Que révèlent vraiment les « premières » images du télescope Vera-C.-Rubin ?

Source: The Conversation – in French – By Pierre-Alain Duc, Directeur de recherche au CNRS, directeur de l’Observatoire astronomique de Strasbourg, Université de Strasbourg

Zoom dans l’amas de la Vierge. Cette image fait partie des « premières » images prises par le télescope Vera-C.-Rubin. NSF–DOE Vera-C.-Rubin Observatory, CC BY

L’observatoire Vera-C.-Rubin vient de débuter un grand sondage du ciel, le Legacy Survey of Space and Time (LSST) et a livré en juin 2025 de « premières » images au grand public : une grandiose visualisation d’une partie de l’amas de galaxies de la Vierge.

Mais de telles « premières » images ont une importance qu’il convient de relativiser, ou tout au moins recontextualiser car leur intérêt n’est pas forcément celui que l’on croit ou voit immédiatement.

Les images de Vera-C. Rubin se distinguent par la taille de leur champ exceptionnellement grande et la rapidité du nouvel observatoire, qui lui permet de cartographier des lumières même ténues sur une grande partie du ciel plusieurs fois par mois.


La « première lumière » d’un nouvel observatoire est un évènement symbolique et médiatique. Les images dévoilées ce jour-là au public ne sont en effet pas les vraies premières acquisitions – ces dernières servent des objectifs purement techniques et n’ont que peu d’intérêt pour le public. Elles ne témoignent pas forcément des buts scientifiques primaires qui ont motivé la construction du télescope. Elles existent essentiellement pour impressionner et susciter l’intérêt : pour cela, elles doivent posséder une valeur esthétique… qui ne doit pas occulter les performances techniques de l’instrument qui les a générées.

En quoi, alors, cette « première » image du sondage Legacy Survey of Space and Time (LSST), centrée sur l’amas de galaxies de la Vierge, est-elle originale et doit-elle nous interpeller ?

Parce qu’elle dévoile des astres encore inconnus ?

Pas tout à fait. Les structures les plus remarquables, visibles sur cette image, étaient familières, comme ce couple de spirales vues de face (au centre, à droite), cette galaxie naine mais étonnamment étendue et diffuse (en haut à droite) ou, enfin, ces spectaculaires traînées stellaires qui relient plusieurs galaxies d’un groupe situé à l’arrière-plan (en haut à droite), fruits de collisions en cours qui arrachent les étoiles à leurs galaxies.

Ces queues dites « de marée » avaient déjà été cartographiées par des caméras d’ancienne génération, comme Megacam sur le vénérable Canada-France-Hawaii Telescope (CFHT).

Parce que sa qualité optique est exceptionnelle ?

Obtenue depuis le sol, et subissant la turbulence de l’atmosphère qui floute toute lumière venue de l’espace, sa finesse est loin des standards des télescopes spatiaux Hubble, James-Webb ou Euclid, qui présentent une résolution spatiale de 5 à 10 fois meilleure.

Parce qu’elle présente d’éclatantes couleurs ?

Certes, mais depuis que le sondage du Sloan Digital Sky Survey (SDSS) a démarré en 2000, il a systématiquement observé une grande partie du ciel dans des bandes devenues standards (u,g,r,i,z) et a combiné ses images pour produire de « vraies couleurs ». Le public s’est habitué à une vision colorée des objets astronomiques.




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Désormais, chaque nouvelle mission utilise sa propre palette qui varie selon le jeu utilisé de filtres.

Parce qu’elle dispose de canaux de diffusion importants ?

Certainement ! Les États-Unis ont une culture de médiation scientifique bien plus développée qu’en Europe, et leurs agences, dont le département de l’énergie américain et la Fondation nationale pour la science qui portent le projet LSST, accordent des moyens financiers conséquents aux actions de communication, relayées par l’ensemble des partenaires, parmi lesquels, en France, le CNRS dont l’Institut nucléaire et particules est chargé, entre autres, d’une grande partie de la chaîne de traitement des données.

Mais faut-il pour autant faire la fine bouche face à cette belle, mais pas si originale image produite par le LSST ? Assurément, non ! Elle mérite vraiment de s’y intéresser – non donc par ce qu’elle montre, mais par ce qu’elle cache !

Ce que cachent les premières images du nouveau télescope Vera-C.-Rubin et de son sondage LSST : un potentiel énorme et une prouesse technique

Ce qui est réellement derrière cette image, c’est un potentiel scientifique énorme, lui-même résultat d’une prouesse technique remarquable.

L’image a été acquise avec la plus grande caméra au monde. Elle dispose d’un capteur de 3,2 milliards de pixels (en fait une mosaïque de 189 capteurs CCD), soit 100 fois plus qu’un appareil photo classique.

Cette débauche de pixels permet de couvrir un champ de vue sans précédent de 9,6 degrés carrés, soit 45 fois la taille apparente de la pleine Lune ou 35 000 fois celui de la caméra du télescope spatial Hubble.

Avec cette vision large, le LSST pourra cartographier la surface totale de l’amas de la Vierge en seulement 10 clichés (l’image présentée ici ne couvre qu’une partie de l’amas), et quelques dizaines d’heures d’observations, contre quelques centaines d’heures pour le télescope Canada-France-Hawaii, avec lequel nous osions une comparaison plus haut.

La taille de la caméra du LSST est digne de celle de son télescope, pourvu d’un miroir de 8,4 mètres, le plus grand au monde entièrement consacré à l’imagerie. Avec une telle machinerie, l’ensemble du ciel austral peut être observé en seulement trois jours, des performances idéales pour repérer les phénomènes transitoires du ciel, comme les supernovae ou pour découvrir des astéroïdes dont la position varie d’une image sur l’autre.

Chaque nuit d’observation, les terabytes de données s’accumulent et, pendant les dix ans du sondage, les images vont être empilées pour in fine atteindre une sensibilité inégalée, mettant en jeu une chaîne de traitement complexe sans commune mesure avec celles mises en œuvre pour les sondages anciens.

Cette base de données qui, comme le grand vin, se bonifie avec le temps, permettra d’effectuer des avancées dans de multiples domaines de l’astrophysique, de la physique stellaire à la cosmologie.

Alors, oui, il est tout à fait légitime d’être impressionné par cette première image du LSST et par le potentiel de découvertes qu’elle dévoile.

Et pour finir, il convient de rappeler que l’observatoire qui l’a acquise, installé dans le désert chilien de l’Atacama, honore par son nom l’astrophysicienne Vera Rubin, à l’origine de la découverte de la matière noire dans les galaxies. Donner un nom de femme à un projet astronomique d’envergure est aussi une première !

The Conversation

Pierre-Alain Duc ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Que révèlent vraiment les « premières » images du télescope Vera-C.-Rubin ? – https://theconversation.com/que-revelent-vraiment-les-premieres-images-du-telescope-vera-c-rubin-262066

Nos GPS ont besoin de voir les trous noirs pour fonctionner, mais le wifi et les téléphones portables brouillent leur détection

Source: The Conversation – in French – By Lucia McCallum, Senior Scientist in Geodesy, University of Tasmania

Certains trous noirs servent de points de repère à la géodésie pour localiser précisément la Terre dans l’espace. ESA/Hubble/L. Calçada (ESO), CC BY

La pollution électromagnétique a des conséquences inattendues. Par exemple, l’encombrement du spectre radioélectrique complique le travail des radiotélescopes. Ce que l’on sait rarement, c’est que ces télescopes ne servent pas seulement à faire de la recherche en astronomie : ils sont indispensables à certains services essentiels à notre civilisation… le GPS, par exemple !


Les scientifiques qui mesurent avec précision la position de la Terre sont aujourd’hui confrontés à un problème de taille. Leurs données sont essentielles au fonctionnement des satellites utilisés pour la navigation, pour les télécommunications et pour l’observation de la planète. Ce que l’on sait moins, c’est que ces mesures – issues d’une discipline appelée « géodésie » – dépendent du suivi de trous noirs situés dans des galaxies lointaines.

Le problème, c’est que, pour suivre ces trous noirs, les scientifiques ont besoin d’utiliser des bandes de fréquences spécifiques sur le spectre radioélectrique. Et avec la montée en puissance du wifi, des téléphones portables et d’Internet par satellite, il y a un embouteillage sur ces fameuses bandes de fréquence.

Pourquoi avons-nous besoin des trous noirs ?

Les satellites et les services qu’ils fournissent sont devenus essentiels à la vie moderne. De la navigation ultraprécise sur nos téléphones au suivi du changement climatique, en passant par la gestion des chaînes logistiques mondiales, le fonctionnement des réseaux électriques ou des transactions bancaires en ligne, notre civilisation ne peut pas se passer de ces compagnons en orbite.

Mais pour utiliser les satellites, il faut savoir précisément où ils se trouvent à tout moment. Leur positionnement repose sur ce qu’on appelle la « chaîne d’approvisionnement géodésique mondiale ».

Cette chaîne commence par l’établissement d’un référentiel de coordonnées stable sur lequel baser toutes les autres mesures. Comme les satellites se déplacent sans cesse autour de la Terre, que la Terre elle-même tourne autour du Soleil, et que le Soleil se déplace dans la galaxie, ce référentiel doit être soigneusement calibré à partir d’objets externes relativement fixes.

Or les meilleurs points d’ancrage que l’on connaisse sont les trous noirs, situés au cœur de galaxies lointaines, qui émettent des jets de rayonnement en dévorant des étoiles et du gaz.

Grâce à une technique appelée « interférométrie à très longue base », les scientifiques peuvent relier un réseau de radiotélescopes pour capter leurs signaux et pour dissocier les mouvements de rotation ou d’oscillation de la Terre de ceux des satellites.

Le rôle important des ondes radio

En effet, les radiotélescopes permettent de détecter les ondes radio émises par les trous noirs. Celles-ci traversent l’atmosphère sans difficulté, de jour comme de nuit et par tous les temps.

Mais ces ondes radio sont également utilisées pour les communications terrestres – wifi, téléphonie mobile, etc. L’utilisation des différentes fréquences est strictement encadrée, et quelques bandes étroites seulement sont réservées à l’astronomie radio.

Dans les décennies passées, toutes les bandes étaient encore peu usitées, et les scientifiques n’hésitaient pas à empiéter sur celles non réservées pour mieux capter les signaux des trous noirs… Mais aujourd’hui, si on souhaite que la géodésie atteigne la précision requise par nos technologies, on ne peut plus se contenter des bandes réservées à l’astronomie.

Des usages concurrents

Ces dernières années, la pollution électromagnétique d’origine humaine a explosé. Lorsque le wifi et la téléphonie mobile se sont développés, les scientifiques ont dû se rabattre sur des fréquences plus élevées.

Mais les bandes libres se font rares. Six générations de téléphonie mobile, chacune occupant une nouvelle fréquence, encombrent désormais le spectre, sans compter les milliers de satellites qui envoient directement des connexions Internet vers la Terre.

Aujourd’hui, la multitude de signaux est souvent trop puissante pour que les observatoires géodésiques puissent distinguer les très faibles signaux en provenance des trous noirs – ce qui menace, à terme, le fonctionnement de nombreux services satellitaires.

Que peut-on faire ?

Pour continuer à fonctionner à l’avenir et pour maintenir les services dont nous dépendons, la géodésie a besoin de davantage de bandes de fréquence.

Lors du partage du spectre radio à l’occasion des grandes conférences internationales, les géodésiens doivent absolument être présents à la table des négociations.

Parmi les solutions envisagées, on peut aussi imaginer des zones de silence radio autour des radiotélescopes essentiels. Un travail est également en cours avec les opérateurs de satellites pour éviter que leurs émissions radio ne soient dirigées directement vers ces télescopes.

Quoi qu’il en soit, toute solution devra être globale. Pour les mesures géodésiques, les radiotélescopes sont interconnectés à l’échelle de la planète, ce qui permet de simuler un télescope grand comme la Terre. Or, aujourd’hui, l’attribution des fréquences du spectre radio est principalement gérée par chaque État de manière indépendante, ce qui complique une quelconque coordination.

La première étape est peut-être de mieux faire connaître ce problème. Si nous voulons que les GPS fonctionnent, que les supermarchés soient approvisionnés et que nos virements bancaires arrivent à bon port, nous devons garder une vue dégagée sur les trous noirs des galaxies lointaines – ce qui signifie désengorger le spectre radio.

The Conversation

Lucia McCallum ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

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Si no sentimos que pertenecemos a nuestro lugar de trabajo, rendimos menos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alfonso Jesús Gil López, Profesor titular de Organización de Empresas, Universidad de La Rioja

Imagine a una persona que llega cada día a su trabajo sin motivación. Cumple con sus tareas, evita conflictos, no tiene quejas graves sobre su salario o sus condiciones laborales pero algo le falta. No siente que pertenece a su lugar de trabajo.

¿Qué es el sentido de pertenencia?

Desde la psicología organizacional, el sentido de pertenencia se vincula con factores como la identidad profesional, el reconocimiento, la seguridad psicológica y la cultura corporativa. Pero en términos simples, significa formar parte de algo, sentirse en casa incluso estando en el trabajo.

El sentido de pertenencia no se consigue con camisetas corporativas o dinámicas grupales esporádicas. Se logra cuando las personas se sienten valoradas, respetadas y alineadas con la cultura y propósito de la organización.

No basta con tener un contrato o cumplir objetivos: es clave percibir que se nos toma en cuenta y nuestro trabajo tiene un propósito claro.

¿Por qué es tan importante?

Los expertos señalan que los empleados que experimentan un fuerte sentido de pertenencia tienen un 56 % más de rendimiento, un 50 % menos de riesgo de rotación y un 75 % menos de días de ausencia. Además, hay estudios que muestran que las empresas con culturas inclusivas superan financieramente a sus competidores en un 35 %.

Invertir en pertenencia no solo es una decisión ética: también es estratégicamente rentable.

Claves para fomentar la pertenencia

Aunque no existe una fórmula única, hay prácticas que pueden adaptarse a todo tipo de organizaciones:

1. Escucha activa y participación real. Abrir canales donde las personas puedan expresar ideas o preocupaciones sin temor a represalias es esencial. Las encuestas internas, los buzones de sugerencias o las reuniones abiertas solo tienen valor si van acompañadas de acciones concretas. Escuchar sin actuar genera frustración.

2. Reconocimiento frecuente y significativo. Sentirse visto y valorado no depende solo del salario. Reconocer logros cotidianos, esfuerzos colaborativos o mejoras pequeñas refuerza el mensaje: “nos importa lo que hace”. No se trata solo de premios formales, sino de cultivar una cultura diaria de agradecimiento y reconocimiento genuino.

3. Cultura inclusiva. No se puede pertenecer a un entorno donde uno debe ocultarse. Fomentar la diversidad –de género, edad, origen, orientación o pensamiento– e integrarla de manera activa en la organización no solo es justo, sino inteligente. La inclusión auténtica es la base de una cultura de pertenencia.

4. Desarrollo profesional con propósito. Ofrecer oportunidades de crecimiento muestra que la empresa cree en su gente. Pero el desarrollo debe ser personalizado: no llenar formularios o cursos sino construir trayectorias profesionales que tengan sentido y conexión con los intereses de cada persona.

5. Crear rituales y símbolos compartidos. Los rituales, celebraciones o tradiciones refuerzan los lazos y la identidad colectiva. No se trata solo de organizar fiestas, sino de generar momentos significativos que refuercen los valores comunes. Los símbolos importan, aunque sean pequeños.

¿Qué papel tienen los líderes?

El liderazgo es decisivo. Los líderes no solo deben comunicar una visión clara, sino predicar con el ejemplo. La empatía, la accesibilidad, la transparencia y la humildad generan confianza. Y la confianza es el terreno donde florece la pertenencia.

Además, fomentar un liderazgo distribuido –dar autonomía a los equipos para tomar decisiones– refuerza el compromiso y la responsabilidad compartida.

El desafío del trabajo híbrido

Con el auge del teletrabajo, mantener la cohesión es un nuevo reto. A distancia, la pertenencia no puede darse por sentada. Por eso se vuelve esencial cuidar y mantener una comunicación constante, generar espacios informales online y adaptar dinámicas de equipo al entorno virtual.

La cercanía no depende solo de la presencia física.

La pertenencia como estrategia empresarial

Quienes se sienten parte de una empresa la cuidan, la representan y dan lo mejor de sí, incluso en tiempos difíciles. Fomentar el sentido de pertenencia requiere coherencia, continuidad y liderazgo auténtico. No es una moda ni una campaña interna: es una inversión a largo plazo que impacta directamente en el desempeño, el bienestar y la sostenibilidad de la cultura organizacional.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Si no sentimos que pertenecemos a nuestro lugar de trabajo, rendimos menos – https://theconversation.com/si-no-sentimos-que-pertenecemos-a-nuestro-lugar-de-trabajo-rendimos-menos-256302

¿Por qué nos fascina tanto el crujido de los huesos? Ciencia (y mito) detrás de un sonido viral

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Daniel Sanjuán Sánchez, Fisioterapeuta y personal docente investigador en la Facultad de Ciencias de la Salud en Universidad San Jorge, profesor asociado en la Facultad de Enfermería y Fisioterapia en la Universitat de Lleida. Miembro del grupo de investigación iPhysio, Universidad San Jorge

Persona crujiéndose los nudillos de las manos. Oporty786/Shutterstock

Crujirse los dedos, notar un “crack” en la rodilla al agacharse o escuchar la espalda o cuello al estirarnos por las mañanas… Todos lo hemos vivido. No es un fenómeno nuevo: ya en el siglo XIX los médicos británicos observaban “ruidos espontáneos” en las articulaciones.

Desde el auge de la quiropraxia a finales de ese siglo, se asoció el sonido a una restauración del equilibrio corporal. Estos sonidos, asociados con alivio o incomodidad, se han vuelto protagonistas también en el entorno digital. Millones de personas consumen vídeos en redes sociales que muestran crujidos articulares en tiempo real, casi como si fueran efectos especiales del cuerpo humano.

Pero ¿qué es lo que suena realmente? ¿Es peligroso? ¿Por qué nos resulta tan fascinante?

Lo que suena no son los huesos

A pesar de la creencia popular, cuando crujimos los dedos o escuchamos el crack no son los huesos chocando entre sí. Ese sonido característico proviene, en la mayoría de los casos, de las articulaciones sinoviales, que están rodeadas por una cápsula que contiene líquido sinovial.

Al mover la articulación de forma rápida o forzada, se genera una disminución brusca de la presión dentro de la cápsula articular, provocando la formación súbita de burbujas de gas. A este fenómeno se le denomina cavitación articular. Investigaciones con resonancia magnética, demuestran que el sonido ocurre durante la formación de la burbuja y no durante su colapso, lo que desafiaría teorías previas.

Un crujido no son huesos que “vuelven a su lugar”

Cuando escuchamos un crujido en una articulación no se trata de un hueso que “vuelve a su lugar” ni de un desencaje. Lo que realmente oímos es el resultado de un proceso biomecánico llamado cavitación, común en personas sanas y, en general, es inofensivo.

Sin embargo, no todos los sonidos articulares son benignos. Si el crujido se acompaña de dolor, bloqueo, debilidad o inestabilidad, podría indicar una condición patológica como una condropatía, una lesión meniscal o hipermovilidad articular. Estas situaciones requieren evaluación por un profesional de la salud.

Crujirse los dedos no provoca artrosis

Durante décadas, se ha difundido la creencia de que el hábito de crujirse los dedos podría generar desgaste articular o incluso artrosis. Esta idea ha sido repetida innumerables veces en conversaciones familiares, en consultas médicas y hasta en la prensa.

Sin embargo, la evidencia científica no lo respalda. Es maś, un estudio publicado en The Journal of the American Board of Family Medicine (2011) analizó a más de 200 personas mayores y no encontró relación alguna entre crujirse los dedos y la presencia de artrosis en las manos.

Eso sí, a pesar de que crujirse los dedos no provoca daño estructural ni artrosis, hacerlo de forma compulsiva o agresiva podría irritar los tejidos blandos que rodean la articulación, como ligamentos o tendones.

Además, aunque el gesto parece inofensivo desde el punto de vista médico, no siempre resulta agradable para quienes lo escuchan, e incluso puede generar cierta incomodidad o convertirse en una fuente de conflictos.

El crujido no indica si es una técnica eficaz o no

En fisioterapia, osteopatía y quiropraxia, es común que algunas técnicas manuales provoquen un sonido articular o cavitación. Este sonido se suele interpretar como garantía de éxito terapéutico, tanto por los profesionales como por los pacientes. Sin embargo, la evidencia indica que el sonido por si solo no garantiza la eficacia de la técnica ni implica una corrección biomecánica real.

Además, se ha demostrado que la manipulación puede ser efectiva aunque no se produzca ningún sonido, y que un crack audible puede no estar relacionado con mejoras clínicas significativas. Por lo tanto, el sonido articular durante una manipulación, no debe considerarse un marcador fiable de eficacia.

Los beneficios terapéuticos de la manipulación articular parecen estar relacionados más bien con mecanismos neurofisiológicos como la relajación muscular refleja de la terapia manual y no tanto del crujido en sí.

El espectáculo de los crujidos

Es frecuente ver plataformas como TikTok, Youtube o Instagram saturadas de vídeos de ajustes articulares donde micrófonos estratégicamente colocados amplifican los crujidos, generando millones de visualizaciones. Estos contenidos fusionan estética clínica con entretenimiento, ofreciendo una sensación de “arreglo instantáneo” del cuerpo.

Sin embargo, el espectáculo lleva consigo riesgos importantes. Consumir contenido médico en redes sociales cuando no proviene de profesionales sanitarios, puede fomentar expectativas poco realistas sobre los tratamientos y promover enfoques simplificados o pasivos para problemas complejos del sistema musculoesquelético.

Es importante destacar que este tipo de contenido puede reforzar la dependencia a técnicas pasivas y minimizar el valor del movimiento activo, la educación y la autonomía terapéutica. La clave para una buena salud musculoesquelética no está en el sonido, sino en el movimiento. El tratamiento del dolor de espalda, cuello o articulaciones no debería basarse únicamente en técnicas pasivas (como manipulaciones o masajes), sino en estrategias activas que aceleren la recuperación y ayuden a manejar el dolor.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Por qué nos fascina tanto el crujido de los huesos? Ciencia (y mito) detrás de un sonido viral – https://theconversation.com/por-que-nos-fascina-tanto-el-crujido-de-los-huesos-ciencia-y-mito-detras-de-un-sonido-viral-258948

Nunca más Nagasaki: el lanzamiento de la segunda bomba atómica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Natividad Carpintero Santamaria, Profesora Investigadora – Area Nuclear. Instituto de Fusión Nuclear "Guillermo Velarde" (IFN GV) – UPM, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

Consecuencias del bombardeo atómico de la Segunda Guerra Mundial en un suburbio situado a cuatro millas del centro de Nagasaki, Japón. Everett Collection/Shutterstock

Los días 6 y 9 de agosto se conmemora el aniversario del bombardeo atómico sobre Japón que puso fin a la Segunda Guerra Mundial, el conflicto armado más trágico de la historia de la humanidad. Desde aquel momento las bombas nucleares han condicionado definitivamente las relaciones políticas internacionales.

En 1995 tuve la oportunidad de asistir al 50 aniversario de este evento en Hiroshima, invitada por la Conferencia Pugwash, cuyo director, el profesor Joseph Robtlat, recibió en nombre de Pugwash el Premio Nobel de la Paz ese mismo año.

En 2024 este mismo galardón fue entregado a Shigemitsu Tanaka, representante de Nihon Hidankyo (Confederación Japonesa de Organizaciones de Víctimas de las Bombas Atómicas y de Hidrógeno). Tanaka era una víctima superviviente –hibakusha– del bombardeo sobre Nagasaki.

Ahora se cumplen 80 años de este capítulo histórico que no podemos ni debemos olvidar.

La primera decisión

Mapa de las misiones de lanzamiento de las dos bombas atómicas.
Mapa de las misiones de lanzamiento de las dos bombas atómicas.
Skimel/Wikimedia Commons, CC BY-SA

El 31 de mayo de 1945, y tras la rendición incondicional de Alemania, ocurrida el 8 de mayo, el presidente norteamericano Harry Truman tomó la decisión de lanzar sobre Japón, sin previo aviso, las dos bombas atómicas que habían sido desarrolladas en el Proyecto Manhattan: el Little Boy de uranio y el Fat Man de plutonio.

El Comité Especial de Objetivos reunido en Washington seleccionó las siguientes ciudades japonesas como blanco preferente: Hiroshima, Kokura, Niigata y Kioto, todas ellas de gran valor militar por sus fábricas de armamento y materiales estratégicos.

Con el bombardeo atómico se pretendía reducir el número de víctimas humanas, pues la destrucción de Tokio con bombas incendiarias, ocurrida el 10 de marzo de ese mismo año, había causado entre 80 000 y 100 000 fallecidos. Por otro lado, y aunque las cifras precisas son difíciles de establecer, la mayoría de las fuentes históricas coinciden en que en la sangría de las batallas de Okinawa e Iwo Jima murieron cerca de 110 000 soldados japoneses y en el ejército norteamericano se produjeron 72 000 bajas, de las cuales 12 500 fueron muertos o desaparecidos en combate.

Asimismo el gobierno norteamericano había calculado que si se continuaba con la guerra, los costes económicos que supondría bloquear a Japón por mar y los bombardeos masivos que tendrían que hacer, junto con una invasión por tierra al mismo tiempo, elevarían significativamente el gasto militar.

La segunda ciudad

Tras el bombardeo de Hiroshima el 6 de agosto de 1945, el Gobierno de los Estados Unidos lanzó la segunda bomba atómica. Una de las razones de este segundo ataque fue que no se había producido la rendición de Japón en los dos días siguientes. Otra, que ya lo tenían previsto.

El lanzamiento de la bomba de plutonio, que había sido probada previamente el 16 de julio de ese año en el desierto de Alamogordo en Nuevo México, se llevó a cabo entre serias complicaciones de planificación y previsiones atmosféricas.

La patrulla estaba formada por cinco B-29: el B-29 Bockscar cargado con el Fat Man, dos aviones para reconocimiento y otros dos para la comunicación de datos atmosféricos. Kokura sería el objetivo.

Un grupo de pilotos posa delante de un avión.
Tripulación de vuelo alistada del Bockscar.
ASAF/Wikimedia Commons

El 9 de agosto de 1945, al sobrevolar la ciudad la hallaron cubierta de niebla. Esto hizo que el B-29 se desviara hacia Nagasaki, ciudad que no estaba inicialmente considerada objetivo inicial preferente. La razón es confusa y en armonía con los contratiempos que se dieron desde el primer momento. ¿Problemas de transmisión de comunicaciones por radio ante una situación inesperada? ¿Problemas con el combustible del Bockscar? ¿Factor humano? No lo sabemos.

Nagasaki no tenía visibilidad total tampoco, pero sí podía verse entre nubes. La bomba Fat Man explosionó a las 11:02 horas a 500 metros sobre la zona norte de la ciudad, en Matsuyama-machi, y su potencia fue estimada en 18 kilotones.

La compleja topografía de la ciudad, situada en una región montañosa, confinó la fuerza de la explosión a un ámbito unidireccional que destruyó un 30 % de los edificios, con unas áreas más severamente dañadas que otras. Tres días antes, en Hiroshima, la bomba había explosionado de forma diferente, ya que al hallarse sobre una meseta la destrucción de la ciudad fue casi isótropica, es decir, igual en todas las direcciones, llevándose por delante más del 70 % de la ciudad.

Vista de la explosión sobre Nagasaki tomada por el B-29 de reconocimiento.
Vista de la explosión sobre Nagasaki tomada por el B-29 de reconocimiento.
U.S. Government/Wikimedia Commons

En Nagasaki la bomba consiguió en pocos minutos un resultado devastador. La onda térmica, la onda de choque y la radiación inicial hicieron que el establecimiento del número de víctimas fuera altamente dificultoso. En 1989 la Asociación Internacional de Médicos para la Prevención de la Guerra Nuclear hizo público un informe en el que hacía la siguiente valoración del bombardeo: 73 884 fallecidos, 74 909 heridos, 120 820 personas sin hogar, 18 409 casas dañadas, 11 574 casas totalmente quemadas, 1 326 casas totalmente destruidas y 5 509 casas parcialmente destruidas.

El daño que causaron las bombas atómicas no se cuantificó por el número de víctimas sino por el fenómeno destructivo de la radiación.

El 15 de agosto de 1945, el emperador Hiro Hito hizo oír su voz por radio, comunicando a su pueblo que Japón presentaba su rendición incondicional y aceptaba las condiciones de la Declaración de Postdam. El anuncio tuvo un gran impacto psicológico en la población, que por vez primera oía su voz, lo que le daba una dimensión humana a un emperador que perdía su ancestral divinidad.

Algunos miembros de las Fuerzas Armadas, aviadores, oficiales y jefes de la Marina Imperial reaccionaron a este anuncio con el suicidio. Entre ellos, el almirante Takijiro Onishi que con su propia espada se hizo el seppuku o harakiri –el suicidio ritual vinculado con la doctrina del Bushido–, siguiendo el código ético de los samuráis para morir con honor.

El 2 de septiembre de 1945, el ministro de Asuntos Exteriores japonés Mamoru Shigemitsu, actuando en nombre del emperador, del Gobierno Imperial y del Cuartel General Imperial, firmó los protocolos de la rendición en el acorazado norteamericano Missouri.

Vista actual de la ciudad de Nagasaki.
Vista actual de la ciudad de Nagasaki.
Tomio344456/Wikimedia Commons, CC BY-SA

El bombardeo atómico sobre Japón inició un desarrollo masivo de armas nucleares. Sin embargo, no podemos ni debemos olvidar los nombres de Hiroshima y Nagasaki. Tenemos la obligación moral de recordar que fueron dos ataques catastróficos que bajo ninguna excusa pueden volver a repetirse.

De hacerlo, el impresionante avance científico y tecnológico de las actuales armas nucleares daría como resultado que no quedarían ni vencedores ni vencidos.

The Conversation

María Natividad Carpintero Santamaria no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Nunca más Nagasaki: el lanzamiento de la segunda bomba atómica – https://theconversation.com/nunca-mas-nagasaki-el-lanzamiento-de-la-segunda-bomba-atomica-262559

Islamofobia visual: el campo de batalla de la geopolítica también está en las pantallas de los videojuegos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio César Moreno Cantano, Grupo de investigación Seguridad, Desarrollo y Comunicación en la Sociedad Internacional de la UCM (UCM-971010-GR96/20), Universidad Complutense de Madrid

Desde la irrupción de la tecnología digital, los videojuegos –al igual que tiempo atrás el cine, la televisión o la literatura– se han sumado como actores relevantes en el campo de la confrontación ideológica entre EE. UU. y el mundo islámico.

Cada cierto tiempo se publican noticias sobre determinados títulos que han sido censurados, o directamente prohibidos, porque en algunas de sus misiones, narrativas o aspectos gráficos se “vulneraban” elementos propios de su identidad política, religiosa o cultural.

Este formato interactivo constituye una nueva forma de “geopolítica visual”, pues no solo transmiten un mensaje a través de una narración o reproducen escenarios reales o ficticios mediante sus espectaculares gráficos, sino que crean un “espacio de simulación” de carácter emocional que anticipa o aproxima de manera directa todo aquello que nos llega a través de otros canales y fuentes de información. Esto permite, en muchas ocasiones, que el poder político se refleje en los juegos.

Estados Unidos e Irán se ven las caras en la ‘soft war’

Irán aparece como uno de los países más activos en dar réplica a los discursos y narrativas norteamericanas en el ámbito cultural. Esto ha llevado a prohibir afamadas creaciones como Battlefield 3, que ambientaba una de las misiones en la ocupación de Teherán por parte de los marines, ya la creación de múltiples videojuegos que rechazan la perspectiva occidental sobre la “Guerra contra el Terror”.

Este tipo de maniobras, que se extienden también contra Israel, se vinculan al concepto de soft war –“guerra blanda”–, eufemismo para referirse a la propagación de ideas, cultura e influencias extranjeras a través de las tecnologías de la información y la comunicación.

De esta manera, hace poco los medios persas anunciaban un nuevo videojuego que, con el nombre de True Promise, glorificaba los lanzamientos de misiles contra territorio israelí en abril y octubre de 2024.

Jugar como un soldado palestino

Bajo unas coordenadas similares se posiciona el videojuego propalestino Fursan al-Aqsa, que debido a sus contenidos ha recibido fuertes críticas y censura (la más reciente en Reino Unido, donde ha sido eliminado de la plataforma digital Steam) y ha sido calificado por europarlamentarios italianos como terrorista y antisemita. Como replicó su creador, Nidal Nijm, “es muy subjetivo llamar propaganda terrorista al hecho de jugar como un soldado palestino contra los soldados israelíes”.

Este género de producciones son la respuesta a gran número de videojuegos occidentales que, con una clara intención ideológica o escaso interés a los elementos culturales del mundo árabe e islámico, lo ha estereotipado como “enemigo”, “intolerante”, “violento” y “terrorista”, como indican algunos estudios sobre el tema.

Esta islamofobia videolúdica se plasma en varios ejemplos, algunos de ellos muy recientes. En noviembre de 2021, un jugador de Call of Duty: Vanguard denunciaba desde su cuenta de Twitter que en una escena aparecían tiradas en el suelo varias páginas del Corán. De inmediato, los responsables de este título emitieron una nota pública disculpándose: “Call of Duty está hecho para todos. La semana pasada se incluyó por error contenido insensible hacia la comunidad musulmana, que desde entonces ha sido eliminado del juego”.

Tiempo atrás, otro usuario alertó que en Call of Duty: Modern Warfare 2, en un mapa aparecían escrituras del Corán grabadas en el marco de una pintura situada en un baño, considerado un lugar totalmente inapropiado para este tipo de mensajes religiosos.

Junto al Corán, otro de los símbolos más sagrados del islam es la Kaaba (dentro de la Gran Mezquita de La Meca), considerada la “casa de Alá”, centro de peregrinación más importante para los musulmanes. En el videojuego de acción y aventura fantástico Devil May Cry 3, la Kaaba aparecía como la entrada a una fortaleza demoniaca, generando un gran malestar entre gran número de jugadores de este credo.

Protesta de la Universidad Al-Azhar de El Cairo

También ha suscitado polémica Fortnite, uno de los battle royale –género donde un gran número de jugadores compiten entre sí en un mapa que se reduce progresivamente, hasta que solo queda un jugador o equipo victorioso– más famosos a nivel mundial, con más de 350 millones de cuentas registradas en 2021. La Universidad Al-Azhar de El Cairo emitió una nota de protesta contra este título porque para poder avanzar a otro nivel y conseguir más premios había que destruir un edificio que simulaba la Kaaba: “Esto afecta a las creencias y al respeto propio de los jóvenes y subestima la importancia de sus santidades. Por ello, el centro reitera la prohibición de todos los juegos electrónicos que fomenten la violencia o contengan ideas falsas que distorsionen la fe o muestren desprecio por las creencias religiosas”.

Este rechazo se extendió a otros países como Indonesia, donde el Ministro de Turismo y Economía Creativa pidió la eliminación de Fortnite. La respuesta de Epic Games, responsable del mismo, fue que se trataba de la creación de un jugador particular y que “nuestro equipo respeta todas las religiones”.

Esta índole de controversias y simplificaciones en el mundo del videojuego, lejos de resolverse, van en aumento. Algunos informes de la Unión Europea advierten que muchas plataformas como Steam, Discord o Twitch contribuyen a la radicalización online, ya sea a favor de los grupos de extrema derecha (que hacen de la islamofobia uno de sus caballos de Troya) o como herramienta de gamificación terrorista (ISIS).

Frente a este tipo de prácticas, no resta más que alfabetización digital, respeto a la diversidad cultural y responsabilidad a los grandes estudios y compañías de videojuegos, desde Washington a Teherán.

The Conversation

Antonio César Moreno Cantano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Islamofobia visual: el campo de batalla de la geopolítica también está en las pantallas de los videojuegos – https://theconversation.com/islamofobia-visual-el-campo-de-batalla-de-la-geopolitica-tambien-esta-en-las-pantallas-de-los-videojuegos-250541

Las vacaciones también enseñan: lo que los niños aprenden sin querer cuando no están en la escuela

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Joan Tahull Fort, Profesor de sociología de la educación, Universitat de Lleida

shutterstock Tatevosian Yana/Shutterstock

Con la llegada de las vacaciones escolares, muchas familias y docentes se preguntan qué pasa con los aprendizajes cuando paran las clases. ¿Se pierde el tiempo? ¿Se estanca el desarrollo? ¿Conviene seguir con tareas o actividades académicas para “no perder el ritmo”?

Estas preguntas ignoran algo fundamental: el aprendizaje no se detiene cuando termina el año escolar. Simplemente, cambia.

Durante las vacaciones, lejos de las estructuras formales académicas, los niños y jóvenes siguen aprendiendo –y mucho–, aunque de manera más informal, espontánea y emocionalmente significativa. En lugar de contenidos curriculares, lo que se cultiva en estos períodos de “descanso” son competencias igual de esenciales para la vida: habilidades sociales, autonomía, creatividad, gestión emocional, resolución de conflictos, conciencia del tiempo, sentir el aburrimiento…

Tiempo desestructurado y desarrollo cerebral

En nuestra sociedad, marcada por una obsesión con la productividad y el rendimiento, tendemos a ver el tiempo libre como un “vacío” que hay que llenar. Sin embargo, la neurociencia y la psicología del desarrollo llevan años demostrando que el descanso, el juego libre y la socialización entre iguales son fundamentales para el desarrollo cognitivo, social y emocional en la infancia y la adolescencia.




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Las vacaciones permiten algo que difícilmente ocurre en la escuela: el tiempo desestructurado. Un espacio sin objetivos definidos, sin evaluación ni presión externa, donde los niños pueden explorar el mundo a su manera, seguir su curiosidad, aburrirse (el aburrimiento también enseña) y encontrar formas propias de resolver problemas cotidianos.

Lo que se aprende sin querer

A continuación, enumero algunas de las habilidades y aprendizajes que se desarrollan naturalmente durante las vacaciones y son esenciales para la vida:

  1. Negociar y convivir con los demás. Durante el año escolar, las interacciones suelen estar mediadas por normas y figuras adultas que regulan el comportamiento. En cambio, en vacaciones –especialmente cuando hay tiempo compartido con hermanos, primos, vecinos o amigos–, los niños descubren la necesidad de negociar, acordar reglas, ceder, resistir y colaborar. Aprenden a convivir entre iguales, a veces con conflictos, pero también con reconciliaciones.

  2. Organizar el tiempo. Sin horarios rígidos, muchos niños y jóvenes aprenden a administrar su propio tiempo: cuándo levantarse, cuánto dedicar al juego, al descanso, a ayudar en casa o simplemente a estar en su mundo. Esta flexibilidad es clave para desarrollar autonomía y planificación personal.

    También existe el riesgo de un uso excesivo de los dispositivos electrónicos, lo que puede provocar que los jóvenes pasen más tiempo del necesario frente a las pantallas, descuidando otras actividades importantes como el descanso, el ejercicio físico o la interacción social.

    Cuando el móvil se convierte en el centro de la vida cotidiana de un adolescente, es fundamental abrir espacios de diálogo y reflexión. Encontrar un equilibrio entre la autonomía y ciertos marcos de contención puede ayudar a desarrollar un uso más consciente y saludable de la tecnología.

  3. Explorar sus intereses. Las vacaciones son una oportunidad para que los niños se reconecten con lo que les gusta. Tal vez pasen la tarde dibujando sus personajes favoritos, haciendo legos, hojeando revistas o cómics, mirando hormigas en el patio, probando nuevos juegos con sus amigos o ayudando a preparar el desayuno con la abuela. Es un tiempo de exploración libre, sin exámenes ni presiones externas. Aprenden por curiosidad, por gusto, y porque cada día pueden descubrir algo nuevo a su manera y ritmo.

  4. Desarrollar la creatividad. El tiempo libre favorece la creación de mundos imaginarios, historias inventadas, juegos espontáneos o manualidades improvisadas. Quién no recuerda su infancia, mirando las formas de las nubes e imaginando personajes, animales fantásticos o escenas que solo nosotros podíamos ver. Es en esos momentos aparentemente simples –dibujando, construyendo una cabaña o explicando historias– aparece la creatividad.

  5. Manejar el aburrimiento. En un primer momento, cuando se terminan las actividades organizadas, aparece el clásico “me aburro”. Para los adultos puede sonar como una queja o una señal de que algo falta, pero en realidad el aburrimiento es un motor. Enseña a los niños a tolerar la ausencia de estímulos inmediatos, a quedarse un rato con ellos mismos y a activar sus propios recursos internos. Al principio puede haber incomodidad, pero pronto aparece la chispa: un juego inventado, una historia… Muchos descubrimientos valiosos, ideas creativas y momentos de juego auténtico aparecen después del aburrimiento. Dar espacio a la pausa es dejar que surja la imaginación.

  6. Conectar con su mundo emocional. Los niños tienen más tiempo para sentir, pensar y hablar sobre lo que les pasa. El descanso físico y mental abre un espacio para las emociones que estaban contenidas o silenciadas. A veces basta una tarde tranquila, una conversación sin prisa o simplemente estar presentes para que surjan preguntas, miedos, sueños o alegrías que durante el año quedaban en segundo plano. Y quienes convivimos con ellos lo sabemos: en vacaciones, los hijos crecen más y consolidan conocimientos. Consolidan habilidades y competencias que estaban, pero todavía no se manifestaban.

  7. Vincularse con otros adultos y referentes. No todo pasa por la escuela o los padres. En vacaciones, los niños se relacionan con tíos, abuelos, vecinos, monitores o adultos en otros roles. Estos vínculos también enseñan: modelan formas de hablar, de actuar, de resolver problemas, y ofrecen una diversidad de perspectivas. Estos vínculos amplían su red de afectos y les dan un sentido de pertenencia más allá del núcleo familiar.




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El valor del juego y la desestructura

El juego libre es una de las actividades más serias y formativas de la infancia y la juventud. No todo debe tener un propósito académico para ser valioso. Jugar es, en sí mismo, una forma profunda de aprendizaje. Es en el juego donde se experimentan roles, se ensayan normas, se gestiona la frustración y se valora la creatividad.

Además, el hecho de que muchas de estas experiencias ocurren fuera de estructuras rígidas no las hacen menos valiosas; al contrario, son complementarias. De hecho, la desestructuración del tiempo hace los aprendizajes más personalizados, más duraderos y conectados con la realidad emocional del niño.

¿Qué pueden hacer las familias?

No se trata de convertir las vacaciones en otra escuela paralela ni llenar la agenda con actividades formales. Lo ideal es encontrar un equilibrio entre cierta estructura (rutinas básicas y límites claros) y cierta libertad.

Algunas ideas para acompañar son:

• Fomentar momentos de juego libre, incluso sin juguetes.

• Proponer tareas sencillas en casa que impliquen participación y responsabilidad.

• Conversar sobre lo que sienten, lo que les interesa, lo que sueñan.

• Dejar tiempo para el aburrimiento, sin llenarlo enseguida.




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Aprender fuera del aula

Las vacaciones no son una pausa en el aprendizaje: son un escenario distinto, con otras reglas, donde aparecen nuevas formas de conocimiento fundamentales para la vida. Reducirlas a un simple tiempo “improductivo” es no ver todo lo que está sucediendo en la mente y en el ámbito emocional de los niños y adolescentes.

Seguramente, la lección más importante sea que aprender no siempre requiere un aula en una escuela. A veces, basta con un grupo de amigos, un árbol para trepar, una conversación, una tarde sin nada que hacer… Porque, como decía el pedagogo Francesco Tonucci, “los niños no necesitan más deberes, necesitan más vacaciones, más tiempo libre, más juego y más calle”.

The Conversation

Joan Tahull Fort no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Las vacaciones también enseñan: lo que los niños aprenden sin querer cuando no están en la escuela – https://theconversation.com/las-vacaciones-tambien-ensenan-lo-que-los-ninos-aprenden-sin-querer-cuando-no-estan-en-la-escuela-260262

¿Qué pasó con los supervivientes después de Hiroshima y Nagasaki?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Agustín Rivera Hernández, Profesor de Periodismo, Universidad de Málaga

La Cúpula de Genbaku, la estructura del único edificio que permaneció en pie cerca del lugar donde explotó la primera bomba atómica el 6 de agosto de 1945, es hoy en día el Memorial de la Paz en Hiroshima. GC photographer/Shutterstock

La historia de la Segunda Guerra Mundial parece que acaba con el fin de los campos de concentración y la caída del régimen nazi. Que las bombas atómicas fueron el epílogo necesario (con o sin comillas) para la paz. Que Hiroshima y Nagasaki fueron arrasadas, hubo pérdidas humanas, pero no sufrieron. Esta es la imagen prefijada… que dista de la realidad.

En la primavera de 1995 estudiaba tercero de Periodismo en la Universidad de Málaga. Manu Leguineche, acaso el más brillante reportero internacional español del siglo XX junto a Manuel Chaves Nogales, dio una charla y yo me fui detrás de él para preguntarle cosas sobre Japón. Estaba leyendo aquellos días Los años de la infamia y me recomendó que fuera a Hiroshima; el 6 de agosto de hace ahora tres décadas se cumplía el 50 aniversario del lanzamiento de la bomba atómica.

Portada de _Hiroshima. Testimonios de los últimos supervivientes_.

Kailas Editorial

Aquella cobertura, que escribí para la sección internacional de Diario 16, cambió mi vida profesional. Me impactó la ausencia de rencor de los hibakusha, que etimológicamente significa “personas bombardeadas”. Escuché sus voces; esos testimonios que explicaban el momento de la explosión y lo que les afectó. Eran rostros tristes, pero no veía odio.

En 2023 publiqué Hiroshima: testimonios de los últimos supervivientes. Ahora, en 2025, en una nueva edición que lleva prólogo de Sergio del Molino (Premio Alfaguara 2024) y un epílogo con la cobertura en Oslo del Premio Nobel de la Paz para la organización japonesa Nihon Hidankyo, compuesta por hibakusha, reivindico el valor de los testigos, del factor humano, de conocer las vidas de las personas que sufrieron.

El estigma

¿Cuántos hibakusha siguen vivos? Por primera vez son menos de 100 000: 99 130 personas. Su edad media es de 86,13 años, según datos publicados el pasado mes de julio por el Ministerio de Bienestar japonés.

Aunque esta cifra parece abultada, no lo es tanto si se tienen en cuenta diversos factores. Por un lado, muchos tienen problemas mentales –demencia o alzhéimer– y no pueden contar su experiencia. Por otro, la gran mayoría no quiere hablar del momento de la explosión e incluso ni sus amigos más cercanos saben que son hibakusha. No lo dijeron porque hubiesen sufrido un estigma si reconocían que eran supervivientes. Además, comentarlo dificultaba conseguir un empleo y parejas e hijos por el miedo a que la descendencia naciera con algún tipo de secuelas físicas. Todavía no son muchos los que quieren relatar la experiencia.

Por eso es digno de mención el testimonio de gente como Takako Gokan. Cuarenta años después de la explosión atómica estaba con Sekiko, su hija, en un baño termal japonés cuando se dio cuenta de que la gente miraba sus quemaduras en brazos, vientre y piernas. Sekiko la tapó rápido con una toalla. Aunque ya estaba a salvo de las miradas y los comentarios, Takako decidió en ese momento que no iba a ocultar que era una superviviente. “Los niños pueden ser crueles”, me contó Takako, rememorando su infancia. “Algunos no entendían cómo podía estar bien si mis padres habían muerto. Ser huérfana estaba mal visto”.

Pasado y futuro de la bomba

El testimonio de los hibakusha resulta clave para conocer, 80 años después del bombardeo sobre la ciudad de Hiroshima, qué pasó aquel día de agosto a las 8:15 horas.

El avión Enola Gay lanzó Little Boy, la bomba que provocó la muerte inmediata de 70 000 personas, un número que ascendió a 140 000 a finales de ese año. Hasta aquel momento, Hiroshima tenía una población de 245 000 habitantes y su vida cotidiana era normal. Los efectos de la radiación, la llamada lluvia negra, se comenzaron a percibir desde esa misma tarde.

Una foto en blanco y negro de una ciudad arrasada.
Así quedó Hiroshima tras el lanzamiento de la bomba.
Everett Collection/Shutterstock

Nagasaki, la gran olvidada, fue la receptora de la segunda bomba atómica, pero no era la primera candidata tras Hiroshima; Kokura iba a ser el destino original. Fat Man, como se llamaba el explosivo atómico, cayó en paracaídas, como si lo hubieran disparado con una pistola con silenciador, sin prisa, desde el avión estadounidense llamado Bock’s Car hasta el objetivo. El viaje infernal duró 47 segundos. La bomba erró: explotó a quinientos metros de altura y tres kilómetros más tierra adentro de lo previsto, en parte debido al tiempo. En Hiroshima se había arrojado sin paracaídas.

Antes de todo esto, con una población diezmada y después de que Estados Unidos hubiera bombardeado Tokio, Japón estaba a punto de rendirse. Pero en ese momento, la nación americana y la Unión Soviética se encontraban inmersas en la siguiente pantalla. En realidad se estaban repartiendo el tablero geopolítico de la posguerra.

Las bombas atómicas no eran inevitables. Barton J. Bernstein, catedrático de Historia de la Universidad de Stanford, señala que, basándose en las memorias de posguerra del almirante William Leahy y del general Dwight D. Eisenhower, entre otros, comenzaron a surgir dudas acerca de su empleo en la guerra:

“Con el paso de los años, los estadounidenses se enteraron de que las bombas, de acuerdo con cálculos militares de alto nivel hechos en junio y julio de 1945, no habrían salvado probablemente medio millón de vidas en las invasiones, como Truman mantuvo a veces después de Nagasaki, sino menos de 50 000”.

Tampoco se calibró el impacto que iban a tener los artefactos en la vida de los habitantes de Hiroshima y Nagasaki. El término hibakusha tardó cinco o diez años en empezar a oírse. La prensa no publicaba mucha información sobre ellos, así que los ciudadanos no conocían demasiado lo que había ocurrido.

Hasta 1957 no hubo ningún tipo de apoyo para los supervivientes. Se siguieron las instrucciones que ordenaba Estados Unidos (que ocupó el país desde el final de la guerra hasta 1952) y el Gobierno japonés tampoco les prestó demasiada atención. Ahora tienen derecho a un chequeo médico dos veces al año. También han conseguido un apoyo económico, que depende del tipo de enfermedad, de entre 30 000 y 100 000 yenes.

En 1967, el psiquiatra estadounidense Robert Jau Lifton publicó Muerte en vida: sobrevivientes de Hiroshima, una obra clave que profundiza en el aspecto mental de quienes vivieron para contar la bomba, un asunto muy poco tratado hasta ese momento. Él fue quien acuñó el término que identificaba el “adormecimiento psíquico” que padecieron los hibakusha. Sostuvo que emplear bombas atómicas no era necesario:

“Japón estaba totalmente devastado. Habíamos bombardeado todas las ciudades importantes con armas convencionales. Y como saben, murieron más personas en los ataques a Tokio que en Hiroshima. En mi opinión, no era necesario usar armas nucleares para terminar la guerra”.

El escritor y Premio Nobel de Literatura japonés Kenzaburo Oé, en Cuadernos de Hiroshima, dice: “Vi cosas en Hiroshima que tenían mucha relación con la peor de las humillaciones, pero, por primera vez en mi vida, allí conocí a la gente más digna”.




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Actualmente, en la Tierra existen 4 000 cabezas nucleares listas para ser lanzadas. Esa es la gran amenaza que se cierne sobre la humanidad en estos momentos. Los hibakusha conocen mejor que nadie este peligro. Y les duele recordar. Las segundas y terceras generaciones de supervivientes, los hijos y los nietos de Hiroshima, están continuando el testigo de sus mayores y advirtiéndolo.

Por eso conviene recordar la cultura que conforma, de una manera clara, la identidad de las dos ciudades bombardeadas, convertidas ahora en emblemas del pacifismo internacional. Como dice el cenotafio del Parque de la Paz de Hiroshima: “No repetiremos el error”.

The Conversation

Agustín Rivera es autor de ‘Hiroshima: testimonio de los últimos supervivientes’, cuyo primer capítulo fue galardonado en 2024 con el III Premio Internacional de Periodismo Manuel Chaves Nogales. Con esta obra también fue Mención Especial del Jurado del Premio Rodolfo Walsh.

ref. ¿Qué pasó con los supervivientes después de Hiroshima y Nagasaki? – https://theconversation.com/que-paso-con-los-supervivientes-despues-de-hiroshima-y-nagasaki-262552

How language classes for immigrant students can perpetuate inequity

Source: The Conversation – Canada – By Roberta Soares, Assistant Professor, Faculty of Education, L’Université d’Ottawa/University of Ottawa

Different countries and regions use various models for integrating immigrant students who need to learn or improve the language of schooling.

In Québec, one model for young people is the classe d’accueil, which could be translated in English as welcoming class or reception class.

It is part of the linguistic, school and social integration program of the Ministry of Education of Québec. According to provincial documents, the welcoming class is for those “in need of support” to improve their language skills.

It can be used from preschool to high school in the province, but it is notably used in secondary schools and in regions where the number of students learning the language of schooling is high, such as Montréal.

Students who do not speak French well enough to be placed in the mainstream class are placed in the welcoming class for French learning. Students in high school study mainly French, but also math, arts and physical education. This happens separately from students attending the mainstream class.

Interviews with students, school workers

My doctoral research focused on the placement procedures of newly arrived immigrant high school students before and after their stay in the welcoming class in Montréal.

I collected and analysed different types of data: documents, school observations and interviews with 37 school workers and seven students to learn about their experiences and views on the subject.

My research suggests that, even though the welcoming class is considered a “transition” to the mainstream class, the reality is more complicated.

In fact, some students may never get to the mainstream class. My research results reveal long stays in the welcoming class, immigrant students being placed below the age level of the students in the mainstream class and placements in general adult education and special education.

Challenges for immigrant students

Some students may stay years in the welcoming class if they are not considered ready to be placed in the mainstream class.

For some older teenagers who arrive without language skills of the host society, there are great chances that they can, after secondary school, be sent to adult education. They can end up studying with adults much older than them, which can influence their motivation.

Placement in special education means that they can be considered as having learning disabilities or directed towards technical programs that prepare them directly for the labour market.

A ‘deficit’ approach to seeing students

According to school workers I interviewed in my study, only some of the students meet the requirements of the host environment in terms of performance and behaviour and can therefore achieve educational success.

The students who fail to adapt can be seen as having individual or cultural “deficits” – for example, learning difficulties or academic delays. Some school workers highlighted structural issues of the host environment. They notably mentioned viewing school systems as under-resourced to meet immigrant students needs.




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My research suggests what is meant to be a temporary support becomes a sorting mechanism to stream immigrants into an educational track that can lead to limits on higher education and lower-paying employment.

Thus, there is a need to critically look at how the decisions are made to place and keep students in the welcoming class and who they serve.

Families not sufficiently informed

According to students in my study, they (and their parents) are not sufficiently informed about the education system in their host province.

Consequently, they tend to accept placement decisions – in the welcoming class, general adult education and special education – without fully understanding the implications.

Other research has also shown how immigrant parents might not be familiar with the local education system and thus might not question recommendations by school workers.

In fact, since their focus is on their children’s safety and learning, they tend to trust the educational system and its professionals to guide them.

Placement decisions shape futures

Long stays in the welcoming class, as well as special education and adult education placements, can have profound consequences in the lives of immigrant students, especially those who are racialized, come from low-income backgrounds or have experienced interrupted schooling.

Based on the accounts of students in my study, being placed in the welcoming class, special education or adult education can deepen dynamics of othering. As other researchers have noted, “specialized” or “separate” forms of education often add to how students are viewed through a lens of difference, especially racialized, linguistic and cultural difference.

The discourse of integration can mask processes of categorizing and managing students based on conformity to dominant norms.

However, this is not to suggest that people in school systems who facilitate placements to the welcoming class, special education or adult education lack good intentions for immigrant students.




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Many school workers seem to be doing their best under difficult conditions. It is a systemic issue, rooted in the structure of the school system. Nevertheless, if the system itself reproduces inequalities, acknowledging good intentions is not enough.

Thus, to create equitable education for all students, it is essential to:

1) ensure immigrant families have clear and accessible information about their rights and options by providing adequate support such as translation services, and by ensuring full student and parent participation in decision-making.

2) offer training and support to educators that encourages asset-based, instead of deficit-based, thinking, to legitimize and embrace different ways of learning).

3) consider inclusive models inside the mainstream classroom by providing sufficient school resources to facilitate a broader range of placement options.

In these ways, by moving to more flexible, equitable and student-centred approaches, our school systems can practise different ways of supporting student academic success.

The Conversation

The research carried out during the doctoral program received financial support from the Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC) and the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC).

ref. How language classes for immigrant students can perpetuate inequity – https://theconversation.com/how-language-classes-for-immigrant-students-can-perpetuate-inequity-259867

Back-to-school transitions can trigger stress and anxiety — these 5 books can help

Source: The Conversation – Canada – By Joanna Pozzulo, Chancellor’s Professor, Psychology, Carleton University

Managing emotions in a healthy way matters for our well-being. (Unsplash/Taylor Flowe)

As the end of summer approaches, many will find themselves preparing to usher in a new school year.

This transition period can be difficult, leading to a significant increase in stress and anxiety.

Bibliotherapy — the use of books and literature to support mental health and well-being — may be helpful.

The term bibliotherapy was coined in 1916, but the notion of using books or reading to support health and well-being was around well before then.

In recent years, bibliotherapy has been experiencing a resurgence to support mental health in clinical and non-clinical settings.

Mental health practitioners and scholars who study literature or books, as well as the intersection of medicine and human experiences of illness and wellness, are taking an interest in bibliotherapy in varied ways.




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As a professor of psychology and Director of the Mental Health and Well-Being Research and Training Hub at Carleton University, I have created the Reading for Well-being Community Book Club. Through this hub, I select evidence-based books on various dimensions of well-being and self-improvement.

Each month, members receive a newsletter with my selection and review, along with a link to an electronic discussion board to comment on the books. All are welcome to join and there are no fees.

a teen girl sitting against a book shelf in a library reading a book
Reading has been associated with improved personal well-being, since it can decrease stress and promote a sense of calmness.
(Unsplash/Eliott Reyna)

Bibliotherapy, practised as prescribed reading by a mental health professional, can help with anxiety and depression with positive effects being sustained over a longer period.

If you seek to be proactive with maintaining your mental health, or are mildly concerned about how well you are doing (the mental health continuum model of “green, amber and red” zones might help you consider this), self-help books are among the resources that can provide a supportive option until you have access to a professional, or in conjunction to working with a trained professional.

When choosing books for this purpose, choose evidence-based books.

Here are five books offering strategies on how to ease the stress and anxiety associated with back-to-school transitions.

Shift: Managing Your Emotions — So They Don’t Manage you by Ethan Kross

a white book cover with the word shift and smiling and sad emojis
‘Shift’ by Ethan Kross.
(Penguin Random House)

Kross, a professor and leading expert on emotion regulation, explores the science of emotion and provides several evidence-based strategies to help you manage it in a healthy way.

One of the most powerful statements in the book is the very last one Kross makes: “We have the power to shift our lives,” which illustrates our capacity to improve well-being.

This book is a must-read for anyone interested in emotion regulation.


Good Anxiety: Harnessing the Power of the Most Misunderstood Emotion by Wendy Suzuki with Billie Fitzpatrick

Neuroscience professor Suzuki takes you on a science-filled journey of how anxiety works in our brains and how you can change those pathways for a more positive experience.

Three themes that emerge centre around making time for meditation, exercise and sleep. These elements may help you move from bad to good anxiety.

The notion of good anxiety is about coping and changing our perceptions and reactions to anxiety so that it becomes a strength and motivator; “our superpower,” as Suzuki notes.

Suzuki provides numerous guided strategies to help make the shift to good anxiety.

The Resilient Teen: 10 Key Skills to Bounce Back from Setbacks & Turn Stress Into Success by Sheela Raja

a book cover for resilient teens with hands holding onto wrists forming a circle
‘The Resilient Teen’ by Sheela Raja.
(New Harbinger Publications)

Raja, a clinical psychologist and professor, provides evidence-based strategies to help teens build their resilience, which is the ability to maintain well-being when stressors arise.

Using the strategies described can help readers develop resiliency.

This is a book for teens, and those who interact with teens, who want techniques to help deal with stress and anxiety.


Breathing is My Superpower: Mindfulness Book for Kids to Feel Calm and Peaceful by Alicia Ortego

This book features the character Sophia, who describes several child-friendly breathing techniques to help regulate emotions.

Some basic yoga techniques also are described to help ease anxiety. The techniques in the book can be practised by a child alone or with an adult.


Ruby Finds a Worry by Tom Percival

‘Ruby Finds a Worry’ by Tom Percival.
(Bloomsbury Publishing)

This is a child-friendly picture book on how worry can grow and become more difficult to manage if ignored.

By helping another child who experiences worry, the character Ruby learns that talking about worry can help manage it.

This book can be used as an entry point to talk to children about their emotions.


Reading for Well-Being podcast

Podcasts provide several benefits for health and well-being. Listeners can gain access to leading experts around the world and content may be presented in a way that helps people gain a deeper understanding of the subject matter.

I created the Reading for Well-Being podcast to facilitate my book club’s knowledge mobilization (providing research findings in a manner that can be used by the general public).

I interview the authors of my selected book club picks to help listeners better understand the science and strategies for improved well-being. Book club members can submit questions to the authors in advance of an episode’s recording.

Reading books about wellness or self-help can be a useful tool in coping with stress and anxiety associated with going back to school. But, remember, choose books that are written by professionals with advanced training from reputable institutions. For severe anxiety, seek help from a doctor or trained mental health professional.

The Conversation

Joanna Pozzulo receives funding from the Social Science and Humanities Research Council.

ref. Back-to-school transitions can trigger stress and anxiety — these 5 books can help – https://theconversation.com/back-to-school-transitions-can-trigger-stress-and-anxiety-these-5-books-can-help-261042