Comment une découverte enrichit notre compréhension des origines du fer au Sénégal et en Afrique de l’Ouest

Source: The Conversation – in French – By Anne Mayor, Maître d’enseignement et de recherche en archéologie et anthropologie, Université de Genève

Comment fabriquait-on du fer il y a 2000 ans au Sénégal ? Une étude sur le site archéologique de Didé West 1, dans la vallée de la Falémé, à l’est du pays, permet de reconstituer une technique ancienne de production de fer. Celle-ci a été transmise de génération en génération pendant huit siècles pour répondre à des besoins locaux. Les auteurs de l’étude, Anne Mayor, Mélissa Morel et Ladji Dianifaba, spécialistes de l’archéologie africaine, expliquent, dans cet entretien avec The Conversation Africa, les enjeux de cette découverte et comment ce savoir-faire a traversé des siècles.


Qu’avez-vous découvert au Sénégal et en quoi cette découverte est-elle importante ?

Depuis plus de 2000 ans, des métallurgistes ont produit du fer sur le territoire actuel du Sénégal. L’étude des vestiges qu’ils ont laissés nous permet de reconstituer leurs choix techniques, les ressources naturelles utilisées et, en partie, leur mode de vie. Au-delà de leur valeur scientifique, ces travaux valorisent les savoir-faire anciens des forgerons, car le fer constitue une véritable révolution technique et sociale, notamment pour l’agriculture.

Au Sénégal oriental, dans la vallée de la Falémé, au sein de la réserve naturelle communautaire du Boundou, de nombreux sites anciens de production du fer ont été identifiés ces dernières années. Les prospections et fouilles archéologiques menées par une équipe internationale intégrant des chercheurs des universités de Genève et de Fribourg en Suisse, et de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’université Cheikh Anta Diop à Dakar, ont mis en évidence au moins cinq traditions techniques distinctes.

Les recherches se sont concentrées sur l’une d’entre elles, appelée FAL02, le nom donné par les archéologues à l’une des techniques de production du fer identifiées dans la région, particulièrement bien représentée sur une centaine de sites. Le site de Didé West 1 (DDW1), le plus grand et le mieux préservé, présente deux caractéristiques majeures : d’une part, l’une des plus anciennes dates connues pour des fourneaux de réduction du fer au Sénégal, et d’autre part une occupation longue, couvrant près de 800 ans d’activité métallurgique (de 400 avant notre ère à 400 de notre ère). Ces datations au radiocarbone ont été obtenues sur des charbons de bois directement associés aux fourneaux.

La conservation exceptionnelle de ce site nous a permis de documenter finement cette technique, d’en suivre les transformations au fil des siècles et de mieux comprendre les choix opérés par les métallurgistes.

Comment avez-vous pu déterminer cette ancienne production métallurgique avec précision ?

Les principaux témoins de la métallurgie ancienne du fer sont les scories, c’est-à-dire les déchets issus de la transformation du minerai en métal. Lors du processus, ces scories s’écoulent comme une lave en fusion dans le fourneau avant de se solidifier en masses rocheuses. À la fin, elles sont rejetées et s’accumulent progressivement en vastes amas.

L’étude de l’amas de scories de Didé West 1 a révélé 35 bases de fourneaux, témoignant d’une activité répétée sur plusieurs dizaines de générations. Certains éléments techniques caractérisent cette tradition, comme des tuyères à perforations multiples (des conduits en argile percés de trous permettant de diffuser l’air dans le four), ainsi que l’utilisation de noix de palmier rônier comme matériau de bourrage au fond du fourneau. Ce dispositif semble avoir facilité la séparation entre le métal et les scories.

En croisant ces observations, il a été possible de reconstituer le fonctionnement de cette technique : les métallurgistes utilisaient de petits fourneaux de plan circulaire, dotés d’une cheminée amovible plutôt que permanente. Le minerai de fer était probablement constitué de latérites collectées dans l’environnement immédiat. L’ensemble de ces éléments traduit des savoirs techniques bien maîtrisés.

Scories en forme de graines de noix du palmier rônier, disposées au fond du fourneau lors de l’opération de réduction du fer, reflétant un choix culturel unique à cette tradition métallurgique.
© David Glauser, Fourni par l’auteur

Qui étaient les habitants à l’origine de cette technologie et que nous apprend celle-ci sur leur mode de vie ?

L’étude des sociétés africaines aux premiers millénaires avant et après notre ère se heurte à un manque de sources écrites et à la mauvaise conservation des matériaux organiques, qui pourraient nous renseigner sur l’habitat ou l’alimentation. Même les objets en fer sont souvent trop dégradés pour être conservés.

Il ne reste bien souvent que des tessons de céramique sur les sites. Il est donc encore difficile d’identifier précisément les populations à l’origine de la technique FAL02, c’est-à-dire de cette tradition technique particulière reconnue grâce aux formes des fourneaux, des tuyères et des scories retrouvées sur les sites. Dans ce contexte, les vestiges sidérurgiques deviennent une source d’information essentielle. Les techniques de production du fer ne sont en effet pas seulement des procédés techniques, elles reflètent des traditions, des choix et des savoir-faire propres à chaque groupe culturel.

L’analyse des volumes de scories permet également d’estimer les quantités de fer produites. À Didé West 1, les données indiquent une production modeste et irrégulière, probablement saisonnière. Ces éléments suggèrent une activité destinée à répondre aux besoins locaux, plutôt qu’une production à grande échelle pour l’exportation.

Que change cette découverte dans notre compréhension des débuts de la métallurgie en Afrique de l’Ouest ?

Les origines de la métallurgie du fer en Afrique de l’Ouest restent débattues. Deux grandes hypothèses s’opposent : celle d’une diffusion depuis le monde hittite en Anatolie (en Turquie actuelle) via le Maghreb ou la vallée du Nil, et celle d’une invention indépendante en Afrique au sud du Sahara. À ce jour, les données disponibles ne permettent pas de trancher définitivement.

Cependant, plusieurs foyers anciens de production du fer datés du premier millénaire avant notre ère ont été identifiés en Afrique subsaharienne, comme au Nigeria, au Niger, au Togo ou au Burkina Faso, et maintenant au Sénégal. Ces découvertes tendent à renforcer l’hypothèse d’un développement local.

Dans ce cadre, les datations obtenues à Didé West 1, remontant au moins au IVe siècle avant notre ère, en font l’une des plus anciennes techniques sidérurgiques connues au Sénégal. Ce site vient ainsi enrichir un corpus de données encore limité. Il contribue à mieux documenter les débuts de la métallurgie dans la région.

Quels nouveaux axes de recherche cette découverte ouvre-t-elle ?

Cette étude marque une étape importante, mais plusieurs questions restent ouvertes. Le prochain défi consiste à mieux comprendre les autres techniques de production du fer identifiées dans la vallée de la Falémé, où au moins quatre autres traditions ont déjà été reconnues.

Certaines de ces techniques sont contemporaines, révélant un paysage métallurgique complexe, où coexistaient des traditions très différentes. Cette diversité soulève plusieurs questions : quels groupes de métallurgistes en étaient à l’origine ? Comment expliquer leurs transformations ? Pourquoi certaines techniques disparaissent-elles ? Certaines techniques étaient-elles plus efficaces que d’autres ?

L’étude de la technique FAL02 sur près de 800 ans montre que ces pratiques évoluent dans le temps, avec des phases de continuité et de transformation. En croisant ces données avec celles issues de l’étude des céramiques et des habitats, il devient possible de mieux comprendre les sociétés qui produisaient ce fer et la manière dont elles ont évolué.

Ces vestiges permettent ainsi de dépasser la seule question technique : ils offrent un aperçu des dynamiques de peuplement, des circulations de savoir-faire et des transformations des sociétés sur le temps long, avant même l’émergence des royaumes médiévaux et l’essor du commerce transsaharien.

Nous espérons que les recherches à venir pourront répondre à quelques-unes de ces questions.

The Conversation

Anne Mayor receives funding from the SNF (Swiss National Fund for Scientific research). She works for University of Geneva.

Mélissa Morel receives funding from the SNF (Swiss National Fund for Scientific Research).

Ladji Dianifaba does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Comment une découverte enrichit notre compréhension des origines du fer au Sénégal et en Afrique de l’Ouest – https://theconversation.com/comment-une-decouverte-enrichit-notre-comprehension-des-origines-du-fer-au-senegal-et-en-afrique-de-louest-281118

Why Nairobi Africa-France summit bears the hallmarks of Macron and Ruto priorities

Source: The Conversation – Africa (2) – By Frank Gerits, Research Fellow at the University of the Free State, South Africa and Assistant Professor in the History of International Relations, Utrecht University

The 2026 Africa-France summit in Nairobi on May 11-12 is the first to be held in an African country that is not a former French colony. It is also the first to be held since the dramatic collapse of relations between France and a number of west African countries – notably Mali, Burkina Faso and Niger.

The 2026 summit can be understood as the latest example of President Emmanuel Macron’s new Africa doctrine, which he laid out in Burkina Faso in 2017. The doctrine’s three notable messages were:

  • an apology for colonial wrongs

  • a neoliberal small-business approach to assistance programmes

  • the French resolve to develop new alliances outside French Africa.

In keeping with the new doctrine, the French president hesitantly apologised in 2021 for some aspects of French colonial policy in Algeria. These include the torture and assassination of the Algerian nationalist hero Ali Boumendjel.

But mostly, Macron has looked to strengthen the position of Paris as old alliances were becoming weaker.




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He has consciously invested time and effort beyond French west Africa. The official visit to Guinea-Bissau, a former Portuguese colony, is a case in point.

Right after his election in 2017, France’s development aid agency (AFD) and the Tony Elumelu Foundation signed an agreement in Nigeria to empower a new generation of business leaders. Tony Elumelu Foundation is a Lagos-based non-profit that promotes youth entrepreneurship across Africa.

Macron then promoted entrepreneurship during the New France-Africa Summit in 2021. He sought to inspire the youth of Africa to innovate and set up businesses.

This year’s conference is held under the banner: “Africa Forward: Partnerships between Africa and France for innovation and growth”. The business start-up vibe is no coincidence.

Kenya has also stressed the groundbreaking nature of the meeting for its focus on Africa as a major partner for Europe. Europe is looking for new allies in the midst of a war in Ukraine; and the US is unreliable, with Donald Trump imposing tariffs and questioning the North Atlantic Treaty Organisation.

As a historian of global north-global south relations, I see the meeting less as groundbreaking, and more as a continuation of an older, mutually beneficial relationship between Kenya and France.

Kenya hopes its relationship with France will elevate its influence across Africa, allowing it to rival the diplomatic weight of South Africa, which hosted the G20 summit in November 2025.

By transcending the classic divide between French and British Africa, Nairobi can present itself as a continental leader and as a diplomacy city.

History of the relationship between France and Kenya

The economic and diplomatic relationship goes back to the 1960s and 1970s. Back in September 1970 France sent a little-known legal expert called Jaques Mollet to advise the Kenyan Ministry of Industry and Commerce on the newly-formed East African Community.

France also sought cooperation with institutions of the East African Community such as the East African Development Bank. By becoming a close partner of a newly established regional economic bloc in Africa, in which Nairobi played a pivotal role, the French Ministry of Foreign Affairs sought to weaken the British influence of Africa while strengthening its own position within the European Economic Community, now the EU.

Paris somewhat cynically justified its meddling as a way to strengthen continental unity since a French and a British sphere of influence in Africa would lead to unnecessary internal competition between the Commonwealth countries in Africa and Françafrique.

Kenya sought to strengthen its trade relations with France and the EEC in the 1960s. This was partly an attempt to become more independent of the Commonwealth. When negotiating with the EEC in 1963, an east African delegation that included Kenya’s Minister of Labour Tom Mboya stressed that maintaining the East African Common Market was key – not the Commonwealth.

Ruto and Macron’s shared understanding

The similarities between Kenya’s President William Ruto and Macron further strengthen this historical bond between Kenya and France. They share the same diplomatic goals. They are both focusing on climate change funding and security, and they share a preference for neoliberal privatisation as a mode for governance at home and abroad.

Ruto’s election campaign in 2022 touted the “hustler nation” – a focus on enabling small businesses. Macron has acted as a businessman-diplomat abroad, pushing small businesses as a solution for underdevelopment.

It’s no accident therefore that the 2026 summit will host a business forum and talks will focus on the potential benefits of artificial intelligence. AI, climate initiatives and weapons manufacturing, as well as the small-business ventures that have emerged through these priorities, are areas of cooperation and investment between African countries and the former colonial powers. Politicians like to flaunt this.

Part of the reason is that these are yet unproven ventures with no long history of unequal exchange between the two sides. They are natural common ground for two sides seeking a renewed relationship that is less burdened by the dark history of colonial oppression.

Yet France and Kenya’s agreement about the need to address security, climate change and artificial intelligence obscures the fact that both countries often find themselves on opposing sides of these issues.

As the Russian invasion of Ukraine in 2022 has shown, African and European leaders do not necessarily share the same analysis of the global security situation. European countries assumed they would get complete support from African countries but only 28 out of 54 African countries voted in favour of a United Nations resolution that condemned the Russian invasion of Ukraine. Kenya abstained.

On issues like climate change and artificial intelligence, France and Kenya again agree on the broad principle that these issues require urgent action, but disagree on the form the action should take.

For instance, climate change has hit Kenya hard. Extended droughts require genuine climate action. At the same time, France and the EU have been talking about loosening climate regulations to address the energy crisis caused by the US war on Iran. This includes easing emission regulations for cars.

The same problem presents itself in relation to the AI economy, which is being championed by France. It is cheap labourers in Kenya that have been doing much of the legwork to keep AI applications going. Large language models and other applications need to be trained and monitored by humans and they are often trained in Kenya’s so-called “AI sweat shops”. Kenyans are doing much of the data labelling and content moderation AI work.

Long term relationship?

In essence, the summit illustrates how climate finance, security and AI are being used to bolster commercial interests in both Africa and France, a strategic attempt to redefine a relationship long shadowed by colonialism.

However, the future of this entrepreneur-led approach remains uncertain. Its success hinges on whether France and Kenya can ensure that the wealth generated by these emerging sectors is distributed broadly, or if it will merely enrich a small circle of tech elites.

The Conversation

Frank Gerits does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Why Nairobi Africa-France summit bears the hallmarks of Macron and Ruto priorities – https://theconversation.com/why-nairobi-africa-france-summit-bears-the-hallmarks-of-macron-and-ruto-priorities-282414

Por qué cada vez hay menos bicicletas y patinetes eléctricos compartidos en las ciudades

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Andres Camacho Donezar, Profesor de Estrategia Empresarial y modelos de negocio, Universidad Pontificia Comillas

Parilov/Shutterstock

La movilidad compartida se consideró uno de los pilares de la ciudad sostenible. Proponía un cambio sencillo pero transformador: en lugar de poseer un vehículo, accederíamos a ellos temporalmente a través de plataformas digitales. La promesa era un “triple beneficio”: económico (transporte asequible), social (movilidad para todos, independientemente del nivel de ingresos) y ambiental (menos vehículos privados, menos atascos y menos emisiones).

En torno a 2018, varias ciudades españolas se convirtieron en laboratorios de esta visión. Una ola de operadores desplegó flotas de coches eléctricos, patinetes y bicicletas bajo el lema de ofrecer “movilidad verde compartida para todos”. El discurso era inclusivo, la tecnología innovadora y las aspiraciones ambientales ambiciosas. Sin embargo, la fase de entusiasmo duró poco.

Nuestro trabajo, recién publicado, examina cómo han evolucionado estos modelos de movilidad compartida. Para ello, examinamos 10 operadores, con más de 20 entrevistas en profundidad a gestores y expertos en movilidad, además del análisis de 450 noticias.

Cuando el ideal llegó a la calle

A medida que las flotas se expandían, las empresas se enfrentaron a un desafío que los planes de negocio habían subestimado: el mal comportamiento de los usuarios. No se trataba solo de suciedad o desgaste. Fue una crisis operativa de gran escala.

El vandalismo se volvió frecuente: patinetes arrojados a los árboles, códigos QR pintados con spray e incluso vehículos incendiados. El robo también generó pérdidas importantes: baterías y otros componentes de alto valor eran sustraídos para su venta en mercados informales. A ello se sumaba el uso negligente: carreras ilegales, abandono de vehículos en aceras o estacionamientos indebidos que acarreaban elevadas multas municipales.

Las consecuencias financieras fueron severas. Los costes de reposición de baterías llegaron a rozar el millón de euros mensuales en algunos casos, mientras que las primas de seguros se disparaban.




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La lucha por sobrevivir

Para mantenerse a flote, las empresas transformaron rápidamente su modelo. Esta evolución puede describirse en 3 fases.

La primera fue un repliegue territorial. En un movimiento defensivo, las compañías restringieron sus áreas de servicio. Se retiraron de barrios de menor renta, donde el vandalismo era más elevado, y concentraron su actividad en zonas acomodadas o turísticas consideradas “seguras”. Un servicio concebido como universal comenzó a reducir su alcance geográfico y social.

Después llegó el endurecimiento tecnológico. Para contener las pérdidas, las empresas intensificaron el control tecnológico. Incorporaron sensores a bordo, alarmas y sistemas de geolocalización (geofencing) para evitar estacionamientos indebidos. La experiencia de uso se volvió más exigente: los usuarios debían subir fotografías del vehículo correctamente aparcado o enfrentarse a sanciones automáticas. El acceso fácil evolucionó hacia un modelo basado en la supervisión y la disuasión.

Por último, se dio una reducción o salida del mercado. Para muchas compañías, ni siquiera estas medidas fueron suficientes. Algunas declararon la quiebra. Otras abandonaron el modelo dirigido al consumidor final y pivotaron hacia contratos business-to-business, un modelo de negocio que consiste en los servicios que una compañía entrega a otra con el objetivo de mejorar las ventas de los productos y bienes que ofrece, o suscripciones de gama alta. La movilidad compartida dejó de parecer un servicio urbano de carácter público para convertirse en una oferta más exclusiva.




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La degradación del “triple beneficio”

El principal hallazgo que se desprende de esta trayectoria puede describirse como una “degradación triple del valor”. Las decisiones adoptadas para asegurar la viabilidad financiera terminaron erosionando los objetivos originales de sostenibilidad. Por un lado, derivó en una pérdida social: el aumento de precios, los controles de crédito más estrictos y la retirada de barrios vulnerables hicieron que el servicio dejara de ser “para todos” y pasara a dirigirse a un segmento más acomodado. Por otro, en una perdida ambiental. En algunos casos, para reducir costes, se incorporaron vehículos de combustión, alejándose del compromiso inicial con flotas completamente eléctricas.

La viabilidad económica se logró, en ciertos casos, a costa de los componentes socialambientales que justificaban el modelo.




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Repensar el futuro de la movilidad compartida

Existe, no obstante, una excepción relevante: los sistemas financiados y gestionados por el sector público, como los servicios municipales de bicicletas compartidas. Al no estar sometidos a la presión inmediata de rentabilidad de inversores privados, pudieron mantener tarifas asequibles y cobertura en toda la ciudad, incluso en zonas de mayor riesgo. Su estructura de gobernanza les permitió priorizar el interés colectivo frente al beneficio a corto plazo.

La experiencia española invita a reflexionar sobre los límites de los modelos de plataforma cuando se enfrentan a realidades sociales complejas y a expectativas financieras exigentes. Si la movilidad compartida quiere recuperar su promesa original de sostenibilidad e inclusión, será necesario reconsiderar el equilibrio entre iniciativa privada y liderazgo público en la provisión de servicios urbanos esenciales.

El sueño verde no desapareció, pero en muchos casos se transformó en un nicho premium. La cuestión ahora es si es posible reconciliar innovación, inclusión y sostenibilidad sin que una dimensión se imponga sobre las demás.

The Conversation

Carmen Valor Martínez recibe fondos de la Unión Europea, Fundación La Caixa y CaixaBank a través del IIT y la Cátedra para una Longevidad Activa y Saludable.

Andres Camacho Donezar no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Por qué cada vez hay menos bicicletas y patinetes eléctricos compartidos en las ciudades – https://theconversation.com/por-que-cada-vez-hay-menos-bicicletas-y-patinetes-electricos-compartidos-en-las-ciudades-276327

De la fruta madura al bloqueo: un siglo de tensiones entre Cuba y EE. UU. explicado paso a paso

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raisiel Damián Rodríguez González, Profesor de Teoría Política y Humanidades en la Facultad de Derecho, Empresa y Gobierno., Universidad Francisco de Vitoria

Raúl Castro y Barack Obama se estrechan la mano durante la Cumbre de las Américas celebrada en Ciudad de Panamá en 2015. Pete Souza/White House, CC BY

Las relaciones entre Cuba y Estados Unidos suelen analizarse bajo el prisma de la Guerra Fría, pero su naturaleza responde a una tensión histórica que se remonta al siglo XIX.

Ya en 1823, John Quincy Adams, el sexto presidente de Estados Unidos, formuló la “teoría de la fruta madura” argumentando que, por leyes de gravitación política, Cuba acabaría anexionada a la Unión tras separarse de España. Adams veía al Caribe como un apéndice natural del continente:

“Hay leyes de gravitación política, como leyes de gravitación física, y Cuba, separada de España, tiene que gravitar hacia la Unión… No hay territorio extranjero que pueda compararse para los Estados Unidos como la Isla de Cuba. Cuba, casi a la vista de nuestras costas, ha venido a ser de trascendental importancia para los intereses políticos y comerciales de nuestra Unión”.

Sin embargo, a diferencia de Puerto Rico, el destino de Cuba no fue la integración territorial. La isla poseía una identidad nacional forjada en un Ejército Libertador con décadas de experiencia combativa, una industria azucarera de vanguardia y una cohesión cultural que actuó como muro de contención. Una anexión total habría supuesto para Washington una resistencia inasumible.

Mientras Puerto Rico fue asimilado rápidamente como territorio no incorporado, Cuba optó por el ejercicio de la soberanía, forzando a EE. UU. a diseñar un modelo de control indirecto.

La república tutelada y el modelo de subordinación

Este esquema de dominación se definió tras la guerra de 1898 mediante la Enmienda Platt (1901). Este apéndice constitucional otorgaba a Washington el derecho de intervención militar y limitaba la capacidad de la isla para gestionar su deuda o firmar tratados. Bajo esta independencia tutelada, el capital estadounidense fluyó hacia sectores estratégicos, convirtiendo a Cuba en líder industrial azucarero, pero también en un mercado cautivo para las manufacturas del norte.

A mediados del siglo XX, Fulgencio Batista personificó el último intento de estabilizar esta relación asimétrica. Tras su golpe de Estado en 1952, contó con el respaldo total de Washington para garantizar el orden y las inversiones. No obstante, la brutal represión y la corrupción socavaron esta alianza.

En marzo de 1958, el gobierno de Eisenhower impuso un embargo de armas al régimen, una señal crítica que debilitó logísticamente a Batista. Simultáneamente, la opinión pública estadounidense, influenciada por crónicas como la de Herbert Matthews en el New York Times, comenzó a simpatizar con un Fidel Castro visto entonces como un líder idealista que restauraría la democracia.

La ruptura definitiva

El triunfo de la Revolución en 1959 liquidó el sistema republicano y marcó la divergencia definitiva con el modelo puertorriqueño. Lo que inició como una pugna por la soberanía sobre recursos nacionales –con la Reforma Agraria y las nacionalizaciones de 1960–, escaló rápidamente. Para marzo de 1960, Eisenhower ya había aprobado planes encubiertos para derrocar al nuevo Gobierno.

La escalada de tensiones diplomáticas y económicas culminó en la invasión de Playa Girón (1961). La derrota de la brigada mercenaria llevó a Washington a intensificar la presión mediante la Operación Mangosta, un programa de guerra sucia que combinaba sabotajes económicos, espionaje y guerra psicológica para forzar una sublevación interna.

Ante esa amenaza, y con el deseo de alcanzar los favores de la URSS, Castro aceptó el despliegue de misiles nucleares soviéticos, provocando la Crisis de los misiles en 1962, que situó al mundo al borde de la aniquilación. El conflicto se saldó con la promesa de EE. UU. de no intervenir militarmente en la isla, compromiso que ha perdurado, al menos hasta ahora.

Ante la imposibilidad de la vía armada, el bloqueo económico formalizado por Kennedy en 1962 se convirtió en la herramienta de asfixia permanente. Durante décadas, la relación fue una espiral de hostilidad con breves paréntesis, como la apertura de “secciones de intereses” –oficinas que representaban los intereses estadounidenses en Cuba– bajo Jimmy Carter en 1977. Sin embargo, la era Reagan devolvió el conflicto a su punto álgido al incluir a Cuba en la lista de patrocinadores del terrorismo en 1982, una etiqueta que hoy, bajo la influencia de la administración Trump, vuelve a bloquear cualquier normalización financiera.

Giros tras la caída de la URSS

Tras la caída de la URSS, las relaciones experimentaron giros paradójicos. El hito más significativo fue el proceso de normalización iniciado el 17 de diciembre de 2014 por Raúl Castro y Barack Obama. Este “deshielo” restableció relaciones diplomáticas y facilitó viajes y remesas. No obstante, el objetivo estratégico de Obama era claro: influir en una transición hacia el capitalismo cambiando el garrote por métodos de influencia cultural y apoyo al sector privado.

Esta ventana se cerró abruptamente en 2017 con Donald Trump, quien endureció el bloqueo y activó el Título III de la Ley Helms-Burton para castigar a inversores extranjeros. Los intentos iniciales de la administración Biden por retomar la apertura terminaron en parálisis institucional, dejando paso a un clima de tensiones exacerbadas tras el retorno de Trump a la presidencia.

¿Soberanía o anexión?

En el escenario actual, parte de la sociedad cubana vuelve a mirar hacia el norte. Ante el estancamiento y la crisis sistémica derivada de décadas de gestión ineficiente, algunos sectores recuperan el viejo sueño de Adams, viendo en la anexión una salida desesperada. Miami se percibe hoy como una realidad a imitar, movilizando deseos de cambio que cuestionan el proyecto nacional revolucionario.

Sin embargo, es imperativo comprender que la resistencia a la hegemonía extranjera ha sido la constante que ha permitido a Cuba construirse como nación soberana. La posibilidad de convertirse hoy en un territorio libre asociado, como lo es Puerto Rico, no solo transformaría la identidad histórica de la isla, sino que alteraría la geopolítica global: convertiría a la llave del Caribe en un laboratorio de pruebas de nuevos modelos neoliberales y cuestionaría el principio de soberanía que ha sostenido las relaciones internacionales durante el último siglo.

The Conversation

Raisiel Damián Rodríguez González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De la fruta madura al bloqueo: un siglo de tensiones entre Cuba y EE. UU. explicado paso a paso – https://theconversation.com/de-la-fruta-madura-al-bloqueo-un-siglo-de-tensiones-entre-cuba-y-ee-uu-explicado-paso-a-paso-282090

Nuevo estudio: el azúcar de los zumos y el de los refrescos no tienen el mismo efecto en el organismo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco A. Tomás-Barberán, Profesor de Investigación CSIC, Centro de Edafología y Biología Aplicada del Segura (CEBAS-CSIC)

SrideeStudio/Shutterstock

Las recomendaciones dietéticas consideran el azúcar de los zumos de fruta y de ciertos refrescos metabólicamente idénticos. De hecho, la propia OMS cataloga a ambos como “azúcares libres”, suponiendo se comportan igual en nuestro organismo y alcanzan la circulación sanguínea de manera similar, produciendo la misma respuesta metabólica.

No obstante, la experiencia de nuestro equipo de investigación con compuestos bioactivos de frutas sugiere que esta forma de clasificación no tiene en cuenta la matriz de los alimentos, el entorno complejo constituido por nutrientes que interactúan entre sí. ¿Cómo lo sabemos?

En un estudio que publicamos este año quisimos determinar si los azúcares del zumo de naranja 100 %, aquel que contiene sólo los propios de la fruta, se absorben de manera diferente que los añadidos de una bebida. Pues bien, además de responder de forma afirmativa a nuestra pregunta, los resultados mostraron que la matriz natural de los azúcares de la naranja (fibras, minerales, compuestos fitoquímicos) tendría un beneficio clave en nuestro organismo: una absorción de glucosa más lenta y, por lo tanto, picos más bajos en nuestro organismo.

Comparación de los distintos azúcares en jóvenes sanos

Para evaluar el efecto de dicha matriz en ambos casos, nuestro trabajo comparó cuatro bebidas con diversas concentraciones. Por un lado, zumo de naranja 100 %, una mezcla de zumo al 50 % y una bebida solo con azúcares añadidos (0 % de zumo). Las tres contenían 25 gramos de una mezcla idéntica de glucosa, fructosa y sacarosa, con una diferencia importante: la matriz de su zumo estaba integrada componentes no-azúcares en un 100 %, 50 % y 0 % respectivamente.

Por otro lado, agregamos una bebida control que contenía sólo 25 g de glucosa de uso alimentario en agua para que nos ayudara con las mediciones del índice glucémico.

El estudio, que se realizó en un grupo de jóvenes y sanos, encontró que el nivel de glucosa solo 15 minutos después del consumo del zumo de naranja 100 % era significativamente inferior (95,9 mg/dL) que el de la bebida con 0 % de zumo (108,7 mg/dL). Esto apunta a una moderación de la velocidad de absorción atribuible a la propia química de los componentes de la fruta.

Los resultados mostraron también una reducción escalonada en la concentración máxima o pico de glucosa. Mientras que el control de glucosa alcanzó un pico de 134,6 mg/dL, el “agua con azúcar” (en la bebida con 0 % de zumo) llegó a 121,6 mg/dL. El zumo de naranja 100 % –a pesar de tener los mismos 25 g de azúcares– atenuó el pico aún más, hasta 113,8 mg/dL.

Es decir, cuanto mayor es la proporción de componentes la matriz natural del zumo, mayor es el efecto reductor del pico de glucosa en sangre, aplanando la curva de glucemia.




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El papel clave de la matriz de los alimentos

Estos datos contradicen la suposición de que todo el azúcar es absorbido igual y revelan que la “matriz de la fruta” actúa como un complejo regulador interno del azúcar en sangre, atenuando los picos de glucosa en hombres jóvenes sanos. Las diferencias observadas no son accidentales: están inducidas por mecanismos moleculares implicados en distintos efectos observados.

Por un lado, el de la interferencia con transportadores, las proteínas que facilitan el movimiento de nutrientes, iones y desechos a través de las membranas celulares. Los polifenoles presentes en el zumo de naranja, como la hesperidina y la narirutina, actúan como inhibidores de los transportadores de glucosa, SGLT1 y GLUT2. Esencialmente, compiten con el azúcar para entrar en el torrente sanguíneo.

Por otro lado, la modulación mineral que ejercen el potasio, el magnesio y el calcio, también presentes en el zumo, son esenciales para el buen funcionamiento de las bombas que transportan la glucosa a través de las membranas celulares, potenciando su entrada en tejidos como el músculo o el tejido adiposo.

Fundamental así mismo es el papel de las barreras estructurales de la matriz.
Trazas de fibra y el pH específico del zumo 100 %, sin azúcares añadidos, pueden ralentizar el vaciamiento gástrico, asegurando que el azúcar entre al intestino delgado a un ritmo más moderado.

En la variabilidad está la respuesta

Nuestro trabajo sugiere además una interpretación de los resultados hasta ahora no planteada y que va más allá de los valores medios obtenidos en función de las distintas matrices de los azúcares, enfocándose en las claras diferencias en la respuesta de los individuos. A pesar de que todos los participantes eran chicos jóvenes y sanos, no reaccionaron de manera uniforme al consumo de las bebidas, y en particular al zumo de naranja 100 %.

Por eso planteamos una clasificación de los individuos en dos categorías según su respuesta de glucosa al consumo de azúcares del zumo de naranja.

  • “Respondedores altos”: aquellas personas que muestran unos picos de glucosa elevados tras el consumo de alimentos ricos en azúcares. Este grupo experimentó todo el poder de la matriz de la fruta y sus picos de glucosa fueron drásticamente más bajos al beber zumo 100 % en comparación con la bebida de solo azúcar.

  • “Respondedores bajos”: aquellos que reaccionan con picos de glucosa mucho más bajos aunque consumen los mismos alimentos ricos en azúcares. Estos mostraron, además, diferencias mínimas entre el zumo y la bebida azucarada, lo que sugiere que en su organismo no se activaron con la misma eficacia los efectos protectores de la matriz del zumo.

Para los respondedores altos, por lo tanto, el zumo de naranja 100 % es una opción mejor que cualquier otra bebida azucarada, ya que les proporciona un perfil metabólico de glucosa más suave. En los respondedores bajos, la ingesta de una bebida u otra no tiene efectos distintos; ya están protegidos internamente frente a grandes picos de glucosa.




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¿Y si dejamos de buscar el zumo perfecto?

El estudio subraya la importancia de considerar tanto la matriz alimentaria como las diferencias fisiológicas individuales al evaluar el impacto glucémico de los zumos de frutas y señala las limitaciones de las reglas dietéticas “de talla única”: ni todos los azúcares son iguales, ni todas las personas responden igual al consumo de los mismos azúcares.

El zumo de fruta 100 % es una entidad biológicamente distinta, no simplemente un refresco natural con azúcares. Su matriz contiene compuestos que actúan como un regulador que las bebidas azucaradas no puede replicar. Sin embargo, es importante notar un límite de nuestro estudio: los participantes eran hombres jóvenes y sanos. Cómo se traducen estos hallazgos en poblaciones mayores o con condiciones metabólicas preexistentes constituye objeto de futuras investigaciones.

Lo que sí evidencia es que nos estamos alejando de un mundo de alimentos “buenos” y “malos” hacia uno de “respondedores diversos”. Si nuestros cuerpos procesan el mismo vaso de zumo de maneras diferentes, tal vez sea hora de que dejemos de buscar la dieta “perfecta” y empecemos a buscar nuestro propio perfil de respuesta.

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Francisco A. Tomás-Barberán recibe fondos para investigación de la Agencia Estatal de Investigación, del Fruit Science Center de la European Fruit Juice Association (AIJN), que financió este estudio, y de la Fundación Séneca de la Región de Murcia (grupos de excelencia).

ref. Nuevo estudio: el azúcar de los zumos y el de los refrescos no tienen el mismo efecto en el organismo – https://theconversation.com/nuevo-estudio-el-azucar-de-los-zumos-y-el-de-los-refrescos-no-tienen-el-mismo-efecto-en-el-organismo-280563

¿Gafas amarillas de 200 euros? Toda la verdad sobre el ‘biohacking’ visual

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Antonio Matamoros, Investigador posdoctoral, Universidad Complutense de Madrid

En los últimos meses, conocidos futbolistas y otras figuras populares han desatado la polémica en redes sociales luciendo llamativas gafas de cristales amarillentos o anaranjados. El “qué” de esta tendencia es la promesa de mejorar el sueño y el rendimiento mediante el bloqueo de luz azul. El “quiénes” son influencers y marcas de estilo de vida que han convertido un accesorio en una supuesta herramienta de salud.

Sin embargo, esta fiebre por el llamado biohacking ocurre ahora mismo en un mercado digital donde el bombo o hype publicitario a menudo llega más lejos que la evidencia científica. ¿Qué hay realmente detrás de estas afirmaciones? La respuesta corta es que, en la mayoría de los casos, estamos ante un producto más cercano a la moda que a la ciencia.

Los ojos no sirven solo para ver

Para entender por qué generan tanto interés estas gafas, hay que empezar explicando algo poco conocido: no todas las neuronas del ojo sirven para ver imágenes. Algunas tienen una función completamente distinta, que es decirle al cerebro si es de día o de noche. Se llaman células ganglionares intrínsecamente fotosensibles (ipRGC) y contienen un pigmento especial llamado melanopsina, que reacciona ante la luz azul. Su trabajo no es reconocer formas ni colores, sino medir la intensidad de la luz del entorno.

Existen varios tipos, y cada uno cumple una función vital: regular el sueño, mantener el estado de alerta o controlar el tamaño de la pupila. En conjunto, actúan como sensores que sincronizan nuestro reloj biológico interno con el ciclo del sol.

Son, sin saberlo, las células que deciden cuándo tenemos sueño.

Por qué el uso de dispositivos por la noche no nos deja dormir

El interés por las células ganglionares intrínsecamente fotosensibles ha crecido junto con la preocupación por el efecto de las pantallas en el sueño. Si usted es de los que revisa TikTok o Instagram en la cama antes de dormir, hay una explicación fisiológica clara: la luz de la pantalla activa estas células. Les manda una señal equivocada al cerebro, diciéndole que todavía es de día. Nuestro cuerpo lleva millones de años sincronizado con el sol, pero nuestros hábitos modernos han roto esa coordinación.

Mientras esas neuronas siguen activas, el cuerpo no arranca los mecanismos naturales que inducen el sueño. Es decir: no podemos dormir porque nuestra biología cree que aún no toca. En esa contradicción, nuestra necesidad de usar pantallas y el deseo de descansar, es donde han proliferado las soluciones comerciales mágicas.

El negocio de vender plástico a precio de oro

Y aquí entran las famosas “gafas de fototerapia” de 200 euros. El argumento de las marcas es sencillo: si la luz azul es el problema, su producto sirve de escudo. Sin embargo, gastar una fortuna en este tipo de accesorios supone comprar un objeto de diseño que carece totalmente de las características técnicas necesarias para ser un dispositivo de salud.




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Lo que hay que tener en cuenta para elegir unas buenas gafas de sol


Existe una diferencia enorme entre un filtro de corte selectivo y unas gafas de colorines comerciales. El primero es un dispositivo sanitario diseñado con precisión para bloquear longitudes de onda concretas y proteger retinas con patologías reales, como son la degeneración macular asociada a la edad o la retinosis pigmentaria. Por el contrario, las gafas que promocionan los influencers suelen ser simples tintes coloreados sobre plástico.

La diferencia no es solo de precio. Un filtro de corte selectivo, a la venta en algunas ópticas, pasa por mediciones rigurosas en un laboratorio. Se comprueba que bloquea exactamente lo que dice bloquear. Para conseguirlo, la lente incorpora en su propia masa unas moléculas llamadas cromóforos, compuestos orgánicos que absorben selectivamente la radiación según sus propiedades espectrales. El filtrado no está, pues, en un barniz o coloreado superficial que puede degradarse con el tiempo, sino integrado en el material.

Según el uso previsto, estos filtros tienen distintos “puntos de corte”: a 400 nanómetros (milmillonésimas parte de metro, nm) bloquean toda la radiación ultravioleta; a 450 nm eliminan además la franja violeta del espectro visible; y a 500 nm cortan también buena parte del azul. Cada corte estará indicado para una patología diferente. Las gafas de moda no tienen ese control y no es un detalle menor: usar un tinte de mala calidad puede ser peor que no llevar nada.

Porque la fotofobia, las migrañas o los trastornos graves del sueño requieren diagnósticos realizados por profesionales de la salud, no soluciones estandarizadas vendidas como biohacking.

En definitiva, el revuelo por las gafas de 200 euros es el ejemplo perfecto de cómo la promoción publicitaria puede vencer temporalmente a la ciencia. Debemos recordar la idea clave: nuestro reloj biológico tiene ojos que regulan nuestra vida de forma mucho más sutil y compleja de lo que una marca de moda nos quiere hacer creer. Al final del día, la mejor “gafa” para dormir bien sigue siendo, sencillamente, apagar la luz.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Gafas amarillas de 200 euros? Toda la verdad sobre el ‘biohacking’ visual – https://theconversation.com/gafas-amarillas-de-200-euros-toda-la-verdad-sobre-el-biohacking-visual-281688

Qué son las evidencias científicas en educación (y por qué no son recetas universales)

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Diego Ardura, Profesor Titular de Universidad (Educación), UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

marekuliasz/Shutterstock

Durante casi 1 500 años, la ciencia, con honrosas excepciones, dio por hecho que el universo se organizaba en torno al planeta Tierra. La razón, más allá de dogmas, fue que el modelo geocéntrico funcionaba para explicar fenómenos naturales como los eclipses o las estaciones. Descubrimientos posteriores demostraron la falsedad de este modelo y la necesidad de proponer otro.

Este no es más que un ejemplo de que la ciencia no es un conjunto de verdades absolutas, sino una sucesión de modelos provisionales que nos ayudan a entender la naturaleza con las observaciones empíricas disponibles en cada momento.

Estos modelos surgen de lo que llamamos evidencias científicas, que se pueden entender como datos, pruebas o resultados, obtenidos mediante investigación, observación y experimentación, que apoyan o refutan una hipótesis.




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¿Cómo pueden los maestros educar basándose en evidencias?


Las evidencias en educación

Aunque la provisionalidad de los conocimientos científicos afecta a todas las ciencias, la dimensión y alcance de las evidencias que se generan mediante la aplicación del método científico dependen fuertemente del área de conocimiento. Para que la educación basada en evidencias no se convierta en una moda más, conviene aprender a utilizarla.

A priori, debemos tener en cuenta dos cuestiones esenciales a la hora de interpretar los resultados que se derivan de la investigación educativa: su naturaleza probabilística y su dependencia contextual.

En primer lugar, en el contexto de las ciencias sociales y, en concreto de la educación, las evidencias científicas se enmarcan en una aproximación probabilística en lugar de determinista. Esto quiere decir que podemos establecer la probabilidad de que se produzca un fenómeno o una relación, pero no afirmar rotundamente su ocurrencia en todos los casos.

Cuestiones de probabilidad, no certeza

Por ejemplo, según el sistema estatal de indicadores de la educación en España (2023), la titulación de la madre afecta se asocia a la probabilidad de que sus hijos e hijas abandonen sus estudios. Según este informe, la probabilidad de abandono prematuro de los estudios es diez veces mayor en el caso de jóvenes cuya madre tiene estudios primarios o inferiores, que en aquellos cuyas madres tienen una titulación superior.

Esto no implica que una niña cuya madre tiene estudios primarios acabe abandonando prematuramente el sistema educativo, sino que tendrá una probabilidad mayor de hacerlo. Es interesante detenerse en este ejemplo, pues también nos da una idea de la provisionalidad de los resultados de la investigación que comentábamos anteriormente, ya que, aunque este efecto persiste, se ha visto atenuado en los últimos años en comparación con décadas anteriores.

Dependencia del contexto

Además de su naturaleza probabilística, las evidencias educativas presentan otra característica clave: su fuerte dependencia del contexto. De ahí que no sea posible el establecimiento de reglas generales más allá de las tendencias que se observan en los estudios que se realizan: lo que se demuestra que funciona en un contexto determinado, puede no funcionar en otro.

Por esta razón, cuando leemos evidencias científicas en educación, es crucial comprender la descripción del contexto en el que se realiza la investigación de modo que podamos interpretar el alcance de las evidencias que genera.

Estudios primarios y metanálisis

La investigación empírica en educación se recoge principalmente en lo que llamamos estudios primarios. Estos, por lo general, presentan evidencias que, como indicábamos antes, se circunscriben a un determinado contexto. Por ejemplo, una investigación puede realizarse con alumnado universitario y esto limitará el horizonte de aplicación de sus resultados a estudiantes de esta etapa. Por tanto, no podríamos extrapolar las conclusiones de este estudio a alumnado de etapas educativas anteriores.

Complementariamente a los estudios primarios, se realizan trabajos de síntesis. Entre ellos, los estudios llamados de metanálisis son particularmente relevantes. Estos trabajos buscan la agregación de los resultados obtenidos en investigaciones sobre un mismo tema. La idea es encontrar promedios de los efectos reportados en los estudios primarios y la consecuencia es que aumenta la robustez de las conclusiones, ya que estas dependen de un conjunto de trabajos y no solo de uno.

Este tipo de trabajos permite, además, evaluar críticamente los estudios primarios. Por ejemplo, en un metanálisis del profesor Samuel Parra se concluye que para obtener resultados generalizables sobre los efectos del método Montessori es necesario abordar estudios con mayor rigor metodológico que los que hay publicados hasta la fecha.




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¿Es útil para el día a día en el aula lo que se investiga en Educación?


Traer las evidencias a la práctica

En la comunidad científica, existe cada vez más un esfuerzo deliberado en la producción de estudios metanalíticos como los referidos anteriormente, que permitan generar evidencias sólidas que las personas que están en la práctica educativa puedan tener en cuenta para diseñar la enseñanza. Aunque hay muchos ejemplos, podríamos destacar los trabajos del profesor Samuel Parra o la profesora Marta Ferrero.

También cada vez más docentes de distintas etapas se interesan por el uso de evidencias en educación. Algunos ejemplos destacados son Albert Reverter, maestro e impulsor del blog El McGuffin Educativo, o Héctor Ruiz Martín, que trabajan para tender puentes entre las evidencias científicas y la práctica docente

En definitiva, en un contexto educativo cada vez más complejo, la educación basada en evidencias no consiste en buscar recetas universales, sino en tomar decisiones informadas, críticas y contextualizadas. Las evidencias no sustituyen al juicio profesional docente, pero sí pueden hacerlo más sólido.


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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Qué son las evidencias científicas en educación (y por qué no son recetas universales) – https://theconversation.com/que-son-las-evidencias-cientificas-en-educacion-y-por-que-no-son-recetas-universales-277928

Nuevas olas en la Costa Azul: el cine español desembarca en Cannes

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Endika Rey, Profesor agregado de cine en la Facultad de Filología y Comunicación, Universitat de Barcelona, Universitat de Barcelona

Foto del rodaje de _La bola negra_ con Guitarricadelafuente delante de las cámaras. Carla Oset / Movistar +

El pasado 9 de abril, día en que el Festival Internacional de Cine de Cannes hizo pública la programación de su 79 edición, los principales medios de España abrieron con la misma noticia: el certamen francés tendría en 2026 una presencia nacional tan numerosa como insólita. El dato era objetivamente cierto. La sección oficial a competición contaba, por primera vez en su historia, con tres películas distintas provenientes de España: Amarga Navidad, de Pedro Almodóvar, El ser querido, de Rodrigo Sorogoyen, y La bola negra, de Javier Ambrossi y Javier Calvo.

Anuncios posteriores confirmaron que aquello no era un espejismo; muchas otras producciones o coproducciones nacionales aparecían también en diversas secciones paralelas del festival. Tanto la Semana de la Crítica (con Viva de Aina Clotet), como Cannes Premiere (The end of it de María Martínez Bayona y Aquí de Tiago Guedes), Una cierta mirada (El deshielo de Manuela Martelli y La más dulce de Laïla Marrakchi) o las proyecciones especiales del festival (Ceniza en la boca de Diego Luna o Rehearsals for a Revolution de Pegah Ahangarani) contaban con películas dirigidas o coproducidas por españoles.

Una mujer abraza a otra mientras ambas están sentadas en un sofá.
Bárbara Lennie y Victoria Luego en un fotograma de Amarga Navidad que anuncia también su participación en Cannes.
Movistar+

El propio Thierry Fremaux, delegado general del festival, aseguró en la rueda de prensa posterior al anuncio que se notaba que existía un movimiento real en el último cine español. Pero ¿qué ha sucedido para que este 2026 España desembarque de una manera tan tajante en el festival de cine más importante del mundo?

Los caminos que llevan a 2026

La edición de Cannes 2025 ya confirmó en parte el éxito de una cinematografía como la española con la selección de dos películas tan distintas como Sirāt de Oliver Laxe y Romería de Carla Simón en su sección oficial. Sin embargo, también entonces la noticia fue recibida con asombro. Hasta entonces, en lo que llevábamos de siglo sólo cuatro cineastas españoles (Marc Recha, Isabel Coixet, Albert Serra y Pedro Almodóvar) habían formado parte de la sección oficial del festival.

¿A qué se debe este éxito repentino? Más allá de la previsible calidad que puedan tener las películas seleccionadas, las razones de esta irrupción responden a una suma de factores que no pueden resumirse con una única fórmula.

El primer motivo es el más evidente: cada una de las películas seleccionadas ha seguido su propio camino distinto al resto. En el caso de Cannes 2026, y limitándonos a las cintas en sección oficial, si hablamos de Almodóvar, por ejemplo, lo extraño habría sido no encontrarlo en competición. Desde Todo sobre mi madre, en 1999, seis películas suyas han tenido su estreno internacional en el festival y es un sospechoso habitual de La Croisette.

Si analizamos los antecedentes de Sorogoyen, As Bestas, su anterior película, formó parte de Cannes Premiere con una gran recepción. Y, entre otros muchos premios, aquel año se llevó el César de la academia francesa a la mejor película extranjera.

Javier Ambrossi y Javier Calvo, por su parte, debutan este año en el certamen con tan sólo su segunda película. Pero lo hacen recién salidos del estreno de una serie como La Mesías, originalmente programada por otro festival de clase A como San Sebastián y emitida por el canal Arte en Francia con considerable éxito.

Confluencia de factores

En resumen, las tres han recorrido caminos distintos. Es cierto que todas ellas tienen cosas en común que pueden contribuir a explicar su selección: estrellas como Javier Bardem, Penélope Cruz, Glenn Close o el propio Almodóvar garantizando buenas alfombras rojas; coproductores franceses como Le Pacte o Pathé que aseguran una buena primera puerta de entrada en el festival; un Movistar+ que recientemente giró hacía una ambiciosa estrategia de producción original de cine y está detrás de las tres cintas en mayor o menor medida; importantísimos agentes de ventas franceses como Goodfellas en el caso de Sorogoyen y los Javis…

Una mujer joven y un hombre caminan entre las dunas.
Victoria Luego y Javier Bardem en un fotograma de El ser querido.
Movistar +

Pero en realidad es posible que parte del éxito de esta selección ni siquiera provenga de sus características concretas, sino del sentimiento de ola que genera el último cine español.

Las políticas públicas como factor

Hace apenas diez años las políticas públicas españolas cambiaron el modo en que apoyaban al cine español. Las ayudas a la amortización que, hasta entonces, se entregaban a las películas basándose en su éxito en taquilla, se modificaron para ser entregadas “sobre proyecto”, es decir, antes o durante la producción de la película. El Instituto de la Cinematografía y de las Artes Audiovisuales (ICAA), además, dividió sus ayudas en dos: las generales (enfocadas en fortalecer la industria apoyando películas de vocación comercial) y las selectivas (más dirigidas a lo cultural, artístico o emergente).

La llegada de Beatriz Navas en 2018 al frente del ICAA, así como la labor de Ignasi Camós como su sucesor desde 2023, consiguieron aumentar la partida económica para las ayudas. Duplicaron o incluso triplicaron algunas dotaciones en pocos años, pero también modificaron sustancialmente el modo en que esas ayudas eran otorgadas y, en consecuencia, el tipo de cine que se hace en España.

Aspectos como la presencia de mujeres en puestos de responsabilidad de los proyectos se convirtieron en factores determinantes para conseguir una buena puntuación de cara a la ayuda. También, por ejemplo, se potenció la presencia de productoras independientes en las selectivas, cambiando en parte la propia configuración industrial y social del cine español. Todo ello, sumado al hecho de darle más peso a las comisiones de expertos que valoran parte de los proyectos desde unos criterios cualitativos –centrados en valores narrativos y estéticos–, ha provocado que el cine español reciente se haya diversificado de manera contundente.

Un hombre alto con pelo largo y traje sostiene un premio.
Oliver Laxe en Cannes 2025 tras recibir el Premio del Jurado, exaequo, por Sirât.
Getty Images/Movistar +

No es el único motivo del cambio. El ICAA también ha potenciado convocatorias para que los certámenes internacionales tengan mayor acceso al visionado de cine español. A su vez, desde el ICEX se ha intensificado la promoción e internacionalización de las empresas de cine españolas con propuestas como “Audiovisual from Spain”. Por supuesto también existen políticas públicas autonómicas reseñables que han contribuido de manera considerable al incremento de voces y miradas.

También podríamos mencionar la proliferación de escuelas de cine que han abierto su enseñanza a otras perspectivas y han supuesto una diversificación de ópticas y enfoques. Esto se suma a múltiples programas de residencias y mentorías que han formado una nueva generación con aspiraciones autorales tanto desde el guion y dirección como desde la producción.

Tampoco puede obviarse la evidente profesionalización que ha vivido el sector audiovisual en España con la incorporación de nuevos agentes como las plataformas, incentivos y los consiguientes puestos laborales. O el peso que han adquirido determinadas industrias culturales internacionales en el propio país y que han derivado en una mayor visibilidad del cine español fuera de sus fronteras.

Cruce de escenarios

Las razones de esta nueva percepción sobre el cine español son múltiples y variadas. Todavía queda mucho por hacer, pero la transformación del sistema y sus mecanismos de producción, sumada a una industria que ha visto la necesidad de venderse fuera de nuestras fronteras, así como a la llegada de una nueva generación dispuesta a lanzar propuestas fuera del molde, explican en parte este éxito.

En este caso hablamos de tres títulos con vocación industrial y gran presupuesto, con algunos directores ya previamente consolidados que no son un reflejo exacto de ese nuevo cine independiente. No obstante, también son tres cintas que han recibido ayudas gubernamentales públicas, que cuentan con equipos formados en ese contexto y que, en definitiva, forman parte de ese todo heterogéneo, desigual, múltiple, dispar y apasionante que es el (nuevo) cine español.

En ese sentido, Cannes 2026 ya es, sin duda, un triunfo para los equipos de Almodóvar, Sorogoyen y Ambrossi & Calvo, pero también para todos los demás. El hecho de contar con nuevos exploradores permite ahondar en geografías inexploradas y eso hace que, independientemente del resultado que deje el palmarés de Cannes 2026, ya podamos decir que el mapa de futuro del cine español se está redibujando.


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Endika Rey no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Nuevas olas en la Costa Azul: el cine español desembarca en Cannes – https://theconversation.com/nuevas-olas-en-la-costa-azul-el-cine-espanol-desembarca-en-cannes-282504

Resiliencia aparente y riesgo real en el mercado mundial de hidrocarburos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eszter Wirth, Profesora de Economía Internacional (ICADE), Universidad Pontificia Comillas

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Aunque el Brent superó los 120 dólares por barril la semana pasada, sigue lejos de los 150-200 dólares previstos para un estrecho de Ormuz cerrado durante meses. Además, la economía global ha mostrado una resiliencia notable, con un impacto limitado en la vida cotidiana y las bolsas cerca de máximos.

Algunos analistas optimistas confían en un ajuste similar al de 2022, tras la invasión de Rusia a Ucrania, cuando el petróleo alcanzó 129 dólares sin provocar una recesión global. Sin embargo, la actual disrupción en Ormuz implica una pérdida de oferta mucho mayor, tensionando tanto a importadores como a productores de hidrocarburos.

¿El principio del fin de la OPEP?

La semana pasada, la Organización de Países Exportadores de Petróleo (OPEP) perdió a su tercer miembro más importante, Emiratos Árabes Unidos (EAU), que anunció abruptamente su salida en un momento en el que los países del Golfo deberían cooperar ante un conflicto en el que son víctimas colaterales. Pero los desacuerdos entre Arabia Saudí y EAU no son nuevos: ambos reinos compiten para convertirse en centros de negocios líderes de Oriente Medio y ejercer su influencia en Yemen, Sudán y el cuerno de África. Paralelamente, tras la firma de los Acuerdos de Abraham, en 2020, Emiratos Árabes es, entre los países del Golfo, el que mejor relación ha forjado con Israel mientras que Arabia Saudí es mucho más hostil.

La OPEP, un cartel creado en 1960 para reforzar el control sobre el petróleo de los países productores, alcanzó su mayor poder en 1973, pero fue perdiendo influencia con la aparición de nuevos productores, como EE. UU. y varios países latinoamericanos (Ecuador, Colombia), más allá de Venezuela, país socio fundador de la organización.

En 2016, la OPEP se amplió con otros socios –entre ellos Rusia– para formar la OPEP+, aunque con frecuentes tensiones por las cuotas de producción, y bajo el liderazgo de facto de Arabia Saudí, que actúa como productor regulador gracias a su capacidad ociosa (la diferencia entre su producción máxima potencial y su producción efectiva).

EAU había invertido mucho en ampliar su capacidad de extracción petrolera desde 3 millones de barriles diarios a 5 millones hasta 2027, lo que desconcertó a Arabia Saudí, acusándolo de superar las cuotas pactadas en la OPEP. No es el primer país que se retira del club –ya lo hicieron antes Catar, Ecuador y Angola– y el cartel sobrevivió. Sin embargo, sería muy preocupante si otros miembros siguiesen su ejemplo, como Kuwait, Irak o Venezuela. Y el bloqueo de Ormuz ha sacado a relucir el poder de Irán, otro miembro del club, en detrimento de Arabia Saudí, Kuwait e Irak, cuyas exportaciones petroleras se encuentran paralizadas.




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Arabia Saudí: coronavirus, tronos y guerra petrolera


Verano, refinería y tensiones: el factor EE. UU.

Estados Unidos es un productor sustancial de hidrocarburos pero también un gran importador, por lo que su tasa de apertura comercial lo expone a la volatilidad de los precios internacionales. Además, su territorio presenta desequilibrios en el suministro. La costa Este, la más poblada, dispone de poca capacidad de refino y depende de importaciones. La costa Oeste está relativamente aislada del resto del sistema energético nacional, al carecer de oleoductos que la conecten al golfo de México, y, cuando hay déficit, depende de las importaciones desde Oriente Medio, Asia o América Latina.

A medida que se acerca el verano, el aumento de la demanda (driving season) en EE. UU. podría impulsar el precio del combustible por encima de los 5 dólares por galón (unos 4,27 euros por unos 3,8 litros de combustible). Los líderes iraníes asumen que Donald Trump no podría tolerar tal encarecimiento por su coste electoral en las elecciones de medio mandato del próximo noviembre, pero subestiman el egoísmo del presidente estadounidense, quien se preocupa menos por las carreras de los congresistas republicanos que por firmar un acuerdo más humillante con Irán que el que firmó Obama en 2015.

Además, Trump podría emplear otra herramienta egoísta: restringir las exportaciones de combustibles estadounidenses para retener la oferta nacional. Esta medida sería un trago amargo para Europa Occidental, que importa grandes cantidades de petróleo refinado estadounidense, sobre todo diésel.

Las refinerías europeas procesan crudo para generar, sobre todo, gasolina (en detrimento del diésel o los combustibles de aviación) pese a que el transporte por carretera europeo depende fuertemente del diésel. Dicho combustible solía comprarse a Rusia pero, desde 2022, las autoridades europeas lo sustituyeron por diésel procedente del golfo Pérsico, la India o EE. UU.

Europa, poco coordinada

La Agencia Internacional de Energía ha advertido de que Europa podría sufrir falta de suministro de combustible para aviones si sus refinerías deciden recortar la producción de queroseno a favor del diésel.

Adicionalmente, Europa tiene que lidiar con una debilidad interna: la falta de coordinación. Los Estados comunitarios no comparten bien la información sobre sus inventarios, lo que dificulta gestionar una crisis en tiempo real, y en algunos casos ni siquiera se sabe con precisión cuántas reservas hay disponibles.

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Eszter Wirth no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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¿Pueden ver las plantas?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio E. Encina García, Personal del Área de Fisiología Vegetal. Catedrático de Universidad, Universidad de León

Las plantas, a su manera, ven la luz del entorno y, así, regular sus ciclos vitales, como la floración. Ilie Barna / Unsplash., CC BY-SA

Decir que las plantas “ven” es una licencia poética. Obviamente las plantas no tienen retina, ni ojos, ni cerebro y, por tanto, no tienen el tipo de visión que asumimos para otros organismos. Ahora bien, pensemos en una definición amplia del término visión, esa que dice que es la capacidad mediante la cual un organismo capta luz del entorno, la transforma en señales biológicas y la interpreta para representar de manera útil el mundo que lo rodea. En ese sentido, podríamos llegar a convencernos de que las plantas “ven”.

La luz, mucho más que energía

Como organismos fotosintéticos, las plantas son capaces de absorber y utilizar la luz con una sofisticación y eficiencia extraordinaria. Pero, para ellas, la luz no es sólo la energía que alimenta la fotosíntesis, es también información. La luz es una señal ambiental de primer orden sobre la alternancia día-noche, sobre si están rodeadas de competidoras, cuándo deben germinar, abrir los estomas o en qué momento conviene florecer, entre otras cosas.

Un estoma en la epidermis de una hoja tal como se ve al microscopio. Consta de dos células oclusivas unidas entre sí en sus extremos que, juntas, delimitan un poro u ostiolo.
Wikimedia Commons., CC BY

La clave de esta percepción está en los fotorreceptores, biomoléculas que funcionan como sensores capaces de absorber luz y transformar esa información física en respuestas biológicas. Hoy en día, se sabe que las plantas disponen de fotorreceptores especializados en interpretar la información lumínica asociada a rangos discretos de radiación electromagnética. Esto implica que son capaces de interpretar su calidad espectral, es decir, “perciben colores”.

Por ejemplo, los fitocromos están especializados en percibir luz en la región del rojo –longitudes de onda de luz entre 600 y 700nm– y del rojo lejano –entre 700 y 800 nm, justo fuera del rango de la luz visible para los humanos–. Mientras, los criptocromos y las fototropinas y receptores UV-B, son sensibles a la luz azul y ultravioleta. Los fotorreceptores en plantas no se encuentran en estructuras organizadas, se encuentran en tipos celulares muy diversos, que pueden encontrarse en todos los órganos.

Fitocromos: interruptores biológicos de luz roja

Los fitocromos, una amplia familia de fotorreceptores, están entre los mejor caracterizados. Se trata de proteínas unidas una especie de “antena” (cromóforo) capaz de absorber fotones en la zona del rojo y rojo lejano (entre 600 y 800 nm aprox.). La luz modula la actividad del fotorreceptor induciendo cambios en el plegamiento de la proteína.

Se sabe que los fitocromos existen en dos formas interconvertibles: Pr, que absorbe luz roja y Pfr, que absorbe luz roja lejana. La luz roja convierte Pr en Pfr, la forma activa; la roja lejana favorece el proceso inverso.

Cuando el fitocromo está en su forma activa o Pfr, puede desplazarse desde el citoplasma al núcleo celular. Una vez allí, activa o reprime la expresión de una compleja red de genes que controlan programas de desarrollo. De esta manera, actúa como un interruptor reversible que informa a la planta sobre la calidad espectral de la luz que la rodea. Este mecanismo de acción ilustra muy bien el funcionamiento general de todos los fotorreceptores conocidos en plantas.

¿Cómo detectan las plantas a sus vecinas?

Uno de los aspectos más fascinantes es que las plantas pueden detectar a sus vecinas en función del grado de sombreo utilizando como sensores a los fitocromos. Lo logran midiendo la proporción entre luz roja y luz roja lejana. La luz solar directa contiene ambas, pero las hojas absorben mucha luz roja para la fotosíntesis y dejan pasar o reflejan más luz roja lejana.

Así, cuando una planta percibe una caída en la relación rojo/rojo lejano, interpreta que hay otras plantas cerca. Esta lectura del ambiente activa el llamado síndrome de evitación de la sombra. La planta cambia su arquitectura: alarga tallos, modifica la orientación de sus hojas y reduce la ramificación. No está “pensando”, pero está tomando decisiones de desarrollo. Su cuerpo se reorganiza para alcanzar la luz antes o mejor que sus competidoras.

Esta capacidad tiene enormes implicaciones agrícolas. En un cultivo denso, por ejemplo, las plantas invierten demasiada energía en competir por luz en lugar de producir semillas, frutos o biomasa útil. Por eso, comprender los fotorreceptores ayuda a seleccionar variedades más tolerantes al sombreado, capaces de crecer en alta densidad sin activar en exceso respuestas de escape.

La luz marca su calendario

Además, la luz a través de los fotorreceptores regula el calendario interno de muchas especies. El cambio de proporción de luz roja/roja lejana en la transición luz-oscuridad puede ser percibida por los fitocromos, lo que permite a las plantas medir la duración relativa del día y la noche. Gracias a ello, algunas especies florecen cuando los días se alargan, otras cuando se acortan. De esa manera, ajustan su ciclo vital a la estación más favorable.

La floración es un momento clave de su ciclo vital y su éxito depende, en buena medida, de interpretar correctamente qué condiciones ambientales son las más favorables.

Mirarlas con otros ojos

Si este artículo ha llegado a ustedes, espero que haya contribuido a que “vean” a las plantas de otra manera, digamos que con “otros ojos”. Quizás ahora piensen que son más que organismos pasivos expuesto al sol.

Las plantas exploran su entorno luminoso, comparan señales, anticipan competencia y ajustan su desarrollo. Son capaces de percibir un mundo de colores invisibles para nuestra experiencia cotidiana. Para ellas, cada amanecer no solo trae energía: trae un libro de instrucciones.

The Conversation

Antonio E. Encina García no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Pueden ver las plantas? – https://theconversation.com/pueden-ver-las-plantas-279774