Qu’est-ce que l’aphasie, cause du rapatriement d’urgence des astronautes de l’ISS ?

Source: The Conversation – in French – By Didier Courbet, Professeur et Chercheur en Sciences de la Communication & Psychologie de la santé, Aix-Marseille Université (AMU)

Mike Fincke, astronaute de la Nasa et ingénieur de vol de l’Expédition 73, à bord de l’International Space Station (ISS), la Station spatiale internationale, en août 2025. NASA, CC BY-NC-SA

L’aphasie, une subite perte de la parole, ne se retrouve sous le feu des projecteurs que lorsqu’elle touche des personnalités médiatiques. Pourtant, ce trouble, qui entraîne non seulement de grandes difficultés de communication, mais aussi une grande détresse psychique, affecte des centaines de milliers de personnes en France.


En janvier dernier a eu lieu la première « évacuation médicale » de l’histoire de la Nasa. Quatre astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) ont été ramenés sur Terre en urgence. Ce n’est toutefois que le 27 mars que l’agence spatiale états-unienne a donné plus de détails sur l’incident à l’origine de ce rapatriement exceptionnel.

Le public a alors appris que, le 7 janvier dernier, un membre de l’équipage, l’astronaute Mike Fincke, a expérimenté un épisode d’aphasie. Cet ancien colonel de l’US Air Force âgé de 59 ans s’est subitement retrouvé incapable de parler, alors qu’il était en train de prendre son repas.

En France, on estime que plus de 300 000 personnes souffrent d’aphasie. Pourtant, cette affection reste peu connue du grand public. Rien d’étonnant à cela, puisque ce sujet fait rarement la une des médias, sauf lorsqu’une célébrité en est victime, comme ce fut le cas pour Jean-Paul Belmondo et Sharon Stone au début des années 2000, ou Bruce Willis en 2022. Voici ce qu’il faut savoir de ce trouble.

Quand le langage se perd

L’aphasie est une déficience acquise du langage. Elle résulte le plus souvent d’un accident vasculaire cérébral (AVC), mais peut également survenir à la suite d’un traumatisme crânien, d’une tumeur cérébrale, d’une infection ou d’une maladie neurodégénérative.

Ce trouble se manifeste par des difficultés d’expression ou de compréhension du langage oral ou écrit. Mike Fincke, l’astronaute de l’ISS, a rapidement retrouvé ses capacités à parler. Malheureusement, ce n’est pas le cas de la majeure partie des personnes aphasiques, lesquelles vivent en permanence avec cette affection.

L’aphasie est reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un « handicap de communication ». Elle entraîne en effet des limitations importantes en matière de communication, qui conduisent également à des restrictions durables de participation sociale, familiale, professionnelle et même citoyenne.

Des capacités cognitives préservées

Globalement, chez les personnes aphasiques, les pensées, les sentiments, « l’intelligence » et les capacités cognitives utilisées dans la vie quotidienne ne sont pas altérées. De nombreux travaux ont montré que les processus cognitifs fondamentaux peuvent demeurer préservés malgré des atteintes sévères du langage.

Les personnes aphasiques savent ce qu’elles veulent dire, formulent des intentions de communication claires et conservent leur capacité à comprendre le monde et à prendre des décisions. Elles sont capables d’évaluation, de jugement, de discernement, de décision et gardent de manière générale leurs aptitudes à effectuer des choix fondés sur des préférences, à planifier des actions, à élaborer des solutions pour des situations problématiques du quotidien.

Ces patients rencontrent cependant des difficultés parfois majeures pour exprimer leurs pensées et interagir avec autrui. Ce problème constitue une source de frustration et de souffrance intenses et persistantes non seulement pour elles, mais également pour leur entourage.

Un point important à garder à l’esprit est que les conséquences de l’aphasie vont au-delà de problèmes pratiques de communication. Les personnes qui en souffrent développent souvent des troubles psychologiques majeurs. Si l’on considère l’ensemble des maladies et des handicaps, l’aphasie est celle qui est liée aux souffrances psychologiques et sociales les plus fortes, davantage encore que les handicaps lourds, comme la tétraplégie, ou des maladies fortement angoissantes, comme le cancer.

En témoigne le taux important de suicides, de troubles dépressifs et anxieux ainsi que de stress délétère chez les personnes qui souffrent d’aphasie. En outre, leurs aidants, souvent démunis, se retrouvent eux-mêmes fréquemment en forte détresse psychologique.

Une détresse sévère et insuffisamment prise en charge

Dans les mois qui suivent un AVC, quasiment toutes les personnes aphasiques souffrent d’une détresse psychologique élevée. Celle-ci résulte d’un fort sentiment de solitude et d’une faible satisfaction sociale. Par ailleurs, les trois quarts d’entre elles présentent des symptômes de dépression.

Cette situation ne s’améliore guère avec le temps. En effet, un an après l’AVC, plus de 60 % des patients sont encore concernés. Sur la durée, environ une personne sur deux continue de présenter des symptômes dépressifs. Et deux ans après l’AVC, une personne aphasique sur trois souffre d’une dépression avérée.

Par ailleurs, environ 44 % des personnes aphasiques développent d’importants symptômes anxieux et beaucoup sont en plus soumis à un fort stress chronique associé à une détresse émotionnelle. Plus inquiétant encore, le risque de souffrance psychologique reste élevé très longtemps et persiste toujours dix-huit ans après l’accident vasculaire.

Ce handicap de communication contraint de nombreux individus à développer des stratégies d’évitement : limiter les contacts téléphoniques, abandonner des loisirs impliquant des échanges verbaux ou des discussions avec les autres, comme des repas entre amis. La participation sociale diminue dans un grand nombre de cas. Les relations avec les amis se raréfient, limitant alors les contacts à la famille proche, à la condition que celle-ci ne les délaisse pas à son tour… L’individu est souvent isolé socialement, parfois marginalisé.

Il ressent dès lors une « solitude existentielle » liée à la difficulté à participer pleinement aux échanges de la vie quotidienne. L’identité individuelle et sociale, tout comme l’image de soi, s’altèrent également. Il est difficile pour la personne aphasique de parler d’elle, de ses idées, de se confier, de s’affirmer, de se défendre, c’est-à-dire de développer ces comportements essentiels à l’équilibre mental et au lien social.

La difficulté à parler peut en outre dégrader le sentiment d’autonomie, de compétence et l’estime de soi. Ce mouvement est alimenté par de fréquentes expériences sociales déclenchant des malentendus et des dévalorisations, possibles sources d’anxiété sociale. De plus, certains des rôles sociaux antérieurs à l’aphasie (professionnels, associatifs, etc.) sont souvent profondément modifiés ou abandonnés, ce qui prive la personne de fonctions socialement valorisées et de repères identitaires majeurs.

Des erreurs de jugement aux conséquences considérables

Largement méconnu du grand public et de certains professionnels de santé insuffisamment formés, ce handicap invisible est mal compris socialement, ce qui conduit fréquemment à des interprétations erronées.

Nombreux sont les expériences vécues et témoignages rapportés par les cadres de la Fédération nationale des aphasiques de France, révélant des situations aussi choquantes qu’intolérables au regard des droits humains. C’est, par exemple, le cas de cet homme aphasique qui s’est retrouvé placé en cellule de dégrisement par des représentants des forces de l’ordre qui pensaient, à tort, qu’il était ivre.

Aberrante aussi, la situation de cette femme aphasique qui, à la suite d’une expertise judiciaire, a été jugée comme n’étant plus en possession de ses capacités intellectuelles. Le psychologue, désigné « expert judiciaire », ne connaissait pas l’aphasie… Après s’être entretenu avec elle, il a estimé, de manière erronée, qu’il était impossible qu’elle ait pu prendre elle-même des décisions concernant ses achats et ses dépenses, ce qui a conduit à accuser son aidant familial d’avoir agi à sa place. Les proches de cette femme ainsi que les médecins qui la suivaient ont alors dû rapidement se mobiliser pour faire innocenter son aidant, injustement accusé.

Ces situations révèlent combien la confusion entre troubles du langage et altération des capacités intellectuelles peut conduire à des jugements erronés, avec des conséquences parfois graves, au point de dénier les droits humains fondamentaux. La méconnaissance de l’aphasie contribue non seulement à la mise à l’écart des personnes qui en sont victimes, mais aussi à leur « infantilisation », voire au développement d’attitudes agressives à leur égard.

Ce déficit de sensibilisation renforce leur stigmatisation sociale, leur isolement relationnel, et donc leur mal-être. Les problèmes psychologiques et sociaux liés à l’aphasie sont aujourd’hui largement documentés, et les recherches dépeignent un tableau particulièrement alarmant.

Quelles solutions ?

Malgré l’ampleur de ces difficultés et la souffrance ressentie, l’accès aux soins psychologiques demeure fortement restreint. Les psychothérapies classiquement pratiquées par les psychologues et les psychiatres reposent essentiellement sur le langage verbal, ce qui les rend peu accessibles aux personnes aphasiques. Leur souffrance est donc rarement prise en compte.

C’est d’autant plus problématique que les politiques publiques ignorent l’aphasie, en dépit de son coût économique considérable, estimé pour la France à plus d’un milliard d’euros annuels, en intégrant les dépenses de soins, les pertes de productivité et l’aide informelle apportée par les proches aidants.

Heureusement, des recherches scientifiques récentes montrent que des solutions existent pour venir en aide aux personnes aphasiques. Par exemple, il existe des psychothérapies non centrées sur le langage dont l’efficacité est scientifiquement documentée. Cependant, ces dernières ne sont pas connues en France, car les personnels soignants sont insuffisamment formés aux troubles du langage en général, et à ce handicap de la communication en particulier.

Dès lors, des personnes aphasiques et leurs aidants ont pris eux-mêmes les choses en main, via le tissu associatif, dans une logique « d’empowerment collectif ».

Ainsi, la Fédération nationale des aphasiques de France (FNAF), qui se mobilise depuis des années pour améliorer la reconnaissance, la visibilité et l’accompagnement des personnes aphasiques dans notre pays, s’apprête à lancer bénévolement un plan de grande ampleur pour contribuer à agir pour la santé mentale et le bien-être des personnes aphasiques, en proposant des formations gratuites aux psychiatres, aux psychologues et aux orthophonistes de l’Hexagone.

Au niveau international, l’Association internationale aphasie (AIA) cherche à mettre en place une journée internationale de l’aphasie. La FNAF a également demandé qu’une telle journée soit reconnue par l’État en France et, plus particulièrement, par le ministère de la santé, qui est chargé des personnes en situation de handicap.

Pour prendre en charge un problème d’aphasie, la Nasa n’a pas hésité à rapatrier ses astronautes depuis l’espace. Reste maintenant aux pouvoirs publics français à montrer qu’ils ont eux aussi « les pieds sur terre », en soutenant a minima les actions associatives visant à mieux faire connaître l’aphasie et à améliorer l’accompagnement des personnes qui en sont victimes.

The Conversation

Didier Courbet est membre du conseil d’administration et du conseil scientifique de la Fédération Nationale des
Aphasiques de France (FNAF).

– ref. Qu’est-ce que l’aphasie, cause du rapatriement d’urgence des astronautes de l’ISS ? – https://theconversation.com/quest-ce-que-laphasie-cause-du-rapatriement-durgence-des-astronautes-de-liss-279937

La selección: funcionar bajo presión

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eva Catalán, Editora de Educación, The Conversation

Anton Vierietin/Shutterstock

¿Es usted de los que funcionan mejor “bajo presión”? En realidad, a todos nos pasa: una fecha de entrega ajustada, un contratiempo inesperado, una dificultad añadida nos hace ponernos las pilas y resolver una tarea más eficazmente que cuando tenemos todo el tiempo del mundo y todas las condiciones a nuestro favor. Otras veces, en cambio, el mero hecho de tener que responder a algo inmediata y rápidamente puede hacer que no seamos capaces de recordarlo: nos bloqueamos. ¿Por qué sucede esto?

Como explican Javier Andrés García Castro, José Manuel Fernández García y Luisa Daniela Viniegra, de la Universidad de Villanueva, la relación entre estrés y rendimiento cognitivo no está clara. Sabemos que cuando el estrés es intenso o prolongado, empeoran habilidades como la memoria de trabajo, la atención o la flexibilidad mental, al alterar el funcionamiento del córtex prefrontal. Y sin embargo, puntualmente puede ayudarnos a ser más resolutivos, a estar alerta y a tomar mejores decisiones en el momento.

Estos expertos nos cuentan que el estrés puede ser “bueno o malo”, pero no solo según la intensidad o duración de la situación que lo origina, sino según cada persona la percibe y la maneja. En su investigación han distinguido entre estrés “objetivo” y estrés “subjetivo” y han analizado su impacto en las funciones ejecutivas, esas que necesitamos para planificar, concentrarnos, controlar impulsos y adaptarnos a situaciones nuevas. Las conclusiones apuntan a que es el estrés subjetivo el que determina nuestra respuesta, no el tipo de situación o la cantidad de presión a la que se nos somete. ¿Cómo influye? Seguro que lo están imaginando: aquellas personas que viven el estrés de una manera más positiva y lo gestionan mejor son esas mismas que “funcionan mejor bajo presión”. Mucho mejor, además.




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El estrés, ¿enemigo o aliado?


Ojo, esto no quiere decir que cualquier situación de estrés mejore el rendimiento de estos seres afortunados: ellos también están sujetos a la “ley de Yerkes-Dodson”, según la cual, si la activación es demasiado alta (estrés elevado) se producen bloqueo y ansiedad intensa y el rendimiento empeora; si es demasiado baja, provoca apatía y aburrimiento. Algo que las investigadoras de la universidad de Cádiz Magdalena Holgado Herrero, Dara Hernández Roque y María José Foncubierta Rodríguez han comprobado en el caso de los docentes y del estrés laboral: un poco de conflicto puede ser estimulante para algunos profesores y profesoras. Es la personalidad resistente, o resiliente, que a veces viene de serie, pero que se puede mejorar.

Son hallazgos que nos dan pistas para entender el rendimiento y el aprendizaje durante la adolescencia: la corteza prefrontal (sistema racional) está madurando, y el sistema límbico (sistema emocional) disparado, lo que explica que en esta etapa seamos más propensos a sentirnos desbordados. También nos ayuda a replantearnos si son los estudiantes con mejor rendimiento los más propensos a sentir estrés o si precisamente ese estrés es el que les sirve para tener mejor rendimiento.




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Irene García Moya, Antonia María Jiménez Iglesias y Carmen Paniagua de la Universidad de Sevilla afirman que, como estudiantes, “nos irá mejor si entendemos que el estrés es una vivencia frecuente y no es algo necesariamente negativo”. Así proponen un cambio de planteamiento a aquellos alumnos que tienden a sufrirlo a menudo: pararnos a considerar si estamos interpretando la situación de manera excesivamente negativa (en el caso de un examen, pensando que seguro que suspendemos) y tratar de enfocarla con una luz más positiva (si estudio no tiene por qué irme mal; hacer el examen me ayudará a ver qué sé y qué no; incluso si no me va bien, podré recuperarlo más adelante).

Al final, el estrés es, como tantas otras experiencias, una mezcla entre una situación objetiva y cognitiva y una respuesta emocional y subjetiva. Y en la segunda parte, al menos, puede haber margen para mejorar, pensando no tanto en evitarlo como en aprender a afrontarlo. Aquí tienen esta selección de artículos para entenderlo mejor.




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¿Arriesgamos más cuando estamos estresados?


The Conversation

– ref. La selección: funcionar bajo presión – https://theconversation.com/la-seleccion-funcionar-bajo-presion-279996

Suplemento cultural: ahora todo es autoficción

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Cultura, The Conversation

Imagen de una representación de _Casting Lear_. Barco Pirata

Una versión de este texto se publicó por primera vez en nuestro boletín Suplemento cultural, un resumen quincenal de la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música. Si quiere recibirlo, puede suscribirse aquí.


Hace unos días volví a ver Casting Lear, la obra de Andrea Jiménez que reimagina El rey Lear de Shakespeare en un formato contemporáneo para hablar de la relación de la propia dramaturga con su padre. Cuando abandoné el teatro alguien mascullaba: “Autoficción, autoficción, ahora todo es autoficción”.

Jiménez hace algo muy interesante con esta pieza, especialmente para el tema que nos ocupa, y es que, basándose en sí misma y su progenitor, retiene el derecho a la privacidad de este. Todo lo que cuenta a la audiencia tiene que ver con su propia experiencia; los detalles de las palabras o reacciones de su particular Lear se mantienen en la intimidad del escenario. Andrea Jiménez elabora una autoficción protegiendo, en cierta manera, a la persona que le ha inspirado la historia

Eso no siempre sucede. De vidas ajenas, un libro precioso de Emmanuel Carrère, desgajaba en ciertos pasajes los problemas matrimoniales del autor con quien ahora es su exmujer. Ella sintió que la obra invadía su privacidad y pidió incluir una cláusula en su divorcio que la defendiese: Carrère no podía dar más detalles de su vida en sus novelas.

Ahora que se ha estrenado Amarga Navidad y que Pedro Almodóvar presenta en la gran pantalla el debate de si los creadores tienen derecho a parasitar la vida de otras personas para contar historias, Andrea Cantos Martínez explica si en España estamos jurídicamente protegidos ante esto. La respuesta no es rotunda pero sí se inclina hacia un lado concreto.

Y por eso tiene sentido volver a debatir, como hicimos hace un año a propósito del caso del libro El odio, si este cuidado hacia los otros, hacia quienes alimentan los relatos, debe judicializarse o si es en realidad una cuestión moral que todos tenemos que sopesar.

Más allá de nuestra vista

Y si hablamos de reflexionar, hablamos de filosofía. La historia del pensamiento se remite, como todo, al contexto de quienes piensan, a la época que les ha tocado vivir. Y una civilización que busca surcar el espacio y habitar sus satélites necesita con urgencia una bioética del espacio que plantee las dudas que pueden surgir ahora que nuestro mundo se extiende hacia lo ultraterrestre.

No olvidemos, sin embargo, que aunque no abandonamos la Tierra hasta el siglo XX ya llevábamos milenios preguntándonos qué habría allá arriba. Después de todo, nuestros antepasados más remotos aprendieron, en algún momento, que su supervivencia dependía en gran parte de lo que sucedía con las estrellas.

La Luna vista en un eclipse solar el 6 de abril de 2026, fotografiada por los astronautas de Artemis II.
La Luna vista en un eclipse solar el 6 de abril de 2026, fotografiada por los astronautas de Artemis II.
NASA

Periodistas de hace medio siglo

Se cumplen 50 años del estreno de la película Todos los hombres del presidente, el relato de la investigación del caso Watergate a manos de los periodistas del Washington Post Bob Woodward y Carl Bernstein. Una gran parte de los que nos hemos dedicado a la prensa lo hicimos inspirados por relatos como los de estos dos reporteros. ¿Fue un error?

Repasamos la historia y el contexto de la película para definir qué ha cambiado en estas cinco décadas.

Lo de los autores y sus obras

Le pasó a Rosalía pero le podía haber pasado a cualquiera. En una entrevista con la escritora Mariana Enríquez, hablando de Picasso, la cantante dijo que no le molestaba “diferenciar al autor de su obra”. Las redes, que están a la que saltan, se le cayeron encima y ella pidió públicamente disculpas por no conocer el contexto completo de las acusaciones de maltrato que pesan sobre el pintor.

Hay dos detalles a discutir aquí. Por un lado está el tema de que no siempre conocemos la vida privada de los creadores (e incluso existe el debate de si esto es importante). Por otro lado, el detalle de que puede que, aun conociéndola, decidamos disfrutar (o no) de su arte.

María Durán Eusebio desglosa las diferentes corrientes de pensamiento para que cada uno reflexione sobre qué postura quiere (y puede) tomar.

Pequeños grandes temas

Hay ocasiones en las que el tema de un artículo parece pequeñito pero en realidad encierra una gran historia.

Uno podría pensar, por ejemplo, que este tema de Juan Martín Flores se va a centrar en la magia que supusieron para los espectadores programas televisivos como Chabelo y El Chavo del 8. Sin embargo, el autor los utiliza para analizar la educación que recibimos a través de la pequeña pantalla en una época en la que toda la sociedad compartía una serie de referentes. Una época que, por cierto, ya ha pasado.

Por otro, tenemos algo muy local que quiso hacerse internacional: el eslogan “Spain is Different”, usado de forma tanto seria como irónica. Además de la voluntad política de utilizarlo para promocionar el país como destino turístico, ¿alguna vez se ha preguntado cuál es la historia de esta frase y por qué nos solemos tomar a cachondeo su significado?

Y en último lugar, un asunto curiosísimo. Todos hemos leído, y utilizado, alguna vez el ampersand (que cada uno caligrafía como puede). Hablo del simbolito con el que indicamos “y”: &. El ampersand ha cruzado fronteras y siglos para seguir entre nosotros (e incluso volver un poco locos a los informáticos). Y, como relata Maximiliano Pascual Gómez Rodríguez, su historia es apasionante.

The Conversation

– ref. Suplemento cultural: ahora todo es autoficción – https://theconversation.com/suplemento-cultural-ahora-todo-es-autoficcion-280291

Mark Carney secures majority after ‘unwinnable’ 2025 election victory, building new momentum

Source: The Conversation – Canada – By Allison Harell, Professor of Political Science, Université du Québec à Montréal (UQAM)

A year ago this month, Canadians delivered a result that seemed impossible just a few weeks earlier: another Liberal minority government, this time under newly chosen leader Mark Carney. Now, after three byelections, the Liberals have a majority for the first time since 2019.

It’s been an astonishing reversal of fortune for the Liberals. For more than two years, the Conservatives had held a comfortable advantage in the polls. Many analysts treated a Conservative victory as all but inevitable.

Yet on election night on April 28, 2025, the Liberals finished with 43.8 per cent of the vote, edging out the Conservatives at 41.3 per cent, while the NDP and Bloc Québécois dropped sharply from their 2021 levels.

Two major developments upended what had appeared to be a predictable political landscape — and, if the byelection results are any indication, their effects may be lasting.

The first was the return of Donald Trump to the United States presidency. This brought an immediate wave of tariffs and an adversarial posture toward Canada. The policy shock had economic consequences, but it also triggered a shift in how Canadians perceived the risks facing the country.

The second development came in early January 2025. Justin Trudeau resigned after intense internal and external pressure. His departure reset the Liberal brand almost overnight.

With Carney newly installed as leader, the Liberals entered the election presenting not continuity but transformation in the face of Trump’s threats about making Canada the 51st American state.




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Trump and tariffs were primary issues

Taken together, these shocks reshaped voters’ priorities. Instead of evaluating parties along familiar ideological lines, many Canadians approached the election as a question of who could best protect the country during an unusually turbulent moment. It seems that a year later, Canadian voters are still regarding the Liberals in this light.

New data from the 2025 Canadian Election Study (CES) has helped illuminate this dynamic. When asked which party was best suited to manage Canada’s relationship with the United States, Canadians across nearly all partisan groups — including those who typically support other parties — chose the Liberals most often (57.8 per cent).

While Liberal and Conservative partisans selected their own respective parties more than 80 per cent of the time, what’s noteworthy is that strong majorities of NDP (71.6 per cent) and Bloc (62.8 per cent) supporters also selected the Liberals.

The significance of this pattern is hard to overstate. The relationship with the U.S. dominated voter concerns during the election. One in five Canadians mentioned the relationship with the U.S., Trump or tariffs as the most important issue in the 2025 Canadian federal election.

This was the second most common response behind general economic concerns, which were closely tied to the U.S. situation. About one in three Canadians said the economy was the most important issue.

Economic stewardship

Historically, Conservatives benefit when voters prioritize economic competence. But in 2025, the turbulence caused by U.S. tariffs did not translate into increased trust in Conservative stewardship.

Instead, a sizable majority of Canadians supported the use of retaliatory tariffs (68.7 per cent), and more Canadians identified the Liberals as the party best able to manage the economy (48 per cent versus 39 per cent for Conservatives).

This shift in perceived competence had profound cascading effects. Strategic voting among NDP supporters, in particular, proved decisive. While partisans typically remain loyal to their own party, 2025 saw an unprecedented number of traditionally NDP voters casting ballots for the Liberals.

While more than 80 per cent of NDP supporters voted for their own party in 2021, a majority of NDP partisans voted for the Liberals in 2025, a highly unusual pattern for partisans in most elections.

This trend extended to Bloc voters as well, though to a lesser extent, leading to a Liberal minority that was unimaginable six months earlier.

Carney and the Liberals still popular

As we approach the one-year anniversary of this election, the aftermath of those choices is still visible in public opinion.

Polling conducted in early 2026 shows the Liberals holding a six‑point lead in national vote intention, along with a 52 per cent government approval rating. Carney’s net favourability sits at +20.

These indicators, as well as the byelection results, suggest that voters have not experienced the “buyer’s remorse” that sometimes follows strategic elections. Instead, many appear reassured by the combination of stability and technocratic competence they sought in 2025.

Multiple floor-crossings by Conservative and NDP members — the most recent is longtime Conservative MP Marilyn Gladu, whose defection left the Liberals just one seat short of a majority before the byelections — suggest optimism about the Liberal government’s stability.

Whether this stability endures will depend heavily on developments outside Canada’s borders. But for now, Canadians seem broadly satisfied with the strategic choice they made in April 2025.

The Conversation

The Canadian Election Study was funded from the Social Science and Humanities Research Council (grant #891-2019-2011).

Daniel Rubenson receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada

Laura Stephenson has received funding from SSHRC (Social Sciences and Humanities Research Council of Canada) and Max Bell Foundation for her research.

Lewis Krashinsky receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (#756-2024-0366).

– ref. Mark Carney secures majority after ‘unwinnable’ 2025 election victory, building new momentum – https://theconversation.com/mark-carney-secures-majority-after-unwinnable-2025-election-victory-building-new-momentum-279061

Trump’s exchange with Pope Leo reflects deep-rooted tensions between the Vatican and the United States: 4 essential reads

Source: The Conversation – USA (3) – By Kalpana Jain, Senior Religion + Ethics Editor, Director of the Global Religion Journalism Initiative, The Conversation

Pope Leo XIV speaks to journalists aboard his flight bound for Algiers on April 13, 2026. Alberto Pizzoli/Pool Photo via AP

President Donald Trump and Pope Leo XIV, the U.S.-born head of the Catholic Church, had an unusual and acrimonious public exchange over the weekend.

In a scathing attack on Truth Social, the social media platform he launched in 2022, Trump accused the pope of being “WEAK on Crime and terrible for Foreign Policy.” The lengthy post on April 12, 2026, told Leo to “focus on being a Great Pope, not a Politician.”

Later that night, Trump told reporters that he was “not a big fan of Pope Leo” and did not think the pope was “doing a very good job.” Leo has repeatedly called for peace amid wars in the Middle East and described Trump’s April 7 threat to destroy Iranian civilization as “truly unacceptable.”

Several hours later, aboard a papal flight to Algiers – where he will begin a 10-day trip to Africa – Leo told reporters that he did not want to get into a debate with Trump, and that his words were not “meant as attacks on anyone.” But striking a firm note, he said he had “no fear” of the Trump administration.

“I do not look at my role as being political, a politician,” the pope said, adding, “I will continue to speak out loudly against war, looking to promote peace, promoting dialogue and multilateral relationships among states, to look for just solutions to problems. Too many people are suffering in the world today. Too many innocent people are being killed. And I think someone has to stand up and say, ‘There’s a better way to do this.’”

The public nature of Trump’s criticism may feel unprecedented. But there have long been tensions between the United States and the Vatican’s effort to seek peace, as scholars writing for The Conversation have shown in past articles.

1. History of anti-Catholicism

In February 2016, Pope Francis criticized Trump’s campaign pledge of building a wall on the U.S.-Mexico border. Back then, too, Trump attacked Francis for being a “very political person.”

Temple University historian David Mislin wrote how the comments suggesting that the pope was interfering in U.S. politics reminded some commentators of an “older religious bigotry.”

During the 19th century, when large numbers of Catholics immigrated to the U.S., they were looked at with suspicion. Some Americans claimed that “Catholics maintained allegiance to the church first and to American values and institutions second,” Mislin explained.

“Anti-Catholic cartoons suggested that Catholics would use political power to dismantle the nation’s institutions,” he added.

It was once “unthinkable” for American presidents to be seen with the pope. Dwight Eisenhower became the first U.S. president to visit the Vatican in 1959.

A man in a black suit and another in white priestly robes bow toward each other, as some others stand quietly in the background.
President Dwight Eisenhower with Pope John XXIII on Dec. 6, 1959, at the Vatican.
AP Photo



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Why it was once unthinkable for the president to be seen with the pope


2. Mutual influence

It was only in 1984 – under President Ronald Reagan – that the U.S. and the Vatican established diplomatic relations, as church historian Massimo Faggioli noted in an 2015 article.

Faggioli, a professor at Trinity College Dublin, wrote in the lead-up to Francis’ trip to the United States. That visit reflected “a story about change in religion and politics,” he noted – about relations between the papacy and the Catholic Church, on one side, and the United States, on the other.

Francis addressed Congress on this trip, which, according to Faggioli, “would have shocked most Americans only 30 years ago.”

He also noted how much world Catholicism had been influenced by American ideas in recent years, becoming “much more American than it used to be – and much more American than Italian, for that matter.” Catholic teachings “on religious freedom and democracy and the new sensibility on the role of women in the Church came to Rome largely thanks to the experience of Catholics in the United States,” Faggioli wrote.

His broader point was that the Vatican and the U.S. have had an influence on each other – something that can be “seen only over a long period of time.”




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Why should we care about Pope Francis’ visit to the US?


3. How Francis changed church’s foreign policy

Part of the change – at least at the Vatican end – is reflected in the church’s relationship with political power, as Loughborough University researcher Massimo D’Angelo pointed out.

Francis’ predecessor, Joseph Ratzinger – who became Pope Benedict XVI – may have often seen political alliances as a necessity for the church’s survival in times of secular decline. “Francis rejected this approach,” D’Angelo wrote.

Two men, one in priestly robes, sit facing each other on ornate golden chairs, with flags behind them set against a gilded backdrop.
Pope Francis talks to Myanmar’s President Htin Kyaw during their meeting at the Presidential Palace in Naypyitaw, Myanmar, on Nov. 28, 2017.
Max Rossi/Pool Photo via AP

“The sacred must not be instrumentalised by the profane,” Francis stated in Kazakhstan in 2022. In other words, religion should not be a tool in the hands of the powerful. Francis also made constant appeals for peace amid the Ukraine and Gaza wars, though he avoided direct condemnation – which, at times, led to some criticism.

Even so, as D’Angelo said, it was “another major transformation” in how the church related with political power.




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How Pope Francis changed the Catholic Church’s foreign policy


4. Shared principles

Trump’s Truth Social post accused Leo of “catering to the radical left.” Mark Yenson, a religious studies scholar at Western University in Canada, explained why such terms may not be applicable in the context of the papacy, where “conservative” and “liberal” labels don’t work the same way as in polarized American politics.

Many Americans viewed Benedict as more conservative than Francis, his successor. Yet some of the two popes’ history suggests that they appealed to shared principles, which were theological rather than political, Yenson wrote in 2025. These were “not reducible to liberal versus conservative categories.”

As he wrote, “The role of the pope, highlighted in Francis’ teaching on ecology, is to inspire a different kind of social and moral imagination, one not reducible to particular ideological positions.”

Leo, like Francis, has been critical of the Trump administration. Yenson reminds readers that the pope’s choice of name hearkens to Pope Leo XIII, who initiated modern Catholic social teaching and emphasized peace and justice. Additionally, he wrote, Leo’s “career as a missionary, bishop and Vatican cardinal outside of the U.S. means that his context is not confined to the polarizations of the U.S. Catholic Church and its bishops.”

Far from an isolated spat, Trump and Leo’s exchange might well show a recurring dynamic – in which papal intervention on global issues is rarely seen as neutral.




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– ref. Trump’s exchange with Pope Leo reflects deep-rooted tensions between the Vatican and the United States: 4 essential reads – https://theconversation.com/trumps-exchange-with-pope-leo-reflects-deep-rooted-tensions-between-the-vatican-and-the-united-states-4-essential-reads-280510

Lutter contre les violences conjugales et familiales : unir savoirs et expériences

Source: The Conversation – in French – By Geneviève Lessard, Professeure titulaire, experte en violence conjugale et familiale, Université Laval

Chaque année, des dizaines de milliers de femmes et d’enfants sont victimes de violences conjugales et familiales au Québec. Face à cette réalité, une question s’impose : comment mieux agir ? Et si la réponse passait par une recherche menée avec celles et ceux qui vivent et combattent ces violences au quotidien ?


Pour le Québec uniquement, la police reçoit en moyenne 25 000 signalements de violence conjugale chaque année, les femmes représentant la grande majorité des victimes. Quant aux services de protection de l’enfance, ils retiennent en moyenne 40 000 signalements pour maltraitance des enfants chaque année.

Ces chiffres rappellent l’ampleur du problème et l’importance des actions collectives visant à le contrer. Mais pour y parvenir, il ne suffit pas de documenter le problème : la recherche doit se faire avec ceux et celles qui vivent ces réalités au quotidien et qui accompagnent les personnes touchées.

Les violences conjugales surviennent dans les relations intimes et prennent plusieurs formes : coups, paroles blessantes, contrôle sur les décisions ou les finances, pratiques sexuelles non consenties, pour ne citer que quelques exemples. Les victimes sont souvent réduites au silence et il est très difficile, voire dangereux pour elles de s’en sortir.

Les violences familiales envers les enfants incluent des gestes violents (punition corporelle, cris, dénigrement) ou le fait de ne pas répondre à leurs besoins fondamentaux (soins, supervision, affection). Elles comprennent aussi les situations où les enfants grandissent dans un foyer où se produisent des violences conjugales.




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Chercher ensemble, agir ensemble

Si toutes les recherches visent à développer de nouvelles connaissances, certaines ont aussi un objectif plus large d’influencer les pratiques et politiques sociales. C’est le cas des recherches partenariales. Les acteurs du terrain concernés par le problème étudié sont impliqués dès le début. Ils participent à définir les priorités et restent actifs tout au long du projet.

Cette approche collaborative permet de construire ensemble des connaissances et de proposer des solutions adaptées aux besoins du terrain. Elle reconnaît l’importance et la complémentarité de différents types de savoirs : scientifiques, pratiques et issus de l’expérience.

Au Canada, en Belgique et ailleurs dans le monde, ce type de recherche est de plus en valorisé pour sa contribution à la transformation des sociétés et des réponses sociales à des problématiques complexes comme les violences conjugales et familiales.

Ce que la recherche partenariale peut apporter… et ce qu’elle exige

Ce domaine est sensible et parfois controversé. Les victimes de violence sont souvent jugées par la société et même par certains intervenants professionnels. On entend souvent « Pourquoi ne quitte-t-elle pas ce conjoint violent ? » Les intervenants et les chercheurs spécialisés dans le domaine ne s’entendent pas toujours sur la définition du problème et des solutions, par exemple : faut-il aider les auteurs de violence ou les punir plus sévèrement ?

Pourtant, la collaboration entre chercheurs et acteurs de terrain est essentielle à l’émergence de solutions novatrices comme les tribunaux spécialisés, les cellules régionales de crise et les services intégrés, qui montrent que travailler ensemble permet de mieux protéger les victimes et prévenir les homicides familiaux.

Plusieurs exemples de projets concrets plaçant la collaboration au centre des recherches et interventions en violence conjugale sont décrits dans un numéro spécial de la revue Travail social. La protection des enfants est également reconnue comme une responsabilité collective et plusieurs scientifiques ont récemment plaidé pour une mobilisation collective, afin d’agir davantage en prévention des violences familiales.

Malgré ses avantages, la recherche en partenariat demeure un chemin pavé de défis. Les chercheurs doivent y consacrer beaucoup de temps et d’énergie, parfois au détriment de leur rayonnement dans les grandes revues internationales, afin de se consacrer aux besoins locaux de leurs partenaires. De leur côté, les partenaires doivent patienter pour obtenir des résultats exploitables, car le rythme de la recherche ne correspond pas toujours aux besoins immédiats du terrain. Mais leur implication étroite les rapproche des connaissances en développement et leur offre un pouvoir d’influence sur le processus.

Les dernières décennies de recherche en partenariat nous renseignent sur certaines stratégies gagnantes, notamment :

  • inclure dans les recherches une grande diversité d’expertises, pour enrichir le plus possible les résultats et arriver à proposer des solutions plus complètes ;

  • obtenir l’engagement durable des organismes partenaires ;

  • créer des comités décisionnels et opérationnels équilibrés, composés à la fois de chercheurs et d’acteurs de terrain ;

  • considérer la voix et l’expertise des personnes concernées, adultes et enfants, de façon sécurisée et respectueuse ;

  • favoriser les débats d’idées avec une approche ouverte et inclusive de diverses expertises, incluant les groupes vulnérables.




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Des projets porteurs de changement

En Belgique, un projet a mobilisé acteurs policiers, judiciaires, médicaux et associatifs pour évaluer l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Cette collaboration a permis de dégager des recommandations concrètes pour mieux coordonner tous les acteurs concernés, dépasser les cloisonnements entre institutions et assurer une prise en charge complète des victimes (santé mentale, services sociaux, justice). Le projet a montré que des idées nouvelles, testées sur le terrain pendant la pandémie, ont bien fonctionné. Cela a aidé à obtenir un soutien politique plus solide et durable.

Le deuxième exemple, en cours au Québec et baptisé Retranche la violence, vise à identifier les facteurs clés favorisant la sortie des violences conjugales et familiales, afin d’améliorer les pratiques et les politiques publiques. Cette recherche mobilise plus de 60 membres issus des milieux communautaire, institutionnel, politique et universitaire, ainsi que des personnes expertes de vécu, pour conseiller l’équipe. L’approche partenariale est centrale et tous les comités sont composés en diversifiant les expertises.

Nous croyons que plus on implique d’acteurs, plus la société peut changer : réduire les violences conjugales et familiales, identifier plus vite les situations qui surviennent et offrir des réponses mieux adaptées aux besoins des victimes et des auteurs, adultes ou enfants, pour en atténuer les conséquences délétères.

Pour que la recherche ait un véritable impact et transforme concrètement la vie des personnes confrontées à la violence, il faut un engagement collectif : population, universités, milieux de pratique et institutions politiques doivent se mobiliser dans des projets rassemblant tous les acteurs concernés.

Égaliser les rapports de pouvoir entre des acteurs diversifiés demande un effort constant et l’équilibre n’est jamais parfait. Mais cet effort peut être payant à moyen terme, notamment pour une alliance plus forte dans les luttes ou revendications communes aux différents partenaires.

La Conversation Canada

Geneviève Lessard a reçu un financement du CRSH pour projet de Partenariat intitulé “Sortir des violences intimes, familiales et structurelles à l’ère post-pandémique : des pratiques et politiques ancrées dans l’expérience des personnes concernées” (Retranche la violence, titre abrégé).
Elle est aussi responsable du financement reçu par le FRQ dans le programme des regroupements stratégiques pour le centre de Recherches Appliquées et Interdisciplinaires sur les Violences intimes, familiales et structurelles.

Aline Thiry a reçu des financements de Belspo.

Célyne Lalande a reçu des financements de Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Elle travaille à Université du Québec en Outaouais, une institution universitaire qui bénéficie du développement des connaissances et sa diffusion.

Fabienne Glowacz a reçu des financements de Belspo.

Caroline Robitaille ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Lutter contre les violences conjugales et familiales : unir savoirs et expériences – https://theconversation.com/lutter-contre-les-violences-conjugales-et-familiales-unir-savoirs-et-experiences-275607

Día Mundial de la Cuántica: estado actual, retos y perspectivas de la computación cuántica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Josu Etxezarreta Martinez, Investigador en computación cuántica, Universidad de Navarra

El 14 de abril se celebra el Día Mundial de la Cuántica. La propuesta surgió en 2021 como una iniciativa impulsada por científicos, educadores y divulgadores de distintos países. Con el tiempo, la iniciativa ha recibido el apoyo de diversas organizaciones científicas y académicas de todo el mundo, aunque no está ligada a una entidad concreta como ocurre con algunos días internacionales oficiales.

Se eligió el 14 de abril por su relación simbólica con la física cuántica. Esta fecha –según la representan en el mundo anglosajón, poniendo primero el número del mes y luego el del día– forma el 4.14, las tres primeras cifras redondeadas de la constante de Planck.

Max Planck fue el primero en proponer la cuantización de una magnitud física, y su constante marca la frontera entre el mundo clásico y el cuántico.

En nuestras vidas

Más de un siglo después, y tras innumerables avances tecnológicos derivados de la mecánica cuántica –como el transistor, el láser o la resonancia magnética–, nos encontramos ante una nueva frontera: la computación cuántica. Las supermáquinas en desarrollo prometen abordar problemas que la computación clásica no puede resolver eficientemente.

En un contexto dominado por el hype y el FOMO, es habitual encontrar afirmaciones sobre su impacto inmediato en ámbitos como el desarrollo de fármacos, nuevos materiales o la lucha contra el cambio climático. Pero ¿en qué punto estamos realmente?

La ventaja cuántica

La llamada ventaja cuántica se refiere a la capacidad de resolver problemas de forma más eficiente que con métodos clásicos. Esto no implica que un procesador cuántico sea más rápido en términos de operaciones por segundo, sino que puede requerir muchas menos operaciones para resolver ciertos problemas. De hecho, un supercomputador clásico actual puede alcanzar el orden del trillón (un millón de billones) de operaciones por segundo, mientras que los dispositivos cuánticos actuales operan en torno al millón por segundo.

Hasta ahora, dicha ventaja se ha demostrado experimentalmente en problemas sin aplicaciones prácticas directas. Esto ha desplazado la pregunta de si es posible la ventaja cuántica a si es posible lograr una ventaja cuántica útil.

¿Sabemos hacer algo con un ordenador cuántico?

Uno de los campos más prometedores es la simulación de sistemas físicos cuánticos. De hecho, esta fue la motivación original: si la naturaleza es cuántica, construyamos máquinas que sigan sus mismas reglas. Así, la simulación de la evolución de sistemas cuánticos de muchos cuerpos mediante técnicas como la descomposición de Trotter fue una de las primeras propuestas con ventaja teórica demostrada. Esto tiene implicaciones en el estudio de materiales magnéticos, materia condensada o física de partículas.

Ventajas químicas

En química cuántica, el potencial es especialmente relevante. Algoritmos como la estimación de fase o la diagonalización cuántica de Krylov podrían permitir estudiar sistemas complejos como el FeMoCo, responsable de la fijación del nitrógeno en la naturaleza. Comprender este proceso permitiría replicar de forma eficiente la producción de amoníaco, clave para fertilizantes y energía, frente a los métodos industriales actuales, mucho más costosos energéticamente.

La amenaza para la seguridad en comunicación y la IA cuántica

Más allá de la simulación, también existen algoritmos cuánticos con impacto en computación. El más conocido es el de Peter Shor, capaz de factorizar números grandes de manera eficiente, lo que supone una amenaza para la criptografía actual.

En el ámbito del machine learning y la inteligencia artificial, se han propuesto algoritmos como los variacionales, aunque aún no está claro si ofrecen ventajas reales. Propuestas recientes como la interferometría cuántica decodificada (DQI por sus siglas en inglés) sugieren posibles ventajas en problemas de optimización muy relevantes para la industria, pero todavía están lejos de aplicaciones prácticas.

Los errores y la presión de los algoritmos clásicos

Entonces, ¿por qué no tenemos ya ventajas cuánticas útiles? Los dispositivos actuales, en el orden de 100 cúbits (los equivalentes cuánticos de los bits clásicos), presentan errores frecuentes –aproximadamente uno cada mil operaciones–, lo que restringe la longitud de los algoritmos que pueden ejecutarse de forma fiable. Esto ha permitido que muchas de las demostraciones cuánticas sean rápidamente replicadas mediante técnicas clásicas avanzadas, como redes de tensores o métodos de propagación de operadores, que continúan mejorando y ejerciendo presión sobre el campo cuántico.

Dudas razonables

Varios estudios han puesto en duda algunas propuestas de ventaja cuántica en machine learning. En ciertos casos, si los algoritmos pueden entrenarse eficientemente, también pueden ser simulados clásicamente. En otros, los problemas que tratan de resolver son demasiado simples para que haya ventaja cuántica. Las otras propuestas como DQI no tienen aún aplicaciones prácticas directas, por ahora, ya que abordan problemas que requieren una cierta estructura para ser eficientes.

La presión de los métodos clásicos y el estudio de los límites de las propuestas cuánticas son fundamentales para entender para qué puede servir un ordenador cuántico.

Corrigiendo errores a cambio de tiempo y tamaño

La solución a largo plazo pasa por la corrección cuántica de errores. Esta técnica consiste en construir cúbits lógicos fiables a partir de muchos cúbits físicos ruidosos. En principio, permite reducir los errores de forma arbitraria, pero a costa de un gran aumento en los recursos necesarios. Las estimaciones más aceptadas (aquí sólo tomo en cuenta artículos que han pasado revisión por pares) de los recursos necesarios para romper una clave criptográfica utilizada en la vida real (RSA-2048) hablan de requerir 20 millones de cúbits ruidosos y una ejecución de 8 horas. Esto para reducir la tasa de fallo a un error por cada billón de operaciones.

Aunque hay recientes propuestas que sugieren reducir estos requisitos a decenas o cientos de miles de cúbits, asumen avances tecnológicos que aún no se han logrado y que no son triviales. Pensemos que se han tardado más de 20 años en demostrar experimentalmente las propuestas originales de Alexei Kitaev del código de superficie. Aunque el progreso es rápido, se requiere tiempo para avanzar. Especialmente cuando tenemos procesadores de 100 cúbits y necesitamos decenas o cientos de miles de estos.

Luchando contra la naturaleza

El mensaje, sin embargo, no debe ser de pesimismo, sino de cautela. En un entorno dominado por el hype, es responsabilidad de la comunidad científica ser rigurosa y honesta sobre el estado real de la tecnología. La computación cuántica tiene un potencial enorme, pero su impacto transformador requiere todavía de avances fundamentales y ciencia básica. Es nuestra responsabilidad determinar de manera rigurosa para qué tareas puede ser útil un ordenador cuántico.

Mientras visitaba la Universidad de Cambridge tuve el placer de asistir a una charla impartida por el profesor Mikhail Lukin, líder mundial en computación cuántica basada en átomos fríos. En ella, Lukin remarcó que la corrección cuántica de errores trata de construir estados cuánticos a escalas nunca alcanzadas. En cierto modo, se trata de luchar contra la propia naturaleza, que tiende a confinar los efectos cuánticos a escalas muy pequeñas. Creo que conseguiremos desafiar a la constante de Planck realizando estas máquinas cuánticas, pero ¿sabremos qué hacer con ellas?

El Día mundial de la Cuántica es un gran momento para celebrar todo aquello que se consiguió en la denominada primera revolución cuántica en el siglo XX. Y también para abordar con optimismo esta nueva era en la que estamos inmersos: la segunda revolución cuántica.

The Conversation

Josu Etxezarreta Martinez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Día Mundial de la Cuántica: estado actual, retos y perspectivas de la computación cuántica – https://theconversation.com/dia-mundial-de-la-cuantica-estado-actual-retos-y-perspectivas-de-la-computacion-cuantica-280391

El sonido más poderoso del mundo: nuestro nombre

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Díez Ruiz, Associate professor, Universidad de Deusto

Aghavni Shahinyan/Shutterstock

En cualquier interacción humana, desde una conversación informal hasta una reunión profesional, hay un elemento simple pero extraordinariamente influyente: el nombre.

Dale Carnegie, en su libro Cómo ganar amigos e influir sobre las personas (1936), afirmaba que el nombre de una persona es para ella “el sonido más dulce e importante”. Con independencia del idioma. Podemos estar distraídos, mirando el móvil, andando por la calle pensando en otra cosa… Pero si alguien pronuncia nuestro nombre, nuestra atención se activa de inmediato, aunque desconozcamos la voz.

Nombrar a alguien durante una conversación no es un gesto trivial. Más bien, se trata de una herramienta psicológica y neurológica que potencia la atención, refuerza la conexión interpersonal y, en muchos casos, mejora la comunicación.

Este fenómeno no es sólo una intuición social. Como veremos a continuación, estudios de neurociencia, psicología social y comunicación respaldan que el uso del nombre propio hace que nuestro cerebro reaccione de forma única, con efectos que pueden transformar radicalmente la interacción interpersonal.

El nombre como imán de atención

Uno de los hallazgos más claros proviene de estudios de neuroimagen: cuando escuchamos nuestro propio nombre, el cerebro se activa de forma específica. Se estimulan áreas de la corteza temporal y frontal implicadas en el reconocimiento personal y el procesamiento social, con una respuesta mayor que cuando se oyen otros nombres.

El patrón de activación no es un accidente: nuestro nombre es uno de los estímulos más relevantes para nuestro cerebro desde la infancia, lo que explica por qué capta inmediatamente nuestra atención incluso cuando no estamos prestando atención consciente. Es como un interruptor cerebral.

Identidad, reconocimiento y respeto

La psicología social señala que el nombre propio no es solo una etiqueta arbitraria: representa una parte fundamental de la identidad de la persona.

Cuando dirigimos la palabra a alguien usando su nombre, transmitimos reconocimiento, personalización y respeto por su singularidad.

Este efecto se traduce, en la práctica, en mayor receptividad del interlocutor. El uso del nombre puede hacer que la otra persona se sienta escuchada, valorada y considerada, ingredientes clave en cualquier relación, ya sea personal o profesional.




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Potenciador de conexiones y relaciones

Diversos estudios muestran que recordar y utilizar el nombre de alguien favorece relaciones más sólidas. Según investigaciones en psicología social, el uso deliberado de los nombres puede facilitar interacciones más positivas, promover la inclusión y generar vínculos más fuertes en contextos diversos.

Este mecanismo es particularmente útil en situaciones de networking, enseñanza, liderazgo y atención al cliente, donde establecer una conexión rápida y auténtica puede marcar la diferencia.

Psicología y sensibilidad social

Algunas investigaciones recientes han explorado fenómenos menos intuitivos relacionados con el nombre. Por ejemplo, se ha propuesto el concepto de alexinomia, que describe la dificultad o ansiedad que algunas personas experimentan al usar nombres propios en la interacción social. Esta respuesta puede manifestarse tanto al dirigirse a otros por su nombre como al escuchar el propio, y no debe confundirse con simples dificultades de memoria.

Este fenómeno psicológico puede dificultar el establecimiento de relaciones fluidas y revela hasta qué punto el nombre está cargado de significado emocional en nuestras interacciones.

Sugiere además que, aunque el uso del nombre puede ser beneficioso, no siempre resulta neutro en la interacción social. Factores emocionales, como los descritos en la alexinomia, pueden influir en cómo se percibe y utiliza, por lo que su empleo requiere cierto grado de sensibilidad interpersonal.

El nombre y la perecepción social

Más allá de la atención y la conexión, los nombres también pueden influir en las percepciones sociales. Investigaciones en psicología social han observado que los nombres pueden estar asociados, en algunos casos, a percepciones sobre rasgos personales como competencia, popularidad o inteligencia.

Por ejemplo, estudios han mostrado que ciertos nombres percibidos como más clásicos o convencionales tienden a asociarse con mayor competencia o fiabilidad, mientras que nombres menos comunes o más modernos pueden vincularse a rasgos como creatividad, pero también a menor seriedad en contextos formales.

Aunque este tipo de efectos pueden ser culturales o contextuales, reflejan cómo los nombres, más allá de identificar, pueden influir en nuestra percepción social de los demás.

Buenas prácticas: uso equilibrado del nombre

El uso del nombre no garantiza éxito mecánico en la comunicación. De hecho, expertos en comunicación advierten que su utilización excesiva o artificial puede funcionar en contra de la conexión genuina, llegando a percibirse como forzada o manipuladora.

Por eso, el verdadero arte está en integrarlo de forma natural y respetuosa, ajustando el uso del nombre a la situación comunicativa y al estilo personal de cada interlocutor.

Usarlo con criterio y humanidad

Llamar a las personas por su nombre no es una cuestión menor: es una práctica respaldada por la neurociencia y la psicología social que activa la atención, potencia la empatía y refuerza la identidad personal dentro de la interacción. Desde la atención al cliente hasta la enseñanza o el liderazgo, saber usar el nombre de forma adecuada puede ser una herramienta poderosa para construir relaciones más humanas, respetuosas y eficaces.

En un mundo donde la comunicación personal auténtica es cada vez más valorada, el nombre propio emerge como un elemento central para conectar de manera significativa. Utilizarlo con empatía y precisión puede marcar la diferencia entre una conversación que pasa desapercibida y una que realmente impacta.

The Conversation

Fernando Díez Ruiz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El sonido más poderoso del mundo: nuestro nombre – https://theconversation.com/el-sonido-mas-poderoso-del-mundo-nuestro-nombre-272965

Infraestructuras, liberalización y menos impuestos hacen a Madrid más competitiva dentro de la eurozona

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Emilio José González González, Profesor de Economía, Universidad Nebrija

Área de negocios de las Cinco Torres, en Madrid, por la noche. Jose Luis Vega/Shutterstock

La globalización obliga a ser más competitivos en un mercado en el que España compite, cada vez más, con países con costes laborales muy bajos. Reducir esos costes no es una opción porque implicaría recortar de forma drástica el nivel de renta y de bienestar de las familias españolas.

Para mejorar la productividad hace falta apostar por la tecnología y la innovación, que aportan valor y compensan el efecto de unos costes laborales más elevados. Ambos factores son clave para impulsar las exportaciones y el crecimiento económico. Finalmente, el círculo virtuoso se cierra con un mayor nivel de vida de los ciudadanos y el mantenimiento de los sistemas de protección social.

En lo que va de siglo, la región de la eurozona que más ha avanzado en competitividad ha sido la Comunidad de Madrid. Así lo demuestra nuestro estudio, Shedding Light on Global Competitiveness by Analyzing Regional Competitiveness within the European Monetary Union, realizado junto a las profesoras Susana Cortés Rodríguez (UNED) y Olga Butenko Nesterenko (Universidad Nebrija), publicado en Revista de Economía Mundial.

El caso de la eurozona

Cuando los países pierden competitividad pueden recuperarla si su moneda se deprecia o se devalúa. Pero los países que han adoptado el euro no pueden hacerlo cuando se trata de ser más competitivos frente a otros territorios que también forman parte de la eurozona. La razón es que, al compartir una misma moneda, es el Banco Central Europeo el que diseña y ejecuta la política monetaria de todos los países miembros. Renunciar al tipo de cambio plantea un reto adicional cuando la competencia es entre territorios con una moneda común.

En nuestro estudio analizamos cómo ha evolucionado entre 2003 y 2021 la competitividad en las regiones fundadoras del euro. Nos centramos en las regiones, no en los países, porque la industria se concentra en zonas específicas. Esto genera desigualdades que debemos tener en cuenta.

Medimos la competitividad con los costes laborales unitarios, que relacionan costes laborales y productividad. Este indicador es útil para comparar países con niveles similares de desarrollo. Además, permite evaluar los ajustes salariales y de precios ante la pérdida de competitividad, así como los efectos de las políticas y las decisiones empresariales sobre la productividad.

Buenos vecinos

Nuestro análisis muestra que la competitividad no está repartida de forma uniforme en la geografía de la eurozona. Las regiones más industrializadas del centro y norte de Europa, como Baviera o Île-de-France, son las más competitivas. Las del sur, como Andalucía o Calabria, están a la cola. Estas diferencias se mantienen y evolucionan, influidas por la productividad, el capital humano y la especialización económica. Dicho de otra forma, aunque los costes laborales unitarios se reduzcan, las regiones más competitivas, las del centro de la UE, siguen siendo las más competitivas de la eurozona, y las de la periferia continúan estando en el furgón de cola.

Detectamos un fenómeno interesante: el efecto vecindad. Como las dinámicas económicas siguen patrones geográficos y de concentración industrial, si una región mejora su competitividad, las regiones vecinas también lo hacen.

El atractivo de la gran ciudad

También descubrimos el papel clave de las grandes áreas metropolitanas. Madrid, Viena y Lisboa han escalado posiciones gracias a su capacidad para atraer talento, inversión y actividades basadas en el conocimiento. Pero este crecimiento urbano puede aumentar las desigualdades entre regiones. Además, plantea el problema de la despoblación en las regiones menos competitivas, que es un problema especialmente acuciante en las áreas periféricas de la eurozona.

El caso de Madrid es especialmente interesante pues, durante el periodo objeto de estudio, pasó de la posición 44ª a la 14ª en el ranking de competitividad de las regiones de la eurozona. Estos resultados son el fruto de las inversiones en infraestructuras llevadas a cabo desde la década de los 80 y a una política de liberalización, desregulación y menores impuestos desplegada a partir de la década de los 90.

Otras campeonas españolas

Otras regiones españolas que también han mejorado en competitividad respecto a las regiones de la eurozona son Cataluña, Comunidad Valenciana, Murcia, Andalucía, País Vasco y Navarra. En este sentido, el cuadrante noreste (País Vasco, Navarra, La Rioja, Aragón, Cataluña y parte de la Comunidad Valenciana), que es el más industrializado, sigue siendo el más competitivo. A ello se unen los desarrollos que han tenido lugar en Murcia, una región eminentemente agrícola, y Andalucía, que se beneficia de la existencia de clústeres tecnológicos como el de Málaga.

Desde el punto de vista político, creemos que es urgente diseñar estrategias regionales. Debemos fomentar la reindustrialización, la innovación y mejorar el capital humano. Si no lo hacemos, las regiones menos competitivas corren el riesgo de quedar atrapadas en el estancamiento, lo que agravaría las brechas socioeconómicas en la eurozona.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Infraestructuras, liberalización y menos impuestos hacen a Madrid más competitiva dentro de la eurozona – https://theconversation.com/infraestructuras-liberalizacion-y-menos-impuestos-hacen-a-madrid-mas-competitiva-dentro-de-la-eurozona-261838

Las series españolas de Netflix (casi) no parecen españolas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Maria Fitó-Carreras, Profesora e investigadora en la Facultad de Ciencias de la Comunicación, Universitat Internacional de Catalunya

Claudia Salas y Luis Tosar en una imagen de la serie _Salvador_, estrenada en 2026. Jaime Olmedo/Netflix

Sería generalista, arriesgado y posiblemente impreciso afirmar que la series españolas de Netflix no parecen españolas. No obstante, tampoco es una afirmación del todo desmesurada.

Las series nacionales que hemos disfrutado durante décadas en la televisión lineal siempre se han caracterizado por el costumbrismo, la presencia del folclore español, el humor local, las referencias propias de su tiempo y de ciertas subtramas basadas en conflictos familiares o sociales muy enraizados en la historia reciente del país.

Farmacia de guardia, Médico de familia, Cuéntame cómo pasó, Los Serrano, Los hombres de Paco, Aquí no hay quién viva y su spin off La que se avecina tienen un sello nacional que, nos guste o no, es altamente incuestionable y beben de un imaginario made in Spain que las hace únicas e irrepetibles. Estas producciones hablan directamente al espectador español, con referencias compartidas, ritmos pausados, temporadas largas, personajes entrañables y, de una forma u otra, se adhieren al sustrato cultural nacional.

Netflix: ¿una ventana para lo español?

Las producciones cinematográficas, como ha sucedido en prácticamente todos los ámbitos de la industria cultural y de entretenimiento, se han hecho más transnacionales y homogéneas, especialmente desde 2015, con la llegada a España de plataformas de vídeo bajo demanda como Netflix, Amazon Prime Video, Max, Apple TV o Disney+, entre otras. Estas permiten que los productos nacionales se exhiban más allá de nuestras fronteras, y puedan, en el mejor de los casos, conquistar audiencias internacionales.

En Netflix este cambio se empezó a hacer visible con series como La casa de papel, Élite, Las chicas del cable, Berlín y Respira. Más recientemente, series como Salvador, La chica de la nieve o El cuco de cristal, confirman como esta tendencia sigue consolidándose.

Un hombre dispara a alguien fuera de campo.
Alex García en una escena de la última temporada de El cuco de cristal.
Julio Vergne/Netflix

Así ha cambiado la ficción seriada nacional

Netflix se ha convertido en un laboratorio donde las series españolas experimentan cambios narrativos y estéticos que buscan funcionar tanto dentro como fuera de España, lo cual resulta razonable si tenemos en cuenta su alto coste de producción.

Como consecuencia, se observa una cierta estandarización emocional de las series españolas producidas bajo el paraguas de la plataforma. Los conflictos son cada vez más universales: trauma, identidad, deseo, culpa o ambición. Lo local aparece menos como tema y más como decoración, como parte del sello autoral o como guiño al espectador nacional. Esta semilla narrativa puede funcionar, con ligeros cambios, en otros países, lo que permite a Netflix capitalizar más la producción. Es un fenómeno lógico, pero invita a reflexionar sobre cómo estos cambios afectan a la identidad de nuestras historias.

La música es uno de los elementos más visibles de la transformación de la ficción española en Netflix. Ya no se limita a melodías o canciones que apelan a la nostalgia nacional, sino que recurre con frecuencia a hits globales que puedan resonar con audiencias internacionales. Ejemplo de ello son la utilización de “Felicità” de Al Bano & Romina Power, un clásico italiano de los 80, en Berlín, o “Bella Ciao”, un himno partisano que popularizó la resistencia italiana durante la Segunda Guerra Mundial, en La casa de papel.

La dirección de arte y el diseño global de producción de las series españolas en Netflix son más cercanos al cine hollywoodiense. El uso de cliffhangers –momentos de tensión intensa– continuados entre capítulos o ritmos más altos y más escenas con acción y dramatismo también son signos de esta internacionalización narrativa por el influjo de la plataforma.

Conviene subrayar que estos cambios no son exclusivos del caso español, sino que se extienden a otros contextos nacionales donde las plataformas también están redefiniendo los códigos de producción de las series.

Cuando lo español habla al mundo en Netflix

En cierta manera, la mayoría de las producciones españolas surgidas de Netflix mantienen una esencia nacional que subyace tanto en el subtexto como en la construcción de algunos personajes. Por tanto, es más apropiado hablar de glocalización –lo global adaptado a lo local– que de canibalismo cinematográfico global.

Se produce, por tanto, una hibridación cultural muy interesante al replicar temáticas contemporáneas abordadas sin complejo y desde un contexto reconocible. Es decir, se mezclan lo global y lo local: los temas son universales (deseo, trauma, ambición…), pero siempre están tratados desde un contexto español, casi en un segundo plano, que los hace reconocibles para el público local.

Dicho de otro modo: la narrativa de las series españolas funciona tanto dentro como fuera de nuestras fronteras porque lo específico se minimiza. Esta dinámica podría cuestionar si la exportación no está poniendo en riesgo la identidad cultural de las producciones españolas, que parece orientarse cada vez más hacia la maximización de beneficios.

Todo lo anterior nos lleva a pensar que hemos pasado de una España que hablaba de sí misma en las series a una España hablándole al mundo con producciones más ambiciosas y menos costumbristas y estereotipadas, pero con un ADN muy propio de la cultura plural nacional.

Por tanto, quizá esta sea la verdadera transformación: antes contábamos historias para mirarnos y ahora las contamos sabiendo que nos están mirando. La cuestión no es si Netflix ha cambiado el cine y las series españolas, es si sabremos seguir siendo nosotros mismos mientras aprendemos a hablar en este nuevo altavoz glocal.


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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Las series españolas de Netflix (casi) no parecen españolas – https://theconversation.com/las-series-espanolas-de-netflix-casi-no-parecen-espanolas-275372