Accord UE-Mercosur : quand la radiochronologie retrace l’histoire agricole de la Pampa en Amérique du Sud

Source: The Conversation – France (in French) – By Amaury Bardelle, Doctorant au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay

Alors que l’accord UE-Mercosur suscite de vives inquiétudes chez les agriculteurs européens, il ne faut pas éluder ses conséquences environnementales potentielles en Amérique du Sud. Notre étude récente, qui s’appuie sur la datation radiométrique de sédiments, a permis de reconstituer une histoire des pollutions agricoles dans la Pampa uruguayenne. Or, en matière de pesticides, la terre n’oublie pas : on retrouve par exemple du DDT, pourtant interdit depuis des décennies, dans des prélèvements récents.


Alors que la récente signature de l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur fait encore débat, on a beaucoup parlé – à raison – de ses retombées pour les agriculteurs français et européens. On a, par contre, beaucoup moins évoqué les impacts que cet accord pourrait avoir sur l’environnement dans les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).

L’Amérique du Sud est aujourd’hui devenue une puissance agricole mondiale, et l’un des premiers producteurs de soja dans le monde. La production de cette légumineuse est en effet passée de 297 000 tonnes en 1961 à 210 millions de tonnes en 2024, soit plus de la moitié de la production mondiale d’après les statistiques de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

La pampa est un biome que l’on retrouve en Argentine, en Uruguay et au Brésil.
jjw, CC BY-SA

Cette expansion agricole se fait au détriment des espaces naturels. La région amazonienne retient souvent l’attention du grand public et des médias. Pourtant, il ne s’agit pas – loin s’en faut – du seul ensemble d’écosystèmes naturels (ou « biome ») à pâtir de l’expansion agricole. C’est également le cas de la Pampa, localisée entre le sud du Brésil, l’Uruguay et dans le nord-est de l’Argentine. Sa superficie dépasse les 1,2 million de kilomètres carrés (km²), soit plus de deux fois la superficie de la France hexagonale.

Ces vastes étendues de prairies naturelles constituent un vaste réservoir de biodiversité et un important puits de carbone. En 2023, une équipe de chercheurs brésiliens y avait identifié plus de 12 500 espèces différentes. L’accélération de la conversion de la Pampa en cultures, en prairies intensives et en plantations forestières commerciales au cours des dernières décennies menace ainsi les services fournis par ces écosystèmes.

Le rio Negro, qui traverse l’Uruguay sur 750 km, prend sa source dans le sud du Brésil et constitue le principal affluent du rio Uruguay. Il traverse le lac artificiel de Rincón del Bonete, où ont été collectés les sédiments dans le cadre de cette étude.

Afin de reconstituer l’histoire agricole de ces écosystèmes depuis les 80 dernières années, nous avons collecté et analysé les sédiments qui se sont déposés au cours du temps dans le réservoir du barrage de Rincón del Bonete, sur le rio Negro, en étroite collaboration avec des chercheurs uruguayens.

Nous avons ensuite procédé à des analyses pour dater ces échantillons, en nous appuyant sur les traces de radionucléides à la fois naturels (qui retombent en continu avec les pluies) et artificiels (issus des essais nucléaires atmosphériques réalisés entre les années 1950 et les années 1970) qu’on y retrouve. Nous avons ainsi abouti à une remise en perspective historique inédite de l’histoire agricole de la région.

Des archives naturelles de l’histoire agricole

Ces sédiments jouent le rôle d’archives naturelles. En effet, chaque année, au fil des évènements pluvieux et des crues, les sédiments érodés à l’amont du rio Negro et transportés par la rivière se déposent dans le réservoir. Leur collecte et leur analyse permettent ainsi de reconstruire l’histoire des paysages de la région depuis l’inauguration du barrage hydroélectrique en 1945. C’est l’un des barrages l’un des plus anciens d’une telle ampleur en Amérique du Sud.

Le barrage de Rincón del Bonete, en Uruguay, a été inauguré en 1945.
Marcelo Campi, CC BY-SA

L’analyse de cette archive sédimentaire (intensité des flux sédimentaires, détection de pesticides…) a permis de reconstruire quatre grandes phrases de développement agricole dans la région :

De la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1963 : une agriculture conventionnelle en continu, basée sur la mise en place de rotations annuelles, se développe. Ce système est associé, dans notre analyse, à des flux sédimentaires importants. Comprendre : une quantité importante de terres agricoles étaient alors lessivées par les pluies et transportées par le rio Negro.

De 1963 aux années 1990 : un système associant cultures et élevage se met en place. Il permet la réduction des flux sédimentaires. Cette période est caractérisée par la première détection de pesticides dans l’archive sédimentaire.

Des années 1990 au début des années 2000 : l’usage du semis direct, c’est-à-dire de cultures sans labour, commence à se répandre dans la région. Cette évolution est liée au développement de variétés de soja génétiquement modifiées, conçues pour être résistantes au glyphosate, qui pouvait ainsi être répandu pour détruire les adventices (les « mauvaises herbes ») sans endommager la culture principale.

Accompagnée d’une rotation entre polyculture et élevage, cette pratique semble avoir contribué à la réduction de l’érosion des sols, puisque cette période enregistre les plus faibles taux de sédimentation de la séquence. Cette période coïncide aussi avec d’importantes plantations d’arbres exotiques, principalement l’eucalyptus, utilisé pour produire de la pâte à papier.

À partir de 2007 : bien que le semis direct ait été adopté par la majorité des agriculteurs, les pratiques agricoles s’intensifient. La monoculture continue intensive ou une double récolte au cours de l’année (généralement une succession de soja et de céréales) est souvent de mise.

De nombreuses zones naturelles sont alors converties pour la culture du soja et la plantation d’eucalyptus. En conséquence, cette période enregistre les plus forts taux de sédimentation et les flux de pesticides les plus élevés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Des traces récentes de pesticides interdits, comme le DDT

Parmi les pesticides retrouvés au sein des sédiments déposés récemment dans le barrage uruguayen, on retrouve notamment des substances interdites en Europe et aux États-Unis, telles que le Mirex – utilisé dans les plantations d’eucalyptus – ou le DDT.

Ce pesticide nocif à la fois pour l’humain et l’environnement, désormais interdit dans la quasi-totalité du monde, a été historiquement utilisé comme insecticide pour l’agriculture. Il fut également largement répandu à travers l’Amérique lors de grandes campagnes d’éradication des vecteurs du paludisme au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

L’explication la plus probable derrière la réapparition du DDT serait une remobilisation des quantités de ce pesticide déjà présentes dans l’environnement. Cela pourrait faire suite à l’augmentation de l’érosion des sols cultivés depuis des décennies, ainsi qu’à la mise en culture et à l’érosion de nouvelles terres, faisant partie d’espaces naturels qui avaient été traités avec du DDT au milieu du siècle dernier.




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Les essais nucléaires du siècle dernier, utiles pour la datation

Dans notre étude, nous avons combiné plusieurs analyses à haute résolution des sédiments accumulés par le barrage. L’analyse historique a été rendue possible grâce à la datation des couches successives de sédiments, réalisée à travers l’analyse de radionucléides à la fois naturels (qui retombent en continu avec les pluies) et artificiels (liés aux essais nucléaires atmosphériques réalisés entre les années 1950 et les années 1970).

Ces essais nucléaires, menés principalement par les États-Unis, l’Union soviétique et la France, sont en effet associés à des émissions de césium et de plutonium spécifiques, dont ils sont, en quelque sorte, la signature. De quoi aider à reconstruire l’âge des couches successives de la séquence sédimentaire.

Nous avons ensuite pu mettre en relation les propriétés des sédiments avec des données historiques, telles que les statistiques agricoles ou d’usage des sols, afin de proposer cette analyse historique de l’impact des changements paysagers.

Les impacts environnementaux à venir dans la Pampa

Les impacts environnementaux liés à la mise en culture de la Pampa sont déjà très nets, mais ce n’est malheureusement peut-être que le début.

À ce jour, seuls 20 % des prairies qui étaient encore en place en 1985 ont été transformées. Les prairies de la Pampa, qui recouvraient 83 % de la zone étudiée en 1985, ne représentaient plus que 60 % de la surface en 2022. Autant d’espaces où les activités agricoles et sylvicoles pourraient continuer à se développer.

Dans ce contexte, les accords commerciaux qui ont été conclus entre les pays du Mercosur et de l’Union européenne – mais aussi avec d’autres grandes puissances, telles que la Chine – auront un impact. Ils favoriseront les exportations et augmenteront la demande en produits tels que le soja et la pâte à papier. Ce faisant, ils risquent d’exacerber l’expansion et l’intensification agricole, ainsi que leurs impacts environnementaux.

L’approche développée, qui a donc permis de reconstruire une perspective historique inédite, pourrait être prolongée dans le temps pour suivre les impacts environnementaux à venir dans la région, en lien avec les évolutions réglementaires et commerciales en cours.

The Conversation

Amaury Bardelle a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet AVATAR (ANR-22-CE93-0001), du projet ClimatAmSud CELESTE et du CNRS (International Research Project – IRP – CELESTE Lab).

Anthony Foucher a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet AVATAR (ANR-22-CE93-0001), du projet ClimatAmSud CELESTE et du CNRS (International Research Project – IRP – CELESTE Lab).

Olivier Evrard a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet AVATAR (ANR-22-CE93-0001), du projet ClimatAmSud CELESTE et du CNRS (International Research Project – IRP – CELESTE Lab).

Pierre-Alexis Chaboche a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet AVATAR (ANR-22-CE93-0001), du projet ClimatAmSud CELESTE et du CNRS (International Research Project – IRP – CELESTE Lab).

Renaldo Gastineau a reçu des financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) dans le cadre du projet AVATAR (ANR-22-CE93-0001).

ref. Accord UE-Mercosur : quand la radiochronologie retrace l’histoire agricole de la Pampa en Amérique du Sud – https://theconversation.com/accord-ue-mercosur-quand-la-radiochronologie-retrace-lhistoire-agricole-de-la-pampa-en-amerique-du-sud-275151

Les clauses environnementales des accords de libre-échange sont-elles efficaces ? L’exemple de la pêche

Source: The Conversation – France (in French) – By Clément Nedoncelle, Chercheur en economie INRAE, Inrae

Une étude montre que les clauses environnementales contenues dans les accords de libre-échange sont ambivalentes : leur succès dépend, pour beaucoup, du contexte global et de la volonté politique à les mettre en œuvre. Le principal problème ? Elles ne contribuent pas vraiment à transformer les modèles et les pratiques qui nuisent le plus à l’environnement.


Les projecteurs sont actuellement braqués sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, signé le 17 janvier 2026 et déjà très contesté. Nombre de préoccupations portent sur les effets délétères qu’il pourrait avoir sur l’environnement.

Peut-on concilier commerce international et protection de l’environnement ? Cette question dépasse les forêts amazoniennes ou les bœufs brésiliens. Il touche aussi un bien commun trop souvent oublié : les océans et les pêcheries qui en dépendent.

Les pêcheries sont, en effet, un pilier de la sécurité alimentaire mondiale. Elles nourrissent des milliards de personnes, font vivre des communautés entières dans les pays côtiers et assurent une part cruciale des exportations des pays du Sud global. Et pourtant, elles s’épuisent : selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à peine 65 % des stocks mondiaux de poissons sont exploités durablement, contre 90 % dans les années 1970.

Face à ce déclin, les gouvernements mobilisent un éventail de politiques : quotas, aires marines protégées, taxes, subventions… Mais un autre outil, plus discret, joue un rôle croissant : celui es accords commerciaux, qui incluent désormais des « clauses environnementales » censées limiter les effets néfastes du commerce sur la nature. Certaines portent directement sur les pêcheries. Mais sont-elles efficaces ?

Notre étude récente publiée dans la revue World Development analyse les conséquences économiques et écologiques de ces clauses, appliquées au secteur des pêcheries. En examinant plus de 700 accords commerciaux conclus depuis la Seconde Guerre mondiale, nous avons comparé ceux qui comportaient des clauses sur la pêche à ceux qui n’en prévoient pas.

Nous avons ainsi étudié leur effet sur le niveau trophique moyen des prises, c’est-à-dire la position des poissons pêchés dans la chaîne alimentaire. Si cet indicateur baisse, cela signifie que l’on pêche des espèces de plus en plus petites et basses dans la chaîne, et donc que les grands prédateurs marins disparaissent.




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Un filet de sécurité, mais qui dépend du contexte national

Notre étude montre un résultat principal : les accords commerciaux sur la pêche détériorent la durabilité des ressources marines, mais l’inclusion de clauses environnementales atténue significativement cette dégradation. Ces clauses limitent les dégradations supplémentaires provoquées ou accentuées par la libéralisation des échanges.

En clair, ces dispositions environnementales jouent un rôle de filet de sécurité : elles empêchent la situation de se dégrade davantage, sans pour autant l’améliorer spectaculairement. Les effets positifs apparaissent lentement, entre cinq et neuf ans après la signature.

Ces résultats ont des implications au-delà des pêcheries. En effet, depuis une quinzaine d’années, les accords commerciaux ont intégré une multitude de clauses environnementales : sur les forêts, le climat, la pollution, la biodiversité… Toutefois, si ces dispositions ont parfois prouvé leur efficacité – pour réduire la déforestation ou les émissions polluantes, par exemple – leurs effets varient fortement selon les secteurs et les pays. Ils dépendent notamment largement de la qualité des institutions des pays signataires : les pays dotés d’une gouvernance solide en tirent bien plus de bénéfices écologiques.

Autrement dit, cela peut fonctionner, mais d’abord là où les États sont capables de les mettre en œuvre.




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Un impact limité sur les pratiques de pêche

Notre étude souligne aussi le revers de la médaille, autrement dit l’ambivalence de ces politiques : elles peuvent atténuer les dégâts écologiques, mais pas nécessairement transformer les comportements économiques qui en sont à la source.

En effet, les améliorations écologiques observées, par rapport à un accord de libre-échange dépourvu de dispositions environnementales, ne sont pas tant liés à la transformation des pratiques de pêche – comme l’abandon du chalutage destructeur – qu’à la réduction forte des volumes pêchés et exportés.

Les clauses environnementales semblent donc d’abord agir comme des freins au commerce plutôt que comme des moteurs d’innovation durable. Elles freinent la pression commerciale, mais sans transformer le modèle de production vers davantage de soutenabilité.

Elles montrent surtout que la réussite de la transition écologique ne dépend pas uniquement des règles internationales, mais de la volonté politique et institutionnelle de les faire vivre par les États.




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Un enjeu de volonté politique

La question dépasse donc le commerce international : tout se joue dans la capacité des États à appliquer localement des engagements pris au niveau supranational. Une clause environnementale n’a d’effet que si la capacité des administrations à contrôler et sanctionner suit.

Sans investissement dans la mise en application et l’accompagnement des secteurs concernés, ces accords ne peuvent donc agir qu’à la marge. L’enjeu n’est donc pas d’ajouter des obligations dans les traités, mais de s’assurer qu’elles sont réellement mises en œuvre, seule condition pour changer les pratiques plutôt que simplement freiner le commerce.

Dans le débat sur l’accord UE–Mercosur, beaucoup craignent que l’environnement serve à nouveau de variable d’ajustement aux intérêts commerciaux. Nos recherches montrent qu’il n’y a pas de fatalité : si les clauses environnementales sont ambitieuses, assorties de mécanismes de suivi et appliquées par des États capables de les faire respecter, elles peuvent réellement protéger les ressources naturelles.

The Conversation

Basak Bayramoglu est membre de la Chaire Énergie et Prospérité, sous l’égide de La Fondation du Risque.

Clément Nedoncelle, Estelle Gozlan et Thibaut Tarabbia ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur poste universitaire.

ref. Les clauses environnementales des accords de libre-échange sont-elles efficaces ? L’exemple de la pêche – https://theconversation.com/les-clauses-environnementales-des-accords-de-libre-echange-sont-elles-efficaces-lexemple-de-la-peche-273965

Adolescence : comment le téléphone change les codes amoureux

Source: The Conversation – in French – By Marine Lambolez, Doctorante, ENS de Lyon

S’ils se croisent tous les jours au collège ou au lycée, c’est sur les réseaux sociaux que les adolescentes et les adolescents choisissent souvent de déclarer leur flamme. S’agit-il d’échapper aux regards moqueurs en cas de déconvenue ? Ou est-ce au contraire un moyen de rechercher une validation ? Penchons-nous sur ces nouveaux codes amoureux.


L’utilisation du téléphone portable personnel par les plus jeunes fait l’objet de nombreuses craintes et fantasmes dans le débat public. La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en témoigne : l’inquiétude vis-à-vis des liens virtuels entretenus par les ados ne faiblit pas.

S’il est important de protéger les personnes mineures de rencontres en ligne avec des individus malintentionnés, souvent plus âgés, il ne faut pas croire que les réseaux sociaux ne leur servent qu’à communiquer avec des inconnus.

Les discussions en ligne jouent un rôle central dans les sociabilités adolescentes, même avec les camarades de classe croisés toute la semaine à l’école. Plus précisément, le portable participe activement à la naissance des amours de jeunesse et occupe une place importante dans les échanges amoureux des jeunes.

Se rapprocher en ligne

Le fait de se parler, en ligne, dans des conversations privées, c’est-à-dire auxquelles seuls les deux participants ont accès, semble être un préambule obligatoire à la mise en couple chez les jeunes. Plutôt que le temps passé ensemble, les rendez-vous donnés hors de l’établissement scolaire ou le premier baiser, c’est le fait de s’écrire sur ses réseaux personnels qui atteste du caractère intime de la relation.

Dans mon enquête auprès de jeunes de 13 ans, il apparaît que les interactions en ligne ont la même valeur que les moments partagés « in real life » quand il s’agit de nouer, alimenter ou rompre des relations amoureuses. Par exemple, pour Amina, en couple depuis huit mois sur la plateforme Discord avec un garçon qu’elle n’a jamais vu, la rencontre n’est ni souhaitée ni préalable au fait de se dire en relation sérieuse.




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Vladimir, lui, se sert des réseaux sociaux pour séduire et considère que ne plus se parler via ces interfaces scelle la fin d’une relation. Lorsqu’il veut se rapprocher d’une fille, il ne lui demande pas son numéro de téléphone mais son compte Instagram ou Snapchat. Un autre jeune, Fabio, détaille la façon dont il s’est rapproché d’une amie, jusqu’à leur mise en couple officielle :

« Alors, j’ai fait une photo torse nu dans ma salle de bain, je voulais mentionner des personnes sur Insta[gram], j’ai vu son nom et j’ai cliqué parce que c’était la première personne proposée et, vu qu’avant c’était ma meilleure amie entre guillemets… Du coup je l’ai identifiée, après elle a mis l’émoji avec les cœurs dans les yeux. Et voilà, après elle m’a identifié dans sa story. J’ai fait de même et on a commencé à se rapprocher. »

L’importance que Fabio porte au type d’émojis employé montre bien la valeur apportée à ce simple symbole numérique qui évoque la précision avec laquelle certaines et certains se souviennent de la première déclaration de leur partenaire.

La drague en ligne permet aux jeunes de choisir leurs mots avec plus de réflexion, et de prétexter de fausses manipulations, des blagues ou l’emprunt du téléphone par un ami ou une amie en cas de « râteau ». Ces échanges virtuels présentent aussi le grand avantage d’être secrets : le flirt adolescent échappe ainsi aux regards souvent moqueurs de la cour d’école ainsi qu’aux interdictions familiales.

Preuves d’amour virtuelles

Les réseaux proposent des fonctionnalités qui mettent en lumière la proximité partagée entre deux contacts : amis proches sur Instagram, flammes sur Snapchat, pseudo et émojis personnalisés sur Messenger… Autant d’options qui soulignent le lien spécial entre deux personnes, pour elles-mêmes et parfois aux yeux des autres utilisateurs.




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Documenter sa relation en publiant des photos prises à deux, liker et commenter les publications de l’élu·e de son cœur, sont autant de manifestations virtuelles d’engagement amoureux qui rassurent les adolescent·es sur les sentiments de leurs partenaires. Ces preuves d’amour en ligne prennent encore plus d’importance quand le jeune couple n’a pas l’occasion de soumettre son idylle au regard extérieur en dehors du monde connecté, c’est-à-dire quand les jeunes se connaissaient au collège mais sont dans des lycées différents, sont en couple à distance ou se connaissent via une activité extra-scolaire.

La sociologue Claire Balleys écrit :

« Les adolescents fonctionnent entre eux comme un public participatif et évaluateur. Ils sont à la fois spectateurs et acteurs du lien social entre pairs, en ce sens qu’ils prennent activement part à la construction, à la négociation et à la gestion des relations amicales et amoureuses. »

Rendre publiques ses relations amoureuses sur les espaces en ligne est un enjeu majeur dans la hiérarchie sociale adolescente. La popularité s’acquiert notamment par la validation externe de sa relation amoureuse, en choisissant un·e partenaire convenable et en mettant en scène des comportements amoureux adéquats.

Le contrôle du téléphone comme abus amoureux

La question du contrôle du téléphone portable est centrale quand il s’agit d’adolescent·es et de jalousie. 72 % des jeunes interrogés en entretien, filles comme garçons, répondent « Oui » à la question : « Est-ce que tu laisserais ton copain ou ta copine regarder tes messages sur ton téléphone ? » Plusieurs élèves racontent comment ce droit de regard téléphonique fonctionnait dans leurs couples précédents :

Céleste : Alors ça, on en a parlé parce qu’il avait mon code de téléphone et j’avais le sien. Alors s’il veut fouiller avec qui je parle, il y a pas de souci. J’ai rien à me reprocher. Il peut regarder mes discussions, oui bien sûr, ça fait suspect sinon.

Malvina : Bah oui, le gars avec qui j’étais, il connaissait mes codes, il les avait même.
ML : Et est-ce que toi, tu voudrais voir ses messages ?
Malvina : Je lui fais confiance, mais de temps en temps bon… ça fait du bien de regarder. Enfin, j’avais tout le temps ses codes, donc je savais qu’il faisait rien.

Pour ces ados, si l’on est fidèle, notre partenaire devrait pouvoir fouiller dans notre téléphone sans que cela soit un problème.

Zlatan : Oui, elle a mon code.
ML : Ok, sans hésitation ?
Zlatan : Oui.
ML : Et toi, tu lui demanderais de regarder ses messages ?
Zlatan : Oui. Enfin, je prends pas son téléphone, mais juste si je vois un truc ou quoi je demande son téléphone, je regarde, voilà. Déjà ça peut rassurer, ça peut beaucoup rassurer et faire confiance aussi.

Puisque la plupart d’entre eux se draguent virtuellement avant de se dire en couple, toute conversation sur les réseaux devient suspecte. Vouloir garder une part d’intimité en ligne serait alors un red flag laissant soupçonner une tromperie.

Karim : Après, si elle fait une crise de jalousie, ça veut dire qu’elle m’aime vraiment, ça veut dire qu’elle tient à moi. Par exemple, si elle voit que j’ai une copine sur Instagram, je la [cette copine] bloque d’abord, je parle avec elle et après si elle veut bien, je reste avec elle, si elle veut pas, ben je sais pas comment ça se passerait.

Toutefois, d’après le violentomètre – outil conçu en Amérique latine, puis adapté en 2018 par les Observatoires des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, l’association En Avant Toutes et la Mairie de Paris, pour déterminer ce qui relève ou non des violences – si un partenaire « contrôle tes sorties, fouille tes textos et est jaloux et possessif en permanence », il faut être vigilant·e et « dire stop ! » à ces comportements.

Le violentomètre.

D’autres cyberviolences émaillent parfois les relations amoureuses : divulgations d’échanges intimes, harcèlement, montages photos violents…

Rappeler ces risques n’est cependant pas condamner l’utilisation des réseaux par les ados, car leur diabolisation empêche une éducation aux bonnes pratiques numériques et laisse les jeunes démunis face à leurs premiers téléphones, avant ou après 15 ans.

The Conversation

Marine Lambolez ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Adolescence : comment le téléphone change les codes amoureux – https://theconversation.com/adolescence-comment-le-telephone-change-les-codes-amoureux-274663

Yes, men have a biological clock too. But it’s not just age that affects male fertility

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Theresa Larkin, Associate Professor of Medical Sciences, University of Wollongong

joyce huis/Unsplash

When we talk about a biological clock ticking, it usually means the pressure women feel to fall pregnant before a certain age. It’s linked to the decline in eggs (ova) and fertility as females age.

But sperm numbers and fertility similarly decline with age in men. When a heterosexual couple experiences fertility issues, it’s equally likely due to male and female factors. Yet the woman is usually tested first.

But this is changing. New male infertility guidelines for Australian GPs recommend the male and female partner undergo investigations at the same time.

A growing body of research highlights the role of men in infertility and how a man’s age and health matters when trying to conceive. Let’s look at the evidence.

Semen and sperm health decline with age

Sperm are produced in the testes continuously from puberty, but sperm count (the average number of sperm in an ejaculate) starts to decline when a man is in his early twenties. Men over 55 have average sperm counts close to or below the threshold for infertility.

But it’s not just the number of sperm that matters.

Sperm need to be alive, have good motility (movement or “swimming ability”) and be the correct shape to reach and fertilise an egg in the female reproductive tract.

An adequate volume of semen (sperm and seminal fluid together) is also necessary because this provides nourishment to sperm.




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From around age 30, the number of sperm with good motility and correct shape, and semen volume decline, while the number of dead sperm increases. The biggest changes generally occur from around 35 years of age.

The age-dependent decline in sperm and semen affects male fertility. In studies of more than 2,000 couples, one study showed men older than 45 took five times longer to conceive than men younger than 25. Another study found the chance of falling pregnant within a year was 20% lower at 45 compared to the peak at 30.

Genetic damage and miscarriage risk increase with age

Though a sperm might have reached and fertilised an egg, if it contains genetic damage, this can also affect fertility or the baby.

As men age, their sperm accumulate more genetic damage, including damage to DNA and chromosomes (coils of DNA that carry genes). This is because sperm stem cells replicate hundreds of times during their life. Each time a cell replicates, there is a risk of genetic damage.

Genetic damage to sperm can stop the embryo developing and result in miscarriage. This is linked to about 30% higher chance of miscarriage in men older than 40 compared to those aged 25–29.

New techniques have shown chromosomal abnormalities in sperm also increase with age. These can cause birth defects and chromosomal syndromes such as Down syndrome and Klinefelter syndrome.

Beyond ageing and sperm’s biological clock

Several environmental and lifestyle factors also affect semen and sperm measures, and therefore fertility.

Oxidative stress (too many damaging chemicals and not enough antioxidants) disrupts sperm production and increases sperm DNA damage, and is strongly linked to male infertility.

Oxidative stress is increased by environmental toxins such as pollution, heavy metals, pesticides and some chemicals.

Oxidative stress also increases with certain lifestyle factors, including smoking, alcohol, illicit drugs, too much processed meat and sugar consumption, obesity and being sedentary.

Male infertility can also be due to medical causes such as erectile dysfunction, or issues with the male reproductive tract or blood vessels.

A varicocele (dilation of the veins that drain the testes) is one of the most common causes of male infertility, and treatable.

One or two in 100 men with infertility will not have the tubes that transport sperm from the testes to the penis, which means their semen does not contain sperm.

However, for about one in three cases of male infertility, the cause is not known.

The new guidelines

The World Health Organization recognises the importance of addressing infertility in everyone, regardless of sex or gender.

Australia’s first male infertility guidelines support this by recommending infertility is investigated in both partners in heterosexual couples. For the male, this includes examination of the penis, scrotum and testes, and semen and blood analyses.

For the one in nine couples in Australia with fertility problems, this will help them find answers and treatment options sooner.

Staying healthy for fertility

If you’re looking to conceive, age is a consideration but not the only factor.

For optimal sperm health, you can focus on:

  • eating a healthy diet with enough vitamins A, C, E and D
  • not smoking
  • reducing alcohol
  • maintaining a healthy weight
  • exercising
  • avoiding chronic stress
  • avoiding excessive exposure to environmental toxins and pollutants.

Reducing unnecessary stress or pressure around falling pregnant is also important. In Australia, most pregnancies are normal and most babies are healthy, regardless of the age of the parents.




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Women are often told their fertility ‘falls off a cliff’ at 35, but is that right?


The Conversation

Theresa Larkin does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Yes, men have a biological clock too. But it’s not just age that affects male fertility – https://theconversation.com/yes-men-have-a-biological-clock-too-but-its-not-just-age-that-affects-male-fertility-268298

Why do I get ‘butterflies in my stomach’?

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Amy Loughman, Senior Lecturer in Psychology, The University of Melbourne

Alfonso Scarpa/Unsplash

“Butterflies in the stomach” is that fluttery, nervous feeling you might have before a job interview, giving a speech or at the start of a romance.

It’s a cute description for one part of the fight-or-flight response that can kick in if you’re excited or afraid.

But what exactly are these butterflies? Why can we feel them in our stomach? And is there anything we can do about them?

Threat alert

These “butterflies” – along with a raised heart rate, sweating and feeling “jumpy” – are part of your survival mode. That’s when the part of your body known as the autonomic nervous system gets involved.

When you sense a possible threat – whether it’s physical or social, real or imagined – information is sent to the brain’s amygdala region for emotional processing. If the amygdala perceives danger, it sends a distress signal to another part of the brain, the hypothalamus, which kick-starts a cascade of changes to help the body prepare.

The adrenal glands on top of each kidney send the chemical messengers adrenaline and noradrenaline into the bloodstream, activating receptors in the blood vessels, muscles, lungs and heart. The heart rate and blood flow increase, blood sugar levels go up, and muscles are primed for strength (fight) and speed (flight).

Digestion can wait

Digestion can wait until after you have escaped from the tiger (or the job interview). So while all this is happening, your body reduces blood flow to your stomach and intestines, and pauses the constant digestive pulsing of the gut (known as peristalsis).

The autonomic nervous system also stimulates the stomach (and other organs) via the vagus nerve, the nerve that runs down from the brainstem alongside the vertebra, sending signals back and forth between the brain, heart and digestive system.

There isn’t direct evidence to explain which part of this cascade leads to the feeling of butterflies. But it is likely to be related to how the autonomic nervous system pauses the pulsing of the gut, and the vagus nerve sends signals about this change up to the brain.

The feeling of butterflies is technically a “gut feeling” but it’s just one of the signs of the gut communicating back and forth with the brain, along the so-called gut-brain axis. This is the system of communication pathways that shares signals about stress and mood, as well as digestion and appetite.




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Our vagus nerves help us rest, digest and restore. Can you really reset them to feel better?


Could our gut microbes be involved?

Gut microbes are one part of this complex communication system. It’s tempting to think that the action of microbes is what causes the fluttery, butterfly feeling, but it’s unlikely to be that simple.

Microbes are, well, microscopic, as are the actions and changes they undergo from moment to moment. There would need to be coordinated microbial movements en masse to explain the sudden onset of that anxious feeling, like a flock of geese in formation, and there isn’t any evidence that microbes work like that.

However microbes have been shown to impact the stress response, with most research so far conducted in mice.

In humans, there is modest evidence from a small study linking microbes with the stress response. This showed that sticking to a microbiome-targeted diet – a diet, rich in prebiotic fibres, designed to feed fibre-loving members of your gut microbiome – could reduce perceived stress compared to a standard healthy diet.

But this single study isn’t enough on its own to definitively tell us exactly how this would work, or if this diet would work for everyone.

What can I do about the butterflies?

How can we manage those nervous bodily feelings?

The first thing to consider is if you need to manage them at all. If it’s a once in a blue-moon, high-stress situation, you might be able to just say “hi” to those butterflies and keep going about your day until your body’s rest-and-digest response kicks in to bring your body back to baseline.

Self-guided techniques can also help.

Mindfully observing your fluttery butterflies may help you notice subtle cues in your body about how you’re feeling, before you become overwhelmed.

By then moving through any actions in your control – from noticing your breath through to taking the next steps towards the plunge you fear most – you show your brain you can overcome the threat.

Sometimes it can be worth turning to the cause of the anxiety-causing situation itself. Could some extra interview prep (for example) help you feel more in control? Or is it more about reminding yourself of how getting through these situations aligns with your values? Sometimes a shift in perspective makes all the difference.

If anxiety is more frequent or is getting in the way of doing the things that matter to you, try the evidence-based method of “dropping the struggle”.

This means sitting with, instead of trying to fight or resist, anxiety and any other bothersome feelings. You might even thank your mind (and body) for its attempt to help, and for the reminder about what is important to you.

Or you can seek help from a psychologist to ease anxiety (as well as other common mental health struggles) using an evidence-based approach commonly known as ACT or acceptance and commitment therapy. This involves developing skills for living a meaningful life in spite of difficult emotions and situations. It helps people work with, rather than control, tricky thoughts and feelings.

The Conversation

In addition to her academic role, Amy Loughman delivers therapies including ACT (acceptance and commitment therapy) as a psychologist in private practice.

ref. Why do I get ‘butterflies in my stomach’? – https://theconversation.com/why-do-i-get-butterflies-in-my-stomach-269489

For $40, you can name a star for your Valentine. But it won’t mean much

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Laura Nicole Driessen, Postdoctoral Researcher in Radio Astronomy, University of Sydney

With Valentine’s Day around the corner, romance is in the air. And what could be more romantic than a picnic under the stars, pointing up to the night sky, and gazing at a star you’ve named for your Valentine?

A quick online search reveals multiple paid services for naming a star, usually accompanied by a certificate and a star map for finding the star.

However, these names are not official and are not used by astronomers. According to the International Astronomical Union’s Working Group on Star Names, the official body that leads selecting star names: “the sky is not owned by anyone”.

So what names do astronomers use for stars and how are official star names selected?

Pay to name a star

Star-naming services offer a range of paid packages – some costing just A$40 – and add-ons to name a star or two.

If you dig into the FAQs you can usually find a disclaimer stating that the star names are recorded in their private database. They have to include this, as the International Astronomical Union explicitly states stars cannot be named after people (except for rare cases). Even without these rules and disclaimers, these websites have too many customers and not enough stars.

Many websites that sell star names claim the star will be visible to the naked eye. For those with excellent vision star-gazing on a dark night, roughly 2,500 stars are visible to the naked eye (5,000 in both hemispheres).

And if you pay for a higher-price package including only “extra bright stars” or visible binary systems (two stars orbiting each other), the number is even smaller.

Yet some of these websites claim to have 100,000-plus, or even 500,000-plus, satisfied customers.

This means that each star has been named at least 20 times. It’s a smidge less romantic when your Valentine’s name is the 20th, or even 100th, name for a star.

The proper process of naming stars

Astronomers never use these purchased names.

Instead we use proper names and designations for stars. Stars can only have one, official proper name, such as the stars Sirius, Betelgeuse and Polaris.

But many have a whole bunch of designations. Designations are unique combinations of letters and numbers used by astronomers when creating surveys and catalogues of stars. Most stars don’t have a proper name, but all known stars have at least one designation.

Fewer than 600 stars have a proper name. This is out of more than one billion stars that have been identified by astronomers.

The International Astronomical Union’s Working Group on Star Names keeps an up-to-date list. New stars were most recently added on December 25 2025. The working group has guidelines and rules for naming stars, sometimes including the public in the process.

Typically, star names are rooted in history and culture. Collecting historical and indigenous constellations is part of the working group’s strategy. For example, one of the most recently named stars is called “Sarvvis”, a name used by the Sami people of Northern Scandinavia.

Designations tell astronomers which telescope saw the star. This tells us information about the star, such as what types of light it emits.

Sirius has more than 60 designations, including 2MASS J06450887-1642566, HIP 32349 and CNS5 1676.

“2MASS” is the Two Micron All-Sky Survey in infrared, so this tells us Sirius emits infrared light. “HIP” refers to the European Space Agency Hipparcos mission, and tells us Sirius is a bright optical star. The “CNS5” is the Fifth Catalogue of Nearby Stars, telling us Sirius is closer than 25 parsec (or 82 light years) from the Sun.

The numbers “J06450887-1642566” are the coordinates of the star, and “32349” and “1676” are unique numbers to identify Sirius specifically in those catalogues.

New star names are rare

I have given many stars new designations in my Sydney Radio Star Catalogue. I also gave the star TYC 8332-2529-1 the new designation MKT J170456.2-482100 when I detected it for the first time using the MeerKAT telescope.

In that case, “MKT” stands for “MeerKAT” and the numbers give the coordinates of the star at the time we detected it. That star only has designations, no proper name. Stars can always get new designations when a new survey of the sky is performed or a new catalogue constructed. This is why some stars have tens of designations.

The International Astronomical Union’s Working Group on Star Names guidelines prohibit commercial, political or military names and even prohibit naming stars after pet animals.

Since official star naming is focused on historical and cultural names, it is rare for new star names to emerge.

Even for naming campaigns open to the public run by the International Astronomical Union, only stars too faint to be seen by the naked eye are considered. A very recent official star name is “Siwarha” – a name suggested by the team that discovered the star. The name means “her bracelet” and is the name for Betelgeuse’s small companion star.

So it is rare, but not impossible, for astronomers to name the stars they discover.

You can’t officially name a star after your Valentine. But you can plan a romantic evening of star-gazing and point out the officially named stars visible at this time of year. Betelgeuse, Sirius and Rigel can be seen in Australia in the early evening on Valentine’s day.

The Conversation

Laura Nicole Driessen is an ambassador for the Orbit Centre of Imagination at the Rise and Shine Kindergarten, in Sydney’s Inner West.

ref. For $40, you can name a star for your Valentine. But it won’t mean much – https://theconversation.com/for-40-you-can-name-a-star-for-your-valentine-but-it-wont-mean-much-274742

Trump administration losing credibility with judges and grand juries – a former federal judge explains why this is “remarkable and unprecedented”

Source: The Conversation – USA – By John E. Jones III, President, Dickinson College

Turns out, grand juries − usually rubber stamps for prosecutors − might not indict a ham sandwich. ilbusca/iStock Getty Images Plus

The word “unprecedented” is getting a workout after a grand jury in Washington on Feb. 10, 2026, rebuffed an attempt by federal prosecutors to get an indictment against perceived enemies of President Donald Trump.

It began with an unprecedented video in November 2025 featuring six Democratic lawmakers alerting military and intelligence community members that they had the duty to disobey illegal orders. That enraged Trump, who in an unprecedented move said the lawmakers were guilty of sedition, which is punishable by death. The U.S. attorney for the District of Columbia, Jeanine Pirro, made the unprecedented attempt to indict the lawmakers. The final element in this drama – the federal grand jury’s rejection of Pirro’s request – wasn’t itself unprecedented. That’s because it’s only the latest in an unprecedented string of losses for the Trump administration before grand juries.

Dickinson College President John E. Jones III, a former federal judge, spoke with The Conversation politics editor Naomi Schalit about the role of grand juries, why a grand jury would not indict someone – and how all of this is a reflection of the administration’s remarkable loss of credibility with judges and the citizens who make up grand juries.

Six Democratic lawmakers advising the military and intelligence community that they do not need to obey illegal orders.

How does the grand jury process work?

The grand jury really dates back to before the Bill of Rights, but for our purposes it’s memorialized in the Fifth Amendment within the Bill of Rights. It is meant to be a mechanism that screens cases brought by prosecutors.

Ordinary citizens, not fewer than 16 or more than 23, have the facts presented to them by a United States attorney or assistant United States attorney. They must make a determination as to whether or not there is probable cause to believe that a crime has been committed. It is not the purview of grand jurors to determine guilt or innocence, but merely to determine whether there is probable cause sufficient to indict.

So that means that a prosecutor will come to a grand jury and present them with the facts that they have chosen to present them with. There’s no defense at that point, and the grand jury then, relatively routinely, says OK, “Indict that person,” or “Indict those people”?

That’s correct. It’s a very one-sided process. There are no defense attorneys present. There’s a court reporter, the grand jury, the United States attorney, and such witnesses as the United States attorney decides to call. While the target of a grand jury can endeavor to present witnesses, including themselves, that generally never happens because of the danger of self-incrimination. The grand jurors can ask questions of the witnesses, but the United States attorney can choose the evidence that it wants to present to the grand jury, and typically they present only such evidence as is necessary in order to establish probable cause that a crime has been committed.

Does the public know what is presented in a grand jury room by the prosecutor?

The grand jury proceedings are absolutely secret and they remain that way, unless a federal judge authorizes that they be unsealed. So in the case involving the six lawmakers, we don’t know what the prosecutor presented to the grand jury. We just know that the grand jury refused to return an indictment. As far as I know, we don’t even know what crimes were put before the grand jury, let alone what testimony was presented. What we do know is that in all six cases, the grand jury refused to vote in favor of the indictment that was requested by the United States attorney.

Why would a grand jury refuse to give the prosecutor what they want?

It’s unprecedented, although we now see a wave of grand juries pushing back against the government. I don’t recall a single instance, during the almost 20 years I served as a U.S. District judge, when a grand jury refused to return a true bill, an indictment. It just is completely aberrational. The grand jury would have to totally reject the whole premise of the case that’s being presented to them by the United States attorney because, remember, there are typically no witnesses appearing before the grand jury to dispute the facts. The grand jury is clearly saying, “Even accepting the facts you’re putting before us as true, we don’t think under these circumstances this case is worthy of a federal indictment.”

Can a prosecutor just try again?

They can return to the well, so to speak, and they did that in Virginia in the case of Letitia James. But it’s pretty perilous because, bluntly, it’s a way that a prosecutor can get their head handed to them twice.

Originally, as set out in the Fifth Amendment to the Constitution, the grand jury was supposed to be a vigorous and robust check against prosecutors simply charging people with crimes. But over time, it’s become far less than that. And there is the famous quote by Judge Sol Wachtler in New York that a grand jury can be made to “indict a ham sandwich.”

So to see a grand jury fail to return true bills multiple times over the past couple of months is remarkable and unprecedented. It occurs to me that what is happening here is kind of parallel to what’s taking place with the administration and federal judges. I think we now have entered a world where the Department of Justice has lost its credibility with the judiciary.

We’re seeing that time and again in appearances in court where judges simply don’t believe what U.S. attorneys are telling them, based on past demonstrable falsehoods that have been stated in open court. And now we see grand juries that are also doubting the credibility of federal prosecutors. And these grand jurors are not blind to what is taking place in the world around them.

I think that this is further polluted by the fact that the president of the United States, for example, in the case of the six defendants from Congress and the Senate, said that they had committed seditious acts – which is punishable by death.

Obviously, this tilts the scales and is fundamentally unfair because it is destroying the concept of due process of law. People notice what the president says, and I am happy to see that the average citizen serving on a grand jury has retained what I think is a fundamental sense of fairness, even in the face of a pretty stacked deck.

A screenshot of a social media post by President Trump, which says 'SEDITIOUS BEHAVIOR, punishable by DEATH!'
President Donald Trump’s social media post of Nov. 20, 2025, responding to the lawmakers’ video.
Truth Social

What does it mean if you have a court system, judges and the grand juries who do not have faith in the administration and its legal claims?

It’s a complete drag on our system of justice. For all of the time that I sat on the federal bench, I had great respect for the Department of Justice, and the department had tremendous credibility. They were straight shooters. The prosecutors who appeared in front of me were professionals. I didn’t always agree with their arguments, of course, nor did I agree with a few of their charging decisions, but I can tell you that not once did I see a federal prosecution in front of me that I felt strongly should never have been brought at its inception.

But we now have a system where, because of the whims of the president, the Department of Justice has become utterly weaponized against his perceived enemies, and that’s a gross misuse of our prosecutorial power at the federal level.

Also, if, for example, these members of Congress had been indicted, they’d have to lawyer up, they’d have to fight their way out. That would take a lot of resources.

So, yes, the judiciary can be a bulwark against improvident prosecutions. But that comes at a cost to the defendant, and it’s been said that the process itself is the punishment. I suspect that’s what the president wants; it’s the trauma that you put somebody through that can be almost as bad as being convicted. And, of course, there’s the reputational harm as well.

The Conversation

John E. Jones III is affiliated with Keep Our Republic’s Article Three Coalition.

ref. Trump administration losing credibility with judges and grand juries – a former federal judge explains why this is “remarkable and unprecedented” – https://theconversation.com/trump-administration-losing-credibility-with-judges-and-grand-juries-a-former-federal-judge-explains-why-this-is-remarkable-and-unprecedented-275741

Le vieillissement n’est pas le même partout – pourquoi l’inflammation peut être un problème lié au mode de vie

Source: The Conversation – in French – By Samuel J. White, Associate Professor & Head of Projects, York St John University

Les Orang Asli vieillissent différemment. (Azami Adiputera/Shutterstock.com)

Pendant des années, les scientifiques ont cru que l’inflammation augmentait inévitablement avec l’âge, alimentant silencieusement des maladies comme les maladies cardiaques, la démence et le diabète. Une nouvelle étude menée auprès de populations autochtones vient ébranler cette idée, au point de bouleverser notre conception du vieillissement.

Depuis des décennies, les scientifiques ont identifié l’inflammation chronique de faible intensité, appelée « inflammaging », comme l’un des principaux facteurs responsables des maladies liées à l’âge. Imaginez que le système immunitaire de votre corps soit en hyperactivité, menant constamment des combats qui n’existent pas, usant progressivement vos organes et vos systèmes.

Mais l’inflammaging n’est peut-être pas une caractéristique universelle du vieillissement. Il pourrait plutôt être un effet secondaire de notre mode de vie dans la société moderne.


Cet article fait partie de notre série La Révolution grise. La Conversation vous propose d’analyser sous toutes ses facettes l’impact du vieillissement de l’imposante cohorte des boomers sur notre société, qu’ils transforment depuis leur venue au monde. Manières de se loger, de travailler, de consommer la culture, de s’alimenter, de voyager, de se soigner, de vivre… découvrez avec nous les bouleversements en cours, et à venir.





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La recherche, publiée dans Nature Aging, a comparé les schémas d’inflammation dans quatre communautés très différentes à travers le monde. Deux groupes provenaient de sociétés modernes et industrialisées : des personnes âgées vivant en Italie et à Singapour.

Les deux autres étaient des communautés autochtones menant un mode de vie plus traditionnel : le peuple Tsimane de l’Amazonie bolivienne et les Orang Asli des forêts de Malaisie.

Les chercheurs ont analysé des échantillons sanguins prélevés sur plus de 2 800 personnes, en examinant un large éventail de molécules inflammatoires appelées cytokines. Leur objectif était de déterminer si un schéma observé dans des études antérieures, selon lequel certains signes d’inflammation augmentent avec l’âge et sont liés à des maladies, se retrouve également dans d’autres régions du monde.

Il s’avère que la réponse est à la fois oui et non.

Chez les participants italiens et singapouriens, les chercheurs ont observé un modèle d’inflammaging assez constant. Avec l’âge, les taux de marqueurs inflammatoires dans le sang, tels que la protéine C-réactive et le facteur de nécrose tumorale, augmentaient simultanément. Des taux plus élevés étaient associés à un risque accru de maladies chroniques, notamment les maladies rénales et cardiaques.


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Mais chez les populations Tsimane et Orang Asli, le modèle d’inflammaging était absent. Les mêmes molécules inflammatoires n’augmentaient pas de manière constante avec l’âge et n’étaient pas fortement liées aux maladies liées à l’âge.

En effet, chez les Tsimane, qui sont exposés à des taux élevés d’infections parasitaires et d’autres agents pathogènes, les niveaux d’inflammation étaient souvent élevés. Pourtant, cela n’a pas entraîné les mêmes taux de maladies chroniques que ceux observés dans les pays industrialisés.

Malgré des marqueurs inflammatoires élevés, les Tsimane présentent des taux très faibles de maladies telles que les maladies cardiaques, le diabète et la démence.

L’inflammaging n’est peut-être pas universel

Ces résultats soulèvent d’importantes questions. Une possibilité est que l’inflammaging, du moins tel qu’il est mesuré par ces marqueurs sanguins, ne soit pas une caractéristique biologique universelle du vieillissement. Il pourrait plutôt résulter d’un mode de vie moderne : alimentation riche, sédentarité et faible exposition aux infections.

En d’autres termes, l’inflammation chronique liée au vieillissement et à la maladie pourrait ne pas résulter simplement d’un processus biologique inévitable, mais plutôt d’un décalage entre notre physiologie ancestrale et l’environnement moderne.

L’étude suggère que dans les communautés ayant des modes de vie plus traditionnels, où les gens sont plus actifs, mangent différemment et sont exposés à davantage d’infections, le système immunitaire pourrait fonctionner différemment. Dans ces groupes, des niveaux d’inflammation plus élevés pourraient être une réponse normale et saine à leur environnement, plutôt qu’un signe de déclin physique lié à l’âge.

Il se pourrait aussi que l’inflammaging touche tous les humains, mais prenne des formes différentes qui ne sont pas détectées par la mesure des molécules inflammatoires dans le sang. Il pourrait se produire au niveau cellulaire ou tissulaire, où il reste invisible aux tests sanguins utilisés dans cette recherche.

Un homme mange un repas rapide
Une inflammation chronique de faible intensité peut être liée à un mode de vie.
(Nattakorn_Maneerat/Shutterstock)

Pourquoi est-ce important ?

Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient avoir des conséquences importantes.

Tout d’abord, ils remettent en question la manière dont nous diagnostiquons et traitons l’inflammation chronique chez les personnes âgées. Les biomarqueurs utilisés pour définir l’inflammaging dans les populations européennes ou asiatiques pourraient ne pas s’appliquer dans d’autres contextes, voire parmi tous les groupes au sein des pays industrialisés.

Deuxièmement, ils suggèrent que les interventions sur le mode de vie visant à réduire l’inflammation chronique, telles que l’exercice physique, les changements alimentaires ou les médicaments ciblant des molécules inflammatoires spécifiques, pourraient avoir des effets différents selon les populations. Ce qui fonctionne pour les personnes vivant en ville pourrait être inutile, voire inefficace, pour celles qui ont un mode de vie traditionnel.

Enfin, cette recherche nous rappelle qu’une grande partie de nos connaissances sur la santé humaine et le vieillissement provient d’études menées dans des pays riches et industrialisés. Les résultats obtenus auprès de ces groupes ne peuvent pas être automatiquement transposés à l’échelle mondiale.

Les chercheurs sont clairs : cette étude n’est qu’un début. Ils exhortent les scientifiques à approfondir leurs recherches à l’aide de nouveaux outils capables de détecter l’inflammation non seulement dans le sang, mais aussi dans les tissus et les cellules, où se déroule peut-être le véritable processus du vieillissement. Tout aussi important, ils appellent à des recherches plus inclusives, couvrant toute la gamme des expériences humaines, et pas seulement les populations riches et urbanisées du monde.

À tout le moins, cette étude offre une leçon importante. Ce que nous pensions être une vérité universelle sur la biologie du vieillissement pourrait en fait être une réalité locale, façonnée par notre environnement, notre mode de vie et notre façon de vivre.

La Conversation Canada

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Le vieillissement n’est pas le même partout – pourquoi l’inflammation peut être un problème lié au mode de vie – https://theconversation.com/le-vieillissement-nest-pas-le-meme-partout-pourquoi-linflammation-peut-etre-un-probleme-lie-au-mode-de-vie-260625

Pourquoi les jeunes Suédois sont-ils si doués en anglais ?

Source: The Conversation – in French – By Una Cunningham, Professor Emerita, Department of Teaching and Learning, Stockholm University

En Suède, l’apprentissage de l’anglais ne se limite pas à ce qui se passe à l’école. (LightField Studios/Shutterstock)

Le suédois est une langue vivante parlée par environ 10 millions de personnes, principalement en Suède et en Finlande. Mais les jeunes Suédois maîtrisent souvent aussi l’anglais.

La Suède se classe régulièrement parmi les premiers pays dans les classements de maîtrise de l’anglais. Les jeunes Suédois parlent en fait si bien l’anglais que d’autres pays les regardent avec envie.

Bien que l’anglais n’ait pas de statut officiel en Suède, la maîtrise de cette langue est une exigence formelle pour progresser dans les études, et souvent aussi pour l’emploi et les activités sociales. Le programme scolaire national suédois souligne que « la langue anglaise nous entoure dans notre vie quotidienne et est utilisée dans des domaines aussi divers que la politique, l’éducation et l’économie ».

Comme beaucoup de langues nationales en Europe, le suédois partage de plus en plus son espace avec l’anglais. Les espaces publics sont depuis longtemps tapissés d’enseignes et de publicités en anglais, ou en suédois et en anglais.

Les jeunes Suédois ne manifestent guère d’intérêt pour l’apprentissage d’autres langues étrangères : l’anglais est considéré comme suffisant.

L’anglais est la langue par défaut pour les locuteurs suédois dans toutes les situations où l’on pense que quelqu’un ne maîtrise pas parfaitement le suédois, tant lors de voyages internationaux qu’à la maison en Suède lorsqu’ils s’adressent à des touristes ou à des migrants. En fait, les migrants rapportent qu’ils ont du mal à amener les Suédois à parler suédois avec eux.

Les jeunes Suédois passent naturellement à l’anglais et parlent de plus en plus anglais entre eux. Beaucoup de jeunes envisagent une vie hors de Suède et considèrent l’anglais comme la langue de leur avenir.

L’anglais à l’école et au-delà

Dans les écoles secondaires suédoises, l’enseignement de l’anglais vise à aider les élèves à parler anglais avec assurance. Les compétences en communication en anglais (écoute, expression orale, lecture et écriture) sont enseignées et évaluées, avec des tests nationaux qui commencent en sixième année (à l’âge de 12 ans). L’accent est mis sur les connaissances linguistiques implicites (être capable d’utiliser la langue) plutôt que sur les connaissances linguistiques explicites (connaissance de la langue).

La précision linguistique précise n’est pas un objectif explicite du programme d’études. Par conséquent, les jeunes, bien que souvent compétents à l’oral grâce à une exposition généralisée à l’anglais, peuvent manquer de connaissances en grammaire et en conventions, ce qui leur permet de communiquer efficacement, mais pas toujours avec une précision totale.

Ce manque potentiel de précision n’empêche pas les jeunes Suédois de se tourner vers l’anglais. En dehors des salles de classe, les étudiants suédois utilisent davantage l’anglais que beaucoup de leurs pairs à l’étranger. L’anglais conserve un attrait important en raison de sa place prépondérante dans les médias et la publicité, de la popularité de la culture britannique et américaine, et de la prévalence des artistes suédois utilisant l’anglais dans leurs compositions musicales.




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De plus, de nombreux jeunes ont tendance à utiliser l’anglais sur les réseaux sociaux, notamment pour les jurons et les expressions argotiques. La langue que les jeunes Suédois rencontrent le plus en ligne est l’anglais. La consommation médiatique des jeunes en Suède – de Netflix à YouTube, de TikTok à Snapchat – se fait principalement en anglais.

Fille assise sur son lit regardant son téléphone
La plupart des contenus sur les réseaux sociaux avec lesquels les adolescents suédois interagissent sont en anglais.
Ground Picture/Shutterstock

De nombreux influenceurs suédois créent des contenus en anglais. Les jeux vidéo en Suède ont toujours été majoritairement en anglais.

Bien que les écoles exposent les élèves aux aspects formels de la langue et leur offrent la possibilité de recevoir des corrections, ceux-ci acquièrent généralement en parallèle l’anglais de manière informelle en dehors de la salle de classe.




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Cette utilisation de la langue anglaise repose sur les intérêts personnels des élèves, tels que les jeux vidéo, le sport, la musique pop et la lecture. Les élèves ne cherchent pas activement à développer leur anglais, mais acquièrent du vocabulaire, améliorent leur prononciation et approfondissent leurs connaissances des structures de la langue anglaise en s’adonnant à diverses activités.

La volonté d’utiliser l’anglais n’est pas la même chose qu’une solide connaissance de la langue. La plupart des élèves tirent profit de la combinaison de l’apprentissage en classe et de l’exposition à la langue en dehors de l’école pour développer pleinement leurs compétences en anglais.

Idéalement, les enseignants devraient reconnaître et intégrer cette utilisation de la langue dans leur enseignement. Le nouveau programme d’anglais du secondaire supérieur reflète cette approche en soulignant l’importance de sensibiliser les élèves à la manière dont la langue peut être apprise en dehors de l’école.

Ce qui se passe à l’école ne représente qu’une petite partie de la manière dont les jeunes apprennent l’anglais en Suède. L’enseignement formel et l’utilisation informelle de la langue offrent beaucoup plus ensemble que séparément.

La Conversation Canada

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Pourquoi les jeunes Suédois sont-ils si doués en anglais ? – https://theconversation.com/pourquoi-les-jeunes-suedois-sont-ils-si-doues-en-anglais-275612

Understanding the difference between apathy and depression can be lifesaving for people with brain disorders

Source: The Conversation – Canada – By Aderonke Agboji, Assistant Professor, University of Northern British Columbia

People with brain disorders, including Parkinson’s disease and dementia, are often misdiagnosed as having depression, when in fact what they’re experiencing is apathy. This can delay an accurate diagnosis, which has negative outcomes for patients as well as for their families and caregivers.

Apathy and depression may look alike from the outside, but they arise from different neurobiological pathways and have different implications for treatment, functioning and quality of life for those affected.

Understanding and identifying the differences is crucial. My recent research focused on developing a simple assessment tool to differentiate apathy from depression.

We will see more cases as people age

Brain disorders, particularly Alzheimer’s disease and other dementias, as well as Parkinson’s disease, are common in Canada.

According to a 2017 Public Health Agency of Canada (PHAC) report, an estimated 3.6 million Canadians have been diagnosed with brain disorders. More recently, the Canadian Brain Research Strategy estimates that one in five Canadians is affected by these conditions, with a total estimate of more than 7.5 million people currently living with brain conditions.

As the Canadian population ages due to demographic shifts and improved survival rates from once-fatal illnesses, the number of people living with these disorders will increase significantly.

As of January 2025, dementia alone affected 771,939 Canadians aged 65 and older. The prevalence of dementia increases with age. The likelihood of a diagnosis more than doubles every five years after age 65. We can therefore expect more than 1.7 million Canadians to be living with dementia by 2050.

Similarly, Parkinson’s disease currently affects more than 100,000 Canadians aged 40 and older, with about 38 new diagnoses each day. Current projections predict that by 2050, the rate may rise by nearly 70 per cent.

A growing body of evidence suggests Canada is not prepared for this reality. Expert reviews and health-system assessments highlight persistent barriers to care including limited specialist access, long diagnostic wait times, insufficient standardized care pathways and infrastructure gaps (for example, limited neuroimaging capacity) that constrain early and equitable diagnosis and treatment.

Why we must do better

The lack of Canada’s preparedness for the rapidly growing number of people with brain disorders is harmful in many ways. These include delayed diagnosis and missed opportunities for early intervention, as well as an unsustainable reliance on emergency departments when crises occur.

Fewer than half of Canadians currently living with dementia receive a formal diagnosis. In many regions, wait times for specialist assessments exceed one to two years, further delaying care planning and symptom management. These delays cause significant stress and strain on patients and their family members, many of whom are left to provide a high level of unpaid caregiving without sufficient supports or resources.

As a result, family caregivers often experience both mental and physical health issues that can profoundly reduce their quality of life and place further strain on existing health-care systems. One of the biggest sources of stress is a lack of diagnosis or misdiagnosis.

The key to diagnosis

One of the biggest barriers in accessing timely and accurate diagnoses is the fact that symptoms of brain disorders, particularly apathy, can present very similarly to symptoms of depression. While depression may accompany brain disorders, focusing too narrowly on the symptoms can lead to inappropriate care plans and unsuitable medications, as depression becomes the primary diagnosis while underlying brain disorders remain undetected and undiagnosed.

Understanding apathy is central in addressing current gaps treatment and prognosis. Research shows that symptoms traditionally associated with depression, such as reduced activity and social withdrawal, commonly manifest in people who have brain disorders but it does not always involve sadness or hopelessness, which are core features of depression.

Large international studies show that apathy on its own is linked to a higher risk of cognitive decline and dementia, even when depression is not present, meaning it’s an important warning sign that can be missed if symptoms are mislabelled. When apathy is mistaken for depression, people may receive treatments that worsen their apathy, leading to decreased daily functioning, higher caregiver stress, increased safety risks and poorer health over time.

What we can do to improve?

To improve differentiation between apathy and depression in people with brain disorders, we need targeted assessment tools that detect motivational decline separately from mood symptoms. Research shows that standard depression scales alone often fail to identify apathy because they focus on emotional distress rather than motivation and initiative.

One solution is to adopt a brief apathy-specific tool that is quick to administer in both care settings and at home. This tool consists of three questions:

  1. Have you dropped many of your activities and interests?
  2. Do you prefer to stay in your room/home rather than going out and doing new things? and
  3. Do you feel full of energy?

If the answers are “Yes” to question one or question two (or both) and “No” to question three, apathy — not depression — should be suspected.

Another important solution is to put training and awareness at the centre of clinical practice, education and caregiver support to improve care and quality of life for people with brain disorders.

Research shows that many clinicians, caregivers and health professionals lack specific training on how to recognize and differentiate apathy from depression, which contributes to misdiagnosis and suboptimal care.

Increasing education about apathy including how it presents, why it differs from mood disorders and how to use appropriate assessment tools helps clinicians make more accurate diagnoses and develop tailored care plans.
Training should also extend to multidisciplinary teams and family caregivers, because apathy often goes unrecognized in routine interactions and can be misinterpreted as laziness, resistance or depression.

In brain disorders where cognitive changes complicate the overlap of symptoms, differentiating between apathy and depression is essential to optimal living. Using appropriate screening tools to distinguish these symptoms can lead to better, more personalized care, improved use of health-care resources and, most importantly, can be lifesaving for people navigating complex brain disorders.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Understanding the difference between apathy and depression can be lifesaving for people with brain disorders – https://theconversation.com/understanding-the-difference-between-apathy-and-depression-can-be-lifesaving-for-people-with-brain-disorders-273750