Le réseau portuaire de la Chine se concentre autour des routes les plus risquées de la planète… et ce n’est pas un hasard

Source: The Conversation – France in French (3) – By Dylan Spencer, Assistant Professor of Criminology, Georgia Southern University

La Chine a pris pied dans plus de 90 ports à travers le monde. Une nouvelle étude montre que ces investissements ne sont pas répartis au hasard : ils se concentrent près des grands goulets d’étranglement du commerce mondial et dans des corridors maritimes exposés à la piraterie.


Fin février 2026, le gouvernement panaméen a pris le contrôle de deux ports du canal de Panama qui étaient exploités depuis deux décennies par un conglomérat hongkongais. Cette décision constitue le dernier épisode d’un long bras de fer juridique, après que la Cour suprême du Panama a annulé les contrats de l’entreprise.

Mais l’affaire dépasse largement le cadre d’un simple différend local. Elle a attiré l’attention des États-Unis et de la Chine, dont la rivalité autour des ports mondiaux et des routes commerciales s’est intensifiée ces dernières années, notamment dans la zone stratégique du canal de Panama, où la présence chinoise a, à plusieurs reprises, suscité l’ire de l’administration Trump.

Des entreprises chinoises possèdent ou exploitent désormais des terminaux dans plus de 90 ports à travers le monde, dont beaucoup figurent parmi les plus fréquentés. Ce réseau s’étend de l’Afrique à l’Europe, en passant par le Moyen-Orient et l’Asie, avec une activité en croissance en Amérique du Sud.

L’ampleur de l’implication chinoise dans les ports à l’étranger a alimenté le débat sur la nature réelle de ces investissements : s’agit-il d’opérations strictement commerciales ou servent-ils des objectifs stratégiques plus larges ?

Une grande partie de ce débat s’est appuyée sur des études de cas et des analyses politiques, notamment dans le cas du canal de Panama. Pourtant, comprendre où se situent ces ports et déterminer s’il existe des caractéristiques communes aux pays qui les accueillent est essentiel, car des perturbations des grandes routes maritimes peuvent se répercuter sur l’ensemble de l’économie mondiale.

Dans une étude récente, nous – chercheurs en sécurité maritime, en infrastructures mondiales et en commerce international – avons constitué la première base de données mondiale des ports liés à des entreprises chinoises. Nous avons ensuite analysé 133 pays côtiers afin de comprendre pourquoi certains accueillent des investissements portuaires chinois tandis que d’autres n’en ont pas.

Nous avons constaté que l’expansion des ports chinois à l’étranger n’est pas aléatoire. Loin d’être principalement déterminés par le climat général des affaires, ces investissements se concentrent près des points d’étranglement maritimes et des corridors maritimes exposés à la piraterie, avec des indices plus modestes suggérant que les pays riches en ressources ont également davantage de chances d’accueillir ces ports.

L’importance des points d’étranglement

Certaines routes maritimes sont plus importantes que d’autres. Le canal de Suez, le détroit d’Ormuz et le détroit de Malacca sont des exemples de points d’étranglement – des passages étroits par lesquels transitent d’énormes volumes du commerce mondial et des flux d’énergie.

Selon nos résultats, les pays situés à proximité de points d’étranglement majeurs ou secondaires, comme le Panama ou ceux bordant le détroit du Pas-de-Calais – dont la France – sont nettement plus susceptibles d’accueillir un port lié à des entreprises chinoises. En termes simples, la proximité avec des goulets d’étranglement essentiels du commerce mondial constitue un fort prédicteur des investissements chinois.

Carte des points d’étranglement
Les points d’étranglement se situent le long de corridors maritimes particulièrement sensibles.
Spencer/Christiansen/Pires/Tsai/Gondhali/Petrossian

Cette disposition a une logique économique. La Chine dépend fortement du commerce maritime pour soutenir sa croissance. Or les ports situés près des points d’étranglement se trouvent le long des corridors maritimes les plus sensibles du monde et offrent un accès commercial durable dans des emplacements stratégiques.

Malgré les inquiétudes en Occident, selon lesquelles Pékin développerait des ports à des fins militaires, tous ne constituent pas pour autant des bases navales déguisées.

La plupart des installations liées à des entreprises chinoises sont des terminaux commerciaux. Cependant, des infrastructures commerciales peuvent aussi avoir une valeur stratégique. Ainsi la première base logistique militaire à l’étranger de la Chine, à Djibouti, se trouve à côté du complexe portuaire de Doraleh exploité par… une entreprise chinoise. Un rapport du Congressional Research Service souligne que cette installation soutient les opérations navales et l’accès régional dans l’ouest de l’océan Indien.

Cela ne signifie pas que les autres ports détenus ou exploités par des entreprises chinoises soient des installations militaires. Mais le contrôle de terminaux, de plateformes logistiques et de données sur les chaînes d’approvisionnement peut, avec le temps, influencer les relations économiques et sécuritaires.

Le rôle de la piraterie et des ressources

Les mêmes corridors maritimes dans lesquels Pékin concentre ses investissements portuaires sont aussi des points chauds de la criminalité maritime. Dans une recherche distincte, nous avons montré que les ports maritimes peuvent faciliter la pêche illégale, non déclarée et non réglementée lorsque les mécanismes de contrôle sont faibles. Nos derniers résultats indiquent que les ports liés à des entreprises chinoises sont plus fréquents dans des pays déjà confrontés à la piraterie et à l’insécurité maritime.

Ce chevauchement ne signifie pas que les ports provoquent des activités illicites, mais il montre que ces investissements se produisent souvent dans des environnements maritimes à plus haut risque. L’un des résultats les plus surprenants de notre étude concerne précisément cette relation entre la piraterie et les investissements portuaires.

Entre 1991 et 2018, des milliers d’incidents de piraterie ont été enregistrés dans le monde. Pourtant, au lieu d’éviter les zones à risque, les ports liés à des entreprises chinoises sont plus fréquents dans les pays où les niveaux de piraterie sont les plus élevés.

Pourquoi investir dans des corridors instables ? Parce que la piraterie signale les routes commerciales à la fois vulnérables et précieuses. Investir dans des ports dans des régions comme le golfe de Guinée ou certaines parties de l’Asie du Sud-Est peut aider Pékin à protéger ses intérêts maritimes. En ce sens, la piraterie peut signaler non seulement un risque, mais aussi une opportunité.

Parallèlement, nous avons examiné la richesse en ressources naturelles des pays hôtes à l’aide d’un indicateur incluant les ressources extractives, minières et agricoles. Nous avons trouvé des indices suggérant que les pays disposant de ressources plus abondantes étaient davantage susceptibles d’accueillir au moins un port lié à des entreprises chinoises, mais si cette relation n’apparaissait pas de manière constante dans tous les modèles.

De fait, certaines explications souvent avancées pour expliquer où et pourquoi la Chine investit dans des ports ne résistent pas à notre analyse.

Les indicateurs généraux du climat des affaires et de la gouvernance, tels que la facilité à faire des affaires ou la stabilité institutionnelle, ne sont pas, après examen, des prédicteurs constants de la présence de ports liés à des entreprises chinoises. Cela suggère que la géographie et les facteurs de risque maritimes comptent davantage que les indicateurs économiques ou de gouvernance plus généraux.

Implications plus larges

Quelles que soient les motivations derrière les investissements chinois, leurs effets dépassent le simple cadre du commerce local et de la logistique. Les ports ne sont plus seulement des infrastructures locales. Ils sont devenus des nœuds des chaînes d’approvisionnement mondiales et, de plus en plus, des éléments de la compétition géopolitique. Et si tous les investissements ne traduisent pas une ambition militaire dissimulée, il serait naïf de considérer que tous les projets portuaires sont politiquement neutres.

Les récentes réponses politiques américaines reflètent ces inquiétudes croissantes. Début 2026, la Maison-Blanche a présenté un plan visant à renforcer l’industrie maritime américaine et à réduire la dépendance à l’égard d’infrastructures maritimes contrôlées par des acteurs étrangers. L’administration s’est également penchée de plus près sur l’implication d’entreprises étrangères dans des installations clés de l’hémisphère occidental, notamment des ports liés au canal de Panama.

De telles initiatives suggèrent qu’à Washington, le contrôle des infrastructures maritimes n’est plus considéré comme une simple question commerciale, mais de plus en plus comme un enjeu de sécurité économique et nationale. Et comme le montre la carte des pays accueillant des ports liés à des entreprises chinoises, les investissements de Pékin suivent les routes commerciales les plus stratégiques du monde – non pas par hasard, mais par choix.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Le réseau portuaire de la Chine se concentre autour des routes les plus risquées de la planète… et ce n’est pas un hasard – https://theconversation.com/le-reseau-portuaire-de-la-chine-se-concentre-autour-des-routes-les-plus-risquees-de-la-planete-et-ce-nest-pas-un-hasard-277691

Indigenous-led renewable energy projects offer benefits that reach far beyond reducing carbon emissions

Source: The Conversation – Canada – By Ian Munroe, Research Associate, Sinton Lab, University of Toronto

The number of renewable energy projects that are fully or partly Indigenous-owned is growing quickly in Canada, and our new research suggests that their benefits reach far beyond reducing greenhouse gas emissions.

The number of such projects on traditional Indigenous territories and reserve lands jumped by more than 300 per cent between 2009 and 2020. Nearly one-fifth of the country’s electricity-generating infrastructure involved First Nations, Métis and Inuit partners or beneficiaries as of 2022.

Yet little is known about the impacts of these renewable-energy projects within the participating communities beyond the physical footprint of the construction.

We aimed to fill this information policy gap in response to a request from two organizations that work extensively with First Nations, the Clean Energy Association of British Columbia and the New Relationship Trust, which obtained funding from Natural Resources Canada to conduct research.

Together we conducted a study to paint a more complete picture of these broader impacts, interviewing knowledge-holders in 14 First Nations in British Columbia involved with 36 planned or operational Indigenous-led renewable energy projects.

We found that these projects employ “placed-based” approaches, often with a high degree of community engagement early on, and revenues often allocated to support their own culture, governance, ecology, support services and economy.

Transformational change

a solar panel with wind turbines in the far distance with the setting sun
The world is entering a new era in which energy independence will be more important.
(Unsplash/Alexander Mils)

We found that when First Nations’ worldviews are centred and community control is enabled, broad social and cultural benefits result, providing greater self-determination.

As part of our research, we interviewed knowledge-holders from the West Moberly First Nations near Peace River, B.C. The nation has used wind-project revenues to support cultural camps and youth programs. As one knowledge-holder there told us:

“We are involved in it, and we are engaged in it. We are co-owners. And I know our Elders feel really good about hearing that. Knowing that we are not just sitting on the sidelines, while other people fill their pockets in our territory. And our community is doing that kind of stuff more and more. There is a connection there, right, because you are involved. More money is flowing to the community.”

In the Fraser Canyon region, the T’eqt’aqtn’mux (Kanaka Bar Indian Band), which has been affected by wildfires in recent years, has used proceeds from solar projects to reduce fire hazards and protect homes.

In the case of the Skidegate Band Council, we heard that revenues from a two-megawatt microgrid solar project would go toward funding Tll Yahda Energy, a partnership with the Old Massett Village Council to develop renewable energy projects in Haida Gwaii.

While these results demonstrate that a broad range of positive outcomes can flow from Indigenous-led renewable energy projects, the social and cultural impacts remain neglected in conventional energy practice.

An alternative to traditional energy planning

The Indigenous-led projects we heard about stand in contrast to typically used top-down decision-making, favoured by governments.

This approach is often characterized by public consultation that occurs after the decision of where to site the project has been made, often leading to local rejection of the project, and sometimes cancellation.

The bottom-up nature of the approaches we heard about hold important lessons that can enable widespread acceptance of energy transitions.

This is particularly relevant in B.C., where the provincial government is encouraging renewable energy projects to create economic opportunity and counter external economic shocks, including tariffs from the United States.

an aerial view of a group of solar panels
Indigenous-led approaches can support communities and aid progress toward decarbonization goals.
(Unsplash/Anders J)

This policy push extends to the province’s more than 200 First Nations, with a 2025 procurement call that requires at least 25 per cent First Nations ownership of a project.

The B.C. government must also meet its obligations under the Declaration on the Rights of Indigenous Peoples Act (DRIPA), which aims to bring provincial legislation into agreement with the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.

The UN treaty requires that state parties enable self-determination and obtain free, prior and informed consent from Indigenous Peoples for projects that impact their lands or resources. Indigenous-led renewable electricity projects in B.C. could help meet requirements under DRIPA to provide pathways for First Nations to improve their economic and social conditions without discrimination.

The Indigenous-led approaches we studied provide a vehicle to support Indigenous communities and make progress toward the province’s decarbonization goals. They also hold valuable lessons for developing policy in other jurisdictions like Ontario, where the provincial government has pledged to boost support for the growing number of Indigenous energy projects.

The world is entering a new era in which energy independence will be more important. Our findings about Indigenous-led projects illustrate a radically different approach to growing the Canada’s renewables industry in a way that can provide energy and facilitate transformational social and cultural change.

The Conversation

Christina E. Hoicka receives funding from the Canada Research Chair Secretariat, the Government of Canada’s New Frontiers in Research Fund, CANSTOREnergy project NFRFT-2022-00197, New Frontiers in Research Fund Global NFRFG-2020-00339, funding from Natural Resources Canada Clean Energy for Rural and Remote Communities Program, Capacity Building Stream funding program, all of which supported this research. The research was conducted in partnership with the Clean Energy Association of British Columbia and the New Relationship Trust.

Anna Berka and Ian Munroe do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Indigenous-led renewable energy projects offer benefits that reach far beyond reducing carbon emissions – https://theconversation.com/indigenous-led-renewable-energy-projects-offer-benefits-that-reach-far-beyond-reducing-carbon-emissions-276612

When war looks like prophecy: How U.S. ‘end time’ narratives frame the war with Iran

Source: The Conversation – Canada – By André Gagné, Full Professor, Department of Theological Studies, Concordia University

After the United States and Israel began bombing Iran, killing some of the government’s top leaders — including its supreme leader, Ali Khamenei — some of U.S. President Donald Trump’s most loyal evangelical supporters quickly framed the war as a religious battle.

On the morning the attacks started, American evangelist Franklin Graham, president of the Billy Graham Evangelistic Association and founder of Samaritan’s Purse, posted on X: “Pray for our military in the operation against Iran, for President @realDonaldTrump, and that the people of Iran will be set free from the bondage of Islam.”

More than 1,000 civilians have been killed in Iran.

In my book, American Evangelicals for Trump. Dominion, Spiritual Warfare and the End Times, I explain how one of the contemporary interpretations of the “end times,” premillennial dispensationalism, remains widely influential among U.S. evangelicals.

Dispensations are seen as distinct periods in history, believed to be appointed by God to govern and organize the affairs of the world. Dispensationalism functions both as a method for interpreting the Bible and as a framework for understanding its history.

It teaches that Christ will return before the end times and inaugurate a thousand-year reign of peace and justice on Earth, commonly referred to as the Millennium

A systematic roadmap

Since the U.S. attack on Iran, Greg Laurie, founder and pastor of Harvest Christian Fellowship in California, has done a series of videos promoting his dispensational reading of current events. For Laurie, the next event on “God’s calendar” is known as the Rapture of the Church, when “born-again” believers are taken up to heaven.

In some readings of biblical prophecy, the Rapture is followed by the Great Tribulation, a seven-year period of turmoil. During that time, it is believed that the Jewish people will rebuild their temple in Jerusalem, divine judgments will strike the Earth and a political figure known as the Antichrist will rise to power.

The period culminates in a final confrontation between Jesus and the nations gathered by the Antichrist against Israel, called Armageddon. After that conflict, Christ is expected to establish his millennium of rule from Jerusalem, with the nations of the world ultimately brought under his authority.

Some evangelicals interpret the struggle between Iran and Israel through the same eschatological or “end times/end of history” lens.

According to their reading, Iran, known in antiquity as Persia, is identified in certain prophetic readings as one of the nations destined to play a role in a conflict described in Ezekiel 38–39, often called the battle of Gog and Magog.

The evangelical influencer Traci Coston also used a numerological twist to bolster characterizations of Trump as a new King Cyrus, a notion popularized by Lance Wallnau, an influential Pentecostal entrepreneur.

Coston wrote that Iran has been under “the oppressive Islamic regime” for 47 years and Trump is the 47th president. She likens Trump to “a pagan political leader” who God anoints “to break open gates and shift history for the sake of His people.”

Trump leveraged such views about himself and reposted on March 9 a 2007 prophecy by Kim Clement, a musician, pastor and popular prophetic figure who died in 2016, on his Truth Social account.

Spiritual warfare and an end times revival

Among some pro-Trump leaders in neo-Pentecostal and neo-Charismatic circles, the conflict with Iran is interpreted as spiritual warfare. They view global events as part of an ongoing struggle between divine and demonic forces and believe the prayers of Christians help push back what they see as evil powers.

Lou Engle, a U.S. neo-Charismatic prophet, posted one day before the attack, that in 2006, a group of 70 believers gathered in Boston for a prolonged period of prayer lasting 40 days and nights. He referenced the prophecy of Jeremiah 49:34-38, which names the judgment against Elam — an ancient region located in what is now southern Iran. Mobilizing this text, he said believers prayed “God would break the bow of Islam and set His throne in Iran.”

The Jewish feast of Purim, which was celebrated on March 2 and 3, was leveraged to explain the current conflict as spiritual warfare.

This framing is rooted in how some of these pro-Trump Pentecostal leaders see examples of cosmic battles in biblical texts, such as Daniel 10,12-21 which depicts supernatural forces at work in conflict among nations.




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Citing such passages, influential proponents of this spiritual warfare way of thinking, like Wallnu, have argued that a “territorial spirit” fuels conflict. According to this view, only spiritual warfare can dislodge its influence; the reason to wage this spiritual battle is to dispel the nefarious influence of demonic forces that prevent the preaching of the gospel in closed areas.

Many of these pro-Trump neo-Pentecostal leaders adhere to a Victorious Eschatology, where the expansion of the Kingdom of God will be seen worldwide, and Christianity will rise in power, unity, maturity and glory before Christ’s return.

This framework is another end-times scenario, where some believe that a great spiritual awakening will occur, leading to massive conversions to Christianity.

Views not new

The idea of an end-times global awakening isn’t new. Early Pentecostals initially believed they lived in the end times and that the gift of tongues was given for the mission. Equipped with the supernatural capacity of speaking unlearned languages, they could now go throughout the world and preach the gospel before the return of Christ.

Later, the mid-20th century movement known as the New Order of the Latter Rain, a group that experienced a revival in 1948 in North Battleford, Sask., shared a similar outlook.

Their views ended up having a profound impact on the charismatic movement and the independent charismatic church movement globally. The New Order broke away from the classical Pentecostals in Canada, due to the “spiritual drought” they felt among Pentecostals and were now seeking a fresh spiritual experience.

‘Decisions on the basis of theology’

When U.S. Secretary of State Marco Rubio says that the Iranian regime makes “decisions on the basis of theology, their view of theology which is an apocalyptic one,” and Secretary of War Pete Hegseth states that “crazy regimes, like Iran, hell bent on prophetic Islamist delusions, cannot have nuclear weapons; it’s common sense,” the rhetoric frames Tehran as uniquely driven by religious extremism.

Yet pro-Trump Christian leaders have been welcomed into the Oval Office to lay hands on the president in prayer, while Trump has amplified prophetic messages about his rise to political power, signalling to his supporters that his presidency was divinely ordained.

The contrast is striking. When religious belief shapes the politics of rivals, it is labelled dangerous theology. Yet, when it appears in Washington, it is cast as divine providence.

The Conversation

André Gagné does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. When war looks like prophecy: How U.S. ‘end time’ narratives frame the war with Iran – https://theconversation.com/when-war-looks-like-prophecy-how-u-s-end-time-narratives-frame-the-war-with-iran-278292

Tuerie de Tumbler Ridge. Quelle est la responsabilité d’OpenAI ?

Source: The Conversation – in French – By Marianne Ozkan, Doctorante en droit, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

OpenAI a déclaré dans la foulée de la fusillade survenue le 10 février 2026 dans une école secondaire de Tumbler Ridge en Colombie-Britannique, que Jesse Van Rootselaar, la tueuse alléguée, avait évoqué des scénarios d’attaques armées lors de conversations avec ChatGPT. La compagnie a mis en œuvre son protocole interne de sécurité et clôturé son compte sans la dénoncer auprès des autorités policières.


En réaction, le ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a sommé OpenAI de clarifier son protocole de sécurité. Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a pour sa part obtenu que le PDG Sam Altman vienne s’excuser à Tumbler Ridge.

Le coroner en chef de la Colombie-Britannique a lancé une enquête, alors que la famille d’une des victimes hospitalisées poursuit OpenAI au civil. Mais quelle peut être la responsabilité d’OpenAI et quels écueils législatifs doivent être évités ?

Céline Castets-Renard et Emmanuelle Bernheim sont professeures et spécialistes respectivement en droit de l’IA et en droit de la santé mentale. Marianne Ozkan est candidate au doctorat et travaille sur les enjeux sociaux et juridiques soulevés par les agents conversationnels. Ensemble, leurs travaux portent sur l’encadrement juridique des relations intimes entre les personnes et les machines.

La responsabilité d’OpenAI

La plainte de la famille, telle que rapportée, allègue que l’entreprise « avait connaissance précise du projet à long terme du tireur d’organiser un événement causant de nombreuses victimes », mais « n’a pris aucune mesure pour agir sur la base de ces informations », ce qui caractériserait une négligence.

Ceci pose plusieurs difficultés de preuve, à commencer par savoir quel rôle ChatGPT a joué dans la tuerie. Sachant qu’un tel geste est le résultat de causes complexes et multifactorielles, le lien causal de ChatGPT avec la tuerie ne peut qu’être relatif. ChatGPT a-t-il servi d’exutoire à des idées violentes ? A-t-il encouragé ces idées ou aidé à formuler des plans pour commettre ces gestes violents ? La teneur des conversations pourrait apporter quelques éléments de réponse.




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Cela convoque une autre question centrale à la reconnaissance de la responsabilité d’OpenAI : le risque de passer à l’acte était-il raisonnablement prévisible ? La distinction entre l’intention et la simple idéation d’idées violentes devra être départagée et remise dans le contexte des informations limitées à disposition d’OpenAI concernant l’utilisatrice.

Une législation spécifique aux IA ?

Ces difficultés de preuve justifient peut-être de créer une législation spécifique pour encadrer les risques de l’IA, afin de ne pas dépendre des règles d’autorégulation établies par les entreprises et des décisions prises par leurs comités de sécurité internes. Le premier ministre Eby considère qu’un seuil national d’alerte et une « obligation de signalement » doivent être établis, ce qui soulève plusieurs interrogations. Quels critères pourraient s’avérer plus fiables que celui de « risque crédible et imminent » utilisé par OpenAI ? N’y a-t-il pas un risque d’atteinte à la vie privée ou de dénonciation erronée, au nom de la prévention ?

D’autres législateurs ont déjà choisi d’encadrer l’IA : l’Union européenne a adopté un règlement en 2024, tandis qu’aux États-Unis, plusieurs législations étatiques ont été adoptées, comme en Californie, ou sont en cours d’élaboration, comme dans l’État de New York pour encadrer les robots conversationnels dits « IA compagnons ».

Les protocoles de sécurité envisagés visent à détecter les idéations violentes et rediriger l’utilisateur vers des ressources d’aide, alors qu’OpenAI fait déjà l’objet de plusieurs poursuites reliées à des suicides ou des psychoses.




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Or, au Canada, aucune loi n’a encore été adoptée sur l’intelligence artificielle ni plus spécifiquement sur les robots conversationnels, depuis l’abandon du projet de loi C-27 qui visait, d’une part, la modernisation de la loi fédérale sur la protection des données personnelles dans le secteur privé (LPRPDE) et, d’autre part, l’encadrement des systèmes d’IA et des données(LIAD).

La pente glissante de la prévention du risque en santé mentale

La discussion actuelle préconise donc une obligation de signalement aux services policiers lorsqu’un risque est identifié dans le cadre de discussions avec un agent conversationnel. Elle se déroule sans considérer les cadres légaux et les pratiques régissant déjà les interventions en santé mentale (intervention policière, admission involontaire, traitements forcés, surveillance en communauté) et qui sont fondés sur la notion de risque.

La police était intervenue à plusieurs reprises pour des enjeux de santé mentale au domicile de Van Rootselaar avant la tuerie. Ses armes lui avaient été retirées, puis remises, et elle avait fait l’objet d’une admission involontaire en vertu de la Loi sur la santé mentale. Dans ce contexte, on peut se demander si un signalement de la part d’OpenAI aurait vraiment pu changer le cours des choses. Rien ne permet de le démontrer.


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Dans les dernières décennies, le recours aux services policiers et à la coercition en santé mentale est devenu la norme faute de services accessibles. Le Canada est d’ailleurs le pays où l’hospitalisation involontaire est la plus utilisée.

Ces pratiques visent particulièrement les personnes vivant en situation de pauvreté, racialisées et immigrantes, et leurs effets thérapeutiques ne sont pas démontrés. Au contraire, les effets traumatiques des interventions policières et coercitives résultent en une perte de confiance et en une réticence à demander de l’aide lorsque nécessaire. En somme, elles n’améliorent pas l’accès aux soins et sont empreintes de violations des droits et de violence policière.

C’est ce qui a mené plusieurs villes canadiennes, mais aussi américaines, à retirer les interventions de crise de la compétence des services de police, et à abolir en tout ou en partie les équipes mixtes de police (policiers et professionnels de la santé ou des services sociaux). Par exemple, la ville de Toronto a confié les « wellness check » et les interventions de crise à une équipe communautaire, et la ville de Vancouver a confié le triage des appels en santé mentale à des infirmières, offrant une réponse non policière et « plus appropriée » à 54 % des appels.

Repenser le système

Les discussions sur les obligations de signalement aux autorités policières nous invitent à insérer OpenAI dans le système existant de gestion des risques en santé mentale sans toutefois nous inciter à réfléchir aux limites de ce système ni à envisager les enjeux structuraux à l’œuvre. Or, dans un contexte où Van Rootselaar avait fait l’objet de plusieurs interventions policières et psychiatriques dans les dernières années, ne devrait-on pas considérer l’approche en santé mentale fondée sur les risques comme un échec ? Il revient maintenant à l’enquête du Coroner de mettre au jour les failles d’un système de santé qui vise plus à gérer des risques qu’à prendre soin des humains.

Si la tuerie de Tumbler Ridge nous enjoint à réfléchir aux moyens d’empêcher de tels drames, elle doit aussi nous interpeller sur les causes du recours aux agents conversationnels et aux conditions de prise en charge de la santé mentale. Tumbler Ridge nous montre l’urgence d’adopter un cadre légal pour l’IA – et particulièrement pour les agents conversationnels – afin que les obligations imposées aux fournisseurs de ces technologies tiennent compte de la variété des risques que leurs produits peuvent engendrer. Chose certaine, la solution ne peut pas être d’appliquer une réponse unique comme le signalement à la police.

La Conversation Canada

Marianne Ozkan a reçu des financements des Fonds de recherche du Québec (FRQ).

Céline Castets-Renard et Emmanuelle Bernheim ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Tuerie de Tumbler Ridge. Quelle est la responsabilité d’OpenAI ? – https://theconversation.com/tuerie-de-tumbler-ridge-quelle-est-la-responsabilite-dopenai-276927

Réforme linguistique : les nombres comptent aussi !

Source: The Conversation – in French – By Jean-Charles Pelland, Postdoctoral Researcher, Department of Psychosocial Science, University of Bergen

On connait tous Charles Darwin, l’homme derrière la théorie de l’évolution, qui permet d’expliquer les origines et le lent développement de la vie sur Terre (et ailleurs, en théorie).


Or, peu de gens savent que dans son ouvrage La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, Darwin avait remarqué que les mêmes principes qui expliquent l’évolution des espèces biologiques sont aussi applicables aux traits culturels comme les langues.

L’idée ici est de voir des produits de la culture – que ce soit des mots, des sports, des danses, des coupes de cheveux, ou n’importe quelle autre pratique qui n’est pas biologiquement déterminée – comme si elles sont en lutte les unes contre les autres, comme le sont des espèces biologiques dans la sélection naturelle.

Étonnamment, malgré la précision et l’objectivité des mathématiques, une telle lutte caractérise le développement des systèmes de numérotation au fil des millénaires à travers le monde. C’est d’ailleurs sur l’évolution culturelle des systèmes de quantification que porte mon travail de chercheur postdoctoral au département des sciences psychosociales à l’université de Bergen, en Norvège.

En collaboration avec un groupe d’archéologues du laboratoire Pacea de l’université de Bordeaux et un groupe de linguistes de l’Institut Max Planck pour l’anthropologie de l’évolution à Leipzig, en Allemagne, notre équipe de chercheurs en sciences cognitives étudie l’origine et l’évolution culturelle des systèmes de numérotation pour QUANTA, un projet de recherche interdisciplinaire financé par le Conseil Européen de la recherche (ERC).

Sélection naturelle et artificielle

L’arrivée récente de l’expression « six seven » dans notre environnement linguistique illustre bien cette analogie dont je parle : tout comme des plantes exotiques peuvent envahir des écosystèmes et remplacer les espèces locales, des expressions linguistiques peuvent aussi conquérir l’espace culturel et remplacer des pratiques locales.

Ce parallèle entre l’évolution culturelle et l’évolution biologique s’applique à la sélection naturelle, mais aussi à la sélection artificielle. De la même façon que l’on intervient pour empêcher une plante d’envahir un écosystème, des institutions, comme des écoles ou des gouvernements, appliquent parfois une forme de sélection artificielle aux traits culturels.

C’est le cas du Québec, qui n’a pas froid aux yeux quand vient le temps de faire de la sélection artificielle pour protéger sa culture. On le voit avec la loi 101, ou avec le zèle (parfois excessif, diront certains) avec lequel les agents de l’Office québécois de la langue française appliquent certaines lois linguistiques : on veut protéger notre culture en empêchant une autre de la remplacer.

Comme en témoigne la réforme (ratée) de 1668, ce type d’interventionnisme linguistique existe depuis bien longtemps en France. De nos jours, si le Québec est singulier dans son recours à des lois pour encadrer certaines pratiques linguistiques, il est loin d’être seul à intervenir pour réglementer l’usage du français.




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L’enjeu des nombres

Prenez la nouvelle orthographe proposée par l’Académie française en 1990, dont plusieurs éléments ont été adaptés à la culture québécoise et imposés aux élèves du primaire et du secondaire cet automne dans la Belle Province. Pour simplifier le français et le rendre plus uniforme, voire même logique, cette réforme encadre entre autres l’usage des accents, traits d’union, et trémas, en plus d’uniformiser certains pluriels et d’éliminer des anomalies.

Or, un important élément illogique n’a malheureusement pas été corrigé par cette réforme, concernant comment nous parlons des nombres dans la langue de Molière.

Certes, la réforme a corrigé une des anomalies liées nos façons de composer les expressions numériques, uniformisant l’usage du trait d’union à tous les numéraux, qu’ils soient supérieurs ou inférieurs à 100. Malheureusement, le français comporte plusieurs autres irrégularités dans sa façon de parler des nombres qui n’ont pas été touchées par cette réforme.




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Bien que plusieurs langues affichent des irrégularités entre 10 et 20, le français du Québec et de la France en rajoute avec son célèbre traitement des nombres entre 70 et 99, dont les noms sont des vestiges d’une époque lointaine où l’on comptait de vingt en vingt en France.

Désordre dans les nombres

Au lieu de continuer à appliquer le suffixe – ante comme dans quarante, cinquante, ou soixante, notre français bifurque vers une construction décimale inutilement compliquée avec soixante-dix, avant de délaisser 10 comme ancre de composition dans quatre-vingts, pour ensuite réunir 10 et 20 dans quatre-vingt-dix.

Pour une personne qui apprend à compter en français, ces montagnes russes entre 10 et 20 sont totalement imprévisibles, compte tenu de la logique décimale qui gouverne les expressions numériques pour les nombres entre 30 et 60. Pendant ce temps, en Belgique, en Suisse, et dans certains pays d’Afrique, la logique est respectée… ou presque : pour 70 et 90, on utilise des constructions plus simples comme septante et nonante. Or, pour ce qui est de huitante et ses variants, outre certaines contrées de Suisse, de France, et même de Nouvelle-Écosse (!), il peine à remplacer quatre-vingts.

C’est ici que nos institutions pourraient intervenir pour donner un petit coup de pouce à la logique, en uniformisant comment on nomme les nombres en français.


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Les conséquences de la complexité de la langue

Comme je le mentionne ailleurs, ces irrégularités ont des conséquences bien concrètes. La façon dont une langue représente la base d’un système de numérotation a des conséquences cognitives et culturelles bien réelles, comme en témoigne un numéro thématique récemment paru dans Philosophical Transactions of the Royal Society.

Les langues qui contiennent moins d’irrégularités dans leur façon de nommer les nombres sont plus faciles à apprendre, requièrent moins de ressources cognitives, et mènent à moins d’erreurs de calculs et de transcription. Les irrégularités qu’affiche notre français entre 70 et 99 intensifient ces effets, comme le démontrent des études qui ont trouvé que ces constructions irrégulières peuvent nous ralentir et mener à plus d’erreurs dans une multitude de tâches, incluant la dictée, la lecture à voix haute et l’identification de nombres écrits.




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C’est précisément pour ce genre de raison que des pays comme la Norvège et le Pays de Galles ont procédé à des réformes de leurs systèmes de numérotation.

Une réforme nécessaire ?

Si la culture était laissée à elle-même, ces irrégularités auraient peut-être déjà disparu, compte tenu des coûts cognitifs liés à leur usage. Or, nos institutions contournent la sélection naturelle et continuent ainsi à rendre l’apprentissage des nombres plus difficile et moins efficace en français.

Sachant que la numératie est un élément crucial de notre vie moderne, la question se pose : Est-il temps de réformer comment on parle des nombres en français ?

La Conversation Canada

Jean-Charles Pelland est membre de ‘QUANTA: Evolution of Cognitive Tools for Quantification’ , un projet de recherche interdisciplinaire financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) à l’aide d’une bourse Synergy (Subvention 951388).

ref. Réforme linguistique : les nombres comptent aussi ! – https://theconversation.com/reforme-linguistique-les-nombres-comptent-aussi-270611

Los ataques contra hospitales están aumentando en las zonas de guerra: ¿los protege lo suficiente la ley?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Shannon Bosch, Associate Professor (Law), Edith Cowan University

Afganistán afirma que al menos 400 personas han muerto en un ataque aéreo pakistaní contra un hospital de rehabilitación de drogadictos en Kabul el lunes por la noche, con posiblemente cientos más de heridos.

Pakistán ha negado haber atacado deliberadamente el centro sanitario. En un comunicado en la red social X, el Ministerio de Información y Radiodifusión de Pakistán afirmó que los ataques “se dirigieron específicamente contra instalaciones militares e infraestructuras de apoyo a los terroristas, incluidos los almacenes de equipo técnico y municiones de los talibanes afganos”.

Sea como fuere, los ataques contra centros sanitarios están aumentando en todo el mundo.

El 14 de marzo, un ataque aéreo israelí alcanzó un centro sanitario en el Líbano, matando a 12 médicos, enfermeros y paramédicos. El ataque elevó a 31 el número de trabajadores sanitarios muertos en el Líbano en los últimos días.

Veintisiete ataques contra centros sanitarios en menos de tres semanas

Desde principios de marzo, la Organización Mundial de la Salud (OMS) ha verificado 27 ataques contra centros sanitarios solo en el Líbano, a medida que los ataques israelíes en el Líbano y las operaciones conjuntas de EE. UU. e Israel en Irán se han intensificado.

La Oficina del Alto Comisionado para los Derechos Humanos (ACNUDH) y la OMS condenaron estos ataques como violaciones del derecho internacional.

Exactamente, ¿qué leyes protegen a las instalaciones médicas, al personal y a los pacientes durante los conflictos? ¿Y pierden esta protección si las instalaciones se utilizan para dar refugio a combatientes?

Lo que dicen las “leyes de la guerra” sobre la protección de los hospitales

El derecho internacional humanitario contiene normas detalladas para proteger al personal médico, las instalaciones sanitarias y a los enfermos y heridos durante los conflictos armados.

Según estas “leyes de la guerra”:

  • El personal médico, incluidos médicos, enfermeros y paramédicos, debe ser respetado y protegido mientras desempeña sus funciones

  • Existen protecciones especiales para las ambulancias y los medios de transporte utilizados exclusivamente con fines médicos

  • Estas protecciones se extienden a los heridos y enfermos a su cargo. Esto incluye a los combatientes enemigos que requieran tratamiento y ya no participen en las hostilidades

  • Se debe permitir a las organizaciones humanitarias imparciales prestar asistencia médica. No se puede denegar arbitrariamente el consentimiento para su labor

  • Las instalaciones médicas deben exhibir los emblemas distintivos de protección de la Cruz Roja, la Media Luna Roja o el Cristal Rojo. El personal médico debe llevar identificaciones y brazaletes que muestren estos emblemas

  • El uso indebido de estos símbolos para proteger operaciones militares está prohibido. Hacerlo puede constituir “perfidia”, un tipo de engaño deliberado que constituye un crimen de guerra según el derecho internacional

  • Atacar deliberadamente al personal médico o a las instalaciones que exhiban estos emblemas también puede constituir un crimen de guerra.

Vidrios rotos rodean una sala de hospital dañada.
Daños causados por los ataques estadounidenses e israelíes al Hospital Shahid Motahhari de Teherán.
Anadolu/Getty

¿De dónde provienen estas normas?

Las leyes que protegen los servicios médicos en la guerra surgieron como respuesta al enorme sufrimiento presenciado en los conflictos de los siglos XIX y XX. El primer tratado que protegía a los soldados heridos y al personal médico se remonta a 1864, cuando los Estados adoptaron el Convenio de Ginebra original.

Hoy en día, los Convenios de Ginebra de 1949 y sus Protocolos Adicionales, junto con un conjunto de normas de derecho internacional consuetudinario, conforman un marco jurídico casi universal que vincula a todas las partes en conflicto. Esto incluye a los grupos armados no estatales.

Estas normas exigen a las partes beligerantes que respeten y protejan al personal médico, las instalaciones sanitarias y los heridos y enfermos en todas las circunstancias.

¿Por qué están aumentando los ataques contra la asistencia sanitaria?

En enero, Médicos Sin Fronteras (MSF) informó de que los ataques contra instalaciones y personal médico habían alcanzado niveles sin precedentes en todo el mundo. Solo en 2025 se produjeron 1348 ataques contra instalaciones sanitarias, el doble de los registrados en 2024.

La ley en sí no ha cambiado, pero la guerra sí. Los recientes conflictos en Sudán del Sur, Ucrania, Gaza, Irán y el Líbano se están produciendo en entornos urbanos densamente poblados. Los grupos armados operan en entornos civiles complejos, a menudo cerca de hospitales y clínicas.

Esto ha cambiado el discurso utilizado por algunas de las partes beligerantes. Lo que antes se describía como “ataques erróneos” ahora se justifica con frecuencia por motivos de necesidad militar. Los Estados suelen alegar que los insurgentes están utilizando hospitales o ambulancias para obtener ventaja militar.

Israel, por ejemplo, ha acusado a Hezbolá y Hamás de utilizar la infraestructura médica con fines militares.

¿Pueden los hospitales perder su protección si hay combatientes escondidos en su interior?

En efecto, los hospitales pueden perder su protección especial si se utilizan, al margen de su función humanitaria, para causar daño al enemigo. Sin embargo, la ley establece un umbral muy alto para ello.

El personal médico puede llevar armas ligeras para su defensa propia. También puede haber guardias armados presentes para proteger las instalaciones. Y la presencia de combatientes heridos que reciben tratamiento no cambia esto: las protecciones siguen siendo aplicables.

La protección solo puede perderse si los hospitales se utilizan para actividades tales como:

  • Lanzar ataques.

  • Servir como puesto de observación.

  • Almacenar armas.

  • Actuar como centro de mando o de enlace.

  • Dar refugio a combatientes sanos.

Incluso en esas situaciones, en caso de duda, se debe presumir que los hospitales están protegidos.

Es importante destacar que el hecho de verificar que un hospital está siendo utilizado indebidamente no da carta blanca a las partes para atacar. Antes de lanzar un ataque contra un centro médico comprometido, el derecho internacional humanitario exige que se emita una advertencia y que se conceda un tiempo razonable para que cese el uso indebido.

Si se ignora la advertencia, la parte atacante debe seguir cumpliendo los principios fundamentales del derecho internacional humanitario:

  1. Proporcionalidad: La ventaja militar esperada debe sopesarse frente a las consecuencias humanitarias del ataque. Esto incluye los impactos a largo plazo en los servicios de atención sanitaria. Si el daño civil esperado fuera excesivo, el ataque debe cancelarse.

  2. Precaución: Deben tomarse todas las precauciones posibles para minimizar el daño a los pacientes y al personal médico. Esto puede incluir facilitar las evacuaciones, planificar ante la interrupción de los servicios médicos y ayudar a restablecer la capacidad sanitaria tras el ataque.

Incluso cuando un centro pierda su protección, los heridos y los enfermos deben seguir siendo respetados y protegidos.

¿Se están normalizando los ataques contra la asistencia sanitaria?

El Consejo de Seguridad de la ONU, la OMS, MSF y el ACNUDH han expresado su preocupación por el hecho de que los ataques contra el personal y las instalaciones médicas —y la falta de rendición de cuentas por ellos— se están normalizando de forma peligrosa.

El marco jurídico que protege a los hospitales y al personal sanitario ya existe. Los Estados y los grupos armados deben difundir la ley y formar a sus fuerzas militares.

Se espera que los sistemas jurídicos nacionales investiguen y enjuicien a quienes cometan crímenes de guerra contra heridos y enfermos, personal médico y sus instalaciones, o hagan un uso indebido de los emblemas de protección para obtener ventaja militar.

En la práctica, sin embargo, investigar los ataques durante un conflicto activo es extremadamente difícil. Los Estados territoriales a menudo no están dispuestos o no pueden llevar a cabo los enjuiciamientos.

¿Podemos revertir esta tendencia?

Grupos de investigación de código abierto como Forensic Architecture, Bellingcat, Mnemonics y Airwars desempeñan ahora un papel cada vez más importante en la conservación de imágenes satelitales, datos de geolocalización y vídeos subidos a las redes sociales. Esto permite que las misiones independientes de verificación de hechos lleven a cabo investigaciones fiables. Pueden exigir responsabilidades incluso cuando los Estados territoriales no están dispuestos a hacerlo o no pueden hacerlo.

Sin esa rendición de cuentas, los lugares destinados a salvar vidas durante los conflictos pueden convertirse en objetivos cada vez más.

The Conversation

Shannon Bosch no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Los ataques contra hospitales están aumentando en las zonas de guerra: ¿los protege lo suficiente la ley? – https://theconversation.com/los-ataques-contra-hospitales-estan-aumentando-en-las-zonas-de-guerra-los-protege-lo-suficiente-la-ley-278714

Une étude affirme que la viande pourrait réduire le risque de décès par cancer… Vraiment ?

Source: The Conversation – in French – By Ahmed Elbediwy, Senior Lecturer in Cancer Biology & Clinical Biochemistry, Kingston University

Une étude sur les protéines animales a été vue comme un feu vert pour manger plus de viande. Pas si vite, prévient un expert. (lightpoet/Shutterstock)

Depuis longtemps, les autorités sanitaires mettent en garde contre la consommation de viande rouge, classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « probablement cancérigène pour l’humain ». Mais une nouvelle étude controversée remet en cause cette position et avance que les protéines animales pourraient, au contraire, réduire la mortalité liée au cancer.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui fait partie de l’OMS, classe depuis des années la viande rouge, notamment le bœuf, le porc, l’agneau et le mouton, comme probablement cancérigène. Les viandes transformées telles que le bacon et les saucisses sont quant à elles classées comme cancérigènes avérés. Ce classement reflète un ensemble d’études établissant un lien entre la viande rouge et le cancer colorectal, sur lesquelles reposent les recommandations de modérer sa consommation.

Pourtant, une nouvelle étude menée par l’Université McMaster, en Ontario, suggère le contraire : les personnes qui consomment davantage de protéines animales pourraient en fait avoir un taux de mortalité par cancer plus faible. Mais avant de vous précipiter pour acheter un paquet de saucisses, quelques points importants méritent attention.

Des conclusions à relativiser

Les méthodes de cette étude comportent des limites qui nuancent ses conclusions. Plutôt que d’examiner spécifiquement la viande rouge, les chercheurs ont analysé la consommation de « protéines animales », une catégorie large qui comprend la viande rouge, la volaille, le poisson, les œufs et les produits laitiers. Cette distinction est importante, car le poisson, en particulier les variétés grasses telles que le maquereau et les sardines, est associé à une protection contre le cancer.

En regroupant toutes les protéines animales, l’étude a peut-être mis en évidence les effets protecteurs du poisson et de certains produits laitiers plutôt que de prouver la sécurité de la viande rouge.

Les produits laitiers eux-mêmes présentent un tableau complexe dans la recherche sur le cancer. Certaines études suggèrent qu’ils réduisent le risque de cancer colorectal tout en augmentant potentiellement le risque de cancer de la prostate. Ces contradictions montrent combien la catégorie « protéines animales » occulte des différences majeures.

Cette étude, financée par la National Cattlemen’s Beef Association, le principal groupe de pression de l’industrie bovine américaine, comporte d’autres limites. Notamment, les chercheurs n’ont pas distingué les viandes transformées des viandes non transformées, une nuance que de nombreuses études considèrent essentielle.

Les viandes transformées comme le bacon, les saucisses et les charcuteries augmentent systématiquement le risque de cancer par rapport aux morceaux frais et non transformés. De plus, la recherche n’a pas examiné des types de cancer spécifiques, ce qui rend impossible de déterminer si les effets protecteurs s’appliquent de manière générale ou à des cancers particuliers.

L’étude s’est aussi penchée sur les protéines végétales, notamment les légumineuses, les noix et les produits à base de soja tels que le tofu, et a constaté qu’elles n’avaient pas d’effet protecteur significatif contre le décès par cancer. Cette conclusion contredit des travaux antérieurs qui suggéraient que les protéines végétales sont liées à une diminution du risque de cancer, ce qui complique encore le tableau.


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Ces résultats ne remettent pas en cause les bienfaits reconnus des aliments végétaux, qui fournissent des fibres, des antioxydants et d’autres composés associés à une réduction du risque de maladie.

Aliments d’origine végétale, notamment noix, champignons et tofu
La nouvelle étude ne remet pas en cause les nombreuses preuves démontrant que les aliments d’origine végétale sont bons pour la santé.
(5PH/Shutterstock)

Pas un feu vert

Même si les conclusions de l’étude sur les protéines animales s’avèrent exactes, celle-ci ne doit pas justifier une consommation à outrance de viande. Une consommation excessive de viande rouge reste associée à d’autres problèmes de santé graves, notamment les maladies cardiaques et le diabète. Mieux vaut privilégier la modération et l’équilibre.

Les résultats contradictoires de ces études rappellent à quel point la nutrition est une science difficile : impossible d’isoler l’effet d’un seul aliment. Nous mangeons des combinaisons d’aliments intégrées à un mode de vie, et c’est l’ensemble de ces habitudes qui pèse le plus sur la santé.

Une approche équilibrée de l’assiette, comprenant une variété de sources de protéines, beaucoup de fruits et légumes et des aliments peu transformés, reste l’approche la mieux étayée pour une santé optimale.

Si cette étude apporte un nouvel éclairage sur le débat sur la viande, elle ne devrait pas clore la discussion. La science de la nutrition évoluant sans cesse, la meilleure approche reste simple : modération, variété et équilibre au quotidien.

La Conversation Canada

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Une étude affirme que la viande pourrait réduire le risque de décès par cancer… Vraiment ? – https://theconversation.com/une-etude-affirme-que-la-viande-pourrait-reduire-le-risque-de-deces-par-cancer-vraiment-264551

Ethiopia’s national dialogue was meant to heal the nation, but divisions are deepening

Source: The Conversation – Africa (2) – By Dereje Melese Liyew, Lecturer, Political Science, Debre Markos University,

Ethiopia’s Prime Minister Abiy Ahmed at a past African Union summit. Wikimedia Commons, CC BY

Ethiopia launched a national dialogue process in 2022 to address deep political divisions and help steer the country towards stability.

In theory, such dialogues can help societies move beyond war, rebuild trust and agree on new political rules. This has happened in countries such as Kenya, Tunisia and Yemen.

Ethiopia’s process involved setting up a national dialogue commission. It stated it wanted to build national consensus, strengthen nation building and support democratic transition.

The working mandate of the Ethiopian National Dialogue Commission has been extended twice. First for six months in February 2025 and then for eight months in February 2026.

However, the dialogue is not on the right track. I have researched Ethiopia’s political landscape and peace efforts for nearly a decade, and in a recent paper, I examined why the dialogue process is facing a crisis.

I found that Ethiopia’s national dialogue is struggling due to legitimacy deficits, limited inclusion and weak process design. Four years after the process launched, it has produced limited tangible outcomes.

National dialogues are most effective when they are broadly inclusive, trusted by key actors and conducted in a relatively stable political environment.

Ethiopia’s current context raises doubts on all three fronts.

The process has excluded influential political and armed actors. Opposition groups and civil society actors have also raised concerns about the commission’s independence from the ruling party. Ongoing conflicts further undermine the conditions needed for sustained negotiation.

These issues risk undermining the dialogue before it delivers meaningful results. This matters because national dialogue was meant to resolve Ethiopia’s political disputes peacefully. If it fails, the country risks missing a chance to manage conflict without violence.

Inclusivity

Inclusiveness is a defining feature of successful national dialogues. Key political forces, including armed groups, must see the process as a legitimate forum for negotiation.

In Ethiopia, several influential actors are absent.

Armed groups such as the Oromo Liberation Army, the Tigray People’s Liberation Front and the Amhara Fano have not been part of the process. Yet these groups are central to ongoing conflicts in Oromia, Tigray and Amhara regions. Holding a national dialogue while major armed confrontations continue – and without the participation of those directly involved – raises practical and political concerns.

Some opposition parties and civil society groups have also complained of inadequate consultation during the preparatory phase.

Exclusion weakens ownership. Without ownership, implementation becomes unlikely.

Trust

A national dialogue is usually convened during political crises or transitions. Its purpose is to bring together political forces, civil societies and non-state armed groups to negotiate fundamental questions about the state.

Ethiopia’s political tensions are rooted in unresolved questions about state structure, identity, historical narratives, the constitution and the balance between unity and self-determination.

A genuine dialogue could provide a platform to address these foundational disputes. However, the way the process has been designed and implemented has generated resistance.

One of the most contested issues has been the selection of commissioners.

The 11 members of the commission were appointed by parliament. Critics argue that the ruling party, which holds a majority of seats, dominated the process. Several opposition parties questioned the way the commission was set up.

When major political actors doubt the neutrality of conveners, the credibility of the entire process suffers. In divided societies, even the perception of bias can discourage participation.

In Ethiopia’s case, some opposition leaders have described the dialogue as a government-driven project rather than a nationally owned process. That perception alone is a serious obstacle.

There is also deep societal mistrust. Public confidence in political institutions – including parliament, courts and security institutions – has declined in recent years.

Dialogue requires a minimum level of trust before it can change anything.

Instability

National dialogues can occur during fragile transitions. But they rarely succeed in the middle of active and expanding armed conflicts.

Ethiopia continues to experience violence in multiple regions. In Tigray and parts of Amhara and Oromia, insecurity limits even basic state functions. Under such conditions, it’s difficult to set an agenda and get broad participation.

Ethiopia’s position in the Horn of Africa adds another layer of complexity.

Tensions linked to its Grand Ethiopian Renaissance Dam and shifting alliances involving Egypt, Sudan, Eritrea and Somalia have heightened regional rivalries. Gulf States have also expanded their influence in the region.




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National dialogues are domestically driven. However, external geopolitical competition can shape internal dynamics through diplomatic pressure, economic leverage or security alignments. A fragile domestic process becomes even more vulnerable in such an environment.

Experiences with national dialogues from Sudan, South Sudan and Kenya offer mixed lessons for Ethiopia.

In Sudan, dialogue initiatives lacked genuine political openness and failed to create an environment for talks. In South Sudan, there were questions about government interference, and key opposition actors weren’t included. Kenya’s 2008 dialogue, by contrast, succeeded in halting violence and led to constitutional reform. This was largely because it included major political rivals and was supported by mediation that was accepted.

The core lesson is consistent: inclusion, neutrality and timing matter.

Is a reset necessary?

Some Ethiopian scholars and political actors argue for pausing and rethinking the dialogue.

In my view, a reset should involve:

  • re-examining how commissioners are selected to ensure the process is seen as fair

  • expanding engagement with opposition parties and civil society

  • exploring ways to include or at least negotiate with influential armed groups

  • taking parallel steps to reduce violence and build confidence.

A national dialogue is not a magic solution. It cannot, on its own, resolve deep ideological disagreements. But it can help manage them if the process is widely seen as legitimate.

If Ethiopia’s dialogue continues without addressing concerns over trust, inclusion and ongoing conflict, it risks becoming another missed opportunity in the country’s long political transition.

The stakes are high. A credible process could help stabilise the political landscape. A flawed one may deepen scepticism and polarisation.

The Conversation

Dereje Melese Liyew does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Ethiopia’s national dialogue was meant to heal the nation, but divisions are deepening – https://theconversation.com/ethiopias-national-dialogue-was-meant-to-heal-the-nation-but-divisions-are-deepening-278321

Pittsburgh spends millions on juvenile detention – research points to cheaper, more effective alternatives

Source: The Conversation – USA – By Jeffrey Shook, Professor of Social Work, University of Pittsburgh

More than a third of people in state prisons have served time in a juvenile facility, according to The Sentencing Project. SAKDAWUT14/iStock via Getty Images Plus

Data released in January 2026 to Allegheny County officials offers a clear look at who is being held at Highland Detention Center – and how much it costs taxpayers. The numbers show short stays, significant racial disparities and millions spent to operate the facility. These findings raise new questions about whether detention is being used effectively in the county’s youth justice system.

In 2025, 220 young people passed through the center. The county paid nearly US$800 per day for each of the 12 beds in the facility, whether they were occupied or not.

The center operates at the site of the former Shuman Juvenile Detention Center in Allegheny County. After a documented history of child abuse, medical issues, unauthorized use of restraints and other violations, Shuman closed in September 2021 when the Pennsylvania Department of Human Services revoked its license.

Shuman opened in 1974 with an occupancy of approximately 120 beds. At the time it was closed, the daily population had dropped to 20 juveniles at an annual cost of $11 million.

As a professor of social work at the University of Pittsburgh, my research centers on law, policy and child welfare. I have spent my career studying how the juvenile justice system can shape – and also damage – the lives of young people while creating significant costs to taxpayers.

Here’s what local taxpayers in Pennsylvania are paying for juvenile detention.

A costly reinvention

Allegheny County signed a five-year, $73 million contract with nonprofit organization Adelphoi to operate a detention facility at the old Shuman site in 2023. It was renamed Highland Juvenile Detention Facility.

The county agreed to pay $650.25 per bed, per day for the first year of the contract. That rate, the contract specifies, “shall be adjusted each year.” By the end of 2025, it had already climbed to $825 per day. In total, the county paid Adelphoi nearly $7 million last year to hold kids for an average stay of 13 days.

The facility offered 12 beds in 2025. The contract calls for that number to increase to 60 beds, with the costs also rising to $19 million annually. The county has an option to renew the contract when it expires at the end of 2028.

In March 2026, there were seven juveniles being held at Highland. As of late February 2026, there were approximately 12 to 14 juveniles held in the Allegheny County Jail. They can be held in the jail for a variety of reasons but are primarily there if they are being charged as an adult.

Who’s being locked up

Statistics show a correlation between juvenile detention and adult involvement with the criminal legal system.

According to The Sentencing Project, a Washington, D.C.-based nonprofit, more than a third of people in state prisons have served time in a juvenile facility.

Black youth are more than five times more likely to be placed in juvenile facilities than white peers, and two-thirds of state prisoners experienced an arrest before age 19.

An outdoor building shot of the Allegheny County Jail.
Roughly a dozen juveniles are being held in the Allegheny County Jail.
AP Photo/Gene J. Puskar

In the juvenile system, detention is intended to be short term and is generally used prior to an adjudication, the determination of someone’s guilt or innocence.

Detention is typically used for kids who pose a threat of committing additional crimes or a risk of not appearing in court, based on a determination by a probation officer, a state risk-assessment test or a judge, typically. Dentention is not a destination but part of a continuum with a goal of moving a young person to less restrictive alternatives, such as community-based programs and services that allow youth to remain at home, in school and in their communities while receiving supervision, treatment and support. These alternatives are often more effective at reducing recidivism and less costly than secure confinement.

While kids in detention have the right to receive a free public education and should be offered physical, behavioral, mental health and recreational services, according to state law, detention is not a treatment facility.

EG: There’s usually a brief caption beneath video links like this one.

The number of kids in detention facilities in the U.S has dropped substantially over the past 20 years, from approximately 400,000 to 135,000. However, an average of 13,000 to 14,000 kids remain in detention facilities across the country daily. Youth of color are disproportionately represented, and many kids are detained for minor crimes, technical violations or status offenses, such as breaking curfew.

Based on available data and my own experience working in and with detention facilities, it is clear that youth locked in these facilities are not only those at risk of committing another crime or not appearing in court. Many have education, mental health and substance abuse needs, come from poor families or identify as LGBTQ+. In many respects, detention facilities have served as a dumping ground for youth dealing with a vast array of issues in their lives.

The juvenile justice system was built primarily around managing risk and ensuring court appearances. It does little to address the underlying needs of the children moving through it. Unstable housing, missed school and lack of supervision can trigger detention even when a child poses no real threat. In many cases, juvenile detention ends up filling a gap left by social services.

Doubling down on detention

Despite its limited capacity, the Allegheny County Highland Detention Center dashboard shows 220 youths were detained at Highland in 2025. Eighty-six percent of these kids are Black. Firearms charges are the most common offense.

More than half had an individualized education plan, a legally binding document that outlines the specific educational support and services a student with a physical or mental disability is entitled to receive in school.

Over 60% were involved with the child welfare system, 88% had family involvement in the Supplemental Nutrition Assistance Program, or SNAP, and 72% had received a crisis mental health service at some point before entering Highland.

Research shows that young people who are detained are more likely to commit additional offenses when they are released, experience educational and economic disruption, and face increased mental health challenges. Detention does not promote the social development of young people or community safety.

A variety of alternatives to detention exist that have been shown to be more effective and cost significantly less – such as mentoring programs, family therapy, cognitive behavioral therapy and restorative justice programs.

Restorative justice programs bring victims, accused youth and trustworthy adults in their lives together to discuss the harm caused by the offense. They come up with a plan to help make things “right” between the parties to avoid subsequent offenses and help the youth learn from the incident.

The dollars being spent to confine kids in Allegheny County could be reinvested in the young people themselves and in their families, schools and communities. The new advisory board was appointed to Highland in July 2025. The board was created to provide a layer of accountability over the facility and Adelphoi – but what that looks like in practice remains up in the air.

The Conversation

Jeffrey Shook does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Pittsburgh spends millions on juvenile detention – research points to cheaper, more effective alternatives – https://theconversation.com/pittsburgh-spends-millions-on-juvenile-detention-research-points-to-cheaper-more-effective-alternatives-275043

More and more teachers and students are using AI – even though it might do more harm than good

Source: The Conversation – USA (2) – By Tal Slemrod, Associate Professor of Special Education, California State University, Chico

An estimated 85% of K-12 public school teachers recently reported that they used AI during the 2024-2025 school year. ismagilov/iStock/Getty Images Plus

K-12 teachers and students across the country are increasingly using AI in and out of classrooms, whether it is teachers turning to AI to refine lesson plans or students asking AI to help them research a particular topic.

An estimated 85% of K-12 public school teachers recently reported that they used AI during the 2024-2025 school year – often for curriculum and content development.

In 2023, 13% of teens said they used ChatGPT to complete their schoolwork, while 26% of them said in 2025 that they were using ChatGPT for this purpose.

Similarly, 86% of K-12 students shared in 2025 that they have used AI in general. An estimated 50% of students reported that they use it for schoolwork, such as for learning more about topics outside of what was taught in class, tutoring on specific subjects, receiving help with a homework assignment or asking for college advice.

However, policies and training have not kept pace with how frequently teachers and students are using AI.

Only 35% of school district leaders reported in 2025 that they provided students with any AI training, according to the global policy think tank RAND Corporation. Additionally, 45% of principals reported school or district policies or guidance on the use of AI in schools, according to these findings.

Another challenge is that students are also using AI for potentially dangerous uses. There are recent examples of students who self-harmed or died by suicide after they used AI for mental health support. A 2025 study found that when a chatbot responded to 60 simulated scenarios that posed mental health questions, the chatbots sometimes made harmful proposals – such as cutting off all human contact for a month or dropping out of school.

So, is it safe for young students to use AI? Does using AI provide better learning outcomes for students when compared to traditional instruction? Does AI help teachers reduce their workload?

The answers to these questions are complicated. It is not yet clear how AI influences learning in K-12 settings or when and how it is best for teachers and students to use AI.

A man wearing a grey shirt and dark tie hands a piece of paper to teenagers seated at long white tables.
A high school teacher in Colorado Springs hands out lesson sheets he created with the help of AI in November 2025.
RJ Sangosti/MediaNews Group/The Denver Post via Getty Images

Some clear pros

As an associate professor of inclusive teacher education, I’m trying to answer some of these big questions about AI and K-12 education.

Some university centers that I’ve worked with, such as the Center for Innovation, Design, and Digital Learning at the University of Kansas, are conducting research on how AI can be used to support students with learning disabilities.

In 2025, 57% of special education teachers said they use AI to help develop individualized plans, often called an individualized education program, for their students with learning disabilities.

I believe there is no doubt that AI can, in some ways, reduce barriers and support students with disabilities. In my own research, for example, my co-authors and I show that AI can help students learn by adapting assignments to meet their personal learning needs and pace. It can also help teachers reduce their time spent grading or editing assignments.

There remain concerns over student privacy and whether AI systems will reinforce bias, but special education teachers are testing the benefits of generative AI.

The missing evidence

Among the broader available research and evidence on AI and K-12 education, some studies from 2019 through 2022 show that AI might help students learn and stay motivated by providing a personalized learning experience. However, the evidence appears less promising when considering how students learn after they use AI and then stop using it.

For example, Guilherme Lichand, an economics scholar at the Stanford Accelerator for Learning, found in 2026 that when students use AI and then are told they can no longer use it for their studies, students actually perform worse than those who never used AI. This shows that additional research on how AI influences students’ long-term learning and development is necessary.

The Brookings Institution also recently warned in a 2026 AI and K-12 education report that the risks of using generative AI in education overshadow its benefits. These risks include weakened relationships between students and teachers, as well as students’ safety.

A 2025 report by the nonprofit Center for Democracy and Technology also shows that an average of 71% of K-12 teachers reported that when students use AI to complete their schoolwork, it is hard for the teachers to understand whether student work is their own.

Similarly, almost two-thirds of parents of K-12 students said in 2025 that AI is weakening important academic skills that their child needs to learn, such as writing, reading comprehension and critical thinking.

Lessons from the past

AI is being introduced to K-12 classrooms faster than evidence and understanding can support. But schools have rushed to incorporate educational technologies into their classrooms before.

During the COVID-19 pandemic, for example, schools needed to quickly equip teachers and students with online platforms for remote learning.

But the rush also challenged educators to learn how to effectively teach and provide individual support for each student – and to ensure that all students, including students with disabilities, could participate in remote learning.

Similarly, not long ago, some educators thought that social media and smartphones would bring the next frontier in education, with the idea that these technologies could increase student engagement. Yet we now know the dangers that both social media and smartphones pose for children.

Slowing down how students especially are using AI in the classroom does not mean rejecting it altogether. I think it means being responsible – especially when there is a good chance children’s academic skills, behaviors or emotions are at risk.

New evidence on AI and education is coming from scholars like me and my colleagues. There is little doubt that AI and future technologies are game changers in society and education.

I think it is also critical that we slow down and follow the evidence that is available. Speed is a choice, and education deserves intention.

The Conversation

Tal Slemrod receives funding from the US Department of Education.

ref. More and more teachers and students are using AI – even though it might do more harm than good – https://theconversation.com/more-and-more-teachers-and-students-are-using-ai-even-though-it-might-do-more-harm-than-good-275650