Trois morts sur un bateau de croisière : ce qu’on sait du hantavirus andin

Source: The Conversation – in French – By Benoit Barbeau, Associate professor, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Le bateau MV Hondius, foyer du hantavirus qui a causé la mort de trois passagers et en a infecté au moins cinq autres, a quitté le Cap-Vert mercredi et est attendu samedi à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, d’où l’évacuation des passagers, dont des Canadiens, devrait débuter lundi.

C’est le virus des Andes qui est ici en cause, le seul du groupe des hantavirus transmissible entre humains, notamment par des gouttelettes de salive et par l’urine.

Il est peu probable que la première personne contaminée par ce hantavirus l’ait été à bord du MV Hondius ni au cours d’une escale. Le temps d’incubation pointe vers une contamination survenue avant le départ d’Ushuaïa, dans le sud de l’Argentine, au début du mois d’avril. Plusieurs des passagers de la croisière ont voyagé en Argentine et au Chili, où le virus est endémique.

Le risque présenté par ce hantavirus est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui balaie toute similitude avec la pandémie de Covid-19.

Mais que sait-on de ce hantavirus ? Nous avons joint le professeur Benoît Barbeau du département des sciences biologiques de l’UQAM, expert en virologie, dont les recherches portent sur les rétrovirus humains et les coronavirus.


The Conversation Canada : À quoi avons-nous affaire avec l’hantavirus andin ?

Dr Benoît Barbeau : Il fait partie d’un groupe de virus regroupé sous le genre orthohantavirus. Le type andin peut occasionnellement être transmis à l’humain par des rongeurs (par les particules d’excréments ou d’urines) et provoquer des syndromes pulmonaires et hémorragiques, potentiellement mortels.

Ce qu’on comprend, mais on n’en a pas la certitude pour l’instant, c’est qu’une personne aurait visité des endroits, en Argentine, où il y avait présence de souris sylvestres infectées. Après avoir été en contact avec des particules d’excréments ou d’urine, sans le savoir, elle aurait pu inhaler celles-ci ou tout autre type de matière similaire. C’est le scénario le plus probable. Cette personne serait arrivée sur le bateau en étant déjà infectée. La contamination d’autres passagers s’est poursuivie à partir de là.

Il faut savoir que l’hantavirus andin n’a pas une efficacité de transmission très forte entre humains. Ça se fait par les urines, la salive, les contacts répétés… Par exemple, sur un bateau, dans une même cabine, avec des contacts fréquents. Le virus n’est pas transmissible en aérosol, comme la grippe ou la Covid. C’est quand même rassurant.

TCC : Il n’est pas si aisément transmissible, mais beaucoup plus mortel…

B.B. : En effet. Ce virus provoque deux types de maladies : une fièvre hémorragique, qui fait penser à Ebola, et qui a un taux de mortalité important (NDLR Jusqu’à 40 %), ou un syndrome pulmonaire, tout aussi létal. À l’heure actuelle, on n’a pas de traitements antiviraux. On ne peut que soulager les symptômes.

TCC : C’est un virus moins efficace dans sa transmission, mais son incubation peut être longue…

B.B : En effet, l’incubation peut aller jusqu’à huit semaines, contre deux à trois jours pour la Covid. Ça complexifie évidemment la chaîne de transmission. Cela dit, la personne ne sera pas contagieuse pendant ces huit semaines, mais fort probablement davantage quand les symptômes vont apparaître.

TCC : Pourquoi l’Amérique du Sud est-elle plus touchée par cette forme d’hantavirus ?

B.B. : On ne sait pas trop. De manière générale, en fait, on en sait peu sur ce virus, qui a été identifié à la fin des années 70 seulement. C’est donc un virus relativement récent pour nous, même si on sait que dans l’histoire, certaines éclosions y seraient liées. Il est présent dans plusieurs endroits (dont au Canada), mais demeure très peu prévalent. Depuis 1989, on en a recensé une centaine de cas chez l’humain au Canada. Parmi eux, une vingtaine sont décédés. Cela dit, peut-être que d’autres personnes ont été infectées et non recensées.

Ce qu’on sait, c’est que la souris sylvestre est la principale souche d’infection. Elle peut être porteuse du virus, mais plus tolérante à l’infection, donc elle n’est pas malade, et les risques de contagion sont plus grands. Elle devient un réservoir. Un peu comme la chauve-souris pour plusieurs virus, comme Ebola, les coronavirus, et le virus de la rage.

TCC : Est-ce que la présente éclosion, très médiatisée, poussera à développer davantage la recherche ?

B.B. : Possiblement… On espère un éveil du côté des gouvernements. On aurait intérêt à mieux investiguer. Mais on finance davantage la recherche sur les virus qui ont le plus d’impact sur un pays et sur sa population. Et comme la majorité des hantavirus n’est pas transmissible d’humain à humain, il n’y a pas tant d’intérêt pour les gouvernements d’investir dans la recherche.


Déjà des milliers d’abonnés à l’infolettre de La Conversation. Et vous ? Abonnez-vous gratuitement à notre infolettre pour mieux comprendre les grands enjeux contemporains.


Mettre de l’énergie et de l’argent pour développer un vaccin ne serait pas très rentable non plus, car un vaccin efficace pour le type andin, par exemple, serait fort possiblement inefficace pour les autres hantavirus, et il y en a beaucoup. Ça ajoute à la complexité. Il vaut mieux investir dans les traitements, c’est plus efficace. On pourrait commencer par réutiliser ou tester d’autres antiviraux connus.

TCC : À quoi s’attendre pour la suite ?

B.B. : Tout dépend de ce qui va découler des analyses épidémiologiques… Il y a des passagers qui ont quitté le bateau de croisière avant qu’on sache qu’il y avait une éclosion. Il faut les retracer, eux et les gens avec qui ils ont été en contact. Le transfert des passagers toujours à bord du bateau doit se faire dans les prochains jours, à partir des îles Canaries. Les gens seront rapatriés dans leur pays respectif. Ils seront isolés et confinés avec des mesures qui seront certainement strictes, il n’y a donc pas de risque de transmission dans la population.

Je crois qu’on peut être confiant. Mais il faut rester très vigilant.

La Conversation Canada

Benoit Barbeau ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Trois morts sur un bateau de croisière : ce qu’on sait du hantavirus andin – https://theconversation.com/trois-morts-sur-un-bateau-de-croisiere-ce-quon-sait-du-hantavirus-andin-282320

2026: el verano de la crisis del queroseno, ¿habrá menos turistas?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Tomás Arnau Domínguez, Departamento de Economía Aplicada, Universitat de València

Aeropuerto Málaga-Costa del Sol. Kiev.Victor/Shutterstock

Se acerca el verano y el cierre del estrecho de Ormuz se mantiene, asfixiando la oferta de petróleo y gas natural y sus derivados (incluido el combustible para aviación). Aunque no hay datos para anticipar una caída generalizada, se están produciendo recargos y cancelaciones que apuntan a un riesgo más concreto: cuando suben los costes, las aerolíneas protegen las rutas más rentables y otros destinos quedan más expuestos.

Una fortaleza con letra pequeña

España llega a esta coyuntura con una posición sólida. En 2025 recibió 96,8 millones de turistas internacionales, un nuevo máximo histórico y un 3,2 % más que el año anterior. Reino Unido, Francia y Alemania fueron los tres principales mercados emisores. Además, la demanda internacional sigue siendo alta y España mantiene una posición fuerte en el mercado europeo de vacaciones.

Pero esa fortaleza tiene letra pequeña. Cuanto mayor es el volumen de turistas internacionales, mayor es la exposición del país a cualquier cambio en la conectividad aérea. El riesgo, por tanto, no nace de una caída de visitantes sino del encarecimiento de una pieza esencial del viaje: el vuelo. No obstante, conviene evitar dos errores:

  1. El alarmismo: unas cancelaciones concretas no anuncian por sí solas una mala temporada.

  2. La complacencia: cuando sube el coste de volar, algunos destinos lo notan antes que otros.

Cuando suben los costes, cambian las rutas

Lufthansa ha anunciado la retirada de 20 000 vuelos de corto radio hasta octubre. La cifra es llamativa, pero necesita contexto. Según la propia compañía, el ajuste equivale aproximadamente al 1 % de su capacidad de verano, medida en asientos/kilómetro disponibles (ASK, el número de asientos de un vuelo por la distancia en kilómetros de la ruta). La decisión se concentra en sus vuelos europeos y busca ahorrar unas 40 000 toneladas de combustible.

Cuando el combustible se encarece, las aerolíneas ajustan su programación: reducen frecuencias, cancelan las rutas con menores márgenes de ganancias, concentran sus operaciones en en sus hubs aeroportuarios (centros de conexión que reciben y emiten grandes cantidades de vuelos, pasajeros y mercancías) y protegen los trayectos más rentables. Si volar se hace más caro, la demanda turística puede cambiar de forma.

Estos ajustes no afectan por igual a todos los modelos del negocio aéreo. Las aerolíneas tradicionales (legacy, con tarifas y servicios completos suelen proteger sus rutas estratégicas y hubs principales, concentrando pasajeros y optimizando conexiones.

En cambio, las compañías de bajo coste, que operan con mayor flexibilidad, pueden ajustar muy rápidamente sus rutas, frecuencias e incluso los aeropuertos desde los que operan en función de la rentabilidad. Así, un contexto de costes al alza va a condicionar qué rutas se mantienen y cuáles desaparecen.

Pese a la incertidumbre, muchos turistas seguirán viajando. Puede que ahora reserven antes, reduzcan su estancia, cambien sus fechas de viaje, elijan otro aeropuerto, busquen un destino más cercano o recorten sus gastos de viaje.

El precio altera las decisiones

En España preocupa una crisis en el sector turístico por el peso que este tiene en el PIB nacional (12,6 % en 2024) y porque algunos de los mercados afectados por las tensiones energéticas son grandes clientes turísticos de España.

Tras Reino Unido, Alemania es el segundo mercado turístico para España en gasto, pasajeros aéreos y pernoctas. En 2025 recibió 12 millones de turistas alemanes, un máximo histórico, que gastaron alrededor de 15 800 millones de euros.

Francia también es clave aunque, por proximidad, muchos turistas franceses pueden viajar por carretera. Eso reduce parte de la dependencia aérea pero no la elimina: las conexiones aéreas siguen siendo importantes para islas, ciudades y destinos alejados de la frontera.

A esto se le suma la dependencia de hubs europeos como Fráncfort, Ámsterdam o París. Una parte muy importante del turismo no llega en vuelos directos sino a través de estos grandes aeropuertos de conexión. Así, las decisiones tomadas en estos nodos pueden afectar indirectamente a los destinos españoles.

Por eso no basta con mirar la cifra nacional de turistas. Una reducción de capacidad desde un hub alemán puede no mover demasiado el total nacional. Pero puede afectar a una isla, a una ciudad concreta, a una ruta de temporada o a un segmento de viajeros de alto gasto.

El propio ministro de Industria y Turismo ha advertido que, pese a que España tiene una posición relativamente sólida en reservas y producción de queroseno, eso no la protege si los países emisores de turistas sufren problemas de conectividad o precios.




Leer más:
¿Qué regiones españolas notan más las fluctuaciones en la llegada de turistas?


No todo ‘shock’ externo perjudica

A veces, la inestabilidad en unas regiones desvía la demanda hacia otras. Según la agencia Reuters, se está produciendo un aumento en las reservas de vuelos y hoteles hacia España y Portugal por parte de viajeros que evitan las zonas afectadas por el conflicto en Oriente Medio.

Esto introduce una paradoja: el mismo contexto internacional que encarece el combustible puede hacer que algunos turistas elijan España por considerarla un destino seguro, cercano y bien conectado.

Por eso el análisis debe ser prudente. Un shock externo puede tener efectos negativos y positivos al mismo tiempo: subir el coste de volar, pero también desplazar viajeros desde otros destinos, o afectar a unas rutas pero reforzar otras.

Más asientos no eliminan la incertidumbre

Las aerolíneas prevén para España una temporada de abril a octubre de 2026 alrededor de un 6 % mayor que el año anterior. El crecimiento sería especialmente fuerte en destinos como Alicante, Andalucía, Madrid y Barcelona.

Pero la capacidad programada no siempre coincide con la capacidad finalmente operada. Las aerolíneas pueden ajustar vuelos si suben los costes, si baja la rentabilidad de una ruta o si aparecen problemas de suministro. Por eso conviene mirar los datos durante la temporada, no solo antes de que empiece.

El problema no es perder atractivo, sino que ese atractivo no baste si llegar al destino se vuelve más caro, menos rentable o más incierto para las aerolíneas.

La fragilidad de un modelo que funciona

Esta crisis a las puertas del verano permite distinguir entre una alarma coyuntural y una vulnerabilidad estructural.

La alarma coyuntural sería decir que España va a tener menos turistas este verano por las cancelaciones de algunas aerolíneas. Hoy no hay base suficiente para sostener eso.

La vulnerabilidad estructural es otra cosa: España depende de una enorme red internacional de movilidad. Esa red incluye aerolíneas, combustible, aeropuertos de conexión, precios energéticos, regulación ambiental, conflictos geopolíticos y capacidad de gasto de los hogares en los países emisores.

Cuando todo funciona se alcanzan récords turísticos, pero cuando una pieza falla el modelo muestra su fragilidad.

A esta vulnerabilidad se suma un factor estructural: el paulatino encarecimiento relacionado con la transición energética del transporte aéreo. La Unión Europea ha intensificado la regulación sobre emisiones, a través de instrumentos como el sistema de comercio de derechos de emisión (EU ETS), y está impulsando el uso de combustibles sostenibles de aviación (SAF), más costosos que el queroseno convencional.

Este contexto apunta a una tendencia de fondo: volar se puede encarecer también por cambios regulatorios y ambientales para reducir el impacto climático y no solo por factores coyunturales como el precio del petróleo.

Qué tener en cuenta este verano

España viene de cifras turísticas récord, tiene una demanda internacional sólida y una conectividad aérea muy amplia. Pero el turismo no solo depende de lo atractivo que sea el país, sino de que los turistas puedan llegar de forma frecuente, asequible y previsible. Para saber si estamos ante un ruido pasajero o ante un problema mayor, conviene seguir varios indicadores:

  1. La capacidad aérea realmente operada. No basta con saber cuántos asientos se programaron al inicio de la temporada.

  2. Las tarifas. Una subida moderada puede no frenar la demanda, pero un ascenso rápido sí puede afectar a familias con menor presupuesto o a reservas de última hora.

  3. Los mercados emisores. Alemania, Francia y Reino Unido no reaccionan igual ante los mismos precios ni tienen las mismas alternativas de transporte.

  4. El gasto. El riesgo no es solo que vengan menos turistas. Puede que viajen los mismos, pero que gasten menos, se alojen menos noches o reduzcan su consumo en destino.

  5. La distribución territorial. Un buen dato nacional puede ocultar problemas en destinos concretos.

La pregunta no es solo si habrá menos vuelos o menos turistas este verano, sino si el modelo turístico español está preparado para un futuro en el que volar puede ser más caro y estar más regulado y expuesto a shocks externos.

De momento, no parece haber motivos para el alarmismo, pero sí los hay para observar los datos con atención.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. 2026: el verano de la crisis del queroseno, ¿habrá menos turistas? – https://theconversation.com/2026-el-verano-de-la-crisis-del-queroseno-habra-menos-turistas-281571

Así escapa el hantavirus al control del sistema inmunitario: ¿cómo puede evitarse?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Narcisa Martínez Quiles, Catedrática de Inmunología (UCM) y Especialista en Inmunología (Ministerio de Sanidad), Universidad Complutense de Madrid

OLESIA_V/Shutterstock

La pandemia de covid-19 transformó nuestra percepción del riesgo infeccioso y polarizó el debate sobre las medidas de salud pública. En este contexto, el actual brote de síndrome cardiopulmonar por hantavirus genera incertidumbre y preguntas legítimas: ¿es realmente rara la transmisión entre personas? ¿Debemos adoptar medidas individuales de protección?

Considerando que hasta un 40 % de los casos pueden escapar al control inmunitario, resulta esencial analizar qué dice realmente la evidencia científica sobre transmisión, respuesta inmunitaria y prevención.

Lo que ya ésta confirmado es que el brote en el crucero MV Hondius se debe a la variante Andes. Desafortunadamente, hablamos de un patógeno con una elevada tasa de mortalidad, y que, además, es uno de los pocos hantavirus conocidos capaz de transmitirse de persona a persona. Veamos ahora cómo infecta y se contagia.

Así ataca a los pulmones

El hantavirus Andes (ANDV) tiene como diana principal los pulmones y puede causar el síndrome cardiopulmonar (HCPS). ¿Cómo llega hasta allí? ¿Qué células infecta? Estudios con microscopía avanzada en biopsias de personas infectadas fallecidas indican que el virus puede multiplicarse en las células de los alvéolos pulmonares (epitelio y células endoteliales) y liberarse hacia las vías respiratorias. También se han detectado partículas virales en macrófagos, células inmunitarias que pueden desplazarse y eliminarse al toser y expectorar (expulsar flema o moco).

Además, la presencia del virus en glándulas salivares humanas sugiere que la saliva podría actuar como una vía adicional de salida y posible transmisión entre personas. Por lo tanto, un individuo infectado podría transmitir el virus fundamentalmente en las gotículas de saliva y/o componentes expectorados del pulmón expulsados al toser.

Aunque no es la vía principal de contagio, no puede descartarse que partículas más pequeñas o aerosoles puedan permanecer en suspensión durante cierto tiempo en ambientes poco ventilados, facilitando una posible transmisión por vía aérea. De hecho, algo similar ocurrió inicialmente con el covid-19, cuando el papel de los aerosoles no fue reconocido de forma inmediata.

¿Cuán contagioso es?

Recordemos que en la pandemia por coronavirus se usaba el número reproductivo epidemiológico (R₀), que indica cuántas personas puede infectar de media un caso durante su fase contagiosa. Pues bien, para el ANDV se ha estimado en torno a R₀= 1,5, según uno de los brotes mejor caracterizados, que tuvo lugar en Argentina y ocasionó 34 casos y 11 fallecidos.

Contextualizada, la transmisibilidad del hantavirus Andes no es insignificante. El virus más contagioso conocido en humanos, el del sarampión, tiene un R₀ de aproximadamente 12-18. En comparación, el coronavirus inicial o variante Wuhan tuvo un R₀ inicial de alrededor de 2-3, aunque la variante ómicron alcanzó cifras más altas. Frente a estos valores, agentes patógenos como el hantavirus Andes presentan una transmisibilidad más limitada, que se favorece en contextos de contacto estrecho.

¿Cómo se controló el citado brote en Argentina? ¿Funcionaron las medidas de control, tales como la localización, aislamiento y tratamiento de los casos? Afortunadamente, sí surtieron efecto: se observó que el R₀ descendió de 2,12 antes de aplicar las medidas de control a 0,96, lo que indica que la transmisión pasó de expandirse a prácticamente detenerse. Por lo tanto, intentemos mantener la calma y la racionalidad en la situación actual.

¿Por qué falla el sistema inmunitario?

Transmitidos por los roedores, los hantavirus tienen como material genético RNA, con características distintas al nuestro, que una vez en el interior celular es reconocido como extraño. Así se inicia una cascada de señales que culmina en la producción de interferones tipo I (IFN-I), sustancias que son una parte esencial de nuestra primera línea de defensa.

Los interferones producidos y secretados por las células infectadas se unen a los receptores de membrana en prácticamente todas las células del organismo, incluidas las inmunitarias. De esta forma activan todo un programa antiviral que es vital para controlar las infecciones por virus y otros patógenos.

El “estado antiviral” hace que las células del organismo frenen su actividad a la mínima necesaria (house keeping), con el objetivo de evitar que el virus se aproveche de nuestra maquinaria celular para replicarse.

En las células inmunitarias tiene efectos diversos, todos encaminados a eliminar al invasor. Por ejemplo, potencian la acción de las células natural killer (NK), que eliminan células infectadas, o activa a las células dendríticas, que son el nexo con la inmunidad adaptativa, productora de anticuerpos y de linfocitos citotóxicos específicos frente a componentes del virus.

Entonces, ¿cómo evade al sistema inmunitario? Desde hace ya casi 20 años se sabe que el hantavirus Andes bloquea específicamente la producción de interferones tipo I. Otros hantavirus que no causan enfermedad en humanos carecen de esa habilidad tan nefasta. En parte, esto explica su peligrosidad, pues desarma la primera línea de defensa.

El hantavirus Andes posee la capacidad de bloquear la respuesta inmunitaria, fundamentalmente impidiendo la producción de interferones por las células infectadas a través de varios mecanismos moleculares complejos. Figura realizada por Zhiwen Hai y Weihua Yang, contratados predoctorales en la Universidad Complutense de Madrid.
CC BY

¿Hay tratamiento?

Aparte de los cuidados paliativos hospitalarios –tan importantes– de soporte crítico intensivo, actualmente no hay tratamiento. Tampoco se han desarrollado vacunas. Sin embargo, si consideramos que otras infecciones virales crónicas, como la hepatitis B y C, son suscetibles de ser tratadas con IFN-I, surge la pregunta: ¿podrían usarse también con los pasajeros del crucero? ¿Se podría hacer alguna terapia preventiva o profiláctica? Diversos trabajos apuntan a que ese podría ser el caso, aunque sólo se ha estudiado el efecto de IFN-1 en el tratamiento del hantavirus que produce fallo renal. Al parecer, se trata de una línea de investigación abandonada que quizá convendría reevaluarse.

Además, antes del descubrimiento de los antibióticos se inducía un aumento moderado de la temperatura corporal, porque la fiebre potencia múltiples funciones inmunitarias, incluyendo la activación de células innatas y la amplificación de respuestas antivirales mediadas por los interferones tipo I.

¿Cómo podemos protegernos?

Los síntomas por la infección son similares a otras enfermedades respiratorias, por lo que siempre conviene consultar cualquier cuadro sospechoso si se ha estado en zonas donde circula el virus y se presenta dificultad para respirar, fiebre o cualquier otro síntoma similar a los de la gripe o “catarro”.

Recordemos que las probabilidades de contagio en España para la población general actualmente son muy bajas. No obstante, en mi modesta opinión, el uso de mascarillas de protección FFP2 en ambientes concurridos puede prevenir, y quizá más que todo, tranquilizarnos mientras las autoridades sanitarias controlan por completo el brote actual.

The Conversation

Narcisa Martínez Quiles no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Así escapa el hantavirus al control del sistema inmunitario: ¿cómo puede evitarse? – https://theconversation.com/asi-escapa-el-hantavirus-al-control-del-sistema-inmunitario-como-puede-evitarse-282401

‘Michael’ y la economía de la nostalgia: rentabilizar la identidad del pasado a través del consumo presente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Martín Flores Almendárez, PTC Asociado "B"; Especialista en Capital Humano e integrante del CA en Gestión, Innovación Educativa y Tecnología, Universidad de Guadalajara

Escena de la película _Michael_. Lionsgate

En el ecosistema actual, donde la guerra de las plataformas de streaming y la exhibición en salas ha dejado de ser competencia para convertirse en engranajes de una misma maquinaria, la producción de contenido ha sufrido una metamorfosis radical.

Ya no asistimos a una búsqueda primordial de la innovación estética o el riesgo artístico. La creación audiovisual representa en la actualidad una estrategia de ingeniería de audiencias y minería de datos. Su propósito es la captura de segmentos demográficos específicos mediante lo que conocemos como “economía de la nostalgia”

El estreno de Michael, nuevo biopic sobre Michael Jackson que incluye una recreación del videoclip Thriller, no es un mero tributo artístico. Es un acierto mercadológico de Universal Pictures Studios.

Este gran estudio da un golpe de autoridad sobre la mesa para poner nuevamente al cine en el mapa y situarlo como punto de confluencia familiar. El lanzamiento de Michael evidencia una maniobra de ingeniería financiera y sociológica diseñada para resolver la fractura digital entre generaciones.




Leer más:
¿Fue mejor cualquier tiempo pasado? El peligro de la nostalgia en la ficción


Estrenada en los cines de Estados Unidos el 24 de abril, lleva recaudados globalmente 424 millones de dólares a primeros de mayo, lo que la sitúa como la cuarta película con mayor taquilla de 2026 en menos de dos semanas de exhibición.

Trailer oficial de ‘Michael’

Nostalgia retromedial

La nostalgia retromedial funciona como un recurso psicológico que vincula la identidad pasada con el consumo presente. Permite que las salas de cine y las plataformas digitales se perciban como espacios familiares para generaciones analógicas.

El uso de la figura de Michael Jackson no es accidental y conecta con otros dos hitos cinematográficos recientes, Elvis (2022) y A Complete Unknown (2024), sobre Bob Dylan. Una tendencia que confirma el clímax de la estrategia de reactivación de referentes culturales pop, que ya ha incorporado a Queen, Elton John, Aretha Franklin, Bruce Springsteen, Bob Marley, Amy Winehouse, N.W.A., Robbie Williams y Whitney Houston.

Anzuelo intergeneracional

Para las generaciones que vivieron el estreno original del videoclip Thriller en 1983 a través de la MTV, Michael Jackson no es solo un músico, sino un hito identitario.

Si para los baby boomers Jackson es nostalgia y para los centennials (nacidos a mediados o finales de los 90) es estética, para los millenials (nacidos a principios de los ochenta), Michael Jackson representa la memoria de la espectacularidad.

Esta generación fue testigo del apogeo de la “jacksonmanía” en su forma más física y abrumadora. Los cinco conciertos protagonizados por el artista en el Estadio Azteca de Ciudad de México a finales de 1993 congregaron a medio millón de personas. Aquella experiencia funciona aún como un ancla emocional única. El millenial no necesita que el biopic le explique quién es Jackson porque él estuvo allí o creció viendo esos VHS hasta que la cinta se desgastó.

Las plataformas de entretenimiento, y el cine en general, enfrentan el reto de saturación en los mercados jóvenes y necesitan atraer de forma masiva a los baby boomers y a la generación X.

Estos dos segmentos generacionales presentan una mayor resistencia al modelo de suscripción recurrente, en comparación con los nativos digitales. La opción de regresar al cine en familia, ya sea a través de la gran pantalla o mediante una suscripción, se facilita si el reclamo encarna a un ídolo de juventud. Una sutil manera de activar la experiencia de consumo al hacer realidad un sueño anclado en la memoria personal y colectiva.

La inserción de una narrativa transgeneracional como la de Jackson actúa como un caballo de Troya. Recientes investigaciones atribuyen a la nostalgia retromedial de las industrias culturales la capacidad de “remediar el pasado”. Es decir, conseguir que se establezca un vínculo entre la identidad pretérita y el consumo presente.

Al ofrecer una versión hipertecnológica y renovada de un fenómeno que estas generaciones consumieron de forma analógica, el cine contemporáneo y las plataformas transforman el entorno digital en un espacio familiar y seguro.

No se les está vendiendo una aplicación; se les está devolviendo un fragmento de su juventud bajo una nueva interfaz.

El biopic como traductor cultural

El verdadero desafío de esta producción es lograr la simultaneidad: ¿cómo hacer que un centennial (Gen Z), ajeno al impacto sociopolítico de los años 80, se interese por un artista cuya imagen pública ha sido objeto de intensos debates éticos?

La respuesta reside en la curaduría de contenido y la estética retro. Para los millenials y centennials, Michael Jackson es una figura casi mitológica, a menudo reducida a memes o fragmentos de TikTok.

Escena de la película.
Lionsgate

El biopic cinematográfico introduce la recreación de Thriller para traducir el lenguaje visual de los 80 a la alta definición contemporánea. Lo alinea con la tendencia actual de apreciación de lo retro, que se extiende a la moda, la música y la estética.

La propuesta sonora opera en una dualidad temporal: utiliza el synth-pop como base histórica y el vaporwave como lenguaje visual y auditivo contemporáneo.

Mientras el primero es un género fundacional de los años 80 que otorgó a Michael Jackson su arquitectura sónica mediante sintetizadores analógicos, el segundo es una microtendencia digital del siglo XXI, que se apropia de esos mismos sonidos a través del sampleo (muestreo) y la ralentización.

Esta distinción es estratégica: la producción mantiene la estructura del synth-pop para validar la memoria de las generaciones mayores, pero aplica una estética vaporwave para conectar con los centennials. Lo que para unos es un recuerdo fidedigno, para otros es un objeto retro descontextualizado y visualmente “curado” para el consumo digital.

Como señala Henry Jenkins, un referente del estudio de la cultura popular y las tecnologías digitales, la cultura de la convergencia permite que un producto del pasado sea resignificado mediante narrativas transmedia.




Leer más:
‘Stranger Things’: el poder de los ochenta y la inteligencia colectiva


El joven espectador no consume historia: consume una estética validada por el algoritmo que, de repente, coincide con el gusto de sus padres.

La economía de la atención y la validación del algoritmo

Desde una perspectiva de industria, el formato biopic es el vehículo perfecto para asegurar la fidelización. A diferencia de un documental, la ficción permite estandarizar el mito.

En el caso de Jackson, esto implica navegar por las controversias mediante una narrativa que prioriza el genio creativo sobre las sombras personales.

El match generacional propicia un fenómeno de visualización conjunta (co-viewing). Una métrica de oro para los anunciantes y para la recaudación en taquilla. Al poner a padres e hijos frente a la misma pantalla, ya sea cine o plataforma, duplican el valor de su contenido. Con ello, el biopic busca recrear el gran evento cinematográfico o televisivo en una era de consumo fragmentado.

¿Arte o ingeniería de audiencias?

Michael (y la recreación de Thriller incluido en su metraje) nos invita a reflexionar sobre la naturaleza del contenido en la era digital. ¿Estamos ante un renacimiento cultural o ante el reciclaje infinito de iconos para alimentar la maquinaria del entretenimiento?

La estrategia es brillante: utilizar la nostalgia como interfaz para que los mayores vuelvan a los cines y pierdan el miedo a las plataformas, mientras se educa a los jóvenes en un catálogo que, de otro modo, quedaría en el olvido.

El éxito de esta producción no se medirá por las críticas cinematográficas positivas, sino por su taquilla y por el número de tarjetas de crédito de baby boomers que se registren para ver, una vez más, al rey del pop bailar entre los muertos.

The Conversation

Juan Martín Flores Almendárez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ‘Michael’ y la economía de la nostalgia: rentabilizar la identidad del pasado a través del consumo presente – https://theconversation.com/michael-y-la-economia-de-la-nostalgia-rentabilizar-la-identidad-del-pasado-a-traves-del-consumo-presente-281269

Solo podemos garantizar el suministro de agua futuro si protegemos los ecosistemas acuáticos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ariadna Gabarda-Mallorquí, Investigadora, Institut Català de Recerca de l’Aigua (ICRA)

Embalse de Ulldecona (Castellón) prácticamente seco en 2018 Arturo Elosegi, CC BY-NC-SA

La sociedad precisa de seguridad hídrica como garantía en el suministro de agua en calidad y cantidad suficiente para la población y actividades económicas. Este concepto debe incluir a los ecosistemas acuáticos, que proporcionan los recursos que usamos, depuran las aguas de manera natural y esponjan y amortiguan el impacto de lluvias intensas.

No podemos hablar de seguridad hídrica sin garantizar su buen estado y su correcto funcionamiento, que al fin devienen aspectos críticos para sectores clave de la economía española como la agricultura, el turismo y la energía.

Existe un delicado equilibrio entre satisfacer las demandas humanas y la capacidad de los ecosistemas acuáticos para proveerlas, una tensión que se agrava en regiones áridas o semiáridas de buena parte de la península ibérica. Allí, la irregularidad climática –caracterizada por sequías prolongadas y lluvias torrenciales– contrasta con una constante necesidad de agua, lo que deriva en conflictos socioecológicos que suelen saldarse con graves impactos en ríos, humedales y masas de agua subterráneas.




Leer más:
A las marismas de Doñana podrían quedarles 60 años de vida


Mapa de estrés hídrico en España por regiones
Índice de estrés hídrico (es decir, la demanda de todos los sectores frente a los recursos renovables y no renovables) en España (sin incluir las Islas Canarias en el análisis) por regiones hidrográficas. Datos de los respectivos planes hidrológicos para el periodo 2022-2027 (MITECO, España).
S. Sabater et al 2025 Environ. Res. Lett. 20 091008

Conservar los ecosistemas beneficia a la economía

El colapso de los ecosistemas acuáticos arrastra consigo a la economía. Las pérdidas económicas en España derivadas de las sequías e inundaciones ya alcanzan los 1 500 millones de euros anuales, con previsiones de multiplicarse por cinco si las temperaturas aumentan 3 °C.

Estos retos socioclimáticos y ecológicos han motivado el proyecto “H2OSEG: Retos ante la escasez para alcanzar la seguridad hídrica en España”, que nace bajo el paradigma de la sostenibilidad fuerte, por el que la prosperidad socioeconómica está forzosamente ligada a la conservación de los ecosistemas. Tener ecosistemas bien conservados permite maximizar la seguridad hídrica necesaria para hacer frente a la creciente vulnerabilidad climática.

Para ello es esencial caracterizar los riesgos y definir compromisos. Mediante consultas a académicos y gestores, el equipo científico de H2OSEG hemos identificado la sobreexplotación de recursos, los cambios en los usos del suelo, la desertificación y el cambio climático como las amenazas más acuciantes. La realidad hídrica en España es muy compleja y su diagnóstico requiere de un análisis espacial detallado.

Además, en el marco del proyecto, estamos desarrollando un análisis de riesgos que relaciona el grado de exposición y la vulnerabilidad, tanto de los ecosistemas acuáticos como de las unidades de gestión hidrológica, con los escenarios de escasez de agua a los que nos conduce el cambio climático. Para ello se integran los datos del estado de los ecosistemas (conectividad, contaminación, etc.) con los de los sistemas de utilización (municipios o unidades de explotación). Los riesgos de inseguridad hídrica son muy elevados en la franja mediterránea, así como en zonas áridas del centro de la Península y de Andalucía.

La escasez hídrica genera conflictos entre sectores económicos, pero también entre éstos y los ecosistemas. Conflictos que se pueden describir a gran escala. Al superponer mapas de características climáticas, usos del suelo, calidad y usos del agua se aprecian las consecuencias de conflictos históricos (por ejemplo, entre agricultura y humedales) o emergentes, como la demanda creciente para refrigerar grandes centros de procesamiento de datos.

Mapa de España que muestra las zonas con mayor riesgo de conflictos del agua
Mapa de riesgo de conflictos del agua resultante de la superposición de diez variables relacionadas con la disponibilidad, calidad y uso de los recursos hídricos.
Juanma Cintas y Jaime Martínez Valderrama, CC BY-SA

Herramientas para resolver los conflictos del agua

A escala local, en la que los usuarios interactúan con los ecosistemas, resolver estos conflictos requiere de herramientas de planificación basadas en escenarios.

En H2OSEG estudiamos varios casos. Uno es la cuenca del río Ter, que deriva agua hacia el área metropolitana de Barcelona y a la vez abastece sectores agrícolas y turísticos locales, lo que crea una tensión histórica que afecta tanto a los usuarios como a los ecosistemas.

Un canal de riego circula por un terreno cubierto por vegetación
Canal de riego en el Baix Ter, en Girona.
Sergi Sabater, CC BY-SA

Trabajamos en un sistema de ayuda a la decisión que integra modelos hidrológicos e información geográfica mediante inteligencia artificial para simular el efecto de múltiples escenarios climáticos y de gestión sobre la disponibilidad de agua y los caudales ecológicos. Esta herramienta de fácil utilización posibilitará que distintos usuarios comprendan mejor las consecuencias de sus decisiones en la gestión de los recursos hídricos.

Otro caso es el de la Albufera de Valencia. Esta laguna está sometida a una alarmante contaminación por nutrientes y contaminantes, que impacta su biodiversidad y estado ecológico. Dichos impactos se ven agravados por eventos extremos como el ocurrido tras la dana de 2024.

H2OSEG utiliza modelos para relacionar los fenómenos climáticos y el estado de las aguas con el turismo, la pesca y la caza, pero también con la capacidad del sistema para secuestrar carbono o autodepurar las aguas. Esta herramienta podrá usarse para futuros planes de manejo de este humedal, así como de otras áreas que presenten un elevado nivel de alteración.




Leer más:
Los fármacos y pesticidas que contaminan los humedales costeros mediterráneos


Un tractor circula por un campo de arroz, alrededor muchas aves blancas
La agricultura en la Albufera de Valencia es una de las responsables de la contaminación de la zona.
Enrique Íñiguez Rodríguez/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Una inversión en seguridad económica y bienestar social

Disminuir el riesgo para la seguridad hídrica exige integrar el conocimiento científico con la experiencia en gestión, lo que va más allá de lo técnico y territorial, y se vincula directamente con la seguridad jurídica y la ordenación del territorio.

El dinero invertido en proteger los ecosistemas acuáticos representa una inversión en seguridad económica, empleo y bienestar social. Solo a través de estrategias que protejan adecuadamente los ecosistemas acuáticos y su funcionamiento integral será posible mantener nuestra actividad socioeconómica a corto y largo plazo.

The Conversation

Ariadna Gabarda-Mallorquí participa en el proyecto H2OSEG de la Fundación BBVA, Proyectos Prismas y Problemas, en el que se realiza este estudio.

Carlos Mario Gómez Gómez participa en el proyecto H2OSEG del a Fundación BBVA y recibe fondos de distintas instituciones para la realización de sus trabajos de investigación.

Isabel Muñoz Gracia participa en el proyecto H2OSEG de la Fundación BBVA, Proyectos Prismas y Problemas, en el que se realiza este estudio.

Pepe Barquín Ortiz recibe fondos de múltiples entidades para la realización de su investigación.

Ramon J. Batalla participa en el proyecto H2OSEG de la Fundación BBVA, Proyectos Prismas y Problemas, en el que se realiza este estudio

Sergi Sabater ha recibido fondos de la Fundación BBVA, Proyectos Prismas y Problemas, para realizar este estudio

ref. Solo podemos garantizar el suministro de agua futuro si protegemos los ecosistemas acuáticos – https://theconversation.com/solo-podemos-garantizar-el-suministro-de-agua-futuro-si-protegemos-los-ecosistemas-acuaticos-281041

Cuando los ojos atacan: el odio en la mirada

Source: The Conversation – (in Spanish) – By A. Victoria de Andrés Fernández, Profesora Titular en el Departamento de Biología Animal, Universidad de Málaga

Melnikov Dmitriy/Shutterstock

Pocos gestos intimidan más que una mirada de odio.

Recibir esa manifestación de hostilidad por parte de unos ojos ajenos nos despierta una mezcla de miedo y rechazo que hace que nos invada un malestar automático e irracional. Y es que no se trata sólo de una declaración de malas intenciones por parte del emisor: esta silenciosa “agresión emocional” nos saca inmediatamente de nuestro estado de armonía para obligarnos a ponernos en guardia, medir nuestra seguridad y sopesar nuestra fortaleza emocional. En otras palabras, nos asusta.

Sentir odio dirigido hacia nosotros es un desagradable recordatorio de nuestra vulnerabilidad, una incómoda autoevaluación de fragilidad y una activación del más viejo de nuestros instintos animales: el instinto de supervivencia.

El origen de las miradas de odio

Los ojos no solo ven. También hablan.

Son unos curiosos órganos sensoriales que, a diferencia de las papilas gustativas, los oídos o los receptores de temperatura, no solamente reciben señales del medio externo sino que también son capaces de emitir información.

Lo hacen porque, ayudados por la musculatura periocular y por la posición de los párpados, contribuyen decisivamente a la expresión facial, una manera muy antigua que tenemos los homínidos de comunicarnos.

De hecho, se ha descubierto hace pocos meses que chimpancés, bonobos y gorilas no solo utilizan los gestos como expresiones fijas de mensajes estereotipados simples. Es mucho más que eso: expresan la amenaza, la alegría, la rivalidad o la sumisión de forma muy dinámica según sea el contexto, aportando matices variables y discriminantes en intercambios comunicativos sociales muy sofisticados.

Esto nos dice que las “miradas asesinas”, entre otras formas comunicativas no verbales, no son patrimonio exclusivamente humano: forman parte de un sistema de comunicación complejo presente en nuestros ancestros mucho antes del desarrollo del lenguaje oral.

Miradas que ahorran energía

Estas formas de comunicación se seleccionaron positivamente por puro ahorro energético. Y en dos sentidos.

Primero, porque ofrecían una forma de resolver problemas evitando la violencia y el desgaste físico que ésta supone, tanto en mortalidad como en morbilidad. Marcar la dominancia o proteger el territorio ya no implicaba la necesidad de lucha física. Lo vemos actualmente en nuestros “primos” gorilas, donde mirar fijamente a un congénere es suficiente para decir “no te acerques” sin llegar al explícito combate corporal.

En segundo lugar, reconocer estas señales aporta ventajas claras, como anticipar peleas o evitar fraguarnos enemistades potencialmente peligrosas.

Resumiendo, la mirada de odio es un vestigio estratégico de comunicación ancestral para leer la intención de otros y reaccionar preventivamente antes de que se desencadenen consecuencias irreversibles.

La sofisticación de la mirada de odio humana

Pero los humanos no nos hemos contentado con heredar este utilísimo “radar” de conflictos. Lo hemos optimizado y de una forma bastante creativa: jugando con los contrastes de color.

Los Homo sapiens tenemos la esclerótica blanca, a diferencia de otros primates donde suele ser oscura o del mismo tono que el iris. Esto nos permite detectar inmediatamente la orientación de la mirada e interpretar rápidamente su objetivo. Esta precisión ha sido de lo más útil: una simple alteración en la coloración de la esclerótica ha transformado los ojos en órganos capaces de mandar mensajes mucho más sutiles y personalizados que los del resto de primates.

Por otra parte, la esclerótica blanca también amplifica la expresión de las emociones. La sorpresa, la alegría o la amenaza que puedan transmitir movimientos o cambios mínimos del iris se perciben con mucha más claridad en un ojo de “colores contrastados”. Esta precisión fina en la mirada nos proporcionó una herramienta muy poderosa a la hora de facilitar la comunicación de intenciones en una estirpe eminentemente social como la nuestra, favoreciendo claramente la cooperación grupal.

La interpretación cerebral de las miradas de odio

Pero de poco nos serviría emitir señales oculares mucho más sofisticadas que el resto de primates si no fuésemos capaces de descodificarlas en toda su pluralidad y complejidad. Y, ahí, nuestro cerebro interviene brillantemente interpretando la señal de amenaza que supone una mirada de odio de dos formas diferentes pero hábilmente complementarias.

Una primera respuesta, rápida, supone una reacción automática del cuerpo que tensiona músculos, aumenta el ritmo cardíaco e, incluso, cambia el ritmo respiratorio. Así nos preparamos para luchar o para huir, dependiendo de en qué situación (de superioridad o inferioridad) estemos ante el agresor. Esta vía, denominada magnocelular y resultante de la activación del circuito neuronal tálamo-amígdala, dispara una alerta inmediata mucho antes de que hayamos realizado un análisis mínimamente consciente de la situación.

Pero no solo hay automatismos. Junto con esta preparación automática de nuestro cuerpo para responder a la amenaza, se activa la vía parvocelular, ruta mucho más precisa y lenta que permite decidir con “voluntariedad sopesada”. Intercalando un paso intermedio por la corteza cerebral (tálamo-corteza prefrontal-amígdala), valoramos el peligro y modulamos “juiciosamente” la respuesta. Así “nos pensamos” si actuar o dejar sin contestación física a la amenaza del “fanfarrón”.

Aunque en nuestro contexto civilizado actual rara vez los conflictos personales suponen un peligro físico, nuestra biología sigue reaccionando igual que millones de años atrás. Y con un dato añadido de especial trascendencia: es mejor sobrerreaccionar ante posibles amenazas que subestimarlas. Es lo que se denomina el sesgo de negatividad, que nos hace percibir hostilidad incluso cuando no la hay. En otras palabras, que nuestro cerebro prioriza la seguridad sobre la exactitud y tiende a dar galletas antes de que te las den.

Por eso hay que insistir tanto en la educación: para evitar tirarse directamente a la yugular del que osa enviarnos una mirada de odio y prevenir escenas tan poco evolucionadas como las que manifiestan algunas competiciones deportivas o los plenos de algunos parlamentos.

The Conversation

A. Victoria de Andrés Fernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cuando los ojos atacan: el odio en la mirada – https://theconversation.com/cuando-los-ojos-atacan-el-odio-en-la-mirada-281271

¿Son menores, adolescentes o niños? El debate sobre cómo nombrar la minoría de edad

Source: The Conversation – (in Spanish) – By David Casado-Neira, Titular de universidad de sociología, Universidade de Vigo

JLco Julia Amaral/Shutterstock

Hay nombres que se usan por acuerdo común, como niñas y niños, adolescentes, jóvenes o menores de edad. La cosa parece estar clara. Pero hay un problema: son categorías desiguales que se entrecruzan. En algunas ocasiones se usan como sinónimos, otras de forma complementaria y otras, excluyente.

A veces, la palabra menor se utiliza con cierta connotación negativa, es burocrática y poco empática. Aparece frecuentemente en los medios de comunicación en noticias sobre infracciones, vulnerabilidades o conflictos.

Actualmente hay un rechazo a usar “menores de edad” para referirse a las niñas, niños y adolescentes. La acusación es de adultocentrismo e infravalorización. De hecho, México, desde 2023, ha prohibido el uso de “menor” para respetar los principios de interés superior y derechos a la igualdad y no discriminación. A la vez que, constitucionalmente, establece la niñez hasta los 12, la adolescencia hasta los 18 y la minoría de edad en los 18 años. No se puede usar la palabra, pero siguen siendo menores. Un lío.

Ni siquiera el nombre de la Convención sobre los Derechos del Niño –Convention on the Rights of the Child– está exento de controversia. El genérico children –niños– hoy nos resulta excluyente de las niñas y de las personas no binarias.

¿Cuál es la definición de “niño”?

La Convención define así al niño: “Para los efectos de la presente Convención, se entiende por niño todo ser humano menor de dieciocho años de edad, salvo que, en virtud de la ley que le sea aplicable, haya alcanzado antes la mayoría de edad”. Si no se establece a quién se aplican estos derechos, la Convención sería casi papel mojado.

En esta definición hay tres elementos fundamentales:

  1. Ese límite de edad se aplica a los objetivos de la Convención, no de forma abstracta.

  2. Es extensible a todos los seres de la especie Homo sapiens.

  3. Establece que el “niño” es una persona jurídica autónoma en base a la edad oficial (la del registro de nacimiento).

Este último punto no es banal. Es precisamente su identificación lo que permite que a alguien le sean reconocidos o no estos derechos. Sin una edad oficial no hay derechos que valgan. De ahí la importancia y trascendencia de las pruebas de determinación de edad en menores sin identificación. Sobre todo en circunstancias como un juicio, cuando se decide si alguien es juzgado como persona adulta o no.

En la Constitución española también se establece que la minoría de edad ocupa de los 0 hasta los 18 años cumplidos: “Los españoles son mayores de edad a los dieciocho años”. Precisamente se ha definido la infancia, la niñez o la adolescencia por oposición al mundo adulto.

Un actor social con voz propia

Desde 1989, la Convención ha definido al “niño” como una persona jurídica que puede ejercer y reclamar sus derechos. Esto ha provocado una mayor concienciación sobre su situación e impulsado debates sobre esos derechos. Emerge un actor social con voz propia.

Históricamente, en Europa la definición del menor era como hija o hijo, en base a su pertenencia familiar. Hasta que se emancipase al fundar una familia propia, la responsabilidad recaía en los cabezas de familia. Ahora, al “niño” se le reconoce como sujeto de derecho propio, independientemente de la familia y condición social. Desde que nace es un sujeto (un futuro ciudadano) con derechos específicos.

Todo esto nos pone ante el dilema de cómo nombrar a las personas no adultas. No nombrar no es una solución, como tampoco lo son los eufemismos, que nombran lo mismo con otras palabras.

Qué palabras podemos usar

¿Se puede cambiar la realidad solamente usando otras palabras? Se abren tres escenarios:

  1. La confluencia del mundo del “niño” con el del adulto. Esto supondría su disolución o, en otras palabras, la desaparición de la niñez.

  2. Un simple cambio de nombre, una denominación aparentemente más neutra y empática. Se seguiría perpetuando el principio de “no adulto” bajo otro nombre.

  3. El reforzamiento de un estatus propio, lo que implicaría seguir siendo identificado como diferente al adulto, pero no discriminado, sino con mayor peso social.

Infantes, niñas y niños, preadolescentes, adolescentes y jóvenes

La alternativa de usar “niñas, niños y adolescentes” no está exenta de dificultades. Se refieren a unas u otras franjas de edad dependiendo del ámbito desde el que se habla. De acuerdo al desarrollo cognitivo, estadio sensomotor (0-2 años), preoperacional (2-7), de operaciones concretas (7-12) y formales (de los 12 en adelante), y son franjas aproximadas.

La Organización Mundial de la Salud diferencia entre infantes (neonato, desde el nacimiento hasta 1 mes; bebé, de 1 mes a 1 año), niñas y niños (que incluye primera infancia, 1-5 años; infancia media, 5-10 años; preadolescentes, 10-15; adolescentes, 15-19 y jóvenes (de 15 a 24). Si atendemos a la madurez sexual, no coincide, y las franjas son aún más difusas y variables: a partir de los 8 años en niñas y 9 en niños. Y el aspecto físico en las proximidades a la adultez o en la pubertad tampoco ayuda a ser precisos en establecer la edad.

Sujetos de derechos propios

La discusión, abierta y fundamental, gira en torno al adultocentrismo, la discriminación por edad (edadismo) y la falta de reconocimiento de derechos o de capacidad.

Menor de edad hace referencia a quién se beneficia de unos derechos específicos, no a las características innatas de una persona. Llamémoslas niñas y niños, adolescentes o de otra forma, pero tienen que ser identificados por su edad para ser reconocidos como sujetos de derechos propios. Una alternativa podrían ser pruebas de madurez, pero eso sería otra historia.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Son menores, adolescentes o niños? El debate sobre cómo nombrar la minoría de edad – https://theconversation.com/son-menores-adolescentes-o-ninos-el-debate-sobre-como-nombrar-la-minoria-de-edad-281700

Ciberacoso: ¿cómo pueden ayudar los docentes?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sergio Mérida López, Profesor Ayudante Doctor en el área de Psicología Social, Universidad de Málaga

Dmytro Zinkevych/Shutterstock

“Todo empezó con una foto editada con inteligencia artificial”, relata Ana. Un compañero la compartió en un grupo privado y, en horas, la humillación circulaba por todo el centro. Ahora Ana no solo sufre mensajes hirientes en redes, también se enfrenta al silencio cómplice de los pasillos y a notas crueles en su pupitre. Para ella, el mundo digital y el físico se han fundido en un único espacio de malestar del que no puede escapar.

El caso de Ana no es una excepción. Relatos como este son habituales en el ámbito educativo. En una clase promedio de 30 estudiantes, las estadísticas de informes como los de UNICEF o de la Fundación Mutua Madrileña y la Fundación ANAR indican que, de media, dos o tres estudiantes por aula podrían estar sufriendo esta situación en silencio.

El ciberacoso tiene efectos devastadores en la salud mental: depresión, ansiedad, alteraciones del sueño, sentimientos de soledad y, en los casos más graves, ideación suicida. A pesar de los esfuerzos institucionales y de los debates sobre la restricción de dispositivos, las investigaciones sugieren que las medidas puramente punitivas no bastan.


¿Quiere recibir artículos como este? Suscríbase a La Conversación Docente y reciba los últimos análisis y tendencias en el sector educativo, seleccionados por nuestra editora de Educación Eva Catalán.


Las competencias emocionales del profesorado

Si bien las competencias emocionales del alumnado funcionan como un recurso de afrontamiento clave, la ciencia está poniendo el foco en un factor social determinante: la percepción que el alumnado tiene de las competencias emocionales de su profesorado.

Nuestra investigación reciente revela que cuando los estudiantes perciben en sus docentes comportamientos emocionalmente competentes (empatía, escucha activa y validación), la cibervictimización tiene menos consecuencias psicológicas graves.




Leer más:
Tener docentes empáticos aumenta el rendimiento académico


El clima emocional del aula actúa como un “amortiguador”, y en este clima no solo influye que el alumnado disponga de buenas herramientas emocionales, sino que sienta apoyo o comprensión de su profesorado.

Una influencia positiva

No se trata de responsabilizar al profesorado de lo que ocurre tras las pantallas, sino de reconocer su influencia en el ambiente emocional del aula. En el caso de Ana, un profesor o profesora emocionalmente competente habría detectado cambios en su comportamiento (por ejemplo, menos participación, mayor aislamiento o descenso en el compromiso académico) y habría generado un espacio de conversación privada para preguntarle cómo se encontraba y ofrecer herramientas para intervenir.

Una formación sólida en competencias emocionales facilita la detección temprana y permite ofrecer a víctimas como Ana un entorno seguro que amortigüe el impacto psicológico mientras se ponen en marcha las medidas institucionales y restaurativas necesarias.

Clima emocional y docente

Para que los profesores y profesoras sean percibidos por sus estudiantes como figuras en las que confiar y capaces de construir un clima positivo en el aula, se pueden poner en práctica una serie de comportamientos en el día a día.

Algunas claves pueden ser:

  • Mostrar a chicos y chicas que nos importa cómo se sienten. Iniciar la clase con preguntas como: “¿Qué tal el día?” o “¿Cómo estáis?” puede parecer un gesto sencillo, pero prestar atención a las respuestas, mostrar interés o retomar más tarde algo que hayan comentado ayuda a transmitir que su bienestar importa.

  • Mostrarse accesible y facilitar la comunicación más allá de los contenidos académicos. Por ejemplo, aprovechar los cambios de clase o el inicio para mantener conversaciones informales. Esto puede ayudar a crear un clima de cercanía donde el alumnado se sienta cómodo compartiendo preocupaciones.

  • Validar las emociones del alumnado sin minimizarlas. Por ejemplo, si surge una discusión entre estudiantes en una clase el o la docente puede reconocer primero el enfado o la frustración antes de intervenir para resolver el conflicto. De esta forma se reduce la tensión inicial y el alumnado se siente escuchado, lo que facilita reconducir la situación.

  • Identificar cambios en el comportamiento y generar espacios seguros de conversación. Prestar atención a señales como una menor participación en clase, mayor aislamiento de los compañeros o una caída repentina en el rendimiento académico puede ayudar a detectar situaciones de malestar. Por ejemplo, si una estudiante como Ana que suele participar activamente lleva varias semanas sin hacerlo, puede ser útil buscar un momento tranquilo al final de la clase o en una tutoría para preguntarle cómo se encuentra.




Leer más:
Qué es el liderazgo docente y por qué hay profesores que recordamos toda la vida


Estos comportamientos fortalecen el vínculo entre docentes y estudiantes y pueden ayudar a que el profesorado sea percibido como una figura de referencia. Además, prestar atención a las claves emocionales del aula facilita la detección temprana de situaciones de malestar o de posibles dinámicas de acoso o ciberacoso.

Hacia una cultura del respeto

La prevención del ciberacoso es responsabilidad de toda la comunidad educativa. Además de la implicación del profesorado, es necesaria la formación socioemocional y digital del alumnado y el acompañamiento activo de las familias.




Leer más:
Cómo la autorregulación emocional ayuda a afrontar y reducir el acoso escolar


No se trata únicamente de activar protocolos ante un conflicto, sino de sostener una cultura escolar que prevenga el daño antes de que aparezca. Y la prevención eficaz no nace únicamente de normas y sanciones, sino de relaciones personales sólidas y entornos educativos donde el respeto y la empatía forman parte de la experiencia diaria del alumnado. Cuando estas competencias se trabajan de manera sistemática y transversal apostando por la implicación de todos los agentes educativos es cuando se reducen las conductas de riesgo.

The Conversation

Este trabajo forma parte del proyecto de I+D+i PID2020-117006RB-I00, financiado por MCIN/AEI/10.13039/ 501100011033/ y el Grupo PAIDI CTS-1048 (Junta de Andalucía). Esta investigación también ha sido apoyada por la Universidad de Málaga. Financiación parcial para el cargo de acceso abierto: Universidad de Málaga / CBUA.

Este trabajo deriva parcialmente del apoyo de la Junta de Andalucía bajo el contrato POSTDOC 21 00364.

Jorge Gómez Hombrados recibe fondos del Ministerio de Universidades (FPU21/02323).

Natalio Extremera Pacheco no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Ciberacoso: ¿cómo pueden ayudar los docentes? – https://theconversation.com/ciberacoso-como-pueden-ayudar-los-docentes-273936

¿Por qué Europa quiere sacar WhatsApp de los despachos oficiales?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Armando Alvares Garcia Júnior, Profesor de Derecho Internacional y de Relaciones Internacionales, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Los sistemas de mensajería instantánea para uso institucional están a punto de dejar de pertenecer a Meta. John Smith / Unsplash. , CC BY-SA

WhatsApp no va a desaparecer de los móviles de los europeos, pero sí está perdiendo terreno en los despachos oficiales. La razón es simple: la Unión Europea y varios gobiernos nacionales quieren separar la comunicación privada de la institucional, y hacerlo con herramientas que estén bajo control europeo, por motivos de soberanía digital, seguridad y protección de datos.

Durante años, WhatsApp se convirtió en una especie de lengua franca digital. Se usa para organizar reuniones, coordinar equipos y, también, para intercambiar mensajes de trabajo.

El problema es que, cuando esa costumbre entra en la administración pública, deja de ser solo una cuestión de comodidad: pasan a circular por una plataforma privada asuntos sensibles, con un riesgo evidente para la confidencialidad y para la trazabilidad de la información.

El peligro del cifrado de extremo a extremo

Muchas veces se piensa que, si una aplicación tiene cifrado de extremo a extremo, ya es suficiente. Pero el debate europeo va mucho más allá. Aunque el contenido del mensaje esté protegido, siguen existiendo los metadatos: quién habla con quién, cuándo, desde dónde y con qué frecuencia. Ese rastro puede ser muy valioso para fines comerciales, pero también para inteligencia o espionaje.

Además, el servicio pertenece a Meta, una empresa estadounidense, y eso abre otra discusión: quién controla la infraestructura, bajo qué jurisdicción opera y qué ocurre cuando entran en juego leyes extraterritoriales. La Unión Europea quiere reducir esa dependencia tecnológica porque la considera un problema estratégico, no solo técnico.

Europa crea sus propias soluciones

La transición no es uniforme, pero sí va en la misma dirección. Francia ha sido uno de los casos más visibles: desarrolló Tchap como plataforma segura para funcionarios y, en 2025, dio un paso más al imponer su uso para comunicaciones oficiales.

En Alemania, el Bundesmessenger se ha consolidado como alternativa institucional; Bélgica ha impulsado BIM. Otros países, como Países Bajos, Luxemburgo y Polonia, también avanzan en soluciones propias.

La Comisión Europea, por su parte, está reforzando su estrategia de soberanía digital. Bruselas insiste en que la autonomía estratégica no significa aislarse, sino controlar mejor las infraestructuras críticas y reducir vulnerabilidades frente a actores externos.

Conflicto inevitable con Meta

El choque con Meta añade un problema adicional. La Comisión Europea ha investigado a la empresa por posibles prácticas abusivas vinculadas a WhatsApp y a la integración de chatbots de inteligencia artificial en la plataforma. En febrero de este año, se informó de que Bruselas estudia obligar a Meta a que retire restricciones que habrían dificultado la entrada de asistentes rivales en WhatsApp.

Ese conflicto importa porque muestra algo más amplio: la UE quiere evitar que una plataforma dominante condicione el mercado digital europeo, usando herramientas más seguras. El debate sobre WhatsApp toca privacidad, competencia y poder económico al mismo tiempo.

Soberanía digital en el sector público

La idea central es que Europa no quiere depender de una aplicación extranjera para comunicaciones oficiales sensibles. Si una administración maneja presupuestos, sanciones, contratos, seguridad o diplomacia por una app comercial, está cediendo parte del control sobre su información y sobre sus canales de trabajo.

Por eso, el movimiento se interpreta como una política de soberanía digital. Se trata de establecer una frontera clara entre la mensajería cotidiana de los ciudadanos y la comunicación institucional de los Estados.

A corto plazo, el cambio parece más probable en el sector público que en la población general, si la UE consolida servicios interoperables, seguros y sencillos. Si las alternativas europeas logran unir privacidad, facilidad de uso y adopción institucional, el abandono de WhatsApp en la administración se convertirá en tendencia irreversible.

Para los ciudadanos, en cambio, WhatsApp sigue siendo muy difícil de reemplazar por el efecto red: lo usa casi todo el mundo y eso hace costoso cambiar de plataforma.

Impactos del cambio

Para las administraciones públicas europeas, este cambio supondrá una transformación profunda en la gestión diaria. Los funcionarios pasarán de depender de una sola app universal a herramientas diseñadas específicamente para entornos institucionales, con protocolos estrictos de auditoría y retención de mensajes. Esto blindaría la confidencialidad y facilitaría el cumplimiento de normativas como el RGPD, además de evitar multas millonarias por fugas accidentales de datos sensibles.

El impacto económico también será notable. Invertir en plataformas propias –como Tchap en Francia o BIM en Bélgica– requerirá presupuestos iniciales elevados, pero a largo plazo generará ahorros al eliminar licencias de servicios extranjeros y reducir riesgos cibernéticos. También impulsará un ecosistema de proveedores europeos, creando empleo en ciberseguridad y desarrollo de software, alineado con la estrategia de autonomía tecnológica de la UE.

Finalmente, desde el punto de vista operativo, se espera una mayor interoperabilidad entre países. Como ejemplo concreto, imaginemos a un diplomático español que se coordina operaciones diplomáticas sensibles con su homólogo alemán sin fricciones técnicas: los sistemas federados permitirían fluidez y seguridad, fortaleciendo la cohesión europea frente a eventuales crisis.

El riesgo principal es una curva de aprendizaje inicial –la resistencia natural al cambio entre usuarios–. Aun así, si la transición avanza al ritmo previsto, el abandono de WhatsApp tenderá a consolidarse en ministerios y agencias a partir de este año.

The Conversation

Armando Alvares Garcia Júnior no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Por qué Europa quiere sacar WhatsApp de los despachos oficiales? – https://theconversation.com/por-que-europa-quiere-sacar-whatsapp-de-los-despachos-oficiales-282110

South Africans are far less tolerant of migrants than before – hotspots, drivers and solutions

Source: The Conversation – Africa (2) – By Steven Gordon, Chief Research Specialist., Human Sciences Research Council

Anti-immigrant marches in several major South African cities (such as Tshwane and Johannesburg) in early May 2026 once again led to questions being asked about xenophobia in post-apartheid South Africa.

In the wake of the protests President Cyril Ramaphosa called on South Africans to embrace solidarity with their African neighbours. For their part, foreign governments lodged their protests while police sought to curtail violence.

The tension in the country was palpable.

Are the recent outbreaks of anti-immigrant activism a harbinger of a wider uptick in anti-migrant sentiment amongst South Africans? Recent public opinion data from the Human Sciences Research Council (HSRC) suggests that this might be the case.

The HSRC’s South African Social Attitudes Survey is an important source of information on what ordinary South Africans think about international migration. The survey series consists of nationally representative, repeated cross-sectional surveys that have been conducted annually by the HSRC since 2003.

The latest data, from the 2025 survey, show that South Africans are more hostile towards immigrants than at any other time before since the survey began in 2003. An important dimension of the change has been an attitudinal shift and hardening of attitudes towards migrants among poorer and working-class adults. In addition, the recent growth of anti-immigrant sentiment has been geographically concentrated in four provinces: Mpumalanga, Gauteng, Limpopo and KwaZulu-Natal.




Read more:
What research reveals about drivers of anti-immigrant hate crime in South Africa


The rise in anti-immigrant sentiment is particularly concerning given that the country is due to hold local government elections on 4 November 2026. Aspirant political parties, in an attempt to maintain or gain power, may seek to exploit anti-immigrant sentiment for their own ends. In this way elections can provide a potential accelerant for xenophobia.

Growing hostility may even provoke xenophobic violence in a country that has a long history of collective anti-immigrant hate crime. and is home to more than two million international migrants.

Declining Hospitality

South African Social Attitudes Survey has included the following in its questionnaire since 2003:

Please indicate which of the following statements applies to you? I generally welcome to South Africa… (i) All immigrants; (ii) Some immigrants; (iii) No immigrants; and (iv) Uncertain.

In 2003 about a third (34%) of the South African adult population said that they would welcome all immigrants. The remainder indicated that they would accept either none (32%) or some (35%).

The proportion of the public that would be prepared to welcome foreigners tended to fluctuate within a narrow band over the 2003-2017 period.

But around the time of the COVID-19 pandemic in early 2020, the research data began to show an upswing in anti-immigrant sentiment.




Read more:
Xenophobia is on the rise in South Africa: scholars weigh in on the migrant question


About a quarter (26%) of those surveyed said that they would welcome all immigrants during the 2021 survey round. This was similar to figures in the mid-2010s.

But the share that held this hospitable attitude fell in subsequent survey rounds. In 2025 15% of adults said that they would welcome all foreigners.

Conversely, the proportion of the public adopting a hostile position (in other words ‘welcome no immigrants’) increased from 30% in 2021 to 42% in 2025.

Geography and class

The provinces with the highest growth in anti-immigrant sentiment – Mpumalanga, Gauteng, Limpopo and KwaZulu-Natal – are ones through which most immigrants travel and often settle.

The situation has become particularly delicate in KwaZulu-Natal. The share of adults in the province who said that they would welcome no immigrants grew from 23% in 2021 to 45% in 2023 and then again to 60% in 2025.

The upsurge in hostility in KwaZulu-Natal could be linked to growing popular anger against the current economic and political status quo. A staggering 88% of provincial residents are unhappy with present economic conditions, and an equal proportion expect conditions to worsen over the next five years.

The notable attitudinal shift among poor people is also concerning.

South Africa is a highly unequal nation characterised by stark economic divisions. Most citizens can be found on the wrong side of these divides and could be classified as economically disadvantaged.

Historically, as research has shown, anti-immigrant sentiment in the country tended to cut across class divisions. But in the years following the COVID-19 pandemic, something changed.

Before the pandemic, South African Social Attitudes Survey data showed a linear relationship between economic disadvantage and anti-immigrant sentiment. In the years following the pandemic, however, a clear pattern emerged. As the lockdowns ended and the post-pandemic recovery began, most socioeconomic groups in South Africa became more and more hostile towards immigrants. But antipathy grew at a much more aggressive rate for the low and lower middle socioeconomic groups.

During the 2025 survey round, adults in these groups were much more hostile towards foreigners than those in the upper middle and high socio-economic groups.

The drivers

What could have caused the economically disadvantaged to become more antagonistic towards immigrants over the last five years or so?

It could be argued that the poor have become more likely to scapegoat foreigners for the failures and inequalities of the post-pandemic economic recovery. Poor people have been badly affected by a cost of living crisis and persistent deindustrialisation. They need someone to blame and foreigners have long provided a handy scapegoat.

The South African economy has struggled in the last few years, dealing with doggedly high unemployment. The country also has notoriously high crime rates. Such problems, as experts have argued again and again, cannot be directly laid at the feet of immigrants living in the country. But it would appear that they are getting blamed anyway.

What should be done?

The South African government has a National Action Plan to Combat Racism, Racial Discrimination, Xenophobia and Related Intolerance.

Implemented in March 2019, one of its goals was to reduce public hostility towards migrants. Clearly, whether because of a lack of resources or government coordination, the plan has not succeeded.

The country needs to reinvigorate it and its associated processes. What’s needed is political, civic and community leaders to address legitimate socio-economic grievances without allowing immigrants to become scapegoats for deeper structural failures in society.

Efforts to strengthen social cohesion, improve economic inclusion, enhance public trust in governance and promote responsible political leadership are also crucial.

Well-provisioned and effective anti-xenophobia strategies are urgently required to address the worsening situation. The alternative is to allow hatred to flourish.

The Conversation

Steven Gordon has received funding from South Africa’s National Research Foundation. He is affiliated with the University of Johannesburg.

ref. South Africans are far less tolerant of migrants than before – hotspots, drivers and solutions – https://theconversation.com/south-africans-are-far-less-tolerant-of-migrants-than-before-hotspots-drivers-and-solutions-282389