Pourquoi la construction des villages JO de Paris 2024 fut une réussite

Source: The Conversation – in French – By Geneviève Zembri-Mary, Professeure en Urbanisme et Aménagement, CY Cergy Paris Université

La construction des villages et du centre aquatique olympique ainsi que les aménagements urbains ont coûté 4,5 milliards d’euros, dont 2 milliards apportés par le secteur privé. AntoninAlbert/Shutterstock

Le village des athlètes et le village des médias ont été livrés à temps. Ils trouvent aujourd’hui une seconde vie avec des habitations, des commerces et des entreprises. Comment l’expliquer ? En partie grâce à la loi de 2018 relative à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. Ce sont également des bâtiments bas carbone et étudiés pour être réversibles, en particulier dans le cas du village des athlètes.


Le contrat de ville hôte signé entre Paris 2024 et le Comité international olympique (CIO) pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) a prévu de réaliser seulement trois ouvrages nouveaux : le village des médias, le village des athlètes et le centre aquatique olympique. Ces constructions devaient être durables, avec une empreinte carbone réduite, et faire partie de l’héritage des JOP.

Les Jeux olympiques et paralympiques ont pu être critiqués par des mouvements citoyens en raison de leur coût, de l’absence de garantie gouvernementale sur les risques des projets ou de leur empreinte carbone liée aux déplacements des visiteurs et à la construction de nouvelles infrastructures. Le CIO a donc établi des recommandations pour limiter le nombre de nouveaux sites olympiques et leur empreinte carbone avec l’agenda olympique.

Cela implique pour la ville hôte d’agir dans deux domaines :

  • Faire en sorte que la réalisation des infrastructures et des projets urbains rencontre le moins d’incertitudes pour être livrée à temps.

  • Construire des infrastructures sportives et des projets urbains durables avec une empreinte carbone réduite pour la phase « Héritage ».

Pour quel bilan de ces ouvrages olympiques ? Avec quelles innovations ? Dans notre étude, nous analysons tout particulièrement les nouveautés juridiques du droit de l’urbanisme mises en œuvre pour les JOP de Paris et la réversibilité des ouvrages olympiques.

Livrer à temps

Le contrat de ville hôte oblige à livrer le centre aquatique olympique, le village des athlètes et le village des médias pour la date des JOP. La Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) a été en charge de cette mission.

Les JOP bénéficiant d’une couverture médiatique mondiale, les enjeux financiers liés aux droits de retransmission télévisés perçus par le CIO sont particulièrement importants. Ces droits ont atteint 3,107 milliards de dollars pour Tokyo 2020. Une ville hôte cherche quant à elle à se mettre en valeur à l’échelle internationale, en étant sensible à tout risque réputationnel. Livrer à temps était une nécessité pour la SOLIDEO et les acteurs privés impliqués dans la construction.

L’organisme public a dû faire face aux incertitudes liées à ces projets d’infrastructures. Le village des médias a fait l’objet de deux recours par deux associations locales pour des raisons environnementales. La construction des ouvrages a été exposée à l’arrêt et au ralentissement de l’activité pendant la pandémie de Covid-19. D’autres incertitudes pouvaient impacter le planning, comme des délais allongés pour obtenir les permis de construire ou exproprier.

Mégaprojets urbains

Le village des athlètes de Saint-Denis, de Saint-Ouen et de l’Île-Saint-Denis, et le village des médias de Dugny, en Seine-Saint-Denis, sont les deux projets urbains des JOP. Le village des athlètes a pu accueillir 15 000 athlètes. Le village des médias a pu loger 1 500 journalistes et techniciens.

Les bâtiments deviennent aujourd’hui des logements, bureaux, services et commerces. Ils sont considérés comme des mégaprojets urbains. La zone d’aménagement concerté du village des athlètes a une surface de 52 hectares et accueillera 6 000 nouveaux habitants et 6 000 salariés, une fois l’ensemble des travaux de transformation terminés en 2025, et en fonction du rythme de vente. Les ventes sont en cours.

La zone d’aménagement concerté du village des médias compte 70 hectares, et 1 400 logements à terme. Elle est desservie par la gare du tramway T11 de Dugny-La Courneuve et le RER B du Bourget. Elle bénéficiera, comme le village des athlètes, de la desserte des futures lignes 16 et 17 du Grand Paris Express. Des parcs, des commerces, des équipements publics sont aussi réalisés. La construction des villages et du centre aquatique olympique, ainsi que les aménagements urbains ont coûté 4,5 milliards d’euros, dont 2 milliards apportés par le secteur privé.

Loi olympique et paralympique de 2018

Aussi pour faire face aux incertitudes pouvant affecter habituellement la réalisation des projets urbains et les livrer à temps, la Solideo a intégré par anticipation une marge au planning. La réalisation des villages et du centre aquatique olympiques a également bénéficié d’une loi olympique et paralympique votée en 2018. Elle a permis de réduire les délais et de sécuriser juridiquement la réalisation des projets pour la date des JOP par rapport aux procédures habituelles du code de l’urbanisme. Ont été mis en place :

  • Une procédure d’expropriation d’extrême urgence, qui a permis à la Solideo d’exproprier plus rapidement que la procédure classique, les propriétaires des terrains et immeubles des zones de construction des équipements olympiques. Les expropriations essentiellement faites pour le village des médias et le village des athlètes ont été peu nombreuses.

  • Des consultations publiques par voie électronique dans le cadre de la concertation. Ces consultations électroniques ont supprimé de fait les réunions publiques de discussion sur le projet, plus longues à mettre en place dans le cadre d’une concertation classique.

  • L’innovation juridique du permis de construire à double état. En une seule fois, il confie au maire le droit de donner un permis de construire pour les deux usages des bâtiments des villages : (i) la construction des logements des athlètes et des logements des journalistes de la phase Jeux et (ii) leur transformation en quartier d’habitations, de bureaux et de commerces classique lors de la phase Héritage des JOP.

  • La cour administrative de Paris, censée être plus rapide pour statuer, devait juger les éventuels recours contre les trois projets, en remplacement du tribunal administratif. Cela évitait que la réalisation des équipements olympiques ne prenne de retard par rapport à la date des JOP. La Cour administrative d’appel de Paris a eu notamment à statuer sur les deux recours contre le village des médias en avril 2021. Ces recours ont occasionné un retard d’un mois du début de la construction du projet.

Réversibilité bas carbone

La réversibilité consiste à concevoir un bâtiment pour que son usage puisse changer plusieurs fois dans le temps. Par exemple, le village des athlètes a été conçu pour :

  • Intégrer des chambres et des sanitaires lors de la phase Jeux pour les athlètes.

  • Transformer les espaces en logements familiaux lors de la phase Héritage. Par exemple, les réseaux d’arrivée d’eau et d’électricité pour les futures cuisines des logements ont été prévus lors de la construction, ainsi que la modification des cloisons.

Le village des médias, le village des athlètes et le centre aquatique olympique ont été conçus avec des principes de construction circulaire et bas carbone pour limiter leur impact environnemental. La construction circulaire permet par exemple de récupérer une partie des matériaux pour les réutiliser pour d’autres constructions après la phase Jeux.

Les sites olympiques devaient aussi avoir une empreinte carbone réduite. Dans le cas de Paris 2024, celle-ci est divisée par deux grâce à une conception bioclimatique des bâtiments, une bonne isolation, des protections solaires, la récupération d’énergie, le réemploi des matériaux, la construction bois et béton bas carbone, le transport fluvial des matériaux, le recyclage de ces derniers.

La réversibilité est en cours d’achèvement au village des athlètes où elle est la plus importante par rapport au village des médias. La vente des appartements, des bureaux et des commerces est en cours. Elle connaît cependant un ralentissement et une baisse des prix de vente au village des athlètes liée en partie au ralentissement plus général du marché.

The Conversation

Geneviève Zembri-Mary a reçu des financements de Cergy Paris université pour cette recherche.

ref. Pourquoi la construction des villages JO de Paris 2024 fut une réussite – https://theconversation.com/pourquoi-la-construction-des-villages-jo-de-paris-2024-fut-une-reussite-257414

VIH : les Africains âgés, grands oubliés des soins et de la recherche

Source: The Conversation – in French – By Francesc Xavier Gomez-Olive Casas, Research Manager at MRC/Wits Agincourt Research Unit, University of the Witwatersrand

Pendant des décennies, les efforts de santé publique en Afrique subsaharienne se sont concentrés sur les campagnes de prévention, de dépistage et de traitement du VIH chez les enfants et les femmes en âge de procréer. Les personnes âgées, elles, sont largement oubliées.

Aujourd’hui, les campagnes de traitement antirétroviraux (ARV) connaissent un grand succès. Elles s’accompagnent d’efforts continus pour atteindre les objectifs les objectifs 95-95-95 de l’Onusida en matière de VIH. Autrement dit, 95 % des personnes séropositives doivent connaître leur statut, 95 % doivent suivre un traitement. Et, 95 % doivent avoir une charge virale indétectable. Grâce à ces efforts, l’écart en matière de traitement du VIH s’est réduit dans beaucoup de pays africains.

L’une des conséquences de cette évolution est que l’épidémie de VIH touche de plus en plus les personnes âgées. En raison de l’augmentation de l’espérance de vie de la population vivant avec le VIH, l’épidémie a connu un processus de vieillissement.

Cependant, la plupart des programmes et des études sur le VIH continuent de négliger la population âgée de plus de 50 ans. La conséquence immédiate est que les personnes âgées, en particulier les femmes ayant dépassé l’âge de procréer, sont souvent invisibles dans les données de surveillance, négligées dans les messages de prévention et sous-représentées dans les stratégies de soins.

Peu d’interventions liées au VIH sont adaptées à ce groupe, même s’il est confronté à des risques particuliers. Cette lacune a de graves conséquences sur la santé et le bien-être de cette population vulnérable et en constante augmentation.

Au cours des dernières années, nous avons travaillé à mieux comprendre le processus de vieillissement de l’épidémie de VIH, non seulement en ce qui concerne le nombre croissant de personnes vivant avec le VIH, mais aussi en expliquant les risques de nouvelles infections par le VIH chez les personnes âgées.

Pour répondre ce manque de données, nous avons étudié les changements dans l’épidémie de VIH chez un groupe de personnes âgées au cours de deux phases de collecte de données (2013-2016 vague 1 ; 2019-2022 vague 2) et sur près d’une décennie.

Cette étude, qui s’inscrit dans le cadre de l’étude AWI-Gen en Afrique, a suivi plus de 7 000 adultes âgés de 40 ans et plus dans quatre endroits différents. Trois d’entre eux se trouvaient en Afrique du Sud : la zone urbaine de Soweto, dans le cœur industriel du pays, la zone rurale de Bushbuckridge, dans le nord-est du pays, et Dikagale, Mamabolo et Mothiba, dans le nord. Le quatrième site était situé dans les bidonvilles de Nairobi, au Kenya.

Ces sites permettent de comparer l’Afrique orientale et l’Afrique australe, les deux régions africaines où la prévalence du VIH est la plus élevée. En même temps, cela permet une comparaison entre les milieux ruraux et urbains.

Nous avons pu évaluer le nombre de personnes vivant avec le VIH, le nombre de nouvelles infections et les facteurs sociaux à l’origine de la transmission du VIH. Pour ce faire, nous avons effectué des tests de dépistage du VIH et demandé aux participants s’ils avaient déjà été testés pour le VIH, s’ils connaissaient leur statut sérologique et s’ils recevaient un traitement antirétroviral.

Nous avons constaté qu’un adulte sur cinq (22 %) participant à l’étude vivait avec le VIH (c’est-à-dire qu’il était infecté par le VIH). Ce taux est resté élevé aux deux moments de l’étude. Nous avons également observé que de nouvelles infections se produisaient dans cette population plus âgée, en particulier chez les veuves, les habitants des zones rurales et les personnes sans instruction formelle.

Cela montre que, même si l’accès au traitement s’est amélioré, des disparités importantes persistent. Et les personnes âgées continuent de contracter le VIH, souvent parce qu’elles sont exclues des campagnes publiques de sensibilisation au VIH.

La conclusion que l’on peut tirer de nos résultats est que le monde doit cesser de considérer le VIH comme une « maladie des jeunes ». Le discours doit changer, tout comme la réponse. Vieillir avec le VIH est désormais une réalité de santé publique mondiale, en particulier en Afrique subsaharienne, et la réponse au VIH doit évoluer pour refléter cette réalité.

Les mythes qui mettent les personnes âgées en danger

L’une des idées fausses les plus répandues que nous avons rencontrées est que les personnes âgées, en particulier celles qui sont veuves ou ménopausées, ne sont plus exposées au risque de contracter le VIH. Beaucoup pensent que si l’on ne risque plus de tomber enceinte, on ne risque plus d’être infectée.

En conséquence, l’utilisation du préservatif diminue, le dépistage est retardé et les personnes entament de nouvelles relations plus tard dans leur vie sans connaître le statut de leur partenaire.

Il y a aussi la stigmatisation. Les personnes âgées ont grandi à une époque où le VIH était associé au silence et à la honte. Beaucoup ressentent une profonde gêne ou une peur de se faire dépister, de révéler leur statut ou même de discuter de leur santé sexuelle avec les professionnels de santé. Certains ne croient tout simplement pas que cela puisse leur arriver.

Lors de notre première phase de collecte, seulement 55 % des personnes séropositives ont correctement déclaré leur statut. Cela entraîne des retards dans le traitement, un risque accru de transmission et une remise en cause de la planification de la santé publique.

Sur une note positive, nous avons observé une augmentation de 77 % des déclarations correctes lors de la deuxième vague, ce qui pourrait améliorer l’accès au traitement antirétroviral et la suppression virale chez les personnes âgées à l’avenir.

Facteurs déterminants des taux d’infection

L’un des facteurs de protection les plus importants que nous avons identifiés est l’éducation formelle. Les personnes âgées n’ayant pas suivi d’études formelles étaient près de quatre fois plus susceptibles de contracter le VIH que celles ayant suivi des études secondaires ou supérieures. L’éducation améliore les connaissances en matière de santé, incite les personnes à se faire soigner et permet de mieux comprendre la transmission et la prévention du VIH.

De même, les personnes vivant dans les zones rurales, en particulier les femmes, présentaient des taux de VIH plus élevés que leurs homologues urbains. Il ne s’agit pas simplement de différences comportementales. Elles reflètent des inégalités systémiques : accès limité au dépistage, insuffisance des soins de santé, faible niveau de communication ciblée sur la prévention et stigmatisation profondément ancrée.

Le fait d’être marié, d’avoir un emploi ou d’être financièrement stable était également associé à un risque plus faible, ce qui confirme que le risque de VIH chez les personnes âgées dépend autant des structures sociales que du comportement individuel.

Ce qui doit changer

À mesure que les personnes âgées vieillissent avec le VIH, elles sont de plus en plus nombreuses à souffrir d’autres maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension ou l’arthrite. Pourtant, les systèmes de santé traitent souvent ces maladies de manière cloisonnée. Une personne âgée peut être amenée à se rendre dans la même clinique à des jours différents ou à se rendre dans différents établissements de santé pour recevoir des médicaments contre le VIH, un traitement contre l’hypertension et le diabète, et un soutien en matière de santé mentale, si elle a accès à ces trois services.

Les structures de santé et les décideurs politiques doivent développer des services de soins plus intégrés et adaptés aux personnes âgées. Parmi les autres interventions, cela impliquerait notamment :

  • proposer un dépistage systématique du VIH aux adultes de plus de 50 ans

  • intégrer les services liés au VIH au dépistage des maladies non transmissibles

  • former les prestataires de soins de santé à répondre aux besoins spécifiques et aux réalités vécues par les personnes âgées

  • investir dans des messages de santé sans stigmatisation et adaptés à la culture, qui incluent et autonomisent les personnes âgées.

Il existe déjà des modèles prometteurs dans certains contextes africains, tels que les agents de santé communautaires qui délivrent des médicaments et effectuent des contrôles de santé en une seule visite, ou les groupes de soutien par les pairs pour les personnes âgées vivant avec le VIH, et l’intégration du VIH et des maladies non transmissibles dans les systèmes de soins de santé primaires. On en trouve des exemples dans certaines régions d’Afrique du Sud. Mais ils restent minimes et sous-financés. Leur développement à plus grande échelle nécessite une volonté politique et un engagement financier.

Pourquoi les personnes âgées sont-elles importantes pour les objectifs 95-95-95 ?

Si les personnes âgées ne sont pas incluses dans la gestion de la pandémie de VIH, les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA ne seront pas atteints. Et les risques liés à l’inaction sont de plus en plus importants.

Alors que le financement international de la lutte contre le VIH est sous pression, notamment en raison des coupes budgétaires dans le Pepfar et d’autres programmes mondiaux, ce sont souvent les plus marginalisés qui sont les plus touchés. Cela inclut les femmes âgées des villages ruraux qui pensent que le VIH ne les concerne pas et qui sont exclues des tests de dépistage. Le Pepfar (Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida) a permis d’éviter des millions d’infections par le VIH et a aidé plusieurs pays à maîtriser l’épidémie de VIH.

Il est donc temps de réécrire le scénario.

La réponse au VIH doit tenir compte du fait que les personnes âgées sont touchées par la maladie. Cela implique d’investir dans la recherche locale, de concevoir des services adaptés à tous les âges et de reconnaître que les personnes âgées ont une vie sexuelle, des besoins en matière de santé et des droits. Il faut aussi écouter leurs récits et déconstruire les mythes qui les réduisent au silence.

Ignorer cette population risque de réduire à néant des décennies de progrès. Mais agir dès maintenant (services adaptés, messages inclusifs et innovations menées par l’Afrique) peut combler les lacunes, sauver des vies et mettre en place une riposte au VIH plus équitable pour l’avenir.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. VIH : les Africains âgés, grands oubliés des soins et de la recherche – https://theconversation.com/vih-les-africains-ages-grands-oublies-des-soins-et-de-la-recherche-265124

Can you ‘microdose’ exercise?

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Hunter Bennett, Lecturer in Exercise Science, University of South Australia

Natalia Lebendinskaia/Getty

Microdosing” originally meant taking tiny amounts of psychedelics (such as mushrooms) to enhance mood or performance, with fewer side effects.

But the term has taken off to mean anything where you incorporate a much lower “dose” of something – and still reap the benefits.

So, does this work for exercise? If you can’t make time for a 30-minute run, will shorter bursts of activity do anything for your health?

Here’s what the evidence says.

The minimum you should move

According to the World Health Organization (WHO), adults should aim each week for either a minimum of 150 minutes of moderate intensity aerobic exercise – meaning it’s hard to hold a conversation – or 75 minutes of vigorous intensity – you are gasping for air at the end of it. Or you can do a combination of moderate and vigorous activity.

This can include activities such as brisk walking, cycling, running, swimming or rowing, and team sports such as football and basketball.

If you exercise every day, you’d need to do 20–30 minutes of these activities. Or you might do a couple of longer training sessions or matches two or three times a week.

WHO guidelines also recommend including muscle-strengthening activities (such as lifting weights, or high-impact exercise like sprinting) at least twice a week.

What counts as exercise?

Incidental activity – unplanned or everyday movement, such as playing with kids or walking to the bus stop – may contribute to your physical activity levels over the week.

So, yes, housework can count. For example, chores like mopping and vacuuming tend to have a similar physical demand as going for a walk.

While this activity wouldn’t be considered vigorous, it could contribute to your moderate intensity minutes.

So, do smaller chunks work?

Yes, the good news is doing small amounts of exercise throughout the day is just as effective as doing one long session.

In fact, it may have some additional benefits.

A 2019 review of 19 studies looked at this question, involving more than 1,000 participants. It found multiple, shorter “chunks” of exercise in a day improved heart and lung fitness and blood pressure as much as doing one longer session.

And there was some evidence these chunks actually led to more weight loss and lower cholesterol.

The most common way this exercise was compared in the 19 studies was with one group doing three ten-minute bouts of exercise five days a week, and another doing one 30-minute session, five days a week.

Even very short bouts might help

Another 2019 study in young adults examined the effect of short “exercise snacks” on fitness. While small, it had some interesting and positive results.

The exercise “snack” group did three very short sessions per day, three times a week, for six weeks. Each session involved a light two-minute warm-up, followed by a 20-second maximal effort sprint – where you push as hard as you can – and then a one-minute cool-down.

In total: just three minutes and 20 seconds of exercise, three times a day, three days a week.

The control group did one session a day, three days a week, but it was longer – a total of ten minutes. It involved a two-minute warm-up, followed by three  20-second sprints, with three minutes of light recovery between sprints, then a one-minute cool-down.

The “snack” group saw significant improvements in aerobic fitness, which is one of the strongest predictors of your risk of dying early and overall health.

Similar research has suggested this same approach can have positive effects on lowering cholesterol levels. However, it may not provide enough total exercise time to lose weight.

Shorter – but harder?

The research outlined above suggests the shorter your exercise session, the harder you need to push.

So you might need to adapt your exercise to increase intensity. For example, one minute of maximal intensity exercise might be worth two minutes of moderate intensity exercise.

Basically, if you’re short on time you will get more bang-for-your-buck by going harder.

So, is it worth still doing longer sessions?

For health and general fitness, the research suggests there aren’t downsides to breaking a long workout into smaller chunks.

But there are some reasons you might still want to keep exercising longer.

If you are training for a longer duration event (maybe a 10 kilometre run, a 30km ride, or even a marathon), you will need to do some longer sessions. This will ensure your muscles and joints are prepared to tolerate the demands of the event, and help your body adapt to maximise performance on the day.

For mental health, there is also some evidence to suggest doing more than the recommended minimum exercise might be better.

For example, two recent meta-analyses (studies which review the available evidence) found that around one hour of moderate intensity exercise a day can significantly improve anxiety and depression symptoms.

But these studies didn’t compare the benefits of one session versus chunks, so it’s likely you can still break up your exercise across the day and feel an effect.

The bottom line

Any exercise is better than none. If you struggle for time, as little as three minutes a day, spread across three sessions, can have a positive effect on our health.

But don’t forget – the shorter the session, the harder it needs to be.

The Conversation

Hunter Bennett does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Can you ‘microdose’ exercise? – https://theconversation.com/can-you-microdose-exercise-263049

AI hype has just shaken up the world’s rich list. What if the boom is really a bubble?

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Angel Zhong, Professor of Finance, RMIT University

Just for a moment this week, Larry Ellison, co-founder of US cloud computing company Oracle, became the world’s richest person. The octogenarian tech titan briefly overtook Elon Musk after Oracle’s share price rocketed 43% in a day, adding about US$100 billion (A$150 billion) to his wealth.

The reason? Oracle inked a deal to provide artificial intelligence (AI) giant OpenAI with US$300 billion (A$450 billion) in computing power over five years.

While Ellison’s moment in the spotlight was fleeting, it also illuminated something far more significant: AI has created extraordinary levels of concentration in global financial markets.

This raises an uncomfortable question not only for seasoned investors – but also for everyday Australians who hold shares in AI companies via their superannuation. Just how exposed are even our supposedly “safe”, “diversified” investments to the AI boom?

The man who built the internet’s memory

As billionaires go, Ellison isn’t as much of a household name as Tesla and SpaceX’s Musk or Amazon’s Jeff Bezos. But he’s been building wealth from enterprise technology for nearly five decades.

Ellison co-founded Oracle in 1977, transforming it into one of the world’s largest database software companies. For decades, Oracle provided the unglamorous but essential plumbing that kept many corporate systems running.

The AI revolution changed everything. Oracle’s cloud computing infrastructure, which helps companies store and process vast amounts of data, became critical infrastructure for the AI boom.

Every time a company wants to train large language models or run machine learning algorithms, they need huge amounts of computing power and data storage. That’s precisely where Oracle excels.

When Oracle reported stronger-than-expected quarterly earnings this week, driven largely by soaring AI demand, its share price spiked.

That response wasn’t just about Oracle’s business fundamentals. It was about the entire AI ecosystem that has been reshaping global markets since ChatGPT’s public debut in late 2022.

The great AI concentration

Oracle’s story is part of a much larger phenomenon reshaping global markets. The so-called “Magnificent Seven” tech stocks – Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Meta, Tesla and Nvidia – now control an unprecedented share of major stock indices.

Year-to-date in 2025, these seven companies have come to represent approximately 39% of the US S&P500’s total value. For the tech-heavy NASDAQ100, the figure is a whopping 74%.

This means if you invest in an exchange-traded fund that tracks the S&P500 index, often considered the gold standard of diversified investing, you’re making an increasingly concentrated bet on AI, whether you realise it or not.

Are we in an AI ‘bubble’?

This level of concentration has not been seen since the late 1990s. Back then, investors were swept up in “dot-com mania”, driving technology stock prices to unsustainable levels.

When reality finally hit in March 2000, the tech-heavy Nasdaq crashed 77% over two years, wiping out trillions in wealth.

Today’s AI concentration raises some similar red flags. Nvidia, which controls an estimated 90% of the AI chip market, currently trades at more than 30 times expected earnings. This is expensive for any stock, let alone one carrying the hopes of an entire technological revolution.

Yet, unlike the dot-com era, today’s AI leaders are profitable companies with real revenue streams. Microsoft, Apple and Google aren’t cash-burning startups. They are established giants, using AI to enhance existing businesses while generating substantial profits.

This makes the current situation more complicated than a simple “bubble” comparison. The academic literature on market bubbles suggests genuine technological innovation often coincides with speculative excess.

The question isn’t whether AI is transformative; it clearly is. Rather, the question is whether current valuations reflect realistic expectations about future profitability.

Hidden exposure for many Australians

For Australians, the AI concentration problem hits remarkably close to home through our superannuation system.

Many balanced super fund options include substantial allocations to international shares, typically 20–30% of their portfolios.

When your super fund buys international shares, it’s often getting heavy exposure to those same AI giants dominating US markets.

The concentration risk extends beyond direct investments in tech companies. Australian mining companies, such as BHP and Fortescue, have become indirect AI players because their copper, lithium and rare earth minerals are essential for AI infrastructure.

Even diversifying away from technology doesn’t fully escape AI-related risks. Research on portfolio concentration shows when major indices become dominated by a few large stocks, the benefits of diversification diminish significantly.

If AI stocks experience a significant correction or crash, it could disproportionately impact Australians’ retirement nest eggs.

A reality check

This situation represents what’s called “systemic concentration risk”. This is a specific form of systemic risk where supposedly diversified investments become correlated through common underlying factors or exposures.

It’s reminiscent of the 2008 financial crisis, when seemingly separate housing markets across different regions all collapsed simultaneously. That was because they were all exposed to subprime mortgages with high risk of default.

This does not mean anyone should panic. But regulators, super fund trustees and individual investors should all be aware of these risks. Diversification only works if returns come from a broad range of companies and industries.

The Conversation

The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. AI hype has just shaken up the world’s rich list. What if the boom is really a bubble? – https://theconversation.com/ai-hype-has-just-shaken-up-the-worlds-rich-list-what-if-the-boom-is-really-a-bubble-265080

The deep sea scientist who didn’t see the ocean until he was 27

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Digital Storytelling Team, The Conversation

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The Conversation

Digital Storytelling Team does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. The deep sea scientist who didn’t see the ocean until he was 27 – https://theconversation.com/the-deep-sea-scientist-who-didnt-see-the-ocean-until-he-was-27-257230

50 years without coups or dictators: how PNG built a durable democracy based on dignity and fairness

Source: The Conversation – Global Perspectives – By Brad Underhill, Research fellow, Deakin University

On April 20 1972, 100 newly elected parliamentarians gathered in Port Moresby for the opening of the Third House of Assembly, Papua New Guinea’s legislative body.

Many of these members were young and some were new to politics: Chief Minister (later Grand Chief) Michael Somare was 37, Minister of Finance Julius Chan was 33, and Josephine Abaijah, the only woman, was 32.

Within three years, these trailblazers would steer the country from a colonial territory of Australia to a newly independent nation, declared on September 16 1975, 50 years ago this week.

As they moved from colony to self-government to independence, the members of the Third House of Assembly held sophisticated debates on decolonisation.

Leaders did not simply inherit Australian institutions. They reimagined them, arguing about land, law, unity, culture and what the concept of “development” should mean in a Melanesian society.

These speeches and debates are captured in Debating the Nation: Speeches from the House of Assembly, 1972–1975, the recently published book we co-edited along with Keimelo Gima, a historian at the University of Papua New Guinea.

The formation of the ‘mother law’

Papua New Guinea prepared for independence with a radical approach to the drafting of its constitution. The task fell to the Constitutional Planning Committee (CPC) — led in practice by Bougainville priest-politician John Momis.

Over three years, the committee held meetings across the country, gathering the “raw materials” of people’s views on citizenship, governance and development. The result was a constitution known as the “mother law”. It was one of the most inclusive in the world, and, in Momis’ words, a truly “home-grown” document.

At its heart was a redefinition of development in the context of PNG. Momis believed progress should not just be measured in gross domestic product (GDP) and prestige projects, but also in the continuation of the traditional values of PNG – liberally sprinkled with the progressive ideals of the 1970s, which celebrated small-scale societies.

Momis declared that true development was “integral human development” – measured by people’s wellbeing, not wealth or power.

This was a radical stance in the 1970s. It defined development in terms of human dignity, fairness between regions, grassroots participation and the preservation of cultural and spiritual values. It foreshadowed the “Melanesian Way”, the celebration of Melanesian communalism developed by another central figure in PNG independence, the esteemed jurist and philosopher Bernard Narokobi.

This concept remains strikingly relevant today. Allan Bird, the governor of East Sepik province, recently invoked the spirit of this philosophy in an address to students at the University of Papua New Guinea’s 60th anniversary symposium last month.

Independence day ceremonies in 1975.
National Archives of Australia

Putting policy into action

If the constitution set out the vision for the nation, the Eight-Point Plan put forth by Somare, who would become the country’s first prime minister, translated it into policy.

It called for Papua New Guinean control of the economy, decentralisation, support for village industries, equal participation for women and self-reliance. Somare warned against foreign dependency and of a “very rich black elite [emerging] here at the expense of village people.”

Turning ideals into practice also required new institutions. That task fell in part to Chan, the finance minister, who in 1972 delivered the first budget by a Papua New Guinean — a symbolic moment in the transfer of power.

For Chan, controlling the purse strings was the foundation of self-government, and he insisted the country must “look to its own resources” if it was to pay its own way. Within three years, the Central Bank and the kina were also in place.

Citizenship proved explosive. Many Australians living in the territory feared they would be expelled from an independent PNG and were loud in their demands.
Parliamentarians such as Ron Neville urged an open, multi-racial citizenship model to attract investment.

Momis argued, however, that three million Papua New Guineans “had nothing” and needed protection from Australian control. United Party leader Tei Abal rejected dual citizenship for Papua New Guineans and Australians and insisted the law should be “firm but not racist”.

The eventual compromise — single citizenship, no automatic rights for expatriates, but scope for naturalisation — reflected the balancing act between inclusion and integrity. But if citizenship defined who belonged to the new nation, the harder question was whether the nation itself would hold together.

The trials of decolonisation

Unity was not guaranteed. Secessionist movements such as Abaijah’s Papua Besena, which advocated for an independent Papuan state separate from New Guinea, threatened the territorial integrity of the new nation, but it was not the only threat.

At the same time, leaders on the island of Bougainville pushed for their own secession, citing grievances over the Panguna copper mine, which began production in 1972 under a subsidiary run by Rio Tinto.

Somare declared, however, that unity was not up for negotiation. He staved off the disintegration of the nation by introducing provincial governments and a federalised system in the months before independence.

Holding the country together was only part of the challenge. Independence also demanded a deeper transformation — freeing PNG from the colonial institutions and mindsets that still shaped daily life.

As Momis argued in 1974, true freedom was a difficult task when education and the very institutions of nationhood were all created by the colonial regimes, first under the Germans and British, and then the Australians. Decolonisation meant more than simply raising a new flag – it entailed building a society grounded in justice, dignity and local values.

Those ideals still shape PNG today, but they also matter for Australia. PNG’s independence is part of Australia’s story.

When PNG became independent in 1975, many people on both sides of the Torres Strait feared fragmentation or chaos. But despite secessionist pressures and economic challenges, PNG has remained a parliamentary democracy for 50 years: no coups, no military takeovers, no descent into dictatorship.

That outcome was not inevitable. It was the product of hard debates and principled choices in the 1970s. Leaders such as Somare, Chan, Abel, Momis, Abaijah and John Guise fought over unity, land and development — but they fought in parliament, not through violence.

Half a century later, their words still resonate. At the University of Papua New Guinea symposium we attended in August, speaker after speaker referred to the ideals of the founders. They reminded us the constitution was never just a legal framework. It was a profound statement about what development actually means. This is not simply growth, but dignity, participation, fairness and cultural identity.

That is a legacy Australians should not forget.

The Conversation

Brad Underhill receives funding for the “Debating the Nation” book from the Department of Foreign Affairs and Trade.

Helen Gardner received funding for Debating the Nation from the Department of Foreign Affairs and Trade

ref. 50 years without coups or dictators: how PNG built a durable democracy based on dignity and fairness – https://theconversation.com/50-years-without-coups-or-dictators-how-png-built-a-durable-democracy-based-on-dignity-and-fairness-264484

Aún podemos salvar al salmón atlántico de la extinción

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel García Souto, Investigador postdoctoral en Genética, Instituto de Investigaciones Marinas (IIM-CSIC)

Ejemplar de salmón atlántico (‘Salmo salar’). Paul Abrahams/Shutterstock

El salmón atlántico es una especie prácticamente extinta en España, un riesgo que se lleva advirtiendo desde hace ya años. En la recién finalizada campaña de pesca de 2025 apenas se ha sobrepasado un centenar de ejemplares: 129 en Asturias, 7 en Galicia (muy por debajo de la cuota anual permitida por el Gobierno Autonómico) y apenas 1 en Cantabria, mientras que en Navarra el Gobierno Foral ha instaurado una interrupción indefinida de la pesca deportiva del salmón para evitar el colapso de sus poblaciones. Números que contrastan con las más de 10 000 capturas anuales que se hacían a mediados del siglo pasado en España.

En el río Sella, por ejemplo, se contaban más de 1 000 salmones hace apenas tres décadas, el Eo superaba holgadamente las 400 capturas en 1980 y cuencas como la del Nalón-Narcea y el Cares-Deva registraban miles cada año.

Sin embargo, ríos emblemáticos para la pesca del salmón como el Ulla, con una larga tradición de festejos ligados a su captura hasta bien entrado el siglo XX, han cerrado la campaña de este año sin un solo ejemplar. Otros, como el río Lérez, en la provincia de Pontevedra, llevan más de dos décadas sin registrar retornos significativos, lo que ha motivado el cierre permanente de sus cotos de pesca debido a la persistente ausencia de la especie. Todo ello a pesar de los continuos esfuerzos de repoblación impulsados por la Xunta de Galicia. Todo ello apunta a que, tras décadas de declive sostenido, podríamos estar asistiendo a la extinción local del salmón en la mayoría de los grandes ríos del país donde eran endémicos.




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Conservación frente a tradición

Las causas de este declive son múltiples y complejas: la fragmentación fluvial por presas y azudes que impiden el remonte, la contaminación industrial y agrícola que degrada los ecosistemas fluviales, la sobrepesca y, ahora, de manera cada vez más evidente, el cambio climático, que altera caudales y temperaturas del agua.

No se trata sólo de un problema biológico, sino también social y cultural, que requiere tanto de mayor entendimiento de este declive como de una regulación inmediata. Ante esta situación cabe pues preguntarse: ¿aceptaríamos batidas anuales de caza del lince ibérico, otra especie emblemática y en peligro, bajo la justificación de mantener una “tradición”?

Con el salmón atlántico, sin embargo, se mantienen campañas de pesca deportiva en ríos al borde del colapso. La paradoja es evidente: mientras invertimos grandes esfuerzos en conservar al lince o al oso pardo, ignoramos la extinción silenciosa de esta icónica especie.

La clave está en la diversidad

Ante este escenario, los estudios genéticos abren una ventana al pasado, presente y futuro de las poblaciones de salmón atlántico. Por ejemplo, al comparar ADN de escamas históricas con muestras más recientes, se ha constatado una pérdida notable de diversidad local y riqueza genética entre los años 1950 y la década de 1990 en ríos españoles, exhibiendo cuellos de botella genéticos en varias cuencas. Tal disminución evidencia que, cada año, los salmones retornados son genéticamente menos diversos.

También permiten estimar el tamaño de sus poblaciones y evaluar posibles mezclas con salmones procedentes de repoblaciones o piscifactorías, lo cual es clave para diseñar programas de conservación que eviten la pérdida de adaptaciones locales. Este conocimiento permite valorar la salud genética de las poblaciones, ya que una pérdida de variabilidad o el colapso genético alertan sobre vulnerabilidades frente a enfermedades, cambios ambientales o efectos demográficos no deseados.




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En busca de salmones prehistóricos

No obstante, la historia del salmón en la península ibérica va mucho, mucho más atrás. Al final de la última glaciación, cuando nuestros antepasados y neandertales habitaban cuevas como Atapuerca o El Mirón, ya consumían salmón atlántico. Los análisis de ADN antiguo han mostrado que los salmones presentes en la península ibérica hace entre 16 000 y 40 000 años poseían una estructura genética ancestral hoy casi desaparecida.

Por otro lado, el ADN sedimentario recuperado en la cueva de El Mirón confirma la presencia de fauna diversa, aunque todavía no se ha buscado salmón en los sedimentos. Estos avances abren además nuevas vías para rastrear la presencia de peces en épocas remotas y comprender cómo se adaptaron sus poblaciones a grandes cambios ambientales.

Ese paralelismo histórico resulta revelador. Entonces, como en la actualidad, el salmón formaba parte de redes ecológicas y culturales complejas, presionado tanto por el clima como por la acción humana. Conocer la diversidad genética de aquellas poblaciones –por ejemplo, cuán diverso era su genoma, qué tamaño tenían sus poblaciones, cómo cambiaron tras la glaciación y qué adaptaciones locales desaparecieron– puede ayudarnos a dimensionar la magnitud de la pérdida actual.




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Encontrar en el pasado las soluciones del futuro

Volver la mirada al pasado no ha de ser un ejercicio de arqueología gratuita. Los restos de salmones consumidos por nuestros antepasados nos revelan un legado genético que hoy apenas sobrevive en la Península. Estos “recuerdos genéticos”, accesibles gracias al análisis de ADN antiguo, pueden guiar políticas de conservación modernas, recordándonos que proteger al salmón no significa solo mantener un número mínimo de ejemplares, sino preservar su diversidad genética, sus adaptaciones locales y su importancia cultural milenaria.

Al igual que hace miles y miles de años el salmón resistió un cambio climático global durante la última glaciación, hoy se enfrenta a otro, de origen humano. Y su futuro dependerá de nuestra capacidad para aprender de la historia y actuar con decisión. Conservar al salmón atlántico no es solo un reto ecológico, sino también una responsabilidad con nuestro propio pasado y con las generaciones que vendrán.

The Conversation

Daniel García Souto está contratado a cargo de proyecto a través de un proyecto ATRAE financiado por el Ministerio de Ciencia Innovación y Universidades, Agencia Estatal de Investigación, (ATR2023-144170, Análisis de los cambios genómicos temporales en poblaciones de peces explotadas mediante ADN antiguo y ambiental) dirigido por Sofía Consuegra.

ref. Aún podemos salvar al salmón atlántico de la extinción – https://theconversation.com/aun-podemos-salvar-al-salmon-atlantico-de-la-extincion-263967

Moralización de la obesidad: cuando creemos (erróneamente) que el peso refleja el carácter de una persona

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alejandro Magallares, Profesor Titular del Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Representación de la gula en la ‘Mesa de los pecados capitales’ (1500), de El Bosco Museo del Pardo/Wikimedia Commons, CC BY

El Museo del Prado es una de las pinacotecas más visitadas del mundo. Una de las salas más apreciadas por los amantes de la pintura es la que contiene la colección de obras de El Bosco. El espectador no debería marcharse de Madrid sin antes admirar la maravillosa Mesa de los Pecados Capitales.

En esta pieza, el artista flamenco representa con gran maestría los siete pecados que son principio y fuente de otros de acuerdo con la tradición cristiana. En uno de los “radios” de la “rueda” (la obra tiene forma circular) aparece plasmada la gula mediante un señor con obesidad que come desaforadamente sentado en una silla, mientras que un niño pequeño, también con sobrepeso, le reclama al adulto que comparta el festín.

La obesidad en el arte a lo largo del tiempo

Este cuadro es un buen ejemplo de una representación negativa de la obesidad en el arte. Es importante mencionar que, antiguamente, el exceso de peso era un símbolo de fertilidad, como atestigua la famosa Venus de Willendorf, que podemos ver en el Museo de Historia Natural de Viena. Sin embargo, con el trascurrir de los siglos, esa percepción se fue transformando paulatinamente.

Así, lo que en los albores de la humanidad era una característica física positiva, asociada a la fecundidad, con el paso del tiempo se acabó convirtiendo en un rasgo denostado. Es fundamental recalcar que ese juicio va más allá de su dimensión corporal, para acabar valorando también el carácter de la persona con exceso de peso.

Un ejemplo: el doble rasero de la semaglutida

El proceso por el cual la obesidad deja de ser vista como un mero problema de salud para ser percibida también como un estado moralmente reprobable (asociado a defectos como la pereza, la falta de autocontrol o la irresponsabilidad) es lo que conocemos en psicología como “moralización de la obesidad”. Es decir, estamos “moralizando” a un individuo cuando creemos que una característica física externa (el peso) es un indicador fiable del carácter.

Un buen ejemplo actual de este fenómeno lo encontramos con la semaglutida. Este fármaco, comercializado con nombres como Ozempic o Wegovy, ayuda a reducir los niveles de azúcar en la sangre y a disminuir el hambre al promover la sensación de saciedad. Al inicio lo tomaban principalmente pacientes con diabetes tipo 2, pero pronto se vio que este compuesto también funcionaba muy bien para la pérdida de peso.




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El éxito abrumador de la semaglutida produjo que a finales del año 2022 hubiera una escasez del producto en todo el mundo. ¿Quiénes eran los culpables de que este milagroso fármaco estuviese agotado? Según algunos usuarios, los obesos estaban “robando” los medicamentos a la pobre gente afectada por diabetes tipo 2. Es decir, mientras que los diabéticos necesitaban su remedio, las personas con obesidad simplemente podían perder peso sin medicarse, ya que al fin y al cabo el peso es supuestamente una pura cuestión de voluntad.

La teoría de los fundamentos morales

Una reciente investigación ha examinado precisamente cómo afecta esa moralización al prejuicio que se siente hacia las personas con sobrepeso. El estudio, realizado en la Universidad Nacional de Educación a Distancia (UNED) por los autores del presente artículo, trata de analizar cómo influyen algunos de los valores que forman parte de la conocida teoría de los fundamentales morales de Jonathan Haidt en la gordofobia.

Este profesor de la New York University Stern School of Business, autor del libro divulgativo de La mente de los justos, postula que la moralidad humana se basa en una serie de fundamentos universales. Entre ellos estarían el cuidado (es decir, la preocupación por proteger a otros de sufrir daño y la capacidad de sentir empatía) y la pureza (enfocada en evitar la contaminación, la degradación o la suciedad).

Nuestra investigación ha encontrado que resaltar los beneficios sociales de la pureza aumentaba la moralización de la obesidad e intensificaba el estigma relacionado con el peso. Es decir, los participantes que creían que las sociedades más “puras” disfrutaban de un mayor bienestar y felicidad, moralizaban más la obesidad y, por tanto, rechazaban más a las personas con sobrepeso.

Campañas contra la gordofobia

Estudios de este mismo año, 2025, ponen de manifiesto la dificultad que existe en hacer entender a las personas que el peso no depende exclusivamente de la voluntad personal. Por esa razón, las campañas para luchar contra la gordofobia que apelan meramente a argumentos racionales tienen problemas en hacer cambiar las creencias de la gente.

Nuestros hallazgos sugieren que para reducir el estigma relacionado con el peso es necesario enfatizar valores morales como la empatía o la compasión (el fundamento moral de cuidado) en los mensajes de salud pública, con el fin de fomentar actitudes más inclusivas hacia los cuerpos no normativos.

Uno de los carteles de la campaña lanzada por el Collectif National des Associations d'Obèses francés.
Uno de los carteles de la campaña lanzada por el Collectif National des Associations d’Obèses francés.
CNAO

En el ámbito internacional, recientes campañas a favor de las personas con obesidad inciden precisamente en esta idea. Por ejemplo, el Collectif National des Associations d’Obèses francés ha lanzado una serie de carteles enfatizando precisamente que “el peso de las palabras” en muchas ocasiones tiene un efecto más negativo sobre la persona con obesidad que la enfermedad en sí misma.

Por lo tanto, tratar de lograr que las personas con normopeso se pongan en el lugar de los obesos puede evitar que acabemos moralizándolos.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Moralización de la obesidad: cuando creemos (erróneamente) que el peso refleja el carácter de una persona – https://theconversation.com/moralizacion-de-la-obesidad-cuando-creemos-erroneamente-que-el-peso-refleja-el-caracter-de-una-persona-264998

La risa también tiene nombre de mujer

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Doina Repede, Profesora de Lengua española, Universidad de Granada

La cómica Henar Álvarez en un momento del programa de RTVE ‘Al cielo con ella’, del que es presentadora. RTVE

A lo largo del tiempo, la risa ha sido mucho más que un gesto. Ha sido compañía y refugio cuando más falta hacía. Desde las butacas del cine hasta los escenarios de teatro y las pantallas de televisión, el humor ha formado parte del día a día de los españoles.

Pero hablar de la historia del humor en España es hablar, durante mucho tiempo, de una risa escrita, interpretada y controlada por hombres. Eran ellos quienes ocupaban el centro del escenario. Las mujeres, en cambio, quedaban reducidas a un segundo plano o, directamente, convertidas en la diana del humor.

Evolución de la participación de hombres y mujeres en la historia del humor en España.
Extraído de Humcor.

De la alcahueta a los papeles de hombres

Cuando el teatro se consolidó como la gran máquina de entretenimiento popular, en los siglos XVI y XVII, la mujer ocupó sobre todo papeles cómicos muy definidos. Era la criada entrometida, la celosa desbordada, la beata hipócrita o la vieja alcahueta. Estos personajes funcionaban a la perfección para arrancar la risa del público, pero casi nunca se escapaban a la caricatura.

Aparte, las mujeres actuaban bajo una mirada de desconfianza social. Su presencia en escena estaba condicionada a normas estrictas. Debían estar casadas, tenían prohibido representar personajes masculinos y se las vigilaba con un fuerte control moral. Aún así, hubo mujeres que lograron imponerse con su talento en los corrales de comedias. Es el caso de María Calderón, Juana Orozco o Manuela Escamilla.

Otras fueron todavía más allá. Se lanzaron a hacer teatro de forma independiente, desafiando las normas sociales. Jusepa Vaca, Francisca Baltasara, María de Navas o Bárbara Coronel incluso se atrevieron a interpretar papeles masculinos. Esa valentía, sin embargo, les trajo más de un problema: escándalos públicos, escritos difamatorios e incluso castigos como el destierro o el encierro en conventos.

Pero el legado que dejaron hizo que otras mujeres pisaran con más fuerza las tablas.

El lento reconocimiento

Almanaque de los chistes.
Doina Repede/Humtext, CC BY-NC

En el siglo XIX, el teatro permitió que ellas siguiesen estando presentes en el escenario, aunque no dejaba de ser un terreno dominado por los hombres. Además, cualquier intento por parte de las mujeres de salirse de lo establecido solía convertirse en motivo de burla. Al fin y al cabo, la sociedad no veía con buenos ojos que ellas aspirasen a ocupar un lugar que, según las normas de la época, no les correspondía.

A pesar de las trabas, las mujeres consiguieron abrir algunas puertas. Seguían representando personajes típicos de la vida diaria –como la chulapa madrileña, la vecina curiosa o la criada ingeniosa–, pero sus actuaciones, cargadas de un humor pícaro y popular, no se limitaban a entretener: servían como una forma de crítica hacia la burguesía, los políticos y las estrictas normas sociales. También trataban temas como las relaciones y el amor con ingenio, recurriendo al doble sentido y a un tono juguetón.

A través de los papeles encarnados por Balbina Valverde, Luisa Campos, María Tubau o Rosario Pino la mujer no solo se convirtió en protagonista en el escenario, sino también en figura pública reconocida.

De vuelta al papel secundario

En los años 30 del siglo XX, la mujer seguía presente en el teatro, aunque cada vez tenía menos libertad en sus papeles. La dictadura y la censura limitaron enormemente el humor, y con ello la presencia femenina. Los personajes que solían interpretar eran, en su mayoría, los de siempre: vecinas chismosas, suegras entrometidas o madres arquetípicas.

En la radio tenían su espacio. Se las oían en seriales y adaptaciones de obras o radionovelas, pero su papel no era diferente y seguía reflejando normas tradicionales. En Matilde, Perico y Periquín, por ejemplo, Matilde, la madre, encarnaba el estereotipo de mujer preocupada por la casa, la familia y las apariencias sociales, aunque también podía ser protagonista de situaciones divertidas.

En la cultura popular surgieron figuras capaces de conquistar al público. Lina Morgan, con su humor gestual y su papel de pueblerina pícara e ingenua, llegó a convertirse en un auténtico icono del humor.

Junto a ella, se remarcaron otras figuras femeninas como Gracita Morales y Rafaela Aparicio. Interpretaban a criadas que llegaban del pueblo y que no sabían desenvolverse en la ciudad y rara vez tenían la oportunidad de encarnar personajes más serios o complejos.

Del papel de ingenua al de objeto sexual

Con la llegada del humor televisivo a los hogares españoles, apareció también un fenómeno muy visible: la hipersexualización de la mujer.

Un hombre bajito y con boina lleva en brazos a una chica en pantalón y bikini.
Un fotograma de la serie Arévalo y CIA (1994).

Durante décadas, incluso ya entrados los años 2000, era común ver personajes femeninos representados con poca ropa: enfermeras con batas muy ajustadas o empleadas del hogar con faldas demasiado cortas. Y si la empleada se subía a una escalera, el instante servía, aún más, para hacer reír a carcajadas. Pero no dejaban de ser imágenes que reforzaban estereotipos muy arraigados en la sociedad.

Y no solo pasaba en la televisión: también en revistas y periódicos se repetía la imagen de la mujer hipersexualizada. Era un objeto de deseo, siempre al servicio del hombre, incluso cuando él no cumplía con los mismos estándares de belleza que se le pedían a ella.

Dibujo de un hombre bajito que habla con una chica despampanante y que le dice que la ha contratado para que le suba el ego.
Viñeta publicada en la revista El Jueves en 2009.

Con la hipersexualización de la mujer llegó también el humor abiertamente machista, que solo buscaba la carcajada fácil. Los ejemplos abundan: “¿Ves ese coche estacionado torcido? Seguro que lo aparcó una mujer”, “El hombre mantiene, la mujer gasta”, “Las secretarias son bonitas, los jefes son inteligentes”, “A las mujeres no hay que entenderlas… hay que aguantarlas a golpes”.

Durante mucho tiempo, la violencia y la desigualdad pudieron disfrazarse de humor y sentirse a gusto.

A por el papel protagonista

Mientras abundaban chistes donde la mujer era objeto de burla o de violencia normalizada, había quienes daban la vuelta a las normas sociales. Es el caso de Rosa María Sardá en Ahí te quiero ver. La mujer ya no era la mandona pesada o la torpe doméstica. Ella era la esposa dominante, elegante y sarcástica. Y él, el esposo anulado, casi mudo.

Con la aparición del dúo cómico femenino Las Virtudes, a finales de los 80, cambió también la manera de mirar a la mujer en la comedia. Ellas recurrían a la exageración y el absurdo para sorprender al público y burlarse de las convenciones sociales. Además, quedó claro que las mujeres también podían contar chistes, y con mucho éxito, como Paz Padilla o Pilar Sánchez. El humor podía ser crítico, inteligente y con sello femenino. Ya no era cosa solo de hombres.

Una risa con nombre de mujer

Pero el verdadera cambio llegó, sobre todo, con la expansión de los monólogos. Eva Hache, Ana Morgade, Carolina Noriega o Virginia Riezu rompieron la lógica del humor tradicional. Ya no se trataba de encarnar personajes escritos por otros, sino de hablar en primera persona, con su propio guion, su propio estilo y su propia mirada crítica.

Hoy, las mujeres humoristas no solo nos hacen reír, sino que cuestionan estereotipos de género, se ríen de la vida cotidiana desde una perspectiva femenina. Y, muchas veces, utilizan el humor como herramienta de reivindicación. Aunque todavía hay menos mujeres que hombres, su papel ya no es secundario. Como demuestran los casos (y el éxito) de Eva Soriano o Henar Álvarez, son creadoras con voz propia. El camino no ha sido fácil, pero la risa, esa forma tan poderosa de resistencia y libertad, hoy suena cada vez más plural.

Porque si, como defendía el escritor francés François Rabelais en el prólogo de su obra Gargantúa (1534), “reír es propio del hombre”, usemos la primera acepción de la palabra de la RAE y digamos sí, es propio del hombre y de la mujer por igual.

The Conversation

Doina Repede no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La risa también tiene nombre de mujer – https://theconversation.com/la-risa-tambien-tiene-nombre-de-mujer-263879

¿Pueden las víctimas de la lancha venezolana reclamar justicia internacional? Explicamos el embrollo legal tras el incidente

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Tulio Alberto Álvarez-Ramos, Profesor/Investigador Instituto de Investigaciones Jurídicas de la Universidad Católica Andrés Bello. Jefe de Cátedra de Derecho Constitucional de la Universidad Central de Venezuela, Universidad Católica Andrés Bello

Captura del vídeo difundido por Estados Unidos tras el ataque.

El 2 de septiembre de 2025, una lancha rápida que zarpó desde San Juan de Unare (Estado Sucre, Venezuela) fue destruida por una nave de guerra estadounidense en aguas del Caribe. El ataque, según el secretario de Estado Marco Rubio, fue ejecutado contra una embarcación “operada por una organización designada como narcoterrorista”.

Por su parte, Donald Trump afirmó: “Literalmente destruimos un barco, un barco que transportaba drogas, mucha droga”. Y agregó: “Muchas cosas están saliendo de Venezuela, así que lo eliminamos”.

Nicolás Maduro respondió calificando el hecho como una “pena de muerte marítima”. En su programa, Con Maduro+, afirmó: “Lo que hizo el gobierno de Estados Unidos fue una confesión pública de un crimen injustificable, sin derecho a la defensa, sin juicio, sin ley, sin respeto al derecho internacional”. Además, acusó a Washington de utilizar inteligencia artificial para fabricar el vídeo y advirtió que Venezuela se encuentra “bajo amenaza directa de agresión militar”.

Protocolo de acción

Existe un protocolo internacional en el caso de embarcaciones sospechosas de narcotráfico. Conforme a la Convención de las Naciones Unidas sobre el Derecho del Mar (CONVEMAR) y al Convenio para la Represión de Actos Ilícitos contra la Seguridad de la Navegación Marítima (SUA), los Estados pueden abordar buques sin nacionalidad o con autorización del Estado de bandera si existen sospechas fundadas de tráfico ilícito.

La Marina de los Estados Unidos también sigue un protocolo de interdicción marítima que prioriza la identificación, verificación y abordaje seguro de embarcaciones sospechosas de narcotráfico o piratería en aguas internacionales.

Este procedimiento se rige por el Maritime Operational Threat Response (MOTR), que establece coordinación interagencial entre Defensa, Seguridad Nacional, DEA y el Departamento de Estado. Antes de cualquier acción letal, se exige la confirmación de la nacionalidad del buque, advertencias previas, uso proporcional de la fuerza y preservación de evidencia.

La destrucción de una embarcación solo se justifica si representa una amenaza directa e inminente que no puede ser neutralizada por otros medios.

Más allá del derecho internacional

Este caso no solo desafía los límites del derecho internacional, sino que obliga a revisar cómo las democracias enfrentan amenazas transnacionales sin erosionar sus propios principios. También nos sitúa ante un escenario donde se instrumentaliza la lucha contra el narcotráfico como arma política y se evidencian las grietas estructurales del derecho internacional.

El Tribunal Supremo estadounidense ha sido claro en establecer que el debido proceso no puede ser suspendido por voluntad política. Específicamente, en cuanto al alcance extraterritorial de dicho debido proceso, la Corte reconoció en el caso Wong Wing vs United States, 163 U.S. 228 (1896) que también los extranjeros tienen derecho a un juicio justo antes de ser castigados.

El evento que analizamos se sitúa en un terreno aún más complejo: ¿pueden las víctimas –presuntamente extranjeras y fuera del territorio estadounidense– reclamar justicia en cortes federales? El Alien Tort Statute (ATS), codificado en 28 U.S.C. § 1350, permite que los extranjeros demanden a Estados Unidos por violaciones al derecho internacional. Pero esta doctrina fue limitada en el caso Sosa vs Alvarez-Machain, 542 U.S. 692 (2004), donde se instruyó a los tribunales a ejercer tal jurisdicción con extrema prudencia, y solo en casos que involucrasen normas internacionales claramente definidas.

Más recientemente, en el caso Nestlé USA, Inc. vs Doe, 593 U.S.(2021), la Corte negó jurisdicción bajo el ATS –sistema que rastrea a viajeros con visas de inmigrantes– a víctimas de esclavitud infantil en África, al considerar que los actos lesivos ocurrieron fuera del territorio estadounidense y que la conducta doméstica alegada era insuficiente.

¿Y si fue una ejecución extrajudicial?

El Torture Victim Protection Act (TVPA), promulgado en 1991, permite acciones judiciales por tortura o ejecución extrajudicial, independientemente de la nacionalidad de la víctima. Pero su aplicación exige que el acto haya sido cometido bajo autoridad oficial y que exista una vía procedimental para identificar al responsable. En el caso de la lancha, no hay cadena de mando clara, solo declaraciones políticas que justifican la acción como parte de una “guerra contra el crimen transnacional”.

En EE. UU. se han reconocido excepciones al debido proceso en tiempos de guerra. En el caso In re Yamashita, 327 U.S. 1 (1946) se juzgó al general japonés por crímenes de guerra, y la mayoría de la Corte sostuvo que los enemigos beligerantes no tienen derecho a un juicio ordinario. Pero la minoría, encabezada por los jueces Wiley Blount Rutledge y Frank Murphy, advirtió que “no puede existir en nuestro sistema un poder tan irrestricto para tratar a cualquier ser humano sin proceso alguno”.

En Johnson vs Eisentrager, 339 U.S. 763 (1950) se reafirmó que los enemigos extranjeros no residentes no tienen acceso a los tribunales en tiempos de guerra. Pero también se reconoció que la jurisdicción judicial depende de la presencia territorial del individuo.

Sin verdad y sin justicia

El debido proceso no puede ser suspendido por conveniencia política. La forma en que fue destruida la lancha impide conocer la verdad. ¿Eran todos traficantes? Si hubieran sido detenidos podrían haber sido juzgados por tribunales federales de EE. UU., como ocurre regularmente en casos de narcotráfico o piratería. Pero se ejecutó una acción letal, más cercana a una declaración política que a un acto de justicia.

La destrucción total de los elementos probatorios –la embarcación, la carga, los cuerpos– convierte este episodio en un crimen sin expediente, donde el poder militar sustituye al poder judicial. Cuando no hay verdad no puede haber justicia. Y aquí la verdad quedó sepultada bajo el mar.

The Conversation

Tulio Alberto Álvarez-Ramos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Pueden las víctimas de la lancha venezolana reclamar justicia internacional? Explicamos el embrollo legal tras el incidente – https://theconversation.com/pueden-las-victimas-de-la-lancha-venezolana-reclamar-justicia-internacional-explicamos-el-embrollo-legal-tras-el-incidente-264841