.

El cerebro en movimiento

Aunque todavía no se se sabe con precisión cómo estas vesículas llegan al cerebro ni qué moléculas transportan, los investigadores estudiaron su composición y encontraron en su interior proteínas relacionadas con la plasticidad sináptica y la defensa antioxidante. Es decir, moléculas que ayudan al cerebro a adaptarse, protegerse y formar nuevas conexiones. Determinar cuál de estas moléculas, o combinación de ellas, tiene el efecto más potente es el gran desafío actual.

Todavía quedan muchas preguntas por resolver. Una de las principales es si las vesículas actúan directamente sobre el cerebro o si antes desencadenan respuestas en otros órganos, como el hígado o el sistema inmunitario, que luego repercuten en el sistema nervioso. Tampoco está claro cuántas de estas vesículas logran atravesar la barrera hematoencefálica, responsable de aislar y proteger el cerebro. Dos de las hipótesis que se manejan es que solo una pequeña fracción llegue directamente al tejido cerebral o, que por el contrario, actúen de forma indirecta enviando señales intermedias.




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Más allá del laboratorio

Aunque el estudio se realizó en ratones, sus implicaciones son importantes. En el futuro, podríamos incluso imaginar tratamientos basados en vesículas extracelulares modificadas para llevar al cerebro los beneficios del ejercicio en personas con limitaciones físicas o enfermedades que limitan la neurogenesis, como el alzhéimer o la depresión.

A la espera de nuevos resultados y más avances, lo recomendable por ahora es mantenerse siempre activo. Cada paseo, carrera o sesión de natación activa un diálogo entre los músculos y las neuronas que favorece la salud de nuestro cerebro. Gracias a esas pequeñas “bolitas mensajeras”, el cuerpo le dice al cerebro que es momento de renovarse. Y además, mover el cuerpo fortalece el corazón, mejora el estado de ánimo y nos ayuda a reducir el estrés. Es lógico pensar que, quizás, todos estos efectos están inducidos por vesículas diferentes.

La próxima vez que salgamos a caminar o subamos escaleras, recordemos que no solo estamos entrenando las piernas o quemando calorías, también estamos ayudando a nuestro cerebro a mantenerse joven y creativo.

The Conversation

Enrico Castroflorio recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidad, Agencia Estadal de Investigación. Trabaja como investigador senior para Laminar Pharmaceuticals y es Profesor y Colaborador de Universidad de las Islas Baleares (UIB).

ref. Cuando hacemos ejercicio, nuestros músculos ‘hablan’ con el cerebro y lo fortalecen – https://theconversation.com/cuando-hacemos-ejercicio-nuestros-musculos-hablan-con-el-cerebro-y-lo-fortalecen-269138

Antes de los seis años aprendemos mejor sin pupitres

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eider Salegi Arruti, Profesora-investigadora, Mondragon Unibertsitatea

Oksana Kuzmina/Shutterstock

La maestra manda callar y pide a los niños (de tres y cuatro años):

¡Ssshhh! silencio, sentaos bien y, por favor, quedaos quietos.

Es una escena tan cotidiana que pocas veces nos paramos a pensar en ella. Las aulas escolares suelen estar organizadas en torno a mesas y sillas: en infantil, la etapa que abarca de los 3 a los 6 años, esto es una limitación para moverse y, con ello, de aprender.

A medida que avanzan los cursos, la dimensión cognitiva gana protagonismo y el cuerpo va desapareciendo del aula, como si el aprendizaje solo dependiera de la mente. Presionados por las demandas de primaria, orientamos a los niños y niñas hacia actividades sentadas y de carácter escrito, olvidando que el movimiento es su modo natural de explorar, expresarse y pensar.

Entender el desarrollo del cerebro

Esta prisa por lograr aprendizajes cada vez más abstractos ignora las condiciones reales del desarrollo infantil. Para pensar bien, primero hay que sentir, moverse y vivir. El desarrollo cognitivo solo florece cuando el cuerpo y la afectividad crecen en armonía con la mente.

Los niños y niñas aprenden con todo su ser: cuerpo, emoción y pensamiento forman un todo inseparable. Reconocer esta globalidad del niño implica repensar la educación: los espacios, las metodologías y la mirada docente deben permitir que el cuerpo vuelva a tener presencia, movimiento y sentido en la escuela.

¿Por qué es tan importante el movimiento?

Mediante la acción y la experimentación con sus cuerpos, los niños toman conciencia de sí mismos y construyen su identidad. El cuerpo es su primera herramienta de conocimiento y su principal lenguaje: a través de él, los niños y niñas exploran, se expresan, piensan y sienten. Por ello, en esta etapa vital, el juego se convierte en un gran aliado, ya que integra movimiento, emoción y pensamiento, y les permite aprender de manera auténtica y significativa.

Lo que aprendemos en esta etapa, lo que realmente deja huella, es lo vivido desde el cuerpo. Por eso, para facilitar el desarrollo y la transformación, es fundamental situar al niño y a la niña en una dinámica de placer: el placer de moverse, de actuar, de jugar. Esto, de forma natural, conduce al placer de hacer, de pensar y de saber.

Movimiento y aprendizaje

Diversos estudios muestran que el desarrollo motor está íntimamente ligado al desarrollo cognitivo y emocional y que, como señalaba el pediatra y psicoanalista británico Donald Winnicott, el niño madura a través del juego y la acción. Es como explora, crea, se afirma y construye su mundo interno.




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Antes que Winnicot, a finales del siglo XIX, el filósofo y psicólogo francés Henri Wallon buscó la relación entre procesos cognitivos y motricidad: el niño se relaciona con el ambiente por medio del movimiento. Sus acciones se convierten en pensamiento y así pasa de lo concreto a lo abstracto, de la acción a la representación, de lo corporal a lo cognitivo.

Más adelante, el psicólogo suizo Jean Piaget defendió que el pensamiento nace de la acción y se desarrolla al compás de ella, en un diálogo constante entre ambos.

De ahí la importancia de hacer, de experimentar: asimilar los contenidos que nos enseñan en la escuela de forma aislada y puramente conceptual no resulta tan significativo, mientras que la acción nos impulsa a mover el cuerpo, y ese movimiento facilita una comprensión más profunda y duradera de los aprendizajes cognitivos.

¿Se tiene esto en cuenta en educación infantil? ¿Qué lugar ocupa hoy el cuerpo en las aulas? ¿Cómo se trabaja, cómo se vive y cómo se cuida en las aulas?

Los espacios en la escuela infantil

Estas preguntas nos invitan a repensar la escuela, reconociendo que cuerpo, emoción y mente forman un todo inseparable.

Un maestro o maestra convencidos de que un niño o una niña debe aprender en silencio, quieto y con formalidad, enseñará a sus alumnos para contener su movimiento, tratando de que su cuerpo se vuelva discreto, controlado, casi invisible.




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Hacerlo, sin embargo, implica negar parte de lo que el niño es y dejar su desarrollo incompleto. Cuando empezamos a comprender esa globalidad, también nuestras formas de enseñar y de acompañar se transforman. Necesitamos, eso sí, que el aula también se transforme.

Un aula de infantil que permita el movimiento

Los espacios escolares no son neutros: comunican, condicionan y educan. La forma en que se organizan las aulas refleja nuestra concepción de la infancia y de la educación. Si disponemos las mesas en filas o centramos la actividad en tareas sentadas, transmitimos un modelo de aprendizaje donde pensar está separado de actuar y donde el cuerpo apenas tiene lugar.

Cuando el espacio invita al movimiento, a la exploración y al encuentro, se amplían las posibilidades de aprender y de relacionarse.

Partiendo de que el juego en esta etapa es esencial para el desarrollo global y el aprendizaje, los espacios de la escuela deben estar pensados para favorecerlo ofreciendo variedad de alturas, recorridos y posibilidades corporales que estimulen la exploración y la expresión.

La maestra podrá así diseñar experiencias que inviten a hacer, a sentir, a explorar y a pensar desde el cuerpo, de manera que el aprendizaje se construya a través de la acción y la vivencia.

El cuerpo de maestras y maestros

Para los docentes de estas etapas el cuerpo es también una herramienta de trabajo. El cuerpo de la maestra constituye un recurso fundamental en Educación Infantil. Puede ser refugio y sostén para aquellos niños y niñas que necesitan un regazo.

Cuando una maestra coge a un niño en brazos para calmarlo, su cuerpo también comunica: si está tenso o relajado, transmite seguridad o inquietud. Lo mismo ocurre con la mirada, el tono de voz o la manera de acercarnos o de esperar.

Un lugar para sentir y vivir

La escuela debe ser un lugar para pensar, pero también para sentir, moverse y vivir. No debería seguir siendo un espacio donde se entrena la mente y se silencia el cuerpo, especialmente en las primeras etapas del desarrollo.

Una visión global del escolar, como mente y cuerpo, permite a los profesionales de la primera infancia reconocer y respetar la diversidad, la singularidad y el carácter cualitativo de las acciones motrices de cada niño, entendiendo que en ellas se expresa su manera única de estar, sentir y aprender.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Antes de los seis años aprendemos mejor sin pupitres – https://theconversation.com/antes-de-los-seis-anos-aprendemos-mejor-sin-pupitres-266927

De Hernán Cortés a Sheinbaum: la diplomacia cultural ha suavizado el conflicto España-México

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Katia Fach Gomez, Katia Fach Gómez- Profesora Titular (acreditada a Catedrática) de Derecho Internacional Privado, Universidad de Zaragoza. Conciliadora designada por el Reino de España ante CIADI (2020-2026)., Universidad de Zaragoza

Claudia Sheinbaum, presidenta de México. Octavio Hoyos/Shutterstock

2025 es el año de la mujer indígena en México. También es el año de la consagración de la presidenta de los Estados Unidos Mexicanos. Al cumplir su primer año de mandato, Claudia Sheinbaum disfruta de una tasa de aprobación ciudadana que ronda el 80 %.

En el ámbito nacional, destaca su apuesta a favor del incremento del gasto público en programas sociales. En el capítulo internacional, la mandataria ha aguantado el pulso a la trumplomacy –la “diplomacia” de Donald Trump– y ha timoneado el cambio de rumbo en las relaciones bilaterales México-España.

2025 es asimismo el año del “poder blando” (soft power) de la cultura. España y México han recurrido a la diplomacia cultural para rebajar la tensión que existía entre ambos países. La exposición La mitad del mundo. La mujer en el México indígena es la última evidencia de que el arte es capaz de encauzar el diálogo internacional. Esta imponente exhibición inaugurada el 31 de octubre de 2025 en Madrid es una realidad que hasta hace poco tiempo era muy difícil de imaginar.

López Obrador: tensiones históricas y económicas

El mandato presidencial de Andrés Manuel López Obrador (2018-2024) tuvo momentos muy tormentosos en lo que respecta a su relación con España. En marzo de 2019, el político mexicano remitió una carta oficial al rey de España en la que le recordaba que la conquista encabezada por Hernán Cortés “se realizó mediante innumerables crímenes y atropellos”, de la misma forma que durante el posterior proceso de colonización “se cometieron incuantificables violaciones a las leyes entonces vigentes”. Por ello, afirmaba López Obrador, “México desea que el Estado español admita su responsabilidad histórica por esas ofensas y ofrezca las disculpas o resarcimientos políticos que convengan”.

En febrero de 2022, el entonces jefe del ejecutivo mexicano criticó públicamente a varias empresas españolas, a las que acusó de seguir viendo a México “como tierra de conquista”.

Con base en acusaciones de corrupción y saqueo, López Obrador anunció “una pausa en las relaciones” entre ambos países. El Gobierno de España se apresuró en emitir un comunicado en el que, tras rechazar las descalificaciones del presidente, proclamaba en tono conciliador que “España trabajará siempre por mantener las mejores relaciones con México y reforzar los lazos con este pueblo hermano”.

Sheinbaum: el pasado se hereda

Claudia Sheinbaum no invitó al rey de España a su toma de posesión como presidenta de México en octubre de 2024. La política mexicana había tomado buena nota del silencio de Felipe VI respecto de la carta de López Obrador de 2019.

En un comunicado oficial, Sheinbaum apuntó: “Nuestra relación se beneficiaría con una renovada perspectiva histórica, acorde al desarrollo de nuestros pueblos y en la que el reconocimiento cabal a nuestras identidades sea el eje de una relación respetuosa, sólida y fructífera”.

En España, el Ministerio de Asuntos Exteriores calificó como “inaceptable” la exclusión del rey de España de la investidura de la primera mujer presidenta de México. Como consecuencia de ello, el presidente Sánchez tampoco participó en esta ceremonia.

Esta drástica decisión mexicana generó abundantes titulares de prensa en España contra la “ofensiva revisionista” del país hispanoamericano y declaraciones públicas tan airadas como las de Vox: “España no puede permitir que gobiernos de corte marxista dinamiten la especial relación que existe entre los pueblos hermanos de la Iberosfera”.

La cultura: gran embajadora de México en España

Cuando las relaciones bilaterales España-México se hallaban en un nivel de tensión sin precedentes, el Museo Nacional de Antropología de México fue galardonado con el Premio Princesa de Asturias de la Concordia 2025. El jurado ha valorado que este museo es “heredero de una larga tradición en defensa y preservación de una parte esencial del patrimonio antropológico de la humanidad que, al mismo tiempo, expresa las señas de identidad de una gran nación en las que su gente se reconoce”.

También la fotógrafa mexicana Graciela Iturbide ha obtenido el Premio Princesa de Asturias de las Artes 2025. Toda una declaración de intenciones.

Solo una semana después de entrega de este prestigioso galardón, se ha presentado en Madrid la exposición La mitad del mundo. La mujer en el México indígena. En su inauguración, el ministro de Asuntos Exteriores de España pronunció un discurso que, pese a no utilizar la palabra “perdón”, parecía incluir implícitamente ese mensaje: “Hubo injusticia, justo es reconocerlo hoy y justo es lamentarlo. Esa es también parte de nuestra historia compartida, y no podemos ni negarla ni olvidarla”.

Desde México, Sheinbaum ha declarado: “Pedir perdón o lamentar y recuperarlo como parte de la historia engrandece a los gobiernos y a los pueblos”. Esta visión es sin embargo cuestionada por políticos españoles como el presidente del PP, Alberto Núñez Feijóo. Este ha sido muy claro en sus redes sociales: “Yo no me voy a avergonzar de la Historia de mi país”.

Por su parte, el gobierno de Sánchez sigue ahondando en la colaboración cultural bilateral: México ha sido elegido como País Socio de la Feria Internacional del Turismo (FITUR), que se celebrará en enero 2026 en Madrid.

Mientras todo esto sucede en España, la nación azteca también ha hecho importantes guiños a la cultura ibérica. Por ejemplo, España fue la Invitada de Honor en la Feria Internacional del Libro de Guadalajara de 2024. El lema elegido para este evento, “Camino de ida y vuelta”, deseaba presentar a España como “un país plural, diverso y multicultural, vínculo de comunicación privilegiado de Europa con América Latina y puente de ida y vuelta tendido a través del océano Atlántico”.

El soft power de la diplomacia cultural

Detrás de todas estas iniciativas culturales de gran nivel, que no pueden calificarse de casuales, se aprecia la mano de la diplomacia cultural; ese soft power que recurre a la cultura como mecanismo para conseguir objetivos de política exterior. Es evidente que España y México están apostando por la cooperación cultural. Ambos gobiernos creen que esta punta de lanza pacífica les ayuda a perfilar el futuro de sus relaciones bilaterales de una forma constructiva. Diplomacias culturales como la hispanomexicana son, en definitiva, una forma efectiva de (re)construir la política exterior; una forma de contrarrestar esas políticas intimidatorias y militaristas que otros Estados se empeñan en imponer.

The Conversation

Katia Fach Gomez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De Hernán Cortés a Sheinbaum: la diplomacia cultural ha suavizado el conflicto España-México – https://theconversation.com/de-hernan-cortes-a-sheinbaum-la-diplomacia-cultural-ha-suavizado-el-conflicto-espana-mexico-269661

¿Y si la economía circular fuera la respuesta al gran problema que generan los plásticos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jordi Diaz Marcos, Profesor departamento materiales y microscopista , Universitat de Barcelona

Estamos abrumados por la avalancha de noticias sobre los graves problemas medioambientales que nos están causando los plásticos. Desde la omnipresente contaminación plástica que nos rodea, pasando por la ingestión de microplásticos en nuestra cadena alimentaria, hasta las vastas “islas o sopas” de plástico en los océanos. ¿Tiene solución este problema?

Esta pregunta tiene difícil respuesta. Hemos perdido el control sobre los residuos plásticos, entre otras razones, porque los intereses industriales tienen más peso que las políticas nacionales. Sólo una estrategia conjunta puede dar solución a un problema global.

Los primeros pasos se están dando. Por ejemplo, en marzo de 2022, durante la Asamblea de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (UNEA-5.2), se adoptó una resolución histórica para desarrollar un instrumento internacional legalmente vinculante sobre la contaminación plástica. Esta propuesta está basada en un enfoque integral, abordando todo el ciclo de vida del plástico, desde su producción hasta su diseño y eliminación.




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Una solución circular

La economía actual se basa en el modelo “coger-hacer-desechar”, dependiente de recursos baratos y disponibles para crear condiciones de crecimiento y estabilidad. Y uno de los pilares de este modelo son los plásticos.

Sin embargo, su impacto ambiental es cada vez más evidente, a lo que hay que añadir un aumento continuado en sus precios en los últimos años. Además, se espera que para 2030 haya 3000 millones más de consumidores de clase media, lo que incrementará la demanda de recursos finitos y cuestionará nuestro sistema económico actual. Necesitamos un nuevo enfoque.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Econom%C3%ADa_circular.png
Economía circular.
CC BY

Muchas voces abogan por una economía circular como la forma de desvincular el crecimiento de las limitaciones de recursos. Este planteamiento abre caminos para reconciliar las perspectivas de crecimiento y participación económica con la prudencia y equidad ambiental.

La base de la economía circular es garantizar un crecimiento sostenible a lo largo del tiempo, lo que implica optimizar los recursos, reducir el consumo de materias primas y dar una nueva vida a los residuos a través del reciclaje y la reutilización. Acciones que pueden ser especialmente beneficiosas para el sector de los plásticos.




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Una solución integral

En 2018, la Comisión Europea lanzó la Estrategia Europea para el Plástico en una Economía Circular, basada en cuatro elementos principales: hacer que el reciclaje sea rentable para las empresas, reducir los residuos plásticos, acabar con el vertido de basura al mar y fomentar la inversión y la innovación.

La iniciativa presenta una “visión para un sector del plástico inteligente, innovador y sostenible que genere crecimiento y empleo en Europa y contribuya a reducir las emisiones de gases de efecto invernadero y la dependencia de los combustibles fósiles importados”.

Para abordar la economía circular aplicada a los plásticos, es fundamental comprender primero su vida útil. Esta puede variar considerablemente, desde 1 hasta 50 años, aunque hay productos, como las tuberías utilizadas en construcción, que pueden durar hasta 100 años. Además, es crucial tener en cuenta las limitaciones inherentes al reciclaje de plásticos.

El reciclaje implica la reutilización de productos desechados para darles un nuevo uso después de ser recuperados, lo que representa la esencia de la economía circular. Por ejemplo, una botella desechada puede transformarse nuevamente en granza (materia prima) y utilizarse para fabricar una prenda de vestir.

Técnicas de la Economía Circular

Además del reciclaje, la economía circular también se desarrolla a través de la economía colaborativa, donde plataformas tecnológicas nos permiten compartir sus recursos, en lugar de adquirir nuevos. Esto ayuda a reducir la demanda de productos nuevos y promueve la reutilización y el uso eficiente de los recursos existentes.

Otra técnica de economía circular es el compostaje, que convierte los residuos orgánicos (incluidos los plásticos compostables) en fertilizante natural. De esta manera, se minimizan los residuos en vertederos y, en su lugar, son convertidos en recursos para la agricultura y la jardinería.

Hasta ahora, la economía circular depende de nosotros, pero existen otras posibilidades que dependen de los fabricantes y del modelo de sociedad de consumo actual. A continuación veremos algunos ejemplos.

Ejemplos exitosos de economía circular

Uno de los aspectos más molestos del modelo actual de consumo es la obsolescencia programada. En lugar de producir y comprar constantemente nuevos productos, la economía circular promueve la extensión de la vida útil de los productos existentes. Esto se puede lograr mediante el mantenimiento adecuado, la reparación y la actualización de productos electrónicos, electrodomésticos, muebles y otros bienes duraderos.

Para favorecer la vida útil de los productos, debemos diseñarlos con el objetivo de durabilidad y ser fácilmente reparables en caso de avería, en lugar de ser desechados y reemplazados. Este es un principio clave en toda economía circular que se precie: los productos deben ser diseñados para tener una vida útil más larga.

Además, debemos adoptar fuentes de energía renovable, como la energía solar y eólica. Estas fuentes pueden ser utilizadas de manera sostenible a diferencia de los combustibles fósiles, que se prevé que se agoten durante este siglo y que, además, implican problemas medioambientales evidentes.




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Por otra parte, el problema de los envases de un sólo uso se puede reducir mediante la utilización de envases reutilizables y retornables. Por ejemplo, en algunos países, los envases de vidrio para bebidas pueden ser devueltos y reutilizados después de su uso, evitando así residuos innecesarios. Esta práctica, por cierto, era habitual en tiempos de nuestros padres y abuelos.

Otra técnica alineada con la economía circular es la economía de la funcionalidad, un concepto en el que los fabricantes no venden los productos en sí, sino que proporcionan los servicios o funciones que dichos productos ofrecen. Por ejemplo, en lugar de comprar una impresora, se puede contratar un servicio de impresión a una empresa especializada, lo que promueve el uso eficiente de los recursos y favorece la generación de menos residuos.

A esto le podemos sumar el upcycling, o sea, convertir materiales o productos descartados en productos de más valor y utilidad. Un ejemplo es el de los parques infantiles con suelos reciclados producidos a partir de neumáticos viejos.

¿Seremos capaces de hacer un cambio?

Finalmente, la economía circular se puede complementar con la economía regenerativa, que potencia la regeneración y restauración de los recursos naturales, como bosques, suelos y fuentes de agua. Con este enfoque, logramos restablecer el equilibrio ecológico, logrando un impacto positivo en la naturaleza.

En resumen, la economía circular es una herramienta muy valiosa para repensar el posconsumo de los plásticos. Nos permite crear una economía más sostenible, con menos residuos y un mayor aprovechamiento de los recursos. Quizás sí sea la solución al problema de los plásticos. Pero ¿estamos preparados para este cambio?

Al menos, hay que darle una oportunidad.

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Jordi Diaz Marcos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si la economía circular fuera la respuesta al gran problema que generan los plásticos? – https://theconversation.com/y-si-la-economia-circular-fuera-la-respuesta-al-gran-problema-que-generan-los-plasticos-267924