Y a-t-il des peines plus clémentes pour des non-citoyens au Québec ?

Source: The Conversation – in French – By Meritxell Abellan-Almenara, Candidate au doctorat, Université de Montréal

Un juge de la Cour du Québec a jeté un pavé dans la mare en suggérant que les personnes non citoyennes qui se retrouvent devant la justice bénéficient de peines plus clémentes, afin d’éviter leur déportation vers leur pays d’origine une fois cette peine purgée.


Le mercredi 8 avril 2026, dans l’affaire R. c. Bladimir-Castillo, le juge de la Cour du Québec Antoine Piché a en effet clamé que certaines pratiques de la Couronne seraient en train de créer un système pénal plus clément en faveur des personnes non citoyennes, contournant ainsi l’intention du législateur fédéral.

Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, a aussitôt réagi en exhortant le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à réviser ses pratiques. Mais le DPCP nie l’existence de tout système parallèle.

Une dynamique similaire s’observe au niveau fédéral, où le Parti conservateur du Canada a présenté en septembre 2025 un projet de loi intitulé Une loi pour tous. Celle-ci vise à dénoncer un système de justice à deux vitesses contraire aux principes d’équité et d’égalité devant la loi.

Qu’y a-t-il de vrai dans ces allégations ? Sommes-nous face à un système de détermination de la peine qui pénalise les citoyens canadiens et favorise les non-citoyens ? Mes recherches doctorales permettent d’éclairer la question en mettant en lumière l’influence réelle du statut migratoire lors de la détermination de la peine par les cours québécoises.

Les mêmes principes pour tous, dit la Cour suprême

L’article 36 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) établit les règles de base : toute personne non-citoyenne (qu’elle soit détentrice d’un visa, réfugiée ou même résidente permanente) déclarée coupable d’une infraction criminelle punissable d’un maximum d’au moins dix ans de prison ou ayant écopée d’une peine prison de plus de six mois, sera déclarée interdite — et donc expulsée — du territoire canadien.

De plus, toute personne non citoyenne qui n’est pas résidente permanente sera aussi interdite si elle est trouvée coupable d’une infraction punissable par mise en accusation, ou bien de deux infractions distinctes.

Depuis 2013, la Cour suprême indique aux juges qu’ils peuvent prendre en compte ce risque d’interdiction et d’expulsion pour décider quelle peine ils imposent à une personne non citoyenne. La cour les astreint cependant à deux conditions. D’abord, la peine imposée doit être proportionnelle à la gravité de l’infraction et à la responsabilité de la personne accusée. Ensuite, la prise en compte des conséquences migratoires ne doit pas mener à une peine artificiellement réduite contournant la volonté du législateur.

Les instructions de la Cour suprême sont claires : la détermination de la peine d’une personne non citoyenne doit suivre exactement les mêmes principes que pour une personne canadienne. Les limites à la discrétion du juge imposées par le principe de proportionnalité demeurent identiques, que la personne soit citoyenne ou pas.

Les conséquences en matière d’immigration peuvent être prises en compte, mais au même titre que d’autres conséquences collatérales qui font partie de la situation globale de la personne accusée, comme la perte d’un emploi ou d’un permis de conduire. Si on généralise la logique du juge Piché, il faudrait alors conclure que la justice canadienne a créé un système parallèle pénalisant les personnes au chômage ou ne détenant pas le permis de conduire.

Ainsi, sur la base de la LIPR et des recommandations de la Cour suprême, les personnes non citoyennes font face à des conséquences beaucoup plus sérieuses que les Canadiens lorsqu’elles sont déclarées coupables d’un crime. Les statistiques de l’Agence des services frontaliers du Canada le confirment : chaque année, environ 1000 personnes non citoyennes sont expulsées du Canada à la suite de leur condamnation.

Les conséquences mentionnées, mais sans effet sur la peine imposée

Sur la base d’une analyse qualitative de la jurisprudence de la Cour du Québec depuis 2001 (année d’adoption de la LIPR) et de 16 entrevues semi-structurées menées en 2025 avec des juges de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec, mes travaux montrent que les personnes non citoyennes ne bénéficient pas d’un traitement plus clément que celles ayant la nationalité canadienne. De plus, l’intention du législateur de ne pas créer un système parallèle constitue un facteur central qui encadre et limite l’action de la Couronne et des juges québécois.

L’analyse de la jurisprudence montre que la quasi-totalité des décisions concernant des personnes non citoyennes mentionne les conséquences en matière d’immigration. Mais cette mention n’a, dans la plupart des cas, aucun effet réel sur la peine imposée : malgré la prise en compte du statut migratoire, la personne se voit généralement imposer une peine entraînant son interdiction de territoire.

Un juge du district de Longueuil l’explique ainsi :

Moi, j’applique la loi ; si d’autres sont chargés de décider si quelqu’un doit rester au pays, qui suis-je pour en décider autrement ?

Le nombre d’affaires où la réduction d’une peine permet à une personne non citoyenne d’éviter une déclaration d’interdiction demeure ainsi très restreint, ce qui contredit la thèse d’un système parallèle. Et, même dans les rares cas où la peine est réduite, les juges confirment que le risque d’expulsion ne constitue jamais le facteur décisif.

Comme le dit ce juge montréalais avec presque 20 ans d’expérience :

la loi est la même pour tous, que l’on soit canadien où que l’on soit immigrant […] c’est le même traitement qui doit être imposé. […] Ça ne signifie pas que ce critère là ou cette conséquence indirecte ne soit pas prise en compte, mais elle ne doit pas effacer tous les autres critères qui doivent être pesés, qui doivent être mis dans la balance.

Les entretiens révèlent ainsi que les juges respectent scrupuleusement les limites imposées par le législateur et s’inscrivent dans une logique de stricte application du droit.

Comme l’exprime un autre juge siégeant à Montréal :

c’est le choix des personnes élues par la population ; je m’incline et j’applique la loi.

Contrairement à ce qu’avance le Parti conservateur du Canada, les données probantes montrent que le respect de la volonté du législateur demeure le principal critère guidant la prise de décision judiciaire, quelle que soit la nationalité de la personne accusée.

Une réflexion s’impose sur le pouvoir disproportionné de la Couronne

Ces constats doivent cependant être nuancés : mes travaux concernent des décisions où le juge détermine lui-même la peine, sans suggestion commune des parties. Or, au Canada, environ 90 % des affaires criminelles se règlent par des plaidoyers de culpabilité, dans le cadre duquel la poursuite et la défense négocient la peine et la proposent au juge, qui doit l’accepter sauf dans des cas exceptionnels.


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Les procès où le juge détermine la peine sans être lié par une proposition conjointe, et peut donc exercer pleinement son pouvoir discrétionnaire, ne représentent ainsi qu’une proportion marginale des dossiers qu’ils traitent. La Cour suprême l’a d’ailleurs reconnu : les accords entre parties en échange d’un plaidoyer de culpabilité sont non seulement acceptés au Canada, ils sont « tout à fait souhaitables » et même « essentiels au bon fonctionnement de notre système de justice pénale ».

Ainsi, plutôt que de débattre d’une éventuelle différence de traitement entre personnes citoyennes et non-citoyennes, ne serait-il pas plus pertinent de s’interroger sur les fondements d’un système qui nécessite les plaidoyers de culpabilité pour fonctionner, et sur l’énorme pouvoir que cela confère à la Couronne ? À cet égard, et pour reprendre les mots du juge Piché dans son jugement, « une réflexion s’impose ».

La Conversation Canada

Meritxell Abellan-Almenara a reçu des financements du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) à travers le Programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BESC Vanier) et de la Maison des Affaires Publiques et Internationales de l’Université de Montréal.

ref. Y a-t-il des peines plus clémentes pour des non-citoyens au Québec ? – https://theconversation.com/y-a-t-il-des-peines-plus-clementes-pour-des-non-citoyens-au-quebec-280646

De los test vocacionales al análisis de datos: elegir estudios en la era de la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Angel Tapia Aneas, Profesor UVA, Universidad de Valladolid

New Africa/Shutterstock

Elegir qué estudiar siempre ha sido una decisión complicada, pero hoy lo es todavía más: implica hacerlo en un mercado laboral que cambiará antes de que muchos estudiantes terminen su grado.

La digitalización, la automatización y la llegada de la inteligencia artificial están transformando el empleo a una velocidad asombrosa para estudiantes y docentes. Surgen nuevos perfiles profesionales, otros se redefinen y algunas competencias quedan obsoletas en pocos años.

En este contexto, ¿tiene sentido seguir orientando como hace veinte o treinta años?


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Un modelo para un mercado que ya no existe

A lo largo de décadas, las entrevistas individuales y los test de intereses vocacionales han sido la base de la orientación académica. Estos instrumentos han servido para ayudar a los alumnos a conocerse mejor y pensar en sus preferencias.

El inconveniente es que fueron creados para un mercado laboral relativamente estable, en el cual las carreras profesionales eran más predecibles y lineales.

La realidad actual es diferente. El Future of Jobs Report 2023 del Foro Económico Mundial alerta que en el futuro cercano una fracción importante de las habilidades presentes se transformará o desaparecerá. La OCDE ha enfatizado, además, que es necesario fortalecer los sistemas de orientación para ajustarlos a un entorno que está en constante cambio.




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Sin embargo, en muchos centros educativos, la orientación sigue concentrándose en un momento puntual: elegir bachillerato, escoger un grado universitario o decidir una formación profesional específica. Como si optar por cada una de estas cosas supusiese algo inamovible, para toda la vida.

De elegir una profesión a aprender a decidir

Quizá el error esté en cómo entendemos la orientación. No se trata solo de ayudar a “elegir bien”, sino de enseñar a decidir en situaciones de incertidumbre. Lo más probable es que esa decisión deba revisarse varias veces a lo largo de la vida.

Las trayectorias profesionales hoy en día son mucho más dinámicas: hay cambios de sector, reciclajes formativos y especializaciones que se suceden. La orientación debería estar a la par con este proceso, en lugar de limitarse a un diagnóstico inicial.

Aquí es donde la tecnología comienza a desempeñar un papel relevante.

La inteligencia artificial como apoyo

La expansión de la inteligencia artificial en el ámbito educativo está creando nuevas oportunidades. Desde sistemas para personalizar el aprendizaje hasta herramientas de análisis predictivo, hoy esta herramienta forma parte del debate académico y social.

En el ámbito de la orientación académica, estas tecnologías permiten algo que antes era complicado: cruzar grandes volúmenes de información sobre empleo, competencias y formación.

Permiten, por ejemplo:

  • Analizar miles de ofertas de empleo para identificar competencias emergentes.

  • Identificar qué habilidades se repiten en ciertos sectores.

  • Comparar perfiles formativos con las demandas reales del mercado.

  • Actualizar recomendaciones cuando cambian las tendencias.

Esto no significa que una máquina deba decidir por el estudiante. Pero sí puede ofrecer información más precisa y actualizada para ayudar a tomar decisiones más fundamentadas.




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Ya existen modelos en marcha

Este cambio no es solo teórico. En distintos países ya se están implementando sistemas que combinan datos laborales y orientación profesional.

La red europea Europass ha evolucionado y ya no se limita solo a la creación de currículos. Ahora, gracias a su integración con la clasificación europea ESCO (siglas en inglés de European Skills, Competences, Qualifications and Occupations), ofrece la posibilidad de explorar ocupaciones y competencias que están realmente alineadas con las demandas del mercado laboral.

En Estados Unidos, la plataforma pública O*NET, respaldada por el Departamento de Trabajo, organiza miles de ocupaciones en función de habilidades y tareas. Y esto la convierte en una herramienta fundamental para la orientación educativa y laboral.

En algunos países nórdicos y bálticos, los servicios públicos de empleo han incorporado herramientas digitales que permiten visualizar tendencias en diferentes sectores y analizar la empleabilidad de ciertas formaciones.

Herramientas de orientación profesional

Pero la transformación no se limita al ámbito público. En los últimos años han surgido plataformas digitales que utilizan análisis de datos e inteligencia artificial para relacionar perfiles profesionales actuales con perfiles aspiracionales. Estas herramientas cruzan información sobre experiencia, competencias y tendencias del mercado para identificar brechas formativas y sugerir trayectorias de desarrollo profesional.

A diferencia de los enfoques tradicionales, estos sistemas no se centran solo en “qué me gusta”, sino en “qué me falta” para alcanzar determinados objetivos profesionales. La orientación pasa así de ser un ejercicio introspectivo a convertirse en un proceso basado en evidencia.

Todos estos modelos comparten un rasgo común: combinan autoconocimiento con datos objetivos sobre el entorno laboral.

En la práctica, estas herramientas incluyen tanto plataformas públicas y gratuitas (como Europass u O*NET) como soluciones digitales privadas basadas en análisis de datos. Entre ellas se encuentran sistemas de exploración de ocupaciones, analizadores de tendencias laborales y herramientas que permiten identificar brechas de competencias y recomendar itinerarios formativos o cursos específicos.

Algunas están pensadas para uso individual, pero muchas se podrían integrar en centros educativos o servicios de orientación. Su valor no está tanto en el acceso directo por parte del estudiante, sino en su capacidad para complementar el trabajo del orientador con información actualizada y recomendaciones basadas en datos.

Cómo debería ser el nuevo modelo

Si aceptamos que el mercado laboral es cambiante, el modelo de orientación académica también debe cambiar. Al menos en cuatro aspectos.

  1. Orientación como proceso continuo, es decir, no limitada a un momento específico, sino integrada en distintas etapas educativas. Por ejemplo, incorporar sesiones de orientación en distintos momentos del recorrido educativo (bachillerato, universidad), revisando decisiones en función de nuevas competencias adquiridas o cambios en el mercado laboral.

  2. Integración de datos reales, ofreciendo información actualizada sobre competencias y tendencias, no solo descripciones generales de profesiones. Una buena práctica sobre ello sería utilizar datos de portales de empleo o herramientas como ESCO u O*NET
    para identificar habilidades más demandadas en el mercado laboral en sectores concretos.

  3. Enfoque en las competencias. Analizar qué sabe hacer el estudiante y qué necesitaría desarrollar para distintas opciones formativas o profesionales. Por ejemplo, comparar el perfil de un estudiante (idiomas, habilidades digitales, capacidades analíticas) con los requisitos de un puesto concreto, identificando brechas formativas y proponiendo itinerarios de aprendizaje.

  4. Papel más fuerte del orientador, que puede interpretar datos y contextualizar recomendaciones. También es útil que ayude al estudiante a decidir entre varias opciones formativas con salidas similares, teniendo en cuenta no solo los datos del mercado, sino también su contexto personal, motivación y tolerancia al cambio.

La tecnología puede ofrecer diagnósticos y simulaciones. Pero el apoyo humano sigue siendo esencial para integrar esas recomendaciones en la vida del estudiante.

Orientar en tiempos de incertidumbre

La inteligencia artificial no resuelve por sí sola el reto de la orientación académica. Pero sí obliga a replantearlo.

En un mundo donde las profesiones evolucionan rápidamente, orientar ya no significa señalar un destino fijo, sino dar herramientas para navegar en entornos cambiantes.

La pregunta ya no es qué estudiar para toda la vida, sino cómo construir una trayectoria que pueda adaptarse a lo que aún no conocemos.


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The Conversation

Luis Angel Tapia Aneas no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De los test vocacionales al análisis de datos: elegir estudios en la era de la IA – https://theconversation.com/de-los-test-vocacionales-al-analisis-de-datos-elegir-estudios-en-la-era-de-la-ia-276655

¿Podría un cantautor ganar el Premio Cervantes?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Soto Zaragoza, Profesor de Literatura Española, Universidad de Almería

El Premio de Literatura en Lengua Castellana Miguel de Cervantes (popularmente, el “Premio Cervantes”) es el galardón literario más prestigioso que se entrega a escritores en lengua española. Concedido por primera vez en 1976, podría decirse que desde hace ya tiempo es el equivalente en español al Premio Nobel de Literatura.

Aunque plumas muy notables de nuestra lengua nunca lo recibieron, ganarlo conlleva un prestigio mayúsculo. Es a menudo percibido como un premio capaz de consagrar definitivamente a un escritor. Y sin duda emparenta a quienes lo reciben con un conjunto de autores ilustres, con todas las implicaciones que esta asociación comporta.

La trascendencia del premio explica la resonancia que suelen tener las propuestas públicas de candidatos, sobre todo cuando esos candidatos son, por así decirlo, poco ortodoxos. Este fenómeno se volvió a producir cuando el periodista Jon Sistiaga propuso que se concediera el Cervantes a Joaquín Sabina, que poco antes había ofrecido el último concierto de su carrera.

Con su propuesta, Sistiaga dejó servido un interesante debate: ¿podría Sabina –u otro cantautor– hacerse con el máximo reconocimiento de las letras españolas?

Cómo se concede el Premio

El Ministerio de Cultura de España convoca anualmente el Premio Cervantes para reconocer “la labor creadora de escritores españoles e hispanoamericanos cuya obra haya contribuido a enriquecer de forma notable el patrimonio literario en lengua española”. En sus bases reguladoras se especifica que no puede concederse a título póstumo y que no se otorga “por una obra específica”, sino “por la totalidad de la obra literaria de una autora o de un autor”, que deberá estar escrita, “totalmente o en su parte esencial”, en lengua española.

El rey Felipe y la reina Letizia durante la entrega del Premio Miguel de Cervantes a Álvaro Pombo en la Universidad de Alcalá.
El rey Felipe y la reina Letizia durante la entrega del Premio Miguel de Cervantes a Álvaro Pombo en la Universidad de Alcalá, el 23 de abril de 2025 en Madrid, España.
Oscar Fuentes/Shutterstock

En esas bases se indica también quiénes pueden proponer candidatos: los autores que hayan recibido anteriormente el premio, las Academias de la Lengua Española, “las instituciones que, por su naturaleza, fines o contenidos, estén vinculadas a la literatura en lengua castellana” (por ejemplo, universidades o fundaciones) y los miembros del Jurado. Y no basta con sugerir candidaturas a través de los medios de comunicación, como un brindis al sol; si se cumplen los requisitos para presentarlas, debe hacerse a través de la sede electrónica del Ministerio.

Una vez seleccionados los candidatos, el jurado se encarga de fallar el premio. Su composición es distinta cada año, y está integrado por los dos últimos ganadores del Cervantes, un miembro de la RAE, un miembro de una de las Academias Iberoamericanas de la lengua española, siete personalidades del mundo académico, universitario y literario de reconocido prestigio (propuestas respectivamente por siete instituciones distintas), dos representantes de suplementos culturales de periódicos, y un vocal de nacionalidad no española ni iberoamericana propuesto por la Asociación Internacional de Hispanistas.

Los letristas, ¿candidatos al Cervantes?

La posibilidad de que un cantautor reciba el Premio Cervantes es, en esencia, la de que lo haga un letrista. Dicho de otro modo, se premiaría una forma de escritura literaria, la letra de canción, diferente de la que suele ser habitual en este tipo de premios.

Frente a posibles escepticismos, existe un precedente imposible de ignorar: Bob Dylan fue galardonado con el Nobel de Literatura de 2016. Pero casi medio siglo antes, en 1967, otro cantautor, Georges Brassens, ya recibió por sus letras el Gran Premio de Poesía de la Academia Francesa, uno de los reconocimientos más prestigiosos para un poeta en la lengua de Molière. Y no han sido casos únicos, el Nobel de Literatura es un buen ejemplo de aceptación de formas menos convencionales de escritura literaria, como Theodor Mommsen y su obra historiográfica o Churchill y sus discursos.

Cuestionar, a estas alturas, que las letras de canción puedan considerarse literatura no parece tener demasiado sentido. La literatura no es otra cosa que el arte de la expresión verbal. Y la letra de una canción solo es otro vehículo más para elaborar esa expresión.

En un mundo donde incluso desde la academia se reclama ya la inclusión de la canción de autor en la historia literaria, donde los letristas están cada vez más dentro del canon y de las aulas de literatura, y, en definitiva, donde la literatura parece estar recordando su milenaria y germinal relación con la música, ¿con que lógica podría negarse que un buen escritor de letras de canción ganase el Premio Cervantes?

Dos nombres propios: Serrat y Sabina

La escritura de canciones ha contado a lo largo de su historia con autores de gran talento procedentes de numerosas latitudes del mundo hispanohablante. Atahualpa Yupanqui, Violeta Parra, Alfredo Le Pera, José Alfredo Jiménez, Chabuca Granda o Luis Eduardo Aute, entre otros muchos, habrían sido dignos candidatos para el Premio Cervantes. Pero la condición de no otorgarlo a título póstumo reduce cada vez más las opciones.

Así las cosas, aunque entre los autores vivos hay candidatos de mucho mérito en diversos géneros, la sensación es que actualmente los dos que más posibilidades tienen de ser propuestos para el galardón son Joan Manuel Serrat y Joaquín Sabina.

El cantautor Joan Manuel Serrat durante un homenaje de la Caja de las Letras en el Instituto Cervantes.
El cantautor Joan Manuel Serrat durante un homenaje de la Caja de las Letras en el Instituto Cervantes, el 10 de abril de 2025 en Madrid, España.
Óscar González Fuentes/Shutterstock

Ambos son letristas excelsos y su capacidad literaria está fuera de toda duda. Sus cancioneros cumplen sobradamente con el requisito de enriquecer de forma notable el patrimonio literario en lengua española. Y tanto uno como otro cuentan con el reconocimiento y la admiración de varias generaciones a uno y otro lado del Atlántico.

Junto con su habilidad poética, a favor de Serrat juega también su extraordinaria trascendencia, su condición de símbolo. Decano oficioso de la canción de autor española, acumula distinciones de enorme peso, que incluyen el Premio Princesa de Asturias de las Artes o casi una veintena de doctorados honoris causa.

La importancia de su obra (escrita también en catalán) la resumió bien el jurado del Princesa de Asturias: “aúna el arte de la poesía y la música al servicio de la tolerancia, los valores compartidos, la riqueza de la diversidad de lenguas y culturas, así como un necesario afán de libertad”. No sorprenderá, por tanto, que los periodistas Santi Carrillo y Ulises Fuente, el escritor y periodista Gastón García Marinozzi o hasta el propio Sabina hayan pedido o sugerido alguna vez el Cervantes para él.

Por su parte, Sabina es creador prolífico de una obra notablemente variada. En palabras de la Academia Latina de la Grabación, “elevó el arte de escribir canciones en español a alturas inesperadas” gracias a “su poesía excéntrica pero sencilla”, “sus agudas observaciones sociopolíticas”, “su complejo sentido del humor” y “una habilidad asombrosa para expresar sentimientos complejos en sus letras”.

Benjamín Prado, Luis García Montero y Joaquín Sabina sobre un escenario.
El día que Joaquín Sabina dejó su legado en el Instituto Cervantes, en 2021, la jornada se cerró con un acto con Benjamín Prado, Luis García Montero y el propio Sabina donde estos dos últimos leyeron el discurso que compusieron en 2019.
Instituto Cervantes / Víctor Rabanillo

El andaluz, que se ha confesado “alérgico a sermones y laureles”, ha obtenido menos distinciones que Serrat (no sería de extrañar que haya rechazado bastantes), aunque cuenta con varias en su haber. Por el contrario, ha recibido mucha más atención académica, y se trata en la actualidad del letrista en español más estudiado desde el punto de vista literario. Además de Sistiaga, a Sabina lo han postulado para el Cervantes el periodista y crítico musical Javier Menéndez Flores, el también periodista Bieito Rubido, o los escritores Benjamín Prado y Manuel Vilas.

Proponer oficialmente a uno u otro como candidato, e incluso acabar concediéndole el galardón, son decisiones reservadas para quienes pueden tomarlas. Lo que en cualquier caso debe quedar claro es que sí, un cantautor podría ganar el Premio Cervantes. ¿Debería? Seguramente también.


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The Conversation

Este artículo es resultado de M+PoeMAS, “Mucho más que poemas. Poesía para más gente y poéticas de la canción”, un Proyecto I+D de generación de conocimiento financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (PID2024-158927NB-I00) y dirigido por Clara I. Martínez Cantón y Rocío Badía Fumaz en la UNED entre 2025 y 2028.

ref. ¿Podría un cantautor ganar el Premio Cervantes? – https://theconversation.com/podria-un-cantautor-ganar-el-premio-cervantes-272543

Mi ‘crush’ me ha dejado ‘en visto’: ¿cuándo un neologismo deja de serlo?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Carmen Oliva Sanz, Contratada predoctoral FPU23, Universidad de Córdoba

Si nuestro crush nos ha dejado “en visto” y nuestros compañeros son unos NPCs 24/7, tenemos que “abrir un melón”. Nuestra lengua no es la misma que era el día que aprendimos a decir “mamá”. De hecho, si fuera igual tendríamos un problema. Porque una lengua que no evoluciona es una lengua muerta. Incluso el latín clásico, que suele considerarse una lengua muerta, sigue creando palabras nuevas.

A nadie le sorprende que no hablemos como en la Edad Media, pero tampoco hablamos como nuestras bisabuelas. Las lenguas están en constante evolución y el nivel léxico (es decir, el vocabulario, las palabras que usamos) es uno de los principales ejes del cambio lingüístico. Los neologismos son, precisamente, las palabras nuevas que surgen en un momento determinado.

¿Hay neologismos “de primera” y neologismos “de segunda”?

Los neologismos son imprescindibles porque la realidad cambia y tenemos que nombrarla. Hace 28 años no podíamos buscar en Google y hace 6 años no sabíamos lo que era una mascarilla FFP2. Lo mismo nos pasará cuando se comercialicen los CMCSP y tengamos que hablar de estos plásticos que se degradan en el agua sin dejar microplásticos, o cuando podamos ir al zoo a ver una nueva especie “desextinta”. Tendremos que nombrar nuevas realidades.

Cuando los neologismos son necesarios parece que los asumimos con total tranquilidad. Sin embargo, parece que molestan cuando son más bien expresivos. Es decir, cuando escuchamos “estoy en mi prime” en lugar de “estoy en mi mejor momento”.

La realidad es que esta distinción no es útil ni en la investigación ni en nuestro día a día. Todos los elementos lingüísticos cumplen una función comunicativa. No deberíamos considerar que los neologismos que no crean realidades (porque las realidades a la que se refieren ya tienen una palabra o expresión en nuestra lengua) son “neologismos de segunda”. De hecho, poner en segundo plano estos neologismos “expresivos” nos abriría las puertas de otro debate lingüístico en torno a los prejuicios entre lenguas.

¿Dónde nacen los neologismos?

Cómo surgen los neologismos es una pregunta controvertida. Lo mismo ocurre con quién los crea o cuándo aparecen. Pueden surgir por moda, por la necesidad de nombrar una nueva realidad o por mera casualidad. Solo a veces es posible encontrar a la primera persona que utilizó un neologismo. Aunque claro, ¿quién fue el primero en hacerse un selfie o, más bien, una autofoto (palabra que nadie usa pero que la Fundéu propone como sustituta de selfie)?

Desde la investigación en este campo optamos por analizar cómo se forman. Es decir, podemos analizar que las protes que nos recomienda tomar el nutricionista son un acortamiento de proteínas. También podemos analizar que los gym bros que nos encontramos entrenando son un préstamo del inglés, o lo que es lo mismo: un anglicismo.

No obstante, hay que recordar que no solo surgen neologismos del inglés o de otras lenguas, sino que nuestra lengua tiene toda una serie de procedimientos para la creación de nuevas palabras. Entre otros, la derivación (“covidiano”), la composición (“teledermatología”) o la acronimia, la formación de palabras a partir de fragmentos de otras, como ocurre en “restobar” (establecimiento que ofrece tanto platos preparados como bebidas y cócteles).

El DNI de un neologismo

Por otro lado, no es neologismo todo lo que reluce y no todas las expresiones nuevas han venido para quedarse. Los centros especializados en neología usan una serie de criterios para determinar si una palabra nueva es realmente un neologismo. Se trata de una serie de pruebas que llamamos “criterios de neologicidad”. Aunque se han hecho distintas propuestas, nos vamos a centrar en los tres criterios más habituales.




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El primer criterio para que una palabra novedosa pueda ser un neologismo es que no esté recogida en un diccionario general como el Diccionario de la Lengua Española de la RAE. Lo denominamos criterio lexicográfico y nos permite comprobar, por ejemplo, que los seguidores del Real Betis Balompié, los verdiblancos, son un neologismo.

En segundo lugar, un neologismo debe ser actual: tiene que haber aparecido recientemente en la lengua. Nos basamos, por tanto, en un criterio temporal o diacrónico. Así, no podríamos considerar neológico el ratón del ordenador porque lleva mucho tiempo en la lengua, pero sí podemos considerar que woke, tal y como se emplea actualmente, es un neologismo.

Llamar la atención

La unidad no solo tiene que ser nueva, sino que nos debe parecer nueva: se debe cumplir el criterio psicológico porque la palabra nos tiene que llamar la atención. Por eso la publicidad usa tantos neologismos.

Por ejemplo, si nos presentan un yogur en un anuncio probablemente no le prestemos atención. Sin embargo, si nos venden un lateado, habrán captado nuestro interés porque no tenemos almacenado en nuestro cerebro a qué se refiere esa palabra.

En cambio, si alguien “cuelga” una foto en Instagram, no nos vamos a sorprender de que no utilice una cuerda. Aunque el verbo “colgar” no tuviera originalmente el significado actual relacionado con la informática, no nos sorprende ni nos llama la atención. Ha dejado de ser un neologismo.




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Aunque solo hemos presentado tres criterios, conviene apuntar que por sí solos no determinan si una palabra es un neologismo, sino que deben darse combinados al menos dos de ellos. Es decir, que un neologismo aparezca en el diccionario no le quita automáticamente la etiqueta de novedoso (como la palabra “COVID”, que se incorporó durante la pandemia al diccionario de la Lengua Española pero seguía siendo una unidad nueva porque era actual y seguía llamando la atención).

Lo mismo ocurre con random. Es tan frecuente que no nos sorprende al escucharla. Sin embargo, no aparece en el diccionario y es relativamente reciente, así que cumple con el criterio temporal y lexicográfico y sigue siendo un neologismo.




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¿Cuándo se deja de ser neologismo?

Uno de los aspectos más curiosos de los neologismos es que, en el momento en el que se reconocen, comienzan a desvanecerse. Son como pequeños gusanos de seda: cuando crean su crisálida y comienzan a cristalizarse en la lengua, se convierten en mariposas, palabras reconocidas y aceptadas, y ya no pueden volver a ser novedosos.

Es lo que le ocurrió, por ejemplo, a los “virus informáticos” que surgieron en los años 70 y hoy no sorprenden a nadie. Quizá dentro de unos años a nadie le sorprenda que su crush le deje “en visto”.

The Conversation

Carmen Oliva Sanz recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades al ser contratada FPU23/01543

Sergio Rodríguez-Tapia no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Mi ‘crush’ me ha dejado ‘en visto’: ¿cuándo un neologismo deja de serlo? – https://theconversation.com/mi-crush-me-ha-dejado-en-visto-cuando-un-neologismo-deja-de-serlo-278755

Primeros auxilios dentales: cómo salvar un diente tras un golpe

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Olga Cortés Lillo, Profesor Contratada Doctor Odontopediatría., Universidad de Murcia

EkaterinaSklyarova/Shutterstock

Un golpe en los dientes no es solo un problema estético: puede tener consecuencias funcionales, emocionales y económicas a largo plazo. De hecho, los traumatismos dentales son una de las causas más frecuentes de visita al dentista, sobre todo en niños y adolescentes. Saber cómo actuar en los primeros minutos puede marcar la diferencia entre salvar o perder un diente.

¿Quiénes tienen más riesgo?

Las lesiones dentales son especialmente frecuentes entre los 6 y los 12 años, con un pico alrededor de los 9. En esta etapa, los juegos y los deportes de contacto explican buena parte de los accidentes. Algunos niños presentan además un mayor riesgo, como aquellos con los dientes superiores muy adelantados o con hábitos como chuparse el dedo, que dejan los incisivos más expuestos a los golpes.

En los más pequeños, la mayoría de los golpes en los dientes de leche ocurren entre los 2 y los 4 años. La razón es muy sencilla: es la etapa en la que pasan de estar siempre en brazos o en el carrito a querer explorar el mundo por su cuenta.

En los dientes de leche suelen producirse desplazamientos –se aflojan y se mueven–, mientras que en los definitivos resultan más frecuentes las fracturas de la coronas. En ambos casos, las piezas dentales más afectadas son los incisivos centrales.




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La importancia de cuidar los dientes de leche (hasta que se los lleve el ratoncito Pérez)


Mucho más que un problema dental

La boca y la sonrisa tienen un papel clave en la imagen personal y en las relaciones sociales. Por eso, un traumatismo dental puede afectar de forma importante a la autoestima del niño o del adolescente. Evitar sonreír, tener dificultades para comer o hablar o sentir vergüenza al relacionarse con los demás son consecuencias habituales.

A este impacto emocional se suma la preocupación de las familias, que a menudo deben afrontar tratamientos largos y costosos. Un trauma dental no es solo una herida física; es una experiencia que puede aislar al niño socialmente si no se trata con empatía y rapidez.

Qué hay que tener en cuenta

Tras un traumatismo en la boca conviene hacerse tres preguntas básicas: cuándo, cómo y dónde sucedió.

En primer lugar, un golpe en la cara no solo puede dañar los dientes y los labios: en algunos casos también puede afectar al cerebro. Si el niño ha perdido el conocimiento, vomita o presenta síntomas neurológicos, es imprescindible acudir de inmediato a un centro médico.

También es importante saber si el golpe se produjo con un objeto o superficie sucia, ya que podría ser necesario revisar la protección frente al tétanos.

Si lo que se fractura es un trozo de la corona de un diente definitivo, conviene buscar el fragmento y conservarlo en un medio húmedo (leche, suero o saliva), ya que en muchos casos el dentista puede volver a colocarlo. Si sólo se ha desplazado, mantener una buena higiene oral y seguir las indicaciones profesionales resulta clave para evitar complicaciones.

En el caso de los dientes de leche, la prudencia es fundamental y el control y seguimiento del dentista es necesario: un tratamiento inadecuado puede dañar a la pieza definitiva que se está formando debajo. Por eso, las familias deben recibir información clara sobre la evolución del traumatismo y sobre las posibles señales de alarma.

En cualquier caso, nunca se debe reimplantar un diente de leche, ya que puede dañar al definitivo.

La avulsión dental: una auténtica urgencia

La situación más grave se produce cuando un diente permanente sale completamente de su sitio tras un golpe.

Esto se llama avulsión y constituye una verdadera emergencia. El pronóstico depende casi por completo de lo que se haga en los primeros minutos. Estos son los siguientes pasos a seguir en caso de que ocurra:

  1. Mantener la calma.

  2. Localizar el diente y cogerlo solo por la corona, nunca por la raíz.

  3. Si está sucio, enjuagarlo suavemente con leche, suero o saliva.

  4. Intentar recolocarlo (familiar o persona responsable) inmediatamente en su sitio, si es posible.

  5. Si no se puede reimplantar, colocarlo cuanto antes en un recipiente con leche, suero o saliva en un bote (nunca en la propia boca).

  6. Acudir de inmediato al dentista o a un servicio de urgencias.

Y aunque no todos los dientes reimplantados sobreviven a largo plazo, siempre es mejor intentarlo, ya que no hacerlo es una decisión irreversible.

No obstante, existen situaciones en las que la reimplantación no está indicada, como infecciones en la boca, cuando no hay cooperación de un paciente o si este presenta enfermedades médicas graves, entre otras que deben valorarse profesionalmente.




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El seguimiento también importa

Después de un traumatismo dental, los problemas no siempre aparecen de inmediato. Por eso, el seguimiento por parte del dentista es fundamental. Cambios de color, movilidad, dolor o signos de infección deben revisarse cuanto antes.

Durante la recuperación conviene seguir una dieta blanda durante varios días para evitar fuerzas intensas, y así conseguir la estabilización del diente. También se recomienda evitar deportes de contacto y extremar la higiene oral. Es aconsejable el uso de antisépticos como enjuagues de clorhexidina al 0.2 %. Como el niño preescolar podría ingerir el colutorio, se recomienda su aplicación tópica con ayuda de un bastoncillo de algodón, después de cada comida y durante 7 días.

En cuanto a la prevención, el uso de protectores bucales en deportes de contacto reduce de forma significativa el riesgo de traumatismos dentales. Sin embargo, su utilización sigue siendo baja.

Informar a familias, entrenadores y profesores es una medida sencilla y eficaz para evitar lesiones que pueden acompañar al niño durante toda su vida.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Primeros auxilios dentales: cómo salvar un diente tras un golpe – https://theconversation.com/primeros-auxilios-dentales-como-salvar-un-diente-tras-un-golpe-275354

La pérdida auditiva, una condición común presente en muchas enfermedades raras

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Silvia Murillo Cuesta, Investigadora, Instituto de Investigaciones Biomédicas Alberto Sols (IIBM – UAM – CSIC)

La hipoacusia (del griego hypo- (ὑπο‑), deficiencia; y akousis (ἀκοῦσις), que significa oír, escuchar) se define como la disminución de la sensibilidad auditiva y dificultad para detectar el sonido. La pérdida de nuestra capacidad para oír tiene un gran impacto en la calidad de vida. Y dependiendo de la edad de aparición y de su gravedad, puede dificultar la adquisición del lenguaje y la comunicación oral, el aprendizaje, el desarrollo profesional y las relaciones sociales.

Películas como The Silent Child o Sound of metal, reflejan con crudeza el aislamiento que experimentan las personas cuando pierden la capacidad auditiva y la posibilidad de comunicarse. Además de visibilizar esta condición, estas obras nos permiten ponernos en la piel de una persona con pérdida auditiva.

Según la Organización Mundial de la Salud, el 6 % de la población mundial (unos 480 millones de personas) tiene discapacidad auditiva cifra que aumentará al 10 % en 2050. Paradójicamente, muchas formas de hipoacusia hereditaria son consideradas enfermedades raras debido su baja frecuencia en la población. ¿Cómo es esto posible?

Un mismo problema, diferentes orígenes

La razón es que la pérdida auditiva es una condición de origen multifactorial, incluyendo causas genéticas (mutaciones en genes relevantes para la audición) y una gran variedad de factores ambientales (exposición a ruido, tóxicos, agentes infecciosos…), así como de estilo de vida (deficiencias nutricionales, tabaquismo), que pueden dañar el oído. Es esta interacción entre nuestro genoma y el ambiente al que estamos expuestos (llamado exposoma) la que determina el deterioro de la función auditiva, como demuestran estudios realizados en gemelos homocigóticos.




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Cada día nace en España un niño con pérdida auditiva y en el 6 0% de los casos, la hipoacusia es de origen genético. Generalmente suelen ser sorderas aisladas, sin otros síntomas (no sindrómica) y están producidas por mutaciones en un solo gen (monogénicas), con herencia autosómica recesiva. Es decir, que los padres son portadores no sordos y los hijos que reciben la mutación de ambos progenitores son los que manifestarán la hipoacusia.

A día de hoy se conocen numerosas mutaciones en unos 120 genes distintos causantes de hipoacusias no sindrómicas. A excepción de la producida por mutaciones en el gen GJB2 (que codifica la conexina 26), la prevalencia de cada una de ellas en la población es muy baja y, por ello, se consideran enfermedades raras.

En ocasiones, la hipoacusia congénita va acompañada de otros síntomas como déficit visual, insuficiencia renal o alteraciones en la pigmentación. Estas hipoacusias sindrómicas son generalmente también monogénicas y, aunque no existen datos precisos, se sabe que existen varios centenares de síndromes raros con pérdida auditiva, destacando los síndromes de Usher, Waanderburg, Alport, Pendred y Branquio-Oto-Renal (BOR), entre otros.

En estos casos, la sordera puede pasar desapercibida o estar desatendida en favor de otros síntomas más graves que ponen en riesgo la vida de la persona. Por eso el diagnóstico genético resulta crucial para determinar la causa de la pérdida auditiva y poder proporcionar el adecuado asesoramiento a las familias. Además, es importante instaurar un tratamiento precoz con el objetivo facilitar la adquisición del lenguaje durante los primeros dos años de vida.

¿Existe un tratamiento para la hipoacusia?

Por desgracia, a día de hoy no contamos con terapias curativas que restauren la estructura y la función normal del oído. La razón fundamental es que las células ciliadas –esto es, las encargadas de transformar el sonido en una señal nerviosa– no tienen capacidad regenerativa y se pierden de manera irreversible tras el daño.

Las terapias en investigación incluyen pequeñas moléculas para bloquear los procesos que conducen a la pérdida de las células ciliadas, como el estrés oxidativo, la inflamación o la muerte celular programada. También se exploran terapias regenerativas y con células madre que tratan de renovar las células ciliadas perdidas estimulando procesos similares a los que se producen durante el desarrollo embrionario. La terapia génica, dirigida a silenciar genes con mutaciones para que no den lugar a una proteína errónea, así como a corregir dichas mutaciones causantes de hipoacusia, han experimentado un auge en la última década gracias al desarrollo de la tecnología del ARN de interferencia y de edición CRISPR, y ya se han conseguido algunos éxitos. El más reciente se produjo 2024, en niños con hipoacusia profunda por mutaciones en el gen de la Otoferlina.

Aunque algunos de estos tratamientos están siendo evaluados en ensayos clínicos, todavía no han sido autorizados para su uso extendido. La única opción disponible actualmente para las personas con pérdida auditiva moderada o grave pasa por el uso de dispositivos electrónicos como las prótesis auditivas (audífonos) y los implantes cocleares. De ahí la importancia del cuidado de la audición a lo largo de toda la vida, desde el periodo prenatal hasta la edad avanzada.

Implementar medidas de salud pública como la inmunización y las buenas prácticas de atención materno-infantil, el cribado universal de hipoacusias, el diagnóstico y asesoramiento genético, los programas de protección frente al ruido en el ámbito laboral y en entornos recreativos o el uso racional de medicamentos para prevenir la ototoxicidad son imprescindibles para reducir el impacto de la pérdida auditiva.

The Conversation

Los contenidos de esta publicación y las opiniones expresadas son exclusivamente las del autor.
Silvia Murillo es investigadora contratada del CIBER de enfermedades raras (CIBERER-ISCIII) y recibe fondos del CIBERER y del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades que ayudan a financiar sus investigaciones sobre este tema.

ref. La pérdida auditiva, una condición común presente en muchas enfermedades raras – https://theconversation.com/la-perdida-auditiva-una-condicion-comun-presente-en-muchas-enfermedades-raras-277164

La proteína del guisante y el último misterio de Mendel: ciencia para comer mejor

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

Peredniankina/Shutterstock

En algún momento de la década de 1860, en el huerto de un monasterio, un fraile agustino llamado Gregor Mendel se dedicó a hacer algo que hoy suena casi imposible: cruzar plantas una y otra vez, anotar resultados y contar. No buscaba el “ADN” (ese concepto ni existía), pero sí intentaba encontrar la respuesta a un interrogante enorme: ¿cómo se transmiten los rasgos de una generación a la siguiente?

Su modelo de trabajo fue el guisante de jardín. Observó siete rasgos (como son la forma y color de semillas y vainas) y, tras cruzar unas 28 000 plantas, propuso que las características heredadas dependían de factores discretos que se combinaban de manera predecible. Aquella idea, que hoy resumimos como herencia mendeliana (dominante/recesiva), se convirtió en uno de los relatos fundacionales de la biología moderna.

Lo curioso es que, pese a que la genética ha avanzado a pasos agigantados, la historia de Mendel guardaba una ironía: durante más de 160 años, la ciencia seguía sin poder señalar con total precisión qué genes explicaban tres de esos siete rasgos clásicos en el guisante.

Un alimento humilde que se volvió estratégico

¿Por qué debería importarnos hoy un “misterio” de guisantes? Porque este vegetal no vive solo en los libros de texto. Vive, sobre todo, en la despensa.

En términos de nutrición, las legumbres (incluido el guisante) tienen una presencia estable en muchas culturas por una razón sencilla: aportan proteína vegetal y suelen acompañarse de fibra, lo que las vuelve útiles en dietas que buscan saciedad, variedad y un perfil más equilibrado. Además, en un mundo que intenta reducir el impacto ambiental de lo que come, las proteínas vegetales han ganado protagonismo como complemento –no necesariamente sustituto total– de la proteína animal.

El guisante ha pasado de ser “actor secundario” a ocupar un lugar central. Su proteína se ha convertido en un ingrediente habitual en productos enriquecidos y en alternativas vegetales.

Cuando un cultivo se vuelve estratégico para la alimentación, una pregunta se vuelve inevitable: ¿podemos perfeccionarlo más rápido y mejor? Mejorarlo, aquí, significa aumentar rendimiento, resistir enfermedades, adaptarse a climas cambiantes, mantener calidad… y, potencialmente, optimizar características relacionadas con su valor alimentario.

Y es precisamente ahí donde la historia de Mendel vuelve a entrar por la puerta grande.

El salto del siglo XXI: de contar vainas a leer genomas

El “cierre” del misterio no llegó con más cruces a mano alzada, sino con una revolución tecnológica: la genómica. Un hito clave fue la publicación, en 2019, de un genoma de referencia del guisante, es decir, una especie de “texto base” del ADN contra el que se comparan otros genomas. Con ese mapa, un equipo de investigadores decidió en 2025 retomar la pregunta que llevaba más de un siglo y medio sin respuesta completa.

La investigación plantea, explícitamente, que puede abrir una “nueva era” en los estudios genómicos del guisante. El equipo pensó que la secuenciación y las herramientas computacionales habían avanzado lo suficiente como para abordar “los tres genes finales”.




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Los científicos apostaron por lo que define a la ciencia actual: muchos datos y mucha diversidad. Usando una colección que alberga más de 3 500 variantes de guisante, el grupo secuenció en profundidad casi 700 genomas. En genética, cuantas más variantes comparas, más fácil es encontrar patrones sólidos.

155 millones de “letras” distintas como pistas

Para entender por qué este enfoque funciona, basta una idea sencilla. Entre un guisante y otro puede cambiar una letra del ADN. A esos cambios mínimos se les llama SNP (variantes de una sola letra). En el estudio aparecieron alrededor de 155 millones de SNP al comparar los genomas con el de referencia.

Teniendo esa cantidad de diferencias, se puede aplicar una estrategia estadística muy útil: los estudios de asociación del genoma completo (GWAS). Es como pasar un “escáner” por el ADN para ver qué cambios aparecen una y otra vez en plantas que comparten un mismo rasgo. El equipo combinó GWAS con métodos de mejora selectiva para llegar a los genes responsables.

Y ahí llegó el momento que conecta el huerto de Mendel con el laboratorio moderno: por fin se identificaron los genes detrás de los tres rasgos que faltaban.

Los tres rasgos “perdidos” de Mendel, por fin explicados

Los resultados son un ejemplo perfecto de cómo una característica visible puede explicarse con un mecanismo biológico concreto:

  • Color de la vaina (verde o amarilla). Se relaciona con un gen que interrumpe la biosíntesis de clorofila, lo que conduce a vainas verdes o amarillas.

  • Forma de la vaina. Identificaron dos genes que probablemente influyen en la forma al alterar el engrosamiento de la pared celular de la planta.

  • Disposición de las flores (ramificadas o en racimos). Detectaron una deleción (un fragmento ausente) en otro gen, capaz de cambiar la ramificación o el agrupamiento floral mediante un proceso llamado fasciación.

Son detalles botánicos, sí, pero tienen una lectura más amplia, ya que cuando entiendes el mecanismo, no solo “nombras” un gen: también ganas una herramienta para la mejora vegetal.

¿Qué tiene que ver esto con la nutrición del futuro?

El estudio no se limita a resolver una curiosidad histórica. Además de los tres rasgos de Mendel, el equipo analizó 72 rasgos agrícolas y dejó los datos disponibles públicamente, con la idea de que otros investigadores los usen para crear guisantes más productivos y útiles. Los expertos tienen interés por genes asociados con el tamaño de vaina, el rendimiento de la planta y el contenido proteico de la semilla, además de genes vinculados con resistencia a enfermedades, algo crucial para la estabilidad de cualquier cultivo.

Entender el contenido proteico ayuda a seleccionar variedades mejor adaptadas a usos alimentarios, ya que una mayor resistencia reduce pérdidas y vulnerabilidad del sistema que nos abastece. Y cuando un ingrediente como la proteína de guisante está creciendo tan rápido, ese conocimiento deja de ser académico para convertirse en infraestructura: la que sostiene, por ejemplo, nuevos productos, cambios de hábitos y estrategias de salud pública.

El detalle humano: seis años para cerrar un capítulo de 160 años

Por último, hay que recordar que este tipo de avances no suelen ser un “golpe de suerte”. Integrar métodos, datos y confirmaciones llevó seis años, y el equipo subraya que solo fue posible por su carácter interdisciplinar y colaborativo.

Al final, la escena es bonita por contraste: Mendel, con su cuaderno y su huerto; y, 160 años después, un grupo que cruza botánica, estadística y computación para poner nombre a los genes que faltaban.

A veces, los alimentos más modestos, como el guisante, son los que mejor conectan historia, salud y futuro. Y nos recuerdan que la innovación, muchas veces, consiste en mirar con herramientas nuevas aquello que creíamos ya conocido.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La proteína del guisante y el último misterio de Mendel: ciencia para comer mejor – https://theconversation.com/la-proteina-del-guisante-y-el-ultimo-misterio-de-mendel-ciencia-para-comer-mejor-280605

Electric vehicles pass tipping point, breaking the link with oil prices

Source: The Conversation – UK – By Viet Nguyen-Tien, Research Economist, London School of Economics and Political Science

When the Strait of Hormuz first closed in March and oil hit US$120 a barrel, a very old question came back: is this finally the moment electric vehicles take off for good – or just another false start?

EVs have been here before. They surged after the 1973 oil embargo, collapsed when oil fell, and surged again. Each wave died when the external pressure eased.

We think this time is different. In a new discussion paper, we argue that the economic case for electric vehicles is now improving on its own terms. This is because of what has happened to batteries, not because of the oil price. The same evidence, though, shows the transition creates new problems as serious as the ones it solves.

Why this time is different

Battery costs have fallen 93% since 2010. That is the number that changes everything. A pack that cost more than US$1,000 per kilowatt-hour in 2010 cost US$108 by late 2025, driven down by a decade of learning, investment and policy support.

Research on the global battery industry finds that every time cumulative production doubles, costs fall by around 9%. More buyers, more production, lower costs, more buyers.

Unlike the 1970s, this loop does not need an oil crisis to keep spinning. Electric cars have crossed lifetime cost parity with petrol vehicles across much of Europe; in the used-car market they now have the lowest total cost of ownership. Newer models even match petrol cars in estimated lifespan – something early EVs could not claim.

Global sales surpassed 17 million in 2024, one of the fastest technology diffusion processes in the history of transport. Norway is near-fully electrified. And Ethiopia reached around 60% EV sales share in 2024, powered by cheap hydroelectricity – some way ahead of the US, for instance, which sits at around 8%.

An economic platform, not just a better engine

The deeper reason this wave will not fade is not technical – it is economic. An EV is a platform. Its value grows as the network around it grows, just as smartphones became indispensable not because of the hardware but because of everything connected to it.

Every charger built makes the next EV more attractive. Every software update raises the value of every car already on the road. Every recycled battery feeds back into the supply chain that makes the next one cheaper. It’s part of the reason some other technologies like hydrogen fuel cell vehicles have struggled to get off the ground in numbers – the tech exists, but all the other elements aren’t quite there.

One study of 8,000 drivers in Shanghai found that range anxiety – the fear of running out of charge – has a real economic cost due to unnecessarily avoided trips. But that cost is falling sharply, not because batteries improved, but because charging networks expanded.

Making real-time charger availability visible could add 6–8 percentage points to market share by 2030. And because EV charging is far more flexible than other household electricity demand, drivers can shift away from peak hours remarkably easily when the price is right – turning the car into a grid asset, able to store and release electricity when needed. These are economic network effects, not engineering features.

Swapping one dependency for another

Ending oil dependence does not end geopolitical exposure. It relocates it.

In late 2025, China introduced rules requiring government approval for exports containing more than 0.1% rare earths. The leverage that once came from control of oil flows now comes from control of processing capacity and component supply chains.

The minerals at stake – lithium, cobalt, nickel, graphite and neodymium to name but a handful – carry their own geopolitical risks and, as we have written elsewhere, serious human costs in the communities that mine them. This creates a predictable cycle of social contestation that threatens to stall the transition unless the industry commits to responsible, sustainable innovation.

The metal cobalt traditionally helped EVs travel further on the same charge. And when prices spiked, so did research into making batteries with less or even no cobalt. Today, more than half of all EV batteries sold globally are cobalt free.

Four decades of patent data show the same pattern: higher mineral prices consistently redirect research and development toward mineral-saving technologies.

Recovering lithium and cobalt from used batteries is becoming economically viable too, shifting part of the supply chain away from geopolitically exposed extraction sites. In addition, Norway and other countries are looking to exploit new critical mineral resources to diversify supplies.

The transition is real – but not risk-free

The Hormuz crisis is a reminder of what concentrated energy dependence costs. The EV transition does not need it. The learning curve keeps falling, the platform keeps compounding, the economics keep improving. That is what makes this wave different.

What it does not do is eliminate geopolitical risk. Unlike oil, where leverage comes from energy flows, EV supply chains concentrate power at materials, processing capacity, and technological bottlenecks – supply chains that are highly concentrated and carry their own serious risks. Fuel dependence becomes mineral dependence. That dependence is highly concentrated.

Traditional carmaking regions are already absorbing concentrated job losses, and history shows such disruptions leave persistent scars even if the long-term aggregate effects are positive. Yet electric vehicle assembly is proving more labour-intensive in western countries than expected – requiring more workers on the shopfloor, not fewer, at least in the ramp-up phase. Contrast this with China, where massive automation has led to the creation of “dark factories” where there are so few humans, internal lighting isn’t required.

The same regions facing losses could benefit. But the gains and losses do not fall on the same people. That is where the work remains.

The Conversation

Viet Nguyen-Tien receives funding from the ESRC through the Centre for Economic Performance (ES/T014431/1) and the Programme on Innovation and Diffusion (ES/V009478/1), and previously from the Faraday Institution through the ReLiB Project (grant numbers FIRG005 and FIRG006).

Gavin D. J. Harper receives funding from the Faraday Institution (award numbers FIRG027, FIRG057 & FIRG085) ReLiB project website: https://relib.org.uk/

Robert Elliott does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Electric vehicles pass tipping point, breaking the link with oil prices – https://theconversation.com/electric-vehicles-pass-tipping-point-breaking-the-link-with-oil-prices-280655

Eight wonders of the world

Source: The Conversation – UK – By Anna Turns, Senior Environment Editor, The Conversation

This roundup of The Conversation’s environment coverage was first published in our award-winning weekly climate action newsletter, Imagine.

Every scalable solution has to start somewhere small. With a spark of an idea, an anomaly during an experiment or, perhaps, an empty seashell on an Irish beach.

Juan Diego Rodriguez-Blanco at Trinity College Dublin has found a clever use for discarded oyster shells – a byproduct of the shellfish industry. Remarkably, these shells can capture rare earth elements from water and lock them into new minerals. Rare earth elements are an essential ingredient for the green transition – they are used to make high-performance magnets used in wind turbines and electric cars, for example. So capturing these “vitamins of modern industry” by crystallising them into the calcium carbonate of the shell (rather than just sticking or adsorbing to it) is a reliable way to recover these valuable resources for future use.

Of course, this tech is in its infancy but it just goes to show, there are so many hidden surprises within nature that might, on the surface, look like worthless waste.

The Conversation is made up of a dozen English-speaking editions plus various non-English ones, including French, Spanish and Indonesian. One of the most joyful parts of my job is coordinating regular meetings for the environment editors at each edition to share ideas, develop collaborations and support each other.

Together, we cover the planet’s biggest story – the climate crisis. This beat can sometimes feel relentless. But uncovering scientific discoveries, breakthroughs and insights from academics all over the world gives me hope. Here, my global colleagues share some of their favourite – and most promising – stories from recent weeks.

Knowing what actually works

Some climate policies really do make a difference. Now, we know which ones says Lucía Caballero, Environment and Energy Editor at The Conversation Spain.

Governments deploy dozens of different policies simultaneously, such as carbon taxes, renewable energy subsidies and emissions standards, but which ones are the most effective? Evaluating and comparing the results of climate strategies actually presents a major challenge for researchers and policymakers.

After analysing 1,737 climate policies across 40 countries over 32 years, scientists at the universities of Barcelona, Ludwig Maximilian of Munich, Lausanne and Oslo, have identified 28 measures that consistently reduce emissions. Their discovery will enable governments to focus on really effective strategies and avoid wasting resources, making climate action more successful.




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Which climate policies actually make a difference? Our new analysis has the answer


Securing water supplies

In the western US, seven states rely on water from the mighty Colorado River, but a long-running drought and rising water demand have left reservoirs near record lows and cities’ water supplies at risk. Cities have been scrambling to lower their water use and finding creative solutions to encourage residents to make cuts, from low-flow shower heads to tearing out lawns and replacing them with xeriscaping (an approach to gardening and landscaping that reduces the need for irrigation). Las Vegas, a fast-growing city in the desert, has cut its per-capita water use by nearly 60% in the past two decades with steps like those. But as temperatures rise and the snowpack that feeds the river diminishes, we’ve wondered, can conservation alone be enough?

Environmental scientists Renee Obringer of Penn State and Dave White of Arizona State University recently ran computer models to understand what three cities – Las Vegas, Phoenix and Denver – will face in the future and how each city’s climate solutions for a dwindling water supply will hold up.

Stacy Morford, Senior Environment, Climate and Energy Editor at The Conversation US, says these results are eye-opening. This research suggests the region needs to start thinking beyond just conservation to much bigger solutions, the kind that Obringer and White describe that take years to build.

Anna Weekes, Environment and Energy Editor at The Conversation Africa, particularly loved a story highlighting another innovative way to tackle drying up water supplies. This time in South Africa’s dry Karoo desert.

Groundwater pumped from boreholes is the only water supply for many small towns. But as the climate warms and rain falls later in the year, aquifers aren’t replenishing enough to meet the demand for water. Surina Esterhuyse, Fanus Fourie and Danita Hohne are hydrologists and groundwater scientists who’ve designed and built low-cost aquifer recharge systems, drilling infiltration boreholes through hardened clay in dry river beds so that when it finally rains, the war goes straight into the aquifer instead of flowing away across the surface.

In the rural Karoo towns of Carnarvon, Vanwyksvlei, Williston, Sutherland and Calvinia, these recharge systems have been a huge success. They’re affordable and easy to implement at a small scale and offer a practical, scalable way to strengthen drought resilience and secure water supplies for vulnerable communities.

Buds, butterflies and bees

Gabrielle Maréchaux, Environment and Energy Journalist at The Conversation France loves a story about a free smartphone app called PlantNet. This “shazam” for plants, which is available on both iOS and Android, covers 85,000 species out of an estimated 400,000.

It’s popular among hikers and botanical enthusiasts. But what’s less well known is that it was developed by scientists and also helps with research by tracking abundance and locations of particular flowers, fruit, twigs and bark. It’s also a vital tool for monitoring the spread of invasive or “alien” non-native species that can disrupt ecosystems.

Meanwhile, butterflies, with their captivating patterns and colours, don’t always receive the attention they deserve, according to Ibrahim Daair, Environment and Energy Editor at The Conversation Canada. They are a fundamental part of global ecosystems, but insects have been declining at alarming rates in many places. Now, a group of researchers is working on developing a global butterfly index to track how environmental changes are affecting butterflies worldwide. They assembled a dataset of 45,000 population trends for over 1,000 butterfly species to help guide conservation and better understand the scale of the biodiversity crisis.


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In 2015, a mining dam in Mariana, in Minas Gerais state, collapsed and released about 55 million cubic meters of toxic waste – crushed rock, water and chemicals left after extracting iron – sending a massive, polluted mudflow downstream. At the time, it was the largest human-made environmental disaster in Brazil. After observing the devastated landscape, Sandra Moura, a professor at the Federal University of Ouro Preto, discovered a plant capable of accelerating the recovery process in the areas affected by the disaster.

But simply recovering the landscapes was not enough, and the professor decided to create a project to assist the affected communities by using beekeeping as a reforestation and income-generating strategy.

This story is featured in one of the episodes of the podcast Voices from the South produced by The Conversation Brazil, about solutions to the environmental problems facing Brazil and Australia.

While visiting the project’s apiary, Luciana Julião, Journalist and Audiovisual Producer at The Conversation Brazil, met incredible people, all with very diverse specialisms, who are working together in the search for possible ways to save the planet.

The coolest library on Earth

And finally, Sarah Sermondadaz, Head of Environment and Energy at The Conversation France, loved learning about first ice core library in Antarctica, designed to preserve humanity’s “climate memory”. With an average temperature of -50°C, Antarctica’s first-ever 100% natural sanctuary protects endangered ice cores from global warming. On January 14 2026, the coolest library on Earth was inaugurated at the Concordia station, Antarctica. Samples from glaciers rescued worldwide are now beginning to be stored there for safekeeping.

The Conversation

ref. Eight wonders of the world – https://theconversation.com/eight-wonders-of-the-world-279159

Limited scrutiny of party claims in early Welsh election coverage – new analysis

Source: The Conversation – UK – By Stephen Cushion, Professor, Cardiff School of Journalism, Media and Culture, Cardiff University

With the Senedd (Welsh parliament) election campaign now under way, voters in Wales are beginning to see more political coverage across television, online and social media. Broadcasters have reported on manifesto launches and party messaging.

But how far is this coverage helping voters understand what the parties are actually proposing? And how much of it is being properly scrutinised?

After the first official week of the campaign, our new analysis suggests that while broadcasters are reporting party activity, they are offering limited scrutiny of the pledges and promises being made. That matters because news media play a central role in holding politicians to account and helping voters judge the credibility of competing claims.

We analysed all election news items across major broadcasters’ TV, online and social media output between April 8 and 14. This included Welsh coverage from the BBC and ITV, alongside their UK-wide output, as well as Channel 4 and Sky News.

Broadcasters have also produced special election programming in English and Welsh, from the public asking politicians questions in live TV debates, to exploring issues in depth through podcasts, or party leaders being interrogated at length.

Our focus, however, was on day-to-day news reporting, including UK-wide media, which most people rely on in Wales to understand what is happening in the world.

Covering policies not scrutinising them

Of the 60 news items examined across TV, online and social media posts so far, just over three-quarters covered party policy or claims. Of these policy items, nearly half featured no scrutiny. A quarter featured substantial scrutiny. And a further third featured brief scrutiny.

Broadcasters are committed to holding parties to account. As the BBC stated at the start of the elections across the UK: “It is an important part of our role during elections to check and challenge where the parties are making claims that don’t stand up to scrutiny.”

The BBC’s fact-checking service, Verify, could play a greater role in testing party claims, but it has yet to feature prominently in coverage of the Senedd campaign. Channel 4, by contrast, has stood out for going beyond reporting campaign activity to interrogate the credibility of what parties are saying.

More commonly, news items present parties arguing with one another, without independent assessment of their competing claims. In some cases, broadcasters simply set out multiple positions side by side, leaving viewers to make sense of them without any journalistic scrutiny.

This might be explained by rules on impartiality. These require broadcasters to reflect up to six parties vying for power at the Senedd and perhaps limit space for further questioning. But in covering so many parties within a single news item, the breadth of perspectives can undermine the depth of analysis.

Informing voters or amplifying noise?

Broadcasters have also sought to engage voters through vox pops, which are brief interviews with members of the public. So far, members of the public (25) have appeared two and a half times more often than politicians (10) in election coverage.

Vox pops can provide more colour and human-interest than just listening to party politicians. They can also offer revealing insights into people’s real life concerns and anxieties. But the focus of people’s opinions have largely centred on the campaign, the personalities involved, or about apathy and cynicism towards the Senedd and politics more generally.

At times, vox pops have also reinforced a “horse race” narrative, asking people how they intend to vote rather than what they think about specific issues. While this may appear engaging, it offers limited insight and risks misrepresenting wider public opinion.

As Welsh politics expert, Laura McAllister, argued: “At best, [vox pops are] pointlessly reductionist and a waste of limited political air time; at worst… misleading and potentially distorting”.




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Although such interviews with the public often suggest disengagement, they should not be taken as representative. With the possibility of political change, turnout in this election could in fact be higher than at any point since devolution began 27 years ago.

Rather than emphasising perceived disengagement, news coverage could do more to focus on the issues facing the next Welsh government and to scrutinise party policy positions. This would help improve public understanding of what is at stake.

Our pre-election survey of people in Wales found widespread confusion about the responsibilities of the Welsh and Westminster governments, alongside low awareness of party leaders. Recent focus groups conducted in south Wales by More in Common, a thinktank focused on public opinion and social divisions, found that many voters lacked detailed knowledge of party policies. They often expressed only a general sense that Wales needs political change.

Our own focus groups, conducted in February with people in Wales, showed a clear appetite for more policy-focused reporting over campaign coverage.

The lack of policy scrutiny in the first week of the campaign is perhaps understandable. After all, manifestos have just been published leaving journalists limited time to analyse them. But as clearer campaign narratives emerge and more political promises are made, journalists will have time to question parties and, where necessary, challenge any false, misleading or dubious claims.

With several weeks left of the campaign, broadcasters still have plenty of opportunities to hold parties to account and help people make an informed decision at the ballot box.

The Conversation

Stephen Cushion has received funding from the BBC Trust, Ofcom, AHRC, BA, ESRC and Welsh Government.

Keighley Perkins receives funding from the AHRC for research into broadcasters’ impartiality.

Maxwell Modell receives funding from the AHRC for research into broadcasters’ impartiality.

ref. Limited scrutiny of party claims in early Welsh election coverage – new analysis – https://theconversation.com/limited-scrutiny-of-party-claims-in-early-welsh-election-coverage-new-analysis-280650