Femmes et finance : déconstruire les stéréotypes pour faire progresser l’égalité

Source: The Conversation – in French – By Gunther Capelle-Blancard, Professeur d’économie (Centre d’Economie de la Sorbonne et Paris School of Business), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le secteur de la finance s’est largement féminisé. Mais, à mesure que l’on monte dans la hiérarchie, les hommes continuent d’être majoritaires. Ces inégalités prennent naissance dans des préjugés – parfois dès le foyer. Est-il possible de les combattre efficacement ? Comment ?


Longtemps, la finance a été considérée comme un bastion masculin. Et si les temps changent, les représentations peinent à évoluer. Golden boys, traders arrogants, dirigeants technocrates : les figures dominantes de l’imaginaire financier restent quasi exclusivement masculines. Or, dans la réalité, la majorité des salariés du secteur bancaire sont… des femmes ! Mais cette majorité est trompeuse. À mesure que l’on grimpe dans la hiérarchie ou que les postes deviennent plus rémunérateurs et stratégiques, leur part décroît nettement. Aucune femme, à ce jour, n’a dirigé de grande banque française.

Dans un contexte où des voix conservatrices s’élèvent, notamment aux États-Unis, contre les politiques de diversité sur fond de croisade antiwokisme, il importe de continuer à documenter, interroger et à comprendre les mécanismes comportementaux, culturels et institutionnels complexes qui façonnent les trajectoires socioéconomiques et, partant, les inégalités de genre.

Des différences souvent mal comprises

Les différences d’attitudes, de préférences et de valeurs entre les femmes et les hommes sont largement exagérées. Il serait temps d’en finir avec cette fable selon laquelle les hommes viendraient de Mars et les femmes de Vénus. Qu’il s’agisse de leur rapport à l’argent, de leur goût pour le risque et la compétition ou de leur volonté de pouvoir, les différences entre hommes et femmes sont souvent faibles, variables et fortement contextuelles. Et surtout, elles sont socialement construites.

Ces différences sont amplifiées par la prégnance de stéréotypes qui finissent par être intégrés, tant par les femmes que par les hommes. Il en résulte des inégalités persistantes au détriment des femmes en matière d’épargne, d’accès aux crédits et de participation sur les marchés boursiers. Les femmes pâtissent aussi lourdement des préjugés dans leur carrière et sont peu nombreuses à occuper les postes les plus prestigieux et les plus rémunérateurs. Et lorsque les femmes finissent par briser ce « plafond de verre », c’est souvent en adoptant des « codes réputés masculins » (en matière de prise de risque, par exemple) – ce qui remet d’ailleurs en cause certains récits sans doute trop simplistes autour des effets vertueux d’une féminisation des instances financières.




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Des stéréotypes qui viennent du foyer

Ces différences se nourrissent des préjugés qui prennent naissance dans les foyers. Ainsi, pendant longtemps, c’est le mari qui s’occupait de gérer le budget du ménage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : les enquêtes montrent au contraire que ce rôle est désormais dévolu majoritairement aux épouses. On en sait toutefois peu sur la gestion de l’argent au sein des couples.

À partir d’une base de données issue d’une banque française regroupant plus de 7 000 couples, on peut analyser la manière dont chacun des partenaires s’auto-évalue en matière de connaissances financières. Fait marquant, un biais de genre est observé dans la perception de ses propres compétences financières puisque la recherche montre que les femmes se sous-estiment plus souvent que les hommes. Pourtant, lorsque les conjoints sont présents ensemble au moment de l’évaluation, l’écart tend à se réduire de 18,7 %.

Ce phénomène suggère que la dynamique du couple peut atténuer ou renforcer les biais de genre. Et plus les couples sont engagés financièrement (épargne, investissement), plus l’écart de confiance tend à s’accentuer au détriment des femmes. Ces écarts ne sont pas anodins : ils conditionnent les prises de décision et les arbitrages patrimoniaux, et il peuvent renforcer les déséquilibres au sein du couple.

Une loi pour quels résultats ?

La finance, ce n’est pas que la gestion des comptes et du budget au sein des ménages. C’est aussi (et surtout) un secteur économique structurant, où les postes les plus stratégiques sont encore largement occupés par des hommes.

En France, la loi Copé-Zimmermann (2011) a imposé un quota de femmes dans les conseils d’administration, dans et hors du secteur financier, suivie plus récemment par la loi Rixain (2021) sur les comités exécutifs. Ces dispositifs ont eu des effets réels. Les conseils d’administration sont, à l’heure actuelle, à quasi-parité en matière de genre et la France est le leader en la matière. Il apparaît, en outre, aujourd’hui, que la loi de 2011 a eu un effet sur la performance extrafinancière des entreprises, qui s’expliquerait par la montée en puissance de femmes ayant eu des parcours professionnels souvent en prise avec les enjeux environnementaux et sociaux.

Si les quotas garantissent donc en général une quasi-parité dans les conseils d’administration (en termes de sièges), ils n’épuisent cependant pas la question des inégalités de genre à la tête des grandes entreprises. En particulier, la hiérarchie au sein même des conseils (présidences, comités stratégiques, etc.) reste très genrée et reproduit les stéréotypes conventionnels, les femmes accédant moins souvent aux fonctions les plus influentes.

Interroger les règles du jeu

Finalement, les inégalités observées ne traduisent pas des différences innées de compétences ou d’appétence pour la finance, mais bien des différences de socialisation, d’éducation et, consécutivement, de trajectoires. Les travaux issus de la recherche expérimentale et des enquêtes institutionnelles convergent : les écarts existent, mais ils sont amplifiés par les structures et les normes sociales. En d’autres termes, il ne suffit pas d’ouvrir les portes de la finance aux femmes. Il faut aussi interroger les règles du jeu, les modèles dominants, et les représentations qui pèsent sur les parcours.

Ainsi, et par exemple, il apparaît clairement aujourd’hui que les quotas à la tête des entreprises, pour importants qu’ils soient, ne suffiront pas à résorber les inégalités de genre aux niveaux inférieurs, à tous niveaux de qualification : le rôle et la prégnance des stéréotypes indiquent que la clé est dans une dynamique bottom up (plus que top down), conduisant les femmes à se projeter pleinement dans l’univers de la finance et des postes à responsabilités, et les hommes à se départir de leurs croyances en la matière. Bref, c’est à la base qu’il faut maintenant agir : dans les écoles, dans les familles, dans les institutions.


Les auteurs de cet article ont supervisé le numéro de la Revue d’économie financière d’avril 2025, « Femmes et finance ».

The Conversation

Antoine Rebérioux a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Gunther Capelle-Blancard et Marie-Hélène Broihanne ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Femmes et finance : déconstruire les stéréotypes pour faire progresser l’égalité – https://theconversation.com/femmes-et-finance-deconstruire-les-stereotypes-pour-faire-progresser-legalite-257589

Vente de viande sauvage sur TikTok : des espèces menacées sont proposées en Afrique de l’Ouest

Source: The Conversation – in French – By Angie Elwin, Head of Research at World Animal Protection and Visiting Research Fellow at, Manchester Metropolitan University

Au Togo, comme dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, la viande sauvage demeure un élément important du quotidien, prisée pour son goût, sa valeur culturelle et comme source de revenus pour ceux qui en font le commerce.

Elle est souvent considérée comme un mets de luxe dans les centres urbains, où elle se vend à des prix plus élevés que la viande d’élevage. Cela risque d’alimenter la demande. La viande sauvage est vendue ouvertement sur les marchés urbains et dans les étals au bord des routes dans tout le Togo, où les vendeurs s’adressent à la fois à la clientèle locale et aux voyageurs de passage. Dans les zones rurales, il est courant de voir des rongeurs, des pythons et des cobras morts exposés au bord des routes, prêts à être achetés par les visiteurs venus de la ville.




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Cependant, le commerce légal et illégal de viande sauvage pose de sérieux défis pour la biodiversité, le bien-être animal et la santé publique. Une grande partie de ce commerce échappe à toute réglementation et repose sur la chasse, la vente et la consommation d’animaux sauvages. Bon nombre de ces espèces sont menacées ou en déclin, ce qui soulève des préoccupations urgentes en matière de conservation.

Ces dernières années, les commerçants d’Afrique de l’Ouest ont utilisé les réseaux sociaux pour faire la promotion directe de la viande sauvage et entrer en contact avec leurs clients. Des plateformes telles que TikTok et Facebook font office de vitrines en ligne reliées à des marchés physiques, permettant aux vendeurs d’atteindre un public beaucoup plus large que celui qu’ils auraient pu toucher en vendant sur des étals traditionnels. Ce changement attire de nouveaux acheteurs, souvent urbains, sur le marché et modifie la manière dont la viande sauvage est vendue ainsi que l’ampleur globale du commerce.

Nous sommes des chercheurs spécialisés dans la faune sauvage et nous étudions le commerce des animaux sauvages en Afrique de l’Ouest. Nous avons voulu comprendre les nouveaux défis liés au commerce de viande sauvage au Togo. Nous avons choisi d’étudier les vidéos TikTok car cette plateforme est devenue un lieu très visible pour la publicité ouverte de la viande sauvage au Togo. L’analyse de ces vidéos nous a permis de documenter les espèces vendues, leur valeur marchande et les risques liés à leur conservation.




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Nous avons identifié deux créatrices de contenu TikTok basées à Lomé, au Togo, qui publient activement des vidéos faisant la promotion de viandes sauvages à vendre. Toutes deux semblent opérer depuis leur domicile, utilisant TikTok comme leur propre marché en ligne. Leurs vidéos montrent une variété de produits à base de viande sauvage filmés directement chez elles, transformant ainsi leur espace de vie en vitrine virtuelle.

Bien que nous n’ayons pas étudié tous les vendeurs de viande sauvage sur TikTok, ces créatrices représentent un segment visible et accessible de ce commerce. Des recherches ont déjà montré
que la viande sauvage est vendue sur Facebook en Afrique de l’Ouest depuis au moins 2018. Mais le commerce de viande sauvage sur TikTok est resté largement méconnu jusqu’à présent.




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Notre étude a révélé que plus de 3 500 individus appartenant à diverses espèces ont été mis en vente par ces canaux sur une période de 17 mois. Parmi les espèces les plus fréquemment présentées figuraient les varans, les écureuils rayés, les pintades, les francolins, les antilopes, les pangolins à ventre blanc et les rats des roseaux.

Ces résultats soulignent l’ampleur et la diversité du commerce d’animaux sauvages sur TikTok, y compris d’espèces menacées et en voie de disparition comme les pangolins.

Le commerce d’espèces rares et menacées devient viral

Nous avons analysé 80 vidéos TikTok publiées entre novembre 2022 et avril 2024. Ces courtes vidéos, partagées sur des comptes publics, montraient des milliers de carcasses d’animaux sauvages fumées appartenant à au moins 27 espèces identifiables. Il s’agissait principalement de mammifères (78 %), suivis d’oiseaux (15 %) et de reptiles (7 %).

L’audience cumulée de ces 80 vidéos est impressionnante : près de 1,8 million de vues. Certaines vidéos ont été visionnées jusqu’à 216 000 fois. Cela suggère que ce contenu circule bien au-delà du public local.

Plusieurs des espèces vendues sont menacées d’extinction. Il est alarmant de constater que nous avons documenté la présence du pangolin à ventre blanc, classé comme espèce en danger sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature et protégé par l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, qui interdit tout commerce international de ces espèces.




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L’antilope kob de Buffon et le cob de Defassa, espèces quasi menacées, figuraient également sur la liste.

Notre analyse des commentaires des spectateurs a également révélé une demande pour des animaux qui n’apparaissent pas dans les vidéos. Il s’agit notamment des lions, des léopards, des grenouilles, des serpents, des crocodiles, des primates et des éléphants. Les lions et les léopards sont commercialisés à des fins spirituelles et médicinales, tant au niveau régional qu’international.

Ces espèces sont déjà soumises à une pression importante due à la perte de leur habitat et à la chasse, et il est très inquiétant qu’elles soient probablement proposées à la vente illégale comme viande. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les facteurs à l’origine de cette demande sur les réseaux sociaux.

Que faut-il faire maintenant ?

Notre étude s’ajoute à un nombre croissant de travaux de recherches montrant que les plateformes en ligne deviennent des centres névralgiques du commerce mondial d’espèces sauvages.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer comment la viande vendue via TikTok est distribuée. Par exemple, les vendeurs l’expédient-ils par courrier dans des zones plus étendues ou les acheteurs viennent-ils le chercher en personne, ce qui pourrait limiter la portée ?

Quoi qu’il en soit, l’expansion du commerce en ligne soulève de graves préoccupations qui vont au-delà des espèces vendues. Ces ventes semblent remodeler la demande, en particulier chez les consommateurs urbains. Si les consommateurs urbains achètent depuis longtemps de la viande sauvage lorsqu’ils se rendent dans les zones rurales, le passage aux plateformes en ligne porte cette demande à un tout autre niveau en rendant désormais l’accès beaucoup plus facile et massif.

Cette évolution pose de nouveaux défis en matière de durabilité, de réglementation et de santé publique. Si rien n’est fait, la vente en ligne d’espèces sauvages risque d’accélérer le déclin des espèces, d’augmenter la propagation des zoonoses et, à terme, de nuire aux communautés qui dépendent de la faune sauvage pour leur alimentation et leurs revenus.

Nous recommandons plusieurs mesures :

Tout d’abord, les plateformes telles que TikTok devraient investir davantage dans des outils de détection automatisés, tels que des algorithmes de reconnaissance d’images, qui pourraient être mieux formés pour repérer les produits issus d’espèces sauvages et les espèces menacées, et supprimer les publications concernées.

TikTok devrait maximiser sa collaboration avec les experts en conservation dans ce domaine. Bien que TikTok ait mis en place des politiques interdisant la vente d’espèces sauvages et soit membre de la Coalition pour mettre fin au trafic d’espèces sauvages en ligne, le commerce d’espèces sauvages reste très répandu sur la plateforme, ce qui révèle des failles importantes dans son approche.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si les vidéos TikTok augmentent la probabilité que les gens achètent de la viande sauvage ou normalisent ce commerce en le présentant comme légal et acceptable.

Des pays comme le Togo ont besoin de lois et de sanctions plus claires pour relier les objectifs de conservation et les réalités du commerce en ligne.

Des campagnes d’éducation du public pourraient également contribuer à faire évoluer les mentalités des consommateurs et à informer la population sur les risques pour la biodiversité et le bien-être animal.

À mesure que l’accès à l’internet mobile se développe dans les pays à faible revenu, les plateformes numériques sont susceptibles de devenir des marchés encore plus importants. Il est essentiel de comprendre comment les espèces sauvages sont commercialisées et consommées en ligne afin de s’adapter à ces changements.

Sans une action proactive des plateformes et des décideurs politiques, les espèces menacées risquent de devenir virales pour toutes les mauvaises raisons, non pas en tant que symboles de la conservation, mais en tant que produits à vendre.

The Conversation

Angie Elwin travaille pour une ONG internationale, World Animal Protection, en tant que responsable de la recherche, et est chercheuse invitée à l’université métropolitaine de Manchester.

Delagnon Assou est assistant de recherche et chargé de cours bénévole au département de zoologie et de biologie animale de l’université de Lomé, au Togo.

Neil D’Cruze travaille pour une ONG internationale, Canopy, en tant que responsable de la stratégie de recherche.

ref. Vente de viande sauvage sur TikTok : des espèces menacées sont proposées en Afrique de l’Ouest – https://theconversation.com/vente-de-viande-sauvage-sur-tiktok-des-especes-menacees-sont-proposees-en-afrique-de-louest-263655

4 conseils d’un spécialiste pour garder votre cœur en pleine forme

Source: The Conversation – in French – By Lynn Smith, Senior Lecturer in Biokinetics and Head of Department of Sport and Movement Studies, University of Johannesburg

Le cœur humain est un organe extraordinaire. De la taille d’un poing, il travaille sans relâche pour pomper plus de 7 500 litres de sang par jour. Il achemine l’oxygène et les nutriments vers toutes les parties du corps tout en éliminant les déchets, en régulant la température corporelle et en préservant la santé des organes et des tissus.

Mais le cœur reste vulnérable. Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité dans le monde, responsables de près d’un tiers des décès. Les décès liés aux maladies cardiovasculaires contribuent à 38 % de tous les décès dus aux maladies non transmissibles en Afrique. En Afrique du Sud, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près d’un décès sur six, soit environ 215 décès par jour.

Ces chiffres montrent à quel point le cœur est au centre des enjeux de santé publique.

La santé cardiaque est affectée par des facteurs tels que la sédentarité, une alimentation malsaine et le stress chronique.

C’est là que la biokinétique joue un rôle crucial. La biokinétique utilise les principes de la science du mouvement dans les soins de santé préventifs et de réadaptation. Les biokinétiques procèdent à des évaluations complètes afin d’élaborer des programmes d’exercices personnalisés et fondés sur des preuves scientifiques. L’objectif est d’optimiser la capacité fonctionnelle et d’améliorer la force musculo-squelettique ainsi que la santé physiologique globale.

Pour les biokinétiques, l’exercice physique est un remède. Ils travaillent en étroite collaboration avec leurs patients afin de concevoir des protocoles d’exercices sur mesure, sûrs et adaptés sur le plan clinique.

En quoi cela est-il bénéfique pour votre cœur ?

Des études montrent que la pratique régulière d’une activité physique peut réduire la tension artérielle, améliorer le taux de cholestérol, réguler la glycémie et aider le cœur à fonctionner plus efficacement. En tant que biokineticien agréé et universitaire, je me spécialise dans la gestion et la rééducation des maladies chroniques, en particulier cardiovasculaires, grâce à l’exercice physique.

J’ai publié des travaux sur la nutrition, la réadaptation cardiaque et la qualité de vie ainsi que les risques cardiovasculaires chez les patients ayant subi un pontage coronarien.

La prévalence croissante des maladies cardiovasculaires est largement due à la sédentarité, à une mauvaise alimentation et au stress. Face à cette réalité, je propose, en tant que biokineticien, quatre mesures pour prendre soin de votre cœur.

Il est important de pratiquer une activité physique structurée

Réservez du temps pour faire de l’exercice physique de manière ciblée, et ne vous contentez pas des petits gestes du quotidien.

Si les mouvements de base tels que marcher dans les centres commerciaux ou prendre les escaliers sont bénéfiques, l’exercice structuré offre de plus grands avantages cardiovasculaires. Les directives actuelles recommandent au moins 150 minutes d’activité aérobique d’intensité modérée par semaine. Il peut s’agir de marche rapide, de vélo ou de danse.

Si le manque de temps est un obstacle, envisagez de diviser votre exercice structuré en séances plus courtes. Par exemple, trois séances de 10 minutes par jour.

En outre, des activités de renforcement musculaire, telles que les squats et les pompes contre un mur, doivent être pratiquées au moins deux jours par semaine. Elles améliorent la santé métabolique et réduisent les risques cardiovasculaires.

Un biokineticien peut évaluer votre profil de risque individuel et vous prescrire des exercices personnalisés qui améliorent en toute sécurité votre capacité cardiorespiratoire, réduisent votre tension artérielle et favorisent la récupération de votre fréquence cardiaque.

Prenez les devants face aux symptômes et surveillez vos paramètres vitaux

De nombreuses maladies cardiovasculaires se développent silencieusement. L’hypertension artérielle, l’hyperglycémie et l’hypercholestérolémie passent souvent inaperçues jusqu’à ce qu’un événement grave, comme une crise cardiaque, survienne.

Des recherches montrent qu’un adulte sur trois en Afrique du Sud souffre d’hypertension artérielle. Pourtant, beaucoup ne sont ni diagnostiqués ni traités.

Idéalement, toutes les personnes âgées de plus de 35 ans, en particulier celles ayant des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, devraient subir un bilan de santé annuel. Elles devraient s’en servir pour orienter leurs interventions en matière de mode de vie.

Brisez le cycle de la sédentarité : bougez, renforcez vos muscles et étirez-vous

La vie moderne nous incite à passer de longues heures assis à un bureau, dans une voiture ou devant un écran. La sédentarité prolongée est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires et de mortalité toutes causes confondues.

Les bureaux debout et les pauses actives sont utiles. Mais la posture, la mobilité articulaire et la fonction musculaire doivent également être prises en compte. Des étirements réguliers, des exercices de résistance et des exercices d’équilibre favorisent la santé musculo-squelettique et réduisent le risque de blessures ou de complications liées à l’inactivité.

Combattez le stress pas à pas

Le stress chronique contribue à l’inflammation, à l’hypertension et à des comportements malsains. Tous ces facteurs augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.

Si la méditation et le soutien psychologique sont des outils essentiels, l’exercice physique est un puissant régulateur du stress, favorisant la libération d’endorphines et améliorant l’humeur, le sommeil et la résilience émotionnelle. Les endorphines sont des substances chimiques naturelles produites par l’organisme qui réduisent la douleur et favorisent les sentiments de bonheur, de plaisir et de satisfaction, améliorant ainsi le bien-être.

Des recherches confirment l’efficacité de l’entraînement aérobique et de la musculation pour réduire les symptômes dépressifs, diminuer l’anxiété et améliorer le bien-être psychologique. En tant que biokineticien, je constate souvent à quel point la pratique régulière d’une activité physique aide mes clients à retrouver le contrôle de leur corps et leur santé émotionnelle.

L’essentiel à retenir

Protéger le cœur ne consiste pas seulement à gérer la maladie, mais aussi à la prévenir. N’attendez pas qu’un accident cardiaque se produise pour agir. Demandez de l’aide pour évaluer vos risques, prenez votre santé en main et mettez en œuvre des stratégies basées sur l’activité physique qui améliorent la durée et la qualité de vie.

Face à l’augmentation des taux de maladies cardiovasculaires, le message reste clair : bougez, connaissez vos risques, gérez votre stress et demandez conseil dès que possible. Votre cœur vous en remerciera.

The Conversation

Lynn Smith does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. 4 conseils d’un spécialiste pour garder votre cœur en pleine forme – https://theconversation.com/4-conseils-dun-specialiste-pour-garder-votre-coeur-en-pleine-forme-263371

Cómo diseñar la PAU para que los resultados de todas las comunidades sean comparables

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Veas Iniesta, Profesor Titular de Universidad en la especialidad de psicología evolutiva y de la educación, Universidad de Murcia

Chinnapong/Shutterstock

¿Es lo mismo hacer las pruebas de acceso a la universidad en Madrid o Galicia que en Murcia o Andalucía? ¿Tienen los exámenes el mismo grado de dificultad? ¿Se evalúan con los mismos criterios?

Estas preguntas son fundamentales para los miles de estudiantes españoles que cada año se enfrentan a la PAU (prueba de acceso a la universidad). Un proceso que determina, en función de diferencias mínimas de décimas, si podrán o no estudiar el grado deseado en la universidad pública elegida.

Garantizar la equidad en todo el ámbito nacional es el objetivo de los últimos cambios legislativos realizados en la PAU, ya que el sistema universitario español es de “distrito único”: los estudiantes de todas las comunidades autónomas pueden solicitar plaza en cualquier universidad pública del estado. Si las pruebas de acceso son más fáciles o puntúan más alto en una comunidad autónoma que en otra, esto representaría una ventaja frente a aspirantes de otras comunidades para una misma universidad.




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¿Por qué son distintas las pruebas?

Existen unas pautas comunes para las características, el diseño y el sistema de calificación de las pruebas, pero cada comunidad confecciona sus propios exámenes con preguntas distintas y criterios de corrección específicos.

¿Es posible comparar pruebas académicas si cada comunidad diseña sus propios contenidos y criterios de corrección? Lo es: la ciencia nos aporta métodos y conceptos clave para lograrlo.

La psicometría en la educación

En los últimos 100 años se ha avanzado considerablemente en la medición de variables psicológicas y educativas. El rendimiento académico ha sido por excelencia el principal “caballo de batalla” de muchos países, tratando de elaborar exámenes en diversos formatos: pruebas objetivas o tipo test, preguntas cortas, abiertas, etc.

En este contexto, la psicometría es la rama de la psicología que se encarga de comprobar las propiedades estadísticas de estas mediciones. Como no podemos medir directamente el rendimiento cognitivo de un estudiante, realizamos lo que en psicología se conoce como proceso de inferencia en función de la conducta observable de una persona: medimos la forma en la que los estudiantes responden a las cuestiones de un examen.

Por ejemplo, en una prueba de historia, se emplean criterios tales como la calidad en la argumentación, o el uso de normas gramaticales.

La importancia de los estándares en la evaluación

La psicometría nos permite diseñar modelos estadísticos para establecer las puntuaciones, como si usáramos una regla de medir. El conjunto de las normas que se emplean para asignar un valor numérico, en base a uno o varios criterios, a una respuesta determinada se denomina, en psicometría, “estándar”.

Existen múltiples clasificaciones de estándares, aunque las dos más conocidas son los estándares aplicados al criterio (criterion referencing) y los aplicados a la norma (norm referencing). En el primer caso, se determinan las habilidades o destrezas que se requieren para alcanzar un determinado umbral de calificación.

El segundo caso consiste en comparar el rendimiento de todos los estudiantes en su conjunto, pudiéndose establecer categorías de rendimiento. Por ejemplo, aquellos situados en el percentil 95 o superior se les podría dar la máxima calificación; entre el percentil 90 y 94 se le daría la calificación siguiente, y así sucesivamente.

La PAU: estándares aplicados al criterio

En el contexto de la PAU, las puntuaciones de los exámenes se delimitan a partir de estándares aplicados al criterio, de forma que una comisión evaluadora de cada comunidad autónoma determina, para cada pregunta del examen, la puntuación que se obtiene en función de la calidad de respuesta.

No obstante, dado que cada comunidad desarrolla sus propias pruebas, sería interesante plantear estándares aplicados a la norma, ya que permitiría, para cada prueba específica, equiparar la dificultad de las mismas.

Por ejemplo, consideremos la prueba de Historia de España. Aunque el formato del examen y el tipo de preguntas puedan variar entre comunidades autónomas, es posible establecer mecanismos para hacer comparables los resultados. Una estrategia sería fijar umbrales de rendimiento basados en percentiles. Así, para obtener la máxima puntuación, un estudiante debería situarse, por ejemplo, por encima del percentil 95 de su grupo.

Esto implica que la calificación numérica necesaria para alcanzar ese nivel podría variar según la dificultad del examen en cada comunidad: si una prueba es más exigente, una nota más baja podría corresponder a un alto percentil; en cambio, si el examen es más sencillo, se requeriría una nota más alta para alcanzar el mismo estándar. De este modo, se ajusta la interpretación de las puntuaciones y se favorece la comparabilidad entre pruebas distintas.

Mejorar la comparabilidad

Como principal propuesta psicométrica para comparar exámenes de certificación o de acceso al sistema universitario destaca el modelo de Rasch, que permite situar en una misma escala tanto la habilidad de los estudiantes como la dificultad de las pruebas. Este método ayuda a obtener una mayor objetividad para determinar umbrales de calificación (alcanza/no alcanza un criterio de evaluación) o para estudiar las distribuciones muestrales en función de percentiles, cuartiles, etc.

En España, este modelo se ha implementado por primera vez en la Comunidad Valenciana. Las pruebas confirman la medición eficaz del rendimiento como variable general: nos permiten comprobar si la dificultad de las pruebas varía entre convocatorias.

Aunque estos estudios se centran solo en la Comunidad Valenciana, ya se está trabajando en la aplicación del mismo procedimiento al resto de comunidades: de esta manera se podría iniciar un proceso comparativo entre ellas más fiable.

Estandarizar los tribunales evaluadores

Otra manera de garantizar la comparabilidad de los resultados es formar a los tribunales evaluadores en la aplicación de estándares, con el fin de garantizar la equidad en los procesos de corrección.

Con espíritu científico, esperemos que el tiempo permita poder implementar estas y otras posibles acciones, en beneficio del sistema de acceso universitario en general, y de nuestros estudiantes en particular.

The Conversation

Alejandro Veas Iniesta recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (MCIN/AEI/10.13039/501100011033), a través del proyecto PID2020-115248RA-I00, titulado: “Análisis de las Pruebas de Acceso a la Universidad y su relación con PISA: Identificación de estándares curriculares y competenciales mediante enfoques psicométricos”.

José Antonio López Pina recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades.

ref. Cómo diseñar la PAU para que los resultados de todas las comunidades sean comparables – https://theconversation.com/como-disenar-la-pau-para-que-los-resultados-de-todas-las-comunidades-sean-comparables-260973

Namibia celebrates independence heroes, but glosses over a painful history

Source: The Conversation – Africa (2) – By Henning Melber, Extraordinary Professor, Department of Political Sciences, University of Pretoria

Namibia celebrates 26 August as Heroes’ Day. It recalls the first military encounter between the South African army and members of the South West Africa People’s Organisation (Swapo), Namibia’s liberation movement, in 1966. Initially a German colony (1884-1915), the country was then administered by South Africa, which refused to give up the occupation.

Since independence in 1990, the heroic Swapo liberation narrative has also been inscribed in Heroes’ Acre, a monument built by North Korea.

The institutionalised public commemoration in Namibia today – rightly – recalls the sacrifices of those who were willing to fight for self determination. At the same time, it glosses over the toxic impact of the way warfare was conducted. Those involved in the struggle for independence were far from innocent in the execution of the military resistance. Yet their violations of human rights were never addressed.

This ambiguity was visible in 2025 in a public controversy when tribute poured out to the late Solomon Hawala, whose combat name was Jesus. He was a leading fighter in Swapo’s military wing, known as PLAN.

He also had a bloody track record of eliminating fellow Namibians in exile.

The celebration of Hawala finally moved me to resign as a member of Swapo, an organisation I joined when I was 24 years old. I set out my reasons in an interview accessible on YouTube.

Since the late 1970s I have specialised as an academic in Namibian history and politics. Since the early 1990s I have engaged with the traumatic side of so-called liberation. More recently I wrote a book chapter giving voice to the victims.

Patriotic history versus struggle realities

The history of liberation movements displays their authoritarian nature. Their camps in southern Africa forged bonds of comradeship. For Mozambique’s Frelimo, the African National Congress, Swapo, the People’s Movement for the Liberation of Angola and Zimbabwe African People’s Union, Tanzania’s Kongwa camp in the 1960s provided a first operational base in preparation for the armed struggle abroad.




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The movements then started to arrange for their own bases in host countries.

In the early to mid 1970s Swapo established the Old Farm outside Lusaka in Zambia. This was followed by Nyango. Finally, a Health and Education Centre was established in Angola’s Kwanza Zul.

The administration and management required strict discipline and reinforced repressive hierarchies.

There were several times in Swapo’s exile history when internal critics were silenced. Testimonies of the early stages in the late 1960s and early to mid 1970s offer insights by those persecuted. These included the former Swapo secretary for information Andreas Shipanga, the first generation Swapo member Hans Beukes, the former Swapo Youth League activist Keshii Nathanael and one of the first PLAN cadres, Samson Ndeikwila.

Speaking out and thereby disclosing the crimes, the Namibian chaplain in exile Salatiel Ailonga and his wife Anita were forced to seek refuge elsewhere.

Some scholars have drawn attention to the plight of the dissidents. The first waves of repression triggered two of those academics in solidarity with the liberation struggles to ask questions about liberation and democracy.

These earlier events were only a prelude to the “spy drama” in the 1980s. This was a chapter of horrendous crimes, mainly committed by a group of PLAN members at the camp in Lubango in southern Angola.




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Over 1,000 Swapo members were incarcerated in dungeons. Their fate was most likely triggered by setbacks in the border war in southern Angola between the South African army and PLAN units backed by Cuban forces. In 1978, the South African army had attacked a Swapo camp at Cassinga in Angola, killing hundreds of women and children.

Members of the higher ranking Swapo military, the so-called securocrats, blamed spies for the disaster and other military setbacks. They tortured the accused to extract confessions and to implicate others. With no proof of guilt, people were often executed, disappeared or died of neglect in the dungeons. Numbers of the missing with no traces were estimated by the surviving victims at around 2,000.

Victims were, in the main, rank and file Swapo members. That South African spies had most likely penetrated the higher echelons of the movement was ignored.

Some of the victims, like Oiva Angula, have published accounts of their suffering.

Those who pointed out the unfolding terror were dismissed by the international solidarity movement as anti-Swapo propaganda. This included the early revelations by Siegfried Groth, a pastor for the refugees in Zambia. He was blamed for besmirching the image of the freedom fighters.

Glorification of the perpetrators

With the passing on of the first generation of struggle stalwarts, the number of posthumously celebrated heroes increased. Many of the veterans were put to rest in full honour by state funerals.

Hawala passed away aged 89 on 11 August 2025. Until his retirement in 2006 he had been the chief of the defence force.

President Netumbo Nandi-Ndaitwah recognised his

distinguished military service, steadfast leadership and unwavering dedication to the cause of Namibia’s liberation and nation-building. His legacy remains a symbol of courage, patriotism, and commitment to the ideals of freedom and independence.

This triggered a public debate. It brought back memories of heinous crimes in which he played a crucial role. Named the “Butcher of Lubango” by those who survived the ordeal, he was the personification of a brutal and ruthless system targeting those accused of spying and those who dissented with the leadership.

In his defence, a former Swapo MP pointed out that he was merely acting on Swapo’s instructions. People, he argued, “were killed with the knowledge of senior Swapo leaders”, and some of these were already buried at Heroes’ Acre.

Unheroic heroism

The survivors of the dungeons who are still alive were in shock over celebrating Hawala. But as they also pointed out, he personified a system.

I argued along similar lines when I was interviewed about my resignation from Swapo after more than 50 years as a member. Before the announcement that Hawala would get a state funeral I had urged in an article that his death should be an opportunity to finally address the plight of his victims. Instead the blinkers remained.

This motivated my letter of resignation: I had joined Swapo for believing in its slogan “Solidarity, Freedom, Justice”. Out of loyalty to these values and as a matter of – albeit belated – restoration of moral integrity, I had no choice but to depart.

Praising the perpetrators as heroes adds insult to injury to their surviving victims. Such denialism and amnesia lies like a lead cloak over truth and reconciliation. It shows the limits to liberation when Heroes’ Day is celebrated.

The Conversation

Henning Melber was a member of SWAPO from 1974 until August 2025..

ref. Namibia celebrates independence heroes, but glosses over a painful history – https://theconversation.com/namibia-celebrates-independence-heroes-but-glosses-over-a-painful-history-263654

¿Y si pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto en un museo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Los colosales ídolos de Bameean Alexander Burnes, 1834.

¿Y si en un museo de historia pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto? ¿O volver a ver estatuas milenarias desaparecidas? ¿Qué tal si cientos de estudiantes pudieran explorar objetos antiguos por todos sus ángulos, sin necesidad de tocarlos?

Las vitrinas, cartelas y visitas guiadas que solían acompañar al patrimonio cultural, en los últimos años han dado paso a pantallas, audioguías, códigos QR y otras tecnologías inmersivas, en la búsqueda de nuevas formas de cautivar al público.

Así, uno de los recursos más llamativos en los museos del siglo XXI es el uso de hologramas de realidad aumentada: proyecciones tridimensionales que dan la sensación de presencia real sin necesidad de gafas ni dispositivos.

En algunos casos, se trata de pantallas LCD/LED o proyectores junto con técnicas como el Pepper’s Ghost –técnica de ilusionismo que, mediante espejos, refleja una imagen como si estuviera delante del público–, mallas holográficas o paneles de vidrio inclinados que reflejan una imagen para que parezca tridimensional.

Una figura iluminada fuera de la vista de la audiencia, bajo el escenario, es reflejada en un panel de cristal entre el actor y el público, de forma que el
Le Monde Ilustré, 1865.

Eso sí, cada propuesta debe partir de una investigación rigurosa sobre la pieza patrimonial, su contexto histórico y simbólico, y se codiseña junto a especialistas. Así, se asegura que la digitalización no vacía el contenido, sino que refuerza la dimensión humana y pedagógica.

Budas resucitados

En la región de Bamiyán, Afganistán, dos monumentales estatuas budistas del siglo VI fueron destruidas en 2001 por los talibanes, dejando nichos vacíos en los acantilados. En 2015, cineastas chinos crearon una instalación temporal que proyectaba hologramas de alta tecnología dentro de esos nichos, recreando en luz la forma original de los Budas.

Miles de espectadores pudieron contemplar las figuras “resucitadas” mediante tecnología volumétrica. El hecho de poder ver de nuevo aquello que se había perdido es una forma más de involucrar a la población en la puesta en valor del patrimonio.

Una de las estatuas de Buda que se encontraban en el valle de Bāmiyān, en Afganistán central, destruidas en 2001.
Wikimedia Commons., CC BY

Memoria del Holocausto

El patrimonio ayuda a que la memoria colectiva no se pierda. En este contexto, Heather Maio, que había trabajado como diseñadora de exposiciones con supervivientes del Holocausto durante años, quería que las generaciones futuras tuvieran la misma oportunidad de interactuar con ellos, y tuvo una idea.

Se le ocurrió hacer entrevistas grabadas que, en el futuro, se convirtieran en hologramas interactivos de sus protagonistas. Pinchas Gutter fue el primero en ser entrevistado, en una burbuja rodeada de luces y más de 20 cámaras. El objetivo era elaborar un formato que, a medida que la tecnología y la proyección 3D avanzan, permita crear hologramas cada vez más realistas, teniendo previamente todos los ángulos necesarios de la imagen.

Pinchas Gutter es un polaco sobreviviente del Holocausto judío, que participa en la exposición holográfica.
Wikimedia Commons., CC BY

De los más de 20 hombres y mujeres que han participado hasta ahora en el proyecto, tres ya han fallecido. Pero gracias a esta tecnología, pueden seguir respondiendo preguntas muchos siglos después del terror nazi.

Hablar con los muertos

El recrear personas reales no es del todo novedoso. En 2023, en el Musée d’Orsay de París, durante la exposición Van Gogh in AuverssurOise, se presentó el proyecto “Hello Vincent”, una recreación interactiva de Van Gogh que permite a los visitantes conversar con él gracias a una IA entrenada con sus cartas personales. Aunque no es un holograma óptico, esta interfaz resulta atractiva para el público.

Una reproducción de Van Gogh habla con los visitantes del Museo Orsay en París.
Jumbo Mana.

Sin embargo, el uso de hologramas o IA para recrear testimonios de personas fallecidas plantea dilemas éticos sobre el consentimiento póstumo, la autenticidad del mensaje y el riesgo de trivializar la experiencia del protagonista. Por eso, la clave siempre debe estar a estar en el respeto, la documentación rigurosa y el propósito educativo.

Tocarlo todo, por todos lados

Otra de las experiencias más recientes es la del Imperial War Museums y el Science Museum de Reino Unido, que se han asociado con una empresa de tecnología avanzada de realidad aumentada (RA) para crear exposiciones holográficas. El proyecto emplea una plataforma de RA de escritorio conocida como HoloSDK, que permite visualizar objetos en tres dimensiones en un entorno doméstico o escolar, sin necesidad de dispositivos inmersivos complejos.

Utilizando un monitor 2D convencional, una cámara web y seguimiento de movimiento de cabeza, esta tecnología genera una ilusión de profundidad y volumen que simula la experiencia de observar un holograma real. Así, logra una interacción visual envolvente, que ha sido implementada en programas educativos destinados a más de 20 000 estudiantes del Reino Unido y Tailandia.

El futuro, de la mano de nuestro legado cultural

El patrimonio cultural, a menudo tratado como una herencia inamovible, cobra en estos proyectos una dimensión viva, que invita a jugar y hacerse preguntas. ¿Puede un holograma emocionar? ¿Puede despertar conciencia histórica? La experiencia apunta que sí. Pero el verdadero reto no es visual, sino epistemológico: cómo narrar el pasado sin encerrarlo, cómo hacerlo parte del presente, sin reducirlo a espectáculo.

Aunque existen limitaciones para su implementación relacionadas con su alto coste, la dificultad de mantenimiento o ciertas cuestiones éticas, la solución está en seguir trabajando para escalar dicha tecnología. Y, por supuesto, en usarla como herramienta narrativa al servicio del conocimiento, no como fin en sí mismo.

Porque, cuando el patrimonio se activa desde la tecnología y el pensamiento crítico, deja de ser un objeto para contemplar. Se convierte en una experiencia para imaginar el futuro a partir de la herencia de nuestra historia como seres humanos.

The Conversation

Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si pudiéramos hablar con los supervivientes del Holocausto en un museo? – https://theconversation.com/y-si-pudieramos-hablar-con-los-supervivientes-del-holocausto-en-un-museo-262482

¿El derecho penal otorga un trato de favor a ricos (plutofilia) y poderosos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cecilia Cuervo Nieto, Personal investigador en formación, Área de Derecho Penal , Universidad de Salamanca

Romolo Tavani/Shutterstock

¿Es realmente el derecho penal en España igual para todos los ciudadanos o estos reciben del Estado un tratamiento penal diferenciado en función de consideraciones extrapenales, tales como su posición económica, su estatus social o su afiliación política?

La respuesta a este interrogante es que pueden distinguirse hasta tres derechos distintos dentro del ordenamiento penal vigente en España. Ello implica una grave quiebra del principio de igualdad, consagrado en la Constitución como un “valor superior del ordenamiento jurídico”.

Este se ve subvertido al aplicarse a los ciudadanos un tratamiento penal diverso por la comisión de ciertos delitos. La justificación de esta asimetría reside en la diferente utilidad de esos sujetos para el funcionamiento del sistema en su conjunto. Mientras a algunos se les va a castigar con una severidad excesiva, a otros se les aplicará un tratamiento penal mucho más benévolo.

Normal y con garantías penales

En primer lugar, existe el derecho penal normal o común, también llamado del ciudadano. Es aquel que, afortunadamente, opera como regla general y está investido de las garantías prescritas por la Constitución Española y por las leyes penales y procesales.

En contraposición, existe un derecho penal de la excepcionalidad, que se aparta de la senda de normalidad del modelo anterior. Funciona como un instrumento de lucha contra aquellos sujetos considerados enemigos del sistema y a los que hay que neutralizar a cualquier coste.

Derecho penal del enemigo

Se trata del “derecho penal del enemigo”, concepto acuñado por el penalista alemán Gunter Jakobs en las décadas de los años 80 y 90 del pasado siglo. Este modelo penal se caracteriza por una reducción de las garantías procesales del individuo que comete ciertos delitos y al que se niega el estatus mismo de ciudadano. Se considera a este sujeto una fuente de peligro que hay que erradicar para garantizar la seguridad.

En España, la legislación antiterrorista y figuras como la medida de seguridad de libertad vigilada o la pena de prisión permanente revisable se inscriben en los postulados propios de esta cuestionable modalidad penal.

Dentro del derecho penal del enemigo, se viene observando una tendencia dirigida a criminalizar a las personas más pobres y desfavorecidos de nuestras sociedades: los sin hogar, los vagabundos y los emigrantes en situación irregular, entre otros. Personas desposeídas y arrinconadas por el sistema y por la sociedad, hacia las que el Estado dirige una reacción penal particularmente hostil.

El artículo 274.3 del código penal establece hasta 2 años de prisión por un delito de pobres como es el “top manta”. Esta sanción constituye un ejemplo incontestable de lo que la filósofa Adela Cortina bautizó como aporofobia.




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La aporofobia, entendida como odio al pobre, se deja sentir en el texto penal. En este sentido, pueden señalarse como manifestaciones aporófobas el referido “top manta” y el delito de defraudación a la Seguridad Social cometido por persona no empresaria (artículo 307 tercero). Para este último tipo de infracciones, el código prevé un castigo al fraude, cualquiera que sea su importe.

Apreciamos un rasero totalmente distinto si el fraude a la Seguridad Social es cometido por un empresario. En estos casos, el Código Penal establece una cantidad mínima de 50.000 euros para que la defraudación sea delito.

Derecho penal del amigo

Por último, se encuentra aquel modelo de derecho penal que no se dirige ya ni a los ciudadanos “normales” ni a los “enemigos”, sino a los sujetos que son “amigos” del sistema y deben por ello ser debidamente protegidos.

Se trata del llamado derecho penal del amigo, que busca favorecer a ciertos sujetos considerados necesarios para el correcto funcionamiento del sistema. Los “amigos” son jueces, políticos, funcionarios, empresarios, financieros o celebridades. Esta valoración amistosa les dispensa un tratamiento penal favorable cuando llegan a delinquir.

El trato de favor se manifiesta por medio de tipificaciones asimétricas de ciertas conductas delictivas o mediante la intervención posterior del Gobierno. Este puede conceder indultos o incluso diseñar amnistías posteriormente aprobadas por ley.

Históricamente, ha habido muchos amigos del sistema que el derecho penal ha buscado proteger: el amigo rico, el amigo noble, el amigo varón, el amigo blanco, el amigo cristiano, el amigo político o el amigo poderoso, entre otros. A todos estos colectivos ha favorecido el derecho penal. Su tratamiento penal y/o procesal se encuentra dulcificado frente al dispensado al simple ciudadano y, por supuesto, al enemigo no ciudadano.

Hay figuras penales como la regularización en el delito fiscal, la atenuante de reparación del daño, de la que recientemente se ha beneficiado el futbolista Daniel Alves, o los indultos a políticos condenados por corrupción. Estas variables se adscriben a las coordenadas tolerantes del derecho penal del amigo.

¿Qué es la plutofilia?

En la actualidad, dos son los fundamentos de este derecho penal empático: la política y la economía. Es precisamente esta segunda modalidad de derecho penal del amigo, fundamentada en razones económicas, la que recibe la denominación de plutofilia.

La plutofilia, definida etimológicamente como amor por la riqueza y que la RAE todavía no contempla, sería aquella vertiente del derecho penal del amigo que favorece al rico. Aquel que, por su riqueza y por su nivel patrimonial, va a verse protegido por el modelo penal.

Una de las principales manifestaciones del derecho penal de la plutofilia es el delito fiscal, también llamado delito contra la Hacienda Pública en el artículo 305 del código penal. Este delito, considerado como un ilícito de ricos, exige defraudar al fisco la nada desdeñable cantidad de 120 000 euros por periodo impositivo. Las defraudaciones de importe inferior solo reciben sanción por la vía administrativa.

Irse “de rositas”

El artículo 305 contempla, además, una vía de escape para eludir la responsabilidad penal de su autor (rico, recuérdese). El interesado puede evitar una condena mediante el completo reconocimiento y pago de la deuda tributaria. Dicha posibilidad de devolver lo defraudado para “irse de rositas” es absolutamente única en el Código Penal.

No se contempla en delitos contra el patrimonio (típicamente el delito de hurto, sin violencia ni intimidación), cuyo perfil de autor no corresponde a un sujeto acaudalado que contribuya al correcto funcionamiento del sistema.

En definitiva, el legislador privilegia con esta vía de escape del delito fiscal a unos concretos delincuentes (los defraudadores tributarios, generalmente de elevado nivel adquisitivo) frente a otros sujetos penales. En su caso, ya no se contempla ninguna regularización específica con la que puedan liberarse de sus culpas.

Esta divergencia entre el trato penal ofrecido al amigo rico y el dispensado al enemigo pobre supone una intolerable quiebra del principio de igualdad, pilar esencial de un Estado de Derecho. Una divergencia que debe ser resuelta más pronto que tarde.

The Conversation

Cecilia Cuervo Nieto recibe fondos del Proyecto coordinado de generación de conocimiento “Plutofilia y Derecho Penal- Plutofilia”, financiado por el Gobierno de España con la cofinanciación del Fondo Social Europeo. En particular, la financiación se adscribe al Subproyecto 1 de dicho proyecto coordinado, titulado “Análisis crítico del Derecho penal de la plutofilia- Plutopenal” de la Universidad de Salamanca y con número de referencia PID2022-142211NB-C21.

Ana Isabel Pérez Cepeda participa en el proyecto de generación de conocimiento “Plutofilia y derecho penal-plutofilia”. Está financiado por el Gobierno de España con la cofinanciación del Fondo Social Europeo. Se adscribe al Subproyecto 1 titulado “Análisis crítico del derecho penal de la plutofilia-plutopenal” de la Universidad de Salamanca y con número de referencia PID2022-142211NB-C21.

ref. ¿El derecho penal otorga un trato de favor a ricos (plutofilia) y poderosos? – https://theconversation.com/el-derecho-penal-otorga-un-trato-de-favor-a-ricos-plutofilia-y-poderosos-263018

La longue histoire des tests de grossesse : de l’Égypte antique à Margaret Crane, l’inventrice du test à domicile

Source: The Conversation – France in French (2) – By Valérie Lannoy, Post-doctorante en microbiologie, Sorbonne Université

Depuis la pandémie de Covid-19, nous connaissons tous très bien les tests antigéniques, mais saviez-vous que le principe de l’autotest a été imaginé, dans les années 1960, par une jeune designer pour rendre le test accessible à toutes les femmes en le pratiquant à domicile ? Découvrez l’histoire de Margaret Crane, et les obstacles qu’elle a dû surmonter.


Les tests de diagnostic rapide ont sauvé de nombreuses vies à travers le monde grâce à leurs simplicité et rapidité, et à leur prix abordable. Les plus répandus sont les tests antigéniques, dont nous avons tous pu bénéficier pendant la pandémie de Covid-19. D’autres tests antigéniques existent, comme ceux détectant la dengue ou le chikungunya, deux infections virales tropicales, ou encore le paludisme, la maladie la plus mortelle au monde chez les enfants de moins de 5 ans.

Ces types de tests sont reconnus d’utilité publique par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le test antigénique de la grippe est par exemple utilisé en routine. Bien que l’intérêt pour ces tests ait émergé durant la Covid-19, nous étions déjà familiarisés avec les tests antigéniques sans nous en rendre compte ! Les tests de grossesse, ô combien impliqués dans nos histoires personnelles, sont les premiers tests de diagnostic rapide créés. On doit cette découverte à Margaret Crane, dont l’invention a contribué à l’amélioration considérable du domaine diagnostique général.

Les tests de grossesse à travers les âges

Détecter une grossesse a toujours revêtu une importance pour la santé féminine, la gestion familiale et les questions sociales. Un papyrus médical égyptien datant d’environ 1350 avant notre ère, appelé le papyrus Carlsberg, détaille une méthode simple. Des grains d’orge et de blé, enfermés chacun dans un petit sac ou un récipient, étaient humidifiés quotidiennement avec l’urine de la femme à tester. L’absence de germination diagnostiquait l’absence de grossesse. La germination de l’orge, elle, prévoyait la naissance d’un garçon, quand celle du blé présageait celle d’une fille. En 1963, une équipe de recherche a décidé d’essayer cette technique de l’Égypte antique, à première vue rudimentaire. De manière étonnante, même si la prédiction du sexe était décevante, la méthode égyptienne avait une sensibilité très élevée : 70 % des grossesses ont été confirmées ! Cela est probablement dû au fait que les hormones dans les urines de la femme enceinte miment l’action des phytohormones, les hormones végétales.

En 1927, le zoologue anglais Lancelot Hogben obtient une chaire de recherche pour étudier les hormones animales à l’Université du Cap en Afrique du Sud. Il y découvre le « crapaud à griffe » du Cap (Xenopus laevis) dont les femelles ont la capacité de pondre toute l’année. Le professeur Hogben contribue à la création d’un test de grossesse qui porte son nom. Son principe ? Injecter de l’urine de femme enceinte dans un crapaud femelle. En raison des hormones contenues dans l’urine, cette injection déclenchait spontanément la ponte. Le test présentait une sensibilité supérieure à 95 % !

Bien que ce protocole soit devenu un test de routine dans les années 1940, la majorité des femmes n’avait toujours pas d’accès facile aux tests de grossesse. D’autres tests similaires existaient, utilisant des souris femelles ou des lapines, consistant à en examiner les ovaires pendant 48 à 72 heures après l’injection d’urine, pour voir si celle-ci avait induit une ovulation. Ces tests présentaient des contraintes de temps, de coûts et l’utilisation d’animaux, ce qui a motivé la recherche de méthodes plus rapides et moins invasives.

La découverte de l’hormone hCG

Au début des années 1930, la docteure américaine Georgeanna Jones découvrit que le placenta produisait une hormone, appelée la gonadotrophine chorionique humaine, dont l’abréviation est l’hCG. Cette découverte en a fait un marqueur précoce de grossesse, et pour la tester, il ne restait plus qu’à la détecter !

En 1960, le biochimiste suédois Leif Wide immunisa des animaux contre l’hCG humaine et en purifia les anticorps. On avait donc à disposition des molécules, les anticorps, capables de détecter l’hCG, encore fallait-il que la réaction antigène-anticorps (dans ce cas, l’hCG est l’antigène reconnu par les anticorps) puisse être visible pour confirmer une grossesse à partir d’urines.

Le professeur Leif Wide développa un test de grossesse, selon une technologie appelée l’inhibition de l’hémagglutination. Elle se base sur l’utilisation de globules rouges, dont la couleur permet une analyse à l’œil nu. Si les anticorps se lient aux globules rouges, ils ont tendance à s’agglutiner, et cela forme une « tache rouge » au fond du test. En cas de grossesse, l’échantillon d’urine contient de l’hCG : les anticorps réagissent avec l’hCG et ne peuvent pas lier les globules rouges. L’absence de tâche rouge indique une grossesse ! Ce test était révolutionnaire, car, contrairement aux autres, et en plus d’être beaucoup moins coûteux, le résultat n’était obtenu qu’en deux heures.

L’invention de Margaret Crane

En 1962, l’entreprise américaine Organon Pharmaceuticals a commercialisé ce test de grossesse, à destination des laboratoires d’analyses médicales. En 1967, Margaret Crane est une jeune designer de 26 ans sans aucun bagage scientifique, employée par cette compagnie dans le New Jersey, pour créer les emballages de leur branche cosmétique. Un jour qu’elle visite le laboratoire de l’entreprise, elle assiste à l’exécution d’un des tests. Un laborantin lui explique la longue procédure, consistant au prélèvement d’urine par le médecin et à l’envoi à un laboratoire d’analyses. Il fallait attendre environ deux semaines pour une femme avant d’avoir un résultat.

Le test de grossesse inventé par Margaret Crane
Le test de grossesse inventé par Margaret Crane.
National Museum of American History, CC BY

Malgré la complexité théorique de la technique, Margaret Crane réalise alors à la fois la simplicité de lecture du test et du protocole : il suffisait d’avoir des tubes, un flacon d’anticorps et un indicateur de couleur (les globules rouges) ! De retour chez elle à New York, elle lance des expériences en s’inspirant d’une boîte de trombones sur son bureau, et conçoit un boîtier ergonomique – avec tout le matériel et un mode d’emploi simplifié –, destiné à l’usage direct à la maison par les utilisatrices. Margaret Crane montre son prototype à Organon Pharmaceuticals, qui refuse l’idée, jugeant qu’une femme ne serait pas capable de lire seule le résultat, aussi simple soit-il…

La persévérance de Margaret Crane

Peu de temps après la proposition de Margaret Crane, un homme employé par Organon Pharmaceuticals s’en inspire et lance la même idée, et lui est écouté. Elle décide alors de tirer parti de la situation, en assistant aux réunions où elle était la seule femme. Plusieurs tests, prototypés par des designers masculins, y sont présentés : en forme d’œuf de poule, soit roses, soit décorés de strass… Sans aucune hésitation, c’est celui de Margaret Crane qui est choisi pour sa praticité, car elle l’avait pensé pour que son utilisation soit la plus facile possible. Margaret Crane dépose son brevet en 1969, mais Organon Pharmaceuticals hésite à le commercialiser tout de suite, de peur que les consommatrices soient dissuadées par des médecins conservateurs ou par leur communauté religieuse.

Il est mis pour la première fois sur le marché en 1971 au Canada, où l’avortement venait d’être légalisé. Bien que créditée sur le brevet américain, Margaret Crane ne perçut aucune rémunération, car Organon Pharmaceuticals céda les droits à d’autres entreprises.

L’histoire de Margaret Crane illustre un parcours fascinant, où l’observation empirique rencontre le design industriel. Sa contribution fut finalement reconnue en 2014 par le Musée national d’histoire américaine.

Son concept fondateur, celui d’un test simple, intuitif et autonome pour l’utilisateur, ouvrit la voie révolutionnaire aux tests de grossesse sous la forme que nous connaissons aujourd’hui et aux tests antigéniques, essentiels notamment lors de crises sanitaires.

The Conversation

Valérie Lannoy ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. La longue histoire des tests de grossesse : de l’Égypte antique à Margaret Crane, l’inventrice du test à domicile – https://theconversation.com/la-longue-histoire-des-tests-de-grossesse-de-legypte-antique-a-margaret-crane-linventrice-du-test-a-domicile-263219

La dieta occidentalizada es “tóxica” para nuestro intestino

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iñaki Milton Laskibar, Profesor en la Universidad del País Vasco. Investigador del grupo Nutrición y Obesidad del Centro de Investigación Biomédica en Red de la Fisiopatología de la Obesidad y Nutrición (CiberObn) y del Instituto de Investigación Sanitaria Bioaraba, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

AnnaStills/Shutterstock

Últimamente es habitual oír hablar de “dieta occidentalizada” o “patrón dietético occidentalizado”. A grandes rasgos, se refiere a una alimentación basada en el consumo de alimentos energéticamente densos (con alto contenido en grasas saturadas y azúcares añadidos), y nutricionalmente pobres (bajo aporte de vitaminas, minerales y fibra, entre otros). Dicho de otra manera, la “dieta occidentalizada” se caracteriza por un consumo elevado de productos procesados y refinados, carnes rojas y procesadas, azúcares añadidos y grasas saturadas, a la vez que un bajo consumo de frutas, hortalizas, cereales integrales y frutos secos.

Efecto sobre la salud metabólica

Según esta definición, llevar una dieta occidentalizada implica alimentarse de una forma poco saludable. Por un lado, el tipo de alimentos que se incluyen (energéticamente densos) fomenta una sobreingesta energética que aumenta el riesgo de desarrollar obesidad. Por otro lado, el elevado contenido de azúcares añadidos y grasas saturadas de los alimentos procesados habitualmente presentes en ella favorece el desarrollo de otras alteraciones metabólicas como diabetes de tipo 2 o problemas cardiovasculares.

A ello hay que sumar que, con frecuencia, este patrón dietético suele estar acompañado de un estilo de vida sedentario, agravando todavía más su impacto negativo en la salud.

¿Pero por qué son poco saludables estos alimentos? ¿En qué consiste su daño? Todo apunta a que tiene que ver con sus efectos sobre la microbiota intestinal.

El intestino se inflama por el exceso de hidratos de carbono simples

La microbiota intestinal, definida como la compleja comunidad de microorganismos (principalmente bacterias) que habita nuestro intestino, es esencial para mantener la salud. Esto se debe a que la microbiota participa en procesos relevantes para mantener la salud del hospedador, como la obtención de nutrientes o la regulación de la respuesta inmune, entre otros. Para poder cumplir estas funciones, su composición debe ser la “adecuada”, lo que técnicamente se conoce como eubiosis.

En este sentido, se han identificado diferentes factores que afectan a la composición de la microbiota intestinal. La programación perinatal hace que la composición de la microbiota de un bebé se establezca durante el embarazo, el parto y sus primeros años de vida. Pero una vez pasado ese período, la dieta de cada individuo es el factor más determinante.

A nivel de macronutrientes, la dieta “occidentalizada” incluye una elevada cantidad de hidratos de carbono simples adicionados a los alimentos (principalmente glucosa y fructosa) que no son los que nos encontramos presentes de forma natural en estos. Como consecuencia, su consumo excesivo reduce la diversidad de la microbiota intestinal, con una mayor producción de moléculas proinflamatorias y la disminución de la función de barrera intestinal (el intestino se vuelve más permeable).

Además, los hidratos de carbono simples característicos de la “dieta occidentalizada” se relacionan con una reducción en la abundancia de bacterias con efecto antiinflamatorio (como son la Akkermansia muciniphila o el Faecalibacterium prausnitzii, entre otros). Simultáneamente, estos azúcares simples hacen que disminuya la producción de ácidos grasos de cadena corta (AGCC) y otros metabolitos antiinflamatorios que se generan cuando la dieta contiene fibra. Y todo ello se traduce en un estado inflamatorio intestinal.

El colon se inflama si abusamos de las grasas

Además de demasiados carbohidratos, con la dieta occidentalizada abusamos de los lípidos. Y resulta que un exceso de ingesta de lípidos requiere una mayor secreción de bilis para su digestión. Ello favorece el crecimiento de patobiontes, microorganismos benignos que, si la microbiota se desequilibra, pueden provocar patologías e inflamar el colon.

A ello hay que añadirle las consecuencias directas que va a tener la ingesta excesiva de lípidos sobre la composición de la microbiota intestinal, favoreciendo la producción de mediadores proinflamatorios y alterando la función de barrera intestinal.

A todo esto se suma un efecto en cadena más: cuando no hay suficientes ácidos grasos de cadena corta, se desregula el pH del intestino y el crecimiento de bacterias beneficiosas. Más factores para que nuestra salud digestiva se vaya al traste.

Disbiosis en la celiaquía, el SIBO y otras enfermedades

La disbiosis o desequilibrio de la microbiota es una característica común en pacientes con patologías intestinales. Por ejemplo, se ha observado que los pacientes con enfermedad del intestino irritable presentan una visible escasez de Faecalibacterium prausnitzii, una bacteria con un elevado potencial antiinflamatorio. En el caso de pacientes con sobrecrecimiento bacteriano (SIBO, por sus siglas en inglés), en los que existe una visible hinchazón abdominal y acumulación de gases por la excesiva abundancia de bacterias en el duodeno y yeyuno (partes iniciales del intestino delgado), también se puede hablar de disbiosis.

Por su parte, los individuos con celiaquía presentan una menor abundancia de bacterias beneficiosas de las especies de Bifidobacterium y Lactobacillus, y una mayor abundancia de bacteroides.

Es importante destacar que no se sabe con certeza si estos cambios preceden a la patología intestinal o si, por el contrario, son las patologías las que provocan la disbiosis. ¿Es primero el huevo o la gallina? Lo que sí es seguro es que la sustitución de un patrón alimentario “occidentalizado” por uno más equilibrado puede ayudar a mejorar la sintomatología de los pacientes afectados.

La dieta mediterránea, aliada de la salud intestinal

Del mismo modo que una alimentación inadecuada puede tener efectos negativos sobre la microbiota, una alimentación saludable puede ayudar a mantener o recuperar la eubiosis. En este sentido, la dieta mediterránea se considera una opción muy interesante para mantener una buena salud intestinal. Este patrón alimentario se caracteriza principalmente por la presencia de alimentos de origen vegetal (frutas, hortalizas, legumbres y frutos secos), por el consumo moderado de pescado y carne blanca, leche y derivados lácteos, y por el uso del aceite de oliva como principal fuente de grasa. Ello resulta en un aporte adecuado de nutrientes, prebióticos y probióticos, que favorecen el mantenimiento de una microbiota intestinal sana.

Debido a presencia de estos alimentos, la dieta mediterránea aporta nutrientes (como los ácidos grasos omega-3) y fitoquímicos (como los polifenoles) con efecto antioxidante y antiinflamatorio que mejoran la salud intestinal.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La dieta occidentalizada es “tóxica” para nuestro intestino – https://theconversation.com/la-dieta-occidentalizada-es-toxica-para-nuestro-intestino-262540

La ansiedad puede diagnosticarse de diferentes maneras, dependiendo del país y la cultura

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rodrigo Leão F. Nascimento, pós-doutorando em Psicologia, Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro (PUC-Rio)

Un estudio realizado en Brasil, Portugal y España sobre los cuestionarios estandarizados y utilizados en todo el mundo para evaluar posibles diagnósticos de ansiedad y depresión muestra que el contexto lingüístico y cultural puede alterar los resultados. Freepik, CC BY

Una joven brasileña va a estudiar a España y, de repente, empieza a tener dificultades para dormir, crisis de llanto y una sensación constante de aprensión. Preocupada, busca ayuda psicológica. En la consulta, rellena cuestionarios para evaluar los síntomas de ansiedad y depresión. Pero estas preguntas, validadas en otro contexto cultural, ¿captan realmente lo que ella está sintiendo? Y esto lleva a otra pregunta importante: ¿cómo funcionan las comparaciones internacionales que establecen, por ejemplo, ¿qué país tiene la población más ansiosa?

Estos interrogantes son cada vez más relevantes ante el crecimiento global de los trastornos de salud mental, impulsado en gran medida por la pandemia de covid-19. Según el Informe sobre la salud mental en el mundo, las mujeres y los adultos jóvenes se encuentran entre los grupos más afectados. Por lo tanto, es importante que los instrumentos para medir los síntomas y hacer un seguimiento de la evolución de los casos sean fiables y comparables.

¿De dónde proceden estos cuestionarios?

Los conceptos de ansiedad y depresión han evolucionado mucho con el tiempo, desde la época de Hipócrates, en el siglo V a. e. c. Actualmente, la principal referencia es el Manual diagnóstico y estadístico de los trastornos mentales (DSM), de la Asociación Americana de Psiquiatría (APA), que se revisa periódicamente.

Una característica común entre las distintas modalidades de trastornos depresivos es el estado de ánimo triste, vacío o irritable, junto con síntomas cognitivos y corporales. El tipo más clásico es el trastorno depresivo mayor, que persiste durante al menos dos semanas y afecta al funcionamiento de la persona en varias áreas de la vida, como el trabajo, los estudios o las relaciones.

Por su parte, los trastornos de ansiedad se asocian con un miedo y una preocupación exagerados, persistentes y difíciles de controlar, a menudo acompañados de síntomas físicos, como palpitaciones, sudoración y dificultad para respirar.

Basándose en estos criterios, el psiquiatra Aaron Beck desarrolló dos cuestionarios: el Inventario de Depresión de Beck (BDI-II, por sus siglas en inglés) y el Inventario de Ansiedad de Beck (BAI), en las décadas de los 60 y los 80, que también se revisan y adaptan con el paso del tiempo. Cada uno tiene 21 preguntas y versiones traducidas a varios idiomas. Son los más utilizados en todo el mundo, tanto en contextos clínicos como en investigaciones poblacionales. Pero, a pesar de ser muy útiles, ¿son realmente comparables?

Cómo se adaptan y evalúan los cuestionarios

Para importar cualquier instrumento psicológico desarrollado en otro país, no basta con traducir las preguntas. Es necesario verificar que mide los síntomas de la misma manera en diferentes culturas.

Algunos estudios sugieren que manifestaciones como la tristeza profunda, la irritabilidad o los cambios en el sueño pueden interpretarse de manera diferente según el país, y que ciertas preguntas pueden tener más o menos peso según el contexto cultural. Por lo tanto, el proceso de adaptación implica varias etapas rigurosas y reevaluaciones continuas.

Este fue precisamente el tema de mi investigación doctoral, en el Laboratorio de Análisis de Datos del Departamento de Psicología de la PUC-Rio, que concluí en 2025, con el apoyo de la beca nota 10 de la FAPERJ. Junto con colaboradores de la Universidad de Coimbra, en Portugal, y de Extremadura, en España, publicamos un estudio que evaluó la equivalencia de estos cuestionarios entre muestras de 315 estudiantes universitarios en Brasil, 426 en Portugal y 1 216 en España.

En primer lugar, verificamos la estructura interna del instrumento, es decir, cómo se agrupan las preguntas en factores teóricos para la población en general. En la evaluación de la depresión (BDI-II), los estudios muestran la existencia de dos factores: uno relacionado con síntomas cognitivos, como el pesimismo o la dificultad para concentrarse, y otro con síntomas físicos y emocionales, como la fatiga, los cambios en el sueño y el apetito.

Por su parte, el BAI, que mide la ansiedad, ha ganado importancia por su capacidad para diferenciar la ansiedad de los síntomas depresivos, pero sus mecanismos aún se están investigando. Aunque muchos estudios apuntan a la existencia de dos conjuntos principales –síntomas físicos y síntomas emocionales de pánico–, otros trabajos sugieren que podría tener solo un factor general o incluso más de dos. Además, algunas palabras utilizadas en el cuestionario en español parecen interpretarse de forma diferente entre culturas, como se señala en una investigación con poblaciones latinas en Estados Unidos.

Por lo tanto, después de verificar la estructura interna de cada prueba, también es necesario evaluar la llamada “invarianza de medición”, que comprueba si las mismas preguntas tienen el mismo significado estadístico entre países. Este paso es importante para los estudios comparativos.

Cuando vemos noticias que dicen que “un estudio internacional ha revelado que el país X tiene las personas más ansiosas del mundo, debemos ser cautos. Antes de creer el titular, debemos asegurarnos de que los instrumentos utilizados en el análisis midieran la ansiedad de forma equivalente entre los países.

Lo que encontramos

Por lo que observamos, en general, el instrumento que evalúa la depresión fue equivalente en los tres países, mientras que el que mide la ansiedad, no.

Nuestros resultados para el cuestionario de depresión (BDI-II) mostraron algunas variaciones puntuales en ítems como el interés sexual, el sentimiento de castigo y los pensamientos de muerte, pero sin comprometer el resultado general. La estructura de dos factores fue consistente entre los países, lo que indica que el instrumento puede utilizarse con seguridad para comparar los niveles de depresión entre estudiantes brasileños, portugueses y españoles.

Sin embargo, no obtuvimos la respuesta esperada para el instrumento de ansiedad (BAI). Los datos que recopilamos no se ajustaron bien al modelo que organiza los síntomas en dos grupos: uno relacionado con el cuerpo, como palpitaciones o mareos, y otro con afectos subjetivos y pánico. Las preguntas relacionadas con el “miedo a morir” o la “incapacidad para relajarse” tuvieron niveles muy diferentes de asociación con el factor “ansiedad” en cada país. Esto indica que la ansiedad puede manifestarse (o percibirse) de formas diferentes en cada cultura.

Además, el llamado “ajuste del modelo”, que es la verificación estadística de que los datos encajan en la estructura esperada, tampoco fue satisfactorio. Cuando esto ocurre, es una señal de alerta. Significa que el instrumento puede no estar midiendo de manera similar el mismo fenómeno en todos los grupos, y que las comparaciones entre países deben hacerse con cautela.

Posibles caminos

Estos hallazgos tienen importantes implicaciones para la práctica clínica, la investigación y la formulación de políticas de salud mental.

Volviendo al ejemplo de la joven brasileña que viaja a España en busca de ayuda psicológica, garantizar que se tenga debidamente en cuenta el componente cultural es un factor esencial para un diagnóstico preciso. Ante el aumento global de las migraciones, señalado por el último Informe sobre las migraciones en el mundo de la ONU, y dada la mayor vulnerabilidad de este grupo a los trastornos de ansiedad y depresión, es fundamental que las herramientas de evaluación sean culturalmente adecuadas, para evitar negligencias o sobreestimaciones de los síntomas en las poblaciones migrantes.




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En la investigación científica, la escasez de estudios de invarianza puede llevar a conclusiones sesgadas. Especialmente cuando se trata de trastornos mentales, que están influenciados por múltiples factores: genéticos, sociales, económicos, culturales, individuales y otros. Ampliar las investigaciones sobre la equivalencia de las medidas contribuye a comprender mejor cómo se manifiestan estos trastornos mentales en diferentes contextos y a identificar sus especificidades culturales en todo el mundo.

El impacto de esto en el ámbito de la salud pública es directo. Cuanto más precisas y rigurosas sean las herramientas de evaluación, más eficaces podrán ser las políticas de prevención y los sistemas de seguimiento de los índices de salud mental. De este modo, buscamos una mejor calidad de vida para todas las poblaciones, más allá de sus fronteras.

The Conversation

Rodrigo Leão F. Nascimento recibe fondos del CNPq.

J. Landeira Fernandez recibe fondos de FAPERJ, CNPq y CAPES.

ref. La ansiedad puede diagnosticarse de diferentes maneras, dependiendo del país y la cultura – https://theconversation.com/la-ansiedad-puede-diagnosticarse-de-diferentes-maneras-dependiendo-del-pais-y-la-cultura-263131