Les « hauts potentiels » en entreprise ne sont pas forcément des hauts potentiels intellectuels

Source: The Conversation – France in French (3) – By Catherine Pourquier, Professeur de Conduite du Changement, Burgundy School of Business

On peut distinguer trois formes principales de « haut potentiel » : haut potentiel intellectuel (HPI), haut potentiel émotionnel (HPE) et haut potentiel « talent de l’entreprise » (HiPo). Mameraman/Shutterstock

Les entreprises recherchent activement leurs futurs dirigeants. Dans cette quête, un terme revient souvent : celui de « haut potentiel ». Mais que signifie-t-il réellement ? Est-ce une simple capacité intellectuelle supérieure ? une aptitude relationnelle hors norme ? ou un talent décelé pour évoluer dans l’organisation ? Derrière ce concept très utilisé, et les sigles HPI, HPE ou HiPo, se cache une réalité plus nuancée – et parfois mal comprise.


Le terme « haut potentiel » est devenu omniprésent dans les discours en ressources humaines. Pourtant, il n’existe pas de définition univoque. Les instruments et les travaux sur lesquels s’appuie cette notion restent fragiles. Ils obligent à la prudence quant à son utilisation sociale, dans le monde de l’entreprise notamment.

Si les capacités d’apprentissage des hauts potentiels ont été mises en évidence, la question de leur recrutement soulève des questions. Les profils haut potentiel, autrement qualifiés d’« atypiques », séduiraient de plus en plus les entreprises et permettrait une éclosion d’offre de cabinets de recrutement ou de coaching.

Ici la prudence s’impose, car en vertu du principe de non-discrimination dans le Code du travail, l’offre d’emploi doit rester suffisamment ouverte pour rester légale et attractive. C’est ici que mettre l’accent, dans une annonce ciblée pour des hauts potentiels, sur les compétences d’apprentissage et la dimension évolutive du poste prend tout son sens.

Trois formes de haut potentiel

On peut en distinguer trois formes principales, chacune avec ses spécificités et implications pour le management :

Haut potentiel intellectuel (HPI)

Il désigne une personne au quotient intellectuel (QI) élevé. Selon le psychologue David Wechsler, dont les échelles (WAIS, WISC) sont parmi les plus utilisées, « le quotient intellectuel représente la capacité globale d’un individu à agir de façon réfléchie, à penser rationnellement et à interagir efficacement avec son environnement ». Il s’agit du haut potentiel au sens psychométrique.

Exemple de tests de QI du psychologue David Wechsler.
Wikimedia

Comme le soulignait le psychologue Howard Gardner dès 1983 dans Frames of Mind, le QI n’est qu’un indicateur parmi d’autres. L’intelligence ne se limite pas à sa dimension logico-mathématique : elle est aussi interpersonnelle, spatiale ou kinesthésique (perception consciente des mouvements). Un ingénieur brillant peut peiner à diriger une équipe s’il n’a pas développé les compétences relationnelles nécessaires.

Haut potentiel émotionnel (HPE)

Selon la définition fondatrice des psychologues Peter Salovey et John Mayer, l’intelligence émotionnelle est « la capacité à surveiller ses propres émotions et celles des autres, à les discriminer parmi elles et à utiliser cette information pour orienter sa pensée et ses actions ».

Le terme « haut potentiel émotionnel » circule dans la « vulgarisation psychologique », mais il ne fait pas l’objet d’une reconnaissance académique au même titre que le QI ou l’intelligence émotionnelle. Un manager doté d’un haut quotient émotionnel saura motiver, gérer les tensions, accompagner les transitions.

Haut potentiel dit « talent de l’entreprise » (HP-Talent)

Il est celui que l’organisation repère comme un futur leader à fort potentiel de développement, le High Potential Employee (HiPo). Selon les psychologues Rob Silzer et Allan Church, « les employés à haut potentiel sont ceux qui démontrent la capacité et la motivation à progresser rapidement vers des rôles de leadership ou des missions clés qui soutiennent la stratégie de l’organisation ».

Selon ces auteurs, il est identifié par des qualités comme « l’agilité d’apprentissage, le leadership émergent et le dynamisme collectif ». Dans cette perspective, et afin de créer un vivier de hauts potentiels, les grandes entreprises mettent en place des programmes de leadership destinés à accompagner ces profils de collaborateurs prometteurs.

Appropriation du concept par l’entreprise au XXᵉ siècle

Dans le langage managérial, être identifié comme un « haut potentiel » (ou HiPo) est souvent perçu comme un tremplin vers les postes de direction. Cette notion, omniprésente dans les politiques RH contemporaines, n’a pas toujours existé. Son origine n’a que peu à voir avec celle du « haut potentiel intellectuel » issu des tests de QI.

Le test Binet et Simon est un test de développement intellectuel mis au point par le psychologue Alfred Binet avec l’aide du psychiatre Théodore Simon.
Wikimedia

Le mot « potentiel » émerge au début du XXe siècle dans la psychologie de l’intelligence, avec les travaux fondateurs des Français Alfred Binet et Théodore Simon en 1905. Le « haut potentiel » renvoie à des aptitudes cognitives exceptionnelles, mesurées par des tests standardisés, notamment ceux développés par Lewis Terman en 1916). L’idée de potentiel désigne une capacité intellectuelle mesurable et innée.

Le monde de l’entreprise ne s’approprie le concept qu’un demi-siècle plus tard. Dans les années 1950–1960 aux États-Unis, les grandes firmes, comme General Electric, AT&T ou IBM, créent des dispositifs pour repérer les futurs dirigeants. Ces Assessment Centers, inspirés des méthodes de sélection militaire, visent à identifier des individus capables d’apprendre vite, de s’adapter et de diriger.

Le « potentiel » devient alors managérial plutôt qu’intellectuel. À partir des années 1990, la notion s’élargit encore avec la popularisation de l’intelligence émotionnelle (IE), conceptualisée par Peter Salovey et John Mayer, comme mentionné auparavant. Cette capacité à reconnaître, comprendre et réguler les émotions – les siennes comme celles des autres – s’impose comme un atout majeur du leadership contemporain.

« Haut potentiel » au sein de Veolia Eau

Les différents types de HP (I, E et HiPo) ne fonctionnent pas de la même manière dans les organisations. Une étude qualitative menée par Claire Papier auprès de cadres de Veolia Eau en offre une illustration.

Certains voient dans le concept de HP un clin d’œil au « haut potentiel intellectuel » (HPI) ou émotionnel (HPE), popularisés par la psychologie contemporaine. Dans les faits, ces profils coexistent, mais seul le HiPo (High Potential Employee) constitue une catégorie reconnue dans les pratiques de gestion des talents.

Une personne à haut potentiel intellectuel (HPI)

Elle est souvent perçu comme une « machine de guerre intellectuelle ». Elle dispose d’une capacité de mise à distance émotionnelle, une sorte de régulation rationnelle des affects. Cela peut s’avérer utile dans des contextes de crise ou de forte pression.




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Ces atouts ne suffisent pas, en soi, à garantir une réussite professionnelle : certaines organisations peuvent même peiner à intégrer ces profils perçus comme atypiques ou exigeants.

Une personne à haut potentiel émotionnel (HPE)

Elle excelle dans les interactions sociales. Leur diplomatie, leur capacité d’écoute et leur empathie en font des leaders naturels dans des environnements complexes.

Leur atout réside dans la compréhension des émotions et de la qualité relationnelle, essentielles dans les métiers du management, du soin ou de la médiation.

La notion de HiPo

Ces salariés sont identifiés comme ayant la capacité, la motivation et le potentiel de leadership nécessaires pour évoluer vers des fonctions stratégiques. Certains HPI ou HPE peuvent devenir HiPo – s’ils mettent leurs talents intellectuels ou émotionnels au service de la performance collective.

En somme, être HPI ou HPE peut être un atout. Si le HiPo n’est pas forcément un « génie » ou un « hypersensible », c’est avant tout quelqu’un capable d’apprendre vite, de s’adapter et de fédérer.

Un cadre de Veolia l’exprime en ces termes :

« C’est quelqu’un qui peut faire un métier, mais qui a aussi les ressources intellectuelles, physiques et émotionnelles pour évoluer vers d’autres fonctions, prendre un poste de manager et monter dans la hiérarchie sans rester sur ses acquis. »

Comment les repérer et ne pas passer à côté

La détection des personnes à hauts potentiels en entreprise dépasse aujourd’hui la simple évaluation des performances passées. Elle doit intégrer dorénavant des dimensions plus qualitatives, comme la capacité d’apprentissage, l’agilité et l’orientation collective. Selon Nicky Dries et Roland Pepermans, l’identification des talents repose sur un équilibre entre compétences actuelles et celles potentielles de développement futur.

Le potentiel n’est pas une compétence figée dans le temps, mais une trajectoire contextuelle. Il dépend de l’environnement, de l’accompagnement et de la reconnaissance. Sans cela, ces profils peuvent s’épuiser, se démobiliser ou quitter l’entreprise.

Muhammad Yunus, un potentiel leader… haut potentiel

Quelle que soit la forme de haut potentiel envisagée, une dimension apparaît cruciale : le sens éthique du leadership.

Une personne HPI, souvent hypersensible à la notion de justice, pourra faire des choix professionnels dictés par des valeurs équitables. Un profil HPE privilégiera la bienveillance, le respect et la qualité des relations humaines). Quant au HP-Talent, sa sensibilité à la culture organisationnelle l’amènera à s’aligner – ou à s’éloigner – selon la vision éthique portée par l’entreprise.

Notre article sur le leadership empathique d’un Prix Nobel de la paix a mis en évidence l’importance, chez un leader « hors norme », de l’éthique.

Selon les mots de Muhammad Yunus :

« Un leadership qui n’est pas éthique, ne mène nulle part. »

Le leadership de Muhammad Yunus révèle une combinaison remarquable de capacités intellectuelles et émotionnelles. D’un côté, Yunus démontre une aptitude exceptionnelle à concevoir, articuler et mettre en œuvre un modèle de micro-crédit qui a profondément transformé la finance sociale – signe d’un fonctionnement cognitif sophistiqué, caractéristique d’un haut potentiel intellectuel. De l’autre, l’étude souligne son haut degré d’empathie, sa gestion fine des émotions et sa capacité à mobiliser collectivement autour de valeurs humanistes – autant de traits associés à un haut potentiel émotionnel.

Sans prétendre à une évaluation formelle, qui mériterait d’être approfondie, il semble néanmoins possible de considérer que Yunus incarne un double potentiel : à la fois cognitif et émotionnel. C’est sans doute cette alliance entre la pensée et l’émotion, entre le « penser » et le « ressentir/agir », qui alimente chez lui une forme singulière de leadership – à la fois éthique, visionnaire et profondément humain.

Car, en définitive, c’est la variable humaine qui donne au haut potentiel sa « couleur » managériale – rationnelle, émotionnelle, ou systémique – et sa posture éthique.


L’autrice remercie Claire Papier, allumni Bourgogne School of Business (BSB), pour sa contribution à cet article à travers les entretiens qu’elle a menés auprès de cadres de Veolia Eau lors de sa thèse professionnelle.

The Conversation

Catherine Pourquier ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Les « hauts potentiels » en entreprise ne sont pas forcément des hauts potentiels intellectuels – https://theconversation.com/les-hauts-potentiels-en-entreprise-ne-sont-pas-forcement-des-hauts-potentiels-intellectuels-260881

‘It’s wanting to know that makes us matter’: how Tom Stoppard made us all philosophers

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Fergus Edwards, Lecturer in English, University of Tasmania

Tom Stoppard, who has died at 88, was one of the most critically acclaimed and commercially successful playwrights of our age. He won his first Tony Award for Rosencrantz and Guildenstern Are Dead in 1968, and his last for Leopoldstadt in 2023.

His life was extraordinary. Born Tomáš Straussler in Zlín, Czechoslovakia, in 1937, his Jewish family fled Nazi occupation to India and then England. He chose to become a journalist rather than go to university, and became close friends with Nobel Prize winners, presidents – and Mick Jagger.

The wit and intellectual curiosity of Stoppard’s plays was so distinctive that “Stoppardian” entered the Oxford English Dictionary in 1978. Hermione Lee’s biography of him contains a cartoon with annoyed audience members hissing: “Look at the Jones’s pretending to get all the jokes in a Stoppard play.”

Stoppard just assumed his audience was as well read and inquisitive as he was.

Philosophy is the foundation

As Stoppard said to American theatre critic Mel Gussow in 1974,

most of the propositions I’m interested in have been kidnapped and dressed up by academic philosophy, but they are in fact the kind of proposition that would occur to any intelligent person in his bath.

Philosophy is the foundation of Stoppard’s plays. They cite Aquinas, Aristotle, Ayer, Bentham, Kant, Moore, Plato, Ramsey, Russell, Ryle and Zeno. One philosopher in Stoppard’s radio play Darkside (2013) is never sure if he is spelling Nietzsche correctly.

In 2003, the actor Simon Russell-Beale recalled to a National Theatre audience Stoppard introducing a cast to

2,000 years of philosophy in an hour – it was rather brilliant – just to explain what the debate was and why it was dramatically exciting.

Philosophy – but not before life

Stoppard’s interest in philosophy began in 1968. He wrote to a friend that he was

in a ridiculous philosophylogicmath kick. I don’t know how I got into it, but you should see me […] following Wittgenstein through Tractatus Logico-Philosophicus.

The Austro-British philosopher Ludwig Wittgenstein (1889–1951) had a philosophy of philosophy. He argued lots of academic philosophy was literal nonsense. Some things we think are important are beyond words.

Stoppard saw theatre similarly, saying in a lecture to Canadian students in 1988 that “theatre is a curious equation in which language is merely one of the components”.

Stoppard  sitting at a table and smoking a cigarette.
Stoppard as a young playwright in 1972.
Clive Barda/Radio Times/Getty Images

Stoppard wrote philosophers who tie themselves into cerebral knots failing to prove what they want to believe about God, morals or consciousness in plays such as Jumpers (1972), Rock ‘n’ Roll (2006) and The Hard Problem (2015).

One of Stoppard’s philosophers dictates a lecture in Jumpers, saying “to begin at the beginning: is God? (To SECRETARY). Leave a space”.

Stoppard’s plays sympathise with this forlorn desire to know until it leads characters to ignore other people. Action in the world is more important than the search for knowledge if there is a marriage to be saved, a dying wife to be cared for, or an adopted child to be found. Wittgenstein’s Lecture on Ethics is complex – but Stoppard’s plays show it in effect.

What we know, and how

In his TV play Professional Foul (1977), Stoppard sent philosophers to a conference in Prague. Scholarly debate was contained by totalitarian censorship. The professor of ethics at Cambridge University makes his call for action by riffing on Wittgenstein’s Tractatus: “Whereof we cannot speak, thereof we are by no means silent.”

Stoppard also staged lines from Wittgenstein’s Philosophical Investigations in Dogg’s Hamlet, Cahoot’s Macbeth (1979). Some characters speak English, others use the same words but with different meanings. The audience observes and learns this new nonsense language, laughing at its jokes. They understand the philosophy of language as Wittgenstein did: social conventions between people, not words pinned on things.

What we can know, and how, is crucial to Stoppard’s plays even when the immediate subject matter isn’t philosophy.

It might be quantum physics in Hapgood (1988) or chaos theory in Arcadia (1993); European history in The Coast of Utopia (2002) or contemporary politics in Rock ‘n’ Roll; individual consciousness in The Hard Problem or even whatever we might mean by “love” in The Real Thing (1982). The characters really do want to know. They debate and interrogate but never find definite answers.

As Hannah suggests in Arcadia:

It’s all trivial […] Comparing what we’re looking for misses the point. It’s wanting to know that makes us matter. Otherwise we’re going out the way we came in.

But there are jokes too. Arcadia opens in 1809 with a precocious 13-year-old girl asking her dashing 22-year-old tutor: “Septimus, what is carnal embrace?” before the tutor (originally played by a smoldering Rufus Sewell) pauses, and cautiously replies “Carnal embrace is the practice of throwing one’s arms around a side of beef”.

The audience erupted in laughter. I was one of them.

And as the play draws to a close, a waltz in 1809 happens in the same room as a waltz in the present. As the two dancing couples circle each other, Stoppard’s play suggests that what one person can share with another is more meaningful than justified true belief.

It is a beautiful, theatrical moment. And it is beyond words.

The Conversation

Fergus Edwards does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. ‘It’s wanting to know that makes us matter’: how Tom Stoppard made us all philosophers – https://theconversation.com/its-wanting-to-know-that-makes-us-matter-how-tom-stoppard-made-us-all-philosophers-270952

Radiografía de una campana de cocina doméstica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By César Martín-Gómez, Catedrático en instalaciones y sistemas energéticos en arquitectura y urbanismo, Universidad de Navarra

Radovan1/Shutterstock

Los extractores o campanas de cocina domésticas desempeñan un papel fundamental en garantizar la calidad del aire interior de las viviendas, ya que capturan humos, vapores, grasas y contaminantes generados durante la cocción. En espacios cerrados, estos residuos pueden acumularse y afectar la salud respiratoria, provocar olores persistentes y aumentar la humedad del ambiente.

Además, en hogares con personas vulnerables como niños, personas mayores o individuos con asma, su utilización y uso adecuado resultan esenciales para prevenir problemas de salud.

Así, las campanas no son solo un complemento de las cocinas, sino que son una parte esencial del sistema de ventilación de las viviendas. Pero ¿cómo funcionan estos dispositivos?

Componentes de una campana doméstica

Una campana de cocina doméstica está compuesta por varios elementos clave: el cuerpo principal o carcasa, los filtros, un ventilador o extractor, controles de funcionamiento y en la mayoría de los casos, un conducto de evacuación.

De forma general, este dispositivo se instala directamente sobre la zona de cocción, a una altura media de 65-75 cm, para maximizar la captación de humos y vapores sin obstaculizar el uso.

El ventilador genera una depresión dentro de la campana que succiona el aire cargado de aerosoles a través de los filtros y luego lo envía al exterior (en campanas extractoras) o lo devuelve al interior de la vivienda (en campanas de recirculación).

Esquema que señala las partes de una campana de cocina doméstica
Esquema básico de una campana de cocina doméstica.
Arturo H. Ariño, CC BY-NC-SA

Filtros: ¿realmente filtran? ¿qué filtran?

Aunque todavía hay también instalaciones que extraen todo directamente al exterior, como los ventiladores de ventana, el elemento distintivo de la campana moderna es el filtro.

Persona rocía con humo una campana incrustada en la placa de una cocina
Campana de cocina integrada a la encimera.
César Martín Gómez, CC BY-NC-SA

Los filtros más comunes son los filtros de grasa y los de carbón activado. El filtro de grasa es una malla metálica (de aluminio o acero inoxidable) o sintética que atrapa las partículas de grasa suspendidas en el aire durante la cocción, que poseen casi todas las campanas. Es fundamental para proteger el motor y los conductos, y evitar la acumulación de grasa.

El filtro de carbón activado es un añadido común en campanas de recirculación y tiene la función de absorber olores y compuestos orgánicos volátiles que no puede retener el primer filtro. Aunque no elimina la humedad ni partículas muy finas, mejora significativamente el bienestar olfativo.

Un filtro sucio pierde eficacia, puede obstruir el flujo de aire y disminuir el rendimiento general de la campana, afectando tanto a la calidad del aire interior como al consumo energético.

El aire que sale: ¿cómo lo hace y adónde va?

En los sistemas con salida exterior, el aire que ha pasado por el filtro de grasa entra en la campana aspirado por el ventilador y luego es expulsado mediante un conducto que lo lleva al exterior de la vivienda. Este aire puede contener humedad residual, energía en forma de calor y las partículas que estos filtros no son capaces de absorber.

Esta dinámica puede generar un ciclo de retroalimentación donde los contaminantes no filtrados evacuados desde los edificios pueden volver a entrar en las viviendas, estableciéndose un patrón similar al observado en los residuos plásticos oceánicos que retornan a la cadena alimentaria humana.




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En los sistemas con recirculación, el aire que ha pasado por el filtro de grasa se debe circular por un segundo filtro de carbón activo que retiene muchos compuestos químicos y algunas partículas grandes, y se devuelve al mismo espacio de la cocina.

Aunque los filtros retienen grasa, compuestos volátiles y olores, no se elimina la humedad ni el calor, y las partículas más finas, como las del hollín, pueden permanecer. Si la recirculación no se acompaña de una ventilación adecuada, estos contaminantes residuales podrían entonces concentrarse en el ambiente del local.

Lo que todavía no sabemos sobre estos equipos

Para mejorar la función de las campanas, es necesario conocer con precisión la capacidad real de extracción y filtración de muchos dispositivos domésticos, especialmente en condiciones de uso cotidiano. También se requiere información sobre la frecuencia y calidad del mantenimiento que reciben, y si los usuarios comprenden su importancia.

Otra cuestión pendiente es evaluar cuántas viviendas tienen sistemas de evacuación exterior frente a recirculación, y cómo afecta esto a la calidad del aire exterior de las zonas urbanas.

Reconocer que las campanas extractoras domésticas inciden en los flujos de contaminantes urbanos abre oportunidades para implementar tecnologías de filtrado más eficientes y sistemas de ventilación que optimicen tanto el bienestar doméstico como la calidad ambiental urbana.

La integración de soluciones tecnológicas avanzadas en el diseño de campanas extractoras, como por ejemplo sistemas ciclónicos o filtros HEPA, eficaces para atrapar partículas, representa una herramienta valiosa para contribuir positivamente a la sostenibilidad urbana mientras se mantiene la funcionalidad esencial de estos equipos en nuestras viviendas.

The Conversation

César Martín-Gómez recibe fondos de la Cátedra Fundación Saltoki. Miembro de la Asociación Técnica Española de Climatización y Refrigeración (ATECYR).

Robiel Manzueta recibe fondos de Ayudas para la Formación de Profesorado Universitario del Ministerio de Universidades, España (FPU2020/04936). Miembro de la Asociación Técnica Española de Climatizacion y refrigeración (ATECYR).

Arturo H. Ariño no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Radiografía de una campana de cocina doméstica – https://theconversation.com/radiografia-de-una-campana-de-cocina-domestica-268418

Los cuidadores de enfermos al final de la vida también necesitan cuidarse a sí mismos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ingrid Ramo González, Psicóloga en Cuidados Paliativos y Psicooncóloga Clínica Cuides UIC Barcelona. Coordinadora Equipo Atención Psicosocial (EAPS). Fundación la Caixa, Universitat Internacional de Catalunya

Nayeem6777/Shutterstock

El final de la vida de una persona requiere unos cuidados acordes con la complejidad de ese proceso único e irrepetible. Los cuidadores informales (familiares, amigos o personas con vínculos afectivos), formales (aquellos que reciben una remuneración por su trabajo) o profesionales de la salud (principalmente, equipos especializados en cuidados paliativos) conforman una red básica para reducir el sufrimiento y garantizar el soporte adecuado a la persona enferma durante el trance de morir.

Sin embargo, brindar esa asistencia no resulta algo inocuo y puede tener “efectos secundarios” en todos los que participan.

Contagio emocional y “fatiga por compasión”

Al cuidar de una persona con una enfermedad avanzada es fácil centrarse en la observación y el alivio de las necesidades que tiene o que van apareciendo. Hay incluso quien es capaz de adelantarse a que aparezcan. El inconveniente es que esa atención tan centrada en el otro puede hacer que se pierdan de vista las propias necesidades. “¿Qué necesito yo para estar bien?” es una pregunta que puede parecer egoísta o fuera de lugar en esas circunstancias, pero resulta imprescindible si queremos asegurar una buena calidad en los cuidados y no desgastarnos en exceso.

Frecuentemente, la vivencia de la enfermedad, el final de la vida y la pérdida del ser querido activa un cóctel de emociones: sufrimiento, hostilidad, enfado, culpa, vergüenza, amor, esperanza, decepción, gratitud, etc. Como seres humanos empáticos, no somos inmunes a ninguno de esos sentimientos. Si el cuidador no tiene formación ni las habilidades de gestión adecuadas, puede experimentar un tsunami emocional que le genere desasosiego y le deje una huella psicológica perdurable, difícil de borrar.

El desgaste por empatía o “fatiga por compasión” sería el equivalente del burn out o “síndrome del estar quemado” en aquellas profesiones donde se establece una relación de ayuda. El hecho de estar en contacto permanente con el sufrimiento puede llevar al profesional a sentirse exhausto y a perder el sentido de su trabajo o, incluso, la capacidad de generar un vínculo terapéutico con sus pacientes.

Estar expuesto constantemente a la incertidumbre de la evolución de una enfermedad y, finalmente, a la muerte puede generar impotencia, indefensión (o falta de control sobre las circunstancias) y preocupación constante. Además, la fragilidad y la muerte hacen que el cuidador se cuestione su propia existencia. O sea, es habitual que surjan dudas y preguntas como ¿qué sentido tiene la vida? o ¿qué sentido tiene sufrir? Si bien es cierto que estas reflexiones pueden dar lugar a grandes aprendizajes, al mismo tiempo, pueden abrir un camino introspectivo difícil de recorrer en soledad y sin certezas.

Y, por último, el cuidador también puede experimentar el duelo anticipado, un proceso de aflicción o dolor que comienza antes de que se produzca el fallecimiento del ser querido. Suele estar acompañado de preocupación por el futuro y sentimientos de culpa, enfado e injusticia. Aunque son emociones que nos preparan para la pérdida, pueden dificultar la tarea de cuidado y no aseguran un mejor proceso de duelo una vez la muerte se haya producido. Transitar por esa anticipación, aceptar lo que está ocurriendo, requiere de una mirada compasiva del otro y de uno mismo.

Espacios para cuidar de las propias necesidades

Para mitigar todos estos posibles “efectos secundarios” hay un antídoto: el autocuidado. Este ayuda a preservar pequeños espacios para atender y cuidar de las propias necesidades, ya sean físicas (como comer sano, ducharse o hacer ejercicio), psicológicas (meditar, realizar actividades significativas…) o sociales (compartir con otros, dejarse ayudar…). Crea un espacio de conexión donde recordar que nuestro bienestar es tan importante como el del otro.

En este sentido, el autocuidado también puede considerarse un acto de responsabilidad, puesto que el malestar del cuidador afecta al enfermo. Es decir, al cuidar de uno mismo somos capaces de generar una especie de efecto mariposa que mejora los cuidados que podemos ofrecer a los demás.

Además, sabemos que aquellos profesionales capaces de generar un cambio de mirada hacia su propio rol y su contribución hacia el alivio del sufrimiento ajeno tienen menor riesgo de sufrir fatiga por compasión. A este fenómeno se le conoce como satisfacción por compasión.

Si el profesional se hace consciente de sus propios límites, valora sus esfuerzos de atención hacia el otro, celebra sus logros e incluso amplía su perspectiva y se siente partícipe de un bien mayor, podrá compensar ese desgaste por empatía.

Aplicado a los profesionales de los cuidados paliativos, esto se traduciría, por ejemplo, en tener claro que el objetivo no es curar al enfermo sino aliviar su sufrimiento; ser conscientes de lo que sí se ha podido conseguir (reducir significativamente el dolor físico, emocional o espiritual del enfermo); y sentir que contribuyen al bien de la sociedad mejorando la calidad de vida de las personas (y de sus seres queridos) hasta el final de sus días.

Junto con las pautas de autocuidado, esta lectura contribuirá a que la balanza del profesional se decante más hacia la satisfacción que hacia el desgaste. Eso le dotará de mayores recursos de afrontamiento ante situaciones de alto impacto emocional y le ayudará resignificar el sentido de su propio rol.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Los cuidadores de enfermos al final de la vida también necesitan cuidarse a sí mismos – https://theconversation.com/los-cuidadores-de-enfermos-al-final-de-la-vida-tambien-necesitan-cuidarse-a-si-mismos-267490

La sacudida electoral hispana en Estados Unidos: por qué su voto no debe darse nunca por sentado

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Biderbost, Associate Professor – Departamento de Sociología, Universidad de Salamanca

Las elecciones de noviembre de 2025 confirmaron una tendencia ya visible en las urnas estadounidenses. Los votantes hispanos demostraron en Nueva York, Nueva Jersey y Virginia que su lealtad electoral responde más a evaluaciones pragmáticas que a alineamientos ideológicos permanentes.

En apenas un año, comunidades que habían respaldado a Donald Trump en 2024 giraron abruptamente hacia candidatos demócratas, exponiendo la fragilidad de cualquier supuesto realineamiento racial en la política estadounidense.

Giros dramáticos en territorios hispanos

Nueva York ofreció el caso más revelador. El candidato demócrata Zohran Mamdani ganó la alcaldía. Obtuvo 48 % del voto hispano según encuestas previas de Hispanic Federation. Su fuerza se concentró en el Bronx, distrito mayoritariamente hispano. Ganó allí por 11 puntos tras perder la primaria por 18 puntos cinco meses antes.

De la generación millenial, Mamdani se convierte en el segundo alcalde más joven en una de las ciudades y centros financieros más importantes del mundo.

En Nueva Jersey, los números son igual de dramáticos. Ciudades con mayoría hispana como Union City y Perth Amboy revirtieron tendencias de forma contundente.

La demócrata Mikie Sherrill ganó Union City por 69 puntos porcentuales, comparado con los 17 puntos de diferencia que había logrado Kamala Harris un año antes. En Perth Amboy, Sherrill obtuvo una diferencia en su favor por 56 puntos, mientras Harris apenas había superado a Trump por 9.

Los dos condados con mayor población hispana giraron 22 y 18 puntos hacia los demócratas. Sherrill ganó el 68 % del voto hispano estatal.

Virginia repitió el patrón. Manassas Park tiene más del 40 % de residentes hispanos. Allí, la demócrata Abigail Spanberger ganó con 42 puntos de ventaja. Esto duplica el margen de 2024. Spanberger obtuvo el 67 % del voto hispano en todo el estado.

Cuatro décadas de vaivenes electorales

Este no es un fenómeno nuevo. El apoyo republicano en elecciones presidenciales entre hispanos ha fluctuado durante cuatro décadas. En perspectiva cronológica, el apoyo hispano a los republicanos alcanzó en 1984 el 37 %; cayó al 21 % en 1996; se recuperó al 27 % en 2012; alcanzó el 42 % en 2024 y retrocedió aproximadamente al 32 % en 2025.

Esta volatilidad cuestiona la narrativa del “realineamiento permanente”. Trump obtuvo el 46 % del voto hispano nacional en 2024. Fue el mejor registro históriconoclasia del Partido Republicano. Sin embargo, el 18 % de hispanos que votaron por Trump cambió a candidatos demócratas en 2025.

El análisis del New York Times sobre Nueva Jersey muestra que nueve de las diez localidades con mayor giro demócrata tenían poblaciones hispanas superiores al 60 %.

Entre promesas económicas y redadas migratorias

Las encuestas identifican un doble motor del cambio. Hispanic Federation documentó que el 43 % priorizaba el costo de vida, mientras el 13 % mencionaba inmigración. Esto explica el voto por Trump en 2024, cuando prometió bajar precios. También explica el regreso a candidatos demócratas en 2025, cuando las políticas migratorias se han ido intensificando a lo largo del año.

Las operaciones de control migratorio generaron preocupación entre ciudadanos estadounidenses. Alex Méndez, concejal en Paterson, Nueva Jersey, comentó que los votantes hispanos rechazaban respaldar al candidato republicano por su cercanía con Trump. Los datos confirman esto: tres de cada cinco hispanos en Nueva Jersey y tres de cada cuatro en Virginia consideran que las políticas migratorias han ido demasiado lejos.

Las promesas económicas tampoco se materializaron. Victor Escobar, votante independiente en Virginia, resumió el sentimiento: familiares suyos votaron por Trump esperando que cumpliera sus promesas de crear empleos y mejorar la economia, pero al no ver resultados concretos, reconsideraron su respaldo.

Lecciones para las elecciones de medio mandato

Los hispanos suman 36,2 millones de votantes, su edad media es de 30,7 años y representan el 14,7 % del electorado nacional. Son un segmento joven, en expansión, y no atado a ninguno de los dos partidos.

Su situación económica es un factor clave. Sus vínculos familiares con comunidades inmigrantes también lo son. Estos intereses no pueden darse por sentados por ningún partido.

José Arango, líder del Partido Republicano en Hudson County, reconoció la complejidad: los votantes hispanos son pronegocios y partidarios de elegir en el ámbito escolar, pero cuando empiezas a tocar a la abuela que está aquí hace 20 años, estás creando un problema americano.

Un análisis sobre Mamdani confirma algo importante: las campañas centradas en economía local pueden movilizar votantes hispanos y las críticas concretas a políticas migratorias también funcionan.

Los resultados de 2025 envían una señal clara. Las elecciones de medio mandato son en 2026 y el apoyo hispano se gana elección tras elección, y cada vez es más determinante.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La sacudida electoral hispana en Estados Unidos: por qué su voto no debe darse nunca por sentado – https://theconversation.com/la-sacudida-electoral-hispana-en-estados-unidos-por-que-su-voto-no-debe-darse-nunca-por-sentado-270553

¿Es posible la transición verde sin silicio y litio?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Davide Consoli, Cientifico Titular en Ciencias Sociales, INGENIO (CSIC – UPV)

miex/Shutterstock

La lucha contra el cambio climático y el tránsito hacia una economía verde, como la promovida por el Pacto Verde Europeo, se basa en la adopción masiva de tecnologías limpias, desde la energía renovable y los vehículos eléctricos hasta la gestión avanzada de residuos. Sin embargo, un análisis reciente que analiza datos de patentes y de producción de materiales revela una paradoja crucial: aunque se busca reducir la dependencia de los combustibles fósiles, la transición está creando una nueva y marcada dependencia de minerales críticos, cuya cadena de suministro es inherentemente vulnerable a interrupciones.

La Agencia Internacional de la Energía (AIE) prevé que la necesidad mundial de minerales críticos podría cuadruplicarse para 2040. Este aumento drástico traslada la presión ambiental, social y geopolítica de los hidrocarburos a la producción y el comercio de minerales, que no está exenta de dificultades.

¿Hay suficiente?

El primer obstáculo es la propia disponibilidad física y la infraestructura necesaria. Las reservas mundiales actuales y conocidas de muchos minerales podrían no ser suficientes para cubrir la demanda proyectada. A esto se añade que la extracción y el procesamiento de los volúmenes requeridos para la transición verde exigen una infraestructura que hoy no existe a la escala necesaria.

Además, muchos de los insumos necesarios nunca se han extraído ni procesado a gran escala. Construir y operar la infraestructura minera y de refinado con los estrictos estándares de seguridad y continuidad necesarios para el suministro de energía limpia representa un desafío técnico y económico aún inexplorado. Esta incertidumbre pone en duda la viabilidad de los objetivos ambientales más ambiciosos.

Cuellos de botella

A pesar de los deseables objetivos de reciclaje y nuevas exploraciones, la aceleración de los plazos que exigen las recientes promesas políticas amenaza con generar serios cuellos de botella en el suministro.

La accesibilidad a los minerales está intrínsecamente ligada a su distribución geográfica, lo que expone la cadena de suministro a tensiones geopolíticas y a marcados desequilibrios.

Los minerales más demandados

Nuestro estudio revela tres patrones empíricos.

Primero, destacamos el papel central de dos elementos: el silicio y el litio. Sus vínculos con las tecnologías esenciales de la transición energética son notables y multifacéticos.

El silicio destaca por su importancia crítica en múltiples ámbitos cómo la energía renovable, concretamente, las células fotovoltaicas, las tecnologías de almacenamiento de energía, como las baterías, o la gestión de residuos.

El litio también es de gran interés, pero por una peculiaridad: se encuentra fuertemente representado en tecnologías verdes que dependen, en promedio, de menos minerales críticos en comparación con otras tecnologías analizadas. Un ejemplo claro es el transporte por carretera, donde las baterías y los dispositivos de almacenamiento de energía dependen de forma extensa y casi exclusiva del litio, lo que impulsa el despliegue de los vehículos eléctricos.

Otras tecnologías verdes que exigen grandes cantidades de litio incluyen el calentamiento, la ventilación o el aire acondicionado de alta eficiencia energética, así como las tecnologías de conservación del agua.

El denominador común entre el litio y el silicio es su papel crucial en las baterías, de lejos el componente habilitador más importante. Las baterías son esenciales tanto para el almacenamiento de energía en plantas renovables como para la movilidad eléctrica. Asimismo, su recuperación mediante una gestión de residuos eficaz es vital para prevenir escasez y mitigar riesgos ambientales y de salud.

Países más vulnerables

El segundo hallazgo de nuestro estudio consiste en desvelar patrones geográficos de la codependencia entre minerales y tecnologías verdes. Países con carteras de patentes menos diversificadas, como Rusia, Australia, Taiwán y Japón, están potencialmente más expuestos a interrupciones en el suministro de recursos naturales clave.

Por otro lado, la Unión Europea en su conjunto destaca como consumidora neta de materias primas críticas debido a su bajo volumen de producción. Dentro de Europa, el estudio diferencia entre países con una alta dependencia y un insuficiente abastecimiento interno (como Austria o República Checa) y aquellos con una dependencia menor, gracias a una base tecnológica más diversificada o una mayor producción de ciertos materiales (como España, Alemania y Francia).

Desequilibrio entre producción e innovación

En este contexto, existe una notable asimetría entre los países que sustentan la oferta de insumos y los que impulsan la demanda a través de innovación verde. Países de ingresos predominantemente bajos o medios, como Chile, la República Democrática del Congo o Zambia, se encuentran a la vanguardia del suministro de insumos críticos (los “meros proveedores”), pero apenas participan en las actividades de innovación verde.

Este desequilibrio plantea serias preocupaciones éticas. La dependencia de los productores europeos de tecnología verde en la minería de regiones menos desarrolladas, que ya enfrentan circunstancias socioeconómicas y ambientales precarias, sugiere que las políticas verdes actuales podrían exacerbar las disparidades globales, socavando la percepción pública y el compromiso a largo plazo con la lucha contra el cambio climático.

Ante este panorama, la transición energética limpia, aunque vital, tiene un lado oscuro y complejo. Nuestro estudio no solo identifica los puntos críticos (la escasez física, la escalabilidad de la infraestructura y la distribución geográfica), sino que también abre una hoja de ruta para la investigación futura.

Es crucial que el debate sobre la sostenibilidad incorpore de manera frontal los altos costes e incertidumbres asociados a la extracción minera. La solución requiere no solo diversificar las fuentes de suministro y optimizar el reciclaje, sino también abordar las consecuencias socioeconómicas y laborales en los países de origen para garantizar que la transición verde sea verdaderamente justa y global.

The Conversation

Davide Consoli recibió la financiación del Ministerio de Ciencia e Innovación dentro de los Programas Estatales de Generación de Conocimiento y Fortalecimiento Científico y Tecnológico del Sistema de I+D+i y de I+D+i Orientada a los Retos de la Sociedad, en el marco del Plan Estatal de Investigación Científica y Técnica y de Innovación 2017-2020 (PID2020-119096RB-I00/MCIN/AEI/10.13039/ 501100011033).

ref. ¿Es posible la transición verde sin silicio y litio? – https://theconversation.com/es-posible-la-transicion-verde-sin-silicio-y-litio-270195

La IA y el análisis de redes revolucionan el modo de perseguir el fraude y el blanqueo de capitales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Dolores Lagoa Varela, Profesora del departamento de Empresa (Área: Economía Financiera) , Universidade da Coruña

Burdun Iliya/Shutterstock

En 2017, la fundadora de la criptomoneda OneCoin subió a un avión en Sofía (Bulgaria) y desapareció. Se esfumó con una fortuna estimada en más de 4 000 millones de dólares, estafados a millones de personas en todo el mundo en uno de los mayores esquemas piramidales de la historia. Desde entonces, el objetivo del FBI no es solo encontrar la fundadora (incluida en su lista de los diez delincuentes más buscados), sino responder a la pregunta: ¿dónde está el dinero?.

Casos como el de OneCoin, popularizados por pódcasts como Scam Inc. de The Economist (2024), revelan dos crímenes. El primero es la estafa. El segundo, más silencioso y complejo, es el blanqueo de capitales: el proceso de hacer que ese dinero robado parezca legítimo.

El gato y el ratón

El fraude de OneCoin no es un hecho aislado. Cada año se blanquea en el sistema financiero global entre el 2 % y el 5 % del PIB mundial, o hasta 2 billones de dólares. Ese dinero es el combustible del terrorismo, la trata de personas y la corrupción.

Durante décadas, la lucha contra el blanqueo de capitales (Anti-Money Laundering o AML) ha sido un juego del gato y el ratón. Los reguladores creaban una norma y los delincuentes encontraban cómo saltársela.

Tras analizar la vanguardia de esta lucha, hemos comprobado que el tablero de juego ha cambiado. La era de las hojas de cálculo va llegando a su fin y está comenzando la era de la inteligencia artificial.

Capacidad de adaptación

Hasta hace poco, las administraciones públicas obligaban a los bancos y a otras entidades a usar sistemas basados en reglas. Eran simples: si una transacción superaba los 10 000 euros, se marcaba. Si una cuenta recibía de repente 50 transferencias pequeñas, se marcaba.

El problema es que los delincuentes se adaptan. Para evitar ser detectados, comenzaron a dividir el dinero en cientos de transacciones diminutas, logrando así pasar por debajo de los umbrales de alerta.

Los blanqueadores de OneCoin, por ejemplo, usaron redes de empresas fantasma y transferencias opacas para mover el dinero por todo el mundo. El resultado era un caos para las entidades, que se ahogaban en miles de falsos positivos mientras el dinero de origen realmente ilegítimo se colaba por las grietas del sistema.

Nuestro estudio identifica un cambio de paradigma desde la estadística hacia el aprendizaje automático (machine learning). En lugar de seguir reglas rígidas, estos sistemas de IA aprenden patrones de comportamiento. La inteligencia artificial antiblanqueo aprende qué es normal para una cuenta y detecta anomalías: transferencias a paraísos fiscales, operaciones nocturnas o redes de cuentas que parecen diseñadas solo para mover dinero.

Análisis de redes: una herramienta revolucionaria

Las administraciones se han dado cuenta de que el blanqueo de capitales no se realiza en un acto aislado, sino en una red de transacciones. En lugar de mirar cada transacción como un punto individual, el análisis de redes (network analysis) dibuja un mapa que conecta las cuentas.

Imagine: una transferencia de 5 000 euros de la cuenta A a la cuenta B no es sospechosa. Pero el análisis de redes puede mostrar que esos 5 000 euros van de A a B, de B a C, de C a D y, finalmente, de D vuelven a A. Este patrón circular se utiliza para disimular el origen ilícito mediante múltiples capas de transacciones. El análisis de redes detecta el mapa completo.

Nadie tiene la imagen completa

En nuestro estudio identificamos un problema crítico que llamamos “ceguera de red” (network blindness). Esto ocurre cuando cada banco ve solo su parte de las transacciones, sin acceso a la foto completa del flujo ilícito. Si el dinero de la trama salta del banco A al banco B, la primera entidad solo registra la salida y la segunda solo la entrada, perdiendo así el rastro global.

Aquí, la acción de la administración pública es crucial. Para encontrar a los blanqueadores las autoridades financieras deben convertirse en tecnólogos. Nuestro análisis de las investigaciones sobre el tema apunta a un nuevo kit de herramientas para estos organismos:

  • Marcos para compartir datos y homogenización: la ceguera de red solo se cura si las entidades pueden compartir información de forma segura y colaborativa. La nueva Autoridad Europea contra el Blanqueo (AMLA) es un paso en esta dirección.

  • Sandboxes regulatorios: se deben crear entornos de prueba seguros para que los entidades obligadas puedan experimentar de forma controlada con nuevas IA antiblanqueo.

  • Medir lo que importa: abandonar los indicadores simples de cumplimiento (como el número de informes de sospecha rellenados) o las lista de comprobación, y empezar a medir la efectividad real, con métricas orientadas a resultados.

  • Afrontar la privacidad: el equilibrio entre vigilancia y privacidad es el gran reto. La solución pasa por nuevas tecnologías, como el aprendizaje federado (federated learning), que permite a las IA de varias entidades aprender de patrones comunes sin compartir nunca los datos personales de los clientes.

La lucha contra el blanqueo de capitales ha dejado de ser un asunto de contables para convertirse en una batalla del big data. La mejor forma para encontrar los miles de millones de OneCoin y frenar a las próximas redes de delincuencia es usar redes de inteligencia para desmantelarlas.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La IA y el análisis de redes revolucionan el modo de perseguir el fraude y el blanqueo de capitales – https://theconversation.com/la-ia-y-el-analisis-de-redes-revolucionan-el-modo-de-perseguir-el-fraude-y-el-blanqueo-de-capitales-269837

De jugar a consumir: la publicidad llega a los videojuegos y los convierte en negocio

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mónica Matellanes Lazo, PhD. Full Professor at the University in Communication and Advertising. Department of Social Sciences., Universidad Europea Miguel de Cervantes

Los escenarios inmersivos de los videojuegos no han pasado desapercibidos para las marcas. Gorodenkoff/Shutterstock

En la última década, los videojuegos se han consolidado como una forma de entretenimiento no solo para niños: millones de personas de todas las edades les dedican horas a jugar con ellos cada semana. Ese tiempo y esa atención no han pasado desapercibidos para las marcas, que han encontrado en ellos un terreno fértil para experimentar con nuevos formatos publicitarios.

La clave es simple: si la televisión y las redes sociales ya no garantizan la atención plena del consumidor, quizá los mundos virtuales puedan hacerlo.

Del anuncio estático al ecosistema inmersivo

Uno de los formatos más usados es el in game advertising (publicidad dentro del juego), una estrategia de marketing en la que se inserta contenido publicitario dentro de los videojuegos. Puede ser de forma integrada en la experiencia del juego (como el emplazamiento de producto en series y películas) o en momentos de pausa (como los anuncios de TV tradicionales).

En el universo del videojuego, los anuncios adoptan distintas formas: desde vallas estáticas en un estadio virtual hasta mensajes dinámicos que cambian según la localización del jugador, o incluso marcas integradas en objetos cotidianos del juego. La naturalidad de esa inserción busca que la publicidad no interrumpa la experiencia sino que se perciba como parte del entorno.

A estos formatos se suman los advergames, videojuegos creados directamente por las marcas con fines promocionales, y los anuncios premiados (rewarded ads), que ofrecen monedas, vidas o mejoras a cambio de ver voluntariamente un anuncio. Este último formato ha demostrado ser particularmente eficaz en dispositivos móviles, donde las sesiones de juego son cortas y el usuario valora recompensas inmediatas.

El mercado respalda la tendencia: un 86 % de los anunciantes considera que la publicidad en videojuegos es cada vez más importante y muchos prevén aumentar su inversión. No es casualidad que Roblox haya sellado un acuerdo con el gigante tecnológico Google para ofrecer vídeos publicitarios con recompensa.

Más allá del juego: la lógica del ecosistema

La publicidad ya no se limita a lo que ocurre dentro de la pantalla. Las marcas patrocinan torneos de e-sports, colaboran con streamers y financian eventos virtuales, tejiendo lo que podría llamarse una estrategia de ecosistema. El valor no reside solo en la visibilidad, sino en legitimarse ante la comunidad gamer, integrarse en una narrativa comunicativa compartida y acompañar al jugador en distintos momentos de consumo cultural.

Así, el videojuego deja de ser un soporte aislado para convertirse en un nodo dentro de un entramado mayor: juegos, retransmisiones, eventos, comunidades online y redes sociales. La marca se integra y aparece en la construcción de nuevas historias que atrapan al consumidor

Beneficios estratégicos para las marcas

Este fenómeno se sostiene sobre tres grandes beneficios .

  1. Compromiso (engagement) no intrusivo: los anuncios insertados con coherencia no rompen la experiencia de juego, lo que los hace más aceptables para los consumidores.

  2. Asociación emocional: si un usuario vincula una marca con un momento de logro, emoción o progreso, se produce un “efecto halo” que refuerza la percepción positiva.

  3. Segmentación avanzada: los videojuegos permiten perfilar audiencias según género, geografía, tiempo de juego o patrones de compra, ofreciendo datos valiosos que superan a muchos medios tradicionales.

Además, la frecuencia de juego asegura una longevidad del impacto: la repetida exposición en sesiones recurrentes consolida el recuerdo de marca.

Los dilemas éticos: entre el juego y el consumo

Sin embargo, no todo es positivo. La delgada línea entre entretenimiento y consumo abre un abanico de dilemas éticos. Uno de los más sensibles es la publicidad dirigida a menores y adolescentes, quienes aún no cuentan con plena capacidad crítica para discernir entre juego y anuncio. Cuando a este grupo se le ofrecen recompensas virtuales a cambio de exposición publicitaria el riesgo de manipulación se dispara.

Otro frente es el uso de patrones oscuros (dark patterns): diseños que explotan la psicología del jugador para fomentar el gasto o la exposición forzada a anuncios. Se utilizan temporizadores, recompensas variables o apelaciones sociales que convierten la experiencia en un bucle de presión psicológica difícil de romper.

La transparencia es otro reto a batir. El jugador puede no llegar a distinguir si un objeto del juego es parte del diseño narrativo o una inserción publicitaria. Esa confusión mina la confianza y puede generar rechazo hacia la marca.

Tampoco hay que olvidar la fatiga publicitaria. Un exceso de anuncios puede provocar la huida de los jugadores, o incluso una aversión explícita hacia la marca. El equilibrio entre visibilidad y saturación es frágil y todavía no se ha resuelto del todo.

La regulación: un terreno en construcción

Los reguladores comienzan a prestar atención. En el Reino Unido, por ejemplo, la Advertising Standards Authority (ASA) ha prohibido en juegos móviles anuncios que sexualizaban a mujeres o presentaban relaciones no consentidas. Estas medidas evidencian que la publicidad en entornos digitales necesita límites claros, especialmente cuando los públicos vulnerables están expuestos.

A futuro, será crucial establecer normas de transparencia y frecuencia, así como límites específicos en los juegos infantiles. Las propias empresas también pueden avanzar en prácticas de diseño ético: elaborar experiencias publicitarias explícitas, no basadas en manipulación, y fomentar modelos de intercambio claro, como las recompensas voluntarias.

¿Hacia una publicidad responsable en mundos virtuales?

El potencial de la publicidad en videojuegos es indiscutible. Se trata de un canal capaz de generar experiencias no intrusivas, vínculos emocionales y segmentación precisa. Sin embargo, su crecimiento acelerado plantea riesgos que no deben ignorarse.

La pregunta central es cómo reconciliar eficacia y ética. La clave parece estar en tres ejes: diseño consciente, regulación clara y evaluación continua del impacto real en los jugadores. Solo así los mundos virtuales podrán convertirse en espacios seguros, donde marcas y usuarios convivan sin que el entretenimiento se transforme en manipulación encubierta.

En un contexto en que los jóvenes viven gran parte de su socialización y ocio en entornos digitales, la responsabilidad de empresas y reguladores no es menor. Al final, la publicidad en videojuegos no es solo un modelo de negocio; es también un espejo de cómo concebimos la relación entre consumo, ocio y cultura en el siglo XXI.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. De jugar a consumir: la publicidad llega a los videojuegos y los convierte en negocio – https://theconversation.com/de-jugar-a-consumir-la-publicidad-llega-a-los-videojuegos-y-los-convierte-en-negocio-266091

ÍNSULA 2025: La generación que le dará la vuelta al mundo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lorena Sánchez, Responsable de Eventos. Editora de Ciencia y Tecnología, The Conversation

Grupo de estudiantes de secundaria asistentes al festival de ciencia INSULA, en el Gabinete Literario de Las Palmas de Gran Canaria. INSULA, CC BY

Si el mundo anda patas arriba, habrá que empezar a enderezarlo. Toca darle la vuelta con cuidados al cielo, la Tierra y los generosos océanos, temáticas del festival de ciencia ÍNSULA que acabamos de celebrar en Las Palmas de Gran Canaria. ¿Qué rumbo tomamos?

José Joaquín Hernández Brito, director de la Plataforma Oceanográfica de Canarias (PLOCAN), pidió a los 250 chavales y chavalas que le escuchaban que eligieran un súperpoder para salvar los océanos. “Yo elijo el súperpoder de la persuasión. Poder para convencer a la gente de hacer las cosas bien”, respondía uno de los estudiantes de secundaria, con flequillo adolescente y 1,80 metros de estatura.

Uno tras otro eligieron súperpoderes, todos ellos dirigidos a revertir el caos y el aluvión de datos que reciben a diario desde las noticias, la ciencia y las aulas.

“Yo quiero el poder de separar las aguas, para limpiarlas”, elegía otra compañera.

Ninguno eligió volar o hacerse invisible: eligieron salvar el mundo.

Eligiendo superpoderes sobre el escenario de ÍNSULA, con José Joaquín Hernández Brito, director de PLOCAN, y la periodista de The Conversation Lorena Sánchez.
INSULA, CC BY

“Podemos labrar nuestra propia ruina si seguimos explotando los océanos como si fueran infinitos”, advirtió Hernández Brito. “La contaminación plástica, las emisiones y la sobrepesca están llevando al límite la capacidad del océano para sostener la vida, para sostenernos a nosotros”.

El director de PLOCAN defendió apasionadamente el papel de Canarias como laboratorio natural de innovación azul, especialmente en tecnologías para obtener energía del mar sin generar emisiones. Y lanzó una invitación directa a los jóvenes:

“Ustedes son la generación que puede darle la vuelta al mundo”.

El Festival de Ciencia de Canarias

Un año más, el Gabinete Literario de Las Palmas de Gran Canaria abrió sus salones a cerca de un millar de niñas, niños y adolescentes, y a científicas y científicos de primer nivel, en la tercera edición del festival de ciencia ÍNSULA.

Dirigido por Rafael Robaina, ÍNSULA ha contado de nuevo con el apoyo del Ayuntamiento de Las Palmas de Gran Canaria y con un comité asesor formado por The Conversation, la ULPGC, la ULL, el IAC, la Fundación DISA, el Museo Elder, el Museo Canario y Poema del Mar.

Autoridades: la alcaldesa de Las Palmas de Gran Canaria, Carolina Darias, en el centro de la imagen junto al presidente del Gabinete Literario, Juan José Benítez de Lugo Massieu. Les acompañan, de izda. a dcha., Xiomara Villanueva, de Fundación DISA; el director de ÍNSULA, Rafael Robaina; Ana Crespo, presidenta de la Real Academia de Ciencias; Francisco García Rodríguez, rector de la Universidad de La Laguna; Sebastián López Suárez, vicerrector de la Universidad de Las Palmas de Gran Canaria; y Rafael Sarralde, director general de The Conversation.
INSULA, CC BY

Música para un viaje a Marte

Todo comenzó con música y ciencia. Manuel Benítez González, gerente de la Orquesta Filarmónica de Gran Canaria, reunió tres obras y tres compositores.

Guardamos silencio casi reverencial con la electroacústica de José Manuel Marrero, continúo la composición de matemáticas para orquesta de Gustavo Díaz-Jerez y, finalmente, un sexteto con piano compuesto por músicos de la Filarmónica de Gran Canaria hizo vibrar Reencuentros, del compositor Héctor Muñoz. Estreno absoluto, es una obra inspirada en la banda sonora original de la película Encuentros en la tercera fase que quizá se convierta en la BSO del festival ÍNSULA.

Presentación de Metaludio para piano solo. Book 5 nº 4. Compuesto por Gustavo Díaz-Jerez, está basado en matemáticas y algoritmos.
INSULA, CC BY

Reencuentros abrió las puertas para un viaje a Marte en compañía de doña Ana Crespo, presidenta de la Real Academia de Ciencias (RAC), la primera mujer en ostentar este cargo en los más de 100 años de historia de la institución. “Cuando era niña soñaba con viajar a Marte”, confesaba. “Tenía un baúl lleno de cajones donde guardaba cada pequeña cosa que encontraba, convencida de que algún día los llevaría conmigo al planeta rojo”.

El viaje de una vida para Ana Crespo la ha llevado a sus dos principales preocupaciones de hoy:

“Servir de inspiración a las niñas: ese es mi principal compromiso. Y, desde la RAC, servir como asesores del Gobierno para la toma de decisiones”.

La vida de Ana Crespo ha estado rodeada de líquenes, su especialidad. “Llevo toda la vida estudiándolos, y no sabemos nada aún sobre la simbiosis. Dedicaría una vida entera más a tratar de entenderla”. La simbiosis, dice, es un recordatorio de que nada vive aislado. “La ciencia, la vida en sí y la sociedad prosperan cuando colaboramos, cuando nos escuchamos y aprendemos unos de otros”.

Tocar la ciencia

Cada mañana del festival estuvo llena de actividad para niños y niñas de centros educativos de Las Palmas de Gran Canaria. Talleres de vulcanismo, búsquedas de exoplanetas, proyecciones de cine científico y visitas al Museo Elder, al Museo Canario o al acuario Poema del Mar hicieron que casi un centenar de escolares vivieran la ciencia de forma directa.

10 colegios e institutos de Las Palmas participaron en las visitas a museos y las proyecciones cinematográficas.
INSULA, CC BY

El timo extraterrestre

La jornada dedicada al Cielo tuvo como figura central a Julia de León, investigadora del Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC). Julia llegó aupada por la fama de un visitante interestelar, 3I/ATLAS. El objeto espacial llevaba semanas generando bulos de proporciones siderales, asociado a tecnología extraterrestre. La experta quiso marcar un antes y un después: “que los chicos y chicas sepan distinguir entre ciencia y mentira”.

De León también habló de los asteroides que vigila desde el IAC y de las misiones de defensa planetaria en las que participa. Recordó que misiones como DART, que desvió por primera vez la órbita de un asteroide, demuestran que “ya tenemos los números” para enfrentarnos a una amenaza real si se detecta con suficiente antelación.

El año que salvamos el planeta

La jornada dedicada a la Tierra estuvo en manos de Fernando Valladares, investigador del CSIC y experto en cambio global. De nuevo la sala estaba abarrotada de adolescentes. Valladares les propuso un viaje al futuro y habló desde un ficticio año 2125 para mirar críticamente a nuestro presente:

“En 2025, las personas se bebían el agua de sus nietos porque pensaban que era infinita”.

Pero Fernando Valladares hizo algo muy nuevo: planteó un futuro en el que habíamos sido capaces de darle la vuelta al mundo, habíamos frenado lo que hoy es evidente. ¿Cómo logramos detener la que se nos avecina?

Entre otras cosas, Fernando Valladares mencionó nuevos partidos políticos creados por ellos y ellas, esa generación que escuchaba desde sus asientos sin perder un segundo la atención.

“¿Qué partido político es ese que ha nombrado?”, preguntó después uno de los chavales. Ese partido político está aún por nacer, le explicó el investigador.

“No todos los tripulantes de un barco tienen que estar de acuerdo. Basta con que lo estén unos pocos, y que el capitán elija el buen rumbo”.

El investigador alertó de los “proyectos suicidas” que amenazan el territorio canario y llamó a las nuevas generaciones a defender su patrimonio natural y cultural desde la ciencia, la política y la participación activa.

Durante la charla de Fernando Valladares, una estudiante tomó la palabra para decir algo que Rafael Robaina, director de INSULA, no dejó pasar por alto. Tomó el micrófono y anunció que en la próxima edición habrá un comité joven que acompañará y asesorará a ÍNSULA.

“Si queremos un futuro mejor, hay que hacerlo con los jóvenes”.

Las tardes del Chacha Escucha

Una veintena de expertos del IAC, la Universidad de Las Palmas de Gran Canaria (ULPGC) y la Universidad de La Laguna (ULL) hablaron de investigaciones punteras, emocionando con lo que la ciencia avanza para cuidar y explorar el Cielo, la Tierra y los Océanos. Lo hicieron en el formato Chacha Escucha, con 20 minutos de intervención y 5 para preguntas del público.

En la jornada dedicada al Cielo, Antonia Varela, directora del Museo de la Ciencia y el Cosmos de Tenerife, doctora en Astrofísica y directora de la Fundación Starlight, abordó la contaminación lumínica y las amenazas al cielo nocturno.

Alejandro Suárez Mascareño, investigador postdoctoral del IAC, presentó su trabajo en la detección de exoplanetas, incluido el estudio que confirmó la existencia de Proxima b.

Jonay González, científico y coordinador de investigación del IAC, expuso sus estudios sobre estrellas primitivas, supernovas, agujeros negros y la búsqueda de un “segundo planeta Tierra” y Anna Ferré-Mateu, investigadora Ramón y Cajal, ofreció su análisis sobre galaxias peculiares y reliquia para comprender mejor la evolución del Universo.

En las jornadas de Océano y Tierra, Zoraida Sosa (ULPGC) pidió mirar con lupa el lado oscuro de los microplásticos que asfixian los océanos y los ecosistemas insulares.

María Teresa Tejedor (ULPGC) relató un “Halloween micobiológico” donde las bacterias vampiro y otros microbios que investiga fueron los protagonistas. Juan Manuel Afonso (ULPGC) nos llevó al fondo del mar para descubrir a los “supercamarones” que desafían la lógica de la vida submarina. Carlos Sangil (ULL) abrió una ventana al futuro climático para revelar cómo las emisiones naturales de CO₂ de La Palma podrían alterar los ecosistemas marinos. Eduardo Pérez (ULL) invitó a explorar el microbioma humano, ese universo invisible que vive dentro de nosotros y define quiénes somos.

Margarita Jambrina (ULL) planteó cómo será el futuro geológico de la Tierra en un planeta que se transforma bajo nuestros pies. Y Noelia Cruz (ULL) recreó una “Guía breve para extraterrestres”, una receta interplanetaria para cuidar el planeta sin destruirlo.

Las ganas de contar ciencia

Los talleres impartidos por The Conversation dentro de ÍNSULA 2025 ofrecieron una inmersión práctica en el mundo de la comunicación científica. A través de ejercicios guiados, los participantes aprendieron a traducir investigaciones complejas a un lenguaje claro, accesible y atractivo. Entre todas buscamos elegir enfoques divulgativos, titular con intención y construir narrativas efectivas.

Talleres de divulgación científica impartidos por The Conversation. Ofrecidos como tallares de extensión universitaria.
INSULA

Los talleres refuerzan la idea de que la ciencia no termina en el laboratorio ni en la universidad: necesita ser contada, discutida y compartida con pequeños, medianos y grandes.

Continuará, y contamos con ellos, esa generación que le va a dar la vuelta al mundo.

En el corazón de ÍNSULA: Rafael Robaina, director; Lorena Sánchez, responsable de eventos en The Conversation; y Sergio Sánchez, AVATARA instigación creativa y cultural, productor y diseñador del concepto ÍNSULA.
INSULA, CC BY

The Conversation

ref. ÍNSULA 2025: La generación que le dará la vuelta al mundo – https://theconversation.com/insula-2025-la-generacion-que-le-dara-la-vuelta-al-mundo-269851

8 ways to drink less during the silly season

Source: Radio New Zealand

“We must have a drink before the end of the year!”

December is a perfect storm for anyone trying to cut back on drinking. Between end-of-year deadlines, work parties, family gatherings and school events, alcohol is suddenly everywhere.

It can make drinking feel not just normal, but expected.

If your aim is to cut back, try alternating each alcoholic drink with something non-alcoholic.

If your aim is to cut back, try alternating each alcoholic drink with something non-alcoholic.

Unsplash

– Published by EveningReport.nz and AsiaPacificReport.nz, see: MIL OSI in partnership with Radio New Zealand