Zimbabwe, Venezuela, Philippines : les banques centrales aussi peuvent faire faillite !

Source: The Conversation – France in French (3) – By Charbel Cordahi, Professeur de Finance & Economie, GEM

Une banque centrale a un pouvoir de seigneuriage, hérité du Moyen Âge. Elle peut créer de façon illimitée de la monnaie. Alors comment est-il possible qu’elle puisse faire faillite ? Explication avec les cas du Zimbabwe, du Venezuela et des Philippines.


Une banque centrale ne pourrait pas faire faillite, car elle dispose du pouvoir féodal de « battre monnaie », ou seigneuriage. Ce terme désigne le privilège d’émettre de la monnaie ; il est autrefois détenu par les seigneurs féodaux, aujourd’hui par les États. Il repose sur la différence entre la valeur de la monnaie émise – comme l’or initialement – et son coût de fabrication ainsi que les intérêts perçus.

De façon théorique, une banque centrale ne pourrait faire faillite ; elle a toujours la capacité de créer de la monnaie. Cependant, les exemples du Zimbabwe, du Venezuela ou des Philippines fournissent les preuves qu’elle peut bel et bien se retrouver en situation d’insolvabilité.

Ces cas historiques mettent en évidence les limites du seigneuriage, notamment face à la dollarisation de l’économie mondiale.

Seigneuriage de la monnaie

Le seigneuriage contribue à maintenir la solvabilité d’une banque centrale. Ce revenu, tiré de l’émission de monnaie, renforce ses fonds propres (ses ressources) et procure de facto une source illimitée de revenus futurs. Concrètement, pour régler leurs dettes, il lui suffit de créer de la monnaie.

Le pouvoir de seigneuriage ne s’exerce que sur la monnaie nationale. Si une banque centrale peut créer sa propre devise, elle ne peut le faire avec une autre monnaie. Par exemple, seule la Banque centrale européenne (BCE) est autorisée à créer des euros.

Les réserves de change, en euro ou en dollar états-unien, deviennent alors cruciales. Sans elles, la banque centrale ne peut plus intervenir efficacement sur le marché des changes ni financer les importations essentielles à son pays. Par exemple, fin 2024, les Philippines disposaient d’une réserve de 106 milliards de dollars états-uniens fin 2024 (92,54 milliards d’euros) à l’actif du bilan de la banque centrale.

Une banque centrale n’est pas une banque privée

Une banque centrale diffère d’une entreprise privée. Elle ne peut pas être liquidée au sens juridique du terme. Son capital peut devenir négatif sans interrompre ses opérations de politique monétaire, de refinancement bancaire, de gestion des réserves de change ou de paiement.

Elle peut continuer à fonctionner même avec des pertes et n’est soumise à aucune exigence minimale de fonds propres. Son objectif premier reste la stabilité des prix, non des gains financiers.

Une banque centrale inscrit à son actif ses réserves en or et en devises, ainsi que des titres de dette – publique et, parfois, privée. De l’autre côté du bilan, au passif, figurent les billets en circulation ainsi que ses dettes envers les banques, le Trésor ou les autres banques centrales. Dans le langage monétaire, ces dettes sont appelées des engagements.

Si les pertes accumulées d’une banque centrale dépassent ses réserves et son capital – capitaux propres négatifs –, ou si la valeur de ses engagements excède celle de ses actifs – insolvabilité –, sa capacité à mener efficacement la politique monétaire peut être compromise.

C’est le cas lorsque :

  • les dettes (engagements) de la banque centrale sont libellées dans une monnaie étrangère. Au Pakistan, ils le sont en dollars états-uniens ou en yuans ;

  • les réserves internationales sont épuisées, comme ce fut le cas au Sri Lanka en 2022 ;

  • la politique monétaire est subordonnée au financement des déficits publics, comme au Zimbabwe dans les années 2000 ;

  • l’économie est petite et ouverte, donc exposée aux chocs extérieurs, comme à Maurice ;

  • le régime est en crise politique, comme en Argentine dans les années 2000.

Insolvabilité technique et défaut opérationnel

Une banque centrale peut devenir insolvable. Ce cas de figure existe quand elle ne dispose plus des réserves internationales, notamment le dollar états-unien, nécessaires pour payer ses créanciers.

On parle alors :

  • d’insolvabilité technique, pour une situation dans laquelle le passif d’une banque centrale excède l’actif, même si les opérations courantes continuent de fonctionner ;

  • ou de défaut opérationnel, à savoir une incapacité à remplir des fonctions clés, comme la défense, le règlement des importations ou le service de la dette externe.

Système dollarisé

Les cas les plus courants de vulnérabilité surviennent dans les systèmes dits non autonomes, notamment les systèmes dollarisés. La banque centrale perd sa capacité à créer une devise de référence utilisée pour les échanges internationaux, comme le dollar – monnaie d’ancrage. Elle devient dépendante des flux de devises provenant des exportations, des investissements directs étrangers (IDE) ou des prêts extérieurs.

Du côté des économies émergentes, l’expérience montre que les banques centrales enregistrent plus fréquemment des capitaux propres négatifs ou des pertes prolongées. Ces dernières sont dues à un ratio élevé de dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB), à un déficit courant persistant et à l’importance des dettes (engagements) en devises – c’est-à-dire des dépôts en monnaies étrangères détenus par les banques commerciales et les administrations publiques auprès de la banque centrale.

Le résultat est différent du côté des économies avancées. Elles n’ont pas expérimenté l’insolvabilité opérationnelle – où le passif dépasse l’actif –, malgré les pertes massives liées aux achats d’actifs (obligations publiques et privées) depuis la crise de 2008 et la pandémie de Covid-19. Ces programmes ont accru leurs pertes et les ont exposées à un risque de capitaux propres négatifs, c’est-à-dire de pertes accumulées rongeant leurs fonds propres.

Du dollar états-unien au dollar zimbabwéen

Dans les années 2000, la Banque centrale du Zimbabwe s’engage dans un financement massif de son déficit public à travers l’émission de dollars zimbabwéens, la monnaie nationale de l’époque. Conséquence : une hyperinflation record, dont le taux mensuel a atteint 79,6 milliards % en novembre 2008, soit un doublement des prix toutes les 24 heures. En 2009, l’abandon de cette monnaie et l’adoption du dollar états-unien ôtent toute autonomie monétaire au pays.

Le dollar zimbabwéen est réintroduit en 2019. La faiblesse des réserves de change et le financement des déficits publics entraînent une forte dépréciation du taux de change parallèle – en 2023, un dollar états-unien s’échangeait sur le marché informel à un cours deux à trois fois supérieur au taux officiel – et à une nouvelle faillite de la banque centrale.

Marché noir du dollar au Venezuela

Un second exemple est celui du Venezuela, depuis les années 2010. La banque centrale du pays a financé des déficits chroniques alimentés par la chute des revenus pétroliers et une gestion budgétaire déséquilibrée, entraînant au passage l’effondrement du bolivar, le développement d’un marché noir du dollar états-unien et une hyperinflation.

Le Venezuela a connu une crise politique et majeure dans les années 2010.
Wikimédia

Les sanctions internationales gèlent une partie des avoirs en or et en devises, amplifiant la crise. Celle-ci est aggravée par le manque d’indépendance de la banque centrale vis-à-vis du pouvoir politique. À cela s’ajoutent des manipulations des statistiques économiques, qui érodent la confiance des ménages et des investisseurs. Il en résulte une réduction des importations, une paupérisation généralisée et une dollarisation de fait de l’économie. Au début des années 2010, plus de 90 % des transactions sont réalisées en dollars états-uniens.

La faillite de la Banque centrale du Venezuela s’est manifestée par son incapacité à mobiliser ses réserves internationales et par l’effondrement de la crédibilité du bolivar. Le financement monétaire des déficits publics et l’hyperinflation ont conduit les ménages et les entreprises à abandonner la monnaie nationale au profit du dollar états-unien.

Le contre-exemple des Philippines

Dans les années 1980, la Banque centrale des Philippines se retrouve en situation d’insolvabilité à la suite d’importantes opérations menées pour le compte de l’État. Elle finance notamment des programmes de crédit subventionnés, vient au secours de banques en difficulté ou accorde des garanties de change coûteuses en pleine crise. Ces interventions génèrent des pertes considérables, représentant plus de 24 % du PIB entre 1982 et 1985. Résultat : elle ne parvient plus à remplir efficacement ses missions, en perdant sa capacité à maîtriser l’inflation et à stabiliser le taux de change.

L’ancienne banque centrale est considérée comme insolvable. Par conséquent, le législateur créé la Bangko Sentral ng Pilipinas en 1993, dotée d’une autonomie et d’une capitalisation renforcées – un cas rare de « résolution institutionnelle » d’une banque centrale. Elle s’est recentrée sur ses missions essentielles. Dotée d’une plus grande indépendance et d’un bilan assaini, elle a progressivement restauré sa crédibilité et sa capacité à conduire la politique monétaire.

The Conversation

Charbel Cordahi ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Zimbabwe, Venezuela, Philippines : les banques centrales aussi peuvent faire faillite ! – https://theconversation.com/zimbabwe-venezuela-philippines-les-banques-centrales-aussi-peuvent-faire-faillite-283182

Las lecciones económicas tras las gestas del Tour de Francia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Francisco Albert Moreno, Profesor Ayudante Doctor (Departamento de Economía Aplicada), Universitat de València, Universitat de València

PennPix/Shutterstock

Con la llegada de julio comienza uno de los grandes acontecimientos deportivos del año: el Tour de Francia. Un espectáculo mundial que nos puede hacer más llevaderas las tardes cada vez más tórridas de las primeras semanas del verano.

El Tour trasciende lo puramente deportivo. Es un fenómeno cultural, una maquinaria económica perfectamente engrasada y una de las mayores demostraciones de resistencia humana. Pero también puede convertirse en un magnífico laboratorio para comprender cómo funciona la economía.

En esta edición de 2026, que arranca en Barcelona el 4 de julio, todas las miradas apuntan al esloveno Tadej Pogačar (1998). Si logra conquistar su quinto Tour igualará a los franceses Jacques Anquetil y Bernard Hinault, el belga Eddy Merckx y el español Miguel Induráin. No lo tendrá fácil. Frente a él estarán el danés Jonas Vingegaard, doble vencedor del Tour, y el joven francés Paul Seixas, la gran revelación de la temporada y la esperanza de un país que no celebra un campeón del Tour desde Bernard Hinault, en 1985.

Lecciones de economía en bicicleta

La batalla sobre el asfalto promete emociones. Pero, además del espectáculo, el Tour ofrece algo menos evidente: una extraordinaria colección de lecciones económicas, como cuento en mi libro Un economista en el Tourmalet (2026).

Muchas de las situaciones que se producen durante una etapa ilustran principios económicos mejor que algunos ejemplos académicos. Basta observar con atención las decisiones que toman los corredores para descubrir conceptos que normalmente estudiamos en los manuales universitarios.

Volvamos a Bernard Hinault. El francés conquistó cinco Tours de Francia y en 1986 afrontaba su última oportunidad de alcanzar el sexto, una cifra que ningún ciclista ha logrado todavía. Un año antes, su joven compañero, el estadounidense Greg LeMond, había trabajado para ayudarle a conseguir su quinta victoria, con la promesa de que en la siguiente edición los papeles se invertirían.

Pero Hinault nunca fue un corredor resignado. En la etapa reina de los Pirineos atacó desde el Tourmalet, a muchos kilómetros de la meta, abriendo una amplia ventaja gracias a un despliegue de fuerza y orgullo. Sin embargo, incluso los mejores ciclistas están sometidos a la escasez: la energía es un recurso limitado. Aquel esfuerzo resultó imposible de sostener, Hinault terminó hundiéndose en la subida final a Superbagnères, y LeMond acabó dando la vuelta a la clasificación general para conquistar su primer Tour.

¿Y si Hinault perdió aquel sexto Tour por no pensar como un economista?

Uno de los primeros conceptos que enseñamos en cualquier curso de economía es el coste de oportunidad: aquello a lo que renunciamos cuando tomamos una decisión. Cada pedalada del ataque de Hinault tenía un coste. Al consumir gran parte de sus fuerzas en un momento de la carrera, renunciaba a disponer de ellas cuando más las necesitaría. El precio de aquella apuesta no fue únicamente una etapa. Probablemente fue la oportunidad de convertirse en el único ciclista de la historia con seis Tours de Francia en su palmarés.

Tres años después, el propio LeMond protagonizaría otra de las grandes lecciones económicas de la historia del ciclismo. El Tour de 1989 llegó a su última etapa con el francés Laurent Fignon vestido de amarillo y una ventaja de 50 segundos sobre el estadounidense. Todo parecía decidido.

Sin embargo, LeMond utilizó una innovación que muchos consideraban poco más que una extravagancia: un manillar de triatlón que mejoraba notablemente su posición aerodinámica. Fignon, en cambio, mantuvo el equipamiento tradicional, sin casco y con su característica coleta al viento. El resultado es ya historia del deporte: LeMond recuperó toda la desventaja y ganó el Tour por apenas ocho segundos, la diferencia más pequeña jamás registrada.

Greg Lemod ganó el Tour de 1989 por apenas 8 segundos. Fuente: Tour de France, YouTube.

Aquellos ocho segundos fueron mucho más que un desenlace deportivo. Demostraban cómo una innovación tecnológica puede transformar por completo el resultado de una competición. Es el mismo mecanismo que explica buena parte del crecimiento económico. Las sociedades prosperan cuando son capaces de producir más y mejor gracias al progreso técnico y la innovación.

Espectáculo deportivo y lección económica

Estos son solo dos ejemplos. El ciclismo está lleno de situaciones que recuerdan a conceptos económicos. El pelotón busca continuamente un equilibrio semejante al de un mercado. Las escapadas muestran los incentivos y los problemas de coordinación. Las alianzas entre rivales revelan cómo la cooperación puede beneficiar incluso a quienes compiten entre sí. Y las famosas “pájaras ciclistas” ilustran cómo un crecimiento aparentemente exuberante termina provocando las temibles burbujas financieras.

Quizá esa sea una de las razones por las que el Tour sigue fascinando más de un siglo después. No solo porque gana el más fuerte, sino porque cada etapa reproduce algunos de los grandes dilemas de la economía: cómo gestionar recursos limitados, cuándo asumir riesgos, cuándo innovar y qué coste tiene cada decisión. Quien siga la carrera este verano disfrutará de uno de los mayores espectáculos deportivos del mundo. Pero si observa el pelotón con ojos de economista, descubrirá que cada etapa también puede convertirse en una clase de economía magistral.

The Conversation

El autor es autor del libro Un economista en el Tourmalet, en el que desarrolla algunas de las ideas expuestas en este artículo.

ref. Las lecciones económicas tras las gestas del Tour de Francia – https://theconversation.com/las-lecciones-economicas-tras-las-gestas-del-tour-de-francia-286532

Melón, Pancrudo, Guasa… Muchos nombres de lugar no significan lo que parece

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Giralt Latorre, Profesor Titular de Universidad de Filología Catalana Departamento de Lingüística y Literaturas Hispánicas, Universidad de Zaragoza

Vista de Pancorbo (Burgos), cuyo nombre procede del latín _pandu curvu_ (“terreno inclinado o curvado”). Luis Rogelio HM/Flickr, CC BY

Melón es el nombre de una localidad gallega en la comarca del Ribeiro, en la provincia española de Orense. Es muy probable que, si no lo conocemos y pasamos por él en nuestro camino hacia las Rías Bajas, pensemos que se llama así porque existen o existieron campos de melones o alguna relación de este lugar con dicha fruta. Lo mismo que municipios como Pancorbo, en Burgos, o Pancrudo, en Teruel, tienen algo que ver con pan. Pero estaríamos muy equivocados en estas interpretaciones.

En los nombres de lugares sobreviven palabras desaparecidas, ecos de lenguas habladas hace siglos, memorias de antiguos habitantes o paisajes que ya no existen. Los topónimos funcionan como auténticos archivos del territorio, capaces de conservar huellas lingüísticas e históricas que los hablantes ya no reconocen.

En los últimos años han proliferado noticias sobre supuestas “lenguas ancestrales” escondidas en la toponimia. Muchas parten de una intuición correcta: los nombres de lugar suelen ser extraordinariamente conservadores y pueden preservar elementos muy antiguos. Pero también existe un riesgo evidente: interpretar cualquier topónimo como un misterio prerromano o como la huella automática de una lengua perdida.

No son lo que parecen

Mientras la lengua cambia, los topónimos pueden mantener palabras desaparecidas, formas dialectales antiguas o significados que hoy no reconocemos. Y precisamente por eso muchos acaban siendo reinterpretados con el paso del tiempo.

Cuando un nombre deja de entenderse, lo explicamos a partir de palabras conocidas de nuestra lengua actual. Pero el nombre de Melón no tiene nada que ver con la fruta, sino que realmente procede del antropónimo latino Mellonius, probablemente representado en el medieval gallego Mellone, referido a un antiguo poseedor del lugar.

Observemos otro caso curioso. En Huesca hay una localidad llamada Guasa. Su nombre no tiene nada que ver con estar de broma. Proviene de una voz de origen vasco, en concreto gogor “duro”, un adjetivo que surge de la reduplicación de gor, que significa actualmente “sordo”.




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En Teruel podemos ir a Libros, un pequeño y pintoresco pueblo a orillas del Turia cuyos habitantes puede que disfruten mucho de la lectura, o no, pero cuyo nombre está vinculado a una condición fiscal medieval del lugar.

¿Y qué decir de Mozota, en Zaragoza? Lejos de referirse a alguna “moza” de esa localidad, proviene del árabe mawsaṭa, “centro, punto central”, en referencia a la porción de tierra firme que queda en el centro del pronunciado meandro que describe en ese punto geográfico el río Huerva.

Seguimos: Griegos, también en Teruel, además de ser el pueblo más frío de España, está sobre un antiguo asentamiento de helenos. Y, sin embargo, conserva la raíz lingüística céltica brig-, presente en topónimos hispanos antiguos (Brigaecium, Brigantium, Segobriga) y en el origen de numerosos topónimos actuales (Coimbra, Sanabria, Sepúlveda, Setúbal), cuyo significado primitivo es “colina, altura” y que, por extensión metonímica, se convirtió en sinónimo de “fortaleza, lugar fortificado”.

Como vemos, pues, las apariencias engañan, y así se pone de manifiesto en muchos de los topónimos que ya hemos incorporado en Toponomasticon Hispaniae, un proyecto que tiene como objetivo el estudio y divulgación de los nombres de lugar de todo el territorio español y portugués, considerando todas las lenguas peninsulares.

Adaptaciones a palabras más cercanas

Incluso hay casos en los que un nombre de lugar acaba siendo reanalizado a partir de palabras que resultan más familiares para los hablantes, fenómeno este al que el filólogo catalán Joan Coromines llamó metacedeusis.

Cuando la forma de un topónimo es opaca, es decir, cuando el hablante no identifica su significado, el nombre se adapta poco a poco a otras palabras que resultan más reconocibles. Un ejemplo sería el de Santaliestra en Aragón (o Santallestra en Huesca), probablemente procedente de silva ilicestra (en latín, “bosque de encinas”). Pasados los siglos, la voz latina inicial fue sustituida por el adjetivo santa, dando lugar a un hagiotopónimo (nombre de lugar relacionado con un santo) que se ha vinculado a Santa Eleuteria.

El mapa conserva palabras y paisajes desaparecidos

Los topónimos no solo conservan palabras antiguas. También guardan paisajes y formas de vida desaparecidas. Así, Valdenoches, en Guadalajara, parece hoy un nombre perfectamente comprensible: un “valle de noches”.

Sin embargo, es probable que el sustantivo noches proceda de una forma romance antigua derivada del latín nuces, plural de nux, “nogal”, seguramente con una evolución fonética mozárabe.




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Fósiles lingüísticos

Y este origen a partir de un fitónimo (nombre de planta) es el que también se ha dado a algunos ríos del área este peninsular, como el Noguera Ribagorzana o el Noguera Pallaresa: popularmente se interpreta que ese “noguera” tiene el sentido de “nogal” y, sin embargo, está haciendo referencia a la actividad de transportar troncos por el río desde los altos valles pirenaicos: proviene de naucaria, “almadía” o balsa de troncos.

Algo semejante ocurre con Pancorbo (Burgos) y Pancrudo (Teruel). Aunque hoy el primer elemento parece vincularse inevitablemente al pan, los nombres nos remiten, respectivamente, al latín pandu curvu, “terreno inclinado o curvado” y pandu crudu, “vertiente cruda, de extrema dureza”. Estos topónimos habrían conservado una voz antigua ya desaparecida de la lengua actual. El mapa funciona, pues, como una especie de fósil dialectal.

Lugares desaparecidos

En otros casos, la toponimia conserva incluso nombres de lugares que ya no existen. El río Mesquí/Mezquín, en Teruel, podría derivar del árabe andalusí masākin (“moradas”, “casas”). La documentación medieval menciona un lugar desaparecido llamado Mezchino, pero el río conservó su nombre aun cuando el asentamiento ya había dejado de existir. El paisaje actual guarda así la huella lingüística de una población de origen árabe perdida hace siglos.

No basta con la intuición

Por eso la toponimia no puede estudiarse solo a partir de parecidos fonéticos o corazonadas ingeniosas. Para reconstruir el origen de un nombre de lugar es necesario tener muy presentes los testimonios antiguos, y para ello hay que acudir a la documentación, donde podemos encontrar variantes muy valiosas que nos ayudarán comprender la evolución del topónimo a lo largo del tiempo e intuir su etimología (la palabra de la que procede) y su etiología (la razón que lo motivó).

Aunque siempre con extrema prudencia, puesto que los registros medievales pueden proporcionar en ocasiones “falsos amigos” que conduzcan a propuestas erróneas. Así ocurre, por ejemplo, con Vadocondes (Burgos) junto a las formas antiguas que apuntan a un compuesto “vado de los condes”, la documentación transmite variantes como Valdecuendas o Vadacondas, posiblemente debidas a errores de lectura o de transcripción repetidos en la cadena documental. Tomarlas como testimonios fidedignos de la forma antigua podría alterar por completo la interpretación del topónimo.

Los topónimos no son simples etiquetas geográficas. Son fósiles lingüísticos donde sobreviven palabras, sonidos y paisajes que ya han desaparecido de la lengua cotidiana. A veces creemos entender un nombre porque reconocemos una palabra familiar. Pero el mapa conserva voces mucho más antiguas que nosotros.

The Conversation

Javier Giralt Latorre recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación para el proyecto de investigación “Toponimia centropeninsular e insular atlántica” (PID2024-159776OB-C42).

María Teresa Moret Oliver recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación para el proyecto de investigación “Toponimia centropeninsular e insular atlántica” (PID2024-159776OB-C42).

ref. Melón, Pancrudo, Guasa… Muchos nombres de lugar no significan lo que parece – https://theconversation.com/melon-pancrudo-guasa-muchos-nombres-de-lugar-no-significan-lo-que-parece-286165

Noches que matan: cuando el calor no da tregua aunque caiga el sol

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Dominic Royé, Investigador Ramon y Cajal, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

Stock-Asso/Shutterstock

Mientras dormíamos estos últimos días, en Almería los termómetros marcaban 30 grados. No era la temperatura del mediodía: era la mínima nocturna, algo sin precedentes en la historia meteorológica española. La AEMET confirmó que las noches del 22 y 23 de junio de 2026 fueron las más cálidas de junio desde que hay registros, con mínimas medias peninsulares de 20 °C, y que los días 22 y 23 superaron con una anomalía de 7,1 °C a la media histórica. En España ya estimamos 4 217 muertos atribuibles al calor en junio (1 209 por calor extremo y 3 008 por calor moderado) con fecha del 29 de junio, según nuestra monitorización.

Lo que estos datos ilustran no es solo el calor extremo del día: también es la ausencia de recuperación por la noche. Y eso, precisamente, es lo que un estudio reciente publicado en Environment International ha cuantificado por primera vez a escala global.

Tres tablas que muestran los diez valores más altos de temperaturas máxima, mínima y media para el mes de junio entre 1950 y 2026 en la España peninsular.
Los diez valores más altos de temperaturas máxima, mínima y media para el mes de junio entre 1950 y 2026 en la España peninsular.
AEMET

El calor nocturno tiene su propia firma de riesgo

La investigación, liderada por la Misión Biológica de Galicia (CSIC) en colaboración con la red internacional MCC (Multi-Country Multi-City), analizó más de 14 millones de defunciones en 178 ciudades de 44 países entre 1990 y 2018. El objetivo era resolver una pregunta que la epidemiología había dejado pendiente: ¿el calor nocturno mata por sí solo, o es simplemente un reflejo del calor diurno?

La respuesta es clara. Incluso controlando estadísticamente la temperatura máxima del día –es decir, descartando que el efecto se deba solo al calor diurno acumulado–, el exceso de calor nocturno se asocia de forma independiente con un mayor riesgo de muerte. En noches de exceso de calor extremo, el riesgo de morir aumenta un 2,6 % respecto a las noches sin estrés térmico. Un incremento modesto en apariencia, pero consistente en todos los climas y regiones del mundo.

El estudio utilizó dos índices basados en datos horarios y no en la temperatura mínima diaria, que suele registrarse al amanecer y no refleja bien lo que ocurre durante las horas de sueño. El primero mide el exceso de calor nocturno (la suma de los grados de más durante la noche por encima de un umbral adaptado a cada ciudad). El segundo mide la duración (el porcentaje de horas nocturnas en que se supera ese umbral).

Impacto en la salud

La biología detrás de estas cifras es coherente. La noche es el tiempo en que el organismo repara el daño térmico del día, reduce la frecuencia cardíaca, consolida el sistema inmune y regula los ritmos circadianos. Cuando la temperatura no baja, ese proceso de recuperación se interrumpe o se degrada.

El calor nocturno altera la arquitectura del sueño: reduce las fases de movimiento ocular rápido (REM) y el sueño profundo de ondas lentas, aumenta los despertares y eleva la temperatura central del cuerpo. El resultado no es solo cansancio: es una mayor carga sobre el sistema cardiovascular, alteraciones en la variabilidad de la frecuencia cardíaca, modificaciones en los lípidos sanguíneos y, en personas vulnerables, un riesgo real de infarto, ictus o fallo renal. Investigaciones recientes vinculan las noches cálidas con mayor mortalidad por parada cardíaca súbita y por demencia.

El estudio identificó además que el mayor impacto se concentra en las primeras 24 horas tras la exposición y en el día siguiente, con efectos que se disipan hacia el tercer o cuarto día, lo que sugiere un mecanismo agudo más que un efecto de desgaste acumulado lento.

Sur de Europa y Asia occidental: los más expuestos

No todos los lugares son igual de vulnerables. Los resultados muestran que el efecto es mayor en el sur de Europa y en Asia occidental (2,5 %). En el norte de Europa, se detecta una menor mortalidad nocturna, probablemente porque los umbrales de calor nocturno se alcanzan con mucha menor frecuencia.

En España, el análisis a nivel de ciudad revela un patrón geográfico muy claro: el mayor aumento de mortalidad por exceso de calor nocturno se concentra en las ciudades del interior peninsular. Granada (3,56 %), Madrid (3,45 %), Córdoba (3,44 %) y Badajoz (3,18 %) encabezan el ranking nacional, seguidas de Ciudad Real (3,00 %) y Toledo (2,92 %).

En términos de duración nocturna, en Córdoba lidera con un 2,47 %, seguida de Granada (2,26 %) y Sevilla (1,93 %): en estas ciudades, la temperatura supera el umbral durante toda la noche. Las ciudades del litoral mediterráneo y cantábrico presentan aumentos menores, aunque igualmente significativos: Barcelona (0,56 %), Alicante (0,55 %) o Almería (0,46 %). El valor relativamente bajo de Almería refleja que su umbral de aclimatación ya es muy alto y que las 70 horas por encima de 30 °C registradas la semana pasada representan una situación sin precedentes incluso para una ciudad curtida en el calor.

La península ibérica combina además un parque de viviendas con baja eficiencia energética, una población envejecida y una intensificación del calor urbano que hace que estos episodios sean cada vez más frecuentes e intensos.

El problema nocturno de los entornos urbanos

Las ciudades retienen el calor durante el día en el pavimento, los edificios y la propia actividad humana, y lo liberan durante la noche en forma de radiación de onda larga. La isla de calor urbana –esa diferencia de temperatura entre el centro de una ciudad y su entorno rural– se manifiesta sobre todo en las horas nocturnas, cuando el campo ya se ha enfriado y la ciudad sigue caliente.

En ciudades mediterráneas como Barcelona, Madrid o Valencia, esta diferencia puede superar los 5-7 °C en noches de verano. Lo que para la estación meteorológica del aeropuerto es una mínima de 27 °C puede ser una temperatura de 30 °C o más en un barrio denso del centro, con calles estrechas, escasa vegetación y edificios de hormigón que acumulan calor.

El problema se agrava porque las opciones de adaptación nocturna son más limitadas que durante el día. De día, se puede buscar sombra, reducir la actividad o entrar en un edificio climatizado. De noche, abrir las ventanas –la estrategia más básica y accesible– deja de funcionar cuando el exterior está igual de caliente que el interior. En esas condiciones, el aire acondicionado se convierte en la única solución eficaz, pero su uso masivo genera más calor residual en la ciudad y consume una energía que no todos pueden permitirse.




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Adaptar las ciudades para que la noche sea habitable

Los resultados de este estudio tienen implicaciones directas para el diseño urbano y las políticas de salud pública. El calor nocturno requiere un enfoque de adaptación diferente al calor diurno.

En términos de infraestructura urbana, las medidas más eficaces para reducir el calor nocturno en las ciudades pasan por aumentar la vegetación –especialmente arbolado de gran porte, que genera sombra durante el día y reduce la temperatura radiante por la noche–, incrementar las superficies de agua y, sobre todo, reducir las superficies impermeables que absorben calor durante el día. Los estudios epidemiológicos europeos han demostrado que las ciudades con mayor cobertura vegetal tienen menor mortalidad asociada al calor.




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También cobran importancia los refugios climáticos: espacios públicos climatizados o naturalmente frescos –bibliotecas, centros cívicos, parques con arbolado denso, zonas de baño– que ofrezcan un lugar donde pasar las horas más críticas. Pero para que sean efectivos en el contexto nocturno, el desafío es mayor: habría que pensar en refugios que también funcionen durante la noche para las personas más vulnerables –personas mayores solas, sin aire acondicionado en casa–, algo que los sistemas actuales de alerta y respuesta apenas contemplan.

Precisamente ahí está uno de los principales mensajes del estudio: los planes de prevención ante olas de calor siguen centrados en las temperaturas máximas diurnas. Los sistemas de alerta, los mensajes de salud pública y los protocolos de emergencia se activan cuando el día es muy caluroso. Pero si la noche no refresca, el riesgo persiste e incluso se acumula. El índice de calor nocturno que propone esta investigación podría integrarse en los sistemas de vigilancia existentes –como el índice Kairós que utiliza el Ministerio de Sanidad en España– para activar respuestas específicas cuando las noches son peligrosamente cálidas.

Lo que viene

La tendencia es inequívoca. Desde 1961, las temperaturas mínimas veraniegas en España han subido dos grados, lo que ya se traduce en un aumento del número de noches tropicales –con mínimas por encima de 20 °C– en casi todas las capitales. Con el cambio climático, las proyecciones son todavía más preocupantes: los escenarios de 1,5 °C y 2 °C de calentamiento global convertirán en habituales episodios que hoy son excepcionales. Barcelona, por ejemplo, podría llegar a tener hasta 4 meses al año con noches tropicales a finales de siglo en el escenario más pesimista, la mitad de ellas tórridas.

Gráfica que muestra un aumento en el número de días con ola de calor en España entre 1975 y 2025.
Número de días con ola de calor en España entre 1975 y 2025.
AEMET

El estudio deja además una pregunta abierta para la investigación futura: no sabemos aún si es más dañino pasar toda una noche con calor moderado o una parte de la noche con calor muy intenso. La duración y la intensidad del estrés nocturno pueden tener efectos fisiológicos distintos, y entenderlos mejor ayudará a diseñar índices más precisos y alertas más eficaces.

Mientras tanto, la evidencia disponible ya es suficiente para actuar. El calor nocturno mata. No como consecuencia del calor diurno, sino con una contribución propia e independiente. Y las ciudades del sur de Europa, con sus infraestructuras envejecidas y sus poblaciones que envejecen también, son especialmente vulnerables. La noche ya no es el descanso que fue.

The Conversation

Dominic Royé esta financiado por el programa Ramón y Cajal (RYC2023-042824-I) y la GAIN-Xunta de Galicia.

ref. Noches que matan: cuando el calor no da tregua aunque caiga el sol – https://theconversation.com/noches-que-matan-cuando-el-calor-no-da-tregua-aunque-caiga-el-sol-286452

¿Por qué nos enganchan tanto las series?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara Valenzuela-Monreal, Ayudante de Investigación en el Departamento de Comunicación y Educación, Universidad Loyola Andalucía

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Este artículo forma parte de la sección The Conversation Júnior, en la que especialistas de las principales universidades y centros de investigación contestan a las dudas de jóvenes curios@s de entre 12 y 16 años. Podéis enviar vuestras preguntas a tcesjunior@theconversation.com


Pregunta formulada por Marcos Matarán Delgado, de 15 años, alumno del IES Miguel de Cervantes (Granada).


Seguro que alguna vez has pensado: “ese personaje soy yo” o “me encantaría vivir lo que ocurre en este episodio”. La investigación en comunicación lleva décadas intentando entender por qué conectamos tanto con las historias que vemos. Y también con sus personajes. ¿Por qué sufrimos, nos alegramos o nos enfadamos por alguien que, en realidad, ni siquiera existe? Y, sobre todo, ¿por qué siempre queremos ver “un episodio más”?

No existe un único motivo. Que una serie nos enganche es algo muy personal y, por supuesto, depende de la historia, de los personajes e, incluso, del momento vital en el que nos encontremos. No todos buscamos lo mismo y, precisamente por eso, guionistas, directores, cadenas y plataformas trabajan para crear historias capaces de conectar con distintos tipos de público.

Una capítulo detrás de otro

También es habitual que llegue la noche y elijamos poner una serie en lugar de una película. ¿Por qué? Uno de los motivos es porque están divididas en episodios. Si nos decantamos por un largometraje, sabemos que debemos comprometernos con, al menos, hora y media de nuestro tiempo. En ese margen, nos podemos ver dos o tres episodios de la serie que nos gusta. Pero esta percepción es un poco engañosa.

Una temporada de una serie juvenil actual, como Off Campus, puede durar alrededor de 400 minutos, es decir, unas cuatro películas. Y, además, cuando termina el capítulo no solemos levantarnos del sofá: queremos ver el siguiente.

Los episodios suelen terminar con escenas abiertas en las que sentimos la necesidad de saber qué va a ocurrir a continuación. Puede ser que dos personajes estén a punto de besarse, que alguien esté en peligro de muerte o que empiece el momento decisivo para el que los protagonistas se llevan preparando durante toda la historia. Justo ahí acabará siempre el capítulo. A este recurso narrativo se le llama cliffhanger y es uno de los más utilizados por los guionistas de televisión. Si a esto le sumamos un botón que dice que “el próximo episodio comenzará en 10 segundos” con una cuenta atrás, tenemos el cóctel perfecto para que hagas click. Total, solo serán “diez minutos más”.

Diferencias clave con las películas

Por otro lado, una serie no se crea igual que una película. Puede durar muchas temporadas y tiene que manejar un gran número de personajes e historias al mismo tiempo. Por eso, utiliza sus propios formatos, que en comunicación audiovisual se conocen como estructuras seriales. En una serie de thriller o suspense, podemos ver el pasado del protagonista, la investigación policial, el papel de la prensa o, incluso, la historia del culpable. Aunque haya un punto de vista principal, no hay que elegir uno solo, como sí ocurre en una película.

Para organizar todo esto, se utilizan herramientas como el mapa de tramas, una guía que relaciona todos los episodios de una temporada y los personajes implicados. Porque si no, es muy fácil perderse durante la escritura de guion. Y toda esa complejidad también contribuye a que nos enganchemos.

Personajes que son como de la familia

Cuantos más personajes hay en una serie, más fácil es que encontremos alguno con el que conectemos. Siempre hay algo en su personalidad, su contexto o su historia que encaja con nosotros. De hecho, varios estudios han analizado nuestra forma de implicarnos con los personajes ficticios, que no dista mucho de lo que nos ocurre, por ejemplo, con personas reales, como influencers o youtubers.

Probablemente has escuchado a alguien decir que está enamorado de un personaje, que quiere ser como él o ella, o eso de que “es que soy yo literal”. Estos fenómenos, aunque se parezcan mucho, no son lo mismo. El mayor nivel de implicación con un personaje es la identificación, cuando experimentamos lo que vive como si nos pasara a nosotros. A veces, simplemente sentimos que compartimos características o contextos con un personaje, es decir, percibimos similitud entre lo que le ocurre y nuestra propia vida.

También puede ser que veamos al personaje como alguien cercano; nos recuerda a nuestro círculo y “le cogemos cariño”. A eso se le llama interacción parasocial. La última opción es cuando admiramos al personaje o, incluso, lo vemos atractivo y nos queremos parecer a él o a ella. A esto se le llama “deseo de identificación”.

Todas estas formas de implicación y, por tanto, de engancharnos y empatizar más con lo que vemos, tienen una gran relevancia cuando estamos creciendo, porque nos acompañan al crear referentes en nuestro día a día.

Una temática para cada perfil de persona

Todo esto tiene mucho que ver con la amplia variedad de series que podemos encontrar hoy en plataformas y cadenas. España ha pasado de estrenar 48 títulos en 2010 a 86 en 2024. ¿Esto qué quiere decir? Que cada vez tenemos más opciones donde elegir y que pueden existir más “series de nicho”, es decir, creadas para personas con un interés concreto.

Las plataformas como Netflix no necesitan que todos veamos lo mismo: buscan que siempre haya una serie que encaje con lo que queremos consumir, seamos como seamos y nos guste lo que nos guste. Por ejemplo, si quieres ver una serie juvenil, ya no se incorporan tramas de toda la familia, sino que se centran en personajes de esta edad y los [problemas relacionados con la adolescencia]. Más opciones de protagonistas, por tanto, para sentir esta implicación.

Así que las series no nos enganchan por casualidad. En muchas ocasiones, están diseñadas para continuar, para que profundicemos en sus historias y conectemos con sus personajes… y para que verlas nos resulte cómodo y (casi) adictivo. Pero no es fácil desgranar eso que nos hace experimentarlas como si, durante el rato que duran los episodios, formáramos parte de un mundo diferente. Y es que la serie que te encanta puede no gustarle nada a tu amigo o a tus padres, porque siempre hay una parte esencial que tiene que ver con quiénes somos.


El museo interactivo Parque de las Ciencias de Andalucía y su Unidad de Cultura Científica e Innovación colaboran en la sección The Conversation Júnior.


The Conversation

Sara Valenzuela-Monreal realizó su tesis doctoral sobre series de ficción financiada por un contrato de Formación al Profesorado Universitario (FPU).

ref. ¿Por qué nos enganchan tanto las series? – https://theconversation.com/por-que-nos-enganchan-tanto-las-series-284319

¿Puede una inteligencia artificial ganar una porra del Mundial?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Paula Lamo, Profesora e investigadora, Universidad de Cantabria

Zoran Jesic/Shutterstock

Cada vez que empieza un Mundial, en la oficina, en el grupo de WhatsApp de la familia o entre amigos reaparece uno de los rituales más persistentes del torneo: la porra. Durante unos minutos, todos nos convertimos en seleccionadores, analistas y expertos en probabilidades. Elegimos campeón, finalistas y revelaciones convencidos de que, esta vez sí, hemos encontrado el criterio definitivo.

Ahora, los métodos de “adivinación” tienen su propia tecnología, la inteligencia artificial. Cada vez es más frecuente pedirle a ChatGPT o a otro modelo similar que rellene una porra. Después de todo, si puede resumir artículos científicos, escribir código o traducir idiomas, ¿por qué no iba a ser capaz de predecir un Mundial? La respuesta corta es que, probablemente, lo haga mejor que la mayoría de nosotros. La larga es bastante más interesante.

La diferencia entre adivinar y calcular

Por supuesto, los programas de inteligencia artificial no entienden de fútbol como un aficionado que lleva treinta años viendo partidos. No recuerdan aquel gol imposible, ni tienen manías con determinados entrenadores, ni sienten que una selección “siempre compite mejor en los grandes torneos”. Lo que hacen es otra cosa.

Pueden combinar miles de datos: rankings internacionales, resultados recientes, rendimiento individual de los jugadores, edad de las plantillas, lesiones, minutos acumulados, historial entre selecciones o ventaja de jugar cerca de casa. Después, pueden ejecutar miles (o millones) de simulaciones para estimar qué desenlaces aparecen con más frecuencia.

Es decir, no predicen el futuro. Calculan qué futuros parecen más plausibles. La diferencia puede parecer sutil, pero cambia por completo el escenario.

El problema es que el fútbol se empeña en desobedecer

En una liga de treinta y ocho jornadas, los mejores equipos casi siempre terminan arriba. En un Mundial, es suficiente con tener una mala tarde para volver a casa.

El fútbol es un deporte especialmente difícil de predecir, porque suceden pocas cosas decisivas –durante los noventa minutos que dura, las acciones determinantes son escasas (los goles, las asistencias o las salvadas cruciales). El resto del tiempo se compone de microdecisiones tácticas, presión y acumulación de jugadas–.Un gol o una expulsión alteran un partido entero y un rebote puede cambiar una eliminatoria. Cuanto menor es el número de acontecimientos relevantes, mayor es el peso del azar.

Por eso, un modelo que estime un 70 % de probabilidades de victoria no está diciendo que un equipo vaya a ganar. Está diciendo que perderá aproximadamente tres de cada diez veces. Y los Mundiales tienen una extraña habilidad para recordarnos precisamente esas tres.

Ni la intuición ni el algoritmo son imparciales

Las personas no hacemos nuestras predicciones desde la objetividad. Sobrevaloramos a nuestra selección, desconfiamos del rival que nos eliminó hace años y convertimos una buena racha en una certeza. Nos cuesta distinguir entre lo que creemos que ocurrirá y lo que deseamos que ocurra.

Los algoritmos tampoco están libres de sesgos. Dependen de los datos con los que fueron entrenados, de las variables que consideran importantes y de las regularidades que encuentran en el pasado. Si el fútbol cambia, si aparece una generación excepcional o si un jugador decisivo se lesiona, sus predicciones también se resienten.

Así, las probabilidades de ganar una porra o bien con nuestra propia sesera o bien con IA no son un combate entre intuición y objetividad. Son dos formas distintas de lidiar con la incertidumbre.

La paradoja de las porras

Hay, además, un detalle que suele pasar desapercibido. Una porra no consiste únicamente en acertar resultados. Consiste en acertarlos mejor que los demás.
Si todos los participantes utilizan la misma inteligencia artificial, es probable que todos acaben escogiendo campeones parecidos, sorpresas parecidas y marcadores muy similares. La mejor predicción deja de ser una ventaja en el momento en que todos tienen acceso a ella.

Paradójicamente, para ganar una porra puede ser más rentable alejarse un poco del escenario más probable y apostar por un desenlace razonable que casi nadie haya elegido. En este contexto, la estrategia óptima no siempre coincide con la predicción óptima.

El almanaque que nunca existirá

La inteligencia artificial puede mejorar nuestras estimaciones. Puede ayudarnos a ordenar información, reducir algunos sesgos e identificar patrones que, a simple vista pasarían desapercibidos. Lo que no puede hacer es fabricar el almanaque de Biff Tannen, el personaje de la película Regreso al futuro II que encuentra un almanaque con los resultados deportivos de las décadas siguientes. Gracias a él gana todas las apuestas, amasa una fortuna y demuestra que conocer el futuro convierte el azar en un negocio.

Y es que el problema nunca ha sido la cantidad de información disponible. Es la naturaleza del propio juego: el fútbol pertenece a esa categoría de sistemas donde una enorme parte del resultado depende de acontecimientos imposibles de anticipar con precisión.

Quizá, por eso, seguimos organizando porras cada cuatro años. Intuimos que todavía existe un espacio donde ni el mejor modelo de inteligencia artificial puede reemplazar la incertidumbre. Mientras un balón pueda desviarse en una espinillera y cambiar la historia de un Mundial, seguirá habiendo margen para que un grupo de amigos, una hoja compartida y una corazonada acaben derrotando al algoritmo.

The Conversation

Paula Lamo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Puede una inteligencia artificial ganar una porra del Mundial? – https://theconversation.com/puede-una-inteligencia-artificial-ganar-una-porra-del-mundial-286339

Melón, Pancrudo, Guasa… ¿Por qué muchos nombres de lugar no significan lo que parecen?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Giralt Latorre, Profesor Titular de Universidad de Filología Catalana Departamento de Lingüística y Literaturas Hispánicas, Universidad de Zaragoza

Vista de Pancorbo (Burgos), cuyo nombre procede del latín _pandu curvu_ (“terreno inclinado o curvado”). Luis Rogelio HM/Flickr, CC BY

Melón es el nombre de una localidad gallega en la comarca del Ribeiro, en la provincia española de Orense. Es muy probable que, si no lo conocemos y pasamos por él en nuestro camino hacia las Rías Bajas, pensemos que se llama así porque existen o existieron campos de melones o alguna relación de este lugar con dicha fruta. Lo mismo que municipios como Pancorbo, en Burgos, o Pancrudo, en Teruel, tienen algo que ver con pan. Pero estaríamos muy equivocados en estas interpretaciones.

En los nombres de lugares sobreviven palabras desaparecidas, ecos de lenguas habladas hace siglos, memorias de antiguos habitantes o paisajes que ya no existen. Los topónimos funcionan como auténticos archivos del territorio, capaces de conservar huellas lingüísticas e históricas que los hablantes ya no reconocen.

En los últimos años han proliferado noticias sobre supuestas “lenguas ancestrales” escondidas en la toponimia. Muchas parten de una intuición correcta: los nombres de lugar suelen ser extraordinariamente conservadores y pueden preservar elementos muy antiguos. Pero también existe un riesgo evidente: interpretar cualquier topónimo como un misterio prerromano o como la huella automática de una lengua perdida.

No son lo que parecen

Mientras la lengua cambia, los topónimos pueden mantener palabras desaparecidas, formas dialectales antiguas o significados que hoy no reconocemos. Y precisamente por eso muchos acaban siendo reinterpretados con el paso del tiempo.

Cuando un nombre deja de entenderse, lo explicamos a partir de palabras conocidas de nuestra lengua actual. Pero el nombre de Melón no tiene nada que ver con la fruta, sino que realmente procede del antropónimo latino Mellonius, probablemente representado en el medieval gallego Mellone, referido a un antiguo poseedor del lugar.

Observemos otro caso curioso. En Huesca hay una localidad llamada Guasa. Su nombre no tiene nada que ver con estar de broma. Proviene de una voz de origen vasco, en concreto gogor “duro”, un adjetivo que surge de la reduplicación de gor, que significa actualmente “sordo”.




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En Teruel podemos ir a Libros, un pequeño y pintoresco pueblo a orillas del Turia cuyos habitantes puede que disfruten mucho de la lectura, o no, pero cuyo nombre está vinculado a una condición fiscal medieval del lugar.

¿Y qué decir de Mozota, en Zaragoza? Lejos de referirse a alguna “moza” de esa localidad, proviene del árabe mawsaṭa, “centro, punto central”, en referencia a la porción de tierra firme que queda en el centro del pronunciado meandro que describe en ese punto geográfico el río Huerva.

Seguimos: Griegos, también en Teruel, además de ser el pueblo más frío de España, está sobre un antiguo asentamiento de helenos. Y, sin embargo, conserva la raíz lingüística céltica brig-, presente en topónimos hispanos antiguos (Brigaecium, Brigantium, Segobriga) y en el origen de numerosos topónimos actuales (Coimbra, Sanabria, Sepúlveda, Setúbal), cuyo significado primitivo es “colina, altura” y que, por extensión metonímica, se convirtió en sinónimo de “fortaleza, lugar fortificado”.

Como vemos, pues, las apariencias engañan, y así se pone de manifiesto en muchos de los topónimos que ya hemos incorporado en Toponomasticon Hispaniae, un proyecto que tiene como objetivo el estudio y divulgación de los nombres de lugar de todo el territorio español y portugués, considerando todas las lenguas peninsulares.

Adaptaciones a palabras más cercanas

Incluso hay casos en los que un nombre de lugar acaba siendo reanalizado a partir de palabras que resultan más familiares para los hablantes, fenómeno este al que el filólogo catalán Joan Coromines llamó metacedeusis.

Cuando la forma de un topónimo es opaca, es decir, cuando el hablante no identifica su significado, el nombre se adapta poco a poco a otras palabras que resultan más reconocibles. Un ejemplo sería el de Santaliestra en Aragón (o Santallestra en Huesca), probablemente procedente de silva ilicestra (en latín, “bosque de encinas”). Pasados los siglos, la voz latina inicial fue sustituida por el adjetivo santa, dando lugar a un hagiotopónimo (nombre de lugar relacionado con un santo) que se ha vinculado a Santa Eleuteria.

El mapa conserva palabras y paisajes desaparecidos

Los topónimos no solo conservan palabras antiguas. También guardan paisajes y formas de vida desaparecidas. Así, Valdenoches, en Guadalajara, parece hoy un nombre perfectamente comprensible: un “valle de noches”.

Sin embargo, es probable que el sustantivo noches proceda de una forma romance antigua derivada del latín nuces, plural de nux, “nogal”, seguramente con una evolución fonética mozárabe.




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Fósiles lingüísticos

Y este origen a partir de un fitónimo (nombre de planta) es el que también se ha dado a algunos ríos del área este peninsular, como el Noguera Ribagorzana o el Noguera Pallaresa: popularmente se interpreta que ese “noguera” tiene el sentido de “nogal” y, sin embargo, está haciendo referencia a la actividad de transportar troncos por el río desde los altos valles pirenaicos: proviene de naucaria, “almadía” o balsa de troncos.

Algo semejante ocurre con Pancorbo (Burgos) y Pancrudo (Teruel). Aunque hoy el primer elemento parece vincularse inevitablemente al pan, los nombres nos remiten, respectivamente, al latín pandu curvu, “terreno inclinado o curvado” y pandu crudu, “vertiente cruda, de extrema dureza”. Estos topónimos habrían conservado una voz antigua ya desaparecida de la lengua actual. El mapa funciona, pues, como una especie de fósil dialectal.

Lugares desaparecidos

En otros casos, la toponimia conserva incluso nombres de lugares que ya no existen. El río Mesquí/Mezquín, en Teruel, podría derivar del árabe andalusí masākin (“moradas”, “casas”). La documentación medieval menciona un lugar desaparecido llamado Mezchino, pero el río conservó su nombre aun cuando el asentamiento ya había dejado de existir. El paisaje actual guarda así la huella lingüística de una población de origen árabe perdida hace siglos.

No basta con la intuición

Por eso la toponimia no puede estudiarse solo a partir de parecidos fonéticos o corazonadas ingeniosas. Para reconstruir el origen de un nombre de lugar es necesario tener muy presentes los testimonios antiguos, y para ello hay que acudir a la documentación, donde podemos encontrar variantes muy valiosas que nos ayudarán comprender la evolución del topónimo a lo largo del tiempo e intuir su etimología (la palabra de la que procede) y su etiología (la razón que lo motivó).

Aunque siempre con extrema prudencia, puesto que los registros medievales pueden proporcionar en ocasiones “falsos amigos” que conduzcan a propuestas erróneas. Así ocurre, por ejemplo, con Vadocondes (Burgos) junto a las formas antiguas que apuntan a un compuesto “vado de los condes”, la documentación transmite variantes como Valdecuendas o Vadacondas, posiblemente debidas a errores de lectura o de transcripción repetidos en la cadena documental. Tomarlas como testimonios fidedignos de la forma antigua podría alterar por completo la interpretación del topónimo.

Los topónimos no son simples etiquetas geográficas. Son fósiles lingüísticos donde sobreviven palabras, sonidos y paisajes que ya han desaparecido de la lengua cotidiana. A veces creemos entender un nombre porque reconocemos una palabra familiar. Pero el mapa conserva voces mucho más antiguas que nosotros.

The Conversation

Javier Giralt Latorre recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación para el proyecto de investigación “Toponimia centropeninsular e insular atlántica” (PID2024-159776OB-C42).

María Teresa Moret Oliver recibe fondos de la Agencia Estatal de Investigación para el proyecto de investigación “Toponimia centropeninsular e insular atlántica” (PID2024-159776OB-C42).

ref. Melón, Pancrudo, Guasa… ¿Por qué muchos nombres de lugar no significan lo que parecen? – https://theconversation.com/melon-pancrudo-guasa-por-que-muchos-nombres-de-lugar-no-significan-lo-que-parecen-286165

¿Cómo se consigue acabar una etapa del Tour de Francia?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Marcela Herrera Garin, Doctora en Psicologia i Màster en Psicologia de l’Esport (UAB) especialista en rendiment i benestar humà i esportiu.Professora de Psicoloia del rendiment (CAFE) i Psicologia de l’Esport (Psicologia). Membre del Grup de recerca SEaHM. Col·laboradora del Centre d’Estudis en Esport i Activitat Física (CEEAF) de la UVic-UCC, Universitat de Vic – Universitat Central de Catalunya

Imagen de un momento de la etapa del Tourmalet, una de las más complicadas del Tour de Francia. rui vale sousa/Shutterstock

Convertirse en finalista de una prueba de larga distancia no se consigue de cualquier manera. Imaginen que participan en el Tour de Francia…

El ciclismo (dentro del ámbito del deporte profesional) es una actividad de resistencia en la que los aspectos físicos y fisiológicos están presentes en todos los participantes. Estos deben afrontar pruebas que pueden ir desde los 100 hasta los 300 kilómetros (entre 2 y 7 horas de competición). Pueden ser de un solo día (como la París-Roubaix) o encadenar varios días (pruebas de una semana, como la Volta a Catalunya, o de tres semanas, como el Tour de Francia).

También existe la modalidad de la contrarreloj, que puede ser individual o por equipos y recorrer desde los 5 kilómetros (prólogos) hasta los 50 kilómetros (entre unos 10 minutos y una hora). Este año, la primera etapa de la gran ronda francesa tendrá lugar en Barcelona precisamente con una contrarreloj por equipos.

Todo ello implica que el volumen y la intensidad de los entrenamientos de los participantes sean muy elevados.

Agotar al rival

En el ciclismo, el cansancio es una parte inherente de la competición. De hecho, es un deporte de resistencia en el que gana quien más aguanta. Es decir, consiste en generar situaciones de desgaste y fatiga en los rivales para cruzar la línea de meta primero. ¿Cómo lo llevan? ¿Ya se han cansado?

La psicología de los atletas de resistencia extrema.

Sabemos que sin preparación física no se llega a ninguna parte, pero ¿por qué es tan importante realizar una buena preparación psicológica? La periodista deportiva Laura Meseguer, en su libro Metiendo codos: Voces y confidencias de la mejor generación del ciclismo español, menciona que cuando montamos en bicicleta es inevitable experimentar emociones, tanto negativas como positivas. También señala que, a partir de una buena planificación psicológica, pueden utilizarse diversas estrategias para controlar dichas emociones.

La propia autora identifica en sus entrevistas diferentes variables psicológicas que se definen como procesos con repercusiones a nivel cognitivo, conductual o fisiológico y que surgen a partir de pensamientos positivos (“arrancaré en la última subida y ganaré”) o negativos (“me caeré en esta bajada porque tengo miedo”).

Pero, en realidad, ¿contra quién compiten los ciclistas: contra los demás o contra sí mismos?

Cuando el dolor aparece

Cuando hablamos de dolor, nos referimos al nivel de sufrimiento que un corredor o corredora soporta sobre la bicicleta. El que debe aguantar para ganar, no perder el contacto con el pelotón, coronar un puerto con el grupo líder, etc. Sabemos que la competición en ciclismo es muy variada en cuanto a kilometraje, intensidad, orografía y otros factores. Por tanto, los participantes experimentan distintos tipos de dolor según el tipo de prueba.

¿Podemos por tanto incluir el dolor como un parámetro dentro de una planificación de entrenamiento psicológico? Existen reflexiones interesantes, como las de Matt Fitzgerald, especialista en deportes de fondo, sobre las evidencias científicas relacionadas con la resistencia al dolor. Esta depende en muchas ocasiones de la genética, pero también es un parámetro entrenable y variable, ya que está condicionado por la preparación y el estilo de vida. Fitzgerald también sostiene que los deportistas, en general, son capaces de tolerarlo mejor que la población en general.

El dolor que soporta el ciclista puede ser derivado de dos aspectos: una mejora del rendimiento o una disminución de la confianza y la motivación. Por ello, el entrenamiento psicológico debe orientarse a favorecer el primero: mejorar el rendimiento.

Técnicas de entrenamiento mental para estar a la altura

El rendimiento en los deportes de resistencia ha sido estudiado tradicionalmente desde una perspectiva fisiológica; sin embargo, investigaciones recientes ponen de manifiesto que los factores psicológicos constituyen determinantes críticos del rendimiento competitivo.

Especialmente en situaciones de fatiga elevada, la decisión de continuar o reducir la intensidad no depende únicamente de los límites fisiológicos, sino de la interacción entre los componentes físicos y psicológicos que determinan el rendimiento.

Existen diversos métodos y habilidades psicológicas que han demostrado una gran eficacia para optimizar el rendimiento durante la competición. Estas técnicas ayudan al deportista a tolerar mejor el dolor y la fatiga, así como a mantener un ritmo de competición adecuado. Según la evidencia científica actual en distintos deportes de resistencia, las principales son:

  • El self-talk (diálogo interior) motivacional: es la técnica con más presencia y utilidad percibida por los deportistas (maratonianos, nadadores profesionales y ciclistas), especialmente cuando se planifica y automatiza mediante una práctica sistemática. Su accesibilidad, ya que no depende de ningún factor externo, la convierte en la herramienta psicológica cuyo uso es más universal en los deportes de resistencia.

  • La visualización es especialmente eficaz cuando se realiza mediante guiones detallados y multisensoriales, orientados tanto a la ejecución técnica como a la toma de decisiones y a la preparación para escenarios adversos. Su práctica sistemática es el principal factor que diferencia a quienes obtienen un mayor beneficio.

  • Los objetivos de proceso (y su fragmentación en microhitos alcanzables) constituyen la estrategia de regulación cognitiva más funcional durante la fase competitiva, especialmente en momentos de fatiga elevada. Los objetivos de resultado siguen siendo útiles en la fase de preparación, pero pueden ser contraproducentes si se activan durante la prueba.

  • La fatiga mental precompetitiva es un factor limitador del rendimiento que los deportistas de resistencia tienen que aprender a gestionar con la misma atención que la fatiga física. La identificación y gestión de las fuentes individuales de carga mental (académica, interpersonal, digital, etc.) constituye una competencia psicológica clave para optimizar el rendimiento.

Prevención de la fatiga mental y control

Tanto si participan en el Tour de Francia como si corren una media maratón, deben tener en cuenta que comenzar una prueba con fatiga mental implica percibir un esfuerzo mayor desde el principio. Esta situación conduce a un agotamiento prematuro y a ritmos de carrera más lentos, ya que la carga cognitiva altera la evaluación cerebral de las señales fisiológicas y reduce el tiempo hasta el agotamiento.

Convertirse en finalista de una competición requiere encontrar un equilibrio ante las situaciones difíciles y afrontar la prueba con criterio, determinación y una preparación adecuadamente estructurada en el momento oportuno.

Se pueden poseer excelentes cualidades físicas, pero de poco sirven si no existe un control psicológico adecuado. Todos los factores implicados en la competición deben mantenerse en equilibrio constante, ya que cada uno de ellos adquiere su protagonismo en el momento preciso.

Los factores psicológicos de cada ciclista, y de cualquier deportista de resistencia en general, nunca dejan de entrenarse.

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Marcela Herrera Garin no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Cómo se consigue acabar una etapa del Tour de Francia? – https://theconversation.com/como-se-consigue-acabar-una-etapa-del-tour-de-francia-286580

250 años de la independencia de EE. UU.: la gran contradicción del país fue proclamar la igualdad mientras se mantenía la esclavitud

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alvaro Ferrary, Profesor de Historia Contemporánea, Universidad de Navarra

George Washington en la plantación de Mount Vernon (1797), segun una litografía de Nathaniel Currier (1852). Met Museum

Según la politóloga Danielle Allen, nunca se ha escrito nada tan trascendental en materia de igualdad como la afirmación de la Declaración de Independencia de Estados Unidos: “todos los hombres han sido creados iguales”. Apenas puede sorprender que el 4 de julio de 1776, fecha en la que se firmó la Declaración, se haya fijado como efeméride fundacional de EE. UU.; ni que se haya asegurado que, desde su fundación, el país se distinguió del resto de las naciones por su carácter de “faro de la libertad”.

Esa visión idealizada es, por supuesto, una simplificación que se aleja de las complejidades de la historia americana. Un caso particularmente elocuente fue el drama de la esclavitud. En este asunto, tras la promulgación de la Declaración, las cosas siguieron siendo como antes sin que, de repente, se desplegara ninguna suerte de plan providencial que comenzara a cambiarlo todo.

Sin embargo, tampoco debemos interpretar la Declaración como una cáscara vacía. Lo que se aprobó en aquel mes de julio en Filadelfia y se proclamó solemnemente cuatro días después comprometía a la recién creada nación con una aspiración de igualdad jurídica y legal para todos sus ciudadanos.

Aunque enseguida surgieron y se extendieron las dudas. Once años más tarde, en una memorable ocasión, Benjamin Franklin las expresó con gran claridad. Fue el 17 de septiembre de 1787, en el curso de los últimos debates que condujeron a la aprobación de la Constitución. Meditando sobre la suerte que el futuro depararía al experimento político democrático que entonces se ratificaba (del cual la Declaración había supuesto su arranque) fijó su mirada en la figura del sol tallada en el respaldo de la silla de caoba que utilizaba Washington. A continuación se preguntó: “¿Es un sol naciente o es un sol poniente?”

Pocas veces se ha aludido de manera tan poética a uno de los dos grandes dilemas de la historia estadounidense: la contradicción existente entre los principios de libertad y de igualdad proclamados en 1776 y la persistencia del drama de la esclavitud.

George Washington y su plantación de esclavos

Aquí no cabe recurrir a subterfugios exculpatorios. Por ejemplo, al inevitable peso de los prejuicios heredados, lo que habría impedido a los Padres Fundadores mirar de cara a la realidad de la esclavitud. Nunca pasó nada de eso. Todos ellos eran plenamente conscientes de lo que esa institución implicaba. También George Washington, el primer presidente de los Estados Unidos (1789-1797), conocido como “padre de la Patria”.

Washington fue y se sintió un genuino hombre del sur. Mount Vernon –el solar familiar de los Washington– era una importante plantación agrícola con más de un centenar de esclavos. Así pues, las conexiones de Washington con la esclavitud y sus prácticas eran profundas.

Sin embargo, también interpretó que la lucha que emprendía al frente del Ejército Continental (formado por las Trece Colonias durante la Guerra de Independencia) no era solo por la libertad de los colonos, sino para acordar un nuevo pacto de valor universal, fundado en la igualdad de todos ante la ley. Aquella aspiración fue lo que le llevó a cuestionar, sin grandes aspavientos –pero también de manera constante y sin concesiones– el conjunto de supuestos y asunciones que, durante años, le habían llevado a comulgar con la dominante mentalidad esclavista de su tierra sureña.

En muy poco tiempo, Washington fue capaz de reconocer que, sin contar con la igualdad de todos ante la ley, resultaba vano hablar de libertad. Pero también era plenamente consciente de lo poco equipados, política y psicológicamente, que estaban sus compatriotas, sobre todo en los territorios del sur, para aceptar la supresión del régimen esclavista.

Al mismo Washington le resultaba difícil y doloroso renunciar a su estatus de hacendado de Virginia. Al final, dejó escrito en su testamento que, a su muerte, sus 123 esclavos debían convertirse en personas libres. Asimismo, esperaba que sus sucesores en la presidencia siguieran sus pasos, para dar ejemplo e ir abriendo el camino hacia la abolición.

Conciliando la autoridad con la prudencia

Desde nuestros parámetros actuales, todas esas medidas y deseos suenan a demasiado poco. Pero, para calibrarlas adecuadamente, también hay que tener muy en cuenta el pavor que Washington sentía a que una decisión apresurada en una cuestión tan sensible como esa acabara por hacer descarrilar el gran “experimento político” bajo su dirección. La eventualidad de un fracaso generó en él un estado de ansiedad permanente.

Asimismo, se sentía transitando por un terreno totalmente inexplorado. Por ello pensaba que debía actuar y comportarse con suma prudencia. Llegó a concluir que, cara al exterior, debía inspirar respeto para no parecer débil; pero no tanto como para ser tomado, cara al interior, como un rey. Consideraba que solo sabiendo conciliar la autoridad y la osadía con la prudencia y la humildad lograría evitar lo que más temía: el “faccionalismo” y la división del país en sectores irreconciliables.

Con la perspectiva que nos proporcionan los 250 años trascurridos desde la Declaración de la Independencia se puede llegar a afirmar que, en su forma de dirigir el país y de tratar a sus compatriotas, George Washington encarna la némesis de lo que hoy representa Donald Trump.

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Alvaro Ferrary no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. 250 años de la independencia de EE. UU.: la gran contradicción del país fue proclamar la igualdad mientras se mantenía la esclavitud – https://theconversation.com/250-anos-de-la-independencia-de-ee-uu-la-gran-contradiccion-del-pais-fue-proclamar-la-igualdad-mientras-se-mantenia-la-esclavitud-286503

Venezuela seis meses después de la salida de Maduro: democracia frente a rendimiento económico

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Tulio Alberto Álvarez-Ramos, Profesor/Investigador Instituto de Investigaciones Jurídicas de la Universidad Católica Andrés Bello. Jefe de Cátedra de Derecho Constitucional de la Universidad Central de Venezuela, Universidad Católica Andrés Bello

La amenaza que hoy acecha a los Estados constitucionales parece provenir “de más lejos que más nunca”, como el origen incierto de la barbarie que describió el escritor venezolano Rómulo Gallegos en su novela Doña Bárbara. No nace de una carencia de leyes, sino de una mutación del derecho: la transición hacia el Estado sin garantías y sin bienestar.

Mientras el siglo XX prometió que la apertura económica traería libertad, el siglo XXI sacrifica las garantías ciudadanas en el pragmatismo extractivo y la seguridad energética. Este modelo no es un fenómeno aislado: resuena en las grandes economías globales, que comienzan a privilegiar la competitividad y el rendimiento sobre los estándares democráticos tradicionales.

También se consolida en la validación (tras años de colapso) del gobierno venezolano por parte de Estados y organismos internacionales, sin que se haya producido una transformación política real cuando se cumplen seis meses de la captura de Nicolás Maduro, en enero de 2026, y Venezuela enfrenta las primeras semanas tras los devastadores terremotos del pasado 24 de junio y sus sucesivas réplicas. El desastre ha puesto en evidencia la deficiente preparación del Estado para atender una catástrofe de esa magnitud.




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El ocaso del consenso político

Históricamente, la arquitectura del constitucionalismo se diseñó para dignificar el ser humano. Con la Declaración Universal de Derechos del Hombre y el Ciudadano de 1789, que atribuía las “desgracias públicas” al desprecio de los derechos, y la Constitución de 1787 de los Estados Unidos, que fijó como meta “promover el bienestar general”, el buen gobierno se convirtió en sinónimo de felicidad colectiva.

Este legado, recogido por el constitucionalismo venezolano de 1811, sostiene que la legitimidad de los gobiernos, que nace del consentimiento de los gobernados, y la división de poderes evitan las tiranías.

Ahora, como decíamos, surge el Estado sin bienestar, que rompe este pacto de siglos y sustituye la “búsqueda de la felicidad” de los padres fundadores estadounidenses por la búsqueda de la rentabilidad, y la “voluntad general” de los derecho de mujeres y hombres por el pragmatismo extractivo.

Olvidar que el fin último del Estado es el bienestar y la felicidad ciudadana es, en esencia, renunciar a la civilización política.

Cuando la democracia es sorprendida

El camino hacia un Estado sin bienestar no es nuevo, pero lleva más recorrido de lo que la teoría democrática pudo prever. En Venezuela, los eventos electorales de julio de 2024 mostraron cómo la norma jurídica quedó desplazada por un bloque normativo represivo.

Aunque la salida de Maduro generó una renovada expectativa de cambio político, la restauración democrática exige, además, el retorno de Venezuela al Sistema Interamericano de Derechos Humanos del que se separó formalmente en septiembre de 2013. Esta reincorporación no busca ser una mera formalidad diplomática: representaría el restablecimiento de un bloque de garantías supranacionales que actúe como contrapeso a la arbitrariedad interna.

La transición hacia un marco jurídico que proteja la pluralidad política –y no que la castigue– requiere la derogación de leyes venezolanas que han ido anulando la libertad de asociación y expresión, pues la labor del ciudadano y el periodista es el termómetro final de la salud republicana.

Restaurar la vigencia de la Constitución implica reconocer que ningún crecimiento económico o estabilidad técnica puede sustituir la justicia integral y el respeto a la voluntad popular. El desafío político venezolano es, en última instancia, demostrar que es posible desmantelar un sistema de exclusión para recuperar la senda de una democracia plena y vinculante.

El pragmatismo multilateral como aval del autoritarismo

La reanudación simultánea de operaciones con Venezuela por parte del Fondo Monetario Internacional y el Banco Mundial en abril de este año marca un hito en la geopolítica venezolana.

Al restablecer relaciones bajo criterios de “mayoría de voto” y “necesidades técnicas”, estos organismos desplazaron el estándar de la legitimidad democrática en favor de una normalización operativa. Este movimiento valida la tesis del Estado sin bienestar: se acepta la inserción de un país en el engranaje internacional no por su apertura política, sino por su disposición a ajustar sus sectores estratégicos –energía y minas– a las demandas del mercado global y las directrices de la administración estadounidense.

Con este respaldo, que prioriza sobre las garantías ciudadanas la estabilidad macroeconómica y la negociación de una deuda de 240 000 millones de dólares, se envía el mensaje de que cumplir con las reglas del capital es suficiente, incluso si se mantiene el colapso de las instituciones democráticas.

Obviamente, la estabilidad económica es compatible con el ideal democrático, pero sin libertades económicas ni Estado de derecho no hay desarrollo económico real.

Entre el ‘dominium’ de Trump y la muralla económica china

El camino hacia el Estado sin bienestar es también el resultado de una pinza geoeconómica. Por un lado, la administración Trump ha consolidado su agenda de Dominus Quiritario, utilizando el petróleo y el gas como herramientas de diplomacia dura. Al priorizar el “Fossil-Fuel First” y asegurar el control de minerales críticos, Washington ha rediseñado las reglas: la seguridad nacional es ahora seguridad energética.

En este esquema, países como Venezuela son vistos menos como democracias a restaurar y más como suministradores estratégicos que deben ser estabilizados para que los recursos energéticos fluyan hacia los mercados.

Frente a esto, China ha perfeccionado su propia versión del autoritarismo desarrollista. Al controlar entre el 40 % y el 90 % del procesamiento global de materiales clave, Pekín ha transformado la dependencia de sus suministros en un arma geoeconómica, capaz de asfixiar economías mediante restricciones a la exportación, como las aplicadas al grafito y las tierras raras en 2025.

Frente a estas dos fuerzas contrarias, la respuesta de la Unión Europea ha sido el lanzamiento, en marzo de 2026, del plan RESourceEU y la Ley de Aceleración Industrial, buscando impulsar la reindustrialización y la transición energética, y asegurarse el suministro de materias primas críticas.

Sin embargo, esta búsqueda de autonomía estratégica corre el riesgo de validar los modelos chino y estadounidense, donde la competitividad industrial y el acceso a rentas justifican el debilitamiento de los marcos de control democrático y ambiental transnacional.

Rendidos ante las nuevas reglas

El reconocimiento financiero de una Venezuela sin libertades, pero con recursos que ofrecer a los mercados, marca el acta de defunción de los consensos políticos de la posguerra para la construcción del Estado del bienestar. Si el éxito de un Estado se mide por su capacidad de extraer rentas, y no por su capacidad de proteger los derechos de sus ciudadanos, estamos ante una involución global irreversible.

La crisis de las instituciones no es un fallo técnico, sino una rendición ante un nuevo diseño de las reglas mundiales. Anuncia un futuro donde la eficiencia del capital convive cómodamente con la asfixia de la política real, dejándonos un mundo con recursos, pero trágicamente vacío de humanidad.

The Conversation

Tulio Alberto Álvarez-Ramos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Venezuela seis meses después de la salida de Maduro: democracia frente a rendimiento económico – https://theconversation.com/venezuela-seis-meses-despues-de-la-salida-de-maduro-democracia-frente-a-rendimiento-economico-280757