Del 4 al 7 de noviembre, The Conversation y el Gabinete Literario de las Palmas de Gran Canaria celebran la tercera edición del festival de ciencia ÍNSULA que este año tiene como lema “De Ciencia y Ficción”.
ÍNSULA acogerá misiones de defensa planetaria, seres vivos capaces de colonizar hábitats extremos, drones de mar vigilantes de los océanos, exoplanetas, el apocalipsis de la Tierra como la conocemos…
Una veintena de expertos y expertas en Tierra, Océano y Cielo (temáticas del festival) participan en charlas de divulgación para todos los públicos.
Niños y niñas encontrarán talleres inspirados en la ciencia ficción, aprovechando su capacidad para despertar vocaciones. Habrá cine en el Museo Elder y Poema del Mar y música en directo en el Gabinete, con “Sonidos de ciencia”, un espectáculo musical creado por el compositor y musicólogo Juan Manuel Marrero.
Las Conversaciones de ÍNSULA
El festival de ciencia ÍNSULA se inaugura el día 4 de noviembre con la conversación entre la bióloga canaria Ana Crespo y la periodista científica de The Conversation Lorena Sánchez. La charla tiene por título “Un viaje a Marte” y abordará el camino de la experta hasta convertirse en la primera mujer en la historia presidenta de la Real Academia de Ciencias Exactas, Físicas y Naturales de España (RAC).
Si hay una distopía que ha capturado la imaginación de escritores y cineastas es la de un planeta al borde del colapso. ¿Podemos salvar la Tierra del cambio climático? El investigador del CSIC Fernando Valladares contará en su conversación con Elena Sanz, directora de The Conversation, cómo protegernos desde la ciencia.
Julia de León Cruz, astrofísica en el IAC, desvelará “Todo lo que sabemos (y lo que no) sobre los enigmáticos visitantes interestelares”, entre ellos 3I/ATLAS, el tercer objeto interestelar que ha venido a visitarnos, tras ʻOumuamua y 2I/Borisov.
¿Qué poder tecnológico elegir para salvar el océano? José Joaquín Hernández Brito, director de PLOCAN, invita a imaginar futuros posibles de la humanidad bajo el agua. Hablará de sensores autónomos, bioplásticos, restauración de corales con impresión 3D, IA para vigilancia marítima y otros superpoderes que ha desarrollado la ciencia.
En las tardes de ÍNSULA, expertos del IAC, la ULPG y la ULL participan en charlas divulgativas en formato “Chachaescucha”. Habrá cazadores de exoplanetas, expertos en mejora genética que buscan superpeces e incluso una guía extraterrestre para entender la Tierra. Un total de 15 charlas de veinte minutos repartidas en las tardes de ÍNSULA.
El festival de ciencia ÍNSULA, que dirige Rafael Robaina, cuenta de nuevo con el apoyo del Ayuntamiento de Las palmas de Gran Canaria, y un comité asesor de excelencia compuesto por la ULPGC, la ULL, el IAC, el Museo Elder y Poema del Mar en el que está integrado The Conversation.
Au cours des deux dernières décennies, la puissance économique, les flux commerciaux, le leadership technologique et même la demande des consommateurs se sont progressivement déplacés de l’Occident vers les pays d’Asie. Ce basculement redessine la carte économique mondiale. Il soulève également des questions pressantes sur la coopération, la concurrence et l’inclusion dans un monde multipolaire. Arno van Niekerk, professeur d’économie et de finance, répond à nos questions sur ces enjeux, qu’il explore dans un nouvel ouvrage, West to East: A New Global Economy in the Making?
Quels sont les signes du basculement de l’Occident vers l’Asie ?
Les Brics, largement tirés par la Chine et l’Inde, ont dépassé les pays du G7 en termes de pourcentage dans le PIB mondial en 2018. Comme le montre la figure 1, la contribution des Brics a augmenté de 32,33 % du PIB mondial à 35,43 % en 2024 (après avoir été de 21,37 % en 2000).
C’est un tournant historique : le centre de gravité économique, longtemps situé en Occident, s’est déplacé vers les économies émergentes.
Le même mouvement s’observe dans le commerce mondial, surtout au niveau des exportations. En 2024, les données dont nous disposons montrent que les pays du Brics+ (les 11 membres, avec les nouveaux entrants) représentaient 28 % des exportations mondiales, presque à égalité avec le G7 (32 %). Cela montre que la Chine et l’Inde ne se contentent plus d’accroître leur production : elles s’intègrent dans les chaînes de valeur mondiales, gagnent en productivité et améliorent le niveau de vie de leurs populations.
Comme le montre la figure 2, la part des exportations mondiales de marchandises des pays du G7 est, par ailleurs, passée de 45,1 % en 2000 à 28,9 % en 2023. De leur côté, les pays du Brics+ ont vu leur proportion passer de 10,7 % (2000) à 23,3 % (2023).
Figure 2
D’autres indicateurs confirment cette évolution :
Plus des deux tiers des réserves mondiales de devises étrangères se trouvent désormais en Asie. Elles sont notamment logées en Chine (3 000 milliards de dollars américains), au Japon, en Inde et en Corée du Sud. Ces réserves importantes indiquent que ces pays tirent davantage de revenus de leurs exportations, des flux d’investissement et des transferts de fonds qu’ils n’en dépensent pour leurs importations et le remboursement de leur dette.
La Chine a supplanté les puissances occidentales comme principal investisseur à l’étranger dans les pays en développement. Grâce à son initiative « Belt and Road » (la nouvelle route de la soie) — qui implique plus de 150 pays —, elle est devenue la première source mondiale d’investissements directs étrangers.
L’Asie abrite désormais plus de la moitié de la classe moyenne mondiale, ce qui stimule la croissance de la demande. L’Asie représentait plus de 50 % des dépenses de consommation mondiales, en 2023, contre moins de 20 % enregistrés en 1990.
La Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon dominent désormais les secteurs de la technologie financière, de l’intelligence artificielle et de la 5G. La Chine dépose désormais chaque année plus de brevets internationaux que les États-Unis et l’Union européenne réunis. Plus précisément, la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine illustre bien ce changement de leadership technologique.
Que nous apprend cette évolution sur la coopération économique ?
Les pays de l’Orient et de l’Ouest doivent redoubler d’efforts de manière concertée. D’abord, pour apaiser les tensions géoéconomiques croissantes. Ensuite, pour orienter le monde vers une vision commune d’un développement durable qui profite à tous.
Cette coopération doit aller au-delà des accords commerciaux et d’investissement traditionnels. Elle doit être pensée de manière à réduire les inégalités, renforcer la résilience et intégrer la durabilité au cœur des politiques économiques.
Cinq domaines principaux peuvent servir de cadre à cette collaboration internationale :
Il convient de promouvoir des cadres politiques coordonnés à travers :
une coopération fiscale sous la forme d’un impôt minimum mondial sur les sociétés afin de garantir des recettes équitables pour les investissements sociaux;
une harmonisation des protections sociales et du travail grâce à des normes communes afin de prévenir l’exploitation;
Il faudra égalemement avoir un commerce et un investissement inclusifs à travers :
des accords commerciaux équitables pour garantir que l’accès au marché profite aux petits producteurs, aux femmes et aux communautés marginalisées;
la mise en place des chaînes de valeur régionales qui permettent aux pays en développement de monter en gamme au lieu de se cantonner à fournir des matières premières;
la conception de cadres de coopération pour le transfert de technologies, en particulier pour le partage des technologies vertes et numériques à des coûts abordables.
Il faut instaurer une coopération financière à travers :
les mécanismes de financement innovants, tels que les obligations vertes et sociales, les financements mixtes et les fonds climatiques, doivent être rendus accessibles aux pays à faible revenu.
la mise en place des dispositifs de réduction et de restructuration de la dette qui sont nécessaires pour libérer des marges de manœuvre budgétaires au profit des dépenses sociales.
l’insauration de mécanismes coopératifs pour l’allègement et la restructuration de la dette. Cela permettra de remédier à la dette insoutenable qui évince les dépenses sociales.
la mise en place de partenariats public-privé pour l’inclusion afin de cofinancer les infrastructures sociales: l’éducation, la santé et l’accès au numérique.
Il faut renforcer les capacités par des plateformes de recherche communes pour permettre une collaboration accrue en matière d’adaptation au changement climatique, de sécurité alimentaire et de numérisation inclusive. Il faut renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire, afin d’échanger les expériences entre pays en développement, avec l’appui d’institutions multilatérales. Les programmes de mobilité de la main-d’œuvre gérés par le biais de partenariats de compétences profiteront à la fois aux pays d’origine et aux pays d’accueil.
Il est essentiel de réformer les institutions mondiales telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce afin de donner aux économies en développement une voix plus forte au sein de ces institutions.
Que devraient faire les pays africains ?
La Chine, l’Inde et d’autres puissances de l’Est se sont imposées comme de véritables rivales de l’Occident, tant sur le plan économique, militaire que dans le domaine de la gouvernance mondiale. Dans ce nouveau paysage, l’Afrique occupe une position centrale. Elle a la possibilité de devenir un acteur majeur de la future économie mondiale.
Plusieurs priorités s’imposent, surtout pour la prochaine décennie.
La première consisterait à mettre en place une infrastructure numérique et à renforcer les capacités technologiques et d’intelligence artificielle. Ces éléments sont devenus des moteurs essentiels de la compétitivité. Sans infrastructures ni compétences, les pays restent confinés au rôle de fournisseurs de matières premières.
Les pays africains devraient donc :
adopter une stratégie nationale en matière de haut débit et de centres de données (public-privé), et des mesures incitatives pour attirer la construction de centres de données régionaux;
investir davantage dans les formations en sciences, technologie, ingénierie, mathématiques et intelligence artificielle. Citons par exemple les bootcamps accélérés, les TIC dans les écoles secondaires et le soutien aux start-ups locales spécialisées dans l’IA.
Deuxièmement, les gouvernements doivent continuer à garantir les investissements dans les infrastructures numériques, telles que la fibre optique, les réseaux 5G et les centres de données. Ils pourraient éventuellement tirer part de la Route de la soie chinoise numérique, qui promeut des alternatives technologiques abordables.
Troisièmement, l’Afrique du Sud et les autres pays africains doivent donner la priorité à l’inclusion économique et au développement durable. Pour ce faire, il faut instaurer un développement économique inclusif. Cela devrait être le moteur principal de leur stratégie de développement.
Quatrièmement, les gouvernements africains doivent manœuvrer de manière stratégique entre les changements géopolitiques et les alliances. Ils constituent des sphères d’influence clés dans la concurrence numérique entre les États-Unis et la Chine, et devraient utiliser cette position à leur avantage. Pour ce faire, les gouvernements africains devraient :
utiliser leur appartenance au Brics+ de manière coordonnée pour faire progresser leurs intérêts nationaux;
favoriser la coopération Sud-Sud en renforçant le commerce, les transferts technologiques et les alliances financières avec d’autres pays en développement d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Il convient ainsi de mettre davantage l’accent sur des initiatives telles que le Forum sur la coopération sino-africaine.
renforcer la diplomatie commerciale et diversifier les marchés afin de pouvoir vendre davantage de biens et de services sur les marchés asiatiques, européens et intra-africains;
maximiser les investissements extérieurs en obtenant des investissements, des infrastructures et des partenariats numériques tant des États-Unis que de la Chine. Cela permettra aux pays africains de tirer parti de la concurrence technologique mondiale.
Arno J. van Niekerk does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Beyond cutting back on meat or making the jump to an electric vehicle, another way consumers can reduce their environmental impact is to switch to a green bank. It’s a lifestyle change that could deliver powerful effects – removing money from the fossil fuels pipeline – for little effort or inconvenience.
Yet it has been claimed that people in the UK are more likely to get divorced than switch banks – despite there being services that make changing your current account easy.
The UK’s seven-day Current Account Switch Service (Cass), in operation since 2013, has completed more than 11.6 million switches, including over a million in the year to March 2025. The service switches your incoming and outgoing payments including salary payments, direct debits and standing orders.
Cass reports that 99.7% of these account switches were completed within seven working days – and nearly 90% of people who used the service were satisfied with it. Yet relative to the whole UK population, the number of people actually switching remains modest. The process works, but behaviour lags.
A set of well-documented psychological tendencies help to explain this gap.
“Prospect theory” shows that people weigh any potential losses more heavily than equivalent gains. This tilts people toward staying with their familiar provider when a change involves any chance of disruption or error.
The “endowment effect” increases the subjective value of someone’s existing bank account, simply because they already own it.
Ever wondered how to spend or invest your money in ways that actually benefit people and planet? Or are you curious about the connection between insurance and the climate crisis?
Green Your Money is a new series from the business and environment teams at The Conversation exploring how to make money really matter. Practical and accessible insights from financial experts in the know.
Many people’s status quo bias turns hesitation into inertia, because departing from a default requires attention and effort. And our usual bias towards the present adds a timing problem: the admin is immediate while the benefits arrive later and accrue gradually.
All these mechanisms interact with how people organise their money. Many maintain informal “mental accounts” for bills, savings and day-to-day spending. A bank move forces a rewiring of standing orders, direct debits, salary instructions and payees. It feels like opening a filing cabinet and relabelling everything.
Fear of missing a mortgage or utility payment is especially salient. As such, guarantees like those around direct debits and standing orders provided by the Cass system only help if people trust they are actually covered.
While financial education improves what people know, studies have found it typically only encourages modest changes in behaviour. A meta-analysis of 201 studies reported that education efforts explained only about 0.1% of changes in money-related behaviour (things like saving, dealing with debt and avoiding fees), with these effects often disappearing over time.
A later meta-analysis with a sample size of more than 160,000 people found that financial education improved knowledge more than it prompted changes in behaviour. This was measured across areas such as budgeting and saving.
These reviews do not test current account switching directly. But they support the narrower point that information alone usually only shifts real-world financial actions a little.
However, small changes to the way choices are presented can move outcomes when used at scale. A comprehensive analysis of 23 million participants found that “nudges” – such as making a process simpler or sending a reminder – increased behaviour changes in areas as varied as signing up to a savings plan or making safety improvements in the home by about 1.4 percentage points, on average. While this may seem small, scale is key.
We can view this finding through a banking lens. Without intervention, perhaps 5% of customers would switch to a better account. A simple nudge might boost this to 6.4%. Across 100,000 customers, that’s 1,400 additional people making a beneficial switch.
How to overcome your inertia
So-called “implementation-intention techniques”, where a person invents conditions to help them achieve a goal, are a practical option. Across 94 tests, it was found that forming an explicit “if–then” plan – for example: “If I get the job then I’ll increase the amount I save” – produced a medium-to-large improvement in people attaining their goals.
In terms of banking, this technique could be used along the following lines: “If it is Sunday at 8pm, I will compare three accounts for 30 minutes. If one is clearly better on fees or green credentials, I will apply for it the same evening. Once approved, I will move two direct debits per night until I’m finished.”
In my experience, there are three steps that can help you overcome inertia when it comes to your finances.
First, convert a general goal into time-boxed tasks on your calendar, using an if–then plan rather than a vague intention.
Second, use frustrations with your existing bank account to motivate you – such as being charged a fee you did not expect, or discovering your bank’s environmental failings. Your motivation to act is elevated at these moments.
Third, to make the task less overwhelming, use a short checklist of payees and subscriptions. Ticking items off in small batches should reduce the cognitive load you feel.
Broader lessons
Clear communication about how much switching services such as Cass will do for an account holder can make them worry less about the risks. This should also help them realise if certain authorisations need to be switched manually.
But the lessons here apply beyond current accounts. Loss aversion, attachment to the familiar, present bias and default effects also shape decisions about savings products, energy tariffs and mobile contracts – choices that all come with environmental consequences.
Systems that assume consumers will tirelessly compare their options will disappoint. Those that make better options prominent, easy and well timed are far more likely to encourage meaningful change, at scale.
Marcel Lukas is the Vice-Dean Executive Education at the University of St Andrews Business School and has previously received funding from the British Academy, UKRI and Interface UK.
Fotograma del videoclip de Bad Bunny de ‘Baile Inolvidable’.YouTube/Bad Bunny
Llegados a este punto del año, no sé si han sucumbido, como gran parte del planeta, al fenómeno Bad Bunny. Yo confieso que estoy rendida ante ese álbum que tiene un título estéticamente imposible de replicar sin un buen corta y pega: DeBÍ TiRAR MáS FOToS. Y lo estoy porque si algo hace el puertorriqueño es abrazar los ritmos y la cultura de su isla y ponerlos al servicio de unas canciones en las que, además de reivindicar lo latino con las letras, utiliza la música para proteger y ensalzar sus orígenes.
“Baile inolvidable”, la pieza que da nombre al boletín de hoy, es por ejemplo una salsa que le guiña el ojo a los éxitos del género. Hace unos días Carmen del Rocío Monedero se zambulló en la historia y la cultura de Puerto Rico para explicar todas las influencias de las que bebe el reguetonero, y la lectura de su artículo es una alegría.
Pero si no le gusta Bad Bunny, no está solo. Muchos siguen rechazando su vocalización (mejorable), sus “melodías” o algunas de sus letras. Y luego hay un grupo que se opone, simplemente, a todo lo que él representa. La mayor parte de los cabecillas del movimiento MAGA (“Make America Great Again”) han alzado la voz contra la participación del puertorriqueño en el espectáculo del intermedio de la Superbowl, un escaparate mundial de la cultura estadounidense. Y ese es el problema, que ese hombre latino que canta en español, mal que les pese, es tan ciudadano de su país como ellos mismos.
Aprovecho para repescar este antiguo artículo –maravilloso– que cuenta cómo se perreaba en la España del Siglo de Oro.
Huyendo hacia ‘Atlantic City’
Y de la marcha más absoluta pasamos a la música más introspectiva. Porque eso es lo que surgió cuando Bruce Springsteen, recién salido –y agotado– del éxito de The River, inició la grabación de lo que sería su siguiente álbum: Nebraska.
El protagonista de The Bear, Jeremy Allen White, le pone rostro y voz al Boss en un biopic que explica el proceso de creación de un disco que en su momento nadie imaginaba que podía salir del alma roquera del cantante pero que se ha convertido en una obra maestra.
Vuelve el convento
Ahora que Rosalía ha presentado la portada de su próximo trabajo, que se publicará la semana que viene, ha surgido una revolución entre los expertos y estudiosos a propósito del éxito que están teniendo las monjas en la actualidad.
Pero un mes antes de que la cantante catalana se colocase el velo blanco, Alauda Ruiz de Azúa conquistaba al Festival de Cine de San Sebastián con la historia de una adolescente que, en vez de ir a la universidad, sueña con recluirse en un convento de clausura. Los domingos se acaba de estrenar en España y, en ella, la directora vasca vuelve a adentrarse en la familia, su tema favorito, para retratar la reacción que provoca una decisión como esa.
Carta desde el infierno
También se estrena en algunos cines el Frankenstein de Guillermo del Toro, un relato que siempre ha obsesionado al mexicano y cuya producción por fin ha conseguido levantar gracias a la ayuda de Netflix. Por eso no encontrarán la película en muchas salas: múltiples exhibidores se niegan a invertir en filmes que pocas semanas después llegarán a las plataformas.
No obstante, en base a los que dicen quienes ya la han disfrutado, si tienen ocasión de verla en una pantalla grande no la desaprovechen. Nosotros nos quedamos mientras tanto reflexionando sobre el mito del nuevo Prometeo y su longevidad.
Asturias mira hacia América Latina
El viernes 24 de octubre se entregaron en Oviedo los Premios Princesa de Asturias, unos galardones internacionales consolidados en España que cada vez miran más hacia América Latina. Además de celebrar el trabajo del Museo Nacional de Antropología de México, en este 2025 han destacado, en Artes, la mirada de la maravillosa fotógrafa Graciela Iturbide y, en Investigación Científica y Técnica, a la estadounidense Mary-Claire King, que lleva 40 años colaborando como genetista con las Abuelas de la Plaza de Mayo argentinas.
Otro estadounidense, Douglas Massey, experto en migraciones latinoamericanas hacia su país, nos contaba en una entrevista que estamos abordando la cuestión desde un prisma equivocado y poco humanitario, además de creernos la retórica de la amenaza en vez de la retórica de la oportunidad.
Más allá de los ya mencionados, se ha reconocido también al filósofo Byung-Chul Han (a pesar de las múltiples críticas que recibe), la tenista Serena Williams, el economista Mario Draghi y el escritor español Eduardo Mendoza, que se pasó varios días acudiendo a eventos en Asturias y dijo que no cree que haya ya ningún ovetense sin una foto con él.
Every few months, a new “miracle cure” for cancer trends on social media. From superfoods and supplements to extreme diets, the promises are always bold – and almost always misleading. The latest claim suggests that a 21-day water fast can “starve” cancer cells and trigger the body to heal itself. It sounds simple, even empowering: stop eating and your body will do the rest.
But biology is rarely that simple. Cancer is not a single disease, and metabolism does not switch neatly between “sick” and “healthy.” While fasting can affect how our cells use energy, there is no scientific evidence that it can eradicate tumours. In fact, prolonged fasting can be dangerous, especially for people already weakened by cancer or its treatments.
Fasting, in its many forms – from intermittent fasting to short-term calorie restriction – has been shown in laboratory studies to influence how cells repair themselves and manage energy. 2024 research shows that fasting temporarily suppresses intestinal stem cell activity, followed by a powerful regenerative phase once food is reintroduced. This rebound in stem cell growth is driven by a pathway known as mTOR, which promotes protein synthesis and cell proliferation.
While this regeneration helps tissues recover, it can also create a vulnerable window in which harmful mutations may occur more easily, raising the risk of tumour formation.
Most research on fasting’s effects has focused on intermittent or short fasts lasting between 12 and 72 hours, not on extreme water-only fasts that continue for weeks. A 21-day water fast, as promoted in some wellness circles, carries serious risks. Extended fasting can cause dehydration, electrolyte imbalances, dangerously low blood pressure and muscle loss.
Cancer itself often leads to malnutrition, and fasting can accelerate wasting (cachexia), weaken the immune system and increase susceptibility to infection. Many cancer patients are undergoing chemotherapies that require adequate nutrition to maintain organ function and safely metabolise drugs. Combining these treatments with prolonged fasting can amplify toxicity, delay recovery and worsen fatigue.
There are ongoing clinical studies into short fasting or fasting-mimicking diets before chemotherapy, but these are medically supervised, typically lasting less than 48 hours and carefully monitored for safety.
Fasting continues to intrigue scientists because it activates ancient survival mechanisms. During food scarcity, the body triggers processes such as autophagy, where cells recycle damaged components. This process can reduce inflammation and improve metabolic health in animal studies.
But in cancer, the story is far more complex. Cancer cells are resourceful. They can adapt to fasting by finding alternative fuel sources, sometimes outcompeting healthy cells under nutrient stress. Long periods without nutrition can also weaken immune cells that normally detect and attack tumours.
The 2024 fasting study demonstrates this duality. Fasting may reset metabolism, but refeeding rapidly activates growth pathways such as mTOR. In healthy cells, this helps repair tissues. In cells already carrying DNA damage or early mutations, it can encourage malignant progression. This makes fasting a complex biological stress factor rather than a harmless or therapeutic intervention.
The ‘detox’ myth
Much of fasting’s popular appeal comes from the myth of “detoxification”: the belief that abstaining from food “cleanses” the body. In reality, organs such as the liver, kidneys and lymphatic system already perform this task continuously. Cancer is not caused by accumulated “toxins” that can be flushed out. It develops through genetic changes that cause uncontrolled cell growth. No research has shown that fasting can eliminate cancer cells or shrink tumours in humans.
Controlled studies have observed only short-term metabolic shifts that may influence inflammation or insulin signalling. These effects could help reduce long-term risk factors for chronic disease, but they do not reverse cancer once it has developed.
The promise and limits of metabolic research
There is scientific interest in how metabolism affects cancer. Researchers are exploring whether targeted calorie restriction or ketogenic diets could make tumour cells more sensitive to treatment while protecting healthy ones. These studies are still in early stages and focus on precision, not deprivation. None involve starving the body of all nutrients for weeks.
Sensational claims blur the line between hypothesis and proof, giving vulnerable patients false hope by cherry-picking facts, mentioning fasting’s role in cell repair while omitting the crucial detail that most findings come from animal models, not human trials. For someone undergoing cancer treatment, attempting an unsupervised extreme fast could delay essential care, worsen side effects, or even put their life at risk.
Fasting is a physiological stressor. In small, controlled doses, it can trigger adaptive processes that benefit health. In excess, especially during illness, it can cause harm.
A 21-day water fast is neither a plausible nor a safe cancer treatment. Research into fasting helps us understand how cells respond to nutrition and stress, but that knowledge underscores fasting’s complexity rather than supports it as therapy. While balanced nutrition, hydration, regular physical activity and adequate sleep can all support resilience during cancer therapy, none replace medical treatments designed to target tumour biology. Cancer care requires targeted, evidence-based treatments such as chemotherapy, radiotherapy, surgery and immunotherapy.
Fasting research is helping us understand the deep connections between metabolism and disease, but that is very different from curing cancer with a glass of water and willpower. It is understandable that people want control when facing something as frightening as cancer. The search for alternatives often comes from fear, frustration or a wish to avoid painful treatments. But hope should never rest on misinformation.
Justin Stebbing does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Gabriel Falloppius explaining one of his discoveries to the Cardinal Duke of FerraraWellcomeTrust, CC BY-SA
Buried in your body is a tribute to a long-dead Italian anatomist, and he is not the only one. You are walking around with the names of strangers stitched into your bones, brains, and organs. We all are.
Some of these names sound mythical. The Achilles tendon, the band at the back of your ankle, pays homage to a Greek hero felled by an arrow in his weak spot. The Adam’s apple nods to a certain biblical bite of fruit. But most of these names are not myths. They belong to real people, mostly European anatomists from centuries ago, whose legacies live on every time someone opens a medical textbook.
They are called eponyms: anatomical structures named after people rather than described for what they actually are.
Take the fallopian tubes. These small passageways between the ovaries and the uterus were described in 1561 by Gabriele Falloppio, an Italian anatomist with a fascination for tubes who also gave his name to the Fallopian canal in the ear.
Or “Broca’s area”, named for Paul Broca, the 19th-century French physician who linked a region of the left frontal lobe to speech production. If you have ever studied psychology or known someone who has had a stroke, you have probably heard his name.
Then there is the eustachian tube, that small airway you pop open when you yawn on a plane. It is named after Bartolomeo Eustachi, a 16th-century physician to the Pope. These men have all left fingerprints on our anatomy, not in the flesh, but in the language.
Why have we stuck with these names for centuries? Because eponyms are more than medical trivia. They are woven into the culture of anatomy. Generations of students have chanted them in lecture halls and scribbled them into notes. Surgeons drop them mid-operation as if chatting about old friends.
They are short, snappy and familiar. “Broca’s area” takes two seconds to say. Its descriptive alternative, “posterior inferior frontal gyrus,” feels like reciting an incantation. In busy clinical settings, brevity often wins.
Eponyms also come with stories, which make them memorable. Students remember Falloppio because he sounds like a Renaissance lute player. They remember Achilles because they know where to aim the arrow. In a field that can feel like a wall of Latin, a human story becomes a useful hook.
And, of course, there is tradition. Medical language is built on centuries of scholarship. For many, erasing eponyms would feel like tearing down history itself.
But there is a darker side to this linguistic love affair. For all their charm, eponyms often fail at their main purpose. They rarely tell you what a structure is or what it does. “Fallopian tube” gives no clue about its role or location. “Uterine tube” does.
Eponyms also reflect a narrow version of history. Most originated during the European Renaissance, a time when anatomical “discovery” often meant claiming knowledge that already existed elsewhere. The people being celebrated are overwhelmingly white European men. The contributions of women, non-European scholars and Indigenous knowledge systems are almost invisible in this language.
Then there is the truly uncomfortable truth: some eponyms honour people with horrific pasts. “Reiter’s syndrome,” for example, was named after Hans Reiter, a Nazi physician who conducted brutal experiments on prisoners at Buchenwald. Today, the medical community uses the neutral term “reactive arthritis,” a small but meaningful refusal to celebrate someone who caused harm.
Every eponym is a small monument. Some are quaint and historical. Others are monuments we would rather not keep polishing.
Descriptive names, by contrast, simply make sense. They are clear, universal and useful. You do not need to memorise who discovered something, only where it is and what it does.
If you hear “nasal mucosa,” you immediately know it is inside the nose. Ask someone to locate the “Schneiderian membrane,” and you will probably get a blank stare.
Descriptive terms are easier to translate, standardise and search. They make anatomy more accessible for learners, clinicians and the public. Most importantly, they do not glorify anyone.
So what should we do with all these old names?
There is a growing movement to phase out eponyms, or at least to use them alongside descriptive ones. The International Federation of Associations of Anatomists (IFAA) encourages descriptive terms in teaching and writing, with eponyms in parentheses.
That does not mean we should burn the history books. It means adding context. We can teach the story of Paul Broca while acknowledging the bias built into naming traditions. We can remember Hans Reiter not by attaching his name to a disease, but as a cautionary tale.
This dual approach allows us to preserve the history without letting it dictate the future. It makes anatomy clearer, fairer, and more honest.
The language of anatomy is not just academic jargon. It is a map of power, memory, and legacy written into our flesh. Every time a doctor says “Eustachian tube,” they echo the 16th century. Every time a student learns “uterine tube,” they reach for clarity and inclusion.
Perhaps the future of anatomy is not about erasing old names. It is about understanding the stories they carry and deciding which ones are worth keeping.
Lucy E. Hyde does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Pupils with special educational needs and disabilities are twice as likely as their peers to be persistently absent from school.
Persistent absence means that they miss up to 10% of school sessions (sessions are a morning or afternoon at school). For those with an Education, Health and Care Plan (EHCP) – a legal document that lays out support they are entitled to – the picture is even worse. They are up to seven times more likely to be severely absent, meaning that they are missing more than half of school sessions. Absence is higher still for pupils in special schools compared with those in mainstream education.
Suspensions tell a similar story. Pupils with special educational needs are almost four times more likely to be suspended than those without.
Engagement among pupils with special educational needs also drops sharply in secondary school. Only 45% say they like being at school. And it’s not just pupils who feel the system isn’t working: three-quarters of teachers in a recent survey said schools are not inclusive enough for all pupils.
The current approach to inclusion often relies on case-by-case fixes, but this isn’t sustainable. Since 2016, the number of EHCPs has risen by over 80%, yet the systems for assessing and meeting children’s needs have not kept pace. Many children’s needs go unidentified or unmet, leaving families feeling unsupported and forced to fight for help in an under-resourced system.
Many teachers also feel that school isn’t inclusive enough for children with special educational needs. Ground Picture/Shutterstock
Schools, too, say they struggle to access the external professionals needed for assessments. In one survey, school staff ranked meeting the needs of pupils with special educational needs as their second-biggest challenge, just after budget pressures.
Lifelong effects
When needs go unmet, the consequences can be long-lasting. Persistent absence and suspension both increase the risk of young people leaving school without qualifications and not going into work or training. These issues can spill into adulthood, with poorer job prospects and a higher risk of involvement with the criminal justice system. Addressing special educational needs effectively isn’t just about education – it’s about improving life chances.
The solutions start with making mainstream education genuinely inclusive and properly funded. Schools need cultures that promote belonging and partnership with families to rebuild trust and confidence. National standards for inclusion would help, as would more training for school staff and leaders, alongside better access to specialist support professionals.
We also need to rethink what counts as success in education. A broader mix of qualifications and career paths would help young people play to their strengths and prepare for the future. Schools can also boost engagement by giving pupils more say in decisions that affect them, offering greater choice in the curriculum, and ensuring access to enrichment activities – sport, arts, volunteering and social opportunities – which are proven to improve attendance and wellbeing.
For pupils with special educational needs, timely, targeted support can make all the difference. Skilled mentors, smaller classes, adapted timetables and evidence-based support programmes can help pupils boost school attendance and academic progress. They can also help children manage their emotions and enable them to feel more connected to school. For those struggling with transitions – such as moving schools or preparing for work – proactive planning, supported internships and job coaches can ease the process and build confidence.
Even with good inclusive practice, some pupils will still struggle. In those cases, high-quality alternative provision can offer a temporary respite and a route back to mainstream education.
Unless we rethink what education is for – and how we support pupils to engage with it – thousands of young people will be denied their potential. One of us (Caroline Bond) contributed to the development of an approach that mainstream schools can use to help children feel safe in school. It was created with parents, autistic young people and professionals to offer a practical way for schools to understand and support pupils who find school attendance especially difficult.
With school attendance under national scrutiny and special educational needs funding under pressure, this is a crucial moment to ask how we can build a system that genuinely includes every young person – not just in name, but in practice.
Luke Munford receives funding from UKRI and the National Institute for Health and Care Research (NIHR).
Caroline Bond does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
The BBC’s Written Archives Centre (WAC) is housed in an unassuming bungalow on the outskirts of Reading, 40 miles west of London. It holds one of the greatest document collections of British and global history from the past century.
For half that time, researchers, storytellers and interested members of the public were able to mine its extensive resources for monographs, dissertations and broadcasts relating to the BBC. Recent changes to the conditions of access, however, mean that independent and exploratory research at the WAC is no longer possible.
The centre houses scripts, personnel files, production notes, meeting minutes, correspondence and other materials related to BBC radio and TV broadcasts since 1922. It reveals how politicians, pop stars, monarchs and artists have engaged with one of the most powerful media organisations of the past century. It also captures the debates, decisions, and everyday lives behind the BBC’s operations.
Because of the BBC’s importance, the WAC’s archives reflect countless aspects of our social, political and cultural history. The changing roles of women since the 1920s have been traced through the riches of the archive, as have transformations in ideas of class and social relations, in understandings of LGBT+ identities, and in celebrations and conflicts of race and immigration.
Even so, researchers know there is far, far more to be uncovered. The WAC is one of Britain’s most significant resources for revealing the history of the past century, second only to The National Archives housed at Kew.
But earlier this year, the WAC quietly introduced changes to who can use it and how. Personal enquiries from the public can no longer be answered, and the reading room is now only open on Wednesdays and Thursdays. Most significant for researchers was the decision to end the vetting and opening of files on request.
Many of the archive users, including myself, feel we were not involved in any meaningful consultation before these changes were made. In 2024, there had been a single online meeting at which a small number of users were asked for their suggestions for improvements. At that meeting there was no mention of the proposed changes and no sense of seeking feedback. No other consultation seems to have been undertaken.
Some two-thirds of the hundreds of thousands of WAC files have not yet been opened for use by researchers. Until early this year, the exceptional archivists there would, in response to an enquiry, identify relevant files. They would then read and, if necessary, minimally redact (removing certain personal details, for example) files that had not previously been opened.
The ending of on-request vetting has been made by BBC managers for two reasons, which were shared in online meetings that I participated in. One is the straitened finances of the corporation, which have necessitated severe cutbacks to many services. Suggestions for how to help mitigate this, which were made in meetings by users, so far appear to have been ignored by those responsible for the change.
The other reason given for the ending of on-request vetting is an internal shift towards a more focused, curatorial approach to the WAC. Under the new arrangements, batches of files will be made available according to internal priorities decided, like the WAC’s new timetable, solely by the BBC.
Those objecting to this change were told that the new priorities will reflect more closely the BBC’s programming and business concerns. This aims to facilitate, for example, a smoother marking of “content moments” such as anniversaries.
More than 500 academics and independent researchers, including myself, have signed an open letter expressing “profound concern” about the changes. Recognising that the review of the BBC’s charter is fast approaching, the letter calls on the BBC “to publish a code of practice affirming continuing WAC access and the continued availability of files on request”.
Without on-request opening of files, many WAC users feel they are essentially barred from independent research and can no longer plan with any confidence new books or other projects. More generally, they point out that the BBC’s new conditions flout the generally accepted principle for responsible archives of clear separation between the provision of access and the practices of curation.
The campaigners also highlight that the WAC is a public resource paid for over decades by public funds through the licence fee. Closing down the channel for independent access, they suggest, infringes in a significant way one of the five public purposes of the BBC defined by the BBC’s Charter: “To support learning for people of all ages.”
The campaigners laid out their “public purposes” argument in a different, detailed letter sent directly to the BBC board’s chair, Samir Shah, in mid-August, and in individual letters to each of the members of the board, which has the mandate to deliver the BBC’s mission and public purposes. No response has been forthcoming.
The BBC has promised that “some” files will be newly vetted and opened up, decided solely by them, but they have not said how many or what they will be, nor have they outlined a timetable for this. The community of users who journey out to the reading room of the WAC bungalow remain frustrated in their concern to undertake meaningful independent research.
When contacted by The Conversation for comment on its changes to the WAC, the BBC responded:
We are taking on a new approach to make a wider selection of BBC history accessible and searchable, with an ambition to open up more of the written archive from 30% to 50% over the next five years.
Given the level of resource available, we are moving to a series of structured content releases rather than individual requests for specific content, which will open up the written archive further and deliver greater value for all licence fee payers.
The service will continue to offer access and reading room visits for researchers and support freedom of information and subject access requests.
Moving to a series of structured content releases rather than individual requests for specific content … will open up the archive and deliver greater value for licence fee payers and support learning for people of all ages.
Looking for something good? Cut through the noise with a carefully curated selection of the latest releases, live events and exhibitions, straight to your inbox every fortnight, on Fridays. Sign up here.
John Wyver has in the past received funding from the AHRC for a research project that has made use of the resources of the Written Archives Centre.
Source: The Conversation – in French – By Nizar Ghamgui, Assistant Professor in Entrepreneurship/Head of Entrepreneurship and Strategy Department, EM Normandie
Au cours de la pandémie de Covid (2020), certains commerçants ont accéléré leur numérisation en employant les moyens du bord. Que nous enseigne ce bricolage entrepreneurial ? Constitue-t-il un modèle à dupliquer ?
Quand on parle de transition numérique, on pense souvent aux multinationales, aux start-ups de la tech ou aux géants de l’industrie. Pourtant, c’est dans les commerces de proximité que s’opèrent parfois les transformations les plus concrètes, les plus agiles… et les plus inattendues.
Boulangeries, coiffeurs, fleuristes, petits restaurants ou librairies de quartier ont dû affronter de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 : fermetures, baisse de fréquentation, nouvelles attentes des consommateurs. Et dans l’urgence, faute de budget ou de consultants, beaucoup ont inventé une digitalisation low cost, bricolée mais efficace.
Le bricolage constitue une réponse particulièrement adaptée pour les microentreprises évoluant dans des environnements à ressources limitées, leur permettant de créer des solutions de transformation numérique à partir de moyens simples et accessibles.
Privés d’accès aux solutions clés en main souvent trop coûteuses, complexes ou inadaptées à leur réalité, les commerçants interrogés ont opté pour une approche résolument pragmatique. Plutôt que de privilégier des outils sur mesure, ils ont tiré parti de ce qu’ils connaissaient déjà ou pouvaient facilement s’approprier. Cette digitalisation low cost s’appuie ainsi sur des outils existants, gratuits ou à très faible coût : les réseaux sociaux (Facebook, Instagram), Google My Business pour la visibilité locale, ou encore les plateformes de livraison comme Uber Eats ou Deliveroo.
Cette approche pragmatique de la digitalisation low cost rejoint les travaux de Liu et Zhang qui montrent comment le bricolage entrepreneurial constitue un levier essentiel d’innovation des modèles d’affaires, en particulier dans des environnements contraints.
« Avant le Covid, on postait sur Facebook de temps en temps. Depuis, c’est devenu notre principal canal de communication », explique un restaurateur.
Dans certains cas, ces choix traduisent aussi un engagement éthique. Quelques commerçants ont ainsi privilégié des moteurs de recherche plus responsables comme Ecosia, du matériel reconditionné ou des solutions open source, évitant ainsi de surinvestir tout en limitant leur impact environnemental.
Cette digitalisation à petits pas ne cherche pas tant la performance technologique à tout prix, mais permet de maintenir le lien avec le client, de gagner en visibilité locale et d’expérimenter des usages numériques à leur rythme, sans alourdir les charges fixes ni dépendre de prestataires extérieurs.
Une transition collective et écologique
Ce passage au numérique ne s’est pas fait seul. Il s’est appuyé sur les réseaux personnels et informels : enfants, amis, anciens collègues, voire des clients volontaires. Ce bricolage relationnel compense le manque de formation ou de ressources humaines spécialisées.
« J’ai embauché un serveur dont la copine est community manager. Il va s’occuper des réseaux sociaux », raconte un gérant.
L’apprentissage reste empirique, souvent improvisé, mais il illustre un modèle d’entraide locale et horizontale. Toutefois, cette dépendance à un cercle restreint peut aussi freiner la montée en compétence à long terme. À côté de cette digitalisation bricolée, une orientation écologique a émergé. Là encore, pas de grands plans RSE, mais des actions modestes impliquant, par exemple, le tri des déchets et la valorisation des circuits courts.
Digital et résilience
Cette dynamique illustre également ce qu’ont montré Tobias Bürgel, Martin Hiebl et David Pielsticker, à savoir que les petites entreprises ayant engagé une digitalisation, même modeste, ont fait preuve d’une résilience accrue face aux effets de la pandémie de Covid-19. C’est le cas, par exemple, de salons de coiffure qui ont su diversifier leurs services et valoriser leurs pratiques écoresponsables.
« On envoie les cheveux coupés à une association qui les recycle pour ensuite dépolluer la mer », raconte une coiffeuse.
D’importants freins structurels
La résilience de ces commerces de proximité ne doit pas masquer leurs fragilités. La digitalisation des petites entreprises reste inégale car, comparées aux grandes entreprises, elles adoptent tardivement une stratégie digitale. Les freins sont nombreux :
Le manque de temps :
« Je suis seule en boutique, je n’ai pas le temps de m’occuper d’un site Internet. »
Le manque de moyens :
« Être écolo, c’est bien, mais les clients ne veulent pas payer plus cher. »
Une culture parfois distante du numérique :
« Le numérique ? Pour quoi faire ? Ça marche très bien comme ça. »
Cette réalité rappelle que l’innovation low cost ne remplace pas un véritable accompagnement. Sans financement, sans formation, sans soutien structurant, les avancées risquent de rester ponctuelles et fragiles.
France 24, 2021.
Mieux reconnaître le « bricolage stratégique »
Notre étude met finalement en lumière trois leviers pour l’avenir, comme valoriser le bricolage numérique en tant que stratégie légitime d’adaptation, notamment pour les petites structures. Une autre piste qui pourrait s’avérer fertile consiste à soutenir les dynamiques écologiques locales, même modestes, comme tremplin vers une économie plus responsable. Enfin, il importe de combler les lacunes structurelles (temps, compétences, financement) pour éviter que le bricolage ne se transforme en bricolage subi.
À terme, ce sont des politiques publiques sur mesure, de la formation adaptée et des aides spécifiques aux microentreprises qui pourront transformer ces tentatives en véritables trajectoires de transformation.
La pandémie a mis les commerces de proximité à l’épreuve. Mais elle a aussi révélé leur capacité à innover avec peu, à intégrer le numérique sans le dénaturer, et à faire rimer proximité avec agilité. Leur démarche n’est pas spectaculaire, mais elle est profondément instructive : la transition digitale ne se résume pas à une question de budget ; elle se construit, pas à pas, avec les ressources disponibles, l’intelligence collective et beaucoup d’innovation. C’est cette digitalisation low cost, sobre et ancrée, qu’il est urgent de reconnaître, d’encourager et de structurer.
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.
Si une banque prête à une entreprise tout en possédant des actions de celle-ci, le gain est double : l’augmentation des bénéfices fait monter le cours de l’action, tout en améliorant la capacité de remboursement de l’entreprise.metamorworks/Shutterstock
Au sein de certaines entreprises, des investisseurs sont à la fois créanciers et actionnaires. Mais pourquoi l’optimisation fiscale est-elle favorisée dans cette configuration ? Qui en sort gagnant ?
C’est un phénomène étudié aux États-Unis, dont les implications sont transposables en Europe et en France. Une tendance bien utile aux entreprises qui les conduit à payer moins d’impôts. On peut appeler ce phénomène « dual holding » ou « détention double ».
En peu de mots, c’est une configuration dans laquelle, au sein d’une entreprise, des investisseurs – institutionnels, notamment – sont à la fois les créanciers de l’entreprise en question et ses actionnaires. Notre étude menée sur un échantillon d’entreprises états-uniennes, parmi lesquelles Microsoft, Procter & Gamble ou Walt Disney, cotées entre 1987 et 2017, montre que les entreprises dans cette situation ont davantage tendance à rechercher une optimisation fiscale, et donc à mener une politique agressive pour payer moins d’impôts.
En moyenne, les entreprises concernées affichent un taux effectif d’imposition inférieur de 1,1 % par rapport aux autres, ce qui équivaut à une économie annuelle d’environ 3,63 millions de dollars par entreprise.
Conflit d’intérêts entre actionnaires et créanciers
L’optimisation fiscale des entreprises a toujours été perçue comme une arme à double tranchant. Elle transfère des ressources potentielles de l’État vers les entreprises et peut exposer ces dernières à des risques réputationnels ou à des sanctions juridiques. Cependant, elle accroît souvent la valeur de ces entreprises pour les actionnaires.
Les travaux antérieurs sur la question ont étudié la conformité fiscale des entreprises dans une logique « principal / agent », en mettant l’accent sur les conflits entre actionnaires et dirigeants. Ce cadre d’analyse « principal / agent » décrit une situation dans laquelle une partie (le principal) délègue une tâche ou un pouvoir de décision à une autre (l’agent) pour qu’elle agisse en son nom. Comme les intérêts entre actionnaires et dirigeants peuvent diverger, des problèmes d’incitation et d’asymétrie d’information peuvent apparaître.
Ce que nous mettons en lumière, c’est un autre conflit d’intérêts : celui qui existe entre actionnaires et créanciers, c’est-à-dire ici des banques qui prêtent aux entreprises. Nous démontrons que la détention double reconfigure leur rapport et donc les comportements fiscaux des entreprises.
La détention double s’est rapidement répandue. La proportion d’entreprises états-uniennes comptant au moins un détenteur double est passée de 1,19 % en 1987 à 19,13 % en 2017. La pratique, loin d’être marginale, est devenue courante sur les marchés financiers, ce qui accroît son impact sur les stratégies fiscales.
Optimisation fiscale favorisée
Pourquoi l’optimisation fiscale est-elle favorisée lorsque les créanciers sont aussi actionnaires ?
Les actionnaires y sont favorables. Ils profitent des gains, tout en transférant une partie des risques vers les créanciers. Ces derniers, en revanche, sont des bénéficiaires dits « fixes ». Autrement dit, dans le cas d’un prêt, la banque est un créancier « fixe », car elle a seulement droit au remboursement du capital et des intérêts prévus dans le contrat.
Son gain n’augmente pas si l’entreprise fait de gros profits, mais elle subit tout de même les pertes si le comportement risqué de l’entreprise entraîne un défaut de paiement. Les bénéficiaires fixes supportent les conséquences négatives des risques accrus liés à l’optimisation fiscale, comme des sanctions réglementaires ou judiciaires, sans pouvoir en partager pleinement les bénéfices. C’est pourquoi ils exigent souvent des coûts d’emprunt plus élevés pour les entreprises pratiquant une optimisation fiscale intensive.
La présence de détenteurs doubles lisse ce conflit entre actionnaires et créanciers. Lorsque les deux rôles sont réunis dans un même investisseur, le risque n’est pas véritablement transféré, mais simplement déplacé d’une poche à l’autre au sein du même portefeuille. Dans le même temps, ces investisseurs bénéficient des économies d’impôts comme les autres actionnaires, ce qui les incite fortement à soutenir de telles stratégies. Résultat : les créanciers ont moins de raisons de freiner les politiques d’optimisation fiscale.
Stratégies fiscales agressives
Comment les détenteurs doubles poussent-ils les entreprises vers davantage d’optimisation fiscale ?
Comme beaucoup d’autres choix stratégiques, l’optimisation fiscale est décidée par les dirigeants au nom des actionnaires. Si certains dirigeants évitent de mener des stratégies trop agressives pour limiter leurs propres risques ou leur charge de travail, leurs décisions dépendent surtout des incitations. Lorsque la rémunération d’un président-directeur général est indexée sur des objectifs liés aux performances après impôts, il est naturellement enclin à recourir à des stratégies fiscales agressives. Or, les entreprises avec détention double intègrent plus fréquemment ce type d’objectifs dans la rémunération de leurs dirigeants, les encourageant à considérer l’optimisation fiscale comme un indicateur de succès – et donc à l’intensifier.
Au-delà des incitations, les détenteurs doubles apportent une expertise fiscale, nombre d’entre eux étant des banques disposant des ressources nécessaires pour accompagner leurs clients dans la planification fiscale. Alors que de simples créanciers hésiteraient à favoriser l’optimisation fiscale en raison des risques qu’elle comporte, les détenteurs doubles, eux, ont de bonnes raisons de le faire. En transférant leur savoir-faire fiscal vers les entreprises dans lesquelles ils investissent, ils leur permettent de découvrir de nouvelles possibilités d’économie et de mettre en place des stratégies plus sophistiquées.
Perception de l’optimisation fiscale
Quel impact la détention double a-t-elle sur la perception de l’optimisation fiscale par les créanciers ?
Lorsqu’une entreprise contracte un prêt bancaire, elle emprunte de l’argent à une banque sur le marché du crédit. Ces derniers voient l’optimisation fiscale comme un risque, ce qui pousse les créanciers à exiger des coûts d’emprunt plus élevés. Lorsque des détenteurs doubles sont présents, cette perception change.
Pourquoi ? Lorsque les prêteurs détiennent également des actions, une partie des risques liés à une stratégie fiscale agressive est compensée par la hausse de la valeur des titres. Par exemple, si une banque prête à une entreprise tout en possédant des actions de celle-ci, une stratégie fiscale réussie qui augmente les bénéfices fait monter le cours de l’action tout en améliorant la capacité de remboursement de l’entreprise. La banque est donc exposée à un risque global moindre et se montre plus encline à tolérer, voire à encourager, les efforts d’optimisation fiscale de l’entreprise.
La détention double contribue à apaiser, au moins en partie, les inquiétudes des créanciers vis-à-vis de l’optimisation fiscale et la rend donc plus attractive encore. Au détriment des gouvernements et de leur capacité à financer des biens publics essentiels, ou à rembourser leur dette.
Liang Xu ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.