L’IA bouscule l’université bien au-delà de la triche

Source: The Conversation – in French – By Bernard Deschamps, PhD in Environmental Sciences, Université du Québec à Montréal (UQAM)

À l’université, l’intelligence artificielle générative s’est imposée dans le quotidien des étudiants bien plus vite que dans les cursus et les politiques d’évaluation. Entre obsession pour la fraude, retards bureaucratiques et manque de formation des enseignants, c’est moins l’outil que le sens même du diplôme qui se retrouve aujourd’hui remis en question.


Respectivement docteur en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal et doctorante en linguistique et didactique des langues à l’Université Laval, nous avons tous deux entrepris notre doctorat à l’époque où les premiers outils d’intelligence artificielle générative (IAG) faisaient leur apparition timide dans nos unités de recherche. Six ans plus tard, l’IAG est devenue un outil du quotidien pour la grande majorité des étudiants universitaires. Les chiffres sont éloquents.

Selon un rapport de KPMG Canada, 59 % des étudiants canadiens du postsecondaire utilisent désormais des outils d’IAG pour leurs travaux scolaires et 67 % affirment que cela a eu une incidence sur leur rétention des connaissances et leur pensée critique. Au Québec, un sondage récent mené auprès de 11 établissements de la région de Montréal révèle que près de 73 % des étudiants des universités participantes y ont recours. Cette perception contraste avec celle des enseignants qui ont tendance à minimiser l’exploitation concrète qu’en font les étudiants.

Nous souhaitons orienter la réflexion sur deux éléments clés de la discussion actuelle, soient la transformation structurelle des cursus et la formation initiale des enseignants.




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Le diplôme à l’épreuve de l’IA

Dans leur essai « Ne faites plus d’étude : apprendre autrement à l’ère de l’IA », le chirurgien et spécialiste en IA français Laurent Alexandre et le professeur français en Sciences de la gestion Olivier Babeau affirment avec justesse que les universités « forment pour un monde déjà disparu ». Ce diagnostic sur le retard institutionnel est éclairant.

Le titre provocateur de l’ouvrage suggère l’abandon du modèle académique classique au profit d’une individualisation de l’enseignement par l’IA. Or, cette vision repose sur un postulat fragile. Elle présuppose chez l’apprenant une autonomie et un jugement critique nécessaires pour piloter l’IA. En réalité, ces deux compétences ne se décrètent pas, elles s’acquièrent et sont par surcroît inégalement réparties. C’est là que réside la vrai valeur ajoutée de l’université.

Nos institutions offrent l’encadrement et l’interaction humaine nécessaires pour transformer l’IA, de simple outil technique, en un véritable levier de développement de compétences. En pariant sur un savoir parfois autodidacte et souvent détaché des institutions, les auteurs négligent cette fonction. Si une minorité d’étudiants peut s’en tirer seule, la majorité risque d’y perdre au change.

En réalité, l’IA ne remplace pas le jugement critique, la contextualisation et l’expertise disciplinaire des enseignants. Elle en exige au contraire une maîtrise encore plus fine pour être utilisée à bon escient. Sandrine Decamps, Docteure belge en sciences de l’éducation et Axelle Zanichelli, Maître belge en sciences de l’éducation, le confirment : loin d’être une institution dépassée, l’université demeure l’espace le mieux placé pour garantir le développement de ce sens critique. Le sens critique est un excellent rempart contre l’appauvrissement de l’effort cognitif et la perte d’autonomie face aux agents conversationnels génératifs.

Le Québec face à l’IA : une impulsion freinée par la bureaucratie

Le Québec a pourtant fait preuve d’une vision proactive dès mai 2023 3 en publiant les recommandations du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) et de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) pour une utilisation judicieuse de l’IA. Mais si la direction a été tracée tôt, le passage à l’action a été difficile.

Il aura fallu attendre août 2025, soit près de trois ans après l’arrivée de ChatGPT, pour que le ministère de l’Enseignement supérieur publie ses premiers documents de référence et balises de bonnes pratiques. Peu d’universités québécoises avaient réellement agi pour encadrer l’IA avant l’hiver 2024.




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Au Canada, des universités comme l’Université de British Columbia et l’Université de Waterloo ont également développé des guides institutionnels destinés aux enseignants. Cependant, à l’instar du Québec, ces initiatives semblent davantage centrées sur l’encadrement de l’usage existant que sur la transformation des cursus.

Encadrer ou transformer ?

À ce jour, la réponse institutionnelle s’est surtout concentrée sur la fraude et l’intégrité académique. Pourtant, cette approche néglige une dimension essentielle. Loin de ne voir en l’IA qu’une opportunité de fraude, une partie importante de la communauté étudiante adopte une approche prudente.

Selon Andreanne Sabourin Laflamme, chercheuse en éthique et gouvernance de l’IA et Frédérick Bruneault, chercheur en éthique du numérique et en IA, 70 % des étudiants qui n’utilisent pas l’IA le font précisément pour préserver leur autonomie intellectuelle et leur capacité à réaliser leurs travaux par eux-mêmes. Les données nuancent ainsi le discours ambiant sur la « paresse cognitive ».


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Ce n’est pas l’IA qui est le problème, c’est son absence d’intégration pédagogique réfléchie. Hamsa Bastani, docteure états-unienne en ingénierie électrique, l’a démontré expérimentalement : les élèves utilisant l’IA sans garde-fous pédagogiques obtiennent des résultats 17 % inférieurs à leurs pairs une fois l’outil retiré. L’IAG utilisée comme béquille, privilégie la rapidité au détriment d’une compréhension approfondie.

C’est précisément ce que les universités doivent apprendre à encadrer. Si les enseignants ignorent comment intégrer ces outils, comment pourront-ils former leurs étudiants en conséquence ? La question est pédagogique et épistémologique autant que réglementaire.




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Former ceux qui forment : l’angle mort à prioriser

L’adoption de cadres de référence, à l’image de celui proposé par l’UNESCO, constituerait un levier stratégique pour lancer nos travaux de réforme. L’UNESCO propose notamment de placer la maîtrise humaine au cœur de la technologie pour que l’enseignant garde le plein pouvoir sur les choix pédagogiques, tout en organisant l’apprentissage autour d’un trio dynamique entre l’enseignant, l’outil et l’élève.

En utilisant ces cadres de référence comme fil conducteur, les universités pourront transformer leurs cursus pour que l’évaluation privilégie enfin la synthèse et la réflexion critique plutôt que la restitution passive de la connaissance.

L’heure de choisir une direction

L’université ne peut plus se permettre d’attendre les directives ministérielles alors que l’IA s’est déjà imposée dans le quotidien de près de trois quarts de nos étudiants. Il est nécessaire d’engager une véritable transformation structurelle des cursus et de la formation initiale des enseignants.

Cette transformation se joue dans les comités de programme et les salles de cours, là où se définissent les critères d’évaluation de demain. Délicat, ce travail collectif dépasse la simple adaptation technologique et touche au cœur même de la mission universitaire.

La Conversation Canada

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

– ref. L’IA bouscule l’université bien au-delà de la triche – https://theconversation.com/lia-bouscule-luniversite-bien-au-dela-de-la-triche-284876

Doñana, el refugio exquisito de un tercio de las abejas conocidas en España

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Francisco de Paula Molina Fuentes, Entomólogo e Investigador predoctoral, Estación Biológica de Doñana (EBD-CSIC)

Abeja silvestre de la especie _Flavipanurgus venustus_ en una flor de jara _Cistus crispus_ en el Parque Natural de Doñana. Francisco de Paula Molina.

Si pensamos en el Espacio Natural de Doñana, seguramente nos vengan a la cabeza el famoso lince ibérico, los flamencos o las marismas llenas de aves. Sin embargo, oculta entre pinares, matorrales y flores, existe una diversidad menos conocida: la de sus abejas silvestres.

Durante mucho tiempo, las abejas de Doñana han recibido poca atención científica y su estudio se ha realizado de forma fragmentada, ni siquiera sabíamos con certeza qué especies lo habitaban. En un trabajo reciente, que aúna por primera vez toda la información disponible sobre ellas, hemos identificado 385 especies en este espacio natural, lo que representa casi una tercera parte de las abejas conocidas de España. Esto nos muestra algo sencillo pero importante: para conservar un ecosistema necesitamos primero saber quién forma parte de él.

Dasypoda morotei en una jara Cistus ladanifer.
Francisco de Paula Molina.

Mucho más que la abeja de la miel

Cuando se habla de este insecto, es normal que pensemos directamente en la abeja de la miel (Apis mellifera). Esta es la única especie que produce miel y, además, constantemente protagoniza noticias en los medios, que nos alarman sobre su desaparición y las consecuencias de esta para la polinización. Pero la diversidad de abejas silvestres es muchísimo mayor.

Por añadidura, en muchos casos, pueden ser polinizadores más eficaces que la abeja de la miel. De hecho, la abundancia de abejas melíferas no siempre supone una buena noticia para el resto de polinizadores y plantas. Por ejemplo, un estudio mostró que la llegada de Apis mellifera a zonas de Doñana modificaba qué plantas visitaban los polinizadores silvestres y reducía el número de semillas que producían algunas especies.

Por eso, conocer nuestros polinizadores silvestres es de vital importancia tanto para conservar su diversidad como la de las plantas que visitan. En Doñana, encontramos desde enormes abejas carpinteras de 3 centímetros hasta especies diminutas de escasos milímetros que, muchas veces, pasan inadvertidas. La gran mayoría son solitarias: una vez apareada, la hembra se encarga por sí sola de construir un nido, poner los huevos y aprovisionarlos con polen y néctar. No existe una colonia con una reina y cientos de obreras: cada hembra se enfrenta sola a la tarea de sacar adelante a la siguiente generación, que no llegará a conocer.

Las abejas también nos hablan de las plantas

Jarales del género Cistus, como Cistus crispus, y plantas aromáticas como Salvia rosmarinus y Lavandula pedunculata son esenciales para proporcionar recursos a un gran número de especies de abejas.

Especie de Eucera hispaliensis en una lavanda, Lavandula pedunculata.
Francisco de Paula Molina.

Estos insectos dependen de las plantas para obtener néctar –su “gasolina” para volar– y polen para alimentar a su futura prole. Por ello, conocer las especies vegetales que liban y la frecuencia con que lo hacen nos ha proporcionado información sobre sus preferencias florales.

Con más de 28 000 visitas observadas de las abejas a las flores, hemos sido capaces de determinar cómo algunas son generalistas y pueden alimentarse de muchas variedades de plantas (adaptándose mejor, si un recurso escasea), mientras otras son especialistas y se alimentan de un número reducido de especies (por eso, pueden sufrir más, si escasean sus recursos).

El paisaje está cambiando

Comparar el presente con el pasado en ecología nos puede ayudar a entender cómo cambian las comunidades frente a factores como el cambio climático. Sin embargo, encontrar datos históricos que sean comparables o replicables en el presente no es fácil, debido a la escasez de estudios en el pasado que recogieran este tipo de información.

Por suerte, un trabajo de la década de 1980 realizado en Doñana nos facilitó tener un punto de referencia con el que comparar nuestros resultados obtenidos varias décadas después. Aunque el número de especies era parecido, la comunidad no era la misma: el 96 % del cambio observado correspondía al reemplazo de unas especies por otras.

Esta investigación nos muestra que las comunidades de abejas son dinámicas y pueden cambiar cuando varían las condiciones ambientales. Las sequías, la transformación de zonas naturales en agrícolas y los cambios debidos a factores climáticos en las abejas y en las plantas con floraciones más cortas contribuyen a esa reorganización.

Conocer para conservar

Un espacio natural puede albergar una enorme cantidad de especies que pasan completamente desapercibidas, algo muy común en insectos. Conocerlas es el primer paso para proteger sus poblaciones y los diferentes hábitats de los que dependen.

Este inventario constituye una línea base sobre la que poder seguir trabajando en el futuro. Nos permite saber qué especies están presentes hoy y, si continuamos observándolas, podremos saber cuáles permanecen, cuáles disminuyen y cuáles pueden llegar a desaparecer.

Quizás la próxima vez que caminemos por Doñana y veamos un jaral lleno de flores, podamos imaginar todo lo que ocurre entre sus pétalos: cientos de especies de abejas, algunas comunes y otras extraordinariamente raras, conectadas entre sí y con un entorno del que depende su supervivencia. Una parte esencial de Doñana está ahí, a unos centímetros del suelo, aunque casi nunca la veamos.

The Conversation

Francisco de Paula Molina Fuentes no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Doñana, el refugio exquisito de un tercio de las abejas conocidas en España – https://theconversation.com/donana-el-refugio-exquisito-de-un-tercio-de-las-abejas-conocidas-en-espana-291002

Teatro del Oprimido: como analizar la desigualdad en escena

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sophie Keeling, Ramon y Cajal research fellow, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Laboratorio con Licko Turle, del Teatro del Oprimido, en el Museo de Antioquía en Medellín, Colombia. Museo de Antioquía, CC BY-NC-SA

Hace casi un año, empecé a asistir a clases de teatro. Soy filósofa así que se preguntarán qué me lleva a actuar por primera vez en mi vida adulta.

Todo empezó con mi interés por la teoría del punto de vista (TPV).

Pertenencia y comprensión crítica

La TPV es una postura influyente dentro de la filosofía feminista. Parte de la observación de que, si queremos entender mejor la marginación y la opresión, es mejor escuchar a quienes pertenecen al grupo en cuestión. Por ejemplo, para enterarse de cómo es el ambiente para las mujeres en una empresa, lo intuitivo sería hablar con las empleadas.

Pero además, según la TPV, lo importante no es (solo) que alguien pertenezca a algún grupo social y tenga ciertas experiencias –que sea una mujer, un inmigrante o tenga alguna discapacidad– sino que tenga un punto de vista, es decir, que tenga una comprensión crítica del mundo social que se genera a partir de la experiencia.

Por ejemplo, se puede ser mujer y percibir el mundo desde este género sin tener necesariamente una perspectiva feminista del mismo. Digamos que una cosa es ser consciente de todas las tareas que una hace dentro de la pareja y otra verlas como “una labor emocional injusta que forma parte de las desigualdades sociales”. Este punto de vista no se da por hecho, sino que se logra mediante la concienciación.

Cuando leía sobre la concienciación, imaginaba un círculo en el que las personas de un grupo de interés se sentaban, intercambiaban largas historias personales y las analizaban. Sin embargo, al aprender sobre ciertas prácticas de las artes escénicas, me di cuenta de los límites de esa concepción.

En particular, me interesé por el Teatro del Oprimido (TdO).

Darle protagonismo a los oprimidos

El Teatro del Oprimido fue desarrollado por el dramaturgo Augusto Boal en Brasil en los años setenta y desde entonces se ha expandido globalmente. Es una práctica en la que, en vez de actores profesionales, son los grupos oprimidos quienes actúan en sus propias narrativas sobre la opresión guiados por facilitadores. El fin es generar una mayor comprensión de la opresión a nivel del individuo, del grupo y de la sociedad. En muchas actuaciones del TdO, la audiencia puede intervenir, hacer sugerencias y contribuir a la actuación. De hecho, en palabras de Boal, no son espectadores, sino espect-actores.

El TdO utiliza diversas herramientas centradas en el cuerpo. Cada sesión empieza con juegos y ejercicios seleccionados para calentarlo, prestarle atención y fomentar la confianza y la intimidad dentro del grupo. Como académica que vive dentro de su cabeza, esto resultó especialmente importante.

Una de las técnicas esenciales es el “teatro imagen”, en la cual los participantes crean imágenes con su propio cuerpo y moldean el de los demás hasta crear una postura y una escena. Otra es el “teatro foro”, cuyo fin es el de solucionar problemas reales. Cuando se presentan escenas que plantean una cuestión práctica, la audiencia puede hacer sugerencias y actuarlas para ver cómo funcionan. Se trata de una reconfiguración importante de la forma que puede tomar la deliberación política.

Varias personas rodeadas de carteles discuten, sentados en la calle, sobre un texto.
Práctica del Teatro del Oprimido realizada por el Colectivo No’j en Guatemala.
Colectivo No’j /Flickr, CC BY-NC-SA

Conocí el TdO gracias a una amiga y enseguida lo conecté con la epistemología del punto de vista, ya que su objetivo es usar el teatro para reflexionar sobre las experiencias de opresión y generar una comprensión política más profunda. Por ejemplo, una de las actividades que llevamos a cabo en clase consistía en crear escenas a partir de propuestas como “la opresión” y “el poder”.

Esto implicaba prestar atención a la fisicidad del poder y a cómo se posicionan en el espacio quienes dominan. Luego –y esto fue lo importante– nos reunimos y la profesora nos preguntó qué nos sugería aquello. Dentro del grupo hubo momentos que resultaron bastante personales, y uno en concreto fue muy emotivo.

Mejoras en la comunicación

Una de las ventajas que tiene el Teatro del Oprimido como modo de concienciación se ve en el lenguaje.

Yo vivo en España, pero soy británica (en broma me autodenomino “la guiri del departamento”). Aunque no se está oprimido por ser de habla inglesa –más bien al contrario– aprender español de adulta me hizo afrontar bastantes retos y me dio una idea de los obstáculos a los que pueden enfrentarse los inmigrantes menos privilegiados que yo. Puedo imaginarme entonces cómo, para muchas personas, un círculo de intercambio de historias feminista puede parecer intimidante.

Así, la aplicación de técnicas no lingüísticas para generar comprensión me llamó la atención porque es una buena forma de incluir a personas con niveles diferentes de pericia en el idioma dominante.

Diferentes chicas se mantienen en posturas estáticas mientras otra va colocándolas.
Imagen de una sesión introductoria al Teatro del Oprimido y al teatro imagen.
Cristina Domínguez/Flickr, CC BY-NC-SA

Por ejemplo, en una actividad, empezamos con la propuesta de “poder”. Una mujer hizo con mímica gestos de estar fabricando algo. Luego, otra se colocó detrás de ella como si sostuviera un portapapeles, monitorizándola. Me uní a la escena y me arrodillé al lado de la primera mujer. En conjunto, la escena trasladaba las complejidades de las dinámicas de poder. Los oprimidos también pueden ser opresores y el poder suele estar estratificado, como argumentaron persuasivamente las mujeres racializadas en respuesta al feminismo blanco. Se trata de una idea compleja, pero expresarla rápidamente resulta más fácil cuando puede hacerse simplemente colocándose de rodillas.

Por supuesto, la comunicación se ha vuelto mucho más asequible gracias a los avances tecnológicos. Pero si recurrimos solo a ellos corremos el riesgo de perder de vista el cuerpo. Como precisamente el hecho de que ciertos tipos de cuerpos han sido marginados e ignorados constituye parte de lo que queremos comunicar, ¿por qué no hacerlo a través de la elección del cuerpo en sí mismo? Lo político y lo epistémico están entrelazados. También lo corporal.


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Sophie Keeling recibe fondos del ministerio de ciencia e innovacion..

– ref. Teatro del Oprimido: como analizar la desigualdad en escena – https://theconversation.com/teatro-del-oprimido-como-analizar-la-desigualdad-en-escena-289839

Por qué las lluvias tras el verano son más que necesarias

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Lillo Ramos, Colaborador honorífico en el Grupo de investigación sobre Cambio Global Terrestre y Geología Ambiental, Universidad Rey Juan Carlos

Según los registros de la Agencia Estatal de Meteorología (AEMET), el verano de 2026 ha sido el más cálido de la serie histórica española (1961-2026). Los datos del periodo del 1 de junio al 31 de agosto indican que la temperatura media fue de 24,5 ºC, superando en 2,5 grados el promedio de la serie histórica y en 0,3 ºC al anterior verano más cálido, que fue el de 2025. Este año han tenido lugar cuatro olas de calor.

A las altas temperaturas se le añaden las escasas precipitaciones. Los meses de junio y julio han sido especialmente secos, con 12,4 mm (el 39 % del promedio normal del mes en el periodo 1991-2020) y 4,6 mm (un 26 % del promedio normal del mes) de precipitación, respectivamente.

El impacto en las reservas de agua embalsada

Aunque estas condiciones de altas temperaturas y escasas precipitaciones han tenido un importante impacto en la reserva de aguas embalsadas, a finales del verano las reservas totales eran algo superiores a las de 2025 como resultado de un invierno y primavera muy húmedos, con intensas precipitaciones.

No obstante, mientras que a finales de mayo la reserva hídrica peninsular estaba en 46 593 hm³ (83 % de la capacidad total), los últimos días de agosto había descendido a 35 87546 hm³ (64 % de la capacidad total). Como siempre ha ocurrido en la península ibérica, la distribución de las reservas es desigual, pero en este año destaca que las cuencas que tradicionalmente han tenido mayores reservas (Asturias, Galicia, Cantabria, Navarra, La Rioja), ahora presentan una mayor escasez, algunas de ellas en alarma de sequía según el Observatorio Europeo de Sequía.

En otros países europeos la situación meteorológica de elevadas temperaturas y escasas precipitaciones ha sido aún más dramática, especialmente en Centroeuropa, donde se han llegado a superar en 15 ºC los valores típicos del periodo 1961-1990. Ello ha generado la alerta por sequía en países como Francia, Países bajos, Luxemburgo, Alemania meridional, Bélgica, Italia septentrional, Polonia y aquellos países de la cuenca del Danubio.

Mapa de Europa con zonas en amarillo, naranja y rojo indicando el grado de sequía
Sequía en Europa (para mediados de agosto de 2026) según el Indicador Combinado de Sequía (CDI). Las áreas rojas estaban en alerta.
EU Drought Observatory, Copernicus Emergency Management Service, CC BY

Un periodo relativamente prolongado sin precipitaciones (sequía meteorológica) provoca –como uno de los efectos más evidentes– el descenso en los caudales de los ríos (como los extraordinariamente ocurridos en los grandes ríos europeos: Danubio, Rin, Po, Loira) y de las reservas embalsadas (sequía hidrológica). La ausencia de precipitaciones también incide en un descenso en la recarga de los acuíferos, aunque no tan conspicuo.




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El suelo se seca

La ocurrencia conjunta de altas temperaturas y escasez de precipitaciones tiene un grave impacto en el estado hídrico de los suelos, controlado fundamentalmente por dos procesos que dependen de las condiciones climáticas: la infiltración y la evapotranspiración. La primera representa la entrada –y posterior salida– del agua en el suelo por efecto de la gravedad.

La evapotranspiración –junto con la absorción del agua por las plantas– representa la salida del agua del suelo. Si la infiltración depende de las precipitaciones, la evapotranspiración depende de la temperatura, siendo mayor cuando esta es alta. El balance entre entradas y salidas del agua en el suelo define la retención de agua en él, muy condicionada por sus características físicas (textura y estructura) y orgánicas (grado de humificación).

Modelo conceptual de la evolución del perfil de humedad en un suelo desde un evento de precipitación hasta el punto de marchitamiento
Modelo conceptual de la evolución del perfil de humedad en un suelo desde un evento de precipitación hasta el punto de marchitamiento, tras un periodo prolongado de estiaje. θm es el contenido en agua en condiciones de punto de marchitamiento y θs es el contenido de agua máximo, en condiciones de saturación. La curva 1 representa el perfil de humedad durante el episodio de precipitación, cuando el suelo se satura en agua en su parte superficial. Las curvas 2, 3, 4 y 5 representan la evolución temporal del perfil de humedad en el suelo, una vez que ha dejado de llover y la parte superficial del suelo se va secando como consecuencia de la infiltración, la evapotranspiración y la absorción del agua por las plantas. En A, B, y C se representa la ocupación del agua en los poros. En A solo queda agua en poros capilares. En B hay una ocupación de poros más grandes. En C, prácticamente todos los poros (excepto los más grandes) están ocupados por agua.
Javier Lillo, CC BY-SA

Así, el suelo, localizado en la parte más superficial de esa zona situada entre la superficie del terreno y los acuíferos, actúa como un almacén temporal de agua disponible para las plantas. Cuando llueve, el agua entra en el suelo, que llega incluso a saturarse en su parte más superficial. Pero después, durante un periodo sin precipitaciones, se va perdiendo progresivamente –por evapotranspiración, absorción e infiltración– esa cantidad de agua que las plantas pueden tomar.

Si no llueve en mucho tiempo, se alcanzan unas condiciones de déficit de humedad (sequía hidroedáfica o agrícola). En esta situación, aun habiendo cierta cantidad de agua, las plantas son incapaces de ejercer la succión suficiente para tomarla, sufriendo entonces estrés hídrico y comenzando a secarse (punto de marchitamiento).

En esas condiciones de extrema sequedad edáfica, se genera una elevada cantidad de biomasa vegetal seca y, por otra parte, el suelo pierde su capacidad termorreguladora –permanece más caliente al haber muy poca evapotranspiración–. Así, se alcanzan unas condiciones de baja humedad extremadamente favorables para los incendios.

A su vez, las condiciones de intensa sequedad del suelo pueden provocar alteraciones en aquellas características edáficas que controlan su comportamiento hidrológico. Cambios en los poros por donde circula el agua –por pérdida de humificación, compactación y desestructuración– pueden derivar en una menor infiltración y, en contrapartida, una mayor escorrentía cuando tengan lugar los primeros eventos de precipitación tras el periodo de estiaje.

En muchos casos, la capacidad erosiva de la escorrentía se verá, además, agravada por esas alteraciones, dando lugar a un fenómeno de retroalimentación. En ese sentido, los suelos más resilientes a la sequía son aquellos que tienen una mayor retención de agua y pueden mantener condiciones de humedad durante más tiempo.

La necesidad de que llueva (bien) pronto

Por ello, tras este verano tan cálido y seco, es crucial que las lluvias lleguen pronto. Y que además lo hagan no como fenómenos tormentosos, sino como precipitaciones con intensidades relativamente bajas pero en periodos de mayor duración, de manera que se facilite la infiltración y no la escorrentía.

Para la AEMET, hay un 40 % de probabilidad de que el otoño sea más lluvioso de lo normal en el norte y el este peninsulares y en Baleares. En septiembre, la mayor probabilidad de precipitación por encima de la media se concentra en la vertiente mediterránea. En octubre y noviembre, esa mayor probabilidad se desplaza hacia el noroeste de la Península.

La ocurrencia de fenómenos tormentosos intensos es difícil de predecir, ya que dependen de complejas interacciones de factores y procesos (llegadas de masas de aire frío en altura, posición de las borrascas, humedad disponible, influencia de la Oscilación del Atlántico Norte, etc.) que solo pueden analizarse con cierta precisión cuando el evento está próximo en el tiempo.

Sin embargo, en la región mediterránea y la orla atlántica europea se han registrado temperaturas de la superficie marina anormalmente altas que han generado una mayor cantidad de vapor de agua en la atmósfera, lo que favorece una mayor probabilidad de ocurrencia de eventos intensos tormentosos y danas, especialmente en el litoral mediterráneo.

The Conversation

Javier Lillo Ramos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Por qué las lluvias tras el verano son más que necesarias – https://theconversation.com/por-que-las-lluvias-tras-el-verano-son-mas-que-necesarias-291685

Montar en bici, nadar, tocar la guitarra… Cómo recuperamos habilidades que parecían olvidadas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Serrano León, Director y profesor del Máster de Psicología General Sanitaria, Universidad Europea

LightField Studios/Shutterstock

La primera vez que volví a coger una guitarra después de varios años sin tocar sentí que mis manos ya no me pertenecían. La izquierda temblaba al intentar formar acordes sencillos, mientras que la derecha había perdido precisión. Canciones que antes salían automáticamente exigían ahora una atención agotadora.

Sin embargo, la torpeza duró poco. Tras una semana de práctica, muchos movimientos comenzaron a regresar. Los dedos encontraban posiciones conocidas, las transiciones se aceleraban y reaparecía esa peculiar sensación de actuar sin pensar cada gesto.

Algo parecido sucede cuando alguien vuelve a montar en bicicleta, esquiar, nadar o escribir con diez dedos después de un largo paréntesis. Al principio parece que la habilidad ha desaparecido. Después, el progreso se produce a una velocidad imposible para un principiante.

¿Dónde estuvo guardada durante todo ese tiempo?

Recordar cómo se hace

Cuando hablamos de memoria solemos pensar en nombres, fechas o acontecimientos. Pero recordar quién fue nuestro primer profesor no es lo mismo que saber mantener el equilibrio sobre una bicicleta. Las habilidades dependen en gran medida de la memoria procedimental: un sistema que permite adquirir y automatizar secuencias de acciones mediante la práctica.

Esta memoria no reside en un único “archivo”. El aprendizaje motor implica una red distribuida en la que participan la corteza motora, los ganglios basales y el cerebelo. Su contribución cambia a medida que avanzamos desde los primeros intentos conscientes hasta la ejecución fluida y automatizada, como describen los modelos sobre plasticidad durante el aprendizaje motor.

Aprender una canción lo ilustra bien. Al principio hay que pensar dónde colocar cada dedo, anticipar el siguiente acorde y vigilar el ritmo. Con la práctica, varios movimientos se agrupan en unidades mayores. El cerebro deja de gestionar cada gesto por separado y empieza a ejecutar secuencias completas.

Practicar transforma el cerebro

Tocar un instrumento resulta especialmente exigente porque obliga a coordinar información auditiva, visual, táctil y motora. Como ya se explicaba en un artículo de The Conversation, el entrenamiento musical prolongado puede modificar capacidades y redes cerebrales.

Los estudios con neuroimagen han encontrado diferencias estructurales entre músicos y no músicos en regiones relacionadas con el movimiento, la audición y la integración visuoespacial. Conviene ser prudentes: algunas diferencias pueden preceder al aprendizaje y favorecer que determinadas personas perseveren en la música. Pero también existen investigaciones longitudinales (a lo largo del tiempo) que muestran que el entrenamiento musical puede moldear el desarrollo cerebral.

Lo importante para entender la recuperación de una habilidad es que la práctica no solo mejora el rendimiento visible: también reorganiza los circuitos que lo producen. Un estudio clásico con resonancia magnética funcional mostró que aprender una secuencia de movimientos con los dedos modificaba la representación de esa tarea en la corteza motora adulta. El cerebro entrenado no queda igual que antes.

Dejar de rendir no equivale a olvidar

Cuando abandonamos una habilidad, se deterioran la velocidad, la precisión, la resistencia y la coordinación fina. Pero ese descenso no significa necesariamente que se haya borrado todo lo aprendido.

La memoria motora atraviesa procesos de consolidación que estabilizan progresivamente lo adquirido. En experimentos clásicos sobre memoria motora, una nueva tarea se volvía menos vulnerable a las interferencias después de varias horas, señal de que el recuerdo estaba pasando de un estado frágil a otro más estable.




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Con los años pueden perderse componentes específicos y no todas las destrezas resisten igual. Influyen la cantidad y calidad de la práctica previa, el grado de automatización, la edad, las condiciones físicas y cuánto se parece la situación actual a aquella en la que aprendimos.

Aun así, algunos estudios han encontrado rastros de habilidades motoras después de ocho años sin practicar, aunque unas dimensiones del movimiento se conservaron mejor que otras. Por eso podemos sentirnos torpes y, al mismo tiempo, conservar parte de la arquitectura necesaria para recuperar el nivel.

El ahorro del reaprendizaje

La prueba más clara de que no empezamos de cero es la rapidez de la recuperación. En investigación se utiliza el término inglés savings, que podría traducirse como “ahorro”: cuando volvemos a una tarea aprendida, solemos progresar más deprisa que la primera vez.

El fenómeno se ha observado en numerosos experimentos de aprendizaje motor. Las personas que se enfrentan de nuevo a un patrón previamente aprendido suelen mostrar un reaprendizaje más rápido que durante el entrenamiento inicial.

Este ahorro no implica necesariamente que permanezca intacta una copia completa del movimiento. El cerebro puede conservar asociaciones entre errores y correcciones, estrategias conscientes, secuencias de acciones o una mayor facilidad para reconstruir el patrón. Las investigaciones actuales distinguen, de hecho, entre retener directamente una memoria y conservar la capacidad de reaprenderla.

Eso explica por qué alguien que tocó durante años puede recuperar en días lo que a un principiante le exigiría meses. Las primeras sesiones no construyen una habilidad nueva desde sus cimientos: reactivan y ajustan elementos que ya habían sido entrenados.

Las huellas que deja una habilidad

Parte de esa persistencia podría apoyarse en cambios físicos microscópicos. En estudios con animales, aprender movimientos nuevos favoreció la rápida formación y estabilización selectiva de espinas dendríticas, pequeñas estructuras mediante las cuales las neuronas establecen conexiones.

Otros trabajos han relacionado la existencia de espinas dendríticas mantenidas de forma estable con recuerdos motores duraderos. Algunas conexiones se modifican o desaparecen, pero otras podrían permanecer como parte de la huella estructural dejada por el aprendizaje.

Esto no significa que cada acorde tenga una conexión individual esperando intacta durante décadas, ya que las habilidades complejas son patrones distribuidos y dinámicos. Pero sí respalda una idea central: aprender deja cambios físicos que pueden sobrevivir a la inactividad y facilitar una recuperación posterior.

Volver no es retroceder al primer día

Retomar una habilidad puede resultar incómodo. Comparamos la ejecución presente con nuestro mejor momento pasado y confundimos la torpeza inicial con una pérdida definitiva. Sin embargo, la comparación justa no es con la persona que éramos al dejarlo, sino con quien nunca lo aprendió.

La plasticidad cerebral no solo permite adquirir habilidades nuevas. También ayuda a rescatar y actualizar las antiguas. La recuperación requerirá práctica y quizá no devuelva exactamente el mismo nivel, pero el camino suele estar parcialmente construido.

Por eso, cuando los dedos vuelven a desplazarse por el mástil o la bicicleta recupera el equilibrio, no estamos ante una memoria alojada literalmente en los músculos. Es el cerebro reconociendo una vieja tarea y demostrando que años de aprendizaje no desaparecen sin dejar rastro.

A veces, volver a empezar no significa empezar de nuevo.

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Oliver Serrano León no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Montar en bici, nadar, tocar la guitarra… Cómo recuperamos habilidades que parecían olvidadas – https://theconversation.com/montar-en-bici-nadar-tocar-la-guitarra-como-recuperamos-habilidades-que-parecian-olvidadas-289413

Bienestar familiar y autismo: la importancia de lo cotidiano

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María del Mar Gómez Pérez, Profesora ayudante doctora de Psicología Evolutiva y de la Educación, Universidad de Málaga

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Cuando pensamos en el autismo solemos centrarnos en terapias o apoyos educativos para los menores. Sin embargo, hay un aspecto igual de importante que suele pasar desapercibido: las rutinas diarias. Dormir bien, comer sin conflictos, moverse más y regular el uso de pantallas son factores cotidianos que pueden influir –y mucho– en el bienestar y la calidad de vida de las familias con hijos con autismo.

La investigación reciente apunta a que estos hábitos tienen un papel clave en la llamada “calidad de vida familiar”. Este concepto no es abstracto, se refiere a cosas muy concretas. Por ejemplo, si los miembros de la familia disfrutan del tiempo juntos (interacción familiar), si los padres se sienten emocionalmente agotados (bienestar emocional) y si la crianza se vive como una lucha constante o como algo llevadero.

Los problemas de sueño erosionan sobre todo la interacción familiar y el bienestar emocional, mientras que las dificultades con la alimentación tensan especialmente la crianza diaria.

Dormir mal no solo afecta al menor

El sueño se ha identificado como uno de los factores más influyentes. Las estimaciones varían según los estudios, pero una parte importante de los niños con autismo presenta dificultades para dormir. Destacan las dificultades para conciliar el sueño, despertares nocturnos o somnolencia durante el día. Pero sus consecuencias van mucho más allá. Cuando un niño tarda dos horas en dormirse o se despierta varias veces el cansancio no se acumula solo para el niño, sino también para su familia.

De hecho, una revisión sistemática reciente muestra que los problemas de sueño están asociados a una peor calidad de vida familiar. Además, un estudio con familias españolas sugiere que los problemas de sueño podrían explicar hasta un 60 % de las diferencias en bienestar familiar.

Dormir mal de forma continuada puede suponer un desgaste considerable y desestabilizar toda la dinámica familiar. En concreto, cuando el niño duerme mal, la interacción familiar se vuelve más tensa (hay menos paciencia para juegos y conversaciones) y el bienestar emocional de los cuidadores se resiente con mayor irritabilidad, ansiedad y sensación de agotamiento.

Comer también cuenta (y mucho)

La alimentación es otro de los grandes focos de tensión cotidiana. Algunos estudios estiman que hasta un 84 % de los niños con autismo presentan dificultades a la hora de comer. Para muchas familias, la hora de la comida puede convertirse en un momento tenso si hay rechazo a ciertos alimentos o resistencia a probar cosas nuevas.

Por ello, la evidencia señala una relación clara entre estos problemas y un peor bienestar familiar. En el estudio español antes mencionado, aunque con menor impacto, las dificultades en la alimentación seguían siendo un factor clave para entender el bienestar familiar.

El impacto se nota especialmente en el día a día. Por ejemplo, si cada comida se convierte en una negociación agotadora que consume una energía que la familia podría dedicar a otras interacciones más positivas.

Las pantallas no siempre son el enemigo

Aunque suele hablarse de las pantallas como un riesgo, en el caso del autismo esta perspectiva es más matizada. La evidencia aún es limitada y no siempre consistente, pero apunta a que, en ciertos contextos, pueden ayudar a reducir tensiones familiares.

Una posible explicación es que las pantallas pueden contribuir a calmar al niño o a reducir conductas problemáticas. En ese caso actuarían como una herramienta de regulación que también ofrece a las familias momentos de respiro.

Esto no implica recomendar un uso ilimitado, sino entender mejor cuándo y cómo pueden ser útiles. La clave no es prohibir o permitir sin más, sino preguntarse: ¿esta pantalla está ayudando a regular o está evitando algo que habría que trabajar?

Lo que no funciona tanto: la actividad física

La actividad física tiene beneficios claros para el desarrollo. Sin embargo, su impacto directo en el bienestar familiar es menos evidente. Aunque algunos estudios muestran efectos positivos, otros no encuentran una relación clara.

La actividad física es, sin duda, beneficiosa para la salud y el desarrollo. Pero la literatura científica sugiere que su influencia en el bienestar familiar no es tan consistente como el del sueño o la alimentación.

Lo cotidiano provoca grandes efectos

En un ámbito donde las intervenciones suelen centrarse en habilidades sociales, comunicación y conductas, estos hallazgos recuerdan algo esencial: la vida cotidiana también es un espacio de intervención. Dormir mejor, comer con menos conflictos y encontrar momentos de calma no son aspectos menores, sino pilares que sostienen el equilibrio familiar.

Además, se trata de factores con una ventaja clave: son modificables. A diferencia de otros aspectos más complejos del autismo, estos hábitos pueden abordarse con estrategias relativamente accesibles y adaptables.

La necesidad de ampliar la mirada

Estos hallazgos también invitan a ampliar el abordaje del autismo. Durante mucho tiempo el foco se ha puesto casi exclusivamente en el niño, pero cada vez es más evidente que la unidad clave es la familia.

En un contexto donde muchas familias conviven con altos niveles de carga emocional y organizativa, prestar atención a estas rutinas puede marcar la diferencia.

¿Qué implica esto en la práctica?

  • Para las familias: priorizar el sueño como un objetivo terapéutico más, no como algo menor.

  • Para los profesionales: incluir preguntas sobre alimentación y uso de pantallas en las evaluaciones de rutina.

  • Para las políticas públicas: formar a pediatras y terapeutas en la detección de estos problemas cotidianos.

Porque a veces, lo que transforma una familia no es una terapia novedosa, sino conseguir dormir del tirón tres noches seguidas.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. Bienestar familiar y autismo: la importancia de lo cotidiano – https://theconversation.com/bienestar-familiar-y-autismo-la-importancia-de-lo-cotidiano-282675

No son sólo negocios: experiencias emocionales en el trabajo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Navarro, Catedrático de Psicología del Trabajo y de las Organizaciones, Universitat de Barcelona

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“No es nada personal, son sólo negocios”. Esta frase, recurrente en la película El Padrino, enfatiza un clásico estereotipo de la gestión: hacer negocios consiste, sobretodo, en hacer dinero y conviene olvidar otros aspectos más sociales.

Escena de “El Padrino” (1972). Fuente: MovieClips, YouTube.

Sin embargo, y debido en parte a la actual crisis de salud mental en el trabajo, el bienestar emocional del trabajador ha ganado importancia en la gestión de las empresas.

Entender las emociones

Para entender el bienestar emocional primero debemos entender qué son las emociones: respuestas breves e intensas ante eventos específicos que nos importan y alteran nuestra conducta.

Estudiarlas es vital porque no se quedan solo en una vivencia subjetiva, sino que dirigen nuestras acciones. Sentir tristeza reduce el rendimiento, mientras que sentir enfado empuja al conflicto. Limitarse a decir que alguien “se siente mal” no basta: comprender sus emociones específicas es un primer paso para entender su comportamiento laboral.

¿Qué emociones sentimos en el trabajo?

Para desentrañar la vida emocional de las personas en su lugar de trabajo, realizamos un estudio con 102 trabajadores de diversos sectores. El objetivo era conocer cómo y con qué intensidad surgen seis emociones básicas –alegría, sorpresa, tristeza, asco, miedo y enfado– en el día a día laboral. Los trabajadores reconstruyeron su jornada laboral durante 15 días, prestando atención a aquellos eventos laborales que consideraban particularmente importantes. Recopilamos 1 499 historias de dichos eventos laborales, evaluando si eran positivos o negativos (su valor) y qué tan novedosos o disruptivos resultaban (su fuerza).

Los resultados mostraron varios aspectos importantes:

  1. El trabajo es un lugar mayoritariamente feliz. La alegría fue la emoción más frecuente –presente en el 67 % de los eventos reseñados– e intensa, seguida de la sorpresa (54 %). Esto puede deberse a un sesgo de supervivencia: quienes sienten emociones negativas de manera constante tienden a abandonar sus empleos.

  2. Lo negativo es menos frecuente, pero contundente. El enfado (casi 40 %) y la tristeza (32 %) superaron al miedo (26 %) y al asco (20 %). Además, las emociones negativas rara vez vienen solas, suelen presentarse de manera combinada, en especial en los casos de enfado, tristeza y asco.

  3. El efecto multiplicador de la “fuerza”. No basta con que un evento laboral sea valorado como bueno o malo. Para que una emoción emerja con intensidad, el evento debe ser fuerte, es decir, disruptor o innovador. La interacción entre el valor y la fuerza del evento predice casi todas las emociones.

  4. El miedo presenta un patrón anómalo. El miedo fue la única emoción que dependió puramente de la fuerza y capacidad de disrupción del evento, sin importar tanto su valencia. Además, presentó un claro componente disposicional: hay trabajadores que, por su forma de ser (altas puntuaciones en neuroticismo y pesimismo) o por sus puestos de trabajo, están más expuestos a dicha emoción.

  5. Apenas hay diferencias de género. Rompiendo estereotipos clásicos, encontramos que el género influye poco en la intensidad con la que los trabajadores sienten las emociones. El género afectó únicamente a la frecuencia de aparición de algunas de ellas: la alegría fué más frecuente en los hombres y el asco en las mujeres.

Y, ¿qué desencadena cada emoción?

La lectura de los 1 499 diarios nos permitió establecer qué situaciones actúan como desencadenantes de cada emoción. Puesto que el trabajo es una red social, la mayoría de estas situaciones involucraban a los jefes, compañeros o clientes:

  • Alegría: se alimenta del logro y la conexión humana. Surge intensamente al completar tareas con éxito, disfrutar de un entorno de colaboración o recibir aprecio sincero, como una nota de agradecimiento de un jefe.

  • Sorpresa: nace de la ruptura de expectativas. Sus detonantes incluyen decisiones organizacionales imprevistas, como un contrato no renovado por un cliente, o noticias de apoyo inesperadas, como una comida de equipo pagada por la empresa.

  • Enfado: surge cuando percibimos situaciones injustas, faltas de respeto públicas, humillaciones o el bloqueo arbitrario de nuestros objetivos.

  • Tristeza: es la emoción de la pérdida y las expectativas rotas. Aflora ante decepciones y fracasos profesionales, o al perder a un compañero valioso que abandona el equipo.

  • Asco: en el trabajo, el asco suele ser moral. Aparece ante los comportamientos éticamente repugnantes o tóxicos, el acoso o la hipocresía corporativa.

  • Miedo: se despierta ante la amenaza y la preocupación por la seguridad. Los jefes impredecibles y la inestabilidad estructural de la empresa son algunos de los factores que encienden esta potente señal de alerta.

El bienestar laboral empieza por escuchar las emociones

Esta investigación muestra de forma clara que el trabajo es un entorno rico en experiencias que generan emociones. Cada decisión gerencial, cambio de turno o retroalimentación es un evento capaz de desencadenar una cascada emocional.

Aunque no pueden evitarse todos los contratiempos, las organizaciones sí pueden moldear activamente su clima emocional, potenciando intencionalmente las experiencias positivas e intentando atenuar la fuerza de los sucesos negativos.

Cuidar de los equipos exige ir más allá de entender el trabajo como meramente un lugar para hacer negocios. Nuestras organizaciones son comunidades ricas en afectos, a los que conviene prestar atención.

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José Navarro recibe fondos del Ministerio de Ciencia e Innovación del Gobierno de España.

– ref. No son sólo negocios: experiencias emocionales en el trabajo – https://theconversation.com/no-son-solo-negocios-experiencias-emocionales-en-el-trabajo-278618

¿Funciona expulsar de clase? Alternativas más eficaces a medio y largo plazo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Magdalena Holgado Herrero, Psicología Social, del Trabajo y de las Organizaciones, Universidad de Cádiz

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El aula de secundaria no es solo ese lugar donde se va a aprender historia o matemáticas. Es, al mismo tiempo, un laboratorio de convivencia donde treinta adolescentes intentan encajar, gestionar su frustración y salir airosos del día a día. Y en ese laboratorio, los conflictos son inevitables: lo importante es cómo los gestionamos y qué efectos tienen las respuestas disciplinarias que aplicamos.

¿Qué hacemos cuando surgen gritos, malas contestaciones, discusiones o peleas que interrumpen el ritmo de la clase? Para los docentes, este es uno de sus principales retos.

Cuando la tensión aumenta, la respuesta casi automática del sistema educativo –y de las personas que trabajan en este marco organizativo– suele ser la de siempre: el “parte” (una sanción administrativa con o sin impacto en el expediente), la bronca disciplinaria o mandar al alumnado unos días a casa.

Pero ¿qué efecto tienen estas medidas disciplinarias? ¿Son eficaces? Aunque en ese instante eliminen la fricción puntual, la investigación muestra que las medidas de exclusión escolar, como las suspensiones y expulsiones, no necesariamente reducen los problemas de conducta. Es más, incluso pueden asociarse con un aumento posterior de las conductas problemáticas.

¿Por qué surge la mala conducta?

Para entender por qué un chico o una chica decide interrumpir la clase o no seguir las normas, hay que analizar lo que pasa en su mente en esos instantes. La adolescencia es una etapa de “obras” en el cerebro, en la que siguen madurando los sistemas implicados en el control de los impulsos y la regulación de las emociones.




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Los estudios muestran que la corteza prefrontal, clave para la planificación y la inhibición, continúa desarrollándose hasta bien entrada la adultez temprana, mientras que los sistemas emocionales subcorticales presentan una mayor reactividad. Este desfase entre emoción y control es característico de la adolescencia y ayuda a comprender por qué determinadas conductas emergen precisamente en el aula.

En una investigación reciente con 382 estudiantes de secundaria en Algeciras observamos que los problemas son más frecuentes dentro de la propia clase, con el profesorado delante, que en el patio. Lo que predomina no son las peleas a puñetazos, sino agresiones mucho más cotidianas de tipo verbal o relacional, los insultos, las burlas, los vacíos sociales y la desobediencia directa al docente.

No hay un perfil fijo

¿Existe un “perfil” de estudiante problemático definido o invariable? Pese a que en cada grupo los estudiantes que plantean problemas suelen ser los mismos, al medir su inteligencia emocional y sus mecanismos de respuesta ante el estrés descubrimos que el alumnado que acumula partes no presenta diferencias significativas respecto a quien jamás ha pisado la jefatura de estudios.

Nuestros resultados sugieren que un comportamiento disruptivo no responde a una falta de capacidad emocional de base ni a un problema de carácter intrínseco. La clave no está en sus competencias globales, sino en su ejecución en el momento crítico: en situaciones puntuales de alta intensidad, pueden faltarles o no saber aplicar las estrategias concretas de autorregulación necesarias para gestionar un enfado, la presión del grupo o la frustración en el aula.




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Penalizar sin enseñar

Cuando el centro recurre al castigo, al parte o a la expulsión, estamos apagando el fuego un par de horas y dando un respiro a la clase, pero no enseñando al alumnado implicado qué podría haber hecho en lugar de gritar o insultar.

En el caso de la expulsión, además, existe el riesgo de alimentar un círculo vicioso: para estudiantes que ya se sienten desconectados de los estudios, la expulsión temporal puede no funcionar como un escarmiento y, en algunos casos, aumentar todavía más su distancia respecto a la escuela.

El problema es que la sanción, por sí sola, no garantiza un cambio de conducta y puede dejar intactas las causas que originaron el conflicto. La sanción tradicional aísla, pero no necesariamente educa, sobre todo cuando se aplica sin un acompañamiento posterior.

Los programas de mediación y prácticas restaurativas

Si nos fijamos en lo frecuente que es la reincidencia en determinados casos, la evidencia disponible cuestiona que las expulsiones, los partes y otras medidas de disciplina punitiva sean suficientes para mejorar la conducta a largo plazo y señala, además, sus posibles consecuencias negativas para el alumnado. Investigaciones recientes muestran que las sanciones excluyentes tienen una eficacia limitada y pueden deteriorar las relaciones educativas y la equidad en la disciplina, sin reducir la reincidencia.

Los programas de mediación escolar y las prácticas restaurativas buscan precisamente eso, indagar en el origen de los problemas e intentar modificarlos a largo plazo. La mediación no consiste en “dejar pasar la falta” ni en ser ingenuos. Se trata de sentar a las partes implicadas a hablar, guiadas por un mediador, para que entiendan qué ha pasado, se pongan en el lugar del otro y acuerden juntos cómo reparar el daño.




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Asumir consecuencias y mejorar la vinculación

La investigación apunta a que los enfoques restaurativos y de mediación pueden mejorar la convivencia y favorecer determinados comportamientos del alumnado. Primero, porque invita al alumnado a asumir las consecuencias de sus actos, ejercitando la empatía y la autorregulación en lugar de limitarse a recibir un castigo.

Segundo, porque no rompe el puente entre el estudiante y el instituto; al contrario, puede reforzar su vinculación con la comunidad educativa y favorecer relaciones más positivas entre iguales. Y tercero, porque puede ayudarle a desarrollar estrategias alternativas para gestionar los conflictos y la frustración en lugar de recurrir a la agresión o la conducta disruptiva.

Las prácticas de justicia restaurativa en el ámbito escolar se asocian con mejoras en la disciplina, la comunicación, el respeto y la confianza entre estudiantes y docentes. No obstante, los autores advierten que la evidencia disponible sigue siendo limitada y subrayan la necesidad de realizar nuevos estudios.

No se trata, por tanto, de elegir entre disciplina o permisividad. Se trata de preguntarnos qué queremos conseguir después de un conflicto: ¿que quien ha cometido la falta cumpla la sanción o que aprenda qué hacer la próxima vez que vuelva a sentirse frustrado, presionado o enfadado? Si el objetivo último de la escuela es educar, quizá la respuesta no pueda limitarse a castigar la conducta. También debe enseñar a gestionarla.

Más inversión inicial, mejores resultados a largo plazo

Pese a estos datos, la mediación sigue teniendo un papel limitado en muchos institutos. A menudo se la deja de lado por la prisa del día a día, por falta de tiempo o por el viejo prejuicio de pensar que sentarse a dialogar es una muestra de debilidad frente al alumnado.

El reto está precisamente ahí: la mediación requiere una inversión inicial de tiempo y recursos que el castigo aparentemente no necesita. Un parte puede redactarse en unos minutos y una expulsión puede sacar el conflicto del aula de forma inmediata. Sentar a las personas implicadas, escuchar qué ha ocurrido, identificar el daño y buscar una solución compartida exige mucho más. Pero esa diferencia de tiempo puede ser también la diferencia entre apagar un conflicto y aprender a resolverlo.

Para conseguir aulas donde se pueda enseñar y aprender en paz, necesitamos dedicar más tiempo a hablar. Expulsar a un estudiante puede resolver la urgencia del momento; enseñarle a resolver un conflicto le da herramientas para la vida. Sin embargo, esta transición no puede sostenerse únicamente sobre el esfuerzo y la buena voluntad del profesorado. Si la escuela tiene la responsabilidad de preparar a la juventud para convivir en sociedad, las Administraciones deben dotar a los centros de recursos estructurales, formación y horas dedicadas explícitamente a la mediación. Invertir tiempo en enseñar a gestionar los conflictos no es un coste ni una sobrecarga voluntaria: es la mejor inversión educativa.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ¿Funciona expulsar de clase? Alternativas más eficaces a medio y largo plazo – https://theconversation.com/funciona-expulsar-de-clase-alternativas-mas-eficaces-a-medio-y-largo-plazo-287982

Les oubliés du soin d’urgence : quand le déni de reconnaissance met le secteur ambulancier en danger

Source: The Conversation – in French – By Nathalie Lugand, Docteure en psychologie sociale, Université Lumière Lyon 2


L’ESSENTIEL

  • Incendies de l’été 2026, Covid-19… le personnel ambulancier joue un rôle clé dans le soin et les situations d’urgence.

  • Mais ce secteur ne fait jamais la une des médias et pâtit d’un manque de reconnaissance.

  • Le flou de son statut fait courir des risques sur le terrain à cette profession de plus en plus féminisée.


Cet été, la « guerre » contre le feu menée par les sapeurs-pompiers a été suivie par des millions de personnes tandis qu’à l’ombre des projecteurs, des milliers d’ambulanciers et ambulancières se mobilisaient pour évacuer des milliers de personnes âgées de leur Ehpad.

De la même façon, durant l’année 2020, en dépit du rôle clé qu’ils ont assuré durant la « guerre sanitaire » menée contre le Covid-19, leur travail fut passé sous silence, comme le résume Patrick Youx, gérant d’une entreprise d’ambulances à Nantes, dans son témoignage :

« On nous a dit, à tout le personnel soignant : “On vous oubliera pas, vous étiez essentiels”… Moi aussi, j’ai eu l’ordre national du Mérite, ça me fait une belle jambe. »

Des travailleuses et travailleurs du « care » invisibilisés par les médias

Alors que les métiers du « care » ont été mis sous les projecteurs, puis au cœur des débats sur la reconnaissance des métiers dits « essentiels », le secteur ambulancier est resté le grand oublié du débat public. Cette invisibilisation médiatique, qui s’accompagne d’une littérature scientifique limitée sur le secteur, contribue à la méconnaissance de ces « travailleurs et travailleuses de l’ombre ».

Bien plus encore, dans l’imaginaire social, l’ambulancier français reste davantage associé à la figure du « chauffeur » ou encore du « taxi » qu’à celle du soignant. Peu (re)connus de la population et même des autres professions soignantes, ils assurent pourtant un rôle important dans la « prise en soin » des malades, que ce soit dans le cadre de transports sanitaires urgents ou non.

La profession a par ailleurs connu depuis quelques années une évolution significative des contours de sa formation, parallèlement à une féminisation de ses membres. Le nouveau référentiel de formation de 2022 s’est enrichi de modules en communication, psychologie et relation d’aide, et les gestes cliniques se sont diversifiés et renforcés. Toutefois, cette exigence croissante de savoirs et savoir-faire dans le domaine du soin n’a pas été accompagnée d’une reconnaissance institutionnelle et tarifaire à la hauteur de cette évolution.

Un paradoxe leur posant problème au quotidien est en effet souvent souligné : il leur est demandé d’agir en soignants et soignantes dans un système qui persiste à les rémunérer et à les traiter comme de simples « transporteurs » leur ministère de tutelle restant, pour les relations de travail, le ministère des transports. Alors qu’ils et elles dispensent des soins cliniques et un accompagnement relationnel essentiels, leur convention collective, rattachée aux transports routiers, continue de les inscrire dans un cadre professionnel principalement pensé autour de l’activité de transport et de conduite.

Une mise en danger sur le terrain, en particulier pour les femmes

Ce déni de statut se traduit par des freins majeurs dans le travail quotidien. Des données de la recherche indiquent qu’à l’accueil des urgences, les ambulanciers et ambulancières peuvent se heurter au mépris ou à l’indifférence d’équipes soignantes, qui négligent de leur transmettre les éléments cliniques nécessaires à la bonne « prise en soin » des patient·e·s. Cette exclusion des circuits d’information les prive de la validation de leurs pairs, ce que Christophe Dejours nomme le « jugement de beauté » sur les règles de l’art et peut les exposer à des risques infectieux concrets : tuberculose, méningite, Covid-19, etc.

Si le manque de reconnaissance et la pénibilité physique fragilisent l’ensemble du corps professionnel, la profession d’ambulancier, qui est de plus en plus mixte, doit aussi tenir compte non seulement des expositions différenciées mais aussi des impacts différenciés des risques professionnels selon les sexes. On peut prendre pour exemple le port des personnes, quand on sait que les limites du Code du travail sont de 25 kg pour les femmes et 55 kg pour les hommes.

Dans un secteur marqué par une histoire et une culture d’entreprise historiquement masculines, structurées autour de la force physique, pour une ambulancière, l’invisibilisation du métier s’ajoute à celle de son genre : c’est une véritable « double peine ».

Là où un ambulancier souffre de ne pas être perçu comme un soignant, une ambulancière doit en plus se battre au quotidien pour prouver sa légitimité technique, ses compétences et sa capacité physique.

Mais cette inégalité ne s’arrête pas à une question de légitimité : elle s’incarne matériellement dans le travail quotidien. Qu’il s’agisse de la taille des équipements calibrés sur des gabarits masculins, de l’organisation des plannings ou de l’exposition aux violences sexistes, les contraintes physiques et organisationnelles n’ont pas les mêmes conséquences sur les ambulanciers et les ambulancières.

Par ailleurs, en observant ce qui se passe réellement à l’arrière de l’ambulance ou lors d’un brancardage, on constate que les activités ou tâches réalisées par les femmes ou les hommes ne sont pas exactement les mêmes. Ainsi l’exposition aux risques n’est pas la même pour les femmes que pour les hommes.

En effet, s’intéresser au travail réel des ambulanciers et ambulancières et pas seulement à leur fiche de poste théorique, c’est faire apparaître les expositions différenciées des femmes et des hommes dans des situations de travail similaires.

Faire de la prévention des risques un outil vivant

Pour supprimer voire réduire les risques professionnels, ajouter des formations ou multiplier les procédures ne suffit plus. Aujourd’hui, des outils réglementaires comme le Document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp), outil central de prévention de la santé au travail, peuvent être vécus comme de la simple paperasse. On les remplit par obligation légale sous la menace de sanctions renforcées sans que cela ne change quoi que ce soit au quotidien du terrain.

Pourtant, réinvesti par le terrain, le DUERP pourrait être le premier levier de cette reconnaissance tant attendue. En évaluant le travail réel et la pénibilité qui en découle, avec ses expositions et ses impacts différenciés selon les sexes : charge émotionnelle, violences sexistes et sexuelles, postures pénibles, etc., ce document cesse d’être une contrainte administrative pour devenir le miroir officiel du travail soignant invisible.

Pour que la prévention fonctionne, elle doit devenir un outil vivant de réflexion collective et l’évaluation différenciée des risques une opportunité pour débriefer, analyser les difficultés et faire reconnaître les mille astuces inventées par ces professionnels pour faire face à l’imprévu. Ces espaces de discussion permettent aussi d’ouvrir les yeux sur les règles non écrites et d’enrichir la prévention des risques.

Or, comme le souligne Florence Chappert, responsable de la Mission Égalité intégrée à l’Anact, l’agence publique dédiée à l’amélioration des conditions de travail, les démarches de prévention restent trop souvent pensées au masculin sous couvert d’une neutralité de façade. Pourtant, les statistiques sont sans appel : si les accidents du travail baissent globalement, ils ont grimpé de 41,6 % chez les femmes entre 2001 et 2019, en particulier dans les secteurs à prédominance féminine comme la santé.

Repenser les normes ou cadences, adapter le matériel aux corps féminins et mieux soutenir le travail émotionnel n’est pas une faveur qu’on accorderait aux femmes : c’est une mesure globale qui permettrait aussi de préserver les hommes les plus exposés ou vieillissants, et de faire baisser l’absentéisme global qui est dû, en premier lieu, au cumul des contraintes de travail.

Une expérimentation nationale pour analyser le travail de terrain

C’est précisément dans ce contexte que la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP), dirigée par Bruno Basset, a engagé une démarche d’expérimentation sur le terrain, dans le cadre d’un financement obtenu auprès du Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (Fact), géré par l’Anact, à la suite de l’appel à projets Améliorer la santé des femmes au travail.

Ce projet d’expérimentation vise notamment à identifier les risques spécifiques auxquels font face les femmes et les hommes du secteur, à évaluer les impacts différenciés du travail sur leur santé et à faire évoluer concrètement l’organisation du travail ainsi que la prévention dans les entreprises d’ambulance.

Depuis novembre 2025, la démarche est entrée dans sa phase opérationnelle : 10 entreprises pilotes volontaires, réparties sur l’ensemble du territoire national, se sont lancées dans l’aventure aux côtés de deux instituts de formation et du syndicat CFDT.

Si cette expérimentation nationale constitue un premier pas pour sortir les ambulanciers et ambulancières de l’ombre, elle ne saurait suffire. Pour reprendre la formule de la philosophe et féministe étatsunienne Nancy Fraser, la reconnaissance culturelle ne vaut rien sans « redistribution » : des moyens, du temps et de certains équipements adaptés. La question n’est plus de savoir si ce secteur mérite d’être reconnu, mais si notre système de santé peut encore se permettre de l’ignorer.

The Conversation

Nathalie a reçu des financements du Fonds pour l’amélioration des conditions de travail (Fact), géré par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), dans le cadre de l’expérimentation nationale menée par la Fédération Nationale des Ambulanciers Privés (FNAP).

Sylvie Morel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. Les oubliés du soin d’urgence : quand le déni de reconnaissance met le secteur ambulancier en danger – https://theconversation.com/les-oublies-du-soin-durgence-quand-le-deni-de-reconnaissance-met-le-secteur-ambulancier-en-danger-289567

États-Unis : tout comprendre aux midterms

Source: The Conversation – in French – By Frédérique Sandretto, Adjunct assistant professor, Sciences Po


L’ESSENTIEL

  • Le 3 novembre prochain, soit deux ans après la seconde élection de Donald Trump, auront lieu les midterms, les élections de mi-mandat aux États-Unis.

  • La totalité des 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat seront renouvelés à cette occasion. Pour l’heure, les républicains disposent d’une courte majorité dans chacune des deux assemblées.

  • Traditionnellement défavorables au parti du président en exercice, ces élections revêtent un enjeu majeur pour la fin du second mandat de Donald Trump.


Communément appelées « midterms », les élections de mi-mandat constituent un moment déterminant de la vie politique états-unienne. D’un point de vue constitutionnel, elles s’inscrivent dans l’architecture définie par la Constitution de 1787 qui organise un renouvellement partiel et régulier des institutions fédérales pour respecter le principe démocratique et éventuellement mettre en place une alternance.

Les midterms illustrent concrètement le principe américain des « checks and balances » (« équilibre des pouvoirs »). Le président ne gouverne pas seul : le Congrès peut bloquer, modifier ou contrôler certaines de ses politiques. Elles ont lieu tous les deux ans à mi-parcours du mandat présidentiel, lequel est fixé à quatre ans. Leur fonction première est donc d’introduire un mécanisme de rééquilibrage institutionnel entre l’exécutif et le législatif dans une logique de séparation des pouvoirs.

Concrètement, l’intégralité de la Chambre des représentants (435 sièges) est renouvelée lors de chaque scrutin de mi-mandat. Les représentants sont élus pour deux ans au suffrage universel direct dans des circonscriptions uninominales, ce qui les rend particulièrement sensibles aux fluctuations de l’opinion publique.

Le Sénat, quant à lui, obéit à une logique de renouvellement partiel : un tiers de ses 100 sièges est remis en jeu tous les deux ans, chaque sénateur disposant d’un mandat de six ans. Ce système de rotation conçu selon un principe de stabilité vise à assurer la continuité institutionnelle tout en permettant une adaptation progressive aux évolutions politiques. À ces élections fédérales s’ajoutent fréquemment des scrutins locaux et à l’échelle des États qui renforcent encore la portée politique de ce moment électoral.

Historiquement, les midterms servent de mécanisme de régulation politique. Souvent, le parti du président en exercice subit des pertes au Congrès, ce qui traduit de fait une forme de sanction électorale ou de rééquilibrage. Ce phénomène participe pleinement du système de checks and balances en limitant la capacité d’un exécutif à exercer un pouvoir sans contrepoids.

Devenu président pour la deuxième fois en janvier 2025, Donald Trump verra son mandat marqué par les midterms, le 3 novembre 2026, qui revêtiront une importance stratégique majeure. Elles détermineront la capacité de l’exécutif à gouverner efficacement et à imposer son agenda politique.

L’enjeu des midterms pour Donald Trump

Pour Donald Trump, les élections de 2026 dépassent largement la dimension habituelle des scrutins intermédiaires. Elles constituent un test grandeur nature de sa capacité à transformer une victoire présidentielle en domination politique durable – son mandat étant marqué par une profonde polarisation de la société américaine.

Depuis son émergence sur la scène politique nationale en 2015, Trump a aussi complètement remodelé le Parti républicain en le faisant passer d’un conservatisme traditionnel à un mouvement populiste et nationaliste. Il a rompu avec le libre-échange et le mondialisme en privilégiant les droits de douane, la protection de l’industrie américaine et la politique « America First ». Il a également durci le discours sur l’immigration et adopté une politique étrangère plus isolationniste et transactionnelle. Enfin, il a personnalisé le parti autour de sa propre personne.

Les midterms permettront ainsi d’évaluer le degré d’institutionnalisation du trumpisme. La question centrale n’est plus seulement de savoir si Trump demeure populaire auprès de sa base électorale, mais si cette popularité peut se traduire par des succès électoraux à tous les niveaux du système politique américain. Les candidats soutenus par l’ancien président seront observés avec une attention particulière, car leurs performances fourniront un indicateur de l’emprise réelle du mouvement Make America Great Again (MAGA) sur le Parti républicain.

Actuellement, les républicains disposent de 218 sièges à la Chambre contre 214 pour les démocrates, deux sièges vacants et un représentant classé indépendant ; au Sénat, ils possèdent 53 sièges, contre 45 pour les démocrates et deux indépendants. Pour Trump, la conservation d’une majorité au Congrès constitue un objectif stratégique essentiel.

Une Chambre des représentants et un Sénat favorables lui permettraient d’accélérer son programme législatif, de poursuivre la réorganisation de l’administration fédérale, de renforcer sa politique migratoire et de continuer de nommer des juges conservateurs dans les juridictions fédérales. À l’inverse, une perte de contrôle d’une ou des deux chambres ouvrirait la voie à une multiplication des enquêtes parlementaires, à un ralentissement des réformes et à une réduction significative de sa capacité d’action.

Au-delà des considérations institutionnelles, ces élections serviront également à mesurer la capacité de Trump à élargir sa coalition électorale. La base MAGA demeure extrêmement mobilisée, mais les victoires nationales nécessitent également le soutien d’électeurs indépendants, de classes moyennes suburbaines et d’une partie des électorats modérés. Les résultats de 2026 fourniront des indications précieuses sur l’évolution de ces catégories électorales.

Les enjeux pour la base MAGA

Pour les militants du mouvement MAGA, les élections de 2026 représentent une étape décisive dans la consolidation d’une nouvelle identité politique conservatrice. Depuis près d’une décennie, et sous l’égide de Donald Trump, ce courant défend une vision fondée sur le nationalisme économique, le contrôle des frontières, la critique de la mondialisation, la valorisation de la souveraineté nationale et la remise en cause des élites politiques traditionnelles.

Les primaires républicaines constituent le premier terrain d’affrontement. Dans de nombreux États, les candidats soutenus par les militants MAGA affrontent encore des représentants de l’establishment républicain traditionnel. Les résultats de ces compétitions internes permettront de mesurer la profondeur de la transformation idéologique du parti.

Les premiers résultats des primaires des midterms 2026 montrent une volonté de renouvellement dans les deux partis. Chez les démocrates, des représentants de l’aile gauche se sont imposés dans le Michigan (Abdul El-Sayed) et dans le Minnesota (Peggy Flanagan) face à des adversaires modérés. Côté républicain, Trump conserve une forte influence, mais certains de ses candidats ont été battus, notamment Mike Lindell dans le Minnesota.

L’enjeu est également générationnel. Une nouvelle génération d’élus républicains cherche à s’imposer en reprenant les principaux marqueurs idéologiques du trumpisme. Les midterms permettront d’observer si le mouvement est capable de produire de nouveaux leaders susceptibles d’assurer sa continuité au-delà de Donald Trump lui-même.

Cette question est fondamentale, car l’avenir du mouvement dépend de sa capacité à dépasser la personnalisation extrême qui a caractérisé son développement depuis 2016. Toute force politique durable doit être en mesure de former des cadres, de renouveler ses élites et de transmettre ses idées à de nouveaux responsables politiques.

Un scrutin déjà tourné vers 2028

L’un des aspects les plus importants des élections de 2026 réside dans leur impact potentiel sur la présidentielle de 2028. Même si cette échéance paraît encore éloignée, les midterms constituent traditionnellement le point de départ officieux de la campagne présidentielle suivante.

Dans le cas du Parti républicain, les résultats de 2026 permettront d’identifier les personnalités susceptibles d’incarner « l’après-Trump ». Plusieurs gouverneurs, sénateurs et élus fédéraux seront observés comme de potentiels candidats à l’investiture républicaine. Une victoire importante des candidats soutenus par Trump renforcerait considérablement l’influence du trumpisme dans la préparation de l’élection présidentielle suivante. À l’inverse, des résultats décevants pourraient encourager l’émergence de courants alternatifs cherchant à réorienter le parti.

L’avenir du Parti démocrate pourrait se jouer entre une aile progressiste incarnée par Alexandria Ocasio-Cortez, Bernie Sanders et Abdul El-Sayed, et une aile plus modérée représentée par Chris Pappas ou Jon Ossoff. Le gouverneur de Californie Gavin Newsom apparaît déjà comme l’un des principaux prétendants à la présidentielle de 2028 et cherche à s’imposer comme le principal adversaire démocrate de Donald Trump. Mais le parti devra surtout résoudre son dilemme central : conserver son électorat progressiste tout en reconquérant les classes populaires, les indépendants et les électeurs des États clés.

Les midterms joueront également un rôle déterminant dans la collecte de fonds, la structuration des réseaux militants et l’identification des territoires stratégiques pour 2028. Les États clés, comme la Pennsylvanie, le Michigan, le Wisconsin, l’Arizona, la Géorgie ou le Nevada, constitueront autant de laboratoires électoraux permettant d’anticiper les dynamiques futures.

En définitive, les élections de mi-mandat de 2026 constituent bien davantage qu’un simple rendez-vous électoral intermédiaire. Elles représentent un test de gouvernabilité pour Donald Trump, un examen de maturité pour le mouvement MAGA et une répétition générale pour l’élection présidentielle de 2028.

The Conversation

Frédérique Sandretto ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

– ref. États-Unis : tout comprendre aux midterms – https://theconversation.com/etats-unis-tout-comprendre-aux-midterms-284686