Les professionnels de la santé ne sont pas à l’abri des préjugés envers les personnes handicapées

Source: The Conversation – in French – By Matthieu P. Boisgontier, Professor, Faculty of Health Sciences, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

Puisque les attitudes des praticiens de santé peuvent influencer les soins prodigués aux personnes en situation de handicap, intensifier les efforts pour améliorer ces attitudes devrait être une priorité des institutions de formation et des politiques de santé. (Shutterstock)

Nous avons tous des biais, qu’ils soient positifs ou négatifs, lorsque nous analysons les situations et les personnes qui nous entourent.

Par exemple, on peut spontanément penser, à tort, qu’une personne qui parle avec un accent est moins compétente, que les garçons sont naturellement meilleurs en mathématiques, ou encore qu’une personne avec un handicap physique a forcément des difficultés intellectuelles et qu’elle ne peut donc pas occuper un poste à responsabilités.

Qu’on le veuille ou non, ces biais psychologiques, aussi appelés attitudes, sont incrustés dans notre cerveau et influencent tant nos décisions que nos comportements au quotidien.

Les cliniciens ne sont pas à l’abri d’attitudes défavorables, notamment à l’égard de leurs patients.

Chercheur en neuropsychologie de la santé à l’Université d’Ottawa, je propose d’apporter un éclairage sur deux études que j’ai menées sur les attitudes envers les personnes en situation de handicap.

Testez vos propres biais en quelques clics !

Mes deux études se basent sur les données de participants répartis en trois grands groupes professionnels : les cliniciens (médecins, physiothérapeutes, ergothérapeutes, infirmiers), les assistants en réadaptation (notamment les aides-ergothérapeutes et aides-physiothérapeutes) et les personnes exerçant d’autres professions, pas forcément en relation avec la santé.

Ces données ont été recueillies pendant 19 ans sur le site Implicit Project, qui offre à n’importe qui, n’importe où dans le monde, la possibilité de tester gratuitement et anonymement ses attitudes dans différents domaines, tels que l’origine ethnique, la religion, le poids, la sexualité et le handicap.

Personnes handicapées ou personnes en situation de handicap ?

Avant de présenter mes deux études plus en détail, je dois préciser que mon choix de mots pour parler du handicap n’est pas dû au hasard.

L’expression « personne en situation de handicap » est parfois privilégiée, car elle met l’accent sur la personne plutôt que sur le handicap. À l’inverse, l’expression « personne handicapée » peut être perçue comme une réduction de la personne à son handicap.

Cependant, des recherches récentes montrent que l’utilisation du terme « personne en situation de handicap » ne réduit pas toujours les préjugés, et pourrait même renforcer la distance ou la condescendance.

De plus, imposer un seul type de langage pourrait occulter les préférences de chacun.

L’Association américaine de psychologie conclut que les deux formulations sont légitimes, tant qu’elles sont utilisées avec bienveillance et qu’elles respectent les préférences des personnes concernées.

Attitudes implicites et attitudes explicites

La première étude, publiée dans Physiotherapy Canada, se base sur les données de plus de 660 000 participants.

Elle a permis de caractériser l’évolution des attitudes envers deux types de handicaps : le handicap général, incluant la cécité par exemple (données récoltées de 2006 à 2021), et le handicap physique (données récoltées de 2022 à 2024).

L’étude teste aussi deux types d’attitudes : les attitudes explicites, qui peuvent être formulées consciemment en répondant à des questionnaires (par exemple : « je préfère les personnes qui ne sont pas en situation de handicap aux personnes handicapées »), et les attitudes implicites (ou automatiques), qui sont souvent inconscientes.

Le test d’association implicite, qui est notamment utilisé sur le site Implicit Project, permet d’évaluer ces attitudes implicites. Son fonctionnement est simple. Les participants doivent classer le plus rapidement possible et sans se tromper des mots et des images en associant, par exemple, des concepts de « bon » ou « mauvais » à des images illustrant le handicap ou l’absence de handicap.

Il importe cependant de noter que ce test n’est pas sans limites. En effet, son association avec les comportements réels est faible, ce qui pousse certains chercheurs à recommander l’ajout de mesures physiologiques des attitudes, comme l’activité cérébrale, ainsi que d’entretiens qui permettent de mieux comprendre les perceptions et les expériences des individus.

Un discours qui évolue, des automatismes qui persistent

Les résultats montrent que les attitudes explicites – soit celles qui sont déclarées par les participants – à l’égard des personnes handicapées sont devenues moins défavorables au fil des années.

Cependant, les attitudes implicites (inconscientes) sont restées relativement stables et défavorables.

En effet, pendant la période de l’étude, la population générale, incluant les cliniciens, semble avoir plus de difficulté à associer des images illustrant le handicap à des mots positifs qu’à des mots négatifs, en comparaison à des images illustrant l’absence de handicap.

Ces attitudes défavorables sont particulièrement marquées lorsqu’il s’agit de handicap physique, tel que représenté par des personnes en fauteuil roulant ou des personnes qui utilisent des béquilles ou une canne.

En comparaison, les attitudes semblaient légèrement moins négatives envers des formes de handicap plus générales, incluant par exemple des personnes aveugles et malvoyantes.

Les professionnels de la santé pas épargnés

La seconde étude, publiée dans European Rehabilitation Journal, s’est concentrée sur les données des années 2022 à 2024 portant uniquement sur le handicap physique et incluant plus de 210 000 personnes.

Les résultats renforcent l’idée d’une préférence implicite et explicite de l’ensemble de la population pour les personnes sans handicap, tout en montrant que les cliniciens ne sont pas mieux prédisposés que les autres professions.

Il semble donc que la profession ait peu d’effets sur les attitudes envers les personnes handicapées.

Cependant, d’autres facteurs ont émergé des analyses. D’une part, les hommes ont des attitudes plus défavorables envers les personnes handicapées que les femmes. D’autre part, les participants ayant une expérience personnelle du handicap, comme avoir des amis, des connaissances ou des membres de la famille handicapés, ou qui sont eux-mêmes handicapés, ont des attitudes plus favorables envers les personnes handicapées.

Un impact sur les soins de santé ?

La présence et la stabilité d’attitudes implicites défavorables chez les cliniciens soulèvent des questions quant à leur possible impact sur les soins prodigués aux patients.

En particulier, la première étude a montré que les attitudes étaient plus défavorables envers les personnes en situation de handicap physique qu’envers les personnes ayant d’autres types de handicaps, comme la cécité, potentiellement parce que ces derniers sont moins évidents.

Est-ce que cette différence d’attitudes pourrait rendre leur prise en charge moins équitable ? Ce n’est pas impossible. En effet, les attitudes, en plus de prédire les comportements futurs, influencent la prise de décision dans des contextes professionnels.

Par exemple, un clinicien ayant un biais implicite défavorable pourrait, sans s’en rendre compte, consacrer moins de temps à un patient en fauteuil roulant, douter de sa capacité à suivre un traitement, ou encore orienter ce patient vers des options moins ambitieuses de réadaptation.

De même, il pourrait accorder plus de crédibilité aux plaintes ou objectifs de santé d’un patient non handicapé qu’à ceux d’un patient ayant une limitation physique visible. Ces décisions, bien qu’anodines en apparence, peuvent en s’accumulant aboutir à des inégalités d’accès, de qualité ou d’expérience des soins.

professionnelle de la santé avec un patient en chaise roulante dans un corridor d’hôpital
Un clinicien ayant un biais implicite défavorable pourrait par exemple, sans s’en rendre compte, consacrer moins de temps à un patient en fauteuil roulant, douter de sa capacité à suivre un traitement, ou encore orienter ce patient vers des options moins ambitieuses de réadaptation.
(Shutterstock)

Le poids du capacitisme

Ces résultats illustrent la tendance de nos sociétés à considérer une personne handicapée comme intrinsèquement moins capable ou moins importante que les personnes qui ne sont pas en situation de handicap.

Cette dévalorisation des personnes en situation de handicap s’appelle le « capacitisme ». Tout comme le racisme, le sexisme et l’âgisme, le capacitisme ostracise une partie de la société en réduisant, consciemment ou inconsciemment, leurs opportunités de participer à la vie de leurs collectivités.

Historiquement, le handicap a longtemps été perçu comme une anomalie à corriger pour correspondre aux normes de la société.

Si de nos jours, les modèles de référence ont dépassé cette vision réductrice du handicap, mes résultats suggèrent que le capacitisme continue d’imprégner notre société, de façon systémique et culturelle, influençant jusqu’à nos professionnels de la santé.

Comment réduire ces biais ?

Même si nos attitudes déclarées envers les personnes en situation de handicap se sont améliorées au fil des années, nos préjugés inconscients persistent.

Ce constat souligne l’importance de mettre en place des stratégies éducatives plus efficaces.

Les interventions les plus prometteuses sont celles qui vont au-delà de la simple transmission d’informations en ajoutant des rencontres et des expériences, directes ou indirectes, avec des personnes handicapées. Cette exposition favorise l’empathie.

Pour déconstruire les stéréotypes de façon durable, il faut multiplier ces occasions de côtoyer des personnes handicapées.

Puisque les attitudes des praticiens de santé peuvent influencer les soins prodigués aux personnes en situation de handicap, intensifier les efforts pour améliorer ces attitudes devrait être une priorité des institutions de formation et des politiques de santé.

À une époque où les idéaux d’équité sont à la fois en progrès et en danger, la lutte contre ces tendances psychologiques défavorables aux personnes handicapées est non seulement essentielle pour améliorer leurs soins, mais aussi une priorité éthique pour la société que nous voulons construire pour notre futur.

La Conversation Canada

Dr. Matthieu P. Boisgontier est professeur à la Faculté des sciences de la santé et directeur de l’Ecole des sciences de la réadaptation de l’Université d’Ottawa, au Canada. Il est chercheur senior à l’Institut du Savoir Monfort et au Bruyère Health Research Institute d’Ottawa. Il est le manager principal de Peer Community In (PCI) Health & Movement Sciences. Il est également rédacteur en chef du journal Communications in Kinesiology et membre de la Society for Transparency, Openness, and Replication in Kinesiology (STORK).

ref. Les professionnels de la santé ne sont pas à l’abri des préjugés envers les personnes handicapées – https://theconversation.com/les-professionnels-de-la-sante-ne-sont-pas-a-labri-des-prejuges-envers-les-personnes-handicapees-252847

Seguimos sin invertir lo suficiente en prevención de incendios

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Víctor Resco de Dios, Catedrático de Ingeniería Forestal y Cambio Global, Universitat de Lleida

Los incendios forestales han vuelto, un estío más, a copar los titulares informativos en España con un importante número de focos en las comunidades de Galicia, Castilla y León y Extremadura.

Tal vez el fuego pueda parecer la consecuencia inexorable de vivir en entornos mediterráneos o atlánticos, que son zonas con mucha vegetación y una larga sequía estival. Pero ¿es esto realmente así? ¿Podríamos haber evitado por lo menos parte del daño que están infligiendo las llamas?

Extinción vs. prevención

La respuesta al problema de los incendios forestales se ha centrado en fortalecer la extinción, pero responder a un problema no es lo mismo que solucionarlo. Responder es hacer algo, cualquier cosa, independientemente de su efectividad o eficacia. Solucionar un problema, sin embargo, implica abordar las causas estructurales con el fin de evitar aquellos daños que sean evitables y de aprovechar las oportunidades que nos pueda brindar la eventualidad.

Aumentar los recursos para la extinción es una medida populista, que goza de aceptación popular, pero que no soluciona el problema. Algunas estimaciones indican que el 75 % de las descargas aéreas, por poner un ejemplo, son inútiles.

¿Cómo solucionamos el problema, entonces? La clave yace en pasar de apagar incendios a gestionar el fuego.

¿En qué consiste gestionar el fuego?

Para entender cómo gestionar el fuego, debemos antes comprender su papel ecológico y social. El fuego, junto con los herbívoros y algunos microbios, se encarga de reciclar la biomasa en los ecosistemas. Esto es, las plantas crecen continuamente, pero la biomasa no se acumula indefinidamente porque los incendios la queman, las herbívoros la comen y los microbios la descomponen.

Muchos de nuestros ecosistemas tienen ahora una carga de biomasa que ya no es natural. Tras el abandono rural, la actividad de los herbívoros ha pasado a ser anecdótica, dejando a los incendios como el principal encargado de reciclar ese exceso de biomasa. Los incendios actuales son particularmente voraces porque se encuentran con unas acumulaciones de combustible exageradas.




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Gestionar el fuego, por tanto, no quiere decir únicamente apagar las llamas tan pronto como salta la primera chispa. Gestionar el fuego consiste, ante todo, en gestionar ese exceso de biomasa, de manera que entendamos el papel ecosistémico del fuego y que lo aprovechemos a nuestro favor.

En algunos casos, la gestión del fuego implicará que podamos dejar que algunos incendios ardan, siempre que se pueda garantizar la seguridad. También debemos introducir el fuego a través de quemas prescritas, que consumen la biomasa de forma segura para la población, a la par que contribuyen al reciclaje de nutrientes.

Otras medidas incluyen favorecer la ganadería extensiva, que disminuya el combustible, reducir la espesura de los bosques, que se encuentran en los niveles más altos de los últimos 100 000 años, y fortalecer la actividad agrícola.

Los incendios como problema político

Aunque actualmente se llevan a cabo algunas estrategias para la prevención de incendios en España, estas son escasas y no de la magnitud necesaria. Las competencias están actualmente transferidas a las comunidades autónomas.

En contra de lo que se considera tradicionalmente, la principal limitación a la gestión del fuego y a la prevención no es pecuniaria. Desde el Grupo de Refuerzo de Actuaciones Forestales de Bombers de Catalunya han estimado que la extinción cuesta unas 19 000 €/ha, mientras que la prevención se sitúa en los 3 000 €/ha cuando hablamos de claras (cortar árboles) o desbroces, o en los 300 €/ha en el caso de las quemas prescritas.

Tampoco se trata de una limitación científica, ya que los estudios existentes apuntan a cómo abordar el problema. Y desde el punto de vista técnico, ingenieril, también sabemos qué debemos hacer. Se trata, principalmente, de un problema político. Porque para abordar plenamente la gestión del fuego y de los ecosistemas se necesitan políticos valientes.

En la cabeza de muchos legisladores planean ideas románticas sobre la naturaleza, que confunden ecologismo con edenismo. Esto es, se pretende proteger a la naturaleza anulando la intervención humana, o llevándola a su mínima expresión. El caso más acusado lo encontramos en las áreas protegidas, que actualmente se queman de forma desproporcionada.

El fuego en las áreas protegidas

Los incendios en Las Médulas (León) o Tres Cantos (Madrid), por ejemplo, ocurrieron en zonas protegidas. Las estadísticas revelan que estas áreas pueden llegar a arder hasta 17 puntos por encima de lo que les correspondería. Además, la severidad del incendio, o su intensidad, es un 20 % mayor que en los bosques no protegidos y la exposición de la población que vive en estos espacios, o en su periferia, es un 900 % mayor.

Las causas las encontramos en las grandes acumulaciones de biomasa resultantes de la escasa actividad forestal, junto con el bajo número de accesos y factores topográficos y meteorológicos.

Fuera de las áreas protegidas también nos encontramos con problemas serios. El agricultor que pretenda recuperar tierras abandonadas hace unas décadas para su cultivo, por poner un ejemplo, se topará con una legislación que le obligará a realizar una evaluación de impacto ambiental incluso si solo pretende recuperar una hectárea de terreno. Esto supone un coste muy elevado y desincentivará la inversión, y la ley de deforestación que está preparando la Comisión Europea podría agravar aún más la situación.

Recordemos que llamamos hogar a nuestra casa. Hogar viene de hoguera, de estar cerca del fuego, socializando y cocinando. Debemos recuperar la gestión del fuego para vivir tranquilos en nuestros hogares.

The Conversation

Víctor Resco de Dios recibe fondos de de MICINN y la Comisión Europea.

ref. Seguimos sin invertir lo suficiente en prevención de incendios – https://theconversation.com/seguimos-sin-invertir-lo-suficiente-en-prevencion-de-incendios-263155

La adaptación de las ciudades al calor está funcionando, pero puede mejorar con más vegetación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Julián Briz Escribano, Catedrático emérito, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

Calles de la ciudad de Barcelona. FranciscoMarques/Shutterstock

El cambio climático y la creciente urbanización generan problemas que afectan seriamente a los ciudadanos en múltiples dimensiones. En época veraniega inciden de forma especial las olas de calor, con impactos nocivos en la salud, la situación socioeconómica y el medio ambiente. Son fenómenos meteorológicos que implican periodos prolongados de temperaturas anómalamente altas con impactos múltiples y con causas diversas, lo que obliga a adoptar diferentes medidas para su abordaje.

Entre sus impactos socioeconómicos figura la reducción de la productividad laboral, especialmente en sectores como la agricultura y la construcción, que se desarrollan mayormente al aire libre. Además, la disminuición de la producción agraria pueden afectar a la seguridad alimentaria. En el aspecto sanitario, las elevadas temperaturas provocan deshidratación y agudizan enfermedades crónicas, especialmente en grupos vulnerables, como los ancianos. Repercute también negativamente en la salud mental, por el estrés.

En España las olas de calor son un evento extremo demoledor. En 2023, se produjeron más de 8 000 muertes atribuibles al calor saturado, con más de 200 fallecimientos por millón de habitantes y concentrados sobre todo en las regiones de Barcelona (839), Madrid (830) y Valencia (561).

Las olas de calor en España suelen ocurrir especialmente en julio y agosto y su frecuencia e intensidad se ha incrementado especialmente en las últimas décadas. Con ello, aumenta el riesgo de incendios forestales y la agricultura afronta el reto de adaptarse a la situación con cultivos más viables.

El calor en las ciudades

La mayor frecuencia de este fenómeno en la cuenca mediterránea obliga a implantar políticas y estrategias, tanto a nivel público como privado, en el terreno económico, social y medio ambiental.

Los modelos sobre el clima exponen las proyecciones sobre las temperaturas con escenarios diferentes sobre emisión de carbono. Las proyecciones más pesimistas muestran para finales del siglo XXI varias regiones donde se combinarán elevadas temperaturas y baja humedad, lo que impone límites de supervivencia a los seres vivos.

El impacto en la salud y mortalidad es especialmente intenso en áreas densamente pobladas, donde el tráfico, la concentración de actividades económicas y los materiales de las calles y los edificios hacen que el calor se concentre. En estas zonas se recomiendan acciones como las restricciones al tráfico y el fomento de infraestructuras verdes.

La diferencia de temperatura entre zonas con y sin infraestructuras verdes puede llegar a 20 grados. Como ejemplo, en la Puerta del Sol de Madrid, donde no existe vegetación, la temperatura ha llegado a superar los 54 °C.




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¿Qué es el fenómeno de la isla de calor urbana y cómo puede afectar a la salud?


Los beneficios de la naturación urbana

El carácter multifuncional de las infraestructuras verdes las hace especialmente recomendables para combatir el calor en ambientes urbanos. Contribuyen a amortiguar la temperatura, aportar humedad, reducir la contaminación de partículas en suspensión, impulsar la biodiversidad con plantas nativas y facilitar hábitos saludables de recreo y ejercicio. Y a todo lo anterior se une su carácter sostenible como solución basada en la naturaleza.

La sociedad viene desarrollando medidas contra las olas de calor que han tenido un impacto favorable. Las estrategias de adaptación han supuesto una reducción de hasta un 80 % en la mortalidad ocurrida sin ellas, lo que indica que hay margen para seguir impulsando acciones en este campo.

Los planes de prevención del calor y comportamiento de las personas están reduciendo la vulnerabilidad al calor extremo. Entre los años 2000-2014, la temperatura mínima de mortalidad –es decir, con menor riesgo– era de 15 ºC, mientras que entre 2016-2019 subió a 17,7 ºC, lo que muestra la capacidad de resiliencia del cuerpo humano.

Recomendaciones ante las olas de calor

No obstante, todavía hay margen de mejora. A continuación exponemos algunas medidas indispensables para reducir el impacto de las olas de calor:

  • Fomentar las infraestructuras verdes, por su carácter multifuncional y sostenible, al disminuir la temperatura, mejorar la humedad, reducir la contaminación y aumentar el bienestar medioambiental con espacios de recreo.

  • Promover las energías renovables, limpias y sostenibles, que sustituyan a los combustibles fósiles, cuya quema incrementa el calentamiento global.

  • Establecer planes de emergencia para ayudar a la población vulnerable a encontrar refugios y lugares adecuados mientras duran las temperaturas extremas.




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Por qué las ciudades necesitan refugios climáticos pensados para los turistas


  • Regular los horarios de trabajo en aquellas profesiones expuestas al aire libre con riesgo de insolaciones, especialmente en agricultura y construcción.

A la hora de plantear el “enverdecimiento” de la ciudad, es decir, el aumento de la vegetación, el objetivo es lograr que los urbanitas tengan acceso a zonas verdes en un entorno próximo, lo que puede lograse, además de con grandes parques y jardines, a través de cubiertas, paredes verdes, zonas interiores o árboles en las calles. La idea es, como asegura el lema de la ciudad de Singapur, que las ciudades se sitúen en un jardín y no al revés.

Lograr ciudades más verdes es una estrategia imprescindible para que sus habitantes puedan sobrellevar un mundo cada vez más cálido.

The Conversation

Julián Briz Escribano es presidente y fundador de PRONATUR, miembro de la Academia Francesa de Agricultura,
miembro de las Juntas directivas de la World Green Infrastructure Network y la Federacion Europea de Infraestructuras Verdes EFB.

Isabel de Felipe Boente pertenece a la Junta Directiva de PRONATUR.

ref. La adaptación de las ciudades al calor está funcionando, pero puede mejorar con más vegetación – https://theconversation.com/la-adaptacion-de-las-ciudades-al-calor-esta-funcionando-pero-puede-mejorar-con-mas-vegetacion-263000

How a global plastic treaty could cut down pollution – if the world can agree one

Source: The Conversation – UK – By Will de Freitas, Environment + Energy Editor, The Conversation

Pol Sole/Shutterstock

The “Paris agreement for plastic” was set to be finalised at the end of this week.

But after a week and a half of intense discussions in Geneva, Switzerland, where negotiators from 180 countries are gathered, the talks are at risk of delivering a much weakened agreement (if one can be finalised at all).

“With less than 48 hours to go”, writes one academic in Geneva, “the window for action is closing”.

What has gone wrong in Geneva? And what do experts think needs to be part of a treaty in order to make it effective?

Running into resistance

Writing at the start of this round of negotiations on August 5, social scientists Cat Acheson, Alice Street and Rob Ralston of the University of Edinburgh, highlighted various elements in the draft text which could make a real difference.

“These include cutting plastic production (Article 6), banning plastic products and chemicals that are hazardous to humans or the environment (Article 3), and a section dedicated to protecting human health (Article 19).”

But many countries are pushing back. Winnie Courtene-Jones, our expert in Geneva, is a lecturer in marine pollution at Bangor University. She says the same political disagreements that have stalled previous talks remain unresolved:

“Resistance largely comes from a bloc of countries with strong petrochemical industries and interests, unwilling to compromise or pursue ambitious measures.”

This is the “like-minded group” of countries that has frustrated attempts to include these aims since the talks began in Uruguay in November 2022. Nearly all plastic is made from fossil fuel, hence the shared position of major petrochemical producers including Saudi Arabia, Russia and Iran – plus the large presence of people working for oil and gas firms and plastic manufacturers at the negotiations.

This cohort favours an agreement that seeks to manage waste, rather than cap plastic production.

“They have done so by arguing that plastics are in fact essential for protecting health, due to the role of single-use plastic in modern medicine,” Acheson and colleagues say.

From womb to grave

Petrostates citing the needs of healthcare workers in their arguments against limiting how much plastic is made worldwide are probably disingenuous. A landmark report published last week in the Lancet medical journal shows why.

“Plastics, the evidence shows, are a threat to human health – from womb to grave,” say Acheson, Street and Ralston. “They’re linked to miscarriages, birth defects, heart disease and cancer.”

The report highlights how more than 16,000 chemicals are used in plastic, many of which are not disclosed by the companies making it. Plastic chemicals are tied to health effects at all stages of human development, though foetuses, infants and young children are thought to be especially susceptible.

Less than 10% of plastic is recycled, the Lancet states. Much of it leaks out at various stages between use and disposal and breaks down into tinier and tinier fragments. Plants and worms in the soil and plankton in water ingest or absorb these microplastics, and are in turn eaten by larger organisms. This is how plastic travels through food webs – and eventually reaches us.

“It is now clear that the world cannot recycle its way out of the plastic pollution crisis,” according to the Lancet report.

woman's hand putting plastic bottle into colourful street recycling bin
The world cannot recycle its way out of the plastic pollution crisis.
siam.pukkato/Shutterstock

Plastic-eating microbes

There are some promising developments.

Just a few days ago, Julianne Megaw, a lecturer in microbiology at Queen’s University Belfast, reported the findings of her latest research on microbial degradation, which she says involves “harnessing the natural abilities of certain bacteria and fungi to break down plastics in ways that current technologies cannot”.

Such microbes are often found in polluted sites, but Megaw’s research shows they’re also found in more pristine environments. Some were able to degrade plastics by around 20% in a month without any pretreatment.

These results are “among the highest biodegradation rates ever recorded for these plastics,” writes Megaw. “This suggests that we don’t have to stick to polluted sites. It’s possible that we could find microbes with excellent plastic-degrading potential anywhere.”

This is great news of course. Maybe one day billions of friendly microbes will be set loose to clear up a century or two of plastic pollution. But even in the most optimistic scenario, we’re still some way off being able to use microorganisms at scale.

Reaching the limit?

And so that leaves the idea of placing limits on total plastic production. Research by Costas Velis, a lecturer in resource efficiency at the University of Leeds, indicates why an effective treaty will need to include some kind of global cap:

“All efforts to scientifically model the extent of plastic pollution in the future assume that restricting how much plastic the world makes each year will be necessary (among other measures) to curb its harmful presence in the environment.”

But even if countries can phase down plastic manufacturing, Velis cautions that we would have much further to go to solve the problem.

“Cutting production almost in half and using all other strategies, such as ramping up recycling and disposing of plastic waste in landfills or via incineration plants, would still leave residual pollution in 2040,” he says.

Waste management reforms, changes to the design of remaining plastic products and mandates for retailers will also be necessary.

“It could be possible to massively simplify the types of polymers used in packaging so that just a few are in circulation. This would make recycling more effective, as one of the present complications is the huge variation in materials that leads to cross-contamination. Likewise, countries could massively expand systems for reusing and refilling containers in shops,” he says.

You and I will have to get used to living with much less plastic as well – a marked shift in our lives for which there is little precedent, Velis says. A result in Geneva that reins in the expanding plastic industry could at least kickstart that process.

“Every year without production caps makes the necessary cut to plastic production in future steeper – and our need to use other measures to address the problem greater,” he says.

Whatever happens in the next few days, be sure to check out the latest coverage here on The Conversation. We have plastics experts lined up to assess the final treaty – or explain why talks ultimately did collapse.

Post-carbon

Last week, we asked you if growing awareness of microplastic contamination had affected your behaviour.

Stefan Frischauf said that plastic bags are a nightmare and, as an architect, “rebuilding and reuse of materials should be regulated in much more severe ways”.

Babette Schouws says: “I have stopped buying clothes made of polyester or other plastic materials … I always check the tag before I try something on.”

And Tina Grayson set up “a small business selling our solid shampoo and conditioner bars”. Each bar, she says, saves about three plastic bottles. “This is our contribution to the ever worrying increase of plastics and microplastics in our world – as well as doing other things in our house such as ordering milk from the milk man in glass bottles rather than buying plastic ones from the supermarket, using chewable toothpaste, using toothbrushes without plastic handles, buying our loo paper from Bamboo which is wrapped in paper etc.”

Next week, we’d like to know if severe heatwaves in the UK, southern Europe or beyond have affected your holiday plans. Will you try and avoid 40°C temperatures or head for a dip in the sea to cool off?


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ref. How a global plastic treaty could cut down pollution – if the world can agree one – https://theconversation.com/how-a-global-plastic-treaty-could-cut-down-pollution-if-the-world-can-agree-one-262816

Fossils are scientific evidence, and shouldn’t be auctioned for millions to private buyers

Source: The Conversation – Canada – By Jessica M. Theodor, Professor of Biological Sciences, University of Calgary

Last year, a Stegosaurus nicknamed “Apex” sold at auction for US$40.5 million. A juvenile Ceratosaurus fetched US$30.5 million just last month.

Supporters of these sales argue that they’re harmless, or even good for science. Others compare fossils to art objects, praising their beauty or historical charm.

As paleontologists, we say plainly: these views could not be more misguided.

Fossils are neither art objects nor trophies. They are scientific data that provide a tangible record of Earth’s deep history. Fossils are essential tools for understanding evolution, extinction, climate change and the origins and disappearances of ecosystems.

Their true value lies not in their price tags, but in what they teach. Of course, some fossils are beautiful. So are endangered white rhinoceros, but no one argues that rhinos should be auctioned off to the highest bidder. A fossil’s worth isn’t defined by it’s beauty, but by its permanent scientific accessibility.

Science versus ownership

Paleontologists are historians of deep time, studying life through millions of years. Our field is a science built upon the same fundamental principles as any other scientific disciplines. Data must be transparent, accessible, replicable and verifiable. For that to happen in paleontology, fossil specimens must be housed in public institutions with permanent collections.

Paleontological research is only scientific if the specimens under study are catalogued in public institutions that ensure access in perpetuity, so that other researchers can examine and continually assess and reassess the data fossils preserve.

That’s what makes the 1997 auction of the Tyrannosaurus rex specimen known as Sue different from today’s fossil auctions. Though it was a private sale, Sue was purchased by a public-private consortium, which included the Field Museum of Natural History (FMNH) in Chicago, the Walt Disney Company, McDonald’s Corporation and private donors. Sue’s skeleton was immediately placed in the public trust at the FMNH, an accredited museum, and formally catalogued.

Sue didn’t vanish into the private collection of an anonymous buyer. Instead, the T. rex became an accessible scientific resource for scientists and the public. This is exactly what should happen with all scientifically significant fossils.

Increasingly, some of the most remarkable fossils unearthed have gone into the vaults of private collectors. Even when buyers temporarily loan specimens to museums, as with Apex the Stegosaurus, these fossils remain off limits to meaningful scientific study.

Perpetual access

Leading scientific journals won’t publish research based on them for a simple reason: science demands permanent access.

Paleontological science depends on transparency, reproducibility and data reproducibility. A privately held fossil, no matter how spectacular, can disappear at any time on the whim of an owner. That uncertainty makes it impossible to guarantee that we can verify findings, repeat analyses, or use new technologies or methods on original material in the future.

Contrast that with fossils that are held in the public trust, like Sue the T. rex. Sue’s skeleton has been on display for nearly 20 years, and has been studied again and again. And as technology evolves, we address new scientific questions about ancient remains and deepen our understanding of the distant past, one study at a time.

Professional standards matter

It may be tempting to justify the commercial fossil trade by pointing to dinosaur-themed movies and toys, as if pop culture is a stand-in for real science. That is akin to arguing that paint-by-numbers kits are a good substitute for the art held in the Louvre. High-profile sales mislead the public by promoting the idea that completeness or large size are the only things that make a fossil significant.

The Society of Vertebrate Paleontology, the world’s largest organization of professional paleontologists, has created ethical guidelines to reflect professional research standards. Critics have called them too strict, saying the rules should be “loosened.” But loosening our ethical standards would mean abandoning the very core of the scientific method in favour of convenience and profit.




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It is unethical to sell human fossils or cultural artifacts to private collectors. The same standard should apply to dinosaurs and other fossil vertebrates. Fossils, whether common or spectacular and rare, are an irreplaceable record of our planet’s history.

Funding the future

Science should not be for sale. We suggest that fossil-loving millionaires and billionaires put their money where it can make a transformative difference. Instead of buying one skeleton, we encourage these fans to support the research, museums, students and scientific societies that breathe new life into ancient bones.

One single fossil’s price tag could fund years of groundbreaking discoveries, education and exhibitions. That’s a legacy worth leaving, especially at a time when funding for science is dwindling.

The Conversation

Jessica M. Theodor receives funding from the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada. She is a former president of the Society of Vertebrate Paleontology.

Kenshu Shimada is chair of Society of Vertebrate Paleontology’s Government Affairs Committee.

Kristi Curry Rogers is Vice President of the Society of Vertebrate Paleontology.

Stuart Sumida is president of the Society of Vertebrate Paleontology

ref. Fossils are scientific evidence, and shouldn’t be auctioned for millions to private buyers – https://theconversation.com/fossils-are-scientific-evidence-and-shouldnt-be-auctioned-for-millions-to-private-buyers-262777

Alzheimer : la réalité virtuelle, dernière bouée pour les proches aidants ?

Source: The Conversation – in French – By Sivime El Tayeb El Rafei, Étudiante candidate au doctorat en technologie éducative, Université Laval

Dans l’ombre des soins, des milliers de personnes proches aidantes (PPA) vivent fatigue, isolement et détresse, souvent ignorées par le système de santé. Pourtant, une solution prometteuse émerge : une formation humaine et novatrice, rendue possible grâce à la réalité virtuelle.

Derrière chaque statistique, il y a des histoires poignantes : un octogénaire seul avec sa conjointe atteinte d’Alzheimer, une jeune mère aidant à la fois son mari malade et son enfant handicapé, ou ce vieil homme de 81 ans qui a mis fin à la souffrance de sa conjointe par désespoir.

En 2050, près de 211 600 personnes au Québec endosseraient ce rôle, prodiguant plus de cinq millions d’heures de soins par semaine. En 2021, le Québec adoptait une politique nationale, à la suite de la loi 56 ou LPPA qui reconnaît les personnes proches aidantes comme des acteurs essentiels du soin.

Pourtant, sur le terrain, l’offre de formation reste limitée : horaires rigides, contenus trop théoriques, peu adaptés aux réalités rurales ou multiculturelles. Résultat : ces partenaires de soins peinent à endosser la responsabilité de prestation de soins. Elles ont souvent besoin d’information et de formation pour comprendre la maladie d’Alzheimer.

Titulaire d’un doctorat en technologie éducative à l’Université Laval, j’ai cumulé plus de 20 ans d’expérience en enseignement et en conseil pédagogique au Liban et au Québec. J’ai notamment accompagné des enseignants dans l’intégration des technologies numériques et la conception de formations présentielles et distantielles.

La réalité virtuelle à la rescousse

Et si on pouvait apprendre à être proche aidant autrement ? C’est déjà le cas dans plusieurs pays. En France, la Maison des Aidants en Normandie et l’entreprise SocialDream utilisent des casques de RV pour simuler des situations du quotidien : refus de soins, agitation, confusion. Aux États-Unis, Embodied Labs offre des formations en RV aux PPA et au personnel de la santé pour mieux comprendre la maladie d’Alzheimer. D’ailleurs, le Department of Veterans Affairs rapporte une augmentation de 34 % de la confiance des aidants après des formations en RV.

En Australie, le programme D-Esc est conçu pour former les travailleurs sociaux à gérer les comportements des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer. Au Canada, VRx@Home permet à des aidants d’utiliser la RV à domicile pour soulager leurs proches atteints d’Alzheimer.


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Pourquoi miser sur la réalité virtuelle ?

Utilisée de plus en plus en santé mentale, la réalité virtuelle fait ses preuves dans les traitements psychothérapeutiques des personnes âgées en institution qui souffrent de problèmes psychiques liés à la perte de mémoire et à la douleur somatique.

Mais son potentiel ne s’arrête pas la. Grâce à l’automatisation des thérapies immersives, ce service deviendrait plus accessible et abordable et réduirait la demande de thérapeutes qualifiés.

À la croisée de l’immersion, de l’interaction et de l’imagination, la réalité virtuelle s’impose aujourd’hui comme un outil pédagogique polyvalent. Qualifiée d’« accélérateur » ou d’« amplificateur de formation », elle est capable de rendre les apprentissages plus concrets et engageants.

Prenons par exemple une femme de 50 ans qui travaille à temps plein et s’occupe de sa mère atteinte d’Alzheimer. Elle a peu de temps pour suivre des formations en personne. Grâce à un programme de formation en RV, elle peut, depuis chez elle, vivre des scènes réalistes, comme une crise d’agitation en pleine nuit, et apprendre comment réagir avec calme et efficacité. En quelques sessions, elle se sent mieux outillée, moins seule, et surtout, comprise.

Plus qu’un outil technologique

La force de la réalité virtuelle, c’est son pouvoir d’immersion. Elle ne se contente pas de montrer : elle fait ressentir. L’aidant ne regarde pas passivement une vidéo, il devient acteur. Il voit le monde à travers les yeux d’une personne malade, ressent ses frustrations, ses angoisses. Cette immersion change la perspective et, souvent, les comportements.

Des études montrent que la RV peut aussi réduire l’isolement des aidants et améliorer leur bien-être psychologique. C’est une façon concrète d’allier formation, soutien émotionnel et accessibilité. La RV peut aussi être une valeur ajoutée aux services classiques de la télésanté et un complément aux formations traditionnelles.

Un virage possible pour le Québec

Le Québec dispose déjà d’expertises locales, comme le programme MEMO, conçu en collaboration avec le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), qui utilise déjà la RV pour stimuler les capacités cognitives des personnes vivant avec des troubles neurocognitifs. Il est temps de faire un pas de plus, en s’adressant à celles et ceux qui les soutiennent chaque jour.

Imaginez : une femme en région éloignée pourrait suivre une formation de qualité sans devoir se déplacer. Un homme peu à l’aise avec les formations en ligne classiques pourrait, avec un casque, expérimenter une situation et apprendre « sur le terrain », de façon interactive et engageante.

Pour que cela devienne réalité, il faut investir dans des projets pilotes, co-construits en collaboration avec les milieux communautaires, les universités, les PME innovantes et, surtout, avec les personnes concernées : les PPA elles-mêmes. Il faut créer des formations adaptées et flexibles, en français, et ancrées dans les réalités culturelles du Québec.

En janvier dernier, le gouvernement du Québec a lancé une nouvelle politique sur la maladie d’Alzheimer, qui évoque déjà l’importance de l’innovation.

Oser le changement

Les initiatives internationales démontrent qu’il est possible – et souhaitable – d’utiliser la réalité virtuelle pour soutenir les personnes proches aidantes. Sans ignorer les aspects éthiques de leur usage, ces outils sont des solutions concrètes, accessibles, humaines. Il est temps que le Québec franchisse ce cap.

Soutenir les PPA, c’est défendre des valeurs fondamentales : équité, dignité, inclusion. À l’heure où l’on parle d’innovation et de transformation sociale, il faut mettre la technologie au service de l’humain. La RV peut être une lumière d’espoir pour celles et ceux qui, comme le disait l’infirmière et autrice suisse Rosette Poletti, apprennent à danser sous la pluie, plutôt que d’attendre la fin de l’orage.

Le Québec ne manque ni de compétences, ni de ressources. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une véritable volonté politique, un brin d’audace, et surtout, beaucoup d’écoute.

La Conversation Canada

Sivime El Tayeb El Rafei fait en temps en temps du bénévolat dans la société d’Alzheimer de Québec pour animer un atelier pour les proches aidants et aidantes. Elle était proche aidante de son père atteint de la maladie d’Alzheimer qui est décédé en novembre 2023. C’est la raison pour laquelle elle s’intéresse à la cause des personnes proches aidantes, fait du bénévolat pour apporter de l’appui à cette population vulnérable et veut contribuer, par sa recherche, aux avancées scientifiques. Donc il n’existe aucun conflit d’intérêt.

ref. Alzheimer : la réalité virtuelle, dernière bouée pour les proches aidants ? – https://theconversation.com/alzheimer-la-realite-virtuelle-derniere-bouee-pour-les-proches-aidants-257681

25 años del hundimiento del submarino Kursk: lo que revela sobre la personalidad de Putin

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Adeliya Bissenbayeva, Doctoranda (Historia y Lingüística), Universidad de Navarra

Modelo del submarino nuclear Kursk en el Museo Marítimo Lennusadam, en Tallinn (Estonia). Pjotr Mahhonin/Wikimedia Commons, CC BY

Durante su primer mandato, Vladímir Putin afrontó varios retos políticos y económicos: las guerras de Chechenia, el conflicto en Irak, el poder ilimitado de los oligarcas… Pero también una tragedia que abordó de manera desastrosa y que afectó a su imagen de líder fuerte y competente: el hundimiento del submarino nuclear Kursk.

Una carta estremecedora

El 12 de agosto del año 2000, el Kursk se hundió durante unos ejercicios en el mar de Barents. Los 118 marineros a bordo enviaron señales de vida al centro de mando, pero no recibieron respuesta. Permanecieron en completa oscuridad, con oxígeno para apenas unas horas. Reino Unido y Noruega ofrecieron su ayuda el mismo día, pero Rusia no respondió. Las labores de rescate no comenzaron hasta ocho días después.

Cuando finalmente se recuperó el submarino, se halló una carta estremecedora:

“Está muy oscuro para escribir, pero voy a intentarlo [a ciegas]. Parece que no tenemos posibilidades de salvarnos. Tan solo un 10–20 %. Vamos a esperar a que, al menos, alguien lea esto… Saludos a todos, no desesperéis. —Kolesnikov”.

Mientras los marineros aguardaban con mínimas posibilidades de sobrevivir, el recién estrenado presidente se encontraba de vacaciones en la ciudad de Sochi. No regresó hasta el día 17, cuando en Vidyayevo lo esperaban madres y esposas de los marineros, indignadas y dispuestas a exigir responsabilidades.

Críticas a la gestión del desastre

La tragedia fue ampliamente cubierta por la televisión nacional ORT, propiedad de Boris Berezovsky, uno de los oligarcas más poderosos del momento. El periodista Serguéi Dorenko criticó duramente la negligencia militar y gubernamental: el deficiente mantenimiento de los submarinos, las pésimas condiciones de vida de los marineros, las jornadas abusivas y los sueldos miserables.

También refutó la versión de Putin, quien afirmó que el rescate era imposible debido a las tormentas. “Me da mucha pena tener que contradecir al presidente… pero el miércoles 17 de agosto ya no había tormenta. Además, a 100 metros de profundidad, donde estaba el submarino, la tormenta no se siente”, afirmó.

Con el tiempo, se demostró que el Kursk no había sido atacado por un misil estadounidense, como sugirió el Kremlin, sino que se hundió por la explosión de un torpedo interno, que provocó un incendio y la detonación en cadena de otros torpedos. Las explosiones fueron tan potentes que las detectaron varios buques en la zona.

Una “manguera de falsedades”

Putin, al reunirse con las familias, mostró frialdad y ausencia de empatía. Ante las críticas, insistió en que eran “maniobras de la televisión para desacreditar al Gobierno” y destruir el sector militar.

Este patrón de actuación –omisión de la verdad y atribución de la culpa a enemigos externos– ha sido recurrente en su carrera. Durante la anexión de Crimea (2014), culpó a “nazis” y a Estados Unidos de provocar la revolución en Ucrania, ocultando que fuerzas rusas ya ocupaban edificios administrativos en la península. En la invasión de Ucrania (2022), insistió en la presencia de “nazis” en el país y en la supuesta amenaza de la OTAN para legitimar la “operación especial”.

Muchas de estas afirmaciones carecen de lógica interna y se apoyan más en suposiciones que en hechos. Sin embargo, gran parte de la población rusa las ha creído, del mismo modo que creyó que el Kursk fue atacado por misiles estadounidenses. Este fenómeno fue descrito por Christopher Paul y Miriam Matthews como la “manguera de falsedades”: una estrategia de propaganda basada en producir una avalancha de mentiras sin fundamento que, repetidas con suficiente frecuencia, acaban pareciendo verdad.

La verdad, en nuestros tiempos, suele pertenecer a quienes detentan el poder. ORT, junto a Berezovsky, terminó bajo control del Estado. El oligarca fue perseguido y, en 2013, apareció muerto en circunstancias extrañas. La verdad completa sobre el Kursk no fue revelada hasta mucho más tarde.

Por eso, la tarea de cualquier ciudadano es cuestionar las versiones oficiales, examinar críticamente las narrativas de los líderes y no dejarse arrastrar por la “manguera de falsedades”, por muy lógicas o atractivas que parezcan.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. 25 años del hundimiento del submarino Kursk: lo que revela sobre la personalidad de Putin – https://theconversation.com/25-anos-del-hundimiento-del-submarino-kursk-lo-que-revela-sobre-la-personalidad-de-putin-263143

¿Y si la IA fuera capaz de ayudarnos a la desconexión y el bienestar digital?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iván Fernández Suárez, Profesor en el máster en Prevención de Riesgos Laborales. Consultor PRL para Fraternidad Muprespa. Grupo de investigación TR3S-i, Trabajo Líquido y Riesgos Emergentes en las Sociedad de la Información., UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Inkoly/Shutterstock

En 2022, casi dos tercios de la población mundial era usuaria de internet. En términos absolutos, eso son 5 280 millones de personas que, además, pasan de media casi siete horas diarias frente a una pantalla.

Vivimos, pues, en un mundo hiperconectado en el que el entorno laboral se ha vuelto flexible. Pero esa flexibilidad, que tiene un lado positivo en aspectos como la conciliación y la igualdad de oportunidades, también ha generado amenazas. Ahora que podemos trabajar en cualquier lugar y en cualquier momento, separar la vida profesional de la vida privada se ha vuelto cada vez más complicado.




Leer más:
Tecnoestrés, fatiga informática y el derecho a la desconexión digital en el ámbito laboral


Este cambio ha hecho que cada vez más países incorporen en su normativa el derecho a la desconexión digital de los trabajadores. Pese a que este es un paso necesario para el bienestar digital de las personas, estas normas solo establecen los límites legales y deben ser mejoradas.

España dispone desde 2018 de una Ley de Protección de Datos Personales y garantía de derechos digitales. Sin embargo, las legislaciones establecen mínimos, las empresas deben ser más ambiciosas. No sirve con evitar situaciones que generen daño, hay que buscar bienestar digital y salud. Por ello debemos avanzar más allá de lo legalmente exigido. Implementando estrategias que fomenten un uso adecuado de las tecnologías.

¿Cómo hacer un uso más racional de las tecnologías y optimizar el binomio productividad y salud? El reto que supone la desconexión digital en un mundo hiperconectado puede tener su respuesta en la inteligencia artificial, que ofrece opciones en diferentes categorías.

Autoconciencia y monitoreo

Más allá del mero conteo del tiempo de uso, se pueden integrar sistemas inteligentes en los dispositivos para detectar patrones de utilización y obtener información sobre qué usos, y en qué momentos, generan más estrés o ansiedad.

Luego, los datos obtenidos a través del monitoreo de uso se correlacionan con los datos sobre patrones de sueño, actividad física y constantes vitales que proporcionan dispositivos como los relojes, las pulseras y los anillos inteligentes. Así, se obtiene una visión integral del impacto de la conexión digital en las personas y emitir alertas a nivel individual.

Desconexión consciente

Ya en 2021, investigadores de la Universidad de Stanford advertían que los estadounidenses miraban su móvil entre 50 y 80 veces al día para revisar sus notificaciones. La IA puede definir los horarios y momentos con mayor tráfico para filtrar esos avisos y reducir el tiempo de conexión. También puede crear modos de desconexión inteligente en los que filtra la información no relevante.

Para fomentar una desconexión digital más efectiva, la IA puede detectar los momentos óptimos para sugerir actividades offline (actividad física, meditación, atención plena o desconexión digital).

Uso intencional

Los modelos de inteligencia artificial pueden obtener los patrones de productividad de los trabajadores y, a partir de allí, sugerir tiempos de pausa y actividad en función de las características del individuo. Un ejemplo es la monitorización de la fatiga mediante herramientas que sean capaces de medir el ritmo de trabajo a través de indicadores como el parpadeo, el movimiento, la tasa de acierto o incluso la sudoración.

Muchos relojes y pulseras de actividad ya presentan funciones similares para activar nuestra movilidad y vencer el sedentarismo. Hemos pasado de sistemas que detectan la somnolencia en un conductor a sistemas de conducción asistida por inteligencia artificial.

La IA también puede filtrar información para optimizar la comunicación online y offline, reducir el ruido y evitar el exceso de información y el tecnoestrés.

El desarrollo de la inteligencia artificial permite analizar grandes cantidades de datos y determinar cómo las interfaces y algoritmos afectan a nuestra atención y generan comportamientos adictivos. Esta información podría ayudar a llevar a cabo intervenciones individuales, ajustadas a las necesidades de cada quien.

Aprovechar los datos

Donde surge una amenaza también surge una oportunidad. La aparición de estas herramientas pueden permitir avances en dos aspectos fundamentales:

  1. La optimización de los recursos para disminuir el tiempo dedicado a tareas tediosas y aumentar la eficacia de los trabajadores.

  2. La autoconciencia, el poder de atracción de las nuevas tecnologías es tan alto que se pierde la noción del tiempo. En un mundo en el que todo se mide, no se han incorporado herramientas efectivas que controlen los tiempos de exposición a este riesgo emergente.

Es el momento de ser reflexivos en el uso de las tecnologías de la información y las comunicaciones para que su uso aumente la eficiencia y el bienestar en el trabajo. Quizás el primer paso sea tomar conciencia del tiempo que se pasa frente a las pantallas.

The Conversation

Iván Fernández Suárez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si la IA fuera capaz de ayudarnos a la desconexión y el bienestar digital? – https://theconversation.com/y-si-la-ia-fuera-capaz-de-ayudarnos-a-la-desconexion-y-el-bienestar-digital-254549

Cada vez más personas buscan formarse durante toda la vida

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Javier Gago Valiente, Profesor en el Departamento de Enfermería de la Facultad de Enfermería de la Universidad de Huelva., Universidad de Huelva

Ground Picture/Shutterstock

La educación ha sido históricamente uno de los pilares fundamentales para el desarrollo de las sociedades, evolucionando constantemente para adaptarse a los cambios sociales, económicos y culturales de cada época.
En las últimas décadas, la aceleración de las transformaciones tecnológicas y la globalización han generado un nuevo paradigma educativo que trasciende las concepciones clásicas sobre cuándo y cómo se produce el aprendizaje. La sociedad del conocimiento ha impulsado una reconceptualización de los procesos formativos, donde la adquisición de saberes ya no puede limitarse a etapas específicas de la vida.

Educación formal, no formal e informal

La formación a lo largo de la vida supera las fronteras tradicionales de la educación formal y la integra con el aprendizaje no formal e informal.

En este sentido, cualquier actividad que realizamos “con el objetivo de mejorar los conocimientos, las competencias y las aptitudes con una perspectiva personal, cívica, social o relacionada con el empleo” es un aprendizaje a lo largo de toda la vida.

Formación continua en la educación formal

Existen múltiples alternativas para quienes buscan continuar su formación. Dentro de la educación formal, existen programas de formación continua como los programas universitarios para adultos que proporcionan titulaciones específicas adaptadas a perfiles con experiencia profesional; la formación profesional de grado superior que permite una especialización técnica avanzada vinculada al sector productivo; y los másteres y posgrados que aportan formación especializada que combina teoría y práctica profesional.

Todos ellos han experimentado un incremento del 32 % en su matrícula durante el último quinquenio, destacando especialmente las áreas tecnológicas y sanitarias.

Educación no formal: MOOC y Certificados de Profesionalidad

La educación no formal se compone de MOOC (Massive Open Online Courses). Plataformas como Coursera, edX o Udemy han democratizado el acceso a contenidos de calidad. En el año 2021 se registraron unos 220 millones de estudiantes que hicieron uso de MOOC y una oferta de unos 19400 cursos.

Asimismo existen certificaciones profesionales, es decir, acreditaciones específicas reconocidas por la industria en ámbitos como tecnología, gestión o marketing digital. Ejemplo de ello son los Certificados de Profesionalidad como “Desarrollo de aplicaciones con tecnologías web”, “Actividades de gestión administrativa” o “Gestión comercial inmobiliaria”.

También forma parte de la educación no formal la formación en empresas: programas de desarrollo profesional internos que representan una inversión aproximada del 2.8 % de la masa salarial en empresas europeas.

Aprendizaje informal

El aprendizaje informal puede obtenerse en comunidades de práctica o grupos de profesionales que comparten conocimientos y experiencias. También a través de la autoformación mediante recursos digitales como podcasts, tutoriales, blogs especializados y otras fuentes de acceso libre. Sin olvidarnos de la mentoría de expertos en áreas específicas.

Cada vez más demanda de formación

Hay que destacar que la demanda de formación continua ha experimentado un crecimiento exponencial en los últimos años. Un 54 % de los trabajadores participaron en alguna actividad formativa durante el último año, frente al 38 % registrado en 2015. Este aumento responde a diversos factores:

  • Automatización y transformación digital: según el Foro Económico Mundial (2023), el 50 % de los empleados necesitarán recualificarse significativamente antes de 2027 debido a la integración de nuevas tecnologías en los procesos productivos.

  • Cambios en los modelos de carrera profesional: la media de cambios profesionales ha aumentado a 12 a lo largo de la vida laboral, frente a los 7 registrados hace una década.

  • Mayor esperanza de vida y carreras más largas: el envejecimiento activo ha incrementado la necesidad de actualización continua para mantener la empleabilidad en etapas avanzadas.




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¿Cómo encontrar trabajo a partir de los 50 años? Formándose


Lo que ofrece la tecnología

En este sentido, el mercado de la formación continua ha respondido a esta creciente demanda con una expansión significativa. Ejemplo de ello son las siguientes modalidades de formación, en la actualidad cada vez en un mayor auge:

  • Hiperpersonalización formativa: plataformas que utilizan inteligencia artificial para crear itinerarios formativos individualizados según necesidades específicas, habilidades previas y objetivos profesionales. Un ejemplo muy representativo de este tipo de plataformas sería la de Coursera, la cual utiliza algoritmos de inteligencia artificial y machine learning para crear rutas de aprendizaje personalizadas que se adaptan a las necesidades específicas, habilidades previas y objetivos profesionales.

  • Micro-credenciales: certificaciones de corta duración centradas en competencias específicas, con un crecimiento anual del 83 %. Este formato está orientado tanto a la inserción de las personas egresadas en el mercado laboral como a personas trabajadoras que desean garantizar su empleabilidad y la progresión en sus carreras, con o sin titulación universitaria previa. Esta formación se oferta dentro de las secciones de títulos propios de las universidades.

  • Formación inmersiva: utilización de realidad virtual y aumentada que ha mostrado resultados de aprendizaje un 76 % superiores respecto a métodos tradicionales en determinadas áreas técnicas.




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Un nuevo aliado en la educación superior: las microcredenciales


Un mercado en crecimiento

En conjunto, la formación a lo largo de la vida representa actualmente un mercado global valorado en aproximadamente 350 000 millones de dólares, con una proyección de crecimiento anual del 14 % hasta 2028. En Europa, la inversión en programas de upskilling y reskilling (mejora de habilidades profesionales) ha aumentado un 27 % en los últimos tres años.

España muestra una tendencia similar, con un incremento del 41 % en la participación en actividades de formación continua desde 2020, aunque sigue por debajo de la media europea.

Los datos evidencian un crecimiento sostenido tanto en la demanda como en la oferta de estas alternativas formativas, impulsado principalmente por la transformación digital, los cambios en el mercado laboral y la necesidad de adaptación constante.

El futuro apunta hacia modelos formativos cada vez más flexibles, personalizados y orientados a resultados concretos, donde la capacidad de aprender a aprender constituirá la competencia fundamental para navegar en un entorno en permanente evolución.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cada vez más personas buscan formarse durante toda la vida – https://theconversation.com/cada-vez-mas-personas-buscan-formarse-durante-toda-la-vida-259111

Tras utilizar la IA generativa en ‘El Eternauta’, Netflix corre el riesgo de dejar atrás a espectadores y creadores

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Edward White, PhD Candidate in Psychology, Kingston University

El reciente uso de la IA generativa por parte de Netflix para escenificar el derrumbe de un edificio en la serie de ciencia ficción El Eternauta supone mucho más que un hito tecnológico. Revela una tensión psicológica fundamental sobre la autenticidad del entretenimiento.

La secuencia representa el primer uso oficial de esta tecnología en el metraje final por parte del gigante del streaming. Según Netflix, se completó diez veces más rápido de lo que habrían permitido los métodos tradicionales.

Sin embargo, esta ganancia en eficiencia pone de relieve una cuestión más profunda, arraigada en la psicología humana. Cuando los espectadores descubren que su entretenimiento contiene IA, ¿desencadena esta revelación de la autoría algorítmica la misma disonancia cognitiva que experimentamos cuando descubrimos que hemos sido seducidos por la desinformación?

El paso del CGI (las imágenes generadas por ordenador) tradicional a la IA generativa es el cambio más significativo en los efectos visuales (VFX) desde que los gráficos por ordenador sustituyeron a los efectos físicos.

Los VFX tradicionales requieren legiones de artistas que crean meticulosamente modelos basados en mallas y pasan semanas perfeccionando la geometría, la iluminación y la animación de cada elemento. Incluso el uso de CGI con pantallas verdes exige que los artistas construyan cada elemento digital a partir de modelos 3D y programen las simulaciones. Tienen que crear manualmente fotogramas clave para cada momento, estableciendo puntos que muestren cómo se mueven o cambian las cosas.

Con la IA generativa, los artistas simplemente describen lo que quieren y los algoritmos generan secuencias completas al instante. Esto convierte un trabajo lento y laborioso en algo más parecido a una conversación creativa. Pero también plantea preguntas difíciles. ¿Estamos asistiendo a una nueva etapa de la tecnología o a la sustitución de la creatividad humana por conjeturas algorítmicas?

La escena del derrumbe del edificio de El Eternauta demuestra claramente esta transformación. Lo que antes habría requerido meses de trabajo de modelado, rigging y simulación, se ha logrado mediante la generación de texto a vídeo en una fracción del tiempo.

Los factores económicos que impulsan esta transformación van mucho más allá de las ambiciones creativas de Netflix.

Se prevé que el mercado de la IA de texto a vídeo alcance un valor de más de 1 500 millones de euros en 2029. Esto refleja una industria que busca recortar gastos tras 2022, cuando el presupuesto para contenidos de Netflix descendió un 4,6 %, mientras que Disney y otros grandes estudios implementaron medidas generalizadas de recortes.

La disrupción en costes es desconcertante. Las secuencias tradicionales de efectos visuales pueden costar miles de dólares por minuto. Como resultado, el presupuesto medio para CGI y efectos visuales en las películas estadounidenses alcanzó los 33,7 millones de dólares por película en 2018. La IA generativa podría suponer una reducción de costes del 10 % en toda la industria de los medios de comunicación y de hasta un 30 % en televisión y cine. Esto permitirá a los cineastas independientes hacer realidad visiones creativas que antes eran imposibles. Pero esta mayor accesibilidad también conlleva pérdidas.

El tráiler de El Eternauta.

La OCDE informa de que el 27 % de los puestos de trabajo en todo el mundo corren un “alto riesgo de automatización” debido a la IA. Por otra parte, encuestas realizadas por la Alianza Internacional de Empleados de Teatro han revelado que el 70 % de los trabajadores de efectos visuales realizan horas extras no remuneradas y solo el 12 % tiene seguro médico. Es evidente que la industria ya se encuentra bajo presión.

Poder frente a precisión

Si bien la IA ofrece a los cineastas un acceso sin precedentes a la fabricación de imágenes complejas, al mismo tiempo les priva del control minucioso que define la visión del director.

A modo de experimento, el director de cine Ascanio Malgarini dedicó un año a crear un cortometraje generado por IA titulado Kraken (2025). Utilizó herramientas de IA como MidJourney, Kling, Runway y Sora, pero descubrió que “el control total sobre cada detalle” era “simplemente imposible”.

Malgarini describió su trabajo como el de un editor de documentales. En lugar de dirigir tomas precisas, reunió “una gran cantidad de material de diferentes fuentes”.

Kraken, el cortometraje experimental de IA de Ascanio Malgarini.

Y no solo los cineastas prefieren el toque humano. En el mundo del arte, los estudios han demostrado que los espectadores prefieren claramente las obras originales a las copias perfectas generadas por IA. Los participantes citaron la sensibilidad hacia el proceso creativo como fundamental para la apreciación.

Cuando se aplica al contenido generado por IA, este sesgo crea contradicciones fascinantes. Una investigación reciente publicada en Frontiers in Psychology descubrió que, cuando los participantes desconocían el origen, preferían significativamente las obras de arte generadas por IA a las creadas por humanos. Sin embargo, una vez revelada la autoría de la IA, el mismo contenido sufrió una reducción en la percepción de autenticidad y creatividad.

El ajuste de cuentas de Hollywood con la IA

Los avances en IA se están produciendo en un vacío normativo. Aunque el Congreso de los Estados Unidos celebró múltiples audiencias sobre IA en 2023, no existe una legislación federal integral que regule su uso en Hollywood. La ley estadounidense sobre divulgación de derechos de autor de la IA generativa, actualmente paralizada, deja a los creadores sin protección jurídica, ya que las empresas utilizan sistemas de IA entrenados con materiales que pueden estar protegidos por derechos de autor.

Las huelgas de Hollywood de 2023 cristalizaron estos temores de la industria. Los guionistas consiguieron protecciones que garantizan que la IA no pueda escribir ni reescribir material, mientras que los actores negociaron la necesidad de pedir consentimiento para las réplicas digitales. Sin embargo, estos acuerdos cubren principalmente a los directores, productores e intérpretes principales, que son los que tienen más poder de negociación, mientras que los trabajadores de efectos visuales siguen siendo vulnerables.

Los litigios por derechos de autor están empezando a dominar el panorama: desde 2020 se han presentado más de 30 demandas por infracción contra empresas de IA. La histórica demanda de Disney y Universal en junio de 2025 contra Midjourney representa el primer desafío importante de los grandes estudios en materia de derechos de autor, alegando que la empresa de IA creó un “pozo sin fondo de plagio” al entrenar sin permiso a sus modelos con personajes protegidos por derechos de autor.

Mientras tanto, los tribunales federales de Estados Unidos han dictado sentencias contradictorias. Un juez de Delaware falló en contra de la empresa de IA Ross Intelligence por entrenar a su tecnología con contenido legal protegido por derechos de autor, mientras que otros se han inclinado parcialmente a favor de las defensas del uso legítimo.

El sector se enfrenta a un problema de aceleración: los avances en IA superan las negociaciones contractuales y la adaptación psicológica. Esta tecnología está remodelando las demandas de la industria, pero el 96 % de los artistas de efectos visuales afirman no haber recibido formación específica, y el 31 % citan esto como un obstáculo para incorporar la IA en su trabajo.

La integración de la IA en Netflix demuestra que Hollywood se enfrenta a cuestiones fundamentales sobre la creatividad, la autenticidad y el valor humano en el mundo del entretenimiento. Sin una regulación integral y programas de reciclaje profesional, la industria corre el riesgo de un futuro en el que los avances tecnológicos sean más rápidos que los marcos legales, los trabajadores y la aceptación pública.

A medida que el público empieza a reconocer la mano invisible de la IA en el entretenimiento, la industria debe hacer frente no solo a la disrupción económica, sino también a los sesgos cognitivos que determinan cómo percibimos y valoramos el trabajo creativo.


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The Conversation

Edward White no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Tras utilizar la IA generativa en ‘El Eternauta’, Netflix corre el riesgo de dejar atrás a espectadores y creadores – https://theconversation.com/tras-utilizar-la-ia-generativa-en-el-eternauta-netflix-corre-el-riesgo-de-dejar-atras-a-espectadores-y-creadores-262449