Une étude révèle le rôle des insectes et escargots dans les écosystèmes aquatiques africains

Source: The Conversation – in French – By Emmanuel O. Akindele, Professor, Obafemi Awolowo University

La ceinture tropicale africaine, délimitée par les forêts guinéennes d’Afrique occidentale et le bassin du Congo en Afrique centrale, est reconnue mondialement pour son incroyable biodiversité.

Sous la surface de cette région écologique se cache le monde des macroinvertébrés d’eau douce. Il s’agit de minuscules créatures qui vivent dans les rivières, les ruisseaux et les lacs. Selon les termes du célèbre écologiste américain Edward O. Wilson :

Les invertébrés sont les petites choses qui font tourner le monde.

Les macroinvertébrés comprennent les escargots et les larves de libellules, de trichoptères, d’éphémères et de plécoptères, entre autres. On peut les décrire comme des ingénieurs écologiques des écosystèmes d’eau douce. Ils décomposent les matières organiques, recyclent les nutriments et constituent la base de la chaîne alimentaire.

Plus important encore, ils constituent les meilleurs indicateurs biologiques de la santé des écosystèmes d’eau douce. Leur présence ou leur absence en dit beaucoup plus que n’importe quel autre test chimique sur la pollution, la dégradation des habitats ou la restauration de l’environnement que n’importe quel test chimique.

Mais les macroinvertébrés d’eau douce ne font pas l’objet d’une grande attention en matière de conservation. Certains pays ne mènent pas d’études. Il y a également un manque de personnes qualifiées pour le faire.

Notre étude comble cette lacune en compilant des données sur les macroinvertébrés de la région guinéo-congolaise. La base de données ainsi constituée peut être utilisée pour modéliser leur répartition.

En tant qu’expert en biodiversité, je pense que des modèles comme celui-ci peuvent aider les scientifiques à identifier les habitats et les espèces d’eau douce qui méritent une attention particulière en matière de conservation.

Nos recherches

Pour cette étude, des scientifiques spécialisés dans les eaux douces du Nigeria et d’Allemagne ont compilé des données sur les macroinvertébrés d’eau douce de 15 pays africains.

En nous appuyant sur des publications évaluées par des pairs et sur le Global Biodiversity Information Facility, nous n’avons inclus que les enregistrements identifiés au niveau de l’espèce. Le Global Biodiversity Information Facility est une plateforme internationale de premier plan qui offre un accès libre aux données sur la biodiversité à l’échelle mondiale.

Notre étude rassemble des données dispersées dans une ressource centralisée et organisée. Elle peut servir de base pour modéliser la répartition des espèces et orienter les priorités en matière de conservation. Des approches similaires ont été appliquées avec succès dans des régions telles que l’Europe et l’Amérique du Nord, où les données sur la répartition des espèces ont contribué à éclairer la protection des habitats d’eau douce. Notre étude est l’une des premières à se concentrer sur les écosystèmes africains, qui ont été peu étudiés jusqu’à présent.

Les résultats sont surprenants. La plupart des pays de cette ceinture tropicale sont fortement sous-représentés dans les registres sur les macroinvertébrés.

Dans certains cas, comme à São Tomé-et-Príncipe, il n’existe aucune donnée disponible. Dans d’autres, comme la Guinée équatoriale et le Togo, le nombre de données documentées est extrêmement faible (moins de 50 espèces). Lorsque ces données existent, elles sont généralement accessibles via des plateformes telles que le Système mondial d’information sur la biodiversité ou sous forme de données publiées.

Le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Gabon et le Cameroun affichent une meilleure couverture avec plus de 200 espèces chacun. Ces données proviennent principalement d’enquêtes nationales, d’études publiées et de contributions à des plateformes mondiales. Cependant, ces chiffres sont modestes par rapport à la diversité probable dans ces pays. Le nombre d’espèces pourrait être beaucoup plus élevé, mais le caractère limité des efforts d’échantillonnage et les lacunes dans la recherche taxonomique font que cette biodiversité reste en grande partie non documentée. Les chiffres ne donnent pas une image complète ou précise de la diversité des macroinvertébrés d’eau douce.

Notre étude montre une relation positive claire entre le nombre d’espèces enregistrées et l’intensité des efforts d’échantillonnage. Une grande partie de la biodiversité reste probablement non documentée dans les zones sous-échantillonnées. Le faible nombre d’espèces n’est pas nécessairement dû à une faible biodiversité.

Ce qui manque

L’étude montre une corrélation directe entre le nombre d’années consacrées par les pays à l’échantillonnage sur le terrain et le nombre d’espèces recensées. Lorsque les efforts ont été intensifiés, le nombre d’espèces observées a augmenté.

Cela montre que le potentiel de biodiversité des eaux douces de la région est largement sous-estimé.

On note notamment l’absence d’espèces indiquant la bonne santé des habitats d’eau douce : les éphémères, les plécoptères et les trichoptères.

Ces espèces sont connues pour leur sensibilité au stress environnemental. Elles sont fréquemment utilisées dans les programmes de biosurveillance à travers le monde, car là où elles sont nombreuses et variées, le système d’eau douce est en bon état. Leur rareté dans les bases de données africaines reflète non pas leur absence dans la nature, mais un manque d’expertise taxonomique et de recherche ciblée.

Ce qui doit changer

Pour protéger les écosystèmes d’eau douce, il est nécessaire de :

  • mener des études sur les macroinvertébrés dans les pays sous-échantillonnés

  • investir dans la formation taxonomique et l’accès aux outils d’identification, tant pour les citoyens scientifiques que pour les chercheurs

  • mettre en place des initiatives régionales et des partenariats de recherche transnationaux afin de partager l’expertise, les données et les méthodologies entre les experts en biodiversité.

Les gouvernements au niveau national et l’Union africaine doivent inscrire la biodiversité d’eau douce à leur agenda environnemental. La recherche et la conservation des macroinvertébrés doivent être reconnues comme un élément essentiel de la réalisation de l’objectif de développement durable n° 15 des Nations unies. Celui-ci met l’accent sur les écosystèmes d’eau douce continentaux. Des travaux sur le terrain dans des sites jusqu’alors inexplorés ont déjà permis de découvrir des espèces de macroinvertébrés rares et menacées.

Les systèmes d’eau douce exceptionnels doivent être protégés avant qu’ils ne disparaissent.

Ignorer les macroinvertébrés, c’est ignorer le fondement même de la santé des systèmes d’eau douce. Ces créatures sont les gardiens silencieux de la biodiversité.

Il est temps de les sortir de l’ombre et de les placer au premier plan des efforts de conservation.

The Conversation

Emmanuel O. Akindele travaille pour l’université Obafemi Awolowo, à Ile-Ife, au Nigeria, et a reçu une bourse de recherche de la Fondation Alexander von Humboldt pour effectuer des recherches à l’Institut Leibniz d’écologie des eaux douces et de pêche intérieure, à Berlin, en Allemagne.

ref. Une étude révèle le rôle des insectes et escargots dans les écosystèmes aquatiques africains – https://theconversation.com/une-etude-revele-le-role-des-insectes-et-escargots-dans-les-ecosystemes-aquatiques-africains-261541

Ce que les dynasties familiales comme Rothschild peuvent enseigner sur la résilience

Source: The Conversation – in French – By Liena Kano, Professor, Haskayne School of Business, University of Calgary

Fondée par James de Rothschild (1792-1868), cinquième fils de Mayer Amschel, la branche dite « de Paris » – dont est issu Edmond de Rothschild (1926-1997) créateur de sa propre société d’investissement – fut à l’origine de la Compagnie des chemins de fer du Nord, absorbée par la SNCF créée en 1938. HJBC/Shutterstock

Quelles leçons tirer de l’entreprise Rothschild, la société multicentenaire née au XVIIIe siècle, pour affronter les crises ? Une résilience fondée sur un langage organisationnel commun, des objectifs de long terme, une réputation de marque et des routines. Mais l’entreprise familiale s’est heurtée à ses limites en ratant son développement aux États-Unis : une prise de décision basée sur les émotions, sans déléguer à des associés hors de la famille.


Les entreprises familiales constituent une composante vitale du paysage économique en France. Dans le contexte économique turbulent actuel, marqué par les tensions géopolitiques, les perturbations technologiques et l’évolution des structures commerciales, être une entreprise compétitive est plus important que jamais.

Partout dans le monde, les entreprises familiales ont fait preuve d’une résilience remarquable face aux chocs externes. Certaines des plus anciennes entreprises au monde sont des entreprises familiales qui ont survécu à des guerres mondiales, des révolutions, des catastrophes naturelles et des pandémies.

Parmi ces multinationales de longue date figure la société Rothschild, une banque d’investissement familiale européenne vieille de plusieurs siècles. Notre étude de cas sur la famille Rothschild, fondée sur une analyse historique, met en lumière la façon dont des relations durables, des routines organisationnelles fiables et des objectifs de long terme lui ont conféré des avantages significatifs dans le commerce international.

En même temps, les structures familiales peuvent contribuer à créer des « biais de bifurcation », qui consistent à privilégier les ressources familiales par rapport à des ressources non familiales de valeur égale ou supérieure. Notre étude révèle que ce biais de bifurcation peut compromettre le développement international d’une entreprise, en particulier sur des marchés éloignés et complexes.

Une brève histoire des Rothschild

Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie.
Wikimedia Commons

À l’origine une entreprise commerciale, de prêt sur gages, la société est fondée à la fin du XVIIIe siècle par Mayer Amschel Rothschild, né dans le ghetto juif de Francfort (Hesse, Allemagne).

Rothschild et sa femme, Guttle, ont dix enfants, dont cinq fils : Amschel, Salomon, Nathan, Carl et James.

En 1798, Rothschild envoie Nathan à Manchester en Angleterre. Par effet de ricochet, l’entreprise se développe dans ce pays et opère sa mutation d’opérations purement marchandes à des transactions financières. Dans les années 1820, Rothschild devient une banque multinationale, avec Amschel, Salomon, Nathan, Carl et James à la tête de maisons bancaires à Francfort, à Vienne, à Londres, à Naples et à Paris, respectivement.

Avantages et inconvénients des liens familiaux

Nathan Mayer Rothschild (1777-1836). Fondateur de la branche dite « de Londres », il finança l’effort de guerre britannique contre les ambitions napoléoniennes.
Wikimedia Commons

Au XIXe siècle, la stratégie des Rothschild consistant à s’appuyer sur les membres de la famille fonctionne bien pour l’entreprise.

Ingénieux, les cinq frères Rothschild correspondent dans un langage codé. Ils partagent également un pool commun de ressources à une époque où l’échange de données financières est rare dans le secteur bancaire international.

Leurs liens familiaux étroits permettent aux frères de transférer des informations, de l’argent et des marchandises à travers les frontières à une vitesse et une portée inaccessibles à leurs concurrents.

Cette cohésion interne protège les affaires des Rothschild, en facilitant les transactions et en leur permettant de rester résilients à travers les périodes de bouleversements politiques importants : une vision audacieuse pendant les guerres napoléoniennes, le ralliement républicain en 1848 et un patriotisme économique durant la Première Guerre mondiale.

Cette même dépendance excessive à la famille devient un inconvénient lorsque l’entreprise Rothschild se développe aux États-Unis.

Biais de bifurcation

Les Rothschild montrent un intérêt pour le marché états-unien dès les années 1820. Leurs tentatives répétées d’envoyer des membres de leur famille aux États-Unis pour étendre leurs opérations échouent, car aucun n’est prêt à y rester, préférant le confort de la vie européenne.

August Belmont fut agent de la banque Rothschild aux États-Unis.
Wikimediacommons

Comme ils ne sont pas en mesure d’établir un ancrage familial dans le pays, les Rothschild nomment un agent, August Belmont, pour diriger les opérations états-uniennes en leur nom en 1837.

Belmont n’a pas le pouvoir de prendre des décisions entrepreneuriales, de faire des investissements ou de conclure des accords. Il n’a pas non plus un accès illimité au capital et n’a jamais été chargé d’un mandat officiel Rothschild ou reconnu comme un associé à part entière. Les Rothschild ne sont pas disposés à déléguer de telles décisions à quelqu’un qui n’est pas un descendant masculin direct du fondateur, Mayer Amschel Rothschild.

Cette incapacité à utiliser Belmont comme lien entre la famille – avec ses expériences réussies, ses capacités, ses routines et ses connexions en Europe – et le marché états-unien – avec ses opportunités croissantes et les précieux réseaux que Belmont commence à développer – empêche finalement l’entreprise Rothschild de reproduire son succès aux États-Unis.

Les Rothschild sont finalement éclipsés par les banques Barings et J P Morgan en Amérique. Les deux concurrents suivent un chemin différent sur le marché en ouvrant des filiales états-uniennes à part entière sous leurs marques d’entreprise, avec des fonds importants et une autonomie décisionnelle.

Garde-fous

Ce « biais de bifurcation » n’a pas toujours un impact négatif immédiat. Les pratiques de gouvernance biaisées sont restées sans conséquence pour les Rothschild – tant qu’il y avait suffisamment d’héritiers compétents pour diriger les opérations de la banque dispersées aux quatre coins du monde.

À court et à moyen terme, les liens de la famille, ses routines éprouvées et sa confiance mutuelle ont construit un réservoir de résilience qui a soutenu la banque tout au long du XIXe siècle, l’une des périodes politiques les plus instables de l’histoire européenne.

Mais lorsque les ambitions internationales d’une entreprise dépassent la taille de la famille, le biais de bifurcation peut nuire à la compétitivité, tant sur les marchés internationaux qu’au pays.

À un moment donné, les entreprises familiales doivent passer d’une prise de décision émotionnelle et biaisée à des systèmes de gouvernance efficaces. Ceux-ci impliquent l’intégration de gestionnaires non familiaux et la sélection de ressources, d’emplacements et de projets qui n’ont pas de signification émotionnelle.

La famille Tata, à la tête d’un groupe industriel indien créé en 1868, a mis en place des garde-fous pour empêcher les biais de bifurcation.
Shutterstock

De nombreuses entreprises familiales prospères mettent en œuvre des outils dans leurs systèmes de gouvernance pour détecter et éliminer les comportements biaisés. Par exemple, les multinationales familiales telles que Merck en Allemagne, Cargill aux États-Unis et Tata Group en Inde ont créé des freins et garde-fous qui empêchent les décideurs de penser uniquement en termes familiaux.

Les stratégies les plus efficaces pour se prémunir contre le biais de bifurcation invitent à un examen extérieur dans la prise de décision des entreprises : nomination de PDG extérieurs à la famille, mise en place de conseils d’administration indépendants, embauche de consultants et octroi de pouvoirs de décision aux associés.

Leçons pour les entreprises familiales

Aujourd’hui, alors que l’environnement commercial mondial est sans doute confronté à une instabilité sans précédent, les entreprises cherchent à renforcer leur résilience.

Les entreprises familiales multigénérationnelles doivent apprendre à se prémunir contre le biais de bifurcation pour prospérer sur les marchés internationaux. Leur capacité démontrée à résister aux chocs externes offre de précieuses leçons pour d’autres entreprises.

Comment les entreprises non familiales peuvent-elles imiter le succès et la longévité des Rothschild ? Le cas Rothschild nous enseigne l’importance d’avoir un langage organisationnel commun, de fixer des objectifs à long terme, de maintenir des routines stables et de mettre l’accent sur la réputation de la marque.

Ces stratégies peuvent aider toute entreprise, familiale ou non, à renforcer sa résilience en période de volatilité.

The Conversation

Liena Kano a reçu des financements de SSHRC.

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Alain Verbeke a reçu des financements de SSHRC.

Luciano Ciravegna a reçu des financements d’INCAE Business School, où il dirige la chaire Steve Aronson.

Andrew Kent Johnston ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Ce que les dynasties familiales comme Rothschild peuvent enseigner sur la résilience – https://theconversation.com/ce-que-les-dynasties-familiales-comme-rothschild-peuvent-enseigner-sur-la-resilience-260735

‘Eat the rich’ — Why horror films are taking aim at the ultra-wealthy

Source: The Conversation – Canada – By Heather Roberts, PhD Candidate in Screen Cultures and Curatorial Studies, Queen’s University, Ontario

Samara Weaving in the horror film ‘Ready or Not.’ Weaving plays Grace, a bride who must survive until dawn on her wedding day as her in-laws hunt her down. (Searchlight Pictures)

This story contains spoilers about ‘Ready or Not’ and ‘The Menu.’

When Amazon founder Jeff Bezos and fiancée Lauren Sánchez held their lavish three-day wedding celebration in Venice recently, it wasn’t just a party — it was a spectacle of wealth, reportedly costing between US$47 million and US$56 million.

Critics highlighted the environmental toll of such an event on the fragile, flood-prone city, while protesters took to the streets to condemn the wedding as a tone-deaf symbol of oligarchical wealth at a time when many can’t afford to pay rent, let alone rent an island.

The excessive show of opulence felt like the opening of a horror film, and lately, that’s exactly what horror has been giving us. In films like Ready or Not (2019) and The Menu (2022), the rich aren’t simply out of touch; they’re portrayed as predators, criminals or even monsters.




Read more:
Horror comedy ‘The Menu’ delves into foodie snobbery when you’re dying for a cheeseburger


These “eat-the-rich” films channel widespread anxieties about the current socioeconomic climate and increasing disillusionment with capitalist systems.

In a world where the wealthy and powerful often seem to act with impunity, these films expose upper-class immorality and entitlement, and offer revenge fantasies where those normally crushed by the system fight back or burn it all down.

Horror takes aim at the wealthy

Originally a quote from social theorist Jean-Jacques Rousseau during the French Revolution, “eat the rich” has re-emerged in recent years in public protests and on social media in response to increasing socioeconomic inequality.

In cinema, eat-the-rich films often use grotesque hyperbole or satire to reveal and critique capitalist systems and the behaviours of the wealthy elite.

Film scholar Robin Wood argues that horror films enact a return of what is repressed by dominant bourgeois — that is, capitalist — ideology, typically embodied by the figure of the monster.

He cites The Texas Chain Saw Massacre (1974), a classic example of anti-capitalist sentiment in horror that depicts Leatherface (Gunnar Hansen) and his working-class family as monstrous victims of the 1970s industrial collapse. Rather than accept repression, they return as cannibalistic monsters, making visible the brutality of capitalist systems that exploit and degrade people like obsolete commodities.

But in eat-the-rich horror, it is the wealthy themselves who become the monsters. The locus of repression becomes their privilege, which is often built on exploitation, inequality and invisible or normalized forms of harm.

These films render these abstract systems tangible by making the elite’s monstrosity visible, literal and grotesque.

Revenge horror for the 99 per cent

Recent horror films are increasingly using genre conventions to critique wealth, privilege and the systems that sustain them.

Ready or Not turns the rich into bloodthirsty monsters who maintain their fortune through satanic rituals and human sacrifice. Grace (Samara Weaving) marries into the Le Domas family, board game magnates who initiate new family members with a deadly game of hide-and-seek. She must survive until dawn while her new in-laws hunt her down to fulfil a demonic pact.

The film critiques the idea of inherited wealth as something earned or honourable, combining humour and horror to reflect anxieties about class entrenchment and the moral decay of the elite.

Trailer for the 2019 horror film ‘Ready or Not.’

The Le Domases are monstrous not only for their violence, but for how casually they justify it. When several maids are accidentally killed in the chaos, they react with self-pity, indifferent to who must be sacrificed to maintain their wealth.

In The Menu, the rich are portrayed as monstrous not through physical violence, but through their moral failings — like financial crimes and infidelity — and their hollow consumption of culture.

Celebrity chef Julian Slowik (Ralph Fiennes) lures wealthy foodies to his exclusive island restaurant, using food as a weaponized form of art to expose guests’ hypocrisy and misdeeds. In one scene, guests are served tortillas laser-printed with incriminating images, such as banking records and evidence of fraudulent activity.

The tortilla scene from the 2022 horror film ‘The Menu.’

The film criticizes consumption in an industry where food is no longer a source of enjoyment or sustenance, but a status symbol for the elite to display their wealth and taste.

Why these films are striking a nerve now

It’s no surprise that audiences are turning to horror to make sense of systems that feel increasingly bleak and inescapable. In Canada, the cost of living continues to outpace wages, housing affordability remains an issue for many, while grocery prices are a source of horror in their own right.

A university degree, once considered a reliable path to stability, no longer guarantees the financial security of a salaried job. Many Canadians now rely on gig economy jobs as supplementary income.

Meanwhile, the wealth gap is increasing and obscene displays of wealth — like a multi-million-dollar wedding — can feel disconnected, even offensive, to people experiencing financial precarity.

Eat-the-rich films tap into this collective sense of injustice, transforming economic and social anxieties into a cathartic spectacle where ultra-wealthy villains are held accountable for their actions.

Screencap of a movie showing an older white man in a chef uniform standing beside a young white woman in a slip dress
Margot, played by Anya Taylor-Joy, and executive chef Julian Slowik, played by Ralph Fiennes, in ‘The Menu.’
(Eric Zachanowich/Searchlight Pictures)

At the end of Ready or Not, the members of the Le Domas family explode one by one and their mansion burns down. In The Menu, the guests are dressed up like s’mores and immolated. In both films, fire serves as a symbolic cleansing of the wealthy, their power and the systems that protect them.

More than that, these films provide someone to root for: working-class protagonists who are targeted by the elite but ultimately survive. Former foster child Grace fights her way through a pack of murderous millionaires, while escort Margot/Erin (Anya Taylor-Joy) is spared when she rejects the pretentiousness of fine dining and orders a humble cheeseburger instead.

In this way, horror becomes a form of narrative resistance, illustrating class rage through characters who refuse to be consumed by the systems trying to oppress them. While inequality and exploitation persist in reality, eat-the-rich films offer escape, and even justice, on screen.

The Conversation

Heather Roberts does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. ‘Eat the rich’ — Why horror films are taking aim at the ultra-wealthy – https://theconversation.com/eat-the-rich-why-horror-films-are-taking-aim-at-the-ultra-wealthy-260550

Yellowknife’s Giant Mine: Canada downplayed arsenic exposure as an Indigenous community was poisoned

Source: The Conversation – Canada – By Arn Keeling, Professor, Department of Geography, Memorial University of Newfoundland

Giant Mine, just north of Yellowknife, N.W.T., in September 2011. The gold mine officially opened in 1948 and was operational for over 50 years before it was closed in 2004. (John Sandlos)

Decades of gold mining at Giant Mine in Yellowknife, Northwest Territories, has left a toxic legacy: 237,000 tonnes of arsenic trioxide dust stored in underground chambers.

As a multi-billion government remediation effort to clean up the mine site and secure the underground arsenic ramps up, the Canadian government is promising to deal with the mine’s disastrous consequences for local Indigenous communities.

In March, the minister for Crown-Indigenous relations appointed a ministerial special representative, Murray Rankin, to investigate how historic mining affected the treaty rights of the Yellowknives Dene First Nation.

We document this history in our forthcoming book, The Price of Gold: Mining, Pollution, and Resistance in Yellowknife, exposing how colonialism, corporate greed and lax regulation led to widespread air and water pollution, particularly affecting Tatsǫ́t’ıné (Yellowknives Dene) communities.

We also highlight the struggle for pollution controls and public health led by Tatsǫ́t’ıné and their allies, including mine workers.

Sickness from Giant Mine

The story begins when prospectors discovered a rich gold ore body at Giant Mine in the 1930s. While mining started at the nearby Con Mine in the late 1930s, Giant’s development was interrupted by the Second World War. Only with new investment and the lifting of wartime labour restrictions in 1948 did Giant Mine start production.

Mining at Giant was a challenge. Much of the gold was locked within arsenopyrite formations, and to get at it, workers needed to crush, then roast the gold ore at very high temperatures.

This burned off the arsenic in the ore before using cyanide treatment to extract gold. One byproduct of this process was thousands of tonnes per day of arsenic trioxide, sent up a smokestack into the local environment.

In addition to being acutely toxic, arsenic trioxide is also linked to lung and skin cancers, though scientific understanding of environmental exposures was inconclusive at the time.

Archival records show that federal public health officials recommended the roaster be shut down until arsenic emissions could be controlled. But the company and federal mining regulators dragged their feet, fearing the economic impact.

The result, in 1951, was the poisoning death of at least one Dene child on Latham Island (now Ndilǫ), near the mine; his family was compensated a paltry $750. Many Dene in Ndilǫ relied on snow melt for drinking water, and there were reports of widespread sickness in the community. Local animals, including dairy cattle and sled dogs, also became sick and died.

Only after this tragedy did the federal government force the company to implement pollution controls. The control system was not terribly effective at first, though as it improved, arsenic emissions dropped dramatically from nearly 12,000 pounds per day to around 115 pounds per day in 1959. Thousands of tonnes of arsenic captured through this process was collected and stored in mined-out chambers underground.

Fighting back against pollution

Throughout the 1960s, public health officials continually downplayed concerns about arsenic exposure in Yellowknife, whether via drinking water or on local vegetables.

By the 1970s, however, latent public health concerns over arsenic exposure in Yellowknife became a major national media story. It began with a CBC Radio As it Happens episode in 1975 that unearthed an unreleased government report documenting widespread, chronic arsenic exposure in the city. Facing accusations of a cover-up, the federal government dismissed health concerns even as it set up a local study group to investigate them.

Suspicious of government studies and disregard for local health risks, Indigenous communities and workers took matters into their own hands. A remarkable alliance emerged between the Indian Brotherhood of the Northwest Territories and the United Steelworkers of America (the union representing Giant Mine workers) to undertake their own investigations.

They conducted hair samplings of Dene children and mine workers — the population most exposed to arsenic in the community — and submitted them for laboratory analysis.

The resulting report accused the federal government of suppressing health information and suggested children and workers were being poisoned. The controversy made national headlines yet again, prompting an independent inquiry by the Canadian Public Health Association.

The association’s 1978 report somewhat quelled public concern. But environmental and public health advocates in Yellowknife continued their fight for pollution reduction through the 1980s.

Giant’s toxic afterlife

As Giant Mine entered the turbulent final decade of its life, including a violent lockout in 1992, public concern mounted over the growing environmental liabilities. Most urgently, people living in and near Yellowknife began to realize that enough arsenic trioxide had been stored underground over the years to poison every human on the planet four times over.

Without constant pumping of groundwater out of the mine, the highly soluble arsenic could seep into local waterways, including Yellowknife Bay. When the company that owned the mine, Royal Oak Mines, went bankrupt in 1999, it left no clear plan for the remediation of this toxic material, and very little money to deal with it.

The federal government assumed primary responsibility for the abandoned mine and, in the quarter century since, developed plans to clean up the site and stabilize the arsenic underground by freezing it — an approach that will cost more than $4 billion.

Public concern and activism by Yellowknives Dene First Nation and other Yellowknifers prompted a highly contested environmental assessment and the creation of an independent oversight body, the Giant Mine Oversight Board in 2015. Under the current remediation strategy, the toxic waste at Giant Mine will require perpetual care, imposing a financial and environmental burden on future generations.

The long history of historical injustice resulting from mineral development and pollution around Yellowknife remains unaddressed. In support of calls for an apology and compensation, the Yellowknives Dene First Nation recently published reports that include oral testimony and other evidence of impacts on their health and land in their traditional territory.

Hopefully, the Canadian government’s appointment of the special representative means the colonial legacy of the mine will finally be addressed. Giant Mine serves as a warning about the current push from governments and industry to ram through development projects without environmental assessments or Indigenous consultations.

Extractive projects may generate short-term wealth, but they also compromise the national interest if they saddle the public with enormous costs and long-term consequences.

The Conversation

Arn Keeling receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council and National Sciences and Engineering Research Council of Canada.

John Sandlos receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.

ref. Yellowknife’s Giant Mine: Canada downplayed arsenic exposure as an Indigenous community was poisoned – https://theconversation.com/yellowknifes-giant-mine-canada-downplayed-arsenic-exposure-as-an-indigenous-community-was-poisoned-261002

¿Pueden los pueblos abandonados convertirse en el futuro del país? Así resucitaría la España despoblada

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mónica Matellanes Lazo, PhD. Profesora Titular de Universidad en Comunicación y Publicidad. Departamento de Ciencias Sociales, Universidad Europea Miguel de Cervantes

La despoblación rural en España ha sido un fenómeno constante durante las últimas décadas, dejando a cientos de pueblos en estado de abandono. Las causas incluyen la migración hacia las ciudades, la falta de oportunidades económicas y la dificultad de acceso a servicios básicos.

Sin embargo, estos pueblos poseen un gran potencial para convertirse en motores de desarrollo sostenible, atrayendo a nuevos pobladores y generando oportunidades en diversos sectores como el turismo, la agricultura ecológica y el teletrabajo.

Historia de la despoblación rural

Desde mediados del siglo XX, España ha experimentado un progresivo abandono de su entorno rural debido a la industrialización y la búsqueda de mejores oportunidades en las ciudades. La mecanización agrícola redujo la necesidad de mano de obra en el campo, mientras que la falta de infraestructuras y servicios básicos dificultó la permanencia de la población en los pequeños municipios.

En la actualidad, la llamada “España vaciada” cuenta con numerosas zonas donde la densidad de población es inferior a 10 habitantes por kilómetro cuadrado. Sin embargo, con el apoyo adecuado, estos espacios pueden ser revitalizados y convertidos en polos de desarrollo económico y social.

Todo el potencial oculto

Los pueblos abandonados pueden ser el escenario perfecto para iniciativas innovadoras que impulsen la economía local. Algunas de las principales áreas de oportunidad incluyen:

  • Turismo rural y sostenible. Muchos de estos pueblos conservan un gran valor histórico, arquitectónico y paisajístico. La rehabilitación de edificaciones y la promoción de actividades como el senderismo, el ecoturismo y el agroturismo pueden convertirlos en destinos
    atractivos para viajeros que buscan experiencias auténticas y sostenibles.

  • Agricultura ecológica y producción local. La creciente demanda de productos orgánicos y sostenibles ofrece una oportunidad para el resurgimiento del sector agrícola en estos municipios. La producción de alimentos ecológicos, la ganadería extensiva y la reforestación pueden fomentar un modelo de desarrollo basado en la sostenibilidad y la autosuficiencia.

  • Fomento del teletrabajo y nuevos asentamientos. Con la digitalización y la flexibilidad laboral, muchas personas buscan entornos más tranquilos y saludables para vivir y trabajar. La mejora de la conectividad digital y el acceso a infraestructuras básicas permitiría atraer a teletrabajadores, emprendedores y nómadas digitales que revitalizarían la economía local.

  • Centros de innovación y emprendimiento rural. La creación de espacios de coworking rural y centros de innovación puede fomentar el emprendimiento en sectores como la tecnología, la artesanía y la educación. Estas iniciativas pueden generar empleo y atraer talento joven, promoviendo un modelo de desarrollo descentralizado.

Recuperación del patrimonio y la identidad cultural

La revitalización de los pueblos abandonados también pasa por rescatar su patrimonio cultural e histórico. La rehabilitación de edificaciones, la puesta en valor de oficios tradicionales y la promoción de festividades locales pueden contribuir a atraer visitantes y nuevos residentes.

Los retos y estrategias para la recuperación son muy diversos, y a pesar de su potencial, la recuperación de los pueblos abandonados en España enfrenta varios desafíos; entre ellos, la falta de inversión en infraestructuras, la dificultad de acceso a servicios esenciales como sanidad y educación y la necesidad de incentivos para atraer población y actividad económica.

Villalba de los Alcores, enclavado en la Tierra de Campos de la provincia de Valladolid, es un ejemplo de esas localidades con alma, historia milenaria y patrimonio latente. A pesar de su potencial cultural, paisajístico y arquitectónico, ha vivido, como tantos pueblos de la España vaciada, un proceso de despoblación y deterioro paulatino de su patrimonio.

Sin embargo, la recuperación de su muralla medieval y del conjunto urbano no es solo una cuestión estética, sino estratégica: puede convertirse en el motor de un renacimiento económico, cultural y demográfico.

Estrategias para revertir la situación

Son numerosos los incentivos fiscales y ayudas económicas para quienes decidan asentarse y emprender en estos territorios. El problema muchas veces es que no se comunica bien la información y los interesados carecen de estos datos.

También son notorios los planes de rehabilitación de viviendas que facilitan el acceso a la vivienda a precios asequibles.

Se está mejorando la conectividad digital y las infraestructuras de transporte para garantizar una vida cómoda y accesible. Al mismo tiempo, se están activando programas de formación en oficios tradicionales y nuevas tecnologías, orientados a generar empleo local. De esta forma, se fomenta el cooperativismo y la economía social y se promueve la creación de pequeñas empresas y redes de apoyo entre emprendedores.

Un valor añadido

Los pueblos abandonados en España representan una oportunidad única para la innovación y el desarrollo sostenible. De hecho, la propia pandemia sufrida hace unos años generó cierto oxígeno a zonas despobladas. Gracias a esta situación, los pequeños municipios registraron un crecimiento récord.

Con el apoyo adecuado de administraciones públicas y el sector privado, estos espacios pueden convertirse en ejemplos de recuperación exitosa, combinando tradición y modernidad a través de las acciones realizadas por los más jóvenes.

La revitalización de estas áreas no solo permitiría frenar la despoblación, sino que también contribuiría a diversificar la economía del país y a recuperar una parte esencial de su identidad cultural. Apostar por la recuperación de estos pueblos es invertir en el futuro del territorio y en una mejor calidad de vida para las generaciones venideras.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Pueden los pueblos abandonados convertirse en el futuro del país? Así resucitaría la España despoblada – https://theconversation.com/pueden-los-pueblos-abandonados-convertirse-en-el-futuro-del-pais-asi-resucitaria-la-espana-despoblada-253592

Un día en la escuela de 2035: la educación del futuro será inmersiva, colaborativa y con inteligencia artificial

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Guillermo José Navarro del Toro, Profesor Investigador, Universidad de Guadalajara

wavebreakmedia/Shutterstock

Vivimos en un mundo donde la inteligencia artificial conversa con estudiantes, los exámenes han sido reemplazados por desafíos reales y los salones de clase ya no tienen muros. A la vista de estas transformaciones, cabe preguntarse: ¿cómo será la escuela dentro de una década? Este artículo explora las señales del presente que ya están transformando el futuro de la educación.

Aprender sin ir a clase

Imagine que un día normal de clases ya no implica despertarse, tomar el autobús y sentarse en un pupitre. En lugar de eso, se pone unas gafas de realidad aumentada o entra a una plataforma inmersiva desde casa, desde un parque o desde otro país.

Las tecnologías de realidad virtual (VR) y realidad aumentada (AR) permiten que estudiantes exploren un volcán en erupción o recorran la antigua Roma sin moverse de su silla. En 2035, aprender será sinónimo de explorar, construir, colaborar y experimentar, más allá de cuatro paredes.

¿Y si el profesor fuera una IA?

Lejos de una escena de ciencia ficción, existen en la actualidad herramientas de inteligencia artificial como Khanmigo de Khan Academy, Premio Princesa de Asturias de Cooperación Internacional 2019, o el propio ChatGPT que pueden conversar con estudiantes, responder dudas e incluso diseñar ejercicios a medida.

En el futuro cercano, estas IA funcionarán como mentoras personales. Le conocerán tan bien que podrán adaptar los contenidos a su ritmo, su estilo y sus intereses. Pero no sustituirán a los docentes humanos. Al contrario, les darán más tiempo para lo que realmente importa: acompañar emocionalmente, guiar el pensamiento crítico y ayudar a encontrar una voz propia.

Proyectos transformadores en vez de exámenes

Muchos estudiantes sueñan con un mundo sin exámenes. Puede que eso llegue antes de lo que se piensa. Los ejercicios tradicionales se están reemplazando por proyectos del mundo real, donde se aprende resolviendo problemas auténticos: diseñar un sistema de reciclaje para el barrio, programar una app accesible o mejorar la alimentación en la escuela.

La evaluación no será una prueba con nota final, sino un proceso continuo, con portafolios digitales, retroalimentación en tiempo real y reflexión personal.

El nuevo rol de los docentes

En 2035, los docentes seguirán siendo esenciales, pero no como transmisores de información. Serán diseñadores de experiencias, facilitadores del pensamiento, entrenadores de habilidades humanas.

Iniciativas como Education Reimagined o HundrED ya están impulsando esta transformación. Estas plataformas conectan a los educadores y muestran cómo se pueden crear espacios más humanos, inclusivos y significativos.

Aprender toda la vida

Quizá la mayor revolución es que la educación ya no será una etapa que se termina. Aprender será parte de nuestra vida adulta, profesional y personal. Tendremos trayectorias educativas flexibles, adaptadas a nuestros cambios, trabajos y pasiones.

Instituciones como la Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos (OCDE) ya promueven el reconocimiento del aprendizaje a lo largo de la vida y fuera de las escuelas tradicionales.

La escuela del futuro ya está en construcción. Y no depende solo de la tecnología: depende de cómo decidamos educar, acompañar y formar a las nuevas generaciones. Porque aunque cambien los formatos, el propósito sigue siendo el mismo: aprender a ser humanos, en un mundo cada vez más complejo.

El caso de Luna, estudiante en 2035

Un día en la escuela del futuro: el caso de Luna, estudiante de 14 años en 2035.

Luna se despierta a las 7:30, no con una alarma, sino con su asistente de inteligencia artificial personalizado, AURA, que le recuerda suavemente su cronograma del día. No tiene que ir a ninguna escuela física: su aula está en la nube.

Mientras desayuna, revisa su proyecto colaborativo global sobre microplásticos en los océanos. Está trabajando con tres estudiantes de Argentina, Japón y Sudáfrica. Hoy tienen una sesión inmersiva en realidad aumentada con Dreamscape para ver cómo los residuos afectan la vida marina en tiempo real.

Dreamscape Learn es una innovadora plataforma educativa que fusiona la narrativa cinematográfica con la tecnología inmersiva para transformar la forma en que se enseña y se aprende. A través de experiencias interactivas basadas en storytelling, los estudiantes son transportados a mundos virtuales donde resuelven problemas reales dentro de contextos narrativos envolventes. Esta metodología no solo capta la atención y despierta la curiosidad, sino que también fortalece habilidades clave como el pensamiento crítico, la colaboración y la toma de decisiones, logrando una conexión emocional con el contenido que favorece un aprendizaje más profundo y duradero.

A las 9:00, se conecta a través de sus gafas AR de Labster a una simulación donde “viaja” al fondo del mar. Allí, con IA integrada, puede conversar con científicos simulados, plantear hipótesis y probar soluciones, como nuevos materiales biodegradables.

Luego, en lugar de un examen, graba un vídeo explicando su propuesta de solución. Su profesora humana, que la acompaña como mentora, le da retroalimentación emocional y académica. La IA también analiza el vídeo y sugiere mejoras basadas en pensamiento crítico, claridad y fuentes utilizadas.

A media tarde, Luna asiste a una clase de ética digital, donde discute con su grupo las implicaciones de crear inteligencia artificial con emociones. Termina el día programando un asistente ecológico para ayudar a personas mayores, desde la plataforma colaborativa Global Nomads, a reducir su consumo energético.

Un horizonte educativo al alcance de la mano

La historia de Luna, aunque ambientada en un aparente futuro, no es una fantasía distante, sino un reflejo de lo que ya está ocurriendo en nuestro presente. Las herramientas que marcaron su aprendizaje, como la inteligencia artificial adaptativa, la realidad aumentada, la realidad virtual y las plataformas de colaboración global no son ciencia ficción: existen hoy y están revolucionando la educación.

Plataformas como Dreamscape Learn combinan narrativas inmersivas con tecnología VR para fomentar el pensamiento crítico y la exploración activa. Labster permite a estudiantes de todo el mundo acceder a laboratorios virtuales donde experimentan sin riesgo ni limitaciones físicas. Global Nomads conecta a jóvenes de distintos contextos para promover el diálogo intercultural y la empatía global.

Lo que Luna vive es el horizonte educativo que tenemos al alcance de la mano. Esta historia es, en realidad, una invitación urgente: a innovar, a transformar las aulas y a preparar a las nuevas generaciones. No para el mundo que fue, sino para el mundo que ya está siendo.

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Guillermo José Navarro del Toro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Un día en la escuela de 2035: la educación del futuro será inmersiva, colaborativa y con inteligencia artificial – https://theconversation.com/un-dia-en-la-escuela-de-2035-la-educacion-del-futuro-sera-inmersiva-colaborativa-y-con-inteligencia-artificial-259649

Edificios que se montan y se desmontan: la economía circular se cuela en la construcción

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Manuel Cabrero, Catedrático. Estructuras Arquitectónicas y Construcción con Madera. Cátedra Madera Onesta, Universidad de Navarra

La industria de la construcción genera unos 2 200 millones de toneladas anuales de residuos a nivel global. Ocskay Mark/Shutterstock

Estamos ya más que acostumbrados a reciclar nuestros residuos domésticos. En España, por ejemplo, se gestionan cada año millones de toneladas de envases. Pero ¿sabía que los edificios y sus materiales también pueden reciclarse? Más aún, ¿imaginaba que un edificio puede desmontarse completamente y volverse a montar?

La Fórmula 1, a menudo laboratorio de innovaciones, nos ofrece un ejemplo tangible: el “pit box” de Red Bull, el F1Holzhaus (literalmente, “la casa de madera”). Se estrenó en el Gran Premio de España de 2019 y es desde entonces el “hogar” del equipo en Europa. Cada Gran Premio, catorce trabajadores ensamblan sus 1 221 metros cuadrados en solo 32 horas (y los desmontan en menos de un día).

Este edificio refleja un cambio en la concepción de la construcción, que ahora apuesta ineludiblemente por edificios sostenibles, capaces de adaptarse, modificarse y reutilizarse.

Los residuos de la construcción

La industria de la construcción es una de las mayores generadoras de residuos: unos 2 200 millones de toneladas anuales a nivel global. En Europa, cerca de 450 millones de toneladas, el 40 % del total de todos los residuos.

Más del 90 % de los desechos provienen de demoliciones, pero no deben olvidarse aquellos generados en obra (materiales sobrantes o rotos) y los que se producen durante la fabricación. Estos últimos pasan muy desapercibidos, pero aquí tiene un dato: las vigas de madera que podemos ver en un edificio son solo el 20 % de la madera original. Hasta el 80 % se ha quedado por el camino desde el bosque como residuos de producción (serrín, retales, partes desechadas…).

Este escenario revela los límites del modelo lineal –fabricar, usar, desechar–, que aún domina. Para contrarrestarlo, la economía circular propone el diseño para el desmontaje como estrategia. En él se reemplaza la demolición por un desmontaje sistemático, que permita recuperar y revalorizar los componentes.

Este cambio de paradigma (de “usar, tirar” a “usar, reusar, reciclar”), ya presente en otros ámbitos, comienza su andadura en la construcción a través de diversas iniciativas a nivel mundial que buscan integrar estos conceptos en edificios del futuro más seguros, sostenibles y duraderos. Son la muestra de cómo conseguirlo a partir de un diseño consciente, basado en conceptos como modularidad y estandarización. A esto se une un diseño adecuado de uniones reversibles, que permiten desmontar sin dañar (y por tanto, facilitan la reutilización) y herramientas digitales ya disponibles como los “pasaportes de materiales”, documentos digitales que localizan y cuantifican los productos y materiales del edificio, lo que simplificará enormemente su futura reutilización.




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De residuos a materiales de construcción

Pero, evidentemente, la solución no es solo desmontar y reusar lo ya construido. En este cambio de modelo, del lineal al circular, es crucial también transformar los residuos en recursos. Se trata de superar el cascading, el “reciclaje” tradicional, en el que se reutilizan en productos de menor valor (como ejemplo, los residuos de madera que se trituran para fabricar paneles). En contraste, el upcycling propone que materiales ya descartados tengan una nueva vida como elementos de mayor valor o utilidad.




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Ya existen ideas concretas para aplicar el upcycling en construcción. Como hemos visto, casi todos sus residuos provienen de la demolición. Pero ¿y si esa basura de la construcción no fuera al vertedero? ¿Y si sirviera para hacer un nuevo edificio? Esa es el área de trabajo y exploración del diseñador español Lucas Muñoz. Observe el mobiliario y las lámparas del restaurante MO de Movimiento o del espacio CoLab de Sancal (ambos en Madrid) y piense cómo pueden estar hechos, a partir de qué materiales. ¿Lo adivina? Todo está fabricado con los residuos del local anterior.

También es necesario actuar en los residuos de producción (recuerde ese 80 % de madera que se pierde en el trayecto de la madera del bosque al edificio). A modo de ejemplo, el Proyecto PRISMA es una iniciativa que propone la fabricación de productos de alto valor añadido, como bloques de construcción (ladrillos de madera) a partir de los residuos sobrantes de los aserraderos que, de otro modo, irían a la producción de energía (serían quemados) o la fabricación de paneles.

Como ya hemos dicho, gracias al upcycling el residuo pasa a tener un valor mayor. Para ello es necesario buscar nuevas soluciones imaginativas. ¿Construir un edificio con botellas de refresco de plástico PET? Dicho y hecho: mire la fachada de EcoArk en Taiwan, construida encajándolas. Y por supuesto, el edificio es también enteramente desmontable.

Un edificio de color ocre en un parque
El edificio EcoArk en Taiwán, construido como sede de la Exposición Internacional de Flora de Taipei, es el primer edificio del mundo construido con basura, más de 1,5 millones de botellas de plástico PET.
Richie Chan/Shutterstock

Vallas que se montan y se desmontan

En realidad, nada de esto es nuevo. Lo hemos hecho durante generaciones, en una relación razonable y sana con nuestro entorno.

Acabemos con otro ejemplo de carreras: los encierros de San Fermín en Pamplona. Las vallas que protegen al público a lo largo de sus 848 metros de recorrido están hechas de pino silvestre del vecino valle del Roncal. Sus 900 postes, 2 700 tablones y 2 500 cuñas no son fabricados nuevos cada año (apenas se renueva un 2 % anualmente). Todo el vallado se desmonta tras las fiestas, se almacena y se vuelve a montar el año siguiente.

Esta estrategia demuestra cómo una gestión circular, en realidad basada en un conocimiento ancestral, es ahora el futuro de la construcción en el camino a un uso más eficiente y sostenible de los recursos.

The Conversation

José Manuel Cabrero recibe fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación, del Fondo Europeo de Desarrollo Regional y de la Fundación Biodiversidad del Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico (MITECO) en el marco del Plan de Recuperación, Transformación y Resiliencia (PRTR) financiado por la Unión Europea – NextGenerationEU.

Rayder Willian Leonardo Laura recibe fondos de la Fundación Biodiversidad del Ministerio para la Transición Ecológica y el Reto Demográfico (MITECO) en el marco del Plan de Recuperación, Transformación y Resiliencia (PRTR) financiado por la Unión Europea – NextGenerationEU.

ref. Edificios que se montan y se desmontan: la economía circular se cuela en la construcción – https://theconversation.com/edificios-que-se-montan-y-se-desmontan-la-economia-circular-se-cuela-en-la-construccion-260156

Cuando el arte cruza fronteras, ¿pierde un país su memoria?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Elvira Lezcano González, Personal docente e investigador, especializada en Gestión e Interpretación del Patrimonio, Universidade da Coruña

Dos operarios colocan el ‘Busto de mujer joven’ de Picasso en el Museo de Arte Reina Sofía para una exposición en 2022 después de que se intentase su venta ilegal en el extranjero en 2015. Sucesión Pablo Picasso, VEGAP, Madrid, 2022

Imagine que hereda un álbum familiar lleno de retratos con nombres, fechas y recuerdos de las generaciones que le precedieron.

Con el paso del tiempo algunas fotos van desapareciendo: alguien se lleva una, otra se extravía. El álbum, antes completo, empieza a perder coherencia. La historia se fragmenta y algunas personas desaparecen del relato. Esta situación, entendida como una metáfora de la memoria colectiva, puede trasladarse al patrimonio cultural. Cuando este no se protege, corre el riesgo de dispersarse, perderse o caer en el olvido.

La UNESCO, organismo dependiente de la ONU especializado en cultura, ciencia y educación, define el patrimonio cultural como “el legado que heredamos del pasado, con el que vivimos hoy en día y que transmitiremos a las generaciones futuras”. Este patrimonio incluye elementos tangibles e intangibles, dentro de los que encontramos bienes muebles (monumentos, edificios, yacimientos) e inmuebles (objetos que pueden ser trasladados, como cuadros, retablos, manuscritos, muebles, tapices, objetos litúrgicos y numismáticos, entre otros).

La Convención de París de 1978, también relacionada con la UNESCO, reafirma que los bienes muebles son parte del patrimonio común de la humanidad y que cada Estado es moralmente responsable de su salvaguarda. Aunque este organismo internacional ofrece recomendaciones y directrices, no impone leyes. La regulación efectiva depende de cada Estado.

En general, en el ámbito europeo, existen normas armonizadas, como algunas directivas y reglamentos referidos a la restitución de bienes culturales robados, sobre importación o exportación fuera de la UE. Estas normas buscan impedir el tráfico ilícito y proteger el patrimonio de los Estados miembros.

En España, la Ley 16/1985 del Patrimonio Histórico Español define una categoría específica de protección, la de los Bienes de Interés Cultural (BIC). Así se denominan los que poseen la máxima protección, que requieren una declaración, –excepto los que son ya considerados genéricos, como hórreos o castillos, entre otros–. Tanto los bienes muebles como los inmuebles pueden ser declarados BIC, lo que depende de las Comunidades Autónomas. En la actualidad todas las comunidades españolas poseen su propia ley de patrimonio.

¿Por qué proteger los bienes muebles?

Los bienes muebles son frágiles, portátiles y, por tanto, especialmente vulnerables. Entre los riesgos a los que se enfrentan se encuentran el deterioro por abandono, incorrecto almacenamiento o restauraciones inadecuadas, su venta o expolio, el tráfico ilícito o la salida ilegal del país.

Pintura de Jesucristo prendido por Pilatos y un soldado.
El Ecce Homo de Caravaggio se expone en el Museo del Prado, tras la cesión en préstamo del nuevo propietario que lo adquirió después de que la obra fuese declarada BIC y se prohibiese su salida de España.
Museo del Prado

El control legal sobre su exportación tiene lógica: los bienes de interés cultural no pueden salir del país libremente. Esto no implica negar su exhibición internacional, pero sí obliga a tramitar permisos.

Como regla general en España, los bienes con menos de 100 años no requieren autorización, los de más de esa antigüedad, incluidos en inventarios o catálogos generales, requieren permiso y los BIC o incoados como tales no pueden salir de forma definitiva ni con posibilidad de venta.

Existe el debate sobre si estas medidas perjudican al mercado del arte y las antigüedades. Es cierto que pueden frustrarse algunas operaciones de venta internacional. Sin embargo, como nos explica Laura Carro Abarrategui, gestora cultural especializada en arte contemporáneo:

“las restricciones no afectan de forma significativa al arte contemporáneo, no existen tantos condicionantes a la hora de trasladarlo, exhibirlo o venderlo. En cambio, las obras de grandes maestros ya fallecidos, cuyo valor es incalculable para el patrimonio histórico y cultural español, sí están sujetas a limitaciones. Pero, en términos porcentuales, son pocas las operaciones que se frustran. Algunas transacciones de gran peso económico pueden interrumpirse, pero estas restricciones son necesarias: debemos cuidar, mantener y difundir nuestro patrimonio, pero en ningún caso, perderlo”.

En efecto, se trata de un equilibrio entre protección e intercambio cultural.

Mirando al pasado: ventas, expolios y descontextualización

El patrimonio español ha sufrido numerosas ventas y pérdidas, algunas legales en su momento, pero que supusieron la enajenación y desarraigo de obras clave.

Un ejemplo clásico, en este caso de un bien inmueble, es la adquisición y traslado piedra a piedra, por parte del magnate de la prensa americana, William Randolph Hearst, del conjunto monástico de Santa María la Real de Sacramenia (Segovia) que en la actualidad se exhibe en Miami. No se trata de un caso aislado ni, en su momento, ilegal.

Fotografía del claustro de un monasterio.
El monasterio de Santa María la Real de Sacramenia, originalmente localizado en Segovia (España) y actualmente reconstruido en Miami (EE. UU.).
Rolf Müller/Wikimedia Commons, CC BY-SA

En lo que se refiere al patrimonio mueble, son conocidos algunos ejemplos poco exitosos de exportación e intento de venta ilegal de ciertos bienes, como el del Caravaggio descubierto hace unos años en España poco antes de ser subastado o el del Picasso-Botín.

Este último se trató de un caso de exportación ilícita en el que el banquero Jaime Botín intentó sacar de España, ilegalmente, el cuadro Busto de mujer joven de Picasso, adquirido previamente sin el permiso exigido por su valor histórico. A pesar de la negativa del Ministerio de Cultura, ocultó la obra e intentó trasladarla en 2015 a Suiza en su yate privado. Fue descubierto por las autoridades francesas y condenado a una multa millonaria y a tres años y un día de cárcel.

Hoy en día, las leyes protegen, aunque no consiguen evitar del todo que se cometan delitos. En España, las fuerzas de seguridad del Estado colaboran en esta tarea. Tanto la Policía Nacional, con la Brigada de Investigación del Patrimonio Histórico, como la Guardia Civil con su Grupo de Patrimonio Histórico (UCO), trabajan en el rastreo de piezas robadas, expoliadas o el tráfico ilícito. También cooperan con Europol, Interpol y otros organismos internacionales, pues en el ámbito internacional determinados delitos, robos arqueológicos o casos como los expolios del Estado Islámico, muestran que la protección es urgente.

Según Interpol, el tráfico de bienes culturales es “una actividad de bajo riesgo y alta rentabilidad para redes delictivas”.

Esta organización intergubernamental ha desarrollado un software, ID-Art, de reconocimiento de imágenes en el que están registrados más de 150 000 bienes culturales. La aplicación coteja así la fotografía introducida con una amplia base de datos de objetos artísticos robados.

Aunque iniciativas como esta contribuyen a la recuperación de numerosas piezas, muchas de ellas nunca llegan a aparecer. Ejemplo de ello son las pinturas de Francis Bacon sustraídas en 2015 del domicilio particular de su heredero en Madrid. Aunque cuatro de ellas han sido recuperadas gracias a la intervención de la Policía Nacional, diez años después la quinta permanece en paradero desconocido.

Imagen del cuarto 'Bacon' recuperado, en 2025, tras el robo diez años antes.
Imagen del cuarto ‘Bacon’ recuperado, en 2025, tras el robo diez años antes.
Policía Nacional

Biznietos del patrimonio

Los medios de comunicación son un vehículo útil para mostrar la realidad del problema. Aunque en ocasiones ofrecen un enfoque sensacionalista y sin continuidad, en otras sirven para una mayor visibilización de ciertos acontecimientos, para dejar constancia del valor de las piezas y para concienciar y reivindicar su valor cultural y simbólico para la comunidad local o nacional.

El pódcast La Fortuna es una herramienta valiosa para comprender los delitos contra el patrimonio cultural desde múltiples enfoques, no relacionados con el robo físico de objetos, sino con la apropiación simbólica de la cultura de un pueblo que esto supone.

Como señala el arqueólogo Carlos León Amores en el primer episodio, al referirse a los pecios (restos de barcos naufragados), foco de interés para los llamados “cazatesoros”: “Todos somos biznietos de estos barcos. Los tesoros no son solo oro: son parte de la historia de nuestros antepasados”.

Gracias a relatos como estos, la sociedad empieza a entender que proteger el patrimonio no es solo burocracia, sino responsabilidad colectiva. No somos sus dueños, sino sus custodios temporales. Cuidarlo es garantizar que la memoria, el arte y la historia sigan vivas. ¡Larga vida a los álbumes familiares y al patrimonio de nuestros pueblos!

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María Elvira Lezcano González es miembro de la Asociación para al Interpretación del Patrimonio (AIP) y del Comité Español de Historia del Arte.

ref. Cuando el arte cruza fronteras, ¿pierde un país su memoria? – https://theconversation.com/cuando-el-arte-cruza-fronteras-pierde-un-pais-su-memoria-260044

Las claves para ser una universidad emprendedora

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Maite Couto-Ortega, Innovación, Emprendimiento, Adopción y Transferencia de Tecnología, Valorización de Resultados y Cooperación Universidad-Empresa, Mondragon Unibertsitatea

El mayor peso del conocimiento en la economía y el fenómeno de la globalización están transformando la educación superior. Las universidades deben preparar a los estudiantes para el aprendizaje permanente, de modo que no se queden rezagados ante las demandas cambiantes del mercado laboral.

Para afrontar este reto, es importante que se transformen en universidades emprendedoras. Europa, por ejemplo, impulsó reformas en su sistema de enseñanza superior para hacerlo más atractivo y competitivo a nivel global.

Gobernanza universitaria

Cuando, además de formar e investigar, las instituciones de educación superior innovan y fomentan el emprendimiento hablamos de universidades emprendedoras: motores de desarrollo económico y social de las regiones en las que se desempeñan. Esto les permite dar una mejor respuesta a las demandas del mercado y maximizar su impacto en la sociedad. No obstante, adoptar este enfoque en la docencia, la investigación y la divulgación les obliga a transformar su modelo de gobernanza universitaria.

La gobernanza de una organización se refiere al diseño, definición e implementación de las estrategias y estructuras que le van a permitir alcanzar sus objetivos. Para comprender cómo afecta el tipo de gobernanza al comportamiento emprendedor analizamos el caso de la facultad de Ingeniería de Mondragon Unibertsitatea, una universidad cooperativa que forma parte del grupo empresarial del mismo nombre.

Cooperativismo: compromiso y colaboración

Mondragon Unibertsitatea, de la que forma parte la Escuela Politécnica Superior, tiene sus orígenes en el movimiento cooperativo iniciado por el sacerdote vasco José María Arizmendiarrieta, a mediados de la década de los 50 del siglo pasado en el pueblo de Mondragón (Guipúzcoa).




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Las cooperativas y la igualdad de derechos y oportunidades


Su funcionamiento se basa en la participación y las contribuciones de tres grupos de miembros:

  1. Miembros trabajadores, que incluyen al personal docente y no docente.

  2. Miembros beneficiarios, los estudiantes.

  3. Miembros colaboradores, principalmente empresas, instituciones y administraciones locales (por ejemplo, municipios y entidades intermunicipales), con igual representación en las Juntas de Gobierno y Asambleas Generales de la universidad y sus facultades.

Internamente, esta universidad cooperativa orienta sus objetivos mediante planes estratégicos cuatrienales, que cada año se complementan con los respectivos planes de gestión.

En términos de organización, utiliza una matriz en la que las tres misiones universitarias –enseñanza, investigación y transferencia y aprendizaje permanente– se sitúan en el plano vertical. Y en el plano horizontal, las materias de estudio: la mecánica y la electrónica. De este modo, las personas que participan en el proceso educativo responden a las necesidades de las tres misiones.

En general, en las organizaciones cooperativas, la gobernanza se alinea con los principios de gestión participativa, solidaridad en la distribución de recursos e intercooperación. Además, busca fortalecer el compromiso y la colaboración entre los cooperativistas para generar un sentido de pertenencia y una gestión inclusiva.

Comportamientos emprendedores

Que una universidad tenga una orientación emprendedora implica que enfoca su estrategia hacia comportamientos emprendedores como la capacidad de innovación, la asunción de riesgos y la proactividad para cumplir con las tres misiones universitarias.

Las líneas punteadas sugieren que los antecedentes y el contexto pueden influir en la gobernanza de MGEP; las flechas con línea continua muestran cómo antecedentes, contexto y gobernanza impactan en los comportamientos emprendedores.
Fuente: elaboración propia

Estos comportamientos se manifiestan mediante el uso de metodologías novedosas y en constante evolución, la generación de nuevos espacios para la investigación y en la calidad de la misma.

Con la transferencia de valor a la sociedad y el impulso a la formación continua –la tercera misión de las universidades, más allá de la enseñanza y la investigación– se fomentan la relación con las empresas y el emprendimiento académico. Esto se traduce en beneficios como: una mayor conexión con el sector productivo, la generación de nuevas iniciativas emprendedoras y una oferta académica dinámica y adaptable.

La gobernanza de la Escuela Politécnica

Una vez identificados los comportamientos emprendedores, el objetivo de nuestra investigación fue profundizar en la comprensión de cómo estos se interrelacionan con los elementos clave de la gobernanza universitaria en la Escuela Politécnica Superior Mondragon Unibertsitatea.

La gobernanza cooperativa de la MGEP se basa en estructuras horizontales para impulsar la participación individual, la comunicación abierta, el sentido de pertenencia y el aprendizaje continuo de todos sus miembros para una toma de decisiones transparente y equitativa.

En una organización cuya gobernanza es cooperativa, los comportamientos emprendedores pueden integrarse en las tres misiones universitarias (docencia, investigación, divulgación). Hay tres mecanismos clave que facilitan esta integración:

  1. El compromiso con una visión a largo plazo, animada por la apropiación compartida y un fuerte sentido de identificación con el desarrollo de la región.

  2. El uso de herramientas de gestión que permitan y alienten al personal a identificar y aprovechar activamente las oportunidades, incluyendo la participación en el capital y los incentivos.

  3. La práctica de vincular la toma de decisiones a la participación colectiva de las partes interesadas, fomentando la cohesión y la visión compartida.

Estos mecanismos, que fortalecen el compromiso, la innovación y la conexión con el entorno productivo, pueden servir de referencia para otras universidades. Aunque no todas las instituciones tienen una naturaleza cooperativa, muchas pueden adaptar estos enfoques para fomentar los comportamientos emprendedores y promover una cultura de participación, autogestión y toma de decisiones colaborativa.

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Pertenezco a la universidad estudiada en el artículo

Davide Hahn, Lucía Rodríguez-Aceves y Tommaso Minola no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Las claves para ser una universidad emprendedora – https://theconversation.com/las-claves-para-ser-una-universidad-emprendedora-251396

La supuesta ventaja evolutiva de consumir alcohol

Source: The Conversation – (in Spanish) – By A. Victoria de Andrés Fernández, Profesora Titular en el Departamento de Biología Animal, Universidad de Málaga

Reconstruir nuestro pasado evolutivo siempre resulta una tarea fascinante. A los científicos nos apasiona identificar las piezas que configuran el inmenso y complejísimo puzzle de la aparición de los Homo sapiens en el planeta. Pero siempre nos encontramos con el mismo problema: mientras que la evolución anatómica se va reconstruyendo con una cierta facilidad gracias a los restos óseos, ¿cómo hacemos para indagar en nuestro pasado conductual? Aquí la cosa se complica sustancialmente.

Conocer el comportamiento de nuestros antecesores es una tarea más incierta y mucho menos precisa. Los restos físicos que evidencian rituales o pautas de conductas complejas (como los enterramientos ceremoniales o el cuidado a los mayores) son realmente reducidos. La realidad es que la mayoría de preguntas de tipo etológico no disponen de “fósiles” que, a modo de respuestas, nos permitan leer cómo se comportaban las especies de nuestro linaje evolutivo.

Aquí entra en juego la enriquecedora participación de novedosas disciplinas de laboratorio. La bioquímica y la genética, por poner algunos ejemplos, nos han regalado resultados completamente inesperados.

Y les voy a contar una de las más relevantes de estas sorpresas: la que nos ha permitido plantear el hipotético uso del alcohol por parte de nuestros ancestros simiescos.

Dejamos de ser abstemios antes de lo que pensábamos

Hasta hace muy poco se pensaba que el etanol no formaba parte de la dieta paleolítica. Concretamente, se consideraba que su entrada en nuestra dieta en cantidades significativas sólo había podido producirse después de que los humanos comenzaran a almacenar excedentes de alimentos. Con el desarrollo de las primeras prácticas agrícolas y la entrada de los humanos en su etapa neolítica, se podría haber dado su ingesta accidental con la toma de frutos recolectados y almacenados que hubiesen entrado en proceso de fermentación.

Posteriormente, y una vez valorados convenientemente sus “sorprendentes efectos”, ya se podría haber planificado de forma intencionada su consumo voluntario buscando la sensación de embriaguez. Por tanto, estaríamos hablando de unos 10 000 años atrás como máximo, con ligeras variantes según los continentes (dado que la agricultura fue un descubrimiento convergente en diferentes zonas del planeta y no necesariamente simultáneo).

Sin embargo, un descubrimiento genético cambió por completo esta hipótesis.

Lo que sugirió la paleogenética

Lo primero que hay que considerar es que el alcohol etílico (el etanol) es un alcohol que, si bien tiene efectos psicoactivos inmediatos y puede ser causa de importantes desperfectos en nuestra salud, es el menos tóxico de todos los alcoholes. Se debe a que los humanos disponemos de una variante proteínica capaz de metabolizarlo de forma muy eficiente. Se trata de la isoenzima alcohol deshidrogenasa de clase IV (ADH4), una adaptación molecular que permite el paso de etanol a acetaldehído (que después pasará a acetato y, de ahí, a CO₂ y agua).

Esta isoenzima se suponía específica de nuestra especie. Sin embargo, se ha descubierto que la capacidad de metabolizar el etanol es mucho más antigua (varios órdenes de magnitud temporal). De hecho, nos tenemos que remontar 10 millones de años atrás. Consecuentemente, la ADH4 “digestiva” estaría ya presente en nuestro ancestro común con los grandes simios africanos, lo que implica que la capacidad de metabolizar el etanol ya era factible muchísimo antes de la aparición de los humanos.

El “bar” prehistórico

Nuestros simiescos antepasados podían pues, consumir alcohol. Pero… ¿dónde estaba el “bar”?

Pues, por todos lados, porque la fuente natural de etanol son los frutos silvestres. Esto significa algo trascendental: cualquier organismo con adaptaciones para la explotación de alimentos etanólicos tendría acceso a un nuevo nicho alimenticio y a reservas energéticas inaccesibles para especies carentes de esta capacidad bioquímica.

Este auténtico “chollo evolutivo” podría haber sido trascendental en la historia de nuestro linaje. Tanto que algunos autores lo han relacionado, directamente, con el aumento de las posibilidades de supervivencia de nuestros antecesores cuando bajaron de los árboles.

El etanol hace más sociables a los chimpancés y reduce su estrés

¿En qué medida consumir alcohol supone una ventaja evolutiva? En las frutas existe etanol pero a concentraciones muy bajas. Esto significa que humanos, gorilas y chimpancés, gracias a la posibilidad bioquímica de metabolizar el etanol presente en la fruta en fermentación, habrían heredado de su antiquísimo antecesor común la capacidad adaptativa de un “consumo saludable del alcohol”.

No obstante, conforme va madurando la fruta, la fermentación de sus azúcares aumenta la concentración etanólica, llegando a ser muy elevada en las frutas podridas. Pero la predilección de los animales frugívoros a las frutas maduras (ojo, que no podridas) hizo que, en principio, el “voluntario” consumo de alcohol se asociase exclusivamente a la especie humana.

Sin embargo, un nuevo hallazgo en el Parque Nacional Cantanhez (Guinea-Bissau) ha constatado cómo los chimpancés ingieren repetidamente frutos casi podridos de Treculia africana, donde las concentraciones de etanol son muy elevadas. Además, comparten con sus congéneres estas frutas en rituales que sugieren que el intercambio y la incorporación dietética de etanol (al igual que otros ritos como el acicalamiento) contribuyen a disminuir los niveles de estrés y activar el sistema de endorfinas del grupo. Esta promoción de la relación y del compartir pueden haber desempeñado un papel importante en los sociedades de los hominoides.

La amplia oferta alcohólica de los humanos

Los humanos dimos un paso más al encontrar rentabilísimas formas artificiales de aumentar exponencialmente la disponibilidad de alcohol.

Desde tiempos remotos, nuestras sociedades se las han ingeniado para desarrollar métodos de destilación de los frutos y granos de lo más variopinto. Y no sólo lo han hecho diversificando extraordinariamente la oferta de vinos, cervezas, licores y aguardientes disponibles, sino llegando a unos extremos de sofisticación que hacen perder la cabeza (y la cartera) a más de uno.

Esta oferta alcohólica a voluntad supuso la posibilidad, no “prevista” evolutivamente, de transformar los presuntos beneficios nutricionales y sociales del etanol en una acumulación tóxica de acetaldehído que hace que, aún sin saber de su existencia, maldigamos la poca eficiencia de nuestra alcohol deshidrogenasa de clase IV.

Téngalo en cuenta si quiere evitar una demoledora resaca.

The Conversation

A. Victoria de Andrés Fernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La supuesta ventaja evolutiva de consumir alcohol – https://theconversation.com/la-supuesta-ventaja-evolutiva-de-consumir-alcohol-255306