Faut-il dire la vérité aux enfants au sujet du Père Noël? Un philosophe se penche sur la question

Source: The Conversation – in French – By Tom Whyman, Lecturer in Philosophy, University of Liverpool

Un mythe plus utile qu’il n’y paraît? Stokkete

Notre culture attend des parents, et des adultes en général, qu’ils mentent aux enfants en disant que les cadeaux de Noël ont été déposés par un joyeux bonhomme qui vole dans un traîneau tiré par des rennes. Mais ce mensonge est-il moralement acceptable ?


Je me souviens très bien du moment où j’ai réalisé que le père Noël n’existait pas. J’avais environ six ans, c’était en plein été, et j’étais assis sur les marches devant notre porte arrière, en train de penser à Dieu. À l’époque, l’existence de Dieu m’agaçait : cela signifiait que chaque dimanche, nous devions aller à l’église.

Puis j’ai réalisé qu’il n’y avait en fait aucune preuve de l’existence de Dieu. Je pense seulement que Dieu existe parce que c’est ce que les gens m’ont dit.

Je me souviens m’être levé d’un bond, tout excité, prêt à partager cette merveilleuse nouvelle avec ma famille. Nous n’aurions plus à endurer la corvée hebdomadaire de l’école du dimanche et des sermons. Mais je me souviens m’être ravisé et m’être dit : « Oh non. Si Dieu n’existe pas, selon la même logique, le père Noël doit être une invention lui aussi. »

C’est peut-être à ce moment-là que je suis devenu philosophe (même si je dois dire qu’à l’âge adulte, je ne pense plus que l’analogie entre Dieu et le père Noël soit vraiment valable). Cela m’a certainement donné un sentiment légèrement ridicule de supériorité intellectuelle par rapport à ceux qui m’entouraient, notamment les autres enfants de ma classe qui n’avaient pas compris cette supercherie.

Perpétuer le mythe

Mais aujourd’hui, les rôles sont inversés. Je suis désormais parent de jeunes enfants, et c’est moi qui perpétue les mythes hégémoniques autour du père Noël.

Nous le faisons tous, bien sûr. Notre culture attend des parents qu’ils mentent à leurs enfants en leur disant que leurs cadeaux ont été déposés par un joyeux bonhomme corpulent qui vole dans un traîneau tiré par des rennes à travers le ciel. Et bien sûr, on peut se demander si c’est acceptable. Nous voulons tous que nos enfants grandissent en devenant des personnes honnêtes. Ne devrions-nous pas leur donner le bon exemple, dans la mesure du possible, en leur disant la vérité ?

À quoi je répondrais : non, nous ne devrions pas être honnêtes au sujet du père Noël, du moins pas au début. Il est moralement acceptable, voire moralement bon, que les parents participent au grand mensonge du père Noël.

Pourquoi les enfants ont besoin du père Noël

Quand vous repensez à vos premières expériences de Noël, pensez-vous vraiment qu’elles auraient été meilleures si vos parents avaient été honnêtes au sujet du père Noël ? Sans cette douce fiction, il n’y aurait pas eu le rituel consistant à lui écrire une lettre, à déposer ses petits souliers au pied de la cheminée ou du sapin, et à attendre désespérément de voir s’il était passé le matin de Noël.

Sans le mythe du père Noël, que serait Noël pour un enfant ? Une date arbitraire où ils sont enfin autorisés à jouer avec les cadeaux que leurs parents ont peut-être achetés des mois à l’avance. Quel serait l’intérêt ?

Cela soulève également la question de savoir dans quelle mesure il faut être honnête avec ses enfants en général. Après tout, que signifie vraiment « être totalement honnête » ?

Si je me sentais obligé de tout dire à mes enfants, je ne mâcherais pas mes mots pour leur décrire l’état déplorable du monde, de l’existence, et ma résignation toujours plus profonde face à l’impossibilité d’y changer quoi que ce soit. Je leur infligerais tout le poids de mes soucis financiers, de mes problèmes de santé, de mes inquiétudes (pour la plupart irrationnelles) à leur sujet.

Photograph of Nietzsche
« Delude your kids », Nietzsche would’ve said.
Wikimedia, CC BY-SA

Et dans quel but ? Seraient-ils plus équilibrés émotionnellement que les enfants dont les parents leur ont donné une vision plus édulcorée du monde ? Pensez à l’argument avancé par Nietzsche dans son premier essai De la vérité et du mensonge au sens extra-moral, selon lequel nous devons être au moins quelque peu aveuglés par la réalité pour pouvoir la supporter.

En grandissant, nous avons probablement besoin, jusqu’à un certain point, de croire que le monde est bon et juste ; de croire qu’il existe un atelier dans lequel un homme joyeux travaille avec des elfes, dans le but de récompenser les enfants sages et de punir (gentiment) les méchants.

Sans ce genre de mythe, les plus jeunes trouveraient-ils vraiment la force de se battre pour un monde meilleur ?

Quand le mensonge doit cesser

Et quand les enfants finissent par découvrir la vérité ? C’est certainement bénéfique pour leur développement moral. Pour moi, ça a été très gratifiant de réaliser que j’avais percé à jour les mensonges de mes parents. Je ne leur en ai pas voulu – et des recherches suggèrent que seule une minorité d’enfants en veulent à leurs parents, après avoir découvert la supercherie. Au contraire, j’ai gardé une saine méfiance envers les idées reçues que mes parents avaient tendance à m’inculquer.

C’est, je pense, pour ces raisons qu’il est justifié de mentir au sujet du Père à ses enfants. Les parents devraient certainement entretenir le mythe tant que leurs enfants sont petits, mais répondre honnêtement lorsque les enfants les confrontent. Quand un enfant demande enfin, à l’âge de six ou sept ans, « le père Noël existe-t-il vraiment ? », cela signifie simplement qu’il n’a plus besoin de ce noble mensonge.

En fin de compte, dans l’éducation des enfants, notre préoccupation devrait toujours être la manière dont nous les formons. Si nous voulons élever des citoyens critiques, avec un sens aigu de la possibilité d’améliorer le monde et une saine méfiance envers ceux qui sont au pouvoir, le mythe du père Noël est certainement un mécanisme qui peut aider à aller dans cette direction.

The Conversation

Tom Whyman ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Faut-il dire la vérité aux enfants au sujet du Père Noël? Un philosophe se penche sur la question – https://theconversation.com/faut-il-dire-la-verite-aux-enfants-au-sujet-du-pere-noel-un-philosophe-se-penche-sur-la-question-271120

Ponzi schemes and financial bubbles: lessons from history

Source: The Conversation – France – By Paul David Richard Griffiths, Professor of Finance; (Banking, Fintech, Corporate Governance, Intangible Assets), EM Normandie

Charles Ponzi (March 3, 1882 – January 18, 1949). Charles Ponzi was a businessman born in Italy who became known as a swindler for his money scheme. Wikimediacommons

Many investors are asking themselves if we are living an AI bubble; others have gone beyond that and are simply asking themselves, until when? Yet the bubble keeps growing fuelled by that perilous sentiment of ‘fear of missing out’. History and recent experience show us that financial bubbles are often created by investor overenthusiasm with new ‘world-changing’ technologies and when they burst, they reveal surreal fraud schemes that develop under the cover of the bubble.

A Ponzi scheme pays existing investors with money from new investors rather than actual profits, requiring continuous recruitment until it inevitably collapses. A characteristic of these schemes is that they are hard to detect before the bubble bursts, but amazingly simple to understand in retrospect.

In this article we address the question What footprints do Ponzi schemes leave in technology-driven financial bubbles that might help us anticipate the next one to emerge under cover of the AI frenzy? We shall do this by comparing the ‘Railway King’ George Hudson’s Ponzi of the 1840s with Bernie Madoff’s Ponzi enabled by the ICT (information and communications technology) and dot.com of the 1990’s-2000s and sustained by the subsequent US housing bubble.

Macroeconomic climate, regulations and investor expectations

The railway mania in the UK started in 1829 as a result of investors’ expectations on the growth of this new technology and the lack of alternative investment vehicles caused by the government’s halting of bond issuance. The promise of railway technology created an influx of railway companies, illustrated by the registration of over fifty in just the first four months of 1845. Cost projections for railway development were understated by over 50 percent and revenue projections were estimated at between £2,000 and £3,000 per mile, despite actual revenues closer to £1,000 to £1,500 per mile. Accounting standards were rudimentary creating opportunities for reporting discretion such as delaying expense recognition, and Director accountability was the responsibility of shareholders rather than delegating it to external auditors or State representatives. Hudson, who was also a member of parliament, promoted de-regulation of the railway sector.

George Hudson’s Ponzi and Bernie Madoff’s Ponzi

Madoff’s reputation was built upon his success in the 1970s with computerisation and technological innovation for trading. The dot.com bubble was fuelled by the rapid expansion of technology companies, with over 1,900 ICT companies listing in US exchanges between 1996 and 2000, propelled by which his BLMIS fund held $300 million in assets by the year 2000. Madoff’s scheme also aligned with the rapid growth of derivatives such as credit default swaps (CDS) and collateralised debt obligations (CDO) which grew 452 percent from 2001 to 2007. Significant market-wide volatility created a norm for outsized returns that hid the infeasibility of Madoff’s promised returns. These returns were considered moderate by investors, who failed to detect the implausibility of the long-term consistency of Madoff’s returns – this allowed the scheme to continue undetected. Madoff’s operations were facilitated by the fact that before the Dodd-Frank Act of 2010, hedge-fund SEC registration was voluntary; and by the re-prioritisation of the government security resources after 9/11 that led to a reduction of more than 25 percent in white-collar crime investigation cases opened between 2000 and 2003. The infeasibility of Madoff’s returns was overlooked by the SEC despite whistleblower reports instigating an SEC investigation – this reflects the SEC’s and other regulatory bodies’ lack of hedge-fund trading knowledge. It could also have been influenced by Madoff’s close relationship with the regulatory agencies given his previous roles as Chairman of Nasdaq and a SEC market structure adviser.

At the time of the railway bubble-bust, Bank of England interest rates were at a near-century low, and similarly the FED’s lowering of interest rates in the 2000s reduced the cost of mortgages, that boosted demand and thus helped inflate housing prices. In both cases the markets were flush with cheap money and when everyone is making money (or thinking so) uncomfortable questions are not asked.

The perpetrators’ style and their downfall

Both Hudson and Madoff provided scarce information of their operations to fellow Directors and shareholders. The former notoriously raised £2.5 million in funds without providing investment plans. Madoff employed and overcompensated under-skilled workers to deter operational questions and avoided hosting ‘capital introduction’ meetings and roadshows to avoid answering questions from well-informed investment professionals – he instead found new investors through philanthropist relationships and network ties. There is evidence that shareholders were partially aware of Hudson’s corrupt business conduct but they did not initially object.

When their respective bubbles burst, in both cases their obscure business methods were unveiled and it was made evident that, in typical Ponzi-style, they were using fresh capital, and not investment profits, to pay dividends to investors. It was also revealed that they were using investor funds to finance their luxurious lifestyles. Hudson embezzled an estimated £750,000 (approximately £74 million in today’s money) from his railway companies, while Madoff’s fraud reached $65 billion in claimed losses, with actual investor losses of around $18 billion. Both ended in disgrace, Hudson fleeing to France and Madoff dying in goal.

On the trail of the fox

Beware when you see AI companies of ever-increasing market value, headed by charismatic and well-connected leaders – it is worrying that the heads of AI giants have such close relationships with the White House. In those cases, it is imperative to analyse the quality of communications with shareholders and prospective investors, particularly in terms of allocation of capital and disclosure of detailed cash flows. It is not enough to rely on audited financial statements, it must go much deeper into investment strategy – obviously, this will require auditors to up their game considerably.

When investors are in a frenzy,

Around the corner waits a Ponzi.


Geneva Walman-Randall has contributed to this article, as a research assistant for her research on the conditions surrounding the Bernie Madoff and George Hudson Ponzi schemes. She completed this research as a visiting student at St. Catherines College, Oxford.

The Conversation

Paul David Richard Griffiths ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Ponzi schemes and financial bubbles: lessons from history – https://theconversation.com/ponzi-schemes-and-financial-bubbles-lessons-from-history-272188

How to make sure water is safe to drink: four practical tips

Source: The Conversation – Africa – By Jo Barnes, Senior Lecturer Emeritus, Stellenbosch University

Water is a vital resource. Life on earth, as we know it, is impossible without access to safe drinking water. Concerns over declining quality and consistency of municipal drinking water supplied to consumers have been increasing over a long time.

In South Africa, widespread problems with the availability and quality of drinking water across urban areas have been well documented and have often given rise to protests.

For example, there have been service delivery protests in the eThekwini municipality, an important port city, amid power and water outages as well as in Johannesburg, the country’s economic centre.

There are many types of contaminants that can threaten the safety and quality of drinking water. The major water pollutants are disease-causing organisms (pathogens) and toxic chemicals.

Drinking water means more than the relatively small amount used for direct drinking. Water used for brushing teeth, washing food, washing hands (particularly when handling babies or young children) and washing tableware used while eating should receive priority when clean, safe water is scarce.

As a researcher working for decades on water issues, health and water and water quality, I can offer some suggestions about how people can purify their water and deal with water interruptions.

It’s not possible for the general public to purify all the water supplied to them every day using home-based methods. It is simply too expensive and laborious. So, the advice below concentrates on the situations when disasters or emergencies force residents to temporarily purify drinking water for themselves and their families.

Making water safe to drink

A simple filter: If the only available water has not been purified by any official system, pour the water through a sieve lined with one or more layers of paper towel or a dishcloth. When the “filter” becomes clogged, replace it with a clean layer. Do not reuse the soiled dishcloth without thoroughly washing it in hot water and soap and drying it in the sunlight.

Boiling: Bring the filtered water to a rolling boil for at least 3 minutes. Boiling the filtered water will get rid of the disease-causing organisms. It won’t remove any harmful chemicals that may be present, but may reduce the concentration of some of them.

Bleach Add a teaspoon of unscented household bleach (5 millilitres of a 3.5% sodium hypochlorite solution) to 25 litres of water for the treatment of drinking water. Mix well, cover the container and let the water stand for at least two hours before using it.

This should disinfect most of the disease-causing organisms and make the water much safer to use. Important: do not use any cleaning solution containing bleach that also includes other soaps or cleaning compounds. Use only unscented chlorinated household bleach.

Solar disinfection of water: Nicknamed SODIS, it can be used to disinfect water by killing disease-causing organisms using sunlight. Fill glass (preferable) or plastic bottles with contaminated water and place them in direct sunlight for at least six hours on a sunny day or up to two days if the weather is overcast. The heat and the ultraviolet radiation from the sun disinfect the water by killing most of the disease-causing organisms.




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Tiny technology that can find pollution in South Africa’s water and trap it


A problem that’s growing

The quality of water being delivered to South African residents continues to deteriorate. This is due to ageing or broken infrastructure, inadequate water and sewage treatment, poorly trained staff and extensive, uncontrolled sources of pollution.

The Blue Drop Report of 2023 is the newest official data from the Department of Water and Sanitation. If found that only 26 water supply systems achieved a Blue Drop score of around 95%. This was down from 44 water supply systems that achieved this distinction in 2014. Countrywide, 29% of water supply systems were identified as being in a critical state.

The nongovernmental organisation AfriForum tested the municipal drinking water quality of 210 towns and cities across South Africa in 2024 (17 locations more than in 2023).

The tests indicated that 87% of municipal drinking water was safe for human consumption and met the minimum requirements. This represents a nine percentage point decrease from the 96% that was indicated as safe in the previous year.




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Is my water safe to drink? Expert advice for residents of South African cities


Water quality is not the only aspect of water provision that affects the health and safety of citizens. Water availability is crucial for hygiene and safe living standards. For years, some parts of the country have been experiencing widespread water outages due to a combination of climate change-induced droughts, ageing and under-maintained infrastructure, population growth and poor management. There have been frequent and prolonged disruptions, particularly in the Johannesburg area.

This forced municipalities to implement water shedding, water throttling and water rationing. Water shedding typically occurs when the demand for water exceeds the available supply, forcing authorities to ration water. This can mean scheduled water outages, reduced water pressure, or even complete cuts in supply in certain areas for a specific period of time. Water throttling refers to reduced water pressure to decrease water use, while water rationing means only having a certain amount of water available per day or week.

A new report from the Department of Water and Sanitation warns that the provinces of Gauteng and the Western Cape in particular are set to face increasing water scarcity due to rising populations driven by in-migration.

The Conversation

Jo Barnes does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. How to make sure water is safe to drink: four practical tips – https://theconversation.com/how-to-make-sure-water-is-safe-to-drink-four-practical-tips-268713

Trump is close to naming the new Federal Reserve chief. His choice could raise the risk of stagflation

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Henry Maher, Lecturer in Politics, Department of Government and International Relations, University of Sydney

US President Donald Trump has signalled in an interview with the Wall Street Journal he is close to announcing his pick for the next chair of the US Federal Reserve.

With inflation again increasing amid widespread focus on the crisis of affordability, Trump’s appointment will be closely watched by financial markets and consumers alike.

The central bank has become a battleground as Trump seeks to extend his influence over Federal Reserve policy.

But the last time a US president attempted to interfere with the independence of the Federal Reserve provides a strong cautionary tale of the dangers of presidential interference.

Trump’s tumultuous relationship with the Fed

Trump has a tumultuous relationship with the Federal Reserve and its current Chair Jerome Powell. Powell was first appointed chair by Trump in 2018, but the relationship quickly turned sour, with Trump repeatedly threatening to fire Powell for not cutting interest rates quickly enough.

Just last month, Trump called Powell a “clown” with “some real mental problems”, adding “I’d love to fire his ass”.

Existing protections mean Trump cannot fire Powell “without cause”, which the US Supreme Court has interpreted to mean corruption or misconduct. Trump has been forced then to wait for the end of Powell’s second term to replace him.

In the meantime, Trump has attempted to fire Lisa Cook, one of the seven Fed governors, by having his Justice Department investigate claims of mortgage fraud against her. The charges however appear to be baseless, and Cook continues to serve as a Fed governor.

At the heart of the dispute with the Federal Reserve is Trump’s view that as president, he should be consulted on the setting of interest rates. With Americans facing a deepening affordability crisis, and Trump taking the blame, he is feeling the pressure to cut interest rates to boost growth.

Accordingly, Trump has insisted that the next chair of the Fed must be someone who is prepared to immediately and significantly cut interest rates, and listen to Trump’s views on monetary policy going forward.

Central bank independence

Reduced interest rates might provide short-term juice to spur spending. However, in the long-term artificially low interest rates cause inflation, only worsening any cost-of-living crisis. For this reason, most developed countries maintain strictly independent central banks.

Central bank independence ensures short-term political considerations like elections and polling numbers do not interfere with long-term planning of monetary policy.

Back to the 70s?

In 1970, during a growing inflation crisis, President Richard Nixon appointed economist Arthur Burns as chairman of the Federal Reserve. Like Trump, Nixon demanded that Burns reduce interest rates and listen to the president’s advice in crafting monetary policy. At Burns’ swearing in, Nixon said he would meet with Burns regularly, adding:

You see, Dr Burns, that is a standing vote of appreciation in advance for lower interest rates and more money […] I respect his independence. However, I hope that independently he will conclude that my views are the ones that should be followed.

Under pressure from the president, who threatened to pass legislation diluting Fed independence if Burns did not comply, Burns repeatedly cut interest rates. However, prematurely low interest rates and the perception that the president was influencing monetary policy only deepened the economic crisis facing the US in the 1970s.

The result was stagflation, the dismal economic situation in which both inflation and unemployment increase simultaneously. Under Burns’ watch, annual inflation peaked at 11% and unemployment at 8.5%.

A protest march in 1970s New York against surging inflation.
H. Armstrong Roberts/Getty

The “Great Inflation” of the 1970s was eventually ended by another Fed chief, Paul Volcker. Recognising that Burns had created a spiral of inflationary expectations, in 1980 Volcker drastically increased interest rates to 19%. Volcker then kept interest rates in double digits until inflation permanently fell.

The so-called “Volcker shock” did eventually tame inflation, but at the cost of cripplingly high interest rates and surging unemployment.

The Great Inflation of the 1970s, and the price paid to end it, stands as a strong warning against the short-term sugar hit of reducing interest rates in response to political pressure.

Will Trump learn the lessons of history?

With some economists warning signs of stagflation are once more emerging, Trump must now pick the next chair of the Federal Reserve.

Prediction markets suggest the most likely candidate is Kevin Hassett, an economist appointed last year by Trump as director of the National Economic Council.

Like Trump, Hassett believes interest rates should be much lower. Having served in both Trump administrations, Hassett also appears likely to offer loyalty and compliance with Trump’s demands.

The second candidate under consideration by Trump is economist Kevin Warsh, a former Fed governor and bank executive. Warsh brings a reputation as an inflation hawk from his time at Federal Reserve during the Global Financial Crisis.

However, a recent interview with the president appears to have assured Trump that Warsh shares his goals, and he is now “at the top of the list” of candidates.

Regardless of who Trump appoints, the crucial question remains whether the next Fed chair will pursue an independent monetary policy free from political interference.

With the president continuing to concentrate power in the hands of the executive, the Federal Reserve remains an important site for the exercise of independent power.

The stagflation crisis of the 1970s stands as a clear warning of what might happen if that independence is compromised.

The spectre of stagflation means financial markets, consumers, and the rest of the world remain unwilling participants in the political drama continuing to play out between the Federal Reserve and the White House.

The Conversation

Henry Maher does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Trump is close to naming the new Federal Reserve chief. His choice could raise the risk of stagflation – https://theconversation.com/trump-is-close-to-naming-the-new-federal-reserve-chief-his-choice-could-raise-the-risk-of-stagflation-272052

School shootings dropped in 2025 – but schools are still focusing too much on safety technology instead of prevention

Source: The Conversation – USA (2) – By James Densley, Professor of Criminal Justice, Metropolitan State University

A person mourns at a makeshift memorial outside the Barus and Holley engineering building on the campus of Brown University in Providence, R.I., on Dec. 14, 2025. Bing Guan/AFP via Getty Images

Active shootings represent a very small percentage of on-campus university violence.

But among those that do happen, there are patterns. And as law enforcement officials continue to investigate the Dec. 13, 2025, Brown University shooting, similarities can be seen with other active shooter cases on college campuses that scholar James Densley has studied. “They tend to happen inside a classroom, and there tends to be multiple victims,” Densley explains.

The Brown University tragedy, in which a shooter killed two students and injured nine more, marks the fourth deadly shooting at a U.S. university in 2025.

The Department of Education in Rhode Island, where Brown University is located, said on Dec. 16 that it is urging local elementary and secondary schools to review safety protocols.

Amy Lieberman, the education editor at The Conversation U.S., spoke with Densley about how schools have been given what he describes as an “impossible mandate” to try to prevent shootings.

A group of officials wearing green and blue FBI and law enforcement shirts and vests stand inside a room, seen through glass doors with dark paneling.
Members of the FBI’s evidence response team work at the scene of the Brown University shooting on Dec. 13, 2025.
Kyle Mazza/Anadolu via Getty Images

What is the overall trajectory of school shootings over the past few years?

K-12 school shootings appear to be trending downward, at least in the past two years. But we actually saw the largest jumps in this type of violence in the three to five years leading up to 2024, which trends closely with the broader rise in homicide and violent crime we saw in the pandemic era.

In 2025, there have been 230 school shooting incidents in the U.S. – still a staggeringly high number. This compares with 336 school shootings in 2024, 352 in 2023, 308 in 2022, and 257 in 2021.

How this relates to an increase in schools trying to institute security measures to prevent shootings is an open question. But it’s true that many schools are experimenting with certain solutions, like cameras, drones, AI threat detection, weapons scanners, panic apps and facial recognition, even if there is only weak or emerging evidence about how well they work.

Schools are treated as the front line, because the larger, structural solutions are too difficult to confront. It is much easier to blame schools after a tragedy than to actually address firearm access, grievance pathways – meaning how a person becomes a school shooter – and the other societal problems that are creating these tragedies.

How have schools responded to the rise of school shootings in recent years?

Schools are being asked to solve a societal gun violence problem that they didn’t create and they cannot control. Even the best-run school cannot eliminate all risks when causes accumulate outside of their purview. These attacks are rare but catastrophic, and they create an impossible mandate for schools because when they occur, schools are told it reflects a failure in their preparation. Educators are expected to be teachers, social workers, threat assessors and first responders. It normalizes fear and shifts the responsibility downward.

There is a growing school safety industry that markets fear as a solvable, technical problem. It promises faster ways to detect weapons, for example, but the evidence base for those products is thin, proprietary or nonexistent. One example is an AI detection software that mistook a bag of Doritos for a gun, resulting in a large police response.

Schools are pressured to buy something from these companies to show they are doing something. But some of these systems create false positives, and, more importantly, they shift attention away from human relationships. Technology alone cannot resolve grievances, replace trust and create belonging, but most schools are focused on technology as a means of prevention.

How effective are other prevention systems schools have put in place?

If a school shooter is an outsider trying to attack the building, having a single point of entry, access control or multiple locks on doors creates time and space, which are essential for delaying an attacker until law enforcement can arrive, thus mitigating casualties.

But the evidence shows that nearly all school shooters are either current or former students at the school. They are very familiar with entry and exit points, and they are potentially already inside the building before the school can act on a potential threat of violence.

So, what happens if a school locks down, but you are actually locking the shooter in a room with their potential victims? What if students are forced to hide when it would be safer to run? What if you have a door that locks only from the inside and a student or staff member uses that room to bully or sexually assault another student? We’re building schools to protect against the rare events, but we are not mitigating the more common problems they face.

Students are being asked to practice preventing their own deaths in active shooter drills and learn in environments designed around worst-case scenarios. In general, interpersonal violence and spillover of community violence, like gang-related shootings, are the most common form of school shooting. Most shootings at schools occur in parking lots or at sports events, but we do very little to prepare for those types of scenarios.

Are there any benefits, then, to schools having certain non-tech safety measures in place, like making sure every person has an ID?

Of course, you don’t want strangers walking around in a school building. The fact that someone coming to the school has to get their ID scanned and wear a badge makes perfect sense, not just to prevent shootings but to also prevent theft and assaults and other risks.

The paradox is that school shooters tend to be children already affiliated with the school, and when someone walks in already firing, checkpoints and metal detectors are useless. Historically, several mass shootings in K-12 schools have started outside of the building then moved inside. The issue is not slipping past barriers but overwhelming them in seconds with irresistible force.

A group of people stand in a circle together and hold candles.
People hold candles and sing together on Dec. 14, 2025, at a vigil in Lippitt Memorial Park in Providence, R.I., for the recent mass shooting at Brown University.
Ben Pennington/The Boston Globe via Getty Images

Absent policy change, what is the clearest way to prevent school shootings, according to current evidence?

Evidence shows that we often see signs of a crisis or withdrawal beforehand from school attackers. And that is why school-based behavioral threat assessment and management is so important. It is really about noticing changes in behavior and having the authority to intervene early. This is not about profiling people or relying on law enforcement alone. It is about having a structured, team-based process for identifying concerning behavior, assessing risk and coordinating appropriate supports – such as counseling – to prevent harm before it occurs. So often in these cases, people had a gut feeling that something was off with a particular student, but they didn’t know what to share or who to share it with.

For decades we’ve invested far more in responding to school shootings once they occur rather than in preventing them. You can lock doors and run drills, but no school can become a fortress.

Attackers leak warning signs in advance. Real prevention is about creating human systems that get upstream of this.

The Conversation

James Densley has received funding from the National Institute of Justice, the Joyce Foundation, and the Sandy Hook Promise Foundation.

ref. School shootings dropped in 2025 – but schools are still focusing too much on safety technology instead of prevention – https://theconversation.com/school-shootings-dropped-in-2025-but-schools-are-still-focusing-too-much-on-safety-technology-instead-of-prevention-272140

Políticas antimujer en Estados Unidos: el laboratorio reaccionario que deberíamos vigilar

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miren Gutiérrez, Investigadora, Universidad de Deusto

Las salidas de tono de Donald Trump se viralizan rápidamente, como ocurrió cuando llamó piggy (“cerdita”) a una periodista que le preguntaba sobre sus relaciones con Jeffrey Epstein. Después insultó a otra reportera.

Estos dos episodios dieron la vuelta al mundo. Y es normal que así fuera porque no se trata de anécdotas aisladas, sino de una estrategia que usa la misoginia para silenciar la crítica.

Ponemos mucha atención a lo escandaloso –que lo es–, pero menos en los profundos cambios que se despliegan silenciosamente en EE. UU. contra el bienestar de las mujeres como parte de una ofensiva autoritaria y patriarcal.

El aumento de la mortalidad materno-infantil

En primer lugar, el cierre de los servicios de salud reproductiva ha provocado un aumento de la mortalidad materna e infantil en los estados que han impuesto prohibiciones; la evidencia demuestra que las restricciones tienen un impacto directo en la vida y la salud de las madres

En 2022, con la anulación de la sentencia Roe vs. Wade –que reconocía el derecho constitucional al aborto en 1973–, la Corte Suprema de EE. UU. eliminó la protección constitucional del derecho al aborto, dejando a cada estado la facultad de prohibirlo. Desde entonces, una docena de estados han impuesto vetos casi totales, lo que ha llevado al cierre de clínicas de aborto y a la desaparición de servicios de salud reproductiva en amplias regiones del país.

Estos cierres no solo afectan el acceso al aborto, sino también a la atención prenatal, la anticoncepción, la detección de cáncer y el manejo de complicaciones del embarazo.

Un análisis del Gender Equity Policy Institute muestra que las mujeres que viven en estados con prohibición tienen casi el doble de riesgo de morir durante el embarazo, el parto o en el posparto que las que residen en estados donde el aborto es legal.

Texas, que implementó una prohibición casi total, ofrece un ejemplo extremo. En el primer año bajo la aplicación de esta medida, la mortalidad materna aumentó un 56 %, con disparidades raciales profundas: las mujeres negras tuvieron una tasa de mortalidad materna 2,5 veces mayor que la de las blancas.

Esto viene acompañado de un aumento de la mortalidad infantil. En Texas, las muertes de niños o niñas crecieron un 13 % en el año posterior a la prohibición, con un aumento de los fallecimientos atribuibles a anomalías congénitas graves, lo que sugiere que muchos embarazos que antes se interrumpían por razones médicas ahora se llevan a término, con consecuencias fatales.

Deterioro de la esperanza de vida

Las desigualdades en el acceso a la salud han tenido un impacto en la expectativa de vida de las mujeres negras, especialmente en estados del sur, rurales y segregados, donde la precariedad sanitaria se solapa con el racismo estructural.

Aunque diversos análisis muestran que la esperanza de vida de la población negra ha sido sistemáticamente inferior a la de la población blanca, las mejoras en este área se han estancado.

Cuando se observa la situación de las mujeres negras en condados rurales y estados históricamente segregados, varios estudios muestran que su esperanza de vida media está en un rango de 72,5 a 74,9 años, por debajo de los más de 80 años que alcanzan en promedio la población femenina blanca.

Organizaciones como Black Women’s Health Imperative han documentado cómo la combinación de sesgo racial en la atención, falta de seguro médico, mayores tasas de enfermedades crónicas y barreras para desplazarse para recibir atención se traducen en más muertes evitables y una reducción de años de vida.

Análisis como los del National Partnership for Women & Families documentan cómo las sucesivas administraciones de Trump han impulsado un desmantelamiento de programas orientados a promover la igualdad. Por ejemplo, la eliminación de programas de apoyo a la conciliación ha echado a cientos de miles de mujeres fuera del mercado de trabajo o hacia empleos más precarios, revirtiendo avances logrados en materia de protección frente a la discriminación en el trabajo.

Un eje central de este retroceso ha sido la eliminación o vaciamiento de programas federales de equidad de género. La reinterpretación de normas como la Orden Ejecutiva 11246 –que obligaba a los contratistas federales a aplicar programas de acción afirmativa–, junto con órdenes que paralizan las actividades de promoción de la igualdad, han supuesto la eliminación de mecanismos que promovían la contratación de mujeres y minorías en sectores estratégicos.

La calidad de vida de las familias de bajos ingresos –entre ellas, un elevado porcentaje de mujeres solas– se ha visto afectada por recortes de subvenciones destinadas a cumplir la Fair Housing Act –Ley de Vivivenda Justa–. Investigaciones periodísticas muestran que la Casa Blanca ha ordenado la cancelación de las ayudas que el Departamento de Vivienda destinaba a organizaciones sin ánimo de lucro encargadas de investigar denuncias de discriminación en alquileres e hipotecas. La reducción de esta financiación deja a muchas comunidades sin defensa frente a desalojos injustos, cláusulas abusivas o discriminación por género, raza y discapacidad.

Otras áreas de retroceso

También se han reducido los fondos a programas de apoyo a las víctimas de violencia de género y trata. Un informe del Brennan Center for Justice detalla que se han cancelado cientos de millones de dólares en subvenciones, incluyendo programas que proporcionan servicios a las afectadas.

A su vez, un análisis del Council on Criminal Justice describe cómo estos recortes afectan así mismo la formación de enfermeras forenses que atienden a víctimas de violencia sexual.

Los recortes se combinan con cambios normativos y más condiciones para otorgar ayudas. La revista The New Republic documenta cómo se imponen nuevas normas a las beneficiarias de fondos federales, prohibiendo destinar recursos a programas que aborden la violencia como problema estructural.

En paralelo, se han impulsado medidas que restringen el derecho al voto. El Brennan Center for Justice, que monitorea la legislación electoral, advierte de que varias iniciativas buscan imponer requisitos más estrictos de prueba de ciudadanía y documentación de identidad, lo que privaría del voto a millones de electores que no disponen de pasaporte o certificado de nacimiento actualizado.

Estas exigencias podrían tener un impacto sobre las mujeres que han cambiado de apellido tras el matrimonio o el divorcio, pues muchas no tienen documentos que coincidan con su nombre legal actual: se estima que hasta 69 millones de mujeres están en esta situación.

Organizaciones como la NAACP Legal Defense Fund y la ACLU –Unión Americana de Libertades Civiles– han llevado a los tribunales disposiciones administrativas que intentaban introducir requisitos adicionales de prueba de ciudadanía.

Estos cambios se suman a la reducción de oficinas, horarios y recursos para el voto anticipado o por correo, lo que dificulta el acceso al voto de quienes enfrentan más barreras de tiempo, movilidad y cuidado –como mujeres cuidadoras o trabajadoras con varios empleos–, y se inscriben en una tendencia más amplia de debilitamiento del legado de la Voting Rights Act.

La experiencia estadounidense demuestra que las políticas regresivas tienden a perjudicar a los sectores más vulnerables, especialmente a las mujeres de bajos ingresos.

The Conversation

Miren Gutiérrez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Políticas antimujer en Estados Unidos: el laboratorio reaccionario que deberíamos vigilar – https://theconversation.com/politicas-antimujer-en-estados-unidos-el-laboratorio-reaccionario-que-deberiamos-vigilar-271173

Cómo evitar que nos sepulte la montaña de basura que generamos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miguel Ángel Rodiel, Director de Tecnología, IMDEA MATERIALES

MOHAMED ABDULRAHEEM/Shutterstock

¿Son los españoles adictos a la basura? No a la comida basura, ni a la “telebasura” que nos engancha a muchos por la tarde-noche, sino a la basura en sí: la que llena nuestros vertederos y, más allá, nuestros ríos, mares y nuestro entorno en general.

Pues, según las estadísticas, la respuesta es sí: enviamos 223 kg por persona al vertedero al año, más del doble que la media de la Unión Europea. Este dato, entre otros, revela que, aunque avanzamos, la economía española sigue respondiendo a un modelo lineal de “extraer-producir-usar-tirar”, que ya no es viable ni sostenible.

La economía circular: conocida por muchos, lograda por pocos

Durante la última década, España ha avanzado de forma notable en su conciencia pública sobre la economía circular.

Según el último informe de la Fundación COTEC, hoy un 60 % de la población conoce el significado de este concepto, mientras que en 2013 lo hacía solo un 11 %, gracias a la mayor presencia del tema en políticas públicas, empresas y medios.

Para el otro 40 %, clarificamos: la economía circular es aquella en la que el valor de los productos, los materiales y los recursos se mantiene en la economía durante el mayor tiempo posible, y en la que se reduce al mínimo la generación de residuos.

La transición hacia una economía circular ofrece tanto beneficios ambientales como ventajas económicas y estratégicas más amplias: mayor seguridad de recursos, avances hacia la neutralidad climática, reducción de la contaminación, apoyo a la actividad industrial local, nuevas oportunidades de negocio, creación de empleo, etc.

Sin embargo, el mismo informe advierte que seguimos lejos de lograr un modelo realmente sostenible.

Más allá del volumen de basura que generamos, solo reciclamos el 41 % de los residuos municipales y apenas el 8,5 % de los materiales se reintroduce en la economía.

El reciclaje: un elemento importante, no suficiente

Desde hace muchos años hemos aprendido la importancia de reciclar. Pero ¿hasta qué punto se pueden reciclar los materiales? Porque no todos los tipos de materiales se reciclan igual de bien (¿o mal?).

Los cerámicos (como el hormigón y el cemento, los ladrillos, etc.) constituyen una importante familia de materiales (en volumen, los más utilizados del mundo) y son difícilmente reciclables.

Se fabrican mediante una tecnología denominada sinterización, que hace que, una vez consolidados, no exista una posible vuelta atrás en el proceso de fabricación. Las técnicas de reciclado pasan por moler las cerámicas y utilizar las partículas generadas como “relleno” en otros materiales, siendo el volumen de material reciclado escaso y de poco valor añadido.

El vidrio, primo hermano de las cerámicas, se recicla mejor, alcanzando en Europa tasas superiores al 80 %.

El dilema de los plásticos

Mientras tanto, suele asumirse que los polímeros, lo que conocemos como “plásticos”, son materiales reciclables. Sin embargo, solo una familia de ellos (los termoplásticos) es reciclable. Los plásticos “termoestables”, muchos de ellos resinas utilizadas también para fabricar materiales compuestos, en su gran mayoría no se pueden reciclar.

Y aunque la mayoría de los plásticos con los que convivimos en nuestro día a día son termoplásticos, supuestamente reciclables, menos de un 10 % del plástico producido globalmente es de origen reciclado.

El gran reto de los polímeros es aumentar su reciclabilidad y sustituir sus materias primas (procedentes del petróleo) por materiales que puedan hacerlos biodegradables. Así se conseguirá que su huella de carbono como contaminante se reduzca considerablemente.

Repensar los compuestos

El problema de los materiales compuestos es que combinan plásticos poco reciclables con materiales de refuerzo, en especial fibras, muy difíciles de separar, lo que hace que su reciclaje sea complejo y en muchos casos, poco viable.

En el diseño de nuevos materiales compuestos, si queremos apostar por la circularidad necesitamos, de forma ineludible, pensar en nuevas resinas reciclables, fibras de refuerzo recuperables, recubrimientos que faciliten el desensamblado o estructuras que permitan separar los componentes sin perder propiedades y calidad.

Aprovechar la chatarra

Y, por último, tenemos los metales, posiblemente la familia de materiales con más recorrido en su reciclado y los beneficios asociados. Usando chatarras como materias primas, evitamos tener que recurrir al consumo directo de metales críticos.

La utilización de la chatarra también minimiza de forma considerable la emisión de CO₂ en el desarrollo de una aleación. Un caso muy estudiado es el de las emisiones que se producen al fabricar acero a partir de chatarra o a partir de mineral de hierro, lo que resulta en una reducción de emisiones de entre el 75 y el 80 %.

Sin embargo, nuestro nivel de reciclado en este campo dista mucho de lo deseable. La tasa de recogida de residuos eléctricos y electrónicos en la UE se sitúa en apenas el 37,5 %, muy por debajo del objetivo del 65 %, y la situación respecto a la chatarra no es mucho mejor. En Europa, como término medio, solo se recicla entre el 40 y el 50 % de la chatarra que se genera, siendo el acero la aleación que más se reutiliza (alrededor del 85 %).

Pero ¿qué tiene que ver todo esto con la ciencia e ingeniería de materiales? La respuesta es: todo.

Ingeniería de materiales

El reciclaje, por sí solo, no puede hacer frente al reto que tenemos por delante. Además, es necesario actuar en otras direcciones para mejorar la circularidad.

Ya no vale solo con que el material que se desarrolle e introduzca en el mercado tenga buenas propiedades y tenga bajo coste, es decir “bueno, bonito y barato”. Los materiales deben desarrollarse y diseñarse desde un principio, asegurando que son sostenibles (duraderos, reutilizables y/o refabricables y/o reciclables) y seguros para las personas y el mediambiente.

También debemos seguir desarrollando técnicas de fabricación que consuman menos energía y minimicen la generación de residuos. Por ejemplo, en el caso de aleaciones metálicas, hoy en día existen técnicas de fabricación aditiva que pueden reducir el consumo total de energía entre el 30 y el 60 % frente a tecnologías de fabricación que incluyen más procesos intermedios y mecanizado.

Otro ámbito clave es la extensión de la vida útil de los productos. En un modelo de economía circular, reparar no es un simple gesto opcional, sino una auténtica estrategia de sostenibilidad.

Aquí la ingeniería de materiales investiga soluciones que permiten que los productos duren más y fallen menos a través de recubrimientos anticorrosión; sensores embebidos que detectan daños antes de que sean críticos; materiales que se autorreparen cuando aparecen microgrietas; o herramientas digitales que predicen cuándo una pieza debe ser reparada o sustituida.

La dependencia de materias primas

Si queremos reducir nuestra dependencia de materias primas externas que en muchas ocasiones pone en riesgo las cadenas de suministro de sectores estratégicos, disminuir la presión sobre nuestros ecosistemas y construir una economía competitiva, los materiales deben situarse en el centro de la estrategia.

La buena noticia es que la ciencia e ingeniería de materiales ya está proporcionando soluciones y trabajando en las que necesitamos.

La circularidad no es una opción, es una necesidad crítica. Y si España apuesta con decisión por la investigación, la innovación y la colaboración en el campo de los materiales, podrá conseguir que su economía sea fuerte, resiliente y sostenible.

Es urgente hacer frente a la montaña de basura que generamos, o nos sepultará.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Cómo evitar que nos sepulte la montaña de basura que generamos – https://theconversation.com/como-evitar-que-nos-sepulte-la-montana-de-basura-que-generamos-271877

‘Sadfishing’: exhibir el sufrimiento en las redes sociales para buscar compasión (y reacciones)

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Serrano León, Director y profesor del Máster de Psicología General Sanitaria, Universidad Europea

aslysun/Shutterstock

Una joven publica en TikTok un vídeo llorando, sin dar muchos detalles. Alguien en Instagram comparte un texto largo sobre una ruptura o una crisis personal. Un influencer cuenta su diagnóstico de salud mental en un directo. Son escenas que se repiten, con distintos rostros y matices, pero una misma dinámica de fondo: mostrar el sufrimiento personal de forma pública, con la intención de recibir consuelo, apoyo o validación. Este comportamiento se conoce como sadfishing.

¿Qué es el sadfishing?

El término sadfishing fue acuñado por la escritora Rebecca Reid en un artículo publicado en 2019, donde analizaba publicaciones emocionales en redes sociales que parecían buscar una respuesta de apoyo masiva. El neologismo, que transforma el término “catfishing” (crear una identidad falsa en redes) cambiando “cat” (gato) por “sad” (triste), hace alusión a la idea de utilizar la tristeza como cebo para atraer atención emocional.

No se trata simplemente de expresar emociones en redes, algo completamente válido y humano. El sadfishing apunta a un uso más estratégico o exagerado del sufrimiento, que genera una respuesta del entorno digital: likes y comentarios de apoyo, interacciones que refuerzan la conducta.

Una necesidad de ser vistos (y validados)

Psicológicamente, es posible entender el sadfishing como una forma de búsqueda de validación social. En entornos donde la autoestima se construye (al menos en parte) a través de la respuesta de los demás, mostrar vulnerabilidad puede ser una estrategia para sentirse visto, querido o comprendido, una forma de pedir apoyo emocional y reconocimiento afectivo.

Esta necesidad se relaciona con el concepto de “sostén emocional” o “apoyo contenedor”: la capacidad del entorno (en este caso, digital) para acoger la expresión emocional sin juicio y con empatía. Así, la pertenencia no surge solo de la conexión, sino del reconocimiento de la vulnerabilidad compartida.

Algunas investigaciones también indican que ese uso emocional de las redes sociales está vinculado con la necesidad de regulación emocional y con estilos de apego más ansiosos. Esto sugiere que la relación entre emociones y plataformas digitales es profunda y merece atención clínica y educativa.

También hay un componente cultural. En la era digital, muchas personas han crecido narrando su vida online. Compartir emociones, incluso las dolorosas, se convierte en una extensión de esa narrativa. Las fronteras entre lo público y lo privado, entre lo auténtico y lo performativo, se vuelven borrosas.

¿Autenticidad o estrategia emocional?

El sadfishing plantea preguntas complejas sobre la autenticidad. Algunos casos pueden parecer manipulativos o exagerados, pero juzgar intenciones en un entorno como el digital es difícil. Lo que para un espectador puede parecer una dramatización, para la persona que publica puede constituir una forma genuina de procesar sus emociones.

Desde un punto de vista psicológico, conviene observar el contexto y la frecuencia. Si alguien recurre constantemente a publicar contenido triste para obtener reacciones, podría estar cayendo en un patrón de regulación emocional poco saludable. En cambio, si se trata de una expresión puntual en un momento difícil, podría considerarse una vía válida de catarsis.

Riesgos psicológicos

Aunque compartir emociones puede ser liberador, el sadfishing también tiene riesgos. Uno de ellos es la exposición emocional vulnerable en contextos poco empáticos. Internet no siempre responde con cuidado. Quienes comparten su malestar pueden ser objeto de burla, incredulidad o incluso acoso.

Otro riesgo es la dependencia de la reacción externa. Cuando el alivio emocional depende exclusivamente de la respuesta digital, se debilita la capacidad de autogestión emocional. Esto puede reforzar un ciclo en el que la persona necesita publicar para desahogarse, generando una suerte de “recompensa intermitente” similar a la de otras conductas adictivas.

Este mecanismo también está presente en el uso compulsivo de redes sociales. Diversos estudios en neurociencia han demostrado que estas plataformas activan los mismos circuitos de recompensa que otras adicciones conductuales, especialmente a través del refuerzo social intermitente (como los “me gusta” y los comentarios). Estas investigaciones explican que este tipo de retroalimentación impredecible potencia la conducta repetitiva y difícil de controlar.

Además, el sadfishing puede trivializar problemas serios de salud mental. Cuando todo se convierte en contenido, existe el peligro de reducir el sufrimiento a una narrativa estética o a una marca personal. Algunos expertos han advertido sobre los riesgos de la “hipervisibilidad emocional” entre adolescentes en plataformas como Instagram y TikTok.

Una cultura emocional hiperconectada

Vivimos en una cultura donde la emocionalidad se ha vuelto visible, compartible y muchas veces monetizable. El sadfishing se vela como un síntoma de esa transformación. No es un fenómeno patológico en sí mismo, pero sí refleja cómo las plataformas han cambiado la forma en que nos vinculamos con nuestras emociones y con los demás.

La clave está en fomentar una alfabetización emocional que permita distinguir entre expresión saludable y dependencia digital. Y también en promover espacios (online y offline) donde mostrar vulnerabilidad no sea una estrategia desesperada, sino una posibilidad segura y contenida.

El sadfishing nos recuerda que, tras las pantallas, hay personas buscando alivio, conexión o simplemente ser escuchadas. Como sociedad digital, necesitamos dejar de juzgar rápidamente las formas en que otros expresan su malestar y, en su lugar, abrir conversaciones más empáticas sobre cómo acompañarnos emocionalmente en estos tiempos hiperconectados.

A veces, el llanto en un vídeo no es solo una estrategia: es una pregunta lanzada al vacío, esperando que alguien responda.

The Conversation

Oliver Serrano León no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ‘Sadfishing’: exhibir el sufrimiento en las redes sociales para buscar compasión (y reacciones) – https://theconversation.com/sadfishing-exhibir-el-sufrimiento-en-las-redes-sociales-para-buscar-compasion-y-reacciones-269689

Reciclar metales es un negocio prioritario a nivel ambiental, económico y geopolítico

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gumersindo Feijoo Costa, Catedrático de Ingeniería Química. Centro de Excelencia CRETUS de la Red CiGUS, Universidade de Santiago de Compostela

Reciclar aluminio requiere un menor consumo de energía y emite menos gases de efecto invernadero que extraerlo de la naturaleza. Dmitry Markov152/Shutterstock

El acceso a las materias primas siempre ha sido un tema de enorme trascendencia a lo largo de la historia, de forma que ha llegado a causar el auge y caída de imperios. También en el presente. Controlar los yacimientos para la extracción de minerales es una de las fuerzas motrices del momento geopolítico que vivimos.

En consecuencia, la implantación de una verdadera economía circular de los metales es un eje prioritario. Son materiales que durante el reciclaje mantienen intactas sus propiedades fisicoquímicas, pudiendo aplicarlos en la fabricación del mismo tipo de productos del cual se ha originado su chatarra.

El gesto de reciclar una simple lata de aluminio

Un ejemplo de este tipo de materiales es el aluminio. La obtención del aluminio primario (a partir de materias primas vírgenes) necesita de tres grandes etapas:

  1. Extracción de la roca que lo contiene, la bauxita, mediante minería a cielo abierto en regiones tropicales.

  2. Obtención de la alúmina (óxido de aluminio) mediante el proceso Bayer, que se basa en la cocción a alta temperatura de la bauxita con sosa.

  3. Separación del aluminio elemental del óxido mediante cubas electrolíticas con criolita fundida.

Para obtener una tonelada de aluminio primario se necesita un gasto energético de 15 megavatios (lo que consumen unos 5 000 hogares durante un día) y una emisión directa e indirecta de gases de efecto invernadero de 15 toneladas de dióxido de carbono equivalente (aproximadamente, lo que emiten 15 000 coches al recorrer 10 kilómetros).

Esa misma cantidad obtenida a partir de aluminio reciclado reduce drásticamente tanto el consumo de energía como la emisión de gases de efecto invernadero. Así, con el reciclado de tan solo 10 latas de aluminio ya se ahorra la emisión de 1,5 kg de dióxido de carbono equivalente.

Al monetizar estos procesos se visualiza la gran ventaja económica de reciclar. Con la venta de una tonelada de aluminio a unos 2 200 €, el margen de beneficio del aluminio reciclado se puede situar entre 3-5 veces más favorable.




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Minería urbana: ¿realidad o leyenda?


Diagrama esquemático de la obtención de aluminio primario (a partir de materias primas vírgenes) y secundario (reciclado). Se indica la energía y emisiones de dióxido de carbono equivalente por cada tonelada de aluminio producido
Diagrama esquemático de la obtención de aluminio primario (a partir de materias primas vírgenes) y secundario (reciclado). Se indica la energía y emisiones de dióxido de carbono equivalente por cada tonelada de aluminio producido.
Gumersindo Feijoo, CC BY-SA

El cobre: un metal muy codiciado

Otro ejemplo es el cobre, un metal que ha sido trascendente en el desarrollo de las civilizaciones e imperios. Fue, además, uno de los primeros metales utilizados por el hombre, y su aleación con estaño en la prehistoria originó la Edad de Bronce.

Fue clave durante el Imperio romano. Estaba presente, por ejemplo, en las transacciones económicas (para acuñar monedas), en la ingeniería (construcción de cañerías) y en las legiones romanas (elaboración de diversas armas). Con la aparición de la siderurgia su valor menguó, pero a partir del siglo XX, con la invención del generador eléctrico por Michael Faraday, nuevamente se aupó al pódium de los metales estratégicos por sus excelentes propiedades en la conductividad eléctrica.

Su valor económico es elevado. El precio de futuros en el mercado internacional ronda los cinco dólares por libra (453,6 gramos). Este valor explica que de forma recurrente existan noticias sobre robos de cable de cobre, sobre todo en las líneas de ferrocarril.

Existen dos grandes sistemas de extracción de cobre: a cielo abierto o minería subterránea; ambas poseen importantes impactos ambientales. Por ello, reciclar este metal es un buen ejemplo de sostenibilidad, ya que puede ser reutilizado indefinidamente sin perder su calidad o propiedades.

Reciclar cobre utiliza entre un 70-95 % menos de energía que extraerlo y procesarlo, lo que supone una huella de carbono de entre 0,3-0,5 kilogramos de dióxido de carbono equivalente por kilogramo de cobre producido. En el caso de su extracción, la huella de carbono depende del sistema de minería (a cielo abierto o en pozos), pero oscila entre los 4-5 kilogramos de dióxido de carbono equivalente por kilogramo de cobre.

La chatarra de cobre en el hogar se puede encontrar en el cableado antiguo, tuberías de fontanería o en los electrodomésticos. Reciclar es tan simple como separarlos y llevarlo al centro más próximo para su valorización.

Tierras raras, tierras deseadas

La denominación de tierras raras hace referencia a los 15 elementos químicos del grupo de los lantánidos, junto con el escandio y el itrio, de gran aplicación en los sectores industrial, médico y de defensa. Se utilizan, por ejemplo, para fabricar tecnología láser, lentes de telescopios, bicicletas y coches eléctricos, fibra óptica, televisiones, misiles y equipos de resonancia magnética nuclear.

Su denominación se debe a que inicialmente se encontraron dentro de minerales raros en el subsuelo, y su “problema” no radica en la escasez sino en su acceso porque algunos países acaparan la mayoría de sus reservas. China posee un monopolio del 37 % de las reservas mundiales de tierras raras.

Reciclar estos elementos químicos es una cuestión que supera el ámbito ambiental y económico y pasa al terreno geopolítico, como demuestra la dependencia europea del acceso a estos recursos.




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La revolución científica que permitirá acabar con la gran escasez de Europa de tierras raras y la dependencia de China


Solo un 1 % de las tierras raras que se utilizan en componentes electrónicos se reciclan actualmente. Nos encontramos ante un enorme reto de innovación para lograr, por una parte, la reutilización de los productos y, en segundo lugar, la extracción y reciclado de estos materiales tras el fin de vida de los productos. La alternativa no es plausible. Continuar con la minería masiva de las tierras raras conlleva numerosos impactos ambientales

Símbolos químicos de las tierras raras, que incluyen el escandio, itrio y los 15 elementos de la familia de los lantánidos
Símbolos químicos de las tierras raras, que incluyen el escandio, itrio y los 15 elementos de la familia de los lantánidos.
Gumersindo Feijoo, CC BY-SA

Conocer la composición de los productos que utilizamos para consumir responsablemente es una gran fuerza impulsora para que las empresas opten por extender el ciclo de vida de los productos, reparando, reutilizando y, finalmente, reciclando los componentes básicos para introducirlos de nuevo en el ciclo productivo, tal y como propone el modelo de sociedad basado en la economía circular.

The Conversation

Gumersindo Feijoo Costa no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Reciclar metales es un negocio prioritario a nivel ambiental, económico y geopolítico – https://theconversation.com/reciclar-metales-es-un-negocio-prioritario-a-nivel-ambiental-economico-y-geopolitico-269567

Sin permiso y sin nombre: las mujeres que también hicieron ciencia

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iria Bello Viruega, Filología Inglesa, Universitat de les Illes Balears

Ilustración que muestra a Florence Nightingale (1820-1910), impulsora de la ciencia moderna de la enfermería, en un hospital durante la guerra de Crimea. Museo Florence Nightingale

En Una habitación propia (1929), Virginia Woolf imaginó a Judith Shakespeare, la hermana ficticia de William. Igual de talentosa que su hermano, Judith no tuvo acceso a la educación ni a una carrera como escritora. Aislada y frustrada, acabó quitándose la vida.

Aunque inventada, la historia de Judith refleja la de muchas mujeres reales que quisieron participar en el mundo del conocimiento y no pudieron. Una de ellas fue Maria Winkelmann, astrónoma alemana del siglo XVIII.

Winkelmann trabajó junto a su marido, el astrónomo Gottfried Kirch. Una noche, mientras él dormía, observó un cometa que su esposo no había visto. Juntos descubrieron estrellas y compartieron investigaciones. Pero cuando Kirch murió, la Academia de Ciencias de Berlín rechazó la solicitud de Winkelmann para ocupar su puesto, pese a estar cualificada y contar con apoyos. Era mujer. Y eso bastaba para excluirla.

Chocar contra muros

Su caso no fue excepcional. Durante siglos, las mujeres interesadas en la ciencia se encontraron con muros institucionales y sociales. La Royal Society británica, considerada la sociedad científica más antigua del mundo, no admitió a mujeres como miembros de pleno derecho hasta 1945. Las dos primeras fueron la cristalógrafa Kathleen Lonsdale y la microbióloga Marjory Stephenson.

Retrato de Caroline Herschel (1751-1848).
Wikimedia Commons, CC BY

Antes de ellas, incluso las científicas más brillantes solo podían ser “miembros honorarios”, como Caroline Herschel, otra astrónoma que trabajó junto a su hermano y firmaba con su nombre.

Desde la Edad Media, las universidades se habían convertido en guardianas del saber. Pero las puertas estaban cerradas a ellas. En instituciones como Oxford o Cambridge se exigía celibato y se pensaba que las mujeres distraían a los profesores. El acceso a bibliotecas e instrumentos científicos estaba restringido. La ciencia, como profesión y como comunidad, era un mundo de hombres.

Otros caminos hacia el conocimiento

Santa Hildegarda y su comunidad de monjas en una miniatura del siglo XIII.
Wikimedia Commons, CC BY

Paradójicamente, la idea de que las mujeres comenzaron a participar en la ciencia solo en el siglo XX es un mito… del siglo XIX. Las universidades sí estuvieron cerradas hasta bien entrado el siglo XX, pero en épocas anteriores existieron otros caminos hacia el conocimiento. Por ejemplo, algunos monasterios permitieron a mujeres nobles llevar vidas dedicadas al estudio. Mujeres como Hildegarda de Bingen, en el siglo XII, escribieron tratados médicos, filosóficos y musicales.

Con la Reforma protestante, muchos conventos se cerraron, y eso dificultó más el acceso de las mujeres a los centros del saber. Y aunque solemos pensar que la Europa protestante fue más progresista en cuestiones de género, la historia dice lo contrario. Italia, país católico, dio más oportunidades a las mujeres en el ámbito científico. Allí obtuvieron títulos universitarios Bettisia Gozzadini, Elena Cornaro Piscopia, Laura Bassi, Maria Agnesi o Anna Manzolini.

Además, el conocimiento no estaba concentrado solo en las universidades durante el Renacimiento. También florecía en las cortes, donde los príncipes ofrecían mecenazgo a científicos, artistas y filósofos. Las mujeres nobles tenían acceso a estos espacios, y muchas participaron activamente en los círculos intelectuales. La alfabetización entre las clases altas aumentó, y con ella la posibilidad de que las mujeres estudiaran y discutieran ideas.

Más adelante, en el siglo XVIII, surgieron los salones, sobre todo en París, como espacios alternativos de intercambio. Allí, las anfitrionas organizaban encuentros entre científicos, artistas y filósofos. En Inglaterra, el círculo de las Bluestockings –mujeres cultas como Elizabeth Montagu o Frances Boscawen– permitió a algunas mujeres ganar visibilidad en el mundo del pensamiento.

Retroceso en el siglo XIX

Margaret Cavendish, duquesa de Newcastle (1623 -1673).
Wikimedia Commons, CC BY

Sin embargo, con la Revolución Científica llegaron las academias, que comenzaron a sustituir a las cortes como lugares privilegiados de saber. Aunque prometían racionalidad y universalidad, muchas mantuvieron la exclusión de las mujeres. Margaret Cavendish, duquesa de Newcastle, fue invitada a participar en la Royal Society, pero nunca fue admitida. En cambio, algunas academias italianas sí contaron con mujeres como miembros, algo inusual en el resto de Europa.

La profesionalización de la ciencia en el siglo XIX supuso un retroceso. A medida que las universidades se consolidaron como únicos centros científicos y el “científico” se convirtió en profesor universitario, las mujeres quedaron relegadas. Aunque algunas siguieron participando en historia natural, filosofía experimental o medicina, sus contribuciones fueron silenciadas, negadas o firmadas por otros.

¿Por qué fueron tan invisibles? Por al menos tres razones. La primera, la presión social. Filósofos y moralistas defendían que ellas debían quedarse en casa. Con la teoría de la “complementariedad sexual”, se argumentaba que hombres y mujeres eran distintos por naturaleza y no debían competir en el mismo terreno. Una mujer interesada en la ciencia era vista como una anomalía, o incluso como una amenaza.

La segunda, la clase social. Las mujeres nobles, que no tenían que cuidar directamente de sus hijos ni trabajar, contaban con más tiempo y recursos para estudiar. Por eso muchas de las figuras destacadas eran aristócratas. Margaret Cavendish, por ejemplo, fue escritora, filósofa y pionera en debatir ideas científicas gracias a su posición privilegiada.

Y la tercera razón: el tipo de actividades que realizaban. Muchas mujeres no eran autoras de tratados, pero sí traductoras, editoras, comentaristas o ayudantes. Hoy lo llamaríamos “mediación del conocimiento”. Traducir un texto científico requería conocimientos profundos del tema. Elizabeth Craven, Maria Ardinghelli, Anna Maria Lenngren y otras ayudaron a difundir ideas clave en Europa. Su trabajo fue fundamental, aunque raramente reconocido.

También hubo mujeres que trabajaron junto a maridos, hermanos o padres sin figurar nunca en los créditos como las ya citadas Caroline Herschel o Maria Winkelmann. Eran ayudantes invisibles, sí, pero no inexistentes.

Además, muchas desarrollaron saberes prácticos que hoy consideramos científicos. Las comadronas, por ejemplo, fueron durante siglos las responsables de la atención médica de las mujeres. Y figuras como Florence Nightingale transformaron la enfermería en una profesión científica y moderna.

La historia de las mujeres en la ciencia no es solo la de las que triunfaron, sino también la de todas aquellas que quedaron fuera. Es la historia de las Judith Shakespeare reales. Pero también es la historia de cómo, incluso sin permiso, muchas pensaron, observaron, tradujeron, enseñaron y descubrieron. Y de cómo, poco a poco, dejaron de estar en la sombra.


Este artículo resultó ganador del VI Concurs de Divulgació Científica de la Universitat de les Illes Balears en la categoría Dona i Ciència.


The Conversation

Iria Bello Viruega no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Sin permiso y sin nombre: las mujeres que también hicieron ciencia – https://theconversation.com/sin-permiso-y-sin-nombre-las-mujeres-que-tambien-hicieron-ciencia-269948