Au Moyen-Âge, l’invention d’un Jésus « petit garnement »

Source: The Conversation – in French – By Mary Dzon, Associate Professor of English, University of Tennessee

Le bœuf et l’âne apparaissent dans l’imaginaire chrétien comme témoins instinctifs de la divinité de l’enfant Jésus. © Bodleian Libraries, University of Oxford, CC BY-NC

Entre jeux, désobéissances et miracles, les textes apocryphes montrent un Christ enfant espiègle, mais déjà conscient de sa divinité.


Les scènes de la Nativité présentées à l’époque de Noël montrent généralement un bœuf et un âne aux côtés de l’enfant Jésus. Selon l’Évangile de Luc, Marie plaça son enfant dans une crèche – une mangeoire destinée à nourrir les animaux – « parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie ».

Loin d’être de simples figurants, le bœuf et l’âne renvoient au Livre d’Isaïe 1 :3, un verset que les premiers chrétiens ont interprété comme une prophétie de la naissance du Christ. Dans certaines œuvres anciennes, ces bêtes de somme s’agenouillent pour manifester leur révérence, reconnaissant dans ce nouveau-né emmailloté, venu au monde dans l’humilité, une figure seigneuriale.

Les Évangiles canoniques, ces récits de la vie de Jésus inclus dans le Nouveau Testament, ne mentionnent à aucun moment la présence de ces animaux accueillant le nouveau-né. Pourtant, le motif apparaît déjà dans des œuvres d’art du IVᵉ siècle. Il a ensuite été largement diffusé par l’Évangile du Pseudo-Matthieu, un texte apocryphe – c’est-à-dire non retenu dans le canon des Écritures. Rédigé par un moine anonyme, probablement au VIIe siècle, le Pseudo-Matthieu rassemble de nombreux récits consacrés à l’enfance de Jésus.

Car après le récit de la naissance de Jésus, la Bible demeure presque totalement silencieuse sur son enfance. En revanche, des légendes sur ses jeunes années ont largement circulé au Moyen Âge – un phénomène au cœur de mon livre publié en 2017. Si la présence du bœuf et de l’âne est aujourd’hui familière à de nombreux chrétiens, rares sont ceux qui connaissent les autres récits saisissants transmis par les textes apocryphes.

Faiseur de miracles

Tableau Le Christ retrouvé par ses parents ou Le Christ retrouvé au Temple
Le Christ retrouvé par ses parents ou Le Christ retrouvé au Temple, 1342.
Google Cultural Institute/Walker Art Gallery via Wikimedia

La Bible ne rapporte qu’un seul épisode célèbre de la jeunesse de Jésus : celui où, à l’âge de 12 ans, il reste au Temple juif de Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Après l’avoir cherché avec une vive angoisse, ils le retrouvent en pleine discussion avec des maîtres de la Loi, posant des questions et les stupéfiant par ses réponses. Au XIVe siècle, le peintre Simone Martini le représente dans « Le Christ retrouvé au Temple » debout face à ses parents, les bras croisés – un adolescent entêté, manifestement peu enclin à s’excuser de les avoir laissés dans l’inquiétude pendant plusieurs jours.

L’Évangile apocryphe du Pseudo-Matthieu – en particulier dans les versions qui intègrent des éléments d’un texte apocryphe encore plus ancien, l’Évangile de l’enfance selon Thomas – se concentre précisément sur l’enfance de Jésus. À l’image de l’épisode du Temple, ces récits décrivent un enfant parfois difficile, doté d’une sagesse hors du commun qui émerveille autant qu’elle déroute, voire choque, ses maîtres. Plus radicalement encore, les textes apocryphes le montrent exerçant un pouvoir divin dès son plus jeune âge.

Un manuscrit italien du XIVᵉ siècle montrant Jésus repoussant des dragons pour protéger ses parents
Un manuscrit italien du XIVᵉ siècle montrant Jésus repoussant des dragons pour protéger ses parents.
Bodleian Libraries, University of Oxford, CC BY-NC

À l’image du Jésus adulte du Nouveau Testament, cet enfant Christ des récits apocryphes accomplit souvent des prodiges pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Selon l’Évangile de Matthieu, Marie et Joseph emmènent l’enfant Jésus en Égypte après qu’un ange les a avertis en songe qu’Hérode, roi de Judée, cherchait à le faire mourir. Dans la version de cet épisode développée par le Pseudo-Matthieu, Jésus, âgé de moins de 2 ans, se dresse courageusement sur ses pieds face à des dragons surgissant d’une grotte où sa famille s’est arrêtée pour se reposer.

Ces dragons terrifiants se prosternent devant lui avant de s’éloigner, tandis que Jésus affirme avec assurance à ceux qui l’entourent qu’il est « l’homme parfait » et qu’il peut « dompter toute espèce de bête sauvage ». Plus tard, il ordonne à un palmier de se courber afin que Marie, épuisée, puisse en cueillir les fruits, et il abrège miraculeusement leur traversée du désert.

Par moments, le Jésus de ces légendes apparaît largement responsable des malheurs qui l’entourent. Les carreaux médiévaux de Tring datés du XIVe siècle, aujourd’hui conservés au British Museum, montrent l’un de ses amis emprisonné par son père dans une tour. Le Christ l’en extirpe par un minuscule trou, à la manière d’un chevalier courtois sauvant une demoiselle en détresse. Le père avait tenté de protéger son fils de l’influence de Jésus – une précaution compréhensible, tant de nombreuses légendes décrivent Jésus provoquant la mort de ses camarades de jeu ou d’autres garçons qui l’avaient, d’une façon ou d’une autre, contrarié.

Dans un récit qu’un chercheur a résumé par l’expression « la mort pour avoir bousculé Jésus », un garçon le heurte en courant. Celui-ci le maudit, et l’enfant s’effondre aussitôt, mort – avant que Jésus ne le ramène à la vie, après une brève remontrance de Joseph.

Une scène des carreaux de Tring
Une scène des carreaux de Tring montrant Jésus délivrant son ami d’une tour.
© The Trustees of the British Museum, CC BY-NC-SA

Dans un autre récit, transmis par une traduction anglo-normande consignée dans un manuscrit enluminé, Jésus enlève son manteau, le pose sur un rayon de soleil et s’assoit dessus. En voyant cela, les autres enfants « pensèrent qu’ils pourraient faire de même… Mais ils se montrèrent trop empressés et tombèrent tous en même temps. L’un après l’autre, ils sautèrent sur le rayon de soleil, mais l’expérience tourna mal, car chacun se brisa la nuque ». À la demande de ses parents, Jésus guérit ensuite les garçons.

Joseph reconnaît alors devant ses voisins que Jésus « est vraiment trop turbulent » et décide de l’envoyer ailleurs. Âgé de sept ans, Jésus est placé en apprentissage chez un teinturier, qui lui donne des consignes très précises pour teindre trois pièces de tissu dans trois cuves différentes. Sitôt son maître parti, Jésus désobéit et jette tous les tissus dans une seule cuve – obtenant pourtant le résultat attendu. Lorsque le teinturier revient, il croit d’abord avoir été « ruiné par ce petit garnement », avant de comprendre qu’un prodige vient de se produire.

Jésus assis sur un rayon de soleil
Jésus assis sur un rayon de soleil, tandis que d’autres garçons tentent de l’imiter, dans une miniature du manuscrit Selden Supra 38, réalisée au début du XIVᵉ siècle.
Bodleian Libraries, University of Oxford, CC BY-NC-SA

Lien avec les animaux

Ces légendes apocryphes montrent aussi l’enfant Jésus exerçant son pouvoir sur le monde animal. Lorsqu’il pénètre dans une caverne redoutée où vivent des lions, les lionceaux « courent autour de ses pieds, le caressant et jouant avec lui », tandis que « les lions adultes se tiennent à distance, l’adorent et agitent la queue devant lui ». Jésus explique alors aux témoins que les bêtes leur sont supérieures, car les animaux, eux, « reconnaissent et glorifient leur Seigneur ».

Ces récits dressent ainsi le portrait d’un Jésus parfois hautain, conscient de sa nature divine et peu disposé à accepter qu’on le traite comme un simple petit garçon. Mais ils le montrent aussi comme un véritable enfant, aimant jouer. Le jeune Jésus y apparaît enfantin dans sa manière d’agir souvent sur un coup de tête, sans prêter beaucoup d’attention aux remontrances de ses aînés.

Une enluminure représentant une troupe de lions observant un jeune garçon auréolé qui caresse un lionceau
Un manuscrit du XIVᵉ siècle, le « Klosterneuburger Evangelienwerk », montre le jeune Jésus jouant avec des lions.
Schaffhausen City Library via Wikimedia

Son lien avec les animaux contribue également à son image d’enfant. De manière frappante, dans les textes apocryphes, les bêtes – à commencer par le bœuf et l’âne – semblent souvent percevoir que Jésus n’est pas un enfant ordinaire avant même que les personnages humains ne s’en rendent compte.

L’insinuation subtile des légendes selon laquelle de nombreux Juifs entourant Jésus ne seraient pas aussi perspicaces que les animaux reflète l’antisémitisme répandu dans l’Europe médiévale. Dans un sermon du Vᵉ siècle, Quodvultdeus, évêque de Carthage, s’interroge sur le fait que la reconnaissance de Jésus dès la crèche par les animaux n’ait pas été un signe suffisant pour les Juifs.

Livre d’images de la Bible de Holkham
Le Livre d’images de la Bible de Holkham montre Jésus accomplissant des tâches domestiques (Londres, British Library, Additional MS 47682, fol. 18).
Courtesy British Library

Dans la Bible, Jésus accomplit son premier miracle à l’âge adulte, lors d’un festin de noces à Cana. Les récits apocryphes, en revanche, explorent l’idée que l’Homme-Dieu manifeste son pouvoir dès l’enfance. Selon ces légendes, le caractère enfantin du Christ distrayait souvent ceux qui l’entouraient, les empêchant de reconnaître qu’il était le Messie. Cela permet aux textes apocryphes de ne pas contredire la Bible, qui présente Jésus comme « simplement le fils du charpentier », loin de l’image d’un enfant prodige.

Chaque Noël, les chrétiens occidentaux modernes célèbrent principalement la naissance de Jésus, avant de laisser rapidement de côté la figure de l’Enfant-Christ. Les chrétiens du Moyen-Âge, en revanche, étaient fascinés par les récits de la jeunesse du Fils de Dieu. Malgré ses exploits de dompteur de dragons, de guérisseur ou de magicien, le jeune Jésus des textes apocryphes passe largement inaperçu, dissimulant sa divinité derrière son apparence de « petit garnement ».

The Conversation

Mary Dzon ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Au Moyen-Âge, l’invention d’un Jésus « petit garnement » – https://theconversation.com/au-moyen-age-linvention-dun-jesus-petit-garnement-272184

Les prises de pouvoir se multiplient en Afrique : la réponse mitigée de l’UA aggrave la situation

Source: The Conversation – in French – By Richard Fosu, Lecturer in International Relations, Monash University

Il ne se passe pratiquement pas un mois sans qu’on apprenne un nouveau changement de gouvernement anticonstitutionnel sur le continent africain.

Ces changements peuvent prendre l’une des trois formes suivantes.

La première est un coup d’État militaire ou un changement violent d’un gouvernement (démocratiquement) élu. La deuxième est le refus d’un gouvernement en place de céder le pouvoir après avoir perdu une élection. Et enfin, la manipulation des Constitutions pour gagner ou prolonger le mandat d’un gouvernement en place.

Nous étudions la paix et les conflits en Afrique, ainsi que le droit de l’Union africaine. Nous avons présenté ces trois catégories dans un article publié en 2023. Nous y avons analysé les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique entre 2001 et 2022.

Nous avons recensé 20 coups d’État, six cas de manipulation constitutionnelle et quatre tentatives de maintien au pouvoir par des dirigeants sortants après avoir perdu les élections.

Ces tendances persistent depuis la publication de notre étude. Le plus récent est le coup d’État militaire en Guinée-Bissau fin novembre 2025.

Face à la persistance des changements anticonstitutionnels de gouvernement, en particulier ce qui a été décrit comme une résurgence des coups d’État en Afrique, nous avons analysé la position de l’Union africaine sur ces trois formes de changement de régime.

La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance de 2007 interdit les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Elle prévoit des sanctions pour rétablir l’ordre constitutionnel lorsqu’ils se produisent.

Nous avons constaté que pour la majorité des coups d’État (17 sur 20 dans notre base de données), l’UA a appliqué strictement les sanctions prévues par la charte afin de rétablir l’ordre constitutionnel. En revanche, le bilan est mitigé lorsque les dirigeants sortants s’accrochent au pouvoir à la suite d’une défaite électorale ou tripatouillent les Constitutions pour prolonger leur mandat.




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Ces conclusions nous ont amenés à examiner comment l’UA peut renforcer les mécanismes démocratiques continentaux afin d’empêcher que la « ceinture des coups d’État africains » ne s’étende davantage.

Nous concluons de nos résultats que l’UA doit prendre deux mesures.

Premièrement, éviter les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Pour ce faire, il convient :

  • de favoriser une véritable culture démocratique dans les États africains

  • d’établir des règles claires sur des questions telles que les changements constitutionnels, qui sont souvent instrumentalisés par les dirigeants en place pour rester au pouvoir

  • d’appliquer ces règles sans crainte ni favoritisme.

Deuxièmement, l’UA, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et d’autres organismes régionaux doivent appliquer des sanctions fermes non seulement aux auteurs de coups d’État militaires mais aussi aux dirigeants civils qui manipulent la loi pour rester au pouvoir.

Une histoire marquée par des coups d’État

L’euphorie des indépendances dans toute l’Afrique, après l’indépendance vis-à-vis de la domination coloniale européenne à la fin des années 1950 et dans les années 1960, a été de courte durée.

De nombreux pays africains ont sombré dans des décennies d’instabilité politique, de crises socio-économiques et de guerres civiles. L’un des principaux facteurs à l’origine de cette période a été l’absence de systèmes solides de participation démocratique et de transferts pacifiques du pouvoir.

Sans véritables espaces de participation politique, les coups d’État et contre-coups d’État militaires, les mouvements rebelles et autres moyens violents d’accéder au pouvoir sont devenus la norme.

Entre 1956 et 2001, il y a eu 80 coups d’État réussis, 108 tentatives de coup d’État échouées et 139 complots de coup d’État en Afrique subsaharienne.




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En 2000, les dirigeants africains ont décidé, lors d’un sommet au Togo, d’adopter la Déclaration de Lomé. Celle-ci condamnait les coups d’État et autres changements anticonstitutionnels de gouvernement. Il s’agissait du premier instrument continental à établir un cadre pour une réponse collective africaine aux changements anticonstitutionnels de gouvernement.

Elle a été suivie par la Charte africaine de la démocratie de 2007 et le Protocole de Malabo sur une cour pénale africaine en 2014.

Ces trois instruments prévoient diverses sanctions à l’encontre des États africains et des individus complices de violations des principes démocratiques.

Malgré cela, plusieurs États africains ont encore enregistré des transitions de pouvoir anticonstitutionnelles. Et la réponse de l’UA a été mitigée.

La réponse mitigée de l’UA

Voici quelques exemples que nous avons identifiés.

En 2010, l’UA a soutenu une initiative internationale visant à destituer Laurent Gbagbo après son refus de céder le pouvoir malgré sa défaite à la présidentielle en Côte d’Ivoire.

Le refus de Yahya Jammeh de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections de 2016 en Gambie a également suscité une réaction sévère de la part de l’UA. Celle-ci a déclaré qu’elle « ne reconnaîtrait pas » Jammeh. La Cedeao a envisagé de « le destituer par la force militaire » s’il refusait de céder le pouvoir pacifiquement.

Cela dit, il y a eu des manquements notoires, ce qui est regrettable.

Par exemple, la victoire électorale contestée d’Ali Bongo au Gabon en 2016 n’a pas donné lieu à des mesures concrètes de la part de l’UA. Aucune mesure n’a non plus été prise concernant le report des élections en République démocratique du Congo sous Joseph Kabila en 2018.




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L’échec le plus flagrant dans la mise en place des principes démocratiques en Afrique a été l’absence de sanctions de la part de l’UA lorsque les dirigeants en place ont manipulé les Constitutions pour prolonger la durée de leur mandat.

Du Burundi à la Côte d’Ivoire, en passant par le Togo et le Zimbabwe, nous n’avons trouvé aucune preuve dans notre base de données que l’UA ait réagi directement à des cas de manipulations constitutionnelles.

Pourtant, dans l’histoire récente, les manipulations constitutionnelles ont été les principaux facteurs déclencheurs d’interventions militaires. Les récents coups d’État au Gabon, en Guinée, au Tchad et au Soudan ont tous été précédés par des manipulations constitutionnelles visant à prolonger ou à abolir la limitation du nombre de mandats.

Nous avons constaté que lorsque l’espace démocratique se réduit et que les citoyens ont le sentiment de ne plus pouvoir exprimer leur désaccord, le risque de soulèvements populaires augmente. L’armée profite souvent de ces moments pour intervenir.

Ce qu’il faut faire

Les traités continentaux sur la démocratie et la bonne gouvernance exigent le strict respect des principes démocratiques et des principes de transfert pacifique du pouvoir.

Pour qu’ils soient efficaces, les mesures suivantes doivent être prises.

Tout d’abord, les principes démocratiques doivent être clairement définis. Par exemple, le fait de modifier la constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels au profit d’un président sortant viole-t-il ces principes ? Qu’en est-il de l’élimination des candidats de l’opposition par des manœuvres telles que des poursuites judiciaires motivées par des raisons politiques ?

Deuxièmement, des règles claires doivent être établies sur des questions telles que la limitation du nombre de mandats.

Troisièmement, l’UA, la Cedeao et d’autres organismes régionaux doivent cesser de ménager les pseudo-démocrates dont le comportement invite aux coups d’État. Ils doivent cesser de superviser et d’approuver les élections truquées qui maintiennent ces dirigeants au pouvoir.

Enfin, l’UA peut démontrer son engagement en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance en refusant de récompenser les autocrates. Cela pourrait se traduire par le refus de nommer des autocrates à des organismes importants, tels que le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (chargé de surveiller la démocratie et la bonne gouvernance sur le continent), ou de leur attribuer des présidences tournantes.

Le Dr Christopher Nyinevi, qui travaille à la Cour de justice de la Cedeao à Abuja, au Nigeria, est coauteur de cet article.

The Conversation

Richard Fosu does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Les prises de pouvoir se multiplient en Afrique : la réponse mitigée de l’UA aggrave la situation – https://theconversation.com/les-prises-de-pouvoir-se-multiplient-en-afrique-la-reponse-mitigee-de-lua-aggrave-la-situation-271683

Más allá de una mesa llena: ¿es la Navidad en soledad una experiencia traumática o una elección personal?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Olatz Suárez Carballo, Investigadora, Universidad San Jorge

Panya_photo/Shutterstock

Las fiestas navideñas se acercan y con ellas llega un torbellino de luces, expectativas y emociones que no todas las personas viven del mismo modo. Mientras que para muchas personas suponen un momento de entrañables encuentros y celebraciones junto a sus seres más queridos, para otras puede resultar un periodo de tristeza y soledad no deseada.

En España, cerca de cinco millones de personas viven solas, lo que representa un 27 % del total de hogares del país. Aunque vivir sin compañía no significa necesariamente sentirse solo o sola.

Así, la soledad no deseada puede definirse como una experiencia desagradable que ocurre cuando alguien siente que sus relaciones sociales son insuficientes o inexistentes, o no tienen la suficiente calidad y calidez humana.

Por contra, la solitud es una experiencia voluntaria y agradable que las personas buscan activamente para disfrutar de su propio tiempo y espacio personal.

En 2024, el 20 % de la población española reportó sufrir de soledad no deseada, la cual se relaciona con una peor salud física y mental. De hecho, datos recientes concluyen que la percepción subjetiva de estar solos se asocia con una mayor mortalidad. Nos enfrentamos a un problema global que impacta negativamente a nuestro bienestar y que acarrea costes sociales y económicos.

Los principales factores asociados a la soledad no deseada son, además de vivir sin compañía, sufrir eventos vitales estresantes como divorcio, duelo, viudedad, etc. Además, son también condicionantes relevantes la edad –afecta especialmente a los más jóvenes y los mayores–, la renta y la presencia de discapacidad y/o problemas de salud, sobre todo si merman la autonomía y la salud mental.

Algunas iniciativas para estos días

Frente a este problema, las administraciones están poniendo en marcha diferentes opciones para mitigar la soledad no deseada que viven muchas personas y ofrecer soluciones durante las fechas señaladas.

Entre ellas, destaca la impulsada por la ONG “Grandes Amigos” que pretende llegar a miles de personas y promueve encuentros y acompañamiento para quienes más lo necesiten.

A un nivel regional y municipal también surgen propuestas como, por ejemplo, del Banco de Voluntarios en Valladolid, con un programa específico de acompañamiento de mayores en Navidad, o el programa “Navidades con corazón” en Telde, Gran Canaria, donde apuntan que “cada gesto cuenta. Una visita, una llamada o una carta pueden transformar la Navidad de alguien”.

Otras iniciativas son la convivencia de mayores en Almuñécar (Granada) o el taller navideño “Mayores en Navidad”, en la ciudad de Badajoz.

Sin embargo, estas iniciativas aisladas no siempre alcanzan a todas las personas que lo necesitan y, para la gran mayoría, simplemente son desconocidas. Por ello, si siente soledad no deseada es importante que explore las opciones que ofrecen los barrios, ayuntamientos, comunidades autónomas y entidades sociales que, como ve, pueden marcar una diferencia y ser una ayuda real y efectiva.

También podemos todos y todas acompañar a quienes conocemos o sospechamos que están en esta situación, ayudándoles a encontrar alternativas como estas, o las que podamos ofrecer.

Una elección personal

Por otro lado, aceptar la propia circunstancia y liberarse de la presión social que se idealiza en estas fechas puede abrir las puertas a vivir la Navidad de una forma “no normativa”.

Y es aquí dónde surge la cuestión central: ¿es tan duro pasar estas fechas en soledad o se intensifica la sensación por la atmosfera de expectativas idealizadas que rodean la Navidad?

Para abordar esta cuestión, resulta necesario reivindicar la libertad individual para decidir cómo vivir estas fechas. Las fiestas navideñas suelen concentrar numerosos compromisos sociales que pueden resultar abrumadores y superar las necesidades o deseos individuales.

Mientras que algunas personas encuentran la satisfacción en reuniones numerosas, otras prefieren espacios más reducidos, encuentros selectivos o incluso la tranquilidad de pasar estos días en solitud.

Diversos estudios señalan que el bienestar no depende de la cantidad de interacciones sociales, sino del equilibrio entre las necesidades individuales y las demandas del entorno social.

Desde esta perspectiva, la soledad elegida y placentera, o solitud, puede funcionar como una experiencia reparadora que ofrece introspección, descanso emocional y autonomía. Sin embargo, la libertad de elección solo es posible si existen alternativas reales: programas comunitarios, actividades culturales, iniciativas de voluntariado o espacios de acompañamiento para quienes buscan conexión social. De lo contrario, la soledad corre el riesgo de ser impuesta y, por tanto, fuente de sufrimiento, y una lacra social evitable.

Reconocer la diversidad de necesidades sociales permite replantear la Navidad más allá de la narrativa tradicional. Ofrecer espacios y recursos que brinden compañía y calidez humana a quien la desea y la necesita debe ser un objetivo institucional prioritario.

Por otro lado, respetar la decisión de quien no la necesita ayudaría sin duda a que cada persona viva estas fechas de la forma que le resulte natural y satisfactoria.

The Conversation

Juan Francisco Roy Delgado recibe fondos de investigación de la Universidad San Jorge, el Gobierno de Aragón, el Gobierno de España, y la Unión Europea.

Olatz Suárez Carballo y Pablo González-Sanz no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Más allá de una mesa llena: ¿es la Navidad en soledad una experiencia traumática o una elección personal? – https://theconversation.com/mas-alla-de-una-mesa-llena-es-la-navidad-en-soledad-una-experiencia-traumatica-o-una-eleccion-personal-270550

La receta de una obra maestra: el ‘panettone’ según la ciencia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Cervera March, Agente de Innovación en FoodUPV, Universitat Politècnica de València

flanovais/Shutterstock

¿Qué es un panettone? ¿Un dulce navideño italiano? ¿Un brioche de tamaño XL? ¿Una bomba de calorías? ¿Una masa formada por redes de gluten, almidones gelificados, azúcares, aromas y alveolos? La respuesta es que todos ellos, ya que depende del punto de vista con el que se mire. Lo que parece indiscutible es que estamos ante una obra maestra de la cocina.

Desde Italia al mundo

En Argentina es conocido desde el siglo XIX como pan dulce, del italiano pandolce. La imagen muestra un anuncio de diciembre de 1930.
Wikimedia commons, CC BY

El panettone es un dulce italiano muy famoso en todo el mundo, especialmente por Navidad. Tiene una típica forma de cúpula y una altura de entre 12 y 15 centímetros, aproximadamente. Desde hace ya unos cuantos años, se ha vuelto muy popular también en España, compartiendo mesa con otros dulces navideños tan típicos como el turrón, los polvorones o el roscón de Reyes. Todos estos productos son deliciosos y están asociados a momentos en familia o con amigos, felices o incluso mágicos.

Aunque “mágico” es un término muy bonito, especialmente para las niñas y los niños, es bueno recordar que todos estos productos tienen una base científica sólida. Y es que todo lo que comemos es ciencia, y gracias a ella podemos disfrutar de estas maravillas navideñas.

Gastronómicamente, un panettone puede definirse como un tipo de pan brioche, grande y esponjoso, elaborado con masa madre y harina de fuerza, que requiere de varias fermentaciones, reposos… ¡y hasta una vuelta abajo! algo nada habitual.

Un maestro panadero podría hacer una descripción más bonita, pero resulta que soy tecnólogo de alimentos, así que me corresponde describirlo desde un punto de vista científico.

Más gluten, más volumen

El primer paso en un panettone es preparar la masa prefermentada. Para ello, utilizamos harina de fuerza, que aporta más proteína capaz de formar el gluten, una red viscoeslástica similar a una malla, actuando como un “andamio” capaz de atrapar gas y aportar volumen al producto. De ahí que los productos sin gluten tengan muchas dificultades para imitarlos.

Añadimos también masa madre y/o levadura de panadería, es decir, los microorganismos vivos que van a fermentar la masa, generando CO₂, aromas y sabores y suavizando la textura de la misma.

La masa madre, por simplificar, es una masa donde se han mantenido los microorganismos vivos, madurando y generando aromas y sabores más complejos. Por hacer una especie de comparación, una masa madre es como una IA en sus últimas actualizaciones, con respuestas más rápidas y elaboradas, mientras que una masa con levadura fresca recién hecha es como IA más inicial, funcional pero no compleja.

También se incorpora agua, azúcar, mantequilla y yemas de huevo, ingredientes que hidratan y aportan alimento para los microorganismos (azúcares), así como enzimas y grasas.

Ingredientes del panettone: Harina, masa madre, mantequilla, yemas de huevo, azúcar, fruta confitada y pasas.
Wikimedia commons, CC BY

La masa del panettone es especial porque debe ser flexible y resistente al mismo tiempo. Tiene que estirarse para crecer, pero sin romperse. Por eso requiere fermentaciones largas y cuidadosas que permitan que la estructura interna se desarrolle de forma adecuada y estable.

El amasado, gases y aromas

Muy importante es realizar un correcto amasado, con movimientos envolventes, para que se integren bien todos los ingredientes y se vaya formando la red de gluten. Poco a poco la mezcla se va convirtiendo en una masa y el almidón de la harina se va hidratando y extendiendo sus cadenas de amilosa y amilopectina (moléculas del almidón), lo que hace que la mezcla vaya espesando.

Este trabajo de amasado, de duración variable, termina con una primera masa que reposará a temperatura ambiente durante dos horas aproximadamente, dejando que las levaduras presentes vayan fermentando los azúcares (porque es lo más sencillo, luego irán a por otros componentes), generando gases (responsables de las burbujas) y compuestos aromáticos como aldehídos o ácidos orgánicos.

La malla del panettone

Después de esta primera masa prefermentada o primer impasto, se incorpora una segunda ronda de los mismos ingredientes, a los que se añaden sal, vainilla, corteza de naranja o las pepitas de chocolate (también pueden ser pasas u otras frutas). Esta nueva mezcla se vuelve a amasar y dejar reposar el mismo tiempo, permitiendo que la estructura integre los nuevos ingredientes y que las levaduras sigan fermentando la masa y generando gases, sabores y aromas.

Cuando la masa haya doblado su volumen, se divide y se bolea, es decir, se toman porciones y se les da forma redonda y tensa (como una bola). Se hacen bolos según el número de panettones que queramos. Es importante que este paso se realice rápidamente para no desgasificar demasiado ni desestructurar la red, ya formada por una fase continua que combina la red de gluten con los gránulos de almidón gelificado, junto a una fase dispersa compuesta de gas encerrada en alveolos.

Hechos los pastones (bolos), se colocan dentro de los típicos moldes del panettone, dejándoles reposar y que así vuelvan a doblar su volumen. Una vez levados (cuando la mezcla ha crecido), se puede pintar la parte superior con yema o azúcar glas, lo que protegerá la cubierta durante el horneado, evitando un excesivo secado o incluso quemado.

El horneado y la vuelta

El horneado, de en torno a los 40 minutos y 180⁰ C, siempre precalentado, hará que la masa se transforme física y químicamente, alcanzando su volumen final, produciéndose reacciones de caramelización, desnaturalización proteica y de Maillard (a la que se debe el color y aroma a tostado tan característicos). Las redes de gluten se consolidan y el almidón se endurece, fijando la miga, su esponjosidad y el tamaño de los alveolos.

Para comprobar que el horneado ya ha terminado, hacemos la tradicional prueba del palillo o cuchillo: si pinchamos y sale limpio, está listo; si sale sucio, queda un poco.

Una vez fuera del horno, viene un paso muy característico: un volteado boca abajo. Esto se hace para evitar que baje el panettone. La masa aún está muy caliente y puede hundirse. Cuando se enfríe, la estructura interna estará plenamente consolidada y no se hundirá. Esto es habitual, por ejemplo, al hacer un bizcocho, pero teniendo en cuenta que un panettone es muy alto, que se hunda su masa dejaría un producto mucho más compacto y duro, no tan esponjoso y suave.

Aquí también hay un fundamento científico, pues lo que se produce es la retrogradación de la amilosa del almidón durante el enfriamiento, reordenándose y fijando así la estructura de la miga. Con esto tendríamos terminado nuestro panettone, más allá de decoraciones exteriores que ya dependen de gustos y marketing.

Y el último paso, comerlo. Realmente es mágico que podamos disfrutar de un dulce tan maravilloso. Felices fiestas.

The Conversation

Javier Cervera March no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La receta de una obra maestra: el ‘panettone’ según la ciencia – https://theconversation.com/la-receta-de-una-obra-maestra-el-panettone-segun-la-ciencia-271972

Las viñetas han dejado de denunciar la guerra y el genocidio en Palestina

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elena Pérez Elena, Coordinadora del Seminario Permanente de Estudios de Cómic, Universidad de Alcalá

Viñeta de Mohammad Sabaaneh para el periódico de la autoridad palestina _Al-Hayat al-Jadida_ recogidas en el libro _Cartoonists for Palestine_. Mohammad Sabaaneh/Cartoonists for Palestine, CC BY-NC

El pasado 23 de septiembre, la profesora Olga Cruz Moya se preguntaba qué pasaría si dejásemos de recibir imágenes de Gaza. A mediados de diciembre de 2025, la cuestión parece resuelta: Ola Al Azanoun y Motaz Azaira, reporteros de la Franja y premiados por Reporteros sin Fronteras, sentencian en el periódico El País: “El mundo pasa a otra cosa”.

La atención mediática está dejando de mirar a Palestina y al genocidio de su pueblo: su actualidad ya no se encuentra en portada. Así lo denuncian los periodistas palestinos, únicos reporteros que han tenido la posibilidad de cubrir desde dentro la masacre por ser su propio país, vetado a la prensa y a los medios internacionales. Son ellos quienes siguen hablando a través de sus redes sociales –espejo de sus vidas cotidianas–, pero también mediante la literatura, la fotografía o la viñeta y la ilustración (en cuentas como las de Flyers for Falastin), que es el ámbito en el que se va a centrar este artículo.

El ‘fin’ de la guerra y el plan de ‘paz’

La actualidad y la vida siguen, así como el desarrollo del conflicto.

Hamás y el Gobierno israelí de Benjamin Netanyahu pactaron el pasado 9 de octubre un “alto el fuego” inmediato. No es el primero, pero sí el último hasta la fecha. En este caso, sigue el “plan de paz” de veinte puntos propuesto por el gobierno estadounidense de Donald Trump. Negociado y mediado también por otros actores internacionales, establece un primer estadio que incluía la liberación de los rehenes israelíes y de los presos palestinos, así como el repliegue, en Gaza, de las tropas israelíes a unas líneas marcadas por el gobierno de Netanyahu.

Asimismo, el pasado 17 de noviembre se aprobó la resolución 2803 del Consejo de Seguridad de la ONU que avalaba y legitimaba este plan y contemplaba la posibilidad futura de un Estado palestino, ya que la solución de los dos estados pasa en una primera instancia por este reconocimiento. A 22 de septiembre de 2025, 148 de los 193 países que forman la ONU reconocen a Palestina como Estado, entre los que se incluye España.

Con todo, Israel incumple el “alto el fuego” y la paz de forma constante. Sin embargo, el seguimiento del estado actual de la situación en Palestina no está siendo tan mediático.

Dónde están las imágenes de Palestina

¿Qué ocurre con las imágenes actuales de Palestina? Hace unos meses poblaban los medios y se convertían en vehículo de denuncia. Ahora no trascienden a las grandes audiencias, no inundan los feeds de las redes sociales ni tampoco abren los telediarios.

Lo mismo ha ocurrido con la viñeta de prensa, expresión artística de denuncia y crítica social por antonomasia que también había funcionado como catalizador para la movilización ciudadana y había poblado los medios y las redes sociales desde el inicio de la guerra.

Así lo evidenciaron iniciativas como la del colectivo Cartoonists for Palestine, archivo online de dibujantes de prensa que han denunciado la violencia y el genocidio, la iniciativa Dibujos por Palestina, en beneficio de la UNRWA (la agencia de Naciones Unidas para los Refugiados de Palestina), o la exposición Cómic palestino. Voces propias, grito colectivo en Madrid. En este último caso, diez de los relatos expuestos han sido digitalizados.

Keep talking about Palestine” (“Sigan hablando de Palestina”) demandan muchos de los artistas desde el inicio de la invasión. En este artículo queremos rescatar aquellas viñetas combativas que, desde ambos lados del Atlántico, miraban, señalaban y denunciaban la masacre de un pueblo. Dos ejemplos –España y Estados Unidos– de dos países con tradición de viñeta de prensa que han cubierto la guerra desde puntos muy diversos y que han pausado la publicación de contenido relacionado desde el “alto el fuego”.

Qué denuncian las viñetas

En general, cuatro han sido los ejes que han vertebrado las viñetas de ambos países: el genocidio de Palestina; la responsabilidad directa de Netanyahu y el proyecto sionista de su gobierno; la complicidad del gobierno estadounidense personificado en Trump, y el fin de la guerra con el tratado de paz.

Todos los trabajos tienen como denominador común la ironía y, sobre todo, una sátira mordaz. Con tal fin, y para que sean lo más contundentes posible, abunda el uso de metáforas y metonimias visuales: véase la representación de Israel y Palestina a través de sus banderas y colores o la personificación de Israel en la estrella de David o en la figura de Netanyahu.

Voces españolas

En España, revistas satíricas como El Jueves o Mongolia han dedicado numerosas portadas a denunciar el genocidio desde el inicio de la guerra en 2023, poniendo el énfasis en la culpabilidad directa de Netanyahu y en la destrucción total de Palestina. Asimismo, han señalado la mediación de Estados Unidos en el conflicto como un posible pretexto del presidente estadounidense de hacerse con el Nobel de la Paz.

Con todo, los periódicos de tirada nacional también han contado, generalmente en su sección de opinión, con trabajos de dibujantes e ilustradores en favor de la causa palestina.

Así se ve en El País, con artistas como Riki Blanco, Flavita Banana, El Roto y Peridis. Estos autores, además, han querido reflejar la repercusión del conflicto en la política y sociedad española, dibujando la Freedom Flotilla Coalition o la interrupción de la última etapa de la Vuelta ciclista a España por manifestantes en favor de Palestina. También ha habido un número importante de viñetas referidas a la declaración del “alto el fuego”.

Voces estadounidenses

En Estados Unidos, este tipo de imágenes no han aparecido en las portadas de revistas satíricas o dedicadas a la viñeta. Algunos medios generalistas, como el New Yorker o el Washington Post, sí las han utilizado para ilustrar sus reportajes sobre la destrucción de Palestina y la posibilidad de la creación de un Estado. Sin embargo, la mayor parte de las obras han sido colaboraciones puntuales o iniciativa de los propios artistas en sus redes sociales. Así sucede en los casos de Nick Anderson, Jen Sorensen, Matt Bors y Mark Fiore.

Las temáticas, en estos casos, han versado sobre el sionismo/antisemitismo (comprensible dadas las históricas relaciones de Estados Unidos con Israel y la numerosa población judía en el país). También han hablado de la implicación de la política estadounidense en el conflicto, desafiando hasta cierto punto la aparente figura intocable del presidente de Estados Unidos.

Sin embargo, de la misma manera que las noticias sobre la situación de Palestina han disminuido, la producción gráfica relacionada con este tema también se ha detenido.

La viñeta denuncia y moviliza

El genocidio sigue en marcha y la creación del Estado palestino permanece en la utopía: un territorio destruido controlado por Israel y con planes para convertirse en “la Riviera de Oriente Medio” a manos de Estados Unidos.

Palestina es hoy un lugar masacrado. La paz verdadera, la de la reconstrucción, el duelo, la de los palestinos, solo llegará si esta tierra puede levantarse después de los trágicos eventos de los últimos años y la comunidad internacional la sostiene.

La viñeta es un arma y un altavoz que señala, critica y moviliza. Por ese motivo, esperamos la reactivación de la producción gráfica acerca de lo que está sucediendo para concienciar a la población sobre todo el camino que queda por recorrer. “Keep drawing Palestine”. Sigan dibujando Palestina.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Las viñetas han dejado de denunciar la guerra y el genocidio en Palestina – https://theconversation.com/las-vinetas-han-dejado-de-denunciar-la-guerra-y-el-genocidio-en-palestina-267706

Bacterias golosas, sal y bambú: prometedoras soluciones al problema de los plásticos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Manuel Torralba, Catedrático de la Universidad Carlos III de Madrid, IMDEA MATERIALES

Los plásticos suponen un daño para los ecosistemas de todo el planeta. Sin embargo, la ciencia va encontrando interesantes alternativas. Naja Bertolt Jensen / Unsplash., CC BY

Nos rodean en ordenadores, botellas, embalajes, muebles, coches, aviones e, incluso, en la mayoría de la ropa que usamos. Su bajo coste y aparente reciclabilidad han hecho que los polímeros –o plásticos– sean omnipresentes. Pero presentan dos grandes problemas.

El primero, que solo los termoplásticos son reciclables y, aun así, menos del 10 % se recicla. Además, después de cada ciclo de reciclado, se degradan sus cadenas, o que limita su reutilización. El resto acaba en vertederos, ríos y mares.

El segundo es que los plásticos son blandos y se degradan con facilidad, formando microplásticos y nanopartículas que acaban en el agua, el aire y los suelos. También llegan a nuestro organismo y al de otros seres vivos. Incluso, son transportados por las abejas junto al polen.

Apuesta biodegradable

Los materiales que fueron protagonistas del siglo XX ahora resulta que no son “sostenibles”, están generando un problema medioambiental importante y, además, pueden dañar nuestra salud. La buena noticia es que tiene solución.

Para lograrlo, hace falta combinar dos cosas: una legislación que premie la utilización de materiales alternativos y una gran inversión en I+D que permita desarrollar plásticos más reciclables y, sobre todo, biodegradables.

En esta última dirección hay muchas posibilidades. Por ejemplo, buscar polímeros alternativos a los que utilizan derivados del petróleo (que hoy son la mayoría).

Desintegrados en sal

En el RIKEN Center for Emergent Matter Science, en colaboración con la Universidad de Tokio, en Japón, han desarrollado un polímero (aun en fase de investigación) que se desintegra al entrar en contacto con la sal.

Esto permite que, en el agua de mar, el material se disuelva en unas pocas horas. Además de ser no tóxico y resistente al fuego, no libera dióxido de carbono durante su degradación. Aún no ha sido comercializado, pero numerosas empresas, especialmente del sector del empaquetado, se han interesado por él.

Estos nuevos polímeros son tan resistentes como los habitualmente utilizados en el sector. La diferencia es que, al descomponerse de forma natural, sus componentes son biodegradados por bacterias que existen en su entorno y, por tanto, no se acumulan ni forman microplásticos. De igual manera, existen sales en los suelos, donde también se pueden descomponer.

Bacterias golosas

Por otro lado, un grupo de investigación de la Universidad de Kobe (Japón) ha desarrollado el ácido piridindicarboxílico (PDCA), un polímero biológico que puede alcanzar las prestaciones de algunos plásticos como el PET, el más utilizado para embotellar agua y refrescos.

Sin embargo, a diferencia del PET, el PDCA es totalmente biodegradable y su origen es la síntesis a partir de bacterias y enzimas. Entre ellas, la bacteria Escherichia coli, alimentada con glucosa para acelerar la producción.

Micrografía electrónica, de baja temperatura, de un cúmulo de bacterias E. coli ampliado cien mil veces. Cada cilindro redondeado es un individuo.
Wikimedia Commons., CC BY

Esta bacteria y su afición por la glucosa protagonizaron otro estudio reciente –publicado en Nature Chemistry– sobre cómo generar biocombustibles de manera natural.

Materiales competitivos

En China, están desarrollando plásticos a partir de la celulosa del bambú. Según un estudio publicado en Nature Communications, mediante el empleo de disolventes se deshace la red de enlaces de hidrógeno de la celulosa del bambú. A continuación, mediante estimulación molecular ayudada por etanol, se reconstruyen los enlaces de hidrógeno y se consigue un bioplástico con una resistencia mecánica excepcional que, además, se puede fabricar mediante tecnologías convencionales de moldeo por inyección.

Este material supera a la mayoría de los plásticos y bioplásticos comerciales en propiedades mecánicas y termomecánicas. Además, es totalmente biodegradable en el suelo en 50 días. En el estudio también se presenta un análisis técnico y económico que demuestra la competitividad del material en cuanto a costes, lo que permite salvar la brecha entre la sostenibilidad y la escalabilidad industrial.

Microplásticos convertidos en grafeno

Al mismo tiempo, empiezan a aparecer soluciones para los microplásticos. En la universidad James Cook, de Australia, han hecho un estudio donde tratan los microplásicos con una técnica llamada síntesis por plasma en un horno de microondas a presión atmosférica –atmospheric pressure microwave plasma (APMP)–, para transformarlos en grafeno, un material de alto valor añadido.

Los investigadores de este trabajo aseguran que pueden convertir 30 mg de microplásticos en 5 mg de grafeno en 1 minuto. Esta tecnología es mucho más rápida, funciona a temperaturas mucho más bajas y presenta un consumo de energía menor que tecnologías más tradicionales, como la pirólisis o la carbonización catalítica.

Así, la transformación eficaz de microplásticos de polietileno procedentes de botellas desechadas en grafeno es una realidad.

Hace falta voluntad política e inversión

Como vemos, existe en el ámbito científico la madurez suficiente para abordar estos problemas con soluciones viables.

Eso sí, es necesaria la voluntad política para poner en marcha programas de I+D que orienten a los grupos de investigación, mediante financiación suficiente, para que se haga realidad el sueño de tener polímeros totalmente reciclables, biodegradables y no contaminantes.

The Conversation

José Manuel Torralba no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Bacterias golosas, sal y bambú: prometedoras soluciones al problema de los plásticos – https://theconversation.com/bacterias-golosas-sal-y-bambu-prometedoras-soluciones-al-problema-de-los-plasticos-269826

El gran dilema de los Gobiernos ante la epidemia de gripe: ¿informar o alertar a la población?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alicia Mariscal, Profesora del Área de Lingüística General y miembro del Instituto de Investigación en Lingüística Aplicada (ILA), Universidad de Cádiz

SuPatMaN/Shutterstock

En los últimos días, estamos siendo testigos de un incremento sustancial de los casos de gripe A en España. Los medios de comunicación hablan ya de una “epidemia”, de una “explosión” de casos de gripe y de una alerta sanitaria por el “avance” de la “supergripe”. Todo ello es atribuido a una “ola”, causada por una variante más contagiosa que “dispara” el número de personas afectadas.

Estos recursos tan sugerentes y sensacionalistas actúan a modo de “gancho”, para motivar a los lectores a querer saber más sobre el tema, aunque para ello haya que apelar al miedo, con metáforas (“explosión”, “ola”, “se dispara”), intensificadores (“supergripe”) y la personificación del virus mediante su “avance” sin tregua.

Frente al alarmismo que esos titulares podrían despertar en la población, el Ministerio de Sanidad y Política Social español prefiere optar por mensajes que informen a la ciudadanía sobre la epidemia de gripe, pero sin provocar el pánico colectivo.

Un mensaje de tranquilidad

Lo primero que destaca cuando visualizamos su página web es el uso de la cita “la pasé como una gripe normal”, en la que se trata de restar gravedad a la nueva variante. Esta minimización de los riesgos se ve reforzada, además, con la afirmación de que “muchas personas ya han pasado la gripe A sin problemas”, con el objetivo de tranquilizar a la sociedad por medio de la técnica denominada “prueba social”, que se apoya en que la mayoría de la gente acaba curándose.

Los estudios realizados sobre la efectividad del miedo en las campañas sanitarias insisten en que no solo resulta fundamental controlar el nivel de intensidad de este sobre la audiencia, sino también acompañar los mensajes de las recomendaciones necesarias y reducir el temor provocado previamente. En este caso, el Ministerio de Sanidad recomienda la vacunación “si no la has pasado y perteneces a un grupo de riesgo”, dirigiéndose directamente a la ciudadanía y hablándole de “tú” para favorecer el acercamiento emocional.

Se trata, en todo caso, de enunciados con una estructura bastante simple y léxico no especializado, salvo cuando se enumeran las “condiciones clínicas especiales” que han de reunir los grupos de población considerados prioritarios. Este lenguaje sencillo se complementa con otros recursos no verbales, como la utilización del color rojo para destacar las ideas más importantes, la presentación de la información en epígrafes en negrita y la inclusión de un apartado de “preguntas frecuentes”, clasificadas según su temática.

Explicaciones para todos los públicos

En primer lugar, se proporciona una definición de la gripe en general, redactada sin la presencia de tecnicismos, para permitir que sea entendida por una audiencia mucho más amplia. Nos indican, por ejemplo, que esta enfermedad “afecta desde la antigüedad a las personas y a otras especies animales” y “causa epidemias cada año, principalmente durante los meses de invierno”, con lo que se tiende a dar normalidad al incremento de casos en estas fechas.

Para que la gente entienda por qué esta vez la gripe es algo diferente a la de años anteriores, se aclara que surge “por distintos tipos de virus que, además, pueden combinarse entre ellos” y eso puede dar lugar a nuevas variantes.

Aunque, por un lado, se enfatiza su gran capacidad de contagio (“la gripe es muy contagiosa”), por otro, se vuelve a tranquilizar a la población explicándole que “se comporta como una gripe cualquiera”. Con esto, pretenden que el ciudadano entienda que no se enfrenta a un nuevo virus, como ocurrió con el coronavirus, sino simplemente a una variante de aquel. Esta técnica de persuasión se apoya en la idea implícita de que si antes nos hemos curado, ahora también, y que “si usted tiene gripe, en la mayoría de las ocasiones podrá cuidarse en el domicilio”.

En lugar de órdenes, el texto ofrece recomendaciones, como se observa en el epígrafe Necesitas informarte, donde por medio de comparaciones conocemos que, con esta nueva variante del virus, “se contagia mucha más gente de lo habitual” porque aún “no tenemos defensas” contra él.

No es la gripe española

Los contrastes continúan con la comparativa entre la gripe actual y la de 1918 (conocida como “gripe española”) y recalcan la diferencia entre esta última, que “produjo muchas muertes”, y la actual, ya que en el pasado “no se disponía de los sistemas de salud con los que ahora contamos”.

Si bien con estas comparaciones el Gobierno intenta restarle gravedad a la enfermedad, también insiste, por medio de expectativas negativas de futuro, en que no debemos confiarnos, sino tomar precauciones, vacunarnos y evitar contagiar a otras personas, para que no acabe convirtiéndose en una pandemia.

Como ya sucedió durante la covid-19, con este discurso el Ministerio de Sanidad español, más que apelar al alarmismo y al miedo de la población, se propone persuadirla. El objetivo es convencernos de que nos comportemos como una sociedad responsable, donde los ciudadanos no solo se protejan a sí mismos, sino a quienes los rodean.

Una difícil decisión para los Gobiernos

La comunicación estratégica basada en el miedo suele ser utilizada en las campañas de publicidad social a modo de prevención y constituye una estrategia de persuasión institucional ampliamente utilizada por los Gobiernos para modificar las conductas insalubres de la población, aunque puede variar según cada país.

Si comparamos la información del Ministerio de Sanidad español con la del Servicio Nacional de Salud (NHS) del Reino Unido, se aprecia un mayor empleo de la apelación al miedo por parte del Gobierno británico. Por ejemplo, este advierte sobre una “supergripe” (super flu), que ha aumentado en un 50 % las hospitalizaciones en tan solo una semana, con un promedio de 2 660 pacientes al día. De hecho, se llega incluso a afirmar que cada día el número de pacientes atendidos por gripe podría llenar más de tres hospitales.

Estas diferencias entre países no hacen más que demostrar lo difícil que resulta para los Gobiernos desarrollar campañas de salud que informen al ciudadano sobre las crisis sanitarias sin causar alarma social, puesto que actualmente no existe unanimidad entre los expertos acerca de la efectividad del uso del miedo en el ámbito sanitario.

The Conversation

Alicia Mariscal no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El gran dilema de los Gobiernos ante la epidemia de gripe: ¿informar o alertar a la población? – https://theconversation.com/el-gran-dilema-de-los-gobiernos-ante-la-epidemia-de-gripe-informar-o-alertar-a-la-poblacion-272296

‘Aro Berria’, la memoria cinematográfica de las comunas que cuestionaron la familia y sembraron la utopía

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Toledo Machado, Investigador postdoctoral en Historia Contemporánea, Universidade de Santiago de Compostela

Desde finales de los años 60, España vio florecer numerosas comunas contraculturales más allá de las grandes ciudades o la meca hippie de Ibiza. La película Aro Berria, primer largometraje de Irati Gorostidi –que obtuvo una mención especial en el Festival de San Sebastián–, retrata la expresión de este movimiento en el valle de Ulzama (Pirineo navarro) durante la Transición.

Pese a su diversidad –rurales, urbanas, anarquistas o místicas–, todas estas comunas compartían un objetivo: construir una alternativa a la familia y anticipar la creación de un mundo utópico.

Irati Gorostidi no eligió una comunidad cualquiera. Arco Iris, por la que pasaron sus padres, fue una de las más controvertidas. Denostada por una parte de la prensa alternativa y repudiada por sus propios exmiembros, sus métodos no dejaron indiferente a nadie. Tras un extenso trabajo documental, la cineasta revisita aquellos experimentos desde un presente carente de utopías.

Cuando la lucha obrera fue insuficiente

La cinta presenta la vida cotidiana como un campo de batalla fundamental de la Transición. La primera parte muestra la derrota política de unos jóvenes obreros, desencantados con la izquierda tradicional y los sindicatos de clase, incapaces de entenderse con los más veteranos de la fábrica. Influenciados por el feminismo, el psicoanálisis y la contracultura, para ellos no bastaba acabar con el patrón: querían matar al padre.

Estos jóvenes consideraban a la familia nuclear como la piedra angular del sistema social. Inculcaba, desde el nacimiento, comportamientos egoístas y competitivos en los individuos, perpetuando la desigualdad y abocando a la humanidad al colapso. Así, no bastaba con tomar el poder, sino que veían necesario cambiar las relaciones humanas.

Laboratorios utópicos

Las comunas aparecieron como la solución natural al problema de la familia. La segunda parte del largometraje ilustra este tránsito. En Arco Iris, los colores grises de la fábrica se sustituyen por los de una comunidad habitada por jóvenes sonrientes que visten ropas de colores y comparten habitación.

Los mantras, meditaciones y expiaciones públicas de este grupo protagonizan una gran parte de la película. Gorostidi reunió a actores y actrices no profesionales y los sometió a algunas de estas terapias. ¿Por qué practicaban rituales tan extraños? ¿Por qué la directora le dedica tanta atención a estas escenas?

No se retrata la comuna como simple grupo de jóvenes hedonistas en busca de sexo y drogas, sino como un ambicioso proyecto de revolución vital –Aro Berria significa “nueva era” en euskera– a la altura de los falansterios fourieristas, las colonias anarquistas o los sanatorios naturistas. Al igual que estos, las comunas se basaron en la creencia rousseauniana de que, al cambiar las reglas de socialización, emergería el “buen salvaje” que el sistema social se había encargado de reprimir y enajenar.

Las comunas optaron por diversos métodos para anticipar la nueva vida. Algunas crearon arte y otras experimentaron con psicodélicos o iniciaron la vuelta al campo. Arco Iris, en cambio, optó por las terapias más extremas de la época, combinando el esoterismo –al estilo de la Rajneeshpuram de Osho, popularizada por la serie Wild wild country–, con una interpretación radical del psicoanálisis que recuerda a la actitud irreverente de la Kommune 1 de Berlín o, en su deriva más sectaria, la Friedrichshof de Otto Muehl.

Por tanto, las largas sesiones que aparecen en la película no son decorativas. Permiten entender el extenuante camino que algunos emprendieron para poder vivir en armonía.

La comuna, ¿utopía o distopía?

Irati Gorostidi no cae en la idealización. Históricamente, estas comunidades arrojaron resultados inesperados y no lograron erradicar de un plumazo los comportamientos que pretendían deconstruir. El hombre y la mujer nuevos no aparecieron por arte de magia al sustituir la familia por la comuna. Persistieron las desigualdades de género, algunas personas vieron amenazada su autonomía individual y surgieron hiperliderazgos. Resulta sorprendente que Gorostidi haya preferido no tratar esta cuestión, pues Arco Iris contó con la figura carismática de Emilio Fiel, también conocido como “Miyo”.

A pesar de sus problemas, sería un error calificar estos experimentos de fracaso total. Si bien no culminaron su utopía, la realidad social no volvió a interpretarse en los mismos términos. Donde más evidente se hizo esta ruptura fue en la concepción de la familia y la sexualidad. En sintonía con el feminismo y los movimientos LGTB+, las comunas erosionaron la rígida autoridad patriarcal, impulsaron la autonomía de los hijos y allanaron el terreno cultural para la normalización del divorcio o el derecho al aborto. Además, sin aquella ruptura, hoy carecerían de su significado actual conceptos como “neorrural”, “cohousing” o “poliamor”. Cambiaron el mundo, aunque no siempre en la dirección esperada.

El estreno de la película abre, pues, un debate necesario. Medio siglo después, todavía experimentamos paradojas similares. Seguimos buscando esa misma autenticidad y conexión con los demás y la naturaleza, pero lo hacemos a través de un prisma individualista y mercantilizado: retiros de yoga de fin de semana, “colivings” de diseño y filtros de Instagram. También padecemos una importante crisis existencial –que ilustran el predominio de las distopías y los augurios catastrofistas–, pero carecemos de la capacidad de imaginar utopías igualitarias, justas y resilientes.

En definitiva, Aro Berria, devolviéndonos la mirada al pasado, nos permite evaluar con empatía y cierta distancia crítica los intentos recientes más radicales de hacer la utopía realidad. Que active (o no) la imaginación de otros mundos posibles ya es responsabilidad del público.

The Conversation

Luis Toledo Machado recibe fondos de la Consellería de Educación, Ciencias, Universidades e Formación Profesional de la Xunta de Galicia (Axudas de apoio á etapa de formación posdoutoral 2024) y es miembro de los proyectos de investigación PID2024-155185NB-I00 y PID2024-157039NB-I00, financiados por la Agencia Estatal de Investigación.

ref. ‘Aro Berria’, la memoria cinematográfica de las comunas que cuestionaron la familia y sembraron la utopía – https://theconversation.com/aro-berria-la-memoria-cinematografica-de-las-comunas-que-cuestionaron-la-familia-y-sembraron-la-utopia-272208

¿Por qué hablamos con los ‘chatbots’?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Matosas López, Profesor e Investigador Tecnología Aplicada a la Empresa, Universidad Rey Juan Carlos

Hasta hace poco, la idea de mantener una conversación con una máquina sonaba a ciencia ficción. Hoy, sin embargo, es algo cotidiano. En los últimos años, los chatbots o asistentes de IA se han integrado en nuestras rutinas diarias. Están en sitios web para la atención al cliente, en aplicaciones de servicios bancarios, en plataformas de comercio electrónico o en portales de reservas turísticas.

Incluso, para consultas médicas u orientación psicológica, muchas personas recurren a estos asistentes antes que a un ser humano. Esto les permite mantener un aparente anonimato y les genera una sensación de control y alivio.




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Pero los chatbots también están omnipresentes en tareas triviales, como cuando preguntamos al asistente del móvil si va a llover, al de la TV por una película o al de nuestro portátil sobre cómo podemos escribir un correo más formal.

Estos son solo algunos ejemplos de situaciones en las que diariamente recurrimos a estas tecnologías. Pero, más allá de la novedad, ¿por qué las personas usamos chatbots? ¿Qué nos lleva a interactuar con un asistente de IA como si fuera una persona?

Las respuestas revelan tanto cómo es nuestra relación con la tecnología como cuáles son nuestras necesidades humanas. Aunque cada usuario tiene sus motivos, los expertos agrupan las razones en tres grandes categorías: utilitarias, hedónicas y sociales. Y, si lo pensamos bien, todas están presentes en nuestro día a día.

Factores utilitarios: cuando buscamos eficiencia y resultados

La primera razón –y más evidente– es la utilidad. Hablamos con chatbots porque nos facilitan la vida. Son rápidos, resuelven tareas sin demora y lo hacen 24 horas al día. Sea lo que sea, siempre están ahí. Incluso cuando el problema surge fuera del horario laboral.

Si queremos saber el estado de un pedido, pedir una cita en la peluquería o redactar un texto, un chatbot puede hacerlo en segundos. Esa eficiencia encaja perfectamente con el estilo de vida actual. Queremos soluciones inmediatas y sin complicaciones.

Además, los avances en el procesamiento de lenguaje natural o NLP han hecho que escribir “como hablamos” sea suficiente para obtener buenos resultados. Ya no necesitamos buscar menús, aprender comandos ni seguir pasos engorrosos. Basta con preguntar al asistente de IA. Así, el chatbot satisface una necesidad práctica, ahorra tiempo y reduce esfuerzos. En un mundo donde el tiempo es oro, eso ya es una gran razón.

Factores hedónicos: cuando buscamos satisfacer nuestra curiosidad

Más allá de la utilidad, hay un componente que no siempre reconocemos: el entretenimiento o la satisfacción de la curiosidad humana. A muchos usuarios les atrae el simple hecho de probar cómo responde un asistente de IA. Queremos ver hasta dónde llega, si entiende el humor, si puede escribir, o incluso debatir sobre cine, fútbol, o literatura.

Esa curiosidad natural convierte la interacción con el chatbot en algo lúdico. No solo trabajamos con ellos, también jugamos, exploramos y aprendemos. En ese proceso descubrimos que estas tecnologías no son tan impersonales como pensábamos. Los asistentes de IA nos sorprenden, hacen reír e inspiran nuevas ideas.

En ese sentido, funcionan como otras tecnologías con un componente lúdico asociado. Caso, por ejemplo, de los videojuegos o las redes sociales. Así, en muchos casos, los chatbots nos entretienen y estimulan mentalmente.

Factores sociales: cuando buscamos conexión

Y luego está el tercer motivo, quizás el más humano: la necesidad de conexión con otro ente. Aunque, en este caso, sea virtual. Aun sabiendo que estamos hablando con una máquina, muchas personas encuentran en estos asistentes de IA una forma de compañía o de desahogo. No juzgan, no se impacientan y siempre están disponibles para escuchar (o, en este caso, leer). En muchos casos, un chatbot representa una voz cercana, una oportunidad de practicar un idioma, mejorar la comunicación, o simplemente “conversar con alguien”.

En este plano, estas tecnologías han evolucionado enormemente. En la actualidad los chatbots son capaces de mantener interacciones fluidas empleando un tono cercano, e incluso familiar. Este aspecto social se ha vuelto especialmente relevante en entornos donde la soledad o la falta de interacción son frecuentes.




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Por consiguiente, en estos asistentes de IA, no solo buscamos respuestas, también buscamos cercanía. Una cercanía que, por las dinámicas del estilo de vida moderno es, en ocasiones, poco frecuente.

No hay que olvidar los riesgos

Cuando hablamos con un chatbot estamos expresando tres facetas de lo que somos. Somos seres prácticos que buscan soluciones, seres curiosos que disfrutan explorando, pero también seres sociales que necesitan conexión.

A pesar de todo no hay que perder la perspectiva de que los chatbots tienen importantes limitaciones que pueden proyectarse en los tres planos señalados:

  1. En el plano utilitario, pueden facilitar información inexacta o deficiente.

  2. Cuando se abusa de su uso con fines lúdicos, puede generar situaciones de adicción.

  3. En el plano social, y si el usuario no termina de entender la dinámica de su funcionamiento, existe el riesgo de que transmita una falsa sensación de apoyo y acompañamiento.




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En los próximos años el debate no estará en si usamos o no estas tecnologías. La cuestión será cómo convivimos con ellas y qué tipo de experiencias se quieren construir en ese diálogo entre humanos y máquinas.

The Conversation

Luis Matosas López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Por qué hablamos con los ‘chatbots’? – https://theconversation.com/por-que-hablamos-con-los-chatbots-269132

Cómo mejorar la orientación académica para limitar el abandono universitario y el paro juvenil

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier M. Valle, Director del Grupo de Investigación sobre Políticas Educativas Supranacionales, Universidad Autónoma de Madrid

Mladen Mitrinovic/Shutterstock

Imaginemos un estudiante español, Carlos: desde la educación primaria, tiene un tutor o tutora por curso que le acompaña y ayuda a resolver diferentes conflictos en el aula. También gestionan juntos alguna situación emocional complicada para él.

Pero a medida que se acerca el final de la educación secundaria obligatoria y el momento de decidir sobre su futuro, Carlos no ha podido explorar con ninguno de sus tutores de manera individual distintos sectores laborales, ni valorar sus aptitudes profesionales o tantear sus intereses vocacionales.

En cuarto curso de la ESO, el último año de la educación obligatoria en España, Carlos puede elegir la materia de Formación y Orientación Personal y Profesional, pero como es optativa, él no la escoge porque otras materias, como robótica o francés, capturan más su atención. De esta manera, es muy probable que Carlos llegue al término de su escolaridad obligatoria sin haber tenido contacto con un orientador que le guíe en sus decisiones posteriores en cuanto a los itinerarios académicos más óptimos para él o en los caminos de formación profesional que mejor se adapten sus aptitudes en su contexto sociolaboral. Le toca decidir, pero le falta orientación.

Descartando carreras de letras, pues se le dieron mal las asignaturas de Lengua y literatura e Historia, y habiendo optado en bachillerato por la rama tecnológica porque en casa le han dicho que tiene “más futuro”, Carlos acabó solicitando plaza en un grado de Informática. El primer año es un choque: la mayoría de las asignaturas no son lo que espera y, con malos resultados y muchas dudas, no sabe si cambiar de opción.

Elegir itinerario en Canadá

Bien distinta es la situación de John. Vive en la región de la British Columbia en Canadá. Desde el jardín de infancia hasta el grado 9 (equivalente a tercero de la ESO) cursó el área Career Education (que podríamos traducir como “educación profesional”) de manera trasversal y obligatoria. Posteriormente, en los grados 10 al 12 completó con éxito las áreas (también obligatorias y evaluables) Career-Life Education y Career-Life Connections. Se trata de asignaturas en las que se desarrollan habilidades de planificación profesional y vital, como el equilibrio entre el trabajo y la vida personal, la reducción del estrés, la alfabetización financiera, la redacción de currículums y la capacidad de establecer redes profesionales y comunitarias.

Con la asesoría de su mentor, concluyó con su Capstone Project o proyecto final, elegido por él: diseñó y desarrolló una página web para una empresa local. El proyecto fue presentado ante su mentor, un profesor de Informática y un representante de la comunidad. En la presentación, John habló sobre el impacto del proyecto para las pequeñas empresas. También entregó un informe final y actualizó su portafolio digital con la evaluación de su proyecto y cartas de referencia. Con el Capstone superado, su portafolio y referencia en mano, John solicitó un Diploma en Diseño Interactivo.

Estas dos historias revelan una inmensa diferencia entre modelos de orientación: España delimita dicha orientación básicamente al acompañamiento tutorial y solo aparece como materia optativa en el último año de la ESO, mientras que en Canadá se ofrece la orientación como un proceso progresivo y continuo a lo largo de toda la escolarización infantil y juvenil. John ha podido pensar en la utilidad y sentido de lo que aprende mucho antes de tener que enfrentarse a la decisión de qué camino profesional tomar.




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Orientación académica en distintos países

Ante un mundo en constante cambio, hiperconectado y donde las posibilidades de elección se multiplican, elegir qué camino seguir tras la educación básica se ha vuelto un desafío que los distintos sistemas educativos responden de modo muy diferente. Una buena orientación académica es clave en el éxtio del sistema educativo.

En nuestro estudio reciente hemos investigado el papel de la orientación académica en España y otros nueve países de nuestro entorno –Alemania, Canadá, Dinamarca, Finlandia, Francia, Italia, Países Bajos, Portugal y Reino Unido– con la intención de entender en qué aspectos sus sistemas aplican mejor las recomendaciones internacionales y cómo puede hacerse mejor.

Los países con sistemas de orientación académica y profesional más robusto presentan mejores resultados de inserción laboral. Por ejemplo, en el caso de los titulados en Bachillerato o FP de grado medio, España registra un 12.3 % de desempleo, muy por encima de Alemania (2.8 %), Países bajos (3.3 %), Reino Unido (5.4 %) y demás países de nuestro estudio en un nivel similar de estudios.




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Además, los países con modelos de orientación más integrados y personalizados, como Canadá, Finlandia, Francia y Países Bajos, suelen tener mejor rendimiento educativo en las evaluaciones internacionales como PISA.

Curiosamente, los modelos de orientación más exitosos no solo dependen del nivel de inversión (que en el caso de España es similar a la media de la OCDE), sino en cómo esa inversión se distribuye en políticas de orientación más estructuradas y tempranas.

Modelos de orientación que inspiran

Los países estudiados combinan modelos de orientación que se mueven entre:

  1. Enfoques de carácter más educativo, como el sistema portugués, que brinda apoyo a la orientación académica y profesional a través de los Servicios de Psicología y Orientación (de manera similar a España).

  2. Enfoques más profesionales como los adoptados en Reino Unido, que priorizan la conexión entre las escuelas y el entorno laboral a través del modelo The Eight Gatsby Benchmarks.

El modelo inglés fomenta la interacción más allá de la secundaria, con encuentros con empleadores y experiencias introductorias en entornos laborales reales (job shadowing). A este enfoque, donde la orientación se dirige más hacia el mundo profesional, se suman países como Alemania, Dinamarca e Italia (con módulos de orientación de 30 horas).

Por su parte, Canadá, Finlandia, Francia y Países Bajos ofrecen modelos que combinan ambos enfoques, tanto el educativo como el profesional, lo que resulta en sistemas de orientación más flexibles y más personalizados.

En Finlandia, por ejemplo, los estudiantes reciben orientación personal, académica y vocacional, que tiene también conexión con la sociedad y la vida laboral. Durante la educación básica (grado 1 al 9), trabajan esa orientación como contenido transversal. Además, en los grados 7, 8 y 9, puede ser implementada como asignatura independiente.

La implicación de las familias

Otro elemento de comparación es cómo se involucra a las familias en la orientación. En el caso finlandés se propician actividades con ellas: reuniones informativas, ferias educativas o sesiones de orientación compartidas que suponen un alto grado de trabajo conjunto entre la escuela y la familia a la hora de construir un andamiaje orientador para los niños y jóvenes envueltos en procesos educativos.

El último elemento que compara el estudio es la evaluación sistemática de los procesos de orientación como elemento importante para su mejora. España y Portugal no cuentan con una evaluación nacional global, ni instrumentos sistematizados de seguimiento, en comparación con los demás países analizados.

Los puntos claves de una buena orientación

La orientación académica debería ocuparse tanto del rendimiento académico como de la orientación vocacional y profesional, y acompañar al estudiante en las elecciones de itinerarios en educación superior.

En el caso de España, esto supondría añadirla como un área o asignatura transversal y obligatoria desde Educación infantil hasta mediados de la ESO. A partir de ese momento, podría ser una materia específica obligatoria y evaluable hasta finales del bachillerato, concluyendo con un proyecto real de proyección futura académica y profesional.

Además, cada centro podría elaborar un plan de orientación con actividades, en colaboración con estudiantes, tutores o padres de familia, así como con protagonistas del tejido socioeconómico y laboral del contexto. También debería hacer un seguimiento del éxito de las decisiones de los estudiantes que ya han acabado sus estudios en el centro.

Cada centro escolar debería darle a la orientación un espacio protagonista en el proyecto educativo y trabajarla en el marco de las “competencias clave”, especialmente en la competencia personal, social y de aprender a aprender. Sería muy recomendable establecer redes de centros que permitan compartir experiencias de buenas prácticas. Y también, por supuesto, conectar más el centro con el entorno social en el que se encuentra; por ejemplo, con proyectos de aprendizaje-servicio.

Estudios como éste permiten una reflexión sobre una pieza crucial de los sistemas educativos, tan complejos en la sociedad contemporánea. Aunque no hay modelos de orientación perfectos, la mejora de los aspectos que hemos desgranado sería un buen punto de partida para una orientación más eficiente.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cómo mejorar la orientación académica para limitar el abandono universitario y el paro juvenil – https://theconversation.com/como-mejorar-la-orientacion-academica-para-limitar-el-abandono-universitario-y-el-paro-juvenil-267453