Pour devenir un meilleur leader, eh bien, dansez maintenant…

Source: The Conversation – France (in French) – By Secil Bayraktar, Professeur de Management, TBS Education

Et si la pratique de la danse formait de meilleurs leaders ? Loin d’être un simple loisir, la danse permet de développer des compétences clés du leadership, des savoir-être plus que jamais indispensables. Car un bon danseur, à l’image d’un bon leader, doit posséder une connexion à soi, aux autres et à son environnement.


Qu’est-ce qu’un bon danseur de salsa ? Un danseur qui connaît parfaitement les figures et les enchaîne en rythme, qui guide sa partenaire tout en lui permettant d’improviser, qui maîtrise l’espace, sait capter la lumière et le regard des spectateurs et, bien sûr, qui endosse la responsabilité du moindre faux pas.

Cette description peut être transposée sans difficulté à l’art de diriger. De la même manière que les danseurs de salsa ou de tango, les leaders, en effet, doivent être capables de tracer leur voie d’un pied ferme, imperturbables et souriants, mais avec tous les sens aux aguets, connectés de mille façons à des environnements instables, complexes et mouvants. Aucun leader n’agit seul : il évolue dans un système de relations, de contraintes et d’opportunités interdépendantes.

La danse, comme formation au leadership ? La suggestion peut sembler osée, mais, en réalité, elle est plus pertinente qu’on ne l’imagine et enseigner ainsi sur le dance floor l’art de diriger se révèle une idée fructueuse.




À lire aussi :
Cinq leçons de négociation à tirer des aventures de Tintin


Être ou ne pas être dans le flow

Comme le danseur sur la piste, le leader, en effet, doit être totalement présent dans l’action, se sentir dans le flow. Pas question de relâcher l’attention, d’être là et ailleurs à la fois. Pour parvenir à cette concentration et à cette disponibilité, il doit, évidemment, s’être entraîné pour maîtriser les pas… pardon, maîtriser les règles de son métier.

L’esprit suffisamment libre, il peut ainsi rester en alerte, suivant en permanence les évolutions du marché (la musique et son rythme), les réalités du terrain où il évolue (la piste) et les actions de ses concurrents (les couples avec lesquels il partage la piste), tout cela sous le regard des parties prenantes (les spectateurs).

Il doit enfin réussir à guider ses collaborateurs (partenaires) en posant le cadre, mais en leur laissant de l’espace pour déployer leur créativité, rayonner, s’épanouir.

Cultiver les connexions

En filant jusqu’au bout cette métaphore de la danse, nous avons identifié six connexions que le leader doit veiller à cultiver pour arriver à bon port sous les bravos du public.

La connexion du danseur avec son corps, ses émotions, tout d’abord. Pour diriger, il importe de se connaître, de savoir identifier ses points forts et ses limites personnelles, d’être bien ancré. Ce n’est pas une activité purement cérébrale.

La connexion entre partenaires sur le dance floor est aussi inspirante. L’un conduit et l’autre suit. Les rôles sont différenciés, mais rien n’est possible sans confiance mutuelle entre les partenaires, sans écoute active ni réactions rapides aux signaux envoyés.

Quand le mouvement est cocréation

Une pression très légère de la main sera suffisante pour faire tourner telle danseuse, tandis qu’une débutante aura besoin d’un geste plus appuyé. On expérimente sur le dance floor cette relation subtile. La danse est harmonieuse quand le mouvement est cocréation.

Au tango tout particulièrement, les figures sont précises, l’anticipation des prochains pas, indispensable. Mais le couple gagnant ne déroule pas une chorégraphie planifiée, la cocréation est continue.

Vouloir tout organiser à l’avance dans le moindre détail est contre-productif, sur le dance floor comme dans l’entreprise.

De l’importance d’une bonne écoute

Pour une prestation réussie, la qualité de l’écoute est aussi essentielle. La musique donne le tempo, il faut la suivre et s’adapter. C’est aussi le cas dans l’univers économique, où les ruptures de rythme se succèdent : innovations technologiques, nouvelles concurrences, crises… Le pas se ralentit parfois, on diminue temporairement l’activité. Et puis, soudain, la cadence devient plus rapide, de nouvelles possibilités surgissent. Un manager qui continue à danser sur l’ancien tempo risque vite d’être dépassé.

Encore faut-il composer avec la piste elle-même : trop étroite, encombrée ou glissante, elle impose d’adapter ses pas. De même, les contraintes du contexte, les ressources disponibles ou les opportunités du terrain peuvent, elles aussi, freiner ou faciliter l’action.

Ajuster en permanence ses mouvements à ceux des autres couples est également nécessaire pour éviter les collisions sur la piste où l’on se croise. Dans l’entreprise aussi, aucun acteur n’évolue seul. Concurrents, partenaires, fournisseurs, clients et régulateurs façonnent ce qui est possible.

Le leader doit donc avoir un cap, une direction, mais il doit veiller à garder une capacité de manœuvre, trouver des espaces libres pour déployer son action.

TedX Mines Nancy, 2020.

Vibration

Le regard des spectateurs symbolise, quant à lui, l’image que l’on donne dans un contexte où la réputation est un atout central, où les parties prenantes tolèrent de moins en moins les sorties de route, où l’on demande aux entreprises de se montrer socialement et environnementalement responsables.

Il ne s’agit pas seulement de réaliser une performance impeccable, mais de créer une atmosphère, de transmettre une vibration. Pour beaucoup de managers, l’enjeu n’est donc pas de contrôler davantage, mais d’apprendre à mieux écouter, à sentir le moment juste et à laisser de l’espace aux autres.

On l’apprend ainsi en dansant : le leadership est affaire de connexion – à soi, aux autres, et au rythme du monde qui nous entoure.

The Conversation

Secil Bayraktar ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Pour devenir un meilleur leader, eh bien, dansez maintenant… – https://theconversation.com/pour-devenir-un-meilleur-leader-eh-bien-dansez-maintenant-280951

La cirugía estética ha salido de las consultas: así crean nuevos estándares de belleza la televisión y las redes sociales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan José Aguilón Leiva, Profesor Ayudante Doctor. Departamento de Fisiatría y Enfermería, Universidad de Zaragoza

shutterstock

Hace apenas unos años la mayoría de los procedimientos de medicina estética quedaban en el ámbito privado de la consulta, entre el profesional y el paciente. Hoy basta con acceder a cualquier red social para encontrarse con cientos de publicaciones sobre estas intervenciones. Lo que antes era un acto sanitario, ahora también forma parte del contenido digital que consumimos cada día.

Este cambio va mucho más allá de una cuestión estética. Puede influir en cómo percibimos los beneficios de estos procedimientos, sus riesgos y, en última instancia, en las decisiones que tomamos sobre nuestra propia salud. ¿Estamos normalizando la medicina estética sin apenas darnos cuenta?

De la consulta a las redes sociales

La medicina estética no es un fenómeno nuevo. Lo que sí ha cambiado de forma radical es la manera en que la sociedad accede a la información sobre estos procedimientos y construye su percepción sobre ellos. Ahora la primera toma de contacto ya no se limita al ámbito sanitario.

Las redes sociales se han convertido en un escenario donde millones de usuarios se exponen a contenidos relacionados con la medicina estética. En los entornos digitales, personas influyentes, personajes televisivos y otros creadores de contenido comparten sus tratamientos, muestran sus resultados y relatan sus experiencias con un lenguaje cercano.

Todo esto crea el formato idóneo para captar la atención de la audiencia. Lo que antes parecía reservado a una minoría forma ahora parte de las conversaciones cotidianas.

El antes y el después: el foco en los resultados

Las redes sociales muestran una versión muy concreta de la medicina estética. Los procedimientos suelen presentarse a través de imágenes del antes y el después, con vídeos y relatos en primera persona que ponen el foco en los resultados estéticos. Este tipo de contenidos ayudan a moldear la percepción que la sociedad tiene de ellos.

Esta tendencia se refleja en un reciente trabajo de fin de grado realizado en la Universidad de Zaragoza. En él se analizaron las publicaciones compartidas por los participantes de uno de los programas televisivos con mayor audiencia entre la población joven española: La isla de las tentaciones.

Los resultados mostraron que 7 de cada 10 participantes se habían sometido a procedimientos de medicina estética y habían compartido esa experiencia en sus redes sociales. Además, la mayoría de esos jóvenes (79 %) recurrieron a estos tratamientos en más de una ocasión, sobre todo en el caso de las mujeres. Las infiltraciones de ácido hialurónico fueron el procedimiento más frecuente: casi la mitad se había sometido a ellas (47 %).

Esta investigación también reveló que este tipo de contenidos era cada vez más frecuente entre las sucesivas ediciones analizadas. Tres cuartas partes de esas publicaciones estaban vinculadas a colaboraciones con clínicas estéticas.

¿Pero cómo se transmite el mensaje en las redes sociales? La mayoría de las publicaciones proyectan una imagen idealizada de los procedimientos de medicina estética, centradas casi exclusivamente en los cambios obtenidos. Y quedan relegados a un segundo plano otros aspectos igualmente esenciales, como los posibles efectos adversos.

Esta forma de comunicar resulta especialmente dañina en el ámbito de la salud. Una selección parcial o incompleta de la información puede influir en la manera en que las personas comprenden una enfermedad, valoran un tratamiento y toman decisiones relacionadas con su propia salud. También puede contribuir a normalizar estos procedimientos al presentarlos como prácticas sencillas, accesibles y rápidas, sin contextualizar adecuadamente los riesgos ni las limitaciones clínicas.

Lo que queda fuera del relato

Ninguna de las publicaciones analizadas hacía referencia a las posibles complicaciones, efectos adversos, limitaciones o cuidados posteriores asociados a estos procedimientos. Tampoco se explicaba que muchos de ellos requieren revisiones periódicas o futuras intervenciones para mantener los resultados a lo largo del tiempo.

Esta circunstancia cobra todavía mayor importancia si se tiene en cuenta que buena parte de los contenidos analizados respondían a colaboraciones promocionales con clínicas estéticas y eran difundidos por personas con una gran capacidad para influir en miles de seguidores, especialmente jóvenes.

Cuando un procedimiento sanitario se comunica con una finalidad predominantemente comercial, el equilibrio informativo deja de ser una cuestión deseable para convertirse en una responsabilidad. Presentar únicamente los beneficios y omitir los riesgos dificulta que las personas puedan tomar decisiones verdaderamente informadas sobre su propia salud.

Más allá de la estética

La creciente presencia de la medicina estética en las redes sociales refleja un cambio que va mucho más allá de la comunicación de unos determinados procedimientos. Cuando estas intervenciones pasan a formar parte del contenido digital que consumimos a diario también pueden influir en la construcción de los estándares de belleza, en la percepción del propio cuerpo y en las decisiones relacionadas con la salud.

En este escenario, conviene preguntarse hasta qué punto elegimos libremente. O si, sin apenas darnos cuenta, estamos normalizando modelos e ideales de belleza que el entorno digital presenta como cotidianos y deseables.


En este artículo ha participado Lorena Eizaguerri Burillo, graduada en Enfermería.


The Conversation

Juan José Aguilón Leiva es investigador efectivo de SAPIENF (B53_23R), Grupo de Referencia de la Universidad de Zaragoza reconocido por el Gobierno de Aragón.

– ref. La cirugía estética ha salido de las consultas: así crean nuevos estándares de belleza la televisión y las redes sociales – https://theconversation.com/la-cirugia-estetica-ha-salido-de-las-consultas-asi-crean-nuevos-estandares-de-belleza-la-television-y-las-redes-sociales-287263

Si la España de hoy no es la misma que la de hace un siglo, ¿tiene sentido fijarnos en el pasado para conservar al lobo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Martínez Abraín, Profesor Titular, Facultad de Ciencias, Departamento Biología, Área de ecología, Universidade da Coruña

Ejemplar de lobo ibérico. Pablo Santana Duran/Shutterstock

En conservación, se da como una verdad establecida que conocer la distribución pasada de una especie es clave para entender su ecología y que eso ha de ser útil para preservarla (de la extinción regional) ahora y más adelante. Tanto es así que hasta los criterios orientadores que ofrece la legislación ambiental en España para determinar si una especie tiene un estatus de conservación “vulnerable” contienen esa idea como un punto a evaluar.

Sin embargo, estudiar las consecuencias ecológicas (negativas y positivas) del abandono rural durante los últimos 60 años nos llevó a plantearnos si la distribución de los grandes mamíferos carnívoros ibéricos a principios del siglo pasado es realmente el mejor espejo en el que mirarnos. El mejor objetivo a alcanzar en el futuro.

En un reciente estudio, publicado en el Journal for Nature Conservation, analizamos los pros y los contras de este objetivo conservacionista en relación al oso pardo, el lince ibérico y, sobre todo, el lobo.

Menos ovejas en el campo

La duda emergía especialmente por el gran papel que en el pasado debieron jugar los enormes rebaños de ovejas pastoreados en régimen extensivo en los campos y montes en la ecología trófica del lobo.

La oveja es el mamífero doméstico con el tamaño idóneo para ser depredado por el lobo en su estado adulto (terneras y potros lo serían en el caso de vacas y caballos). En España, la relevancia económica de este bóvido durante varios siglos ha llevado incluso a la creación de instituciones únicas como la Mesta (Honrado Consejo de la Mesta de Pastores del Reino de Castilla), fundada en 1273 por Alfonso X el Sabio.

Además, los montes estaban casi desprovistos de grandes mamíferos herbívoros, salvo en contados enclaves protegidos por normas reales, tanto por destrucción del hábitat (desmonte de bosques en el medievo para su puesta en cultivo) como por persecución intensa en tiempos de subsistencia.

Por ejemplo, cazar jabalíes en la Edad Media era tan apreciado por la nobleza y la realeza como cazar osos. Nada que ver con la situación actual en la que los jabalíes abundan en los medios rurales y urbanos. Para muestra se puede visitar la iglesia de San Francisco de Betanzos en la que reposan los restos de Fernán Pérez de Andrade, uno de los nobles gallegos más poderosos, dentro de un sepulcro de piedra sostenido por un jabalí y un oso.

Así pues, analizamos las estadísticas disponibles en la literatura especializada sobre el cambio en la proporción de ganado ovino versus ganado vacuno. En todas las regiones estudiadas, menos en una (la Subbética), la abundancia relativa de las ovejas disminuyó con mayor o menor fuerza desde 1865 hasta 1999. Es decir, la presencia de ovejas se desplomaba en las zonas sur de la península ibérica, la cordillera Penibética, Pirineos centrales, norte de la Península, Pirineos orientales, Galicia, Sistema Central, Cantábrico oriental y región astur-leonesa.

Gráfico que muestra cómo, en general, ha disminuido la proporción de ovejas respecto a ganado vacuno en España
Variación de la proporción de ovejas respecto a ganado vacuno entre 1865 y 1999 en distintas regiones de España.
Alejandro Martínez

Independientemente del número total de ovejas, durante la segunda mitad del siglo XX y en lo que llevamos del XXI, su presencia en el campo ha experimentado profundos cambios, que sin duda tienen repercusiones para los lobos. Muchas ovejas –de variedades más productivas– permanecen estabuladas, lo que facilita el trabajo de los pastores. Muchos cultivos de montaña han sido abandonados y ya no constituyen zonas de pasto para los rebaños. Apenas hay pastores disponibles más allá de los que nos brinda la inmigración humana. Los desplazamientos trashumantes se realizan principalmente por medio de camiones o del ferrocarril.




Leer más:
Salvar la ganadería extensiva es posible


Más ciervos, corzos y jabalíes

Además, las poblaciones de presas silvestres se han recuperado en gran medida, como reflejan, por ejemplo, los accidentes de tráfico relacionados con ciertos animales y las pólizas de seguros que los cubren. En el monte ibérico hay muchos más ciervos, corzos o jabalíes que hace 100 años. Y eso significa más comida alternativa para los lobos. Rayones, bermejos, corcinos y cervatillos son presas fáciles para un grupo familiar de lobos. Y cazarlos les supone un menor riesgo de represalias humanas.

Tres ciervos hembra adultos y cuatro crías corren por una llanura de pasto seco salpicada de encinas
Ciervos en el Parque Nacional de Cabañeros.
Virginia Torralba/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Por todo ello, sugerimos que el estatus de amenaza del lobo ibérico y las perspectivas de éxito en su conservación pasan hoy en día más por la disponibilidad de presas silvestres. De esta forma, su distribución presente y futura se verá condicionada por la densidad de esas presas más que por la del ganado, al contrario de lo que debía de suceder antaño.

Finalmente, recurrimos al concepto de capacidad cultural de carga (emulando la capacidad de carga biológica) para recordar que con especies con las que pueden surgir conflictos humanos-fauna salvaje, la distribución futura de esas especies estará muy condicionada por el grado de tolerancia o aceptación social de las mismas. Una capacidad que afortunadamente es modificable si se realizan las campañas adecuadas de concienciación y preparación social para la vuelta de las especies temporalmente perdidas. Algo que ha sido y está siendo vital para el regreso de osos y linces, por ejemplo.




Leer más:
Mediar entre humanos para conservar a los lobos


Así pues, sugerimos revisar los criterios orientadores que hagan referencia a distribuciones antiguas de las especies a la hora de decidir su grado de amenaza. Aunque biológicamente sea de gran interés saber dónde llegó a haber lobos a principios del siglo XX, ligados a la actividad ganadera, ahora toca mirar hacia adelante en un país que en poco se parece al que fue.


Luis Llaneza, consultor medioambiental y experto en gestión y conservación de grandes mamíferos, ha participado en la elaboración de este artículo.


The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Si la España de hoy no es la misma que la de hace un siglo, ¿tiene sentido fijarnos en el pasado para conservar al lobo? – https://theconversation.com/si-la-espana-de-hoy-no-es-la-misma-que-la-de-hace-un-siglo-tiene-sentido-fijarnos-en-el-pasado-para-conservar-al-lobo-289165

No solo estómago e intestino: tres zonas corporales redescubiertas que cambian cómo entendemos la nutrición

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

surprisestock/Shutterstock

Cuando pensamos en nutrición, casi siempre imaginamos los mismos protagonistas: boca, estómago, intestino, hígado, páncreas y, quizá, microbiota. Sin embargo, el cuerpo humano no funciona por compartimentos aislados. Comer no es solo introducir alimento en un tubo digestivo, sino también salivar, tragar, transportar, distribuir líquidos, activar defensas, mover grasas por la linfa, comunicar tejidos y sostener órganos.

En los últimos años, tres estructuras han despertado especial interés: las glándulas salivales tubariales, el intersticio y el mesenterio. Las tres tienen algo en común: actúan como zonas de interfaz, conectando alimentación, hidratación, absorción, transporte, inmunidad y metabolismo.

Las glándulas tubariales: comer también depende de tragar bien

En 2021, se describieron mediante técnicas de imagen unas estructuras glandulares situadas en la parte posterior de la nasofaringe –cerca de la región donde se abre la trompa de Eustaquio– que no encajaban con las descripciones anatómicas clásicas.

En realidad, las glándulas salivales tubariales no digieren grasas, no absorben aminoácidos y no regulan la glucosa, pero pueden tener importancia en algo mucho más básico: mantener húmeda y lubricada una zona clave para tragar, más allá de la boca.

La saliva ayuda a formar el bolo alimenticio, facilita la deglución, participa en el gusto, protege mucosas y contribuye a las primeras fases de la digestión. Cuando su producción o distribución se altera, pueden aparecer sequedad (xerostomía), dificultad para tragar (disfagia), cambios en el sabor y menor apetito. En pacientes con cáncer de cabeza y cuello, estas alteraciones pueden comprometer de forma clara su ingesta y estado nutricional.

Por eso, las glándulas salivales tubariales interesan especialmente en radioterapia de cabeza y cuello. Si una zona glandular se irradia sin reconocer su posible función, podría contribuir a producir efectos secundarios. Desde el punto de vista nutricional, no es algo menor: una persona que no puede tragar bien no se alimenta bien. Así, las glándulas recientemente descubiertas ayudan a recordarnos que la nutrición empieza antes del estómago.

El intersticio: el agua que comunica los tejidos

El segundo ejemplo es el intersticio, descrito como una red de espacios llenos de líquido dentro y entre tejidos. La noticia fue presentada en muchos medios como el descubrimiento de un “nuevo órgano”, aunque esa etiqueta ha sido discutida. Lo importante no es tanto el nombre como la idea: el líquido intersticial no es un simple relleno pasivo entre células.

Desde el punto de vista de la nutrición, puede entenderse como un territorio de intercambio. Los nutrientes absorbidos en el intestino pasan a la sangre, pero para llegar a muchas células deben atravesar el espacio extracelular, donde se mueven agua, electrolitos, glucosa, aminoácidos, ácidos grasos, señales inmunitarias, metabolitos, productos de desecho… Por eso, la nutrición no termina cuando los nutrientes cruzan la pared intestinal.

¿Y cómo llegan realmente a los tejidos? La respuesta implica sangre, linfa, endotelio (capa interna de los vasos sanguíneos y linfáticos), matriz extracelular (red que sostiene y conecta las células) y el propio líquido intersticial. Es decir, involucra una anatomía de distribución que muchas veces queda fuera de los mensajes nutricionales simplificados. El agua corporal no está solo en la sangre o dentro de las células: se reparte entre compartimentos. Por eso, beber agua y mantener una dieta adecuada afecta, más allá de la digestión, al medio líquido donde viven nuestras células.

El mesenterio: la autopista entre el intestino y el resto del organismo

Hasta hace poco se creía que el tercero de nuestros protagonistas, el mesenterio, consistía en una serie de pliegues que sujetaban partes del intestino. Sin embargo, una investigación anatómica de 2022 reveló que en realidad se trataba de una estructura con entidad funcional propia. Es verdad que el mesenterio sostiene el intestino, pero no es solo un “soporte”: contiene vasos sanguíneos, vasos y ganglios linfáticos, nervios y tejido adiposo. Es, en definitiva, una autopista entre el intestino y el resto del organismo.

Su relevancia nutricional resulta indudable. Tras la digestión, muchos nutrientes pasan a la sangre a través de vasos que viajan por el mesenterio. Las grasas siguen una ruta especial: para transportarlas, el intestino las convierte en unas partículas llamadas quilomicrones, que pasan al sistema linfático y, desde allí, a la circulación sanguínea.

Además, el mesenterio tiene una dimensión inmunológica. El intestino está expuesto constantemente a alimentos, bacterias, metabolitos y moléculas extrañas. Por eso, el tejido inmune asociado al intestino debe aprender a tolerar lo útil y responder ante lo peligroso. El mesenterio participa en ese diálogo entre dieta, microbiota, inmunidad e inflamación.

Desde esta perspectiva, no es solo anatomía: se trata de metabolismo organizado en tejido.

Una nueva forma de enseñar nutrición

Estas tres estructuras no cambian las recomendaciones básicas, pero sí enriquecen la forma de explicar la nutrición. Nos obligan a pasar de una visión centrada solo en nutrientes a una visión anatómica, funcional e integrada.

Las glándulas tubariales nos recuerdan que alimentarse requiere saliva, lubricación y deglución; el intersticio, que el agua y los nutrientes deben circular entre células y tejidos; y el mesenterio, que absorber no es solo atravesar la pared intestinal: también implica transportar, defender y comunicar.

Quizá el mensaje más interesante sea que la nutrición no ocurre solo en el plato y el intestino: comer es un acto anatómico completo que implica a todo el cuerpo.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. No solo estómago e intestino: tres zonas corporales redescubiertas que cambian cómo entendemos la nutrición – https://theconversation.com/no-solo-estomago-e-intestino-tres-zonas-corporales-redescubiertas-que-cambian-como-entendemos-la-nutricion-286055

¿Conoce el idioma que hablan los mosquitos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carmen Martín Cuadrado, Profesora e investigadora del departamento de Lengua Española y Teoría de la Literatura, Universidad Complutense de Madrid

Foto de la laguna de Carataska, en Mosquitia. Imagen de Dr. Hesse Fellechner. Wikimedia Commons, CC BY-SA

Verano, calor, noche y mosquitos, muchos mosquitos. Suena fatal, ¿eh? Pero ¿y si le dijera que hay “mosquitos” más allá de los insectos pesados? ¿Que son también una población indígena con una historia fascinante y una lengua propia?

Hablamos de la Mosquitia, una región centroamericana, entre Nicaragua y Honduras, donde el miskito es un idioma vivo hablado en la actualidad. Aunque casi todos los adultos lo tienen como su lengua materna en el día a día, en los colegios se utiliza el español y las nuevas generaciones empiezan a dejarlo de lado. Así, desgraciadamente, el miskito podría enfrentarse a la silenciosa amenaza de la extinción.

Por suerte, la historia de la lingüística nos dejó un salvavidas inesperado. Desde el siglo XIX, viajeros, historiadores y religiosos viajaron a esta zona y dejaron constancia de las particularidades de la lengua a través de manuscritos, gramáticas, ediciones de la Biblia, canciones, etc. Estos misioneros, sin buscarlo, se convirtieron en los primeros lingüistas de la zona, ya que tuvieron que sumergirse de lleno en el miskito para conseguir transmitir la fe protestante, propósito principal con el que llegaron al territorio.

Un tablero de ajedrez geopolítico

Para entender cómo la religión se mezcló con los verbos, hay que volver atrás en el tiempo. Durante la época colonial, la zona de la Mosquitia fue un campo de disputa entre España e Inglaterra. Mientras que los españoles dominaban el Pacífico, los ingleses se aliaron con los miskitos –o mosquitos– en la costa caribeña.

Los británicos no solo comerciaron y llevaron a la zona barcos y armas modernizadas; también introdujeron el idioma inglés y la religión protestante. Esta alianza fue tan estrecha que los miskitos llegaron a tener reyes coronados en Jamaica bajo el auspicio británico. Incluso tras la independencia de Nicaragua, Gran Bretaña mantuvo un protectorado sobre la región hasta finales del siglo XIX. La Mosquitia parecía un mundo aparte, “independiente” y angloparlante en mitad de la América hispana.

Cuatro acuarelas que representan viviendas de Bluefields, en la Costa de los Mosquitos, en julio de 1845.
Cuatro acuarelas que representan viviendas de Bluefields, en la Costa de los Mosquitos, en julio de 1845.
Wikimedia Commons

En este contexto, la Iglesia Morava, una hermandad protestante originaria de República Checa, llegó a la región en 1849. A diferencia de otros grupos, los moravos se integraron profundamente en la cultura local, aprendieron la lengua amerindia, fundaron iglesias y escuelas, se encargaron de instruir a las comunidades indígenas, etc.

Nació en Nicaragua entonces lo que se conoce como lingüística misionera. El objetivo de los religiosos no era el afán desinteresado por el miskito ni por la redacción de diccionarios o gramáticas, sino la eficacia y el interés evangelizador. Los diccionarios, vocabularios, calepinos, gramáticas, ediciones de la Biblia, canciones… eran en realidad instrumentos de transmisión de la religión morava.

La labor de Herman Bereckenhagen

Herman Bereckenhagen, misionero alemán, que llegó a la Mosquitia en 1882, se dio cuenta de que la lengua y su enseñanza eran sus mejores aliados para conseguir instaurar la religión protestante. Publicó una Grammar of the Miskito language with exercises and vocabulary (1894), un English-Miskito-Spanish phrase book (1905) y un Pocket dictionary: Miskito-English-Spanish and English-Miskito-Spanish, primer diccionario trilingüe que se publicaba de manera independiente y que incoporaba el español como lengua de la correspondencia.

Pero ¿por qué incluir el español en una zona donde el inglés era casi universal? La respuesta vuelve a ser política: en 1894, con el presidente nicaragüense José Santos Zelaya, la Mosquitia pasó a formar parte de la República de Nicaragua y se impuso el español como lengua oficial. Parece que Berckenhagen, con gran pragmatismo, comprendió que para que la Iglesia Morava y el pueblo miskito sobrevivieran en esta nueva realidad, debían dominar el idioma del Estado.

Las relaciones tempranas entre los mosquitos y los ingleses hicieron, no obstante, que el inglés tuviese mucha presencia en la lengua miskita. Pero los hablantes no adoptaron el inglés estándar, sino un inglés creole, rústico y marinero, hablado en el Caribe y con unas características fonéticas especiales. Algunos de estos ejemplos se observan de manera evidente en el diccionario de Bereckenhagen:

  • BRED: del inglés bread (pan).
  • BINS: del inglés beans (frijoles), usado curiosamente en singular en miskito.
  • BUK: del inglés book (libro)
  • DANS: del inglés dance (bailar)
  • REDDI: del inglés ready (preparado)
  • PRAIS: del inglés price (precio)
  • KUL: del inglés school (escuela)

Luces y sombras de los textos misioneros

No podemos dejar de lado el hecho de que la labor de los misioneros y los textos producidos eran también armas de control. La finalidad de los diccionarios o las gramáticas era colonizar, evangelizar e imponer, en este caso, la religión protestante, acabando así con las creencias y culturas locales.

Sin embargo, desde una perspectiva lingüística, sus obras son, en muchos casos, los primeros testimonios escritos de las lenguas indígenas y nos permiten, en la actualidad, acceder a una serie de documentos escritos en idiomas amerindios que, de no ser por ellos, lo más probable es que se hubieran extinguido.

Así pues, la próxima vez que el calor del verano nos rodee y escuchemos hablar de “mosquitos”, nuestra mente ya no volará únicamente hacia esos insectos que interrumpen el silencio de la noche, sino que podremos recordar al pueblo mosquito y la historia de su lengua.


¿Quiere recibir más artículos como este? Suscríbase a Suplemento Cultural y reciba la actualidad cultural y una selección de los mejores artículos de historia, literatura, cine, arte o música, seleccionados por nuestra editora de Arte + Humanidades Claudia Lorenzo.


The Conversation

Carmen Martín Cuadrado forma parte del proyecto de investigación I+D+i “Biblioteca Virtual de la Filología Española. Fase V: renovación y actualizaciones. Nuevos recursos y aplicaciones. PID2024-155270NB-I00”, financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, Agencia Estatal de Investigación, 10.13039/501100011033, Fondo Europeo de Desarrollo Regional.

– ref. ¿Conoce el idioma que hablan los mosquitos? – https://theconversation.com/conoce-el-idioma-que-hablan-los-mosquitos-287996

El registro de jornada: ¿la garantía del derecho a que duren lo justo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Henar Álvarez Cuesta, Profesora Titular de Derecho del Trabajo y de la Seguridad Social, Universidad de León

Dhammarat Nunart/Shutterstock

El impacto de la tecnología ha supuesto una revolución en los puestos de trabajo, en los sectores productivos y en cómo (y dónde) se trabaja. De hecho, una de las repercusiones más comunes ha sido la disolución de las coordenadas de horario y tiempo. La ubicuidad de los dispositivos permite seguir en conexión (y trabajando) en cualquier momento y en cualquier lugar.

Es verdad que los avances tecnológicos pueden conllevar la desaparición de las tareas más físicas, duras, repetitivas o peligrosas, o también de las más tediosas, sin menoscabo de la productividad. Es más, podría mejorarla, por lo que las nuevas tecnologías supondrían un incentivo para la reducción de la jornada máxima.




Leer más:
De las 40 horas semanales del siglo XX a la flexibilidad laboral del XXI


A día de hoy, sin embargo, parece haber ganado el trabajo permanente gracias a la tecnología. Un ejemplo: en el entorno de las plataformas digitales, la disponibilidad de los trabajadores, gracias a la enorme conectividad que ofrecen los dispositivos móviles (smartphones, tabletas, portátiles), y la gestión del logaritmo de asignación de tareas hacen que importen tanto los tiempos de disposición o de espera como el tiempo efectivamente trabajado. Hasta el punto de extender hasta el infinito los primeros y fragmentar y hacer imprevisibles los últimos.




Leer más:
Tecnoestrés, fatiga informática y el derecho a la desconexión digital en el ámbito laboral


Un registro objetivo, fiable y accesible

Frente a esta expansión del tiempo de trabajo, y luego del fracaso del Proyecto de Ley de reducción de la jornada de trabajo, el Gobierno ha presentado un Proyecto de Real Decreto que desarrolla el sistema de registro de jornada regulado en el Estatuto de los Trabajadores, que se espera que se apruebe a la vuelta de verano.

El punto 9 del artículo 34 del Estatuto obliga a las empresas a garantizar el registro diario de jornada, incluido el horario concreto de inicio y finalización de la misma para cada persona trabajadora.

Según lo estipulado en el proyecto de real decreto, este registro deberá ser:

  • Objetivo (“cualidad del registro de reflejar la información de manera imparcial, perceptible e indiscutible”).

  • Fiable (“sus asientos, una vez practicados, no puedan ser modificados sin la autorización de la empresa y de la persona”).

  • Accesible (“todas las personas que deban realizar asientos o disponer del contenido del registro puedan hacerlo de manera sencilla, con facilidad de uso y asegurando la igualdad y la no discriminación en el acceso de todas las personas usuarias”).

Un registro consensuado

Aunque en el proyecto de real decreto no queda definido el modelo o sistema a implementar por cada empresa, sí señala que “El sistema de registro deberá permitir el acceso de la Inspección de Trabajo y Seguridad Social en cualquier momento y de forma inmediata, de manera remota y presencial en los centros de trabajo” (artículo 6, punto 3).

También indica: “La información del registro y sus copias deberán figurar en un formato tratable, legible y compatible con los formatos y sistemas de uso generalizado” (artículo 6, punto 4).

Para ello aboga por la elaboración de un protocolo consensuado entre la empresa y la representación legal de las personas trabajadoras que concrete, como mínimo: qué información debe quedar reflejada, bajo qué procedimiento y un sistema de evaluación periódica del funcionamiento del registro.

Por lo tanto, en función del tipo de empresa, de cómo esté organizada y de los medios técnicos de que disponga, son posibles el formato papel, el digital o el uso de sistemas mixtos.

Las cuestiones a registrar

En el artículo 3 de la norma se definen los contenidos mínimos que deberán quedar registrados, y que son una radiografía de los tiempos de trabajo y las zonas grises:

  • El tipo de jornada.

  • Las horas extraordinarias y su compensación.

  • Las pausas.

  • Los tiempos de espera o disponibilidad.

  • Las interrupciones de la desconexión.

  • Las medidas de conciliación disfrutadas.

Implantar un sistema digital hará más transparentes los derechos de acceso a la información contenida. Así, el artículo 6 señala quiénes pueden acceder de forma inmediata y en cualquier momento y obtener copia de los registros (con algunas limitaciones vinculadas a la protección de datos):

  • Las personas trabajadoras respecto a sus asientos.

  • Los representantes legales y sindicales de las personas trabajadoras.

  • La Inspección de Trabajo.

El Plan Estratégico de la Inspección de Trabajo y Seguridad Social 2025-2027 apunta en su objetivo 13 al uso de las nuevas tecnologías para la gestión y tratamiento de sus registros con el fin de detectar patrones de incumplimiento, lo que podría afectar al control de registro de jornadas.

La norma establece que se debe garantizar que “todas las personas trabajadoras que deban acceder al registro o realizar asientos cuenten con formación e información adecuadas, suficientes y actualizadas sobre el protocolo previsto en el apartado anterior, y sobre el funcionamiento y el manejo del sistema de registro”.

También se deberá informar en los casos especiales

La obligación de registro de jornada incluye a las relaciones laborales especiales (personal de alta dirección, trabajadores del hogar, deportistas profesionales, artistas de espectáculos públicos, representantes de comercio, entre otros), y las actividades sometidas a jornadas especiales (como transporte, trabajos en el campo, vigilancia, comercio y hostelería, minería, trabajos en cámaras frigoríficas o expuestos a riesgos ambientales).

La única excepción es la de las personas trabajadoras del hogar familiar, cuyo registro de jornada podrá hacerse por cualquier medio que resulte adecuado “a las capacidades y recursos con los que cuenten la persona empleadora y la persona trabajadora, y que garantice el cumplimiento de dicha obligación de manera efectiva”.

Este real decreto ley, en caso de ser aprobado, revolucionará el cómputo de la jornada y de los tiempos, y permitirá un control exhaustivo y al momento del cumplimiento de los tiempos máximos de trabajo, de descanso, de disponibilidad y de desconexión de las personas trabajadoras.

The Conversation

Henar Álvarez Cuesta no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El registro de jornada: ¿la garantía del derecho a que duren lo justo? – https://theconversation.com/el-registro-de-jornada-la-garantia-del-derecho-a-que-duren-lo-justo-266339

Las voces que faltan: mujeres y autoridad en la conversación pública sobre educación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel Turienzo, Asesor técnico docente y profesor asociado, Universidad Camilo José Cela

Rido/Shutterstock

¿Por qué, si la educación en España es un sector claramente feminizado, son tan pocas las mujeres que participan en el debate público? Las aulas españolas están mayoritariamente ocupadas por mujeres pero, cuando se abre el micrófono en los medios, las voces suelen ser masculinas.

En la etapa de infantil, las mujeres rozan la práctica totalidad del profesorado; en primaria y secundaria son mayoría; y también lo son entre el alumnado universitario en titulaciones vinculadas a la educación. Sin embargo, cuando la conversación salta del aula a la esfera pública -a los medios de comunicación, a las tribunas de opinión, a las entrevistas que marcan agenda- suelen hablar los hombres.




Leer más:
El porqué de la brecha salarial en el ámbito académico


Artículos y tribunas en los medios

Para comprender hasta qué punto ocurre esto, analizamos todos los artículos sobre educación no universitaria publicados durante un año en los dos diarios generalistas con mayor audiencia en España. Tras un proceso de selección sistemática, trabajamos con 461 piezas periodísticas. En ellas identificamos y clasificamos 1 401 intervenciones: declaraciones, entrevistas, tribunas o participaciones a petición del medio. No contabilizamos citas indirectas ni extractos de ruedas de prensa, sino voces que realmente «entran» en el debate.

El objetivo no era determinar quién tiene razón en cada controversia educativa -móviles en el aula, informe PISA, acoso escolar o EBAU-, sino mapear quién opina y en calidad de qué. Es decir, quién es reconocido como interlocutor autorizado cuando se define qué es un problema educativo y qué voces son escuchadas cuando se habla de cómo debería resolverse.

Intervenciones en medios

El primer dato es elocuente: el 51,5 % de las comparecencias corresponde a hombres y el 43,8 % a mujeres. El resto son intervenciones colectivas. En un sector donde las mujeres representan alrededor de dos tercios del profesorado no universitario, la brecha es clara, pues las intervenciones deberían ser mayoritariamente femeninas para poder hablar de una representación real.

Entre el profesorado de infantil y primaria, donde las mujeres superan el 80 % del total, solo el 65 % de las intervenciones corresponde a maestras. En secundaria, donde ellas representan aproximadamente el 60 % del profesorado, alcanzan el 40 % de comparecencias.

¿Qué ocurre en la universidad?

El patrón se repite en la universidad y en los centros de investigación. Aunque las mujeres representan en torno al 44 % del personal docente e investigador -y porcentajes mayores en el ámbito educativo-, su presencia en la prensa está más de 14 puntos por debajo de lo esperable (menos del 30 %). También desde los equipos directivos, donde ocupan una proporción relevante de cargos (67 %), los hombres intervienen con más frecuencia (51 %).

Opinadores no docentes

Resulta especialmente significativo lo que ocurre cuando se habla de educación con perfiles que no forman parte del profesorado. Cuando los medios recurren a «expertos educativos» -profesionales de la sociología, la pedagogía, la economía o la psicología que analizan el sistema- solo el 34 % de las intervenciones son de mujeres. En el caso de intelectuales no especializados en educación, el porcentaje apenas sube al 37 %. Es decir, cuanto más se asocia la intervención a autoridad técnica o simbólica, menor es la presencia femenina entre esas intervenciones.

Una excepción: las madres

Hay, sin embargo, una excepción llamativa: las familias. En este colectivo, las mujeres protagonizan más del 76 % de las intervenciones. Son mayoría clara cuando se habla desde la experiencia materna. La paradoja es evidente: la voz femenina es ampliamente recogida en educación cuando se vincula al cuidado y a la crianza, pero pierde peso cuando se trata de conocimiento y especialización profesional o liderazgo institucional.

Este patrón no puede explicarse únicamente por la distribución real de hombres y mujeres en cada categoría. Hay algo más. Nuestra investigación apunta a una combinación de factores materiales y simbólicos.

¿Por qué?

Entre los factores materiales, destaca la desigual distribución de los cuidados y del tiempo. Las mujeres siguen dedicando más horas a tareas domésticas y familiares aparte de sus responsabilidades profesionales, lo que puede limitar su disponibilidad para atender a periodistas o escribir tribunas.

Pero, además, persisten imaginarios que asocian la autoridad técnica, la dirección o la capacidad de análisis estructural a perfiles masculinos, mientras que vinculan a las mujeres con la dimensión afectiva y cotidiana de la educación. Así, la maestra de infantil encaja en el relato mediático como figura de cuidado; la experta que diagnostica fallos sistémicos, no tanto.




Leer más:
¿Dónde está la voz de la comunidad educativa en las propuestas de mejora de la docencia?


¿Por qué es importante?

El problema no es solo de visibilidad, sino de poder. Participar en el debate público implica influir en la definición de los problemas y en la legitimidad de las soluciones. Los medios no son un simple espejo de la realidad: contribuyen a construirla. Seleccionar a unas fuentes y no a otras supone otorgar autoridad y, al mismo tiempo, restarla.

Si las mujeres -que sostienen mayoritariamente el sistema educativo- no ocupan proporcionalmente el espacio donde se decide cómo interpretarlo y reformarlo, su experiencia profesional queda parcialmente desplazada.

No se trata solo de que estén excluidas del espacio mediático, sino de que, en muchos casos, hablamos de un fenómeno de autoexclusión que ocurre porque no se sienten legitimadas para utilizar su voz. Y cuando su presencia se justifica por el rol de la maternidad, se refuerza la idea de que su legitimidad proviene más de su experiencia en el ámbito privado que en el profesional.

Futuros análisis

Nuestro estudio tiene límites: no analiza la extensión de cada intervención ni su impacto en redes sociales, donde los debates se amplifican. Tampoco entra en la percepción que periodistas y lectores tienen de la credibilidad según el género. Son líneas abiertas para futuras investigaciones.

Pero los datos ya permiten una conclusión clara: la feminización del sector educativo no se traduce automáticamente en una feminización del debate educativo. Ni siquiera la sobrerrepresentación femenina en las aulas garantiza igualdad de voz en la esfera pública. Si aspiramos a un sistema educativo más justo, quizá debamos empezar por preguntarnos no solo quién enseña, sino quién habla cuando discutimos qué significa educar.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Las voces que faltan: mujeres y autoridad en la conversación pública sobre educación – https://theconversation.com/las-voces-que-faltan-mujeres-y-autoridad-en-la-conversacion-publica-sobre-educacion-276078

El planeta que hace posible los viajes en el tiempo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carlos Vázquez Monzón, Profesor Ayudante Doctor, especializado en Astrofísica y Astrodinámica, Universidad Loyola Andalucía

Recreación del sistema binario HDE 226868–Cygnus X-1, donde un agujero negro extrae materia de una estrella gigante azul ESA, Hubble/Wikipedia, CC BY

La idea de viajar a un planeta donde el tiempo transcurra de forma diferente parece sacada de una novela de ciencia ficción. Sin embargo, la física moderna muestra que es posible, y que además ocurre constantemente. Todos experimentamos pequeñas diferencias en el paso del tiempo debido a la gravedad terrestre, aunque son tan diminutas que no podemos percibirlas.

Pero ¿qué ocurriría si encontráramos un mundo donde esas diferencias fueran extremas? ¿Podría existir un planeta en el que una estancia relativamente breve equivaliera a un siglo en la Tierra?

La respuesta sorprendente es que sí, al menos en teoría.

Cuando la gravedad modifica el tiempo

Nuestra intuición nos dice que el tiempo avanza igual para todo el mundo. Sin embargo, la teoría de la relatividad general, desarrollada por Albert Einstein en 1915, cambió para siempre esa visión. Según esta teoría, la gravedad no es una fuerza convencional, sino una curvatura del espacio-tiempo causada por la presencia de masa y energía.

Una de sus consecuencias más fascinantes es la llamada dilatación temporal gravitatoria: cuanto más intenso es un campo gravitatorio, más lentamente transcurre el tiempo para quien se encuentra inmerso en él.

Este fenómeno ha sido medido experimentalmente en numerosas ocasiones. Los satélites del sistema GPS, por ejemplo, deben corregir continuamente los efectos relativistas para proporcionar posiciones precisas. Sin estas correcciones, los errores acumulados alcanzarían varios kilómetros al día.

En la Tierra el efecto es minúsculo. Sin embargo, cerca de objetos extremadamente masivos puede llegar a ser espectacular.

Un viaje real al futuro

El universo podría albergar lugares donde el tiempo transcurra mucho más despacio que en la Tierra. Los candidatos más prometedores serían planetas orbitando cerca de agujeros negros supermasivos, donde la gravedad alcanza niveles extraordinarios.

Si alguna vez una civilización lograra visitar uno de esos mundos y regresar después a nuestro planeta, no encontraría necesariamente el mismo mundo que dejó atrás. Mientras para los viajeros habrían transcurrido meses o años, aquí podrían haber pasado generaciones enteras.

No sería una máquina del tiempo en el sentido clásico. Nadie podría regresar al pasado. Pero la relatividad de Einstein permite viajar al futuro escogiendo cuidadosamente dónde pasar el tiempo.

El sueño –o la pesadilla– de un siglo en unas horas

La cultura popular popularizó esta idea con la película Interstellar (2014). En ella, los protagonistas visitan un planeta situado cerca de un agujero negro supermasivo. Debido a la intensa gravedad, una hora en la superficie equivale aproximadamente a siete años en regiones alejadas del agujero negro.

Aunque la situación representada en la película se diseñó para respetar las leyes de la física conocidas, alcanzar una diferencia temporal tan extrema requiere condiciones extraordinarias.

Un agujero negro concentra enormes cantidades de masa en una región muy pequeña. Cerca de él, el espacio-tiempo se encuentra tan deformado que los relojes avanzan mucho más despacio que en lugares alejados. Para un observador distante, una persona situada en las proximidades del agujero negro parecería moverse a cámara lenta.

Primera imagen de un agujero negro supermasivo, ubicado en el centro de la galaxia M87. Fue difundida en 2019.
Wikimedia Commons

Si existiera un planeta estable orbitando lo suficientemente cerca de uno de estos objetos, sus habitantes experimentarían el tiempo con total normalidad. Sin embargo, al regresar a la Tierra descubrirían que aquí han transcurrido décadas o incluso siglos.

Desde su punto de vista apenas habría pasado tiempo; desde el nuestro, habrían viajado hacia el futuro.

¿Podrían existir realmente esos planetas?

La existencia de planetas alrededor de agujeros negros ya no pertenece exclusivamente al terreno de la especulación. Los astrónomos han encontrado indicios de que pueden formarse o sobrevivir en entornos extremadamente hostiles.

De hecho, se han descubierto exoplanetas que orbitaban un púlsar, el remanente ultradenso de una estrella masiva que explotó como supernova. Este hallazgo demostró que los planetas pueden existir en escenarios mucho más exóticos de lo que se pensaba décadas atrás.

Los agujeros negros también podrían albergar sistemas planetarios. Algunos planetas podrían sobrevivir a la muerte de su estrella progenitora, mientras que otros podrían formarse posteriormente a partir del material acumulado alrededor del agujero negro.

Que un planeta exista cerca de un agujero negro lo hace difícilmente habitable: las fuerzas de marea gravitatorias y la dificultad para mantener una órbita estable representan desafíos enormes.

Además, para obtener dilataciones temporales realmente extremas el planeta tendría que encontrarse peligrosamente cerca del horizonte de sucesos, la frontera a partir de la cual nada puede escapar.

Las estrellas más masivas del universo

Algunas estrellas superan varias decenas o incluso más de un centenar de veces la masa del Sol. Un ejemplo es R136a1, considerada una de las estrellas más masivas conocidas, con una masa estimada de más de 150 veces la solar. Estos gigantes estelares brillan millones de veces más que nuestra estrella y consumen su combustible a un ritmo vertiginoso, agotando en apenas unos millones de años lo que el Sol tardará unos 10 000 millones de años en consumir.

Ilustración de R136a1, una de las estrellas más masivas conocidas.
Wikimedia Commons

Un hipotético planeta orbitando muy cerca de una estrella ultramasiva como R136a1 experimentaría un tiempo ligeramente más lento que otro situado alrededor de una estrella como el Sol. No obstante, las diferencias serían insuficientes para generar saltos temporales de décadas o siglos.

La razón es sencilla: las estrellas poseen superficies materiales y radios enormes. En cambio, los agujeros negros concentran masas comparables o superiores en regiones muchísimo más compactas, lo que produce deformaciones extremas del espacio-tiempo.

The Conversation

Carlos Vázquez Monzón no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El planeta que hace posible los viajes en el tiempo – https://theconversation.com/el-planeta-que-hace-posible-los-viajes-en-el-tiempo-284670

El cambio climático acaba con toneladas de ostras y mejillones en Japón y en Galicia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Figueras Huerta, Profesor de investigación del Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Instituto de Investigaciones Marinas (IIM-CSIC)

Limpieza de ostras para su venta en Lau Fau Shan, Hong Kong.

Wright / Wikimedia Commons., CC BY-SA

El pasado invierno, los bateeiros de la ría de Arousa sacaron a la superficie algo que no deberían haber encontrado: mejillones muertos a dos metros de profundidad. No en la superficie, donde la lluvia diluye el agua marina hasta hacerla casi dulce en los temporales más violentos, sino dos metros abajo.

La estación de control de Cortegada registró durante más de cinco días consecutivos, entre el 3 y el 7 de febrero de 2026, una salinidad por debajo de diez partes por mil, cuando el límite crítico para la supervivencia del mejillón gallego (Mytilus galloprovincialis) está en torno a doce. En dos ocasiones, el nivel cayó por debajo de cinco, con la consiguiente alta probabilidad de mortandad.

La razón estaba en la lluvia. Para hacernos una idea de la cantidad de agua que estuvo cayendo, las diez borrascas sucesivas en cuarenta y cinco días dejaron 290 litros por metro cuadrado al día. Según la Xunta de Galicia, esa agua bastaría para abastecer a Galicia durante 113 años. Los bateeiros la miraban desde las bateas con una perspectiva algo diferente.

El espejo japonés

Mientras esto sucedía aquí, al otro lado del planeta, en la bahía interior de Hiroshima –la prefectura que produce casi dos tercios de todo el ostión japonés (Crassostrea gigas)– los productores contabilizaban tasas de mortalidad de hasta el 90 % en sus parques de cultivo.

En una campaña normal, muere entre el 30 % y el 50 % de las ostras cultivadas; eso ya lo asumían como parte del negocio. Lo que encontraron este año fue de otra escala.

Columna de agua de mar profundo.
Wikimedia Commons., CC BY

¿Las razones? El verano de 2025 fue el más caluroso registrado en Japón desde que existen datos, en 1898: la temperatura media estuvo 2,36 °C por encima de la normal estacional, muy por delante del récord anterior (1,76 °C). Entre julio y octubre, las temperaturas superficiales del agua frente a las costas de Hiroshima superaron en entre 1,5 y 1,9 °C la media del período 1991–2020.

Cuando el agua superficial se calienta en exceso, la columna se estratifica, es decir, la capa cálida que está más arriba no se mezcla con el agua más fría y oxigenada del fondo. Las ostras –y los bivalvos en general– se encuentran en un doble atolladero: escasez de oxígeno y falta de alimento, porque el fitoplancton también necesita esa circulación vertical para prosperar. Las ostras debilitadas se convierten, además, en huéspedes más vulnerables a virus y bacterias que en condiciones normales.

El gobierno japonés tuvo que habilitar en diciembre de 2025 un paquete de emergencia con préstamos a interés casi nulo y a cinco años, emitidos por instituciones financieras públicas, para sostener a los productores.

Cuando el clima enloquece

Son dos calamidades distintas –una por calor extremo y estratificación, otra por la gran disminución de la salinidad– pero comparten un denominador común: el clima está dejando de comportarse como lo conocíamos. Y la acuicultura de bivalvos es un sistema que funcionaba precisamente porque ese comportamiento era predecible.

La situación gallega no empezó en febrero de 2026 y no ha terminado hoy. Según el Instituto Galego de Estatística, la acuicultura marina de Galicia –mejillón, en su gran mayoría– cayó de 231 973 toneladas en 2022 a 190 407 en 2023. Y ahí se ha quedado: 191 219 en 2024 y 189 252 en 2025, los tres años de menor producción de toda la serie desde 2007.

España perdió en 2023 200 000 toneladas de mejillones, un nivel alcanzado apenas tres veces desde los años noventa. La cifra en Galicia, de donde sale el 97 % del mejillón español, rondó las 175 000 toneladas. Ese peso específico –casi todo el mejillón nacional concentrado en unas pocas rías– es orgullo y fortaleza en tiempos buenos, pero se convierte en fragilidad sistémica cuando algo falla.

La causa no fue un accidente meteorológico aislado: al pobre asentamiento de la semilla recogida en 2022, se sumó el aumento de la temperatura del agua, que malogró los desoves en las bateas.

Olas de calor en las Rías Baixas

¿Puede pasarnos lo de Japón, es decir, las mortalidades masivas por temperatura? La respuesta es que ya tenemos parte del problema y la otra parte está en camino. Las temperaturas de las Rías Baixas en verano han estado aumentando; el Delta del Ebro ya sufrió en 2022 seis semanas consecutivas con temperaturas del agua por encima de los 30 °C, con pérdidas de 150 000 kilos de mejillón en la bahía del Fangar y la desaparición casi total de la cría para la campaña siguiente.

Las rías gallegas son más profundas que las bahías japonesas y están más influidas por el afloramiento de aguas frías subsuperficiales, lo que, por ahora, actúa como un amortiguador térmico. Dicho afloramiento es un proceso oceanográfico donde vientos constantes empujan el agua superficial de la costa mar adentro. Esto permite que aguas profundas, frías y llenas de nutrientes suban a la superficie. Esta mezcla alimenta al fitoplancton y da inicio a una gran cadena de vida y pesca en el mar. Sin embargo, este mecanismo tampoco es indestructible: la estratificación térmica que hundió a las ostras japonesas puede producirse aquí durante olas de calor marinas prolongadas, especialmente en las zonas más internas y someras de las rías. El escenario japonés no es, por tanto, imposible; es una posibilidad que el calentamiento continuo del océano va acercando a nuestras coordenadas con cada verano que pasa.

Y no hace falta esperar a un escenario hipotético. Mientras escribo estas líneas, la propia ría de Vigo lleva quince días consecutivos –desde el 20 de julio– con el agua a 20 grados o más en sus playas. Según las mediciones de la estación Torallamar del Ecimat, dependiente del Centro de Investigación Mariña de la Universidade de Vigo, en la isla de Toralla, la media de julio en la ría ha superado los 19 grados, casi dos grados por encima del promedio de la última década.

El papel protector del afloramiento, en jaque

Lo revelador no son solo los números, sino el mecanismo. El mes de julio arrancó con afloramiento –el día 3 y el 4, esa misma estación marcaba 15 grados–, pero el amortiguador se apagó en cuestión de días. El catedrático de Física de la Tierra de la UVigo Ramón Gómez Gesteira lo atribuye a las «muchísimas encalmadas» del mes: vientos neutros, de baja intensidad, incapaces de empujar el agua fría subsuperficial hacia la superficie.

Sin viento, no hay afloramiento que valga y, sin afloramiento, la ría se calienta como cualquier otra masa de agua somera bajo el sol del verano. Es exactamente el fallo del que hablábamos, ocurriendo en tiempo real, en la más meridional de las Rías Baixas. Y no es un pico aislado: en 2023, el fondo de la ría, en la ensenada de San Simón, llegó a 25 grados. El amortiguador térmico gallego existe, pero depende de un viento que no siempre sopla.

¿Qué podemos hacer?

Algunas respuestas son técnicas y están al alcance inmediato: monitorización continua de la temperatura, el oxígeno disuelto y la salinidad en tiempo real en los polígonos de bateas, para detectar con antelación las condiciones de riesgo y poder mover o sumergir las cuerdas antes de que el daño sea irreversible.

En Japón, se plantea exactamente eso, desplazar las balsas hacia zonas con temperaturas más bajas o suspender las ostras a mayor profundidad para evitar las capas superficiales más calientes. Son medidas de adaptación reactiva que no resuelven el problema de fondo, pero pueden reducir las pérdidas.

A más largo plazo, la investigación sobre familias de mejillones más resistentes al calor y a la bajada de la salinidad es un campo que merece más inversión de la que recibe. También lo merece la gestión del stock reproductor en el intermareal: si el cultivo de batea depende de los bancos naturales de mejillón salvaje, tiene sentido gestionarlos con la misma seriedad con que se gestiona –o debería gestionarse– cualquier pesquería.

Lo que no podemos hacer es tratar cada episodio extremo como un accidente meteorológico singular y esperar a que pase. El Japón que la prensa lleva describiendo desde finales de 2025 no es un caso exótico, sino una instantánea del futuro inmediato de cualquier acuicultura de bivalvos en costas templadas que no se tome el cambio climático como variable principal de planificación.

The Conversation

Antonio Figueras Huerta no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El cambio climático acaba con toneladas de ostras y mejillones en Japón y en Galicia – https://theconversation.com/el-cambio-climatico-acaba-con-toneladas-de-ostras-y-mejillones-en-japon-y-en-galicia-289104

Quand les médias sous-informent et désinforment à propos de la crise environnementale

Source: The Conversation – in French – By Pauline Amiel, Head of school EJCAM, Aix-Marseille Université (AMU); Université de Toulouse


L’ESSENTIEL

  • En 2026, 4 % des articles de presse écrite et des sujets audiovisuels concernaient l’environnement. Une proportion montée à 10 % au cours de l’été.

  • Le réchauffement climatique peine à s’imposer face aux logiques médiatiques actuelles : info en continu, infotainment, réseaux sociaux.

  • La désinformation est également en hausse, notamment sur les chaînes du groupe Bolloré et sur des radios privées.


« Vous n’avez pas été très convaincants. » Sur BFMTV, ce 26 juin 2026, en plein épisode de canicule, un chroniqueur de la chaîne d’informations en continu accuse les scientifiques de ne pas avoir suffisamment bien communiqué sur les effets du réchauffement climatique et donc d’être responsables de l’inaction actuelle.

Réponse cinglante du climatologue Christophe Cassou, expert du Giec, présent en plateau :

« C’est assez honteux ce que vous venez de dire là. De rejeter la responsabilité sur les scientifiques, c’est inadmissible. Les rapports sont là, le Giec est là. »

La séquence a marqué les esprits, alors que l’été a été frappé par des records de température, des incendies monstres et des canicules à répétition. Quelle est la responsabilité des médias dans le manque d’information et la désinformation relative à la crise environnementale ?

Le constat de la sous-information est sans appel. Depuis 2024, l’Observatoire des médias sur l’écologie (OME) mesure la part des sujets environnementaux dans les contenus d’information des médias. En avril 2026, seuls 4,8 % des articles publiés par l’ensemble de la presse écrite et 4 % des sujets audiovisuels en France concernent les crises environnementales, selon l’observatoire créé par un consortium d’ONG engagées pour un meilleur traitement médiatique des questions climatiques, financé entre autres par l’Agence de la transition écologique (Ademe).

Le public estime d’ailleurs que les médias ne sont pas à la hauteur de la crise. D’après un sondage de 2024 pour le ministère de la transition écologique, 59 % des répondants estiment être mal informés sur le sujet du changement climatique.

L’environnement, un objet trop complexe pour le journalisme ?

Les questions environnementales résistent aux formats ordinaires de l’actualité et aux routines journalistiques. Parce qu’elles articulent des temporalités longues, des savoirs scientifiques complexes, des responsabilités politiques, économiques et individuelles souvent distribuées, elles se conjuguent mal avec l’approche simplificatrice générée par l’information en continu, l’infotainment et les formats courts.

Plus largement, le modèle actuel du journalisme considère comme relevant de « l’actu » ce qui sort de l’ordinaire. Le changement climatique n’est donc visible que lorsqu’il y a une catastrophe ou un évènement – un méga-incendie, par exemple.

Ce modèle correspond à l’actualité dite « chaude ». Pour preuve, depuis la première canicule jusqu’aux incendies qui ont touché la France cet été 2026, le temps médiatique consacré au climat a augmenté : 10,6 % du temps d’antenne des radios et TV a été consacré aux « crises environnementales » en juillet par l’OME, (il était de 12,8 % en août 2025). Le climat est donc rendu visible dans les médias quand il fait événement, alors même que les enjeux du réchauffement relèvent souvent de processus longs, cumulatifs et systémiques.

Cette approche par la crise et l’événement, comme en cette période de canicule, correspond à un cadrage épisodique. Le cadrage épisodique est une forme de traitement journalistique qui raconte un problème public à partir d’un cas concret, d’un événement ou d’un individu, réduisant ainsi sa complexité.

Or, les recherches montrent que ce cadrage tend souvent à favoriser des lectures individualisantes des problèmes de société. Selon Philip Solomon Hart, les publics exposés à un cadrage épisodique des questions climatiques ont tendance à moins soutenir les politiques publiques de lutte contre le réchauffement que ceux exposés à un cadrage thématique plus contextualisé. Se focaliser sur les touristes évacués à cause des incendies en Gironde ou sur les pyromanes plutôt que lier les mégafeux au réchauffement climatique est un cadrage épisodique qui empêche le public d’avoir une vision d’ensemble.

Bilan des médias audiovisuels français en 2025

Bien sûr, des différences importantes existent selon les médias. Sur France Info TV, en mai 2026, 54 % des séquences consacrées à la canicule ont mentionné le changement climatique tandis qu’Arte, RFI, France Culture et France24 sont les chaînes qui contextualisent le plus les causes. Ainsi, les médias audiovisuels publics paraissent traiter le plus complètement ce sujet, contrairement à certains médias privés, tels que CNews, Europe 1 et BFMTV, qui ne le mentionnent que dans 20 % de leurs séquences environ.

En mai, l’ONG QuotaClimat a révélé un cas de désinformation toutes les 20 minutes sur Sud Radio, CNews et Europe 1. Globalement, 62 cas de mésinformation climatique sont relevés sur l’ensemble des médias audiovisuels français, entre le 23 et le 30 mai.

Sur CNews et Europe 1, la désinformation passe par une euphémisation de la situation (par exemple, « La vague de chaleur n’est pas exceptionnelle », selon Pascal Praud dans l’émission « l’Heure des pros 2 » sur CNews, le 21 mai 2026), par des témoignages individuels du type « Je me souviens, quand j’étais enfant, j’avais chaud », la remise en question des causes humaines du réchauffement climatique ou encore la mise en avant du technosolutionnisme.

Selon l’Ademe, la désinformation sur le climat est plutôt en augmentation et elle n’est donc pas uniquement le fait de journalistes. En effet, les médias sont régulièrement soumis à des stratégies d’influence de lobbies ou de partis liés à ces lobbies qui visent à orienter la lecture des sujets environnementaux. On peut citer les débats sur le glyphosate, les OGM ou le climatoscepticisme. Plus récemment, lors de l’examen de la loi d’urgence agricole, nombre de responsables politiques interviewés par les chaînes d’information en continu ont ignoré les conclusions scientifiques sur la toxicité des pesticides ou l’usage des mégabassines.

La lourde responsabilité des médias

Le changement climatique, au-delà d’un sujet d’actualité, est avant tout un sujet de société qui pose la question de notre avenir commun. Le rôle des médias et des journalistes dans la mise en récit est essentiel, comme le rappelle le sixième rapport du Giec, publié en 2023 qui assure que

« les médias jouent un rôle crucial dans la formation des perceptions, la compréhension et la volonté d’agir du public vis-à-vis du changement climatique ».

Le chercheur Jean-Baptiste Comby a montré la lourde responsabilité de certains médias qui ont contribué à culpabiliser les publics et à déplacer la question climatique sur le terrain des comportements individuels, des gestes écocitoyens et de la morale de la consommation.

Plus grave, le « blanchiment de la désinformation, les attaques et dénonciations dans les médias » font partie intégrante d’un modus operandi de décrédibilisation de la science, selon le chercheur David Chavalarias.

CNews est la chaîne qui propage le plus de désinformation climatique : selon plusieurs ONG, 174 cas y ont été recensés en 2025. QuotaClimat a saisi le Conseil d’État à ce sujet, le 1er juillet, espérant que l’instance pousse l’Arcom à reconsidérer sa décision de ne pas sanctionner la chaîne, rappelant ainsi que le régulateur avait, en 2024, sanctionné financièrement CNews pour une séquence similaire de désinformation climatique, à hauteur de 20 000 euros.

Sud Radio a, elle aussi, été sanctionnée en juin 2024, pour « plusieurs déclarations qui venaient contredire ou minimiser le consensus scientifique existant sur le dérèglement climatique actuel, par un traitement manquant de rigueur et sans contradiction », tenues à l’antenne en 2023. L’Arcom a aussi rappelé à l’ordre la chaîne en juillet 2024.

Il n’existe pas de dispositions législatives relatives spécifiquement au traitement des enjeux écologiques, mais, face à l’ampleur de la désinformation et de ses enjeux, la question de la régulation doit être posée.

The Conversation

Pauline Amiel est membre bénévole du conseil scientifique de l’Observatoire des médias sur l’Ecologie.

– ref. Quand les médias sous-informent et désinforment à propos de la crise environnementale – https://theconversation.com/quand-les-medias-sous-informent-et-desinforment-a-propos-de-la-crise-environnementale-289563