Le cadeau sous le sapin : ce qu’il dit de notre lien avec nos chiens

Source: The Conversation – in French – By Sandra Friedrich, Doctorante, Santé et société, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Chaque année, des millions de chiens, en Occident, trouveront un cadeau sous le sapin. Geste anodin ? Pas tant que ça. Ce rituel révèle non seulement la profondeur du lien qui nous unit à eux, mais aussi notre tendance à prêter à leurs comportements un sens humain.

Ces liens se construisent dans le quotidien : repas, promenades, moments de repos offrent au chien une base sécurisante, favorisent l’attachement et améliorent sa capacité à gérer le stress. Les rituels transforment l’ordinaire en moments porteurs de sens : le cadeau sous le sapin, les jeux du dimanche, les salutations au retour du travail.

Certains chercheurs voient dans la participation active des chiens une preuve de leur subjectivité, car ils anticipent et initient ces activités. L’enthousiasme du chien, ses bonds ou le battement de sa queue font partie intégrante du moment que les humains interprètent comme porteurs de signification.

Nos travaux, menés dans le cadre du doctorat interdisciplinaire santé et société de l’Uqam sous la direction de la professeure Johanne Saint-Charles, montre que ces rituels constituent des moments investis affectivement. Ils participant à ce que nous appelons l’« épaisseur temporelle » du lien : tout ce qui a été vécu ensemble et qui continue de nourrir le présent.

Rituels quotidiens et célébrations annuelles créent une histoire commune, des repères et des attentes réciproques. Si les humains offrent un cadeau à leur chien ou le photographient avec le père Noël, c’est qu’il occupe une place suffisamment importante pour mériter ce geste : il est reconnu comme membre à part entière de la famille.

Mais cette lecture est-elle anthropomorphique ? Quand l’humain voit le chien « participer activement », perçoit-il une vraie intention ou projette-t-il ses propres catégories mentales ? Quand on parle d’un « langage partagé » à propos de ces rituels domestiques, décrit-on une vraie réciprocité ou projette-t-on du sens sur des comportements canins ?

Repenser l’anthropomorphisme

On entend souvent que l’anthropomorphisme – cette tendance à attribuer des motivations, des pensées ou des émotions humaines aux animaux – constituerait une erreur à éviter absolument. La réalité est plus nuancée.




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L’anthropomorphisme est un trait quasi universel, mais il peut varier chez ceux et celles qui ont des animaux de compagnie. Les sciences du comportement animal reconnaissent chez le chien des capacités socio-cognitives réelles : lecture des émotions humaines, suivi du regard, mémoire des événements passés… Les recherches ont largement documenté la capacité des chiens à ressentir des émotions primaires perceptibles à travers leurs comportements, à manifester des préférences et à exprimer des attentes. Ces capacités créent les conditions d’une communication humain-chien fonctionnelle.

Le chien produit des expressions lisibles (postures, regards, vocalisations) et les humains les interprètent à travers leurs propres schémas cognitifs. Il en résulte une co-construction de la communication entre espèces : le chien émet, l’humain décode, et la relation se tisse. Mais le risque demeure de sur-interpréter, de plaquer sur l’animal une intériorité calquée sur la nôtre.

Il est peu probable qu’un chien soit jaloux (au sens humain du terme) du cadeau du chat ou qu’il sache qu’il a été sage cette année. S’il déchire frénétiquement le papier d’emballage, cela ne veut pas forcément dire qu’il éprouve de la reconnaissance, mais cela ne signifie pas non plus qu’il ne ressent rien. Dans l’atmosphère festive, ce qui compte pour lui, c’est peut-être l’odeur de la friandise, l’excitation ambiante ou le temps passé avec son humain.




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Vers un anthropomorphisme relationnel

L’anthropomorphisme opère donc dans une zone grise. Il s’ancre dans des signaux expressifs réels, mais les interprète via des cadres humains qui peuvent excéder ce que le chien exprime véritablement. Comme dispositif relationnel, il rend le comportement canin intelligible, fluidifie la communication quotidienne et renforce le lien affectif, tout en comportant le risque d’attribuer au chien des états mentaux qu’il ne possède peut-être pas.

Des chercheurs ont mis en place un modèle pour expliquer comment l’anthropomorphisme fonctionne : en utilisant les connaissances humaines comme guide par défaut, une personne peut interpréter les comportements de son chien, prédire ses réactions pour coordonner leurs interactions et combler son besoin de connexion sociale. En ce sens, c’est un outil cognitif permettant le dialogue humain‑chien.

L’anthropomorphisme ne se limite pas à un processus mental : il repose sur l’interaction et transforme la nature même de la relation. Cet anthropomorphisme consiste à traiter le chien comme un interlocuteur doté d’une vie intérieure, sans présumer qu’elle soit identique à la nôtre. En lui attribuant une subjectivité, l’humain positionne le chien comme un partenaire avec lequel il construit quelque chose et non comme un objet sur lequel il agit. Cette posture favorise une attention accrue aux signaux canins et une relation plus riche.

C’est précisément cette double posture, traiter le chien comme un interlocuteur tout en reconnaissant son altérité, que nous avons observée chez les personnes entretenant des relations significatives avec leur chien. Et c’est dans cette posture que les rituels, y compris celui du cadeau de Noël, prennent tout leur sens. Non pas parce que le chien comprendrait la signification de la fête, mais parce que le geste traduit la place qu’il occupe dans la vie de son humain.

Pour le chien, le moment du cadeau représente une expérience riche : stimulation olfactive, interaction ludique, attention exclusive de son humain. Pour ce dernier, c’est l’occasion de réaffirmer un lien. Le rituel partagé n’exige pas une compréhension commune de sa signification. Il suffit qu’il soit vécu ensemble.

Routines et rituels forment la trame matérielle et symbolique de la cohabitation, où le chien n’est pas seulement intégré au quotidien, mais reconnu comme partenaire relationnel à part entière. Ce que les humains disent, font et croient au sujet de leur chien façonne concrètement la relation. Reconnaître une forme d’esprit chez l’animal n’est pas une illusion sentimentale. C’est une construction relationnelle qui permet d’entretenir un lien affectif, moral et pratique avec un être non humain. Le chien y participe : par ses réponses, ses réactions, sa personnalité propre, il contribue à cette relation construite ensemble.

Alors que des millions de personnes magasinent des cadeaux pour leur chien et partagent avec lui une relation qui structure profondément leur quotidien, les cadres institutionnels peinent encore à saisir cette réalité. Interdictions dans les logements locatifs, restrictions d’accès à certains espaces publics : le chien reste souvent un impensé administratif. La relation humain-chien n’est pourtant pas un à-côté de l’existence, mais l’une de ses trames essentielles. Ce décalage entre inclusion affective et invisibilité structurelle constitue l’un des paradoxes de la société québécoise contemporaine.

Pas de cadeau sous le sapin ? Cela ne veut pas dire que vous ne l’aimez pas : vos rituels quotidiens valent tous les cadeaux du monde.

La Conversation Canada

Sandra Friedrich ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le cadeau sous le sapin : ce qu’il dit de notre lien avec nos chiens – https://theconversation.com/le-cadeau-sous-le-sapin-ce-quil-dit-de-notre-lien-avec-nos-chiens-271585

After Canada legalized cannabis, police caught more drunk drivers

Source: The Conversation – Canada – By Michael J. Armstrong, Associate Professor, Operations Research, Brock University

When Canada legalized cannabis in October 2018, there were many concerns about its potential impacts. One of them involved cannabis-impaired driving.

Before legalization, police were already catching more drug-impaired drivers each year. So, people naturally worried that more stoned drivers would appear on the road after legalization.

To lower that risk, the federal government updated its driving laws. Impairment by alcohol or drugs separately was already illegal. In December 2018, Canada also banned impairment by combinations of alcohol and drugs, or by unspecified substances.




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The government likewise helped police to better enforce those laws. For example, it gave them more power to obtain breath and blood samples from drivers. And it funded more training to help them recognize symptoms of drug impairment.

However, it was unclear how much impaired driving would really increase due to legalizing cannabis.

For example, drivers injured in collisions often test positive for cannabis, but also for other drugs. Cannabis consumers claim they are driving less often after use. And police say that drivers’ symptoms more often imply impairment by stimulants or narcotics than by cannabis.

Given this uncertainty, I decided to dig into the police data.

Police-reported impairment

My research analyzed the annual rates of impaired driving cases that police investigated between 2009 and 2023. The reporting covered four substance categories: alcohol, drugs, drugs-and-alcohol combined and unknown substances.

Note that “drugs” includes cannabis but also other chemicals like opioids and amphetamines. Publicly available data unfortunately don’t name the drugs involved.

I first estimated the trends in alcohol and drug impairment up until 2018. I then calculated how much rates changed from 2019 onward.

I also checked several potential explanations for those changes. Those included the level of legalized cannabis sales and the share of adults consuming cannabis in each province. I also considered each province’s number of police trained in drug recognition and their degree of COVID-19 pandemic restrictions.

The data showed that during the 15-year study period, alcohol remained the most common impairment category. But its share of all cases dropped from 98 per cent in 2009 to 95 per cent in 2017 and to just 80 per cent in 2023.

Up until 2018, the total impairment rate also fell each year.

This line chart shows how Canada's impaired driving rates were decreasing from 2009 until 2018, jumped higher in 2019, and then resumed their downward trend from 2020 onward.
Canadian average police-reported impaired driving incidents per million population aged 16+, comparing actual rates to the 2009-2018 trend.
Statistics Canada, CC BY

More drinks and drugs

But in 2019, rates jumped substantially. As a result, police reported 31 per cent more impairment cases during 2019-23 than the 2009-18 trend had projected.

The impairment increases varied between provinces. For example, there was no significant change in Québec and Saskatchewan. But rates doubled in British Columbia and Newfoundland.

Percentage-wise, the drugs category saw the most growth. It averaged 42 per cent higher during 2019-23 than had been projected.

But alcohol impairment rose too. It averaged 17 per cent above its previous trend.

And when counting drivers, alcohol’s growth was larger. The increase in drinking drivers caught by police was four times the increase in drugged drivers.

The new offenses for impairment by drugs and alcohol combined, or by unspecified substances, also contributed to the higher rate.

So, police clearly found more impaired drivers after 2018. But was that because more impaired drivers were on the road? Because police got better at catching them? Or both?

This bar chart shows that overall impairment rates were lower in 2023 than in 2009, but with an increasing proportion due to drugs or drugs and alcohol combined.
Canadian average police-reported impairment rates in 2009, 2017, and 2023, broken down by substance category.
Statistics Canada, CC BY

Constables, COVID and cannabis

My analysis showed the impairment changes were correlated most strongly with the number of police trained in drug recognition. Not surprisingly, when provinces gave police more training, they caught more impaired drivers.

The restrictions that provinces imposed during the COVID-19 pandemic showed the second biggest correlations with impairment. But interestingly, alcohol and drugs diverged: when provinces tightened restrictions, they got less impairment from alcohol but more from drugs.

Presumably, lockdowns meant fewer bars open, and so fewer people driving home drunk. But perhaps lockdowns also meant more laid-off workers using drugs at home before going grocery shopping.




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Alcohol impairment showed no relationship with the numbers of Canadians consuming cannabis or the amount of cannabis legally sold. That’s not surprising. Canadians didn’t suddenly replace their cabernet with cannabis after legalization.

But it was surprising that drug impairment likewise showed no relationship with cannabis consumer numbers. And it was only weakly correlated with legal sales.

This might imply that most drug impairment came from chemicals other than cannabis. Or perhaps most legal cannabis purchases simply replaced existing illegal ones, rather than adding to total usage.

Consuming responsibly

Overall, Canadian police reported noticeably more drug-impaired and alcohol-impaired driving after 2018. But the growth seemed related mostly to enhanced enforcement and pandemic disruptions, rather than to legalized cannabis. And fortunately, the long-term decline in impaired driving resumed in 2020.

All road users benefit from that continuing decline. And we each play a role in maintaining it. Whether your preferred intoxicant is booze, weed or something else, please consume responsibly. And use designated drivers or public transit to get home.

After all, flashing coloured lights look much nicer on a tree standing in your home than on a police car pulling you over.

The Conversation

Michael J. Armstrong does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. After Canada legalized cannabis, police caught more drunk drivers – https://theconversation.com/after-canada-legalized-cannabis-police-caught-more-drunk-drivers-272244

Deception and lies from the White House to justify a war in Venezuela? We’ve seen this movie before in run-ups to wars in Vietnam and Iraq

Source: The Conversation – USA – By Betty Medsger, Professor Emeritus of Journalism, San Francisco State University

Military personnel on the amphibious assault ship USS Iwo Jima on Dec. 16, 2025, in Ponce, Puerto Rico, during a U.S. military campaign in the Caribbean and eastern Pacific. Miguel J. Rodriguez Carrillo/AFP via Getty Images

Are Americans about to be led again into a war based on misrepresentations and lies? It’s happened before, most recently with the wars in Iraq and Vietnam.

President Donald Trump and his administration have presented the country’s growing military operations against Venezuela as a war against drug trafficking and terrorism. Trump has designated the government of Venezuela President Nicolas Maduro as a foreign terrorist organization, the first country to ever receive that designation.

The U.S. military has killed at least 99 crew members of small boats that Trump claims, without presenting evidence, were carrying illegal drugs destined for the U.S. The New York Times reports, however, that “Venezuela is not a drug producer, and the cocaine that transits through the country and the waters around it is generally bound for Europe.”

Trump’s administration has justified the bombing of these boats by declaring they are manned by combatants. U.S. Sen. Jack Reed, a Democrat from Rhode Island, told the Intercept news outlet that the administration “has offered no credible legal justification, evidence or intelligence for these strikes.”

There is no war. Yet.

On Dec. 12, 2025, Trump said, “It’s going to be starting on land pretty soon” and announced four days later a “total and complete blockade of all sanctioned oil tankers going into, and out of, Venezuela.”

As Trump increasingly sounds like he is preparing to go to war against Venezuela, it might be helpful to examine the run-ups to the wars in Iraq and Vietnam – two wars based on lies that led, together, to the deaths of 62,744 Americans.

As an investigative journalist who has written about the vast, secret operations of the FBI and the man who ran it for decades, I am well aware of the dangerous ability the government has to deceive the public. I also covered the opposition to the Vietnam war and the release of information years later that revealed that lies were at the heart of the start of both the Vietnam and Iraq wars.

Author Betty Medsger speaks about her story on Donald Trump’s targeting of his perceived enemies and its connection to her book on the FBI.

Fear used to gin up public support

Consider the run-up to the Iraq War.

Fear was the main tool used to convince the public that it was essential for the U.S. to go to war in Iraq. The manufacturing of fear was evident in a speech by Vice President Dick Cheney in August 2002 to a convention of the Veterans of Foreign Wars.

In 2003, Secretary of State Colin Powell addressed the U.N. Security Council on information and intelligence that he believed showed the possibility of weapons of mass destruction in Iraq.

Cheney said, without evidence, that Iraq’s Saddam Hussein was planning to use weapons of mass destruction against the United States and its allies. If the U.S. did not go to war against Iraq, he said, it might experience another Pearl Harbor.

President George W. Bush chose Secretary of State Colin Powell to make the administration’s most prominent public case for going to war in Iraq in a televised speech at the United Nations. Powell was perhaps the most respected official in the Bush administration.

The White House provided Powell with a draft speech. But Powell pressed the CIA regarding what he thought were unsupported claims in the White House draft. Despite his efforts, his speech on Feb. 5, 2003, contained significant unsupported claims, including that Hussein had authorized his military to use poison gas if the U.S. invaded.

“Leaving Saddam Hussein in possession of weapons of mass destruction for a few more months or years is not an option, not in a post-September 11th world,” Powell solemnly declared that day.

He later expressed regret for making the case for war.

“I’m the one who presented it on behalf of the United States to the world,” Powell later said. By then, he said, the speech was “painful” for him personally and would forever be a “blot” on his reputation.

Intelligence agencies pressed to justify war

No weapons of mass destruction existed in Iraq, nor was Hussein connected with al-Qaida, as the Bush administration had said it was. And Iraq did not release poison gas when the U.S. invaded the country. Early postwar assessments of how the U.S. could have invaded Iraq on the basis of serious false claims suggested it happened because the CIA and other intelligence agencies gave President Bush false or inadequate intelligence.

But as extensive official records of pre-war deliberations became available to journalists and others in response to Freedom of Information Act requests, a different explanation emerged.

John Prados, historian at the National Security Archives, discovered an explanation in hundreds of official records that meticulously document the run-up to the war.

They revealed that U.S. intelligence agencies had let themselves be used, he wrote, as “a tool of a political effort, vitiating the intelligence function … They all yielded intelligence predictions of exactly the kind the Bush administration wanted to hear … The intense focus on achieving the conditions for war instead of solving an international problem led to crucial faults in military planning and diplomatic action.”

The administration did not attempt to engage in diplomacy before deciding to go to war. There never was a serious effort, even within the administration, to consider alternatives to war.

George J. Tenet, director of the CIA at the time, later wrote that “based on conversations with colleagues, in none of the meetings can anyone remember a discussion of the central questions: Was it wise to go to war? Was it the right thing to do?”

Most journalists accepted PR at face value

A dearth of serious reporting contributed to the public being ill-informed.

Dan Kennedy, professor of journalism at Northeastern University, recently wrote that only one news organization, the Washington bureau of Knight Ridder – later known as McClatchy – exposed the Bush-Cheney “administration’s lies and falsehoods during the run-up to the disastrous war in Iraq.”

Other reporters relied on the public relations push for war being made to journalists by high-level political appointees in the military, foreign service and intelligence agencies. But Knight Ridder journalists relied on expert, longtime career officers in those agencies who were “deeply troubled by what they regarded as the administration’s deliberate misrepresentation of intelligence, ranging from overstating the case to outright fabrication.”

Lies to Congress and the public also were at the heart of the run-up to the war in Vietnam.

President Johnson reports to Congress and the American people on the Gulf of Tonkin incident, which he said happened off the coast of Vietnam but which was later disputed.

Of the two attacks on a destroyer that the administration of President Lyndon Johnson said required an immediate vast buildup of troops in August 1964, one was provoked by the United States and the other one never happened.

Few if any questions were asked when the House and Senate voted – with only two no votes – on the request for what would be known as the Gulf of Tonkin Resolution. The resolution was used by Johnson and his successor, President Richard Nixon, to keep expanding the war for nearly a decade. By mid-1969, there were 543,400 American troops in Vietnam.

Truth and transparency are crucial

It may seem obvious that the most important lesson to be learned from those wars is that the president and all who contribute to decisions to go to war should tell the truth. But, as shown by the presidents who led the U.S. into wars in Iraq and Vietnam and from Trump’s daily remarks, truth is a frequent casualty.

That increases the need for Congress, the public and the press to demand to be fully informed about these decisions that will be carried out in their name, with their money and with the blood of their sons and daughters. That’s necessary to prevent a president and Congress from making decisions that lead to consequences like these:

In the Iraq War, 4,492 American military members were killed and approximately 200,000 Iraqi civilians were killed. In the Vietnam War, 58,252 American military members were killed, 1.1 million Vietnamese military members were killed, and a staggering 2 million Vietnamese civilians were killed.

The Conversation

Betty Medsger does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Deception and lies from the White House to justify a war in Venezuela? We’ve seen this movie before in run-ups to wars in Vietnam and Iraq – https://theconversation.com/deception-and-lies-from-the-white-house-to-justify-a-war-in-venezuela-weve-seen-this-movie-before-in-run-ups-to-wars-in-vietnam-and-iraq-272044

RFK Jr. wants to scrutinize the vaccine schedule – but its safety record is already decades long

Source: The Conversation – USA (3) – By Jake Scott, Clinical Associate Professor of Infectious Diseases, Stanford University

Children today receive more vaccines than children did in the past, but due to advances in vaccine technology, today’s shots contain far fewer immune-stimulating molecules. SDI Productions/iStock via Getty Images Plus

The U.S. childhood immunization schedule, the grid of colored bars pediatricians share with parents, recommends a set of vaccines given from birth through adolescence to prevent a range of serious infections. The basic structure has been in place since 1995, when federal health officials and medical organizations first issued a unified national standard, though new vaccines have been added regularly as science advanced.

Vaccines on the childhood schedule have been tested in controlled trials involving millions of participants, and they are continuously monitored for safety after being rolled out. The schedule represents the accumulated knowledge of decades of research. It has made the diseases it targets so rare that many parents have never seen them.

A bar chart showing the U.S. childhood vaccine schedule.
The U.S. childhood vaccine schedule recommends a set of vaccines given from birth through adolescence. The schedule shown here was last updated in August 2025.
Centers for Disease Control and Prevention

But the schedule is now under scrutiny.

On Dec. 16, 2025, the Centers for Disease Control and Prevention adopted its first major change to the childhood immunization schedule, under Kennedy’s leadership. The agency accepted an advisory committee’s vote to drop a long-held recommendation that all newborns be vaccinated against hepatitis B, despite no new evidence that questions the vaccine’s long-standing safety record.

Health and Human Services Secretary Robert F. Kennedy Jr., who has cast doubt on vaccine safety for decades, has said he plans to further scrutinize the vaccines children receive.

I’m an infectious disease physician who treats vaccine-preventable diseases and reviews the clinical trial evidence behind immunization recommendations. The vaccine schedule wasn’t designed in a single stroke. It was built gradually over decades, shaped by disease outbreaks, technological breakthroughs and hard-won lessons about reducing childhood illness and death.

With federal officials now casting doubt on its foundations, it’s helpful to know how it came about.

The early years

For the first half of the 20th century, smallpox vaccination was common, required by most states for school entry. But there was no unified national schedule. The combination vaccine against diphtheria, tetanus and pertussis, known as the DTP vaccine, emerged in 1948, and the Salk polio vaccine arrived in 1955, but recommendations for when and how to give them varied by state, by physician and even by neighborhood.

The federal government stepped in after tragedy struck. In 1955, a manufacturing failure at Cutter Laboratories in Berkeley, California, produced batches of polio vaccine containing live virus, causing paralysis in dozens of children. The incident made clear that vaccination couldn’t remain a patchwork affair. It required federal oversight.

In 1964, the U.S. surgeon general established the Advisory Committee on Immunization Practices, or ACIP, to provide expert guidance and recommendations to the CDC on vaccine use. For the first time, a single body would evaluate the evidence and issue national recommendations.

A CDC poster for oral polio vaccine with a striped bee saying be well.
Polio vaccines, as advertised in this CDC poster from 1963, were administered on a large scale throughout the U.S. starting in 1955.
Centers for Disease Control and Prevention

New viral vaccines

Through the 1960s, vaccines against measles (1963), mumps (1967) and rubella (1969) were licensed and eventually combined into what’s known as the MMR shot in 1971. Each addition followed a similar pattern: a disease that killed or disabled thousands of children annually, a vaccine that proved safe and effective in trials, and a recommendation that transformed a seemingly inevitable childhood illness into something preventable.

The rubella vaccine went beyond protecting the children who received it. Rubella, also called German measles, is mild in children but devastating to fetuses, causing deafness, heart defects and intellectual disabilities when pregnant women are infected.

A Rubella epidemic in 1964 and 1965 drove this point home: 12.5 million infections and 20,000 cases of congenital rubella syndrome left thousands of children deaf or blind. Vaccinating children also helped protect pregnant women by curbing the spread of infection. By 2015, rubella had been eliminated from the Americas.

Technology opens new doors

One limitation of some early bacterial vaccines was that they didn’t work well in infants. Young children’s immune systems couldn’t mount a strong response to the sugar coating on certain bacteria. In the 1980s, scientists developed a method called conjugate vaccine technology, in which sugars on bacterial pathogens are linked to proteins that the immune system – even in infants – can more easily respond to.

The first target of this innovation was a bacterium called Haemophilus influenzae Type b, or Hib. Before vaccination, Hib was the leading cause of bacterial meningitis in American children, causing roughly 20,000 cases of the disease annually and killing hundreds.

The Hib conjugate vaccine was licensed for use in infants in 1990, and within five years Hib disease in young children dropped by more than 99%. Most pediatricians practicing today have never seen a case.

Hepatitis B and the safety net

In 1991, the CDC added hepatitis B vaccination at birth to the schedule. Before then, around 18,000 children every year contracted the virus before their 10th birthday.

Many parents wonder why newborns need this vaccine. The answer lies in biology and the limitations of screening.

An adult who contracts hepatitis B has a 95% chance of clearing the virus. An infant infected in the first months of life has a 90% chance of developing chronic infection, and 1 in 4 will eventually die from liver failure or cancer. Infants can acquire the virus from their mothers during birth, from infected household members or through casual contact in child care settings. The virus survives on surfaces for days and is highly contagious.

Early strategies that targeted only high-risk groups failed because screening missed too many infected mothers. Even today, roughly 12% to 18% of pregnant women in the U.S. are never screened for hepatitis B. Until ACIP dropped the recommendation in early December 2025, a first dose of this vaccine at birth served as a safety net, protecting all infants regardless of whether their mothers’ infection status was accurately known.

This safety net worked: Hepatitis B infections in American children fell by 99%.

Access becomes a right

The schedule’s expansion was enabled by a crucial policy change. From 1989 to 1991, a measles outbreak swept through American cities, causing more than 55,000 cases and over 120 deaths. Investigators found that many infected children had seen doctors but never been vaccinated. Their families couldn’t afford the shots, and the system had failed to catch them.

Measles is one of the most contagious viruses known, and infection can cause lifelong harm and even death in children.

Congress responded by creating the Vaccines for Children program in 1994, which provides free vaccines to children who are uninsured, underinsured or on Medicaid. With cost no longer a barrier, ACIP could recommend vaccines based on science rather than worrying about who could afford them.

A unified standard

For decades, different medical organizations issued their own, sometimes conflicting, recommendations. In 1995, ACIP, the American Academy of Pediatrics and the American Academy of Family Physicians jointly released the first unified childhood immunization schedule, the ancestor of today’s familiar grid. For the first time, parents and physicians had a single national standard.

The schedule continued to evolve. ACIP recommended vaccinations for chickenpox in 1996; rotavirus in 2006, replacing an earlier version withdrawn after safety monitoring detected a rare side effect; and HPV, also in 2006.

Each addition followed the same rigorous process: evidence review, risk-benefit analysis and a public vote by the advisory committee.

More vaccines, less burden

One fact often surprises parents: Despite the increase in recommended vaccines, the number of immune-stimulating molecules in those vaccines, called antigens, has dropped dramatically since the 1980s, which means they are less demanding on a child’s immune system.

The whole-cell pertussis vaccine used in the 1980s alone contained roughly 3,000 antigens. Today’s entire schedule contains fewer than 160 antigens, thanks to advances in vaccine technology that allow precise targeting of only the components needed for protection.

What lies ahead

For decades, ACIP recommended changes to the childhood schedule only when new evidence or clear shifts in disease risk demanded it. Rolling back a long-standing recommendation with no new safety data represents a significant break from that norm.

In June 2025, Kennedy fired all 17 members of ACIP and replaced them) with his own choices, many of whom had a history of anti-vaccine views.

Given this and other unprecedented changes Kennedy has made to vaccine policy in his first year as health secretary, this is unlikely to be the last such reversal.

Members of the CDC Advisory Committee on Immunization Practices sitting at a long table.
On Dec. 5, 2025, the Advisory Committee on Immunization Practices voted to withdraw a long-standing recommendation that all babies receive a dose of the hepatitis B vaccine at birth.
Elijah Nouvelage/Stringer via Getty Images

Kennedy, his newly appointed ACIP panel and others within HHS have pushed to align the U.S. vaccine schedule with European countries such as Denmark, which recommends fewer vaccines. But every country’s schedule reflects its specific disease burden, health care infrastructure and access to care.

Denmark’s more targeted approach works in a small, wealthy country with universal public health care, equitable access and a national registry that tracks every patient. The U.S. health care system is fragmented: Millions are uninsured, many families move between providers, and screening systems have significant gaps.

Major medical organizations, including the American Academy of Pediatrics and the American College of Obstetricians and Gynecologists, have rejected the reversal on hepatitis B’s routine use at birth. More broadly, these organizations and several states, including California, New York and Illinois, have indicated they will continue following established, evidence-based guidelines if federal recommendations diverge on other vaccines in the future.

The Conversation

Jake Scott does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. RFK Jr. wants to scrutinize the vaccine schedule – but its safety record is already decades long – https://theconversation.com/rfk-jr-wants-to-scrutinize-the-vaccine-schedule-but-its-safety-record-is-already-decades-long-271408

Cómo enseñar a los futuros profesionales de la salud a comunicarse eficazmente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Unai Adrián Pérez de Arrilucea Le Floc’h, Profesor de Anatomía y Fisiología en Ciencias de la Actividad Física y del Deporte, Fisioterapia, Enfermería y Psicología, Universidad Europea

fizkes/Shutterstock

Luis tiene 55 años y desde hace unos meses siente una fuerte acidez de estómago cuando se acuesta por las noches. Tras una consulta con su médica de cabecera, solicita cita con el especialista. La doctora le recibe con una sonrisa, presentándose y mirándole a los ojos mientras Luis explica lo que le ocurre. Le hace una serie de preguntas concretas e interpreta sus síntomas. Finalmente, le explica qué ha podido causar el problema, qué pruebas serán necesarias o cómo modificar determinados hábitos (hora de la cena, tipo de alimentos) en busca de la solución. Luis sale de la consulta sintiéndose más tranquilo. Entiende qué puede estar pasando y los tratamientos que existen.

En cambio, Lucía, con síntomas parecidos, se ha encontrado con un especialista que se limitaba a escribir el informe al ordenador mientras ella hablaba, le hacía las preguntas de forma mecánica y le ofrecía una información muy limitada sobre el tipo de pruebas a las que debía someterse. Tras la consulta, la preocupación de Lucía ha aumentado, pues no le queda claro si puede tratarse de un síntoma preocupante o de una anomalía sin gravedad. Queda a la espera de las pruebas con la ansiedad de confirmar que no tiene nada grave.

Estas escenas son reales y muestran que la capacidad de comunicación en salud tiene consecuencias importantes. Porque entender lo que nos pasa y sentirnos acompañados cambia completamente cómo vivimos una enfermedad o malestar.

En un mundo saturado de información, en el que es difícil resistir la tentación de investigar por cuenta propia a qué puede deberse determinado síntoma, es más imprescindible que nunca que los profesionales de la salud sepan comunicar de una manera eficaz y cercana.

Pero la formación universitaria en Ciencias de la Salud sigue centrada en los contenidos teóricos y deja en segundo plano habilidades esenciales como la expresión oral, la empatía o la regulación emocional. Estas competencias son clave para ofrecer una atención sanitaria de calidad y un trato más humano.

La brecha formativa en comunicación

Esta falta de formación específica en comunicación oral y emocional genera una distancia entre lo que se enseña en las aulas y lo que se necesita en la práctica clínica. La relación con pacientes, equipos de trabajo y la sociedad requiere habilidades que van más allá del conocimiento técnico.




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El papel de la inteligencia emocional, un concepto descubierto en los 90, se sigue investigando en el contexto sanitario debido a su gran implicación en la comunicación hacia los pacientes. Ya se ha demostrado que dicha inteligencia está asociada con una mayor calidad de atención y satisfacción del paciente.

Comunicar bien ayuda a salvar vidas

Una comunicación clara mejora la adherencia al tratamiento, reduce errores clínicos y fortalece la relación entre el médico o enfermero y el paciente. La regulación emocional del sanitario ayuda a manejar mejor las situaciones críticas, disminuir el estrés y prevenir el síndrome de estar quemado, tan frecuente en estas profesiones.

Además, en una sociedad que exige transparencia, los sanitarios deberían ser capaces de explicar la ciencia con rigor y empatía. Por eso, fomentar estas habilidades desde la formación inicial es tan importante y debería integrase en el plan de estudios.

‘La Voz de la Ciencia’: una experiencia innovadora

Recientemente hemos puesto en marcha el proyecto La Voz de la Ciencia para mejorar las habilidades comunicativas y emocionales del alumnado de Ciencias de la Salud a través de monólogos científicos. Los estudiantes aprendieron a contar historias científicas en primera persona, con claridad, emoción y rigor.




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La intervención incluyó talleres de expresión oral, tutorías personalizadas y sesiones de ensayo. El proceso culminó en un evento final abierto al público donde presentaron sus monólogos ante una audiencia diversa.

Los resultados fueron medidos antes y después de la experiencia. Se observaron mejoras significativas en la claridad expositiva, la expresividad verbal y no verbal y el uso de recursos como metáforas y humor.

Una de las participantes los resumió así:

“Nunca pensé que podría hablar en público con tanta seguridad. Me he sentido escuchada y valorada.”

Sin embargo, no todo cambió. El nerviosismo y el estrés al hablar en público no disminuyeron de forma significativa. Esto sugiere que es necesario complementar estas intervenciones con estrategias específicas de regulación emocional.

¿Qué otras alternativas existen?

Además de los monólogos científicos, existen otras metodologías activas que también han demostrado ser eficaces.

Así, el aprendizaje experiencial permite aprender a través de la práctica y la reflexión, mientras que la gamificación introduce dinámicas de juego para aumentar la motivación y el compromiso del alumnado.

También hay iniciativas internacionales como FameLab o 3 Minute Thesis que promueven la comunicación científica en formatos breves y accesibles. Los talleres de teatro científico son otra opción para entrenar la expresión oral y la conexión emocional con el público.

Una formación más humana

Todas estas iniciativas demuestran que la comunicación es una herramienta esencial y que puede entrenarse desde la universidad. El impacto en la autoconfianza y la capacidad expresiva del alumnado es real y medible.

Formar profesionales capaces de comunicar con claridad, emoción y rigor mejora la atención sanitaria y fortalece el vínculo entre ciencia y sociedad.

Mientras un paciente como Luis se siente seguro en la atención recibida, y mantiene con mayor compromiso las recomendaciones, Lucía, una vez despejadas las dudas pues las pruebas resultaron negativas, se queda con un mal sabor de boca y no sigue las recomendaciones sanitarias pertinentes.

Por eso proyectos como La Voz de la Ciencia son importantes. Trabajar por una comunicación en salud más humana, favoreciendo consultas donde la escucha activa, la empatía y la claridad sean protagonistas, nos ayudará a mejorar la atención sanitaria. Porque detrás de cada dato y cada tratamiento hay personas que necesitan comprender y sentirse acompañadas.

The Conversation

Unai Adrián Pérez de Arrilucea Le Floc’h no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cómo enseñar a los futuros profesionales de la salud a comunicarse eficazmente – https://theconversation.com/como-ensenar-a-los-futuros-profesionales-de-la-salud-a-comunicarse-eficazmente-266932

¿Cómo puede existir algo infinito?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Antonio Prado Bassas, Profesor Titular de Universidad en el Dpto. Análisis Matemático de la Universidad de Sevilla, Universidad de Sevilla

Este artículo forma parte de la sección The Conversation Júnior, en la que especialistas de las principales universidades y centros de investigación contestan a las dudas de jóvenes curiosos de entre 12 y 16 años. Podéis enviar vuestras preguntas a tcesjunior@theconversation.com


Pregunta formulada por Javier, de 14 años, del IES Giner de los Ríos (Motril, Granada)


La idea de infinito ronda por nuestras cabezas desde que somos muy pequeños. Algo a lo que quizás haya contribuido nuestro gran amigo Buzz Lightyear con su famosa frase “Hasta el infinito… y más allá”. Es normal asociarlo a algo misterioso, difícil o incluso imposible de entender. Por eso la pregunta “¿Cómo puede existir algo infinito?” es, probablemente, una de las más interesantes y controvertidas que se le puede hacer a un matemático.

Para comenzar a responderla, primero hay que saber qué significa exactamente infinito. En matemáticas, no representa un número ni algo que está muy lejos. No. Es un concepto que asociamos a lo que podemos hacer tan grande como queramos o a lo que nunca se acaba.

Siempre hay un número mayor

Pensemos en los números naturales, los que usamos para contar. ¿Cual es el más grande que conoces? Realmente esta sí que es una pregunta absurda. En cuanto imagines cualquier número, le sumas 1, y ya tienes otro mayor. Es decir, podemos pensar en números tan grandes como queramos: no existe el último número.

Pero cuidado. El infinito no es un número desorbitadamente grande. Si vamos a la playa y cogemos un puñado de arena, en realidad tendremos una cierta cantidad (enorme) de granos de arena. ¿Un millón? ¿Un billón? Por muy grande que sea, será una cantidad concreta. Si a mi puñado de arena le agrego 10 granos –y aunque el resultado siga siendo un puñado de arena–, habrá 10 granos más que antes. Como decíamos con el número más grande, siempre podremos poner un grano más para aumentar la suma.

En matemáticas decimos que los números naturales son infinitos en el sentido de que siempre podemos encontrar un número mayor que cualquiera que nos podamos imaginar. Pero no existe un número como tal que sea infinito.

Rectas sin principio ni fin

Veamos un ejemplo más geométrico: la recta, una línea que nunca cambia de dirección y que se extiende indefinidamente. Pero si queremos dibujar una, tendremos que empezar en un punto concreto del papel y acabar en otro. En realidad, lo que plasmamos es un segmento tan largo como necesitemos. Sin embargo, la recta sigue antes y después más allá de nuestro papel. A veces, hacemos patente esta idea poniendo una punta de flecha en el extremo.

Con la llegada de los dispositivos digitales, si tenemos una recta dibujada y hacemos zum hacia fuera, la recta seguirá allí, por mucho que nos alejemos. No podremos encontrar ni su principio ni su final porque, en realidad, una recta es infinita.

Infinitamente pequeño

Pero la idea de infinito no es exclusiva de lo grande. En lo pequeño también podemos encontrarla. Todos sabemos calcular la velocidad media de un móvil (o sea, un objeto que se mueve): basta dividir el espacio recorrido entre el tiempo transcurrido. Pero si quisiéramos calcular la velocidad en un solo instante determinado, ¿cómo lo haríamos? ¿Cuánta distancia habrá recorrido el objeto? O peor aún… ¿cuánto tiempo habrá transcurrido?

Para resolver este entuerto, recurrimos, de nuevo, al infinito. Imaginemos que un coche se mueve a lo largo de una recta durante 10 segundos y queremos calcular la velocidad en el segundo 2 exactamente.

Lo primero que hacemos es calcular la velocidad en el intervalo de tiempo de entre 2 y 3 segundos: espacio recorrido dividido entre 1 segundo. A continuación, reducimos el intervalo a la mitad y calculamos la velocidad entre 2 y 2,5 segundos: espacio recorrido entre medio segundo. De nuevo, volvemos a reducir el intervalo a la mitad y calculamos la velocidad entre 2 y 2,25 segundos. Y así sucesivamente. Mediante este método iterativo y sin fin (infinito) obtendríamos la velocidad justo a los dos segundos.

Este proceso es lo que conocemos como derivada y su hallazgo (bueno, el del cálculo infinitesimal) supuso uno de los momentos más brillantes (y también más controvertidos) de la ciencia y las matemáticas. Con las derivadas podemos calcular tasas de variación instantáneas. En cierto sentido, nos da el superpoder de dividir entre cero, al estilo Marvel (o DC, si eres uno de esos). Y con las derivadas –y sus primas hermanas, las integrales– llegó el boom de la ciencia a través de las ecuaciones diferenciales. Pero esa es otra historia…

Matemáticas sin límites

Aún podemos hacernos más preguntas al hilo del concepto del que nos ocupa. La primera: ¿es el universo infinito? La física moderna no puede responderlo. Sin embargo, el universo observable (aquel cuya luz ha tenido tiempo de llegar hasta nosotros) sabemos que tiene límites: es inmenso, pero no infinito.

¿Y es posible dividir la materia todo lo que queramos? Tampoco: llega un momento que nos topamos con partículas elementales como bosones, quarks o leptones, que, a día de hoy, no se pueden dividir más.

Entonces, ¿existen o no cosas infinitas? En la realidad física, no podemos encontrar entes verdaderamente infinitos, pero las matemáticas no tienen límites (chiste malo). El límite está en nuestra imaginación y podemos pensar en rectas o planos sin fin, en números que nunca acaban o en dividir el tiempo tanto como queramos. O sea, es la idea que nos permite razonar matemáticamente cuando nos encontramos con ese tipo de situaciones.

El infinito no es misterioso… Es el lugar donde dos rectas paralelas acaban por encontrarse.

Rectas de farolillos paralelas que se cortan.
Imagen del autor

El museo interactivo Parque de las Ciencias de Andalucía y su Unidad de Cultura Científica e Innovación colaboran en la sección The Conversation Júnior.


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José Antonio Prado Bassas no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo puede existir algo infinito? – https://theconversation.com/como-puede-existir-algo-infinito-265400

El patinete eléctrico: una trampa silenciosa para el futuro de la movilidad juvenil

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Brazo-Sayavera, Profesor del área de Educación Física y Deportiva, Universidad Pablo de Olavide

Wpadington/Shutterstock

El patinete eléctrico es ya una presencia habitual en nuestras ciudades. Se ha vendido como el símbolo de la micromovilidad moderna. Como una solución que promete desatascar las ciudades, realizar desplazamientos en menos tiempo y reducir las emisiones. Sin embargo, detrás de su estilo moderno se esconde una trampa silenciosa: estos vehículos podrían amenazar la salud y la seguridad de la juventud.

Cuando la movilidad asistida roba la salud

La Organización Mundial de la Salud destaca a la inactividad física como una de las pandemias silenciosas del siglo XXI. Para combatirla, el transporte activo –caminar o ir en bicicleta – es la herramienta más eficaz. Esto es así porque integra el ejercicio en el día a día, especialmente en trayectos habituales como ir y venir del centro educativo.

¿Roban los patinetes eléctricos esta oportunidad a los más jóvenes? Algunos estudios actuales han evaluado esta preocupación.

Un trabajo reciente demuestra que su uso supone un gasto energético menor que caminar. Es lógico: no es un medio de transporte activo, sino pasivo y asistido. Al reemplazar la caminata o la bicicleta, favorece la pérdida de actividad física diaria, como señala otro estudio. Además, como permiten llegar hasta la puerta del destino, hace menos atractiva la movilidad híbrida con transporte público.

Si un joven sustituye un trayecto de 15 minutos a pie por uno de 5 minutos en patinete eléctrico pierde una parte crucial de su actividad física diaria e interacción con el entorno. El impacto en la salud pública es demoledor si multiplicamos por millones de jóvenes. En última instancia, también aumenta el riesgo de enfermedades no transmisibles a largo plazo.

En un futuro se deberían analizar los posibles efectos negativos del uso del patinete eléctrico en la salud psicosocial. Por ejemplo, este vehículo podría estar transformando la experiencia social del desplazamiento al centro educativo. Esto es así porque reduce las oportunidades de interacción social que ofrece el transporte activo, disminuye las conversaciones y el intercambio de experiencias.

El riesgo oculto: el aumento de lesiones graves

Además, el auge de la micromovilidad asistida ha traído consigo un incremento preocupante en el número de accidentes. Los datos son claros: según la Dirección General de Tráfico, 459 personas fueron hospitalizadas en España durante 2024 por accidentes con vehículos de movilidad personal (principalmente patinetes eléctricos). Esto supone un 34 % más que en el año anterior. La cifra de fallecidos casi se duplica, con un aumento de 10 a 19.

Los datos de otras ciudades europeas confirman esta tendencia. En Alemania, por ejemplo, los fallecidos aumentaron en un 27 %. La mitad de los heridos fueron menores de 25 años.

Otros estudios también revelan que, en jóvenes, los patinetes eléctricos causan más accidentes en comparación con las bicicletas. Las lesiones que producen incluyen fracturas complejas, lesiones cerebrales traumáticas y lesiones de la médula espinal. La velocidad que alcanzan, en combinación con la inestabilidad de sus pequeñas ruedas y la falta de infraestructuras específicas para ellos, convierte el desplazamiento en un riesgo.

Diversos factores se combinan para crear este cóctel peligroso. Entre ellos, la falsa sensación de seguridad, el bajo uso del casco, la falta de educación vial y la inexperiencia de los jóvenes al maniobrar a altas velocidades en entornos urbanos, congestionados y carentes de infraestructuras adecuadas.

La bicicleta: el verdadero transporte del futuro

La solución a esta encrucijada no es prohibir, sino promover alternativas saludables y sostenibles. La bicicleta, no necesariamente eléctrica, es la clave para la movilidad en los trayectos urbanos de corta y media distancia.

La bicicleta ofrece una triple ventaja que el patinete eléctrico no puede igualar. Este es el “modelo de la triple S”:

  1. Salud. Proporciona un gasto energético, por lo que contribuye a la actividad física diaria y a la mejora de aspectos psicosociales.

  2. Sostenibilidad. Es un medio de cero emisiones, alineado perfectamente con la lucha contra el cambio climático.

  3. Seguridad. Aunque el riesgo existe, el diseño de la bicicleta, su estabilidad y la infraestructura ciclista mejoran la seguridad percibida y real.

Desde la Red Española por una Infancia Activa y Saludable insistimos en que el futuro de la movilidad juvenil debe ser activo, no asistido. Es fundamental que las políticas urbanas, los educadores y las familias prioricen la creación de entornos seguros y atractivos para que los jóvenes puedan caminar y pedalear.

Algunas pautas para mejorar la salud pública y la del planeta suponen invertir en:

  • Carriles bici seguros y segregados.

  • Acciones de peatonalización y pacificación del tráfico.

  • Facilitar que se puedan compartir calzadas con vehículos motorizados.

  • Programas de educación vial activa dentro y fuera de los contextos escolares.

  • Campañas que destaquen los beneficios físicos y mentales del pedaleo.

El patinete eléctrico es una herramienta de movilidad, pero no de salud. Debemos asegurar que la próxima generación no cambie la oportunidad de ser activa por la comodidad de ser asistida. El camino hacia una juventud más sana y un planeta más verde pasa por volver a poner la energía en las piernas de los jóvenes.

The Conversation

Javier Brazo-Sayavera es miembro de la Alianza Global por una Infancia Activa y Saludable. Además, coordina la Red Española por una Infancia Activa y Saludable.

Javier Molina García es miembro de la Red Española por una Infancia Activa y Saludable, y además, de la Red Iberoamericana de Investigación en Desplazamiento Activo, Salud y Sostenibilidad.

Mario Jordi Sánchez es director del Grupo de Investigación Social aplicada al Deporte.

Palma Chillón Garzón es miembro de la Red Iberoamericana de Investigación en Desplazamiento Activo, Salud y Sostenibilidad, y además, de la Red Española por una Infancia Activa y Saludable.

ref. El patinete eléctrico: una trampa silenciosa para el futuro de la movilidad juvenil – https://theconversation.com/el-patinete-electrico-una-trampa-silenciosa-para-el-futuro-de-la-movilidad-juvenil-271918

Los jóvenes españoles cuestionan la meritocracia: “El ascensor social se ha roto”

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mercedes Herrero de la Fuente, Profesora e investigadora en la Universidad Nebrija. Directora del programa de doctorado Innovación en Comunicación Digital y Medios. Investigadora principal Cátedra EGEDA-Platino EDUCA Cine, Mujer y Educación, Universidad Nebrija

Answer 7/Shutterstock

“Precariedad” e “incertidumbre”. Estos son los dos términos más usados cuando pedimos a distintos grupos de jóvenes definir en una palabra qué es ser joven hoy en España. Las opiniones proceden de 16 grupos focales, con un total de 75 integrantes de entre 18 y 29 años, estudiantes o antiguos alumnos de cinco universidades de la Comunidad de Madrid.

Nos acercamos a ellos después de explorar las bases de datos del Centro de Estudios Sociológicos (CIS), que desde 1968 hasta la actualidad recogen 58 estudios dedicados total o parcialmente a la situación de la juventud en España.

¿Qué asuntos afloran? ¿Cuáles son los principales problemas en la actualidad de los jóvenes españoles? ¿Cómo afrontan su futuro?

Según el último Barómetro del CIS, publicado en octubre pasado, la vivienda destaca como la principal preocupación para el 26,9 % de los consultados. Le siguen la situación política (6,2 %) y la crisis económica (5,6 %).

En el desarrollo de los grupos de foco, el precio del alquiler se manifiesta, igualmente, como el principal obstáculo para emanciparse. Los participantes abundan en comentarios como “el alquiler se come nuestra nómina” o “buscar piso es para echarse a llorar”. Inciden en cómo este problema se agrava en Madrid y apuntan, con humor: “Trae cuenta aquí echarse novio/a para poder compartir el alquiler”.

La opción de compra apenas es considerada, en un contexto donde predominan la inestabilidad laboral y los bajos salarios. Incluso aquellos que han conseguido un puesto de trabajo acorde a sus intereses lamentan que “la vocación no paga el alquiler”, y los más jóvenes, que acaban de finalizar sus estudios de grado o máster (22-23), se quejan de su condición de “perfectos becarios”.

Si nos remitimos a un análisis de los datos del CIS, la vivienda ya figuraba en los últimos años entre las inquietudes de la juventud, pero muy por detrás de otras como el empleo, señalada por el 60,5 % en 2021.

La familia como “bien de lujo”

Cuando se les pregunta por el significado de la familia, los jóvenes destacan el gran apoyo recibido de sus padres, tanto en el plano afectivo como en el económico. Son mayoría los que siguen viviendo en el hogar familiar y afirman no encontrar sentido a gastar gran parte de sus ingresos en un piso compartido: “¿Voy a emplear mi sueldo en vivir en unas condiciones peores que en casa de mis padres?”

La perspectiva de formar su propia familia se contempla, pero sólo a largo plazo, y se encuentra fuertemente condicionada por la precariedad económica. Se referían a ello como “bien de lujo” y consideraban esencial a la hora de tener hijos “darles la vida que se merecen”.

Además de los motivos económicos, intervienen otros factores, como el hecho de que las relaciones no sean duraderas o la preocupación por conciliar el trabajo con la vida familiar, mencionado especialmente entre las mujeres. También se manifiesta abiertamente, en algunos casos, el deseo de no ser padres.

Estos datos cualitativos encajan con las cifras arrojadas por el último Barómetro del CIS: un 56 % de los jóvenes entre 18 y 29 años quieren tener hijos, frente a un 34 % que no lo desea. Además, un 7 % señala que ya está en el proceso de formar una familia, porcentaje que asciende al 15 % en el tramo de 27 a 29 años. No obstante, el hecho de que cerca de un tercio rechace esta idea apunta a un cambio en los valores y prioridades de las nuevas generaciones.

Giro a la extrema derecha

En cuanto a las preferencias políticas de la juventud española, los datos más recientes del CIS revelan en términos globales un cierto predominio de la izquierda, con una intención de voto al PSOE del 22,29 %. En segundo lugar, se sitúa VOX, con un 17,47 %, mientras que el grupo de indecisos (“no sabe/no contesta) representa un 15,46 %.

También se observa una inversión de esta tendencia en la franja más joven (18-21 años), donde la derecha (VOX y PP) gana protagonismo, alcanzando un 31,73 % de intención de voto, frente al 24,04 % del partido socialista. La indecisión vuelve a ocupar el tercer lugar (13,46 %).

En los grupos de foco se muestra gran desencanto frente a la política y se percibe el viraje ideológico hacia la extrema derecha. Los jóvenes critican que “ya no se hace política para la ciudadanía” y afirman: “La gente de derechas cada vez lleva a mayor gala ser de derechas y hasta son quizás más reivindicativos”. Algunas opiniones se refieren a que el concepto de rebeldía se ha transformado: “Antes era ser anarquista, ahora es ser un fascista otra vez”.

Hay dos motores para esta polarización. El primero es la frustración y el descontento; el segundo, la dinámica de las redes sociales. Los jóvenes se referían a ellas como foco de extremismo ideológico, porque priorizan lo provocador y agresivo:

“Se oye lo que más ruido hace, que son los furiosos, los más polarizados (…) y yo me pregunto, ¿dónde está la gente razonable, la gente llegando a lo hondo de los temas y a las cosas importantes?”

Futuro y brecha generacional

Al hablar sobre su futuro, siguen revelando cierta frustración, recogida en frases como: “Teníamos una creencia sobre lo que sería nuestra vida (…), que hoy día es totalmente errónea…”. A pesar de haber realizado un gran esfuerzo para formarse, la promesa de estabilidad laboral y económica no se ha cumplido.

La meritocracia es cuestionada a medida que avanza la edad, de forma que los que ya han adquirido cierta experiencia profesional sostienen que la universidad no garantiza un futuro mejor. Algunos expresan su desencanto con frases como: “el ascensor social se ha roto”.

Al compararse con la generación de sus padres, perciben que conseguirán una estabilidad económica y laboral mucho después que ellos. Esta opinión ya se detectó en anteriores estudios del CIS, como el de 2021, cuando esta tendencia se intensificó por la pandemia.

A pesar de estas valoraciones pesimistas, la juventud afronta su porvenir también con esperanza, especialmente en cuestiones relacionadas con el potencial de la tecnología o el ejercicio de sus libertades, dentro de una sociedad más diversa.

Apelan a su capacidad de adaptación y a los pequeños acontecimientos felices que, a pequeña escala, suceden cada día. Una joven que acaba de terminar su grado afirma:

“Yo creo en los pequeños actos, porque hay grandes dinámicas globales en las que no podemos influir, pero hay cuestiones a pequeña escala que podemos cambiar”.

The Conversation

Este estudio se ha llevado a cabo con una iniciativa del CIS destinada a la explotación de su Banco de Datos. Las investigadoras implicadas en este trabajo son: Carmen Llovet Rodríguez (IP del proyecto), Universidad Nebrija; Mercedes Herrero de la Fuente, Universidad Nebrija; Sandra Benítez Peña, Universidad Carlos III de Madrid; Cristina Gallego Gómez, Universidad Rey Juan Carlos; Gema López Sánchez, Universidad Europea de Madrid.

ref. Los jóvenes españoles cuestionan la meritocracia: “El ascensor social se ha roto” – https://theconversation.com/los-jovenes-espanoles-cuestionan-la-meritocracia-el-ascensor-social-se-ha-roto-268414

Los secretos del turrón y el mazapán que la impresión 3D está sacando a la luz

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ekaitz Esteban Echeverria, Coordinador de Ciencia y Tecnología en Basque Culinary Center, especializado en análisis de datos, Mondragon Unibertsitatea

Figuritas de mazapán en forma de fruta. CMG_IG/Shuttesrtock

En muchas casas, el turrón y el mazapán aparecen cada año como si fueran siempre los mismos. Sin embargo, estos dulces tradicionales esconden mucho más de lo que parece. Y, curiosamente, una tecnología muy futurista está ayudando a entenderlos mejor: la impresión 3D de alimentos.

Cuando se habla de impresión 3D aplicada a la comida, solemos imaginar una máquina que “fabrica” platos con solo pulsar un botón. Pero los estudios más recientes muestran algo distinto. Su mayor valor no está en producir comida nueva, sino en ayudarnos a comprender mejor la que ya conocemos.

Al intentar imprimir chocolate, dulce de leche, queso untable o masas parecidas al turrón o al mazapán, surge una pregunta clave: ¿cómo se comporta un alimento cuando lo obligamos a fluir y a mantener una forma?

Alimentos que no son ni sólidos ni líquidos

El turrón y el mazapán no son materiales simples: no son sólidos rígidos, pero tampoco líquidos. Se sitúan en un punto intermedio.

Están formados por grasas, azúcares y pequeñas partículas sólidas, componentes que interactúan entre sí. Estudios recientes muestran que se comportan como materiales complejos cuando se someten a esfuerzos mecánicos. No pasa solo con el turrón o del mazapán. También ocurre con cremas, purés o masas dulces. A simple vista parecen estables, pero cambian por completo cuando se los aprieta, se los estira o se los empuja.

En la cocina tradicional, estos comportamientos se ajustan gracias a la experiencia de los reposteros. Se amasa, se compacta o se deja reposar. Estas técnicas funcionan porque no se exige demasiado a la masa.

Pero, al usar una impresora 3D, las cosas cambian y las propiedades internas del alimento se vuelven visibles. Esta tecnología las deja en evidencia al someter al producto a situaciones poco habituales en la cocina doméstica.

La reología estudia cómo fluyen y se deforman los alimentos cuando se les aplica una fuerza. Productos como el turrón o el mazapán cambian su comportamiento según cómo se los manipule.
Ekaitz Esteban.

Qué ocurre cuando intentamos “imprimir” un dulce tradicional

La impresión 3D de alimentos funciona empujando una pasta por una boquilla estrecha. El material se deposita capa a capa. Eso sí, para que el proceso funcione, el alimento debe cumplir dos condiciones: debe fluir para salir por la boquilla y ser estable para no deformarse después.

Investigaciones recientes muestran que este equilibrio depende del propio alimento y no solo de la máquina utilizada. Al imprimir productos ricos en azúcar y grasa, aparecen grandes diferencias.

Algunos fluyen bien, pero se deshacen. Otros mantienen la forma, pero apenas se mueven. Estos límites se describen en revisiones recientes sobre los retos técnicos de la impresión 3D de alimentos.

Una impresora 3D de alimentos deposita pastas como chocolate o dulce de leche capa a capa. El alimento debe fluir y mantener su forma al mismo tiempo.
Ekaitz Esteban.

En el proceso, la forma también importa. No es lo mismo imprimir una línea fina que una estructura alta o con huecos. Algunas mezclas aguantan unos segundos, pero fallan al acumular capas. Muchas se deforman con el tiempo.

Lo que esta tecnología nos está enseñando

Observar estos comportamientos aporta conocimiento valioso. Permite entender por qué una receta funciona y otra no. Por eso, la impresión 3D se está usando como una herramienta para analizar los alimentos desde el diseño y no solo desde la receta.

En productos tradicionales como el turrón o el mazapán, esto permite ajustar su estructura con más precisión, para mejorar texturas, reformular recetas o adaptar alimentos a personas con necesidades específicas.

Es, por otra parte, un puente que une ciencia y cocina. Muchos procesos que antes se basaban solo en la intuición ahora pueden observarse mejor. La creatividad no desaparece, pero se refuerza con conocimiento.

Además, este tipo de aproximación permite entender por qué no todos los alimentos responden igual a los mismos cambios. Dos recetas muy parecidas pueden comportarse de forma distinta si se modifica ligeramente su composición o su procesado.

Estudios recientes destacan que observar estos comportamientos bajo condiciones controladas ayuda a anticipar cómo un alimento cambiará durante su manipulación, su almacenamiento o su consumo. En este sentido, la impresión 3D actúa como una herramienta de aprendizaje que hace visibles decisiones que, en la cocina tradicional, suelen pasar desapercibidas.

Turrón de Alicante, en la Casa Mira.
Wikimedia Commons., CC BY

Tradición y tecnología no son opuestas

Existe la idea de que la impresión 3D amenaza la cocina tradicional. Sin embargo, los estudios más recientes muestran lo contrario. Su mayor potencial es complementar el conocimiento culinario existente

Entender cómo fluye la masa o cómo mantiene su forma no le quita valor cultural al turrón o al mazapán. Al contrario, ayuda a explicar por qué sus recetas han perdurado durante siglos.

Mirarlas desde la ciencia permite unir tradición e innovación: la cocina también es física y química, aunque no siempre lo notemos.

El futuro de la tecnología en gastronomía

No parece que vayamos a imprimir turrón en casa pronto. Pero sí es evidente que la impresión 3D está ayudando a comprender mejor los alimentos.

Ese conocimiento puede dar lugar a productos con texturas más agradables, o más adecuados para distintas personas y contextos.

El verdadero avance no está en la máquina. Está en lo que nos obliga a aprender. Al tratar los alimentos como materiales complejos, la impresión 3D está cambiando cómo pensamos la gastronomía. Y en ese proceso, el turrón y el mazapán vuelven a sorprendernos.

The Conversation

Ekaitz Esteban Echeverria no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Los secretos del turrón y el mazapán que la impresión 3D está sacando a la luz – https://theconversation.com/los-secretos-del-turron-y-el-mazapan-que-la-impresion-3d-esta-sacando-a-la-luz-271860

Vuelven los griegos: la sisifemia explica la falta de sentido del esfuerzo laboral

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Díez Ruiz, Associate professor, Universidad de Deusto

Hay días en los que trabajamos sin parar y, aún así, al final de la jornada tenemos la sensación de no haber avanzado. Correos respondidos, reuniones encadenadas, informes enviados, formularios cumplimentados. Mucho movimiento, poca transformación.

No es cansancio físico. Tampoco falta de compromiso. Es algo más difícil de nombrar: la percepción persistente de que el esfuerzo no conduce a ninguna parte.

A esa experiencia la podemos llamar sisifemia.

El mito que vuelve una y otra vez

Según la mitología griega, Sísifo, rey de Corinto, fue condenado a empujar eternamente una enorme piedra hacia arriba, sólo para verla caer justo antes de alcanzar la cima. El castigo no consistía únicamente en el esfuerzo físico, sino en la inutilidad repetida del esfuerzo. Nada se acumulaba, nada se consolidaba, nada cambiaba.

El Nobel francés Albert Camus interpretó el mito desde una clave existencial, proponiendo imaginar a un Sísifo feliz en su rebelión frente al absurdo. Sin embargo, la sisifemia contemporánea no tiene mucho de heroica. Es más silenciosa, más cotidiana y, precisamente por eso, más desgastante. No se vive como una rebelión, sino como una normalización del sinsentido.

¿Qué es la sisifemia?

La sisifemia puede describirse como un estado psicológico y organizacional caracterizado por la vivencia de esfuerzo constante sin progreso significativo ni sentido percibido. No se trata de no hacer nada, sino de hacer mucho sin que ese hacer se traduzca en aprendizaje, mejora o impacto real.

Algunos rasgos característicos son:

  • Alta actividad con baja percepción de utilidad.

  • Repetición de tareas que no generan cierre ni resultados visibles.

  • Cumplimiento formal acompañado de desgaste emocional.

  • Sensación de estar siempre “empezando de nuevo”.

Sisifemia, burnout y workaholic no son la misma cosa

La sisifemia aparece con frecuencia en personas responsables, vocacionales y comprometidas, precisamente porque siguen empujando la piedra, incluso cuando intuyen que volverá a caer. A veces, se puede confundir la sisifemia con otros términos que conviene diferenciar: el burnout y el workaholism.

La sisifemia no es burnout, aunque puede conducir a él. El burnout es un síndrome de desgaste psicológico provocado por sobrecarga emocional y laboral sostenida, que desemboca en agotamiento, cinismo y sensación de ineficacia. La sisifemia, en cambio, no surge necesariamente del exceso de trabajo sino de la percepción de inutilidad del esfuerzo, incluso cuando la carga de trabajo es razonable.




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Por otro lado, la sisifemia se diferencia del workaholism en que el adicto al trabajo trabaja en exceso porque necesita hacerlo. Hay compulsión, dificultad para desconectar y, en muchos casos, una búsqueda constante de rendimiento y reconocimiento. La sisifemia, en cambio, no nace de la adicción al trabajo, sino de su vaciamiento de significado. La persona sisifémica no trabaja más porque quiere sino porque debe. No encuentra placer ni orgullo en lo que hace, pero continúa por responsabilidad, por lealtad o por inercia. No hay euforia productiva, sino resignación activa.

En definitiva:

  • La persona que sufre burnout está exhausta porque ha dado más de lo que podía durante demasiado tiempo.

  • El workaholic se sobreimplica porque el trabajo lo absorbe.

  • Quien sufre sisifemia se desgasta porque el trabajo no le devuelve sentido.

Un mal muy actual

La sisifemia se manifiesta con especial intensidad en contextos como:

Vivimos en una cultura que valora el estar ocupado más que el avanzar, el cumplir más que el comprender, el medir más que el transformar. La sisifemia es, en gran medida, el resultado de esa lógica.

Consecuencias psicológicas

Cuando el esfuerzo deja de tener sentido, las consecuencias no tardan en aparecer:

Cuando hay sisifemia no hay gritos ni quejas. Simplemente erosiona el ánimo de quien la sufre.

¿Qué hacer frente a la sisifemia?

No existen soluciones mágicas, pero sí algunas orientaciones claras:

  1. Ir más allá de los objetivos y volver a dar sentido al trabajo. Los objetivos se cumplen o no. El sentido se construye a través de la reflexión personal. Sin una narrativa que explique el “para qué”, cualquier tarea acaba volviéndose pesada.

  2. Cerrar ciclos. Ver resultados, aunque sean modestos, es fundamental. La sisifemia prospera en entornos donde todo queda abierto, provisional o pendiente de la siguiente evaluación.

  3. Reducir tareas simbólicamente inútiles. No todo lo que se hace aporta valor. Aprender a eliminar lo superfluo es una forma de cuidado organizacional y personal.

  4. Dar voz a la experiencia. La sisifemia disminuye cuando las personas pueden nombrar lo que viven y participar en la redefinicion de los procesos.

Un cierre necesario

No siempre podemos dejar de empujar la piedra. La vida, el trabajo y las organizaciones implican esfuerzo. Pero sí podemos, y debemos, preguntarnos por qué, para qué y hasta cuándo.

La sisifemia no es un fallo individual sino una señal que merece ser escuchada. Porque cuando el esfuerzo recupera el sentido, la piedra pesa menos. Y a veces, incluso deja de caer.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Vuelven los griegos: la sisifemia explica la falta de sentido del esfuerzo laboral – https://theconversation.com/vuelven-los-griegos-la-sisifemia-explica-la-falta-de-sentido-del-esfuerzo-laboral-272222