Pourquoi l’astrologie et les cartes de tarot, qui ont des siècles d’histoire, nous intéressent-elles encore ?

Source: The Conversation – in French – By Hanna Tervanotko, Associate professor, Religious Studies, McMaster University

Le jeu de tarot Sola Busca, originaire d’Italie, au XVe siècle environ. (Artist unknown), CC BY

D’après un rapport récent du Pew Research Centre, plus de 30 % des Américains croient à des pratiques ésotériques et consultent régulièrement des astrologues, tarologues ou cartomanciens.

Même si l’enquête indique que ces personnes le font « pour s’amuser » et déclarent ne se fier qu’« un peu » aux informations obtenues par la divination, la persistance – et l’augmentation apparente – de ces pratiques semble montrer qu’il y a quelque chose de plus profond en jeu.

un dessin représentant une femme vêtue d’une robe bleue
Carte de tarot : la grande prêtresse (tarot Waite-Smith), vers 1909.
(Pamela Colman Smith), CC BY

Les humains se sont toujours tournés vers la divination pour trouver des réponses à leurs questions et acquérir des connaissances qui pourraient les aider à se préparer pour l’avenir, en particulier dans les périodes d’incertitude. Ainsi, les recherches sur les « cartes de tarot » ont augmenté de plus de 30 % pendant la pandémie.

J’étudie la divination à l’époque de l’antiquité, mais j’ai aussi observé des devins contemporains à l’œuvre et discuté avec eux de leur pratique, afin de mieux comprendre leur travail. Ils affirment que leurs clients demandent des consultations de tarot plus fréquemment qu’auparavant.

Qu’est-ce que la divination ?

Le dictionnaire Usito définit la divination comme suit : « Art, capacité supposée de prévoir l’avenir et de connaître ce qui est caché par l’interprétation non scientifique de phénomènes. » Le Merriam-Webster parle d’un ensemble de « pratiques qui cherchent à prévoir ou à prédire des événements futurs ou à découvrir des connaissances cachées, généralement par l’interprétation de présages ou à l’aide de pouvoirs surnaturels ».

Les méthodes divinatoires, telles que le tarot et l’astrologie, permettent de poser des questions lorsque d’autres systèmes ne fournissent pas de réponse. Ces questions peuvent être très personnelles et difficiles à aborder dans un cadre religieux formel. Les réponses divinatoires donnent le sentiment d’avoir une compréhension plus profonde, ce qui peut engendrer une impression de contrôle sur un avenir incertain.

Outre l’astrologie et le tarot, les méthodes les plus connues sont l’interprétation des rêves, la lecture dans les tasses de café ou les feuilles de thé, l’observation des animaux et de la nature, ainsi que la lecture des lignes de la main et d’autres caractéristiques corporelles, telles que la forme du nez ou l’emplacement des yeux.

Lorsqu’une personne utilise des objets tels que des cartes, des feuilles de thé, des dés ou des coquillages, le facteur commun de ces méthodes est l’impossibilité de contrôler les signes qu’elles produisent. Par exemple, on doit généralement mélanger le jeu de tarot pour garantir des résultats aléatoires. Il ne faut pas manipuler les résultats.

La divination, un autre mode de connaissance

Les données du Pew Centre révèlent qu’aux États-Unis, les jeunes, les femmes et les membres de la communauté LGBTQ sont parmi les personnes qui ont le plus recours à des méthodes divinatoires. Marcelitte Failla, professeure d’études religieuses, a écrit sur les femmes noires contemporaines qui se sont réapproprié le jeu de tarot pour répondre de manière créative à leurs besoins spirituels.

De nombreuses personnes se tournent vers la religion lorsqu’elles sont confrontées à l’inconnu. Elles utilisent leur pratique religieuse pour résoudre leur insécurité et solliciter l’aide divine.

Cependant, il y a toujours eu des personnes qui n’avaient pas accès à une religion formelle. Les pratiques divinatoires peuvent être particulièrement attrayantes pour celles qui ont été exclues de la religion traditionnelle et qui ont dû trouver d’autres moyens de surmonter leurs incertitudes.


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Ce pouvait être le cas pour ceux qui vivaient dans des régions isolées et ne pouvaient se rendre dans des lieux de culte tels que des temples. Ils pouvaient aussi avoir été exclus de la religion pour des raisons d’identité. Les femmes, par exemple, restaient souvent à la maison pour s’occuper des enfants et des malades. Parfois, l’accès aux lieux de culte leur était refusé en raison de leur « impureté » corporelle, lorsqu’elles avaient leurs règles ou qu’elles venaient d’accoucher.

Les personnes LGBTQ+ rencontrent le même type d’obstacle. Aux États-Unis, la discrimination à l’encontre des personnes LGBTQ+ est une des principales raisons pour lesquelles les gens quittent les institutions religieuses traditionnelles. Au Canada, le traitement discriminatoire des minorités sexuelles par les Églises est un des premiers motifs pour lesquels les gens cessent de les fréquenter.

La divination pour répondre à l’incertitude

À une époque marquée par l’anxiété, l’instabilité politique et la perte de confiance dans les institutions, les anciens rituels de divination offrent aux gens des moyens de se divertir, mais aussi de trouver un sentiment de compréhension et de connexion, ainsi qu’une capacité d’action. Ce qui peut sembler n’être qu’un simple divertissement constitue parfois une réponse sérieuse à un monde chaotique. Les pratiques divinatoires apportent à la fois une exploration spirituelle et une validation émotionnelle.

Il est naturel qu’une situation aussi nouvelle qu’une pandémie engendre de l’anxiété et de l’incertitude.

Encore aujourd’hui, les gens ressentent davantage d’anxiété qu’avant la pandémie de Covid-19. Parmi les principales sources d’inquiétude, on compte la politique mondiale, la sécurité d’emploi et les finances personnelles.

Pendant que nous tentons de comprendre des situations nouvelles, déroutantes et en constante évolution, de nombreuses personnes élaborent des théories, dont certaines sont discutables. Pour développer une connaissance du monde, on peut s’intéresser à d’autres approches, comme la divination.

Le tarot pour réfléchir aux émotions

Les gens consultent des lectures de tarot sur des plateformes en ligne. De nombreux comptes de réseaux sociaux présentent du tarot.

Outre l’insécurité politique croissante, une autre raison de cet intérêt accru pour le tarot peut être son aspect visuel. L’attrait pour les cartes illustrées peut refléter notre culture hautement visuelle ainsi que l’intérêt pour d’autres images que nous aimons regarder. Ces cartes sont comme des photos avec des messages.

La fascination pour le tarot peut également refléter un besoin d’avoir une certaine maîtrise de la consultation, car le tarologue et le client voient la même chose. Les images sont symboliques et peuvent être interprétées de différentes manières.

Cela signifie que plutôt que de fournir une réponse directe à une question, les cartes sont des outils qui peuvent aider la personne à réfléchir à ses émotions et à ses sentiments.

Le tarot n’est pas une religion. L’objet que l’on consulte n’est ni une image du divin ni un symbole de transcendance. Cette absence d’alignement sur une religion permet à des personnes de différentes confessions d’aborder le tarot comme une pratique spirituelle.

En principe, il est possible de consulter les cartes n’importe où, sans préparation particulière. Le seul matériel nécessaire est un jeu de cartes. Cette accessibilité peut contribuer à la popularité du tarot.

Les aspects ludiques de la divination

De nombreuses méthodes divinatoires ont un aspect ludique. Les objets utilisés pour la divination par tirage au sort, comme les cailloux, les pierres, les osselets à quatre faces ou les dés, sont en effet les mêmes que ceux utilisés pour jouer à des jeux de société.

Des images anciennes montrent des personnes consultant ces objets ou jouant avec, ce qui suggère que les frontières entre certaines méthodes divinatoires ont toujours été floues.

Le hasard étant un élément important de la consultation divinatoire, les nouvelles perspectives que différentes méthodes permettent d’obtenir peuvent être à la fois surprenantes et divertissantes.

La Conversation Canada

Hanna Tervanotko reçoit un financement du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

ref. Pourquoi l’astrologie et les cartes de tarot, qui ont des siècles d’histoire, nous intéressent-elles encore ? – https://theconversation.com/pourquoi-lastrologie-et-les-cartes-de-tarot-qui-ont-des-siecles-dhistoire-nous-interessent-elles-encore-260074

« Comment ne pas être tué par la bombe atomique » En 1950, les curieux conseils de « Paris Match »

Source: The Conversation – France (in French) – By Anne Wattel, Professeure agrégée, Université de Lille

Il y a 80 ans, le 6 août 1945, se déroulait une tragédie nommée Hiroshima. Les mots de la bombe se sont alors imposés dans l’espace médiatique : « E = mc2 », « Little Boy et Fat Man », « radiations », « bikini », « gerboise », « globocide »…

Dans le Souffle d’Hiroshima, publié en 2024 aux éditions Epistémé (librement accessible en format numérique), la chercheuse Anne Wattel (Université de Lille) revient, à travers une étude culturelle qui s’étende de 1945 à 1960, sur la construction du mythe de l’atome bienfaisant.

Ci-dessous, nous reproduisons un extrait du chapitre 3, consacré à l’histoire du mot « bikini » ainsi qu’à un étonnant article publié par Paris Match en 1950.


« Il y a eu Hiroshima […] ; il y a eu Bikini avec sa parade de cochons déguisés en officiers supérieurs, ce qui ne manquerait pas de drôlerie si l’habilleuse n’était la mort. » (André Breton, 1949

Juillet 1946 : Bikini, c’est la bombe

Lorsqu’en 1946, le Français Louis Réard commercialise son minimaliste maillot de bain deux pièces, il l’accompagne du slogan : « Le bikini, première bombe anatomique. »

On appréciera – ou pas – l’humour et le coup de com’, toujours est-il que cette « bombe », présentée pour la première fois à la piscine Molitor, le 5 juillet 1946, est passée à la postérité, que le bikini s’est répandu sur les plages et a occulté l’atoll des îles Marshall qui lui conféra son nom, atoll où, dans le cadre de l’opération Crossroads, les Américains, après avoir convaincu à grand renfort de propagande la population locale de s’exiler (pour le bien de l’humanité), multiplièrent les essais atomiques entre 1946 et 1958.

La première bombe explose le 1er juillet 1946 ; l’opération est grandement médiatisée et suscite un intérêt mondial, décelable dans France-soir qui, un mois et demi avant « l’expérience », en mai 1946, renoue avec cet art subtil de la titraille qui fit tout son succès :

« Dans 40 jours, tonnerre sur le Pacifique ! Bikini, c’est la bombe » (France-soir, 19-20 mai 1946)

Mais la bombe dévie, ne touche pas l’objectif et la flotte cobaye est quasiment intacte. C’est un grand flop mondial, une déception comme le révèlent ces titres glanés dans la presse française :

  • « Deux navires coulés sur soixante-treize. “C’est tout ?” » (Ce soir, 2 juillet 1946) ;

  • « Bikini ? Ce ne fut pas le knockout attendu » (Paris-presse, 2 juillet 1946) ;

  • « À Bikini, la flotte cobaye a résisté » (France-soir, 2 juillet 1946).

C’est un « demi-ratage », un possible « truquage » pour l’Aurore (2 juillet 1946) ; et le journal Combat se demande si l’expérience de Bikini n’a pas été volontairement restreinte (Combat, 2 juillet 1946).

Les essais vont se poursuivre, mais le battage médiatique va s’apaiser. Le 26 juillet, Raymond Aron, dans Combat, évoque, effaré, la déception générale occasionnée par la première bombe et se désespère alors qu’on récidive :

« Les hommes seuls, maîtres de leur vie et de leur mort, la conquête de la nature, consacrée par la possession d’un pouvoir que les sages, dans leurs rêves, réservaient aux dieux : rien ni personne ne parviendra à voiler la grandeur tragique de ce moment historique. »

Et il conclut :

« […] Aujourd’hui, rien ne protège l’humanité d’elle-même et de sa toute-puissance mortelle. »




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Premier-Avril 1950 : « Comment ne pas être tué par une bombe atomique »

L’hebdomadaire français Paris Match, qui a « le plus gros tirage dans les années 1950 avec près de 2 millions d’exemplaires chaque semaine », dont « l ‘impact est considérable » et qui « contribue à structurer les représentations », propose dans son numéro du 1er avril 1950 une couverture consacrée, comme c’est fréquemment le cas, à l’aristocratie (ici la famille royale de Belgique) mais, dans un unique encadré, bien visible en haut de page, le titre, « Comment ne pas être tué par une bombe atomique », se présente comme un véritable produit d’appel d’autant plus retentissant qu’on sait officiellement, depuis septembre 1949, que l’URSS possède la bombe atomique.

Paris Match, 54, 1er avril 1950, première de couverture et titres des pages 11 et 12.
© Paris Match/Scoop

L’article, qui nous intéresse et qui se déploie sur deux pleines pages, est écrit par Richard Gerstell qu’un encadré présente comme « un officier de la marine américaine », « un savant », « docteur en philosophie », « conseiller à la défense radiologique à l’Office de la défense civile des États-Unis ». L’auteur est chargé par le ministère de la défense d’étudier les effets de la radioactivité des essais atomiques de Bikini et d’élaborer des « plans pour la protection de la population civile contre une éventuelle attaque atomique ».

L’encadré inséré par la rédaction de Paris Match vise donc à garantir la crédibilité du rédacteur de l’article, un homme de terrain, un scientifique, dont on précise qu’il « a été exposé plusieurs fois aux radiations atomiques et n’en a d’ailleurs pas souffert physiquement (il n’a même pas perdu un cheveu) », qui rend compte de sa frayeur lorsque le compteur Geiger révéla que ses cheveux étaient « plus radioactifs que la limite ». Il s’agit donc, du moins est-ce vendu ainsi, du témoignage, de l’analyse d’un témoin de choix ; il s’agit d’une information de première main.




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Dans les premiers paragraphes de l’article de Match, Gerstell explique avoir eu, dans les premiers temps, « la conviction que la destruction atomique menaçait inévitablement une grande partie de l’humanité ». C’est pourquoi il accueillit favorablement la parution de l’ouvrage de David Bradley, No Place to Hide (1948), qui alertait sur les dangers de la radioactivité. Mais il ne s’appuyait alors, confie-t-il, que sur une « impression » ; il manquait de recul. En possession désormais des « rapports complets des expériences de Bikini et des rapports préliminaires des nouvelles expériences atomiques d’Eniwetok », il a désormais « franchement changé d’avis ».

L’article publié dans Match vise un objectif : convaincre que la radioactivité, sur laquelle on en sait plus que sur « la poliomyélite ou le rhume », « n’est, au fond, pas plus dangereuse que la fièvre typhoïde ou d’autres maladies qui suivent d’habitude les ravages d’un bombardement ».

Fort de son « expérience “Bikini” », durant laquelle, dit-il, « aucun des 40 000 hommes » qui y participèrent « ne fut atteint par la radioactivité », Gerstell entend mettre un terme aux « légendes » sur les effets de cette dernière (elle entraînerait la stérilité, rendrait des régions « inhabitables à jamais »). « Tout cela est faux », clame-t-il ; la radioactivité est « une menace beaucoup moins grande que la majorité des gens le croient ».

Un certain nombre de précautions, de conseils à suivre pour se protéger de la radioactivité en cas d’explosion nucléaire sont livrés aux lecteurs de Paris Match : fermer portes et fenêtres, baisser les persiennes, tirer les rideaux ; ôter ses souliers, ses vêtements avant de rentrer chez soi, les laver et frotter ; prendre des douches « copieuses » pour se débarrasser des matières radioactives ; éviter les flaques d’eau, marcher contre le vent ; s’abriter dans une cave, « protection la plus adéquate contre les radiations »…

On laisse le lecteur apprécier l’efficacité de ces mesures…

Pour se protéger de la bombe elle-même dont « la plupart des dégâts sont causés par les effets indirects de l’explosion », se coucher à plat ventre, yeux fermés ; pour éviter les brûlures, trouver une barrière efficace (mur, égout, fossé) ; porter des « vêtements en coton clair », des pantalons longs, des blouses larges, « un chapeau aux bords rabattus »…

Ainsi, ce témoin, ce « savant », qui étudia l’impact de la radioactivité, rassure-t-il le lectorat français de Match : on peut se protéger de la bombe atomique, des radiations ; il suffit d’être précautionneux.

Foin des légendes ! Ce regard éclairé, scientifiquement éclairé, s’appuie sur l’expérience, sur Bikini, sur Hiroshima et Nagasaki pour minorer (et c’est peu dire) le danger des radiations, car, c’est bien connu, « les nuages radioactifs à caractère persistant sont vite dissipés dans le ciel » (cela n’est pas sans nous rappeler l’incroyable mythe du nuage qui, à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986, se serait arrêté aux frontières de la France) ; « la poussière radio-active persistante qui se dépose sur la peau ne paraît pas dangereuse » ; « au voisinage immédiat du point d’explosion, une pleine sécurité peut être assurée par 30 centimètres d’acier, 1 mètre de béton ou 1 m 60 de terre. À un kilomètre et demi, la protection nécessaire tombe à moins d’un centimètre d’acier et quelques centimètres de béton ».

En avril 1950, l’Américain Richard Gerstell, dont les propos sont relayés en France par l’hebdomadaire Paris Match, niait encore l’impact de la radioactivité.

The Conversation

Anne Wattel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. « Comment ne pas être tué par la bombe atomique » En 1950, les curieux conseils de « Paris Match » – https://theconversation.com/comment-ne-pas-etre-tue-par-la-bombe-atomique-en-1950-les-curieux-conseils-de-paris-match-259333

NASA plans to build a nuclear reactor on the Moon – a space lawyer explains why, and what the law has to say

Source: The Conversation – USA – By Michelle L.D. Hanlon, Professor of Air and Space Law, University of Mississippi

The stark landscape of the Moon as viewed by the Apollo 12 astronauts on their return to Earth. NASA/The Planetary Society

The first space race was about flags and footprints. Now, decades later, landing on the Moon is old news. The new race is to build there, and doing so hinges on power.

In April 2025, China reportedly unveiled plans to build a nuclear power plant on the Moon by 2035. This plant would support its planned international lunar research station.
The United States countered in August, when acting NASA Administrator Sean Duffy reportedly suggested a U.S. reactor would be operational on the Moon by 2030.

While it might feel like a sudden sprint, this isn’t exactly breaking news. NASA and the Department of Energy have spent years quietly developing small nuclear power systems to power lunar bases, mining operations and long-term habitats.

As a space lawyer focused on long-term human advancement into space, I see this not as an arms race but as a strategic infrastructure race. And in this case, infrastructure is influence.

A lunar nuclear reactor may sound dramatic, but its neither illegal nor unprecedented. If deployed responsibly, it could allow countries to peacefully explore the Moon, fuel their economic growth and test out technologies for deeper space missions. But building a reactor also raises critical questions about access and power.

The legal framework already exists

Nuclear power in space isn’t a new idea. Since the 1960s, the U.S. and the Soviet Union have relied on radioisotope generators that use small amounts of radioactive elements – a type of nuclear fuel – to power satellites, Mars rovers and the Voyager probes.

A circular metal container with a glowing cylinder inside.
Nuclear energy in space isn’t new – some spacecraft are nuclear-powered. This photo shows the nuclear heat source for the Mars Curiosity rover encased in a graphite shell. The fuel glows red hot because of the radioactive decay of plutonium-238.
Idaho National Laboratory, CC BY

The United Nations’ 1992 Principles Relevant to the Use of Nuclear Power Sources in Outer Space, a nonbinding resolution, recognizes that nuclear energy may be essential for missions where solar power is insufficient. This resolution sets guidelines for safety, transparency and international consultation.

Nothing in international law prohibits the peaceful use of nuclear power on the Moon. But what matters is how countries deploy it. And the first country to succeed could shape the norms for expectations, behaviors and legal interpretations related to lunar presence and influence.

Why being first matters

The 1967 Outer Space Treaty, ratified by all major spacefaring nations including the U.S., China and Russia, governs space activity. Its Article IX requires that states act with “due regard to the corresponding interests of all other States Parties.”

That statement means if one country places a nuclear reactor on the Moon, others must navigate around it, legally and physically. In effect, it draws a line on the lunar map. If the reactor anchors a larger, long-term facility, it could quietly shape what countries do and how their moves are interpreted legally, on the Moon and beyond.

Other articles in the Outer Space Treaty set similar boundaries on behavior, even as they encourage cooperation. They affirm that all countries have the right to freely explore and access the Moon and other celestial bodies, but they explicitly prohibit territorial claims or assertions of sovereignty.

At the same time, the treaty acknowledges that countries may establish installations such as bases — and with that, gain the power to limit access. While visits by other countries are encouraged as a transparency measure, they must be preceded by prior consultations. Effectively, this grants operators a degree of control over who can enter and when.

Building infrastructure is not staking a territorial claim. No one can own the Moon, but one country setting up a reactor could shape where and how others operate – functionally, if not legally.

Infrastructure is influence

Building a nuclear reactor establishes a country’s presence in a given area. This idea is especially important for resource-rich areas such as the lunar south pole, where ice found in perpetually shadowed craters could fuel rockets and sustain lunar bases.

These sought-after regions are scientifically vital and geopolitically sensitive, as multiple countries want to build bases or conduct research there. Building infrastructure in these areas would cement a country’s ability to access the resources there and potentially exclude others from doing the same.

A close-up shot of the Moon's surface, with the left half covered in shadow, and the right half visible, with gray craters. Tiny blue dots in the center indicate PSRs.
Dark craters on the Moon, parts of which are indicated here in blue, never get sunlight. Scientists think some of these permanently shadowed regions could contain water ice.
NASA’s Goddard Space Flight Center

Critics may worry about radiation risks. Even if designed for peaceful use and contained properly, reactors introduce new environmental and operational hazards, particularly in a dangerous setting such as space. But the U.N. guidelines do outline rigorous safety protocols, and following them could potentially mitigate these concerns.

Why nuclear? Because solar has limits

The Moon has little atmosphere and experiences 14-day stretches of darkness. In some shadowed craters, where ice is likely to be found, sunlight never reaches the surface at all. These issues make solar energy unreliable, if not impossible, in some of the most critical regions.

A small lunar reactor could operate continuously for a decade or more, powering habitats, rovers, 3D printers and life-support systems. Nuclear power could be the linchpin for long-term human activity. And it’s not just about the Moon – developing this capability is essential for missions to Mars, where solar power is even more constrained.

A semicircle-shaped room full of people sitting at tables.
The U.N. Committee on the Peaceful Uses of Outer Space sets guidelines to govern how countries act in outer space.
United States Mission to International Organizations in Vienna, CC BY-NC-ND

A call for governance, not alarm

The United States has an opportunity to lead not just in technology but in governance. If it commits to sharing its plans publicly, following Article IX of the Outer Space Treaty and reaffirming a commitment to peaceful use and international participation, it will encourage other countries to do the same.

The future of the Moon won’t be determined by who plants the most flags. It will be determined by who builds what, and how. Nuclear power may be essential for that future. Building transparently and in line with international guidelines would allow countries to more safely realize that future.

A reactor on the Moon isn’t a territorial claim or a declaration of war. But it is infrastructure. And infrastructure will be how countries display power – of all kinds – in the next era of space exploration.

The Conversation

Michelle L.D. Hanlon is affiliated with For All Moonkind, Inc. a 501(c)(3) nonprofit focused on protecting cultural heritage in outer space.

ref. NASA plans to build a nuclear reactor on the Moon – a space lawyer explains why, and what the law has to say – https://theconversation.com/nasa-plans-to-build-a-nuclear-reactor-on-the-moon-a-space-lawyer-explains-why-and-what-the-law-has-to-say-262773

Jane Austen at 250: Why we shouldn’t exaggerate her radicalism

Source: The Conversation – Canada – By Kerry Sinanan, Associate Professor of Global pre-1800 Literature, University of Winnipeg

The BBC’s recent docuseries, Jane Austen: Rise of a Genius, the PBS mini-series Miss Austen as well as cultural and tourism festivities are all marking the 250th anniversary of Austen’s birth for a global audience.

Scholars have long noted Austen’s significant innovations with the novel form and enduring popularity.

Jane Austen: Rise of a Genius follows the 2023 BBC series Shakespeare: Rise of a Genius. Through the show’s titling and packaging, and by combining scholarly with popular commentary, the series promotes Austen as an authorial standard of modern literature.

It also sometimes presents her as socially subversive and a breaker of barriers, amplifying arguments that she was a “radical.”

The meaning of the word radical is to uproot and dismantle fundamental structures. Austen’s novels, skilful and absorbing as they are, offer no social or political revolutions: rather, they reform and realign Regency Britain, using the romance plot and its Cinderella template.

From my perspective as a professor of global pre-1800 literature who has studied narratives around the Black Atlantic, Caribbean slavery and race, what the series perhaps overlooks is that, in today’s context of Brexit, the politics of canon and tradition affirm a nationalist and neoimperial culture.


This article is part of a series commemorating the 250th anniversary of Jane Austen’s birth. Despite having published only six books, she is one of the best-known authors in history. These articles explore the legacy and life of this incredible writer.


Framing of slavery and empire

The series presents the 18th century as “booming” from the wealth of trade. While slavery and empire are mentioned in the first episode, the narration states slavery was being challenged by “progress and equality.”

Characterizing the Regency as a time for emerging progressive politics repeats colonial discourse and racial hierarchies, ignoring the fact that the high point of racism and British global empire in the Victorian era followed its slave-trading years. Enlightenment “progress” and abolitionism led to imperial domination.

As literary and cultural critic Edward Said explained, we should read the formation of the European “canon as a polyphonic accompaniment to the expansion of Europe.”

Said argues “imperialist discourse” in works by Austen and other canonical writers goes hand in hand with colonialism on the ground. Caribbean slavery is the backdrop for Mansfield Park, which sees Sir Thomas Bertram visit his plantations in Antigua to boost his profits.

As the BBC series acknowledges, Austen’s family benefited from slavery, as did many of her contemporaries, in an age when Britain dominated the slave trade.

The 250th birthday celebrations of Austen’s birth need to be read in the context of recreating a white, nationalist culture for a reactionary Brexit Britain, proud of its military Redcoats and imperial past — reflected in celebratory romance, afternoon tea, naval officers, muslin-gown esthetics and cosplay.

Characterization of the British Navy

One contributor to the BBC series is retired Royal Navy admiral Lord Alan William John West, a Labour Peer. He describes the British Navy of the time as “charting the world” and “leading scientific discovery,” uncritically deploying the language of colonial “discovery” and Enlightenment values.

This erases the Asian, African and Indigenous cultures that Britain colonized via trade monopolies, slavery, the East India Company and settler colonialism.

These histories have lasting legacies: West caused a furor in 2020 when he stated that asylum seekers crossing the English Channel in small boats should be put in “a concentrated place, whether it’s a camp or whatever.”

How the British government deploys its navy in the 21st century cannot be separated from ongoing colonial and nationalist actions.

‘Genius’ discourse

Jane Austen: Rise of a Genius touches upon Austen’s narrative innovation and importance (something intimated by literature scholar Paddy Bullard, who states there was writing before Austen and after Austen). Through the “genius” title and some “genius” commentary, the series appears to twin this analysis with the suggestion that Austen was counter-cultural.

Well-known author Helen Fielding (Bridget Jones’s Diary) describes Austen as a “genius” and the term is used by other writers, too.

The label “genius” perpetuates racist 18th-century Chain of Being discourses that placed white people at the top of a racialized hierarchy of being and Black people at the bottom. In 1774’s An History of the Earth and Animated Nature, Oliver Goldsmith concluded “man is naturally white.”




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How whiteness was invented and fashioned in Britain’s colonial age of expansion


“Genius” is an ableist concept based in post-Darwinian eugenics and suggests a connection between supposed intelligence and evolution.

Austen and conservative social roles

One of the most prominent literary critics of Austen, British scholar Marilyn Butler, argued in Jane Austen and the War of Ideas that Austen’s novels confirm conservative roles for women in society, emphasizing “self-abnegation” and duty, and that she refused radical, Jacobin ideas of equality and political revolution.

Indeed, while a multiplicity of perspectives can be read in Austen, the structures of Austen’s plots ultimately affirm a conservative social and political order.

Far from being subversive, Austen, via alluring romance plots, massages her class-structured society into accepting the lower gentry and trading class, such as the Bennets and Gardiners in Pride and Prejudice.

Reading Austen and slavery

As I have argued, Darcy is not only an ideal romantic hero, but an ideal Briton at the heart of empire, ready to anchor the landed ancien régime of England as it moved into the burgeoning era of global domination, with a morality rooted in Protestant supremacy.

In the series, Bullard describes Austen as a “fan” of abolitionist Thomas Clarkson, and Austen biographer Paula Byrne reads Mansfield Park as a “serious” engagement with the “shadows” of slavery and “women’s suppression.”

Yet, while slavery is alluded to, the novel is not clearly anti-slavery. In Mansfield Park Austen offers a careful satire of an enslaving family, but one that positively secures the Bertrams’ place in society, merely amending their values.

Recent scholarship that uncovered how Austen’s brothers participated in the abolition movement after her death suggests Austen may have been on her way to becoming a public abolitionist.

However, this is speculative: while many women writers such as Hannah More and Anne Yearsley wrote explicitly anti-slavery pieces, Austen was not a public abolitionist.

Slavery suffused Romantic literature. At a time abounding with radical writers and anti-slavery pamphlets, poems and tracts, including those written by formerly enslaved people such as Olaudah Equiano and Ottobah Cugoano, the fact that Austen — like her contemporaries — became increasingly aware of the inhumanity of the Middle Passage is not saying much.




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My new history of romanticism shows how enslavement shaped European culture


Perpetuating myth

Suggesting Mansfield Park deeply treats aspects of slavery or women’s suppression glosses over the legal realities of chattel slavery. Under English colonial law, enslaved women’s children were transformed into legal property.

Women in 18th-century Britain had limited rights, but as Austen’s novels illustrate, they were not legal property. We follow her heroines taking their desired places, including Fanny Price, in securing a culture of white, male inheritance.

Austen was a compelling innovator of the novel form. Presenting her as radical and a genius misunderstands her art and misrepresents the imperial culture that she was part of, instead perpetuating new myths of a British literary canon.

The Conversation

Kerry Sinanan has received funding from the AHRC, the Beinecke Library, Yale, Yale Center for British Art, the James Ford Bell Library, and the Corning Museum of Glass.

ref. Jane Austen at 250: Why we shouldn’t exaggerate her radicalism – https://theconversation.com/jane-austen-at-250-why-we-shouldnt-exaggerate-her-radicalism-259834

It’s challenging to predict extreme thunderstorms — improving this will help reduce their deadly and costly impacts

Source: The Conversation – Canada – By David Sills, Director, Northern Tornadoes Project, Western University

Our ability to predict extreme weather from thunderstorms, like the recent catastrophic flash floods in Texas, is unsettlingly poor, even in the hours leading up to the event. Improvements in understanding, detecting and predicting extreme thunderstorms — and increasing community resilience to them — are badly needed.




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Severe thunderstorms are a regular aspect of summer weather in Canada. A severe storm becomes extreme when the intensity of a thunderstorm hazard (tornado, downburst, damaging hail or flooding rains) escalates to a level rarely observed. Or, when the impacts of a storm are extreme due to enhanced exposure and vulnerability, resulting in significant casualties and economic losses. In some cases, both intensity and impacts are extreme.

Footage from The Weather Network of flooding in Calgary in July 2025.

At the new Canadian Severe Storms Laboratory at Western University, we’re exploring how to understand and reduce risks produced by extreme weather. Research projects include the Northern Tornadoes Project, the Northern Hail Project, the Northern Mesonet Project and an upcoming project focusing on thunderstorm flash flooding.

Extreme storms

We compiled a list of the top 10 worst natural disasters in Canada, ranked by insured losses over the last 20 years. While the 2016 fire that devastated Fort McMurray, Alta., tops the list, half of the events are associated with extreme thunderstorms.

This includes two Calgary-area hailstorms in 2020 and 2024, the Ontario-Québec derecho of 2022 and two Toronto-area flash floods (2024 and 2013). Each of these disasters cost close to $1 billion or more in insured losses.

One commonality among these events is that on the morning of the extreme event, there was little to no indication that an extreme thunderstorm would occur. In fact, in each case, it was not clear even during the storm that an extreme event was underway. Clearly, this affects the accuracy, timeliness and urgency of weather alerts meant to keep people safe.

Another commonality is that extreme thunderstorms can have a very short “fuse.” Unlike heat waves, droughts and other larger-scale phenomena, the threat due to thunderstorm-related extreme weather can increase suddenly.

Risk assessment and unreasonable data

A simple model of risk is “hazard” x “vulnerability”, which means that the risk to people and property can be determined based on both the type, intensity and coverage of a dangerous weather phenomenon and the ability of households and infrastructure to cope with and recover from the hazard’s harmful impacts.

Weather forecasters are trained to analyze and synthesize all available meteorological data to identify the most likely future state of the atmosphere and any related risks.

This often involves dismissing extreme outliers — if the numerical weather prediction (NWP) models are even able to predict them — and focusing on more plausible forecasts. Weather observation networks are also not optimized for extreme weather; sometimes, critical data are lost in power outages or are suppressed because they go beyond what is deemed reasonable.

With the 2013 Toronto flood, for example, even cutting-edge NWP models using a variety of different approaches were unable to reproduce the focused rainfall that resulted in the flash flooding. Future NWP models need to be optimized for handling such extreme events.

Extreme impacts

On the vulnerability side of the equation, it is rarely clear where exactly a storm — be it severe or extreme — will hit, even just hours before. If it affects a vulnerable area, like a tornado hitting tightly packed homes in a subdivision or heavy rain affecting a campground surrounded by steep terrain, then impacts are likely to be extreme.

So what actions are required to optimize detecting, forecasting and alerting for extreme thunderstorms? First, a more sophisticated model of risk might be:

risk = (hazard x vulnerability x exposure) / resilience

This helps to further refine the risk.

To enhance our ability to detect, predict and alert for extreme thunderstorm hazards, we need to develop techniques and tools to better identify situations where the outlier solution may be plausible or even realistic, given the conditions.

This is required both for NWP models that are increasingly used for forecasting, and for observation networks such as weather stations and radars that can indicate to a forecaster that a warning is needed immediately.

To know where hazards occur most frequently, we need to know the hazard’s climatology — the locations where it is strongest or occurs most frequently. This requires collecting vast quantities of data, assessing the intensity of hazards and ensuring the quality of the data. Improved data will allow decision-makers to minimize costs, ensuring that the benefits of the measures outstrip the costs.

Improved knowledge about community vulnerability is also important. Up-to-date flood maps are critical for understanding how heavy rain may turn into disastrous flash flooding, for example. However, preparing a community for an event having an intensity it has never experienced before is an additional challenge.

Resilient communities

As urbanization continues and cities grow outward, exposure to hazards is increased. What were once fields or flatlands become vulnerable residential or industrial developments.

Communities can improve their resilience to extreme thunderstorms through short-term coping tactics and longer-term adaptive strategies — particuarly as weather extremes in general increase due to climate change.

Overall, improving our ability to detect, predict and alert for extreme thunderstorms — and increase community resilience to them — is a massive undertaking. It is essentially a community endeavour that requires the efforts of academia, governments, industry, emergency managers and the public. The ultimate goals are to prevent casualties, and to keep people in their homes and keep schools and businesses open, following extreme thunderstorm events.

The Conversation

David Sills receives funding from the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada and ImpactWX.

Gregory Kopp receives funding from the Natural Sciences and Engineering Research Council of Canada, ImpactWX, the Institute for Catastrophic Loss Reduction, Insurance Institute for Business & Home Safety and the National Research Council.

ref. It’s challenging to predict extreme thunderstorms — improving this will help reduce their deadly and costly impacts – https://theconversation.com/its-challenging-to-predict-extreme-thunderstorms-improving-this-will-help-reduce-their-deadly-and-costly-impacts-261071

‘Stop Killing Games’: Demands for game ownership must also include workers’ rights

Source: The Conversation – Canada – By Louis-Etienne Dubois, Associate Professor, School of Creative Industries, The Creative School, Toronto Metropolitan University

With live service games, players are learning that what they’ve really bought is not a game but access to it. And, evidently, that access is something that can be revoked. (Unsplash/Samsung Memory)

When French video-game publisher Ubisoft announced it was shutting down servers for The Crew, a popular online racing game released in 2014, it wasn’t just the end of a title. It marked the beginning of a broader reckoning about the nature of digital ownership, led by players angry at the company’s decision to deny them something they had paid for.

The Stop Killing Games (SKG) movement was born from that moment. As of July 2025, it has gathered more than 1.4 million signatures through the European Citizens’ Initiative. The European Commission is now obliged to respond.

At the heart of the issue is a deceptively simple question: when we buy a video game, what are we actually purchasing? For many gamers, the answer used to be obvious. A game was a product, something you owned, kept and could return to at will.

However, live service games have changed that dynamic. These are games usually played online with others and that typically require subscriptions or in-game payments to access features or content. They include popular titles such as Fortnite, League of Legends and World of Warcraft.

With live service games, players are learning that what they’ve really bought is something more tenuous: access.

And, evidently, access is something that can be revoked.

Erasing gaming communities

The issue goes well beyond The Crew. In the last couple of years alone, several games have been shut down, including Anthem, Concord, Knockout City, Overwatch 1, RedFall and Rumbleverse.

There are valid reasons why companies might choose to end support for a title. The game industry is saturated and brutally competitive. Margins are tight, player expectations are high and teams often face impossible deadlines. When an online game underperforms, a publisher will likely be inclined to cut their losses and shut it down.

Games tend to accumulate bugs in their code that are complex to clean and create player dissatisfaction. In our research, we have shown that when a game underperforms or becomes too costly to maintain, shutting it down can be a rational, even reparative, decision on many levels.

Yet, when companies decide to shut down a live service game’s servers, it’s not just content that vanishes. So do the communities built around it, the digital assets (costumes, weapons and so on) players have earned or paid for and the sometimes hundreds of hours invested in mastering it. In the blink of an eye, the game is gone, often without recourse or compensation.

That’s not just a customer service issue; it’s a cultural one.

Games are not just another type of software. They are creative works that can foster shared experiences and vibrant communities.

Players don’t just consume games, they inhabit them. They trade stories, build friendships and express themselves through digital spaces. Turning those spaces off can feel, to many, like erasing a part of their lives.

This profound disconnect between business logic and player experience, which we theorized in the past, is what gave rise to the SKG movement. Video game publishers failed to anticipate the cultural backlash triggered by these shutdowns.

What regulators can do

A row of EU flags on poles fly in front of a large office building
The European Commission’s response to the Stop Killing Games petition could help define the future of digital ownership, cultural preservation and ethical labour in gaming.
(Unsplash/Guillaume Périgois)

Players of shut-down games may believe they were misled and should be compensated. Unfortunately, the current system offers little transparency and even less protection for them.

That’s where regulation can help. The European Commission now has a chance to provide much-needed clarity on what consumers in the European Union are actually buying when they purchase live service games.

A good starting point would be requiring companies to disclose whether a purchase grants the buyer ownership or limited access, akin to recent legislation passed in California.

Minimum support periods, clearer content road maps (the projected updates) and making companies create mandatory offline versions for discontinued online games might also help prevent misunderstandings.

There’s room for creativity here, too. Rather than killing a game outright, companies could allow player communities to take over its maintenance and allow for the continued creation of new content, especially for titles with active fan bases.

This is known as “modding,” and in some cases, community-led revivals have even inspired publishers to re-release enhanced editions years later.

Developers need protections too

People in an office sit at desks working on computers
Instead of periodically ‘crunching,’ live service game developers are now constantly ‘grinding.’
(Unsplash/Sigmund)

There’s another part of this story that’s unfortunately overlooked: the people who make these games. Video game developers are regularly subjected to long hours, poor conditions and toxic workplace cultures in order to meet the demands of continuous live service updates.

In our research, we’ve found that this new model of endless content creation and perpetual support is unsustainable, not just financially or technologically, but humanly.

Instead of periodically “crunching,” live service game developers are now constantly “grinding.” Somehow, in an industry notoriously demanding for workers, this model has managed to make things even worse.




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The video game industry is booming. Why are there so many layoffs?


Policymakers need to protect both players and the workers creating games. That means, among other things, rethinking release schedules, enforcing rest periods for development teams and holding companies accountable for the well-being of their staff. The overall health of the industry depends on it.

Whether you support the SKG movement or not, the issues it raises are urgent. While the ownership question is a very legitimate one, video game developers deserve more care and protection.

The European Commission’s response could help define the future of digital ownership, cultural preservation and ethical labour in gaming.

The Conversation

Louis-Etienne Dubois received funding from SSHRC in 2019 to investigate the rise of live service games.

Miikka J. Lehtonen does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. ‘Stop Killing Games’: Demands for game ownership must also include workers’ rights – https://theconversation.com/stop-killing-games-demands-for-game-ownership-must-also-include-workers-rights-262774

Escribir a mano y hacer pausas ayuda a recordar

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María del Valle Varo García, Research assistant professor, Universidad de Deusto

Farknot Architect/Shutterstock

Detengámonos un instante y observemos el suave fluir de estas palabras bajo nuestros ojos, ese vaivén silencioso y la voz que las lee en nuestra cabeza. ¿Cuántas de ellas permanecerán contigo dentro de cinco minutos? ¿Y cuántas se alojarán, sin esfuerzo, en nuestra memoria mañana? La pregunta no es trivial. Vivimos en una época en la que la velocidad domina nuestra forma de aprender y, paradójicamente, también de olvidar.

No todas las palabras se procesan al mismo ritmo. Quizá haya oído que una persona puede leer entre 200 y 300 palabras por minuto, escuchar unas 150 o leer al tacto en braille incluso menos. Pero esa velocidad no equivale a comprensión: de hecho, más allá de las 500 palabras por minuto, la asimilación se desploma de forma drástica. Y lo que se absorbe, ¿realmente se conserva? No necesariamente. Devorar palabras con avidez no es lo mismo que nutrirse de su esencia.

Distintas memorias en una

Para que las palabras cobren sentido y se transformen en ideas o conceptos duraderos, deben primero atravesar el espacio frágil y efímero de la memoria operativa –también llamada memoria a corto plazo–, encargada de mantener activa la información mientras el cerebro la procesa. Pero no basta.

Para que lo retenido se estabilice, la información necesita almacenarse en un tipo de memoria semántica, afectiva, espacial o temporal. Recordar unas vacaciones implica una memoria episódica, teñida de emoción y lugar; en cambio, saber que la capital de Italia es Roma remite a una memoria semántica, desprovista de contexto personal.

¿A mano o a golpe de tecla?

Cuesta encontrar, hoy por hoy, un espacio donde el teclado no haya desplazado a la tinta o al grafito casi por completo. Sin embargo, conviene recordar que la escritura a mano sigue siendo una herramienta poderosa para el desarrollo cognitivo: escribir manualmente activa una red más amplia de regiones cerebrales –motoras, sensoriales, afectivas y cognitivas– que la mecanografía. Esta última, más eficiente en velocidad, exige menos recursos neuronales y favorece una participación pasiva de la memoria operativa.

Frente a ello, el uso de la memoria operativa de forma activa (mediante herramientas analógicas) resulta más beneficioso tanto en el aula como en contextos clínicos relacionados con el deterioro cognitivo.

Las pausas son sagradas

El ritmo y la pausa son también determinantes en este tránsito de la memoria operativa a la memoria a largo plazo. Las pausas activas –momentos breves en los que interrumpimos el estudio para estirarnos, caminar o contemplar algo sin propósito inmediato– permiten al cerebro reorganizar lo aprendido y consolidarlo con mayor solidez.

Sin embargo, hoy, esas pausas suelen combinarse con actividades que implican el uso de pantallas: móviles, televisión, tabletas. Si pudiéramos hacer un símil con el ejercicio físico, podríamos imaginarnos en un gimnasio donde corremos a 12 km/h en las pausas entre series. Algo muy parecido ocurre cuando usamos los descansos para consumir vídeos rápidos, leer titulares o desplazarnos sin rumbo en redes sociales: la mente no descansa, no consolida, y la atención se fragmenta.

Trabajo durante el sueño

La neurociencia subraya también el papel crucial del sueño en la consolidación de la memoria. Durante el sueño de ondas lentas, el cerebro entra en un estado de sincronización neuronal caracterizado por la predominancia de ondas delta (0,5–4 Hz), las cuales favorecen la reactivación de trazas mnésicas –huellas que quedan en la mente después de una experiencia, y que sirven como base para la memoria y la posibilidad de recuerdo–.

Estas oscilaciones lentas crean un entorno de baja interferencia sensorial que facilita el diálogo entre el hipocampo y la neocorteza. En particular, se ha observado que las ondas theta (4–8 Hz), más frecuentes durante la fase REM (Rapid Eye Movement) y también presentes en fases NREM (Non-Rapid Eye Movement) ligeras, median esta transferencia. En concreto, permiten el paso de recuerdos desde su almacenamiento temporal en el hipocampo hacia regiones corticales de almacenamiento a largo plazo.

Sueño de ondas lentas en una electroencefalografía.
Wikimedia Commons., CC BY

Asimismo, los husos del sueño –breves patrones de actividad cerebral que ocurren durante el sueño ligero, generadas principalmente por el tálamo– se asocian con el refuerzo de conexiones neuronales relevantes.

Diversos estudios con polisomnografía y neuroimagen han mostrado correlaciones entre la densidad de estos husos y el rendimiento en tareas de memoria episódica. Se ha propuesto que estas oscilaciones actúan como una especie de «marcador de relevancia» que selecciona qué información merece ser consolidada.

Así, mientras dormimos, el cerebro ejecuta de manera automática un proceso de reorganización y refuerzo de la memoria. Prioriza lo significativo y depura lo irrelevante. No es casual que, al despertar, una melodía o una frase aparentemente trivial retornen a la conciencia sin esfuerzo: son el eco de ese meticuloso trabajo nocturno en el que se escribe la memoria.

Retomar buenas costumbres

Comprender cómo aprendemos nos revela también cómo deberíamos vivir. No se trata solo de reducir el uso de pantallas, sino de recuperar un ritmo más humano. Escribir a mano ayuda a activar las redes neuronales en profundidad; pensemos, por ejemplo, en los apuntes de una clase y en cómo, al releerlos, las ideas resurgen con más claridad.

Por otro lado, es recomendable retomar la costumbre de hacer pausas verdaderas, lejos de dispositivos: observar el vuelo de un pájaro, sentir la respiración, estirar el cuerpo.

También es útil reforzar lo aprendido mediante breves ejercicios de recuperación activa –por ejemplo, explicar en voz alta un fragmento leído hace una hora–.

Además, no debemos subestimar el papel del sueño profundo: es allí donde la memoria madura y fija lo aprendido. Solo cuando le concedemos el tiempo necesario para descansar y procesar, el conocimiento arraiga de verdad. Así, las palabras que lee hoy podrán convertirse en recuerdos vivos, capaces de acompañarlo más allá de los siguientes cinco minutos, quizás toda la vida.

The Conversation

María del Valle Varo García no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Escribir a mano y hacer pausas ayuda a recordar – https://theconversation.com/escribir-a-mano-y-hacer-pausas-ayuda-a-recordar-262076

Las vacunas no solo previenen enfermedades: también podrían combatir el envejecimiento

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Estefanía Díaz del Cerro, Postdoctoral research associate. Colaboradora del grupo de investigación de Envejecimiento, Psiconeuroinmunoendocrinología y Nutrición, Universidad Complutense de Madrid

BlurryMe/Shutterstock

¿Y si las mismas células que impulsan el envejecimiento pudieran ser la clave para frenarlo… e incluso poner contra las cuerdas al cáncer? Este es el nuevo reto de un nuevo campo de investigación que plantea usar células senescentes –las que han dejado de dividirse y se acumulan con la edad– como base para desarrollar vacunas. El objetivo es activar el sistema inmunológico para combatir enfermedades crónicas.

El envejecimiento es uno de los principales factores de riesgo para enfermedades como el alzhéimer, la diabetes tipo dos, la hipertensión, la aterosclerosis, la osteoartritis, la fibrosis y varios tipos de cáncer. A medida que vivimos más, también aumenta la necesidad de encontrar estrategias para prevenir o tratar esas afecciones.

En este contexto, la vacunación –hasta ahora usada sobre todo para prevenir infecciones– se perfila sin duda como una herramienta innovadora.

¿Qué son las células senescentes?

A lo largo de la vida, las células se dividen muchas veces, proceso que permite reparar tejidos y mantener el cuerpo en funcionamiento. Pero con el tiempo, algunas dejan de dividirse de forma permanente: es lo que se conoce como senescencia celular.

Las células senescentes no mueren ni se eliminan. Permanecen en el organismo en una especie de “pausa” indefinida. Al principio, esto tiene un efecto positivo: al dejar de dividirse, evitan que mutaciones peligrosas se conviertan en cáncer. Pero con los años, se acumulan en los tejidos, liberando sustancias que causan inflamación, alteran el entorno celular y dañan el funcionamiento del cuerpo.

La acumulación de estas células es una de las causas del envejecimiento. Se relaciona con el deterioro de órganos y enfermedades como la osteoporosis, la fibrosis, la diabetes tipo dos y varios tipos de cáncer, así como con el debilitamiento del sistema inmunológico.

En pocas palabras, son como “testigos del tiempo” en nuestro cuerpo: al principio protegen, pero con los años se convierten en una carga que acelera el envejecimiento y sus efectos.

Una nueva propuesta: vacunas senolíticas

Hasta ahora, los tratamientos llamados senolíticos –que eliminan específicamente células senescentes– se basan en fármacos. Estos medicamentos bloquean ciertos mecanismos de defensa celular, pero pueden afectar también a células sanas, lo que plantea dudas sobre su seguridad.

En un estudio de 2021, los investigadores descubrieron una estrategia más precisa: en lugar de usar fármacos, desarrollaron una vacuna que entrena al sistema inmunológico para reconocer y eliminar las células senescentes. El secreto está en una proteína llamada GPNMB, presente en la superficie de estas células envejecidas. Al actuar como un “marcador de envejecimiento”, permite que el sistema inmune las detecte y las destruya.

Los resultados en ratones fueron notables. Al eliminar las células que expresaban GPNMB, los animales mostraron una reducción de la inflamación en el tejido adiposo. También se observó una mejora general en su metabolismo y menos acumulación de placas en las arterias. Además, en ratones con envejecimiento acelerado, la vacuna no solo mejoró su salud, sino que alargó su esperanza de vida.




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En otro estudio, los científicos probaron una vacuna diseñada para eliminar células o linfocitos T senescentes en ratones con obesidad inducida por una dieta alta en grasas. Esta vez, se basa en la proteína CD153, que actúa como un marcador específico en estas células envejecidas del sistema inmunitario.

Al vacunar a los ratones, el sistema inmunológico comenzó a producir anticuerpos contra CD153. Estos anticuerpos permanecieron activos durante varios meses y lograron disminuir significativamente la cantidad de células T senescentes en el tejido graso, reducción asociada con mejoras metabólicas importantes: mejor tolerancia a la glucosa y menor resistencia a la insulina.

Por último, otro grupo de científicos ha utilizado recientemente la vacuna BCG –una forma debilitada de una bacteria usada desde hace décadas contra la tuberculosis– para “entrenar” al sistema inmunológico innato y revertir algunos efectos del envejecimiento en el cerebro.

En ratones, esta inmunización logró reprogramar la microglía, las células inmunitarias del cerebro. Así mejoró su capacidad para eliminar los restos de mielina, un tipo de desecho que con la edad puede acumularse y dificultar la reparación del tejido cerebral dañado. Gracias a esta intervención, se observó una mejor recuperación en las zonas cerebrales dañadas.

Todos estos resultados ofrecen nuevas pistas sobre cómo el envejecimiento afecta al sistema inmunológico y abren la puerta a posibles estrategias para revertir el deterioro mediante la reprogramación del sistema inmunitario.

Retos y precauciones

Aunque las vacunas senolíticas abren nuevas posibilidades terapéuticas, aún existen desafíos importantes que deben resolverse antes de aplicarlas en humanos.

Uno de los aspectos clave es entender con precisión cómo actúan. El problema es que las proteínas a las que atacan también pueden encontrarse, en menor cantidad, en otras células no envejecidas. Por eso es importante saber si los beneficios se deben solo a la eliminación de células senescentes o si también están siendo eliminadas células sanas con esos mismos marcadores.

Además, es necesario controlar cuidadosamente la respuesta inmunológica. Si el sistema inmune se activa de forma exagerada, puede producir efectos no deseados como inflamación aguda o incluso un síndrome de liberación de citocinas, una reacción peligrosa que puede dañar tejidos sanos.

En caso de que estas vacunas lleguen a la fase clínica, será indispensable definir varios factores: la dosis adecuada, la frecuencia de administración y cuánto tiempo permanecen los anticuerpos activos en el organismo. Solo así podrá garantizarse que estas vacunas sean no solo efectivas, sino también seguras para su uso en personas.

Aunque aún queda camino por recorrer, las investigaciones marcan un cambio de paradigma: utilizar vacunas no solo para prevenir infecciones, sino para frenar el envejecimiento y sus enfermedades asociadas. Una medicina del futuro que podría estar más cerca de lo que imaginamos.

The Conversation

Estefanía Díaz del Cerro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Las vacunas no solo previenen enfermedades: también podrían combatir el envejecimiento – https://theconversation.com/las-vacunas-no-solo-previenen-enfermedades-tambien-podrian-combatir-el-envejecimiento-259452

El genocidio es un delito fundamentalmente político: por qué es importante para Gaza

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Míguez Macho, Profesor de Historia Contemporánea, Universidade de Santiago de Compostela

Gaza, Palestina. Julio de 2025. IndonesiaStudio/Shutterstock

“Cuando un sabio señala la luna, el necio mira el dedo”.

Este proverbio, atribuido a Confucio, apunta a la tendencia humana a centrarse en el mensaje, el mensajero o el concepto en lugar de en la realidad que este refleja, especialmente cuando dicha realidad puede resultar incómoda o perturbadora. Hoy en día, esta noción resulta muy relevante para la matanza y la hambruna que se están produciendo en Gaza.

Muchos académicos, abogados, periodistas y funcionarios han calificado las acciones del Gobierno de Israel en Palestina como genocidio, crímenes de guerra o crímenes contra la humanidad. El Gobierno de Israel y sus aliados refutan estas acusaciones, pero a menudo lo hacen basándose en el antisemitismo o en motivos ocultos, en lugar de en la verdad objetiva sobre los hechos en sí. Al mismo tiempo, muchos activistas utilizan estos conceptos sin comprender plenamente sus implicaciones teóricas.

El genocidio es distinto de otros crímenes. No es una palabra que deba utilizarse a la ligera, ni una forma de describir un delito común a mayor escala. El genocidio requiere una base política e ideológica que permita justificar, tanto a nivel institucional como colectivo, el exterminio de un pueblo y su cultura, y lo presenta como una medida legítima o incluso deseable.

Por lo tanto, para pensar en términos de genocidio, debemos mirar más allá del individuo y analizar los episodios de violencia masiva como acontecimientos políticos, históricos y antropológicos.

Conceptualización del genocidio

Aunque los genocidios se han producido a lo largo de la historia de la humanidad, el término en sí es un neologismo acuñado por el abogado polaco Raphael Lemkin a principios de la década de 1940. Lo hizo reconstruyendo varios acontecimientos históricos que habían provocado la destrucción de culturas.

Basándose en el trabajo del antropólogo polaco Bronisław Malinowski, encontró ejemplos de tal destrucción en la expansión colonial europea por todo el mundo y en actos como el asesinato en masa de armenios en Anatolia durante la Primera Guerra Mundial. Tras evaluar estos acontecimientos, llegó a la conclusión de que no existían instrumentos jurídicos o políticos eficaces para proteger a los grupos culturales de una amenaza inminente de destrucción. Esto le llevó a luchar por el reconocimiento internacional de un marco protector de este tipo.




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El propio Lemkin experimentó la ausencia de garantías cuando se vio obligado a huir de la persecución nazi, dejando atrás a muchos miembros de su familia que serían asesinados por su identidad judía durante la Segunda Guerra Mundial. Mientras se encontraba exiliado en Estados Unidos tras el fin de la guerra, logró convencer a la recién creada Organización de las Naciones Unidas (ONU) para que adoptara su nuevo concepto.

En la Resolución 96 de la Asamblea General de las Naciones Unidas, de 11 de diciembre de 1946, se aprecia claramente la influencia de Lemkin y la presencia de elementos históricos y antropológicos en la definición de genocidio. La Resolución, titulada “El crimen de genocidio”, dice lo siguiente:

El genocidio es la negación del derecho a la existencia de grupos humanos enteros, como el homicidio es la negación del derecho a la vida de seres humanos individuales; tal negación del derecho a la existencia conmociona la conciencia de la humanidad, causa grandes pérdidas a la humanidad en forma de contribuciones culturales y de otra índole representadas por estos grupos humanos, y es contraria a la ley moral y al espíritu y los objetivos de las Naciones Unidas. Muchos casos de tales crímenes de genocidio han ocurrido cuando grupos raciales, religiosos, políticos y de otra índole han sido destruidos, total o parcialmente.

Crimen colectivo, víctimas colectivas

A partir de ese momento, comenzaron los intentos de encajar el concepto en marcos jurídicos y políticos. Pero el genocidio no es una norma jurídica o política claramente definida. Se trata más bien de una forma de entender un tipo singular de proceso violento, y los debates sobre cómo definirlo continúan hasta hoy.

Pensadores influyentes como Philippe Sands –especialmente su obra seminal de 2016 Calle Este-Oeste– han reforzado la creencia común en la superioridad jurídica del concepto de crímenes contra la humanidad. Esto se debe en gran medida a que Sands sigue el argumento de Hersch Lauterpacht, que hace hincapié en la primacía del individuo. Sin embargo, el genocidio es un delito intrínsecamente colectivo, tanto en lo que se refiere a sus autores como a sus víctimas.

Según algunas interpretaciones del argumento de Sands, el individuo tiene prioridad porque encaja en nuestras nociones y estructuras establecidas de justicia penal, que están construidas para identificar y enjuiciar a los autores individuales de delitos específicos. Sin embargo, cuando se trata del genocidio, la aplicación de este marco siempre ha tenido menos que ver con el rigor jurídico y más con la debilidad política. En pocas palabras, es más fácil enjuiciar a un puñado de cabecillas que a todo un gobierno o un ejército.

Pero incluso este modelo individualizado se queda corto. A pesar de los numerosos llamamientos para que se reconozcan las acciones del Gobierno israelí como genocidio, incluidos los de grupos de derechos humanos con sede en Israel, en los últimos meses países como Hungría y Estados Unidos han hecho alarde de las órdenes de detención de la Corte Penal Internacional contra funcionarios israelíes. Los aliados de Israel en Estados Unidos, Reino Unido y la Unión Europea también se han negado a tomar medidas políticas mediante la aplicación de sanciones y siguen suministrando armas a Israel.

Esto demuestra que el genocidio es un delito fundamentalmente político. No puede haber enjuiciamiento en virtud del derecho internacional sin una aplicación política, ya sea en forma de presión diplomática o de acciones militares más directas contra el agresor.




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Genocidio en Palestina

Cuando hablamos de genocidio, debemos ser específicos. La cuestión clave no es determinar si se han cumplido las condiciones para juzgar a los autores concretos de actos concretos de violencia como genocidas, sino comprender la lógica que subyace a esas prácticas. Una condena por genocidio o crímenes contra la humanidad no salva vidas, pero el mero hecho de considerar que se está cometiendo o se ha cometido un genocidio tiene profundas implicaciones políticas.

Sin embargo, lo que estamos presenciando en Gaza demuestra la fuerza de este concepto, no su debilidad. Como académicos, debatimos si el tipo de violencia masiva utilizada por Israel constituye genocidio, pero también lo hace la opinión pública indignada que protesta en las calles de todo el mundo. Lo mismo ocurre con el Gobierno israelí y sus partidarios: no pueden evitar pensar en el genocidio, aunque solo sea para negarlo.

Definir la violencia de Israel en Palestina como genocidio no detendrá las matanzas, pero tampoco lo haría ninguna otra clasificación jurídica. Aceptar tal interpretación solo sirve para desviar la atención de quien es, en última instancia, responsable: la política.

Independientemente de las dudas o limitaciones, pensar y hablar sobre el genocidio sigue siendo una herramienta poderosa para mantener la mirada fija en la luna y no en el dedo que la señala.

The Conversation

Antonio Míguez Macho no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El genocidio es un delito fundamentalmente político: por qué es importante para Gaza – https://theconversation.com/el-genocidio-es-un-delito-fundamentalmente-politico-por-que-es-importante-para-gaza-262667

Restaurar el patrón natural de los fuegos ayudaría a conservar los ecosistemas y evitar incendios peligrosos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lluís Brotons, Investigador científico CREAF-CSIC, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

ChameleonsEye/Shutterstock

Debido a las sequías y a las altas temperaturas, los incendios forestales están desarrollando nuevas formas de propagación. Este fenómeno supone todo un reto tanto para los efectivos de extinción como para la ciencia, que indaga nuevas alternativas de gestión.

Un estudio liderado por el Centro de Investigación Ecológica y Aplicaciones Forestales (CREAF) propone soluciones para mejorar la salud de los ecosistemas y sus procesos naturales al tiempo que ayuden a reducir los incendios forestales más peligrosos y masivos.

El trabajo pretende restaurar los patrones de incendio a través de prácticas como la quema en mosaico localizado que es aquella que se realiza en áreas con diferentes tipos de ecosistemas que se encuentran muy cerca unos de otros. Otras opciones incluyen dejar que ciertos incendios ardan de forma natural, reintroducir especies animales que se alimentan de la maleza o cambiar los patrones hidrológicos.

Esta visión, conocida en Europa como renaturalización o rewilding , busca lograr un sistema socioecológico equilibrado, a pleno rendimiento, que sea capaz de soportar perturbaciones naturales como pequeños incendios, plagas o sequías gracias a la diversidad de paisajes resilientes al cambio climático.

Es importante aclarar que la idea se basa en identificar nuevos regímenes de incendios que beneficien los procesos ecológicos a medida que el clima cambia, no en volver a los antiguos patrones.




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El cambio climático ha aumentado el riesgo de incendios, pero aún podemos influir en cómo y dónde se producen


El fuego puede generar vida

Nuestro estudio propone soluciones que refuercen procesos naturales, hoy perdidos, que podrían contribuir a disminuir los fuegos de alta intensidad. Eso significa aprovechar el papel de la fauna, las plantas, los humanos y ciertas perturbaciones como la sequía, e incluso de los propios incendios.

Aunque es algo que la mayoría desconoce, el fuego genera vida y desempeña un papel crucial a la hora de mantener la naturaleza en equilibrio. Por ejemplo, la rica biodiversidad que caracteriza al Mediterráneo se debe en gran parte a los incendios. En Brasil, el fuego estimula la floración del 66 % de las plantas del Cerrado, la sabana tropical más grande de Sudamérica. Y, en el norte de Australia, las poblaciones de rata canguro se encuentran en declive debido a la falta de fuegos, que hacen prosperar un tipo de hierba del que se alimenta este marsupial.

Como evidencian estos y otros casos, la renaturalización permitiría recuperar especies y procesos naturales y, al tiempo, regímenes de fuegos beneficiosos tanto para la biodiversidad como para las actividades humanas, especialmente a la hora de disminuir el riesgo de incendios muy intensos, como los que actualmente arden en Portugal.

Gracias a la renaturalización, podríamos disponer de paisajes en los que el fuego tenga un rol clave de modelización y protección, pero sin que llegue a descontrolarse.




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Una naturaleza que se autorregula

Ayudar a la conservación de ecosistemas implica facilitar que recuperen sus dinámicas complejas y su capacidad de autoregulación.

En las Montañas Rocosas de Norteamérica, los castores represan los ríos, lo que altera la humedad del suelo y evita que los incendios alcancen ciertas áreas. En Mozambique, los búfalos se alimentan de especies vegetales específicas de la sabana, permitiendo áreas llanas que podrían actuar como barreras naturales a la hora de evitar la propagación del fuego. Con el fin de construir su nido, el ’malleefowl’, un pájaro endémico de Australia, excava y deshace material combustible que podría propagar un incendio.

En sistemas forestales mediterráneos, la renaturalización podría dirigirse, por un lado, a promover árboles grandes y bosques más maduros, que creen microclimas más frescos, mejoren el ciclo del agua y del carbono, ofreciendo troncos que son hábitats naturales de muchas especies y madera muerta como base de alimento de hongos e insectos. Y por otro, a aprovechar los fuegos locales y las sequías que favorecen la discontinuidad del bosque al provocar la muerte de algunos árboles.

Ejercer, de manera estratégica, un menor control en la extinción de incendios forestales puede tener grandes beneficios, como nos enseña el caso de Canejan, un pueblo en los Pirineos donde se utilizó un incendio no planificado para alcanzar objetivos preestablecidos de gestión, como promover hábitats abiertos y controlar la invasión de arbustos.

No obstante, en la actualidad, en vez en de aprovechar los procesos naturales de autoregulación, se da prioridad a una gestión de la naturaleza altamente controlada, artificial y costosa, donde la intervención humana intensiva manipula sus dinámicas y mantiene paisajes amenudo artifialmente estáticos o rígidos.




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El fuego como aliado: las quemas localizadas

Entre las posibles prácticas de renaturalización que proponemos destacamos las quemas localizadas para abrir espacios en zonas clave. Este tipo de soluciones funciona como reclamo para distintas especies endémicas de mariposas y aves, cuyas poblaciones han disminuido de manera alarmente en los últimos cuarenta años. La quema en mosaico no sólo beneficiaría a la biodiversidad, sino que evitaría el riesgo de incendios peligrosos.

Como en toda gestión medioambiental, estas estrategias requieren de una cuidadosa planificación. Por ejemplo, la decisión de no apagar un fuego constituye una práctica sólo apta cuando el entorno no representa un riesgo para humanos, en entornos con especies acostumbradas a convivir con las llamas y de las que se benefician.

No obstante, la renaturalización podría ayudar en muchos casos a mitigar algunos riesgos que los patrones de incendios alterados provocan, como la pérdida de vidas, hogares y bienes naturales.

Volver a un régimen de fuego más conectado a los procesos naturales supone redefinir el rol de las sociedad en su control. Eso no implica excluir el componente humano de los ecosistemas, sino otorgar mayor autonomía a los demás seres del entorno natural.

El fin es dejar que el sistema funcione de forma más equilibrada asumiendo al fuego como una perturbación, que los bosques sean más resilientes y se reduzcan costes en su gestión a largo plazo.

The Conversation

Lluís Brotons es miembro de conservacio.cat (https://defensapatrimoninatural.wordpress.com/2015/08/16/conservacio-cat/)

Ella Plumanns Pouton esta empleada por el proyecto wildE de Horizon Europe (GAP-101081251) . Esta reserca tanbien recibió apoyo financial por el MCIN/AEI por el proyecto de RESFIRE (PID2023-152690OB-C21) y AGAUR, Generalitat de Catalunya (2021 SGR 00889).

ref. Restaurar el patrón natural de los fuegos ayudaría a conservar los ecosistemas y evitar incendios peligrosos – https://theconversation.com/restaurar-el-patron-natural-de-los-fuegos-ayudaria-a-conservar-los-ecosistemas-y-evitar-incendios-peligrosos-262314