Des milieux pauvres en oxygène ont-ils permis l’émergence des photosymbioses qui ont changé la face de la Terre ?

Source: The Conversation – France in French (2) – By Christophe Robaglia, Professeur de biologie, Aix-Marseille Université (AMU)

La photosynthèse fixe le carbone atmosphérique sous forme de molécules organiques essentielles à la vie et produit l’oxygène présent dans l’atmosphère et dans les mers. Elle a été acquise par le monde vivant grâce à des intégrations cellulaires successives en « poupées russes », les photosymbioses. En mimant les étapes précoces des photosymbioses, nous suggérons, dans notre article publié dans Current Biology, que l’oxygène serait un facteur déterminant pour les amorcer en milieu hypoxique (c’est-à-dire à faible teneur en oxygène) – la fourniture de carbone pouvant être un évènement secondaire.


En convertissant le rayonnement solaire en énergie utilisable par le monde vivant, la réaction de photosynthèse a profondément modifié l’ensemble de la planète Terre. La photosynthèse permet la conversion du carbone provenant du dioxyde de carbone (CO₂) atmosphérique en matière organique complexe, principalement sous forme de sucres qui alimentent une grande partie des formes de vie, dont les sociétés humaines. Une autre conséquence de la photosynthèse, qui a eu des conséquences majeures à l’échelle planétaire, est la production d’oxygène. Celle-ci est causée par la cassure de molécules d’eau qui initie le flux énergétique d’électrons qui permet la fixation du carbone en sucres.

La photosynthèse oxygénique est apparue chez un groupe particulier de bactéries, les cyanobactéries, dont des traces fossiles remontent à 3,8 milliards d’années et dont des descendants existent encore aujourd’hui. L’oxygène produit a permis le métabolisme aérobie, plus énergétique, qui a conduit à l’émergence d’organismes unicellulaires prédateurs. Certains ont intégré des cyanobactéries, bénéficiant à leur tour de la photosynthèse, c’est ce que l’on appelle la photosymbiose. Les lointains descendants de ces organismes sont devenus les algues et les plantes actuelles.

Des emboîtements en « poupées russes » secondaires et tertiaires

L’histoire ne s’arrête pas là puisque, à plusieurs reprises, d’autres organismes prédateurs ont intégré ceux déjà issus de la première photosymbiose, créant des emboîtements en « poupées russes » secondaires et tertiaires. Par exemple, les coraux, apparus il y a environ 500 millions d’années, sont des animaux hébergeant des organismes photosynthétiques unicellulaires issus d’une photosymbiose secondaire, les dinoflagellés.

Nous avons développé un système expérimental permettant l’évolution en laboratoire d’étapes précoces de la transition entre une relation prédateur-proies vers une relation hôte-photosymbionte. Il comprend un organisme unicellulaire prédateur du groupe des ciliés, Tetrahymena thermophila et des proies photosynthétiques. Les ciliés sont des unicellulaires, très abondants dans les écosystèmes aquatiques, dont font partie les paramécies. la cyanobactérie Synechoccoccus elongatus permet de mimer les événements de photosymbiose primaire et la microalgue verte eucaryote Chlorella variabilis permet de mimer les événements de photosymbiose secondaire.

Des cellules de Tetrahymena thermophila ont phagocyté des algues unicellulaires (Chlorella variabilis), celles-ci ne sont pas digérées et peuvent fournir de l’oxygène issu de la photosynthèse.
Fourni par l’auteur

Grâce à la fluorescence naturelle des organismes photosynthétiques, nous avons combiné la microscopie et la cytométrie de flux, qui permet de quantifier et de trier des cellules suivant leur taille ou leur fluorescence pour observer le trajet des proies à l’intérieur des cellules prédatrices.

Une gloutonnerie extraordinaire

Nous avons ainsi caractérisé cette dynamique de la phagocytose jusqu’à l’élimination sous forme de boulettes fécales. Ceci a montré la gloutonnerie du prédateur unicellulaire qui peut ingérer jusqu’à 160 cyanobactéries ou 40 microalgues en moins d’une heure et les éliminer progressivement pendant plusieurs heures. Curieusement, de nombreuses proies sont rejetées sans être digérées totalement, voire pas du tout, suggérant qu’une transition simple entre l’état de proie et celui de symbionte intracellulaire ne nécessiterait que l’interruption de la rejection.

Afin d’évaluer les conditions environnementales permettant l’initiation d’une symbiose, nous avons placé le prédateur et ses proies dans des milieux pauvres en carbone assimilable ou en absence oxygène, et mesuré la survie du prédateur. Nous avons ainsi montré que les proies photosynthétiques favorisent considérablement la survie en milieu hypoxique alors qu’elles procurent un avantage faible, voire inexistant, dans un milieu pauvre en carbone. L’hypoxie induit aussi une condition physiologique atténuant sa propre cause, puisque le transit intracellulaire des proies est considérablement ralenti, favorisant ainsi l’utilisation de l’oxygène produit par la photosynthèse des proies.

Ce résultat n’était pas vraiment attendu, car il est généralement admis que le moteur principal des photosymbioses est la fourniture de carbone sous forme de sucres. Nous montrons donc que la production d’oxygène en conditions hypoxiques peut être une cause primaire de l’amorce d’une symbiose photosynthétique.

Les milieux hypoxiques ont été prépondérants pendant une grande partie de l’histoire de notre planète et sont toujours fréquents, en particulier dans les environnements aquatiques et marins. Leur incidence augmente même sous l’influence de perturbations anthropiques et de l’augmentation des températures. L’exploration de ces milieux pourrait donc révéler de nouvelles associations photosymbiotiques. Nous anticipons maintenant que le système expérimental que nous avons développé nous permettra d’étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires stabilisant une proie en symbionte, qui restent largement inconnus. Au-delà de la compréhension d’un mécanisme fondamental d’association entre organismes ces travaux pourraient avoir des applications de biologie synthétique, pour construire, par exemple, de nouvelles associations productrices de biocarburants.

The Conversation

Christophe Robaglia a reçu des financements de l’ANR, Projet-ANR-21-CE20-0035 PHOCEE

Gaël Brasseur et Loïc Quevarec ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Des milieux pauvres en oxygène ont-ils permis l’émergence des photosymbioses qui ont changé la face de la Terre ? – https://theconversation.com/des-milieux-pauvres-en-oxygene-ont-ils-permis-lemergence-des-photosymbioses-qui-ont-change-la-face-de-la-terre-278135

I’ve investigated a hantavirus outbreak. Here’s what I can tell you about the cruise ship cluster

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Craig Dalton, Conjoint Associate Professor, School of Medicine and Public Health, University of Newcastle

Ivan Glusica/Pexels

The cruise ship cluster of hantavirus cases continues to grow. The World Health Organization reports that as of May 6 there were eight cases, three of whom are confirmed by laboratory testing as hantavirus. In recent days, we heard three passengers had died.

Now some passengers are being medically evacuated from the cruise ship MV Hondius. Other passengers have disembarked and are returning home. Swiss authorities have confirmed a passenger on the ship is now a confirmed case and is receiving care in a Zurich hospital.

I’m a public health physician with a special interest in respiratory diseases. I’ve also investigated a hantavirus outbreak.

Here’s what investigators want to know about the current cluster of cases. This includes gathering evidence to see if the virus is transmitting from person to person.

Back in 1993, there was an unknown pathogen

In 1993, I was a young epidemic intelligence service officer working at the United States Centers for Disease Control. I was deployed to the deserts of the south-western US to help investigate a frightening outbreak, mainly among Navajo people.

Adults in their 20s and 30s were becoming suddenly unwell. They would develop a fever and cough, then rapidly progress to severe respiratory failure as fluid leaked into their lungs. Some appeared well enough to be dancing in the evening and were dead within hours.

The investigation team was nervous. We did not yet know the pathogen, how it was spreading, or whether we were at risk.

One of the first recognised cases was a well-known runner, so we initially wondered whether infection might be linked to inhaling something stirred up in desert dust. A leak from a remote military biowarfare laboratory was also considered, as was plague that was endemic to the area.

After laboratory testing, the cause was identified as a new hantavirus, later known as Sin Nombre virus. The virus attacked the small blood vessels of the lungs and was linked to exposure to the urine, faeces and saliva of infected deer mice. Mice numbers had increased dramatically and were entering homes and workplaces across affected communities.

A crucial finding was that, like most hantaviruses, Sin Nombre virus did not appear to spread from person to person. Family clusters were explained by shared exposure to rodents or rodent-contaminated environments, especially during cleaning or other close contact with contaminated objects or dust.

That is why many of us were surprised years later when Andes virus, a South American hantavirus, was shown to spread occasionally from person to person.

This remains uncommon, but it has been documented, including in outbreaks in Argentina – the country from which the MV Hondius departed before the current suspected outbreak.

What would a disease detective do now?

The first step in any outbreak investigation is to confirm the diagnosis. At this stage, the difference between a “suspected” and “confirmed” case still matters.

Investigators need to know whether all severe respiratory illnesses in the cluster are due to hantavirus, or whether confirmed cases are occurring against a background of another infection, such as influenza or COVID.

The next step is to build a timeline. The timing of when symptoms started is often the first clue to where and how people were exposed.

According to WHO, the ship departed Ushuaia, Argentina, on April 1 2026. The first known case developed symptoms on April 6. Other cases developed symptoms later in April.

Let’s focus our attention on the first three cases.

Hantavirus pulmonary syndrome describes the respiratory symptoms that follow after the type of hantavirus infection that mainly attacks the lungs. These typically develop two to four weeks after exposure. However, illness can appear as early as one week and as late as eight weeks after infection.

That makes the first case difficult to explain as an exposure acquired on the ship after departure. Symptoms started on April 6, only five days after leaving Argentina. That’s shorter than the usual incubation period (the period from infection to showing symptoms) and even shorter than the lower end commonly cited.

So for that case, it’s more plausible for that person to have been exposed in Argentina before boarding. There are emerging reports of a bird-watching activity that might have led to rodent exposure.

The later cases are more ambiguous. They could have been exposed before departure, or during shore activities in Argentina, or elsewhere. But their timing also raises another possibility: transmission from the first case to close contacts on board.

This is where the epidemiology becomes interesting.

Did the virus spread from person to person?

The second case was a close contact of the first. This creates two plausible explanations. They may have both been exposed to the same infected rodent (or its urine or droppings, for example). Alternatively, it’s very likely the second case contracted the infection from the first case.

The third case was not part of that same close family unit. If investigators find this person shared the same excursions in Argentina as the first two, the outbreak may still be explained by a common source. But if there was no shared rodent exposure, suspicion of person-to-person transmission increases.

This does not mean person-to-person transmission is proven. It means it becomes one of the leading hypotheses to test.

If human-to-human transmission is not the explanation, investigators would need to consider a less tidy chain of events.

The first case would have had a pre-boarding exposure with a short incubation period. The second case would need either the same exposure with a longer incubation period, or infection from the first case.

The third case would need either an independent exposure to infected rodents before boarding, or another exposure during the voyage. None of these is impossible. But as more cases appear, and if they cluster in time around contact with earlier cases, the human-to-human hypothesis becomes harder to dismiss.

The approximate gap between the first case’s illness and the later cases is also important. If person-to-person transmission is occurring, severe hantavirus illness is likely to coincide with a higher risk of being infectious and infecting others. So we would expect symptoms that start two to three weeks after close contact with an earlier severe case, and this is what we’re seeing from the cruise ship.

What are the public health implications?

The practical public health response must therefore cover both possibilities: a common environmental source and limited person-to-person spread.

That means detailed interviews about pre-boarding travel, shore excursions, wildlife exposure, rodent sightings, cabin locations, cleaning activities, shared dining, shared transport, and close contact with ill passengers.

It also means laboratory confirmation in multiple cases, sequencing of viral samples where possible, and careful reconstruction of who had contact with whom, and when.

Genetic fingerprinting can explore if the virus has the same historical mutation that allowed human-to-human transmission to emerge in previous outbreaks (which were easily controlled with basic isolation and infection control). If a new mutation was found, this would raise concerns of greater transmission risks.

For the public and health authorities considering receiving the passengers from the quarantined ship, the key message is not to panic.

Most hantaviruses are not spread between people. Even with Andes virus, person-to-person transmission is uncommon and usually requires close or prolonged contact. WHO currently assesses the risk to the global population as low. This virus does not spread like influenza or COVID.

But for outbreak investigators, this is exactly the sort of cluster that demands disciplined shoe-leather epidemiology: confirm the diagnosis, build the timeline, test the competing hypotheses, and let the pattern of exposure, illness and laboratory evidence tell the story.

The Conversation

Craig Dalton receives funding from the Commonwealth Department of Health, Disability and Ageing.

ref. I’ve investigated a hantavirus outbreak. Here’s what I can tell you about the cruise ship cluster – https://theconversation.com/ive-investigated-a-hantavirus-outbreak-heres-what-i-can-tell-you-about-the-cruise-ship-cluster-282365

¿Tendremos avispas este verano? Las papeleras, alfareras y asiáticas tienen todo a su favor

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Josep Maria Bas Lay, Professor i investigador de la UdG, Universitat de Girona

Avispa velutina o asiática. Wirestock Creators/Shutterstock

La primavera y el verano es época de avispas, eso seguro. Molestas, irritantes, muchas veces construyen sus nidos en zonas urbanas, bajo tejados, en jardines y en diversas estructuras. Una situación que genera mucha interacción con los humanos, con riesgo de picaduras y problemas derivados si no tenemos cuidado.

Existen poco más de un centenar de especies de véspidos en toda España. La mayoría son especies solitarias, como las avispas alfareras, que a menudo pasan desapercibidas. Más conocidas son, sin embargo, las avispas sociales, como las papeleras, con sus nidos de celdas hexagonales, que construyen con material vegetal y agua.

A menudo no las aceptamos, pero hay que decir que desempeñan un papel importante en muchas interacciones de la naturaleza, ya sea como depredadoras o como polinizadoras; unos roles estratégicos para la estructura y el equilibrio de las redes de interacción en la naturaleza.

La avispa asiática sale de su refugio en primavera

La mayoría de estas avispas son autóctonas, pero en los últimos años se han añadido especies exóticas que llegan por acción voluntaria o involuntaria de los humanos, como es el caso de la avispa asiática (Vespa velutina).

No ha sido una aparición natural, sino provocada por el movimiento de mercancías desde China, con la primera detección en Francia en 2004. Desde entonces se ha extendido rápidamente por toda Europa, a una media de 50–60 km anuales. Se considera una especie invasora, especialmente por sus impactos demostrados sobre el sector primario de la apicultura.

Las claves de su éxito son que tienen pocos competidores, depredadores y parásitos, y que encuentran los recursos necesarios para aumentar su abundancia y ampliar su distribución.

La avispa asiática presenta un ciclo de vida de un año. Las reinas fecundadas del año anterior, que salen de sus refugios invernales hacia febrero-marzo, construyen por sí solas los nidos embrionarios en lugares protegidos, a poca altura.

¿Cuáles son sus escondites?

En ellos ponen los primeros huevos fecundados, de los que nacen las avispas obreras. A partir de ese momento, la reina ya no sale del nido. Serán las obreras quienes trabajarán e iniciarán la búsqueda de los recursos necesarios (azúcares, proteína, celulosa y agua) para hacer crecer el nido hacia un nido primario.

Más adelante, generalmente construirán un segundo nido más grande, llamado secundario. Lo harán en una zona más elevada, como copas de árboles, cornisas de edificios, salientes de paredes o cuevas en acantilados. Es aquí, ya hacia el otoño, cuando aparecen los machos (de huevos no fecundados) y las reinas vírgenes. Los machos fecundarán a estas reinas, que se prepararán para pasar el invierno en algún lugar resguardado y protegido. El resto de la colonia va muriendo (reina vieja, obreras y machos) al entrar el invierno. Y así se inicia un nuevo ciclo.

Además del efecto social, con casos graves sobre la salud de las personas, el principal impacto demostrado de esta especie es sobre el sector de la apicultura, especialmente cuando los nidos son medianos o grandes en verano y otoño.




Leer más:
Qué hacer cuando las avispas arruinan el momento de la comida


‘Bufé libre’ permanente en los panales

Las avispas visitan las granjas de colmenas para encontrar el “bufé libre” de proteína (la abeja de la miel,Apis mellifera) que necesitan para alimentar a sus larvas. Los visitan de forma periódica y recurrente.

Esto supone que capturan abejas obreras delante de las colonias, con la consiguiente afectación directa de la recolección de néctar y polen, la pérdida de reservas y un debilitamiento general de las colonias de abejas, que las hace más vulnerables a enfermedades y a factores ambientales adversos.

La gran capacidad de dispersión de las nuevas reinas, que pueden volar varios kilómetros en un solo día, contribuye a la rápida expansión y a la presión constante sobre las granjas de colmenas.

Por todos estos motivos que se hace imposible su erradicación en las zonas donde ya ha llegado. Todo juega a su favor.

Mejores opciones para combatirlas

No hay estudios que demuestren que determinadas acciones sean efectivas para minimizar su impacto, como por ejemplo trampear reinas en primavera.




Leer más:
Avispa asiática: por qué la captura masiva con trampas debe parar


Ahora bien, sí se puede mejorar el manejo y la gestión de las granjas de colmenas in situ desde el sector de la apicultura, en función de la presencia de esta especie.

Los apicultores realizan trashumancia para evitar su presencia y ajustan temporalmente el movimiento de las colonias, o utilizan distintas herramientas para proteger las colmenas de la abeja de la miel, aunque presentan limitaciones, especialmente en periodos de alta presión.

La opción prioritaria desde el Grupo de Investigación de Biología Animal de la Universidad de Girona son las trampas Koldo adaptadas (KBA), modificadas a partir del diseño original del apicultor Koldo Belasko.

Trampa Koldo Belasko para la avispa velutina.

Esta trampa está diseñada para capturar obreras y reinas de manera selectiva delante de las colmenas sin afectar a las abejas, permitiendo un control más sostenible y aplicable en granjas de distintos tamaños.

Toda la información científica disponible y la que se pueda generar en el futuro sobre la gestión de la avispa asiática es clave como estrategia para establecer protocolos que permitan su control, ya sea para reducir los riesgos para las personas, para otros polinizadores o para la protección de las colonias de abejas de la miel. En este último caso, no se compromete la producción de miel y otros productos apícolas, y se establece un control selectivo y sostenible.

La avispa asiática ha llegado para quedarse.

The Conversation

Josep Maria Bas Lay no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Tendremos avispas este verano? Las papeleras, alfareras y asiáticas tienen todo a su favor – https://theconversation.com/tendremos-avispas-este-verano-las-papeleras-alfareras-y-asiaticas-tienen-todo-a-su-favor-281942

Un ‘Benjamin Button hidrológico’: el curioso caso del río Guadiana en las Tablas de Daimiel

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco J. Moreno Díaz del Campo, Profesor de Historia Moderna, Universidad de Castilla-La Mancha

Pasarela en el Parque Nacional de las Tablas de Daimiel (Ciudad Real, España). joserpizarro/Shutterstock

En el 2008, llegó a las carteleras El curioso caso de Benjamin Button, película basada en un breve relato escrito en 1922 por F. Scott Fitzgerald. Su protagonista nace con el aspecto físico de un octogenario que, a medida que pasa el tiempo, ve cómo su cuerpo rejuvenece mientras que sus experiencias son sentidas de una manera “normal”. Button vive la vida al revés, rejuvenece y, en cierto modo, vuelve al origen, pues fallece siendo un niño.

Un efecto similar se ha producido a raíz de las lluvias caídas en los primeros meses de 2026, que han convertido el tramo inicial del Guadiana, en el entorno del Parque Nacional de Las Tablas de Daimiel, en un “Benjamin Button hidrológico”. Sus aguas retroceden, discurren río arriba y terminan infiltrándose en la tierra. Aunque el fenómeno no es nuevo, no es tan conocido; en gran medida porque no resulta habitual.

En este enclave de Castilla-La Mancha, las tablas fluviales representan un ecosistema de humedal único en Europa Occidental, caracterizado por el desbordamiento de ríos en tramos llanos con muy poca pendiente y que actúan como grandes encharcamientos en los márgenes de su curso.

En condiciones normales, Las Tablas de Daimiel se formaban por la confluencia de dos ríos. Por un lado, el Cigüela, nacido en las serranías conquenses, que llegaba a Daimiel después de atravesar la llanura manchega. Por otro, el Guadiana, que nacía en los Ojos –hoy secos–, donde recuperaba en superficie el agua sobrante del acuífero subterráneo situado bajo La Mancha para unirla, kilómetros después, a las procedentes del Campo de Montiel, que discurrían por el Azuer, uno de sus afluentes.

Durante siglos, el sistema fluvial de Las Tablas funcionó de manera equilibrada. Agua, clima y suelos dieron lugar a un ecosistema dominado por un bosque mediterráneo progresivamente humanizado. Desde el siglo XIII, la Orden de Calatrava favoreció la roturación de tierras y su conversión en dehesas destinadas al pasto de ganado –generalmente ovino– que, cada invierno, llegaba a la zona procedente de las tierras altas de Castilla.




Leer más:
Lo que estamos perdiendo al restringir las crecidas de los ríos


Molinos como presas

Agua, bosque y pastos convivieron en Las Tablas en un escenario natural con unas enormes potencialidades económicas. Aquel espacio, conocido entonces como Real Dehesa de Zacatena, gozó de protección, al menos desde que Felipe II dictó unas ordenanzas con el objetivo de regular los aprovechamientos forestales, piscícolas y cinegéticos que, desde entonces, estuvieron vigilados por un guarda mayor.

Uno de los elementos más prototípicos del lugar fueron los molinos de ribera, de enorme importancia en la época preindustrial. Incluso puede decirse que, en una región seca como La Mancha, fueron más numerosos y económicamente más determinantes que los gigantes a los que se enfrentó don Quijote.

Varios de ellos datan de época musulmana. Sin embargo, el sistema de molinos hidráulicos del Alto Guadiana quedó configurado a lo largo del siglo XVI. A mediados de aquella centuria, entre los Ojos del Guadiana y el límite oriental de Zacatena –en un tramo de unos veinticinco kilómetros de río– llegaron a funcionar diez ingenios. Los molinos del Guadiana también actuaron como puentes y pesquerías, así como eficaces presas que retuvieron el agua del río y ampliaron la superficie encharcada.

Aunque su uso y gestión dieron lugar a pleitos y conflictos institucionales, el sistema funcionó con eficacia durante siglos. Cuando las ideas ilustradas propias del setecientos persiguieron aumentar las tierras cultivables y desecar el cauce del Guadiana, se hizo imprescindible derruir algunos de estos molinos y limitar el funcionamiento de otros. El fracaso de aquellos proyectos mantuvo en pie la mayoría de estos ingenios hasta bien entrado el siglo XX, cuando la dictadura franquista recuperó las ideas del siglo XVIII. En aquella ocasión no hubo marcha atrás.




Leer más:
¿Por qué hay ríos mediterráneos en peligro de extinción?


Un río que busca regresar a su origen

Los trabajos de canalización del Guadiana que se llevaron a cabo a finales de los años 1960, hicieron más profundo el cauce natural del río, alteraron el curso de las aguas, redujeron el encharcamiento de la ribera y limitaron la capacidad de molienda de las piedras que hasta entonces habían sido el motor de la economía local. Las presas fueron inutilizadas y el paisaje cambió radicalmente.

El regadío intensivo y la alteración de la dinámica natural del Guadiana condujeron a una situación insostenible. Las Tablas perdieron su equilibro natural, puesto que las aguas superficiales (cada vez más escasas) dejaron de encontrarse con las subterráneas, que ya no manaban del acuífero por la sobreexplotación a la que se le sometió.

Fue entonces cuando algunos recordaron el efecto regulador de las presas de los molinos, pero el estado de ruina en que se encontraban tras años de inactividad hizo imposible su rehabilitación. Sin embargo, el plan de regeneración hídrica que se puso en marcha en los años ochenta del siglo XX recuperó la esencia de su funcionamiento.

Para salvar Las Tablas se levantaron varias presas. Las dos más importantes fueron la de Puente Navarro y la del Morenillo. La primera se sitúa a la salida del Parque, a escasos metros del antiguo molino de El Navarro, mientras que la segunda se alza allí donde el Cigüela y el Guadiana se encuentran. La misión de ambas es mantener el nivel encharcamiento y asegurar una mínima lámina de agua, algo que, en los últimos años, ni tan siquiera ha sido posible debido, en parte y entre otros factores, a los efectos del cambio climático y la presión antrópica, que han reducido las lluvias y aumentado las extracciones del acuífero que antes alimentaba de manera natural al Guadiana.

La tercera presa es el molino de Molemocho (restaurado en 1998), que hunde sus cimientos en el río y que cierra la superficie encharcada de Las Tablas por su extremo suroriental.

La existencia de estas tres barreras cobra sentido en momentos puntuales, marcados por la abundancia de lluvias, dando lugar a fenómenos como el que ha ocurrido este año o como el acaecido durante el ciclo húmedo que tuvo lugar entre 2009 y 2013, un periodo de lluvias por encima de la media.

Cuando el cielo es generoso, el Cigüela vierte en Las Tablas y la superficie encharcada llega a su límite. Entonces, el agua rebasa la barrera central (presa del Morenillo), sigue su camino y desborda Puente Navarro. Si los niveles de encharcamiento persisten, incluso se hace necesario abrir las compuertas del Molemocho.

Es justo en ese momento cuando, como Button, el Guadiana desafía el orden natural y su corriente remonta el cauce en busca de su origen. El fenómeno no solo es curioso, sino muy positivo porque el agua termina infiltrándose en el subsuelo y contribuye a la recarga del acuífero.

Cierto es que es una situación anómala, temporalmente corta y que suele durar lo que dura la inundación máxima de Las Tablas, pero no es menos verdad que alerta acerca de la necesidad de controlar los niveles de encharcamiento y de lo mucho que la historia de las infraestructuras hidráulicas de aquella comarca puede enseñar a propios y extraños del lugar.

The Conversation

Francisco J. Moreno Díaz del Campo forma parte del Proyecto de Investigación «PERMASEPI. Percepción y materialidad de los sistemas socio-ecológicos en la Península Ibérica (siglos XIV-XVIII)» (PID2024-155668NA-100) financiado por el MICIU, la AEI y por el FEDER.

ref. Un ‘Benjamin Button hidrológico’: el curioso caso del río Guadiana en las Tablas de Daimiel – https://theconversation.com/un-benjamin-button-hidrologico-el-curioso-caso-del-rio-guadiana-en-las-tablas-de-daimiel-281209

Vacunas caducadas: qué riesgos existen y cuáles no

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Pérez Caballero, Profesor de Parasitología y Enfermedades Parasitarias, Universidad de León

wisely/Shutterstock

El término “caducado” se asocia de forma inmediata con peligro. En la vida cotidiana, consumir un producto fuera de fecha puede implicar un riesgo, y es lógico que esta idea se traslade a las vacunas. Sin embargo, en el ámbito sanitario no siempre significa lo mismo. Aunque se usan de forma preventiva, las vacunas son también fármacos y, como tales, cuentan con una fecha de caducidad. Pero ¿qué pasa si se administra una inmunización caducada?

No todas las vacunas funcionan igual ni se diseñan de la misma forma: buscan el mismo objetivo –entrenar al sistema inmunitario para reconocer a un patógeno y responder con rapidez si entra en contacto con él–, pero no lo consiguen de la misma manera.

Existen varias estrategias para enseñar a nuestras defensas sin causar la enfermedad, diferencias que son importantes para entender su estabilidad y su conservación.

¿Cómo se diseñan las vacunas?

Algunas vacunas utilizan versiones debilitadas del microorganismo y generan una respuesta muy completa. Otras emplean patógenos inactivados o fragmentos que no pueden replicarse, pero que siguen siendo reconocidos por nuestro cuerpo.

Además, en los últimos años se han desarrollado variedades basadas en material genético, como las de ARN y ADN. Estas no contienen el microorganismo, sino que aportan instrucciones para que nuestras células produzcan una parte de él. Así se activa la respuesta inmunitaria.

Muchas vacunas combinan varios antígenos –la parte del patógeno que reconoce el sistema inmunitario– en una sola dosis. Es el caso de las trivalentes, tetravalentes o hexavalentes, que protegen frente a varias enfermedades a la vez.

Por ejemplo, algunas vacunas infantiles combinan protección frente a difteria, tétanos, tosferina, poliomielitis y hepatitis B. Esto reduce el número de inyecciones y simplifica los calendarios vacunales.

Como el sistema inmunitario puede responder a varios estímulos al mismo tiempo, estas combinaciones no hacen la vacuna más agresiva, pero sí requieren un diseño cuidadoso.

Todas las diferencias señaladas influyen en su eficacia y estabilidad; por eso son clave para entender la caducidad.

¿Qué más contienen las vacunas?

En este aspecto, también es importante saber qué contiene una vacuna. El componente principal es el antígeno, que permite al sistema inmunitario reconocer el patógeno. Muchas incluyen además adyuvantes, sustancias que refuerzan la respuesta inmunitaria y ayudan a que la protección sea más eficaz.

Y, finalmente, las vacunas incorporan estabilizantes y conservantes, cuya función reside en mantener el producto en condiciones adecuadas durante el almacenamiento y el transporte.

Todos estos componentes están diseñados para garantizar la seguridad y eficacia, pero no pueden mantenerse estables de forma indefinida: con el paso del tiempo, algunos pueden degradarse o perder actividad. Este proceso es lento y depende de factores como la temperatura y la luz.

Una interrupción en la cadena de frío puede acelerar la pérdida de estabilidad; de ahí que la conservación en temperaturas adecuadas sea tan importante como el tiempo.

¿Qué pasa si se administra una vacuna caducada?

La fecha límite no indica que una vacuna se vuelva peligrosa de forma inmediata. En la mayoría de los casos, administrar una inmunización caducada no implica un riesgo inmediato para la salud. No se convierte en un producto tóxico ni genera efectos adversos distintos a los habituales.

Lo que indica este límite es hasta cuándo el fabricante puede garantizar que la vacuna mantiene todas sus propiedades. Es decir, a partir de ese momento no se puede asegurar que funcione como se espera. Si ha perdido estabilidad, la respuesta inmunitaria será menor, algo importante porque puede traducirse en una protección insuficiente. Por eso las fechas de caducidad se establecen con criterios muy conservadores: el objetivo es asegurar que cada dosis ofrezca la protección prevista.

¿Cómo se gestionan estos casos en salud pública?

Cuando se detecta la administración de una vacuna caducada se activan protocolos específicos con el objetivo de evaluar cada situación. Entonces se analizan factores como el tipo de vacuna, el tiempo desde su caducidad y las condiciones de conservación. Con esta información, los profesionales deciden si es necesario revacunar o hacer seguimiento.

Estos incidentes también se revisan para detectar posibles fallos en los sistemas de control. Así se mejoran los procedimientos y se reduce la probabilidad de que se repitan. Todo forma parte de los programas de vigilancia farmacológica, cuyo objetivo es garantizar la seguridad y la eficacia.

¿Se han dado casos reales?

Los casos de administración de vacunas caducadas son poco frecuentes, pero ocurren. Cuando se detectan, suelen comunicarse y revisarse los protocolos. Aunque en la mayoría de las situaciones no se producen consecuencias graves, puede ser necesario repetir la dosis para asegurar la protección.

La administración de vacunas caducadas muestra hasta qué punto es importante entender cómo funcionan realmente las intervenciones sanitarias. No todos los riesgos son iguales, ni todas las situaciones deben interpretarse de forma automática.

En este caso, la clave está en distinguir entre seguridad y eficacia. Mientras que el riesgo inmediato para la salud suele ser bajo, una posible pérdida de protección sí puede tener consecuencias si no se detecta y se corrige.

Comprender estos matices permite evaluar mejor este tipo de situaciones y evitar interpretaciones alarmistas. En un contexto en el que estos casos pueden aparecer de forma puntual en los medios, contar con información clara y rigurosa resulta esencial para mantener la confianza en la salud pública.

The Conversation

Raúl Pérez Caballero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Vacunas caducadas: qué riesgos existen y cuáles no – https://theconversation.com/vacunas-caducadas-que-riesgos-existen-y-cuales-no-278639

Incontinencia urinaria femenina: un problema subestimado que causa mucho sufrimiento

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marina Gómez de Quero Córdoba, Profesora Lectora en Grado en Enfermería, Universitat Rovira i Virgili

¿Qué pasa cuando algo cotidiano como reír, toser o salir de casa se convierte en un estrés constante?

Esto es lo que viven millones de mujeres con incontinencia urinaria, un problema de salud tan frecuente como infradiagnosticado. Aunque se estima que aproximadamente una de cada tres mujeres experimentará algún tipo de incontinencia a lo largo de su vida, sigue siendo una realidad que se normaliza y muchas veces se silencia.

No es una enfermedad banal ni una consecuencia “normal” de la edad, los partos o la menopausia. Hablamos de una condición con un impacto biológico, psicológico y social profundo, que condiciona la calidad de vida de quienes la padecen.

Fisiológicamente, se produce por una alteración en los mecanismos que controlan el almacenamiento y la salida de la orina. En condiciones normales, la vejiga se llena de forma progresiva mientras los músculos del suelo pélvico y los esfínteres uretrales permanecen contraídos, evitando las pérdidas. Cuando este sistema falla –por debilidad del suelo pélvico, daño neurológico, hiperactividad del músculo detrusor o alteraciones hormonales– se pierde el control voluntario de la micción.

Factores como los embarazos y partos, la menopausia, el envejecimiento, cirugías previas o determinadas enfermedades neurológicas pueden contribuir a estos cambios, dando lugar a distintos tipos de incontinencia, como la de esfuerzo (desencadenada por un esfuerzo físico, una tos, una risa…), la de urgencia (cuando se produce una imperiosa necesidad de orinar y algo se escapa antes de llegar al baño) o la mixta.

Cuando el problema no es solo físico

Durante años, se ha abordado este problema casi exclusivamente desde el plano físico: cuánta orina se pierde, con qué frecuencia, qué tipo de compresa se utiliza… Sin embargo, el verdadero peso de la incontinencia no siempre está en la vejiga, sino en lo que provoca a nivel emocional.

En un estudio publicado recientemente en la revista Enfermería Clínica, analizamos a 200 mujeres con incontinencia urinaria atendidas en una consulta de enfermería urológica. Según los resultados, más del 60 % presentaban síntomas de depresión y casi el 67 % mostraban ansiedad clínicamente relevante.

Aunque estos datos no permiten establecer una relación de causa‑efecto directa, sí son problemas que coexisten e influyen mutuamente. También es probable que factores previos –como antecedentes de ansiedad o depresión, enfermedades crónicas o situaciones vitales estresantes– contribuyan a ese malestar psicológico.

Porque hablamos de un sufrimiento emocional sostenido, asociado al miedo constante a las pérdidas, a la vergüenza social y a la sensación de pérdida de control.

Vivir en alerta constante

Muchas mujeres con incontinencia organizan su vida alrededor del síntoma:
dónde hay un baño, qué ropa ponerse, cuánto tiempo pueden estar fuera de casa, si pueden hacer ejercicio o viajar…

Esta vigilancia permanente genera estrés crónico. No descansan ni el cuerpo ni la mente, hasta llegar a un punto que es agotador.

Además, casi el 80 % de las mujeres entrevistadas manifestaron necesitar más datos sobre la incontinencia urinaria. Muchas recurren a internet o a su entorno cercano, con información fragmentada, mitos o mensajes contradictorios.

Las enfermeras aparecieron como una de las figuras clave en la educación sanitaria y en el acompañamiento, ¿por qué? Por su conocimiento en lo que atañe a la salud, por su capacidad de ofrecer un espacio seguro en el que poder hablar, por el apoyo emocional y por contar con una figura (en muchas ocasiones femenina, lo que también ayudaba) para expresar lo que durante años no han podido comentar con nadie.

Educar en salud no es solo informar, sino también explicar utilizando la ciencia y los conocimientos, en un lenguaje que los pacientes puedan comprender. De esa manera se realiza una escucha activa, una validación, una regulación emocional y un control de la autoestima.

La incontinencia urinaria afecta a la imagen corporal, a la autoestima, a la vida sexual y a la salud mental. Por eso, abordarla únicamente con compresas o soluciones aisladas es insuficiente. La evidencia científica apunta a la necesidad de un abordaje integral, que tenga en cuenta tanto los síntomas físicos como el impacto emocional.

¿Cómo reducir la incontinencia y a quién preguntar?

Actualmente existen múltiples medidas eficaces para reducir la incontinencia urinaria, y la mayoría no son quirúrgicas. El principal enfoque es llevar a cabo un tratamiento conservador, que incluye la rehabilitación del suelo pélvico mediante ejercicios guiados por profesionales especializados, capaces de mejorar el control urinario y reducir de forma significativa los escapes.

A esto se suman estrategias como el entrenamiento de la vejiga, cambios en hábitos miccionales, ajuste de la ingesta de líquidos y cafeína y educación sanitaria por parte de enfermeras o profesionales de la urología, algo clave para romper mitos y favorecer la adherencia al tratamiento.

En determinados casos pueden utilizarse pesarios, dispositivos de silicona que se introducen en la vagina para dar soporte a los órganos pélvicos. Su uso es especialmente útil en caso de prolapso, cuando la vejiga, útero o recto descienden de su posición normal debido al debilitamiento del suelo pélvico. Además, puede indicarse tratamiento farmacológico de forma individualizada según el tipo de incontinencia.

Cuando estas medidas no son suficientes, se valoran diferentes opciones quirúrgicas. Entre ellas se encuentra la colocación de una banda suburetral, que proporciona soporte a la uretra para evitar las pérdidas durante esfuerzos como toser o reír. Otra alternativa es la colposuspensión de Burch, una cirugía que eleva y fija el cuello de la vejiga. En casos determinados, puede plantearse también la implantación de un esfínter urinario artificial.

A fin de cuentas, la evidencia demuestra que un abordaje temprano y personalizado mejora los síntomas físicos, la calidad de vida y el bienestar emocional de las mujeres.

The Conversation

Marina Gómez de Quero Córdoba no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Incontinencia urinaria femenina: un problema subestimado que causa mucho sufrimiento – https://theconversation.com/incontinencia-urinaria-femenina-un-problema-subestimado-que-causa-mucho-sufrimiento-274371

Por qué saber escuchar es la habilidad democrática más importante de la era digital

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara Kells, Director of Program Management at IE Digital Learning and Adjunct Professor of Humanities, IE University

Halfpoint/Shutterstock

En una conversación típica de hoy en día, no es difícil darse cuenta de cuándo alguien ha dejado de escuchar. Su atención se desvía, su respuesta llega demasiado rápido o su mirada se dirige hacia alguna pantalla. La conversación continúa, pero ya se ha perdido algo esencial. Hablamos más que nunca a través de plataformas, dispositivos y espacios digitales, pero ¿nos estamos escuchando realmente unos a otros?

El debate público actual tiende a centrarse en el discurso. Las cuestiones sobre quién puede hablar, qué debe regularse y si la libertad de expresión está amenazada dominan las discusiones sobre la vida digital. Se trata, sin duda, de preocupaciones importantes, pero se basan en una suposición que rara vez examinamos: que ser escuchado es una consecuencia natural de hablar.

## El valor para hablar con sinceridad

Los antiguos atenienses entendían que el discurso democrático requería dos cosas en igual medida: el derecho a hablar y el valor para hablar con sinceridad.

Pero ambos ideales dependen de la presencia de algo que los atenienses rara vez discutían explícitamente, porque en el ágora simplemente se daba por sentado: una audiencia dispuesta a recibir genuinamente lo que se decía.

Hablar y escuchar no son preocupaciones rivales. Son dos caras de la misma práctica cívica, y no se puede defender una sin prestar atención a la otra. Hoy en día, hemos invertido una enorme energía en proteger y ampliar el derecho a hablar. Sin embargo, hemos prestado mucha menos atención a lo que ocurre en el lado receptor.




Leer más:
Lo que la antigua Atenas nos enseña sobre el debate y la disidencia en la era de las redes sociales


Escuchamos para responder en lugar de para comprender

Escuchar no es una actividad pasiva. No es simplemente la ausencia de hablar, ni equivale a oír palabras a medida que pasan. Escuchar bien es comprometerse con lo que dice otra persona como algo significativo, algo que puede entenderse, interpretarse y responderse en sus propios términos.

Los filósofos llaman a esto “asimilación”: la disposición a recibir con precisión lo que alguien ha dicho antes de reaccionar ante ello. En la práctica, esto significa interiorizar un argumento el tiempo suficiente para comprenderlo genuinamente, en lugar de responder a una versión simplificada o distorsionada del mismo. Significa distinguir lo que una persona realmente ha afirmado de lo que hemos supuesto que quería decir. Significa tratar a la persona que habla como un participante en un intercambio compartido, no como un obstáculo que hay que superar.

Esto es más difícil de lo que parece. Tendemos a escuchar para responder en lugar de para comprender. Buscamos el momento en que podamos rebatir, el punto débil del argumento, la oportunidad para exponer nuestro propio punto de vista. Esto no es escuchar. Es esperar.

La distinción es de enorme importancia en la vida democrática. Cuando los ciudadanos se enfrentan a caricaturas de opiniones contrarias en lugar de a las opiniones mismas, el debate público pierde su capacidad de producir algo más que ruido. El desacuerdo se convierte en una actuación. La discusión se convierte en teatro. Y la posibilidad de una persuasión genuina, de cambiar realmente de opinión a la luz de lo que otra persona ha dicho, desaparece silenciosamente.




Leer más:
Los grandes pensadores animan a recuperar el arte de la escucha


Los entornos digitales dificultan la escucha

Las plataformas que ahora albergan la mayor parte de nuestra conversación pública no se diseñaron pensando en la escucha. Se diseñaron para la participación, que es algo muy diferente.

La participación, tal y como la miden las principales plataformas de redes sociales, significa clics compartidos, reacciones y tiempo dedicado. El contenido que despierta emociones fuertes –especialmente la indignación, la ira y la alarma moral– suele obtener buenos resultados según estas métricas. El contenido que invita a una reflexión cuidadosa, en cambio, no suele hacerlo.

El resultado es un entorno informativo que recompensa sistemáticamente el tipo de comunicación menos propicio para la escucha genuina: rápida, declarativa, cargada de emoción y diseñada para provocar una reacción en lugar de suscitar una respuesta.

A esto se suma la forma en que los algoritmos nos presentan el contenido. Rara vez nos encontramos con argumentos en su forma completa, formulados por las personas que los sostienen, en el contexto en el que se presentaron. En cambio, solemos encontrarnos con fragmentos, capturas de pantalla, resúmenes y paráfrasis, a menudo seleccionados precisamente porque son fáciles de descartar o ridiculizar. En otras palabras, se nos está entrenando para interactuar con caricaturas. Y las caricaturas no requieren escucha. Solo requieren una reacción.

Las consecuencias para la vida democrática son graves. Una esfera pública en la que la gente habla constantemente pero rara vez se siente realmente escuchada no es saludable. Es una esfera en la que se acumula la frustración, se endurecen las posiciones y cada vez resulta más difícil encontrar el terreno común necesario para la toma de decisiones colectiva. No se trata simplemente de un problema tecnológico. Es un problema cívico. Y exige una respuesta cívica.




Leer más:
¿Qué es el tiempo histórico y cómo influye en nuestro aprendizaje de la Historia?


Cómo enseñar (y practicar) la escucha

La buena noticia es que la escucha, a diferencia del diseño algorítmico, es algo sobre lo que podemos influir directamente. Es una habilidad, y las habilidades se pueden enseñar.

En el ámbito educativo, esto significa crear espacios donde los estudiantes practiquen la comprensión de forma deliberada. Los profesores pueden, por ejemplo, organizar debates en los que se pida a los estudiantes que reformulen el argumento de un compañero hasta que este quede satisfecho antes de ofrecer una crítica. Esta práctica crea un entorno en el que la participación equitativa es una expectativa estructural más que una idea de último momento, y donde el desacuerdo se trata como una oportunidad para comprender en lugar de para ganar.

La misma lógica se aplica más allá del debate en vivo. Se puede pedir a los estudiantes que escuchen un pódcast, vean un vídeo o lean un artículo con una tarea en mente: ¿puedes explicar su argumento de forma imparcial antes de decidir si estás de acuerdo con él?

No se trata simplemente de ejercicios de clase: son ensayos para la vida democrática.

Estos hábitos también se pueden cultivar fuera de la educación formal. Antes de responder a algo que nos provoque, hagamos una pausa lo suficientemente larga como para preguntarnos si hemos entendido el argumento real. Antes de criticar una postura, reformulémosla en términos que su defensor reconocería. Separemos lo que una persona ha dicho de nuestras suposiciones sobre por qué lo ha dicho. Se trata de pequeños ajustes, pero si se practican de forma constante, cambian la calidad del intercambio.

Una democracia que únicamente enseña a la gente a hablar libremente solo ha hecho la mitad del trabajo. En la antigua Grecia, el ágora no era un escenario: era un lugar de intercambio. Recuperar ese espíritu, en las aulas, en las conversaciones y en los espacios digitales que ahora habitamos juntos, comienza con la habilidad más silenciosa y exigente de aprender a escuchar de verdad.

The Conversation

Sara Kells no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Por qué saber escuchar es la habilidad democrática más importante de la era digital – https://theconversation.com/por-que-saber-escuchar-es-la-habilidad-democratica-mas-importante-de-la-era-digital-282208

El mandato de Guterres termina este año: ¿cómo se elige al secretario general de Naciones Unidas?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Aritz Obregón Fernández, Investigador y profesor de Derecho internacional, Universidad del País Vasco / Euskal Herriko Unibertsitatea

El actual secretario general de Naciones Unidas, António Guterres, finaliza su segundo mandato de cinco años en diciembre de 2026. Mientras considera su futuro, en el que sin duda se vislumbra la escritura de sus memorias sobre su paso por el cargo, la organización se encuentra inmersa en el proceso de elección de la persona que le sustituirá.

La Carta de Naciones Unidas simplemente establece que la Secretaría General es elegida por la Asamblea General por recomendación del Consejo de Seguridad, otorgando a los cinco miembros permanentes –China, Estados Unidos, Francia, Reino Unido y Rusia– el control de la elección con su derecho a veto.

Durante décadas, la persona era elegida por el Consejo de Seguridad y la Asamblea General se limitaba a refrendarla. Tras reiterados llamamientos a adoptar un proceso más transparente e inclusivo, desde 2015 se viene tratando de configurar un proceso de elección estructurado en permanente mejora.

En abril se dio inicio formal a la carrera con un diálogo interactivo público de los candidatos con los Estados y la sociedad civil en el que expusieron su visión de Naciones Unidas y respondieron a sus preguntas.

La siguiente fase, en mayo o junio, será la celebración de reuniones a puerta cerrada con los miembros del Consejo de Seguridad, seguidas de deliberaciones privadas entre ellos. En julio comenzarán las encuestas informales en el órgano. Se prevé que en un primer momento todos los miembros utilicen papeletas iguales para optar entre “apoya”, “desaconseja” o “no tiene opinión”.

Más adelante harán uso de papeletas diferenciadas entre los miembros permanentes y electos. En ese momento clave conoceremos, mediante filtraciones interesadas, si alguno de los cinco grandes “desaconseja” a alguna de las personas candidatas. De manera similar, se esperan sondeos más informales entre todos los Estados de la Asamblea General.

Los intercambios del Consejo de Seguridad podrían demorarse algunos meses hasta que logren consensuar, al menos, un candidato no controvertido. Entonces, aprobará una resolución por, al menos, nueve votos afirmativos y sin ningún voto en contra de los miembros permanentes, recomendando su elección.

Será entonces cuando la Asamblea General se pronuncie sobre el candidato propuesto. En el último trimestre del año conoceremos a la persona que sustituirá a Guterres.

Habilidades diplomáticas, comunicativas y multilingües

Los candidatos deben encarnar los más elevados estándares de eficiencia, competencia e integridad y un firme compromiso con los propósitos y principios de la Carta de Naciones Unidas. Además, es conveniente que cuenten con capacidad de liderazgo y gestión demostrada, extensa experiencia en relaciones internacionales y habilidades diplomáticas, comunicativas y multilingües. Asimismo, se suele subrayar la necesidad de que sea independiente, una alusión crítica a la práctica de “reservar” altos cargos de la organización para garantizar apoyos.

La elección también deberá tener presente la rotación regional, un criterio ampliamente aceptado para garantizar un equilibrio regional en la elección de los cargos más importantes de Naciones Unidas que no siempre se respeta. Si esta vez se observa, todo parece indicar que el candidato provendrá de uno de los 33 Estados de América Latina y el Caribe.

A este criterio se le suma el de género, que ha adquirido un protagonismo predominante durante este proceso. En el Pacto para el Futuro de 2024, los Estados se lamentaron de que entre los nueve secretarios generales que ha habido todavía no se haya elegido a una mujer y llamaron a considerar tal posibilidad. Una investigación muestra que, al menos, 92 Estados se han comprometido públicamente a ello, entre ellos Francia y Reino Unido. China se ha pronunciado en este sentido recientemente.

¿Quiénes son las personas candidatas?

Tras la retirada de Virginia Gamba por parte de Maldivas, cuatro personas compiten por la Secretaría General. Los Estados de la región latinoamericana, lejos de lograr acordar una candidatura común, han presentado a tres personas. Brasil, Chile y México nominaron a la expresidenta, exdirectora de ONU-Mujeres y ex alta comisionada de los Derechos Humanos, Michelle Bachelet. El actual Gobierno chileno retiró su respaldo nada más llegar al poder.

Argentina, por su parte, nominó al nacional Rafael Mariano Grossi, director general del Organismo Internacional de Energía Atómica. Costa Rica hizo lo propio con la secretaria general de la Organización de las Naciones Unidas para el Comercio y el Desarrollo, Rebeca Gynspan.

Fuera de la región, el único candidato es el expresidente senegalés Macky Sall, nominado por Burundi y rechazado como candidato por la Unión Africana.

En caso de que ninguna de las candidaturas obtuviera el consenso necesario, no es descartable que surjan otras nuevas.

El próximo lo tendrá más difícil

No hay que perder de vista que el secretario general es el primer funcionario de la organización. Su poder se deriva, en gran medida, de sus capacidades de diálogo, negociación, lograr consenso e inventiva.

La persona elegida tendrá que liderar una organización en crisis financiera, sometida a presiones de desfinanciación por parte de Estados Unidos, una reforma del organismo urgente y necesaria que no llega –ni hay visos reales de que se dé– y una irrelevancia creciente en el ámbito de la paz y seguridad internacional. Y todo ello en un contexto internacional tremendamente convulso. Sea quien sea, le espera un trabajo endiablado.

The Conversation

Aritz Obregón Fernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El mandato de Guterres termina este año: ¿cómo se elige al secretario general de Naciones Unidas? – https://theconversation.com/el-mandato-de-guterres-termina-este-ano-como-se-elige-al-secretario-general-de-naciones-unidas-282085

IA en los hospitales: estos son los derechos que podrían estar en riesgo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María José Parejo Guzmán, Profesora Titular de la Facultad de Derecho, Universidad Pablo de Olavide

frank60/Shutterstock

La inteligencia artificial ya se utiliza en hospitales para priorizar pacientes, apoyar diagnósticos o recomendar tratamientos. Estas herramientas prometen mayor eficiencia y rapidez e, incluso, pueden ayudar a reducir listas de espera.

Sin embargo, junto a estas ventajas surgen preguntas que no son solo técnicas, sino también jurídicas: ¿qué ocurre si un algoritmo ignora las preferencias del paciente? ¿Quién responde cuando una decisión automatizada afecta a derechos fundamentales?

La inteligencia artificial ya está transformando la medicina. Ahora toca preguntarse cómo garantizar que esa transformación respete los derechos de pacientes y profesionales.

Cuando el algoritmo no ve a la persona

La práctica sanitaria nunca ha sido completamente neutral. Las decisiones médicas están atravesadas por valores, creencias y preferencias personales.

Un paciente puede rechazar una transfusión de sangre, solicitar una dieta específica por motivos religiosos o expresar preferencias sobre el final de la vida. Estas decisiones forman parte del ejercicio de la autonomía personal y del derecho a la salud. Sin embargo, muchos sistemas de inteligencia artificial no están diseñados para tener en cuenta esas dimensiones. Funcionan a partir de grandes volúmenes de datos y patrones estadísticos, pero no siempre incorporan variables relacionadas con las convicciones personales o culturales.

Esto puede generar situaciones problemáticas: recomendaciones médicas que no respeten la voluntad del paciente o decisiones automatizadas que, sin pretenderlo, ignoren aspectos esenciales de su identidad.

El riesgo de una discriminación invisible

Otro de los grandes desafíos es el de los sesgos algorítmicos. Si los sistemas de inteligencia artificial se entrenan con datos incompletos o poco representativos, pueden reproducir desigualdades existentes.

Este debate ya está presente en la literatura científica y también en el ámbito divulgativo. En relación al uso de la IA para la prevención de enfermedades, surgen interrogantes sobre privacidad, equidad y control de los datos.

En el ámbito clínico, el problema puede ser aún más delicado. Una herramienta que priorice pacientes o recomiende tratamientos podría perjudicar indirectamente a determinadas minorías, si sus necesidades específicas no están contempladas en los datos de partida.

No se trataría de una discriminación directa, sino de algo más difícil de detectar: una desigualdad incorporada en el propio sistema.

¿Qué ocurre con los profesionales sanitarios?

La introducción de la inteligencia artificial también plantea preguntas para médicos y personal sanitario. ¿Y si un algoritmo recomienda una actuación que entra en conflicto con las convicciones del profesional? ¿Debe seguir la indicación técnica o su propio criterio ético?

Un sistema informático no puede sustituir el juicio clínico ni la responsabilidad profesional. Los sistemas deben entenderse como herramientas de apoyo, no como sustitutos de la decisión humana. De lo contrario, existe el riesgo de desdibujar tanto la responsabilidad como la libertad de conciencia en la práctica médica.

Datos sensibles y decisiones automatizadas

Para que la inteligencia artificial tenga en cuenta las preferencias del paciente, sería necesario incorporar información especialmente sensible, como sus creencias religiosas o convicciones personales.

Aquí aparece otro problema jurídico relevante: la protección de datos. La religión es considerada un dato especialmente protegido por la normativa europea y su uso exige garantías estrictas.

Esto obliga a encontrar un equilibrio complejo: cómo respetar las convicciones del paciente sin comprometer su privacidad.

Investigaciones recientes han subrayado estos desafíos, como un trabajo reciente sobre inteligencia artificial y diversidad religiosa en sanidad publicado en la revista Religions, donde destacamos la necesidad de adaptar el marco jurídico a los entornos sanitarios digitalizados e incorporar garantías frente a posibles vulneraciones de derechos.

Asimismo, otros estudios han señalado la importancia de repensar la gobernanza de la inteligencia artificial en el ámbito del derecho a la salud para evitar que la innovación tecnológica genere nuevas desigualdades o erosione la autonomía del paciente.

¿Qué garantías necesitamos?

Ante estos desafíos, la clave no es frenar la innovación, sino acompañarla de garantías adecuadas. Entre ellas, destacan la supervisión humana de las decisiones automatizadas, la transparencia de los algoritmos, la evaluación de impacto en derechos fundamentales y la incorporación de acomodaciones razonables en entornos digitales.

Esto implica diseñar sistemas capaces de adaptarse a las necesidades reales de los pacientes, incluyendo sus convicciones personales, sin comprometer la equidad del sistema sanitario.

La inteligencia artificial puede mejorar la medicina, hacerla más eficiente y, en muchos casos, más precisa. Pero también puede transformar silenciosamente la forma en que se toman decisiones sobre la salud.

Por eso, el debate no es solo tecnológico. Es, ante todo, un debate sobre derechos. Si los sistemas de inteligencia artificial no se diseñan con estos principios en mente, corremos el riesgo de que decisiones aparentemente neutras terminen afectando a la autonomía del paciente, la igualdad o la libertad de conciencia.

La inteligencia artificial ya está en los hospitales. La verdadera cuestión no es si debemos usarla, sino cómo garantizar que refuerce –y no debilite– los derechos fundamentales que sustentan la atención sanitaria.

The Conversation

María José Parejo Guzmán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. IA en los hospitales: estos son los derechos que podrían estar en riesgo – https://theconversation.com/ia-en-los-hospitales-estos-son-los-derechos-que-podrian-estar-en-riesgo-279179

Ni toda la tecnología es innovación ni toda la innovación es tecnología

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Atela, Profesor Doctor Deusto Business School y Facultad de Ingeniería, Universidad de Deusto

Así como la piedra filosofal “tendría la capacidad de transformar metales básicos en preciosos a través de un proceso llamado crisopea o argiropea”, en el mundo de la gestión empresarial aparecen, cíclicamente, alquimistas expertos en innovación tecnológica (desde los sistemas de gestión de software de finales del siglo pasado, pasando por la digitalización de los procesos de la década pasada hasta la inteligencia artificial de la actualidad) que prometen a las organizaciones que, si incorporan sus innovaciones a la estrategia de empresa, saltarán al Olimpo de la excelencia empresarial.

Pero la realidad es más tozuda y los datos no engañan. Según las consultoras McKinsey y Boston Consulting Group, el 70 % de las transformaciones organizacionales fracasan.

Cuando hablamos de transformación digital los datos son todavía más dramáticos. En efecto, el informe de McKinsey señala que la tasa de éxito general es de solo el 16 %. Para empeorar la situación, esta tasa se refiere a empresas de industrias digitalmente avanzadas (tecnología, comunicaciones, etc.). En industrias tradicionales (automoción, farmacéutica, petróleo, gas) la tasa de éxito cae a un indicador de entre el 4 y el 11 %.

Si analizamos el Informe Standish (también llamado Reporte Caos), los resultados no son más halagüeños. Este informe se viene elaborando anualmente desde 1994 y analiza el éxito o fracaso en proyectos de desarrollo de software. De acuerdo al último informe:

  • El 31,1 % de los proyectos de software se cancelan.

  • El 52,7 % son problemáticos o no satisfactorios.

  • Solo el 16,2 % se consideran exitosos.

Nos han vendido la tecnología como la solución a todos los males y nos encontramos con estos datos demoledores. Algo no funciona y, definitivamente, tenemos un problema, que termina provocando un ingente despilfarro de recursos, frustración y falta de confianza. ¿Cuáles son las principales causas de este fracaso?:

  • La resistencia y falta de compromiso de los empleados y mandos intermedios, según apunta el 72 % de las empresas con proyectos fallidos.

  • La falta de atención a la cultura corporativa y a las habilidades y capacidades de las personas que trabajan en la organización.

  • Los fallos y la falta de coordinación en el proceso de cambio que implica la transformación tecnológica.

¿Qué es la innovación?

La definición más aceptada de innovación es la que nos entrega el Manual de Oslo, elaborado por la OCDE y Eurostat en 2018:

«Una innovación es un producto o proceso (o una combinación de ambos) nuevo o mejorado que difiere significativamente de los productos o procesos anteriores de la unidad y que se ha puesto a disposición de los usuarios potenciales (producto) o ha sido puesto en uso por la unidad (proceso)».

A partir de aquí, y de forma sencilla, la mejor forma de describir la innovación es:

«La innovación es crear valor –incremental o radical– para los usuarios o clientes de un producto o proceso».

Las formas que puede adoptar la innovación son: innovación de producto, de proceso, de mercado, de organización o de modelo de negocio.

Así, por definición, cualquier transformación digital persigue innovar para aportar valor a uno o varios grupos de clientes de esa transformación (dirección, empleados, accionistas, usuarios, clientes, etc.).

Tecnología-Procesos-Personas: una secuencia errónea

El típico proceso de transformación digital suele partir de un problema en la empresa. Un caso típico sería: “Tenemos mucho desorden en nuestros procesos empresariales”. ¿La solución obvia? Instalar un software de gestión (Tecnología). ¿Cómo suele hacerse? Se toma la decisión de compra, se contrata a consultores expertos (los alquimistas de otra piedra filosofal, la digitalización, un poco más antigua que la IA) y se asigna el proyecto al área de IT. Todo sin haber determinado antes las habilidades digitales de los usuarios futuros (Personas), ni analizado con esas personas los procesos organizacionales actuales (Procesos).

Un ejemplo: en 2018, la compañía alemana LIDL canceló el proyecto de instalación de SAP (un conocido software de gestión) en el que había invertido 7 años y 500 millones de euros. ¿El motivo? La falta de feedback de los futuros usuarios del sistema y la rigidez en la instalación de la nueva tecnología que, en resumen, había consistido en aplicar la secuencia “Tecnología-Procesos-Personas”. Es decir, se instala la tecnología (primero) confiando en que eso mejorará los procesos (segundo), uniendo la falsa confianza con la creencia errónea de que los trabajadores adoptarán el cambio “porque la dirección y los consultores creen que es lo mejor para la empresa” (tercero).

Mejorar la secuencia: Personas-Procesos-Tecnología

Volvamos a nuestra definición de innovación: creación de valor (ya sea de manera incremental o radical) para usuarios y clientes de un producto o proceso.

Asumiendo que cualquier proceso de transformación digital persigue innovar, ¿por qué no empezar por incorporar desde el principio a los usuarios y clientes del proceso?

Conocer bien la cultura organizacional, entender cómo funcionan los procesos, el porqué de las decisiones que se toman y, muy importante, las habilidades de los empleados para adoptar las nuevas tecnologías –tanto desde el punto de vista técnico como de capacidad de adaptación al cambio– son factores clave para la culminación del proceso. El éxito de una transformación, y por extensión de la innovación, se basa en la adopción de un enfoque holístico que equilibre el rendimiento con la salud organizacional.

Llegamos, por fin, a la gran paradoja de la transformación tecnológica: los elementos clave para una transformación sostenible y exitosa son consistentemente no tecnológicos.

En efecto, los factores clave para el éxito son los siguientes:

Dicho de manera fácil, y en línea con cualquier proceso de innovación bien desarrollado: hay que empezar por el “por qué” (las personas y los procesos) para luego desarrollar e implementar el “qué” (las tecnologías).

En resumen, la innovación duradera y la transformación exitosa se logran cuando las organizaciones se centran en el cambio de mentalidad, el desarrollo de las capacidades humanas y la institucionalización de procesos de ejecución rigurosos. La tecnología es una herramienta poderosa, pero su valor solo se materializa cuando se implementa dentro de un marco de cambio cultural y operativo que priorice, por encima de todo, a las personas.


Este artículo se publicó originalmente en la revista Telos, de la Fundación Telefónica.

The Conversation

Pablo Atela no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Ni toda la tecnología es innovación ni toda la innovación es tecnología – https://theconversation.com/ni-toda-la-tecnologia-es-innovacion-ni-toda-la-innovacion-es-tecnologia-279810