Les algorithmes évolutifs, une piste pour rendre les IA plus sobres

Source: The Conversation – France in French (2) – By Karol Desnos, Maître de conférences à l’Institut d’Electronique et des Technologies du numérique, INSA Rennes

Les systèmes d’IA sont souvent critiqués pour leur grande consommation énergétique — à tel point que l’on se demande quelle production électrique va alimenter les data centers dont la construction est prévue à travers le monde. Mais des systèmes d’intelligence artificielle plus sobres existent. Certains s’inspirent de la stratégie évolutionniste de la nature afin d’arriver à une solution la plus simple possible pour un problème donné.


Les principes de sélection naturelle théorisés par Charles Darwin ont permis l’évolution d’êtres vivants remarquablement adaptés à leurs environnements. Le cerveau humain est un exemple remarquable de résultat de cette évolution, ne consommant qu’une vingtaine de watts, soit près de 1000 fois moins qu’une intelligence artificielle le surpassant au jeu de Go. En reproduisant informatiquement ces principes évolutifs, il est possible de construire des intelligences artificielles (IA) plus sobres.

Les progrès fulgurants des IA durant cette dernière décennie sont majoritairement dus à l’utilisation des réseaux de neurones artificiels, dits « profonds », capables d’apprendre efficacement des tâches très diverses. Seulement, l’exécution d’un tel réseau requiert la réalisation de plusieurs millions à plusieurs milliards d’opérations mathématiques par un ordinateur ; et plus la complexité d’une tâche est grande, plus la taille du réseau nécessaire pour la réaliser sera grande également.

L’utilisation massive de réseaux de neurones profonds, toujours plus imposants pour en augmenter les capacités pose un problème de soutenabilité majeur. En effet, ces réseaux nécessitent des ressources naturelles et une énergie croissantes : il faut produire, alimenter et refroidir les processeurs exécutant ces calculs, notamment les GPU.

Pour répondre à ce défi de soutenabilité, il est nécessaire de proposer des technologies d’IA alternatives adaptant naturellement leur complexité à celle de la tâche accomplie pour être plus sobres.

Les approches évolutives pour l’apprentissage d’IA offrent une alternative crédible aux réseaux de neurones profonds, en étant plus sobres tout en restant performantes. En effet, contrairement aux réseaux de neurones dont la taille est fixée par un développeur avant l’entraînement, l’approche évolutive construit une IA dont la taille s’adapte minimalement à une tâche spécifique. Le résultat est une IA d’une complexité calculatoire de plusieurs centaines à milliers de fois inférieure aux réseaux de neurones, et donc naturellement plus sobre.

Mais au fait, c’est quoi l’évolution ?

La sélection naturelle et l’évolution reposent sur trois éléments essentiels : des individus définis par un génome, un mécanisme de reproduction, et un processus de sélection.

En biologie, le génome de chaque être vivant est construit en assemblant des briques de bases communes à une large diversité d’espèces : l’ADN. Le génome d’un être le caractérise en tant qu’individu, déterminant bon nombre de ses traits : forme, physiologie, taille, couleurs ; et le prédispose à certains comportements, tels que la course ou la nage.

Le mécanisme de reproduction permet à un ou plusieurs individus de donner naissance à de nouveaux individus, en copiant et en mélangeant leurs génomes. Cette copie, parfois imparfaite, crée un nouvel individu qui possède son propre génome, lui conférant des traits ressemblant à ceux de ses parents, mais possédant ses propres caractéristiques.

Un ensemble d’individus forme une population, qui existe dans un milieu où ils sont constamment évalués par des mises à l’épreuve : recherche de nutriments, survie en milieu hostile, recherche de partenaire de reproduction. Certains traits vont rendre des individus plus performants pour ces épreuves, augmentant leur chance de survie et de reproduction, quand d’autres traits moins favorables tendront à disparaître : c’est la sélection naturelle. Génération après génération, ce long processus a mené à l’apparition sur Terre d’êtres vivants adaptés à leurs environnements.

Depuis près de 60 ans, l’étude scientifique des algorithmes évolutionnaires a pour but de reprendre ces principes d’évolution pour l’optimisation de systèmes ou d’objets artificiels. Un exemple de cas d’usage concret est l’optimisation d’ailes d’avions, où le « génome » caractérise le profil, la longueur et la largeur d’une aile ; et où l’évaluation d’un individu (un modèle d’aile, en l’occurrence) mesure sa résistance, sa portance, et son poids.

Comment appliquer les principes d’évolution pour construire des IA

La programmation génétique est un domaine scientifique visant à construire des programmes informatiques, dont des IA, en appliquant ces principes évolutifs.

Crédit Image: Nicolas Beuve

Dans sa version la plus simple, l’« ADN » utilisé pour créer un individu est un ensemble d’instructions ou fonctions mathématiques de base : addition, multiplication, cosinus, etc. Le génome de chaque individu est ainsi une suite d’instructions, appelée programme, qui réalise des calculs sur les données de l’environnement.

Imaginons par exemple que l’on souhaite construire une IA chargée de contrôler un robot. L’IA observe des nombres représentant la position actuelle des différents membres du robot, l’angle de ses articulations, et la vitesse de ces différents éléments. Ces nombres sont utilisés pour exécuter l’individu-programme de l’IA. Les résultats des dernières instructions constituent la réponse de l’IA à cette observation, et sont utilisés pour contrôler les différents moteurs du robot.

Le processus évolutif débute par la création d’une population d’individus en générant de courts programmes aléatoires, une simple addition par exemple. La sélection des meilleurs programmes se fait en gardant les plus aptes à réaliser la tâche voulue, par exemple, faire avancer un robot le plus loin possible. Lors des premières générations, même les meilleurs individus sont généralement très mauvais, mais constituent le capital génétique pour la première phase de reproduction. La reproduction d’un programme peut se faire par croisement, en entremêlant les instructions issues de deux programmes parents ; ou par mutation, en reproduisant un programme existant de manière imparfaite pour ajouter ou retirer une instruction. Ce processus est ainsi répété sur de nombreuses générations, et à l’issue du processus d’évolution, le programme du meilleur individu est conservé pour être utilisé comme IA.

Et donc, les IA obtenues par ce processus d’évolution sont plus sobres ?

Durant le processus évolutif, le nombre d’instructions, et donc la complexité des programmes s’adapte automatiquement à la difficulté de la tâche à réaliser. En effet, l’ajout de nouvelles instructions aux génomes des individus ne perdure que si elle leur confère de meilleures aptitudes, favorisant leur survie et reproduction. Ainsi, le processus évolutif favorise naturellement l’émergence de programmes avec peu d’instructions, et pourtant bien adaptés à la tâche.

L’utilisation de programmes ainsi construits ne nécessite pas de puce dédiée de type GPU, et peut généralement être réalisée sur des processeurs peu énergivores déjà existants, et donc plus sobres.

Un autre avantage de l’approche évolutive : l’« interprétabilité »

Si les réseaux de neurones traditionnels sont capables de réaliser des tâches complexes, leur grande complexité calculatoire rend souvent impossible d’interpréter les causes de leurs bons fonctionnements, ou pire, de leurs erreurs. Là encore, la brièveté des programmes issus du processus évolutif est un atout majeur, puisque cela rend possible l’interprétation claire du fonctionnement de l’IA ainsi créée.

Un algorithme évolutionnaire est par nature facile à interpréter. Source : Quentin Vacher.

Cette vidéo en présente un exemple, avec un programme créé pour illustrer cet article qui permet de contrôler une jambe robotique, appelé le « hopper ». Usuellement appris avec des réseaux de neurones complexes, l’évolution génétique a permis à une IA d’apprendre à faire avancer la jambe robot en utilisant des instructions très simples pour contrôler chacun des trois moteurs du robot. De fait, comprendre la causalité des actions de l’IA en fonction des observations est possible, et on voit que le programme démontre une grande logique où chaque moteur est principalement contrôlé par des membres proches de celui-ci.

Quel avenir pour les IA issues de processus évolutifs ?

Dans certains domaines applicatifs, les IA plus sobres issues d’un processus évolutif concurrencent les aptitudes des réseaux de neurones pour un centième (voire un millième) de leur coût, par exemple en robotique ou dans l’industrie de la cyberdéfense. Si le coût de ces IA issues du processus évolutif les rend intrinsèquement plus sobres, il faut néanmoins veiller à ce que cette sobriété ne donne pas lieu à un effet rebond, sous forme d’une utilisation encore plus massive de telles IA pour des applications où cela n’est pas strictement nécessaire.

Ce domaine de recherche offre de nombreuses perspectives et défis à la communauté scientifique, dont la petite taille ne peut rivaliser avec les investissements colossaux autour des réseaux de neurones.

Parmi ces défis, le passage à l’échelle des IA issues du processus évolutif qui ne parviennent pas encore à concurrencer les réseaux de neurones sur les tâches les plus complexes, telles que le contrôle de robots humanoïdes, ou le traitement du langage naturel à la base de bots conversationnels.


Le projet foutics est soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets. L’ANR a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de recherches fondamentales et finalisées dans toutes les disciplines, et de renforcer le dialogue entre science et société. Pour en savoir plus, consultez le site de l’ANR.

The Conversation

Karol Desnos a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre du projet ANR-22-CE25-0005-01.

Mickaël Dardaillon a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre du projet ANR-22-CE25-0005-01.

Quentin Vacher a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) au titre du projet ANR-22-CE25-0005-01.

ref. Les algorithmes évolutifs, une piste pour rendre les IA plus sobres – https://theconversation.com/les-algorithmes-evolutifs-une-piste-pour-rendre-les-ia-plus-sobres-281088

¿Por qué vecinos de un mismo lugar perciben el turismo de forma diferente?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Yen E. Lam González, Investigadora postdoctoral en Economía Aplicada, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

Playa de Las Canteras en Las Palmas de Gran Canaria. rui vale sousa/Shutterstock

Una persona que posee una vivienda vacacional no valora al turismo en su comunidad igual que otra que trabaja como empleada en el turismo (agente de viajes, recepción de hotel) y le cuesta llegar a fin de mes por el aumento de los precios de alquiler.

Sentirse marginado como ciudadano en las decisiones políticas también puede hacer a las personas más pesimistas a la hora de valorar un nuevo plan de desarrollo turístico. En cambio, si ha podido contribuir de alguna manera a ese plan eso podría hacerle cambiar de actitud.

Otro aspecto a tomar en cuenta es la satisfacción con la vida personal. Estar satisfecho con la vida privada, laboral y familiar hace a las personas más optimistas en general, y también a la hora de balancear los impactos del turismo en su comunidad.

Esto son algunos ejemplos que explican por qué algunas personas desarrollan sentimientos negativos hacia el turismo mientras otras se mantienen neutrales, o favorables, a pesar de residir en el mismo lugar. Los residentes con opiniones más negativas sobre el turismo tienden a experimentar incomodidad, ira o enfado.

Estas emociones negativas no tienen por qué surgir en todo aquel que opina que el turismo genera impactos negativos. Igualmente, las emociones negativas no siempre se canalizan en protestas, mensajes de odio o grafitis, sino que pueden servir como estímulo para implicarse en propuestas de mejoras y contribuciones significativas desde el conocimiento local.

Un estudio reciente realizado en las Islas Canarias (España), analiza cómo la ideología política y el tiempo de residencia (o el ser nativo) también influyen de manera decisiva en las opiniones y sentimientos hacia el turismo.

¿Ser nativo nos hace menos proturismo?

Entre las conclusiones del estudio está que las personas nacidas en un destino turístico o que han vivido durante largo tiempo en él tienden a percibir menos beneficios del turismo que el resto de residentes.

Con el paso del tiempo, los beneficios del turismo –infraestructuras, empleo o servicios– dejan de verse como logros. Sin embargo, el estudio aclara que ser nativo no te hace más pesimista ni más intolerante.

En realidad, lo que existe es una erosión del entusiasmo por los grandes avances que favoreció el turismo en los inicios, unido a sensaciones de nostalgia por los cambios acumulados en el estilo de vida y el entorno.

¿La ideología política habla de la actitud ante el turismo?

La ideología política define valores y creencias sobre cómo debe organizarse la sociedad, el papel del Estado, el mercado y los individuos. Ser de derechas o izquierdas también indica en qué tipo de organizaciones se tiene más confianza.

Los resultados de este estudio revelan que la ideología política actúa como un filtro interpretativo de los impactos del turismo. Las personas con una orientación política más conservadora, o de derechas, tienden a percibir más beneficios del turismo. Por el contrario, quienes se sitúan más a la izquierda suelen ser más críticos con el turismo.

Esto no significa que todos los afiliados a un partido de izquierdas sientan molestia o inconformidad con el turismo. Lo que dice el estudio es que ser de izquierdas podría predecir cómo las personas hacen el balance de costes y beneficios del turismo.

Factores que influyen en la percepción del turismo

En definitiva, dos residentes pueden llegar a conclusiones distintas sobre la contribución del turismo a su comunidad según su ideología política, su situación personal y sus condiciones como residente, entre otras cosas. Esto implica que no existen mensajes ni políticas universales: las estrategias para mejorar la convivencia entre residentes y turismo deben adaptarse a distintos perfiles sociales, reconociendo que el conflicto no es solo económico o territorial, sino también político y cultural.

The Conversation

Yen E. Lam González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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Un simple apretón de manos permite evaluar el estado de salud infantil

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Brazo-Sayavera, Profesor del área de Educación Física y Deportiva, Universidad Pablo de Olavide

Indra_aldyla/Shutterstock

La debilidad física es una amenaza silenciosa que se puede detectar desde edades tempranas. De ahí la importancia de considerar la condición física en la infancia y adolescencia como un poderoso marcador de salud que predice el bienestar futuro, al ser la fuerza y la resistencia dos pilares para una vida sana.

La ciencia demuestra que una buena capacidad cardiorrespiratoria y muscular se asocia a un menor riesgo cardiovascular y a una mejor composición corporal. Estos beneficios también se reflejan en la salud mental, con menos síntomas de depresión y ansiedad, una mejor autoestima e incluso un mayor rendimiento académico.

Si la condición física es tan crucial, ¿por qué su evaluación no forma parte de las revisiones médicas rutinarias? ¿Es por falta de formación entre los sanitarios o por falta de tiempo en unas consultas demasiado saturadas?

Sea como fuere, la buena noticia es que esta evaluación no solo es necesaria, sino que también es fácil de llevar a cabo desde la primera infancia, desde preescolar, estableciendo la base para una monitorización temprana y eficaz.

Una prueba rápida, económica y simple

Integrar la evaluación de la fuerza muscular en la ajetreada rutina de la consulta pediátrica es posible. Un estudio reciente ha demostrado que la simple prueba de prensión manual es un marcador robusto de riesgo cardiometabólico en jóvenes. ¿Cómo? Midiendo la fuerza del agarre, por ejemplo mediante un apretón a un dinamómetro, un instrumento diseñado para medir la fuerza.

Se trata de una prueba rápida, económica y no invasiva. De hecho, hay aparatos para medir la fuerza de prensión manual más económicos y con la misma fiabilidad que otros más caros. Esto permite al pediatra identificar en cuestión de segundos a aquellos niños y adolescentes con un riesgo elevado de baja fuerza muscular (dinapenia) que podrían beneficiarse de una intervención temprana.

La necesidad de implementar sistemas de vigilancia de la condición física en España ha sido defendida por la Red Española por una Infancia Activa y Saludable. La idea es que se empiece a cubrir a nivel nacional con un protocolo estandarizado.

De momento, hay iniciativas que ya miden la fuerza de prensión manual en la consulta pediátrica como Diactive-1, disponible en 11 hospitales españoles. Esta iniciativa es un proyecto de investigación a nivel nacional que tiene por objetivo desarrollar la fuerza en población pediátrica con diabetes tipo 1. Para ello utiliza la prueba de prensión manual como método de diagnóstico de la dinapenia.

Los datos individuales son útiles para que los pediatras puedan orientar a los pacientes de la mejor forma posible. Pero, además, la recolección generalizada de datos de la condición física desde la consulta pediátrica ayudaría a analizar la situación a nivel poblacional.

El coste de la debilidad: estigma y exclusión

La falta de fuerza conlleva problemas de salud futura bien conocidos, pero no es el único problema. También tiene un alto coste social y psicológico. Un bajo nivel de fuerza puede exponer a los niños y adolescentes a la estigmatización y la exclusión social.

La victimización está vinculada a estigmas relacionados con el desempeño en actividades deportivas, y la habilidad y la condición física son predictores negativos de esta exclusión. Abordar la debilidad física es, además, una cuestión de salud mental y bienestar social. Para evitar el estigma, es interesante convertir la evaluación en una herramienta pedagógica y motivadora.

Que es justo lo que hacen proyectos como el cómic educativo EMMAFIT y el cuento La Monstruita Hipertensión, que buscan fomentar una actitud positiva hacia el bienestar físico desde temprana edad.

La fuerza de la colaboración

Hemos visto cómo un pediatra, con un monitoreo rápido como la prueba de prensión manual, puede identificar el riesgo de debilidad y emitir una “receta” de actividad física. Pero la mejora de esa condición física recae en el ámbito educativo, ampliable al ámbito deportivo donde también se encuentran los profesionales con capacidad para ello.

Es imperativo que la colaboración entre pediatras y profesores de educación física se fortalezca. La Red Española por una Infancia Activa y Saludable destaca la necesidad de esta colaboración para que los datos de la consulta se traduzcan en programas de ejercicio físico personalizados y motivadores en la escuela.

Solo a través de esta sinergia, donde la ciencia se une a la pedagogía, aseguraremos que las próximas generaciones vivan con la fuerza necesaria para prosperar hacia un estado de salud óptimo.

The Conversation

Javier Brazo-Sayavera es miembro de la Alianza Global por una Infancia Activa y Saludable. Además, coordina la Red Española por una Infancia Activa y Saludable.

Investigador principal de la Unidad de Investigación en Actividad Física Infanto-Juvenil de Navarrabiomed, y miembro de la Red Española por una Infancia Activa y Saludable.

Cristina Cadenas-Sanchez es coordinadora del grupo de ejercicio y obesidad de la Sociedad Española para el Estudio de la Obesidad. Además, es miembro de la Red Española por una Infancia Activa y Saludable y del Comité de Promoción de la Salud de la Asociación Española de Pediatría.

Julio Carlos Alvarez Pitti no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Un simple apretón de manos permite evaluar el estado de salud infantil – https://theconversation.com/un-simple-apreton-de-manos-permite-evaluar-el-estado-de-salud-infantil-278025

Hantavirus: el papel de los alimentos y la hidratación

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

Tualek Photographer/Shutterstock

El hantavirus es una infección poco frecuente, pero potencialmente grave, asociada sobre todo al contacto con roedores silvestres infectados, que eliminan el virus por la orina, las heces y la saliva. Cuando esas secreciones se secan, se mezclan con el polvo y se dispersan en el aire, pueden ser inhaladas por las personas. Es la vía de contagio más habitual.

La mayoría de los casos se relacionan con zonas rurales, bodegas, cabañas cerradas, galpones o actividades al aire libre. Sin embargo, las infecciones asociadas al crucero MV Hondius llamaron la atención porque llevaron el hantavirus a un escenario poco habitual. Y con ello surgieron varias preguntas: ¿puede transmitirse por alimentos? ¿Existe especial riesgo en barcos? ¿Qué papel cumplen la comida y la hidratación en los pacientes?

El caso del crucero: un antecedente inusual

El actual brote ha sido particularmente llamativo porque no había antecedentes claros en cruceros. Hasta entonces, los barcos turísticos se habían relacionado sobre todo con otros virus, como norovirus, influenza o SARS-CoV-2, que se transmiten con facilidad en espacios cerrados, por contacto cercano, superficies contaminadas o alimentos y agua mal manipulados.

El hantavirus funciona de otra manera. Su reservorio natural son los roedores, aunque el causante del brote en el MV Hondius es la variante Andes, que puede transmitirse de persona a persona en contactos estrechos.

Por eso, el episodio del crucero no debe interpretarse como una señal de que los barcos sean un nuevo foco habitual de este tipo de patógenos. Más bien parece tratarse de una situación excepcional, probablemente vinculada a una exposición previa en zonas endémicas y a transmisión posterior entre personas cercanas durante el viaje.

¿Se transmite por alimentos?

Una de las dudas más frecuentes es si el hantavirus se transmite por la comida. La respuesta requiere matices: no es una enfermedad alimentaria en el sentido clásico. No se contagia porque un alimento esté mal cocinado ni porque el virus se multiplique en la comida, como sí ocurre con algunas bacterias.

La vía principal es respiratoria: inhalar polvo contaminado con orina, heces o saliva de roedores infectados. Aunque teóricamente podría existir un riesgo si alimentos o agua estuvieran directamente contaminados con excrementos de roedores infectados, la evidencia actual no respalda la transmisión alimentaria del hantavirus como ruta clínicamente relevante. Debe considerarse un riesgo de contaminación ambiental en locales cerrados.

Por eso, en zonas rurales, campamentos, cabañas, almacenes o espacios cerrados durante mucho tiempo, las medidas preventivas incluyen guardar los alimentos en recipientes herméticos, no dejar comida expuesta durante la noche, mantener la basura cerrada, evitar atraer roedores, limpiar superficies con desinfectante y consumir solo agua segura, hervida o desinfectada cuando no haya garantía sanitaria.

También conviene tener precaución con frutas, verduras o alimentos almacenados en lugares donde pueda haber roedores. Si hay señales de infestación, como heces, nidos, olor fuerte o envases mordidos, no se debe barrer en seco, porque eso puede levantar partículas contaminadas. Primero hay que ventilar, humedecer con desinfectante y limpiar con protección.

La idea central es sencilla: el hantavirus no se transmite habitualmente por la comida, pero los alimentos y el agua pueden convertirse en vehículos si han sido contaminados por heces, orina o saliva de roedores infectados. Esa diferencia ayuda a evitar alarmas innecesarias y, al mismo tiempo, refuerza medidas básicas de higiene.

Hidratación en pacientes con hantavirus: necesaria, pero con mucho cuidado

La hidratación es importante para cualquier infección, especialmente cuando hay fiebre, vómitos, diarrea o pérdida de apetito. En las fases iniciales del hantavirus, cuando el paciente aún está estable, beber líquidos puede ayudar a prevenir la deshidratación, siempre que no haya dificultad respiratoria, shock o compromiso renal.

Pero en el síndrome cardiopulmonar por hantavirus, la situación cambia. Esta forma grave, producida por la variedad Andes, puede generar una fuga de líquido desde los vasos sanguíneos hacia los pulmones, generando edema pulmonar e insuficiencia respiratoria. Además, el corazón puede bombear con menos fuerza. En ese contexto, administrar demasiado líquido puede empeorar el cuadro, ya que puede terminar filtrándose hacia los pulmones y dificultar aún más la respiración.

Por eso, hidratar bien no significa hidratar mucho. En pacientes hospitalizados, debe ser estrictamente controlada por el equipo médico. Se vigilan la presión arterial, la oxigenación, la diuresis, la función renal y el balance entre los líquidos administrados y eliminados. A veces se requieren líquidos intravenosos, pero en cantidades cuidadosamente calculadas. En otros casos se priorizan medicamentos vasoactivos, oxígeno, ventilación mecánica o soporte intensivo antes que grandes volúmenes de suero.

La familia también cumple un papel importante. No debe ofrecer agua, jugos, caldos o bebidas “por fuera” de la indicación médica si el paciente está internado con compromiso pulmonar o renal. Aunque la intención sea buena, esa suma de líquidos puede contribuir a la sobrecarga.

En fases posteriores, si aparece compromiso renal, la hidratación también debe ajustarse. Puede haber momentos de poca orina, en los que se restringen líquidos, y fases de mucha diuresis, en las que hay que reponer pérdidas para evitar deshidratación y alteraciones de electrolitos. Por eso no existe una recomendación universal como “tomar dos litros diarios” para todos los pacientes con hantavirus.

Es importante entender que no es un virus típico de cruceros ni una infección alimentaria común, pero el caso reciente recuerda que las enfermedades emergentes pueden aparecer en escenarios inesperados. La clave está en prevenir la contaminación por roedores, proteger alimentos y agua y manejar la hidratación con precisión médica.

The Conversation

José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Hantavirus: el papel de los alimentos y la hidratación – https://theconversation.com/hantavirus-el-papel-de-los-alimentos-y-la-hidratacion-282735

Veranos interminables e inviernos menguantes: ¿cómo definimos ahora las estaciones?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Enrique Sánchez Sánchez, Catedrático Física de la Tierra, Facultad CC Ambientales y Bioquímica, Universidad de Castilla-La Mancha

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Uno de los elementos más visibles del cambio climático antropogénico (causado por el ser humano) es el aumento de la temperatura, que a su vez modifica la forma y extensión de las cuatro estaciones. ¿Las consecuencias? Veranos más largos, que se desplazan hacia la primavera y el otoño, inviernos más cortos, primaveras adelantadas y otoños retrasados.

Estudiar de manera precisa cómo, cuánto, a qué ritmo y con qué intensidad se están produciendo esos cambios y se proyecta que sucedan en el futuro tiene un interés enorme debido a sus numerosas consecuencias. No sólo para los ecosistemas naturales, sino en el consumo y gestión de la energía, el confort de la población o la alteración del ciclo anual y sus efectos.

El concepto o definición de verano o invierno es intuitivo y aparentemente sencillo. Sin embargo, definir y calcular de manera rigurosa y objetiva las estaciones resulta muy complejo; hay muchas sutilezas y matices a tener en cuenta. De hecho, no existe un consenso en la comunidad científica ni en los centros de estudio climático a la hora de determinarlo.




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La selección: un lío de estaciones


¿Cómo definimos un día de verano?

Existen múltiples formas de aproximarse a la definición de las estaciones, según el enfoque que se utilice. Por un lado está el astronómico o climático: desde la astronomía, se determina con los solsticios y equinocios, o desde la climatología, con periodos fijos de tres meses.

Estas definiciones son, por tanto, invariables. Así, el verano dura astronómicamente desde el 21 de junio al 21 de septiembre (con ligeras variaciones entre años). Y desde el punto de vista climático, corresponde a los meses de junio, julio y agosto.

Por otro lado, está la definición meteorológica o térmica. Determinar si un día concreto, más allá del calendario fijo, corresponde a condiciones de verano, otoño, invierno o primavera podría conseguirse a partir del comportamiento de su temperatura (media, máxima o mínima) diaria.

Así, una definición extendida entre la comunidad científica determina como día de verano aquel en el que la temperatura máxima supera los 25ºC. Este valor es un promedio muy global a nivel planetario. No obstante, resulta lógico que quienes viven en una zona de montaña, desértica o cerca de los polos o del ecuador no estén totalmente de acuerdo con que esa temperatura sea la que defina sus días de estío. Entre otros ejemplos, el servicio meteorológico sueco establece el comienzo de la estación a partir de 10ºC de temperatura media diaria.

Algunos trabajos proponen obtener el valor numérico en cada región a través de su promedio climatológico de temperatura (30-40 años más recientes), aunque no existe una propuesta general para la extensión de la zona y el periodo a emplear. En España, se ha estudiado tanto mediante medias de tres meses como a partir de la media entre junio y septiembre.

Además, está la posibilidad de emplear el percentil 75 de temperatura máxima o mínima o media. Suponiendo que las temperaturas evolucionan como una oscilación suave y homogénea a lo largo del año, dividiéndose en cuatro partes iguales el ciclo anual, ese percentil 75 correspondería al 25 % de los días más cálidos, es decir, los días de verano.

Existe otra propuesta interesante: analizar las estaciones a través de la distribución de frecuencias de la temperatura diaria en el año. Su forma es más o menos simétrica, con un máximo central (suma de días de primavera y otoño) y dos colas (verano e invierno). Los cambios proyectados por el calentamiento global tanto en el valor medio como en el ancho de esa distribución, que se muestran en los informes del Grupo Intergubernamental de Expertos sobre el Cambio Climático (IPCC), pueden ser útiles para estudiar cambios en las estaciones.

También existen trabajos que estudian las estaciones desde otras perspectivas muy distintas, como la fenológica: según el crecimiento de la vegetación y la floración. Como ejemplo ilustrativo, el cerezo japonés, con más de 1 000 años de datos, permite analizar la evolución estacional de la temperatura en escalas temporales enormes.

Si bien estos estudios son limitados en cuanto a su representatividad para grandes regiones, muestran de manera muy clara la conexión de los ecosistemas naturales y calentamiento global.




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¿Cómo están cambiando las estaciones debido al calentamiento global?

Determinar el inicio y fin de una estación se vuelve una tarea más complicada si se tiene en cuenta que el cambio climático antropogénico está transformando los patrones. Múltiples estudios indican cambios muy significativos en la duración y extensión de las estaciones, y en particular del verano: más de un día por año de aumento en las últimas tres décadas en múltiples megaciudades (Sidney, Minneapolis, Tokio); incremento de al menos una semana en la mayor parte del hemisferio norte en las décadas recientes; o en torno a 2,5 días por década en Europa en los últimos 70 años.

Si ponemos el foco en España, los veranos de Castilla-La Mancha, por ejemplo, se han alargado 7 días por década de media en los últimos 40 años.

Estudiando las proyecciones futuras, los inviernos, definidos a partir de los valores del siglo XX, prácticamente habrán desaparecido en la Península Ibérica a finales del siglo XXI. A nivel global, cualquiera de las proyecciones de emisiones de gases de efecto invernadero obtienen veranos que duran en torno a 6 meses e inviernos de menos de 2.

El calentamiento global, por tanto, ya ha alterado de manera significativa las estaciones, en particular las más extremas (verano y el invierno). Entre las diferentes líneas de investigación, los expertos se están centrando en varios aspectos:

  • Estudiar de forma más detallada los ritmos de cambio a escala más local.

  • Analizar la sensibilidad de los cambios a los diferentes escenarios de emisiones de gases de efecto invernadero.

  • Hacer más precisas las diferentes metodologías para estimar las estaciones, su variabilidad y consistencia.

  • Analizar mejor las estaciones como primavera y otoño, para conocer hasta qué punto se van a ver alteradas, acortadas, desplazadas o el paso de condiciones invernales a veraniegas y viceversa pueda ser más brusco.

Sólo profundizando en estos patrones se podrán precisar sus impactos y mejorar las medidas de adaptación en el contexto del cambio climático.

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Enrique Sánchez Sánchez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Veranos interminables e inviernos menguantes: ¿cómo definimos ahora las estaciones? – https://theconversation.com/veranos-interminables-e-inviernos-menguantes-como-definimos-ahora-las-estaciones-278844

El Aleph de Borges y el universo cuántico anterior al Big Bang

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Gómez Cadenas, Profesor de Física, Donostia International Physics Center

Una célebre canción de Joaquín Sabina aconseja no volver jamás al lugar en el que se ha sido feliz. Confieso que mientras abría el volumen I de las obras completas de Borges (Emecé editores, 1989) y buscaba el texto de El Aleph temía que la frase se aplicara también a los relatos que más nos han marcado. No había vuelto a visitar El Aleph desde hace décadas y temía que, al hacerlo, la realidad del texto no estuviera a la altura de mis exaltados recuerdos. No fue así.

Una historia de amor trágico

El Aleph es, en último término, una historia de amor trágico:

La candente mañana de febrero en que Beatriz Viterbo murió, después de una imperiosa agonía que no se rebajó un solo instante ni al sentimentalismo ni al miedo, noté que las carteleras de fierro de la Plaza Constitución habían renovado no sé qué aviso de cigarrillos rubios; el hecho me dolió, pues comprendí que el incesante y vasto universo ya se apartaba de ella y que ese cambio era el primero de una serie infinita.

Era el propio Borges quien recomendaba empezar una buena historia con un nacimiento, una muerte o un forastero que llega a una ciudad sin nombre. Y la muerte de Beatriz, en la primera línea, no sólo fija el tono sombrío del relato sino que refiere al lector a esa otra Beatriz, que Dante exaltó en su Comedia. Pero hay más. El siguiente párrafo nos informa de un imperceptible cambio que contribuye a alejar el universo de la difunta. ¿Sólo de ella?

Borges invoca sutilmente la realidad del cambio constante del cosmos, que a su vez refleja el aumento incesante de la entropía. Desde la muerte de Beatriz Viterbo, en 1929, esa entropía que crece empecinadamente ha ido cambiando el universo —con un anuncio de cigarrillos, con una guerra mundial, con la llegada del hombre a la Luna, con la irrupción reciente de la IA—, pero, sobre todo, lo ha ido desordenando.

Ha transcurrido casi un siglo de los hechos que se relatan en el cuento. Solo en la Vía Láctea se habrán apagado alrededor de cien estrellas, más de un billón si contamos todo el universo. Desde la muerte de Beatriz, cerca de mil galaxias han emitido el último fotón que jamás nos alcanzará. Borges intuye —y plasma, con un detalle trivial— una tragedia cósmica. Nuestro universo se expande, empujado por la energía oscura, acelerando cada vez más, enfriándose poco a poco, hacia una muerte térmica ineludible.

Sigue, tras el párrafo inicial, lo que podríamos llamar la parte burlesca del relato, protagonizada por el primo de Beatriz, el pedante Carlos Argentino Daneri, empeñado en escribir un poema universal. Su actividad mental es continua, apasionada, versátil y del todo insignificante. Desde la muerte de Beatriz hasta la época en que se desarrolla el relato (1941), han pasado doce años, en los que Borges repite regularmente sus visitas al pariente que no soporta, a cambio de aferrarse a lo poco que le queda de la amada:

Beatriz Viterbo, de perfil, en colores; Beatriz, con antifaz, en los carnavales de 1921; la primera comunión de Beatriz; Beatriz, el día de su boda con Roberto Alessandri; Beatriz, de frente y de tres cuartos, sonriendo, la mano en el mentón…

Como caído del cielo, aparece el Aleph

Borges (y el lector) soportan a Carlo Argentino a duras penas y todo el relato parece abocarse a un melancólico sin sentido… Hasta que de repente, como caído del cielo, aparece un Aleph. Carlos Argentino le informa de que en un ángulo del sótano se oculta un Aleph. Y explica, de paso, que el Aleph es uno de los puntos del espacio que contiene todos los puntos, el lugar donde están, sin confundirse, todos los lugares del orbe, vistos desde todos los ángulos.

Aquí el relato se torna onírico. Un Borges incrédulo relata la rabieta de Carlos Argentino, el niño malcriado, convencido de que el Aleph en cuestión, además de ser de su propiedad, existe con el único propósito de ayudarle a componer su poema universal. La situación se resuelve cuando Borges baja a comprobar la patraña por sí mismo… y se encuentra con el prodigio, que nos describe con su prosa exuberante:

Cada cosa (la luna del espejo, digamos) era infinitas cosas, porque yo claramente la veía desde todos los puntos del universo. Vi el populoso mar, vi el alba y la tarde, vi las muchedumbres de América, vi todos los espejos del planeta y ninguno me reflejó, vi tigres, émbolos, bisontes, marejadas y ejércitos, vi todas las hormigas que hay en la tierra, vi en un cajón del escritorio (y la letra me hizo temblar) cartas obscenas, increíbles, precisas, que Beatriz había dirigido a Carlos Argentino.

La enumeración de las maravillas que muestra el Aleph es el polo opuesto a las mamarrachadas que ha escrito el primo hermano y, ¡ay!, objeto de los desvaríos eróticos de una Beatriz a la que el punto que contiene todos los puntos despoja, de un zarpazo, del lugar en el Paraíso donde Borges y Dante la habían colocado para transformarla en una mujer de carne y hueso, cuya ausencia, por esa precisa (obscena) carnalidad, duele todavía más. La parodia ha terminado y el recorrido a través del espejo está tintado de dolor.

El instante que precede al Big Bang

El prodigio que Borges nombra con la primera letra del alfabeto hebreo — la letra que contiene todas las demás — admite una lectura que el propio escritor, hijo de su tiempo, no podía formular del todo, pero quizás intuyó: un punto que contiene todos los puntos describe exactamente el instante infinitesimal que precede al Big Bang, la gran explosión que creó el universo hace unos trece mil ochocientos millones de años.

De ahí, de ese punto, ese cero, ese lugar del orbe que contiene todos los lugares del orbe, emanan materia y antimateria (esta última desaparece enseguida, por culpa de un traidor, el neutrino, cuya pista yo he seguido durante toda mi carrera científica), leptones y quarks que se confinan en protones que forman núcleos de hidrógeno y después de helio y después de litio y más tarde berilio….

Luego, estrellas que explotan en supernovas, que crean sistemas solares donde aparece (inexplicablemente) la vida (o al menos eso ocurre en uno de ellos). Con la vida, bacterias que, casi por arte de magia engendran células eucariotas, eucariotas que engendran algas, algas que engendran nautilus y ciempiés, medusas y tiburones, helechos y plantas carnívoras, tiranosaurios y cocodrilos, tigres de dientes de sable, caballos, unicornios y mariposas. Y en algún momento, ciegamente, aparece también una especie de monos locos, capaces de inventar la literatura para acallar el ruido en el interior de su cabeza, la poesía para mitigar su miedo a la muerte, la ciencia para tratar de entender el mundo.

Pero todo eso ocurre después. El Big Bang crea el universo pero el Aleph lo contiene en el tiempo infinitesimal que lo precede. Y ese instante infinitesimal, dicen los físicos, es una fluctuación del vacío cuántico.

Dos tremendas palabras. Vacío. Cuántico.

En el vacío clásico no hay nada. La teoría de la relatividad nos informa de que la materia teje la estructura misma del espacio-tiempo, así que el vacío, que prohíbe la materia, tampoco puede contener espacio ni tiempo. Es una ausencia absoluta.

Pero las leyes de la mecánica cuántica nos aseguran que tal vacío no existe. Aseguran que en el tejido del cosmos, incluso en la ausencia de toda materia, se forman y se destruyen, incesantemente, pares de partículas y antipartículas, en un baile invisible, oculto al observador por el implacable principio de incertidumbre. Y ese fenómeno puede fluctuar, generar una burbuja, provocar un Big Bang, quizás con una probabilidad tan pequeña que sería imposible que ocurriera, a no ser que se disponga de toda la eternidad para ello.

Y así, eventualmente, quizás en un inconcebible multiverso, aparecen burbujas iniciadas por esa rebeldía del vacío cuántico que forman un Aleph, que a su vez engendra el orbe.

El falso Aleph

Hacia el final de su magistral relato, Borges nos informa que el Aleph que existía en el sótano del poetastro Carlos Argentino era, posiblemente, un falso Aleph. Es fácil creer que esté en lo cierto y aventurar que el auténtico Aleph desapareció hace miles de millones de años, dando lugar a todas las cosas.

O quizás no es así. Quizás el vacío cuántico sigue fluctuando y continuamente se forman otros universos que se desprenden del nuestro como burbujas de jabón sopladas por el lapicero hueco de un Dios travieso. Quizás todos hemos visto un Aleph sin saberlo, porque esa visión, demasiado sobrecogedora, se ha borrado de nuestra mente, como se han borrado ya, para siempre, los rasgos de Beatriz Viterbo.


Este artículo se publicó originalmente en la revista Telos, de la Fundación Telefónica.

The Conversation

Juan Gómez Cadenas no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El Aleph de Borges y el universo cuántico anterior al Big Bang – https://theconversation.com/el-aleph-de-borges-y-el-universo-cuantico-anterior-al-big-bang-282607

El océano está lleno de oyentes… y la mayoría escucha mejor que nosotros

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Figueras Huerta, Profesor de investigación del Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Instituto de Investigaciones Marinas (IIM-CSIC)

El rorcual común puede emitir vocalizaciones que viajan más de 1.000 kilómetros en el océano. Diego Delso. , CC BY-SA

Al océano se le llamó alguna vez el “mundo silencioso”, una expresión que Jacques Cousteau popularizó en su célebre documental de 1956. Hoy sabemos que nada podría estar más lejos de la realidad. El mar es un alboroto de sonidos biológicos: camarones chasqueadores, ballenas cantoras, peces que gruñen y el rumor grave de las corrientes atravesando arrecifes. Pero, quizá, más notable que los propios sonidos sea la extraordinaria diversidad de mecanismos con que los animales marinos los detectan.

Documental El mundo silencioso, de Jacques Costeau.

Los seres humanos oímos razonablemente bien en el aire. Nuestra cóclea discrimina frecuencias con precisión notable y nuestro cerebro ensambla esas señales en habla, música y conciencia espacial. Pero, bajo el agua, nuestros oídos son casi inútiles.

El sonido viaja aproximadamente 4,5 veces más rápido en agua de mar que en el aire y, como la densidad del agua es similar a la de nuestros tejidos, nos atraviesa el cráneo sin generar las diferencias interaurales que necesitamos para la localización. Somos, en el sentido más literal, sordos en el océano.

Los invertebrados marinos y los peces, en cambio, llevan cientos de millones de años evolucionando sistemas sensoriales exquisitamente afinados a este entorno acústico. Sus soluciones son, a menudo, más sensibles, de mayor ancho de banda o físicamente más elegantes que cualquier cosa que el oído de los mamíferos consiga bajo el agua.

Peces: un oído del tamaño del cuerpo

Los peces detectan el sonido mediante dos sistemas complementarios. Su oído interno, que contiene densas estructuras de carbonato cálcico llamadas otolitos, responde al componente de movimiento de partículas del sonido: el desplazamiento oscilatorio de las moléculas de agua. Cuando una onda sonora atraviesa al pez, su cuerpo se mueve con ella, pero los otolitos, más densos, se quedan atrás por inercia. La diferencia de movimiento entre el otolito y el tejido que lo rodea dobla las células ciliadas sensoriales y genera una señal neural. Este mecanismo es eficaz desde frecuencias inferiores a 1 Hz hasta varios kilohercios, dependiendo de la especie.

Otolito del pez Argyrosomus regius.
Wikimedia Commons., CC BY

Por otro lado, el sistema de la línea lateral, un órgano sensorial de algunos animales marinos para detectar el movimiento y las vibraciones del agua circundante, extiende esta capacidad a toda la superficie corporal. Conjuntos de neuromastos –grupos de células ciliadas embebidas en una cúpula gelatinosa– detectan el flujo de agua local y las vibraciones de baja frecuencia con sensibilidad de desplazamiento en la escala del nanómetro (la milmillonésima parte de un metro).

Los peces utilizan la línea lateral para formar un cardumen, detectar depredadores, evitar obstáculos y crear imágenes hidrodinámicas de objetos cercanos en completa oscuridad. Ningún vertebrado terrestre posee un órgano equivalente.

La piraña, un pez otofísico, posee una cadena de pequeños huesos denominados osículos de Weber que transmite las fluctuaciones de presión. En la imagen, distintas especies de piraña.
Francis de Laporte de Castelnau.

Además, algunos peces han mejorado aún más su audición acoplando la vejiga natatoria al oído interno. En los peces otofísicos (bagres, carpas, pirañas), una cadena de pequeños huesos denominados osículos de Weber transmite las fluctuaciones de presión desde la vejiga natatoria llena de gas hasta el oído interno, ampliando drásticamente tanto la sensibilidad como el rango de frecuencias –análogo en función, aunque no en origen evolutivo, al oído medio de los mamíferos–.

Invertebrados marinos: sin oídos, sin problema

Los invertebrados marinos carecen de cualquier cosa semejante a un oído vertebrado, pero muchos son agudamente sensibles al sonido y la vibración. Crustáceos como langostas y cangrejos detectan el movimiento de partículas mediante estatocistos, sacos llenos de líquido revestidos de células ciliadas y lastrados por una pequeña masa mineralizada (el estatolito). Estos órganos sirven principalmente para el equilibrio, pero también responden a estímulos acústicos de baja frecuencia por debajo de aproximadamente 1 000 Hz.

Doryteuthis pealeii o calamar de aleta larga del Atlántico noroccidental.
Wikimedia Commons., CC BY

Mientras, los cefalópodos –pulpos, calamares y sepias– utilizan sus estatocistos para detectar sonidos entre aproximadamente 30 y 500 Hz, con máxima sensibilidad alrededor de 100–200 Hz. Algunos experimentos han demostrado que el calamar de aleta larga del Atlántico noroccidentalDoryteuthis pealeii– responde al componente de movimiento de partículas del campo sonoro, y que estas respuestas se eliminan cuando los estatocistos son extirpados.

Pero, quizá, los mecanorreceptores –receptores sensoriales especializados que detectan estímulos mecánicos como presión, tacto, vibración y estiramiento, convirtiéndolos en impulsos nerviosos– marinos más extraordinarios pertenezcan a los cnidarios. Medusas, anémonas y corales poseen estructuras sensoriales similares a células ciliadas que responden al movimiento del agua y la vibración del sustrato.

Las larvas de coral de arrecife utilizan señales acústicas para localizar hábitats adecuados. Por eso, el asentamiento larvario es significativamente mayor en sitios con paisajes sonoros de baja frecuencia, característicos de arrecifes sanos. Son animales sin sistema nervioso centralizado, que navegan por el sonido.

Medusa Chrysaora colorata en el Acuario de la Bahía de Monterrey.
Fred Hsu., CC BY-SA

Mamíferos marinos: los verdaderos especialistas

Los odontocetos (ballenas dentadas, delfines y marsopas) son los campeones indiscutibles de la audición marina. Así, los delfines perciben frecuencias de hasta 150 kHz –aproximadamente ocho veces nuestro límite superior– y utilizan la ecolocalización para construir imágenes acústicas tridimensionales de su entorno con resolución centimétrica. Reciben el sonido no a través de un conducto auditivo, sino a través de un canal lleno de grasa en la mandíbula inferior que conduce las vibraciones directamente a la bulla auditiva, evitando el problema que inutiliza nuestros oídos bajo el agua.

Por su parte, las ballenas operan en el extremo opuesto del espectro. Las ballenas azules producen vocalizaciones a aproximadamente 10–40 Hz que pueden propagarse a través de cuencas oceánicas enteras. La morfología de su oído interno sugiere sensibilidad a frecuencias infrasónicas que los humanos no pueden percibir en absoluto. Una sola vocalización de un rorcual común puede viajar más de 1 000 kilómetros: ¡un alcance de comunicación sin igual entre ningún animal terrestre!

¿Es el oído humano el pináculo de la evolución?

La respuesta corta es no. La respuesta larga es que la pregunta misma malinterpreta cómo funciona la evolución. La selección natural no construye sistemas sensoriales “perfectos”, sino sistemas adecuados: la audición de cada especie es un compromiso moldeado por su nicho ecológico, la física de su medio, su tamaño corporal y los depredadores y presas con los que debe lidiar.

En el aire, la cóclea humana es un órgano notable. Nuestra discriminación de frecuencias es aguda (~0,2 % de umbral diferencial en las mejores frecuencias) y nuestro córtex auditivo realiza hazañas asombrosas de reconocimiento de patrones –extraer habla del ruido, analizar armonía musical compleja y localizar sonidos con unos pocos grados de precisión–. Pero, en el instante en que entramos al agua, esas ventajas desaparecen.

Un delfín puede ecolocalizar un objeto del tamaño de una pelota de golf a 100 metros; un pez puede sentir la firma hidrodinámica de la aproximación de un depredador en total oscuridad; una larva de coral no mayor que un grano de arena puede nadar hacia el sonido de un arrecife que nunca ha visitado… No son logros sensoriales menores por provenir de animales no humanos: se trata de soluciones diferentes a problemas diferentes. Y, en sus respectivos dominios, funcionan espectacularmente bien.

Por qué esto importa ahora

Comprender la mecanosensación marina no es meramente un ejercicio académico. El ruido oceánico antropogénico –procedente del tráfico marítimo, los estudios sísmicos, el sonar y la construcción en alta mar– ha incrementado los niveles de sonido ambiental en algunas regiones del océano en 30 dB durante los últimos 50 años. Eso es un aumento de mil veces en energía acústica.

Esta contaminación sonora altera la ecología acústica de la que dependen los animales marinos. Enmascara la comunicación de las ballenas, desencadena respuestas de estrés en cefalópodos, deteriora el comportamiento de cardumen en peces y puede impedir que las larvas de coral encuentren arrecifes adecuados. Estamos, en efecto, ensordeciendo al océano.

La ironía es punzante. La especie con posiblemente la peor audición submarina del planeta es la que genera todo el ruido.

The Conversation

Antonio Figueras Huerta no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El océano está lleno de oyentes… y la mayoría escucha mejor que nosotros – https://theconversation.com/el-oceano-esta-lleno-de-oyentes-y-la-mayoria-escucha-mejor-que-nosotros-281382

¿Qué es realmente un régimen político? Más allá de la democracia y el autoritarismo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Zarina Kulaeva, Postdoctoral research fellow, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Fachada del Congreso de los Diputados de España. joserpizarro/Shutterstock

Desde la década de 1970, los estudios sobre regímenes políticos se han enfrentado a una pregunta que Aristóteles ya planteaba hace más de 2 000 años: ¿cómo comprender y clasificar las formas de gobierno? En 1975, la Comisión Trilateral encargó a los científicos Michael J. Crozier, Samuel P. Huntington y Joji Watanuki la elaboración de uno de los informes más controvertidos de la década, La crisis de la democracia. Informe sobre la gobernabilidad de las democracias.

En este reporte, los autores se preguntaban si la democracia atravesaba una crisis estructural, articulando su diagnóstico en torno al problema de la sobrecarga de demandas sobre el gobierno.

La noción de sobrecarga señalaba que la expansión del activismo, la creciente movilización social y la ampliación de derechos y expectativas ciudadanas estaba llevando a las democracias y a su capacidad para procesar todas las demandas de participación y redistribución hacia una crisis de gobernabilidad. Esto reflejaría la controvertida idea de que la democracia había llegado a ser, en cierta medida, ingobernable.

Esta preocupación práctica reveló un problema conceptual más profundo: ¿qué entendemos por régimen político y cómo lo definimos? Desde los años 1970, emergieron dos enfoques principales para clasificar a los regímenes políticos.

  • El primero, categórico, los concibe desde una lógica binaria: democracia versus autoritarismo.

  • El segundo enfoque, de naturaleza continua, parte de la premisa de que estos polos no son absolutos y que los regímenes políticos se distribuyen a lo largo de un espectro amplio de matices intermedios.

Las diferentes categorías de la democracia

A partir de esta concepción continua proliferaron innumerables categorías intermedias. Las democracias podían ser iliberales, electorales o delegativas; mientras que los autoritarismos adquirían las propiedades sultanísticas, competitivas o no competitivas. Algunos expertos denominaron a este fenómeno de expansión de calificativos cada vez más descriptivos como una auténtica “Babel terminológica” de los régimenes políticos, aludiendo a la creciente dispersión conceptual.

La evolución de estos tipos puede observarse en ejemplos contemporáneos. Según la clasificación Regimes of the World, España, en 2024, aparece como una “democracia liberal”, categoría que comparte con Australia, Japón o Sudáfrica. Sin embargo, si recurrimos al The Economist Democracy Index (EIU Report 2024, 2025), España figura como “democracia plena”, con una puntuación superior a 8 en 2023. La diferencia entre la democracia “plena” y la democracia “liberal” no constituye categorías equivalentes, pues responde a parámetros normativamente diferenciados.

Este entramado conceptual introduce un sesgo difícil de advertir: al clasificar los regímenes políticos, tendemos a evaluarlos según estándares normativos de democracia o autoritarismo, antes que atender a la lógica interna del propio concepto. Incluso las categorías más recientes, como “regímenes híbridos” repiten este patrón.

De allí surgen preguntas cruciales: ¿significa “democracia liberal” lo mismo en España que en Sudáfrica, pese a sus diferencias sociohistóricas y constitucionales? ¿Es comparable la autocracia de Chad con la de Indonesia, aun cuando sus estructuras de autoridad, bases culturales y prácticas estatales presentan profundas divergencias? La respuesta depende, en última instancia, del filtro conceptual utilizado. El problema se agudiza si consideramos que pocos estudios definen explícitamente qué es un régimen político.

Varios autores revisaron 196 trabajos publicados desde 1996 y hallaron que solo 18 ofrecían una definición clara, aun cuando este concepto debería preceder a cualquier taxonomía de democracia o autoritarismo. Sin un marco conceptual sólido se corre el riesgo de analizar democracias y autoritarismos sin comprender adecuadamente la categoría más amplia que los contiene.

Además, las variables históricamente privilegiadas para medir democracia y autoritarismo –la existencia de elecciones y su nivel de competitividad– han tendido a universalizarse como criterios evaluativos. Ello borra particularidades sociohistóricas de regímenes cuya lógica política se articula en torno a otros factores no captados por estas métricas.

¿Es Ruanda una autocracia electoral?

Por ejemplo, Singapur es clasificado como “democracia iliberal” o “autoritarismo competitivo”, según la tipología empleada. Ruanda, por su parte, aparece como “autocracia electoral” en la clasificación de Regimes of the World. Cabe preguntarse si dicha etiqueta refleja de manera adecuada la persistencia de la violencia estructural, el peso político del legado del genocidio de 1994 o su conocido enfoque “securitario” (securocratic approach), o sea, que prioriza la seguridad sobre la libertad y la igualdad.

De forma similar, Japón es categorizado como “democracia plena”, a pesar de que el Partido Liberal Democrático ha gobernado desde 1955 hasta 1993, casi siempre en un gobierno de mayoría absoluta con alternancias breves en décadas recientes. Estas dinámicas hegemónicas se captan solo parcialmente mediante indicadores centrados en la competitividad electoral.

No es de extrañar que esta “ineluctable modalidad de lo visible” subraye que nuestra percepción del mundo está inevitablemente condicionada por los sentidos, como ya anticiparon Aristóteles, Tomás de Aquino y David Hume.

De modo análogo, en la clasificación de los regímenes políticos, las categorías conceptuales que empleamos –lo que clasificamos como democracia o autoritarismo– funcionan como filtros que determinan qué aspectos consideramos relevantes y cuáles quedan fuera de nuestro campo analítico. Así, la ciencia política corre el riesgo de proyectar sobre la realidad categorías que, en ocasiones, más que describirla con precisión, la simplifican o incluso la distorsionan.

Necesitamos una definición más clara

En un contexto de crisis democrática global y creciente heterogeneidad entre las formas de gobierno, las limitaciones de nuestras categorías analíticas se vuelven aún más evidentes.

Se requiere, por tanto, un marco conceptual más matizado y multidimensional, capaz de captar la complejidad interna de los sistemas políticos, su historicidad y las lógicas que estructuran su funcionamiento.

Definir con claridad qué entendemos por “régimen político” constituye el primer paso para construir clasificaciones conceptualmente consistentes y empíricamente rigurosas.

La historia de los regímenes políticos desde 1970 no se reduce a una secuencia de transiciones entre democracia y autoritarismo; es, ante todo, la historia de una transformación conceptual: el esfuerzo de la ciencia política por elaborar categorías capaces de capturar la complejidad de la gobernanza contemporánea.

Reconocer el carácter histórico, normativo y contingente de estas categorías es indispensable para comprender con mayor precisión analítica y rigor teórico la política del mundo actual.

The Conversation

Zarina Kulaeva no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Qué es realmente un régimen político? Más allá de la democracia y el autoritarismo – https://theconversation.com/que-es-realmente-un-regimen-politico-mas-alla-de-la-democracia-y-el-autoritarismo-270544

¿Está TikTok empeorando la ortografía de los adolescentes?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By África Presol Herrero, Director del Grado en Publicidad Creativa, Universidad Camilo José Cela

Juan Alejandro Bernal/Shutterstock

TikTok es la red social social preferida por los adolescentes, por delante de Instagram o YouTube. La generación Alfa (entre los 12 y los 17 años) la usan para informarse, entretenerse y seguir a sus creadores de referencia. La influencia que los contenidos consumidos tiene en sus creencias, gustos y costumbres es en ocasiones tan intensa que hasta puede cambiar la forma en la que algunos de ellos comen.

Tiene sentido que nos planteemos, por tanto, en qué medida el uso del lenguaje y la ortografía en esta red social puede también estar influyendo en cómo los chicos y chicas de estas edades escriben. Es lo que hemos querido investigar en nuestro reciente estudio.

Tras analizar los 700 vídeos más vistos en TikTok España durante cinco meses desde el punto de vista gramatical, hemos descubierto uno de cada cuatro tiene faltas de ortografía o gramaticales en sus textos superpuestos (subtítulos o rótulos sobre la imagen) o en sus textos descriptivos (el equivalente al pie de foto).

Los errores más comunes

En los 167 vídeos con faltas encontramos un total de 312 errores, la mayor parte de ellos de tipo ortográfico (tildes) en el texto descriptivo. También se detectaron faltas en los rótulos en el 19,2 % de los casos.

Las faltas ortográficas repetidas con más frecuencia fueron “mas” o “que” sin tildes, mientras que los errores gramaticales respondieron más a fallos de concordancia como “tú quiere”, “es para tu” o “me gustan mucho”.

En cuanto al lenguaje urbano digital (expresiones o términos no reconocidos por la RAE), destacó el uso de “tkm” en lugar de “te quiero mucho” o “darle mg” (en lugar de “dadle me gusta”).




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¿Es buena idea penalizar las faltas de ortografía en las pruebas de acceso a la universidad?


También observamos que algunos usuarios modifican de manera intencionada las palabras relacionadas con violencia o sexo para evitar que los vídeos sean penalizados por la normativa de la red social (como, por ejemplo, el uso de “s3xo” por “sexo”, “p3dof1lo” en lugar de “pedófilo” o “c4chetadas” por “cachetadas”).

Sin corrector automático y en pantalla

TikTok es una aplicación nacida para ser usada a través de dispositivos móviles, por lo que los usuarios escriben con el teclado táctil (esto puede invitar a relajar el rigor del uso de la lengua o confiar en exceso del autocorrector). Además, no ofrece la posibilidad, por el momento, de generar o supervisar el texto escrito con inteligencia artificial (algo que sí hace X con su IA Grok para mejorar la calidad de los posts).

Además, una de las características de TikTok es que su algoritmo viraliza contenidos sin que sea determinante el número de seguidores de la persona que los publica. Esta democratización supone que, al contrario que en los medios de comunicación, los contenidos de personas sin una formación especial y sin filtros de calidad puedan ser vistos por miles de usuarios.

La relajación del uso en redes sociales

¿Qué importancia tiene esto? Mucha si tenemos en cuenta que la corrección ortográfica y gramatical es importante para un desempeño eficaz en la vida, especialmente en el ámbito profesional. Además, las normas gramaticales y ortográficas quedan fijadas en nuestros cerebros a través de la reproducción de lo que estamos acostumbrados a ver escrito, ya que cuanto más vemos una palabra escrita de una determinada forma, más probabilidades hay de que la interioricemos y la reproduzcamos, aunque sea incorrecta.

Las redes sociales, y especialmente TikTok, son hoy uno de los principales canales de comunicación entre jóvenes. Si se relaja el uso de la lengua en entornos en los que cada vez pasan más tiempo, estos errores se trasladan al rendimiento y ámbito académico.




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Pese a los datos optimistas sobre el hábito lector entre los jóvenes (el 75,3 % de la población entre 14 y 24 años lee libros en su tiempo libre), cabe preguntarse si en cuestión de tiempo de exposición las redes sociales superan con mucho a los libros.

El reto, además, no pasa únicamente por fomentar la lectura, sino por integrar en la educación formal una formación lingüística adaptada al ecosistema digital en el que se comunican los jóvenes. Por ejemplo, integrando el uso de redes sociales y de internet en el aula con las mismas exigencias ortográficas y gramaticales de cualquier trabajo académico.

The Conversation

Jorge Gallardo-Camacho trabaja en Atresmedia

África Presol Herrero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Está TikTok empeorando la ortografía de los adolescentes? – https://theconversation.com/esta-tiktok-empeorando-la-ortografia-de-los-adolescentes-281068

Por qué el hantavirus Andes puede transmitirse entre personas (y otros no)

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Isidoro Martínez González, Científico Titular de OPIs, Instituto de Salud Carlos III

Pereslavtseva Katerina/Shutterstock

Imagínese limpiando una casa de campo cerrada durante meses. Barre el polvo, respira profundamente y, sin saberlo, inhala partículas virales microscópicas provenientes de excrementos de ratón (heces, orina, saliva). Semanas después, desarrolla una fiebre elevada y sus pulmones comienzan a llenarse de líquido.

Este es el escenario clásico del síndrome pulmonar por hantavirus (SPH), una enfermedad grave y a menudo letal. La regla de oro en virología durante décadas fue que el ser humano era un “hospedador terminal” (un callejón sin salida) para los hantavirus: el ratón infecta al humano, pero este no puede transmitir el virus a otro humano.

Pero hay una excepción capaz de transmitirse entre personas: el hantavirus Andes, presente en Chile y Argentina, y recientemente responsable del brote detectado en el crucero MV Hondius. Aunque esta transmisión es poco frecuente y requiere un contacto estrecho, su existencia plantea una pregunta clave: ¿qué hace diferente al virus Andes?

La historia de un descubrimiento inquietante

El virus Andes es endémico de la Patagonia, una región repartida entre Argentina y Chile. Su portador natural es el ratón colilargo (Oligoryzomys longicaudatus).

La comunidad científica descubrió la inusual capacidad de este virus en 1996 durante un brote en Epuyén, Argentina. Los epidemiólogos notaron algo preocupante: los médicos que atendían a los pacientes y los familiares que los cuidaban estaban enfermando. No habían estado en contacto con ratones ni limpiando cobertizos. El virus estaba pasando de persona a persona. Esto se confirmó de manera trágica en otro gran brote en la misma localidad entre 2018 y 2019, que dejó decenas de contagiados y una alta tasa de mortalidad (cercana al 30 %).

Investigaciones publicadas en el New England Journal of Medicine demostraron que varios pacientes estaban infectados con virus genéticamente idénticos, lo que solo se explica por transmisión directa entre humanos. Incluso se identificaron “supercontagiadores”: personas que infectaron a varios contactos cercanos, un fenómeno muy inusual en los hantavirus.

Tras años de investigación en laboratorios de alta bioseguridad, por fin estamos empezando a comprender los mecanismos biológicos que hacen al virus Andes tan excepcionalmente peligroso.




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Un virus que circula por la sangre… y más allá

La mayoría de los hantavirus apenas alcanzan niveles detectables de virus en la sangre (viremia). En cambio, estudios clínicos recientes han demostrado que el virus Andes provoca una viremia intensa y prolongada durante la fase aguda de la enfermedad.

Esto significa que el virus está presente en grandes cantidades en la sangre del paciente, lo que facilita que llegue a otros fluidos corporales.

Un estudio publicado en The Lancet Infectious Diseases analizó muestras de pacientes infectados y encontró ARN viral y partículas infecciosas en la saliva, las secreciones respiratorias y el fluido gingival. En algunos casos, estas muestras fueron capaces de infectar células en el laboratorio.

Andes, además, tiene la capacidad de infectar células del tracto respiratorio. Esto significa que las nuevas partículas virales que se producen se liberan directamente hacia el interior de los pulmones y la garganta del paciente, listas para viajar en microgotas a través de la tos, los estornudos o la saliva hacia un nuevo huésped.




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Retraso de la respuesta inmunitaria inicial

El hantavirus Andes es especialmente eficaz bloqueando la respuesta antiviral temprana, en particular el sistema del interferón tipo I, que normalmente frena la replicación viral.

Este “silencio inmunológico” permite que el virus se replique más tiempo sin ser detectado.

Un tiempo prolongado de incubación

El periodo entre la infección y la aparición de los síntomas (incubación) suele ser de dos a tres semanas, aunque puede superar incluso los 40 días. Esto permite que una persona infectada alcance picos muy altos de carga viral en sus vías respiratorias antes de que comiencen los síntomas respiratorios graves. En esta fase, la persona solo siente un malestar similar a una gripe leve.

Dado que el paciente aún no se siente gravemente enfermo, sigue haciendo su vida normal: besa a su pareja, abraza a sus hijos o, en el contexto cultural sudamericano, comparte el mate. Es en estos momentos de intimidad y contacto estrecho donde el virus Andes aprovecha para transmitirse a nuevos individuos.

Esquema sobre las particularidades del hantavirus Andes.
Esquema sobre las particularidades del hantavirus Andes.
Isidoro Martínez

¿Debemos preocuparnos?

La respuesta corta es que no, pero con matices.

El virus Andes no se transmite por aerosoles a larga distancia con la facilidad de la gripe o el SARS‑CoV‑2. Para que ocurra el contagio suele ser necesario un contacto estrecho y prolongado, exposición a saliva o secreciones respiratorias, convivencia en espacios cerrados o cuidados directos a un paciente en fase aguda.

Por eso, aunque la transmisión entre personas es real, el riesgo para la población general sigue siendo bajo.

Las medidas de salud pública (aislamiento de casos, rastreo de contactos y protección del personal sanitario) han demostrado ser muy eficaces para cortar las cadenas de transmisión.




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La importancia de vigilar los virus emergentes

El virus Andes ofrece una oportunidad única para entender cómo un virus transmitido por roedores puede adaptarse parcialmente a la transmisión humana. Comprender sus mecanismos podría ayudar a anticipar riesgos futuros, mejorar la vigilancia epidemiológica y desarrollar mejores herramientas diagnósticas y terapéuticas.

En un mundo donde los virus zoonóticos emergentes son cada vez más frecuentes, el hantavirus Andes es un recordatorio de que la frontera entre animales y humanos es más permeable de lo que parece.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Por qué el hantavirus Andes puede transmitirse entre personas (y otros no) – https://theconversation.com/por-que-el-hantavirus-andes-puede-transmitirse-entre-personas-y-otros-no-282596