Comment le système immunitaire constitue une empreinte unique à chaque être humain – et ce que la décrypter pourrait changer en santé

Source: The Conversation – France in French (2) – By Aleksandra Walczak, Directrice de Recherche CNRS, École normale supérieure (ENS) – PSL

Un virus, en rouge, active les récepteurs d’un lymphocyte T, en vert. David S. Goodsell, RCSB Protein Data Bank, doi: 10.2210/rcsb_pdb/goodsell-gallery-022, CC BY

L’ESSENTIEL

  • Notre système immunitaire est prêt à rencontrer de nouveaux agents pathogènes, y compris ceux qui n’existaient pas à notre naissance.

  • Grâce à des combinaisons aléatoires d’ADN dans les cellules du système immunitaire, nous possédons une diversité phénoménale de récepteurs capables d’identifier les virus et autres agents pathogènes.

  • Cette diversité est propre à chacun de nous. Elle peut notamment être analysée pour nous identifier, participer à des diagnostics médicaux, tester l’efficacité de nouveaux vaccins personnalisés… et son utilisation ne fait que commencer.


Les recherches récentes montrent que l’état immunitaire de chacun constitue une « empreinte digitale » unique, propre à chacun.

En l’étudiant, on peut non seulement connaître votre identité, mais également votre âge et, à l’avenir, toutes les maladies que vous avez eues. Il contient une sorte de dossier médical (d’un type qu’on ne risque pas d’égarer) qui peut être utilisé pour mieux traiter nos maladies et pour la prévention médicale.

Un générateur de protéines aléatoires pour se défendre contre les attaques

Nous sommes entourés de nombreux agents pathogènes, comme les virus (grippe, Covid), les parasites et les tumeurs, qui menacent notre santé et notre bien-être. Beaucoup de ces pathogènes évoluent et changent constamment. Si nous parvenons à rester en bonne santé face à ces menaces changeantes, c’est grâce à notre système immunitaire « adaptatif ». Nous en avons tous un, comme vous en avez probablement pris conscience pendant la pandémie de Covid.

Ce système immunitaire adaptatif est prêt à rencontrer de nouveaux agents pathogènes, y compris ceux qui n’existaient pas à notre naissance. Il se sert de cellules spécialisées, les lymphocytes B et T, qui peuvent reconnaître un type de pathogènes, de façon hyperspécialisée. Ils reconnaissent ces pathogènes par des protéines de surfaces, appelées « récepteurs », qui se lient aux protéines de l’agent pathogène et provoquent la réponse immunitaire. Cependant, chaque lymphocyte n’a qu’un seul type de récepteur, et chaque récepteur ne reconnaît qu’une infime fraction de pathogènes. Il nous faut donc un grand nombre de lymphocytes, et qu’ils portent, à eux tous, une grande diversité de récepteurs.




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De fait, chacun d’entre nous abrite plus d’un milliard de récepteurs différents. Ce chiffre est énorme, et semble même défier les lois de la biologie. La formule des protéines est inscrite dans notre ADN sous forme de gènes, et notre génome n’en contient qu’autour de 20 000 gènes. Comment est-il possible de créer une telle diversité de récepteurs immunitaire dans ces conditions ?

Dans un travail qui lui a valu le prix Nobel, Susumu Tonegawa a montré en 1976 que pour dépasser les limites de l’encodage classique, la nature joue aux « legos » avec l’ADN : dans chaque lymphocyte, des morceaux de gènes existants sont collés les uns aux autres de manière aléatoire, et de l’ADN est aussi ajouté ou supprimé — au hasard ! — au niveau des jonctions. La diversité combinatoire de ce processus produit un nombre presque illimité de récepteurs différents.

Au final, la diversité de récepteurs à des pathogènes abritée par notre organisme n’est limitée que par le nombre de lymphocytes subissant ce jeu de legos, de l’ordre du milliard, bien plus que les 20 000 protéines encodées dans notre génome.

Et c’est ainsi, grâce à cette gigantesque diversité de récepteurs présents à la surface de nos lymphocytes, que nous sommes en principe protégés de tous les pathogènes possibles.

Une empreinte immunitaire unique

Les lymphocytes B et T circulent partout dans notre corps. Il est facile d’en échantillonner des millions par une simple prise de sang, et de révéler la séquence ADN de leurs récepteurs par des méthodes de séquençage à haut débit.

En partant de ce type de données, notre équipe a utilisé une combinaison d’analyse statistique et de modélisation pour caractériser précisément la génération de la diversité des récepteurs de lymphocytes B et T dans différentes espèces comme l’humain et la souris.

Grâce à ce travail, on connaît maintenant précisément la probabilité avec laquelle tout organisme peut produire un récepteur donné. Cette probabilité est à peu près la même pour nous tous : c’est une loi universelle.

L’ensemble des récepteurs lymphocytaires ainsi générés s’appelle notre « répertoire immunitaire adaptatif ». Il nous identifie de manière unique.

En effet, bien que nous ayons tous la même machinerie pour générer nos récepteurs, nous générons tous des récepteurs différents. C’est comme si nous recevions tous le même dé pipé, avec un très grand nombre de faces reflétant la diversité immense des récepteurs possibles. Lorsque nous lançons notre dé à de multiples reprises, nous obtenons tous des suites de nombres différentes. Certains nombres peuvent être communs entre individus, mais la plupart sont privés car ils ne sont tirés que chez un individu donné.

De la même manière, lors du développement immunitaire, nous générons tous des ensembles différents de récepteurs immunitaires, à partir des mêmes segments d’ADN et en suivant les mêmes règles.

Qu’est-ce que le développement immunitaire ?

  • Lors de leur développement, les lymphocytes acquièrent leurs caractéristiques immunitaires ainsi que leur récepteur aléatoire dans des organes spécifiques, avant d’être relâchés dans l’organisme.
  • Pour les lymphocytes T, cela se passe dans le thymus (mieux connu chez les bovins sous le nom de “ris de veau”), essentiellement jusqu’à la fin de l’adolescence; et dans la moelle osseuse pour les lymphocytes B, tout au long de vie.
  • Une fois qu’ils sont relâchés dans l’organisme, les lymphocytes et leurs descendants peuvent proliférer et modifier leurs caractéristiques au contact de l’environnement.

Cet ensemble unique de récepteurs constitue une sorte d’empreinte digitale qui nous est propre, et qui est largement indépendante de notre génome.

Ainsi, notre analyse nous a permis de caractériser un modèle statistique de référence pour décrire le répertoire de récepteurs d’une personne en bonne santé, c’est-à-dire dont le système immunitaire fonctionne normalement et qui ne subit pas d’infection aiguë.

Nous pouvons désormais calculer avec une grande précision combien de récepteurs deux personnes auront en commun et identifier les récepteurs qui ont le plus de chances d’être générés.

À quoi ça sert ?

Le séquençage immunitaire pourrait être utilisé en médecine légale sans divulguer l’identité familiale. Notre équipe a calculé qu’à partir de seulement 10 000 lymphocytes échantillonnés, il était possible d’identifier un individu parmi la population mondiale avec un taux d’erreur inférieur à une chance sur un million.

Cette empreinte n’est presque pas influencée par le génome, puisqu’elle est générée au hasard lors du développement immunitaire. Elle ne révèle donc presque rien sur les relations de parenté. Mieux, elle permet de distinguer des vrais jumeaux aussi aisément que des personnes sans aucune relation génétique. Bien qu’elle varie au gré des infections et autres vaccins, elle est suffisamment stable dans le temps pour permettre l’identification d’individus des décennies plus tard. En effet, le processus de changement est lent : il est observé empiriquement qu’une grande partie du répertoire est conservé sur une échelle de 100 ans.

Mais les applications plus importantes concernent la santé. Notre analyse a permis de décrire un modèle de répertoire d’une personne en bonne santé. Nous avons également démontré l’existence d’anomalies statistiques qui dévient de cette base chez les patients affectés par une maladie particulière. Ces anomalies nous permettent de définir des scores statistiques construits à partir des données de répertoire de chaque patient. Ces scores peuvent être utilisés dans le diagnostic et la détection de maladies diverses, allant des maladies auto-immunes à la réponse à un virus comme le Covid.

Des approches plus poussées tirant parti de l’échantillonnage du répertoire à plusieurs points de temps sont également utilisées aujourd’hui pour étudier l’efficacité de nouveaux vaccins personnalisés contre le cancer et de nouveaux traitements. En reliant des lymphocytes spécifiques à certaines maladies et à certains états pathologiques, nous pouvons comprendre comment notre système immunitaire réagit et chercher à déterminer si nous pouvons prédire sa réponse à de futures menaces.

Cependant, nous pouvons aller encore plus loin. Notre répertoire immunitaire contient l’histoire de nos infections passées. Par exemple, il est possible d’estimer assez précisément notre âge à partir de la souche du virus de la grippe à laquelle notre système immunitaire réagit le plus fortement. Ainsi, nous nous promenons avec un dossier médical personnalisé. Mais celui-ci est codé, et nos efforts pour le décrypter ne font que commencer. Ce défi est à notre portée, et nous comptons sur les outils de la physique et des mathématiques pour le surmonter.


Ces projets ont bénéficié du soutien de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui finance en France la recherche sur projets (Analyse computationnelle de la réponse des répertoires immunitaires aux virus — RESP-REP ANR-19-CE45-0018 et Identifying repertoire response in wild mice — WILDTYPES ANR-24-CE45-7957). L’ANR a pour mission de soutenir et de promouvoir le développement de recherches fondamentales et finalisées dans toutes les disciplines, et de renforcer le dialogue entre science et société. Pour en savoir plus, consultez le site de l’ANR.


Aleksandra Walczak donnera une conférence intitulée «Résiste ! L’évolution au sein de nous» le samedi 26 septembre, dans le cadre de l’événement scientifique Sur les épaules des géants qui se tient du 24 au 26 septembre au Havre.

The Conversation

Aleksandra Walczak a reçu des financements de l’European Research Council, Agence nationale de la recherche et Foundation pour la Recherche Médicale.

Thierry Mora a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche, de la Commission Européenne, et de la fondation Bettencourt-Schueller.

– ref. Comment le système immunitaire constitue une empreinte unique à chaque être humain – et ce que la décrypter pourrait changer en santé – https://theconversation.com/comment-le-systeme-immunitaire-constitue-une-empreinte-unique-a-chaque-etre-humain-et-ce-que-la-decrypter-pourrait-changer-en-sante-291497

Fotobiomodulación: así funciona el tratamiento de luz para reducir los daños de la radioterapia en la piel

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Susana Manzanares Cabezuelo, Profesor de Fisioterapia, UNIE Universidad

La luz roja e infrarroraja activa una enzima de las mitocondrias, la “central energética” de las células. ridersuperone/Shutterstock

Una paciente a la que ayudábamos a recuperarse después de una cirugía de cáncer de mama, y que empezaba a recibir sesiones de radioterapia en dos semanas, me trasladó su inquietud: había visto en internet imágenes de las quemaduras que puede provocar esa intervención. Lógicamente, estaba preocupada.

Antes que nada es importante recordar que la radioterapia salva vidas. En el caso del cáncer de mama, actualmente se administra en menos sesiones (radioterapia hipofraccionada) y se planifica mejor, lo que reduce la gravedad de los efectos en la piel.

Pero ¿se puede prevenir el daño? En parte, sí. Además del propio cuidado de la piel, hay una opción que lleva años estudiándose: la fotobiomodulación, una terapia que usa luz, roja e infrarroja, de baja potencia.

Lesiones de diversos grados

Se llama radiodermitis a la “marca” que casi siempre deja la radioterapia. Según las guías internacionales de la MASCC (siglas de Multinational Association for Supportive Care in Cancer, una asociación de referencia en cuidados y apoyo al paciente con cáncer), aparece en hasta el 95 % de quienes la reciben.

Las lesiones se clasifican en grados. El grado 1 supone un enrojecimiento leve, con picor y sequedad; en el 2, la piel se pone roja, hinchada y empieza a levantarse en los pliegues; y en el grado 3, el más grave de los frecuentes, la piel se abre y supura fuera de los pliegues.

Esa diferencia importa: alrededor de un tercio de los pacientes desarrolla formas moderadas o graves. Llegado a este punto, las lesiones duelen mucho, necesitan curas con apósitos y a veces es necesario interrumpir el tratamiento. Para alguien que atraviesa un cáncer, es una carga añadida.

La luz “se comunica” con nuestras células

Como adelantábamos más arriba, la fotobiomodulación utiliza luz roja y/o infrarroja de baja potencia. No calienta ni quema y es absorbida por las mitocondrias, que son como las centrales energéticas de las células; en concreto, por una enzima: la citocromo c oxidasa. En ese momento se desencadena una serie de señales que reducen la inflamación, ayudan a reparar los tejidos y alivian el dolor.

¿Y por qué esa luz y no otra? Porque la enzima no capta cualquier luz: solo el rojo y el infrarrojo cercano. Se averiguó probando cuatro tipos distintos sobre heridas en la piel. Sólo obtuvieron resultados las longitudes de onda que la enzima reconoce; las otras dos no tuvieron ningún efecto.

No es una idea nueva en oncología. La fotobiomodulación se recomienda para mucositis oral (lesiones que aparecen en la boca durante la radiodermitis y otras terapias oncológicas) desde hace años por guías de práctica clínica. Si ha funcionado para lesiones en la mucosa, ¿podría funcionar entonces para lesiones en la piel?

Lo que dicen los estudios

Para averiguarlo, el ensayo TRANSDERMIS comparó en 2018 la luz con un placebo en mujeres con cáncer de mama. Los investigadores usaron un dispositivo láser que funcionaba aparentemente igual, pero no emitía luz terapéutica. Ni las pacientes ni el personal que evaluaba la piel sabían quién estaba en cada grupo. Las lesiones de grado 2 o superior bajaron del 30 % al 6,7 %.

En 2023, un panel internacional pasó a recomendar la fotobiomodulación para prevenir estas lesiones en pacientes con cáncer de mama. Pero hay letra pequeña: los propios autores reconocen que la evidencia es todavía limitada.

Durante el seguimiento del ensayo TRANSDERMIS, los protocolos de radioterapia evolucionaron hacia esquemas hipofraccionados (es decir, sesiones más cortas). Al repetir el estudio en el nuevo contexto, el ensayo LABRA, el beneficio de la PBM fue menor y no alcanzó significación estadística. No implica que no funcione: con menos reacciones graves de partida, es más difícil demostrar un beneficio terapéutico adicional.

Hay otras pieles

Casi toda la investigación es en cáncer de mama, pero la radiodermitis no distingue de zonas.

El único ensayo aleatorizado en cáncer de cabeza y cuello, DERMISHEAD, encontró en 2021 un beneficio mayor. Las reacciones graves pasaron del 77,8 % al 28,6 %. Un metaanálisis de 2025 también observó un efecto mayor en cancer de cabeza y cuello que en cáncer de mama.

Más allá de esos dos escenarios, el vacío es total. Por ejemplo, en cáncer anal, donde la humedad y el roce producen lesiones especialmente incapacitantes, apenas hay un caso publicado. Por eso, estas localizaciones son prioritarias para futuros ensayos.

La razón médica para prevenir las lesiones no es sólo el dolor, sino evitar interrupciones de la radioterapia que empeorarían el pronóstico. En cáncer de cabeza y cuello, donde las interrupciones por la gravedad de las lesiones durante radiodermitis son frecuentes, el beneficio de la fotobiomodulación no se ha medido todavía.

¿Y si la luz hace crecer el tumor?

Aquí toca ser claros: si esta luz estimula las células, ¿no podría estimular también al tumor? En laboratorio los resultados son dispares, pero en los estudios clínicos publicados, aplicar fotobiomodulación durante la radiodermitis no aumentó las recidivas ni disminuyó la supervivencia en 120 pacientes en un ensayo a largo plazo (6 años).

Además, contamos con un escalón de seguridad añadido. Los dispositivos de fotobiomodulación están certificados como producto sanitario y es lo que en Europa regula la normativa conocida como MDR. Es garantía de que el dispositivo emite los parámetros adecuados para el tratamiento.

Lo que podemos decir hoy

Nuestra paciente consultó con su radioncólogo. Tras estudiar el caso, consideró que la fotobiomodulación estaba indicada para ella. Terminó su radioterapia con molestias leves, pero ¿fue gracias a la luz? Un caso aislado no es una respuesta, pero para eso están los estudios, que por ahora son prometedores.

Frente a las imágenes que inquietaron a nuestra paciente, esa es la respuesta más honesta que podemos ofrecer. Valorar cada caso de manera personalizada. Ni alarma ni promesas fáciles, sino lo que la ciencia vaya demostrando. Y siempre, aplicado por sanitarios formados y de la mano del equipo de oncología.

The Conversation

Susana Manzanares Cabezuelo no recibe salario, no ejerce labores de consultoría, no posee acciones ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo. Ejerce como fisioterapeuta clínico y aplica en su práctica los tratamientos descritos, lo que declara como posible fuente de conocimiento aplicado y, a su vez, de interés profesional indirecto. No mantiene vínculos relevantes adicionales más allá del cargo académico citado.

– ref. Fotobiomodulación: así funciona el tratamiento de luz para reducir los daños de la radioterapia en la piel – https://theconversation.com/fotobiomodulacion-asi-funciona-el-tratamiento-de-luz-para-reducir-los-danos-de-la-radioterapia-en-la-piel-288136

Pequeñas aves migratorias que plantan semillas a más de 500 kilómetros de distancia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudio Açaí Bracho-Estévanez, Investigador postdoctoral en ecología, Universidad de Córdoba; Universidad de Cádiz

Zorzal comiendo el fruto de un enebro. Franciscomgp/Shutterstock

Antes de que una planta pueda desarrollarse, su semilla tiene que llegar a un lugar adecuado. Por eso, la dispersión de semillas es clave para determinar dónde encontramos las poblaciones de plantas silvestres.

En las especies que producen frutos carnosos, las aves frugívoras juegan un papel esencial: al consumir frutos, ingieren también sus simientes, que posteriormente expulsan en otro lugar. Esto facilita su germinación y crecimiento lejos de la planta madre.

Es cierto que la mayoría de estas semillas no llegan muy lejos. Sin embargo, una pequeña fracción es transportada a distancias considerablemente largas (superiores al kilómetro), y son precisamente estos eventos de dispersión los que tienen consecuencias importantes para la colonización de nuevos hábitats, la conectividad entre poblaciones separadas geográficamente o la expansión de las áreas de distribución de las plantas.

Semillas viajeras

Las aves migratorias son capaces de facilitar la dispersión de semillas a distancias aún mayores. Durante sus desplazamientos entre las áreas de reproducción y de invernada llegan a recorrer miles de kilómetros. Así pues, una semilla que permanezca en su aparato digestivo durante parte de ese trayecto podría ser transportada muy lejos de la planta madre donde fue ingerida.

En 2016, investigadores de la Estación Biológica de Doñana aportaron una de las primeras evidencias empíricas directas de dispersión de semillas a grandes distancias por aves frugívoras migratorias. Las encontraron en aves capturadas por halcones cerca de las islas Canarias, después de haber cruzado parte del océano Atlántico. Algunas de estas aves habrían recorrido cientos de kilómetros desde las poblaciones de plantas más cercanas que producían las semillas ingeridas.

Sin embargo, aún quedaban por determinar cuestiones clave cómo hasta qué distancia pueden ser dispersadas las semillas durante la migración y si hay características de las plantas que favorecen viajes más largos en el interior de las aves migratorias.

Cuán lejos pueden ser dispersadas durante la migración

En un reciente estudio liderado desde la Universidad de Cádiz, utilizamos dispositivos GPS para seguir a zorzales comunes (Turdus philomelos) durante su migración en Europa. De este modo, conseguimos rastrear los desplazamientos de las aves a una escala y resolución sin precedentes, con individuos migrando desde Cádiz hasta Noruega, Finlandia o Rusia. Además, combinamos esta información con datos empíricos sobre el momento de consumo de frutos, la hora de inicio y la velocidad de sus vuelos migratorios, así como el tiempo de retención de las semillas en su aparato digestivo. Con todos estos elementos, desarrollamos modelos matemáticos que simulan distancias de dispersión para 31 especies de plantas con frutos carnosos.

Si conocemos cuándo ingiere un ave los frutos, cuánto tiempo permanecen sus simientes en el tracto digestivo y cuán lejos se desplaza durante ese intervalo, podemos estimar a qué distancia se produciría la deposición de semillas.

Zorzal común (Turdus philomelos).
Dion Art / Wikimedia Commons., CC BY

Nuestros resultados confirman que las aves migratorias que se alimentan de frutos facilitan distancias de dispersión muy superiores a las producidas durante movimientos no migratorios. Según la especie de planta, el recorrido medio estimado facilitado por los vuelos migratorios alcanzaría de 9 a 45 kilómetros, con distancias máximas que superarían los 500 kilómetros.

Las semillas pequeñas llegan más lejos

La migración de aves como zorzales, currucas, o petirrojos puede desempeñar un papel clave en la redistribución de plantas con frutos carnosos, transportando las semillas a regiones que, de otro modo, quedarían fuera del alcance de las plantas.

Sin embargo, no todas las especies vegetales tienen la misma capacidad de aprovechar este mecanismo de dispersión a larga distancia, ya que las semillas más pequeñas permanecen más tiempo en el tracto digestivo de las aves frugívoras. Esto tiene consecuencias directas sobre la distancia potencial de dispersión: cuanto más tiempo permanece una semilla en el ave, más tiempo tiene para ser transportada durante el vuelo migratorio.

Las semillas del madroño, al ser pequeñas, llegan más lejos en el intestino de las aves migratorias.
Wikimedia Commons., CC BY

Por ello, las especies con semillas pequeñas pueden ser diseminadas más lejos que las que tienen semillas grandes. Por ejemplo, en el caso del tejo (Taxus baccata) solo el 0,1 % de las semillas sería dispersado a más de 50 kilómetros, mientras que, en el madroño (Arbutus unedo), el mismo porcentaje llegaría a superar los 138 km.

Este mecanismo de dispersión cobra especial relevancia en un contexto de rápido cambio climático, en el que algunas especies necesitan alcanzar nuevos lugares adecuados para evitar la extinción.

Las aves frugívoras migratorias favorecerían la redistribución de aquellas plantas cuya fructificación coincide con el periodo de migración hacia latitudes más frías. Además, como hemos apuntado, la distancia que recorre una semilla depende de atributos como su tamaño, por lo que no todas las especies de plantas serían igual de capaces de aprovechar los vuelos a larga distancia de sus portadores.

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Juan P. González Varo ha recibido financiación del Ministerio de Ciencia e Innovación.

Claudio Açaí Bracho-Estévanez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Pequeñas aves migratorias que plantan semillas a más de 500 kilómetros de distancia – https://theconversation.com/pequenas-aves-migratorias-que-plantan-semillas-a-mas-de-500-kilometros-de-distancia-289824

Por qué la violencia de género golpea de forma distinta a las mujeres mayores

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jorge Gracia Ibáñez, Profesor e Investigador Grado en Criminología y Grado en Derecho., Universidad San Jorge

fizkes/Shutterstock

En 1997 Ana Orantes apareció en un programa de la televisión andaluza contando su vida marcada por los malos tratos de su marido. Unos días después de su desgarrador testimonio, fue quemada viva por su maltratador. Se convirtió en un símbolo de la violencia de género en España. Su caso despertó la conciencia social sobre el problema, lo que favoreció importantes reformas legislativas.

Ana Orantes tenía 60 años en el momento de su muerte. Era una mujer mayor que había sufrido violencia a manos de su pareja durante 40 años.

A pesar de lo simbólico de ese caso, las víctimas mayores de violencia de género continúan siendo un colectivo en el margen, prácticamente invisible. Se alejan del estereotipo social de víctima, que solemos asociar con una mujer joven, frecuentemente con hijos pequeños a su cargo.

Pero la violencia de género afecta a todo tipo de mujeres, de toda edad y condición. Es un fenómeno transversal. Aunque no todas las víctimas viven las mismas circunstancias. Por eso la intervención debe tener en cuenta esta realidad compleja para resultar eficaz.

Maltrato con historia y dependencia

A menudo este tipo de violencia se sitúa en la frontera entre dos realidades: una violencia de pareja con historia, que se ha prolongado durante años o décadas, y el maltrato a las personas mayores asociado con la dependencia y los cuidados, con frecuencia en forma de negligencia o violencia psicológica.

Cuando existen problemas de salud, fragilidad o necesidad de cuidados por parte de la pareja, puede resultar difícil distinguir entre ambas situaciones. Porque el marido actúa a la vez como cuidador y maltratador. De hecho, en ciertos supuestos, la dependencia de la mujer, debido a la sobrecarga que genera su cuidado, puede ser el factor desencadenante que saca a la luz una violencia que existía desde hacía tiempo de otras formas.

Además, muchas de estas mujeres crecieron en contextos marcados por modelos tradicionales de familia y de relaciones de género. Ideas como que el matrimonio es para toda la vida o que hay que anteponer la familia a los problemas personales han favorecido una “cultura del aguantar” que, en muchos casos, ha contribuido a normalizar el maltrato y a mantener relaciones abusivas durante décadas.

En ocasiones se observa una falta de apoyo familiar, por parte de los hijos, que han convivido también con un padre violento y que pueden reprochar a la madre el permanecer en la relación. A ello se suman otros factores que dificultan pedir ayuda o romper con la situación de violencia, como la dependencia económica, la disminución de las redes de apoyo, el miedo al futuro, a acabar en una residencia o el aislamiento.

Cuando el edadismo y la violencia se entrecruzan

Para entender en su complejidad este fenómeno es útil el concepto de interseccionalidad. Se trata de una idea sencilla: algunas personas sufren varias formas de discriminación al mismo tiempo. Y estas no solo se suman, sino que se combinan y generan situaciones de especial vulnerabilidad.

En el caso de la violencia de género, el enfoque ayuda a entender que no todas las mujeres la viven de la misma manera. Además, esta mirada permite analizar tanto los efectos que estas desigualdades tienen en la vida cotidiana como la forma en que las instituciones y las políticas públicas las reconocen y afrontan.

En estos casos, los ejes de desigualdad y discriminación presentes son, al menos, el ser mujer, víctima de violencia y persona mayor. Aunque pueden añadirse, según los supuestos, otros como vivir en un entorno rural, la discapacidad o la dependencia. Pero las formas principales de discriminación que interseccionan son el sexismo y el edadismo.

El edadismo se refiere a cómo pensamos (los estereotipos), cómo nos sentimos (los prejuicios) y cómo actuamos (la discriminación) respecto de las personas en función de su edad. Puede manifestarse en las instituciones, mediante normas o prácticas que discriminan por edad; en las relaciones entre personas o incluso de forma autoinfligida, cuando los propios estereotipos sobre la edad son interiorizados por quien los sufre.

La violencia de género y el edadismo son fenómenos distintos, pero relacionados. Ambos se basan en prejuicios profundamente arraigados sobre el género y la edad. En el caso de las mujeres mayores, estereotipos como su papel de cuidadoras, la dependencia económica del marido o la idea de que la fragilidad es propia de la vejez pueden contribuir a invisibilizar la violencia que sufren y dificultar el acceso a medidas adecuadas para salir de las situaciones de maltrato.

Intervenir adecuadamente

Hacen falta datos fiables sobre cuántas mujeres sufren esta violencia y cuáles son sus condiciones de salud, dependencia, situación económica y entorno familiar. Además, siguen siendo necesarias más investigaciones sobre el tema.

También es importante diseñar recursos específicos que tengan en cuenta su edad y otras circunstancias. Por ejemplo, adaptando las casas de acogida a las necesidades de mujeres mayores o creando plazas de urgencia en residencias públicas para mujeres víctimas con dependencia.

Las campañas de información y prevención deben incluir a las mujeres mayores y llegar a los espacios que frecuentan, como centros de día, asociaciones u hogares de personas mayores. Además, conviene simplificar los trámites administrativos y reducir las barreras relacionadas con el lenguaje o el uso de medios digitales.

Muchas mujeres mayores encuentran dificultades para acceder al sistema judicial o a los recursos de atención cuando los procedimientos son complejos. Por último, es necesario que los profesionales reciban formación para intervenir correctamente en estos casos. No todas las víctimas son iguales y, por lo tanto, deben ser apoyadas teniendo en cuenta esas diferencias.

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Jorge Gracia Ibáñez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Por qué la violencia de género golpea de forma distinta a las mujeres mayores – https://theconversation.com/por-que-la-violencia-de-genero-golpea-de-forma-distinta-a-las-mujeres-mayores-290285

Canadá y Europa: la nueva alianza que nace de la rivalidad con Estados Unidos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Armando Alvares Garcia Júnior, Profesor de Derecho Internacional y de Relaciones Internacionales, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

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El 16 de septiembre, Ursula von der Leyen, presidenta de la Comisión Europea, pronunció en Estrasburgo su discurso anual sobre el estado de la Unión con un invitado insólito en primera fila: el primer ministro canadiense, Mark Carney.

Ante los eurodiputados, ella propuso “abrir la puerta” a que Canadá se convierta en el primer “miembro asociado” de la UE, un estatus que hoy no existe en los tratados europeos, y anunció el paso del acuerdo comercial bilateral a una “alianza para el futuro”.

La propuesta arrancó una ovación en pie. Horas después, Donald Trump calificó la idea de “risible” y amenazó con cortar el comercio con la UE, cuyo acercamiento calificó de posible “acto hostil”. Al día siguiente, Carney defendió la asociación ante el Parlamento Europeo.

¿Cómo hemos llegado a este punto inédito entre aliados históricos? La respuesta es geopolítica: se está redibujando el mapa del Atlántico Norte.

El “ojo por ojo” entre EE.UU. y Canadá

La relación con Estados Unidos, que absorbe cerca del 72 % de las exportaciones canadienses de mercancías, se ha deteriorado aceleradamente. Tras el fracaso de las negociaciones comerciales a finales de agosto, Washington impuso aranceles del 50 % a buena parte de los productos canadienses y amenazó con duplicar, hasta el 50 %, los aranceles que gravan automóviles, camiones y piezas desde el 1 de enero de 2027.

Ottawa respondió con aranceles equivalentes –del 15 %, 25 % o 50 %, según el producto– sobre bienes procedentes de Estados Unidos por valor de 27 600 millones de dólares canadienses, unos 20 000 millones de dólares estadounidenses.

A la tensión económica se suma una retórica inusual entre socios tan estrechos: Trump ha reiterado que Canadá debería convertirse en el Estado número 51 de Estados Unidos. Para un país que ha construido su identidad en torno a la diferencia frente a su poderoso vecino, la respuesta ha sido diversificar.

Sobre la política exterior de Trump, el experto en ciencia política Robert S. Snyder afirma que la etiqueta de “transaccional” es engañosa: prima el poder sobre las alianzas. De hecho, otro autor, Simon Bulmer, en un trabajo publicado en febrero de este año por el Journal of European Integration, afirmó que la incertidumbre hegemónica obliga a recomponer vínculos.

El giro canadiense no parte de cero. El Acuerdo Integral sobre Economía y Comercio (CETA, por sus siglas en inglés) entre Canadá y la Unión Europea se aplica de forma provisional desde 2017 y ha eliminado el 99 % de los aranceles: el comercio bilateral en bienes y servicios superó el año pasado los 130 000 millones de euros, un crecimiento superior al 80 % desde 2016, según la Comisión Europea.

Además,la UE es ya el segundo socio comercial de Canadá. El marco político es denso: ambos son socios estratégicos, con un pacto de asociación ratificado por 24 de los 27 Estados miembros, aunque con un acuerdo comercial cuya ratificación completa sigue pendiente en diez capitales.

Asociados en seguridad y defensa

La gran novedad es militar. En junio de 2025, Canadá y la UE firmaron una asociación en materia de seguridad y defensa. El 14 de febrero de 2026, en la Conferencia de Seguridad de Múnich, Ottawa cerró su adhesión al instrumento SAFE de rearme europeo, un programa de 150 000 millones de euros. El Consejo de la UE concluyó formalmente el acuerdo durante este verano: Canadá es el único país no europeo con acceso preferente, hasta el 80 % del valor de los contratos. La cooperación se extiende al Ártico, los minerales críticos, la energía y la ciberseguridad.

Este acercamiento es un síntoma de un mundo multipolar donde la geoeconomía sustituye a la diplomacia comercial tradicional, como explica la experta en ciencia política Beata Piskorska en su investigación sobre el “despertar” geopolítico de la UE. Para Europa, Canadá ofrece energía, minerales críticos y un socio fiable en defensa de Ucrania; para Ottawa, Bruselas es un seguro frente a la imprevisibilidad de Washington, en línea con la tesis de que la UE actúa como potencia geopolítica. Es la lógica de la autonomía estratégica compartida, y el análisis de la política comercial europea confirma que los acuerdos se han convertido en herramientas de seguridad.

Los obstáculos de una adhesión a la UE

Quedan obstáculos serios. El artículo 49 del Tratado de la Unión reserva la adhesión plena a los “Estados europeos”, de modo que el “miembro asociado” tendría que inventarse jurídica y políticamente, con aprobación unánime de los 27.

Por otro lado, la propuesta sorprendió a varios gobiernos y diplomáticos europeos. Carney, que acudió a Estrasburgo e instó a los diez Estados que aún no han ratificado el CETA a hacerlo, insiste en que Canadá no busca ser miembro, sino parte de una “alianza única” que proteja su soberanía.

Los detalles –incluida una posible movilidad para que los canadienses vivan y trabajen en la UE– se concretarán en la cumbre UE-Canadá de Montreal, los días 29 y 30 de octubre. El giro europeo de Carney constituye una previsión estratégica, con lecciones incluso para el Reino Unido. En un mundo abiertamente hostil, asistimos al rediseño de la geometría de Occidente.

El acercamiento entre Canadá y la Unión Europea señala algo muy profundo: cuando una alianza histórica deja de ofrecer previsibilidad, sus miembros buscan nuevos equilibrios. Ottawa y Bruselas tratan de convertir su afinidad política y económica en capacidad de decisión.

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Armando Alvares Garcia Júnior no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Canadá y Europa: la nueva alianza que nace de la rivalidad con Estados Unidos – https://theconversation.com/canada-y-europa-la-nueva-alianza-que-nace-de-la-rivalidad-con-estados-unidos-292328

El miedo al lado oscuro de la IA en la comunidad matemática

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Anabel Forte Deltell, Doctora en Matemáticas y profesora en la Universidad de Valencia, Departamento de Estadística e Investigación Operativa, Universitat de València

“El miedo es el camino hacia el Lado Oscuro. El miedo lleva a la ira, la ira lleva al odio, el odio lleva al sufrimiento”.

Esta frase del maestro Yoda se repite una y otra vez en mi mente estos últimos días. Aunque yo le daría un giro y diría que la oscuridad también nos lleva al miedo. Porque cuando hay oscuridad no vemos nada y esa incertidumbre nos asusta.

Pero más allá de la broma, varios acontecimientos recientes han abierto la puerta a una reflexión profunda sobre el miedo que la inteligencia artificial comienza a despertar dentro y fuera de la comunidad matemática.

Por un lado, el reciente anuncio por parte de OpenAI sobre la resolución de uno de los siete problemas del milenio (todavía pendiente de validación por parte de la comunidad experta). Por otro lado, las declaraciones realizadas por Jacob Coxon, ex trabajador de OpenAI y Anthropic, sobre como la IA podría acabar con la humanidad antes de 2030.

A primera vista, puede parecer que se trata de dos cuestiones completamente diferentes. Sin embargo, ambas comparten una inquietud sobre como la
capacidad de estos sistemas esta avanzando mucho más deprisa que la nuestra para comprenderlos y supervisarlos. Esto nos deja en una oscuridad que, efectivamente, da miedo.

La oscuridad en matemáticas

Si nos centramos puramente en la cuestión matemática, es indudable que la IA puede ser una herramienta excelente en la resolución de problemas complejos. Sin embargo, como bien indican en la declaración A Severe Misalignment of AI in Mathematics un destacado grupo de matemáticos y matemáticas (algunos de ellos galardonados con la medalla Fields, uno de los mayores reconocimientos en esta disciplina), el problema está en el desajuste entre los objetivos de las empresas tecnológicas tras estos algoritmos y los de la comunidad matemática.

Para una empresa, resolver un gran problema funciona como demostración de capacidad tecnológica, instrumento publicitario y ventaja frente a sus competidores. Para nuestra disciplina, en cambio, lo importante no es solo la respuesta sino que la forma de llegar a esos resultados tenga sentido. En matemáticas necesitamos comprender por qué funciona, relacionar los resultados con los conocimientos ya existentes (dando crédito a quienes los desarrollaron) y, tras comprender todo esto profundamente, trasmitir el conocimiento a otras personas.

La probabilidad como ejemplo

Para explicarlo, me gusta usar un ejemplo del campo de la probabilidad. Si preguntamos cuál es la probabilidad de sacar un 1 en un dado equilibrado de seis caras, la gente lo tiene claro: 1 de 6, un sexto, un 16.6 % aproximadamente.

Hoy puede parecer evidente hasta para una clase de primaria, pero para que este conocimiento haya llegado a ser parte de nuestro ADN se ha tenido que dar un proceso histórico muy largo. En el Siglo XVII, Blaise Pascal y Pierre de Fermat intercambiaron varias cartas para resolver algunos problemas sobre juegos de azar. Sus cartas sirvieron para sentar las bases de la teoría de la probabilidad y con ello, a muchas discusiones, libros, etc. Años más tarde, Pierre Simone Laplace usó todos esos conocimientos para determinar la llamada fórmula clásica de la probabilidad que relaciona los casos favorables (el 1, solo un caso) con los casos posibles (las 6 posibles caras del dado).

Pero solo después de varios siglos más de discusiones, de enseñar esto primero en las universidades y después en las aulas escolares, el conocimiento acabó formando parte de nuestra vida cotidiana, lo que supone uno de los propósitos esenciales de las matemáticas.

Sin embargo, no debemos perder de vista una cuestión clave incluso dentro de este ejemplo: lo que lo hace un problema matemático es el razonamiento, la comprensión de lo que está pasando.

Para que el resultado de 1/6 sea correcto, es necesario haber partido de la premisa de que el dado es equilibrado, todas sus caras tienen la misma probabilidad de salir.

Sin embargo, puede que si entrenamos a una IA para que nos de una respuesta a esta pregunta también nos diga 1/6. Pero posiblemente lo haga porque sus datos de entrenamiento así lo dicen, no porque haya razonado correctamente que el dado está equilibrado, o porque conozca la base de la teoría de la probabilidad… o puede que sí.

Lo inquietante es no poder saberlo. La IA puede generar un resultado correcto pero no siempre nos proporciona las ideas claves que permiten comprenderlo, simplificarlo y establecer su relación con otros problemas abiertos.

Perder las fuentes de conocimiento

Y aquí de nuevo aparece el desajuste. Porque si en la carrera por la tecnología perdemos las fuentes de conocimiento de las que beben los resultados y no conseguimos entender el razonamiento que ha dirigido el resultado, nos estaremos alejando del fin último de las matemáticas. Además de que supone un riesgo para el reconocimiento de la creatividad y el talento (que siempre llevan a más creatividad y talento).

En el caso concreto del problema supuestamente resuelto por OpenAI, es especialmente sangrante que nadie mencionase que las ideas claves para llegar a la solución venían del trabajo, con lápiz y papel, de dos matemáticos españoles, Diego Córdoba y Luis Martínez-Zoroa,, teniendo que corregir las referencias días más tarde.

Pero no solo se trata de no identificar qué datos que alimentan el conocimiento de estas IAs: también hablamos de su opacidad interna con redes neuronales profundas que contienen ingentes cantidades de parámetros. Realizan operaciones matemáticas simples, sí, pero tantas que somos incapaces de reconstruir el razonamiento que hay detrás.

Viejos conocidos para la estadística

Las distintas caras de la opacidad no son algo nuevo. En el mundo de la estadística, el problema recurrente de los sesgos en los datos de entrenamiento, que no podemos anticipar por la opacidad sobre su procedencia, es bien conocido y convierte los resultados poco menos que en armas contra la población más vulnerable. Así lo explica la matemática estadounidense Cathy O’Neil en “Armas de destrucción matemática”.

Se ha vuelto muy común utilizar redes neuronales profundas como herramienta para entender o predecir una enfermedad, el clima, determinar si se va a dar un préstamo o no a una determinada persona, etc.

En todos estos casos, la respuesta de la red suele ser cerrada: tiene la enfermedad o no; la temperatura media estimada para el próximo año; le doy el préstamo o no. Pero esa respuesta no contiene una explicación “humana” que pueda ayudarnos a mejorar nuestra comprensión de la enfermedad a dar recomendaciones claras para frenar el aumento de la temperatura o a saber que aspectos tengo que mejorar para que me concedan ese préstamo.

Tanto nos preocupa este tema en el campo, que ya se han empezado a trabajar en métodos de IA explicable (XAI) que nos permitan poner algo de luz, pero son todavía métodos preliminares que no consiguen desentrañar el proceso seguido por la red neuronal sino que usan los resultados de esta para intentar dar una explicación comprensible de su comportamiento. Y la cosa no parece mejorar porque el problema avanza mucho más rápido y con muchos más recursos que las soluciones.

Los agentes rebeldes

Y en ese rápido y opaco avance una de las cosas que más miedo parece dar son los famosos agentes de IA que “hablan entre ellos, mienten y manipulan para no ser apagados”. Agentes que pueden “escaparse” del sistema y causar el caos que nos lleve a la extinción.

La IA ha sido optimizada para resolver una tarea. Y, si en ese proceso aprende que mintiendo puede sortear una restricción que le impedía resolverla, no va a valorar, a no ser que la programemos para ello, si eso es “bueno” o “malo”. Lo hará y punto.

Cuanta más autonomía, capacidad de planificación, acceso a herramientas o comunicación entre sistemas existan más graves podrían ser las consecuencias de una instrucción (humana) ambigua o directamente mal intencionada. Cuanto menos reglas le demos a la máquina, cuanto más “libertad” y más herramientas tengan, más fácil será que se conviertan en armas al servicio de quién sabe quién (o de todos sabemos quien).

Así que, no sé si a las matemáticas, pero es normal que a los seres humanos, con todo este ruido mediático, la IA nos de miedo. Pero el miedo no tiene porque llevarnos directamente al lado Oscuro como decía Yoda: también podemos usarlo como una señal de alarma que nos invite a detenernos, hacer preguntas y tratar de encender la luz.

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Anabel Forte Deltell no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. El miedo al lado oscuro de la IA en la comunidad matemática – https://theconversation.com/el-miedo-al-lado-oscuro-de-la-ia-en-la-comunidad-matematica-292151

Si su jefe presume de dormir poco, puede que la factura de su cansancio acabe pagándola usted

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alfredo Rodríguez Muñoz, Catedrático de Psicología Social y de las Organizaciones, Universidad Complutense de Madrid

Mdisk/Shutterstock

Son las nueve de la mañana. El jefe entra en la reunión y anuncia que ha dormido cuatro horas. Terminó una presentación de madrugada y antes de desayunar ya estaba contestando correos. Lo cuenta con orgullo. Alguien comenta que no sabe cómo aguanta, pero nadie pregunta cómo van a aguantar los demás.

Durante años, la cultura empresarial ha admirado esa figura: la del directivo que parece no necesitar descanso. Su cansancio funciona como una credencial. El mensaje implícito es claro: tiene demasiadas responsabilidades como para permitirse parar.
Así, dormir poco deja de ser una circunstancia y se convierte en una virtud profesional. Confundimos disponibilidad con compromiso y horas despiertos con capacidad para dirigir. Pero tener responsabilidades sobre otras personas hace especialmente importante en qué condiciones llegamos para ejercerlas.

Incluso en el entorno político internacional, en julio de este año saltó a las primeras planas de todos los medios del mundo la noticia de que la primera ministra japonesa Sanae Takaichi afirma dormir diariamente “entre 0 y 3 horas”.

El sueño puede ser una experiencia privada, pero sus consecuencias pueden alcanzar a todo un equipo. Aparecen en el tono de una respuesta, en la disposición para escuchar o en la forma de corregir un error. El descanso forma parte de la infraestructura biológica del liderazgo: ayuda a sostener las capacidades que permiten ejercerlo. Liderar bien puede empezar en la almohada, mucho antes de entrar en una reunión.

Aléjese de su jefe si ha pasado una mala noche

Solemos concebir el liderazgo como una cualidad estable. Hay jefes cercanos, otros autoritarios, otros inspiradores. Sin embargo, una misma persona puede escuchar con paciencia un martes y reaccionar con hostilidad el miércoles. Su experiencia no ha cambiado. Lo que puede haber cambiado es cómo ha dormido.

La investigación científica ayuda a comprender esta variabilidad, e indica que la privación de sueño reduce las emociones positivas y puede aumentar los niveles de ansiedad. El cansancio no es neutro: altera el filtro emocional desde el que interpretamos lo que sucede a nuestro alrededor y condiciona nuestras respuestas.

Esto importa porque buena parte de dirigir consiste en gestionar situaciones incómodas. Escuchar una discrepancia, contener una reacción o elegir las palabras adecuadas exige algo más que conocer las técnicas de liderazgo. Entre sentir irritación y descargarla sobre alguien existe un margen de control que el descanso puede ayudar a sostener.

Una mala noche del jefe puede convertirse en un mal día para su equipo. El investigador estadounidense Christopher Barnes y sus colaboradores encontraron que, tras dormir peor, los superiores tendían a mostrar más conductas hostiles hacia sus trabajadores. Ese trato se relacionaba con una menor implicación del equipo.

Cuando el cansancio apaga el carisma

El agotamiento también socava una cualidad más intangible pero crucial para la gestión de equipos: la capacidad de inspiración. Se puede dominar la materia técnica y contar con argumentos sólidos para defender un proyecto, pero transmitir entusiasmo requiere una energía emocional que no se improvisa.

El cansancio también puede restar carisma. La investigación muestra que quienes han dormido menos resultan menos carismáticos y tienen más dificultades para generar las emociones que intentan transmitir. Pero el efecto también aparece al otro lado: quienes han descansado poco tienden a percibir al líder como menos carismático. La capacidad de inspirar depende, por tanto, del descanso de quien habla pero también de quien escucha.

Estos hallazgos revelan que la capacidad de inspirar no depende únicamente de la brillantez del líder, sino del estado de descanso de ambas partes. Una organización que somete a su plantilla a jornadas agotadoras está destruyendo, por vía doble, la conexión emocional que después exige a sus cuadros directivos.

Cuando desconectar parece falta de compromiso

El problema no concluye al término de la jornada laboral. Quien presume de dormir poco lanza una señal sobre qué sacrificios se valoran en su empresa.

Cuando un superior transmite explícitamente que el sueño es prescindible frente al trabajo, sus subordinados tienden a informar de una peor calidad del descanso. No es necesario exigir por escrito contestar correos de madrugada: elogiar públicamente a quien lo hace puede transformar una conducta excepcional en una expectativa implícita. Si la disponibilidad nocturna se evalúa como una muestra de lealtad, desconectar empieza a percibirse como un riesgo para la carrera profesional.

En este punto, el descanso deja de ser una elección meramente individual para convertirse en un factor condicionado por la cultura corporativa. Un taller sobre higiene del sueño o una charla de bienestar pierden credibilidad si los plazos fijados por la dirección obligan a prolongar sistemáticamente la jornada. Los trabajadores reciben ambos mensajes, pero el que condiciona su futuro profesional probablemente termine pesando más.

El líder REM: descansar y dejar descansar

Frente a este modelo agotado cabe reivindicar la figura del “líder REM”: alguien que entiende que el descanso sostiene la capacidad de trabajar bien y protege tanto el suyo como el de su equipo. Lo demuestra al repartir tareas, negociar plazos y dejar claro que un mensaje fuera de horario puede esperar.

Alguien que permite que la jornada tenga un final y que desconectar no se interprete como falta de compromiso.

Esa coherencia importa más que cualquier declaración de intenciones. Programar un correo para las ocho de la mañana sirve de poco si cumplir el encargo obliga a trabajar hasta las tres de la madrugada. Proteger el sueño exige revisar cuánto trabajo se pide y qué tiempo se concede para hacerlo.

Mejorar el descanso de todos

A estas medidas pueden sumarse iniciativas que ayuden a mejorar el descanso. Ya existen programas de sueño en el ámbito laboral con resultados prometedores. En un estudio de nuestro equipo, observamos que, tras participar en uno de estos programas, los trabajadores dormían más tiempo y presentaban menos síntomas de insomnio y ansiedad. Proteger el descanso también implica ofrecer herramientas para mejorarlo.

Dormir bien no garantiza por sí solo ser un buen directivo. Sin embargo, glorificar la falta de sueño ignora que las capacidades cognitivas y emocionales más complejas que exigimos a la dirección requieren de un cerebro descansado para sostenerse.

Antes de admirar a un líder porque presume de dormir cuatro horas, convendría analizar de qué manera trabaja durante las veinte restantes y qué coste psicológico están pagando las personas que dependen de él. Porque el cansancio puede ser suyo, pero el coste se reparte entre todos.

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Alfredo Rodríguez Muñoz no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Si su jefe presume de dormir poco, puede que la factura de su cansancio acabe pagándola usted – https://theconversation.com/si-su-jefe-presume-de-dormir-poco-puede-que-la-factura-de-su-cansancio-acabe-pagandola-usted-291521

¿Podría la computación cuántica ayudar a predecir el éxito de una ‘startup’?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laura Sáez Ortuño, Profesora Dept. Empresa, Universitat de Barcelona, Universitat de Barcelona

Summit Art Creations/Shutterstock

Cada año, miles de startups reciben millones de euros en financiación. Sin embargo, la mayoría nunca llegará a convertirse en una gran empresa. Algunas fracasan en pocos meses, otras sobreviven durante años antes de desaparecer. Solo unas pocas alcanzan valoraciones extraordinarias y entran en el exclusivo club de los unicornios: las empresas emergentes valoradas en más de mil millones de dólares.

Para los inversores, identificar cuáles serán esas excepciones es uno de los mayores desafíos del mundo empresarial. ¿Y si una nueva generación de algoritmos pudiera ayudar a hacerlo?

Nuestra investigación explora cómo la inteligencia artificial cuántica puede mejorar la predicción del éxito empresarial cuando la información disponible es incompleta o incierta. Lo más sorprendente es que el método funciona incluso en los ordenadores cuánticos actuales, que todavía cometen numerosos errores.

El problema de predecir el éxito

Analizar una startup es muy diferente a analizar una gran empresa cotizada.

Las compañías consolidadas generan años de datos financieros, históricos de ventas y métricas de rendimiento. Las startups suelen operar en mercados nuevos, cuentan con poca información disponible y dependen en gran medida de factores difíciles de medir como la calidad del equipo fundador, la capacidad de innovación o el potencial de crecimiento.

Por eso, las decisiones de inversión suelen incorporar las evaluaciones de expertos. Estas valoraciones aportan conocimiento especializado, pero también contienen incertidumbre. Dos especialistas pueden coincidir en que un proyecto es prometedor y, al mismo tiempo, discrepar sobre sus posibilidades reales de éxito.

Enseñar a una máquina a trabajar con información incierta sigue siendo un reto.

Cuando el ruido se convierte en información

La computación cuántica suele describirse como una tecnología capaz de realizar determinados cálculos de forma mucho más eficiente que los ordenadores convencionales.

A diferencia de los ordenadores clásicos, que utilizan bits con valores 0 o 1, los ordenadores cuánticos trabajan con cúbits, capaces de representar múltiples estados simultáneamente. Esta característica permite construir modelos matemáticos más ricos para analizar relaciones complejas entre datos.

Sin embargo, existe un inconveniente importante: los ordenadores cuánticos actuales son extremadamente ruidosos, es decir, sufren fácilmente de interferencias por cambios en la temperatura, el campo magnético o vibraciones que alteran los datos. Entonces, los errores aparecen constantemente durante los cálculos y limitan muchas de sus aplicaciones.

Lejos de considerar ese ruido como un obstáculo, nuestro trabajo plantea una idea diferente: aprovecharlo.

Desarrollamos un modelo que permite al ordenador tener en cuenta las dudas y diferencias presentes en las evaluaciones de los expertos. En lugar de obligar al sistema a tomar decisiones rígidas a partir de información imperfecta, permite introducir distintos grados de confianza en los datos disponibles.

Probando la idea con ‘startups’ reales

Para comprobar si el enfoque funcionaba, utilizamos datos reales de Capital Cell, una plataforma de inversión especializada en startups innovadoras y proyectos de ciencias de la vida.

El estudio analizó evaluaciones realizadas por expertos sobre distintos proyectos empresariales antes de que estos buscaran financiación. Las puntuaciones incluían aspectos como el grado de innovación, la calidad del modelo de negocio o la fortaleza del equipo emprendedor. A partir de esa información, el sistema intentó identificar qué empresas presentaban mayores probabilidades de obtener buenos resultados en el futuro.

Los resultados mostraron que el sistema cometía menos errores cuando tenía en cuenta esa incertidumbre. ¿Qué ocurre si enseñamos a un ordenador cuántico a trabajar con ella en lugar de intentar eliminarla?

La sorpresa llegó con el ‘hardware’ cuántico

La parte más llamativa del estudio apareció cuando probamos el sistema en un ordenador cuántico real.

Las pruebas se realizaron en Quantum Blue, un procesador cuántico superconductivo integrado en la infraestructura MareNostrum Ona del Barcelona Supercomputing Center.

Como ocurre con todos los ordenadores cuánticos actuales, la máquina cometió numerosos errores durante los cálculos. Aun así, la calidad de las predicciones apenas cambió. En otras palabras, el algoritmo resultó mucho más resistente a los errores de lo que normalmente cabría esperar en la computación cuántica actual.

Este resultado sugiere que algunas aplicaciones empresariales podrían beneficiarse de la computación cuántica antes de que existan máquinas perfectas y libres de errores.

¿Desaparecerán los inversores?

La respuesta corta es no. Los resultados no indican que un ordenador cuántico vaya a sustituir el criterio humano. De hecho, las variables más relevantes siguen siendo sorprendentemente intuitivas: la opinión de los expertos, la calidad del proyecto o determinados indicadores de negocio.

Lo que cambia es la capacidad para combinar toda esa información y detectar patrones que pueden pasar desapercibidos cuando los datos son ambiguos o contradictorios.

La tecnología no reemplaza la experiencia humana. La amplifica.

Una revolución más cercana de lo que parece

Cuando se habla de computación cuántica suelen mencionarse aplicaciones futuristas, como el descubrimiento de nuevos medicamentos o la simulación de materiales imposibles.

Sin embargo, sus primeras transformaciones podrían llegar por una vía mucho más discreta: la mejora de la toma de decisiones.

Elegir inversiones, evaluar riesgos o identificar oportunidades empresariales son problemas donde la incertidumbre es inevitable. Precisamente ahí es donde nuestros resultados apuntan a que la inteligencia artificial cuántica puede aportar valor.

Quizá la primera gran revolución de la computación cuántica no consista en resolver problemas imposibles, sino en ayudarnos a responder una pregunta mucho más cotidiana: cuál es la próxima gran idea que merece una oportunidad.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

– ref. ¿Podría la computación cuántica ayudar a predecir el éxito de una ‘startup’? – https://theconversation.com/podria-la-computacion-cuantica-ayudar-a-predecir-el-exito-de-una-startup-289543

Beber para encajar: por qué el consumo de alcohol juvenil no solo depende de una decisión personal

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mª Isabel Amor Almedina, Profesora Titular Universitaria. Departamento de Educación, Universidad de Córdoba

shutterstock Daisy Daisy/Shutterstock

Cada fin de semana, miles de estudiantes universitarios consumen alcohol como parte de su vida social. En una etapa de cambios profundos (a menudo, abandonar el hogar familiar, ampliar su círculo social, adquirir mayor autonomía y afrontar nuevas exigencias académicas y personales), el alcohol suele estar presente en buena parte de las actividades de ocio hasta convertirse, en ocasiones, en un elemento casi habitual de la vida universitaria.

¿Es una decisión personal? ¿Beben alcohol los universitarios porque quieren o es algo más complejo? Nuestro estudio analizó los factores asociados al consumo de alcohol y otras sustancias psicoactivas en una muestra de 924 estudiantes. Los resultados indican que estas conductas no dependen únicamente de la voluntad de cada persona, sino de la interacción entre factores personales, familiares y sociales.

Qué variables influyen

Variables como el sexo, el nivel socioeconómico o el contexto familiar aparecen relacionadas con diferentes patrones de consumo.

Por ejemplo, los hombres presentan una mayor frecuencia y niveles más elevados de ingesta, así como una mayor participación en actividades de ocio vinculadas a estas sustancias. Además, los estudiantes de familias con menores ingresos presentan mayores niveles de consumo de alcohol. En cambio, los estudiantes de niveles socioeconómicos más altos consumen menos, aunque participan con mayor frecuencia en actividades y contextos de ocio y socialización en los que el alcohol y otras sustancias están más presentes.

También encontramos diferencias relacionadas con la formación de los progenitores. Un mayor nivel educativo de las madres se asocia con una menor tendencia de los jóvenes a entender el alcohol como una forma de relacionarse socialmente. En cambio, la mayor formación de los padres no tiene este efecto, sino casi el inverso.

El peso del grupo

El entorno social también puede favorecer el consumo. Cuando los jóvenes perciben que el alcohol ayuda a divertirse, desinhibirse, sentirse aceptados, reducir el estrés o relacionarse mejor con los demás, la bebida puede adquirir una función que va más allá de sus efectos físicos y se percibe como una manera de relacionarse e integrarse.

A veces, no se bebe para emborracharse, sino para encajar y formar parte del grupo. Cuando el alcohol forma parte habitual de las reuniones y celebraciones, rechazarlo puede hacer que algunos jóvenes se sientan diferentes o fuera del grupo. De este modo, beber puede convertirse en una forma de participar en la vida social y sentirse parte del grupo, aunque se conozcan los riesgos asociados al consumo.

Más allá de las consecuencias negativas

Por esta razón las campañas centradas exclusivamente en informar sobre los riesgos del alcohol suelen tener un impacto limitado. La mayoría de los estudiantes conoce las consecuencias negativas para la salud, pero esa información no siempre basta para modificar la conducta cuando el entorno social transmite el mensaje contrario.

Además, la influencia familiar sigue siendo importante. Comprender esta diversidad ayuda a evitar explicaciones simplistas y favorece el diseño de estrategias preventivas más adaptadas a la realidad del alumnado.

La universidad también puede prevenir

Las estrategias preventivas más eficaces deberían promover competencias personales y sociales como la gestión emocional, el pensamiento crítico, la toma de decisiones o la capacidad para afrontar la presión del grupo.

Impulsar programas estables de promoción de la salud y ofrecer alternativas de ocio saludable puede contribuir a crear entornos universitarios más protectores y favorecer estilos de vida más saludables.

Comprender para actuar

Reconocer esta complejidad no significa restar responsabilidad individual, sino entender que las soluciones también deben ser colectivas. Si queremos reducir las conductas de riesgo en la universidad, no basta con pedir a los jóvenes que tomen mejores decisiones. También debemos construir entornos que favorezcan esas decisiones y situar la promoción de la salud como una prioridad dentro de la educación superior.

Porque cambiar esta realidad no depende solo de que los jóvenes decidan consumir menos, sino de que todos asumamos que el bienestar también se aprende, se promueve y se construye.

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Mª Isabel Amor Almedina no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

– ref. Beber para encajar: por qué el consumo de alcohol juvenil no solo depende de una decisión personal – https://theconversation.com/beber-para-encajar-por-que-el-consumo-de-alcohol-juvenil-no-solo-depende-de-una-decision-personal-285655

Volver a Jane Austen: cómo la serie ‘La otra hermana Bennet’ cambia nuestra lectura de ‘Orgullo y prejuicio’

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Rosa García-Periago, Profesora de Literatura Inglesa, Universidad de Murcia

Imagen de Ella Bruccoleri como Mary Bennet en _La otra hermana Bennet_. Movistar

“Es una verdad universalmente reconocida que un hombre soltero en posesión de una gran fortuna necesita una esposa”. Pocas frases de la literatura son tan famosas como el comienzo de Orgullo y prejuicio. Pero La otra hermana Bennet, la nueva serie de la BBC (que en España emite Movistar), ha decidido sustituirla por otra muy distinta: “Es un hecho triste de la vida que, si una joven tiene la desgracia de venir al mundo sin perspectivas de futuro, más le vale hacer todo lo posible por ser hermosa”.

No es un simple cambio de estilo. Con esa frase, la serie deja claro que no quiere limitarse a volver a contar una historia conocida. Quiere invitarnos a leer desde otra perspectiva.

Portada de _La otra hermana Bennet_ de Janice Hadlow.

Libros de seda

En realidad, la serie adapta el libro homónimo de Janice Hadlow, una novela que imagina la vida de Mary Bennet, una de las hermanas a la sombra de Lizzy (protagonista de la obra de Austen). Ese detalle resulta revelador. Antes de llegar a la televisión, alguien sintió la necesidad de volver a Orgullo y prejuicio para contar otra historia.

Pero, por supuesto, Hadlow no es la única.

Un clásico que se sigue reinterpretando

Orgullo y prejuicio es una novela que ha dado lugar a multitud de reescrituras de ficción. Numerosos escritores y escritoras han vuelto al universo creado por Jane Austen para imaginar precuelas, secuelas, trasladar sus historias a otros contextos como al Pakistán contemporáneo o explorar personajes que aparecían en los márgenes del relato original.

Todos estos textos parten de una misma idea: un clásico nunca es un texto cerrado. Cada generación puede volver a él y formular nuevas preguntas.

Llama la atención que muchas de las reescrituras más recientes de Orgullo y prejuicio tienden a dar voz a personajes que apenas ocupaban unas páginas en la novela original. Entre ellos destacan, sobre todo, personajes femeninos como Anne de Bourgh (la hija de Lady Catherine de Bourgh, idealmente destinada a casarse con el protagonista, Mr. Darcy), Charlotte Lucas (la amiga pragmática de Lizzy Bennet que decide que un matrimonio conveniente es mejor que nada) y, por supuesto, Mary Bennet. En todos estos casos, la idea es similar: mirar una historia que creíamos conocer desde otro lugar.

¿Y si Mary Bennet siempre hubiera sido algo más?

La otra hermana Bennet resulta especialmente interesante porque elige como protagonista a Mary Bennet, probablemente uno de los personajes menos comprendidos de Orgullo y prejuicio.

Durante generaciones, a Mary, que buscaba leer y cultivar el intelecto, se la ha recordado como la hermana pedante, poco agraciada y que desafina. Se mostraba como un personaje cómico que contrastaba con la ingeniosa Lizzy o la bella Jane. Incluso las adaptaciones cinematográficas promovían esta imagen de Mary.

Cinco mujeres vestidas de la época de la regencia inglesa.
Las cinco hermanas Bennet en la serie La otra hermana Bennet con Mary en el centro.
Movistar +

Quizá por eso tantos escritores han querido darle una segunda vida. Ha viajado por Inglaterra y se ha visto envuelta en peligros y escándalos políticos, ha sido espía del gobierno británico e incluso la han imaginado enamorada del enigmático Víctor Frankenstein y entablando una amistad muy extraña con la criatura.

Janice Hadlow lleva esa idea un paso más allá. Su novela plantea una pregunta sencilla pero muy interesante: ¿y si Mary no fuera realmente un personaje cómico, como se nos ha hecho creer, sino alguien a quien nunca habíamos mirado desde la perspectiva adecuada?

Esta reescritura no cambia los acontecimientos fundamentales de Orgullo y prejuicio. Lo que cambia es nuestra posición como lectores. Multitud de escenas adquieren un nuevo significado cuando observamos la historia desde la experiencia de Mary.

Ese cambio de perspectiva también transforma nuestra lectura de los demás personajes. Elizabeth “Lizzy” Bennet es mucho más que una heroína ingeniosa que ha conquistado a generaciones de lectores. Es también una persona capaz de ignorar o malinterpretar a quien tiene más cerca. La serie no destruye nuestra imagen de Elizabeth, sino que la hace más compleja.

Los clásicos no cambian, nuestra lectura sí

Normalmente pensamos que los clásicos son inmutables y que son los nuevos trabajos los que los alteran. Sin embargo, no es tan sencillo. La relación funciona en ambas direcciones.

Cada nueva historia que se basa en una anterior, también altera, inevitablemente, nuestra lectura de esa obra. Pero ¿por qué ciertas historias vuelven una y otra a ser reescritas? La investigadora Erin Sullivan señala que los clásicos que son permanentemente reescritos actúan como un “barómetro” de los cambios culturales: regresar a ellos permite observar no sólo qué sigue igual sino, sobre todo, qué ha cambiado en la sociedad que los vuelve a leer.

Uno de esos cambios tiene que ver con la relación que tenemos con el canon. Los clásicos no sólo deben verse como obras que haya que conservar intactas, sino también como textos con los que podemos dialogar, e incluso discrepar. Es interesante volver a esas historias conocidas desde puntos de vista que antes quedaban fuera. Así, las experiencias de quienes han sido relegados por razones de clase, raza, género o sexualidad adquieren una nueva visibilidad que no tenían en los relatos originales. Las reescrituras permiten preguntarnos quién tenía voz en una historia y quién no.

Pero para que una reescritura funcione hace falta algo más que un clásico conocido. También hace falta que la obra ofrezca posibilidades que se puedan volver a explorar: personajes secundarios con historias apenas divulgadas, situaciones con otras interpretaciones posibles o silencios que nos permitan imaginar qué sucedía fuera del texto original.

Es lo que ocurre en Ancho mar de los Sargazos, en el que Jean Rhys vuelve a la novela Jane Eyre para contar la historia de Bertha Mason; en Penélope y las doce criadas, donde Margaret Atwood cuenta la Odisea desde la perspectiva de Penélope; y en James, en el que Percival Everett reescribe Las aventuras de Huckleberry Finn desde la perspectiva de Jim, el esclavo fugitivo de la novela original. No son simplemente versiones nuevas de historias antiguas: son también una manera de preguntarnos qué otros relatos estaban incluidos en ellas y nunca vimos.

Portadas de los libros James, El ancho mar de los Sargazos y Penélope y las doce criadas.
Algunos ejemplos de reescrituras modernas de clásicos del canon.
De Conatus/Penguin Books

Después de leer o ver La otra hermana Bennet es prácticamente imposible volver a Orgullo y prejuicio sin prestar más atención a Mary. Obviamente, la novela de Austen no ha cambiado, pero nuestra lectura sí.

Quizá por eso resulta tan significativo que la serie empiece cambiando una de las frases más conocidas de la literatura. No pretende reemplazar las palabras de Austen ni sugerir que su comienzo era incompleto. Lo que hace es recordarnos que incluso una frase que creíamos definitiva puede abrir la puerta a nuevas lecturas.
“Es una verdad universalmente reconocida que un hombre soltero en posesión de una gran fortuna necesita una esposa” seguirá siendo el comienzo de Orgullo y prejuicio. Pero, después de acompañar a Mary Bennet en su propia historia, resulta inevitable preguntarse qué estaba ocurriendo mientras seguíamos a Lizzy.


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The Conversation

Este artículo es fruto del Proyecto 22623/PI/24 “Film And Fiction: Adaptation And Rewriting (Cine y Ficción: Adaptación y Reescritura),” concedido por la Fundación Séneca.

– ref. Volver a Jane Austen: cómo la serie ‘La otra hermana Bennet’ cambia nuestra lectura de ‘Orgullo y prejuicio’ – https://theconversation.com/volver-a-jane-austen-como-la-serie-la-otra-hermana-bennet-cambia-nuestra-lectura-de-orgullo-y-prejuicio-290475