Comment s’assurer que l’eau est potable : quatre conseils pratiques

Source: The Conversation – in French – By Jo Barnes, Senior Lecturer Emeritus, Stellenbosch University

L’eau est une ressource vitale. La vie sur Terre, telle que nous la connaissons, serait impossible sans accès à une eau potable sûre. Depuis longtemps, la qualité de l’eau distribuée par les municipalités inquiète de plus en plus les consommateurs.

En Afrique du Sud, les problèmes généralisés liés à la disponibilité et à la qualité de l’eau potable dans les zones urbaines ont été bien documentés. Ils provoquent souvent des protestations.

Par exemple, la municipalité d’eThekwini, une grande ville portuaire, a connu des manifestations à cause de coupures d’électricité et d’eau. Johannesburg, centre économique du pays, fait face aux mêmes difficultés

Il existe de nombreux types de contaminants qui peuvent menacer la sécurité et la qualité de l’eau potable. Les principaux polluants de l’eau sont les organismes pathogènes (agents pathogènes) et les produits chimiques toxiques.

L’eau potable ne se limite pas à la quantité relativement faible que l’on boit. L’eau utilisée pour se brosser les dents, laver les aliments, se laver les mains (surtout avant de s’occuper des enfants) ou nettoyer la vaisselle est tout aussi importante. En période de pénurie, elle doit être prioritaire.

En tant que chercheur travaillant depuis des décennies sur les questions liées à l’eau, à la santé et à la qualité de l’eau, je propose ici quelques conseils sur la manière dont on peut purifier l’eau et faire face aux coupures d’eau.

Il n’est pas possible pour le grand public de purifier à domicile toute l’eau qui lui est fournie chaque jour. Cela serait tout simplement trop coûteux et trop laborieux. Les conseils ci-dessous se concentrent donc sur les situations où des catastrophes ou des urgences obligent les habitants à purifier temporairement l’eau potable pour eux-mêmes et leur famille.

Rendre l’eau potable

Un filtre simple : si la seule eau disponible n’a pas été purifiée par un système officiel, versez-la dans un tamis recouvert d’une ou plusieurs couches de papier absorbant ou d’un torchon. Lorsque le « filtre » est bouché, remplacez-le par une couche propre. Ne réutilisez pas le torchon sale sans l’avoir soigneusement lavé à l’eau chaude et au savon et séché au soleil.

Ébullition : faites bouillir l’eau filtrée pendant au moins 3 minutes. L’ébullition de l’eau filtrée éliminera les organismes pathogènes. Elle ne supprimera pas les produits chimiques nocifs qui pourraient être présents, mais elle peut réduire la concentration de certains d’entre eux.

Eau javelisée : ajoutez une cuillère à café d’eau de Javel ménagère non parfumée (5 millilitres d’une solution d’hypochlorite de sodium à 3,5 %) à 25 litres d’eau pour le traitement de l’eau potable. Mélangez bien, couvrez le récipient et laissez reposer l’eau pendant au moins deux heures avant de l’utiliser.

Cela devrait désinfecter la plupart des organismes pathogènes et rendre l’eau beaucoup plus sûre à utiliser. Important : n’utilisez jamais de produits contenant de la Javel mélangée à des détergents. Utilisez uniquement de la Javel non parfumée.

Désinfection solaire de l’eau : surnommée SODIS, cette méthode permet de désinfecter l’eau en tuant les organismes pathogènes à l’aide de la lumière du soleil. Remplissez des bouteilles en verre (de préférence) ou en plastique avec de l’eau contaminée et placez-les en plein soleil pendant au moins six heures par temps ensoleillé ou jusqu’à deux jours si le temps est couvert. La chaleur et les rayons ultraviolets du soleil désinfectent l’eau en tuant la plupart des organismes pathogènes.

Un problème qui prend de l’ampleur

La qualité de l’eau fournie aux populations d’Afrique du Sud continue de se détériorer. Cela est dû au vieillissement ou à la dégradation des infrastructures, à l’insuffisance du traitement de l’eau et des eaux usées, au manque de formation du personnel et à la présence de sources de pollution importantes et incontrôlées.

Le rapport Blue Drop de 2023 est la dernière publication officielle du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Il a révélé que seuls 26 systèmes d’approvisionnement en eau ont obtenu une note Blue Drop d’environ 95 %. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 44 systèmes d’approvisionnement en eau qui avaient obtenu cette distinction en 2014. À l’échelle nationale, 29 % des systèmes d’approvisionnement en eau ont été identifiés comme étant dans un état critique.

L’organisation non gouvernementale AfriForum a testé la qualité de l’eau potable municipale de 210 villes et villages à travers l’Afrique du Sud en 2024 (soit 17 sites de plus qu’en 2023).

Les tests ont montré que 87 % de l’eau potable municipale était propre à la consommation humaine et répondait aux exigences minimales. Cela représente une baisse de neuf points de pourcentage par rapport aux 96 % jugés sûrs l’année précédente.

La qualité de l’eau n’est pas le seul aspect de l’approvisionnement en eau qui affecte la santé et la sécurité des citoyens. La disponibilité de l’eau est cruciale pour l’hygiène et la sécurité des conditions de vie. Depuis des années, certaines régions du pays connaissent des coupures d’eau généralisées en raison d’une combinaison de facteurs : sécheresses induites par le changement climatique, infrastructures vieillissantes et mal entretenues, croissance démographique et mauvaise gestion. Des perturbations fréquentes et prolongées ont été observées, en particulier dans la région de Johannesburg.

Cela a contraint les municipalités à mettre en place des mesures de restriction, de limitation et de rationnement de l’eau. Le rationnement de l’eau survient généralement lorsque la demande en eau dépasse l’offre disponible. Cette situation oblige les autorités à rationner l’eau. Cela peut se traduire par des coupures d’eau programmées, une réduction de la pression de l’eau, voire une interruption totale de l’approvisionnement dans certaines zones pendant une période donnée. La limitation de la consommation d’eau consiste à réduire la pression de l’eau afin de diminuer la consommation, tandis que le rationnement de l’eau signifie que seule une certaine quantité d’eau est disponible par jour ou par semaine.

Un nouveau rapport publié par le ministère de l’Eau et de l’Assainissement met en garde contre le fait que les provinces de Gauteng et du Cap-Occidental, en particulier, vont être confrontées à une pénurie d’eau croissante en raison de l’augmentation de la population due à l’immigration.

The Conversation

Jo Barnes does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Comment s’assurer que l’eau est potable : quatre conseils pratiques – https://theconversation.com/comment-sassurer-que-leau-est-potable-quatre-conseils-pratiques-271549

Más allá del inglés: cómo potenciar la diversidad lingüística europea a través del Erasmus

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Gloria Vázquez García, Profesora Titular del Área de Lingüística General de la Universitat de Lleida, Universitat de Lleida

DavideAngelini/Shutterstock

Cada año, más de un millón de estudiantes universitarios europeos aprovechan el programa de intercambio Erasmus para ir a estudiar a otro país. Creado en 1987, su objetivo ha sido desde el principio promover la movilidad de estudiantes y personal universitario y la cooperación entre instituciones de distintos países como medios para fortalecer la excelencia educativa y la identidad europea.

Uno de los objetivos específicos del programa es promover el aprendizaje de las lenguas y aumentar la conciencia de la diversidad lingüística en Europa. Sin embargo, y aunque la mayor parte de la movilidad académica en Europa tiene lugar entre países de habla no inglesa –Italia es, por ejemplo, el destino preferido de los universitarios españoles–, casi todos los estudiantes extranjeros progresan únicamente con el inglés tras hacer un intercambio.

Las lenguas europeas y la lengua franca europea

¿Qué ocurre con la lengua del país visitado? En un estudio reciente hemos observado que la gran mayoría afronta esta experiencia con ganas de mejorar el inglés, pero con poca motivación por aprender la lengua local, que o bien desconocen totalmente o dominan muy poco. Es decir, los universitarios se van “de Erasmus” a Italia sin saber italiano o a Alemania sin saber alemán. Esto no suele preocuparles, ya que suelen confiar en el inglés como lengua franca en el ámbito académico y social.




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Así, la gran mayoría de los estudiantes, independientemente del país de destino, no ve la experiencia como una oportunidad de aprender o mejorar simultáneamente el inglés y la lengua del país visitado. Sin duda, “irse de Erasmus” debe ser motivador por lo que supone vivir en un país distinto, conocer otras culturas y sus gentes. Ahora bien, parece evidente que también debería aprovecharse para potenciar el aprendizaje lingüístico, una de las prioridades del programa europeo.

‘No me hace falta saber el idioma local’

En nuestro estudio preguntamos a los participantes en diversas ocasiones a lo largo de sus estancias en el extranjero si habían percibido necesidad de aprender la lengua del país, y casi la mitad respondieron negativamente. Esta escasa o nula necesidad de la lengua local la experimentaron tanto fuera como dentro del aula.

Por un lado, más de la mitad de los estudiantes recibieron la formación académica exclusivamente en inglés y solo un tercio exclusivamente en la lengua local.

Por otro lado, la mitad de los estudiantes nos dijeron que habían tenido muy poco contacto con la población del país. En estas circunstancias parece lógico que su idea inicial de que el desconocimiento de la lengua local no iba a ser un problema se viera corroborada una vez finalizada la estancia.

‘Al final sí que aprendí la lengua del país’

Aun sin tener esa intención, la mitad de los participantes de nuestro estudio acabaron la estancia habiendo mejorado el inglés y también habiendo adquirido suficientes conocimientos de la lengua del país visitado como para presentarse de manera oral y escrita.

En países donde se habla una lengua románica, como Italia o Portugal, es donde los estudiantes de nuestro estudio más aprendieron este idioma, ya que sus lenguas nativas –el español y el catalán– son también descendientes del latín. Pero incluso en países de habla no románica, como Alemania o Holanda, los estudiantes que acudían con nociones del idioma también mejoraron su nivel.

En el caso de los estudiantes que hacen poco o ningún uso de la lengua del país durante la estancia y prácticamente no interactúan con su gente, podemos suponer que usan el inglés de forma primordial en sus interacciones con otros estudiantes extranjeros, y cuando no usan el inglés es porque pueden recurrir a su lengua materna.

Proteger la riqueza lingüística

Para proteger la riqueza que supone la diversidad lingüística y cultural europea, este último escenario no es ideal. Cuando el inglés (u otra lengua dominante) se convierte en el filtro de acceso a las oportunidades académicas, sociales o económicas, las otras lenguas –y las culturas que representan– quedan marginadas.




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Esto no solo erosiona el patrimonio cultural, sino que también puede derivar de algún modo en una discriminación económica y social de quienes no son hablantes nativos del inglés, ya que a menudo el predominio de este idioma como lengua franca se enmarca en una ideología dominante sobre el aprendizaje de lenguas que considera el hablante nativo como el modelo ideal y la autoridad última sobre el uso lingüístico.

¿Qué pueden hacer las universidades?

A partir de los resultados obtenidos en nuestro estudio, vemos algunas posibles líneas de actuación. Por un lado, las universidades que acogen cada año a los estudiantes europeos a través del programa Erasmus tienen la capacidad de mejorar el conocimiento del idioma del país, por ejemplo, fomentando la colaboración de los estudiantes locales para aumentar las interacciones con los recién llegados y también promoviendo programas bilingües (en inglés y lengua local).

Por otro lado, las universidades de origen podrían concienciar a los estudiantes sobre las ventajas que supone aprender la lengua local, difundiendo experiencias positivas en las que se establecieron interacciones con la población del país y se disfrutó más plenamente de la experiencia.

En definitiva, dado que el multilingüismo es un valor en alza y que tanto la Unión Europea como las familias invierten cada vez más en subvencionar experiencias de movilidad a los estudiantes, es crucial reflexionar sobre cómo podemos conseguir que la experiencia Erasmus sea lo más provechosa posible también desde el punto de vista lingüístico.

The Conversation

Gloria Vázquez García participa en un proyecto financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (Ref. no. PID2022-141814NB-I00).

Josep M. Cots participa en un proyecto financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (Ref. no. PID2022-141814NB-I00).

ref. Más allá del inglés: cómo potenciar la diversidad lingüística europea a través del Erasmus – https://theconversation.com/mas-alla-del-ingles-como-potenciar-la-diversidad-linguistica-europea-a-traves-del-erasmus-268796

Por qué el estado de bienestar está fallando en España a quienes más lo necesitan y cómo solucionarlo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Andrei Quintiá Pastrana, Investigador Ramón y Cajal, Universidade de Santiago de Compostela

wut62/Shutterstock

Tener derecho a una prestación social en España no garantiza poder acceder a ella. Más de la mitad de los hogares que cumplen los requisitos para recibir ayudas como el Ingreso Mínimo Vital o el bono eléctrico no llegan a percibirlas. Miles de personas esperan años para que se les reconozca su discapacidad, dependencia o tarjetas de residencia. Conseguir una cita se ha convertido en un obstáculo en muchas administraciones. La distancia entre el reconocimiento de derechos sociales y su disfrute se convierte en un abismo.

Nuestra investigación muestra que no se trata de incidencias aisladas, sino de problemas estructurales: largos tiempos de resolución de procedimientos, cargas documentales y requisitos desproporcionados funcionan como barreras en el acceso a derechos que generan una nueva forma de vulnerabilidad.

Esta vulnerabilidad administrativa excluye, precisamente, a quienes más lo necesitan.

La covid-19, un acelerador de desigualdades

La pandemia no es el origen de los problemas sociales en España, pero sí amplificó los que ya existían. En apenas un año, la desigualdad aumentó con mayor rapidez que durante algunos de los peores momentos de la crisis financiera anterior. Muchas familias que ya vivían al límite perdieron repentinamente sus ingresos. Otras descubrieron por primera vez lo frágil que era su red de seguridad.

También aceleró la relación por medios electrónicos con las administraciones, así como la implantación de la cita previa y el teletrabajo en los servicios públicos que impactan directamente en la ciudadanía.

Para hacer frente a la emergencia, se activaron instrumentos cruciales, como el Ingreso Mínimo Vital (IMV). Este fue diseñado para garantizar un nivel mínimo de ingresos a los hogares con menos recursos. Gracias al IMV se evitó un colapso social mayor, pero también se puso en evidencia una debilidad estructural: no basta con tener derecho a una prestación si no se puede ejercer efectivamente.

Según los análisis más recientes de la Autoridad Independiente de Responsabilidad Fiscal, más del 55 % de los hogares que cumplían los requisitos legales en 2023 y 2024 no solicitaron la prestación. Una brecha de cobertura que se mantiene prácticamente inalterada desde su puesta en marcha.

Barreras administrativas

En la última década se han aprobado numerosas leyes que amplían el reconocimiento de derechos sociales. El derecho a la vivienda o nuevas medidas y programas sociales se han reforzado para proteger derechos esenciales en el contexto de reacción a la crisis económica.

Sin embargo, ese avance legal no siempre ha ido acompañado de cambios en la forma en que la Administración funciona en la práctica. Los cambios normativos no han dado paso a cambios organizativos y procedimentales.

Los procedimientos rígidos e hiperformalistas que dan acceso a esas prestaciones apenas se han adaptado. El resultado es que miles de personas quedan fuera del sistema. No tanto por incumplir los requisitos legales, sino por requisitos administrativos que funcionan como filtros excluyentes (largos períodos de empadronamiento, incompatibilidad entre ayudas de cuantías muy bajas…), cargas documentales desproporcionadas, trabas digitales o extensos períodos de respuesta.

Los datos de nuestra investigación muestran ese llamativo contraste. El análisis de las quejas presentadas a la Valedoría do Pobo (el ombudsman o defensor del pueblo gallego) indica que esa brecha atraviesa varias áreas del estado de bienestar.

Entre 2019 y 2023, el 77 % de las quejas en sanidad se relacionaron con retrasos en citas médicas y el 29 % con la acreditación de dependencia y discapacidad. También hemos documentado dificultades en la tramitación de la Renta de Inserción Social Gallega (RISGA), el embargo desproporcionado de ayudas a la vivienda por pequeñas deudas tributarias, atrasos en bonos de alquiler y problemas en la atención a víctimas de violencia de género. Estos problemas se reproducen en informes del Defensor del Pueblo (estatal) y otros defensores autonómicos en parecidos términos.

Las barreras administrativas no son neutrales: filtran, retrasan o directamente excluyen precisamente a quienes más dependen de las prestaciones sociales. Son las víctimas de la mencionada vulnerabilidad administrativa.

Un formulario incompleto o una cita tardía pueden traducirse en la pérdida total del derecho. Un escenario que deja fuera a hogares y personas que cumplen los criterios legales, pero no logran sortear el laberinto burocrático, como relata Sara Mesa en su libro Silencio administrativo. La pobreza ante el laberinto burocrático.

La digitalización como nueva frontera de exclusión

La digitalización, acelerada durante la pandemia, ha introducido una nueva forma de desigualdad. Por un lado, ofrece oportunidades: acceso más rápido y flexible para quienes pueden y saben usarlo. Pero no todas las personas tienen acceso a dispositivos o competencias digitales suficientes para aprovechar estos beneficios.

El informe FOESSA 2022 indica que el riesgo de perder oportunidades para recibir ayudas es cinco veces superior en los hogares en apagón tecnológico que entre aquellos que tienen conectividad plena.

Cada vez más trámites imponen identificación y notificaciones electrónicas, el manejo de plataformas digitales y automatizadas o, simplemente, descargar un formulario sólo accesible en una web. Para muchas personas mayores, hogares con escasos recursos tecnológicos o personas que no dominan el lenguaje digital, la administración electrónica es una barrera real. Una aplicación electrónica puede resultar tan inaccesible como una oficina cerrada.

La brecha digital no es solo una cuestión tecnológica. Es una brecha de derechos: determina quién accede a una prestación esencial y quién queda fuera del sistema.

Medidas para acercar el estado del bienestar a quienes más lo necesitan

Reducir esta brecha exige una revisión en profundidad del diseño administrativo (procedimientos, organización y cultura institucional) que vaya más allá de ajustes puntuales o soluciones tecnológicas aisladas. En el marco de nuestro último proyecto de investigación hemos identificado algunas medidas clave para conducir esa reforma:

  • Simplificar los procedimientos ligados a derechos sociales, eliminando cargas documentales innecesarias.

  • Incorporar la trayectoria vital de las personas usuarias al diseño de políticas y servicios. Esto implica la revisión de requisitos discriminatorios con especial atención a la igualdad, la dignidad y la privacidad.

  • Reducir las exigencias de identificación y seguridad digital a lo estrictamente imprescindible, especialmente cuando afectan a personas en situación de vulnerabilidad.

  • Avanzar hacia sistemas de concesión automática y proactiva de prestaciones. Se aprovecha así la información ya disponible en poder de la Administración, bajo una lógica de confianza inicial y controles posteriores proporcionados.

  • Reforzar la atención presencial y el acompañamiento administrativo, garantizando servicios de apoyo a la digitalización.

  • Evaluar de forma sistemática la efectividad real de los derechos sociales. Esto supone el desarrollo de indicadores sobre plazos, recursos y personal asignado que permitan identificar cuellos de botella y sesgos excluyentes.

En definitiva, el estado del bienestar no se mide solo por los derechos que reconoce, sino por su capacidad real para hacerlos efectivos para quienes más los necesitan. De poco sirve ampliar derechos si conseguir las prestaciones sociales reconocidas sigue siendo una carrera de obstáculos para quienes parten en desventaja.

The Conversation

Andrei Quintiá Pastrana recibe fondos de Agencia Estatal de Investigación, Xunta de Galicia.

Alba Nogueira López recibe fondos de Agencia Estatal de Investigación, Xunta de Galicia.

ref. Por qué el estado de bienestar está fallando en España a quienes más lo necesitan y cómo solucionarlo – https://theconversation.com/por-que-el-estado-de-bienestar-esta-fallando-en-espana-a-quienes-mas-lo-necesitan-y-como-solucionarlo-271058

El nuevo impuesto europeo al carbono puede transformar el comercio global y nuestros hábitos de consumo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Simona Sagone, Visiting PhD Candidate, Ecological Transition, Lund University

Puerto de Barcelona, España. Elxeneize/Shutterstock

Para los ciudadanos de la UE, el precio de su próximo coche, la reforma de su vivienda e incluso los productos locales podrían verse pronto afectados por una política climática que muchos ni siquiera conocen. Esta nueva normativa, que entrará plenamente en vigor el día de Año Nuevo, no solo afecta a la industria pesada, sino también a los productos de uso cotidiano, que ahora se enfrentan a un coste adicional por las emisiones de carbono cuando entran en Europa.

El mecanismo de ajuste en frontera por emisiones de carbono (CBAM) impone un precio al carbono a muchos productos importados, lo que significa que los importadores con sede en la UE pagarán por los gases de efecto invernadero emitidos durante la producción de determinados materiales intensivos en carbono.

Si los productos proceden de países con normas climáticas menos estrictas, el cargo será más elevado. Para vender a la UE, las empresas tendrán que demostrar que sus productos no son demasiado intensivos en carbono.

El objetivo es evitar que las compañías trasladen su producción a lugares con normativas menos estrictas, garantizando una competencia leal entre las firmas de la UE y las de fuera de la UE, al tiempo que se incentiva la descarbonización global.

Tras una fase de prueba, las obligaciones de pago completas comenzarán el 1 de enero de 2026, cuando los importadores tendrán que comprar certificados CBAM para cubrir las emisiones incorporadas en productos como el hierro y el acero, el aluminio, el cemento, los fertilizantes, el hidrógeno y (eventualmente) la electricidad.

Aunque se trata de una política climática de la UE, el CBAM parece destinado a cambiar las reglas del juego en el comercio mundial. Los países que dependen de las exportaciones de la UE pueden verse obligados a realizar costosas inversiones en tecnologías más limpias y en un mejor seguimiento de las emisiones, o correr el riesgo de perder cuota de mercado.

gráfico del globo terráqueo, dos manos sosteniendo un barco, dinero
Cada vez más países están introduciendo sistemas de fijación de precios del carbono.
Buravleva stock/Shutterstock

Ya se está produciendo un cambio positivo: cada vez más empresas miden y comunican sus emisiones con precisión, respondiendo a la creciente demanda de datos fiables sobre el carbono. Al mismo tiempo, un número cada vez mayor de países está introduciendo sus propios sistemas de fijación de precios del carbono para mantenerse en consonancia con la UE y proteger la competitividad de sus exportaciones.

Marruecos es un ejemplo destacado: su ley de finanzas de 2025 introduce gradualmente un impuesto sobre el carbono a partir de enero de 2026. Dado que las empresas marroquíes ya pagarán un precio por el carbono a nivel nacional, es probable que sus exportaciones eviten los cargos adicionales del CBAM en la frontera de la UE, lo que les ayudará a seguir siendo competitivas.




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En muchos países, el CBAM también está acelerando el interés por las energías renovables y los procesos industriales más ecológicos. Algunos no lo ven como una amenaza, sino como una oportunidad para atraer inversiones y posicionarse como centros de fabricación con bajas emisiones de carbono.

Sin embargo, este mecanismo sigue siendo controvertido. Para las empresas, el CBAM es complejo y supone una gran carga administrativa. Las empresas necesitan sistemas sólidos para medir las emisiones incorporadas, recopilar datos de los proveedores y elaborar declaraciones medioambientales de los productos. Muchas también necesitarán nuevos contratos de energía renovable para reducir su huella de carbono.

En todo el mundo, el CBAM ha sido objeto de fuertes críticas. India y China la describen como “proteccionismo verde”, argumentando que ejerce una presión injusta sobre las economías en desarrollo. Al mismo tiempo, la UE aún no ha creado una financiación específica para ayudar a los exportadores de los países con ingresos más bajos a adaptarse. Sin este apoyo, es posible que el mecanismo no logre los resultados deseados.

¿Qué pasa con los consumidores?

Aunque el CBAM está dirigido principalmente a la industria, sus efectos secundarios llegarán a los consumidores de la UE. Es poco probable que los importadores absorban la totalidad del coste adicional, lo que significa que es probable que los precios aumenten, especialmente en el caso de los productos que dependen en gran medida del acero, el aluminio o el cemento. Esto podría significar que Europa se enfrente a un aumento de los costes de los automóviles, los electrodomésticos, los productos electrónicos, los materiales de construcción e, indirectamente, la producción de alimentos (a través de los fertilizantes).

Al mismo tiempo, el CBAM puede aportar más transparencia. Dado que los importadores deben informar de las emisiones incorporadas en sus productos, los consumidores pueden acabar disponiendo de información más clara sobre el impacto climático de lo que compran.

El mecanismo también generará ingresos para la UE procedentes de la venta de certificados. Se espera que estos ingresos sirvan para ayudar a los hogares vulnerables de muchos países europeos, así como para financiar tecnologías limpias y mejorar la eficiencia energética. La forma en que se utilicen los fondos será crucial para la aceptación pública del nuevo impuesto sobre el carbono de Europa.

Incluso antes de su plena aplicación, el CBAM ya está remodelando las cadenas de suministro e influyendo en las políticas gubernamentales mucho más allá de las fronteras de Europa. Puede desencadenar disputas comerciales, empujar a los exportadores a adoptar la fijación de precios del carbono y poner de relieve la necesidad de más financiación climática para apoyar a los países en desarrollo que están llevando a cabo transiciones industriales ecológicas.

Para muchos consumidores europeos, es probable que esto signifique un aumento gradual de los precios y, potencialmente, decisiones de compra más conscientes del clima. Entre bastidores, supone un cambio significativo en la forma en que el comercio mundial contabiliza el carbono y en cómo la política climática llega a la vida cotidiana de las personas.

The Conversation

Simona Sagone no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El nuevo impuesto europeo al carbono puede transformar el comercio global y nuestros hábitos de consumo – https://theconversation.com/el-nuevo-impuesto-europeo-al-carbono-puede-transformar-el-comercio-global-y-nuestros-habitos-de-consumo-272408

¿Es una buena idea dar de comer a los pájaros?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Gabriel Martínez, Catedrático de Zoología, Universidad de Granada

Tres carboneros comunes (_Parus major_) se alimentan en un comedero. Bachkova Natalia/Shuttesrtock

Hace unos días me encontré en las redes sociales con una cuenta en la que se hablaba de la importancia de colocar comederos con alimento para las aves silvestres. Habitual en algunos países europeos y en Norteamérica, esta práctica se ha considerado durante mucho tiempo beneficiosa para las aves.

En la publicación se explicaba que puede haber algunos efectos negativos, pero que son compensados por los positivos, y que algunos informes muestran que a las poblaciones que acuden a los comederos les va tan bien o mejor que a las que no se les facilitan.

Si eso fuera cierto, tendríamos un problema, ya que beneficiaríamos a aquellas especies más proclives a acercarse a estructuras artificiales. Además, no está claro que proporcionar ese alimento “extra” sea siempre positivo para las aves. Algunos trabajos científicos muestran que, de hecho, puede ser perjudicial.

¿Y qué dice la ciencia al respecto?

Por ejemplo, en un trabajo realizado con herrerillos (Cyanistes caeruleus), los científicos evidenciaron que esa suplementación durante el invierno reducía el éxito de cría durante la siguiente primavera. Los pollos en una población suplementada eran más pequeños y sobrevivían peor que los de aquellos padres sin la comida extra. La hipótesis señala que, quizás, los adultos que se alimentaron mucho en comederos estaban en peores condiciones físicas porque la comida proporcionada es de peor calidad que su dieta natural (puede contener demasiada grasa, como era el caso).

De hecho, en otra investigación donde las aves comieron cacahuetes, no hubo tal efecto negativo. Los investigadores del primer estudio también discutían que el efecto global puede deberse a que la suplementación durante el invierno favorecía la supervivencia de individuos de peor calidad, que al reproducirse (y no contar en primavera con la ayuda de los comederos) obtenían peores resultados.

En otro trabajo que estudió a herrerillos y carboneros (Parus major), no se encontraron efectos claros de la alimentación suplementaria sobre la reproducción de los individuos, pero sí se detectó que el alimento facilitaba la supervivencia y la posterior reproducción de aves menos competitivas. Al entrar a formar parte de la población reproductora, aumentaba la competencia por los recursos.

Los autores sugerían que los comederos posiblemente facilitan que los pájaros críen en territorios marginales o la reproducción de individuos de menor calidad, ya que en su estudio los ejemplares juveniles usaban más la comida aportada que los individuos de mayor edad.




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Hay más expertos que defienden que la alimentación “extra” de aves silvestres es probablemente más perjudicial que beneficiosa. Así, un estudio del 2021 pone el foco en las consecuencias para aquellas especies que no son el objetivo de la alimentación extra. Entre ellas se destaca que se puede favorecer a especies más comunes y adaptables, que usan más los comederos, y que estos además pueden exponer a las destinatarias originales a mayores tasas de depredación y competencia.

Incluso, puede favorecer la transmisión de enfermedades entre especies que no suelen interactuar: en el Reino Unido se detectó cómo una especie de parásito protozoario del género Trichomonas saltó de las palomas a distintos fringílidos, pinzones y verderones que se alimentaban en comederos, provocando una epidemia de tricomoniasis, una gran amenaza para las aves.

Este trabajo también evidencia cómo las tendencias poblacionales de las especies que se alimentan en comederos frecuentemente son favorables, mientras que las de aquellas especies que no suelen acudir a ellos resultan en la mayoría de los casos negativas. Eso plantea si su uso está detrás de dichas diferencias: ¿podría el aprovisionamiento de comida a una escala enorme en los jardines del Reino Unido estar provocando que un conjunto de especies menos comunes, subordinadas y que no usan los comederos sean incapaces de competir con las especies abundantes, dominantes y que sí los utilizan?

El caso de las aves carroñeras

La alimentación suplementaria es una herramienta usada para intentar mejorar la situación de poblaciones amenazadas, especialmente cuando la falta de alimento natural es uno de los factores de amenaza. Pero esta práctica, frecuentemente exitosa, también nos ha enseñado que suplementar no tiene exclusivamente efectos positivos.

En España se han investigado las consecuencias potencialmente negativas de dicha práctica en aves carroñeras. La disminución de los tamaños poblacionales de buitres y otras especies en la península ibérica llevó a las administraciones a facilitarles comida en los llamados muladares, zonas donde tradicionalmente se han abandonado los cadáveres del ganado doméstico.




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Los muladares resultaron fundamentales para la recuperación de las poblaciones de buitres, pero al mirar con detalle se comprobó que la forma en que las administraciones gestionaban los puntos de alimentación podía tener efectos menos positivos. Los muladares se transformaron, en palabras de algunos de los investigadores, en “restaurantes para buitres”, con grandes cantidades de comida concentrada en unos pocos puntos y de forma predecible en el tiempo, modificando así el hábitat en lo que a los recursos alimenticios para las carroñeras respecta.

Si en los muladares la comida es facilitada en puntos predecibles en el tiempo y en el espacio, se favorece la monopolización de las carroñas por parte de unas pocas especies particularmente dominantes y agresivas, como el buitre leonado (Gyps fulvus).

En un estudio realizado en el norte de España se encontró que la diversidad de especies que utilizaban las carroñas dependía del número de buitres leonados que acudían a los muladares: cuantos más buitres, menor diversidad de especies alimentándose.

Cuando las carroñas aparecen en el medio de forma impredecible en el tiempo y el espacio, la cantidad de especies que las aprovechan es más alta, y son más utilizadas por aves de menor tamaño (como alimoches o milanos, algunas de ellas amenazadas

De estos trabajos se deduce que la gestión de los puntos de alimentación es importante. Los especialistas sugieren que la suplementación debe considerarse en casos en los que el mantenimiento de las poblaciones en base a carroñas provenientes de la fauna silvestre o de la ganadería extensiva (impredecibles en el tiempo y en el espacio) se vea comprometido.

En cualquier caso, los puntos de alimentación deberían crearse como una cadena de lugares a los que se aporte comida de forma esporádica para evitar la concentración de recursos y carroñeros.

Aunque es verdad que para ciertos casos los comederos y la alimentación suplementaria pueden ser beneficiosos, habría que plantear su uso solo en aquellos escenarios en los que las poblaciones estén atravesando problemas demográficos. Y, además, intentar que estén dirigidos a aquellas aves que los puedan necesitar, en vez de disponibles para la mayoría de especies proclives a usarlos.

Es decir: si realmente nos importa que la naturaleza mantenga su equilibrio, debemos evitar un uso masivo e indiscriminado de estas prácticas.

The Conversation

Juan Gabriel Martínez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Es una buena idea dar de comer a los pájaros? – https://theconversation.com/es-una-buena-idea-dar-de-comer-a-los-pajaros-272390

El relato de la IA está roto… y así podemos arreglarlo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Sanguinetti, Profesor de IA y Pensamiento Crítico, IE University

¿Es la inteligencia artificial tan inteligente como nos dicen? Ariyana Ahmad & The Bigger Picture /, CC BY-NC-SA

La inteligencia artificial (IA) se compone de datos, chips o código, pero también de los relatos y las metáforas que empleamos para representarla. Las historias importan. El imaginario en torno a una tecnología determina el modo en que el público la entiende y, por lo tanto, guía su uso, su diseño y su impacto social.

Por eso preocupa que, según la mayoría de estudios, la representación dominante de la IA tenga poco que ver con su realidad. Las omnipresentes imágenes de robots humanoides y la narrativa antropomórfica de chatbots como “asistentes” y cerebros artificiales resultan atractivas a nivel comercial o periodístico, pero se basan en mitos que distorsionan la esencia, las capacidades y las limitaciones de los modelos de IA actuales.

Si el modo en que representamos la IA es engañoso, ¿cómo entenderemos de verdad esta tecnología? Y si no la entendemos, ¿cómo podremos usarla, regularla o alinearla con nuestros intereses?

El mito de la tecnología autónoma

La representación distorsionada de la IA se enmarca en una confusión extendida que el teórico Langdon Winner bautizó ya en 1977 como “tecnología autónoma”: la idea de que las máquinas han cobrado una suerte de vida propia y actúan por su cuenta sobre la sociedad de forma determinista y frecuentemente destructiva.

La IA ofrece ahora la encarnación perfecta de esa visión, porque coquetea con el mito de la creación de un ser inteligente y autónomo… y el castigo derivado por arrogarse esa función divina. Un patrón narrativo ancestral que va de Frankenstein a Terminator, de Prometeo a Ex Machina.

El mito de la tecnología autónoma se intuye ya en la ambiciosa denominación de “inteligencia artificial”, acuñada por el informático John McCarthy en 1955. El término resultó ser un éxito a pesar de que provoca numerosos malentendidos, o tal vez gracias a eso.

Como señala Kate Crawford en su libro Atlas de IA: “La IA no es artificial ni inteligente. Más bien existe de forma corpórea como algo material, hecho de recursos naturales, combustible, mano de obra, infraestructuras, logística, historias y clasificaciones”.

La mayoría de problemas con el relato dominante de la IA pueden atribuirse a esa tendencia a representarla como un ente independiente, casi alienígena, incomprensible y ya ajeno a nuestro control o nuestras decisiones.

Metáforas que nos confunden

El lenguaje usado por muchos medios, instituciones e, incluso, expertos para hablar sobre IA está plagado de antropomorfismo y animismo, imágenes de robots y cerebros, historias siempre falsas sobre máquinas rebelándose o actuando de forma inexplicable y debates sobre su supuesta conciencia, por no hablar de una sensación de urgencia e inevitabilidad.

Esa visión culmina en el relato que ha impulsado el desarrollo de la IA desde sus inicios: la promesa de la IA general (IAG), una supuesta inteligencia de nivel humano o sobrehumano que cambiará el mundo o incluso la especie. Empresas como Microsoft u Open AI y líderes tecnológicos como Elon Musk vienen pronosticando la IAG como un hito siempre inminente.

Sin embargo, lo cierto es que el camino a esa tecnología no está claro y ni siquiera hay consenso sobre si será posible desarrollarla alguna vez.

Relato, poder y burbuja

El problema no es solo teórico. La visión determinista y animista de la IA construye un futuro determinado. El mito de la tecnología autónoma sirve para inflar las expectativas sobre la IA y desviar la atención de los desafíos reales que plantea, obstaculizando así un debate público más informado y plural sobre la tecnología. En un informe de referencia, el Instituto AI Now se refiere por eso a la promesa de la IAG como “el argumento para acabar con todos los argumentos”, una forma de evitar cualquier cuestionamiento a la tecnología.

Además de una mezcla de expectativas y temores exagerados, estas narrativas son también responsables de haber inflado la posible burbuja económica de la IA sobre la que alertan diversos informes y líderes tecnológicos. Si existe esa burbuja y termina por estallar, interesará recordar que se alimentó no solo de logros técnicos, sino también de una representación tan impactante como engañosa.

Un cambio narrativo

Arreglar el relato roto de la IA requiere poner en primer plano su dimensión cultural, social y política. Es decir, dejar atrás el mito dualista de la tecnología autónoma y adoptar una perspectiva relacional que entienda la IA como fruto de un encuentro entre la tecnología y las personas.

En la práctica, este cambio narrativo consiste en desplazar el foco de la representación de varias maneras: de la tecnología a los humanos que la guían, del futuro tecnoutópico a un presente en construcción, de las visiones apocalípticas a los riesgos presentes, de la IA presentada como única e inevitable al énfasis en la autonomía, la capacidad de elección y la diversidad de las personas.

Diversas estrategias pueden impulsar esos desplazamientos. En mi libro Tecnohumanismo. Por un diseño narrativo y estético de la inteligencia artificial, propongo una serie de recomendaciones de estilo para escapar del relato de la IA autónoma. Por ejemplo, evitar su uso como sujeto de la oración, cuando le corresponde el rol de herramienta, o no atribuirle verbos antropomórficos.

Jugar con el término “IA” ayuda también a ver hasta qué punto las palabras pueden cambiar nuestra percepción de la tecnología. ¿Qué ocurre cuando lo reemplazamos en una frase, por ejemplo, por “procesamiento de tareas complejas”? Este es uno de los nombres menos ambiciosos pero más precisos que se barajaron para designar la disciplina en sus orígenes?

Los debates clave sobre la IA, desde su regulación a su impacto en la educación o el empleo, seguirán apoyándose en terreno pantanoso mientras no se corrija el modo en que la representamos. Diseñar un relato que visibilice la realidad sociotécnica de la IA es un reto ético urgente que beneficiará tanto a la tecnología como a la sociedad.

The Conversation

Pablo Sanguinetti no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El relato de la IA está roto… y así podemos arreglarlo – https://theconversation.com/el-relato-de-la-ia-esta-roto-y-asi-podemos-arreglarlo-267235

Este Año Nuevo en Viena sonará Josephine Weinlich, creadora de la Primera Orquesta Europea de Mujeres

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Virginia Sánchez Rodríguez, Profesora Titular de la UCLM. Doctora en Musicología. Galardonada por sus investigaciones sobre mujeres músicas de los siglos XIX y XX, Universidad de Castilla-La Mancha

Orquesta femenina de Josephine Weinlich, primera orquesta femenina europea 1868-1879. Über Land und Meer, grabado en madera de Vincenz Katzler/Wikimedia Commons

Cada 1 de enero, Europa se despierta a ritmo de valses y polkas procedentes del célebre Concierto de Año Nuevo de la Orquesta Filarmónica de Viena. La primera edición se celebró en diciembre de 1939 pero gracias a la retransmisión, desde hace décadas, estos sones traspasan los muros de la Sala Dorada del Musikverein y se cuelan en nuestros hogares.

A pesar de la tradición que impregna esta cita, en los últimos tiempos se han intentado introducir algunas novedades, acordes con la conciencia social y musical de la época. No fue hasta 1997 cuando una mujer formó parte de los intérpretes. Y todavía hubo que esperar hasta la 85ª edición para contar con obras compuestas por mujeres en el programa musical. Así, el 1 de enero de 2025, escuchamos, por primera vez, la obra de una compositora en el prestigioso evento. Se trató del Fernandus-Walzer, de la vienesa Constanze Geiger, quien, como otras muchas artistas, tuvo que abandonar su carrera profesional al contraer matrimonio.

En 2026 disfrutaremos no de una, sino de dos obras nacidas de la creatividad de sendas mujeres. El Rainbow Waltz está firmado por la estadounidense Florence Price, considerada la primera gran autora sinfónica de origen afroamericano y la primera que logró que su legado fuera interpretado por una orquesta.

La segunda autora es Josephine Weinlich (1848-1887), más desconocida. A pesar de que son muchas las agrupaciones que han compartido, a través de las redes sociales, sus propias interpretaciones de la polka Sirenen Lieder, hasta el día de hoy sus composiciones no han despertado el suficiente interés para ser recogidas en grabaciones comerciales, con alguna excepción puntual en recopilatorios. Y sin embargo, es una figura muy importante en la historia de la música.

Pianista, violinista, compositora y directora de orquesta

Josephine Weinlich nació en la ciudad de Dechtice (Eslovaquia). Recibió su primera educación de su padre, el empresario Franz Weinlich, que era un gran melómano. Más allá de este dato, su formación es, en realidad, un misterio: desconocemos los nombres de sus maestros y, aunque algunos trabajos mencionan que estudió con Clara Schumann, no existen fuentes que lo demuestren.

Además de pianista y violinista, Weinlich se interesó también por la composición. Escribió piezas pianísticas, una obra para violonchelo solista y un Lied, así como numerosas polkas y valses, tan propios de Viena, ciudad en la que creció. Y no solo escribió, sino que podemos imaginar que su obra gozó de cierta visibilidad, pues algunas de sus composiciones fueron publicadas desde 1869. Sin embargo, su principal labor musical estuvo vinculada a la interpretación y, especialmente, a la dirección musical.

Profesionales de los instrumentos de cuerda

En la Europa del siglo XIX, la mayor adscripción femenina a la música se limitaba a los entretenimientos de salón. En ese contexto, se esperaba que las mujeres burguesas se acercaran al arte musical desde el ocio, dedicándose al canto y al piano –frente a otros instrumentos poco apropiados–, pero sin grandes pretensiones intelectuales. Después de todo, sus mayores desvelos debían ir encaminados a su preparación como esposas y madres.

Como parte de las honrosas excepciones, podemos mencionar a la pianista polaca Maria Szymanowska, la pianista y compositora alemana Clara Wieck –posteriormente, Schumann– y la virtuosa del violín Wilma Norman Neruda, entre otras que desarrollaron una carrera profesional.

Josephine Weinlich también logró un espacio prioritario en la realidad musical del momento como fundadora, en 1868, de un cuarteto instrumental exclusivamente femenino en Viena: el Josephine Weinlich’s Damenkapelle. Su hermana Elise, siete años menor, participó como violonchelista y la propia Josephine se ocupó de la interpretación del piano y la dirección desde su instrumento.

La Primera Orquesta Europea de Mujeres

El cuarteto no era un fenómeno realmente novedoso. En el siglo XVIII, existían coros y orquestas femeninas en los conservatorios de Venecia. Sin embargo, se encontraban bajo el amparo de la Iglesia, por lo que su esencia y funcionamiento diferían de la agrupación fundada por Weinlich. También en París, a comienzos de la década de 1860, se habían fundado cuartetos de cuerda femeninos e incluso antes, en los años cuarenta, las hermanas italianas Teresa y María Milanollo llenaban salas de conciertos de toda Europa como prodigios del violín.

No obstante, la gran proeza de Weinlich tiene que ver con el hecho de que el número de componentes de su cuarteto se fue incrementando paulatinamente, hasta que se configuró la Primera Orquesta Europea de Mujeres (Das Erste Europäische Damenorchester), que, en algunos conciertos de los años setenta, superaba los cincuenta músicos.

Su repertorio solía incluir obras cultas, piezas de baile y algunas creaciones de la propia Weinlich, como Gruß an Graz (“Saludo a Graz”), Frühlingsluft (“Aire primaveral”), Josephinen-Polka (“Polca de Josefina”) y Gruß an die Neugablitzer (“Saludo a los habitantes de Neugablitz”), entre otros títulos. Hasta 1874 no incluyeron instrumentos de viento metal, ejecutados por hombres, por lo que en la mayor parte de las ocasiones la orquesta interpretaba arreglos. Precisamente esa ausencia de viento metal –y, salvo algunas flautas, también de viento madera– fue objeto de ciertas críticas, en las que se hablada de un sonido orquestal incompleto.

La actividad profesional de la Primera Orquesta Europea de Mujeres se extendió entre 1869 y 1879, con una buena acogida del público. Se convirtió así en un modelo para la creación de orquestas femeninas en otras ciudades. La agrupación causó un impacto significativo en el panorama cultural del momento, no solo como una rareza sino por sus logros musicales. Esto se constata en las críticas recibidas tras los numerosos recitales ofrecidos en Austria, Alemania, Estados Unidos, Francia, Italia, Letonia, Países Bajos, República Checa, Reino Unido y Suecia.

Y en julio de 1873, la Primera Orquesta Femenina Europea ofreció conciertos en el Musikverein de Viena.

Ojalá el 1 de enero de 2026, cuando disfrutemos del célebre Concierto de Año Nuevo, e independientemente de las piezas que se interpreten, recordemos la labor de tantas mujeres que, al igual que Josephine Weinlich, encabezaron importantes proyectos en favor de la igualdad y de la dignificación de las artistas a lo largo de la historia.


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The Conversation

Virginia Sánchez Rodríguez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Este Año Nuevo en Viena sonará Josephine Weinlich, creadora de la Primera Orquesta Europea de Mujeres – https://theconversation.com/este-ano-nuevo-en-viena-sonara-josephine-weinlich-creadora-de-la-primera-orquesta-europea-de-mujeres-270030

Duralex : et si les citoyens sauvaient nos usines ?

Source: The Conversation – in French – By Caroline Diard, Professeur associé – Département Droit des Affaires et Ressources Humaines, TBS Education

Quel est ton âge ? Les verres Duralex ont bercé l’enfance de millions de Français et Françaises. Wikimediacommons

En 2025, l’entreprise iconique française a réussi à récolter 20 millions d’euros auprès de 13 467 investisseurs intéressés par « moderniser son outil industriel et rayonner à l’international ». Que dit cet engouement pour soutenir cette société coopérative de production (SCOP) via une campagne de crowdfunding ?


Le 3 novembre dernier, la France se réveille avec une nouvelle inattendue : une campagne de crowdfunding est lancée par Duralex. Cette levée de fonds dépasse toutes les attentes. Alors que l’objectif initial était de 5 millions d’euros, en 48 heures 20 millions d’euros d’intentions sont récoltés.

La campagne, visait une levée destinée à moderniser l’usine et développer de nouveaux produits. En quarante-huit heures, les intentions d’investissement atteignent près de quatre fois l’objectif, portées par plus de vingt mille personnes et un ticket moyen avoisinant neuf cents euros. Devant cet afflux inédit, la société coopérative de production (SCOP) a dû plafonner les participations pour permettre au plus grand nombre de contribuer. Il s’agit d’un véritable raz-de-marée citoyen.

Comment une entreprise en crise, reprise par ses salariés, a-t-elle réussi à fédérer des dizaines de milliers de citoyens ? Que révèle cet engouement sur notre rapport à l’industrie, au territoire et à l’économie locale ? Alors que les délocalisations et fermetures d’usines rythment régulièrement l’actualité, Duralex démontre qu’une voie alternative est possible.

Si nous avons étudié la transformation de la société Duralex et son passage au statut de société coopérative de production (SCOP), nous décryptons ici les enseignements de cette levée de fonds historique.

Quel est ton âge ?

L’effet made in France joue à plein. Soutenir Duralex, c’est défendre une production locale et un secteur emblématique du verre. À cela s’ajoute la transparence de l’entreprise, qui communique en temps réel sur l’utilisation des fonds – qu’il s’agisse de la modernisation des fours, de l’innovation ou de la formation.

L’émotion fait le reste. Sauver Duralex, c’est sauver une part de notre patrimoine industriel. Il y a beaucoup d’affects avec cette marque qui a marqué des générations d’enfants. « Quel est ton âge ? » était le jeu préféré dans les cantines grâce aux verres Duralex.

Peu de campagnes industrielles ont atteint de tels montants ; Duralex rejoint le cercle très restreint des réussites comparables à celles de certaines SCOP comme le spécialiste de la laine Bergère de France il y a un an.

Cette mobilisation est révélatrice de la volonté d’adhérer à un projet commun, presque un rêve partagé. Les consommateurs ne se contentent plus d’acheter : ils investissent dans des projets porteurs de sens et se projettent dans l’image renvoyée par Duralex. En témoignent les chiffres du crowdfunding en France.

La défiance envers les grands groupes, alimentée par les délocalisations et les scandales industriels, renforce la volonté de soutenir des alternatives. L’attachement au territoire joue également un rôle déterminant. Les Français aspirent à des entreprises ancrées, transparentes et dotées d’une histoire à laquelle ils peuvent s’identifier.

D’après une étude (Ipsos), 54 % des Français, soit environ 26 millions de personnes, déclarent avoir un lien de proximité avec l’industrie. Ce chiffre illustre l’ancrage fort de ce secteur dans le quotidien des citoyens, qu’il s’agisse de relations familiales ou sociales.




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Comme nous l’avions souligné dans notre étude de cas sur Duralex, la légitimité des dirigeants n’est plus conférée par un organigramme. Elle s’est construite collectivement à travers la confiance, la transparence et la capacité à embarquer les équipes dans un projet commun qui est presque devenu un projet sociétal au sens large.

Les salariés, désormais actionnaires majoritaires, deviennent des parties prenantes actives de la gouvernance.

Concurrence chinoise, gouvernance et facture énergétique

Les défis restent nombreux. L’argent ne suffira pas à garantir la réussite. La concurrence chinoise continue de peser, avec des coûts de production plus bas. Les prix à la production en Chine ont baissé de 2,2 % en glissement annuel en novembre 2025.

La facture énergétique demeure une vulnérabilité majeure, malgré les efforts réalisés pour la maîtriser.

La gouvernance représente également un enjeu. Gérer une SCOP de 228 actionnaires est un exercice quotidien d’équilibre et de dialogue. Le principe de la SCOP « un homme, une voix » nécessite un dialogue social réinventé et un mode de gestion collaboratif.

Les fonds permettront certes de lancer une nouvelle gamme de verres écoconçus, mais le véritable test sera de convaincre les distributeurs d’accorder une place en rayon à ces produits face au low-cost asiatique. Un pas a déjà été fait en ce sens avec des actions marketing : diversification de la gamme, vente en ligne, corner au bon marché rive gauche… L’entreprise a très vite compris les défis imposés par une concurrence acerbe.

L’industrie de demain

Duralex s’impose comme un laboratoire potentiel de l’industrie de demain.

Son modèle associant SCOP et crowdfunding pourrait inspirer d’autres PME dotées d’un fort capital sympathie. Pour les pouvoirs publics, l’expérience souligne l’importance de faciliter les reprises en SCOP, notamment en simplifiant les démarches et en proposant des formations.

Le statut de SCOP implique que les salariés investissent dans l’entreprise, ce qui fait peser le risque entrepreneurial sur leurs épaules. Cela peut mettre en péril un bassin d’emploi, des familles… Autre point et non des moindres, les salariés n’ont pas nécessairement la formation ou les compétences nécessaires pour affronter le monde des affaires.

Pour les consommateurs, elle rappelle que le made in France a un coût, mais qu’il crée de la valeur locale en préservant des emplois et des savoir-faire. La capacité à réformer son modèle commercial (vente en ligne, magasin..) A permis de séduire de nouveaux marchés.

Duralex montre que l’industrie française peut rebondir grâce à l’innovation, la transparence et l’intelligence collective. Reste à savoir si ce modèle est transposable à d’autres secteurs. Une certitude : les citoyens se disent prêts à jouer leur rôle.

Bien que l’entreprise Brandt ait proposé comme alternative à la liquidation, le passage en SCOP et malgré l’aval du gouvernement pour ce statut salvateur, le tribunal de Nanterre a malheureusement préféré sceller le destin du groupe le 11 décembre dernier. Peut-être, demain d’autres usines en difficulté pourront-elles suivre la voie de Duralex qui a déjà prouvé qu’un pari fou pouvait inspirer tout un pays.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Duralex : et si les citoyens sauvaient nos usines ? – https://theconversation.com/duralex-et-si-les-citoyens-sauvaient-nos-usines-270379

Brigitte Bardot defined the modern woman and defied social norms

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Ben McCann, Associate Professor of French Studies, University of Adelaide

Herbert Dorfman/Corbis via Getty Image

Brigitte Bardot’s death, at the age of 91, brings to a close one of the most extraordinary careers in post-war French cultural life.

Best known as an actress, she was also a singer, a fashion icon, an animal rights activist and a symbol of France’s sexual liberation.

Famous enough to be known by her initials, B.B. symbolised a certain vision of French femininity – rebellious and sensual, yet vulnerable.

Her impact on beauty standards and French national identity was profound. At her peak, she rivalled Marilyn Monroe in global fame and recognition. Simone de Beauvoir, France’s leading feminist writer, famously wrote in 1959 that Bardot “appears as a force of nature, dangerous so long as she remains untamed”.

A star is born

Bardot was born in 1934 to a well-off Parisian family. Raised in a strict Catholic household, she studied ballet at the Conservatoire de Paris with hopes of becoming a professional dancer.

Bardot en pointe.
Brigitte Bardot, pictured here in 1946, studied ballet as a child.
Roger Viollet via Getty Images

Her striking looks led her to modelling. By 14, she was appearing in Elle magazine, catching the eye of director Roger Vadim, whom she married in 1952.

She began acting in the early 1950s and her appearance as Juliette in Vadim’s And God Created Woman (Et Dieu… créa la femme, 1956) put her on the map.

Bardot was instantly catapulted to international stardom. Vadim presented his wife as the ultimate expression of youthful, erotic freedom that both shocked and captivated French audiences.

Watching this relatively tame film today, it’s difficult to imagine just how taboo-breaking Bardot’s performance was. But in sleepy Catholic, conservative 1950s France, it set new norms for on-screen sexuality.

The film became a global phenomenon. Critics loved it, but censors and religious groups grew nervous.

An 60s icon

Bardot’s lack of formal training as an actress paradoxically became part of her appeal: she adopted a spontaneous acting approach, as much physical as verbal.

She was stunning in Contempt (Le Mépris, 1963), Jean-Luc Godard’s masterpiece about a crumbling marriage. Godard used her beauty and fame both as spectacle and critique. The film’s most famous sequence was a 31-minute conversation between Bardot and her co-star Michel Piccoli. Bardot was never better.

In Henri-Georges Clouzot’s intense courtroom drama The Truth (La Vérité, 1960), she showcased her dramatic range playing a young woman on trial for the murder of her lover.

Bardot in a bed.
Bardot in a poster for The Truth, 1960.
LMPC via Getty Images

In 1965, she co-starred with Jeanne Moreau in Louis Malle’s Long Live Maria (Viva Maria), a rare female buddy film that blended comedy and political satire. Bardot’s anarchic energy remains a dazzling feat.

A Very Private Affair (Vie privée, 1962) saw her portray a woman consumed by fame and chased by the media. The plotline was eerily predictive of Bardot’s own future.

She popularised fashion trends like the choucroute hairstyle and ballet flats. The Bardot neckline – off-the-shoulder tops and dresses – was named after her. She even wore pink gingham at her 1959 wedding.

Allure and provocation

Bardot’s star appeal lay in her contradictions. She appeared simultaneously natural and provocative, spontaneous and calculated. Her dishevelled glamour and effortless sexuality helped construct the archetype of the modern “sex kitten”.

She famously said “it is better to be unfaithful than to be faithful without wanting to be”.

Throwing off the shackles of bourgeois morality, Bardot epitomised a commitment to emotional and sexual freedom. Her turbulent love life was a case in point. She was married four times, with dozens of stormy relationships and extra-marital affairs along the way.

Forever immortalised as a free-spirited ingénue, Bardot was a muse for filmmakers, artists and musicians, from Andy Warhol to Serge Gainsbourg. Later on, Kate Moss, Amy Winehouse and Elle Fanning mentioned Bardot as an inspiration.

Famously, Bardot never succumbed to cosmetic surgery. As she once noted:

Women should embrace ageing because, at the end of the day, it’s much more beautiful to have a grandmother with white hair who looks like an elderly lady than to have a grandmother who’s bleached, dyed, and […] who looks much older but also really unhappy.

Life after the movies

Bardot retired from acting in 1973, aged only 39, citing disillusionment with fame. “It suffocated and destroyed me”, she said, about the film industry.

She shifted her attention to animal rights, founding the Brigitte Bardot Foundation in 1986. She became an uncompromising, vocal activist, campaigning against animal cruelty, fur farming, whaling and bullfighting.

But Bardot courted controversy from the mid-1990s for her far-right political views, remarks about Islam and immigration and repeated convictions for inciting racial hatred. She publicly defended disgraced actor Gérard Depardieu and pushed back on the #MeToo movement in France.

Such statements damaged her reputation, especially outside France, and created a troubling image: the once-liberating sex symbol now associated with nationalist conservatism.

While she never identified as a feminist, her unapologetic autonomy, early retirement and outspoken views led some to re-evaluate her as a figure of proto-feminist rebellion.

France gradually began to turn against Bardot, bothered by her outspoken views. But some applauded her couldn’t-care-less attitude and unwillingness to play by the rules.

Ultimately, by rejecting fame on her own terms, she parlayed her 50s free-spiritedness into a bold stand against conformity and societal norms.

Late in life, she told Danièle Thompson, the writer-director of the 2023 mini-series about her career, “I don’t understand why the whole world is still talking about me”.

The answer is simple – Bardot continues to fascinate us, flaws and all.

The Conversation

Ben McCann does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Brigitte Bardot defined the modern woman and defied social norms – https://theconversation.com/brigitte-bardot-defined-the-modern-woman-and-defied-social-norms-261659

Brigitte Bardot a défini la femme moderne tout en défiant les normes sociales

Source: The Conversation – in French – By Ben McCann, Associate Professor of French Studies, University of Adelaide

De Et Dieu… créa la femme à ses engagements controversés, Brigitte Bardot a incarné la liberté, la sensualité et les contradictions d’une époque en mutation. Elle est décédée dimanche à l’âge de 91 ans.


La mort de Brigitte Bardot, à l’âge de 91 ans, met un terme à l’une des carrières les plus extraordinaires de la vie culturelle française de l’après-guerre.

Surtout connue comme actrice, elle fut aussi chanteuse, icône de mode, militante pour les droits des animaux et symbole de la libération sexuelle en France. Assez célèbre pour être désignée par ses seules initiales, B.B. incarnait une certaine vision de la féminité française — rebelle et sensuelle, mais aussi vulnérable.

Son influence sur les normes de beauté et sur l’identité nationale française fut considérable. À l’apogée de sa carrière, elle rivalisait avec Marilyn Monroe en termes de célébrité et de reconnaissance mondiale. Simone de Beauvoir, grande figure du féminisme, eux ces mots célèbres en 1959 à propos de Bardot : « « Elle est une force de la nature, dangereuse tant qu’elle n’est pas disciplinée, mais il revient à l’homme de la domestiquer ».

Une étoile est née

Bardot naît en 1934 dans une famille parisienne aisée. Élevée dans un foyer catholique strict, elle étudie le ballet au Conservatoire de Paris avec l’espoir de devenir danseuse professionnelle. Sa beauté saisissante la conduit vers le mannequinat. À 14 ans, elle apparaît déjà dans le magazine Elle, attirant l’attention du réalisateur Roger Vadim, qu’elle épouse en 1952.

Elle débute sa carrière d’actrice au début des années 1950, et son interprétation de Juliette dans Et Dieu… créa la femme (1956), réalisé par Vadim, la propulse sur le devant de la scène.

Bardot est aussitôt propulsée au rang de star internationale. Vadim présente son épouse comme l’expression ultime d’une liberté juvénile et érotique qui choque autant qu’elle fascine le public français.

En regardant aujourd’hui ce film relativement sage, il est difficile d’imaginer à quel point la performance de Bardot a pu briser les tabous. Mais dans la France catholique, conservatrice et assoupie des années 1950, elle impose de nouvelles normes de sexualité à l’écran. Le film devient un phénomène mondial. Les critiques l’adorent, tandis que les censeurs et les groupes religieux s’inquiètent.

Une icône des années 1960

Le fait qu’elle n’ait jamais reçu de formation d’actrice devient paradoxalement l’un de ses atouts : elle adopte un jeu spontané, autant physique que verbal. Elle est saisissante dans Le Mépris (1963), le chef-d’œuvre de Jean-Luc Godard sur un couple en train de se désagréger. Godard utilise sa beauté et son aura à la fois comme spectacle et comme objet de critique. La séquence la plus célèbre du film est une conversation de 31 minutes entre Bardot et son partenaire Michel Piccoli. Bardot n’a sans doute jamais été aussi juste.

Dans le drame judiciaire intense d’Henri-Georges Clouzot, La Vérité (1960), elle révèle toute son ampleur dramatique en incarnant une jeune femme jugée pour le meurtre de son amant.

En 1965, elle partage l’affiche avec Jeanne Moreau dans
Viva Maria, de Louis Malle, un film de copines mêlant comédie et satire politique. L’énergie anarchique de Bardot y demeure éblouissante.

Dans Vie privée du même Louis Malle (1962), elle avait incarné une femme consumée par la célébrité et pourchassée par les médias. L’intrigue se révèle étrangement prémonitoire du destin à venir de Bardot.

Elle impose des modes comme la coiffure choucroute ou les ballerines. Le col Bardot — tops et robes aux épaules dénudées — porte son nom. Elle va même jusqu’à porter du vichy rose lors de son mariage en 1959.

Séduction et provocation

Le pouvoir d’attraction de Bardot tenait à ses contradictions. Elle paraissait à la fois naturelle et provocante, spontanée et calculatrice. Son glamour ébouriffé et sa sexualité apparemment sans effort ont contribué à façonner l’archétype moderne de ce qu’on appelle en anglais la « sex kitten », jeune femme ultra-sensuelle. On lui attribuait ces mots : « il vaut mieux être infidèle que fidèle sans en avoir envie ».

En rejetant les carcans de la morale bourgeoise, Bardot a incarné un engagement radical en faveur de la liberté émotionnelle et sexuelle. Sa vie amoureuse tumultueuse en est l’illustration : elle s’est mariée quatre fois, a connu des dizaines de relations orageuses et de nombreuses liaisons extraconjugales. On lui attribuait d’ailleurs ces mots : « il vaut mieux être infidèle que fidèle sans en avoir envie ».

À jamais immortalisée comme une ingénue libre d’esprit, Bardot joua les muses pour de nombreux cinéastes, artistes ou des musiciens, d’Andy Warhol à Serge Gainsbourg. Plus tard, Kate Moss, Amy Winehouse et Elle Fanning l’ont citée comme source d’inspiration.

BB est également connue pour n’avoir jamais cédé à la chirurgie esthétique. Comme elle l’a un jour expliqué :

Les femmes devraient accepter de vieillir, parce qu’en fin de compte, c’est beaucoup plus beau d’avoir une grand-mère avec des cheveux blancs et qui a l’air d’une femme âgée, plutôt que d’avoir une grand-mère décolorée, teinte, et maquillée qui a l’air encore bien plus âgée, mais qui a l’air vraiment malheureuse.

Une vie après le cinéma

Bardot quitte le cinéma en 1973, à seulement 39 ans, évoquant sa désillusion face à la célébrité. « Cela m’étouffait et me détruisait », confiait-elle à propos de l’industrie du film.

Elle concentre alors son énergie sur la défense des animaux, fondant en 1986 la Fondation Brigitte Bardot. Elle devient une militante inflexible et très active, luttant contre la maltraitance animale, l’élevage pour la fourrure, la chasse à la baleine et la corrida.

Mais Bardot suscite la controverse dès le milieu des années 1990 en raison de ses opinions politiques d’extrême droite, de ses déclarations sur l’islam et l’immigration, ainsi que de ses multiples condamnations pour incitation à la haine raciale. Elle a défendu publiquement l’acteur disgracié Gérard Depardieu et contesté le mouvement #MeToo en France.

Ces prises de position ont entaché sa réputation, surtout à l’international, et ont contribué à créer une image problématique : le sex-symbol jadis libérateur désormais associé au conservatisme nationaliste.

Si elle ne s’est jamais revendiquée féministe, son autonomie assumée, sa retraite précoce et ses opinions tranchées ont amené certains à la réévaluer comme une figure de rébellion proto-féministe.

L’opinion publique française a progressivement commencé à se détourner de Bardot, gênée par ses opinions tranchées. Mais certains saluaient son attitude désinvolte et son refus de se plier aux règles.

En fin de compte, en rejetant la célébrité à ses propres conditions, elle a transformé sa liberté d’esprit des années 1950 en un acte audacieux contre la conformité et les normes sociales.

Dans ses dernières années, elle confiait à Danièle Thompson, scénariste et réalisatrice de la mini-série de 2023 sur sa carrière : « Je ne comprends pas pourquoi le monde entier parle encore de moi ».

La réponse est simple : Bardot continue de nous fasciner, avec toutes ses imperfections.

The Conversation

Ben McCann ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Brigitte Bardot a défini la femme moderne tout en défiant les normes sociales – https://theconversation.com/brigitte-bardot-a-defini-la-femme-moderne-tout-en-defiant-les-normes-sociales-272611