Le télétravail peut-il vraiment réduire nos émissions de CO₂ liées à la mobilité ?

Source: The Conversation – France (in French) – By Bérangère Legendre, Professor, Université Savoie Mont Blanc

En France, aujourd’hui, plus d’un salarié du secteur privé sur cinq télétravaille au moins une fois par mois.
Chris Montgomery/Unsplash, CC BY

Intuitivement, la généralisation du télétravail ne peut qu’avoir certainement un effet bénéfique sur nos émissions de gaz à effet de serre, mais, lorsqu’on examine les chiffres, cela se révèle moins probant.


Télétravailler pour réduire son empreinte carbone : l’idée semble évidente. Moins de trajets domicile-travail, moins de voitures sur les routes, donc moins d’émissions. Cette intuition a largement accompagné l’essor du télétravail depuis la crise sanitaire.

En France, plus d’un salarié du secteur privé sur cinq télétravaille aujourd’hui au moins une fois par mois. Ils n’étaient que 4 % avant la crise sanitaire. Or, les trajets entre le domicile et le travail représentent une part importante des émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements. Entre 1999 et 2019, la distance entre le domicile et le travail a augmenté en France, en particulier pour les habitants des zones rurales. Près du trois quarts de ces trajets se font en voiture, et cette part dépasse 90 % dans les zones peu denses. En moyenne, en 2019 un salarié émettait donc environ 700 kg de CO₂ par an pour ses seuls déplacements domicile-travail, et jusqu’à 1,3 tonne pour les personnes qui se déplacent le plus.

Dans ce contexte, le télétravail pourrait apparaître donc comme une solution évidente : en supprimant une partie de ces déplacements, les émissions devraient mécaniquement diminuer. Mais cette logique suppose que le télétravail n’affecte que les trajets entre le domicile et le travail, sans modifier les autres comportements de mobilité, ce qui est loin d’être évident.

Du côté des chiffres

Pour mieux comprendre ces dynamiques, nous avons mené une grande enquête entre décembre 2022 et février 2023 auprès de 3 530 actifs français, qui ne télétravaillaient pas avant la crise sanitaire. Une partie d’entre eux est passée au télétravail après 2020, ce qui permet de comparer leurs comportements de mobilité avant et après cette transition.

À première vue, les résultats semblent sans appel. Les télétravailleurs émettent moins d’équivalent CO₂ pour leurs déplacements entre le domicile et le travail : environ – 34 % pour les trajets directs et – 26 % lorsque l’on inclut les détours quotidiens (courses, accompagnement des enfants, etc.). À l’échelle de l’ensemble des mobilités (hors avion), leurs émissions annuelles apparaissent également plus faibles, de l’ordre de – 12 %.

Pris tels quels, ces chiffres pourraient suffire à conclure que le télétravail est bénéfique pour le climat. Pourtant, cette lecture est incomplète, et potentiellement trompeuse.

Pourquoi comparer télétravailleurs et non-télétravailleurs ne suffit pas

Déjà, il faut noter que les télétravailleurs ne sont pas des travailleurs « comme les autres ». Ils occupent plus souvent des emplois qualifiés, résident dans des zones spécifiques, ont des revenus plus élevés et des contraintes de mobilité différentes. Autrement dit ils n’auraient pas nécessairement eu les mêmes émissions que les non-télétravailleurs, même sans télétravail.

Comparer directement ces deux groupes revient donc à confondre potentiellement l’effet du télétravail avec des différences préexistantes. Pour isoler l’effet propre du télétravail, il faut raisonner en termes d’analyse d’impact : comparer ce qui s’est effectivement produit à un scénario de référence crédible, dans lequel les mêmes individus n’auraient pas télétravaillé.

Un effet réel mais plus modeste qu’il n’y paraît

Une fois cette approche mise en œuvre, le diagnostic se nuance. Le passage au télétravail, tel qu’il s’est opéré en France entre 2020 et 2023, a entraîné une baisse des émissions liées aux déplacements domicile travail, de l’ordre de 400 kg de CO₂ par an pour les personnes télétravaillant au moins deux jours par semaine. Cet effet est robuste et s’explique directement par la réduction du nombre de trajets.

En revanche, cette baisse est en partie compensée par d’autres ajustements : légère hausse des déplacements privés, réorganisation des trajets dans la semaine, ou encore disparition de certains « détours » auparavant intégrés au trajet domicile-travail. Ces effets, appelés « effets rebond » ne suffisent pas à annuler totalement les gains, mais ils en réduisent l’ampleur.

Le télétravail, un levier utile pour réduire l’empreinte carbone liée à la mobilité, mais un levier limité

Au final, le télétravail a réduit les émissions liées à la mobilité, mais dans des proportions plus modestes que ce que l’intuition initiale laisse penser. Rapporté à l’empreinte carbone moyenne d’un Français, et sachant que tous les travailleurs ne télétravaillent pas, l’effet reste limité.

Par ailleurs, si l’enquête dont sont issus ces résultats permet de renseigner finement les habitudes hebdomadaires de mobilité et l’organisation du travail d’un échantillon représentatif de la population en emploi en France, elle n’intègre pas d’autres effets qui méritent tout autant l’attention des chercheurs : l’empreinte carbone de l’usage du numérique en situation de télétravail, ou encore les comportements de consommation d’énergie à domicile et au travail des salariés.

Faut-il en conclure que le télétravail est inutile pour le climat ? Pas nécessairement. Mais ces résultats invitent à dépasser une vision simpliste.

La question n’est pas seulement de savoir si le télétravail réduit les émissions, mais dans quelles conditions il peut réellement le faire. En effet, il est important de s’intéresser également aux mécanismes économiques de long terme qui sont à l’œuvre. C’est précisément ce que permet la modélisation théorique en économie : simuler l’ajustement de l’économie lorsque de profonds changements interviennent.

Télétravail et arbitrages sur le marché du travail

Sur le marché du travail, les individus arbitrent entre le salaire proposé et les coûts associés à l’emploi, au premier rang desquels figurent les coûts de mobilité. Plus un emploi est éloigné du domicile, plus les coûts de mobilité sont élevés, ce qui peut dissuader certains travailleurs d’accepter certaines offres d’emploi.

Le télétravail modifie donc profondément les arbitrages des travailleurs. En réduisant le nombre de jours de déplacement, il diminue le coût de mobilité associé à un emploi donné. Cela permet à certains travailleurs d’accepter des emplois plus éloignés, qu’ils n’auraient pas acceptés autrement, et améliore l’accès à l’emploi pour les personnes vivant loin des centres d’activité.

Du point de vue de l’emploi, cet effet est donc théoriquement positif. Du point de vue environnemental, il est ambigu : accepter des emplois plus éloignés peut conduire à des distances domicile-travail plus longues les jours de présence sur site.

Une segmentation spatiale des travailleurs

Le télétravail induit donc une segmentation géographique. Les travailleurs vivant loin des centres d’emploi sont plus enclins à accepter des postes offrant du télétravail, tandis que ceux vivant à proximité continuent plus souvent à travailler sur site.

Cette segmentation a un double effet. D’un côté, elle concentre le télétravail chez les travailleurs pour lesquels la réduction des déplacements est la plus importante en termes de kilomètres évités. De l’autre, elle modifie la répartition spatiale des travailleurs et influence les comportements de mobilité de l’ensemble de la population active.

Peu de travaux ont pour l’instant documenté les mobilités résidentielles liées au télétravail en France. En 2022, les économistes Marie‑Laure Breuillé, Julie Le Gallo et Alexandra Verlhiac ont cependant montré que le télétravail tendait à accentuer certaines tendances de migrations des villes vers les campagnes grâce à la flexibilité offerte par le télétravail.

Un effet rebond inattendu : le choix du véhicule

Un autre mécanisme, moins intuitif, concerne le choix du type de véhicule. Si les véhicules électriques coûtent cher à l’achat, leur utilisation au quotidien est moins onéreuse : charger son véhicule électrique coûte moins cher que faire le plein d’une voiture thermique. Les véhicules électriques deviennent donc rentables au-delà d’un certain nombre de kilomètres parcourus.

En réduisant la fréquence des déplacements domicile-travail, le télétravail peut faire passer certains travailleurs en dessous de ce seuil de rentabilité. Résultat : l’adoption des véhicules électriques peut ralentir chez certains télétravailleurs, ce qui constitue un effet rebond susceptible de réduire les gains environnementaux attendus.

Intensité du télétravail : un facteur clé

Les simulations issues des modèles montrent également que l’impact environnemental du télétravail dépend fortement de l’intensité à laquelle il est pratiqué. Un scénario dans lequel une grande proportion de travailleurs télétravaille un seul jour par semaine n’est pas nécessairement le plus favorable.

À l’inverse, une part plus réduite de travailleurs télétravaillant deux ou trois jours par semaine peut conduire à des réductions d’émissions plus importantes. Autrement dit il vaut parfois mieux peu de télétravailleurs faisant beaucoup de télétravail que beaucoup de télétravailleurs en faisant peu.

Télétravail et politiques climatiques : des interactions décisives

Enfin, le télétravail n’agit pas isolément. La modélisation théorique permet de simuler l’impact du télétravail dans un contexte où sont menées des politiques environnementales qui ne sont pas actuellement en place : que se passerait-il dans une économie avec une taxe carbone respectant la trajectoire du prix du carbone initialement prévue par le rapport Quinet ? Dirigé par l’économiste Alain Quinet pour France Stratégie, ce document de référence fixe une valeur de long terme au carbone afin d’aider l’État, les entreprises et les citoyens à orienter leurs choix vers des solutions compatibles avec la lutte contre le changement climatique.

Cette valeur donne donc une trajectoire de long terme, une référence scientifique sur laquelle s’appuyer pour fixer par exemple le niveau d’une taxe carbone compatible avec des objectifs de neutralité carbone. En France, la taxe carbone actuellement en vigueur n’a pas évolué depuis le mouvement des gilets jaunes (2018-2019), elle est donc inférieure à la trajectoire identifiée par le rapport Quinet.

Que se passerait-il en particulier si les recettes d’une telle taxe étaient reversées à la population sous forme de subvention à l’adoption du véhicule électrique ?

Dans ce contexte, une politique climatique ambitieuse peut réduire l’effet marginal du télétravail sur les émissions. Mais le télétravail peut aussi améliorer l’acceptabilité sociale de ces politiques, en réduisant la part du revenu consacrée aux coûts de transport, en particulier pour les travailleurs les plus éloignés des centres d’emploi.

Penser le télétravail comme un outil parmi d’autres

Le télétravail peut donc contribuer à la décarbonation des mobilités, mais seulement sous certaines conditions : intensité suffisante, articulation avec les politiques de mobilité et prise en compte des effets rebond.

La question n’est donc pas de savoir si le télétravail est bon ou mauvais pour le climat, mais comment l’intégrer intelligemment dans une stratégie plus large de transformation des mobilités et de l’organisation du travail.

The Conversation

Bérangère Legendre a reçu des financements de la chaire de l’économie environnementale (CLEE).

Sarah Le Duigou ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le télétravail peut-il vraiment réduire nos émissions de CO₂ liées à la mobilité ? – https://theconversation.com/le-teletravail-peut-il-vraiment-reduire-nos-emissions-de-co-liees-a-la-mobilite-276989

Congo-Brazzaville : face à une opposition divisée, Sassou Nguesso en route pour prolonger son règne

Source: The Conversation – in French – By Ngodi Etanislas, enseignant-chercheur, Université Marien Ngouabi

Les Congolais se rendront aux urnes le 15 mars 2026 pour élire leur président, dans un contexte marqué par une majorité présidentielle structurée et une opposition fragmentée, incapable de présenter un candidat unique. Le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir depuis la fin de la guerre civile de 1997, et ses alliés exercent un contrôle étendu sur l’appareil de l’État et les organes électoraux. La participation des citoyens, notamment celle des jeunes aspirant au changement, reste un enjeu crucial pour la légitimité du vote, mais l’apathie et le désintérêt réduisent son impact potentiel.

La crédibilité du processus électoral est également contestée, avec des inquiétudes sur l’accès des opposants aux médias publics, la fiabilité du fichier électoral et l’impartialité de la Commission nationale électorale indépendante. Etanislas Ngodi a étudié, entre autres, les systèmes politiques et les dynamiques partisanes au Congo-Brazzaville. Il s’est entretenu avec The Conversation Africa sur les enjeux du scrutin présidentiel.


Quels facteurs institutionnels ou politiques vous paraissent les plus décisifs pour l’issue du scrutin ?

Le scrutin présidentiel du 15 mars 2026 est marqué par une majorité structurée et organisée, une opposition fragilisée et en quête d’unité et un espace civique rétréci.

La mise en place par le Parti congolais du travail et ses alliés de conditions visant la conservation du pouvoir se traduit par un verrouillage du processus électoral. Celui-ci s’opère notamment à travers le contrôle de l’appareil d’État (administration, sécurité, médias publics) et des organes de gestion des élections (Commission nationale électorale indépendante, Direction générale des affaires électorales, Cour constitutionnelle, etc.).

Le président sortant Denis Sassou Nguesso s’appuie aussi sur le soutien de son parti et de ses alliés à travers la mobilisation politique de ses membres et l’ancrage institutionnel et administratif. Il mise également sur la création de réseaux clientélistes pour assurer une large victoire dès le premier tour.

Autour du candidat se greffent des dynamiques politiques et citoyennes de mobilisation incluant toutes les couches sociales. Parmi elles figure le Patriarche, mouvement de soutien politique centré sur Denis Sassou Nguesso, connu sous l’appellation « Vague bleue ». On note aussi le mouvement Timonier, incarné par le parti au pouvoir (PCT) comme dispositif politico-idéologique de mobilisation, ainsi que d’autres dynamiques telles que Pona Ekolo, dirigé par Hugues Ngouelondelé.

Par ailleurs, l’opposition congolaise aborde le scrutin en rangs dispersés. Elle a été incapable de trouver un consensus pour une candidature unique, réduisant fortement les chances d’une alternance démocratique dans le pays. Six candidats d’opposition sans véritable base politique sont officiellement en lice. Il s’agit de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Nganguia Engambe-Anguios, Dave Uphreim Mafoula, Destin Melaine Gavet Elengo, Vivien Romain Manangou et Mabio Mavoungou Zinga.

Certaines figures historiques de l’opposition ayant marqué la scène politique au cours des dix dernières années (Mathias Dzon, Clément Miérassa, Claudine Munari, etc.) n’ont pas réussi à former une coalition solide susceptible de concurrencer efficacement le pouvoir en place.

L’opposition parlementaire, incarnée par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de l’ancien président Pascal Lissouba et l’Union des démocrates et humanistes-Yuki (UDH-YUKI) de Guy Brice Parfait Kolélas, décédé en mars 2021, a brillé par son boycott. Elle évoque des problèmes de gouvernance électorale (biométrie, fiabilité du fichier électoral, impartialité des organes de gestion des élections, etc).

L’impact d’actions pré-électorales a été manifeste à travers les opérations de répression, les intimidations et pressions politiques mises en place par le pouvoir à la veille du scrutin. L’opération de lutte contre criminalité urbaine et la délinquance juvéniles lancée en novembre 2025 par la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGST) en est une. Il y a également les attaques des 11 et 13 janvier 2026 dans le département du Pool (sud-ouest du pays) ont visé à créer un climat de peur et de terreur parmi les opposants et activistes. Cette situation remet en question les conditions de concurrence libre et équitable du scrutin.




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Quel impact la participation électorale pourrait-elle avoir sur l’équilibre des forces en présence ?

Les enquêtes Afrobarometer (rounds 9 et 10) réalisées dans le pays en 2023 et 2024 montrent que près de 53,4 % des répondants avaient déclaré avoir voté lors des dernières élections. Quelque 41,6 % des répondants affirmaient ne pas avoir voté pour diverses raisons. Parmi celles-ci figurent la non-inscription sur les listes électorales (13,1 %).

Il y a également le désintérêt pour la politique et l’apathie au vote (12,1 %), le manque de temps (4,3 %) et l’absence de candidats ou de partis politiques proches du peuple (4,7 %). D’autres motifs évoqués concernaient le manque de confiance dans le processus électoral, notamment envers les organes de gestion des élections.

Les expériences électorales passées ont montré comment la participation électorale demeurait un déterminant de légitimité et de crédibilité. L’un des enjeux de ce scrutin demeure le taux de participation, signe de légitimité populaire pour l’élection et le vainqueur.

A ce sujet, l’absence de candidats de taille face au président sortant, les appels au boycott lancés par l’opposition radicale et l’apathie des citoyens aux processus électoraux pourraient entraîner une faible participation.

Comment la participation électorale peut-elle influencer l’équilibre politique du scrutin présidentiel ?

Les débats autour des processus électoraux dans le pays se concentrent généralement sur l’écart entre les chiffres officiels annoncés par le ministère de l’Intérieur et les observations sur le terrain, faites par les organisations de la société civile et les partisans de l’opposition. Ils portent également sur l’impact du désengagement citoyen. Toutefois, le niveau de participation ne pourrait pas changer l’équilibre politique à l’issue de cette élection.

Pour lutter contre l’abstention élevée, le pouvoir en place pourrait s’appuyer sur les stratégies clientélistes pour susciter une forte participation citoyenne. De son côté, l’opposition radicale pourrait mettre en avant l’intrigue selon laquelle, l’élection en cours n’a pas d’enjeu majeur, faute de challenger crédible face au président sortant, comparablement à l’élection présidentielle du 20 mars 2016.




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Lors de ce scrutin, Denis Sassou Nguesso faisait face à des opposants de taille (Jean‑Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa, Guy Brice Parfait Kolelas …). Cette stratégie pourrait susciter une faible participation des électeurs au vote et renforcerait le désintérêt ou le découragement des jeunes et/ou nouveaux électeurs aspirant au renouvellement de la classe politique.

Dans quelle mesure la crédibilité du processus électoral pèsera-t-elle sur les résultats finaux ?

La question de la crédibilité du scrutin constitue l’un des enjeux les plus sensibles de cette élection. Elle ne détermine pas seulement qui gagne, mais aussi comment le résultat est accepté, interprété et comment il assure la stabilité politique post-électorale. Au regard des lacunes susmentionnées en ce qui concerne la gouvernance électorale, il est évident que le manque de transparence, de caractère inclusif et d’équité dans le cadre du scrutin de mars 2026 suscite des contestations, même par les perdants.

Les élections organisées régulièrement depuis 2002 ont souvent été considérées comme peu compétitives et peu transparentes par des observateurs. Parmi eux figurent notamment les missions d’observation électorale internationales, les organisations de la société civile congolaise et certains analystes politiques. Ces derniers soulignent notamment des dysfonctionnements majeurs concernant l’accès équitable aux médias, comme le déséquilibre de couverture dans les médias publics et les restrictions ou intimidations envers certains candidats.

Des inquiétudes persistent aussi quant à la fiabilité du fichier électoral (audit indépendant du fichier, radiation des doublons et des personnes décédées, inscription des nouveaux majeurs et transparence dans l’affichage des listes, etc.).

La confiance accordée à la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) fait également l’objet de débats récurrents sur son impartialité. Ces critiques portent notamment sur le mode de désignation des membres, l’équilibre entre majorité, opposition et société civile, ainsi que sur la capacité logistique (distribution du matériel, formation des agents, remontée des résultats).

L’opposition radicale, pour avoir opté pour le boycott, n’aura moins de légitimité pour mobiliser des recours ou des contestations. Elle facilite ainsi l’acceptation des décisions des institutions électorales par les différentes parties prenantes.

Comment la longévité politique de Denis Sassou Nguesso influence-t-elle la compétition électorale actuelle ?

Le président sortant, Denis Sassou Nguesso au pouvoir depuis 1979, constitue l’un des facteurs structurants majeurs de la compétition électorale du 15 mars 2026 en République du Congo. Son ancienneté ne joue pas seulement sur son image, mais sur l’architecture même du champ politique. Son parti, le PCT, contrôle largement l’appareil d’État, y compris les moyens de communication, les ressources publiques locales et une grande part de l’administration mobilisée dans le cadre de sa campagne électorale.

Après quatre décennies au sommet de l’État, le président Denis Sassou Nguesso a façonné les équilibres institutionnels. Il continue d’influencer les nominations dans l’administration, les forces de sécurité et les institutions clés (parlement, commission électorale, conseils consultatifs, etc.).

La longévité est présentée par les partisans du pouvoir comme un gage d’expérience politique, notamment à travers la maîtrise des équilibres internes et le bilan des différents projets de société (communication centrée sur les infrastructures, les projets publics et la paix, etc.). Elle est également perçue comme un facteur de stabilité politique et sécuritaire, constituant une garantie de continuité institutionnelle.

Pour l’opposition, elle contribue à la restructuration du paysage partisan, la marginalisation de certaines figures historiques et l’émergence des oppositions divisées ou personnalisées par le pouvoir. Dans ce contexte, émergent des discours sur le renouvellement qui deviennent plus audibles, la nécessité pour les jeunes de solliciter le changement de système politique et les aspirations à une alternance générationnelle.

The Conversation

Ngodi Etanislas does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Congo-Brazzaville : face à une opposition divisée, Sassou Nguesso en route pour prolonger son règne – https://theconversation.com/congo-brazzaville-face-a-une-opposition-divisee-sassou-nguesso-en-route-pour-prolonger-son-regne-277442

Iran war fallout: risks for the Red Sea and the Horn of Africa

Source: The Conversation – Africa (2) – By Federico Donelli, Associate Professor of International Relations, University of Trieste

The death of Ayatollah Ali Khamenei, Iran’s supreme leader, in March 2026 marks the end of a political era in the Middle Eastern country. Khamenei was killed in US and Israeli airstrikes on Iran’s capital, Tehran. This has triggered a war drawing in numerous countries across the Middle East.

The Horn of Africa and Red Sea regions, which link Africa and the Middle East, share a dense web of military, political and economic interactions that enable crises on one shore to quickly affect the other. Here, Somalia, Eritrea, Yemen, Sudan, Ethiopia and Djibouti sit along one of the world’s most important trade and geopolitical corridors.

But the consequences of Khamenei’s death may be less dramatic than many expect. This is because power in Iran is dispersed across entrenched institutions and security elites who are capable of preserving regime continuity.

The Horn of Africa and the Red Sea

Iran is no stranger to the Red Sea and the Horn of Africa. During the 1990s and 2000s, Tehran established security and economic ties with several countries, notably Sudan, to gain a foothold along the Red Sea.

Iran’s influence waned, however, during the 2010s as Gulf states, particularly Saudi Arabia and the United Arab Emirates, increased their diplomatic, financial and military presence.

As a political scientist studying Middle Eastern and African security, I have followed Iran’s regional engagement for years. From my perspective, events in Iran and the Gulf matter to African countries because conflicts, arms flows and rivalries can easily spill across shores in a single strategic region.

Three intertwined dynamics shape how Khamenei’s death affects the Red Sea and the Horn of Africa.

Firstly, Tehran’s influence here has declined over the past decade. This is with the exception of Yemen, where Iran supports the Houthi movement, which has previously attacked Israeli-linked vessels.




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Secondly, the way this latest conflict was triggered and has escalated may be more important than a change in Iranian leadership. It could contribute to a broader erosion of moderation.

Thirdly, the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) – Iran’s powerful military force – is set to play a pivotal role in the post-Khamenei transition.

This is significant for the Horn of Africa and the Red Sea. Iran’s engagement here has largely relied on unconventional methods. Naval manoeuvres are an example, such as the long-term deployment in the Red Sea of the Iranian vessel Saviz, which has served as a logistical and intelligence platform. The country has also deployed military advisers and established arms networks to transport Iranian weapons.

Any future leadership closely aligned with the IRGC is likely to keep using these low-cost tools.

In this sense, continuity will likely prevail over rupture. Iran’s ambitions are filtered through a sober assessment of constraints that the ongoing war may entrench.

Iran’s shifting priorities

Since the 1979 revolution, Iran has considered itself a middle power with legitimate claims to regional pre-eminence. The Red Sea and the Horn of Africa gradually became part of Iran’s expanded strategic geography.

Following the consolidation of the regime promoted by Ayatollah Ruhollah Khomeini, Khamenei – who took over in 1989 after his predecessor’s death – progressively translated Iran’s ambition into strategic depth.

This aimed to extend Iran’s security perimeter beyond its borders through alliances, proxies and low-cost commitments.

In the 2000s, Iran cultivated close ties with Sudan and Eritrea.

It established naval access points in the two countries and used soft power tools, such as development aid and religious networks. It considered the Bab al-Mandeb Strait, which is between Yemen and Djibouti, vital for countering Saudi and Israeli influence and maintaining alternative trade routes.

The limitations of this expansion became apparent, however.

Iran’s ambitions soon came up against reality. The country’s economy was weakened by sanctions linked to its nuclear programme and US withdrawal from a 2015 nuclear deal.




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Meanwhile, political power remained fragmented across competing institutions. Domestic pressures, including economic hardship and periodic protest movements, were mounting. Instability in neighbouring states such as Iraq, Syria and Yemen made long-term regional power projection costly and uncertain.

After 2015, Saudi Arabia increased its engagement in the Horn of Africa through financial aid, diplomatic pressure and military cooperation linked to the war in Yemen.

Seeking logistical support along the Red Sea and aiming to counter Iran’s influence near the Bab el-Mandeb strait, Saudi Arabia strengthened its ties with regional governments. This prompted Sudan, Djibouti and Eritrea to sever or scale back their relations with Tehran. They effectively aligned themselves with Saudi Arabia and its allies. Iran redirected resources to higher-priority theatres of war, such as Iraq, Syria and Yemen.

For a decade, therefore, Tehran’s presence in the Horn of Africa and the Red Sea has become more selective and opportunistic. Iran has relied on indirect leverage there, such as Houthi operations, rather than direct expansion.

Khamenei’s death is likely to reinforce rather than reverse the trend. In fact, the outcome of the current war and the start of a delicate succession process could prompt an even more cautious approach abroad.

Worsening fragility

Although a change in Iranian leadership may not alter the approach to the Red Sea and the Horn of Africa, the dynamics that led to the recent conflict may have an impact on the region.

The scale and visibility of the Israeli-US attack – and Iran’s direct retaliation – signal something deeper: the erosion of thresholds in the use of force.

Iran is not buying time and avoiding direct confrontation while limiting the manoeuvre room of its rivals.

This could usher in a period of “anything goes”.

Regional actors, from Gulf states to local governments, are likely to feel increasingly justified in bypassing established security norms. The Red Sea has already become a crowded arena. External powers are projecting their strength. Local states are exploiting competition among them. The reshuffling of forces triggered by the war in Iran will have repercussions throughout the region.

In such a context, characterised by multiple hierarchies, even a reduction of Iranian capabilities could have knock-on effects.

The region’s fragility – as seen in civil war in Sudan, tensions between Ethiopia and Eritrea, instability in Somalia and the heavy presence of military bases along maritime routes – amplifies these risks.

In other words, the question is not whether Iran will suddenly expand into east Africa. It is whether the regional climate will shift towards fewer restrictions and greater acceptance of coercive tools.

If escalation becomes normalised in the heart of the Middle East – the region’s most interconnected theatre – the fallout could be felt in places like the Horn of Africa.

Uncertainty in the short term

Khamenei’s death is likely to generate uncertainty in the short term at the regional level, but will lead to continuity in the long term.

Over time, Tehran has adopted what can be termed a “realist defence” doctrine – deterrence through a strong indirect presence, but at reduced cost and risk.

Iran’s view of international politics as a zero-sum game – where one actor’s gain is another’s loss – and its desire to reduce the influence of its rivals are not merely the result of personal legacies. Rather, they are deeply rooted in the country’s identity.

For the Horn of Africa, this means that Tehran is likely to remain a secondary but persistent player: active enough to hinder its rivals’ strategies, yet restrained enough to avoid major commitments.

The Conversation

Federico Donelli is affiliated with the Italian Institute for International Political Studies (ISPI), the Nordic Africa Institute (NAI), and the Orion Policy Institute (OPI).

ref. Iran war fallout: risks for the Red Sea and the Horn of Africa – https://theconversation.com/iran-war-fallout-risks-for-the-red-sea-and-the-horn-of-africa-277512

¿Puede Estados Unidos cortar el comercio con España? Lo que dice el derecho y lo que podría ocurrir en la práctica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Hernán Núñez Rocha, Profesor e Investigador del área de Derecho Mercantil, Universidad de Alcalá

El presidente español Pedro Sánchez durante su comparecencia institucional del 4 de marzo de 2026, relativa a la guerra de Irán. Fuente: Palacio de La Moncloa.

Las recientes declaraciones de Donald Trump amenazando con “cortar todo el comercio con España” han generado titulares y reacciones políticas inmediatas. Pero más allá del impacto mediático, la afirmación plantea una pregunta interesante desde el punto de vista del derecho y el comercio internacional: ¿es realmente posible que Estados Unidos suspenda el comercio con un país como España?

La respuesta es más compleja de lo que parece.

España no comercia sola: lo hace a través de la Unión Europea

El primer aspecto que suele pasarse por alto en este tipo de debates es cómo funciona jurídicamente el comercio internacional en Europa.

Estados Unidos no comercia con España como un Estado aislado, sino con la Unión Europea, que actúa como una unión aduanera con una política comercial común. Desde la creación del mercado único, en 1993, las decisiones sobre aranceles, acuerdos comerciales o medidas de defensa comercial son una competencia exclusiva de la Unión.

Esto significa que las relaciones comerciales exteriores se gestionan a nivel europeo, no nacional.

De hecho, dentro del propio mercado interior europeo ni siquiera se habla jurídicamente de “exportaciones” entre Estados miembros. Cuando una empresa española vende bienes a Francia, por ejemplo, se trata de una entrega intracomunitaria, no de una exportación. En las estadísticas comerciales, estas operaciones se registran como expediciones desde el país de origen e introducciones en el país de destino.

Esto refleja hasta qué punto, en materia de comercio exterior, la Unión Europea funciona en muchos aspectos como un único espacio económico y jurídico.

No ocurre lo mismo en todos los ámbitos. En cuestiones de seguridad o defensa, por ejemplo, los Estados europeos siguen actuando en gran medida a través de marcos de cooperación intergubernamental o alianzas como la OTAN. En el comercio exterior, en cambio, la Unión Europea sí actúa como un bloque.

Es así que, en la práctica, cualquier medida comercial significativa dirigida contra un país de la Unión Europea afecta inevitablemente al conjunto del mercado europeo.

No será fácil aislar comercialmente a un solo país de Europa

A esta dimensión jurídica se suma una realidad económica: la economía europea funciona en gran medida como una red de producción integrada. Muchos productos que circulan en el comercio internacional incorporan componentes fabricados en distintos países antes de llegar al consumidor final.

Un automóvil ensamblado en Alemania puede incluir piezas producidas en España o en Italia. Un producto agrícola español puede procesarse o distribuirse desde otro país europeo antes de ser exportado.

Este fenómeno –conocido como cadenas globales de valor– caracteriza buena parte del comercio internacional contemporáneo y es especialmente visible en la economía europea, donde el comercio entre Estados miembros forma parte esencial de esas redes productivas.

Esta interdependencia hace que aislar comercialmente a un solo Estado dentro del mercado interior europeo sea mucho más difícil de lo que podría parecer. En economías avanzadas profundamente integradas, separar completamente a un socio comercial del resto de la red económica es mucho más complicado de lo que sugieren los titulares.

El comercio internacional sigue teniendo reglas

Puede parecer una afirmación evidente. Sin embargo, en los últimos años, el sistema de comercio internacional basado en reglas ha sido sometido a fuertes tensiones. Las guerras comerciales, las sanciones económicas y diversas medidas unilaterales han llevado a algunos expertos a preguntarse hasta qué punto las normas multilaterales siguen desempeñando un papel relevante.

Sin embargo, el comercio internacional contemporáneo continúa apoyándose en un conjunto de normas, especialmente las desarrolladas en el marco de la Organización Mundial del Comercio (OMC). Entre sus principios fundamentales se encuentran la no discriminación entre socios comerciales y la prohibición de imponer restricciones arbitrarias al comercio.

Por lo tanto, una suspensión general del comercio contra un socio comercial, plantearía serias dudas desde el punto de vista del derecho comercial internacional.

La respuesta de la UE será determinante

En este contexto, la cuestión decisiva no es solo jurídica o económica, sino también institucional y política a nivel europeo.

Incluso si Estados Unidos intentara aplicar presión comercial selectiva –por ejemplo mediante aranceles punitivos o restricciones a productos– el elemento determinante sería la reacción de la Unión Europea.

Si Bruselas considerara que una medida dirigida contra España afecta al funcionamiento del mercado interior, podría tratar el asunto como un conflicto comercial entre Estados Unidos y la Unión Europea en su conjunto. En ese caso, el problema dejaría de ser una cuestión bilateral para convertirse en una disputa comercial transatlántica de mayor escala.

El escenario contrario –aceptar que se trate como un asunto que incumbe estrictamente a Washington y Madrid– tendría implicaciones mucho más profundas. Significaría tratar comercialmente a un Estado miembro como si no formara parte de la Unión en un ámbito –la política comercial– que los tratados atribuyen precisamente a la Unión Europea.

Un precedente así no tiene antecedentes claros y afectaría directamente a la coherencia del mercado interior. Por eso, la Comisión Europea recuerda habitualmente que las medidas comerciales dirigidas contra un Estado miembro deben abordarse a nivel europeo.

En última instancia, la viabilidad real de una medida de este tipo dependería de un factor fundamental: la capacidad de la Unión Europea para actuar como un actor comercial único.

Más que un conflicto bilateral

Vista en conjunto, la amenaza de suspender el comercio con España plantea una cuestión que va mucho más allá de una disputa entre dos países. En el contexto del mercado único europeo, una medida de este tipo afectaría inevitablemente al funcionamiento del mercado interior y, por tanto, a la Unión Europea en su conjunto.

Por eso, más que un problema bilateral, un escenario así tendría implicaciones directas para el sistema comercial europeo. En última instancia, la cuestión no es solo si Estados Unidos podría intentar una medida de este tipo, sino si la Unión Europea actuaría como el actor comercial único que sus propios tratados prevén frente a terceros países.

The Conversation

Hernán Núñez Rocha no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Puede Estados Unidos cortar el comercio con España? Lo que dice el derecho y lo que podría ocurrir en la práctica – https://theconversation.com/puede-estados-unidos-cortar-el-comercio-con-espana-lo-que-dice-el-derecho-y-lo-que-podria-ocurrir-en-la-practica-277551

The world’s largest climate finance deal was built to flounder: why funding fails to reach the front-line

Source: The Conversation – Indonesia – By Nikita Sud, Professor of the Politics of Development, University of Oxford

Adopted in December 2015, the Paris Agreement commits countries to keeping global temperature rise below 2°C above pre-industrial levels.

All 195 signatories set their own plans to meet this shared goal. However, UN climate negotiations acknowledge that wealthy nations bear the greatest responsibility for climate change.

Because of their wealth and historically higher emissions, developed countries made a nonbinding commitment in Paris to raise at least US$100 billion a year by 2025 to help developing nations shift to renewable energy and adapt to climate change.

But for developing countries such as Indonesia, meeting these targets is not just a matter of political will. It requires massive financial mobilisation, and current funding levels may not be enough to bridge the gap.

The trillion-dollar gap

The OECD says the US$100 billion target was met for the first time in 2022. Still, many countries in the Global South — across Asia, Africa and Latin America — argue the funds are far from enough.

At every UN climate summit since Paris, countries in the Global South have called for more funding to meet tougher climate targets.

At the second-to-last summit in Baku, Azerbaijan, developed countries agreed to “help channel” at least US$300 billion a year to developing countries by 2035. But the Global South countries pushed for more.

In 2025, COP30 held in Belem in Brazil called for mobilising at least US$1.3 trillion a year by 2035 for climate action.

Where does the money promised by the industrialised, developed Global North to the South for historical overuse of the global carbon budget actually go, and what does it fund? And does it really help countries on the front-line of climate change to cut emissions and adapt to its effects?

To find out, I examined the largest climate finance deal signed between several developed countries and a Global South country, Indonesia.

Not a partnership

Indonesia is the world’s fourth most populous country and the 17th largest economy. It is also the largest exporter of coal, and an archipelago of more than 17,500 islands that are highly vulnerable to rising seas and intensifying storms.

A coal power plant.
Indonesia must wean its power sector off coal to decarbonise.
Cpaulfell/Shutterstock

To meet the Paris climate goals, Indonesia pledged to source 29% of its energy from renewables by 2030 — or 41% with international support. In 2022, that support seemed to arrive through a US$20 billion Just Energy Transition Partnership (JETP).

JETPs are designed to help fast-growing, coal-reliant emerging economies speed up their shift to clean energy. The funding blends public and private money, including grants, concessional loans, and commercial debt and equity investments.

Despite the size of this supposed transfer of wealth, my research indicates that Indonesia’s JETP has delivered very little so far.

One reason is governance. The JETP secretariat — meant to serve as the agreement’s planning hub — had to get its policy and investment plans approved by developed-country partners. Although it was chaired by an Indonesian appointed by the Energy and Mineral Resources Ministry, there was no dedicated funding to hire a proper JETP team.

Once touted as Indonesia-led, the JETP was soon beholden to the interests of developed countries. Its working groups for technical planning, policy, finance and justice were funded respectively by the OECD-led International Energy Agency, the Washington-headquartered World Bank, the multilateral Asian Development Bank (whose largest shareholders are the US and Japan) and the UN Development Programme.

Companies from the donor countries also dominated discussions about JETP funding. One of the first proposed projects was the early closure of the Cirebon-1 coal power plant in Java, the largest stake of which is owned by Japan’s Marubeni Corp (32.5%). Recent reports indicate the plans to retire the plant early have now been shelved.




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‘An instrument of control’

“Justice” is a common tagline in climate finance initiatives, including JETPs.

My research shows that JETP documents include justice “standards”, such as preserving cultural heritage or respecting labour rights. But these remain guidelines that are not legally binding.

According to the JETP secretariat, by mid-2024, 19 programmes totalling US$144.6 million had been launched, or were in the final phase of discussions. Yet, Eco-Business reported in October 2024 that none of the pledged transition finance had “translated into new clean energy projects or the early retirement of coal-fired power plants”.

Instead, the initial funding from the US, Germany and Canada was reportedly going towards paying consultants for feasibility studies or technical assistance.

Follow-on funding to build renewable projects is not guaranteed after feasibility studies have concluded. In fact, some programmes credited to JETP assistance, like Germany’s energy transition mechanism partnership fund, were already sanctioned under other schemes, like the Asian Development Bank’s flagship Energy Transition Mechanism. This is not JETP-specific cash that will add to an Indonesia-led energy transition.

A worker attends a solar panel.
Under threat: funding for solar power production in Indonesia.
Kemarrravv13/Shutterstock

Indonesian policymakers I have spoken to are candid about the politics of climate finance. They see it as driven less by justice than by self-interest. One policymaker in the energy sector described the JETP as “an instrument of control” used by G7 countries to counter China’s influence in Southeast Asia.

At the onset of Trump’s second presidency, with a US withdrawal from the Paris Agreement — and from Indonesia’s JETP — looming, Indonesian policymakers began calling JETP a failure. Others took a more pragmatic view, suggesting the process had accelerated discussion around energy transition in Indonesia.

Today, as developed economies face fiscal pressures and rethink their aid budgets, climate finance — often drawn from aid commitments — looks increasingly uncertain.

As climate funding tightens, justice for historical emissions and support for those disadvantaged by the renewable transition risk slipping further down the agenda. The same fate might await substantive partnerships between developed and developing countries to meet climate goals.




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The Conversation

Nikita Sud menerima dana dari Oxford University’s John Fell OUP Research Fund (Number 0012658) and a Leverhulme Research Fellowship (RF-2024-551).

ref. The world’s largest climate finance deal was built to flounder: why funding fails to reach the front-line – https://theconversation.com/the-worlds-largest-climate-finance-deal-was-built-to-flounder-why-funding-fails-to-reach-the-front-line-273805

GLP-1 drugs may fight addiction across every major substance, according to a study of 600,000 people

Source: The Conversation – USA (3) – By Ziyad Al-Aly, Clinical Epidemiologist, Washington University in St. Louis

With GLP-1 drugs becoming more accessible and affordable, they could also be within reach for substance use treatment. Michael Siluk/Universal Images Group via Getty Images

A patient of mine, a veteran who had tried to quit smoking for over a decade, told me that after he started a GLP-1 drug for his diabetes, he lost interest in cigarettes. He didn’t use a patch. He didn’t set a quit date. He simply lost interest. It happened without effort.

Another patient on one of these drugs for weight loss told me that alcohol had lost its pull – after years of failed attempts to quit.

People struggling with many addictions, ranging from opioids to gambling, are reporting similar experiences in clinics, on social media and around dinner tables. None of them started these drugs to quit. This pattern of people losing their cravings across a broad range of addictive substances has no precedent in medicine.

But my patients were giving me an important clue. People taking GLP-1 drugs often talk about “food noise” vanishing: the constant mental chatter about food that dominated their days simply goes quiet. But my patients were reporting that it wasn’t just food: They were noticing that the preoccupation with smoking, drinking and using drugs that drives people back despite their best intentions to stop was going quiet too.

As a physician whose patients are often on GLP-1 drugs, and as a scientist who works on answering pressing public health questionsfrom long COVID to medication safety – I saw a problem hiding in plain sight: Many addictions have no approved treatment. The few medications that exist are massively underutilized, and none works across all substances. The idea that a drug already taken by millions might do what no addiction treatment has done before was too important to ignore.

My team and I set out to test whether GLP-1 drugs – medications like semaglutide (Ozempic and Wegovy) and tirzepatide (Mounjaro and Zepbound), originally developed for diabetes and then approved for obesity – could do what no existing addiction treatment does: curb craving itself.

Our evidence strongly suggests they can.

Researchers believe that GLP-1 drugs act on reward areas of the brain that are responsible for food cravings.

Biological basis of cravings

The hormone that these drugs mimic – GLP-1 – is not only produced in the gut. It is also active in the brain, where the receptors it binds to cluster in regions governing reward, motivation and stress – the same circuitry that gets hijacked by addiction. At therapeutic doses, GLP-1 drugs cross the blood-brain barrier and dampen dopamine signaling in the brain’s core reward center, making addictive substances less rewarding.

GLP-1 drugs seem to inhibit cravings for several different substances in multiple animal models. For instance, rodents given GLP-1 drugs drink less alcohol, self-administer less cocaine and show less interest in nicotine. When researchers gave semaglutide to green vervet monkeys – primates that voluntarily drink alcohol much like humans do – the animals drank less without showing signs of nausea or changes in water intake. This suggests the drug lowered the reward value of alcohol rather than making the animals feel sick.

From animals to people

To find out whether these drugs have a similar effect on people, we turned to the electronic health records of more than 600,000 patients with Type 2 diabetes at the U.S. Department of Veterans Affairs – one of the largest health care databases in the world.

We designed a study that applied the rigor of randomized controlled trials – the gold standard in medicine – to real-world data. We compared people who started GLP-1 drugs to people who did not, adjusting for differences in health history, demographics and other factors, and followed both groups for three years.

My team and I asked two questions: For people already struggling with addiction, did the drugs reduce overdoses, drug-related hospitalizations and deaths? And for people with no prior substance use disorder, did GLP-1 drugs reduce their risk of developing one across all major addictive substances: alcohol, opioids, cocaine, cannabis and nicotine?

What we found was striking. In the group already struggling with addiction, there were 50% fewer deaths due to substance use among those taking GLP-1 drugs compared with those who were not. We also found 39% fewer overdoses, 26% fewer drug-related hospitalizations and 25% fewer suicide attempts. Over three years, this translated to roughly 12 fewer serious events in total per 1,000 people using GLP-1 drugs – including two fewer deaths.

Reductions of this magnitude are rare in addiction medicine – and what’s remarkable is that the finding came from drugs initially designed for diabetes, later repurposed for obesity and never intended to treat addiction.

The drugs also appeared to prevent addiction from developing in the first place. Among people with no prior substance use disorder, those taking GLP-1 drugs had an 18% lower risk of developing alcohol use disorder, a 25% lower risk of opioid use disorder and an approximately 20% lower risk of cocaine and nicotine dependence. Over three years, this translated to roughly six to seven fewer new diagnoses per 1,000 GLP-1 users.

With tens of millions of people already using GLP-1 drugs, the reductions in deaths, overdoses, hospitalizations and new diagnoses could translate into thousands of prevented serious events each year.

Converging evidence

Our findings align with a growing body of evidence.

A Swedish nationwide study of 227,000 people with alcohol use disorder found that those taking GLP-1 drugs had 36% lower risk of alcohol-related hospitalizations. This is more than double the 14% reduction that the same study found with naltrexone, which was the best-performing medication approved for treatment of alcohol use disorder in that analysis. Other observational studies have linked GLP-1 drugs to lower rates of new and recurring alcohol use disorder, reduced diagnoses and relapse in cannabis use disorder, fewer health care visits for nicotine dependence and lower risk of opioid overdose.

Meanwhile, randomized controlled trials that directly test whether these drugs help people with addiction also show promise. In one trial, semaglutide reduced both craving and alcohol consumption in people with alcohol use disorder. In another, dulaglutide reduced drinking. More than a dozen additional trials are already underway or actively enrolling, and several more are planned.

The future of addiction treatment

GLP-1 drugs are the first type of medication to show potential benefit across multiple substance types simultaneously. And unlike existing addiction medications, which are prescribed by specialists and remain vastly underused, GLP-1 drugs are already prescribed at enormous scale by primary care doctors. The delivery system to reach millions of patients already exists.

The consistency of GLP-1 effectiveness across alcohol, opioids, cocaine, nicotine and cannabis suggests these drugs may act on a shared vulnerability underlying addiction – not on any single substance pathway. If confirmed, that would represent a fundamental shift in how society understands addiction and how doctors treat it.

Some unanswered questions remain, though, about how these drugs would affect addiction. Many people who take GLP-1 drugs to treat obesity or diabetes discontinue them; afterward, their appetite typically returns and they regain the weight they lost. Whether the same rebound would occur with addiction, and what it would mean for someone in recovery to face the roar of craving again, is unknown. Nor is it clear whether the benefits persist over years of continuous use, or whether the brain adapts in ways that dampen those effects.

Also, because GLP-1 drugs engage the brain’s reward circuitry – the same system that governs not just craving but everyday motivation – prolonged use could, in theory, dampen motivational drive in some people. Whether that might affect real-world outcomes, such as initiative, competitive drive or performance at work, remains an open question.

Mounting research – as well as real-life success stories – paints a bright future for the use of GLP-1 drugs in addiction treatment.

What comes next

GLP-1 drugs have not been approved for addiction, and there is not yet enough evidence to prescribe them solely for that purpose. But for millions of people already weighing whether to start a GLP-1 drug for diabetes, obesity or another approved indication, it is one more factor worth considering.

A patient living with diabetes who is also trying to quit smoking might reasonably choose a GLP-1 drug over another glucose-lowering medication, not because it is approved for smoking cessation, but because it may help them quit, a benefit that other diabetes drugs do not offer. Similarly, for people living with obesity who also struggle with alcohol, the potential for benefit beyond weight loss could be one more reason to consider a GLP-1 drug.

If additional trials confirm that they effectively curb cravings across addictive substances, these drugs could begin to close one of the most consequential treatment gaps in medicine. And the most promising lead in addiction in decades will have come not from a deliberate search but from patients reporting a benefit no one anticipated. Like my patient who quit smoking after a lifetime of trying, it happened without effort.

The Conversation

Ziyad Al-Aly receives funding from U.S. Department of Veterans Affairs.

ref. GLP-1 drugs may fight addiction across every major substance, according to a study of 600,000 people – https://theconversation.com/glp-1-drugs-may-fight-addiction-across-every-major-substance-according-to-a-study-of-600-000-people-275233

Calcular antes de observar: el error que nos hizo odiar a las matemáticas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By César Eduardo Aceves Aldrete, Profesor de Tiempo Completo, Departamento de Ingenierías, Centro Universitario de los Altos, Universidad de Guadalajara

Rido/Shutterstock

Aprender matemáticas empieza, en realidad, por algo mucho más simple de lo que solemos imaginar: aprender a observar. Observar con atención significa notar qué se repite, qué cambia, qué guarda equilibrio, qué se relaciona con otra cosa. Sin embargo, cuando este paso se salta y se comienza directamente con el cálculo, el aprendizaje pierde sentido: se vuelve mecánico, frágil y distante de la vida cotidiana. De ahí nacen el desinterés, la frustración y la idea, tan común entre muchos, de que las matemáticas son difíciles por naturaleza.

Muchas personas crecen convencidas de que las matemáticas son aburridas, inaccesibles o exclusivas para quienes poseen una inteligencia excepcional. Se relaciona con la creencia de que quien domina esta área es “naturalmente brillante”, mientras que quien no lo logra carece de talento, incluso si destaca en otros ámbitos. Esta visión no solo resulta reduccionista, sino también profundamente injusta: transforma a las matemáticas en un falso filtro de “inteligencia”, en lugar de reconocerlas como una forma de pensamiento que puede cultivarse, desarrollarse y fortalecerse con la práctica y la orientación adecuada.

Las matemáticas nunca fueron, en esencia, una acumulación de operaciones ni una exhibición de cálculos complejos. No consisten únicamente en resolver ecuaciones o realizar procedimientos interminables para obtener resultados. Hacer matemáticas significa observar el entorno, identificar patrones, analizar relaciones y, a partir de ello, comprender mejor el mundo y tomar decisiones fundamentadas. A través de la observación se construyen ideas como la simetría en una figura, la escala entre dos objetos, la proporcionalidad en una receta o la relación entre distintos sucesos cotidianos.

En busca del patrón oculto

Un ejemplo sencillo permite verlo con claridad. Si se consideran expresiones como 55², 35² y 85², es posible observarlas más allá de ser simples operaciones. Antes de calcular, se pueden examinar sus rasgos comunes: qué comparten, qué cambia entre ellas, qué se repite. Al hacerlo, empiezan a aparecer patrones que permiten anticipar resultados y entender la lógica numérica que hay detrás. El cálculo deja entonces de ser el inicio del proceso y se convierte en una consecuencia de haber observado con atención.

En este caso, las tres cantidades siguientes comparten características evidentes: terminan en 5, están elevadas al cuadrado y están formadas por dos cifras. Reconocer estas coincidencias no es un detalle menor, sino el primer paso para identificar un patrón que simplifica el razonamiento y orienta la estrategia de solución. Esta observación permite descubrir que existe una forma más simple de resolverlas y que ese mismo razonamiento puede aplicarse a otros casos con propiedades similares, como 25², 95² o 15².

Al analizar con atención, surge una regularidad interesante: cuando un número de dos cifras termina en 5 y se eleva al cuadrado, su resultado siempre termina en 25. Lo que cambia es la parte inicial del número, que se obtiene multiplicando la cifra de las decenas por su siguiente. Así, en 35², el 3 se multiplica por 4 y produce 12; al añadir el 25 al final, se obtiene 1225. Lo mismo sucederá con 95², que es 9025, o con 15², que da 225. El resultado no aparece como un truco, sino como la consecuencia de haber detectado un patrón.

También se puede pensar de otra manera: se escribe primero el 25, porque siempre aparecerá al final, y luego se toma la cifra de las decenas, se multiplica por sí misma y se le suma esa misma cifra. En 25², el 2 por 2 da 4; al sumarle 2 se obtiene 6, y al colocar el 25 al final aparece el esperado 625.

Otro caso claro aparece al trabajar con series. Resolverlas suele asociarse con operaciones y procedimientos, pero en muchos casos lo decisivo no es calcular, sino observa con atención y detectar el patrón que las organiza. Una vez que se identifica esa lógica, los elementos siguientes se vuelven previsibles sin necesidad de realizar cuentas.

Las “mates” también son de letras

Tomemos la serie: O, S, S, O, O, S, E, O, E, Z…

A simple vista no parece responder al orden alfabético ni a la formación de palabras. El camino no está en probar operaciones, sino en detenerse a observar y analizar qué podría estar repitiéndose.

Al examinar con calma, aparece la clave: cada letra corresponde a la última del nombre de los números enteros positivos en español: uno, dos, tres, cuatro, cinco, seis, siete, ocho, nueve, diez. Siguiendo ese patrón, el siguiente término de la serie es la E, que corresponde a once.

Este tipo de hallazgos vuelve a poner en evidencia la misma idea: las matemáticas no comienzan en el cálculo, sino en la observación. Cuando se aprende a observar con atención, los procedimientos dejan de ser instrucciones aisladas y se convierten en herramientas que tienen sentido. Es ahí donde la disciplina recupera su dimensión más humana: no como una serie de reglas que obedecer, sino como una forma de comprender lo que ocurre a nuestro alrededor.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Calcular antes de observar: el error que nos hizo odiar a las matemáticas – https://theconversation.com/calcular-antes-de-observar-el-error-que-nos-hizo-odiar-a-las-matematicas-274927

As International Women’s Day approaches, why is Mark Carney rejecting gender equity efforts?

Source: The Conversation – Canada – By Jeanette Ashe, Visiting Senior Research Fellow, Women’s Leadership, King’s College London

The past year marked the 30th anniversary of the United Nations Beijing Declaration and Platform for Action, the world’s most comprehensive plan to achieve the equal rights of women and girls.

Adopted in 1995, it called on governments to fight for gender equality, to protect women’s rights and to rebalance power structures so that everyone has an equitable chance in the world.

Thirty years later, Canada is still falling short. One of Beijing’s core commitments was for governments to create permanent, well-resourced institutions dedicated to advancing gender equality. Yet across Canada, some provinces still lack full, stand-alone ministries of Women and Gender Equality (WAGE), and the federal ministry of WAGE has been deprioritized.

A fragile federal commitment

Prime Minister Mark Carney initially dropped the Women and Gender Equality (WAGE) portfolio from his first cabinet, reinstating it only after pushback from women’s and social justice organizations.

More recently, reports of deep budget cuts to WAGE have renewed concern that gender equality remains politically expendable. Without sustained funding, programs vital to women’s safety and economic security could be decimated at a time when a number of urgent issues demand gender expertise.

As a recent UN Women media advisory reports, “the spread of digital misogyny poses a direct and urgent threat to progress on gender equality.” While much of this activity results in various forms of cyberbullying and harassment, the impact of these networks goes far beyond the digital world and shows up in real life spaces like our public schools.




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Wavering commitment

Yet, Canadian governments have done little to respond, as exemplified by AI Minister Evan Solomon’s decision against banning Elon Musk’s X or his AI chatbot Grok despite the growing problems of “nudification” and personalized pornography .

This wavering commitment echoes global patterns of institutional gender rollback, with the UN warning of a “post-feminist retrenchment.”

These trends are part of an international shift against equity and inclusion exemplified by recent court cases and policy changes in the United States — a shift glaringly evident as the Donald Trump administration blames gangs of “wine moms” for ICE protests and violence, including the killing of 37-year-old Renee Good in Minneapolis. Good’s death was described by Vice President JD Vance as a “tragedy of her own making.”

While this anti-equity rhetoric is circulating in Canada, a recent report reveals that “most Canadians view EDI measures in the workplace positively, with strong support among equity deserving groups, younger workers and those with positive job experiences.”




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A provincial patchwork

Six provinces currently maintain full, stand-alone ministries dedicated to women and gender equality:

By contrast, four provinces still lack a dedicated ministry:

Opaque and easily cut

When gender equality has a ministry of its own, citizens can see its budget, monitor its priorities and hold governments accountable. Where it does not, gender programs are buried inside larger departments; invisible in financial statements and easily cut.

Even federally, where WAGE exists, proposed cuts and decreased funding show how vulnerable these portfolios remain.

Carney’s mandate letter to cabinet clearly indicated a shift from his predecessor’s feminist brand. There is no reference at all to feminism or gender equality. In fact, Carney’s cuts to WAGE seem to reflect a larger rejection of feminist policies, including foreign policy.

But while governments stall, the public is ahead. Recent Abacus Data polling found that 86 per cent of Canadians support equal numbers of women and men in politics and 58 per cent support requiring political parties to nominate a minimum number of women candidates — up four points from last year.

This data shows Canadians are ready for legislated gender quotas and for the institutions needed to help deliver them. Fully funded ministries for Women and Gender Equality are one such institution.

Why now matters

The Beijing anniversary arrived amid a global gender backlash, from the rollback of reproductive rights in the U.S. to rising online abuse of women in politics. At precisely this moment, governments should be strengthening equality initiatives rather than weakening them.




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If gender equality is a priority, it’s simply not enough to celebrate the growing number of women in our legislatures. Real progress demands institutional power and stable funding of gender equality mandates. As UN Women recently reported, “achieving gender parity could cumulatively add US$342 trillion to the global economy by 2050.”

Repositioning Canada in the global hierarchy does not mean leaving 50 per cent of the population behind. Now, more than ever before, it’s critical to double down on the commitment to equity. In troubled times, leaders need to embrace equity wholesale, and taking leadership on equity must be a cornerstone of Carney’s supposed “values-based” pragmatism.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. As International Women’s Day approaches, why is Mark Carney rejecting gender equity efforts? – https://theconversation.com/as-international-womens-day-approaches-why-is-mark-carney-rejecting-gender-equity-efforts-273677

El feminismo no baila solo, sus demandas necesitan tener en cuenta el contexto social de las mujeres

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Josefina Bueno Alonso, Catedrática de Filología Francesa de la Universidad de Alicante. Especialidad Literaturas y culturas francófonas, Universidad de Alicante

Dos mujeres en una manifestación en Madrid. Ismael San José/Shutterstock

“No se puede hablar de un feminismo universal; no se puede disociar la lucha feminista de la lucha social”.

Annie Ernaux

Portada de Tal como existimos, de Kaoutar Harchi.

Virus editorial

¿Es lo mismo ser una mujer blanca, racializada (es decir, que sufre una racialización por su color de piel o su religión) o inmigrante? Para reflexionar sobre el tema, nos adentramos en la novela autobiográfica Tal como existimos de la escritora francesa de origen marroquí Kaoutar Harchi.

Nacida en una familia inmigrada, su escritura está fuertemente marcada por el origen obrero de sus padres y el hecho de ser una mujer musulmana. El libro cuenta sus años de formación, desde la infancia hasta la universidad, y el desarrollo intelectual que forja su conciencia social.

El éxito escolar le permite entrar en la universidad para iniciar sus estudios de sociología. Gracias a eso conoce la teoría de la reproducción, de los sociólogos franceses Pierre Bourdieu y Jean-Claude Passeron. Esta explica lo difícil que resulta en realidad el ascenso social porque las desigualdades se siguen transmitiendo de generación en generación a través del sistema educativo y las normas sociales.

La literatura permite que el receptor vea algo de un modo distinto a como lo hacen un documental o el trabajo de un sociólogo. Por ello, este texto va más allá de la singularidad biográfica para poner de manifiesto un “nosotros” que refleja el colectivo al que pertenece –la inmigración magrebí– y sus condiciones de vida.

Migraciones y feminismo

La emigración/inmigración es, como señala el sociólogo Abdelmalek Sayad, un proceso político y social que define a sus individuos por una doble pertenencia que genera a su vez una doble ausencia: no son plenamente reconocidos ni en la sociedad de origen ni en la de destino. La escritura de Harchi se propone así reinsertarlos en la historia, dándoles una vida y un lugar que no tuvieron.

La autora dedica la novela a los padres y madres de la inmigración con el fin de desmontar el mito que los convierte en padres que descuidan a sus hijos e hijas. En su caso, la madre decide llevarla a un colegio católico para sacarla del barrio, convirtiendo el lugar en el gran triunfo de sus padres y, también, en su gran desgracia. La escuela reproduce todas las desigualdades y allí es donde toma conciencia del machismo y el racismo, al ser la única niña musulmana de la clase.

El relato dedica especial atención a su madre y a todas las madres inmigradas, esas que no siempre pueden atender a sus hijos porque están obligadas a cuidar a los hijos de otras. Es una consecuencia del capitalismo racial, un término que la politóloga francesa Françoise Vergès define como “la posibilidad de extraer valor de la explotación de otro que ha sido racializado y que da valor económico al “blanco” en la economía capitalista”. Vergès señala que las luchas feministas no pueden ser universales, ya que deben abordarse teniendo en cuenta las peculiaridades históricas y culturales de las mujeres que proceden de antiguas colonias o de las diásporas.

Harchi también muestra la dominación que sufren las chicas por su origen humilde y su religión musulmana, porque los datos demuestran que las mujeres no viven de la misma forma su condición según la clase social a la que pertenezcan o si son racializadas o no.

Intersección de opresiones

Junto al enfoque sociológico, el texto muestra las identidades complejas, aquellas que concentran en una misma persona varias opresiones. Para comprender este tema, resulta útil el concepto de interseccionalidad, acuñado por la jurista afroamericana Kimberlé Crenshaw.

Crenshaw utilizaba el ejemplo de las trabajadoras negras de la General Motors, quienes sufrían una doble exclusión: sexismo por ser mujeres (y no poder acceder a ciertos puestos) y racismo por ser negras (y no poder siquiera ocupar los mismos empleos que las mujeres blancas).

La interseccionalidad cuestiona el modelo de “La Mujer” universal, y ayuda a comprender las experiencias de las mujeres pobres y racializadas y por extensión, cualquier otra experiencia de dominación producto de la intersección entre el sexo/género, la clase, la raza o la discapacidad. Nos permiten entender la diversidad social y ser más inclusivas.


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No es uno u otro, sino uno más otro

No se trata de una competición entre discriminaciones, sino de entender cómo las opresiones se entrelazan. En el caso de las mujeres de origen o cultura musulmana en Francia –y por extensión en Europa–, no se trata de demostrar que son mujeres por un lado y musulmanas por otro sino mujeres musulmanas de forma permanente. Por ello, es entendible que, en lo que afecta al velo, tal y como señala la socióloga Rose Marie Lagrave:

“Según se viva en un país teocrático como Irán, o en países cuyas constituciones separan la Iglesia del Estado, quitarse el velo es, en el primer caso, un acto de subversión, mientras que, en el segundo, puede ser una reapropiación del estigma que discrimina a las mujeres con velo; en ambos casos, son gestos políticos de autoafirmación”.

Dos mujeres musulmanas pasean por Barcelona.
Dos mujeres musulmanas pasean por Barcelona.
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El texto de Kaoutar Harchi, en la frontera de lo literario y lo sociológico, permite dar a conocer discusiones actuales en torno a la inmigración, el racismo o la meritocracia. Introduce un debate dentro del feminismo y apunta que se debe prestar atención a la discriminación que sufren muchas mujeres árabes o musulmanas que viven en Europa y que exigen ser reconocidas como ciudadanas. A la vez, el libro cuestiona la idea eurocéntrica de modernidad e igualdad.

Analizar cómo se entrelazan los diferentes tipos de opresión y la crítica al “feminismo blanco” es el punto de encuentro entre el enfoque interseccional y el feminismo decolonial. Aunque esta perspectiva de estudio ha llegado de manera tardía a España y Francia, es necesario tenerla en cuenta para, por ejemplo, estudiar temas como la brecha salarial no solo entre mujeres y hombres, sino también entre blancas y no blancas. La precariedad de las mujeres racializadas y migrantes no se debe sólo al patriarcado sino a una estructura que las convierte en vulnerables.

Ya lo dijo la filósofa feminista estadounidense Angela Davis:

“No se puede luchar por la igualdad de las mujeres sin reconocer que las mujeres, oprimidas como tales, también lo están por sus orígenes raciales y sociales”.

The Conversation

Josefina Bueno Alonso no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El feminismo no baila solo, sus demandas necesitan tener en cuenta el contexto social de las mujeres – https://theconversation.com/el-feminismo-no-baila-solo-sus-demandas-necesitan-tener-en-cuenta-el-contexto-social-de-las-mujeres-277267

La lactancia materna: cuando una elección libre se transforma en mandato social

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Patricia Catalá Mesón, Profesora Titular de Universidad del Area de Psicología Social, Universidad Rey Juan Carlos

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La lactancia materna suele presentarse como una decisión íntima y puramente biológica. Sin embargo, en la práctica está atravesada por normas culturales, expectativas sociales y discursos institucionales que moldean lo que se considera una “buena maternidad”. Más que un acto individual, se convierte en un espacio donde confluyen ciencia, moral y presión social. Lejos de ser un gesto neutro, la lactancia refleja las tensiones culturales que atraviesan la maternidad; el cuerpo de las mujeres sigue siendo, en muchos sentidos, un territorio regulado por miradas ajenas.

La Organización Mundial de la Salud (OMS) recomienda mantener la lactancia hasta los dos años o más, siempre que madre e hijo así lo deseen. Las campañas de salud pública insisten, con razón, en sus ventajas nutricionales e inmunológicas. Pero el consenso científico convive con una dimensión social menos visible: la carga simbólica que recae sobre las mujeres cuando amamantan… o cuando no lo hacen.

El inicio: entre el ideal y la realidad

Durante el embarazo las mujeres reciben un discurso ampliamente difundido: “La lactancia es lo mejor para el bebé”. La afirmación, repetida en hospitales, consultas y conversaciones cotidianas, apenas deja espacio para el matiz. Dar el pecho se asocia no solo a salud, sino también a responsabilidad y compromiso materno. Se presenta como lo natural, lo saludable y casi una obligación moral.

Diversos estudios han señalado cómo el conocido lema “breast is best” (el pecho es mejor) puede derivar en procesos de moralización de las decisiones maternas. Esto desplaza el debate desde la evidencia científica hacia el terreno del juicio social.

La experiencia real es diversa. Hay mujeres que no pueden amamantar por motivos físicos, otras que no desean hacerlo y otras que lo intentan y se enfrentan a dolor, grietas, mastitis y agotamiento.

En muchos contextos, además, los permisos de maternidad resultan insuficientes y los espacios de extracción en los lugares de trabajo son escasos e inadecuados. Se promueve la lactancia, pero no siempre se garantizan las condiciones estructurales para sostenerla. También están aquellas mujeres para quienes la lactancia funciona sin dificultades (sin dolor y sin complicaciones) y que, aun así, deciden no continuar. Porque incluso cuando todo va bien, seguir o dejarlo también es una elección.

Cuando la experiencia no encaja con el ideal (porque duele, porque no funciona o simplemente porque se decide dejarlo), la frustración puede transformarse en culpa. No tanto por lo que ocurre en el cuerpo, sino por la distancia entre lo vivido y lo que se esperaba. Así, lo que debería ser un gesto de cuidado termina convirtiéndose en una medida del compromiso materno.

La duración: siempre bajo examen

Con el paso de los meses el foco cambia, pero el juicio permanece. Si decides dejarlo pronto surgen las preguntas: “¿No es demasiado pronto? Con lo bueno que es…”. Si continúas más allá de lo esperado, también: “¿Todavía le das el pecho? ¿No es ya muy mayor?”.

Paradójicamente, las mujeres que optan por mantener la lactancia más allá del primer o segundo año o que practican lactancia en tándem (amamantando a dos hijos de distintas edades) tampoco quedan al margen de la crítica. En estos casos el debate ya no gira en torno a la salud, sino a la incomodidad social. La edad del niño, la duración y la simultaneidad de las tomas se convierten en objeto de comentario. Es como si existiera una medida implícita de lo normal.

Parece existir un calendario invisible que marca cuándo una madre debería empezar y cuándo debería terminar. Salirse de ese guión, antes o después, implica exponerse a miradas, opiniones y juicios.

La lactancia se convierte así en un terreno de evaluación constante: se cuestiona su ausencia, su interrupción y, en algunos casos, su prolongación. Este fenómeno se inscribe en lo que la socióloga Sharon Hays denominó “maternidad intensiva”. Se trata de un modelo cultural que eleva los estándares de dedicación materna y sitúa sobre las mujeres la responsabilidad principal del bienestar infantil.

La decisión individual queda condicionada por expectativas externas que rara vez reconocen la diversidad de experiencias y contextos. Esa presión no es neutra. La exposición constante a opiniones y expectativas externas puede generar inseguridad, necesidad de justificarse y una sensación persistente de estar haciendo algo mal, incluso cuando la decisión ha sido reflexionada y consciente. Lo íntimo se convierte en un espacio atravesado por la mirada ajena.

El final: el silencio del destete

Tarde o temprano, toda lactancia termina. Sin embargo, su final rara vez recibe la misma atención que su inicio. El destete no es solo una transición alimentaria. Es también el cierre de una etapa de contacto cotidiano, de mirada y de consuelo.

Muchas mujeres describen esta etapa como ambivalente: alivio por recuperar cierta autonomía y, al mismo tiempo, tristeza por cerrar un ciclo.

Esa experiencia casi no se nombra. No hay campañas que acompañen esa transición. Se celebra el inicio de la lactancia, pero el final ocurre en silencio. Muchas madres atraviesan el destete con dudas e inseguridades, preguntándose si han tomado la decisión correcta.

En un contexto donde la lactancia se ha convertido en símbolo de entrega absoluta, dejar el pecho puede sentirse como perder algo más que una práctica. Puede sentirse como dejar de ser imprescindibles.

Recuperar la dimensión de elección

Plantear estas tensiones no implica cuestionar la lactancia en sí misma. Al contrario: supone protegerla de convertirse en un mandato moral. Informar sobre sus beneficios es necesario. Imponerla simbólicamente, no.

Una conversación más amplia debería incorporar no solo recomendaciones sanitarias, sino también condiciones laborales, redes de apoyo y salud mental materna. También debería reconocer que el vínculo entre madre e hijo no se reduce a una práctica concreta ni se mide en meses de lactancia.

Quizá el desafío no sea decidir cuánto tiempo debe durar la lactancia, sino cómo garantizar que cada mujer pueda tomar esa decisión con información, apoyo y sin culpa. Porque una maternidad acompañada no se construye desde la presión, sino desde el respeto a la diversidad de experiencias.

The Conversation

Este artículo se deriva del proyecto I-MARTERNA, financiado por la Comunidad de Madrid y la Universidad Rey Juan Carlos en el marco del convenio para la promoción de la investigación y transferencia de tecnología 2023–2026 (Código: 2023/00423/017, Línea A: Doctores emergentes).

ref. La lactancia materna: cuando una elección libre se transforma en mandato social – https://theconversation.com/la-lactancia-materna-cuando-una-eleccion-libre-se-transforma-en-mandato-social-275174