Animaux sacrés et royaux du Cameroun : la littérature et la prospective peuvent-elles les sauver ?

Source: The Conversation – in French – By Kenneth Nsah Mala, Expert in Environmental Humanities, Sustainability Science, Foresight and Futures Studies, University of Cologne

Dans les prairies et les hautes terres de l’ouest du Cameroun, certains animaux sont considérés comme sacrés. Au sein des royaumes autochtones (fondoms, chefferies) de la région, bon nombre de ces animaux sont également considérés comme royaux. Il s’agit notamment des félins sauvages (comme les guépards, les léopards et les lions), des buffles, des éléphants, des porcs-épics, des cauris (coquillages marins utilisés comme objets symboliques et monétaires) et d’un oiseau aux couleurs vives appelé « touraco de Bannerman ».

Ces espèces occupent une place centrale dans les systèmes symboliques, culturels et spirituels. Elles servent, par exemple, à parer les membres de la famille royale (rois, reines et reines mères) ou pour décerner des distinctions royales à des personnes méritantes. Certaines parties de leur corps peuvent servir à fabriquer des couronnes, de la literie, des repose-pieds cérémoniels, des bracelets ou des colliers pour la royauté. Les plumes rouges du touraco de Bannerman sont utilisées pour distinguer les guerriers et les chasseurs.

Un oiseau aux plumes somptueuses perché dans un arbre, avec une touffe rouge vif sur la tête, des extrémités d'ailes rouges et une queue bleue.
Turaco de Bannerman.
Henrik Grönvold

Ici, les pratiques culturelles autochtones peuvent à la fois préserver et menacer la biodiversité. Les noms de certains de ces animaux, en particulier les félins sauvages, sont utilisés comme noms honorifiques pour les rois. Mais la coutume exige que, lorsque ces animaux sont repérés, ils doivent être tués et emmenés au palais en guise de tribut.

La plupart sont soit éteints localement, soit en danger critique d’extinction. À l’exception des cauris et des porcs-épics, tous ces animaux figurent sur la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

La perte de biodiversité causée par l’activité humaine s’accélère à l’échelle mondiale. Cela touche notamment les zones de grande biodiversité telles que le bassin du Congo en Afrique centrale, dont le Cameroun fait partie. Des milliers d’espèces ont été identifiées dans ce bassin, dont 30 % sont endémiques (indigènes).

Je suis un chercheur interdisciplinaire et mes travaux couvrent les disciplines suivantes : les arts, la littérature et les études culturelles, les humanités environnementales, les sciences de la durabilité, la gouvernance anticipative et les générations futures, la prospective stratégique et les études du futur.

Dans une étude récente, j’ai exploré comment la créativité littéraire, combinée à des ateliers de prospective, pourrait contribuer à transformer le regard porté sur ces animaux. Pourraient-ils offrir un avenir plus prometteur à ces espèces uniques ?

Le rôle de la littérature

Les textes littéraires tels que les pièces de théâtre, les poèmes et les romans offrent des perspectives sur la manière de relever les défis climatiques et écologiques dans le bassin du Congo. (Même dans le cas d’espèces moins populaires mais très importantes, comme les insectes.)

C’est le cas dans de nombreux textes d’auteurs camerounais anglophones, comme Athanasius Nsahlai, Kenjo Jumbam, J.K. Bannavti et John Nkengasong.

Leurs récits ont le pouvoir de mettre en garde contre la destruction des animaux royaux et sacrés. Ils peuvent également contribuer à façonner de nouvelles visions pour l’avenir de la conservation de la biodiversité.

Dans mon étude, je m’appuie sur l’écocritique postcoloniale (la relation entre la littérature, la culture, l’environnement et l’histoire) et de la prospective narrative (ce que les récits peuvent révéler sur l’avenir). J’analyse la manière dont ces textes abordent les animaux royaux et sacrés en remettant en question des pratiques culturelles nuisibles à l’environnement, et comment ils proposent de nouvelles formes de relations entre les humains et les autres animaux.

La nouvelle de Jumbam, Lukong et le léopard, par exemple, raconte l’histoire d’un jeune homme appelé Lukong. Fils d’un paria du royaume de Nso, il aide à capturer un léopard. À la surprise générale, le roi exige qu’on le lui amène vivant à son palais. Alors que Lukong s’apprête à être décoré par le roi, son père s’introduit discrètement dans la cour. Craignant pour la vie de son fils, il libère le léopard.

D’une certaine manière, cette histoire remet en question l’ancienne pratique culturelle consistant à tuer les animaux royaux. Elle invite les lecteurs à changer leur façon de voir ces animaux et d’interagir avec eux afin de mieux les protéger.

Les ateliers

Des histoires comme celle-ci peuvent ensuite être intégrées à des sessions d’ateliers de prospective. La prospective narrative, associée à la participation collective, donne naissance à ce que l’on appelle la prospective participative. Des participants et des parties prenantes d’horizons divers sont réunis pour explorer des scénarios futurs, les défis qui les façonnent et les dynamiques de changement.

Dans le cadre de mes recherches, j’ai organisé une journée d’ateliers de prospective participative sur #CongoBasinFutures et #RoyalAnimalsFutures à Yaoundé, au Cameroun.

Plus de 30 participants de tous âges, sexes et d’horizons divers se sont réunis. Parmi eux figuraient des enseignants, des chercheurs, des écologistes, des agriculteurs, des infirmiers, des écrivains, des cinéastes, des musiciens, des journalistes, des étudiants, des acteurs de la société civile, des décideurs politiques et des rois autochtones (fons).

À l’aide d’outils de prospective, les participants ont été invités à discuter de leurs motivations ainsi que des obstacles historiques tout en imaginant un avenir plus prometteur pour les animaux royaux et sacrés. Ces ateliers intègrent des récits littéraires sur la situation de ces animaux.

Ils se sont appuyés sur les tendances actuelles et les signaux de changement, tels que le changement climatique, la perte de biodiversité et les pratiques culturelles autochtones. Ils ont imaginé de nouveaux avenirs, puis ont proposé collectivement plusieurs interventions politiques susceptibles d’apporter des solutions concrètes.

Élaborer de meilleures politiques

Le Cameroun dispose certes de lois environnementales visant à protéger la biodiversité, mais leur mise en œuvre reste insuffisante. Mon étude – ainsi que notre atelier – vise à compléter ces lois et à contribuer à leur application effective sur le terrain. Parmi les idées issues de l’atelier, on peut citer :

  • Les arts créatifs et l’éducation devraient être utilisés pour sensibiliser à la protection des animaux royaux et de la biodiversité. Cela pourrait inclure des programmes tels que notre atelier, des concours créatifs et la mise à jour des programmes scolaires.

  • Au lieu de récompenser ceux qui tuent, les chasseurs locaux devraient être récompensés lorsqu’ils repèrent et signalent la présence d’animaux royaux à des fins de surveillance et de préservation. L’utilisation de substituts artificiels aux parties d’animaux pour les cérémonies traditionnelles devrait être encouragée.

  • Les politiques devraient encourager la recherche sur l’élevage contrôlé d’animaux royaux et sacrés menacés d’extinction, ainsi que la promotion de l’écotourisme autour de ces animaux. Des parcs et réserves spéciaux pourraient associer les arts et les animaux royaux pour attirer les touristes. Les recettes pourraient améliorer les moyens de subsistance, préserver les cultures et promouvoir la protection de l’environnement.

  • La réglementation environnementale devrait être renforcée grâce à la collaboration avec toutes les parties prenantes, y compris les autorités autochtones et les communautés locales. La chasse de certains animaux pourrait être réglementée. Des saisons de chasse et des quotas pour certaines espèces pourraient être mis en place. Les dirigeants et les communautés autochtones pourraient être impliqués pour adapter et moderniser les pratiques culturelles à l’ère de l’effondrement environnemental.

Mais nous devons passer des recommandations à l’action. Sinon, les idées issues d’études comme celle-ci resteront lettre morte, comme la plupart des lois environnementales au Cameroun. Et les animaux royaux, comme d’autres espèces, continueront d’être menacés d’extinction.

The Conversation

Kenneth Nsah Mala receives funding from the University of Cologne (Germany), the British Council, and the School of International Futures (SOIF).

ref. Animaux sacrés et royaux du Cameroun : la littérature et la prospective peuvent-elles les sauver ? – https://theconversation.com/animaux-sacres-et-royaux-du-cameroun-la-litterature-et-la-prospective-peuvent-elles-les-sauver-282796

Fish can pass Pfas safety limits one chemical at a time, but cocktail effects reveal a bigger unseen risk – new study

Source: The Conversation – UK – By Henry Obanya, Postdoctoral Research Fellow, Environmental Toxicology,, University of Portsmouth

Kristof Goovaerts/Shutterstock

Per and polyfluoroalkyl substances (Pfas), often called “forever chemicals”, are now found almost everywhere scientists look. They have been detected in rivers, oceans, wildlife, food and even human blood.

These synthetic chemicals have been used since the 1950s in products ranging from waterproof clothing and non-stick cookware to firefighting foams and food packaging. Their strength comes from their resistance to heat, grease and water. But that same durability means they barely break down once released into the environment.

Our new study of the Solent, the stretch of sea between Hampshire and the Isle of Wight in southern England, builds on our previous research. It shows how deeply these chemicals have entered a protected coastal ecosystem. We found Pfas in surface waters, sediments, treated wastewater effluent and marine wildlife. This included seaweeds, invertebrates, fish and harbour porpoises.

But the most important finding was not that Pfas were present. It was that current regulation may be missing the bigger picture.

Most environmental rules still assess Pfas one chemical at a time. In the UK and Europe, monitoring and legal thresholds focus more on compounds such as perfluorooctane sulfonic acid (PFOS) and perfluorooctanoic acid (PFOA). Yet, in the real world, wildlife and people are exposed to mixtures of many Pfas simultaneously. When we assessed our Solent samples using individual chemical thresholds, most species appeared to fall within existing legal limits. Harbour porpoise liver was the major exception. It contained PFOS concentrations far above the ecological standard.

But when we applied a mixture-based approach, the picture changed substantially. We combined the toxicity of multiple Pfas into a single “PFOA equivalent” measure. Many more samples exceeded a European Food Safety Authority health benchmark.

In other words, an organism can appear compliant under single chemical regulation while still carrying a potentially concerning mixture burden.




Read more:
The hidden sources of forever chemicals leaking into rivers – and what to do about them


That matters because Pfas do not enter coastal ecosystems from a single source. The Solent is surrounded by wastewater treatment infrastructure, combined sewer overflows, urban runoff and hundreds of historic landfill sites. We identified around 194 combined sewer overflow outlets and more than 500 historic landfills close to the coastline.

We also found that treated wastewater from two major local treatment plants still contained a broad range of Pfas after processing. Conventional wastewater treatment systems are not designed to remove these chemicals effectively. This means they can continue entering rivers and coastal waters even after treatment. Some Pfas behave differently once released. Long-chain Pfas compounds (made up of six or more carbon atoms) such as PFOS tend to accumulate in sediments and animal tissues. Short-chain replacements (compounds which have fewer carbon atoms in their structure) are often more mobile in water. They can spread more widely and more easily through rivers, estuaries and coastal waters.

That difference was visible in our results. Sediments and marine mammals were dominated by PFOS and other long chain compounds. Wastewater, surface waters and some seaweeds contained a broader mixture that included newer short-chain Pfas.

The highest concentrations we recorded were in harbour porpoise liver tissue. Fish and invertebrates generally contained lower levels, but Pfas were still widespread across the food web. We also found evidence that some seaweeds and small invertebrates contained short-chain Pfas and precursor compounds. This likely facilitates the movement of contamination through coastal ecosystems.

underwater green yellow seaweeds
Pfas can build up in seaweeds.
Robert Harding Video/Shutterstock

The Solent is internationally important for wildlife. It contains protected habitats, saltmarshes, seagrass beds and feeding grounds for birds and marine mammals. Yet it also sits alongside one of the most densely populated and industrialised stretches of coastline in southern England.

Growing concerns

Our findings arrive as concern about Pfas is growing internationally. The Environment Agency has recently reviewed the challenges of destroying Pfas safely. It noted that conventional disposal routes such as landfilling and wastewater treatment do not eliminate them. Natural England has warned that many Pfas remain poorly monitored in protected marine areas. Meanwhile, the EU is moving towards broader restrictions on Pfas use across thousands of products.

The UK has started paying closer attention too. Evidence submitted to ongoing parliamentary inquiries has warned about the risks Pfas pose to marine ecosystems and human health. Drinking water guidance has recently been updated to expand monitoring requirements. But regulation still largely focuses on a relatively small number of compounds, despite there being thousands of Pfas in commercial use.

There are important limits to our study. Some datasets came from different monitoring programmes with different detection limits. Our surface water sampling was also limited in terms of the number of tests so it’s hard to make direct conclusions about the direct risks to people eating seafood.

But the broader message is difficult to ignore. Pfas contamination is not confined to one species, one pollution source or one part of the food web. It is now embedded across coastal ecosystems.

If regulation continues to assess forever chemicals one compound at a time, we may continue underestimating the true scale of exposure.

The Conversation

Alex Ford has received funding from UKRI research councils, EU, charities and industrial partners including the water industry.

Henry Obanya does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Fish can pass Pfas safety limits one chemical at a time, but cocktail effects reveal a bigger unseen risk – new study – https://theconversation.com/fish-can-pass-pfas-safety-limits-one-chemical-at-a-time-but-cocktail-effects-reveal-a-bigger-unseen-risk-new-study-282797

NATO would survive a US withdrawal. But what kind of alliance would it become?

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Gorana Grgić, Head of Global Security, Center for Security Studies, Swiss Federal Institute of Technology Zurich; University of Sydney

As NATO counts down to its annual summit in Turkey in July, the alliance is facing perhaps the biggest challenge in its history – what a potential future without the United States, or US security guarantees, would look like.

In recent weeks, the Trump administration has taken a series of steps widely interpreted in European capitals as retaliation for allies’ reluctance to more strongly support the US position in the Iran war. It has announced the withdrawal of 5,000 troops out of Germany, halted the deployment of 4,000 troops to Poland and even reportedly considered moves to suspend Spain from the alliance.

Europe was already uneasy about Washington’s broader strategic intentions. Increasingly, NATO allies are realising they can no longer depend on the United States for their security and will have to shoulder far greater responsibility themselves.

NATO 3.0

US President Donald Trump’s narrow understanding of the value of alliances has long been known. Now, his vision for a new NATO is coming into view.

At a NATO defence minister meeting in February, the US under secretary of defence for policy, Elbridge Colby, introduced the idea of “NATO 3.0”. This would entail Europeans assuming a much larger role in conventional deterrence. The US, meanwhile, would prioritise strategic competition with China and supporting European security more selectively and from greater distance.

NATO Secretary General Mark Rutte and Elbridge Colby speaking at NATO in February.

At the same time, the White House has reportedly been pushing to roll back decades of NATO’s mission expansion and keep Ukraine and NATO’s four Indo-Pacific partners (Japan, South Korea, Australia and New Zealand) out of the annual summit in July.

This reflects a broader transformation in US strategic thinking. NATO is no longer viewed as a political community and a pillar of the liberal international order. Increasingly, it is seen as a narrower military arrangement whose value depends on whether Europeans can shoulder more of the burden themselves and remain compliant with Trump’s agenda.

In this new paradigm, the United States is not simply asking European allies to spend more. It is telling Europe to do more with less American hardware, a looser political alignment, and fewer guarantees.

Plus, there’s a deeper problem: the erosion of trust within the alliance and the assumptions that have underpinned NATO’s deterrence posture for decades.

The result is a “Europeanised NATO” emerging by necessity rather than design. What such an alliance would actually look like remains unclear.

A focus on collective defence

One thing is certain: one single country won’t simply replace the United States as alliance leader. No European power possesses the capabilities, resources or political legitimacy to fill that role alone. Instead, leadership will likely come from the most capable states acting together.

That trend is already visible in “Europe’s minilateral moment”. The E3 group (Britain, France and Germany) and newer E5 coalition (with Italy and Poland), for example, have begun accelerating coordination among Europe’s leading military powers.

These arrangements are not alternatives to NATO. Rather, they may become the mechanisms through which a stronger European focus inside NATO is organised.

But this is where the uncertainties begin. A more Europeanised NATO is far from guaranteed to become a more cohesive NATO. The alliance has long struggled with the strategic cacophony of its 32 members, driven by divergent threat perceptions, regional priorities and strategic cultures. As American leadership recedes, those differences may become even sharper and harder to manage.

A more Europeanised alliance is, at least initially, likely to narrow its focus on collective defence and deterrence to counter Russia’s militarism and its ongoing war against Ukraine.

The broader agenda that expanded after the Cold War to include crisis management and cooperative security may increasingly become secondary. This included efforts to address global security challenges (such as supporting capacity building in countries affected by violent conflict), counter-terrorism operations, and enhancing energy and maritime security.

Yet, many NATO allies, particularly those on NATO’s southern flank, continue to argue that crisis management and cooperative security must remain core alliance functions. For countries facing instability across North Africa and the Middle East, migration pressures, terrorism and maritime insecurity, NATO cannot be concerned only with Russia.

NATO’s cooperative security partnerships in the Indo-Pacific are also increasingly important, even though they are no longer openly supported by the US administration.

Cooperation with Japan, South Korea, Australia and New Zealand (known as the IP4) has emerged as perhaps NATO’s most promising cooperative-security framework, precisely because it strengthens the alliance’s core deterrence mission.

Unlike many earlier partnership initiatives, this is tied directly to defence-industrial cooperation, technological resilience, security of supply chains for defence-critical materials, and strategic signalling.

The new reality

The “new NATO” is by no means a settled compact. It is an alliance caught between competing visions, profoundly uncertain political commitments from erstwhile supporters, and unresolved strategic questions.

Europe is moving towards greater responsibility for its security, but without a clear consensus on what greater strategic autonomy ultimately means.

The central question facing NATO today is not whether the alliance survives. It almost certainly will in some form, as one should never underestimate the binding power of bureaucracies.

The real question is what kind of alliance emerges and how credible it remains. Will it be a narrower military pact laser-focused on continental defence? Or a broader political-security community capable of managing the full spectrum of crises affecting Europe?

The Conversation

Gorana Grgić was previously a recipient of research and teaching funding from NATO.

ref. NATO would survive a US withdrawal. But what kind of alliance would it become? – https://theconversation.com/nato-would-survive-a-us-withdrawal-but-what-kind-of-alliance-would-it-become-282723

Ebola strain spreading in Congo and Uganda has no approved vaccine

Source: The Conversation – USA (3) – By Klinger Soares Faico Filho, Professor da Disciplina de Clínica Médica e Medicina Laboratorial, Universidade Federal de São Paulo (UNIFESP)

A man washes his hands before being screened to enter Kyeshero Hospital in Goma, Congo, on May 18, 2026. Jospin Mwisha/AFP via Getty Images

As a deadly outbreak of Ebola virus spreads in the Democratic Republic of Congo and Uganda, the U.S. Centers for Disease Control and Prevention said on May 17, 2026, that it is transferring “a small number of Americans” who were in Congo and who were exposed to the virus.

Some of these exposures are classified as high-risk, and among them is an American doctor who has been evacuated to Germany, health officials said.

On May 18, the U.S. also announced a ban on people who have recently traveled to Ebola-affected countries from entering the country.

The World Health Organization declared the outbreak to be an international health emergency on May 17. However, the CDC says the risk to the United States remains low.

As an infectious disease scientist who has studied multiple epidemics around the world, I agree that this reassurance is justified. But one key aspect of this outbreak is highly concerning: There is more than one Ebola virus, and this outbreak is caused by one for which the world has no vaccine.

On May 17, 2026, the World Health Organization declared the Ebola outbreak a “public health emergency of international concern.”

A familiar name, an unfamiliar virus

First identified in 1976, Ebola viruses have caused dozens of outbreaks across Africa.

The group of viruses that cause the disease, called orthoebolaviruses, consists of six known species, but three cause most large outbreaks: Zaire, Sudan and Bundibugyo. The tools the world developed over the past decade – the licensed vaccine Ervebo and monoclonal antibody treatments – were designed against the Zaire species, which is by far the most common.

The current outbreak, by contrast, is caused by the Bundibugyo virus, first identified in 2007 in Uganda. It is only the third documented Bundibugyo outbreak on record – and the largest.

There are no approved vaccines or therapeutics for the Bundibugyo virus. That’s because its genetic makeup differs significantly from other orthoebolaviruses. When the Bundibugyo virus was first described, scientists warned that this divergence would complicate efforts to design diagnostics and vaccines against it. An immune response to the Zaire species, elicited by a vaccine, is unlikely to protect against Bundibugyo.

An outbreak that grew in the dark

The most worrying feature about the current outbreak is not the virus itself but how large it already was when it was recognized.

It took the WHO until May 15 to identify the Bundibugyo strain as the cause of the outbreak. By May 16, the health organization had identified 246 suspected cases and 80 deaths in the DRC’s Ituri province. Recent Zaire outbreaks were often declared with only a handful of community deaths.

One reason for the delay is technical: The rapid field tests used for screening are calibrated for the Zaire species and often miss Bundibugyo. Early samples in this outbreak tested negative for Ebola; only genomic sequencing at a reference laboratory in Kinshasa identified the species. An outbreak that spreads invisibly is far harder to contain because contact tracing is always one step behind.

Geography compounds the danger – and explains why the WHO moved so fast after identifying the cause of the outbreak to declare it an emergency. Ituri has porous borders with Uganda and South Sudan as well as a highly mobile population. It is also in the grip of a humanitarian and security crisis due to prolonged armed conflict in eastern Congo.

A person in protective gear checks the temperature of people in a white van.
A visitor has their temperature checked at a checkpoint before entering Kyeshero Hospital in Goma, Congo, on May 18, 2026.
Jospin Mwisha/AFP via Getty Images

The outbreak’s hot spots include mining towns with constant worker turnover, and cases have already reached Kampala, Uganda’s capital city, where more than 1.5 million people are connected to the world by an international airport. That is the international community’s central fear: not the remote village, but the virus reaching dense, highly connected urban hubs from which it can travel along trade and air routes across borders.

An outbreak that stays rural can be contained; one that reaches the transit network – as seems to be the case now – becomes everyone’s problem.

How Ebola spreads – and why health workers’ risk is high

There is also a less intuitive route. After recovery, the virus can persist for months in sites such as the testes, eyes and central nervous system, which infectious disease experts call “immune-privileged” sites. This means they don’t tend to experience strong responses from the immune system when they are invaded by foreign substances.

For the Zaire species, this has produced documented cases of sexual transmission from male survivors whose blood had long since cleared the virus. This is why the WHO now advises male survivors to abstain from sex or use condoms until semen tests negative twice.

How far this applies to Bundibugyo is not yet established, but it is one more reason that a “contained” outbreak is rarely the end of the story.

A revealing detail of the current outbreak: Among the first identified cases were four health workers, who died within days. This points to transmission inside health facilities, a classic pattern when protective equipment and infection control fall short.

What this outbreak is really testing

With no specific vaccine or antiviral, the response depends entirely on classic public health measures: early detection, case isolation, contact tracing, safe burials, infection control and community engagement. These work, but they are labor-intensive and fragile in a conflict zone.

The encouraging news is that early supportive care – fluids and blood-pressure and oxygen management – saves lives even without a targeted drug. Experimental Bundibugyo vaccines have also shown promise in primates, though they are not yet proved in humans.

There is a final point that should resonate in the United States: Some epidemiologists have raised the question of whether cuts to global health programs contributed to the delay in this outbreak’s detection. Whatever the answer, the lesson is the same: With the existing Ebola vaccine, the world built a narrow defense against one species of a virus that comes in several.

The Americans now being flown out of Congo are a reminder that in an interconnected world, no outbreak is ever entirely someone else’s problem.

The Conversation

Klinger Soares Faico Filho is the founder and editor in chief of InfectoCast, a medical education platform on infectious diseases based in Brazil offering a podcast, courses, a subscription-based app, events, and content aimed at healthcare professionalsInfectoCast had no role in the preparation, review, or publication of this article

ref. Ebola strain spreading in Congo and Uganda has no approved vaccine – https://theconversation.com/ebola-strain-spreading-in-congo-and-uganda-has-no-approved-vaccine-283221

Battleground state with few combatants – why Pennsylvania’s primaries lack competition

Source: The Conversation – USA – By Kristin Kanthak, Associate Professor of Political Science, University of Pittsburgh

Pennsylvania is only 1 of 13 American states that holds closed primary elections. REBECCA DROKE/AFP Collection via Getty Images

At a time when hard-fought primary elections in Georgia, Kentucky and Indiana and Ohio are making national news, perennial battleground Pennsylvania seems to be nodding through one of the sleepiest primary seasons in a long time.

I’m an associate professor of political science at the University of Pittsburgh. My research focuses on how political institutions like political parties and state and local governments affect political representation.

In statewide races, only the Republican lieutenant governor slot is contested, a race between GOP-endorsed attorney Jason Richey and newcomer John Ventre. In the state Senate, less than a third of incumbents drew a challenger. Only 21 of the 203 state Assembly seats see an incumbent facing an in-party challenge. So why does Pennsylvania, usually a hotbed of political strife, appear to be sitting this midterm primary season out?

Uncontested primaries are normal

According to political scientists Shigeo Hirano and James M. Snyder Jr., uncontested primaries, and uncontested elections in general, are normal – and can even be a good thing. They argue it’s because high quality candidates do not tend to draw a challenge. This means that an uncontested primary signifies the district has no potential candidates who both want the job and think they can win against the incumbent.

The biggest reason challengers stay home is because of a well-dug-in incumbent, and Pennsylvania had plenty of those this cycle. Unlike in Indiana, no wave of anti-establishment energy is giving long-shot challengers a fighting chance.

A man in a suit stands in front of a microphone outside.
Pennsylvania Rep. Brian Fitzpatrick, a Republican, protested against the government shutdown in January 2026.
Mark Makela/Stringer Collection via Getty Images

Interestingly, the moderate Trump foe and incumbent Brian Fitzpatrick, a Republican state representative from Bucks County, managed to avoid a primary challenge this year. Fitzpatrick was one of only two Republicans to vote against the H.R. 1 Act – also known as President Donald J. Trump’s “One Big Beautiful Bill.”

The only other dissenting vote came from Kentucky’s Thomas Massie — and the President responded by personally recruiting a primary challenger to run against him.

Why Pennsylvania’s Fitzpatrick got a pass

So how did Fitzpatrick manage to avoid Trump’s notice? It helps to compare his political fortunes with Massie’s.

Massie’s district is solidly red. He typically wins at least 60% of his general election vote. In 2024, no Democrat even ran against him.

Fitzpatrick, on the other hand, hails from a decidedly “purple” district where the vote could go in either party’s direction. He rarely wins more than 55% of the vote, and is perennially on the list of the most at-risk Republican incumbents.

In other words, in a midterm election in which Republicans face strong competition and fear losing the House of Representatives, Republicans need Fitzpatrick more than they need Massie. Without Fitzpatrick, his district is much more likely to fall in the Democratic column. Without Massie, Republicans can still expect to keep the seat red.

Pennsylvania parties hold the key

Pennsylvania incumbents have mostly been able to avoid finding themselves part of a larger conflict.

Some of the most contested primaries this election cycle stem from disputes centered on President Trump’s push for Republican-led states to redraw their congressional district lines. But the Commonwealth of Pennsylvania, with its closely divided state legislature, is not going to change its electoral map anytime soon. So the Commonwealth was left out of partisan gerrymandering disputes.

Pennsylvania remains one of only 13 American states that holds closed primary elections. That means voters must already be registered as party members to vote in that party’s primary. In an open, or even semi-open, primary state like Michigan and Iowa, potential challengers can try to win a primary election by relying on new voters choosing to align with the party only for that election day, or even for that specific election.

Three young women hold signs about voting while standing outside.
In order to vote in Pennsylvania’s primary on May 19, 2026, voters must already be registered as members within their party.
ANGELA WEISS/AFP Collection via Getty Images

A closed party system gives party regulars, and the party organization itself, enormous sway over who gets nominated. Potential candidates in closed-party states are much better off working within the party organization and waiting for an incumbent to step down before throwing their hats in the ring.

Pennsylvania is a closed-party state and a swing state. In an election cycle in which political parties from West Virginia’s Republicans to California’s Democrats seem to be turning on their own members, Democrats and Republicans in the Commonwealth of Pennsylvania have managed to keep their parties more unified.

The desire for party fealty is strong, but not as strong as the need to win in the general election. Pennsylvania parties are powerful, and they are staying cautious until November. An uncontested primary, in other words, isn’t a sign of apathy. In Pennsylvania, it’s strategy.

The Conversation

Kristin Kanthak does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Battleground state with few combatants – why Pennsylvania’s primaries lack competition – https://theconversation.com/battleground-state-with-few-combatants-why-pennsylvanias-primaries-lack-competition-283219

Hurricane forecasts have improved dramatically, saving lives, but federal cuts threaten to stretch NOAA to the breaking point

Source: The Conversation – USA (2) – By Brian Tang, Professor of Atmospheric Science, University at Albany, State University of New York

One of NOAA’s WP-3D Orion hurricane hunters, dubbed Miss Piggy, flies over Tropical Storm Idalia on Aug. 28, 2023. Nick Underwood/NOAA

The 2026 Atlantic hurricane season starts June 1, and while a developing El Niño might result in a tamer season than in the past few years, all it takes is one big storm hitting a populated area to make it a bad hurricane season.

Every year, Americans rely on accurate forecasts when hurricanes might be developing to know when to stock up on supplies, prepare for power outages or evacuate.

Those forecasts have improved dramatically in recent decades, but the improvements can’t be taken for granted. Over the past year, federal funding cuts and job losses in the very programs that are helping make Americans safer from extreme weather threaten to stall progress and stretch forecasting resources to the breaking point.

How storm tracks have improved.
Hurricane track forecasts have become more accurate over the past three decades. For example, recent forecasts showing where a storm is expected to be in 96 hours have been, on average, about as accurate as a 24-hour track forecast was in the early 1990s. That gives people more time to evacuate. The lines show how many miles off the National Hurricane Center’s official storm tracks were.
National Hurricane Center

I am an atmospheric scientist whose research focuses on hurricanes, including how and why they intensify or weaken. I also work with scientists at the National Atmospheric and Oceanic Administration, NOAA, to analyze observations collected by reconnaissance aircraft and evaluate computer model forecasts of hurricanes.

Here’s what forecasters rely on during hurricane season and why investing in science, forecasting technologies and the people who run them matters.

Flying through hurricanes

To have the best chance of an accurate hurricane forecast, computer models and meteorologists need to know about the location, intensity and structure of a hurricane, along with the environment that surrounds it. Satellites are crucial for tracking storms from above, but many details can be collected only inside the storm, where satellites can’t see.

That’s why NOAA relies on “hurricane hunters” – a group of skilled pilots and scientists who fly through storms all season long to collect storm data, which is quickly transmitted to forecasters and computer models.

A scientists in a flight suit sits at a computer in an airplane talking on a headset.
Flight Director Quinn Kalen at his work station during a flight into Hurricane Lee on Sept. 8, 2023.
Lt Cmdr Utama/NOAA Corps
A radar screen with an airplane in the center of a storm circulation.
A radar display shows NOAA’s Miss Piggy hurricane hunter aircraft in the center of Tropical Storm Idalia on Aug. 28, 2023.
Nick Underwood/NOAA

When storms are developing, the U.S. Air Force Reserve and NOAA conduct several hurricane hunter flights per day to provide the most up-to-date storm information. During these missions, the crews often fly directly into the storm, through screaming winds and heavy rain, to release instrument packages called dropsondes.

The dropsonde is a feat of science and engineering, able to accurately measure the temperature, humidity, wind and pressure in hostile conditions. This data is radioed back to the aircraft. From there, it is processed and transmitted to NOAA, where forecasters analyze it and computer models use it to initialize forecasts.

A NOAA scientist explains how hurricane forecasters use dropsondes.

I and many hurricane scientists have used dropsonde data collected over the years to build a better understanding of how hurricanes behave. A recent study showed that computer model forecasts of hurricane tracks were up to 24% more accurate when they included dropsonde data than those that didn’t.

Simulating hurricanes

A big reason hurricane forecasts have gotten better has been federal investments in computer models that can simulate these storms.

In 2008 the U.S. government funded the NOAA Hurricane Forecast Improvement Project, leading to substantial advancements in computer modeling and forecast accuracy. Computer models got better at incorporating the observations gathered by aircraft, showing air movements and rain bands in greater detail.

A radar showing a hurricane's swirling form.
A HAFS radar forecast shows Hurricane Melissa as it approaches Jamaica in October 2025. The HAFS model performed well in forecasting the intensification and extreme strength of the Category 5 storm in the days leading up to its landfall in Jamaica.
NOAA/AOML/HRD

The flagship NOAA hurricane model is now the Hurricane Analysis and Forecast System, which does a better job of predicting rapid intensification, among other things, than its predecessors.

When storms rapidly intensify, as several have done in recent years, they can pose an acute risk to coastal communities. More accurate forecasts give people and communities better information to decide how to prepare and when they need to evacuate. Improvements since 2007 have resulted in an estimated US$2 billion in savings per hurricane landfall and many lives saved.

That’s a huge return on investment. In 2024, NOAA’s entire budget was $6.7 billion.

Keeping an eye on the storms ahead

There are some exciting developments ahead in hurricane observations and modeling.

NOAA in 2024 ordered two new aircraft, expected to be delivered by 2030, to begin replacing its aging hurricane hunter fleet so fights and their data collection can continue.

Private companies working with NOAA have deployed and tested autonomous drones – both in the air and sail drones on the ocean surface – that can collect data in areas where quality observations are hard to get.

Additionally, artificial intelligence weather models have emerged, such as Google DeepMind, which made a big splash as the most accurate forecast model of the 2025 hurricane season.

Some lingering dark clouds

Despite these promising developments, a different storm is eroding the bedrock upon which the national weather forecast enterprise sits.

Cuts in funding and staffing have stressed NOAA’s ability to collect critical observations. Last year, retired NOAA scientists volunteered to staff hurricane hunter reconnaissance flights so the missions could still be flown.

Debris and damage homes across a town with the Gulf waters in the background.
Knowing when to evacuate is crucial. Hurricane Helene made a mess in Horseshoe Beach, Fla., on Sept. 28, 2024. The storm was blamed for at least 250 deaths across six states.
Chandan Khanna/AFP via Getty Images

The Trump administration proposed cutting NOAA’s budget by more than a quarter, including dismantling its Office of Oceanic and Atmospheric Research. Congress rejected many of the administration’s proposed budget cuts, ultimately approving a $6.1 billion budget in March 2026, still down from the previous budget.

The National Center for Atmospheric Research, which led the development of computer models and dropsonde technology, has also been targeted by the Trump administration to be dismantled. The American Meteorological Society warns this decision “will harm meteorological research and innovation in the United States with severe consequences to current and future efforts of the weather enterprise to protect life, property, and the nation’s economy.”

I worry about the funding and staff cuts stressing systems that keep scientific progress marching forward and warn Americans about hazardous weather. Losing staff and support raises the risk of critical failures, such as delayed severe weather warnings and broken equipment causing new blind spots when storms threaten. In the long run, failing to invest risks stagnation or even reversing the hard-fought progress the U.S. has made in advancing weather prediction.

With coastal populations and development expanding over the past few decades, and storms becoming stronger, the vulnerability of the U.S. to costly, damaging hurricanes has increased dramatically. It is more important than ever that public investment in hurricane science and forecasting continue.

The Conversation

Brian Tang receives funding from the National Science Foundation, the National Aeronautics and Space Administration, and the Center for Western Weather and Water Extremes. He has research collaborations with the National Oceanic and Atmospheric Administration’s Hurricane Research Division. He is a member of the American Meteorological Society.

ref. Hurricane forecasts have improved dramatically, saving lives, but federal cuts threaten to stretch NOAA to the breaking point – https://theconversation.com/hurricane-forecasts-have-improved-dramatically-saving-lives-but-federal-cuts-threaten-to-stretch-noaa-to-the-breaking-point-280242

Nueva epidemia de ébola: ¿por qué ha declarado la OMS una emergencia internacional?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Rivas González, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología, Universidad de Salamanca

Sergey Uryadnikov/Shutterstock

El terrible virus Ébola vuelve a atacar África. El pasado 5 de mayo de 2026, la Organización Mundial de la Salud (OMS) fue alertada por un brote de una enfermedad desconocida y de alta mortalidad en la provincia de Ituri, en la República Democrática del Congo. Tras una investigación exhaustiva, el 15 de mayo fue confirmado un brote de ébola causado por la especie Orthoebolavirus bundibugyoense. En la actualidad, ya es una epidemia.

Hasta el momento, en el epicentro de la provincia de Ituri, en la República Democrática del Congo, se concentran más de 370 casos sospechosos y al menos 100 fallecidos, incluidos varios trabajadores sanitarios. La expansión del virus suma al menos un caso confirmado en la capital Kinshasa, otro en la ciudad de Goma y dos contagios importados en Kampala, la capital de Uganda, donde uno de los pacientes ha fallecido. El evento ha sido calificado de extraordinario y potencialmente muy peligroso. Se espera que el número de casos y de personas fallecidas siga aumentando.

Emergencia de importancia internacional

De hecho, la OMS ha determinado que constituye una emergencia de salud pública de importancia internacional (ESPII) debido a una combinación de factores críticos que elevan el riesgo global y regional. Entre ellos, la rápida expansión transfronteriza entre la República Democrática del Congo y Uganda, la alta movilidad de la población en una zona afectada por conflictos armados que dificultan la contención, el hecho de que la especie responsable sea el virus Bundibugyo –poco frecuente y para el cual no existen vacunas ni tratamientos aprobados– y la falta de claridad para identificar el origen de los contagios, que apunta a una transmisión comunitaria activa y subestimada.

Al declarar el ESPII, la OMS busca movilizar recursos financieros, científicos y logísticos internacionales de manera urgente. El objetivo es acelerar las investigaciones clínicas y mejorar la vigilancia sanitaria mundial.

Por el momento, no se cumplen los criterios para declarar una pandemia. Por eso la OMS ha desaconsejado cerrar de manera generalizada las fronteras internacionales.

Seis especies diferentes

El virus Ébola afecta con mayor frecuencia a personas y primates no humanos, como monos, gorilas y chimpancés. Hasta la fecha han sido descritas seis especies del patógeno.

Tres de ellas han sido asociadas a grandes brotes de ébola en África y su tasa de mortalidad varía según la especie: un 40 % para el virus Ébola Bundibugyo (Orthoebolavirus bundibugyoense), un 50 % para el virus Ébola Sudán (especie Orthoebolavirus sudanense) y el 90 % para el virus Ébola Zaire (especie Orthoebolavirus zairense).

La incidencia en personas del más reciente, el Bombali (especie Orthoebolavirus bombaliense), es desconocida de momento. Los ebolavirus Reston y Taï Forest, si bien tienen capacidad de infectar a los humanos, de momento no han producido fallecimientos.

Diecisiete brotes de ébola en el Congo

El virus del ébola fue detectado por vez primera en 1976 en dos brotes simultáneos en la República Democrática del Congo y Sudán. Ahora, la República Democrática del Congo está experimentando el decimoséptimo brote.

Imagen en 3D del virus Ébola.
Corona Borealis Studio/shutterstock

Entre 1976 y 2014, los brotes de ébola acontecieron principalmente en aldeas remotas cercanas a las selvas tropicales de África central y occidental. Concretamente, en la República Democrática del Congo, Sudán, Gabón, Uganda y la República del Congo.

Sin embargo, en 2014 hubo un cambio profundo en la distribución de la enfermedad y se produjeron por primera vez brotes en África occidental (Guinea, Liberia y Sierra Leona). En estos países se produjo una transmisión intensa en las zonas urbanas, lo que aumentó la extensión de la enfermedad.

Asociados a este brote, fueron importados casos de ébola a Italia, Nigeria, Malí, Senegal, España, Reino Unido y Estados Unidos.

La deforestacion no ayuda

Desgraciadamente, la emergencia de nuevos brotes de ébola en África parece ser cada vez más habitual. Pero ¿a qué se debe? Algunas de las causas que favorecen el aumento de los brotes en los últimos años están relacionadas con la deforestación y la destrucción de hábitats, lo que obliga a los murciélagos portadores a desplazarse y entrar en mayor contacto con los humanos.

Además, el crecimiento demográfico y la conectividad vial permiten que un virus antes aislado en aldeas remotas llegue rápidamente a ciudades densamente pobladas.

Asimismo, los conflictos armados dificultan la respuesta médica. Y la presencia de grupos rebeldes, el desplazamiento masivo de refugiados y la profunda desconfianza de la población local hacia los gobiernos o los trabajadores sanitarios extranjeros complican mucho el rastreo de contactos y el aislamiento de los enfermos.

A esto se suma la persistencia del virus, capaz de reactivarse o transmitirse sexualmente en supervivientes meses después. Por último, nuestra mayor capacidad científica para detectar y registrar brotes que antes pasaban desapercibidos ha aumentado la frecuencia de los casos declarados.

Murciélagos, chimpances, gorilas y puercoespines

Al parecer, el virus Ébola Bundibugyo llega a la población humana a través del contacto cercano con la sangre, secreciones, órganos u otros fluidos corporales de animales infectados como murciélagos frugívoros, chimpancés, gorilas, monos, antílopes del bosque o puercoespines que se encuentran enfermos o muertos o en la selva tropical.

Seguidamente, se transmite de persona a persona mediante el contacto directo, a través de la piel lesionada o las membranas mucosas, con la sangre o los fluidos corporales de una persona que está enferma o ha muerto a causa de la enfermedad. También puede transmitirse a través de objetos que han sido contaminados con fluidos corporales como sangre, heces o vómito.

Esta especie fue identificada por primera vez en el año 2007 en el distrito de Bundibugyo, en el oeste de Uganda. Y desde el brote que se produjo en 2012 en la República Democrática del Congo, no había vuelto a dar señales de vida.

El período de incubación varía entre 2 y 21 días. Las personas infectadas con Bundibugyo no pueden propagar la enfermedad hasta que desarrollan síntomas y siguen siendo infecciosas mientras su sangre contenga el virus. Esos síntomas pueden ser repentinos e incluyen fiebre, fatiga, dolor muscular, dolor de cabeza y dolor de garganta, seguidos de vómitos, diarrea, erupción cutánea, síntomas de insuficiencia renal y función hepática. En algunos casos, el paciente puede presentar sangrado tanto interno como externo.

Las autoridades sanitarias de la República Democrática del Congo y de Uganda están relativamente bien preparadas contra los brotes de ébola y mantienen activos programas de vigilancia y profesionales capacitados para detectar al patógeno. Crear conciencia sobre los factores de riesgo de la infección por ébola y las medidas de protección que las personas pueden tomar, es una estrategia eficaz para reducir la transmisión humana de la enfermedad.

The Conversation

Raúl Rivas González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Nueva epidemia de ébola: ¿por qué ha declarado la OMS una emergencia internacional? – https://theconversation.com/nueva-epidemia-de-ebola-por-que-ha-declarado-la-oms-una-emergencia-internacional-283162

Las espinacas de Popeye para tratar el síndrome del ojo seco

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lluís Montoliu, Investigador científico del CSIC, Centro Nacional de Biotecnología (CNB – CSIC)

megaflopp/Shutterstock

Los que fuimos niños en los años 60, 70 u 80 todavía pudimos disfrutar de los dibujos animados de Popeye el marino (y su mujer Olivia, y su hijo Popeye Jr., y el enorme Bluto o Brutus…). Aún recuerdo la cancioncilla que daba la entrada a cada una de sus peripecias: “Popeye el marino soy…”.

Popeye era, efectivamente, un marino musculoso que solucionaba todos sus problemas a puñetazos gracias al superpoder que le conferían las espinacas, asociadas a un alto contenido en hierro debido a un fallo de imprenta en una publicación que tardó muchos años en descubrirse. En realidad, la presencia de hierro en esta verdura es más bien modesta y existen otros alimentos (legumbres, brócoli, semillas de calabaza, marisco, hígado…) que contienen mucho más.

Pero la asociación quedó en la memoria de varias generaciones y todavía persiste en la mente de mucha gente.

Las espinacas vuelven a acaparar el protagonismo

El pasado 15 de mayo se publicó un artículo en la revista Cell que vuelve a aupar las espinacas al Olimpo. Unos investigadores de Singapur y China se han marcado “un buen Margulis”. Con esta expresión aludo al sensacional hallazgo de la bióloga estadounidense Lynn Margulis, quien propuso que las células eucariotas –las que conforman a los animales, las plantas y los hongos– se originaron a partir de la fusión y simbiosis de varias células procariotas. Estas últimas –el grupo al que pertenecen las bacterias– aportaron el núcleo, las mitocondrias y los cloroplastos, entre otros orgánulos.

Pues bien, los científicos se han propuesto trasladar cloroplastos –que hacen posible la fotosíntesis en las plantas– desde hojas de espinacas a células de mamífero, manteniéndolos funcionales. El objetivo es que generen ATP y NADPH, dos moléculas esenciales para el correcto funcionamiento de todas las células mediante la aportación de energía y contribuyendo a solucionar el estrés oxidativo, respectivamente. De ese modo, gracias al metabolismo fotosintético de los cloroplastos, controlarían la respuesta inflamatoria que puede aparecer en células animales en situaciones patológicas.

Sí, han leído bien: unos investigadores han transferido cloroplastos funcionales de células de espinaca a células de mamífero (concretamente, del epitelio de la córnea de ratones). En realidad, lo que los científicos purifican son los llamados tilacoides de grana, pequeños sacos apilados dentro de los cloroplastos que contienen la maquinaria fotosintética, y los encapsulan dentro de nanopartículas, denominadas LEAF (siglas de light-reaction enriched thylakoid NADPH-foundry), unos verdaderos “neoorgánulos”.

Córneas que hacen la fotosíntesis

Los LEAF se transfieren a células de la córnea, que entonces empiezan a ser capaces de realizar la fotosíntesis y, gracias a la luz, de producir ATP y NADPH. Esto alivia el estrés oxidativo y se restaura el balance redox, es decir, el equilibrio necesario entre las moléculas oxidantes (como los llamados radicales libres, que son tóxicos) y las moléculas antioxidantes (que se encargan de inactivar los radicales libres). Además, se reducen los marcadores de la inflamación que pudieran tener esas células, como sucede en diversas patologías oculares.

Los investigadores centran su estudio en la queratoconjuntivitis seca, enfermedad oftálmológica común (popularmente conocida como síndrome del ojo seco) en la que el ojo no produce suficientes lágrimas y no puede mantener la superficie ocular suficientemente hidratada. Los ojos se irritan y enrojecen, con sensación de ardor o picor, generando a las personas afectadas fotofobia, visión borrosa y, curiosamente, producción excesiva de lágrimas.




Leer más:
Cuando las lágrimas no hacen su trabajo: ¿qué es el ojo seco y cómo puede tratarse?


Tras probarlo primero sobre células en cultivo (macrófagos y células de la córnea) y sobre lágrimas de pacientes con ojo seco, los investigadores usaron un modelo animal con el síndrome. Para ello, expusieron la córnea de ratones a una substancia tóxica, cloruro de benzalconio, que provoca una irritación y síntomas parecidos a los de la queratoconjuntivitis seca.

En todos los casos investigados, el incremento de producción de NADPH restaura el balance redox. También se registra una reducción de los biomarcadores de inflamación (como las citoquinas IL1 y TNFalfa), a la vez que aumentan las citoquinas antiinflamatorias (IL4, IL10, TGFbeta).

En el artículo, los investigadores demuestran un gran conocimiento de la bioquímica y los procesos metabólicos. Pero lo más asombroso es que la maquinaria fotosintética de cloroplastos de espinacas es capaz de seguir funcionando, produciendo ATP y NADPH, dentro de células animales, contribuyendo con ello a aliviar las consecuencias patológicas del ojo seco. Una idea innovadora y sorprendente donde las haya.

Limitaciones del estudio

Evidentemente falta averiguar las consecuencias de este “tratamiento” a largo plazo y la duración del efecto positivo, que por el momento se limita a 8 horas. Los autores de la investigación también exploran la aplicabilidad de su innovadora propuesta, que, según anuncian, tendría un coste ridiculamente bajo: con apenas 0,20 dólares de hojas de espinaca serían capaces de producir suficientes LEAF para 50 pacientes, especulan.

Dichos LEAF son estables un año a -80 ºC, tres semanas a +4 ºC y dos semanas a temperatura ambiente. Los investigadores han hecho pruebas de seguridad (de no toxicidad) en la piel de conejillos de indias y en las córneas de conejos, siguiendo lo que indica la agencia reguladora de alimentos y medicamentos china. Ni tras administrarlo tópicamente en ojos ni por vía intravenosa observaron ninguna toxicidad.

Como admiten los propios investigadores, aún es necesario comprobar que el NADPH producido desde los cloroplastos es indistinguible del NADPH producido endógenamente por las células animales (y puede ser usado por la célula animal). Tampoco han podido demostrar que estos LEAF se mantengan funcionales más allá de 8 horas, si bien sugieren que puedan acabar dividiéndose junto con las células, como sucede en las células vegetales de forma natural. Así se mantendrían y funcionarían durante mucho más tiempo.

Naturalmente, lo que ahora deben hacer y preparar los autores de la investigación es un ensayo clínico con pacientes que sufran el síndrome del ojo seco, para ver si todos sus buenos resultados preclínicos en células y modelos animales se confirman en la práctica clínica. Un experimento sorprendente no, lo siguiente.

The Conversation

Los contenidos de esta publicación y las opiniones expresadas son exclusivamente las del autor y este documento no debe considerar que representa una posición oficial del CSIC ni compromete al CSIC en ninguna responsabilidad de cualquier tipo.

ref. Las espinacas de Popeye para tratar el síndrome del ojo seco – https://theconversation.com/las-espinacas-de-popeye-para-tratar-el-sindrome-del-ojo-seco-283163

Dónde están y cómo se establecen las bases militares de EE. UU., el arma con la que Trump castiga a sus aliados

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Salvador Sánchez Tapia, Profesor de Análisis de Conflictos y Seguridad Internacional, Universidad de Navarra

Base militar estadounidenses Pavel Chagochkin/Shutterstock

En declaraciones hechas en uno de los momentos más bajos de las relaciones transatlánticas desde 1945, el canciller alemán, Friedrich Merz, refiriéndose a las negociaciones mediadas por Pakistán, opinó que Estados Unidos está “siendo humillado por el liderazgo iraní.” En airada respuesta, el secretario de Guerra De Estados Unidos, Pete Hegseth, anunciaba hace unos días la intención de retirar de territorio alemán 5 000 de los más de 35 000 soldados norteamericanos actualmente desplegados en alguna de las cuarenta instalaciones que Estados Unidos mantiene en ese país.

El anuncio es algo oportunista, pues la reducción podría haber estado prevista desde antes de la declaración de Merz. Lo importante, sin embargo, es que, de nuevo, la administración norteamericana hace un uso instrumental de las bases como elemento coercitivo, como ya hizo días antes en España e Italia acogiéndose a su “falta de apoyo” a la guerra con Irán.

No está de más, por tanto, hacer ahora una reflexión sobre el sistema norteamericano de bases militares, su significado y su valor.

Hay bases militares desde la guerra del Peloponeso

El uso de bases militares es tan antiguo como la propia historia de la humanidad. En su Historia de la guerra del Peloponeso, Tucídides relata cómo Esparta establece una en Decelia para facilitar la derrota final de Atenas.

Más recientemente, Gran Bretaña apuntaló su imperio gracias a una tupida red global de instalaciones para el carboneo de los buques de la Royal Navy.

Hoy, países como el propio Reino Unido, Francia, Italia, Japón o China mantienen despliegues militares permanentes en bases allende sus fronteras, aunque de entidad relativamente reducida si se compara con la presencia militar exterior norteamericana, cifrada en unos 180 000 soldados estacionados permanentemente en no menos de 68 bases principales dispersas por todo el mundo.

Interés estrategico

Los Estados no abren bases por filantropía, sino por interés estratégico. En el caso concreto de Estados Unidos, las bases le ayudan a posicionarse de una manera ventajosa frente a potenciales rivales o enemigos. También permiten reducir el plazo de respuesta ante eventuales ataques y mejorar su conocimiento y alerta sobre posibles escenarios de empleo de sus fuerzas mediante, por ejemplo, la instalación de sensores.

Asimismo, facilitan la proyección de fuerzas desde esos escenarios, permiten el apoyo logístico a fuerzas en tránsito, o reducen los costes de transacción en los que se incurriría de no existir dichas instalaciones y hubiera que negociar su apertura ad hoc.

Junto a esas ventajas, la instalación y uso de bases comporta también un importante coste económico y, a veces, diplomático. Por regla general, establecer bases requiere el consentimiento soberano de la nación anfitriona, que a veces se obtiene negociando desde una posición de desigualdad. Así ocurrió en los casos de Alemania y Japón, inermes después de la guerra, ofreciendo, además, contraprestaciones para hacer más aceptable el acuerdo.

En otras ocasiones, su apertura es traumática, como sucedió en el caso del atolón de Chagos y la isla de Diego García, que implicó la deportación de unos 2 000 nativos chagosianos.

Cómo instala EE. UU. sus bases

Cuando decide instalar una base, Estados Unidos suscribe un acuerdo internacional con el Estado que la acoge en el que se detallan aspectos como los siguientes: los términos de la cesión, los límites al uso de la base y las autorizaciones específicas que deba hacer el Estado anfitrión y –muy importante– el estatus legal, fiscal y jurídico del personal que la ocupa.

Frecuentemente, como sucede en el caso de España, las bases son de uso compartido. La nación anfitriona obtiene importantes ventajas de la instalación de bases norteamericanas. En primer lugar, la convierte en un punto de interés preferencial para la seguridad de Estados Unidos, lo que puede disuadir a otros de cualquier intento de desestabilización o, en último extremo, agresión. La presencia de medios militares norteamericanos otorga, así, un plus de protección a la nación que los acoge –piénsese, por ejemplo, en lo ventajoso que es para España contar con ciertos medios de la US Navy en la base de Rota–, y puede granjearle un trato preferencial.

En el terreno económico, la presencia de bases militares norteamericanas puede comportar un importante impulso a zonas relativamente deprimidas como la Bahía de Cádiz.

Cómo surgen los problemas

No todo son ventajas, sin embargo. El despliegue de fuerzas militares norteamericanas en un país lo convierte, automáticamente, en objetivo potencial –en el caso más extremo, incluso nuclear– en conflictos en los que, en otras circunstancias, no estaría implicado.

Puede, también, ser un elemento de fricción indeseada entre usuario y anfitrión en casos en los que ambos difieran sobre la legitimidad de una causa que requiera el empleo de las bases. Las bases militares sirven, como se ha dicho, a los intereses estratégicos de la potencia que las despliega. Su número, ubicación, tipo y dimensiones están, por tanto, supeditados a esos intereses.

La disminución de la huella militar norteamericana en Europa es coherente con el incremento del interés de Estados Unidos en el Indo-Pacífico y con su voluntad de que el viejo continente asuma mayores cotas de responsabilidad en su propia defensa. Pero no tiene por qué ser preocupante si se hace con arreglo a un plan coordinado con los aliados que garantice el anclaje norteamericano a la seguridad continental.

La administración norteamericana puede optar por castigar a sus socios díscolos con el cierre de bases. Sin duda, estos sufrirán, pero también lo harán los propios intereses estratégicos de Estados Unidos, que perderá puntos de apoyo ya establecidos en Europa. Esto conduciría a destejer la tupida red de aliados y socios que fabricó pacientemente durante décadas y que tan útil le ha resultado.

The Conversation

Salvador Sánchez Tapia no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Dónde están y cómo se establecen las bases militares de EE. UU., el arma con la que Trump castiga a sus aliados – https://theconversation.com/donde-estan-y-como-se-establecen-las-bases-militares-de-ee-uu-el-arma-con-la-que-trump-castiga-a-sus-aliados-282938

Elecciones en Andalucía: el voto del descontento social define el nuevo escenario parlamentario

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco Collado Campaña, Profesor Titular de Ciencia Política, Universidad de Málaga

Debate de los candidatos en RTVE el pasado 5 de mayo. De izquierda a derecha, Antonio Maíllo, María Jesús Montero, Manuel Gavira, Juan Manuel Moreno Moreno y José Ignacio García Sánchez. Wikimedia Commons, CC BY

Los resultados arrojados por las urnas en las elecciones autonómicas en Andalucía se han mantenido dentro de los parámetros esperados para la meta planteada por el candidato del Partido Popular, Juan Manuel Moreno Bonilla, con una victoria por mayoría simple.

A una distancia de dos escaños para lograr un gobierno libre de las ataduras de Vox, el voto del descontento social ha calado con un sorpresivo aumento de ocho diputados para Adelante Andalucía y el crecimiento de la formación de ultraderecha.

El ranking de vencedores lo encabezan estas dos formaciones que han conseguido en términos relativos aumentar su representación, seguidos en segundo lugar del PP, que experimenta una victoria pírrica traducida en mayoría simple.

En cambio, María Jesús Montero –que fue vicepresidenta y ministra de Hacienda– es la gran perdedora de la contienda, cosechando el peor dato electoral del PSOE en Andalucía. Su candidatura ha sido enfocada e interpretada en clave nacional, debido a su participación en el ejecutivo de Pedro Sánchez y las polémicas en torno a la financiación territorial de las comunidades autónomas.

La izquierda de los jóvenes

Tampoco ha salido bien parada la formación Por Andalucía, que ha sido la gran perjudicada de la división del bloque de izquierdas pese a ser una coalición de diversas fuerzas políticas. Parece que representar la oficialidad (“el búnker”) de las fuerzas coaligadas como Izquierda Unida y Podemos ya no es tan atractivo para un electorado joven de izquierdas, al cual sí ha seducido Adelante Andalucía, que ha cuadruplicado su resultado.

Esta formación, con José Ignacio García a la cabeza, logró su mejor resultado histórico al pasar de dos a ocho parlamentarios, arrebatando la mayoría absoluta al PP y ganándose el título de ser el partido que más ha crecido en estas elecciones autonómicas.

Los resultados, por territorios

Un análisis geográfico de la contienda electoral, según los diputados cosechados, presenta una victoria del Partido Popular en cada una de las ocho provincias andaluzas. En Sevilla, antiguo bastión del PSOE en la comunidad autónoma, el partido ha mantenido su tamaño, pero sin un incremento considerable. Esto, a costa del resto de parlamentarios del bloque de la izquierda, de los que se ha apropiado Adelante Andalucía. Mientras, el PP perdía un diputado. La marca electoral de Montero ha conseguido mantener el tipo en esta circunscripción, pero sin ilusionar a un electorado que tradicionalmente había sido fidelizado por el PSOE.

Por su parte, Málaga se mantiene como un caladero de votos de la derecha, pese a la pérdida de un diputado por parte de los populares.

La respuesta en clave territorial se debe buscar en otras circunscripciones. La gran irrupción de estas elecciones ha sido Adelante Andalucía, que ha crecido el cuádruple de lo que las previsiones electorales pronosticaban (2 escaños). Esta formación ha conseguido cosechar diputados especialmente en Sevilla y Cádiz, seguidos de Huelva, Málaga, Córdoba y Granada.

Pese a que se esperaba que Adelante Andalucía solo obtendría representación en Andalucía Occidental (Sevilla, Huelva y Cádiz), su exitosa campaña de comunicación política y el hincapié hecho en los grandes talones de Aquiles de Moreno (los fallos en los cribados de cáncer y la erosión de la educación pública) con un tono esperanzador le ha permitido arrebatarle votos al PSOE y al descontento social que también ha intentado capitalizar Vox.

Desde el punto de vista de la gestión, la Junta de Andalucía de Juanma Moreno no aprueba con un sobresaliente. Las principales críticas al ejecutivo popular han venido de la mano de la crisis de los cribados de cáncer de mama, la profundización en la privatización de la sanidad regional y la erosión de la universidad pública en una región que había sido modélica en referencia a sus servicios públicos.

Más allá de esas preocupaciones, el aumento de Vox no ha venido tanto por una lectura en clave nacional, como podría sugerir uno de sus lemas de campaña –“Prioridad nacional”–, sino por beneficiarse del votante descontento de derechas que decide conceder su voto a la fuerza de Santiago Abascal.

Pese a que la marca personal de Moreno Bonilla parecía ser inmune a las alianzas con Vox, Andalucía ha sido una más de las tantas comunidades autónomas en las que el partido de ultraderecha será la clave del Gobierno.

The Conversation

Francisco Collado Campaña no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Elecciones en Andalucía: el voto del descontento social define el nuevo escenario parlamentario – https://theconversation.com/elecciones-en-andalucia-el-voto-del-descontento-social-define-el-nuevo-escenario-parlamentario-283222