La lutte contre le changement climatique au Sahel aggrave les conflits : une nouvelle étude montre comment

Source: The Conversation – in French – By Folahanmi Aina, Lecturer in Political Economy of Violence, Conflict and Development, SOAS, University of London

Le Sahel, région semi-aride d’Afrique qui s’étend de l’océan Atlantique à l’ouest à la mer Rouge à l’est, est devenu l’épicentre du terrorisme mondial, en raison du nombre élevé d’attaques perpétrées par des groupes armés et des pertes humaines qui en résultent, y compris parmi les civils. Cette évolution trouve son origine dans un enchevêtrement complexe de facteurs. Parmi ceux-ci figurent la fragilité des États, les économies illicites, la présence limitée du gouvernement dans les zones rurales et les conflits liés à la raréfaction des ressources due aux chocs climatiques.

Je suis politiste et spécialiste des conflits, de la sécurité et du développement en Afrique de l’Ouest. Dans une récente note d’orientation rédigée pour un programme de recherche, j’ai exposé comment les efforts d’atténuation du changement climatique dans les communautés sahéliennes ont intensifié les tensions préexistantes.

La recherche a donné lieu à un travail de terrain approfondi et à des entretiens menés en juillet et août 2025 auprès de membres de communautés au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria. L’objectif était de comprendre l’interaction entre divers points de tension et les crises auxquelles ils font face.

Les moyens de subsistance sont mis à rude épreuve en raison du changement climatique. Les ressources deviennent rares et réparties de manière inégale. Les structures de gouvernance sont faibles et les groupes armés se disputent le contrôle des territoires.

Les conclusions de l’étude sont claires : l’action climatique peut soit exacerber les crises, soit contribuer à les atténuer.

De nombreux projets de lutte contre le changement climatique prennent la forme d’initiatives de grande ampleur. Il s’agit de parcs solaires, de vastes programmes de reboisement ou de plantations de biocarburants. L’initiative de la « Grande Muraille Verte » et le projet de développement de chaînes de valeur agricole résiliente au climat au Niger en sont des exemples.

Ces projets sont considérés comme essentiels pour réduire l’empreinte carbone. Mais leur mise en œuvre dans des États fragiles présente un risque. Au Sahel, une élaboration de politiques de sécurité environnementale mal conçue peut avoir des effets néfastes et même alimenter l’insécurité qu’elle vise à prévenir. Les approches imposées d’en haut entrent souvent en contradiction avec les réalités sociales et écologiques locales.

A partir de ces constats, je suis arrivé à la conclusion que l’approche des Nations unies en matière d’atténuation du changement climatique au Sahel nécessite une réévaluation. Il faut privilégier des actions d’adaptation :

  • sensibles aux conflits

  • menées par les communautés et adaptées au contexte

  • conçues dans le cadre d’un processus transfrontalier. En effet, les interventions sont susceptibles d’influer sur les économies politiques, les dispositifs de sécurité et les relations communautaires au-delà des frontières, et pas seulement à l’intérieur de celles-ci.

Un environnement fragile

Mes recherches confirment que le changement climatique dans les communautés sahéliennes a exacerbé les tensions préexistantes. Parmi celles-ci, on peut citer :

Insécurité : Les populations locales sont exposées à des conflits aggravés par les pressions induites par le climat. Il s’agit notamment des conflits entre agriculteurs et éleveurs liés à la diminution des pâturages, des affrontements intercommunautaires pour l’accès aux ressources en eau limitées et des tensions ethniques et religieuses aggravées par la concurrence pour les moyens de subsistance.

Les entretiens menés avec des agriculteurs, des éleveurs et des chefs de communauté, entre autres, ont mis en évidence la manière dont les changements dans les régimes pluviométriques, les longues sécheresses et les récoltes imprévisibles compromettent directement les moyens de subsistance. Les populations sont contraintes d’adopter des stratégies de survie au quotidien qui accentuent parfois les conflits locaux.

Fragilité de l’État : Les entretiens menés avec des informateurs clés, notamment des membres des milices locales, montrent l’incapacité des gouvernements à assurer la sécurité, à fournir des services de base ou à servir de médiateurs dans les conflits de plus en plus nombreux.

En conséquence, les communautés sont obligées de se tourner vers d’autres formes de gouvernance et de protection. Il s’agit notamment des milices locales, des autorités traditionnelles et des comités informels de gestion des ressources.

Réseaux criminels : La vulnérabilité climatique et la fragilité de l’État ont créé un environnement qui permet à des organisations extrémistes violentes d’opérer et d’étendre leur influence.

Ces groupes vont de simples bandits armés aux organisations extrémistes violentes telles que Boko Haram et Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM). Ils ne sont pas seulement le résultat d’une idéologie. Ils sont le produit d’un système en crise. Ils exploitent stratégiquement l’insécurité et les griefs créés par le changement climatique et la fragilité de l’État.

Un leader communautaire malien l’a parfaitement exprimé. Il a averti que si une communauté

devient une terre aride … le groupe armé peut profiter de cette occasion pour s’y implanter.

Vers une approche sensible aux conflits

Les propos recueillis lors des entretiens mettent en avant des solutions simples, mais profondes.

Le message principal est clair. Il faut une appropriation locale et une implication de la communauté.

Un chef traditionnel du Burkina Faso, par exemple, a insisté sur le fait que :

si des projets sont mis en place, ils doivent inclure la communauté dès le début, afin que les gens se sentent respectés, que la confiance s’instaure et que les solutions répondent aux besoins réels.

Une personne interrogée au Nigeria a également expliqué que « lorsque les habitants s’engagent auprès du gouvernement, de nombreuses solutions voient le jour ». Au Niger, un acteur local a souligné la nécessité « d’impliquer davantage la population dans le processus décisionnel qui la concerne ».

Ces témoignages plaident pour de nouvelles orientations politiques. Ils militent en faveur d’un abandon du modèle de développement imposé d’en haut, et piloté par les experts.

Pour que l’atténuation du changement climatique soit un facteur de paix, elle doit être intégrée aux efforts de consolidation de la paix et de renforcement de l’État. La participation des autorités locales et des institutions communautaires à la prise de décision peut conduire à des interventions adaptées au contexte, plus légitimes et plus en phase avec les réalités locales.

Cela veut dire concrètement relier le financement climatique à des projets qui ne se limitent pas à des infrastructures d’énergie renouvelable, mais s’étendent aussi à des écoles, des centres de santé et des moyens de subsistance durables. Cela implique un dialogue transparent, mené par la communauté, afin de résoudre les conflits avant qu’ils ne s’étendent à toute la région du Sahel.

Quelques pistes de soltions

La situation critique du Sahel est une leçon importante pour la communauté internationale. L’interconnexion entre le changement climatique, la fragilité des États et les conflits constitue un système complexe et interdépendant. Elle ne peut être résolue par des interventions sectorielles isolées. Les défis sont trop étroitement liés et les enjeux trop importants.

Les politiques internationales en matière de développement et de climat doivent évoluer. L’atténuation du changement climatique n’est pas un exercice technique, mais une occasion de reconstruire les contrats sociaux rompus, de renforcer la résilience des communautés et de promouvoir un développement équitable.

S’attaquer aux causes profondes plutôt qu’aux symptômes peut transformer un cercle vicieux de fragilité en un cercle vertueux de paix et de développement.

The Conversation

Folahanmi Aina does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. La lutte contre le changement climatique au Sahel aggrave les conflits : une nouvelle étude montre comment – https://theconversation.com/la-lutte-contre-le-changement-climatique-au-sahel-aggrave-les-conflits-une-nouvelle-etude-montre-comment-274290

Por qué es tan significativo el tiroteo de Alex Pretti en Minneapolis

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mark Shanahan, Associate Professor of Political Engagement, University of Surrey

Dos agentes federales de inmigración de la ciudad de Minneapolis están acusados de haber derribado al suelo y luego disparado mortalmente a Alex Pretti, un enfermero de cuidados intensivos de 37 años. El asesinato tuvo lugar a poco más de un kilómetro y medio del lugar donde, semanas antes, otro ciudadano estadounidense, Renee Good, fue presuntamente asesinado a tiros por agentes federales.

El último incidente provocó airadas protestas de los habitantes de Minneapolis, que quieren que se ponga fin a las operaciones de control de la inmigración en su ciudad.

¿Por qué el envío de agentes federales de inmigración ha causado tantos problemas en Minnesota?

Donald Trump ha descrito la inmigración ilegal como “la mayor invasión de la historia”. De hecho, desde su regreso a la Casa Blanca, en enero de 2025, varias ciudades de Estados Unidos han asistido al despliegue de la Guardia Nacional con la intención de sofocarla. Aunque el Tribunal Supremo dictaminó que Trump no tenía autoridad para tales despliegues, hemos visto a agentes federales de la Oficina de Aduanas y Protección Fronteriza y del Servicio de Inmigración y Control de Aduanas de Estados Unidos librando la batalla principalmente contra las minorías en ciudades con liderazgo demócrata. Entre ellas Mineápolis, una ciudad gobernada por los demócratas en un estado liderado por los demócratas.

El gobernador es Tim Walz, que se presentó a la vicepresidencia en la candidatura de Kamala Harris contra Trump en las elecciones de 2024. Walz se ha enfrentado a acusaciones, que él niega, de pasar por alto un supuesto fraude generalizado en la financiación de programas de seguridad social, en el que supuestamente estarían involucrados sectores de la comunidad somalí-estadounidense.

Aunque la mayoría de estas acusaciones han sido refutadas, dieron a Trump motivos para enviar agentes federales. Esto ha aumentado las tensiones entre los funcionarios estatales y la administración, provocando muertes brutales e innecesarias en la comunidad y enfrentando a los ciudadanos de Minnesota con los funcionarios del gobierno federal.

El derecho a portar armas

La segunda enmienda se introdujo en la Constitución de los Estados Unidos en 1791 a través de la Carta de Derechos, debido a una profunda desconfianza hacia el poder militar centralizado y al deseo de garantizar que el recién formado gobierno federal no pudiera desarmar a la población.

Los padres fundadores concebían un “derecho natural de resistencia y autoprotección”. Las acciones de Trump al enviar agentes federales armados para llevar a cabo operaciones de aplicación de la ley en varios estados parecen cumplir las preocupaciones de los padres fundadores.

Los agentes están pisoteando no solo el derecho de los ciudadanos a portar armas, recogido en la segunda enmienda, sino también su derecho a la libertad de reunión, recogido en la primera enmienda.

¿Cómo han afectado los tiroteos mortales a la popularidad de Trump?

La popularidad de Trump está en declive. Su incapacidad para cumplir las promesas económicas esbozadas en su campaña electoral, su enfoque disperso de las relaciones internacionales y la creciente brecha entre la retórica y los logros han dañado su posición en las encuestas.

En una encuesta de la CNN publicada el 16 de enero, casi seis de cada diez encuestados describieron el primer año de Trump en el cargo como un fracaso, ya que el presidente se centró en prioridades equivocadas.

Y el apoyo del que goza está disminuyendo rápidamente, ya que los agentes federales de inmigración parecen estar fuera de control, persiguiendo a muchos más ciudadanos documentados que a inmigrantes ilegales, sembrando el miedo y actuando como si estuvieran por encima de la ley.

Ante lo que parece ser un alto nivel de manipulación psicológica por parte de los funcionarios de Seguridad Nacional, los votantes se están volviendo en contra de la creciente autocracia de esta administración. Y empiezan a creer más en las pruebas difundidas por los medios de comunicación que en las declaraciones altamente polémicas de los lugartenientes de Trump.

Barack Obama y Bill Clinton rompen el silencio

En Estados Unidos existe una larga tradición, y un acuerdo implícito entre los expresidentes, de evitar las críticas públicas al presidente en ejercicio. Esa reticencia a hablar es, por lo general, una muestra de respeto hacia el cargo y un reconocimiento de los retos únicos y difíciles que plantea la presidencia.

Pero Trump 2.0 no es una presidencia normal. El estilo del 47 º presidente es combativo y vengativo, y parece haber una sensación cada vez mayor de que está desfasado con respecto a los deseos y los intereses del país que dirige.

La marcha de Trump hacia la autocracia crea crisis en las que se considera a sí mismo el héroe que el país necesita para superar sus males. Pero us predecesores tienen una opinión diferente.

Tanto Obama denunciando el ataque a los valores fundamentales estadounidenses como Clinton expresando su condena de las “horribles escenas” de Minneapolis, que califica como “inaceptables” y evitables, los expresidentes demócratas no se han contenido. Cabe destacar que el único expresidente republicano vivo, George W. Bush, se ha mantenido hasta ahora en silencio.

¿Qué se puede hacer para evitar más violencia?

Lo más sencillo sería que Trump pusiera fin al despliegue de agentes federales de inmigración en Minneapolis y se abstuviera de tomar medidas similares en el futuro. Es evidente que está buscando una salida y enviar a su “zar de la frontera”, Tom Homan, a Minneapolis para dirigir las operaciones podría ser el primer paso para rebajar la tensión. Pero Trump detesta que le señalen sus errores y, al menos más allá de Minneapolis, es mucho más probable que redoble las actividades de control de la inmigración.

Siendo realistas, lo más probable es que el Congreso muestre su fuerza y se niegue a financiar más actividades federales de control de la inmigración. Los demócratas podrían forzar otro cierre del Gobierno por esta cuestión, y solo necesitan que unos pocos republicanos cambien de opinión para rechazar el presupuesto de 2026 del Departamento de Seguridad Nacional.

A nivel público, cuanto mayor sea el escrutinio de las agencias de control de la inmigración, más rigurosa será la verificación de las declaraciones oficiales y más unánime será la oposición a la política de deportación de Trump.

Estamos en año de elecciones intermedias y, si la presión pública aumenta, los legisladores republicanos podrían alejarse de la línea de Trump. Aunque actualmente controla las palancas del poder, ese control sigue siendo frágil. Incluso Trump podría darse cuenta pronto de que una autocracia abierta, violenta y coercitiva no es sinónimo de votos.

The Conversation

Mark Shanahan tiene una nueva colección editada, Trump Unbound, que saldrá a la venta en octubre de 2026 y será publicada por Palgrave Macmillan.

ref. Por qué es tan significativo el tiroteo de Alex Pretti en Minneapolis – https://theconversation.com/por-que-es-tan-significativo-el-tiroteo-de-alex-pretti-en-minneapolis-274409

Minnesota raises unprecedented constitutional issues in its lawsuit against Trump administration anti-immigrant deployment

Source: The Conversation – USA – By Andrea Katz, Associate Professor of Law, Washington University in St. Louis

Federal immigration officers are seen outside the Bishop Whipple Federal Building in Minneapolis on Jan. 12, 2026. AP Photo/Jen Golbeck

A federal judge heard arguments on Jan. 26, 2026, as the state of Minnesota sought a temporary restraining order to stop the Trump administration’s immigration enforcement operation in the state. The administration has sent some 3,000 immigration agents to Minnesota, and attorneys for the state have argued, in part, that it amounts to an unconstitutional occupation, on 10th Amendment grounds. Alfonso Serrano, a politics editor at The Conversation U.S., spoke with Andrea Katz, a law scholar at Washington University in St. Louis, about the Minnesota lawsuit and its possible legal implications.

What’s the legal issue at stake in this court case?

In Minnesota v. Noem, attorneys for the state are arguing that the federal government is acting illegally by intruding on a sphere of state power (the police power). They’re claiming violations of the 10th Amendment, which is this idea that under the U.S. Constitution, states are reserved powers that existed before the Constitution was drafted, powers that are not delegated to the federal government.

They’re also making this rather new claim under what’s called the equal sovereignty principle, which is that states all have to be treated equally by the federal government. There’s also a First Amendment claim, and an Administrative Procedure Act claim, which is that the government is acting illegally in an arbitrary and capricious way. I think the 10th Amendment arguments are ones that I would say are kind of unprecedented, rather untested waters.

On that note, when does a federal law enforcement response cross the line and violate the 10th Amendment? Is there precedent for this?

The question you just posed is one that the district judge, Kate M. Menendez, seems to be nervous about having to hear. This is essentially asking a federal judge to sift into different buckets that which is federal power and that which is state power. And I can say there’s not a lot of case law on this issue.

The most filled-out doctrine under the 10th Amendment is the anti-commandeering doctrine. It holds that the federal government cannot use the state government as a sort of puppet. The federal government can’t use state officers forcibly against the state’s will to enforce the law. Now that is not, strictly speaking, what’s going on here, because Minnesota is complaining about the presence of federal agents enforcing the laws in ways that it thinks are illegal.

A woman is detained by federal agents.
A woman is detained by federal agents in Minneapolis on Jan. 13, 2026.
AP Photo/Adam Gray

And so it seems to me that the 10th Amendment has been most developed in this area that Minnesota is not touching on, and so for that reason, I think their invocation of it is pretty unusual. They’re essentially claiming that the 10th Amendment protects their police powers and that the federal government is intruding on that. I think that’s a novel argument in court, and my suspicion is that it is not likely to be a winning argument in court.

The Trump administration has dismissed the state’s legal theory, saying the president is acting within his authority, correct?

Yeah, I think that’s correct. Again, I want to make clear that Minnesota has made many arguments against the Trump administration, and I’m just focusing on the merits of this 10th Amendment argument.

There was a sort of undeveloped strand of cases in the mid-20th century where the Supreme Court tried to develop this idea of core state powers. And so it said the federal government couldn’t act in a way that violated a state’s core powers, like where to put your state capital, or control over natural resources, or defining salaries for state government employees. The court said these are core state powers.

But then in a famous case called Garcia v. San Antonio Metropolitan Transit Authority, in 1985, the court overruled itself and said – and this is still where we are – federal courts cannot be in the business of defining what constitutes a core state power. It’s too open-ended, undefined. It’s a political inquiry. It’s not something that’s appropriate for a judge.

And so I think on this 10th Amendment argument, Minnesota is essentially asking the courts to revive this core state powers doctrine, which I think the court is unlikely to do.

What repercussions could the judge’s ruling have?

Minnesota has already filed, in a case called Tincher v. Noem, a more conventional set of claims, which is that ICE agents broke the law, are violating rights, acting in excess of their authority. They have already gotten preliminary relief on this first set of claims, although Judge Menendez’s order is now on hold, pending appeal before the 8th Circuit court.

Fireworks are set off on a street.
Fireworks are set off by protesters outside the Bishop Henry Whipple Federal Building in Minneapolis on Jan. 12, 2026.
AP Photo/Jen Golbeck

That is different from this 10th Amendment claim. In the 10th Amendment argument, one of the arguments that Minnesota has made is the equal sovereignty principle. The equal sovereignty principle was articulated in the 2013 case, Shelby County v. Holder. This is the famous case where the Supreme Court struck down an important part of the Voting Rights Act that prevented Southern states from restricting the vote, apparently on the basis of race. In Shelby County, the court said that the Voting Rights Act, which subjected certain states with a pattern of racial discrimination on the vote to a preclearance process where the federal government had to approve their laws before they passed them, treated different states differently.

Of course, in that case, the federal government said those are states that have a history of discrimination, so the federal government was justified in treating them differently.

But Chief Justice John Roberts, who wrote the Shelby County opinion, said the 10th Amendment means that the government can’t treat different states differently.

Now it’s not a well-regarded doctrine, so it’s kind of shocking that Minnesota is invoking it here. For one reason, the equal sovereignty principle has not been well developed since Shelby County. The second reason it would be a big deal – quite shocking to me, if the judge enforced it – is that Shelby County was talking about legislation that treated different states differently.

If we pass a rule where the executive branch can’t treat different states differently, you’re essentially denying the existence of discretion in enforcement, which is very quintessentially an executive power, right?

It could, for example, lead to states saying that federal agents can’t come in to help people in a natural disaster. So again, I think this argument, like the rest of the 10th Amendment arguments, suffers from being undeveloped in the case law and potentially carrying a risk of kneecapping the federal government’s ability to enforce the law, which sometimes does, for totally good-faith reasons, require treating different states differently.

Any final thoughts?

The first Trump administration was highly disorganized and didn’t take concerted action for a while. The second Trump administration was the precise opposite of that. They acted quickly and in a very organized fashion, pushing power as far as it can go in a number of agencies.

And I think the question this gets back to is how the federal courts have reacted to this barrage of executive orders, of new applications of old laws, of new forms of government power exercised in a way that threatens federalism.

The federal courts usually grant deference to the president when the government issues statements in the context of litigation. Court doctrine is to defer to those statements as being entitled. It’s a presumption of regularity, of accuracy. And I think we’re already seeing in the district courts some suspicion by the judges of the government’s version of things.

To me, this is sort of a brave new world, whether we’re going to see courts relax their deference toward the executive branch. And I mean, we are in kind of a brave new world. We have videos all over the internet showing the facts of the Alex Pretti shooting. But I just want to note that, from a separation of powers point of view, it’s very interesting to see federal judges seeming to distrust official accounts of events from the executive branch. I think this is an area in which the doctrine seems to be moving, and we’re watching it in real time.

The Conversation

Andrea Katz does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Minnesota raises unprecedented constitutional issues in its lawsuit against Trump administration anti-immigrant deployment – https://theconversation.com/minnesota-raises-unprecedented-constitutional-issues-in-its-lawsuit-against-trump-administration-anti-immigrant-deployment-274388

New study: Some crimes increased, others decreased around Toronto supervised consumption sites

Source: The Conversation – Canada – By Dimitra Panagiotoglou, Associate Professor, Department of Epidemiology, Biostatistics, and Occupational Health, McGill University

There have been more than 53,000 opioid-related deaths across Canada since 2016. As part of public health efforts to reduce these deaths, many cities offer overdose prevention and supervised consumption sites.

These centres allow people who use illegal drugs to do so under the supervision of a person trained to reverse opioid poisonings. They also offer clean drug use equipment, safe disposal of used equipment and take-home naloxone, a drug that can reverse the effects of opioid overdose.

Between 2020 and 2025, 48 overdose prevention and supervised consumption sites operated in Canada. While studies show they can reduce mortality and health service use for people who use drugs, they are controversial.

People opposed to these sites worry they increase local crime and disorder by attracting drug-related activity like theft, assault, open drug use and hazardous discarded equipment. In Toronto, opposition to the sites increased after a woman was killed near one in east-end Toronto in 2023. The facility later closed after the Ontario government mandated sites within 200 metres of schools or daycare be shuttered.

Recently, our team at McGill University published a study looking at the association between these sites and crime near nine Toronto locations.

For this study, we used publicly available data from the Toronto Police Service and looked at the five major crime indicators (assault, break and enters, auto theft, robbery and theft over $5,000), as well as thefts from motor vehicles and bicycle thefts. These geo-coded data included all incidents reported at the offence or victim level.

What we found

We looked at the number of crimes within 400 metres of a site in the three years after they were opened, and compared that with the number of crimes expected for each neighbourhood had the sites not begun operating. To determine that figure, we accounted for the trends in crime occurring in each neighbourhood in the three years before the sites opened.

In other words, we looked for changes in crime trends as well as crime spikes immediately after sites were opened. We reported our findings for each site, and summarized results across all nine sites.

The results were mixed. The sites were not consistently associated with changes in local crime.

Summarizing the situation at all sites, we found they were associated with a 50 per cent increase in break and enters, and it would take approximately 34 months to return to levels normally expected around the sites. Meanwhile, monthly trends in robbery, theft over $5,000 and bicycle theft declined after sites were implemented.

There were also site-specific associations. Assaults rose about one per cent faster than expected per month near the South Riverdale and St. Stephen’s sites. While that may seem like a modest increase, after three years, assaults were approximately 43 per cent higher than expected in these neighbourhoods. At the same time, the Regent Park site was associated with declines in assault, robbery and bicycle theft trends.

More research needed

While our study provides more insight into how overdose and supervised consumption sites impact their surrounding areas, it also has its limitations. We cannot explain why crime increased near some sites but declined at others. We couldn’t look at changes in open drug use, discarded equipment or mental health act apprehensions because of data availability and quality issues or a lack of geo-co-ordinates.

Nevertheless, our results match what other researchers have found when looking at the associations between sites and crime. In the United States, a 2021 study found that reports of assault, burglary, larceny theft and robbery decreased in the area near one site.

In New York, some researchers have found overdose prevention sites did not cause significant increases in crimes. Other research, however, did find that there was an increase in property crimes near a supervised consumption site.

Here in Canada, recently published research found that there was not a significant change in the rate of fatal shootings and stabbings near supervised consumption sites in Toronto.

Our findings also corroborate what people have observed locally – crime can increase following the opening of overdose prevention or supervised consumption sites. But it doesn’t always.

Instead, the relationship between these sites and crime is complicated. Further research needs to focus on understanding why crime declined in some neighbourhoods but increased in others. These distinctions can help policymakers and public health service providers understand what works, where and why. This is crucial if we are to continue to work with communities.

The Conversation

Dimitra Panagiotoglou receives funding from the Canadian Institutes of Health Research and Health Canada.

ref. New study: Some crimes increased, others decreased around Toronto supervised consumption sites – https://theconversation.com/new-study-some-crimes-increased-others-decreased-around-toronto-supervised-consumption-sites-273320

Groundhogs are lousy forecasters but valuable animal engineers – and an important food source

Source: The Conversation – USA – By Steven Sullivan, Director of the Hefner Museum of Natural History, Miami University

Marmot chomping and digging can keep trees at bay and fields flower-filled. DieterMeyrl/E+ via Getty Images

Whether you call him groundhog, woodchuck, whistle-pig or use the full genus and species name, Marmota monax, the nation’s premiere animal weather forecaster has been making headlines as Punxsutawney Phil for decades.

The largest ground squirrel in its range, groundhogs like Phil are found throughout the midwestern United States, most of Canada and into southern Alaska. M. monax is the most widespread marmot, while the Vancouver Island marmot (M. vancouverensis) is found only on one island in British Columbia.

In total, there are 15 species in the genus Marmota, found around the world from as far south as the Jemez Mountains of New Mexico and the Pyrenees Mountains of Spain, north to regions of Siberia and Alaska so dark and cold that the marmots must hibernate for up to nine months of the year.

Hibernating to escape tough times

Marmots, including all the actors who have played Phil over the years, are the largest “true” hibernators: animals that enter a torpor that reduces their biological functions to a level closer to dead than alive.

Because this phenomenon is so interesting, scientists pay attention to all aspects of marmot anatomy and physiology. Basic observational science like this is important to advance our understanding of the world, and it sometimes leads to discoveries that improve human lives. Marmot studies are the foundation for experiments to address obesity, cardiovascular disease,
mpox, stress, hepatitis and liver cancer, and they may inform work on osteoporosis and
organ transplantation.

Aging seems to nearly stop during hibernation, as the marmot heart rate drops from nearly 200 beats per minute when active to about nine during hibernation. Similarly, their active body temperature can be 104 degrees Fahrenheit (40 degrees Celsius) – about the same as a dog or cat – but plummet to 41 F (5 C) when hibernating. Humans, in comparison, become hypothermic at a core temperature of 95 F (35 C).

Fueling feast and famine

Marmots’ only source of energy during the hibernation period is stored fat, which they may metabolize as slowly as 1 gram per day. But even that is a large amount when it must suffice for more than half a year.

So, marmots need to double their weight during the summer, even in places where the season is only a few months long. To do so, they double the size of their hibernation-state gastrointestinal tract and liver, and then carefully select the most nutritious plants, including legumes, flowers, grains and grasses. Despite their corpulence, they can also climb trees to eat buds and fruit.

Gardener, architect and menu item

The digging and seed dispersal that accompany foraging create flower-filled meadows. Some marmots, like Mongolia’s Tarbagan marmot (M. siberica), are keystone species whose presence is associated with increased diversity of plants and predators.

marmot standing on hind legs at the opening of its burrow hole
Spacious marmot burrows are valuable real estate for other animals.
somnuk krobkum/Moment via Getty Images

Marmot burrows are a key architectural component of many other animals’ habitats. Abandoned marmot excavations can provide temperature- and humidity-controlled housing for dozens of species, from frogs to foxes and snakes to owls.

The same activities can make groundhogs a pest to people. In most of the Midwest, groundhog predators were largely eliminated at the same time that agricultural fields became vast marmot buffets. Today, many groundhog populations are tightly controlled by invasive coyotes, as well as recovering populations of bobcats.

Because they are such a high-quality meal, marmots are an important conduit of energy from plants to carnivores. Everything from hawks to eagles, weasels to wolves may eat them. And, like most native birds and mammals, marmots are on the menu of house cats, too. Humans also have long exploited marmots for meat and fur. As a result, once-common marmot species are rare in many places.

But marmots breed like the proverbial bunnies and so have the potential to come back quickly from population declines. They can be reintroduced to former haunts, benefiting the ecosystem.

Hibernation must end at the right time

Shortly after waking from hibernation, marmots mate, giving birth about 4½ weeks later to half a dozen or more offspring. Ideally, pups are born just as the first plants peak through the snowmelt – maximizing the time available to pack on fat for the coming hibernation season.

Given the food needs of these big ground squirrels, and the fact they may be seen poking their heads above the snow before any food is available, it seems reasonable to assume that they have some power of weather prediction. Indeed, people celebrate scores of individual groundhogs across the U.S. and Canada for their ability to anticipate weather six weeks hence.

This American groundhog tradition apparently started with German immigrants recalling the spring emergence of badgers and hedgehogs in the old country. Brown bears have a similar spring schedule and are still celebrated in Romania and Serbia.

People ascribe weather-predicting abilities to other species, too, including woolly bear caterpillars, sheep, cats and dormice.

One tradition holds that tree squirrel nests, called dreys, can predict the severity of the coming winter. Leafy dreys are well ventilated and private – good choices if you need less protection during a warm winter. More insulated hollow trees are cozy in the cold but communal, and so come with the risk of sharing parasites. As a squirrel researcher, I’ve noted the location, number and size of nests for years but seen no discernible patterns related to weather.

Weather responders, not weather predictors

groundhog dressing in a cape and hat standing on a rock with snow in the background
Flatiron Freddy did cast a shadow on Feb. 2, 2023, in Boulder.
Matthew Jonas/MediaNews Group/Boulder Daily Camera via Getty Images

Despite traditional claims, you’ve probably already guessed that Phil and his friends are about as good at predicting the coming weather as that kid who answers “C” for every multiple choice question. A 2021 study on the subject reported that groundhogs’ “predictions of spring onset (are) no better than chance.” That’s right, groundhogs are correct 50% of the time.

One big problem with relying on any species on a specific calendar day is that seasons follow latitude and altitude. Anyone who has hiked the Appalachian Trail can tell you that trekking from south to north maximizes your time in cool spring weather. Similarly, if you venture to the peaks of the Rockies in August, you’ll find spring wildflowers.

For this reason, groundhogs in Alabama emerge from their dens much earlier than those in Wisconsin. As one Canadian newspaper put it in 1939, “Here in Manitoba, no woodchuck in his senses would voluntarily emerge into the cold on February 2.”

Animals’ senses are tools for survival

Modern technology can accurately predict the average weather – that is, climate – far into the future, and the precise weather five days in advance. But the accuracy of a forecast at a given point on Earth 10 days in the future is only about 50% – as good as a groundhog.

However, many animals are sensitive to phenomena that humans need tools to even notice.

Flocks of warblers, sparrows and other birds sometimes seem to appear out of nowhere before a storm. These species often migrate at night, navigating across land and sea by the stars and Earth’s magnetic fields. To avoid getting lost in fog or blown off course, they’ll “fall out” of the sky at good resting spots when bad weather is building. At such times, take the warbler’s advice and don’t venture out on the water.

Frogs chirping in spring indicate that water temperatures are warm enough for eggs, while air temperatures influence caterpillar hatching and activity. Farmers over the centuries have recorded the blooming dates of flowers over the years as a way to predict when to plant and harvest.

family of marmots on grass with a few snow patches
Phenology keeps track of the emergence of the first groundhog’s emergence, the melting of the last snow patch, and countless other natural phenomena.
Matthias Balk/picture alliance via Getty Images

Noticing and tracking timing of annual events

Phenology is the study of these natural phenomena and their annual cycles, from the first springtime peek of a groundhog to the last autumn honk of a goose. When does the first flower bloom in your neighborhood, the first thunder clap rumble, or the last cricket chirp?

No individual observation, even Phil’s, has the power to predict the weather. But in aggregate, these observations can tell us a lot about what the world is doing and predict how it will change. You can be like Phil and look for your shadow, or a nice legume to eat, and then contribute to science by adding your observations to the National Phenology Network.

Traditions don’t need to be factually true to be useful. Groundhog shadows bring people together at a cold time of year to look at the clouds, notice buds on the trees and track down the earliest green sprouts, such as skunk cabbage, which warms the snow around it. This Groundhog Day, get out there and enjoy nature as you celebrate the lengthening days and increased activities of the organisms we share this planet with.

The Conversation

Steven Sullivan does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Groundhogs are lousy forecasters but valuable animal engineers – and an important food source – https://theconversation.com/groundhogs-are-lousy-forecasters-but-valuable-animal-engineers-and-an-important-food-source-273421

Canada’s new Grocery Code of Conduct is here, but don’t expect any instant price drops

Source: The Conversation – Canada – By Michael von Massow, Professor, Food Economics, University of Guelph

Canada’s Grocery Code of Conduct came into full effect as of Jan. 1, 2026. Governed by an independent organization, the code sets out guidelines for dealings between retailers and suppliers.

It’s intended to provide transparency and predictability in the relationship between food retailers and their suppliers. All five of Canada’s largest grocers — Empire, Loblaw, Metro, Walmart Canada and Costco Canada — have registered with the code.

The code sets out specific objectives: to contribute to a “thriving and competitive grocery industry,” promote trust between grocery value chain stakeholders, allow for informed business decisions and provide an effective and fair dispute settlement mechanism.

That dispute resolution mechanism, administered by the Office of the Grocery Sector Code of Conduct (OGSCC), is intended as a last resort. The possibility of mediation may encourage parties to resolve disagreements informally before they escalate to formal adjudication.

In addition, the OGSCC will publish an annual report highlighting key trends, challenges, recommendations for code improvements and anonymized case studies of disputes, without naming specific companies.

Was the code ever about food prices?

Public discussion of the code was often conflated with a desire to reduce food prices. While food price regulation is not part of the code, it has been raised in wider discussions about food price inflation.

Statistics Canada data shows that food prices continued to rise across the country in 2025. Prices increased by 3.4 per cent across Canada’s 10 provinces and three territories between May 2024 and May 2025.

Concerns about food price inflation have been longstanding. In 2023, the federal Standing Committee on Agriculture held a meeting to investigate the issue. Members questioned Walmart Canada CEO Gonzalo Gebara and Galen Weston, then president and CEO of Loblaws (and now chair of the board).

Liberal MP Heath MacDonal asked Gebara:

“What do you say to us when we’re seeing the hesitation of Walmart to sign on to the grocery code of conduct? How do we relay that message back to our constituents, who, over the past couple of years, due to all the items and many of the issues you talked about, have been facing a lot of challenges, including the price of groceries?”

While this question does not explicitly tie the code to food prices, many interpreted this, and other statements, as suggesting the code might lower food prices.

Could the code raise prices?

Some industry leaders, however, have suggested the code could increase prices. For example, Weston says he was hesitant to participate in the code due to fears that prices would go up.

The mechanism of potential price inflation is relatively straightforward. The code discourages certain charges and states payment schedules should be negotiated. If grocers lose some benefits due to the limitations of the code, it will cost them money. In such a scenario, it is difficult to imagine that grocers would forgo money from consumers by lowering prices.

Walmart and Loblaws, who were originally resistant, eventually accepted the code after further negotiations. Loblaws’ new president, Per Bank, said the company was content with the revised code and no longer felt it would raise prices. It is worth noting, however, no one has said the code will reduce prices.

Some observers have suggested the code could lower food prices over the longer term. But they were commenting about the benefits of lower charges to suppliers and the potential for investment and innovation in the Canadian food processing sector. These indeed may be long-term benefits, but they’re not written into the code and would take time to materialize.

Are there any benefits to consumers?

There will likely to be some indirect consumer benefits. A more predictable and transparent relationship between retailers and their suppliers could increase choice for consumers by reducing the barriers to new product introduction.

Price stability and predictability make life easier on suppliers and could help sustain Canadian food processors. A loss of food processing capacity in Canada would lead to increased prices.

The code would also help smaller retailers with less bargaining power. By limiting the concessions large grocers can extract from suppliers, it narrows the gap between big and small chains and makes smaller grocers more viable. This is especially important in under-served neighbourhoods where limited retail options restrict consumer choice.

What actually drives food prices?

Food price inflation is primarily driven by supply-side factors and, to a lesser extent, demand. Between Jan. 1 and Dec. 31, 2025, food prices rose by four per cent — faster than the rate of general inflation. Much of that increase was driven by sharp price rises in beef (16.8 per cent), coffee (30.8 per cent), and sugar and confectionery (12.5 per cent).

Beef and coffee prices have been affected by the increasing frequency and severity of extreme weather events. Beef cow herds are at their lowest point in almost 40 years, due in part to drought in Western Canada and the midwestern United States. High beef prices have also pushed consumers toward other proteins, such as pork and chicken, which saw smaller price increases. Turkey prices remain relatively flat, providing an option for those feeling protein price pressure.

Coffee prices tell a similar story. Extreme weather and disease pressures have reduced yields in producing regions and led to increased prices.

Sugar and confectionery prices increased largely due to tariffs. The U.S. already had protection for its sugar industry, but introduced significant new tariffs on Brazil, Argentina and Columbia, raising organic sugar prices and pulling conventional sugar prices up with them.

Canada responded with reciprocal tariffs, increasing prices here. While some of the tariffs have been reduced, there remains considerable uncertainty. Notably, despite the 12.5 per cent annual increase in prices, prices for sugar and confectionery fell by 4.1 per cent in December 2025.

What comes next?

Canada has experienced significant food price inflation, but the drivers are largely external to and outside the scope of the Grocery Code of Conduct.

While the code may enhance transparency, fairness and competition in the grocery sector, it is not a tool for controlling or lowering grocery prices directly.

But there is room for optimism about grocery costs. The rate of food price increases will slow and we might see some price reductions. Beef cow herds are expected to recover over time, which should ease prices. Beef prices went down marginally in December by 0.2 per cent. Weather remains unpredictable, but in the absence of new extreme events, supply issues should improve and prices should ease for those commodities.

These changes, however, will not be due to the Grocery Code of Conduct, though they will be welcome nonetheless.

The Conversation

Michael von Massow does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Canada’s new Grocery Code of Conduct is here, but don’t expect any instant price drops – https://theconversation.com/canadas-new-grocery-code-of-conduct-is-here-but-dont-expect-any-instant-price-drops-272878

En defensa del ocio: de Stevenson a las redes sociales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Santiago Iñiguez de Onzoño, Presidente IE University, IE University

LightField Studios/Shutterstock

El dicho italiano “Dolce far niente” –“qué dulce es no hacer nada”– alaba la dedicación al ocio, al relax, el descanso y, en general, a todo lo que no entraña trabajo ni obligaciones.

Pocas personas se pueden permitir el lujo de no hacer nada. Aunque acariciemos la ilusión tentadora de dedicarnos enteramente al ocio en el caso remoto de ganar una lotería o cuando lleguemos a la jubilación, lo cierto es que empleamos la mayor parte de nuestro tiempo a tareas asociadas a obligaciones, deberes adquiridos o sobrevenidos.

Poco tiempo para el ocio

De acuerdo con las clasificaciones comunes sobre el uso del tiempo, se suele hablar de tres categorías fundamentales de espacios dedicados a tareas ineludibles, salvo fuerza mayor:

  1. El trabajo pagado (paid work), referido a la ocupación profesional ligada a un sueldo.

  2. El trabajo no pagado (unpaid work), referido fundamentalmente a las ocupaciones familiares, mantenimiento de casa, o compras.

  3. El cuidado personal (personal care), que incluye descanso, comida, aseo personal o ejercicio.

Estos tres grandes capítulos pueden ocupar, de media, alrededor del 85 % del día, aunque el porcentaje puede variar, lógicamente, dependiendo de las circunstancias personales y de las prácticas sociales. La conclusión, a los efectos de este artículo, es que tan solo disponemos de un 15 % de nuestro tiempo para el ocio. Y, dada la intensidad de las otras tareas, es comprensible que una gran mayoría aproveche para no hacer nada dulcemente. O, en su versión más pasiva, sentarse frente al televisor o una pantalla.




Leer más:
Estamos programados para la pereza


Tiempo propio

Una de las demandas de los jóvenes profesionales, especialmente tras la pandemia, es el balance entre la vida profesional y la vida privada. Esto se refleja en la reducción de la jornada, la ampliación de las vacaciones o la consolidación del teletrabajo, aunque impliquen una disminución del salario.




Leer más:
Cómo la flexibilidad laboral está transformando nuestras vidas


Su mayor valoración del bienestar personal (wellbeing) y el equilibrio mental y físico, implica la ampliación del espacio dedicado al ocio, ya que el tiempo no se puede estirar. De ahí la búsqueda de fórmulas para aumentar la productividad y mantener la dedicación a la empresa que a la vez permitan disfrutar de más tiempo de uso discrecional.

Por mi parte, no veo la necesidad de una separación tajante entre los diversos usos del tiempo, e incluso considero conveniente que la frontera entre las distintas categorías sea difusa. Es normal hablar de cuestiones del trabajo en casa, para pedir consejo o desahogarse, aunque el exceso al contar chismes de la oficina puede hartar a las parejas.

Además, tiene lógica que, si hay temas importantes en el trabajo, los maduremos con más sosiego durante el fin de semana. De forma análoga, cuando vivimos problemas familiares es probable que los compartamos con nuestros colegas más próximos.

Un ocioso dinámico

La ociosidad no significa no hacer nada o sentarse de forma pasiva delante de un televisor. Aunque me conmueven las personas de edad que miran al horizonte, concentrados, quizás ensimismados en sus recuerdos, y pienso que la contemplación de escenas sublimes de la naturaleza son inspiradoras, suscribo el carácter activo, dinámico, del ocio.

En su ensayo En defensa de los ociosos (1877), el escritor británico Robert Luis Stevenson afirmaba:

“La capacidad para el ocio implica un apetito universal y un fuerte sentimiento de identidad personal”.

Stevenson animaba a dedicar tiempo al ocio, a estar en la calle, a la socialización, convencido de que se aprendía más de la experiencia directa que de los libros. El escritor lo experimentó en su propia vida. A pesar de sus problemas de salud, con dificultades respiratorias crónicas, viajó extensamente, hasta los lejanos Mares del Sur, en unos periplos que para su época eran estratosféricos.




Leer más:
Nuestro cerebro necesita que bajemos el ritmo en verano


Un ocio virtuoso

Por su parte, el filósofo británico Bertrand Russell escribió su ensayo Elogio de la ociosidad (1932) desde una perspectiva reivindicativa y social. Conmovido por las circunstancias de los trabajadores de su época, y haciendo crítica de la concepción liberadora del trabajo propuesta por el protestantismo liberal, afirmaba: “La creencia de que el trabajo es virtuoso ha causado un inmenso daño”.

Russell, que abogaba por acortar la semana laboral, consideraba que el empleo del tiempo libre debía estar orientado (“Hay que reconocer que el uso sabio del ocio es producto de la civilización y la educación”). También señalaba que los placeres de las poblaciones urbanas se han vuelto fundamentalmente pasivos.




Leer más:
Reducción de la jornada de trabajo a 37,5 horas semanales: ¿cómo puede afectar al mercado laboral?


Dos caras de la misma moneda

Al contrario que Russell, pienso que la mejor manera de concebir trabajo y entretenimiento es considerarlos como dos partes inseparables de la vida, que dan sentido a nuestra existencia, algo que ya está presente en el origen etimológico de ocio (en latín otium) y negocio (nec-otium), como conceptos complementarios.

El balance y el énfasis que se ponga en cada una de ellas depende de las características individuales, de la personalidad de cada sujeto, de que nos hace más felices y nos proporciona más satisfacción, pero ninguna de las dos variables de la ecuación debería ser cero. En todo caso, en línea con lo ya mencionado, el tiempo dedicado a tareas no retribuidas es también un genuino trabajo.




Leer más:
¿Puede una jornada laboral más corta mejorar nuestra calidad de vida?


Usos del ocio

Si el tiempo dedicado al ocio tiene, potencialmente, consecuencias positivas, sería conveniente analizar y decidir en qué actividades lo empleamos. Siguiendo a Stevenson, una parte significativa debería estar relacionada con la socialización, pero también habría que dedicar tiempo al desarrollo personal, al aprendizaje de cosas nuevas.

Existe un ocio sano y necesario derivado de las relaciones interpersonales, fundamental para la felicidad y la convivencia social. Pero también hay otro que nos hace crecer hacia dentro, derivado de la reflexión, de la lectura, de la contemplación de obras de arte. Y posiblemente haya un ocio menos encomiable, incluso perjudicial, aunque existe una máxima generalmente respetada por la que, en su tiempo libre, la gente hace lo que le viene en gana, siempre que no perjudique al resto.




Leer más:
El ocio de calidad le sienta bien a nuestra salud física y mental


A juzgar por las estadísticas, miembros de todas las generaciones invierten una parte significativa del ocio en las redes sociales. Son plataformas de relación interpersonal que han reemplazado, en muchos casos, las formas tradicionales de conectar, informarse y conocer. Con frecuencia debatimos sobre qué principios deberían regir las relaciones en ese medio social y cómo deberían reflejar las mismas pautas de comportamiento y respeto que rigen para el entorno físico, evitando la impunidad que confieren el anonimato y la ausencia.




Leer más:
TikTok se ‘come’ nuestro tiempo: ¿por qué?


Educar para el ocio

En uno de sus toques de ironía, el filósofo danés Soren Kierkegaard afirmaba:

“De todas las cosas ridículas, la que más ridícula me parece es estar ocupado”.

Probablemente no se reía tanto del comportamiento de las personas trabajadoras o diligentes como de las que viven sumergidas en una actividad de forma reactiva. En el trabajo y en el ocio, lo importante no es tanto estar ocupado sino aprovechar esos momentos para dar sentido a nuestra existencia.

Es esperable que los desarrollos de la inteligencia artificial generativa sustituyan muchas de las tareas profesionales en todo tipo de trabajos y sectores, por lo que, previsiblemente, aumentará el tiempo de ocio. Esa variación en la ecuación de los tiempos dedicados a diversas actividades debería ser objeto de análisis, y asunto de estudio para los educadores, de forma que preparemos mejor a los ciudadanos del futuro para el uso de su tiempo de ocio.


Una versión de este artículo su publicó en LinkedIn.

The Conversation

Santiago Iñiguez de Onzoño no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. En defensa del ocio: de Stevenson a las redes sociales – https://theconversation.com/en-defensa-del-ocio-de-stevenson-a-las-redes-sociales-274308

Dormir, moverse y comer bien: las claves científicas de una infancia con calidad de vida

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Álvaro de Pano Rodríguez, Profesor Lector en el Departamento de Ciencias de la Educación (área de Expresión Corporal), Universitat de Lleida

David Tadevosian/Shutterstock

Cada vez son más los niños y adolescentes que duermen poco, apenas practican ejercicio y pasan horas y horas frente a una pantalla. La consecuencia no es solo física: afecta a su autoestima, su energía diaria y su bienestar emocional.

En un momento en que aumentan el sedentarismo, la obesidad y la ansiedad infantil, entender qué factores construyen realmente el bienestar juvenil es una prioridad social y educativa.

En los últimos años, desde el grupo Moviment Humà de la Universitat de Lleida, hemos analizado cómo los hábitos diarios –actividad física, alimentación, sueño y entorno– influyen en la salud y calidad de vida de niños y adolescentes. Para ello hemos trabajado con más de 700 escolares de entre 8 y 16 años en distintas comunidades de España, combinando datos de condición física, composición corporal, analíticas y cuestionarios sobre bienestar.

Un corazón en forma es un tesoro

En uno de los estudios del proyecto observamos que los niños y niñas con mejor resistencia física y más masa muscular presentaban menor grasa corporal y estilos de vida más saludables.

Tener un corazón capaz de responder bien al esfuerzo no solo mejora el rendimiento deportivo, sino que protege la salud cardiovascular y emocional a largo plazo. La evidencia científica confirma que una buena capacidad cardiorrespiratoria en la infancia se asocia con menor riesgo de enfermedad cardíaca y metabólica en la edad adulta.

Por eso, fomentar la actividad física desde edades tempranas es una inversión directa en bienestar futuro.




Leer más:
Ejercicio y salud mental en los adolescentes: esto dicen las evidencias


Comer bien y moverse: un binomio inseparable

En otra investigación observamos que quienes seguían mejor la dieta mediterránea eran también los que más se movían y tenían un menor índice de masa corporal. A medida que avanzaban en la pubertad, la adherencia mejoraba, lo que sugiere una mayor conciencia sobre la alimentación saludable con la edad.

El hallazgo clave fue que comer bien y moverse más se potencian mutuamente. La dieta mediterránea, rica en frutas, verduras, legumbres, aceite de oliva y pescado, se asocia con menor riesgo cardiovascular y con un mejor bienestar psicológico incluso en edades tempranas.

Los hábitos saludables no actúan por separado: el cuerpo y la mente forman un sistema interconectado que se refuerza cuando la rutina es equilibrada.

Dormir bien, comer bien y vivir en entornos activos

En otro análisis, evaluamos la calidad de vida relacionada con la salud de los participantes. Los resultados mostraron que dormir bien y seguir una dieta mediterránea eran los factores más claramente asociados con un mayor bienestar físico, emocional, social y escolar.

Dormir bien no solo mejora el ánimo y el rendimiento escolar, sino que protege la salud mental y cognitiva de niños y adolescentes.

Aun así, las horas de sueño infantil han disminuido de forma preocupante en los últimos años debido al exceso de pantallas y al uso de dispositivos electrónicos antes de dormir.




Leer más:
El verdadero efecto de las pantallas en el sueño de los adolescentes


Además, los jóvenes que viven en ciudades o zonas urbanas con más recursos (deportivos, educativos y sociales) presentan puntuaciones más altas que los de municipios pequeños. La investigación confirma que los niños que crecen en entornos urbanos con acceso a zonas verdes o espacios de juego muestran niveles más altos de bienestar y actividad física.

El mensaje es evidente: los hábitos individuales importan, pero el entorno también. Facilitar espacios donde sea posible moverse, descansar y alimentarse bien es una responsabilidad compartida entre familia, escuela y comunidad.

Sentirse en forma también es salud

Más allá de los indicadores físicos, quisimos entender cómo los jóvenes se perciben a sí mismos. Observamos que quienes se sentían en mejor forma física eran también quienes mostraban niveles más saludables de composición corporal y colesterol bueno (HDL).

Esto demuestra que la autopercepción física es un termómetro muy fiable del bienestar real. Sentirse en forma refleja, en gran medida, cómo está el cuerpo y cómo se experimenta emocionalmente. De hecho, la evidencia muestra que una imagen corporal positiva y una buena autopercepción física se asocian con mayor autoestima y satisfacción vital durante la adolescencia.

Además, en entornos deportivos mixtos apenas hallamos diferencias entre chicos y chicas en la forma en que valoran su estado físico. Esto sugiere que compartir espacios de práctica favorece una relación más sana y equitativa con el propio cuerpo.

El corazón joven responde bien al esfuerzo

Otra línea del proyecto analizó cómo responde el corazón de los jóvenes al ejercicio intenso midiendo la troponina cardíaca, una proteína que se libera tras esfuerzos exigentes.

Las concentraciones aumentaron de forma transitoria, pero siempre dentro de los rangos normales, lo que demuestra que la práctica física intensa, cuando está supervisada, es segura para el corazón infantil y adolescente. Un argumento más para perder el miedo a que los niños y niñas practiquen deporte con intensidad y regularidad.

Un bienestar que se entrena en comunidad

Cuando se integran todos estos resultados, la conclusión es sencilla pero poderosa: el bienestar no se hereda, se entrena. Dormir bien, moverse con frecuencia, comer equilibradamente, sentirse en forma y mantener un corazón fuerte forman un círculo virtuoso que refuerza la salud física y emocional. Pero este equilibrio no depende solo del individuo: requiere entornos escolares y comunitarios que faciliten los buenos hábitos.

Crear escuelas y barrios donde el descanso, la actividad física y la alimentación saludable sean posibles no solo previene enfermedades: cultiva generaciones más activas, seguras y felices.

The Conversation

Álvaro de Pano Rodríguez recibe fondos de COR-School, Assessment of various health parameters and physical activity levels in Primary and Secondary School” (Grant PID2020-117932RB-I00).Consolidated research group Human Movement, Generalitat de Catalunya (021 SGR 01619).

Joaquin Reverter Masia recibe fondos de COR-School, Assessment of various health parameters and physical activity levels in Primary and Secondary School” (Grant PID2020-117932RB-I00).Consolidated research group Human Movement, Generalitat de Catalunya (021 SGR 01619)

Alejandro Legaz Arrese no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Dormir, moverse y comer bien: las claves científicas de una infancia con calidad de vida – https://theconversation.com/dormir-moverse-y-comer-bien-las-claves-cientificas-de-una-infancia-con-calidad-de-vida-268534

Transiciones educativas: ¿es posible evitar la ansiedad de los cambios de etapa?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Agurtzane Martinez Gorrotxategi, Profesora-investigadora en el área de inclusión educativa, Mondragon Unibertsitatea

NadyaEugene/Shutterstock

“Nosotros estamos tranquilos porque el paso a primaria lo hará con sus amigos de siempre”, comenta un padre sobre el futuro cambio de ciclo escolar de su hija. Muchos en el grupo asienten, reconociendo que, aunque cambia la metodología y los niños ganan un poco más de autonomía, la rutina sigue siendo familiar.

En otra casa, la preocupación es distinta: “Nos inquieta el salto a secundaria, tantos profesores, otro instituto, otras normas…”. Cada familia vive los cambios escolares de manera distinta, pero todas coinciden en la misma inquietud: cómo afrontarán sus hijos estas nuevas etapas.

Las familias intuyen y conocen por experiencia que cada vez que un niño o una niña pasa de una etapa educativa a otra (de infantil a primaria, de primaria a secundaria o de secundaria a bachillerato o formación profesional), los cambios tienen consecuencias psicológicas y académicas.

En diversas investigaciones se ha analizado el impacto que tienen estos cambios de etapas escolares y se ha comprobado que la transición afecta tanto al rendimiento académico como al bienestar emocional de los niños. Los efectos negativos son más intensos en grupos vulnerables, como estudiantes con necesidades educativas especiales o en contextos socioeconómicos desfavorecidos, incrementando el riesgo de fracaso y exclusión escolar.

Cambios académicos y ambientales

En infantil, los docentes suelen centrarse en preparar a los alumnos en lectoescritura para facilitar su éxito en primaria, mientras que los niños sienten presión por “hacer bien las tareas”. Emocionalmente, se observa estrés, ansiedad, agobio y cansancio en los alumnos.

El paso de primaria a secundaria representa otro momento crítico, en el que se observa con frecuencia una caída en las calificaciones y un estancamiento en el progreso académico. Este declive se atribuye a factores ambientales como el cambio a entornos escolares más grandes e impersonales, la mayor exigencia académica y la transición hacia un enfoque más competitivo que orientado al aprendizaje.

Paralelamente, el estrés y la ansiedad aumentan durante ese período, manifestándose en preocupaciones sobre la adaptación social, el acoso escolar, la relación con los profesores y la gestión de una carga académica más exigente.




Leer más:
Educar las emociones en la escuela: la vía para una sociedad más sana


Ciclos de estrés y ansiedad

La interacción entre el rendimiento académico y la salud psicológica crea un ciclo donde el estrés y la ansiedad reducen la capacidad atencional y el desempeño escolar, lo que a su vez incrementa la angustia emocional. Sin embargo, muchos estudios también indican que una transición bien gestionada puede convertirse en una oportunidad de crecimiento.

En una investigación reciente hemos analizado estos procesos de cambio y propuesto formas de mejorarlos, contando con la participación del profesorado, las familias y el alumnado, para que las transiciones, lejos de resultar disruptoras, sean experiencias positivas para todos.

Los retos de los cambios de etapa

Cambiar de etapa educativa no significa solo hacerlo de aula o de profesorado. Supone adaptarse a nuevos espacios, nuevas normas, diferentes maneras de aprender y a nuevas personas. Todo esto puede generar ilusión, pero también nervios, inseguridad o miedo.

Los estudios sobre educación muestran que estos cambios pueden ser una oportunidad para crecer si se acompañan bien. Sin embargo, cuando no se les da la importancia que tienen, pueden provocar malestar, desmotivación o dificultades de adaptación.

Escuchar para mejorar las transiciones

En nuestra investigación quisimos conocer cómo lo viven las personas que lo experimentan directamente: el alumnado, las familias y el profesorado. Para ello, realizamos el estudio durante tres cursos escolares en un colegio y un instituto de un pueblo de Gipuzkoa.

El primer paso fue escuchar con atención a todas las personas implicadas a través de cuestionarios para las familias sobre cómo vivían los cambios y qué necesitaban; entrevistas con el profesorado sobre los problemas y posibles soluciones, y la participación de niños y niñas a través de dibujos, juegos y conversaciones mediante los que expresaron sus emociones y pensamientos.

Evitar rupturas bruscas

El profesorado señaló que sería útil contar con mejor información y comunicación sobre cómo se realiza la transición entre etapas y qué pasos se van a seguir. También destacaron la necesidad de que los criterios y métodos del centro estén más coordinados entre las diferentes etapas, para que los cambios sean más coherentes, y de integrar los proyectos educativos de manera continua en todos los cursos, evitando saltos bruscos entre etapas.

Estos cambios bruscos pueden afectar a los niños de distintas formas: académicamente, al enfrentarse a contenidos y métodos nuevos; socialmente, al tener que relacionarse con nuevos compañeros y profesores; emocionalmente, provocando ansiedad, inseguridad o pérdida de confianza; y organizativamente, cuando las normas o los recursos cambian de un nivel a otro sin continuidad.

Mantener autonomía e informar a fondo

Las familias, por su parte, señalaron que es fundamental priorizar el bienestar emocional de los niños y niñas. También insistieron en la importancia de explicar bien a los niños lo que va a ocurrir, usando un lenguaje claro y cercano, y en mantener la autonomía y la libertad de movimiento, especialmente en los primeros cursos.

Los niños y niñas aportaron propuestas muy claras. Para ellos, era importante mantener sus amistades, contar con el apoyo del profesorado, disponer de más tiempo de juego, tener menos deberes y exámenes, y recibir más información sobre cómo será el próximo curso antes de que llegue el cambio.

Acompañamiento emocional

Después de analizar toda la información, creamos un plan de acción para mejorar las transiciones.

Durante los momentos de cambio de etapa, se trabajaron de forma continua las emociones del alumnado, especialmente al final del curso, cuando aparecen dudas, miedos e inseguridades. Para ello, se preguntó a los estudiantes de todos los niveles cómo se sentían ante los cambios, y el alumnado de cursos superiores ayudó a responder y acompañar a los más pequeños mediante diferentes actividades.

También se organizaron salidas y encuentros entre cursos de distintos ciclos para que pudieran relacionarse en un ambiente más informal. Además, se realizaron visitas a los nuevos espacios educativos para facilitar la adaptación: en infantil se conocieron las aulas acompañados del profesorado, y en el paso de primaria a secundaria se organizó una yincana para descubrir el centro mientras el alumnado de secundaria presentaba sus proyectos.




Leer más:
¿Es necesario el período de acogida en la escuela infantil?


Para que los cambios fueran más tranquilos y organizados, al finalizar el curso se informó al alumnado y a las familias sobre los nuevos grupos y profesores, lo que ayudó a reducir la ansiedad.

También se mantuvieron en los primeros meses de las nuevas etapas dinámicas de las anteriores: en 1.º de Primaria, dinámicas propias de Infantil y en 3.º se refuerza el uso de materiales manipulativos en matemáticas. En Secundaria se ofrecieron programas de apoyo académico. Además, se realizaron actividades de apoyo para el alumnado nuevo o con transiciones más difíciles, con el objetivo de que se sintieran parte del centro.

Se crearon espacios de diálogo con las familias para escuchar sus preocupaciones y resolver dudas y el profesorado mejoró su coordinación para el diseño de actividades entre cursos y etapas.

Colaboración entre etapas

Los resultados mostraron mejoras importantes en el centro educativo. El profesorado empezó a trabajar de forma más colaborativa entre etapas, compartiendo ideas y métodos para que los cambios fueran más progresivos.

Las familias se sintieron más escuchadas y participativas. Además, los niños y niñas pasaron a tener un papel más activo, no como meros receptores de decisiones tomadas por los adultos, ya que sus opiniones y emociones se tuvieron en cuenta para mejorar los cambios de etapa.

Esto ayudó a crear una cultura escolar basada en la comunicación, el respeto y el cuidado mutuo.

Cuidar las relaciones

Los cambios de etapa son inevitables, pero la forma de afrontarlos marca la diferencia. Nuestra experiencia muestra que no se trata solo de organizar bien dichos cambios, sino de cuidar las relaciones entre profesorado, familias y alumnado. Cuando hay diálogo y colaboración, los cambios se viven como oportunidades y no como problemas.

Pequeñas acciones, como hablar entre docentes, escuchar a las familias o preguntar al alumnado cómo se siente, pueden tener un gran impacto.

Escuchar, colaborar y cuidar no son añadidos opcionales en la escuela: son condiciones esenciales para construir una educación más inclusiva y humana. Y tal vez, la lección más importante que deja este proceso sea esa: mejorar las transiciones significa mejorar la manera en que vivimos juntos la educación.

The Conversation

Agurtzane Martinez Gorrotxategi recibió fondos de la Diputación Foral de Gipuzkoa para la realización de este trabajo de investigación.

Alexander Barandiaran Arteaga recibió fondos de la Diputación Foral de Gipuzkoa.

Irati Sagardia-Iturria recibió fondos de la Diputación Foral de Gipuzkoa y la beca predoctoral de la Universidad para la realización de este trabajo de investigación.

ref. Transiciones educativas: ¿es posible evitar la ansiedad de los cambios de etapa? – https://theconversation.com/transiciones-educativas-es-posible-evitar-la-ansiedad-de-los-cambios-de-etapa-268794

¿Y si pagara menos impuestos por instalar un jardín en su edificio?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carmen Esther Falcón-Pérez, Profesora Titular de Universidad de Economía Financiera y Contabilidad. Instituto Tides., Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

Alicia G. Monedero/Shutterstock

Las ciudades son los principales focos de emisión de gases de efecto invernadero en todo el mundo y concentran a gran parte de la población. En este escenario, las soluciones basadas en la naturaleza (SbN) surgen como una estrategia clave para fortalecer la resiliencia urbana, mejorar la salud y el bienestar de las personas y proteger el medio ambiente.

Las SbN, como cubiertas y fachadas verdes, sirven para aislar térmicamente los edificios, gestionar el agua de lluvia, absorber el carbono de la atmósfera y mejorar la temperatura urbana, reduciendo el efecto isla de calor.

Tanto las Administraciones públicas, a nivel europeo y nacional, como las entidades financieras están impulsando proyectos concretos para financiar estas transformaciones. El mensaje principal no deja dudas: sin recursos suficientes, no es posible llevar a cabo la renaturalización de los barrios y ciudades.

Por ello, resulta imprescindible diseñar mecanismos que incentiven la incorporación de infraestructura verde en los entornos urbanos.

Poner valor a lo verde: un nuevo desafío urbano

En este contexto, hemos desarrollado un nuevo modelo de incentivos fiscales medioambientales basado en reducciones del Impuesto de Bienes Inmuebles (IBI) para aquellas comunidades de propietarios que instalen y mantengan infraestructuras verdes en edificios privados.

Nuestra propuesta necesita de la participación de la ciudadanía y de las Administraciones locales con el objetivo de impulsar políticas públicas urbanas más sostenibles.

La idea es clara pero eficaz: incentivar y premiar a vecinos y empresas para que incorporen soluciones basadas en la naturaleza en sus barrios y edificios.

Con este modelo se reconoce un aprovechamiento urbanístico jurídico y económico a la comunidad de propietarios que instalen cubiertas verdes o jardines verticales. Esto supone un incentivo proporcional a la superficie verde y a la inversión realizada por cada uno de los vecinos.

A modo de ejemplo, si se opta por incorporar infraestructura verde en el 50 % de las zonas comunes de los edificios, se podrá reducir en un 50 % el IBI correspondiente a cada vecino.

El sistema de incentivos no busca aumentar el índice de edificabilidad; esto es, permitir construir cuartos para bicicletas o patinetes en las zonas comunes de los edificios para compensar positivamente la instalación de SbN, como contempla el Ayuntamiento de Madrid. Creemos que en entornos urbanos densamente consolidados esta opción es poco viable.

Priorizamos la integración de infraestructura verde frente al modelo tradicional de infraestructura gris, común en muchas ciudades.

Una Administración local al servicio del verde urbano

Los Gobiernos locales tienen un papel clave para avanzar hacia modelos urbanos más sostenibles. El ámbito municipal es el más cercano a la ciudadanía. Por tanto, es el más eficaz para impulsar iniciativas cuyos efectos se perciben de forma directa y rápida en la vida cotidiana.

La Administración local es la responsable de implantar el modelo propuesto y actuar como garante. Llevaría a cabo las revisiones periódicas para comprobar que las instalaciones se mantienen correctamente y retiraría los beneficios fiscales cuando no sea así.

La comunidad de propietarios soporta el coste de la instalación verde, el mantenimiento y la conservación. No debemos ver esta inversión como un gasto sino como una mejora patrimonial para las comunidades vecinales, ya que genera un bien común: aire más puro, menor temperatura urbana y mayor bienestar colectivo.

Los tejados y fachadas verdes aportan beneficios ambientales a todo el barrio. Por eso, la ciudad devuelve parte de ese valor mediante reducciones en los impuestos. De este modo, la ciudad reconoce y recompensa a quienes contribuyen a un entorno urbano más saludable y sostenible.




Leer más:
Ocho beneficios de la vegetación para la vida urbana


Este modelo es sencillo de implementar para los ayuntamientos y reconoce la contribución de los propietarios que incorporan procesos de renaturalización en sus edificios, ayudando a construir ciudades más verdes, sostenibles y agradables para vivir.

The Conversation

Carmen Esther Falcón-Pérez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si pagara menos impuestos por instalar un jardín en su edificio? – https://theconversation.com/y-si-pagara-menos-impuestos-por-instalar-un-jardin-en-su-edificio-273044