Le racisme à la Coupe du monde de football est une triste réalité : comment en comprendre les origines

Source: The Conversation – in French – By Christian Ungruhe, Research fellow, University of Passau

Aucune équipe africaine n’est allée au-delà des quarts de finale de la Coupe du monde de football masculin de 2026, mais leur jeu stratégique et tactique a durablement marqué les esprits.

Le succès des équipes africaines n’est pas le fruit du hasard, c’est le résultat d’un long processus. Il est donc surprenant que le football africain continue d’être sous-estimé et dévalorisé par les experts, souvent d’une manière qui révèle leur ignorance tant du football africain que de son histoire. Parfois, leurs commentaires revêtent une connotation raciste très problématique.

Ce fut le cas de l’ancienne star Bastian Schweinsteiger, aujourd’hui commentateur depuis plusieurs années pour une chaîne de télévision allemande. À la veille d’un match de phase de poules contre la Côte d’Ivoire, on lui a demandé à quoi l’équipe allemande pouvait s’attendre. Il a répondu :

Un peu de football africain, un peu atypique, un peu sauvage… peut-être aussi moins axé sur la tactique. Nous devons nous préparer à ce que ce soit imprévisible.

Même en faisant abstraction du fait que l’équipe allemande n’était pas supérieure – tant sur le plan tactique qu’en termes de style de jeu –, cette description est inappropriée et offensante. Elle repose sur une vision stéréotypée et colonialiste de l’Afrique.

D’une part, Schweinsteiger a été critiqué pour des propos jugés racistes.

Comme l’a déclaré le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé :

C’est bizarre d’avoir des propos de ce genre, qu’on peut qualifier, sans détour, de racistes… J’espère seulement qu’il s’agit d’une déclaration maladroite, plutôt que d’une véritable pensée.

D’un autre côté, nombreux sont ceux qui, sur les forums en ligne et les réseaux sociaux, se sont demandé pourquoi la déclaration de Schweinsteiger était considérée comme raciste. Cela a également été la position de sa chaîne, le diffuseur pblic allemand, l’ARD.

Schweinsteiger a répondu mollement à ces critiques :

Je parlais de football, pas des gens. Il s’agit d’une analyse footballistique – ni plus, ni moins.

J’entends souvent ce genre de minimisation lorsque le football en Afrique et les Africains sont subtilement dévalorisés. En tant qu’anthropologue, mes recherches portent sur la migration des footballeurs issus de diverses régions d’Afrique et sur les forces qui ont façonné l’évolution du football africain, en particulier le football moderne. L’un des axes principaux porte sur la racialisation, l’altérisation et le racisme subis par les joueurs.

Les recherches montrent que les footballeurs africains, et les joueurs noirs de manière plus générale, sont confrontés à différentes formes de racisme.

Sur les réseaux sociaux, ils sont fréquemment victimes d’attaues ouvertement hostiles, ainsi que d’insultes. Un exemple récent est la publication offensante de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, après la défaite de son pays face à la France. Elle a décrit Kylian Mbappé comme :

un Camerounais colonisé, essayant désespérément de se faire passer pour un Français… rancunier, arrogant et laid.

Les joueurs africains sont également confrontés à des discriminations structurelles dans le monde du football. Cela se traduit par des contrats plus courts et des salaires plus bas, ainsi que par des postes de jeu moins valorisés sur le terrain. Ils sont moins pris en compte pour les fonctions d’entraîneurs et d’administrateurs, comme le montrent diverses études.

En outre, ils sont constamment confrontés à des formes plus subtiles de racisme au quotidien, qui se manifestent par la dévalorisation de leurs capacités et de leurs qualités. Ils sont souvent réduits à leur apparence physique, leur intelligence étant niée.

Le racisme quotidien s’exprime souvent de manière subtile et les personnes blanches comme Schweinsteiger ne sont souvent pas conscientes de sa connotation raciste. Par conséquent, la question de savoir si Bastian Schweinsteiger est raciste ou non n’est pas la question centrale (il ne l’est très probablement pas).

La question clé est plutôt de savoir pourquoi ces stéréotypes sont sans cesse répétés dans le football et pourquoi, pour beaucoup de gens, ils semblent refléter la réalité plutôt que d’apparaître comme problématiques. Pour comprendre cela, nous devons tenir compte de la diversité de l’Afrique et examiner de plus près l’histoire coloniale du continent.

Stéréotypes coloniaux

D’une part, des déclarations simplistes comme celles de Schweinsteiger dénigrent le football de tout un continent sans faire la moindre distinction.

Il n’existe pas plus de « style de football africain » qu’il n’y en a de « style européen ». Cela ne reflète pas la complexité de la réalité. Cette vision traduit une ignorance ou un manque d’intérêt.

Deuxièmement, décrire le football africain comme « peu orthodoxe », « sauvage » et « dépourvu de tactique » perpétue des stéréotypes datant de l’époque coloniale qui dépassent le cadre du sport. Mon étude sur les footballeurs africains en Allemagne montre à quel point ces joueurs sont exposés à des vulnérabilités structurelles qui dépassent largement le cadre du sport en Europe.

La manière dont sont perçus les footballeurs migrants africains repose sur une pensée coloniale. La colonisation européenne s’est légitimée en hiérarchisant les peuples. L’Européen éclairé, capable de réflexion, et l’Africain inculte, qu’il faut apprivoiser.

Dès les années 1920, les administrateurs coloniaux ont délibérément utilisé le football pour asservir les Africains. Le sport servait à inculquer l’esprit d’équipe et les règles à l’Africain prétendument naïf, brut et peut-être menaçant, afin d’en faire un sujet loyal envers la colonie.

Résister ouvertement était dangereux. Mais il est intéressant de noter que cette résistance s’est exprimée sur le terrain. Des études soulignent comment certains Africains ne cherchaient pas à respecter les règles. Ils tentaient des feintes, des dribbles et des figures – d’une part pour divertir leur propre public, mais aussi pour afficher leur défiance.

Pendant la lutte pour l’indépendance, le football a ensuite été utilisé par certains pays africains pour favoriser un sentiment d’unité nationale et panafricaine.

Par ailleurs, les frontières coloniales avaient été tracées de manière arbitraire. Les équipes nationales de football avaient leur importance, mais le style de jeu en avait tout autant : l’intégrité et la maîtrise technique offraient une alternative à l’image coloniale.

Au fil des ans, les styles de jeu nationaux ont évolué de diverses manières. Ils sont influencés par les valeurs culturelles, les liens transnationaux et la professionnalisation du football. Cependant, le stéréotypes associant des physiques puissants, des dribbles habiles et une approche prétendument enfantine et naïve – s’est ancré dans les esprits européens.

Un poison lent

À première vue, les remarques subtilement désobligeantes comme celles de Schweinsteiger peuvent ne pas sembler aussi racistes que les insultes ouvertes et les commentaires dégradants observés quotidiennement dans le football et la société. Mais elles sont blessantes. Et comme elles sont profondément ancrées dans les représentations des sociétés européennes et sont difficiles à faire disparaître.




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Il s’agit plutôt d’un poison insidieux qui, lorsqu’il est constamment reproduit, façonne la conscience collective d’une société. Comme mes recherches l’ont montré, de telles remarques ne se contentent pas de dénigrer le football en Afrique, mais façonnent également la perception d’un continent généralement présenté arriéré à tous les niveaux.

Pour lutter contre cette image tenace, héritée de l’époque coloniale, d’une infériorité africaine, il est important de prendre des mesures contre toutes les formes de dénigrement raciste dans le football et au-delà, qu’elles soient involontaires, subtiles ou explicites.

The Conversation

Christian Ungruhe bénéficie d’un financement de l’université de Passau.

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La seconde vie méconnue des pesticides dans l’atmosphère

Source: The Conversation – in French – By Boulos Samia, Docteur en Sciences de l’Environnement, Aix-Marseille Université (AMU)

On a longtemps pensé que les pesticides évaporés après l’épandage ne restaient que peu de temps dans l’atmosphère. On sait désormais qu’ils peuvent voyager sur des milliers de kilomètres. Une étude inédite nous permet d’en savoir plus sur la façon dont ces substances se déplacent dans l’air.


Sans le savoir, vous respirez peut-être des pesticides, même si vous habitez loin des champs où ils ont été épandus.

Car une fois libérés dans l’atmosphère, ces molécules ne disparaissent pas toujours rapidement : associés à des particules en suspension, ils peuvent entamer un véritable voyage, persister plus longtemps dans l’air et parcourir jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres.

Invisible et encore peu étudiée, cette seconde vie des pesticides soulève des questions majeures sur leur devenir dans l’atmosphère, leur transport à longue distance et notre exposition potentielle. Tâchons donc de faire le point sur ce que l’on sait, ce que l’on est en train de découvrir et ce que l’on ignore encore.

Une pollution qui passe sous les radars

Quand on évoque les pesticides, l’attention se porte le plus souvent sur les sols, l’eau ou l’alimentation. L’air reste encore souvent un angle mort des politiques et du débat public. Pourtant, pendant et après leur application, une fraction substantielle des pesticides épandus peut rejoindre l’atmosphère – jusqu’à 60 % dans certaines conditions – sous forme de gaz, de gouttelettes ou de poussières contaminées.

Après leur mise en suspension, ces polluants peuvent alors voyager, se transformer et se déposer très loin de leur site d’émission, contaminant alors les régions les plus reculées. Ce phénomène est connu depuis les années 1960, mais son importance reste encore largement sous-estimée.

Cela s’explique notamment par la manière dont les pesticides sont représentés dans les modèles scientifiques. Par simplification, ceux-ci ont longtemps considéré que les pesticides présents dans l’atmosphère se trouvaient uniquement sous forme de gaz. Or, une partie peut aussi se fixer à des particules, comme des poussières ou des aérosols en suspension dans l’air.

Et cette forme particulaire change tout : notre nouvelle étude, montre que les pesticides fixés sur des particules atmosphériques peuvent se dégrader jusqu’à 132 fois plus lentement que prévu par les modèles ne prenant en compte que la phase gazeuse.

Ainsi, lorsqu’ils sont associés à des particules, certains pesticides peuvent avoir dans l’atmosphère des temps de demi-vie allant de quelques jours à plusieurs mois. Autrement dit, il faut attendre tout ce temps pour que leur concentration diminue seulement de moitié. Ces délais peuvent sembler courts, mais à l’échelle de l’air, c’est déjà long : portés par les vents, ces pesticides ont alors largement le temps de parcourir de nombreux kilomètres, bien au-delà des champs où ils ont été appliqués.




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Que dit la loi ?

Cette seconde vie des pesticides dans l’air n’est donc pas seulement qu’une question scientifique : elle soulève aussi des enjeux sanitaires, environnementaux et réglementaires. Car avant d’être utilisés dans les champs, les pesticides doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché, fondée sur une évaluation de leurs risques pour la santé humaine et les écosystèmes.

Aujourd’hui, les pesticides sont soumis à un processus d’évaluation encadré par le règlement européen (CE) n° 1107/2009, qui impose aux producteurs de démontrer que leurs produits ne présentent pas de risques inacceptables pour la santé humaine, l’environnement et les écosystèmes.

Les polluants organiques persistants

Parmi les critères pris en compte figure la capacité des substances à persister dans l’atmosphère et à être transportées sur de longues distances. Or, selon l’annexe D de la convention de Stockholm de 2001 sur les polluants organiques persistants (POPs), une substance, dont le temps de résidence dans l’atmosphère est supérieur à deux jours dans l’air, est considérée comme susceptible de parcourir plusieurs centaines de kilomètres.

Lorsqu’elle est à la fois persistante, toxique et susceptible de s’accumuler dans les organismes vivants, elle doit être classée comme POP. Son autorisation de mise sur le marché peut alors être refusée ou retirée afin de limiter son impact à long terme sur l’environnement et la santé.

Comment on évalue le potentiel transport

À ce jour, le potentiel de transport des pesticides sur de longues distances est généralement évalué à l’aide d’un modèle d’estimation proposé en 1993 par les chercheurs américains William M. Meylan et Philip H. Howard, spécialistes de la chimie de l’environnement. Ce modèle s’appuie sur les travaux pionniers réalisés en 1987 par Roger Atkinson, chimiste britannique de l’atmosphère, sur les réactions atmosphériques.

Ce modèle repose sur l’hypothèse suivante : la persistance d’un pesticide dans l’atmosphère peut être estimée à partir de la vitesse de sa réaction en phase gazeuse avec le radical hydroxyle, ou OH. Très réactif et formé principalement sous l’effet du soleil, ce radical est souvent considéré comme l’un des principaux « nettoyeurs » naturels de l’air. En journée, sa réaction avec les pesticides constitue ainsi l’une des principales voies de leur dégradation dans l’atmosphère.

Une protection encore insuffisante face aux pesticides dans l’air

Ainsi, on a longtemps pensé que ces règles toujours utilisées suffisaient à empêcher la dispersion des pesticides hors des zones agricoles. Pourtant, les observations racontent une tout autre histoire.

Les récents travaux menés par le chercheur français Ludovic Mayer et ses nombreux collaborateurs en 2024 montrent que plusieurs dizaines de pesticides sont aujourd’hui détectés dans l’atmosphère européenne, y compris dans des régions très éloignées des sites d’épandages comme les massifs montagneux ou l’Arctique.

Comment expliquer ces distances parcourues ? Une grande partie de ces molécules est dite semi‑volatile : elles peuvent à la fois passer dans l’air sous forme de gaz et se fixer sur des surfaces, comme les particules en suspension. Ainsi, dans l’atmosphère, elles se répartissent entre la phase gazeuse et la phase solide en s’associant aux particules atmosphériques.

Les particules peuvent offrir une forme de protection aux pesticides en limitant leur dégradation, par la lumière solaire ou les oxydants atmosphériques. Certains pesticides se logent ainsi dans les porosités des particules, tandis que d’autres peuvent être recouverts d’un film d’eau en conditions humides, formant une sorte de micro-environnement protecteur.

Ainsi protégés, les pesticides particulaires persistent plus longtemps et peuvent donc être transportés sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres.

Pourquoi cette étude maintenant ?

L’idée que les polluants se comportent différemment selon s’ils sont sous forme gazeuse ou associés à des particules n’est pourtant pas nouvelle. Des travaux menés sur d’autres composés semi‑volatils, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), ont déjà montré qu’ils se dégradent plus lentement lorsqu’ils sont fixés sur des particules. Ces composés, dangereux pour la santé humaine, sont principalement émis lors de combustions incomplètes, par exemple celles des carburants, du bois, du charbon ou des feux de forêt.

Le Laboratoire de chimie de l’environnement, de l’Université Aix-Marseille s’est donc intéressé à ce phénomène mais en se posant une nouvelle question : et pour les pesticides ?

Dans cet objectif une atmosphère simplifiée a été recréée en laboratoire dans un réacteur de petite taille, d’environ 500 cm3. Des particules de silice ont été utilisées pour mimer les particules atmosphériques et servir de support aux pesticides.

Mode opératoire pour recréer une atmosphère simplifiée en laboratoire, vue d'artiste
Mode opératoire pour recréer une atmosphère simplifiée en laboratoire, vue d’artiste.
Fourni par l’auteur

Ces particules, chargées en pesticides, ont ensuite été introduites dans le réacteur atmosphérique parcouru, pendant plusieurs heures, par un flux d’air contenant les principaux oxydants atmosphériques (ozone et radicaux hydroxyles). A intervalles de temps réguliers, un échantillon de particule est prélevé dans le réacteur pour mesurer la quantité de pesticides résiduelle et suivre leur disparition progressive.

Des pesticides bien plus persistants que prévu

Notre étude a porté sur neuf pesticides fréquemment utilisés en France, notamment en viticulture : boscalid, cyperméthrine, cyprodinil, deltaméthrine, folpel, pendiméthaline, spiroxamine, tébuconazole et trifloxystrobine. Ces molécules, ont été choisies parce qu’elles sont fréquemment détectées dans l’air et sont représentatives de différentes classes de pesticides.

Les résultats nous ont permis de constater que lorsqu’ils sont associés aux particules, ces pesticides ne se dégradent pas aussi rapidement que prévu. Leur temps de demi‑vie peut atteindre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il varie ainsi d’environ 6 jours à plus de 200 jours avec l’ozone, et de 7 jours à plus de 50 jours avec les radicaux hydroxyles.

Comment les pesticides voyagent dans l’atmosphère
Comment les pesticides voyagent dans l’atmosphère.
Fourni par l’auteur

A titre de comparaison, les modèles utilisés pour évaluer leur devenir dans l’atmosphère et ne considérant que la phase gazeuse, prévoient une dégradation des pesticides en seulement quelques heures à moins de deux jours.

Le changement climatique accroît l’évaporation

Conclusion : loin d’être éphémères, les pesticides peuvent persister dans l’atmosphère et être transportés par les vents sur de très grandes distances, bien au‑delà des zones d’application. Leur capacité à être transportés sur de plus ou moins longues distances dépend de leur réactivité mais aussi de leur répartition entre les phases gazeuse et particulaire de l’atmosphère. Comprendre cette répartition, c’est finalement éclairer une part essentielle de la « vie réelle » des pesticides dans l’air que nous respirons.

Avec le changement climatique, le problème risque de s’amplifier : la chaleur et la sécheresse favorisent les ravageurs, ce qui peut augmenter l’usage de pesticides. Mais la chaleur agit aussi après épandage : elle favorise leur évaporation dans l’air, où ils se transforment sous l’effet du soleil. Or, ces nouveaux composés ne sont pas toujours moins dangereux : certains peuvent être aussi, voire plus toxiques, comme le phosgène issu de la cyperméthrine.

Tout cela montre l’urgence de développer des cadres d’évaluation du devenir atmosphérique qui prennent en compte à la fois la dégradation en phase particulaire et les échanges gaz‑particules, ainsi que de renforcer en continu le suivi pérenne des pesticides à l’échelle nationale en France, afin de mieux comprendre ce que nous respirons réellement.

The Conversation

Boulos Samia a reçu un financement d’Aix-Marseille Université.

Amandine Durand, Brice Temime-roussel, Etienne Quivet, Henri Wortham et Sylvain Ravier ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. La seconde vie méconnue des pesticides dans l’atmosphère – https://theconversation.com/la-seconde-vie-meconnue-des-pesticides-dans-latmosphere-286588

La Antártida como laboratorio de paz: España impulsa una estación científica internacional

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Belén López Tárraga, Assistant researcher, Universidad de Salamanca

Una expedición llega a la base Esperanza, estación científica de Argentina en la Antártida. LouieLea/Shutterstock

Mientras las noticias diarias constatan una fragmentación geopolítica global y el levantamiento de nuevos muros científicos e industriales, existe un lugar del mundo donde la inercia es otra. En el polo sur del planeta, las delegaciones internacionales continúan reuniéndose anualmente bajo el amparo de la Secretaría del Tratado Antártico, como ocurrió recientemente en la 48.ª Reunión Consultiva del Tratado Antártico en Hiroshima, Japón. El objetivo es salvaguardar un territorio que, según las normas que la rigen, es una reserva natural consagrada a la paz y a la investigación.

Sin embargo, tras las bambalinas de este oasis multilateral, la operatividad cotidiana afronta sus propios dilemas en el siglo XXI. Históricamente, la inmensa mayoría de las infraestructuras de investigación permanente en el continente blanco han permanecido bajo una propiedad y operación estrictamente nacionales. Cada bandera iza su soberanía científica sobre sus propios módulos residenciales y laboratorios.

Para romper esta inercia, España ha decidido dar un paso estratégico al frente en el tablero polar. A través del documento informativo de trabajo Estudio conceptual sobre una Estación Antártica Internacional: una posible vía para fomentar la cooperación, el Gobierno español ha puesto sobre la mesa un estudio conceptual que analiza la viabilidad institucional, científica y logística de crear una Estación Antártica Internacional (IAS, por sus siglas en inglés) gestionada conjuntamente.

No es una iniciativa aislada. Coincide con la publicación del documento de la Comisión Europea A European Framework for Science Diplomacy. España colidera este nuevo ecosistema de política exterior coordinando sus grupos de trabajo. La propuesta plantea una pregunta clave: en un entorno tan extremo, ¿debemos pasar de la cooperación coordinada a una auténtica cooperación integrada?

Compartir el barco, pero no la casa: la paradoja logística

Hasta la fecha, la solidaridad en los hielos antárticos funciona de forma excelente, pero externa. Los programas nacionales cooperan ampliamente compartiendo redes de transporte, buques oceanográficos, servicios técnicos o logística en las ciudades portuarias que sirven como puerta de entrada al continente. Lo hacen movidos por incentivos tangibles de coste, seguridad, fiabilidad y minimización del impacto ambiental.

No obstante, cuando se trata de activos fijos, las bases compartidas son una absoluta anomalía. La estación Concordia, operada conjuntamente por Francia e Italia, destaca como uno de los poquísimos ejemplos que demuestran que la cogestión es posible. Pero la realidad imperante sigue siendo la de infraestructuras concebidas como compartimentos estancos individuales.

La propuesta de una Estación Antártica Internacional no pretende duplicar las instalaciones ya consolidadas ni desplazar las dinámicas actuales en las que un país invita a científicos de otras latitudes a pasar una temporada en su base. El verdadero reto radica en demostrar si una base de titularidad multinacional puede aportar un valor cooperativo e investigador añadido que justifique los enormes retos técnicos y de gestión que implica.

Las tres columnas que sostienen una base multinacional

Para que el concepto de esta base resulte operativamente creíble, científicamente justificado e institucionalmente viable, el informe remitido por España contempla tres requisitos interconectados:

1. Ciencia de frontera a gran escala. Una base duradera no se justifica con proyectos cortos o fragmentados. Debe acoger misiones científicas globales a largo plazo. Por ejemplo, estudiar el cambio climático continental o las redes de observación por satélite. Estos desafíos superan el presupuesto y la capacidad de un solo país.

2. Infraestructura de provisión colectiva. El estudio demuestra que la base debe centrar su actividad en tareas colectivas. Esto incluye laboratorios comunes de alta tecnología y servicios de telecomunicaciones integrados. También exige aplicar normas idénticas de seguridad y formación para todo el personal técnico.

3. Gobernanza por consenso. La estación internacional no necesita nuevas leyes ni tratados complicados que frenen el proyecto, ya que el sistema actual funciona bien mediante las normas existentes. La gestión se basará en proteger el medioambiente y repartir los costes de forma justa entre los países.

La diplomacia científica como clave geopolítica

Es en este diseño donde la propuesta antártica española encaja con el espíritu del nuevo Marco Europeo de Diplomacia Científica. Las directrices de la Comisión Europea recuerdan que, en el panorama contemporáneo, la ciencia y la innovación ya no se limitan a la producción de conocimiento puro: se han convertido en una “divisa geopolítica” indispensable.

La diplomacia científica actúa como un puente de confianza capaz de mantener abiertos canales de comunicación cuando las relaciones diplomáticas tradicionales sufren tensiones. Además, es la herramienta idónea para asegurar la gobernanza justa de los bienes comunes globales (global commons), es decir, espacios compartidos por la humanidad como el espacio exterior, los océanos o las áreas polares.

Históricamente, grandes infraestructuras como, por ejemplo, la Organización Europea para la Investigación Nuclear (CERN), en Suiza, han demostrado que se puede sentar a cooperar en un laboratorio a naciones que mantienen profundas rivalidades fuera de él. Una Estación Antártica Internacional bajo el paraguas del Tratado Antártico nacería con esa misma vocación: un faro de multilateralismo y paz en una de las fronteras más sensibles de la Tierra.

La soberanía del mañana

El estudio liderado por España no plantea una utopía imposible. Su texto defiende un avance paso a paso a partir de las costumbres actuales. La idea podría comenzar con un proyecto piloto pequeño y de bajo riesgo. Cualquier avance futuro requerirá dialogar con los científicos de todo el mundo y calcular con transparencia el impacto ambiental sobre el hielo.

Con este paso, España se sitúa al frente de la política polar. El país demuestra una visión clara para los retos de este siglo. En el tablero internacional, el liderazgo ya no depende de plantar una bandera solitaria. El éxito futuro radica en la capacidad de investigar juntos bajo un mismo techo. Una cuestión que, sin duda, se verá reflejada en la primera Estrategia Polar Española, que será publicada próximamente.

The Conversation

Ana Belén López Tárraga no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La Antártida como laboratorio de paz: España impulsa una estación científica internacional – https://theconversation.com/la-antartida-como-laboratorio-de-paz-espana-impulsa-una-estacion-cientifica-internacional-285763

El talento latinoamericano emigra hacia España y vacía de capital humano a muchos países de la región

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Martín Flores Almendárez, Doctor en Educación y Maestro en Enseñanza de la Ciencia; Especialista en Capital Humano e integrante del CA en Gestión, Innovación Educativa y Tecnología, Universidad de Guadalajara

koldo_studio/Shutterstock

América Latina vive una paradoja demográfica muy particular. Muchos gobiernos miden el éxito económico mediante el flujo de remesas. Sin embargo, la región pierde hoy a sus mejores profesionales. Una hemorragia de capital intelectual y financiero que está transformando la fisonomía de sus clases medias profesionales.

Los jóvenes cualificados que migran, pertenecientes a las generaciones mileniales (de entre 30 y 45 años aproximadamente) y centeniales (de 16 a 30), no buscan solo la supervivencia económica. Estos trabajadores persiguen estabilidad institucional y seguridad jurídica, además de anhelar mejores oportunidades de desarrollo profesional en entornos más estables. Se trata de las generaciones que poseen mayor nivel formativo de la historia regional y su movilidad representa una gran transferencia de talento.

España es el principal destino europeo para este valioso grupo de jóvenes, ya que la afinidad lingüística y la cercanía cultural facilitan mucho su adaptación. Esto evita las barreras de idioma presentes en otros países.

En el pasado, Norteamérica era el principal imán migratorio, pero el sueño americano ha perdido su brillo original. El modelo de bienestar europeo resulta ahora mucho más atractivo.

Factores del cambio de rumbo

Este desplazamiento de interés responde a cuatro factores determinantes que separan a las generaciones actuales de sus predecesoras:

  1. La seguridad como bien público. El éxito en Norteamérica se medía por la capacidad de consumo y la acumulación de capital. España ofrece, en cambio, la recuperación del espacio público.

  2. El arbitraje cultural y la barrera del idioma. A diferencia de sus padres o abuelos, que aceptaban procesos de asimilación cultural forzada en entornos anglosajones, los mileniales y centeniales valoran la identidad. España permite una integración orgánica.

  3. El marco legal. Mientras que las políticas migratorias en Estados Unidos se han vuelto cada vez más restrictivas y punitivas, España ha diseñado alfombras rojas para el talento y el capital. Sirva como ejemplo el programa ATRAE (Ayudas para incentivar la incorporación de talento consolidado) de la Agencia Estatal de Investigación, dotado con 40 millones de euros.

  4. La conciliación vida-trabajo. España representa el equilibrio: una economía conectada con la Unión Europea, pero con un ritmo de vida que permite el disfrute del patrimonio y la cultura. Es el paso del “vivir para trabajar” al “trabajar para vivir”.

La exportación del activo más valioso

La tradicional fuga de cerebros ha cambiado de forma. Según el Instituto Nacional de Estadística de España (INE), hay un crecimiento sin precedentes de profesionales graduados que emigran a grandes urbes españolas. Los flujos de profesionales extranjeros se concentran principalmente en Madrid y Barcelona, por las oportunidades corporativas, y en Valencia, Málaga y Alicante, por un equilibrio entre calidad de vida y auge tecnológico. Este fenómeno forma parte de los sistemas globales de migración, para los que la seguridad y la cultura actúan como potentes atractores.

Esto es crucial en momentos de inestabilidad regional. Para los mileniales y la generación Z, España es un refugio sin barreras. El nuevo visado para teletrabajadores, contemplado en la Ley de Empresas Emergentes, facilita enormemente este proceso. Los profesionales ya no necesitan un contrato de trabajo local. Ingenieros o consultores de Latinoamérica pueden mudarse fácilmente, realizando una elección geográfica que les permite ganar en dólares o euros y vivir en un entorno de primer mundo.

Inseguridad sistémica: El factor de empuje

¿Por qué emigra un joven con buena educación? La respuesta está en la debilidad de las instituciones y la inestabilidad del sistema, que expulsa de forma directa al talento. En América Latina, la incertidumbre afecta la vida diaria. La violencia y la inflación constante frenan el desarrollo, mientras que los títulos universitarios ya no garantizan el ascenso social.

Los jóvenes enfrentan mercados de trabajo muy estresantes. La conciliación entre vida y empleo es casi inexistente y faltan políticas que protejan el bienestar de los trabajadores.

La Organización para la Cooperación y el Desarrollo Económicos (OCDE) señala la vulnerabilidad regional. Los niveles de satisfacción ante las crisis son bajos. La tranquilidad social europea ofrece algo invaluable: la normalidad.

La seguridad en España permite una mayor libertad económica. El dinero ya no se gasta en blindaje personal, como sucede en diversas ciudades latinoamericanas desarrolladas pero inseguras, entre ellas Monterrey (México) o Sao Paulo (Brasil). Esos recursos se destinan ahora a nuevos emprendimientos.

El capital que no vuelve y el vacío de la nación

La emigración de profesionales altamente cualificados genera costos significativos para los países latinoamericanos al reducir el retorno de la inversión realizada en capital humano, debilitar la capacidad de innovación y disminuir la base fiscal futura.

Este proceso suele acompañarse de la internacionalización del patrimonio privado, evidenciada por el creciente interés de las family offices (gestoras de patrimonios personales o familiares) latinoamericanas en el mercado inmobiliario español como mecanismo de diversificación y protección frente a la volatilidad económica regional.

En el caso de México, la modernización del Tratado de Libre Comercio entre México y la Unión Europea (TLCUEM) refuerza esta dinámica al ampliar la cooperación en servicios y facilitar la movilidad de profesionales cualificados, fortaleciendo el atractivo de España.

Propósito de valor más allá de la gentrificación

Bajo este paraguas diplomático, el perfil cualificado de Latinoamérica –y de México en particular– es percibido en España como un activo estratégico para la economía del conocimiento europea.

No se trata de una llegada pasiva de rentistas. Estos profesionales se integran plenamente en el mercado laboral y aportan conocimiento especializado a sectores clave del país.

Las autoridades españolas diferencian bien estos perfiles migratorios. Aprecian a quienes pagan impuestos y dinamizan la innovación. Su éxito real depende de su integración en la sociedad.

Si bien el Tratado de Libre Comercio entre México y la Unión Europea (TLCUEM) facilita el acceso institucional, la inserción y legitimidad social de estos migrantes depende, principalmente, de su capacidad para generar conocimiento, integrarse al entorno productivo y participar en la vida económica y cultural del país receptor.

Un debate de conciencias sobre el derecho al futuro

Este movimiento de jóvenes profesionales no es solo económico. Refleja el deseo de vivir en sociedades más justas. Los jóvenes buscan instituciones sólidas que premien el esfuerzo. La partida no ocurre por desinterés hacia su patria, sino que representa una respuesta lógica para asegurar el bienestar propio.

El fenómeno expone las debilidades de los gobiernos latinoamericanos, que son incapaces de retener a las mentes más brillantes. Es una señal que alerta sobre la crisis del actual contrato social en muchos de estos países.

España se beneficia al recibir este valioso capital humano. Mientras tanto, América Latina enfrenta un desafío urgente de retención y un problema de confianza democrática, derivada de la falta de oportunidades y de seguridad.

Es urgente abrir un debate profundo sobre esta realidad. Debemos reconstruir la confianza en nuestras propias naciones. Si no actuamos, el talento seguirá buscando su futuro fuera.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. El talento latinoamericano emigra hacia España y vacía de capital humano a muchos países de la región – https://theconversation.com/el-talento-latinoamericano-emigra-hacia-espana-y-vacia-de-capital-humano-a-muchos-paises-de-la-region-282819

¿Hará posible la computación cuántica que las empresas conozcan, antes que el propio cliente, sus decisiones de compra futuras?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laura Sáez Ortuño, Profesora Dept. Empresa, Universitat de Barcelona, Universitat de Barcelona

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Imaginemos la situación: hace tiempo que no compra en una de sus tiendas online favoritas. No ha tomado una decisión consciente, simplemente ha dejado de entrar. Sin embargo su comportamiento ya encendió las alarmas de la empresa semanas antes. De hecho, es muy posible que le hayan identificado como cliente en riesgo mucho antes de que usted dejara de comprar.

¿Cómo es esto posible? Un estudio científico muestra cómo los modelos cuánticos mejoran la predicción del abandono de clientes de comercio electrónico.

Una nueva línea de investigación sugiere que la computación cuántica, combinada con nuevas técnicas matemáticas, podría anticipar con mayor precisión decisiones que los consumidores no han tomado todavía. Hemos analizado hasta qué punto estos modelos pueden mejorar la predicción del abandono de clientes y los resultados apuntan a un cambio de paradigma.

Un problema clave para las empresas

El comportamiento de los consumidores está lleno de matices. No responde a patrones simples sino que cambia con el tiempo, depende del contexto y combina factores económicos, psicológicos y situacionales.

A diferencia de la cancelación, el abandono rara vez es explícito y suele producirse de forma gradual: menos visitas, menos compras, más intervalos entre las interacciones.

Saber cuándo un cliente va a dejar de comprar –el churn– es uno de los grandes retos del marketing actual. No solo por la pérdida directa de ingresos para las empresas, sino porque resulta mucho más caro captar nuevos clientes que retener los que ya se tienen.

Más allá de la IA tradicional

Los modelos de machine learning han mejorado mucho en los últimos años, pero tienen dificultades para captar en toda su dimensión la complejidad del proceso de compra.

Aquí es donde entra la computación cuántica. A diferencia de los ordenadores clásicos, que trabajan con bits (0 o 1), los sistemas cuánticos utilizan cúbits, capaces de representar múltiples estados simultáneamente.

Esto permite modelizar relaciones mucho más ricas entre variables y explorar estructuras de datos que antes resultaban inabordables.

El enfoque: geometría, entropía y cuántica

En nuestra investigación propusimos un nuevo método que combina computación cuántica con herramientas matemáticas avanzadas: la optimización geométrica-entropía cuántica. Este enfoque se basa en tres ideas principales:

  1. Representar a los clientes en espacios de alta dimensión, donde sus patrones de comportamiento se describen con mayor precisión. En lugar de usar pocos datos, el modelo utiliza muchos a la vez. Así se obtiene una visión más completa del comportamiento de cada persona. Por ejemplo, no solo analiza cuánto gasta sino que también observa cada cuánto compra, cuándo fue su última compra y cómo ha cambiado su actividad. Esto permite distinguir entre alguien que reduce sus compras y alguien que se mantiene estable.

  2. Utilizar geometría avanzada para entender cómo se relacionan estos patrones entre sí. El modelo compara a los clientes para identificar comportamientos similares. Esto ayuda a detectar patrones comunes. Por ejemplo, puede observar que algunos clientes compran cada vez menos durante varias semanas antes de abandonar. Si otro cliente empieza a comportarse igual, el modelo lo detecta.

  3. Incorporar medidas de entropía que estabilizan el modelo y evitan predicciones erráticas. El modelo incorpora un sistema que hace las predicciones más estables. Así evita reaccionar ante cambios pequeños o puntuales. Por ejemplo, si un cliente no compra durante unos días el modelo no asume que se irá. Solo detecta riesgo si ese cambio se mantiene en el tiempo.

En conjunto, esto permite detectar señales mucho más sutiles de cambio en el comportamiento del consumidor.

La prueba: datos reales de clientes

Para comprobar si este enfoque funciona, realizamos un estudio empírico con datos reales de comercio electrónico: miles de clientes y más de un millón de transacciones.

Los resultados muestran que el modelo cuántico mejora de forma consistente la capacidad de predicción respecto a métodos tradicionales y a otros enfoques más simples.

En la práctica, esto significa que puede identificar mejor qué clientes están a punto de abandonar, incluso cuando las señales son débiles o aparentemente invisibles.

Dicho de otra forma: permite detectar el problema antes de que sea evidente.

Tecnología avanzada, intuiciones humanas y límites éticos

Este tipo de modelos no solo mejora la predicción, sino que cambia la lógica del marketing. Permite, por ejemplo, intervenir en el momento preciso con ofertas personalizadas, priorizar a los clientes con mayor riesgo real, optimizar campañas de fidelización o simular cómo reaccionarán los consumidores ante diferentes decisiones de compra.

Así, el marketing dejaría de reaccionar a lo que ya ha pasado para anticiparse a lo que está a punto de suceder.

Curiosamente, incluso con modelos tan sofisticados, las variables que mejor explican el abandono siguen siendo bastante intuitivas.

El tiempo desde la última compra, la frecuencia o el nivel de gasto siguen siendo claves. La diferencia es que ahora podemos analizarlas en contextos mucho más complejos y detectar patrones que antes pasaban desapercibidos. La tecnología no sustituye la comprensión del consumidor: la amplifica.

A pesar de los avances, la computación cuántica todavía está en desarrollo y muchas de estas aplicaciones se implementan en entornos experimentales o simulados.

Además, surge una cuestión inevitable: ¿hasta qué punto es aceptable anticipar las decisiones de los individuos antes de que estos las tomen? El uso de datos personales, la privacidad y la influencia sobre el comportamiento del consumidor plantean retos éticos que deben abordarse en paralelo al desarrollo tecnológico.

Un cambio de fondo

La computación cuántica ya no es solo una promesa lejana sino una herramienta que puede mejorar problemas reales, por ejemplo en el marketing.

El cambio más importante, sin embargo, es conceptual. Si durante décadas el objetivo había sido entender al consumidor, ahora se puede empezar a anticiparlo. Y eso redefine la relación entre empresas y personas: más personalizada, más predictiva y también más compleja.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Hará posible la computación cuántica que las empresas conozcan, antes que el propio cliente, sus decisiones de compra futuras? – https://theconversation.com/hara-posible-la-computacion-cuantica-que-las-empresas-conozcan-antes-que-el-propio-cliente-sus-decisiones-de-compra-futuras-282687

Desigualdad en el aprendizaje, protección de datos y criterios de evaluación: los tres dilemas éticos de la IA en el aula

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Diego Fernando Avila Clavijo, Investigador de Competencias Digitales Docentes, Universitat de Barcelona

Robalito/Shutterstock

La inteligencia artificial ya está en las aulas universitarias: muchos profesores utilizan herramientas de este tipo para preparar clases, diseñar actividades o resolver dudas. También se emplean para redactar los trabajos que entregan los estudiantes. Cada día, este uso supone tomar decisiones que no son solo técnicas, sino éticas, y que afectan a grupos numerosos y perfiles muy distintos.

Varios estudios e informes recientes han analizado cuáles son las principales tensiones del uso de la inteligencia artificial generativa en el aula, tanto por parte de los estudiantes como de los docentes.

En esta línea, he investigado para mi tesis doctoral la percepción de varios docentes universitarios competentes en esta tecnología sobre este tipo de decisiones y cómo les afectan en su día a día. Tanto la investigación previa como las conclusión de mis conversaciones plantean tres dilemas clave que explican por qué la tecnología no genera los mismos resultados en todas partes.

1. Rapidez vs equidad

La inteligencia artificial es rápida. Resume textos, redacta borradores y crea preguntas en segundos. Puede ahorrar mucho tiempo. Eso parece una ventaja evidente.
Si esa rapidez no va acompañada de orientación clara, algunos estudiantes harán preguntas precisas y revisarán lo que reciben, pero otros aceptarán el primer resultado sin comprobarlo. Por eso, los estudiantes más avanzados, o quienes ya dominan estas herramientas, parten con ventaja. Quienes no, pueden depender por completo del sistema o entregar textos que no comprenden.

Proteger la equidad exige enseñar cómo preguntar, cómo verificar información y cómo detectar errores. También exige fijar límites claros. Sin esa guía, la inteligencia artificial puede aumentar las desigualdades, como advierte la OCDE en su informe sobre IA, equidad e inclusión.




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Cuanto más confiamos en la inteligencia artificial, menos aprendemos con ella


2. Personalización vs privacidad

Otra promesa es el aprendizaje “a la medida”. La IA puede recomendar contenidos o ajustar ejercicios según el ritmo de cada estudiante. Esto puede ayudar a quienes necesitan apoyo adicional.

Pero para hacerlo necesita datos. Registra tiempos, respuestas y patrones de uso. En algunos casos analiza incluso la forma de escribir o resolver problemas.

En este punto aparece una tensión concreta: cuanto más personalizada es la ayuda que ofrece la IA, más información necesita recopilar sobre el estudiante. Por tanto, el problema estriba en definir qué datos son realmente necesarios, con qué finalidad se usan, quién puede acceder a ellos y durante cuánto tiempo se conservan, tal como señalan las directrices éticas de la Comisión Europea para educadores.

En muchos centros no hay normas claras sobre esto. El docente debe decidir si utiliza una herramienta externa o si limita la información que comparte. Puede optar por no introducir datos sensibles o desactivar funciones que recopilan más información.

La innovación avanza rápido. La protección de datos lo hace más despacio. El dilema no es elegir entre innovar o no innovar. Es decidir cuánto dato estamos dispuestos a entregar para mejorar el aprendizaje. Cada ajuste “a la medida” deja un rastro digital.

Ante esto, una actuación prudente sería aplicar el principio de minimización de datos: usar solo la información estrictamente necesaria, evitar introducir datos sensibles o identificables del alumnado en herramientas externas, informar con claridad sobre el uso de estas plataformas y priorizar, cuando sea posible, soluciones institucionales con garantías de protección de datos, como recomienda la Oficina del Comisionado de Información del Reino Unido (ICO).

3. Automatización vs a criterios compartidos

La evaluación es un terreno delicado. La IA puede detectar similitudes, sugerir comentarios o proponer una nota inicial. También puede ayudar al estudiante a mejorar su texto antes de entregarlo. Surgen entonces dos preguntas. ¿Qué hacer si se sospecha que un trabajo fue elaborado con esta herramienta? ¿Es adecuado usarla para evaluar?

Más allá del dilema planteado antes (que al usar plataformas externas se comparten datos del estudiante e incluso una tarea sencilla puede quedar almacenada fuera de la universidad), delegar en un sistema automático puede reducir el criterio del docente si no se establecen marcos compartidos que preserven el juicio profesional, como advierten investigaciones recientes sobre integridad académica y ChatGPT. No todos los sistemas explican cómo funcionan. Tampoco responden igual en todas las materias.

Algunos profesores cambian sus actividades. Piden explicar el proceso que el estudiante ha seguido o defender el trabajo en voz alta. Otros reclaman reglas claras sobre cuándo y cómo usar IA en evaluación. Sin criterios compartidos, cada aula opera con normas distintas. Eso genera incertidumbre.




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Seis pasos para integrar la IA en el aula universitaria


Más allá de la habilidad individual

Estos dilemas muestran que el debate no se resuelve solo con más formación digital. Incluso docentes con experiencia reconocen que las tensiones siguen ahí.

La IA puede mejorar el aprendizaje y abrir oportunidades nuevas. Pero también puede ampliar desigualdades, aumentar el uso de datos personales y automatizar decisiones que requieren juicio humano.




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Cuatro maneras de experimentar con la inteligencia artificial en el aula universitaria


Si la tecnología ya forma parte de la educación superior, el siguiente paso es construir reglas claras sobre equidad en el uso, protección de datos y límites de la automatización, tal como recomienda la UNESCO. De lo contrario, dilemas estructurales seguirán resolviéndose, día tras día, en la soledad del aula.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Desigualdad en el aprendizaje, protección de datos y criterios de evaluación: los tres dilemas éticos de la IA en el aula – https://theconversation.com/desigualdad-en-el-aprendizaje-proteccion-de-datos-y-criterios-de-evaluacion-los-tres-dilemas-eticos-de-la-ia-en-el-aula-275580

La influencia de la ideología en la percepción psicológica de las marcas alimenticias

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Magallares, Profesor Titular del Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Decía certeramente Brillat Savarin (si le suena el nombre es porque un queso lleva el nombre de este gastrónomo francés) “dime lo qué comes y te diré quién eres”. Esta idea hace referencia a que las cosas con que nos alimentamos pueden influir en cómo nos sentimos, pensamos o nos comportamos.

En psicología, nos hemos afanado en indagar si este aforismo tan brillante –la hipótesis “somos lo que comemos”– tiene sustento empírico.

Así, hay estudios que ponen de manifiesto que los alimentos ecológicos nos hacen sentir felices y esperanzados, y que existe una relación entre el consumo de comida picante y las cogniciones agresivas.

Recientemente también se han realizado investigaciones que sugieren que la hipótesis complementaria podría ser igualmente cierta. Por ejemplo, algunos trabajos han hallado que los votantes conservadores muestran una preferencia por los productos alimenticios más naturales y tradicionales. Es la hipótesis que llamamos “comemos lo que somos”.

A continuación veremos un par de ejemplos para que el lector entienda mejor en que consiste esta teoría.

Hincando la rodilla en la NFL

Colin Kaepernick, quarterback del equipo de fútbol americano San Francisco 49ers, decidió arrodillarse durante el himno nacional de los Estados Unidos a lo largo de la temporada 2016 de la NFL como una protesta simbólica contra la injusticia racial y la brutalidad policial en su país. Su gestó provocó reproches del mundo conservador (entre ellos, el del presidente Trump durante su primer mandato), acusándole de una postura antipatriótica y antimilitar.

Una de las críticas más furibundas fue lanzada por John Schnatter, el fundador de la cadena de pizzas Papa John’s. Según el millonario estadounidense, este tipo de actos reivindicativos afectaban negativamente a la liga deportiva y, en consecuencia, reducían las ventas de los principales patrocinadores (entre los cuales estaba Papa John’s).

Al poco tiempo, el empresario, envuelto en otra polémica (utilizo la palabra que empieza con “n” para referirse a los afroamericanos), acabó dimitiendo de su propia compañía. Años después, Schnatter se lamentaba amargamente de que la calidad de los productos alimenticios estaba empeorando desde que se habían alejado de “los valores conservadores” que habían hecho famosas sus pizzas en todo el mundo.

En el ambiente tan polarizado en el que vivimos, ¿cómo se perciben estos posicionamientos ideológicos de una marca? Hemos citado un ejemplo de derechas, pero al otro lado del espectro ideológico también encontramos empresarios que hacen campañas para causas más de izquierdas. Es el caso de los helados Ben & Jerry’s, compañía que se posicionó contra el racismo durante los disturbios por el asesinato de George Floyd.

¿Puede influir en el modo en que percibimos determinados alimentos el hecho de que ciertas empresas tomen partido con posturas políticas concretas?

Comemos lo que somos

En nuestra investigación tratamos de comprobar si estos posicionamientos de marcas a favor de causas más conservadoras (como el ejemplo de las pizzas) o más de izquierdas (el caso de los helados) pueden afectar efectivamente a la percepción de marcas.

Según nuestros resultados, los participantes con ideología de izquierda percibieron las marcas asociadas con la derecha como menos saludables y más desagradables en comparación con las vinculadas a la izquierda. Por el contrario, no observamos efectos significativos entre los participantes de derechas.

Es decir, los participantes de izquierdas percibieron los productos teñidos de un posicionamiento político contrario al suyo como peores.

La politización no sale a cuenta

Una conclusión del estudio es que, probablemente, no sea una estrategia comercial idónea posicionarse tan claramente a favor de una determinada causa porque, si bien se consiguen adhesiones de un bando, también se pueden perder cientos de clientes que tienen una postura política opuesta.

De hecho, a pesar de que Ben Cohen y Jerry Greenfield (los fundadores de la mencionada marca de helados) llevan años solidarizándose con determinadas causas progresistas, recientemente han acabado perdiendo el control de la compañía. Según la prensa especializada, la gota que acabó colmando el vaso fue la guerra de Gaza, un tema que dividió profundamente a los votantes de izquierdas y de derechas. Preferencias gastronómicas al margen.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. La influencia de la ideología en la percepción psicológica de las marcas alimenticias – https://theconversation.com/la-influencia-de-la-ideologia-en-la-percepcion-psicologica-de-las-marcas-alimenticias-270385

Cómo el entorno cambia el canto de los pájaros

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge Garrido Bautista, Investigador posdoctoral, Universidad de Castilla-La Mancha

El jilguero (_Carduelis carduelis_) es un ave paseriforme pequeña, de unos 12 cm. Su característica más distintiva es su colorido plumaje, con una máscara roja en la cara, alas negras con una franja amarilla, y un canto muy alegre Colin Davis / Unsplash., CC BY-SA

Prácticamente todos los animales usan la comunicación acústica a diario. Piense en cualquier sonido emitido por un animal: el ladrido de un perro, el relinche de un caballo o el canto de un pájaro.

Estas vocalizaciones, tan dispares y variadas como especies hay en nuestro planeta, intervienen en multitud de contextos sociales. Algunos ejemplos son la intimidación de rivales para defender un territorio o disuadir depredadores, pero también funcionan como señales atractivas para buscar parejas o, simplemente, para mantener el contacto con sus compañeros en una sesión de caza.

Una comunicación efectiva depende, por pura definición, de la señal acústica producida por el emisor y de su estado cuando alcanza al receptor. Entre ambos, se encuentra el ambiente físico a través del cual los sonidos se propagan: puede ser el aire en el caso de animales terrestres o el agua en los animales acuáticos.

No es lo mismo cantar en el bosque que en la llanura

Bajo las premisas de la teoría de la evolución, la pregunta parece obvia: ¿favorece la selección natural aquellas señales acústicas que se transmiten de la forma más eficiente posible en un ambiente determinado? O, en otras palabras, ¿el hábitat moldea las características físicas de las vocalizaciones? Esto precisamente es lo que sostiene la hipótesis de la adaptación acústica, propuesta en la década de 1970 por los biólogos Eugene Morton, Haven Wiley y Douglas Richards. El ambiente, por tanto, también debería moldear la diversificación de las vocalizaciones y la sensibilidad de los sistemas sensoriales receptores.

Cuando el sonido se propaga, este se distorsiona paulatinamente a causa de la atenuación, reflexión, dispersión y absorción que sufre por parte de los propios elementos del hábitat, como arbustos, árboles o roquedos. La hipótesis de la adaptación acústica predice que, en lugares cerrados como un bosque frondoso, las vocalizaciones favorecidas por la selección natural deberían ser largas y graves –de baja frecuencia–, ya que los sonidos agudos sufren mayor difracción y se distorsionan. En cambio, en hábitats abiertos como una pradera o una sabana, esta penalización sobre las frecuencias agudas se reduce, por lo que deberían abundar vocalizaciones de alta frecuencia.

La diferencia entre frecuencias altas y bajas se basa en cuántas vibraciones o ciclos ocurren por segundo (medidos en hercios, Hz). Las bajas (menos de 250 Hz) –sonidos graves– tienen ondas largas que viajan largas distancias y atraviesan los cuerpos sólidos sin dificultad. Las frecuencias altas (más de 2 000 Hz) –sonidos agudos– son direccionales, con ondas cortas que se reflejan y absorben fácilmente.

Los gorriones desmontan la hipótesis

Un reciente estudio publicado en la revista Bioacoustics ha puesto a prueba estas predicciones en un hábitat abierto, usando el canto del chingolo de Bachman (Peucaea aestivalis), un pequeño gorrión propio de pinares ricos en sotobosque del este norteamericano.

Durante la primavera, los machos de chingolo de Bachman exhiben dos tipos de canto para atraer a las hembras, uno común y otro raro, presente solo en un 5-23 % de los machos. Los investigadores replicaron ambos cantos en altavoces y midieron su distorsión a diferentes distancias, desde 1,5 m hasta 80 m, la distancia máxima de un territorio de chingolo. También lo hicieron a dos alturas, una al nivel del sotobosque y otra al de los troncos de los árboles.

Según la hipótesis de la adaptación acústica, el canto común –más frecuente y, por tanto, favorecido por la selección natural– debería poseer unas características físicas que facilitaran una propagación más eficiente que la del canto raro.

Los resultados revelaron que ambas vocalizaciones exhiben propiedades físicas ligeramente distintas: el canto común del chingolo tiene una menor propensión a degradarse que el canto raro. Esto, a priori, apoyaría la hipótesis de la adaptación acústica. Sin embargo, el resultado clave fue que la vocalización menos frecuente no se propagó con menos eficiencia que la común; al contrario, ambas se distorsionaron a lo largo del recorrido (de los 1,5 m a los 80 m) de la misma manera. Y lo mismo ocurrió a las dos alturas examinadas.

En conclusión, los resultados no apoyaron la hipótesis de la adaptación acústica, ya que los dos cantos del chingolo se propagaron, en términos relativos, de forma similar en su hábitat.

Cuestión de parentesco evolutivo más que de hábitat

¿Y qué ocurre con el resto de pájaros? ¿Se cumple la hipótesis? Pues la evidencia a favor es escasa: son más los estudios que no la demuestran que los que sí. Un primer metaanálisis publicado hace casi 20 años encontró que la frecuencia del canto de los pájaros tiende a ser más baja en los hábitats cerrados, en línea con la hipótesis, pero la magnitud del efecto fue muy pequeña.

Es decir, el hábitat, aunque relativamente importante, no parecía ser el principal motor evolutivo del canto de los pájaros y su diversificación. Esto se ha visto posteriormente reforzado por otras dos investigaciones recientes. La primera, publicada en 2021, analizó las vocalizaciones de más de 5 000 especies de aves cantoras paseriformes y encontró que los patrones geográficos no se deben a las características del hábitat, sino a la ascendencia común entre especies, es decir, al mayor o menor parentesco evolutivo entre ellas. Además, el propio tamaño corporal es el que constriñe la frecuencia del canto: aves más grandes emiten vocalizaciones de menor frecuencia, sencillamente porque tienen aparatos fonadores más grandes.

Un segundo estudio, publicado el año pasado, tampoco encontró que el hábitat tenga un papel trascendental en la evolución de las vocalizaciones en vertebrados en general. En aves, sin embargo, sí se observó un efecto débil del hábitat sobre el ancho de banda de la frecuencia, en la dirección predicha por la hipótesis. Pero ese efecto estuvo explicado, de nuevo, por el parentesco evolutivo cuando se analizó la variación entre especies de aves.

El contexto físico no es el único factor que influye

Uno podría imaginarse cómo las aves ajustan finamente su canto para que se propague a la mayor distancia posible sin distorsionarse, atravesando árboles, arbustos y cualquier elemento que se interponga en su camino. Sin embargo, la realidad es que, como ya intuyó Darwin, el entorno no solo es el hábitat físico donde vive un organismo. También hay que tener en cuenta cómo afecta la presencia de depredadores, competidores y potenciales parejas, que tienen mucho que decir en la evolución del canto.

Por otra parte, no podemos olvidar lo más importante: cualquier rasgo se expresa y selecciona dentro de las restricciones físicas del organismo. Así, un canto de baja frecuencia será posible solo en especies con aparatos fonadores grandes y resonantes, algo de lo que carecen la gran mayoría de aves cantoras alrededor del mundo, por su pequeño tamaño corporal.

Por tanto, que el entorno, el hábitat, tiene un impacto evolutivo sobre el canto de las aves es seguramente innegable, pero quizás su peso se ve difuminado, en la mayoría de los casos, por otros factores más importantes.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cómo el entorno cambia el canto de los pájaros – https://theconversation.com/como-el-entorno-cambia-el-canto-de-los-pajaros-286472

Cuando la Luna escribe el guion: el eclipse en la historia del cine

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alfonso Méndiz Noguero, Catedrático de Comunicación Audiovisual y Publicidad y rector, Universitat Internacional de Catalunya

Imagen promocional de _Apocalypto_, de Mel Gibson, en la que un eclipse juega un papel importante en la historia. Icon Entertainment

El 12 de agosto de 2026 asistiremos a un eclipse excepcional: será el primero que atraviese la península en más de un siglo y coincidirá, además, con el pico de las Perseidas y una alineación de planetas. Sin embargo, todos los eclipses tienen algo de excepcional y de mágico, y así lo vemos reflejado a lo largo de la historia del cine.

El Séptimo Arte descubrió desde muy pronto el potencial narrativo de este fenómeno astronómico. Los eclipses solares han servido a los guionistas para provocar asombro, anunciar apocalipsis, desencadenar amenazas o aportar un extraordinario realismo visual. Su presencia en la pantalla constituye una pequeña pero fascinante historia paralela a la historia del cine.

Del espectáculo astronómico a la fantasía cinematográfica

Las primeras representaciones del eclipse aparecen en el cine mudo, cuando la propia imagen en movimiento era todavía una novedad. Un ejemplo paradigmático es El eclipse: El cortejo entre el Sol y la Luna (1907), de Georges Méliès. Considerada la primera película de ficción que describe un eclipse solar, transforma una explicación astronómica en una fantasía humorística donde el Sol y la Luna adquieren rasgos humanos y protagonizan un peculiar cortejo romántico.

Imagen en movimiento de un sol con cara humana escondiéndose detrás de una luna también con cara humana.
Un momento de El eclipse: El cortejo entre el Sol y la Luna.
Wikimedia Commons

Pocos años después, el eclipse pasó a formar parte del imaginario visual del expresionismo alemán. En Los Nibelungos (1924), de Fritz Lang, los cielos oscurecidos y las atmósferas crepusculares evocan simbólicamente la idea del eclipse como presagio de tragedia. El propio Lang volvería a explorar la fascinación por los fenómenos celestes en La mujer en la Luna (1929), donde la aventura espacial incorpora imágenes fantasmagóricas que conectan la oscuridad con la leyenda y la fascinación.

Camelot bajo la sombra de la Luna

Ningún ámbito cinematográfico ha explotado tanto el eclipse como las adaptaciones de la novela de Mark Twain Un yanqui en la corte del rey Arturo. En ellas, el fenómeno deja de ser un espectáculo natural para convertirse en una herramienta de poder o un modo de escapar de una situación apurada.

La primera adaptación relevante fue A Connecticut Yankee in King Arthur’s Court (1921), dirigida por Emmett J. Flynn en Estados Unidos. Su protagonista utiliza el conocimiento de un eclipse inminente para convencer a la corte del rey Arturo de que posee poderes mágicos. La oscuridad del cielo se convierte así en una demostración de autoridad basada en el contraste entre la ciencia que él posee y la superstición de quienes le escuchan.

El recurso reapareció en la adaptación de 1931 de David Butler, y alcanzó su versión más popular en la comedia musical de 1949. Dirigida por Tay Garnett y protagonizada por Bing Crosby, la película utiliza el eclipse para establecer un momento decisivo en la narración. También la animación cinematográfica ha creado su propia versión en Bugs Bunny in King Arthur’s Court (1978), producción estadounidense de Warner Bros., donde el conejo más famoso del cine emplea el mismo truco para impresionar a los habitantes de Camelot.

Transformaciones, destinos y metáforas

Con el paso de las décadas, el eclipse dejó de representar únicamente el choque entre conocimiento y superstición para convertirse en símbolo de transformación vital.

En Lady Halcón (1985), de Richard Donner, se cuenta la historia de dos amantes que se ven separados por la luz y la oscuridad. Maldecidos por un obispo, ella se convierte en un halcón de día y él en un lobo de noche. Nunca pueden verse, hasta que un mágico eclipse de Sol consigue que los dos puedan encontrarse simultáneamente bajo forma humana. El fenómeno astronómico funciona aquí como una interrupción temporal de las leyes que gobiernan su condena.

En un ventanuco en la pared se ve cómo la luna cubre parcialmente el sol.
El eclipse de Lady Halcón.
20th Century Fox

Otras películas emplean también el eclipse como marco emocional. El drama Eclipse (1994), dirigido por Jeremy Podeswa, sitúa su historia en las semanas previas a un eclipse solar para reforzar la introspección de sus personajes. Algo similar ocurre en Judy Berlin (1999), de Eric Mendelsohn, donde un eclipse prolongado altera la rutina de una comunidad y empuja a sus habitantes a revisar sus vidas.

Más recientemente, Apocalypto (2006), dirigida por Mel Gibson, utiliza un eclipse durante una ceremonia de sacrificio humano. La repentina oscuridad es interpretada por los sacerdotes mayas como una señal divina y cambia el destino del protagonista. En otro registro, La saga Crepúsculo: Eclipse (2010), de David Slade, convierte el eclipse en metáfora del triángulo amoroso entre los tres personajes protagonistas: Bella, Edward y Jacob.

Oscuridad, monstruos y amenazas cósmicas

El eclipse también ha demostrado ser un eficaz generador de miedo. En La tienda de los horrores (1986), dirigida por Frank Oz, una planta extraterrestre aparece en la Tierra coincidiendo con un eclipse extraordinario, dotando al fenómeno de resonancias sobrenaturales.

La ciencia ficción recurrió igualmente a este recurso. En Pitch Black (2000), de David Twohy, un eclipse libera criaturas letales que permanecían ocultas por la luz de varios soles. Pero la película más emblemática de este apartado es, sin duda, Lara Croft: Tomb Raider (2001), dirigida por Simon West. En ella, una alineación planetaria asociada a un eclipse de Sol desencadena la búsqueda de un artefacto capaz de controlar el tiempo. Durante la casi totalidad del metraje, la idea del eclipse está presente en la narración y en la mente de los personajes.

Finalmente, en Hellboy (2004), del mexicano Guillermo del Toro, la llegada del demonio a la Tierra debido a un conjuro nazi se convierte en ocasión de salvar al mundo y de abrir un portal al infierno, justamente gracias a un eclipse solar.

Crímenes bajo un cielo oscurecido

La capacidad del eclipse para alterar la percepción de la realidad lo ha convertido también en aliado de relatos criminales y sobrenaturales. En Dolores Claiborne (1995), de Taylor Hackford y basada en la novela de Stephen King, un eclipse solar sirve de telón de fondo para un misterio familiar y un antiguo crimen.

Una mujer mira hacia arriba en un contrapicado mientras, tras ella, la luna tapa al sol.
Kathy Bates en una escena de Dolores Clairbone.
Warner Bros.

En España, Verónica (2017), dirigida por Paco Plaza, sitúa el célebre eclipse del 11 de julio de 1991 en el centro de una historia de terror inspirada en el llamado “caso de Vallecas”, en el que una adolescente murió tras haber participado en una sesión de ouija. El fenómeno astronómico actúa simultáneamente como detonante y culminación de los sucesos paranormales.

Cuando el eclipse ocurrió de verdad

Finalmente, la utilización más espectacular de un eclipse en la historia del cine no tuvo lugar en una ficción sobre el tema. En Barrabás (1961), historia del criminal que fue indultado por Poncio Pilatos en lugar de Jesucristo, el director Richard Fleischer decidió rodar la escena de la crucifixión durante un eclipse solar auténtico, pues el Evangelio dice que “el Sol se oscureció desde el mediodía hasta las tres”.

La filmación tuvo lugar el 15 de febrero de 1961 cerca de Roccastrada, en la Toscana italiana. El director de fotografía Aldo Tonti dispuso las cámaras para registrar los escasos minutos de semioscuridad disponibles. No hubo posibilidad de repetir tomas ni de corregir errores; la secuencia se rodó con varias cámaras, sin efectos especiales. El resultado proporcionó una intensidad visual imposible de recrear artificialmente en aquella época.

Ese fue un caso excepcional, pero la atracción del eclipse sigue viva para los cineastas. Más de un siglo después de Méliès, el cine sigue encontrando en él una fuente incomparable de misterio, fascinación y amenaza.


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The Conversation

Alfonso Méndiz Noguero no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cuando la Luna escribe el guion: el eclipse en la historia del cine – https://theconversation.com/cuando-la-luna-escribe-el-guion-el-eclipse-en-la-historia-del-cine-285450

¿Quién es el líder de la selección española del Mundial 2026?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Atela, Profesor Doctor Deusto Business School y Facultad de Ingeniería, Universidad de Deusto

Nico Williams sostiene la Copa del Mundo. White House

El 18 de diciembre de 2022 Argentina venció a Francia en la final del Mundial de Catar y, por poner solo un ejemplo, la CNN tituló: “Lionel Messi acaba de ganar su primer Mundial de fútbol”. En singular, él solo.

El 19 de julio de 2026 España venció a Argentina 1-0 en la final del Mundial celebrado en EE. UU., Canadá y México.

La imagen es simbólica: Messi, la figura que mejor ha representado el liderazgo individual heroico de las últimas dos décadas se despedía del torneo derrotado por una selección que ganó sin depender solo de una estrella.

Si la sociedad occidental sobrevalora, mitifica y mistifica al individuo y desatiende el desarrollo del equipo, el Mundial de 2026 es, probablemente, la confirmación deportiva más nítida de esta tesis.




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El mito (y el timo) del liderazgo


El mito del capitán único

La investigadora Katrien Fransen bautizó esa idea en 2014 como “el mito del capitán como líder principal”: tras encuestar a más de 4.000 deportistas, comprobó que el 44 % no reconocía a su capitán como líder en ninguno de los cuatro roles que sostienen a un equipo deportivo:

  • Rol de tarea: enfocado en los objetivos tácticos y técnicos, lo ejercen quienes dirigen el juego y organizan a los compañeros en el campo.

  • Rol social: a cargo de los que trabajan la cohesión y el bienestar del grupo dentro y fuera del campo.

  • Rol motivacional: desempeñado por los que mantienen alta la moral del equipo (también después de las derrotas).

  • Rol externo: estos son los embajadores del grupo. Gestionan las relaciones con la directiva, los medios de comunicación, los patrocinadores o la afición.

Un estudio con futbolistas españoles llegó a una conclusión parecida: la estructura de liderazgo más eficaz no es la de una sola persona al mando, sino la que se reparte entre varios roles y personas. Los programas de desarrollo de liderazgo sistémico en el deporte han probado que cuando dicho liderazgo se reparte de verdad, el equipo se vuelve más resistente, incluso si pierde a alguna de sus piezas clave por lesión, marcha o retirada. Esa capacidad de sobrevivir a la ausencia de cualquier individuo es, en el fondo, la mejor definición posible de lo que es un proyecto sostenible en el tiempo.

El talento colectivo no es la suma de talentos individuales

La suma de talentos individuales no explica por sí sola el rendimiento de un equipo. El factor decisivo es lo que llamamos armonía social: la capacidad de generar cohesión y de permitir que cada persona aporte lo mejor de sí al servicio de un objetivo compartido.

Si la inteligencia colectiva no depende del promedio de los cocientes intelectuales individuales sino de la armonía social del grupo, la excelencia en cualquier actividad deportiva en equipo no depende de juntar a “los mejores” y esperar a que la magia ocurra por sí sola. Y esto es, casi al pie de la letra, lo que los grandes medios internacionales atribuyeron a España tras la final.

‘El líder es el equipo’ (Pedri, 2024)

ESPN tituló que, en un torneo dominado por superestrellas, fue el espíritu de equipo el que ganó el Mundial para España: “No existe el ‘yo’ en la selección española”.

Fox Sports contrapuso ambos modelos sin matices: para Argentina, Messi es la estrella; para España, la estrella es el equipo, y ningún jugador –“ni siquiera Lamine Yamal”– está por encima del sistema humano.

El propio capitán, Rodri, rebajó su protagonismo la víspera de la final y atribuyó el título a “una maduración lenta” construida junto al seleccionador.

The Washington Post cita al entrenador De la Fuente, ya con la copa en las manos, definiendo a su plantilla como “un grupo, un equipo, una familia”.

Este no es un relato construido a posteriori: dos años antes, Pedri ya afirmaba que el liderazgo era de todo el equipo, sin que nadie estuviera por encima del resto:

“Los capitanes nos ayudan mucho, pero creo que la gran diferencia con los demás países es que nosotros somos un equipo y no hay un líder por encima de los demás”.

El ‘equipazgo’ como ventaja competitiva

En 2015, el experto en gestión y diseño organizacional Henry Mintzberg señaló: “Basta de liderazgo. Es hora del equipazgo (communityship)”. Y lo define como el pegamento social que sustituye a la “idea heroica e individualista del liderazgo”.

Esto no implica en absoluto prescindir de líderes formales –los equipos de fútbol tienen capitán y seleccionador, igual que cualquier organización necesita de figuras formales de referencia–, sino evitar que el club, la empresa o el equipo dependan de solo uno de ellos. Cuando el liderazgo se reparte, el sistema entero sobrevive a la ausencia de cualquiera de sus piezas.

Como ejercicio sencillo –pero extremadamente retador– proponemos al lector la siguiente pregunta aplicada a su organización o equipo:

¿Quién es aquí el líder?

La mejor señal de que el grupo funciona realmente como un equipo sería no poder responder con un solo nombre. Sea en una selección campeona del mundo, en la sala de un consejo de administración o en una pyme, el patrón de comportamiento se repite:

Donde el liderazgo se concentra en una sola persona, el proyecto es más frágil. Donde se reparte, el equipo es mucho más difícil de derrotar.

The Conversation

Pablo Atela, Ph.D. ha recibido fondos para investigación, consultoría y formación provenientes de varios organismos públicos y privados de España, Mexico, Chile, Colombia, Guatemala y Panamá, y es consultor en Shackleton Innovation.

ref. ¿Quién es el líder de la selección española del Mundial 2026? – https://theconversation.com/quien-es-el-lider-de-la-seleccion-espanola-del-mundial-2026-287935