Stabilité affichée, risques cachés : le paradoxe des (cryptoactifs) « stablecoins »

Source: The Conversation – in French – By Céline Antonin, Chercheur à Sciences Po (OFCE) et chercheur associé au Collège de France, Sciences Po

Les _stablecoins_ apparaissent comme un instrument de dollarisation et une menace pour la souveraineté monétaire des États, notamment ceux de la zone euro. Funtap/Shutterstock

Présentés comme des ponts entre la finance traditionnelle et l’univers des cryptoactifs, les « stablecoins » (jetons indexés) prétendent révolutionner la monnaie et la finance. Pourtant, ils portent en germe une double menace : la fragilisation de l’ordre monétaire, fondé sur la confiance, et de l’ordre financier, en créant de nouveaux canaux de risque.


Les « stablecoins » sont des « jetons qui ont pour objectif de pallier la forte volatilité des cryptoactifs traditionnels grâce à l’indexation de leur valeur sur celle d’une devise ou d’un panier de devises (dollar, euro, yen) dans un rapport de 1 : 1, ou encore sur une matière première (or, pétrole) » ainsi que nous l’expliquons dans notre ouvrage avec Nadia Antonin. Pour chaque unité de stablecoin émise, la société émettrice conserve en réserve une valeur équivalente, sous forme de monnaie fiduciaire ou d’actifs tangibles servant de garantie.

On peut distinguer trois types de stablecoins en fonction du type d’ancrage :

  • Les stablecoins centralisés, où l’ancrage est assuré par un fonds de réserve stocké en dehors de la chaîne de blocs (off chain).

  • Les stablecoins décentralisés garantis par d’autres cryptoactifs, où le collatéral est stocké sur la chaîne de blocs (on chain).

  • Les stablecoins décentralisés algorithmiques.

Fin octobre 2025, la capitalisation de marché des stablecoins atteint 312 milliards de dollars (plus de 269 milliards d’euros), dont 95 % pour les stablecoins centralisés. Nous nous concentrons sur ces derniers.

Genius Act vs MiCA

Concernant la composition des réserves, les réglementations diffèrent selon les pays. La loi Genius, adoptée par le Congrès des États-Unis en juillet 2025, dispose que chaque stablecoins de paiement doit être garanti à 100 % par des actifs liquides, principalement des dollars américains, des bons du Trésor ou des dépôts bancaires. Il prévoit également des rapports mensuels détaillés et un audit annuel obligatoire pour les grands émetteurs.

Dans l’Union européenne (UE), le règlement MiCA impose des conditions beaucoup plus strictes. Il exige que les actifs soient entièrement garantis par des réserves conservées dans des banques européennes et soumis à des audits indépendants au moins deux fois par an.

Stabilité du système monétaire fragilisée

Crypto-actifs. Une menace pour l’ordre monétaire et financier, par Céline et Nadia Antonin.
Economica, Fourni par l’auteur

Bien que plus « stables » en apparence que d’autres cryptoactifs, les stablecoins échouent à satisfaire les trois principes qui, selon la littérature monétaire institutionnelle, définissent la stabilité d’un système monétaire : l’unicité, l’élasticité et l’intégrité.

Historiquement, le principe d’unicité garantit que toutes les formes de monnaie
– billets, dépôts, réserves… – sont convertibles à parité, assurant ainsi une unité de compte stable. Les stablecoins, émis par des acteurs privés et non adossés à la monnaie centrale, mettent fin à cette parité : leur valeur peut s’écarter de celle de la monnaie légale, introduisant un risque de fragmentation de l’unité monétaire.

Le principe d’élasticité renvoie à la capacité du système monétaire à ajuster l’offre de liquidités aux besoins de l’économie réelle. Contrairement aux banques commerciales, qui créent de la monnaie par le crédit sous la supervision de la banque centrale, les émetteurs de stablecoins ne font que transformer des dépôts collatéralisés : ils ne peuvent ajuster la liquidité aux besoins de l’économie.

Le principe d’intégrité suppose un cadre institutionnel garantissant la sécurité, la transparence et la légalité des opérations monétaires. Les stablecoins échappent à la supervision prudentielle, exposant le système à des risques de blanchiment, de fraude et de perte de confiance.

La question des réserves

L’existence et la qualité des réserves sont fragiles. Il faut garder à l’esprit que les actifs mis en réserve ne sont pas équivalents à la monnaie banque centrale : ils sont exposés aux risques de marché, de liquidité et de contrepartie.

Aux États-Unis, les émetteurs (comme Tether ou Circle) publient des attestations périodiques, mais ne produisent pas d’audit en temps réel. Rappelons qu’en 2021, Tether s’était vu infliger une amende de 41 millions de dollars (plus de 35 millions d’euros) par la Commodity Futures Trading Commission des États-Unis, pour avoir fait de fausses déclarations sur la composition de ses réserves. Les réserves sont souvent fragmentées entre plusieurs juridictions et déposées dans des institutions non réglementées.




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Le modèle économique des émetteurs de stablecoins repose sur la rémunération de leurs réserves. Il va de soi qu’ils n’ont aucun intérêt à détenir des actifs sûrs et à faible rendement. Imaginons que survienne une annonce qui sèmerait le doute sur la qualité des réserves. En l’absence d’accès aux facilités de la banque centrale ou à une assurance-dépôts, une perte de confiance se traduirait mécaniquement par une panique et un risque de perte d’ancrage.

Cette fragilité mine l’une des fonctions essentielles de la monnaie : la réserve de valeur.

Instrument de dollarisation et de colonisation monétaire

Les stablecoins apparaissent comme un instrument de dollarisation et une menace pour la souveraineté monétaire des États. En 2025, 99,0 % des stablecoins sont adossés au dollar en termes de capitalisation de marché. En diffusant des stablecoins adossés au dollar dans les économies émergentes ou faiblement bancarisées, les stablecoins favorisent une dollarisation numérique qui érode la souveraineté monétaire des banques centrales.

Pour l’UE, le risque est celui d’une colonisation monétaire numérique : des systèmes de paiement, d’épargne et de règlement opérés par des acteurs privés extra-européens. Les stablecoins conduisent également à une privatisation du seigneuriage – la perception de revenus liés à l’émission de monnaie, normalement perçus par la Banque centrale européenne (BCE). Les émetteurs de stablecoins captent la rémunération des actifs de réserve sans redistribuer ce rendement aux porteurs. Ce modèle détourne la fonction monétaire : la liquidité publique devient une source de profit privé, sans contribution à la création de crédit ou à l’investissement productif.

Risque de crise financière systémique

L’interconnexion entre stablecoins et finance traditionnelle accroît le risque systémique. En cas de perte de confiance, un mouvement de panique pourrait pousser de nombreux détenteurs à échanger leurs stablecoins, mettant en péril la capacité des émetteurs à rembourser. Or, les détenteurs ne sont pas protégés en cas de faillite, ce qui renforce le risque de crise systémique.

Le marché des stablecoins est très lié au marché de la dette souveraine états-unienne. La demande supplémentaire de stablecoins a directement contribué à l’augmentation des émissions de bons du Trésor à court terme (T-bills) aux États-Unis et à la baisse de leur rendement. La liquidation forcée de dizaines de milliards de T-bills perturberait le marché états-unien de la dette à court terme.

Risque de crédit et de fraude

Les stablecoins accroissent le risque de crédit, car comme les autres cryptoactifs, ils offrent un accès facilité à la finance décentralisée. Or, les possibilités d’effets de levier – autrement dit d’amplification des gains et des pertes – sont plus forts dans la finance décentralisée que dans la finance traditionnelle.

Mentionnons le risque de fraude : selon le Groupe d’action financière (Gafi), les stablecoins représentent désormais la majeure partie des activités illicites sur la chaîne de blocs, soit environ 51 milliards de dollars (44 milliards d’euros) en 2024.

Les stablecoins fragilisent la souveraineté des États, introduisent une fragmentation monétaire et ouvrent la voie à de nouvelles vulnérabilités financières. Pour l’Europe, l’alternative réside dans le développement d’une monnaie numérique de banque centrale, où l’innovation se conjugue avec la souveraineté. La vraie innovation ne réside pas dans la privatisation de la monnaie, mais dans l’appropriation par les autorités monétaires des outils numériques.


Cette contribution est publiée en partenariat avec les Journées de l’économie, cycle de conférences-débats qui se tiendront du 4 au 6 novembre 2025, au Lyon (Rhône). Retrouvez ici le programme complet de l’édition 2025, « Vieux démons et nouveaux mondes ».

The Conversation

Céline Antonin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Stabilité affichée, risques cachés : le paradoxe des (cryptoactifs) « stablecoins » – https://theconversation.com/stabilite-affichee-risques-caches-le-paradoxe-des-cryptoactifs-stablecoins-267675

No longer ‘Prince Andrew’: an expert on how royals can be stripped of their titles

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Cindy McCreery, Associate Professor of History, University of Sydney

Prince Andrew will be stripped of his royal titles, meaning he will no longer be called “prince” or “His Royal Highness”.

A statement from Buckingham Palace said:

His Majesty has today initiated a formal process to remove the style, titles and honours of Prince Andrew.

Prince Andrew will now be known as Andrew Mountbatten Windsor […] These censures are deemed necessary, notwithstanding the fact that he continues to deny the allegations against him.

Their Majesties wish to make clear that their thoughts and utmost sympathies have been, and will remain with, the victims and survivors of any and all forms of abuse.

The statement also noted Andrew will have to leave his current home, Royal Lodge, and move to alternative private accommodation.

These moves follows allegations, which Andrew continues to “vigorously deny”, surrounding his relationship with convicted sex offender Jeffrey Epstein.

But how can a prince – who is, after all, the son of a queen – be stripped of the title “prince”?

Here’s how it works – and what it might mean for succession.

How do you actually strip a prince of his titles?

This is within the remit of the monarch, Charles III. The monarch issues an official document called a letters patent.

They are typically used to grant a title or a right, but this is doing the opposite: withdrawing it from Andrew.

There are precedents for monarchs removing titles in this way. When Diana and Charles divorced, she lost the use of “Her Royal Highness”, as did Sarah Ferguson, the former wife of Andrew. So a royal losing their title doesn’t always have to be scandalous or unusual.

But what’s not happened yet – because it’s not within the remit of the king – is the removal of Andrew’s position as eighth in line to the throne.

That requires parliamentary legislation to do – and not just the Westminster parliament, either.

To do that, the Westminster parliament would have to introduce a bill and pass it. However, the move would also require virtually identical legislation in all of the Commonwealth parliaments (such as Australia, New Zealand, Canada and so on).

That’s not beyond the realm of possibility.

A bit over a decade ago, with what came to be known as the Perth agreements, the Commonwealth parliaments agreed to change the rules around succession and gender. No longer would older princesses be leapfrogged by younger brothers to get a spot on the throne.

It happened very smoothly, so it is certainly possible for all Commonwealth parliaments to agree to coordinate on something. However, the Westminster parliament cannot instruct other parliaments to pass such legislation.

So, could all the Commonwealth parliaments coordinate to remove Andrew from the line of succession? I have not seen any mention of this in media reports so far, but I would be highly surprised if this didn’t happen in future.

It seems incompatible that Andrew would lose his title and still be in line for succession.

But is the son of the queen not always a prince?

By custom, yes, the son of a queen is known as a prince. But as we have seen, that title can be removed.

The best example is in 1936, when King Edward VIII abdicated so as to marry divorcee Wallis Simpson, and he lost the title of king.

He was thereafter no longer entitled to the title “His Royal Highness” and he got a new title: Duke of Windsor. He had some prestige, but was no longer entitled to use his royal title.

Edward VIII (who was also Andrew’s great uncle) did not have any children. But if he had, they wouldn’t have been entitled to inherit the throne.

And that was an actual reigning king, not just a prince.

Acting in a moment of crisis

Andrew has reportedly accepted the latest decision but it was made by his brother, the king.

This is a signal from Charles not just to the public but also to his heir, William, that he’s doing everything he can to smooth the path for William’s succession and to respond to public anger over the allegations against Andrew.

As an historian, this is a moment to reflect on how this is another example of the British monarch taking decisive action in a moment of crisis, to save the reputation of and public support for the monarchy.

Another example would be King George V, who acted decisively in the first world war not only to strip titles from family members who had supported Germany in the war, but to also change the name of his family.

They were known as Saxe-Coburg Gotha (a German name), but they became the house of Windsor.

The Conversation

Cindy McCreery has received funding from the ARC.

ref. No longer ‘Prince Andrew’: an expert on how royals can be stripped of their titles – https://theconversation.com/no-longer-prince-andrew-an-expert-on-how-royals-can-be-stripped-of-their-titles-268766

Prince Andrew stripped of all titles after Virginia Giuffre’s memoir. Her family declares ‘victory’

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Kate Cantrell, Senior Lecturer, Writing, Editing and Publishing, University of Southern Queensland

Content warning: this article includes graphic details about sexual assault some readers may find distressing.

Prince Andrew will be stripped of his royal titles, including prince, and will move out of his home, Royal Lodge, to a private residence. Buckingham Palace issued a statement today that King Charles has initiated a formal process to remove the “style, titles and honours of Prince Andrew”, who “will now be known as Andrew Mountbatten Windsor”.

The decision comes in the wake of Virginia Giuffre’s posthumous memoir Nobody’s Girl, published this fortnight. The memoir includes an inside account of the two years Giuffre spent as a “sex slave” working for Jeffrey Epstein and co-conspirator Ghislaine Maxwell. Giuffre died by suicide in April this year, aged 41, on her farm in Western Australia.

Three weeks before she died, she emailed her co-author, journalist Amy Wallace, and longtime publicist Dini von Mueffling: “In the event of my passing, I would like to ensure that Nobody’s Girl is still released.”

“Today,” Giuffre’s family said, “she declares a victory. She has brought down a British prince with her truth and extraordinary courage”.

British historian and author Andrew Lownie (author of a book about Andrew and his ex-wife Sarah Ferguson, called Entitled), told Sky News earlier this month, “the only way the story will go away is if [Andrew] leaves Royal Lodge, goes into exile abroad with his ex-wife, and is basically stripped of all his honours, including Prince Andrew”. Sarah Ferguson will also move out of Royal Lodge.

As a trauma memoir, Nobody’s Girl forces us to bear witness to an uncomfortable truth: Giuffre’s abuse was hidden in plain sight.

“Don’t be fooled by those in Epstein’s circle who say they didn’t know what Epstein was doing,” she writes. “Anyone who spent any significant amount of time with Epstein saw him touching girls.” She continues: “They can say they didn’t know he was raping children. But they were not blind.”


Review: Nobody’s Girl: A memoir of surviving abuse and fighting for justice – Virginia Roberts Giuffre (Doubleday)


Four days before the memoir was published, Prince Andrew announced he would no longer use the titles conferred upon him, including Duke of York. Three days later, leaked emails from 2011 suggested he gave Giuffre’s date of birth and social security number to one of his protection officers, hours before the infamous photograph of him with her was published.

Maxwell’s brother, Ian Maxwell, published an article in the Spectator today, headlined “Don’t take Virginia Giuffre’s memoir at face value”. The memoir keeps his sister, who was convicted of charges including sex trafficking of a minor, in world headlines – at a time Donald Trump has said he will “take a look” at pardoning her. Earlier this year, Maxwell was moved to a lower security prison to continue her 20-year sentence.

Allegations of parental abuse

Giuffre writes that her father began molesting her at the age of seven. He “strenuously” denies this. While the memoir makes this public for the first time, Giuffre’s older brother Danny Wilson told ABC’s 7.30 he first heard the allegations years before the memoir was published – and confronted his father about it.

Giuffre regularly wet her pants at school – earning her the cruel nickname “Pee Girl”. She recalls: “I began to get painful urinary tract infections. My infections were so severe, I couldn’t hold my urine.”

After one (of several) medical examinations, a doctor told her mother her primary school aged daughter’s hymen was broken. Giuffre writes of this moment:

My mother didn’t hesitate. ‘Oh, she rides horses bareback,’ she explained. That was the end of that. I didn’t even know what a hymen was.

Later, she recalls her mother raising suspicions about her involvement with Epstein and “apex predator” Maxwell, questioning “what this older couple wanted with a teenage girl who had no credentials”.

Giuffre writes: “I guess I was glad she cared enough to have suspicions, but at the same time, wasn’t it a little late for that? I knew she couldn’t save me; she’d never saved me before.”

Around the time of her doctor’s visit, the memoir alleges, Giuffre’s father began “trading” his daughter to a friend – a tall, muscular man with “a military bearing” who was also abusing his own stepdaughter. In 2000, the man was convicted of molesting another girl in North Carolina. He spent 14 months in prison and a decade as a registered sex offender.

Giuffre writes that she was abused by these men for five years, from ages seven to eleven; it only stopped when she began menstruating.

Heartbreakingly, Giuffre discloses that at one point she imagined Maxwell (or “G-Max” as she wanted to be known) as her mother: “While I was hardly equipped to judge, it often seemed to me that Epstein and Maxwell behaved like actual parents.” Among other things, the pair gave Giuffre her first cell phone, whitened her teeth, and taught her how to hold a knife and fork “just so”.

‘The younger, the better’

Giuffre’s memoir is a courageous and clear-eyed account of what trauma takes – and what recovery demands.

Told in four chronological parts – “Daughter”, “Prisoner”, “Survivor” and “Warrior” – the memoir meticulously records the “sexual assaulting, battering, exploiting, and abusing” Giuffre endured throughout her life, most notably at the hands of Epstein and Maxwell.

The result is a devastating exposé of the fetishisation and abuse of girls – “the younger, the better”, Epstein said – and society’s failure to protect the most vulnerable.

It is also a damning indictment of everyone who knew and looked away.

‘Please don’t stop reading’

Giuffre was 16 and working as a locker-room attendant at Trump’s Mar-a-Lago resort when Ghislaine Maxwell recruited her to “service Epstein”, under the pretence of training as a masseuse. (In October 2007, Trump – who is portrayed favourably in the memoir – reportedly banned Epstein from his resort after Epstein hit on the teenage daughter of another member.)

Over the next two years, and roughly 350 pages, Giuffre tells how she was trafficked to “a multitude of powerful men”, including Prince Andrew, French modelling agent Jean-Luc Brunel, a prominent psychology professor and a respected United States senator.

Giuffre’s original memoir manuscript was titled “The Billionaire’s Playboy Club”.

In one of the most distressing scenes, Giuffre describes how she was trafficked to “a former minister”, who raped her so “savagely” she was left “bleeding from [her] mouth, vagina, and anus”. When Virginia told Epstein about the brutal attack, which made it hurt to breathe and swallow, he said, “You’ll get that sometimes.”

Eight weeks later, he returned Giuffre to the politician, who this time abused her on one of Epstein’s private jets. In the US version of the memoir, the politician is described not as a “former minister”, but as “a former Prime Minister”.

“I know this is a lot to take in,” Giuffre writes. “The violence. The neglect. The bad decisions. The self-harm. But please don’t stop reading.”

One of the most devastating revelations comes toward the end of the memoir. Giuffre – now in her forties – receives a phone call from a confidant claiming to have evidence that Epstein paid off her father when she was a girl. In 2000, when Epstein and Maxwell started abusing the teenager at El Brillo Way, it is alleged that her father accepted “a sum of money” from the paedophile.

According to Giuffre, when she confronted her father, there was “a brief silence” before “he started yelling at [her] for being an ungrateful daughter”.

Of all the betrayals she endured, this one stands alone: “I will never get over it”.

Girls no one cared about

“When a molester shows his face,” Giuffre writes, “many people tend to look the other way.”

In chapter 11, Giuffre describes how Epstein’s personal chef, the celebrity cook Adam Perry Lang, made her her favourite food – pizza. This, apparently, became something of a tradition – Lang feeding Giuffre, but never “ogl[ing]”, “even if I was standing naked in front of him, which was not unusual”. She wrote: “When I’d finished attending to Epstein or one of the other guests, Lang would have a cheesy hot pie waiting.”

In 2019, Lang issued a statement about working for Epstein: “My role was limited to meal preparation. I was unaware of the depraved behavior and have great sympathy and admiration for the brave women who have come forward.”

In another scene, Giuffre reveals that Epstein “never wore a condom”. After falling pregnant at the age of 17, she suffered an ectopic pregnancy.

On this day, Giuffre recalls how Epstein and Maxwell (“two halves of a wicked whole”) – with the help of Epstein’s New York butler – drove her to hospital after she woke in “a pool of blood”. Epstein lied to the doctor about her age, Giuffre alleges, and the two men seemed to enter “a gentlemen’s agreement” in which “whatever was going on between this middle-aged man and his teenage acquaintance […] would be kept quiet”.

“We were girls who no one cared about, and Epstein pretended to care,” Giuffre writes. “At times I think he even believed he cared.” She describes how Epstein “threw what looked like a lifeline to girls who were drowning, girls who had nothing, girls who wished to be and do better.” As a self-described “pleaser” who “survived by acquiescing”, Giuffre writes that Epstein and Maxwell “knew just how to tap into that same crooked vein” her childhood abusers had: abuse cloaked in “a fake mantle of ‘love’.”

Sex as birthright

In March 2001, at Maxwell’s upscale townhouse in London’s Belgravia – where Prince Andrew was famously pictured with his arm around the teenager – Giuffre recalls how Maxwell invited Andrew to guess her age. When the prince correctly guessed 17, he reportedly told her, “My daughters are just a little younger than you.”

Later that night, she writes, Prince Andrew bought the teenager cocktails at Tramp – an exclusive London nightclub – where she and the prince danced awkwardly and the prince “sweated profusely”. In the car, on the way home, Maxwell instructed Giuffre “to do for [Andy] what you do for Jeffrey”.

In November 2019, in his calamitous interview with BBC’s Newsnight, Prince Andrew denied any wrongdoing, claiming he had “no recollection of ever meeting this lady”. He told presenter Emily Maitlis he could not have danced sweatily at Tramp because he had “a peculiar medical condition” that prevented perspiration, caused by what he described as “an overdose of adrenaline” in the Falklands War.

In that interview, Andrew admitted his decision to stay at Epstein’s New York home in December 2010 – months after Epstein was released from jail for soliciting and procuring minors for prostitution – was “the wrong thing to do”. However, the prince claimed his decision was “probably coloured by [his] tendency to be too honourable”.

In her memoir, Giuffre describes Andrew as “friendly enough but entitled” – “as if he believed having sex with [her] was his birthright.” She alleges she had sex with the prince on two more occasions.

The last word

Publishing a book posthumously can be an ethical minefield. Critics often question whether posthumous publication is what the author would have wanted. They point to the author’s right to protect their work and their literary reputation – a right that cannot survive them.

However, Giuffre left no space for speculation. In the email she sent her co-author and publicist before her death, she made her wishes clear:

It is my heartfelt wish that this work be published, regardless of my circumstances at the time. The content of this book is crucial, as it aims to shed light on the systemic failures that allow the trafficking of vulnerable individuals.

As the memoir progresses, Giuffre’s health spirals. The physical, emotional and mental toll of trauma closes in on her. Epstein is dead. Maxwell is in prison. But Giuffre is still “trapped in an invisible cage”.

“From the start,” she says, “I was groomed to be complicit in my own devastation. Of all the terrible wounds they inflicted, that forced complicity was the most destructive.”

Before she died, Giuffre made a promise to her husband and children that she would try with “all her might” to believe her life mattered. Her final goal was to prevent “the emotional time-bomb” inside her from detonating.

While Giuffre may at last be beyond harm, the truth remains. She – like the hundreds of girls abused by Epstein and his associates – was wronged.

Her fight, like theirs, transcends death: release the Epstein files; hold abusers and their enablers accountable; expose the systems that protect predators; abolish statutes of limitations for the sexual abuse of minors. Ensure no other child suffers. This is what Giuffre wanted.

By publishing her memoir, she ensured the fight would survive her. She made certain her voice would outlast her pain.

In this way, she got the last word.


If this article has raised issues for you, or if you’re concerned about someone you know, call Lifeline on 13 11 14.

The National Sexual Assault, Family and Domestic Violence Counselling Line – 1800 RESPECT (1800 737 732) – is available 24 hours a day, seven days a week for any Australian who has experienced, or is at risk of, family and domestic violence and/or sexual assault.

The Conversation

Kate Cantrell does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Prince Andrew stripped of all titles after Virginia Giuffre’s memoir. Her family declares ‘victory’ – https://theconversation.com/prince-andrew-stripped-of-all-titles-after-virginia-giuffres-memoir-her-family-declares-victory-267751

Aumenta la brecha en competencias entre España y otros países desarrollados: ¿qué significa?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ángel Soler Guillén, Vicedecano de Estudios de Postgrado de la Facultat d’Economia, Universitat de València

MnManu/Shutterstock

¿Es más competente una persona que ha terminado estudios de postgrado que otra que tiene solamente un grado universitario? Parece lógico que sí: cuantos más años hemos estudiado, mejores serán nuestras competencias reales en el ámbito profesional. Pero similar nivel de estudios no equivale a un similar nivel de competencias. Especialmente entre países.

El programa PISA, que evalúa las competencias de los estudiantes en matemáticas, ciencias y lectura, nos ofrece datos para analizar con mayor precisión la relación entre la educación, el capital humano y el desempeño económico de los países y los individuos.

Los resultados que ofrece esta evaluación internacional muestran la importancia de las competencias reales (en términos de su capacidad para desenvolverse en la vida cotidiana y la actividad laboral) en comparación con la mera acumulación de años de enseñanza. Y mientras que PISA nos habla de los jóvenes de 15 años, el reciente informe de la OCDE sobre el nivel de competencias de la población adulta es la traslación a la población en edad de trabajar del mismo enfoque.

Aplicar lo que hemos aprendido

Este último estudio ofrece información sobre el nivel de competencias básicas (matemáticas, comprensión lectora y resolución adaptativa de problemas) de la población entre 16 y 65 años. Esto permite comparar a España con otros países de la OCDE (países desarrollados todos ellos) y tener en cuenta aspectos como la edad del individuo, el nivel de estudios terminados y la situación entre distintas generaciones, como hemos hecho en nuestro último estudio.




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Incluso podemos distinguir qué parte de las diferencias en competencias entre grupos o países se debe a que unas personas han estudiado más años o alcanzado niveles educativos más altos, y qué parte obedece a que, aun con el mismo nivel de estudios, algunos grupos o países desarrollan más o menos competencias que otros.

En las competencias de una persona influyen factores diversos relacionados con características personales y familiares o la propia actividad laboral, pero el papel del sistema educativo y su mejor o peor funcionamiento es, sin duda, fundamental. Por eso el informe tiene en cuenta tanto qué efecto tiene acumular más o menos años de estudios y completar niveles más avanzados de enseñanza o no como aspectos más cualitativos sobre las competencias alcanzadas en los sucesivos niveles de enseñanza.

¿Por qué empeora el nivel en España?

La comparación con la media de los países de la OCDE muestra una brecha desfavorable para España. El nivel de competencias es para todas las franjas de edad más bajo en las tres competencias básicas investigadas.

Además, esa distancia aumenta generación tras generación. Para la cohorte de 25 a 34 años (la más joven con edad suficiente para haber completado su etapa educativa), la brecha triplica a la de la cohorte de 55 a 65 años. Es decir, los jóvenes españoles están el triple de lejos del nivel habitual de competencias de los jóvenes de los países desarrollados que las personas de 55 a 65 años respecto a la media para ese grupo de edad.




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Es interesante observar que, mientras que el nivel de estudios influye de una manera previsible en los resultados (es decir, la brecha es menor con los países del entorno a medida que las personas tienen niveles más elevados de estudios), en el caso de las competencias que se adquieren en cada nivel educativo, la distancia es cada vez mayor: a igualdad de nivel de estudios, las competencias de las sucesivas generaciones están cada vez más lejos de las de sus coetáneos de los países desarrollados.

El resultado más llamativo es que, en términos globales, los españoles nacidos en los sesenta y próximos a jubilarse (cohorte de 55 a 65 años) muestran más competencias a igualdad de estudios completados que sus coetáneos de la OCDE. Sin embargo, para las cohortes posteriores esa ventaja desaparece y se va convirtiendo en una brecha negativa cada vez más grande.

Más competencias que sus mayores, pero menos que sus coetáneos europeos

En definitiva, ¿tienen los jóvenes españoles más competencias básicas que sus mayores? Sí, pero ese avance se ha producido en todos los países y, de hecho, España es uno de los cinco países desarrollados donde es más débil. Como resultado, los jóvenes españoles están más lejos de sus coetáneos de la OCDE que quienes nacieron en los 60, una generación que se formó íntegramente con el modelo de la EGB.

En otras palabras, mientras otros países de la OCDE han logrado que sus jóvenes con el mismo nivel educativo alcancen competencias básicas más altas, en España ese progreso ha sido menor, de modo que, incluso con los mismos estudios completados, los españoles suelen mostrar un nivel medio de competencias inferior al de sus homólogos en otros países.

Frenesí legislador

Se trata de un resultado decepcionante en el contexto de los esfuerzos realizados en materia educativa durante las últimas décadas. La lista de reformas en este ámbito desde los 80 conforma una auténtica sopa de letras de leyes orgánicas: LOU, LODE, LOGSE, LOPEG, LOCE, LOE, LOMCE, LOMLOE, LOSU… Esto convierte a España en un caso un tanto atípico de frenesí legislador caracterizado por una sistemática falta de consenso, con una sucesión de normas a veces contradictorias, otras veces efímeras o incluso no aplicadas realmente.

La enseñanza necesita políticas coherentes y sostenidas en el tiempo, al caracterizarse por periodos de maduración muy prolongados. Hay que pensar que, en la actualidad, un graduado universitario típico puede acumular fácilmente 20 años de estudios en los diferentes niveles de enseñanza.

Esa falta de una política educativa consensuada, coherente y prolongada puede haber contribuido a que el progreso conseguido por España en términos de competencias no pueda calificarse de adecuado si se compara con el habitual en otros países desarrollados.

The Conversation

Ángel Soler Guillén recibe fondos de Fundación BBVA.

Lorenzo Serrano Martínez recibe fondos de Fundación BBVA

ref. Aumenta la brecha en competencias entre España y otros países desarrollados: ¿qué significa? – https://theconversation.com/aumenta-la-brecha-en-competencias-entre-espana-y-otros-paises-desarrollados-que-significa-267776

Así ha evolucionado el negacionismo de la industria de los combustibles fósiles para impedir la acción climática

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José María Baldasano Recio, Catedrático Emérito de Ingeniería Ambiental

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La industria de los combustibles fósiles sabía desde la década de 1950 que podía causar un cambio climático, y a finales de la década de 1970 conocía que lo haría con toda seguridad. Sin embargo, en lugar de cambiar la orientación del modelo energético, se ha dedicado a librar una campaña multimillonaria de negación, ocultación, desinformación y retardismo para impedir la adopción de políticas climáticas y de descarbonización.

Las primeras advertencias

Durante las décadas de 1950 y 1960, desde el ámbito científico se explicó en estudios, medios de comunicación y testimonios ante los gobiernos, especialmente al de Estados Unidos, y se alertó a la industria de los combustibles fósiles de que su combustión provocaba y estaba aumentando la concentración de CO₂ en la atmósfera, lo que, con el tiempo, provocaría un cambio climático de origen antrópico.

En las décadas de 1970 y 1980, la industria de los combustibles fósiles tenía una amplia evidencia de la amenaza potencialmente grave que representaban para el clima terrestre. Realizaba informes e investigaciones propias. El programa de investigación de ExxonMobil predijo el calentamiento global con gran precisión, y otras grandes empresas tenían una comprensión similar de la evidencia científica existente. Sin embargo, en lugar de alertar al público sobre la inminente crisis climática y tomar medidas, ocultaron lo que sabían.

El consenso científico sobre el calentamiento global en la década de 1990 ya estaba bien definido. La comunicación pública de dicho consenso comenzó con el testimonio crucial ante el Congreso de EE. UU. del científico climático estadounidense James Hansen y la creación del Panel Intergubernamental del Cambio Climático (IPCC) en 1988, así como la publicación progresiva de sus seis informes desde 1990 a 2023.




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Tácticas de desinformación

A medida que el cambio climático se convertía en noticia de primera plana y crecía la necesidad política para abordarlo, la industria de los combustibles fósiles, sus asociaciones y sus aliados ideológicos iniciaron una masiva campaña para socavar la comprensión pública del problema y bloquear la adopción de medidas políticas significativas.

Desde entonces, se ha negado y puesto en duda activamente la ciencia climática, se ha confundido al público y a los políticos, y se ha impedido la aplicación de políticas climáticas y de energía mediante la desinformación. Imitando a la industria tabacalera, una táctica clave fue –y sigue siendo– exagerar la incertidumbre científica y afirmar falsamente que no existe consenso entre los expertos científicos y, por lo tanto, no hay base para actuar.

Otras tácticas han incluido denigrar los modelos climáticos, presentar el enfriamiento global como una interpretación alternativa de los datos científicos y fingir ignorancia sobre la perceptibilidad del calentamiento antropogénico.




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Mentiras económicas

Las corporaciones de los combustibles fósiles también se dedicaron a promover un alarmismo económico. Un “plan de comunicaciones” de 1995 de la Global Climate Coalition de la industria presentó como principales mensajes públicos no solo “la continua incertidumbre científica”, sino también “económica: pérdida de empleos, mayores costos de la energía, menor competitividad” y “soberanía: Estados Unidos cede la política energética y ambiental a la burocracia internacional”.

Difundió su desinformación directamente a través de anuncios engañosos, informes empresariales, información inadecuada a los accionistas e indirectamente financiando organizaciones negacionistas del cambio climático y políticos de derecha.

Investigaciones recientes han revelado que la industria de los combustibles fósiles también ocultó y engañó durante mucho tiempo al público y a los políticos sobre los graves daños a la salud que estos generan.

La campaña de desinformación coincidió con el esfuerzo de décadas de promover una agenda antigobernanza y antiregulación que afirmaba que el cambio climático (y otros temas) debían dejarse en manos del mercado, y que el gobierno no era, ni podía ser, la solución.

La realidad, como bien señaló el economista Nicolas Stern, es que el cambio climático es una falla del mercado donde “quienes dañan a otros emitiendo gases de efecto invernadero no pagan su externalización”, lo que requiere la acción del gobierno para abordarlo.

Sin embargo, a mediados de la década de 1990, en gran parte debido a la desinformación promovida por la industria de los combustibles fósiles y sus aliados, muchos ciudadanos y líderes políticos se habían convencido de “confiar en el mercado” y evitar la regulación del cambio climático.

Un cambio de registro

A mediados de la década de 2000, a medida que se fortalecía el consenso sobre el actual cambio climático, la industria de los combustibles fósiles cambió su estrategia de la negación pública rotunda del cambio climático a formas más sutiles e insidiosas de propaganda.

Entre sus distintas estrategias, se presentaba el cambio climático como un “riesgo” en lugar de una “realidad”. Incluso después de que la comunidad científica hubiese declarado que el cambio climático era “inequívoco”.

Usan el greenwashing o el ecoblanqueo en la publicidad para presentar a las empresas y organizaciones como conscientes del medio ambiente y comprometidas con las tecnologías bajas en carbono. Sin embargo, de 2008 a 2022 las empresas de petróleo y gas nunca gastaron más del 1 % de sus presupuestos anuales colectivos en proyectos bajos en carbono.

Falsas promesas

Muchas compañías han hecho promesas de alcanzar emisiones netas cero que sus modelos de negocios no pueden lograr. Utilizan una retórica basada en la “responsabilidad individualizada”, en la que trasladan la culpa del cambio climático a los consumidores promoviendo la huella de carbono individual –caso paradigmático de British Petroleum– y su papel en el sostenimiento de la “demanda”, a pesar de que gran parte de esta demanda podría satisfacerse con energías renovables.

Promueven el “solucionismo de los combustibles fósiles”, presentando su industria como una parte esencial e inevitable de la solución a la crisis climática, en contradicción con la evidencia científica de que la producción y el uso continuado de combustibles fósiles la empeorará. Y utilizan juegos de trileros tecnológicos en los que minimizan los daños climáticos de los combustibles fósiles. Por ejemplo, comercializando falsamente el metano como “limpio” y promoviendo tecnologías ineficaces y costosas como la captura y almacenamiento de carbono.

A medida que el costo de la energía solar y eólica van disminuyendo, la industria de los combustibles fósiles presenta falsamente las alternativas limpias y renovables a los combustibles fósiles como poco fiables e inviables. Junto a estas tácticas de propaganda, una gran desinformación climática sigue proliferando en las redes sociales, promovida en gran medida por fuentes relacionadas con la industria de los combustibles fósiles.

La desinformación obstaculiza la acción climática

Estas tácticas siguen siendo omnipresentes y muy influyentes. En 2022, el IPCC concluyó que la desinformación y la politización de la ciencia del cambio climático por parte de intereses creados “han sembrado incertidumbre e impedido el reconocimiento del riesgo” y “han limitado la acción climática”.

Las encuestas muestran sistemáticamente que una parte significativa de la población sigue dudando de la realidad e importancia del actual cambio climático. El Foro Económico Mundial ha concluido que la desinformación es ahora uno de los principales riesgos globales.

En un reciente informe, el Panel Internacional sobre el Entorno de la Información asegura que la mayor barrera para la acción climática puede que no sea la falta de conocimiento científico, sino la “difusión mundial de información errónea que atenta contra la confianza pública y la voluntad política”.

The Conversation

José María Baldasano Recio no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Así ha evolucionado el negacionismo de la industria de los combustibles fósiles para impedir la acción climática – https://theconversation.com/asi-ha-evolucionado-el-negacionismo-de-la-industria-de-los-combustibles-fosiles-para-impedir-la-accion-climatica-268056

Más allá del narcotráfico: qué hay detrás de las amenazas de Donald Trump a Venezuela y Colombia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Hector Luis Saint-Pierre, Professor Titular em Segurança Internacional e Resolução de Conflitos e vice-coordenador do Instituto de Políticas Públicas e Relações internacionais (IPPRI), Universidade Estadual Paulista (Unesp)

La nueva escalada de Donald Trump contra Venezuela –y desde el 19 de octubre también contra Colombia– puede entenderse como una señal de un cambio más profundo en la proyección de la estrategia de seguridad internacional de Estados Unidos.

El 14 de octubre de 2025, Trump admitió haber autorizado operaciones encubiertas de la CIA en territorio venezolano y el despliegue de más buques en el Caribe. Poco después, repitió su ataque anterior contra una lancha rápida venezolana y anunció que había atacado un buque colombiano en aguas caribeñas.

En ambos casos, el argumento oficial fue la necesidad de “interrumpir las rutas de tráfico”. Pero lo que está en marcha es un intento de reposicionar el poder estadounidense dentro de su entorno geopolítico y reafirmar el control sobre una región que, desde la Doctrina Monroe (1823), Estados Unidos ha considerado su patio trasero y, desde la Segunda Guerra Mundial, su retaguardia estratégica.

Este movimiento se formula a partir de una percepción realista de la situación de conflicto mundial y de la constatación de que Estados Unidos ya no podía sostener, con alguna probabilidad de éxito, las múltiples beligerancias que se vislumbran en el horizonte inmediato. La hegemonía global de que disfrutaba EE. UU. es cada vez más firmemente contestada por las potencias emergentes.

Impotencia frente al “Eje del mal”

Quizás influido por el Informe Final de la Comisión de Estrategia de Defensa Nacional, en el que se reconoce la impotencia estadounidense para enfrentarse a lo que sería un “Eje del Mal” (China, Rusia, Irán y Corea del Norte), Trump decide retirar sus fuerzas distribuidas por el mundo. Un repliegue estratégico que deja algunos focos regionales de inestabilidad como distracción. También se fortalece militarmente con cambios radicales en tres frentes considerados obsoletos: el complejo militar-industrial, la diplomacia y las Fuerzas Armadas.

En esta estrategia, Trump decide reforzar primero su patio trasero latinoamericano, el círculo de seguridad más cercano a Estados Unidos. Con ese objetivo reduce momentáneamente los esfuerzos militares en el teatro de operaciones principal (Eurasia, Oriente Medio y el Pacífico) para reforzar el teatro de operaciones secundario (América Latina y el Atlántico Sur). Washington busca así consolidar su base material: recursos, cadenas de suministro, rutas energéticas y presencia militar regional.

En Oriente Medio, Washington abandonó las ocupaciones prolongadas tras el fin de la guerra de Afganistán y redujo su presencia militar en Irak y Siria. En Europa, la erosión del apoyo a Ucrania reveló los límites de su capacidad para mantener una beligerancia de desgaste, a largo plazo, con Rusia.

En Asia, la confrontación con China se trasladó del ámbito militar al tecnológico-comercial. En todos estos casos, los costos de la permanencia en el teatro principal superaron la eventual ganancia estratégica.

Las amenazas contra Venezuela y Colombia cumplen una función tanto simbólica como instrumental. Sirven como demostración de fuerza y una señal política para todos los países del continente, ocupando una posición central en el escenario continental.

Al mismo tiempo, marca la reanudación de una doctrina de contención frente al creciente acercamiento entre los países de la región y Rusia, y en especial con la República Popular China, evocando la preocupación estratégica similar que tenían con Alemania durante la Segunda Guerra Mundial.

América Latina se concibe nuevamente como un espacio estratégico que debe permanecer bajo vigilancia directa e indirecta (con el apoyo de las fuerzas armadas latinoamericanas para este propósito).

Motivación estratégica

La retórica antidrogas es, por lo tanto, una fachada. El fentanilo, la sustancia que más preocupa a Estados Unidos debido a su creciente letalidad, proviene de México, no de Caracas ni de los cárteles colombianos.

En el caso de Venezuela, no hay evidencia de la existencia de un cártel de la droga liderado por el presidente Maduro, como alega Trump. E incluso si así fuera, se trataría de un asunto judicial que de ninguna manera implica una operación militar en el Caribe, y mucho menos en territorio venezolano. Consideramos que se trata exclusivamente de una cuestión de prevención estratégica: disuadir la expansión de alianzas alternativas en Latinoamérica que debiliten el flanco sur y recuperar el control sobre recursos críticos, como el petróleo y las tierras raras.

Aranceles, descalificaciones y ataques

Esta lógica ya se manifiesta en otros frentes. Washington impuso aranceles del 50 % a los productos brasileños. En septiembre, descalificó a Colombia como socio en la lucha contra las drogas e intensificó las sanciones contra Caracas, lo que también provocó ataques a un barco colombiano.

Ninguna de estas medidas tuvo el efecto esperado. Al contrario, generaron reacciones adversas: Venezuela firmó acuerdos militares y energéticos con Rusia; Colombia, bajo el gobierno de Gustavo Petro, anunció una revisión de su cooperación militar; Brasil continuó el juicio a los implicados en el intento de golpe de Estado del 8 de enero, desafiando las exigencias de Trump.

Estos movimientos ejemplifican la dificultad que afronta Estados Unidos para mantener el control político exclusivo sobre el continente, como lo hizo entre las décadas de 1950 y 1980. Durante este período, EE. UU. invadió países, impuso gobiernos afines, apoyó golpes militares y orientó las políticas de defensa de la región. Hoy, esta hegemonía es precaria. La diplomacia de las cañoneras ha perdido su eficacia y legitimidad.

El surgimiento de nuevos centros de poder disuelve la influencia gravitacional de Estados Unidos. Las nuevas cadenas de producción, el acceso a la tecnología y la diversificación de los flujos comerciales han otorgado a los países latinoamericanos mayor libertad de acción y nuevos espacios de toma de decisiones, como los BRICS.

Quien controla los medios, controla las decisiones

La soberanía, en política exterior, es la facultad de un país para mantener sus propias decisiones ante la presión internacional. Es la capacidad de decir “no” cuando los intereses externos entran en conflicto con los nacionales. La lógica de la política exterior se expresa mediante dos gramáticas: la diplomacia y la fuerza. El objetivo central de la Defensa es fortalecer la gramática diplomática para proteger la posibilidad de una toma de decisiones autónoma.

En teoría, la política exterior debería articular armoniosamente la gramática diplomática con la militar. Sin embargo, la autonomía de las fuerzas armadas respecto del poder civil en la región impide esta armonía y compromete el pleno ejercicio de una política exterior autónoma.

En el ámbito nacional, las fuerzas armadas dejan de ser un instrumento no deliberativo del Estado y comienzan a actuar como un poder autónomo, con capacidad para tomar sus propias decisiones. Un legado histórico de América Latina, donde los militares se consideran “guardianes de la nación” en lugar de servidores del poder civil legítimamente deliberativo.

Externamente, la autonomía militar interna suele ir acompañada de una dependencia tecnológica y doctrinal de potencias extranjeras, especialmente de Estados Unidos.

Sin un mando y una dirección política eficaces sobre las fuerzas armadas, la soberanía, tanto nacional como internacional, se convierte en una quimera. Operaciones recientes en el Caribe ponen de relieve esta desconexión: para el gobierno brasileño, estas acciones son inaceptables; para sectores de las fuerzas armadas, representan operaciones legítimas de “seguridad hemisférica”.

Reservas energéticas y minerales

La nueva ofensiva de Trump también reaviva el Atlántico Sur, una región donde convergen los intereses de Estados Unidos, Europa y China. El océano es una ruta comercial vital para Asia y alberga reservas estratégicas de energía y minerales. En este contexto, Estados Unidos está reforzando las operaciones de la Cuarta Flota, una fuerza naval con base en Florida y subordinada al Comando Sur.

Creada originalmente en 1943, disuelta tras la Segunda Guerra Mundial y reactivada en 2008, esta flota es responsable del Caribe, Centroamérica, Sudamérica y el Atlántico adyacente. Su función es mantener una presencia militar continua, coordinar ejercicios conjuntos y asegurar el control de las principales rutas marítimas del hemisferio. Los buques no operan dentro de Venezuela, sino en aguas internacionales cercanas, donde las maniobras antidrogas sirven como herramienta de presión política.

En este espacio, Francia (miembro de la OTAN con armamento nuclear) mantiene tropas permanentes en la Guayana Francesa, lo que garantiza su presencia efectiva en el Atlántico Sur. El Reino Unido, otro miembro de la OTAN con armamento nuclear, mantiene bases y guarniciones en el “collar de islas” que cierra el océano por el sur, formando un arco de vigilancia británico sobre las rutas entre los océanos Atlántico e Índico.

En conjunto, estas presencias forman un cinturón estratégico que limita el avance de nuevos actores en el hemisferio. Las operaciones navales promovidas por Trump en torno a Venezuela se inscriben en esta lógica de contención y reafirmación de su dominio sobre el Atlántico Sur.

La situación internacional es la de una crisis de hegemonía global. Pero toda crisis representa también una oportunidad. En este caso, se abre una brecha que permitiría a los países abogar por un no alineamiento pragmático, defendido por una neutralidad activa y no confrontativa. Esto supondría mantener una equidistancia en defensa de los intereses nacionales. Pero la neutralidad activa solo es posible para países fuertes y decididos.

Ante esto, América Latina tiene dos opciones: aceptar la tutela o construir su propia arquitectura de cooperación en defensa. La segunda opción requiere coordinación política y confianza mutua. Países como México, Colombia, Chile y Brasil podrían formar un eje de atracción gravitacional para otros y formular posiciones comunes. La multipolaridad solo tendrá sentido si va acompañada de un verdadero multilateralismo, con una voz activa del Sur. Lo que está en juego, mientras el Caribe vuelve a ser escenario de buques de guerra y operaciones encubiertas, es la legitimidad de quienes tienen el derecho de decidir el destino de los países del continente.

Héctor Luis Saint-Pierre contó con la colaboración de Mónica Tarantino, del equipo de editores de The Conversation Brasil

The Conversation

Héctor Luis Saint-Pierre recibe financiación de las instituciones brasileñas Consejo Nacional de Desarrollo Científico y Tecnológico (CNPq-Pq) y CAPES/Ministerio de Defensa a través de la convocatoria Pro-Defensa V. Es miembro de la Asociación Brasileña de Relaciones Internacionales (ABRI), socio emérito de la Asociación Brasileña de Estudios de Defensa (ABED) y de la SBPC.

ref. Más allá del narcotráfico: qué hay detrás de las amenazas de Donald Trump a Venezuela y Colombia – https://theconversation.com/mas-alla-del-narcotrafico-que-hay-detras-de-las-amenazas-de-donald-trump-a-venezuela-y-colombia-268635

Los efectos del cannabis medicinal en los pacientes con diabetes: ¿qué se sabe y qué no?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Manuel Guzmán Flores, Investigador sobre procesos moleculares y celulares de las enfermedades cronico-degenerativas., Universidad de Guadalajara

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Cada vez se escucha hablar más del cannabis medicinal como una posible ayuda para las personas con diabetes. Las redes sociales y la publicidad lo suelen presentar como una solución natural y sin riesgos. Pero ¿qué dice realmente la ciencia?

Hasta la fecha, no existe evidencia científica de que el cannabis controle la diabetes. Puede ayudar a aliviar dolor y mejorar un poco el sueño en algunas personas, pero también tiene efectos secundarios. En caso de decidir usarlo, se recomienda que sea junto con el medicamento recetado por un profesional y con vigilancia médica.

Si bien en algunos países como Uruguay o Italia, el uso medicinal del cannabis está regulado desde hace años, otros apenas empiezan a hacerlo. Uno de ellos es España, donde apenas hace unas semanas se aprobó un Real Decreto todavía pendiente de implementarse y que únicamente podrá ser prescrito por médicos especialistas en el ámbito hospitalario.

En México, donde desde el 2021 es legal consumir cannabis con fines medicinales, sólo puede emplearse mediante medicamentos con registro sanitario y prescripción, pero no existe una autorización general para tratar la diabetes ni para que los pacientes la consuman con receta de forma rutinaria por esa indicación. Por otro lado, los productos que hay en el mercado mexicano se comercializan como suplementos y en este caso la legislación no es tan estricta.

Qué se sabe del cannabis

Consumir cannabis no afecta siempre igual. El THC es la sustancia que produce el efecto psicoactivo, mientras que el cannabidiol, conocido como CBD, no cuenta con esa cualidad y suele tener un perfil de seguridad distinto. Es decir, cada una de las dos sustancias tiene propiedades distintas y, por lo tanto, riesgos diferentes.

Por otro lado, los productos elaborados de cannabis varían en cantidad, pureza y forma de uso (gotas, cápsulas o vaporizado). Por eso, comparar resultados entre personas o estudios científicos resulta tan difícil.

En cuanto a sus efectos en las personas con diabetes, esto es lo que se sabe:

1) No controla la glucosa. No existe un medicamento de cannabis aprobado para “bajar el azúcar”. Hay que desconfiar de tales promesas.

2) En personas con dolor neuropático, un síntoma típico en personas que llevan varios años padeciendo diabetes, el cannabis o algunos aceites pueden disminuir el dolor. Sin embargo, los estudios realizados son pequeños, es decir, cuentan con un número limitado de participantes. Y si bien han demostrado mejoría en algunos casos, no funciona para todos ni reemplaza a otros tratamientos.

3) Su efecto en el sueño. Aunque algunas personas duermen mejor tras su consumo, sobre todo si el dolor mejora, el efecto en promedio se considera modesto.

4) El uso recreativo de cannabis en personas con diabetes 1 se ha relacionado con más episodios de cetoacidosis, un problema de salud originado cuando las cetonas, sustancias fabricadas por el cuerpo cuando descompone grasas para obtener energía, se producen rápidamente y se acumulan en la sangre y en la orina, acidificando ambos fluidos.




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Lo que todavía se desconoce

Aún existen muchas preguntas relacionadas con los efectos del cannabis sin respuesta. Por ejemplo, no se sabe qué producto, a qué dosis y por cuánto tiempo son los adecuados para tratar algunos de los síntomas de la diabetes.

Los aceites, cápsulas y vaporizadores disponibles poseen mezclas de cantidades distintas de THC, CBD y otros compuestos y, a día de hoy, no contamos con una dosis estándar para personas que presentan la enfermedad. Por lo que comparar resultados es complicado.

Otro aspecto clave es que no se ha descrito a quién benefician y quién no. Puede que ciertos grupos respondan mejor, pero no tenemos marcadores confiables que nos digan a que tipo de perfiles le conviene su consumo o, por el contrario, podría hacerle daño.

Los efectos del cannabis a largo plazo tampoco están claros. ¿Qué consecuencias puede tener en el hígado, el ánimo, la memoria, el corazón o el apetito su uso durante meses o años?

Y tampoco está bien establecido en qué cantidades estas combinaciones son seguras ni cómo se puede ajustar la dosis, así que se requiere de vigilancia médica.

Además, falta información sobre sus resultados en grupos como adolescentes, embarazadas y adultos mayores.

Lo que sí se sabe es que el CBD y el THC pueden cambiar la farmacodinámica de algunos medicamentos comunes, es decir, sus efectos bioquímicos y fisiológicos en nuestro cuerpo.

Existe, adicionalmente, un gran problema con la calidad de los productos disponibles. Muchos de ellos, por ejemplo, no están elaborados de los compuestos que dicen que lleva su etiqueta y, a veces, sus fórmulas incluyen contaminantes. Para que los pacientes sepan qué están exactamente consumiendo se necesita una mejor regulación y análisis de laboratorio obligatorios.

¿Cómo podría actuar en el cuerpo?

Nuestro organismo cuenta con un sistema natural llamado endocannabinoide, el cual funciona como si las sustancias del cannabis se comportaran como “llaves” que se unen a “cerraduras” en el cuerpo, los receptores.

Este mecanismo modula la intensidad del dolor, disminuyéndolo, y regula tanto el apetito como la inflamación. El problema de interferir en este engranaje es que también puede causar efectos no deseados, como ansiedad, somnolencia, hambre o cambios de ánimo. Por esta razón, encontrar la dosis y mezcla correctas resulta un cometido difícil.

¿Qué aporta la farmacología de redes al conocimiento sobre el cannabis?

Este enfoque surge como una forma moderna de investigar. En lugar de ver una diana a la vez, se observan redes de genes y proteínas que sufren cambios en las personas con diabetes. Gracias a esta técnica, probamos en computadora qué moléculas del cannabis podrían encajar en varias dianas a la vez y tener menos efectos en el organismo.

Esto no es una prueba en humanos. Pero sirve para priorizar qué vale la pena estudiar en el laboratorio y, después, en ensayos clínicos. Así evitamos prometer “curas” sin evidencia.




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Consejos prácticos

  1. Nunca se deben reemplazar medicamentos como metformina o la insulina, dieta o ejercicio por cannabis. Es importante, además, informar al médico sobre las posibles interacciones del producto a base de cannabis con los fármacos recetados. Para pacientes con diabetes 1, se recomienda evitar el uso recreativo de esta droga. En caso de hacerlo es importante tener un control sobre los niveles de cetonas en orina y sangre, hidratarse bien y no olvidar tomar la insulina.

  2. Hay que verificar siempre la calidad del producto. Para eso es importante solicitar un certificado de análisis con el contenido real de CBD/THC y la ausencia de contaminantes o, al menos, revisar la etiqueta.

  3. En caso de decidir consumir cannabis, empezar a hacerlo de forma paulatina, llevando un registro de cómo afecta al sueño, el dolor y a las lecturas de glucosa. Si aparecen síntomas como mareo fuerte, vómito, palpitaciones, confusión o subidas y bajadas repentinas de azúcar, se debe cesar su uso de forma inmediata.

  4. Hay que desconfiar de los engaños de marketing: si alguien promete “curar” o “bajar el azúcar rápido”, es señal de alarma.

  5. Evitar fumar para no dañar los pulmones por el humo. Si se usa con fines médicos, es mejor elegir formas orales o sublinguales (gotas o cápsulas).

  6. No conducir tras consumirlo para evitar acarrear accidentes viales.




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Qué falta por investigar y por regular

Si bien se han realizado distintos estudios sobre el consumo y efectos del cannabis, todavía se requieren ensayos grandes, llevados a cabo con cientos de personas, que integren productos estandarizados y un seguimiento de 6 a 12 meses como mínimo.

Se debe, además, medir lo que importa: el dolor, sueño, niveles de hemoglobina glicosilada (análisis de glucosa en la sangre), peso, calidad de vida y seguridad.

Por otro lado, tenemos que conocer bien como nos beneficia, buscando biomarcadores para personalizar el uso del cannabis. Y, además, crear certificados claros de calidad, a través de un etiquetado honesto y controles estrictos de contaminantes.

Como apunta la evidencia, el cannabis no controla la diabetes. Puede ayudar un poco a disminuir el dolor y a mejorar el sueño en algunas personas. Pero acarrea sus riesgos, especialmente en pacientes con diabetes 1.

Si alguien decide probarlo, que sea junto al tratamiento, con acompañamiento médico y eligiendo productos confiables. La ciencia avanza en cuanto al conocimiento de los efectos de cannabis, pero todavía hay más preguntas que la rondan que respuestas.

The Conversation

Juan Manuel Guzmán Flores no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Los efectos del cannabis medicinal en los pacientes con diabetes: ¿qué se sabe y qué no? – https://theconversation.com/los-efectos-del-cannabis-medicinal-en-los-pacientes-con-diabetes-que-se-sabe-y-que-no-264460

Sí que existen los vampiros

Source: The Conversation – (in Spanish) – By A. Victoria de Andrés Fernández, Profesora Titular en el Departamento de Biología Animal, Universidad de Málaga

Ejemplar de vampiro común (_Desmodus rotundus_), una especie de murciélago que se alimenta de sangre. Mendesbio/Shutterstock

Pocos mitos hay tan redondos como el del Conde Drácula. Es una creación literaria perfecta, tanto que ha trascendido la intención de Bram Stoker para hacerse eterno en la vida real. Porque aunque Drácula se ha ido metamorfoseando con los tiempos, adaptándose a estéticas y modas variadas, siempre ha mantenido su misterioso y ambiguo atractivo.

Empezó en el contexto más puro del romanticismo, inspirándose en ese tenebroso príncipe de Valaquia que pasó a la historia como Vlad III, el Empalador. Más tarde, y tras saltar de las páginas de los libros para hacerse pieza clave del terror clásico, terminó haciendo extrañas incursiones en escenografías tan insospechadas como la erótica o la cómica. Actualmente (y por desgracia), ha perdido una gran parte de su original glamour para pasar a ser uno más de los “cutredisfraces” del Halloween de bazar barato que nos invade.

Esperando que vuelva algún día a recuperar su dignidad aristocrática, me centro en lo que lo hace un personaje único: su hematofagia.

¿Qué significado biológico tiene ser hematófago?

Alimentarse es caro, biológicamente hablando. Hay que buscar el alimento, ingerirlo y trocearlo en la boca, digerirlo con los enzimas digestivos y absorber los principios inmediatos con el intestino. Estos pasan a la sangre, que los distribuye a todas y cada una de las células de nuestro cuerpo.

Lo mismo ocurre con la respiración. El oxígeno entra por la vías respiratorias y, al llegar a los capilarizados alveolos pulmonares, difunde hacia la sangre. La hemoglobina lo capta y, en el interior de los glóbulos rojos, lo reparte por todo el cuerpo.

Nutrientes y oxígeno. Los dos requisitos para mantener el metabolismo celular y, con ello, la vida. La sangre es vida y mantenerla es caro.

Pensemos una alternativa: alimentarnos a costa de la sangre de otro. Nos ahorraríamos gran parte del trabajo. La hematofagia, desde una óptica energética, es muy rentable biológicamente. Como la naturaleza no entiende de justicia ni de moral, ha seleccionado esta manera tan “poco ética” de vivir en grupos animales muy diferentes.

Vampiros de toda índole

La hematofagia constituye un caso típico de convergencia evolutiva, esto es, llegar a Roma (la suculenta sangre del vertebrado) por diferentes caminos (líneas evolutivas muy distintas y distantes).

Quizás el caso más conocido de todos sea el de los mosquitos. Su eficacia alimenticia depende de su sorprendente aparato bucal, una versión biológica de una auténtica aguja hipodérmica conectada a una bomba de aspiración. Detectan el vaso sanguíneo quimiotáctica y térmicamente, pinchan con precisión mejor que la cualquier enfermero y… ¡a tragar!

Las chinches (hemípteras y homópteras) y las pulgas (sifonápteros) presentan un pico chupador análogo, pero con diferentes piezas bucales. Aunque quizás, y siguiendo con los insectos, la lucha más desesperante es la que mantenemos contra los piojos. No solo se limitan a alimentarse a nuestra costa, sino que se se quedan a vivir y a reproducirse en nuestras cabezas.

Una pulga succionando sangre en una piel humana.
Tomasz Klejdysz/Shutterstock

Las sofisticadas sanguijuelas

No obstante, el invertebrado más sofisticado en este aspecto son las sanguijuelas. Aseguran que no se le escape su presa pegándose a ella mediante potentes ventosas. En el centro de una de ellas se abre la boca, de potentes mandíbulas que cortan la piel y producen una herida que sangra a borbotones.

La razón estriba en su compleja y plural saliva, que contiene un anestésico insensibilizador de la zona sangrante que hace que la víctima ni se percate de lo que le está ocurriendo. También incluye en su composición un vasodilatador que procura el sangrado a borbotones. Termina esta sofisticada formulación química con hirudina, un potente inhibidor de la coagulación. Por todo ello, y en los tiempos en los que se creía que muchas enfermedades las causaba la “mala sangre”, las sanguijuelas se utilizaban en escenas de sangrías a enfermos más propias de una película de terror que de una técnica científica.

Ejemplar de sanguijuela.
Juta/Shutterestock

Actualmente ya no se utilizan estas drásticas terapias, aunque sí que se aprovechan las propiedades de la hirudina en el ensayo de nuevos fármacos para el tratamiento de pacientes con síndrome coronario agudo, trombosis venosa profunda o la embolia pulmonar donde los riesgos de trombosis son muy elevados.

Aunque la adaptación evolutiva de la hematofagia de quienes nos chupan la sangre “desde fuera” no está mal, es mejor hacerlo desde dentro. Nematodos (como Ancylostoma duodenale y _Necator americanus)_ o trematodos (como Schistosoma mansoni, S. haematobium o S. japonicum) son unos espantosos gusanos que pueden parasitarnos desde el interior de nuestros intestinos o nuestros vasos sanguíneos. No los rechazamos porque su adaptación parasitaria es tal que son capaces de producir moléculas inmunosupresoras para poder alimentarse de nuestra sangre sin ser eliminados por el sistema inmune. Horrible para nosotros, fascinante para la biología.

Vampiros de leyenda

Pero de todos los “chupasangre”, los más noveleros son los que encarnan la universal leyenda de los vampiros. Quizás sea debido a que estos quirópteros (mamíferos alados), tres especies de murciélago pertenecientes a la subfamilia Desmodontinae, funcionan de una manera bastante bruta y cruenta. Con sus afilados incisivos (no caninos, como los de su alter ego el Conde Drácula) cortan la piel y la musculatura subyacente de su víctima para que la herida produzca sangre.

Para que el delicioso “maná” no deje de brotar, también utilizan su anticoagulante saliva, pero la aplican de una manera mucho más espeluznante. Con el fin de evitar la formación del tapón plaquetario (que los dejaría sin postre), los vampiros, cada ratito, dejan de succionar y lamen la herida. Desde nuestro antropomórfico punto de vista, este hecho nos produce, cuanto menos, escalofríos.

La fuerza potencial del gesto lo supo ver muy bien Francis Ford Coppola. En su película Drácula (1992), un espléndidamente caracterizado Gary Oldman lame el borde de la sangrienta navaja en una escena de terror con una estética difícil de olvidar.

Más que chupasangres

Está clara la acción desvitalizante que nos producen todos estos organismos, pero es que hay mucho más. Mosquitos, pulgas o chinches pican a unos y saltan a otros, lo que trasforman a sus “agujas biológicas” en vehículos de transmisión de enfermedades bacterianas, víricas y protozoáricas. La malaria, por poner un ejemplo de una de las primeras causas de muerte de la humanidad, es causada por un protozoo transmitido a través de picaduras de mosquitos del género Anopheles.

Y después están los vampiros de dos patas, esos que te chupan la ilusión, la confianza y la filantropía. Pero esos se escapan del campo de la biología.

The Conversation

A. Victoria de Andrés Fernández no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Sí que existen los vampiros – https://theconversation.com/si-que-existen-los-vampiros-268501

Morir no es igual en todas partes: cómo las culturas viven el duelo y reescriben el sentido de la pérdida

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Belén Jiménez Alonso, Profesora e investigadora en el departamento de Psicología (UOC), especialista en duelo, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Celebración del Día de los Muertos en Tzintzuntzan (Michoacán, México). Claudio Briones/Shutterstock

La pérdida no solo hiere: desordena el mundo. Después de una muerte, no desaparece solo una persona, sino el entramado de gestos y significados que sostenían la vida. El duelo es ese proceso que intenta recomponer el sentido.

Desde hace décadas, la psicología cultural ha mostrado que el duelo no es “superar”, sino reconstruir. En lugar de cerrar el vínculo, muchas culturas buscan seguir conversando con los muertos, mantenerlos presentes en los relatos y los objetos. Las mediaciones culturales –una tumba, una foto, un canto, un perfil digital– son los puentes que permiten seguir en relación con lo ausente, rehaciendo la historia desde la fractura.

Las muchas formas de acompañar a los muertos

El mundo está lleno de lenguajes para el duelo. En Madagascar, las familias celebran el famadihana o “vuelta de los huesos”, un reencuentro festivo en el que se desenvuelven los cuerpos de los ancestros, se les cambia la mortaja y se baila con ellos.

Celebración de la famadihana en Antsirabe (Madagascar).
Vladislav Belchenko/Shutterstock

En Japón, muchas familias conservan en casa un butsudan, un pequeño altar budista con las tablillas de los antepasados –los llamados ihai se colocan en el altar con el nombre y la fecha de la muerte del difunto–. Allí se ofrecen flores o incienso como forma de mantener viva su presencia.

Un butsudan en Goshogawara (Japón).
Wikimedia Commons, CC BY

En Ghana, los funerales pueden durar días y reunir a cientos de personas; los ataúdes se tallan con formas simbólicas –un pez, una herramienta– que representan la historia o el oficio de quien ha muerto.

En México, el Día de Muertos celebra el regreso simbólico de los difuntos al mundo de los vivos. En casas y cementerios se levantan altares con flores, pan, velas y objetos personales, mientras las familias se reúnen entre música, comida y calaveras literarias que, con humor, conversan con la muerte.

En los Andes, entre comunidades quechuas y aymaras, la muerte se entiende como regreso al territorio. Los cuerpos se confían a la tierra o al agua que los vio nacer, porque el vínculo entre persona y paisaje se transforma. Las cosmologías, silenciadas por la colonización, recuerdan que morir también puede ser volver a la trama que nos sostiene.

Estas prácticas muestran algo esencial: no existe una sola manera de llorar. Cada cultura ha inventado herramientas para transformar la ausencia en relación y la memoria en cuidado.

Europa y la pérdida del lenguaje del duelo

En gran parte de Europa, el duelo se ha vuelto más íntimo y menos visible. La muerte suele tener lugar en instituciones, lejos de los espacios domésticos, y muchos de los rituales que antes acompañaban la pérdida se han ido diluyendo.

La discreción ha sustituido en gran medida a las formas colectivas de despedida.
En España, como en otros países europeos, aún cuesta hablar del duelo y la muerte sin incomodidad. Iniciativas como el Festival Vida al final de la vida invitan a la ciudadanía a participar en actividades artísticas y conversaciones abiertas sobre ello.

Pensar el duelo desde una mirada decolonial implica también reconocer que no todas las muertes pesan lo mismo, ni todas las culturas han tenido el mismo derecho a elaborarlas.

Las historias coloniales de desplazamiento, racismo o violencia estructural han generado duelos sin reconocimiento: migraciones forzadas, desaparecidos, pueblos enteros privados de sus ritos.

La modernidad colonial no solo administró cuerpos, sino también muertes: decidió cuáles eran dignas de luto y cuáles podían ser olvidadas. Frente a ello, muchas comunidades han hecho del duelo una forma de resistencia.

Las madres de los desaparecidos que marchan con las fotos de sus hijos o los altares improvisados en las fronteras encarnan una práctica afectiva que no busca cerrar la herida, sino sostenerla en común para reconocer la violencia que la produjo y recuperar la capacidad de cuidar más allá del marco colonial.

Mediaciones nuevas, memorias viejas

En el siglo XXI, el duelo también se ha desplazado a los espacios digitales. Las redes sociales albergan memoriales, perfiles donde los vivos siguen escribiendo a los muertos, y los llamados deathbots –programas que reproducen la voz o los mensajes de una persona fallecida– prolongan esas conversaciones más allá de la vida.

Las pantallas, los rituales, los cuerpos, los paisajes… todos median la continuidad entre vida y muerte. En esa diversidad de mediaciones –ancestrales o tecnológicas– se manifiesta la misma necesidad: seguir hablando con lo ausente, aunque el idioma cambie.

Mirar el duelo desde la diferencia cultural y desde la herida colonial no significa idealizar otras prácticas, sino recordar que llorar también es un acto de conocimiento y de justicia.

Cada cultura encarna una forma de relación con el tiempo y con la memoria, y todas reconocen que el dolor, cuando se comparte, reconstruye comunidad.

En un mundo que acelera el olvido, el duelo puede ser una forma de resistencia: una práctica que devuelve lentitud, vínculo y sentido. Morir no es igual en todas partes. Tampoco lo es recordar.

En los modos en que cada sociedad acompaña la pérdida se revela su idea de vida, de justicia y de mundo. El duelo, lejos de ser una enfermedad del alma, es una mediación entre la memoria y el porvenir, entre la ausencia y la continuidad de la vida.

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Belén Jiménez Alonso no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

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Charles Aznavour, una vida en canciones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana María Iglesias Botrán, Profesora del Departamento de Filología Francesa en la Facultad de Filosofía y Letras. Doctora especialista en estudios culturales franceses y Análisis del Discurso, Universidad de Valladolid

Charles Aznavour, en el concierto por su 90 aniversario en Ereván, capital de Armenia. President of the Republic of Armenia/Wikimedia Commons

Tras ocho décadas de carrera musical, 80 películas, más de 180 millones de discos vendidos –cantados en hasta 8 idiomas– y conciertos en 110 países, el legendario cantante Charles Aznavour murió en octubre de 2018 a los 94 años, plenamente en activo. De hecho, su último concierto en España fue el 20 de abril de ese mismo año.

Su contribución a la canción francesa fue de tal importancia que Francia le dedicó un funeral de estado al que asistieron, entre otras muchas personalidades, el presidente de Francia y el primer ministro de Armenia, país natal de sus padres, y fue retrasmitido en directo por los medios de comunicación franceses. Emmanuel Macron, en un emotivo discurso, terminó diciendo “Parce qu’en France, les poètes ne meurent jamais” (“Porque en Francia, los poetas nunca mueren”).

Y así es, porque Charles Aznavour es universal y sigue de total actualidad. La prueba: tras un éxito rotundo de taquilla en Francia y cuatro nominaciones a los premios César, llega a España la película francesa que cuenta su travesía vital, Monsieur Aznavour (2024). Una ocasión perfecta para repasar sus canciones más inolvidables.

“La bohème” (1965)

Su canción quizá más icónica y que nunca dejó de interpretar en sus conciertos. Aparece en el álbum con el mismo nombre en 1966 y estuvo en el número 1 en Francia durante varias semanas. La cantó también en español, inglés, alemán y portugués.

La letra nos transporta al París bohemio de finales del siglo XIX. Además del amor por el arte, es una reflexión sobre el paso del tiempo, de un mundo artístico que ya no existe y del efímero optimismo de la juventud.

Se compuso para la opereta Monsieur Carnaval, con libreto del escritor Frédéric Dard. Aznavour la cantó antes del estreno, lo cual generó algunas tensiones entre su discográfica y la del cantante que la interpretaría en la opereta, Georges Guétary. Sin embargo, el éxito fue tan rotundo que el desencuentro se disipó. En escena, Aznavour llevaba siempre un pañuelo blanco que dejaba caer al final de la canción, metáfora de la juventud que se escapa.

Hoy, en Montmartre (París), el Belvédère de la Bohème recuerda su legado, un mirador que celebra la magia de su voz y la eternidad de sus sueños.

“Tous les visages de l’amour” (1974)

Se asocia en las últimas décadas a la banda sonora de la película Notting Hill (1999), cuyo tema central en inglés, “She”, está interpretado por Elvis Costello.

En esta versión, la original, la música es de Aznavour y la letra de Herbert Kretzmeren. Se compuso para la serie de televisión británica Seven Faces of woman (1974) y fue durante cuatro semanas el número 1 en el Reino Unido. Después, Aznavour la grabó también en alemán, italiano y francés, con el título “Tous les visages de l’amour” (“Todos los rostros del amor”).

“Hier encore” (1964)

Esta canción también retoma el tema de la nostalgia de la juventud pero con una tonalidad triste, desde la mirada que aporta la madurez, haciendo una profunda reflexión en el presente sobre las decisiones tomadas y los errores cometidos.

La letra es de Aznavour y la música de Georges Garvarentze. El texto se tradujo y se adaptó a varios idiomas: al español como “Ayer aún”, al inglés como “Yesterday When I was Young” y a otros, como el armenio o japonés.

Su melodía sigue estando de moda sesenta años después. No sólo porque el cantante Bad Bunny haya insertado un sample en su canción “Mónaco”, sino también porque su letra continua siendo atemporal y universal:

Hier encore/

J’avais vingt ans/

Mais j’ai perdu mon temps/

À faire des folies/

Qui ne me laissent au fond/

Rien de vraiment précis/

Que quelques rides au front/

Et la peur de l’ennui.

(Ayer todavía/ tenía veinte años/ pero perdí mi tiempo/ haciendo locuras/ que no me dejan, en el fondo/ nada realmente concreto/ salvo algunas arrugas en la frente/ y el miedo al aburrimiento)

“Emmenez-moi”(1967)

Un sueño convertido en canción, una invitación a escapar y dejar atrás la rutina. Charles Aznavour nos conduce hacia lugares lejanos, exóticos, llenos de luz y felicidad. Por eso fue la última canción que sonó en su funeral al salir de los Inválidos de París.

“Llévame hasta los confines de la tierra, llévame al país de las maravillas; me parece que la miseria sería menos dolorosa al sol.”

La estela brillante de la canción trascendió al cine con la película homónima (2005), donde un fan de Aznavour decide emprender un viaje para encontrarse con su ídolo, mostrando cómo la música puede inspirar, guiar e influir en la vida de quienes la escuchan.

No se pierdan esta interpretación de 1972: magistral y emocionante.

Cantante poéticamente comprometido

Aznavour se consideraba política y poéticamente incorrecto, y no faltan pruebas.

Aunque él mismo reconoció que le costó mucho escribirla, en 1974 lanzó “J’ai connu”, sobre el Holocausto. Nunca olvidó que sus padres huyeron del genocidio armenio y que él mismo asistió a los horrores de la Segunda Guerra Mundial.

En 1972 publicó una canción sobre la homosexualidad, “Comme ils disent”. Fue pionero, arriesgado y adelantado a su tiempo cuando en Francia no se trataba este tema abiertamente. Sin embargo, el público la recibió con respeto, precisamente por tratarse de él.

Canciones para otros artistas

Interpretó sus temas en dúos con cantantes como Frank Sinatra, Plácido Domingo, Julio Iglesias, Céline Dion, Elton John, Laura Pausini, Johnny Hallyday, Nana Mouskori o Sting, entre otros. También con Édith Piaf, su descubridora y gran amiga, para la que compuso “Jezebel” (1951) y “C’est un gars” (1950).

Entre las canciones que escribió para otros, todas ellas de gran éxito, se encuentran “Retiens la nuit” para Johnny Hallyday, “La plus belle pour aller danser” para la joven yeyé Sylvie Vartan, o “Je hais les dimanches” para Juliette Gréco. También compuso para artistas actuales, como la cantante Amel Bent, para quien creó “Je reste seule”.

Aznavour inolvidable, hasta en los Juegos Olímpicos

Las competiciones y ceremonias de los Juegos Olímpicos de París en 2024 estuvieron repletas de referencias culturales francesas. Las canciones de Charles Aznavour también fueron protagonistas.

En la inauguración, la cantante Aya Nakamura interpretó un mix de dos de sus canciones con segmentos de “For me, Formidable”, que previamente había sido interpretada a capela por la Guardia Republicana. Asimismo, incluyó la melodía de “La bohème” para anunciar su aparición. Además, uno de los momentos más emotivos de la clausura fue cuando sonó “Emmènez-moi”, cantada a coro por las miles de personas que asistían como público.

Charles Aznavour es la prueba de que, efectivamente, los poetas no mueren nunca.

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Ana María Iglesias Botrán no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Charles Aznavour, una vida en canciones – https://theconversation.com/charles-aznavour-una-vida-en-canciones-266731