Comment les enfants du baby-boom vivront-ils la fin de vie au Québec ?

Source: The Conversation – in French – By Jean-Ignace Olazabal, Responsable de programmes, Université de Montréal

Les personnes âgées de 65 ans et plus (environ 2 250 000 personnes en 2033) représenteront 25 % de la population de la province de Québec au début des années 2030, les enfants du baby-boom composant dès lors la presque totalité de la population aînée.

Le taux de mortalité augmentera cela dit progressivement à partir de 2036, avec plus de 100 000 décès par année, et dépassera de loin le nombre de naissances, maintenant le Québec dans un contexte de post-transition démographique qui pourrait provoquer un déclin de la population globale.

Quoi qu’il en soit, l’augmentation de la longévité prévue fera que ces nouveaux vieux, les enfants du baby-boom, seront plus nombreux à devenir octogénaires et nonagénaires que ceux des générations précédentes. En effet, les 80+ pourraient représenter près de 8 % de la population en 2033, alors que l’espérance de vie prévue par Statistique Canada sera de 82 ans pour les hommes et de 86 ans pour les femmes.

Il est clair que la balise 65+ n’est plus la même qu’il y a 50 ans, et que la vieillesse est désormais un cycle de vie long, avec les enjeux et défis que cela comporte. Or, paradoxe remarquable, alors que le Québec figure au palmarès des sociétés où l’espérance de vie est la plus haute, elle est également celle où la demande d’aide médicale à mourir est la plus importante.

Anthropologue de la vieillesse et du vieillissement, je suis responsable de la formation en vieillissement à la Faculté de l’apprentissage continu (FAC) de l’Université de Montréal et je m’intéresse aux aspects sociaux du vieillissement des enfants du baby-boom au Québec.


Cet article fait partie de notre série La Révolution grise. La Conversation vous propose d’analyser sous toutes ses facettes l’impact du vieillissement de l’imposante cohorte des boomers sur notre société, qu’ils transforment depuis leur venue au monde. Manières de se loger, de travailler, de consommer la culture, de s’alimenter, de voyager, de se soigner, de vivre… découvrez avec nous les bouleversements en cours, et à venir.


Des vieux nouveaux genres ?

Si le baby-boom est un phénomène démographique englobant les personnes nées entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le milieu des années 1960, il est convenu, ici comme en France ou aux États-Unis, de réserver le nom baby-boomers aux personnes nées entre 1946 (1943 au Québec) et 1958.

Dans son livre intitulé Le fossé des générations, publié en 1971, l’anthropologue Margaret Mead disait des baby-boomers états-uniens qu’ils constituaient une génération préfigurative, en ce sens qu’ils ont inversé les termes de la transmission intergénérationnelle, les jeunes instruisant leurs aînés et, du coup, leurs pairs, plutôt que l’inverse, défiant ainsi la tradition.

Cette inscription en faux contre les valeurs parentales et ancestrales aura permis l’essor de la contreculture dans les années 1960-1970, comme l’expliquent les sociologues Jean-François Sirinelli dans le cas de la France et Doug Owram dans celui du Canada, à travers des valeurs jeunes (la musique pop, la consommation de drogues récréatives ou l’amour libre par exemple). Elle aura également permis de rompre avec la traditionnelle transmission des rôles et des statuts au sein de la famille, comme le souligne le sociologue québécois Daniel Fournier.

Un effet de génération

On parle ici d’un effet de génération au sens sociologique du terme. Au Québec, les baby-boomers seraient, selon le sociologue québécois Jacques Hamel, ceux qui constituent cette fraction des enfants du baby-boom ayant souscrit au slogan « qui s’instruit, s’enrichit » et qui détiennent ces « diplômes universitaires, expression par excellence de cette modernisation » que connut le Québec dans les années 1960.

Ces derniers auront fomenté, sous l’égide des aînés ayant réfléchi la Révolution tranquille (soit les René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et autres révolutionnaires tranquilles), des transformations majeures au sein d’institutions sociales et d’idéaux aussi fondamentaux que la famille (en la réinventant), la nation (en la rêvant) ou la religion catholique (en la reniant de façon massive).

Le sociologue américain Leonard Steinhorn reconnaît dans cette génération des personnes aux valeurs progressistes ayant tendance à une plus grande reconnaissance de la diversité culturelle, des nouvelles mœurs (comme la légalisation du mariage homosexuel, de l’aide médicale à mourir, ou du cannabis récréatif), ou de l’égalité entre les hommes et les femmes, par rapport aux générations précédentes.


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Mais ce qui distingue surtout ces baby-boomers vieillissants des générations de personnes âgées d’antan, c’est la persévérance dans la conviction de la primauté du sujet, par delà les conventions sociales, même dans la dépendance et la fin de vie.

L’effet de génération, bien qu’il diffère chez chacun des membres d’un même ensemble générationnel, est un produit de l’histoire et des conditionnements sociohistoriques auxquels le sujet aura été exposé au cours des premières décennies de sa vie. Les premières générations du baby-boom ont dès leur jeune âge adulte participé activement à la laïcité de l’État et de l’espace public et privé, et souscrit à l’État technobureaucratique promu par la Révolution tranquille, libérant le sujet des attaches communautaristes pour le rendre autonome.

Les enfants du baby-boom et la fin de vie

L’affranchissement des contraintes religieuses chez les Québécois d’origine canadienne-française, le difficile accès aux soins palliatifs pour les personnes âgées et, surtout, la volonté de contrôler sa propre destinée, sont autant de facteurs qui risquent d’influer sur la fin de vie et la mort des enfants du baby-boom au Québec.

En 2023, 7 % des personnes décédées au Québec – majoritairement des personnes âgées – ont choisi la mort médicalement assistée, dans un contexte d’acceptation sociale presque unanime. En effet, 90 % de la population québécoise appuie la loi sur l’aide médicale à mourir, selon un sondage Ipsos, soit le plus haut taux au Canada.

La détresse existentielle face à la fin de vie et le refus de la souffrance et de l’agonie pourraient expliquer l’engouement des enfants du baby-boom pour ce qu’ils considèrent une mort digne.

Or le grand volume de personnes qui constituent l’ensemble des cohortes du baby-boom, soit les personnes nées entre 1943 et 1965, invite à réfléchir au sort qui sera réservé à beaucoup d’entre eux et elles quant à la qualité et à la quantité des soins et des services publics qui leur seront alloués. Étant donné le contexte plutôt critique du Réseau québécois de la santé et des services sociaux, se pose la question des conditions dans lesquelles se dérouleront ces nombreux décès, estimés à plus de 100 000 par année dès 2036.

Pas tous égaux devant la vieillesse

Certes, une bonne proportion de personnes parmi ce grand ensemble populationnel seront effectivement à l’aise financièrement et jouiront d’un bon état de santé grâce à leur niveau d’éducation, à de généreuses pensions et autres fonds de retraite, à de saines habitudes de vie, et à la biomédecine. Cela étant dit, une proportion non négligeable vieillira appauvrie et malade. Les inégalités sociales de santé demeureront importantes au sein de ces nouvelles générations de personnes âgées.

Les hommes bénéficieront globalement d’un avantage sur les femmes en termes de conditions de retraite et de qualité de vie, tout comme les natifs par rapport aux immigrants, soulignent les démographes Patrik Marier, Yves Carrière et Jonathan Purenne dans un chapitre de l’ouvrage Les vieillissements sous la loupe. Entre mythes et réalités. Cela aura une incidence sur les conditions d’habitation et de résidence, sur les coûts privés en santé et sur la qualité du vieillissement en général.

Ces inégalités sociales de santé feront que les dernières années de vie de plusieurs, des femmes surtout, risquent de l’être en mauvaise santé, appauvries et sans forcément un entourage de qualité. Mais vivre plus longtemps à n’importe quel prix n’est pas le souhait de beaucoup parmi les enfants du baby-boom, et ce indépendamment de leur statut socioéconomique.

L’aide médicale à mourir deviendra-t-elle, dès lors, un acte médical ordinaire, alors que le système public de santé et de services sociaux connaîtra une pression accrue ? Quoi qu’il en soit, ce geste médical ultime devrait toujours jouir d’une popularité incontestable parmi les nouveaux vieux Québécois, du moins ceux d’origine canadienne-française qui ont rompu avec le catholicisme, ce qui pourrait contribuer à freiner l’augmentation de l’espérance de vie au Québec.

Mais encore faut-il que la fin de vie se déroule également dans la dignité.

La Conversation Canada

Jean-Ignace Olazabal a reçu des financements du CRSHC, IRSC.

ref. Comment les enfants du baby-boom vivront-ils la fin de vie au Québec ? – https://theconversation.com/comment-les-enfants-du-baby-boom-vivront-ils-la-fin-de-vie-au-quebec-252148

Tensión entre EE. UU. y Colombia: un cóctel de antipatía personal, cambio geopolítico y disputa energética

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ulf Thoene, PhD, Profesor Asociado de Ética Empresarial y Organizacional, Negocios Internacionales y Geopolítica, Universidad de La Sabana

El presidente de Colombia, Gustavo Petro, se manifestaba en Nueva York contra las políticas de Trump en el conflicto palestino-israelí el pasado 20 de octubre. Saku_rata160520/Shutterstock

La creciente tensión entre los Estados Unidos y Colombia, protagonizada de forma personal por los presidentes Donald Trump y Gustavo Petro, ha evolucionado hacia un conflicto multifacético. Este combina la animadversión personal de estos líderes, sanciones y tensiones comerciales, un nuevo orden mundial y choques en políticas antidrogas.

En un contexto marcado por las guerras en Gaza y Ucrania, la fragmentación económica global, el realineamiento geopolítico y un auge del intervencionismo económico estatal y la geoeconomía, este conflicto, aparentemente bilateral, ejemplifica el cambio del libre comercio a un escenario de bloques rivales.

El mundo se bifurca en esferas de influencia con reminiscencias de una guerra fría económica y transita hacia un orden mundial multipolar. Lo ilustra una Unión Europea en problemas, el ascenso de los BRICS y la creciente importancia de entidades como la Organización de Cooperación de Shanghái.

Las acciones a menudo impredecibles y erráticas de Trump, que incluyen recortes de ayuda, sanciones y amenazas de aranceles, ponen en riesgo décadas de cooperación entre Colombia y EE. UU. Pese a ello, el impacto sobre la economía y las empresas no reviste la gravedad que estas medidas suponen para otros países debido a las exenciones que operan en el caso colombiano.

Doctrina Monroe 2.0

La “Doctrina Monroe 2.0”, burlonamente llamada “Doctrina Donroe”, busca afirmar el dominio de EE. UU., una potencia en hidrocarburos, en el hemisferio occidental. La demanda de energía, que incluye combustibles fósiles, energía nuclear y renovables, así como de minerales, impulsan maniobras geopolíticas por parte de Trump. Estas buscan limitar la influencia china y rusa.

Esa disputa por el acceso a la energía y los minerales se comprende como parte de la carrera global por la inteligencia artificial. También se explica por la necesidad de satisfacer la creciente demanda de electricidad para cumplir con el deseo de las poblaciones, que aspiran a estándares de vida más altos.

Todo ello resulta clave para entender las tensiones globales crecientes. La existencia de importantes productores de hidrocarburos en el hemisferio occidental, como Canadá, EE. UU., México, Brasil, Guyana o Venezuela, sin olvidar el potencial petrolero del yacimiento Vaca Muerta en Argentina, convierte a esta región en un campo de batalla geopolítico intensamente disputado.

Colombia, un aliado tradicional

Colombia constituye un aliado tradicional de EE. UU. en Sudamérica. Las relaciones han estado ancladas en esfuerzos antidrogas. Desde el lanzamiento del Plan Colombia en 2000, EE. UU. ha invertido fondos significativos y capital político en la nación andina, con costas en el Caribe y el Pacífico. Esta asociación ha incluido entrenamiento militar, equipo e intercambio de inteligencia.

Por todo ello, Colombia sigue siendo un puesto vital de avanzada para la inteligencia estadounidense en los Andes. Sin embargo, las políticas del presidente Petro, que han ido acompañadas de críticas severas a la política exterior de EE. UU., y su postura sobre el conflicto en Gaza, han servido de justificación de la crisis actual. Siempre con el telón de fondo que representa el deseo de Trump de recuperar el control sobre las naciones del hemisferio occidental y de Sudamérica en particular.

Acercándose al final de su presidencia de cuatro años y cada vez más visto como un “pato cojo” (expresión basada en el término anglosajón lame duck, que hace referencia a la debilidad de los cargos electos salientes), Petro ha buscado posicionarse como una voz en el discurso sobre cambio climático y en el debate sobre los derechos del pueblo palestino, utilizando la disputa actual con Trump para reforzar su imagen.

Esta disputa se intensificó en octubre de 2025, cuando Trump acusó a Petro de permitir que los carteles florecieran. Trump detuvo la ayuda y los pagos de EE. UU., descertificó a Colombia como socio en la lucha contra los narcóticos e impuso sanciones a Petro, a parte de su familia y a un círculo cercano de asesores.

Estas crecientes tensiones se intensifican como consecuencia de los ataques fatales contra barcos venezolanos, que EE. UU. relaciona con el transporte de drogas. A bordo de dichas embarcaciones se encontraban ciudadanos colombianos, a quienes Petro llama “pescadores asesinados”. Esto ha provocado revocaciones de visas y un aumento de presencia militar en el Caribe.

Factores comerciales

Los factores comerciales amplifican la brecha. Trump anunció aranceles sobre las exportaciones colombianas junto con los recortes de ayuda, posiblemente escalando de advertencias a acciones. Esto, unido a las amenazas arancelarias contra Brasil y las sanciones estrictas sobre Venezuela, revela parte de la estrategia de Trump para atraer a naciones latinoamericanas, como la Argentina de Milei, al lado de EE. UU. en medio de realineamientos globales.

Sin embargo, las sanciones se dirigen a Petro sin castigar ampliamente a las empresas, evitando medidas aplastantes para la economía y temidas por las firmas colombianas. Este enfoque selectivo refleja la impredecibilidad de Trump y los desafíos con la aplicación de sanciones. También es difícil descifrar qué facción de la actual administración de EE. UU. está impulsando la política actual hacia Sudamérica en particular.

Las divergencias en políticas de drogas alimentan el fuego. Colombia, a través de Venezuela, se ve como un proveedor clave de narcóticos, con cárteles que han infiltrado el negocio de hidrocarburos en varias naciones productoras de petróleo y gas en América Latina. Quedan así ligados los conflictos sobre drogas y energía a la geopolítica.

El aumento de la producción de cocaína durante el mandato de Petro ha alarmado a Estados Unidos. Pero cortar la ayuda podría desestabilizar la seguridad, permitiendo que los grupos armados aumenten y adquieran más poder. También existe el temor de que este tipo de sanciones contra Colombia puedan dejar a EE. UU. sin un aliado tradicional e incluso sirvan para fortalecer indirectamente al líder asediado de Venezuela, Nicolás Maduro.

Animosidad personal entre Trump y Petro

El conflicto adquiere tintes dramáticos por las motivaciones personales de dos presidentes muy singulares, Trump y Petro. Ambos líderes nacionales están atendiendo a sus partidarios locales sin mostrar ninguna disposición a ceder, lo que convierte sus posturas en símbolos de desafío.

Con China y Rusia geográficamente alejadas, EE. UU. aprovecha su poderío militar y el peso del dólar para mantener el dominio en la escalada en gran parte del hemisferio occidental.

A medida que el mandato de Petro avanza hacia su finalización en 2026, existe la esperanza de que se produzca un pase de página. Pero las tensiones actuales subrayan cómo las animosidades personales, el realineamiento estratégico y la carrera por controlar recursos energéticos vitales exacerban las divisiones globales.

La posición de Colombia es poco envidiable, ya que este aliado tradicional de EE. UU. podría encontrarse bajo mayor presión para repensar sus políticas exteriores y comerciales y posiblemente trazar un nuevo curso. En este nuevo orden mundial multipolar, nadie parece ganar con la escalada de tensión que vivimos.

The Conversation

Ulf Thoene, PhD no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Tensión entre EE. UU. y Colombia: un cóctel de antipatía personal, cambio geopolítico y disputa energética – https://theconversation.com/tension-entre-ee-uu-y-colombia-un-coctel-de-antipatia-personal-cambio-geopolitico-y-disputa-energetica-267949

Insultos, amenazas y agresiones: cómo dejar de normalizar la violencia en el fútbol

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eneko Sanchez Mencia, Profesor de Ciencias de la Actividad Física y el Deporte Universidad de Deusto, Universidad de Deusto

dotshock/Shutterstock

La violencia en el fútbol volvió a ser noticia. En Écija, una pelea entre aficionados hace unos días terminó con varios heridos. Días después, un autobús de seguidores del Flamengo volcó y dejó decenas de lesionados.

Estos sucesos no son casualidad: muestran cómo algo tan apasionante como el deporte puede convertirse en un espacio de tensión y conflicto.

No se trata de episodios aislados, sino señales de un problema que mezcla identidad, pertenencia, rivalidad y falta de control. Lo que debería ser una celebración deportiva acaba convirtiéndose, demasiadas veces, en un escenario de confrontación.

El fútbol, como otros deportes de masas, no vive al margen de la sociedad. Lo que ocurre en los estadios, en las gradas o durante los desplazamientos masivos de hinchas, no puede entenderse sin observar lo que sucede fuera: una sociedad polarizada, emocionalmente desbordada y donde el conflicto parece cada vez más normalizado. En las gradas, la pasión se multiplica y, a veces, se desborda.
¿En qué momento la emoción que nos une empezó a ser también la que nos separa?

Pasión y conflicto en el campo

En el fútbol, la pasión no solo se siente: se comparte, se grita y se convierte en parte de quienes somos. Animar a un equipo no es solo seguir unos colores, sino formar parte de algo más grande, de un “nosotros” que da sentido y pertenencia. En muchos casos, ese sentimiento llega a llenar vacíos de reconocimiento o de comunidad que nuestro día a día no siempre ofrece.

Como explica un análisis sociológico sobre la cultura futbolística española, esta mezcla de emoción, pertenencia y conflicto complica las cosas. Hace que el estadio sea además de lo deportivo, un escenario donde también se expresan frustraciones y deseos de reconocimiento.

El problema aparece cuando esa identidad se construye en oposición al otro: el equipo rival deja de ser un adversario deportivo y pasa a verse como una amenaza. Lo que empezó siendo una expresión de emoción y orgullo se convierte en un espacio de enfrentamiento donde la rivalidad pesa más que el propio juego.

La violencia se previene, no se castiga

Los datos de la Comisión Estatal contra la Violencia, el Racismo, la Xenofobia y la Intolerancia en el Deporte muestran que, a pesar de los esfuerzos institucionales, los incidentes en los estadios españoles se mantienen estables. La mayoría no implica agresiones físicas, pero la violencia verbal, simbólica y discriminatoria (insultos, humillaciones o cánticos ofensivos) sigue siendo habitual. Es la parte más invisible de la violencia, pero también la más normalizada. Castigar ayuda a frenar, pero no a cambiar.

Para encontrar soluciones hay que mirar más allá de las sanciones. En otros países ya se están probando enfoques diferentes. En Suecia, el equipo del investigador Clifford Stott, de la Universidad de Keele, vio que el diálogo con los aficionados ayuda a reducir los conflictos. Lo hacen a través de personas mediadoras, llamadas Supporter Liaison Officers –oficiales de enlace con los aficionados–, que escuchan, orientan y crean puentes entre hinchas y autoridades. No se trata de vigilar más, sino de escuchar mejor.

Educar la emoción

La violencia en el fútbol no empieza en los estadios, sino mucho antes. Nace en la forma en que enseñamos a competir, en los modelos que mostramos y en cómo aprendemos a gestionar la frustración.

En España también se están dando pasos. Algunos programas educativos y comunitarios promueven la convivencia y el respeto, sobre todo en el deporte base. Aun así, estudios recientes muestran que la violencia verbal y simbólica sigue presente incluso en las categorías infantiles. La presión por ganar, la falta de modelos positivos y la ausencia de formación emocional hacen que esos comportamientos se repitan desde edades muy tempranas.

Por eso, la solución no pasa solo por reforzar la seguridad, sino por educar la emoción. Los clubes, las escuelas y las familias tienen un papel clave. Enseñar a competir también significa enseñar a respetar, a perder y a controlar la rabia.

Los clubes y las federaciones deberían asumir un papel activo como agentes de transformación social. Invertir en formación, mediación y campañas de convivencia no es un gasto sino una inversión en salud pública y cohesión social.

Los medios de comunicación también tienen su parte. Cuando priorizan el espectáculo del conflicto, refuerzan la narrativa de la violencia. Mostrar referentes positivos, diversidad y respeto sería un paso mucho más poderoso hacia el cambio cultural que necesitamos.

La violencia ultra no es solo responsabilidad de unos pocos radicales. Es el reflejo de cómo entendemos la pasión, el éxito y la rivalidad. Si queremos que el fútbol vuelva a ser un espacio de unión, debemos empezar fuera de los estadios: en las aulas, en los barrios, en los clubes. Solo así podremos transformar la pasión en convivencia y la rivalidad en respeto.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Insultos, amenazas y agresiones: cómo dejar de normalizar la violencia en el fútbol – https://theconversation.com/insultos-amenazas-y-agresiones-como-dejar-de-normalizar-la-violencia-en-el-futbol-268638

Why Canada must transform its long-term care system

Source: The Conversation – Canada – By Denise Suzanne Cloutier, Professor, Health Geography and Social Gerontology, University of Victoria

With Canadians now living longer than ever, the question of who will care for them — and under what conditions — when they can no longer care for themselves has become one of the country’s most pressing issues.

According to 2021 census data, the population aged 85 and over and 100 and over are growing at rates much faster than other population cohorts.

And the reality is that the longer we live, the more likely we are to experience chronic, multiple and complex health conditions like hypertension, osteoarthritis, heart disease, osteoporosis, chronic pulmonary disease, diabetes, cancer and dementia.

While most older people will continue to “age in place” in their own homes and in relatively good health, about eight per cent, or roughly 528,000, will require the specialized care provided in long-term care (LTC) or assisted living facilities.

This is especially true if they are experiencing progressive and intense illness or disease, disabilities or injuries, and if home care and family supports are limited.

The LTC workforce under pressure

As the demand for long-term care grows, Canada is simultaneously witnessing an exodus of LTC workers through retirement or by seeking employment elsewhere due to chronic and sustained sector challenges, including lack of funding and the lingering impacts of the COVID-19 pandemic.

Roughly 14 per cent of the Canadian health-care workforce, or just over 50,000 people, are engaged in LTC. This number does not include every member of the care team but does include those who spend the most time providing care at residents’ bedsides.

These practitioners include personal support workers, licensed practical nurses (LPNs), registered nurses (RNs), nurse practitioners and occupational and physiotherapists — most of whom are racially diverse and female. Many feel overwhelmed and unheard.

Caring for the care providers

It is a well-worn but still valid cliché to say the pandemic shone a spotlight on longstanding challenges within LTC, including rising privatization trends and rigid hierarchical organizational structures.

During and after the pandemic, workers said they felt pulled in all directions. Overtime hours, absenteeism, mental-health issues and sick time escalated as staff performed dual roles as both workers and acting family members due to restrictive distancing protocols.

The Canadian Institute for Health Information reported that in 2023, the number of LPNs, RNs and occupational therapists declined by 6.1 per cent, 2.1 per cent and 9.1 per cent respectively. Despite of these conditions, the LTC workforce is known to go above and beyond the call of duty in providing care.

In the same year, a government consultation aimed at developing national standards for quality of care and safety in LTC reported that LPNs, aides and allied health professionals were calling for action on working conditions, emphasizing the importance of job stability, equitable wages, training, advancement opportunities, reasonable workloads and limits on mandatory overtime in support of their health, well-being and job satisfaction.

Sociologist Pat Armstrong, a leading Canadian expert in transforming care for older adults, has said that “the conditions of work are the conditions of care.” This is a poignant reminder of the critical relationship between workers and each LTC environment in the care of residents.

Her words underline a hard truth — without attending to this relationship adequately, the level of care for residents becomes compromised.

A new model for aging well with dignity

The costs of providing LTC in large-facility settings bear further scrutiny.

The Conference Board of Canada suggested that 199,000 additional LTC beds will be needed between 2018 and 2035, an investment of $64 billion in capital spending and $130 billion in operating expenditures.

A 2021 survey of about 2,000 Canadians conducted by Ipsos and reported by the Canadian Medical Association noted that 97 per cent of those aged 65 and over are concerned about the state of Canada’s LTC system. Over 95 per cent of those same seniors said they will do everything they can to avoid moving into a LTC home.

Older people want to remain at home for as long as possible. But when they cannot, a growing global movement advocates for the development of smaller, less institutional, more home-like environments, including dementia-friendly communities, to care for older people, especially those living with dementia.

These new models are expanding across Canada, based on the De Hogeweyk Care Concept developed in the Netherlands in the 1990s, with the first village established in 2009. These villages offer settings that support social interaction and engagement in everyday life, provide access to outdoor spaces and gardens and help people retain dignity and autonomy for as long as possible.

For people living with dementia and older adults who desire to remain at home as long as they can, this is a silver lining.

Evidence is growing that these inclusive, age-friendly, home-like settings not only give residents a greater sense of comfort, control and autonomy; they also also provide an environment for direct-care workers to thrive and do meaningful work that makes a difference in their lives and in the daily lives of those they care for.

Creating environments that better support the conditions of care — quality of life for residents and workers, and having care labour recognized, respected and adequately remunerated across all sectors, with opportunities for training and career advancement — will encourage long-time workers to remain in the sector and help ensure that new health-care graduates continue to see LTC as a viable and rewarding career path.

If Canada wants to ensure dignity in aging, it must treat care work as essential infrastructure.

The Conversation

Denise Suzanne Cloutier is part of the C.A.R.I.N.G Dementia Collaborative funded by the University of Victoria, Aspiration 2030 initiative.

ref. Why Canada must transform its long-term care system – https://theconversation.com/why-canada-must-transform-its-long-term-care-system-267285

Le succès des applis de scans alimentaires à l’ère de la défiance

Source: The Conversation – France in French (3) – By Jean-Loup Richet, Maître de conférences et co-directeur de la Chaire Risques, IAE Paris – Sorbonne Business School; Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Portées par la popularité de Yuka ou d’Open Food Facts, les applications de scan alimentaire connaissent un réel engouement. Une étude analyse les ressorts du succès de ces outils numériques qui fournissent des informations nutritionnelles perçues comme plus indépendantes que celles présentes sur les emballages et délivrées soit par les pouvoirs publics (par exemple, l’échelle Nutri-Score) soit par les marques.


La confiance du public envers les autorités et les grands industriels de l’alimentaire s’érode, et un phénomène en témoigne : le succès fulgurant des applications de scan alimentaire. Ces outils numériques, tels que Yuka ou Open Food Facts, proposent une alternative aux étiquettes nutritionnelles officielles en évaluant les produits au moyen de données collaboratives ouvertes ; elles sont ainsi perçues comme plus indépendantes que les systèmes officiels.

Preuve de leur succès, on apprend à l’automne 2025 que l’application Yuka (créée en France en 2017, ndlr) est désormais plébiscitée aussi aux États-Unis. Robert Francis Kennedy Jr, le ministre de la santé de l’administration Trump, en serait un utilisateur revendiqué.

Une enquête autour des sources d’information nutritionnelle

La source de l’information apparaît essentielle à l’ère de la méfiance. C’est ce que confirme notre enquête publiée dans Psychology & Marketing. Dans une première phase exploratoire, 86 personnes ont été interrogées autour de leurs usages d’applications de scan alimentaire, ce qui nous a permis de confirmer l’engouement pour l’appli Yuka.

Nous avons ensuite mené une analyse quantitative du contenu de plus de 16 000 avis en ligne concernant spécifiquement Yuka et, enfin, mesuré l’effet de deux types de signaux nutritionnels (soit apposés sur le devant des emballages type Nutri-Score, soit obtenus à l’aide d’une application de scan des aliments comme Yuka).

Les résultats de notre enquête révèlent que 77 % des participants associent les labels nutritionnels officiels (comme le Nutri-Score) aux grands acteurs de l’industrie agroalimentaire, tandis qu’ils ne sont que 27 % à percevoir les applis de scan comme émanant de ces dominants.




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À noter que cette perception peut être éloignée de la réalité. Le Nutri-Score, par exemple, n’est pas affilié aux marques de la grande distribution. Il a été développé par le ministère français de la santé qui s’est appuyé sur les travaux d’une équipe de recherche publique ainsi que sur l’expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et du Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

C’est quoi, le Nutri-Score ?

  • Le Nutri-Score est un logo apposé, sur la base du volontariat, sur l’emballage de produits alimentaires pour informer le consommateur sur leur qualité nutritionnelle.
  • L’évaluation s’appuie sur une échelle de cinq couleurs allant du vert foncé au orange foncé. Chaque couleur est associée à une lettre, de A à E.
  • La note est attribuée en fonction des nutriments et aliments à favoriser dans le produit pour leurs qualités nutritionnelles (fibres, protéines, fruits, légumes, légumes secs) et de ceux à éviter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel et édulcorants pour les boissons).

De son côté, la base de données Open Food Facts (créée en France en 2012, ndlr) apparaît comme un projet collaboratif avec, aux manettes, une association à but non lucratif. Quant à l’application Yuka, elle a été créée par une start-up.

Des applis nutritionnelles perçues comme plus indépendantes

Ces applications sont vues comme liées à de plus petites entités qui, de ce fait, apparaissent comme plus indépendantes. Cette différence de perception de la source engendre un véritable fossé de confiance entre les deux types de signaux. Les consommateurs les plus défiants se montrent plus enclins à se fier à une application indépendante qu’à une étiquette apposée par l’industrie ou par le gouvernement (Nutri-Score), accordant ainsi un avantage de confiance aux premières.

Ce phénomène, comparable à un effet « David contre Goliath », illustre la manière dont la défiance envers, à la fois, les autorités publiques et les grandes entreprises alimente le succès de solutions perçues comme plus neutres. Plus largement, dans un climat où rumeurs et désinformation prospèrent, beaucoup préfèrent la transparence perçue d’une application citoyenne aux communications officielles.

Dimension participative et « volet militant »

Outre la question de la confiance, l’attrait des applications de scan tient aussi à l’empowerment ou empouvoirement (autonomisation) qu’elles procurent aux utilisateurs. L’empowerment du consommateur se traduit par un sentiment accru de contrôle, une meilleure compréhension de son environnement et une participation plus active aux décisions. En scannant un produit pour obtenir instantanément une évaluation, le citoyen reprend la main sur son alimentation au lieu de subir passivement l’information fournie par le fabricant.

Cette dimension participative a même un volet qui apparaît militant : Yuka, par exemple, est souvent présentée comme l’arme du « petit consommateur » contre le « géant agro-industriel ». Ce faisant, les applications de scan contribuent à autonomiser les consommateurs qui peuvent ainsi défier les messages marketing et exiger des comptes sur la qualité des produits.

Des questions de gouvernance algorithmique

Néanmoins, cet empowerment s’accompagne de nouvelles questions de gouvernance algorithmique. En effet, le pouvoir d’évaluer les produits bascule des acteurs traditionnels vers ces plateformes et leurs algorithmes. Qui définit les critères du score nutritionnel ? Quelle transparence sur la méthode de calcul ? Ces applications concentrent un pouvoir informationnel grandissant : elles peuvent, d’un simple score, influer sur l’image d’une marque, notamment celles à la notoriété modeste qui ne peuvent contrer une mauvaise note nutritionnelle.

Garantir la sécurité et l’intégrité de l’information qu’elles fournissent devient dès lors un enjeu essentiel. À mesure que le public place sa confiance dans ces nouveaux outils, il importe de s’assurer que leurs algorithmes restent fiables, impartiaux et responsables. Faute de quoi, l’espoir d’une consommation mieux informée pourrait être trahi par un excès de pouvoir technologique non contrôlé.

À titre d’exemple, l’algorithme sur lequel s’appuie le Nutri-Score est réévalué en fonction de l’avancée des connaissances sur l’effet sanitaire de certains nutriments et ce, en toute transparence. En mars 2025, une nouvelle version de cet algorithme Nutri-Score est ainsi entrée en vigueur.

La montée en puissance des applications de scan alimentaire est le reflet d’une perte de confiance envers les institutions, mais aussi d’une aspiration à une information plus transparente et participative. Loin d’être de simples gadgets, ces applis peuvent servir de complément utile aux politiques de santé publique (et non s’y substituer !) pour reconstruire la confiance avec le consommateur.

En redonnant du pouvoir au citoyen tout en encadrant rigoureusement la fiabilité des algorithmes, il est possible de conjuguer innovation numérique et intérêt général. Réconcilier information indépendante et gouvernance responsable jouera un rôle clé pour que, demain, confiance et choix éclairés aillent de pair.

The Conversation

Marie-Eve Laporte a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Béatrice Parguel, Camille Cornudet, Fabienne Berger-Remy et Jean-Loup Richet ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Le succès des applis de scans alimentaires à l’ère de la défiance – https://theconversation.com/le-succes-des-applis-de-scans-alimentaires-a-lere-de-la-defiance-267489

Canadian universities must do more to ensure their branded clothing isn’t made in sweatshops

Source: The Conversation – Canada – By Judy Fudge, Professor Emeritus, School of Labour Studies, McMaster University

From hoodies and T-shirts to baseball caps, apparel with university and collegiate names and logos is a booming business in Canada and the United States.

Colleges and universities earn revenue each year by licensing their trademarks to major apparel companies, including Lululemon and Fanatics. These companies, in turn, rely on vast supplier networks located primarily in countries with weak labour protections and regulations.

The result is a disconnect between the values many universities espouse and the practices they enable. Canadian universities have a critical role to play in the advancement of the United Nations Sustainable Development Goals, including Goal 8, which promotes sustainable economic growth and decent work for all.

Yet workers who make university-branded apparel often receive low wages, face gender-based violence and harassment, experience retaliation for union involvement and work in unsafe buildings.

As an expert in labour exploitation and modern slavery in supply chains, I believe universities and colleges have a responsibility to ensure these workers have decent working conditions.

Rise of student activism and monitoring

Concerns about labour conditions are not new. Since the late 1990s, student activism has led many universities to adopt codes of conduct for licenses for upholding workers’ labour rights. However, finding out if these rights were actually being upheld was challenging.

Universities turned to certification programs and social auditing firms to monitor compliance, but research shows these programs are often lax and fail to disclose violations. These monitors are too close to the companies they work for, leading to conflicts of interest and limited transparency.

Because of this, the student anti-sweatshop movement pressed for independent monitoring. In 2000, United Students Against Sweatshops established the Worker Rights Consortium (WRC), an independent organization that was initially set up to help colleges and universities enforce their manufacturing codes of conduct. It also performs independent investigations for other organizations and companies when asked to do so.

Unlike most corporate social auditors, the WRC is the only independent organization serving the university community that isn’t affiliated with the apparel industry.

It investigates factories based on worker testimonies. These investigations can be triggered by reports from universities, workers or local non-governmental organizations. Investigations are designed to ensure transparency through public reporting, and the WRC works with apparel brands and factories to secure remediation.

According to the WRC, it has helped more than 700,000 workers through factory investigations and helped them win more than US$150 million of legally owed back pay. It has also helped reverse terminations for 1,810 workers who were wrongfully fired for exercising their right to associate.

Lessons from Rana Plaza

The importance of independent monitoring of corporate labour rights codes was highlighted by the collapse of the Rana Plaza building in Bangladesh in April 2013, which killed 1,131 workers. Factories in the building produced garments for several major brands, including the Loblaw’s Joe Fresh line.

Despite some of the brands having codes of conduct and audits, none identified or corrected safety violations in the months before the collapse.

In the aftermath, the WRC helped implement and enforce the Bangladesh Accord on Fire and Building Safety, a five-year independent, legally binding agreement between global brands, retailers and trade unions to build a safe Bangladeshi garment industry. Reports of the accord show significant improvements in fire and building safety.

Expanding the fight for workers’ rights

Beyond Bangladesh, the WRC has devised ways for brands to use their economic leverage to persuade suppliers to address systemic problems like gender-based violence and harassment in the garment sector.

Its investigations led to two agreements to eliminate these issues: one in Lesotho in 2018 and one in Central Java in 2024. The WRC’s university-affiliate program was crucial in Central Java, since the supplier produced university-logo goods.

This work shows that reducing and addressing labour abuse in global garment chains is possible. The WRC’s success stems from its institutional features that enhance its legitimacy: independence from unions and corporations, its investigative nature and its focus on workers.

Why university participation matters

University affiliation is crucial for the WRC’s success. While many universities have signed on, the number of affiliates has declined from 186 in 2010 to 154 in 2025.

To become an affiliate, a university must adopt a manufacturing code of conduct, incorporate it into contracts with apparel companies, share a list of factories involved in producing their merchandise and pay an annual affiliation fee.

Only six Canadian universities are affiliates: McGill University, Queen’s University, Thompson Rivers University, the University of Guelph, the University of Winnipeg and the University of Toronto. McMaster University, where I taught in the School of Labour Studies until this year, recently withdrew after 23 years.

For Canadian universities that market themselves as global citizens and champions of the sustainable development goals, affiliation should be seen as a moral obligations. By choosing to become an affiliate, universities demonstrate their commitment to protecting the rights of workers producing the apparel and goods that carry their names.

The Conversation

Judy Fudge receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council.

ref. Canadian universities must do more to ensure their branded clothing isn’t made in sweatshops – https://theconversation.com/canadian-universities-must-do-more-to-ensure-their-branded-clothing-isnt-made-in-sweatshops-266330

Más inteligentes pero también más vulnerables a los trastornos mentales: el precio de la evolución

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Adriana Castro Zavala, Neurocientífica, Universidad de Málaga

Burdun Iliya/Shutterstock

El trastorno por déficit de atención con hiperactividad (TDAH) se caracteriza por la distracción, la impulsividad o la dificultad para concentrarse. Sin embargo, algunos científicos creen que lo que actualmente entendemos como “trastorno” pudo haber sido una ventaja adaptativa para la supervivencia humana en el pasado.

Por ejemplo, rasgos asociados al TDAH como curiosidad, búsqueda de novedad y energía elevada, si lo pensamos bien, son cualidades que podrían mejorar la caza y la recolección. Es decir, lo que hoy genera dificultades en una oficina o aula, pudo haber sido una herramienta de supervivencia esencial hace miles de años.

Esto plantea una pregunta, ¿y si ciertos trastornos mentales fueran residuos evolutivos de rasgos que nos ayudaron a evolucionar? Pues es precisamente a lo que apuntan las conclusiones de un reciente estudio que ha escrutado minuciosamente el rastro genético de nuestros ancestros.

En busca de “fósiles invisibles”

La paleontología nos enseña que a medida que el cráneo crecía y se transformaba, también lo hacía el cerebro que contenía. Por ejemplo, Homo erectus, que vivió hace entre unos 2 millones y 120 000 años, tenía un cerebro de unos 900 cm³, mientras que Homo sapiens contaba con uno de 1.350 cm³. Pero esos números solo nos dicen cuándo creció el cerebro, no cómo empezó a pensar, sentir o imaginar.

Exposición de cráneos de distintas especies del género _Homo_ en el Museo de Historia Natural de Londres.
Exposición de cráneos de distintas especies del género Homo en el Museo de Historia Natural de Londres.
IR Stone/Shutterstock

Por esta razón, el foco de los científicos se ha desplazado de los huesos a las moléculas, y concretamente al genoma. El ADN puede entenderse como un archivo biológico que guarda las instrucciones para construir y mantener nuestro cuerpo, pero también funciona como una biblioteca de “fósiles invisibles”. Cada mutación es un registro del pasado, una pista sobre cómo la selección natural moldeó el cerebro, el cuerpo y la conducta.

Una de las herramientas más poderosas para descifrar esas huellas son los estudios de asociación del genoma completo, conocidos como GWAS (Genome-Wide Association Studies). Dichos análisis comparan el ADN de miles o millones de personas para identificar pequeñas variaciones, llamadas polimorfismos de un solo nucleótido o SNP.

Gracias a un GWAS podemos saber qué variantes genéticas están relacionadas con una mayor área de corteza prefrontal, con la memoria, con la inteligencia fluida o incluso con la probabilidad de desarrollar un trastorno mental.

Dos oleadas de evolución

Esa fue precisamente la técnica que aplicó un grupo de investigación para desvelar las variantes genéticas relacionadas con el cerebro humano: su anatomía, sus habilidades cognitivas y, algo menos esperado, su vulnerabilidad psiquiátrica. El estudio, publicado recientemente en la revista Cerebral Cortex, analizó el ADN de más de 200 000 generaciones humanas, en un lapso temporal que abarca desde hace más de cinco millones de años hasta apenas unas décadas.

Con este enfoque lograron crear una línea temporal de la evolución genética y descubrir no solo cuándo aparecieron los genes que moldearon el cerebro moderno, sino también los que aumentaron nuestra propensión a la creatividad o al sufrimiento mental.

Así detectaron dos grandes oleadas de evolución. La primera, entre tres millones y 300 000 años atrás, coincidió con la diversificación de los primeros Homo, como Homo habilis y Homo erectus, especies que fabricaban herramientas, dominaban el fuego y mostraban un aumento progresivo del cerebro.

La segunda ocurrió entre 300 000 y 2 000 años atrás, con un punto culminante hace unos 55 000 años, cuando Homo sapiens se expandió fuera de África. Esta etapa estaba relacionada con cambios más acelerados en el cerebro, la cognición y el comportamiento, ya que muchas de las habilidades o conductas que definen a nuestra especie como el lenguaje, la planificación o la imaginación, surgieron en esa etapa de transformación. Es decir, bastante tarde en nuestra historia como seres humanos.

Durante esa segunda oleada, el cerebro humano se reorganizó. La corteza cerebral, la capa externa relacionada con el pensamiento abstracto, la memoria y el lenguaje, se expandió, sobre todo en regiones como el área de Broca, involucrada en el lenguaje y la cognición simbólica.

Los genes más jóvenes, surgidos hace entre 50 000 y 5 000 años, se expresan con más fuerza en esas zonas y muestran mayor actividad durante el desarrollo prenatal, cuando el cerebro empieza a formar sus circuitos básicos.

El precio de una mente compleja

Sin embargo, las mismas variantes genéticas que potenciaron nuestra inteligencia, creatividad y empatía parecen haber traído consigo una mayor vulnerabilidad a los trastornos mentales.

Según el estudio de Cerebral Cortex, dichas variantes se asocian a depresión, ansiedad y TDAH y son, en promedio, mucho más jóvenes que las relacionadas con la inteligencia o el tamaño del cerebro. Además, se concentran precisamente en las áreas vinculadas al lenguaje, la imaginación y la empatía. Los investigadores proponen que, a medida que el cerebro se volvió más complejo y flexible, también aumentó su susceptibilidad a la desregulación emocional. La evolución, en cierto modo, habría intercambiado estabilidad por creatividad.

El origen del TDAH

Algo similar sugieren otros trabajos. Uno de los genes más estudiados en relación con el TDAH es el DRD4, que codifica un receptor del neurotransmisor dopamina vinculado a la atención y la búsqueda de recompensas. Su variante 7R, asociada a rasgos como la impulsividad y la búsqueda de novedad, se ha relacionado con una mayor probabilidad de TDAH en entornos modernos. Sin embargo, investigaciones con poblaciones nómadas, como los ariaal de Kenia, muestran que los hombres portadores de 7R tenían mejor estado nutricional que los no portadores, mientras que ocurría lo contrario en los grupos asentados.

En otras palabras, los rasgos que hoy consideramos problemáticos pudieron ser subproductos adaptativos de una mente en expansión. Por ejemplo, la ansiedad ayudaba a anticipar peligros, la impulsividad a explorar nuevos territorios y la hipersensibilidad emocional a fortalecer los vínculos sociales.

Así, los mismos genes que nos dieron una mente flexible y adaptable, y que alguna vez garantizaron nuestra supervivencia, son también los que podrían influir en nuestra fragilidad emocional.

The Conversation

Adriana Castro Zavala no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Más inteligentes pero también más vulnerables a los trastornos mentales: el precio de la evolución – https://theconversation.com/mas-inteligentes-pero-tambien-mas-vulnerables-a-los-trastornos-mentales-el-precio-de-la-evolucion-268401

El mercado del CO₂ ayuda a reducir emisiones pero también afecta al valor de las empresas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gabriel Lozano Reina, Profesor del Departamento de Organización de Empresas y Finanzas, Universidad de Murcia

BOY ANTHONY/Shutterstock

Cuando hablamos del precio del CO₂ solemos pensar en medioambiente y cambio climático. Sin embargo, ese precio también se ha convertido en un auténtico termómetro financiero: sube o baja y, con ello, arrastra a empresas de sectores tan distintos como la energía, la aviación, la banca o la tecnología.

Dicho de otro modo: el coste de contaminar no solo afecta a la factura de la luz o al cemento con el que se construye una vivienda, sino también a la valoración bursátil de muchas compañías europeas.

¿Qué es el EU-ETS?

Desde 2005 funciona en Europa el EU Emissions Trading System (EU-ETS), el mayor mercado regulado de carbono del mundo. Se basa en una idea muy simple: poner un límite total a las emisiones de CO₂ y repartir permisos entre las empresas. Si una compañía logra contaminar menos de lo que le corresponde, puede vender su excedente a otras empresas que se pasen del cupo. Es un sistema de “pagar por contaminar” que busca que reducir emisiones sea rentable para las empresas.

En la práctica, esto ha convertido al CO₂ en un activo financiero con su propio precio, que sube y baja según la oferta de permisos, la demanda de energía, los cambios regulatorios o incluso las crisis geopolíticas.

CO₂, una ‘bola de billar’ financiera

En nuestro estudio, publicado en Journal of Commodity Markets, hemos analizado datos de varias empresas europeas entre los años 2013 y 2025, desde grandes contaminadores (como cementeras, siderúrgicas o empresas del sector de la construcción) hasta compañías de baja huella de carbono (como empresas de servicios o farmacéuticas). La pregunta era clara: ¿cómo afecta la volatilidad del CO₂ –es decir, sus subidas y bajadas repentinas– al valor que tienen en bolsa estas empresas?

Esto nos ha permitido ver cómo los golpes del precio del CO₂ se transmiten de manera distinta en cada contexto y qué sectores sufren más en el corto y en el largo plazo:

  1. El CO₂ sí mueve los mercados. Lo primero que comprobamos es que su precio no vive aislado: sus altibajos se transmiten con fuerza al valor en bolsa de las empresas. Es como una bola de billar que, al chocar, hace que otras piezas se muevan.

  2. Los golpes son rápidos. La mayor parte de estos efectos ocurren a corto plazo, en cuestión de días. Cuando la UE anuncia una reforma, cuando estalla una crisis energética o cuando un país se retira de un acuerdo climático, el precio del CO₂ sufre una sacudida y al instante los mercados reaccionan.

  3. Las empresas más contaminantes son las más vulnerables. No sorprende que las compañías con grandes emisiones –petroleras, acereras, cementeras, eléctricas– sufran más. Para ellas, cada subida del CO₂ supone un aumento directo de costes. En nuestro análisis aparecen como “receptoras netas” de volatilidad: absorben más golpes de los que reparten.

  4. Las empresas de baja emisión tampoco se libran. Es curioso que compañías de sectores con pocas emisiones también sientan el impacto. ¿Por qué? Porque los mercados financieros reaccionan en bloque: los inversores interpretan las subidas del CO₂ como una señal de regulaciones más estrictas y esto afecta incluso a quienes no dependen directamente de combustibles fósiles. En algunos casos, estas empresas se comportan como transmisoras de volatilidad, arrastrando a otros valores.

  5. Los momentos clave dejan huella. En 2015, con el Acuerdo de París, se vieron picos de transmisión y el CO₂ se convirtió en referencia de la ambición climática.

Entre 2018 y 2020 –con la puesta en marcha de la reserva de estabilidad del mercado para intentar resolver los desequilibrios estructurales entre la oferta y la demanda, y la aparición de la pandemia–, la volatilidad se disparó y alcanzó tanto a empresas muy contaminantes como a las menos expuestas. Además, la reforma del sistema dentro del Objetivo 55 para reducir las emisiones de gases de efecto invernadero de la Unión Europea, reforzó la ambición climática de la UE.

En 2022, la guerra de Ucrania provocó un desplome temporal de los precios del CO₂, pero después el mercado se recuperó y volvió a presionar a los sectores intensivos en energía.

¿Por qué debe importar a las empresas?

El mensaje es claro: el CO₂ ya no es solo un tema ambiental, sino un riesgo financiero de primera línea. Para una cementera o una eléctrica, los permisos de emisión son un coste que puede dispararse de un día para otro. Esto obliga a integrar el “riesgo carbono” en la estrategia: mejorar la eficiencia energética, invertir en tecnologías limpias o diseñar planes de cobertura financiera que amortigüen la volatilidad.

Para las empresas de baja emisión, como farmacéuticas o de servicios, la lección es distinta: aunque sus procesos no dependan del carbón o el petróleo, tampoco pueden ignorar el mercado de carbono. La reacción de los inversores ante subidas del CO₂ puede afectar a su valoración y a la percepción de su sostenibilidad.

¿Por qué debe importar a los inversores?

Cada vez más, los mercados leen el precio del CO₂ como una señal de futuro. Si sube, interpretan que habrá regulaciones más duras y costes mayores para ciertas industrias. Si baja, anticipan relajación o menor ambición climática. Esto influye en las decisiones de inversión, en las estrategias ESG (ambientales, sociales y de gobernanza) y en la gestión de riesgos de fondos y carteras.

En la práctica, el CO₂ se ha convertido en un barómetro financiero que condiciona dónde fluye el capital: hacia empresas que muestran resiliencia y adaptación, lejos de aquellas que parecen vulnerables.

¿Por qué debe importar a los ciudadanos?

Aunque parezca lejano, todo esto nos afecta en la vida diaria. El precio del CO₂ influye en la factura de la luz, en el coste del transporte y en el precio del cemento con el que se construyen casas y carreteras.

Cuando una crisis dispara la volatilidad del CO₂, esa inestabilidad se transmite a la economía real. En 2018, por ejemplo, el alza del CO₂ fue uno de los factores que encareció el precio mayorista de la electricidad en varios países europeos, con impacto directo en la factura de los hogares.

CO₂, un actor financiero de primer orden

El mercado europeo de carbono nació como una herramienta para reducir emisiones al menor coste posible. Hoy, veinte años después, se ha convertido también en un actor financiero de primer orden: su volatilidad afecta al valor de las empresas, a las decisiones de inversión y, en última instancia, a la economía de todos.

Estos efectos son cada vez más intensos y, sobre todo, inmediatos. Además, si las empresas no se anticipan al riesgo climático, pueden ver comprometida su competitividad y su empleo. Por eso, comprender el papel del CO₂ no puede ser un asunto reservado a reguladores o especialistas en sostenibilidad: también importa a directivos, inversores y ciudadanos.

En el camino hacia una economía descarbonizada, el precio del carbono será tanto una señal de política climática como un indicador financiero clave. Y anticiparse a sus sacudidas puede marcar la diferencia entre perder competitividad o aprovechar la transición verde como una oportunidad.

The Conversation

Gabriel Lozano Reina recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (proyecto PID2024-159036NA-I00) y de la Fundación Cajamurcia.

Diego Rodríguez-Linares Rey recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (proyecto PID2024-159036NA-I00) y de la Fundación Cajamurcia.

J. Samuel Baixauli recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (proyecto PID2024-159036NA-I00) y de la Fundación Cajamurcia.

Susana Alvarez Diez recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación (proyecto PID2024-159036NA-I00) y de la Fundación Cajamurcia.

ref. El mercado del CO₂ ayuda a reducir emisiones pero también afecta al valor de las empresas – https://theconversation.com/el-mercado-del-co-ayuda-a-reducir-emisiones-pero-tambien-afecta-al-valor-de-las-empresas-264845

Una cara oculta del acoso escolar: la violencia psicológica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alicia Mariscal, Profesora del Área de Lingüística General y miembro del Instituto de Investigación en Lingüística Aplicada (ILA), Universidad de Cádiz

SpeedKingz/Shutterstock

Los padres de María acaban de cambiar de domicilio y ella ha sido escolarizada en un nuevo centro. Tiene 12 años y aún no conoce a nadie, pero viene con ganas de hacer nuevas amistades. Sin embargo, no le resulta fácil. El grupo de niñas de su clase está muy jerarquizado y aquellas que lo lideran parecen poco dispuestas a aceptarla.

Los comentarios jocosos, las miradas y los gestos desagradables hacen que María no se sienta integrada. No hay ningún ataque directo, pero las burlas y cuchicheos son frecuentes. Cuando en clase hay que hacer grupos, nadie se quiere poner con ella y, en el recreo, aunque sí la dejan participar, se cambian las reglas del juego para perjudicarla.

¿Cómo puede determinar su familia si se trata de una situación de acoso? A María no la han amenazado abiertamente; tampoco es fácil definir las actitudes de desprecio o exclusión que van minando su confianza día a día. La frontera entre una broma inocente y una situación sostenida en el tiempo con intención de aislar o hacer sufrir es, a veces, difícil de establecer desde fuera. Por eso, es importante determinar la constancia y el efecto psicológico en la víctima para poder tomar medidas.

¿Por qué lo llamamos acoso?

El verbo acosar procede del latín cursus, que significaba originariamente “carrera”, y este de la raíz indoeuropea kers- (“correr”). Aunque aún mantiene ese sentido inicial de “correr detrás de alguien”, ya que la RAE lo define como “perseguir, sin darle tregua ni reposo, a un animal o a una persona”, presenta actualmente otras connotaciones negativas adicionales, en el sentido de “apremiar de forma insistente a alguien con molestias o requerimientos”.

Más allá del acoso físico evidente, con el uso repetido de la violencia sobre alguien en situación vulnerable para dañarla o intimidarla, la dinámica entre acosadores y víctimas suele basarse en razones de “raza, color, nacionalidad, minusvalía, religión, orientación sexual o cualquier otra circunstancia” y en cualquier otro elemento que diferencie a la víctima del resto (en el caso concreto de María, ser nueva en el centro).

Para que exista acoso, este debe ser intencional y realizado de forma continuada por aquellos que se consideran superiores a la víctima. En otras palabras, al acosar los abusos se centran en un supuesto desequilibrio de poder.

Ataques por medio del lenguaje

A veces el acoso escolar no supone un acto de discriminación hacia las personas que son percibidas como diferentes, sino como un tipo de violencia psicológica que los acosadores dirigen hacia sus iguales.

Se trata de situaciones que no se limitan al uso de la fuerza o la violencia física, sino en las que se recurre al lenguaje para atacar, angustiar a la víctima y hacerla sentir inferior, y resultan mucho más difíciles de detectar que los golpes y moratones.

Esto puede llevar a la somatización, cuando la víctima anticipa que le va a ocurrir de nuevo y entra en un continuo estado de alerta y ansiedad. Por ejemplo, María ya acude al colegio nerviosa y preocupada, independientemente de si ese día recibe algún ataque. También a la rendición, cuando se siente incapaz de controlar la situación, deja de defenderse y adopta una actitud pasiva ante el acoso.

La violencia psicológica

El acoso infantil y juvenil llevado a cabo a través de las palabras, ya sean estas orales o escritas, consiste en el menosprecio y la denigración repetida de la víctima por medio de insultos, burlas, humillaciones, críticas destructivas y comentarios despectivos e hirientes.

Este tipo de acoso verbal puede conllevar también la difusión de mentiras, que sirven para difamar a la víctima o a su familia. Además, se acompañan con frecuencia de otros comportamientos no verbales que implican otras formas de violencia de carácter físico, psicológico (por ejemplo, por medio del silencio hostil y la privación de afecto) o social (mediante el aislamiento y la exclusión de la víctima): estas dos últimas serían aplicables al caso de María.

El chantaje emocional

Además de la descortesía efectuada a través del lenguaje, el acosador suele apelar al miedo para manipular a la víctima y someterla a su voluntad. Para ello, recurren a un tipo de chantaje emocional conocido como “castigador”, basado en amenazas: algunas explícitas y otras más implícitas.

Estas agresiones verbales malintencionadas suelen producirse de forma repetida, hasta que la víctima acaba desarrollando un estado de “vulnerabilidad aprendida”, caracterizada por la “pasividad, ansiedad y depresión que aparece cuando una persona piensa que no puede controlar su entorno, que está a merced de los acontecimientos o que sus acciones no producen los efectos esperados”.

Rechazo familiar y escolar

La Asociación Española para la Prevención del Acoso Escolar recomienda a las familias la creación de un clima de confianza, que permita a los hijos compartir sus problemas y preocupaciones. También recalca la importancia de la observación permanente “ante posibles señales que puedan alertarnos de que se está produciendo acoso: disminución del rendimiento escolar, pérdida o sustracción de material escolar, repentinos cambios de humor, temor a ir al colegio, insomnio o lesiones físicas”.




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No todos los casos de acoso entre escolares son iguales: cómo distinguir y abordar los más complejos


Esta lacra social a veces se produce a escondidas del profesorado, de manera que puede pasar desapercibida en los centros educativos. Por eso, la prevención desde los primeros niveles de escolarización resulta fundamental para favorecer las relaciones simétricas y el respeto mutuo.

Se trata de construir un estilo de comunicación asertivo y empático entre los estudiantes, así como entre estos y sus docentes, para que el alumnado se sienta seguro al contar a sus profesores cualquier situación de violencia de la que sean testigos, ya sean verbales o no verbales, directas o más sutiles.




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Valientes frente a acosadores: cómo fomentar un ambiente de respeto y solidaridad en escuelas e institutos


¿Qué hacer una vez detectado el acoso?

Si en el centro educativo se identifica un posible caso de acoso, se deben seguir estrictamente y de forma inmediata los correspondientes protocolos de actuación e intervención, en estrecha colaboración con las familias, para poner freno al acoso lo antes posible tanto dentro como fuera del aula.

Para que exista una educación de calidad, hemos de contrarrestar el acoso escolar —y los efectos psicológicos tan destructivos que produce en las personas que lo sufren— con valores que favorezcan la convivencia y luchar contra toda forma de violencia social, incluida la ejercida a través del lenguaje.

The Conversation

Alicia Mariscal no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Una cara oculta del acoso escolar: la violencia psicológica – https://theconversation.com/una-cara-oculta-del-acoso-escolar-la-violencia-psicologica-267896

COP30 de Brasil: una cumbre incierta, pero imprescindible para la acción climática

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Valladares, Profesor de Investigación en el Departamento de Biogeografía y Cambio Global, Museo Nacional de Ciencias Naturales (MNCN-CSIC)

Pescador en el río Amazonas a su paso por Brasil. Anna ART/Shutterstock

Nuestro planeta bate más de un centenar de récords climáticos cada año, con sequías, incendios, huracanes y heladas nunca antes registradas. Mientras tanto, hay personas que acumulan mayores riquezas que ningún emperador de la historia, números asombrosos de personas que sufren y mueren de hambre mientras producimos el doble de la comida necesaria para alimentarnos, crecientes conflictos por el agua, migraciones desesperadas que no son bien recibidas y pueblos originarios que son ignorados no ya al reclamar lo que es suyo, sino al denunciar la insostenibilidad de la relación del norte global con la naturaleza.

Una muestra de todo esto se dará cita en noviembre de 2025 en Brasil en la COP30, la trigésima cumbre del clima de Naciones Unidas. En ella se congregarán los líderes mundiales con el objetivo de tomar medidas para mitigar el calentamiento global y adaptarnos a él.

Los contrastes de la COP30

Como en otras cumbres climáticas, aunque en esta de manera más evidente al celebrarse en Brasil, el evento es el reflejo de las contradicciones del mundo en el que vivimos.

Países pobres afectados por un clima furioso en el que no han influido en absoluto convivirán con los países que les imponen deudas imposibles de pagar y que están gobernados por negacionistas climáticos o una de sus últimas variantes, los retardistas.

Mientras algunos participantes llegarán en barco siguiendo el curso del río Amazonas, otros lo harán en sus aviones privados. Mientras a unos les preocupa del cambio climático cómo mantener su modelo de negocio y sus desmesurados beneficios trimestrales, a otros les preocupa cómo sobrevivir a la próxima ola de calor y a la crisis de las cosechas.

Los lobbies de las empresas más contaminantes, fundamentalmente la media docena de grandes petroleras y todas sus derivadas, volverán a ser la representación más numerosa y también la más eficaz a la hora de neutralizar cualquier posible acuerdo para desembarazarnos de los combustibles fósiles.

En un momento histórico en el que el país que más ha hecho por alterar el clima con sus emisiones, Estados Unidos, se desvincula del Acuerdo de París y no estará presente en esta COP, cientos de científicos del clima nos harán sentir miedo y miles de representantes de pueblos indígenas nos harán sentir vergüenza. Miedo por los escenarios climáticos inseguros por los que ya estamos transitando y vergüenza por la más que discreta acción climática de unas décadas cargadas tan solo de buenos propósitos.




Leer más:
¿Qué va a ser del Acuerdo de París y del derecho internacional del clima sin Estados Unidos?


Mujer con una diadema con plumas en un atril de la COP28
Isabel Prestes da Fonseca, representante de la comunidad indígena brasileña, durante la Conferencia de las Naciones Unidas sobre el Cambio Climático COP28, celebrada en Dubái (Emiratos Árabes Unidos) el 1 de diciembre de 2023.
COP28/Christophe Viseux/Flickr, CC BY-NC-SA

El cambio climático más peligroso ya está aquí

La temperatura global aumentó más de 0,4 °C durante los últimos dos años. En agosto de 2024 se cumplieron 12 meses con un incremento promedio de 1,6 °C respecto a la temperatura de referencia del periodo 1880-1920.

Este aumento de la temperatura fue provocado por uno de los episodios periódicos de calentamiento tropical del fenómeno de El Niño, pero muchos científicos quedaron desconcertados por su magnitud. El incremento fue el doble de lo esperado para el débil El Niño de 2023-2024.

La mayor parte del resto del calentamiento se debió a la restricción de las emisiones de aerosoles por parte de los buques, impuesta en 2020 por la Organización Marítima Internacional para combatir el efecto de los contaminantes de aerosoles en la salud humana.

Los aerosoles son pequeñas partículas que aumentan la extensión y el brillo de las nubes, que reflejan la luz solar y tienen un efecto refrigerante sobre la Tierra. Cuando se reducen –y, por tanto, las nubes–, la Tierra se oscurece y absorbe más luz solar, lo que aumenta el calentamiento global. El enfriamiento por aerosoles y, por lo tanto, la sensibilidad climática, ha sido subestimada en los análisis del Grupo Intergubernamental de Expertos sobre el Cambio Climático (IPCC) de las Naciones Unidas.

El calentamiento global causado por la reducción de los aerosoles de los barcos no desaparece cuando el clima tropical entra en su fase fría de La Niña. Por lo tanto, la temperatura global no desciende mucho por debajo del nivel de 1,5 °C de calentamiento establecido como límite seguro en el Acuerdo de París, sino que oscila cerca o por encima de ese nivel.

Las altas temperaturas de la superficie del mar y el aumento de los puntos calientes oceánicos continuarán, con efectos nocivos para los arrecifes de coral y otras formas de vida marina. La mayor consecuencia para los seres humanos en la actualidad es el aumento de la frecuencia y la gravedad de los fenómenos climáticos extremos, como tormentas, inundaciones, olas de calor y sequías.

El cambio climático polar tiene el mayor efecto a largo plazo sobre la humanidad, y sus repercusiones se ven aceleradas por el aumento de la temperatura global. Como resultado del deshielo, es altamente probable que la circulación meridional de retorno del Atlántico (AMOC) se detenga en los próximos 20-30 años algo no incluido en el último informe del IPCC. Tomar medidas radicales para reducir el calentamiento global podría evitarlo.

Si se permite que la AMOC se detenga, se producirán graves problemas, como el aumento del nivel del mar en varios metros y un clima extremo especialmente en Europa y la costa oriental de Norteamérica. Sería un auténtico punto de no retorno.




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Mapa terrestre que muestra con una línea el recorrido de la AMOC justo a la costa de América en el océano Atlántico
La AMOC es el componente atlántico de la corriente oceánica global, un sistema de circulación oceánica a gran escala que transporta calor, sal, carbono y otros elementos biogeoquímicos.
NOAA

Lo esencial que se espera de la COP30

Dos estudios publicados en Nature Climate Change en febrero de 2025 analizaban que el hecho de haber superado el umbral de 1,5 ºC en 2024 podría indicar que hemos entrado en un período de varias décadas con calentamiento global medio de 1,5 ºC.

Según los autores, se necesitan esfuerzos muy rigurosos de mitigación climática para mantener los objetivos del Acuerdo de París a nuestro alcance. Pero hay sobrada evidencia de que el objetivo más importante de dicho Acuerdo, limitar el aumento de temperatura a 1,5 ºC, parece perdido. Lo importante es que si no se toman acciones más agresivas en mitigación rápidamente, pasará lo mismo con el objetivo de mantener las temperaturas por debajo de los 2 ºC.

Las expectativas ante la COP30, como en todas las cumbres del clima, son altas, a pesar de las incertidumbres científicas, sociales, políticas y económicas. Los dos temas centrales para este encuentro son limitar el aumento de la temperatura global a 1,5 °C respecto a los niveles preindustriales y los compromisos de financiación climática.

La neutralidad de carbono –equilibrio entre las emisiones emitidas y retiradas de la atmósfera– es tan difícil como urgente. Este año es clave porque los 195 países firmantes del Acuerdo de País deben presentar nuevas contribuciones nacionales (NDC, por sus siglas en inglés), las medidas que pretenden adoptar para limitar el calentamiento del planeta. Cada cinco años, este documento debe presentarse a la Convención Marco de las Naciones Unidas sobre el Cambio Climático. De momento solo 68 países han aportado sus NDC. Las NDC 3.0 –que representan la tercera ronda de contribuciones de cada país– tienen que ser progresivas y más ambiciosas que las NDC actuales.

En materia financiera, la COP29, celebrada en Bakú (Azerbaiyán), consiguió un acuerdo a la desesperada y en el último momento para fijar la nueva meta de financiación climática. El acuerdo contemplaba que los países ricos aportarían, al menos, 300 000 millones de dólares anuales a los de menos recursos hasta 2035, dentro de un compromiso más amplio de hasta 1,3 billones de dólares. Esta cifra es muy inferior a la planteada inicialmente, y vemos que cumbre tras cumbre se pospone la implementación de esta ayuda económica a los países más pobres.




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La esperanza es lo último que se pierde

El hecho de que ninguna nación haya seguido el ejemplo de Estados Unidos de abandonar el Acuerdo de París es esperanzador. Quedan incertidumbres respecto a grandes emisores como China o India, y preocupa la debilidad política de la Unión Europea en materia ambiental y climática. Pero las COP han permitido alcanzar acuerdos incluso en las situaciones más difíciles. Además, suponen dos semanas en las que el cambio climático domina las agendas de todos los países y sólo eso resulta alentador.

Es preciso negociar cada punto sin desfallecer por escasas que sean las posibilidades de acuerdos significativos entre países y dentro de cada país. Hay demasiado en juego para plantear esta COP de otra manera.

The Conversation

Fernando Valladares no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. COP30 de Brasil: una cumbre incierta, pero imprescindible para la acción climática – https://theconversation.com/cop30-de-brasil-una-cumbre-incierta-pero-imprescindible-para-la-accion-climatica-269110