Ressourceries, Emmaüs, Le Relais : les acteurs emblématiques de la seconde main menacés par la grande distribution

Source: The Conversation – France (in French) – By Benjamin Cordrie, Enseignant-chercheur, titulaire de la chaire économie sociale et circulaire, UniLaSalle

La croissance du marché de la seconde main est estimée à 15 % par an. NovikovAleksey/shutterstock

Aux côtés des acteurs associatifs historiques du réemploi – Emmaüs, ressourceries et recycleries – et des plateformes, comme Vinted et Leboncoin, de nombreuses enseignes de la grande distribution développent aujourd’hui des offres de seconde main. Faut-il s’en réjouir ? Qui en sort vainqueur ?


Les activités liées à la seconde vie des produits connaissent en France un essor sans précédent. Faut-il se réjouir de l’avènement d’une économie circulaire plus vertueuse, limitant le gaspillage des ressources et la production de déchets ? C’est l’une des interrogations qui oriente les travaux menés dans le cadre de la Chaire Économie sociale et circulaire.

Deux modèles coexistent derrière la promesse vertueuse de la seconde main. Le premier, porté par les acteurs de l’économie sociale et solidaire, repose sur la pratique du réemploi : une activité fondée sur le don, articulée à des finalités sociales (insertion, solidarité) et écologiques (réduction des déchets, sobriété matérielle).

Le second relève du marché de l’occasion. Il repose sur la revente, mobilisée comme levier de profit, et tend à intensifier la circularité, sans remettre en cause les volumes de production et de consommation. Autrement dit, l’un cherche à réduire à la fois les déchets et la surconsommation, l’autre vise à prolonger la durée de vie des produits sans sortir de la logique marchande. Les deux modèles ne sont pas équivalents, ni dans leurs objectifs ni dans leurs effets.

Pour quel avenir du marché de seconde main ?

Seconde main devenue chic

Plusieurs facteurs expliquent les velléités de la grande distribution à investir le marché de la seconde main. Dans un contexte où les injonctions à adopter des comportements de consommation responsables se multiplient, la croissance de ce marché est estimée à 15 % par an.

Elle s’appuie sur une revalorisation sociale de la seconde main, devenue tendance, voire chic. C’est sur cette corde que jouent les campagnes de communication des plates-formes comme Vinted. D’autre part, une étude marketing comme celle du cabinet Enov (dont l’illustration ci-dessous est tirée) offre à la fois l’intérêt de quantifier le marché de la seconde main et de témoigner de son intérêt auprès d’acteurs aux modèles économiques lucratifs.

Marché de la seconde main par catégorie.
Enov

Ces mutations s’inscrivent dans le sillage de la loi Anti-Gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) adoptée en 2020. La réglementation sur la reprise « 1 pour 1 » oblige les distributeurs à collecter les produits usagés qu’ils commercialisent, soumis à la responsabilité élargie du producteur (REP). En 2023, ces filières REP pèsent 152 millions de tonnes de produits, 12,6 millions de produits et déchets collectés pour 8,2 millions de tonnes recyclées.

Ainsi voit-on fleurir, dans les grandes surfaces, des offres de produits de seconde vie, qu’il s’agisse d’électroménager, d’articles de sport, ou encore de bricolage.

Réemploi solidaire

Le secteur du réemploi s’est historiquement structuré autour d’acteurs de l’économie sociale et solidaire comme Emmaüs, les ressourceries ou les entreprises d’insertion Envie. Leur activité combine deux aspects : la collecte basée sur le don, dite « non écrémante » car indépendante de la valeur marchande des objets, et la revente à prix solidaires. Ces acteurs participent à la prévention, en détournant du flux de déchets, la partie pouvant être réemployée.

Ces structures entretiennent une relation distante avec le profit, ce qui leur permet de rendre accessibles des biens aux catégories les plus précaires de la population. Nombre d’entre elles sont des actrices de l’insertion par l’activité économique (IAE). Elles proposent des emplois accompagnés à des personnes éloignées du marché du travail, et font du réemploi des objets un support à l’insertion socioprofessionnelle des personnes.

L’ancrage territorial de ces structures, et les modes démocratiques de gouvernance qui s’y exercent ouvrent la voie à des formes de réappropriation citoyenne des enjeux de gestion des déchets. Dans les sociétés industrielles modernes, ces enjeuxsont délégués à des entreprises spécialisées et circonscrits à des choix techniques. Les structures du réemploi solidaire mobilisent des bénévoles, des salariés, des collectivités et des habitants, et contribuent en cela à repolitiser ces enjeux en redonnant aux citoyens un pouvoir de décider et d’agir.

Bon d’achat dans la grande distribution

Le modèle développé par la grande distribution est radicalement différent. Il repose sur un système de bons d’achat : en échange d’un produit usagé rapporté en magasin, les consommateurs reçoivent un bon de réduction à valoir sur l’achat d’un produit neuf. Ce dispositif stimule la consommation, y compris de produits neufs, et contribue à un effet rebond. Les bénéfices environnementaux attendus de la prolongation de la vie des produits peuvent se retrouver annulés par l’augmentation de la consommation globale.

Il s’agit moins de réemploi que de l’intégration d’une offre d’occasion. En témoignent les partenariats entre des enseignes de grande distribution et des professionnels du secteur. Carrefour s’est par exemple associé à Cash Converters, entreprise spécialisée dans l’achat-vente de biens d’occasion, pour installer des corners dédiés à l’occasion dans ses hypermarchés. Les activités liées à la seconde vie sont ici une opportunité de diversification commerciale, voire de verdissement de l’image de l’entreprise.

Pressions concurrentielles

Ces évolutions exercent une pression croissante sur les acteurs du réemploi solidaire, en particulier lorsque les segments les plus rentables – la « crème » des gisements – sont captés. Ces objets de qualité, en très bon état et avec une forte valeur marchande, représentent une part réduite des apports, mais jouent un rôle très important dans l’équilibre économique des structures.




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Les revenus issus des ventes à prix solidaires représentent jusqu’à 80 % des ressources de certaines structures comme Envie. Les difficultés rencontrées par la filière textile, submergée par des volumes croissants de vêtements à bas coût issus de la fast fashion, illustrent bien la fragilité de cet équilibre.

ESS versus RSE

Comme le rappelle la socioéconomie, l’application d’un principe de marché librement concurrentiel favorise les acteurs dominants. Face aux moyens des grandes enseignes, les campagnes de plaidoyer des structures solidaires peinent à se faire entendre. Une réponse politique plus ambitieuse paraît nécessaire, à même de garantir la pérennité des activités solidaires.

Des partenariats existent entre ESS et entreprises privées, comme celui qui unit la fédération Envie au groupe Fnac-Darty. Puisque ces coopérations reposent uniquement sur des démarches RSE non contraignantes, leur pérennité reste fragile. Rien n’empêche les enseignes de s’en détourner dès lors qu’elles identifient un intérêt économique à développer leur propre filière de seconde main.

Modes de production et de consommation

Au niveau local, certaines collectivités soutiennent activement les acteurs de l’ESS à travers des aides financières, des mises à disposition de locaux ou des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics. À Rennes, la métropole a initié la création d’une plateforme territoriale du réemploi, fédérant plusieurs structures solidaires.

Comme l’affirme la géographe Nicky Gregson, « il est impossible de comprendre le problème global des déchets en commençant par le déchet ». Autrement dit, il faut interroger les dynamiques de production et de consommation qui sous-tendent ces flux. C’est à cette échelle qu’il est possible de penser le réemploi solidaire, non comme un débouché opportun à une surproduction irréversible, mais comme un espace en marge du capitalisme que les pouvoirs publics peuvent choisir de soutenir, ou de fragiliser.

The Conversation

Cet article est le fruit des travaux menés dans le cadre de la chaire économie sociale et circulaire, portée par UniLaSalle Rennes et financée par l’éco-organisme Valdelia.
Benjamin Cordrie est membre de l’Association Française d’Economie Politique (AFEP).

Mes recherches postdoctorales sont financées par un programme de recherche, la Chaire Économie Sociale et Circulaire, dont les financements proviennent d’un accord de mécénat avec l’éco-organisme Valdelia, agréé par l’État (filière du mobilier professionnel et des produits et matériaux de construction du bâtiment).

ref. Ressourceries, Emmaüs, Le Relais : les acteurs emblématiques de la seconde main menacés par la grande distribution – https://theconversation.com/ressourceries-emmaus-le-relais-les-acteurs-emblematiques-de-la-seconde-main-menaces-par-la-grande-distribution-258420

‘This will not end here’: A scholar explains why Charlie Kirk’s killing could embolden political violence

Source: The Conversation – USA – By Arie Perliger, Director of Security Studies and Professor of Criminology and Justice Studies, UMass Lowell

A boy in Scottsdale, Ariz., attends a Catholic rosary prayer vigil for Charlie Kirk after he was killed during a Utah college event on Wednesday, Sept. 10, 2025. AP Photo/Ross D. Franklin

The fatal shooting of prominent conservative activist Charlie Kirk on Sept. 10, 2025, has brought renewed attention to the climate of political violence in America. Kirk’s death reflects a sizable increase in threats against officeholders and politicians at the local and federal level.

Alfonso Serrano, a politics editor at The Conversation, spoke with University of Massachusetts Lowell scholar Arie Perliger after Kirk’s shooting. Perliger studies political violence and assassinations and spoke bluntly about political polarization in the United States.

Serrano: What were your initial thoughts after Charlie Kirk’s fatal shooting?

Perliger: It was a bit unusual that the attack was not against an elected official. Rarely have we seen political assassinations that are aimed at the nonprofit political landscape. Usually those people are not deemed important enough.

Secondly, and it’s something I see a lot in my research, political assassinations come in waves. We see that not only in the United States but other countries. I’ve looked at political assassinations in many democracies, and one of the things I see in a fairly consistent manner is that political assassinations create a process of escalation that encourages others on the extreme political spectrum to feel the need to retaliate. And that is my main concern. That this process creates legitimization and acceptance, that it provides the sense that this is an acceptable form of political action. This will not end here.

In 2024, there were two attempts to assassinate Donald Trump. Then, in early 2025, the residence of Gov. Josh Shapiro in Pennsylvania was firebombed on Passover, and within months the U.S. witnessed the killing of Minnesota state lawmaker Melissa Hortman and her husband, among other acts of political violence. The U.S., of course, is not immune to political violence, as we saw in the 1960s. But what stands out about this latest wave?

The data shows that there’s a substantial increase in the level of threats against officeholders at the local and federal level. What’s different now is we see an increased support in political violence from both sides of the political spectrum. Consistently, almost a quarter of the public is willing to support political violence in some form, or see that as a legitimate form of political action.

And as we see an increased political polarization, and the increased demonization of political rivals, we see the decline and disappearance of political discourse and policymaking. The bipartisan political process in Congress in the past few years has been almost nonexistent. And that spills over to the public, where the other (political) side is seen as a one-dimensional figure that is a threat.

A man in a suit holds a microphone and speaks to a crowd, with the American flag in the background.
Turning Point USA founder Charlie Kirk speaks in West Palm Beach, Fla., on July 26, 2024.
AP Photo/Alex Brandon, File

We’ve had political polarization in the U.S. in the past, but usually it was around a specific issue like civil rights in the 1960s and the Vietnam War. But this time there is no specific issue that we can say, “If we solve this, we solve the political polarization.” The problem is that there’s no space for convergence from both sides where they can work together, so there’s no bridges they can rely on to come together.

Does it strike you that Kirk’s assassination occurred on a college campus? It seems as if college campuses have become a flash point of violence in the U.S.

Campuses are becoming more and more contentious spaces. They were always intellectual hubs where political views were debated intensively. Activism was always part of campus life. But what we’ve seen in the past year is that campus life has become in some cases more violent. And the fact that Kirk was killed on a campus is, I think, heartbreaking because campuses symbolize a place where you can engage in political debate in a way that encourages intellectual exploration.

What’s happened in the past year is that campuses are not those spaces anymore. Yes, we still see political activism, but it’s the activism that doesn’t leave any room for actual debate. It’s just two sides that are completely hostile to each other and unwilling to hear each other.

Trump on Wednesday night blamed the media and the “radical left” for language used to describe people like Kirk. He said this rhetoric is “responsible for the terrorism that we’re seeing in our country today.” Any thoughts?

I agree that language and rhetoric impact people’s behavior. I’ve seen that again and again in my studies, that the discourse of political figures impacts the way people think of the legitimacy of violence. Of course, we need to understand the context here, which is that Trump himself was willing to pardon thousands of people who engaged in political violence.

So, on the one hand, I agree with him that political leaders should be responsible for how they discuss political issues. It’s important for them to convey that political discourse can be constructive. However, we need to acknowledge that our own government, in many cases, sends signals that provide encouragement and support that legitimize violence. I think it’s important for politicians on both sides to be consistent in understanding that the way they discuss their political rivals is important.

A white tent appears on a college campus.
The scene after shots were fired at an appearance by Charlie Kirk at Utah Valley University on Sept. 10, 2025, in Orem, Utah.
Trent Nelson/The Salt Lake Tribune/Getty Image

You’re an expert on the history of political assassinations. How do countries untangle themselves from waves of political violence?

Political leaders need to insist on working together. There are lots of policy areas where politicians can work together. When we see that people can work together within the political system, that sends an important message, that there is a space where we can work together. The second thing is trying to think about how the U.S. can restructure part of the political process to ensure that there is a real competition of ideas, to incentivize a constructive, productive approach that will legitimize those who are willing to engage in constructive policymaking.

Any last thoughts?

As part of my work, I track the most extremist online social media accounts, and what we see right now is a strong sense that this assassination is being celebrated by parts of the left. And that has created an escalation of language from those in the extreme right social media ecosystem. There is much more willingness to discuss issues of retaliation, an actual civil war.

And that’s my biggest worry. If you look at social media, what we see is that both sides embrace this kind of rhetoric that really concerns me. More than ever, I’ve seen calls for retaliation and a strong sense that the other side is unwilling to show any sympathy to what happened. Emotions are running very high, and I’m very worried about what may happen in the next few weeks.

The Conversation

Arie Perliger does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. ‘This will not end here’: A scholar explains why Charlie Kirk’s killing could embolden political violence – https://theconversation.com/this-will-not-end-here-a-scholar-explains-why-charlie-kirks-killing-could-embolden-political-violence-265060

Detroit is the most challenging place in the country for people with asthma − here’s how to help kids in the Motor City breathe easier

Source: The Conversation – USA (3) – By Rhonda Conner-Warren, Assistant Professor of Health Programs, Michigan State University

Smoke and haze from a Canadian wildfire blankets downtown Detroit in August 2025. AP Photo/Ryan Sun

Detroit kids 17 and under were nearly three times more likely to be hospitalized for asthma than other kids in Michigan, according to data from the Michigan Department of Health and Human Services released on Sept. 2, 2025. The data examines the years 2019 to 2023.

During those years, the asthma death rate among Detroit kids was more than four times higher than the state average, according to the state’s data. Dying from asthma is rare and largely preventable.

Detroit was also named the most challenging place to live with asthma in the country by the Asthma and Allergy Foundation of America’s annual rankings of asthma capitals. The ranking, released on Sept. 9, 2025, looked at the 100 largest cities in the U.S. The high number of low-income residents in Detroit and the city’s air pollution are among the risk factors that can worsen asthma and drive asthma rates, the report said. Last year the city ranked third.

Even mild asthma exacerbations such as coughing or congestion can disrupt a child’s and family’s daily routines. When a child is unwell, parents may have to miss work, and children can fall behind in school, adding stress for everyone in the family.

September is the peak month for asthma flare-ups in children. It’s a time when they can be exposed to a variety of triggers such as mold, pollen and respiratory viruses at school or home.

As a pediatric nurse practitioner and clinical faculty member in community health, I partner with health educators and families to create personalized, practical care plans that promote children’s well-being.

I currently work with Focus: HOPE’s early childhood education center in Detroit. During the 2024–25 school year, Focus: HOPE observed a 20% increase in asthma diagnoses among students, meaning we were serving 30 children with asthma, a trend that aligns with state health data.

Although Focus: HOPE shut down part of its Head Start program in August 2025 after losing federal funding, I remain deeply proud of the work my colleagues and I have done to care for children and their families. We remain committed to finding new ways to support our families, communities and children at risk for poor health and educational outcomes.

What worsens asthma symptoms

Asthma is a condition that affects the child’s lungs. It causes the airway to become swollen and narrow, sometimes producing extra mucus. This can make it harder to breathe and may lead to symptoms such as coughing, wheezing – a whistling sound when breathing out – and shortness of breath.

Asthma is not always classified strictly as an allergic disease, but many cases are allergy related, and such cases are becoming more common worldwide. This increase is fueled in part by climate and environmental changes, living in urban populations, increased time spent indoors, obesity and use of cleaning products that can worsen asthma and allergies.

Understanding asthma medications

Asthma is treated with medications, including emergency inhalers, daily long-acting inhalers, combination inhalers, which contains two or more medicines and nebulizer machines. Knowing when and how to use each is essential, and your child’s provider should review this with you regularly.

Many parents from my practice share a common concern about their children taking asthma medications with steroids. They often worry their children will build up a resistance or intolerance to them.

I tell them inhaled steroids go straight to the lungs and don’t affect the whole body like oral or systemic steroids do. They help control daily inflammation and prevent attacks.

A Black boy holds a medical device in his mouth.
Inhalers send medicine directly to the lungs and can make it easier to breathe.
Universal Images Group/via Getty Images

An oral corticosteroid “burst” is a short-term treatment, typically lasting five to seven days, used to rapidly reduce severe airway inflammation during asthma flare-ups. It’s usually given in a tapering dose and is not meant for long-term use. These medications are safe, targeted and can make a huge difference in keeping your child out of the ER.

Many believe that children and families will simply “grow out of” asthma. While some with mild symptoms may improve over time, others remain at risk, especially when exposed to common triggers such as freshly cut grass or outdoor play during high-pollen days. Even simple activities such as running through a field can lead to serious asthma flare-ups.

Here are practical steps to help protect your child from experiencing an asthma attack:

  • Talk with their health care provider to create an asthma action plan.

  • Clearly label inhalers.

  • Keep their vaccines up to date.

  • Limit exposure to outdoor allergens.

Emergency medical plans at school

Every school staff member should be prepared for a student’s asthma flare-up with a documented emergency plan, knowledge of triggers and medication protocols.

Children should be sent to school with an individualized asthma action plan. An asthma action plan is a form that outlines what to do when symptoms such as coughing, wheezing, fatigue or abdominal pain occur. It specifies the medication, dosage, frequency and when to call parents or 911. The plan should be signed by the provider and kept in the child’s classroom file with their medication.

At school, ensure your child’s inhaler is clearly labeled. Put a prescription label showing the child’s name on both the box and the canister itself. Ask your pharmacy for an extra label, since unlabeled inhalers can easily get lost or mixed up, especially on the playground.

Viruses can trigger serious asthma attacks and lead to complications such as bronchitis or pneumonia. Staying up to date on yearly immunizations, especially the flu and COVID vaccines, can lower these risks and keep your child breathing easier.

Keep your child’s provider up to date about any changes, improvements or worsening symptoms — such as during travel or after moving to a new area. Ask about environmental irritants in your area and what “poor air quality,” increasingly caused by wildfire smoke in Michigan, means for your child’s breathing.

Protect your child from outdoor allergens at home

Everything your child brings in from outside – on their clothes, shoes, and even in their hair – can trigger allergies or asthma symptoms indoors. Here’s how you can help reduce exposure and keep their environment healthy:

  1. Vacuum or dust floors frequently to remove allergens that may trigger an asthma attack. Install HEPA filters on vacuums and HVAC systems to improve air quality in the home.

  2. Take shoes off at the door. Leave sneakers and outdoor shoes outside to avoid tracking allergens inside.

  3. Change clothes before entering bedrooms. Clothes worn outside can carry pollen, dust and other irritants.

  4. Wash hair before bed. Outdoor allergens can settle in your child’s hair and transfer to their pillow, increasing overnight exposure. If daily washing isn’t possible, consider using a bonnet and changing pillowcases frequently.

  5. Daily hygiene matters. A warm shower and nose-blowing at the end of the day help clear inhaled irritants.

  6. Stay hydrated. Keeping your child well hydrated helps thin mucus and reduce respiratory discomfort.

The Conversation

Rhonda Conner-Warren Full-time faculty at MSU College of Nursing, with part of my time subcontracted to Focus: HOPE in Detroit.

ref. Detroit is the most challenging place in the country for people with asthma − here’s how to help kids in the Motor City breathe easier – https://theconversation.com/detroit-is-the-most-challenging-place-in-the-country-for-people-with-asthma-heres-how-to-help-kids-in-the-motor-city-breathe-easier-262474

Working with local communities is a vital part of wildfire response

Source: The Conversation – Canada – By James Whitehead, Researcher, Mitigating Wildfire Initiative, Simon Fraser University

As a young supervisor of a wildfire crew, I (James Whitehead) had no idea what to do. My crew had arrived at a high-profile fire in southern British Columbia in 2021 and were immediately accosted by locals, who told me in colourful language that they did not feel protected by firefighters and had no use for us.

This occurred before I had seen the fire, developed a strategy or briefed my crew. I quickly realized my role was not just firefighter but also to be a mediator, relationship-builder and community advocate.

This experience is not unique. In B.C., despite provincial investments and increased capacity, some wildfire seasons can push even the best crews and agencies to the limit.

Sometimes, this means community members feel the need to help with wildfire response. For some, it’s about protecting an intergenerational connection to the land, whether it be their traditional territories or properties. For others, it’s avoiding the loss of their livelihood, culturally significant sites, or legacy to pass onto the next generation. These messages are reiterated by locals on the frontline.

Mike Robertson, a resident of Southside near François Lake, B.C. and a senior advisor to the Cheslatta Carrier Nation that experienced fires in 2018, described it this way: “If they [community members] wouldn’t have stayed…this whole community would have burnt.”

Across Canada, tensions often flare between fire agencies and community members who choose to stay and protect their livelihoods, homes and land. In B.C., Tsilhqot’in, Secwépemc, Nadleh Whut’en and the North Shuswap communities, among others, all describe this tension and the weight of responsibility to protect their communities.

However, the presence of locals scattered across a fire area can be disruptive and dangerous for responders. Not knowing where people are can interfere with the removal of hazardous trees or aerial water drops. Without co-ordination, the public can work at cross purposes with responders, and sometimes need to be rescued themselves, removing professionals from firefighting work.

The challenge is not firefighting capacity nor convincing people to help; it is co-ordinating efforts into a formalized fire response system that prioritizes safety and efficiency.

From conflict to collaboration

During that 2021 fire, what stayed with me was not the initial hostility but the desire to help that emerged over the next week. I soon realized that residents wanted to work in whatever capacity they could.

In 2022, the BC Wildfire Service launched the Cooperative Community Wildfire Response program (now called Community Response) in collaboration with the First Nations Emergency Services Society, Indigenous Services Canada, the BC Cattlemen’s Association, the University of British Columbia and the Fraser Basin Council.

This program creates and strengthens pathways for Indigenous and rural and remote communities to participate safely and effectively in wildfire response, ensuring they have the training, equipment and opportunities to do so.

These pathways emerged from calls by wildfire-impacted communities, and research and engagement through the Community Response Project. Communities highlighted the capacity they had to support firefighters — from local knowledge, to trusted community leaders, training and experience, and equipment and infrastructure.

A recent example of this occurred with the Merritt Snowmobile Club sharing knowledge, webcams and local values with the BC Wildfire Service in an excellent example of successful partnership.

Community leadership is often overlooked and undervalued because of missing communication pathways. The ability to communicate must extend from agency and community leadership to the front lines so firefighters and residents are prepared to work safely and respectfully alongside each other.

Too often, the agency-community dialogue starts only when a community is threatened by a fire. Many of the same skills that aid a community in wildfire response can be used and developed through proactive mitigation such as emergency planning, hazardous fuel reduction, or the FireSmart program. This strengthens resilience and builds relationships between locals and agencies that are vital during wildfire response.

Locally appropriate approaches

The Community Response program has shown: capacities and priorities vary widely. Some communities have prioritized developing community emergency response organizations, such as the 14 in the Thompson-Nicola Regional District funded in 2025 or the Chinook Emergency Response Society, which was created by residents in Southside near François Lake, B.C., after the 2018 fires. Others have built wildfire capacity within existing structural fire departments.

Some Indigenous communities help their members participate in BC Wildfire Services’ First Nations Bootcamps, or host their own initial response group, like Simpcw Indigenous Initial Attack.

As Ron Lampreau, fire chief of the Simpcw First Nation’s volunteer fire department, reflected on the community’s response:

“As a result of the strain placed on provincial resources during the devastating wildfires of 2017 and 2018, Simpcw recognized the need to establish its own emergency response capacity… By equipping our community members with the necessary skills and knowledge, we can build a more resilient community and enhance our ability to respond to emergencies.”

While progress is being made, this shift is long-term and complex. Programs require sustained funding, commitment from individuals and organizations and trust. The programs don’t always work for some communities that may face capacity and financial constraints or not see their needs reflected. It is imperative that these programs continue to evolve.

Building relationships is essential for a whole-of-society approach. That work should continue year-round, engaging and valuing communities in both mitigation and response. Honouring the knowledge, leadership, and contribution of communities — alongside that of agencies — highlights that people are the most important asset for addressing our escalating wildfire risk.

As Fire Keeper Joe Gilchrist said: “There’s so much work that needs to be done that partnerships have to be made.”

The Conversation

James Whitehead’s research was funded by the University of Northern British Columbia and the Regional District of Fraser-Fort George.

Kelsey Copes-Gerbitz’s research was funded by a grant from the BC Wildfire Service and in-kind support from the First Nations Emergency Services Society and Indigenous Services Canada.

ref. Working with local communities is a vital part of wildfire response – https://theconversation.com/working-with-local-communities-is-a-vital-part-of-wildfire-response-262703

When robots are integrated into household spaces and rituals, they acquire emotional value

Source: The Conversation – Canada – By Zhao Zhao, Assistant professor, Computer Science, University of Guelph

Social companion robots are no longer just science fiction. In classrooms, libraries and homes, these small machines are designed to read stories, play games or offer comfort to children. They promise to support learning and companionship, yet their role in family life often extends beyond their original purpose.

In our recent study of families in Canada and the United States, we found that even after a children’s reading robot “retired” or was no longer in active and regular use, most households chose to keep it — treating it less like a gadget and more like a member of the family.

Luka is a small, owl-shaped reading robot, designed to scan and read picture books aloud, making storytime more engaging for young children.

In 2021, my colleague Rhonda McEwen and I set out to explore how 20 families used Luka. We wanted to study not just how families used Luka initially, but how that relationship was built and maintained over time, and what Luka came to mean in the household. Our earlier work laid the foundation for this by showing how families used Luka in daily life and how the bond grew over the first months of use.

When we returned in 2025 to follow up with 19 of those families, we were surprised by what we found. Eighteen households had chosen to keep Luka, even though its reading function was no longer useful to their now-older children. The robot lingered not because it worked better than before, but because it had become meaningful.

LingTech Inc. presents the features of its reading robot, Luka.

A deep, emotional connection

Children often spoke about Luka in affectionate, human-like terms. One called it “my little brother.” Another described it as their “only pet.” These weren’t just throwaway remarks — they reflected the deep emotional place the robot had taken in their everyday lives.

Because Luka had been present during important family rituals like bedtime reading, children remembered it as a companion.

Parents shared similar feelings. Several explained that Luka felt like “part of our history.” For them, the robot had become a symbol of their children’s early years, something they could not imagine discarding. One family even held a small “retirement ceremony” before passing Luka on to a younger cousin, acknowledging its role in their household.

Other families found new, practical uses. Luka was repurposed as a music player, a night light or a display item on a bookshelf next to other keepsakes. Parents admitted they continued to charge it because it felt like “taking care of” the robot.

The device had long outlived its original purpose, yet families found ways to integrate it into daily routines.

‘Domesticating’ technologies

The way participants treated Luka challenges how we usually think about technology, which is that gadgets are disposable. A new phone replaces an old one, toys break and get thrown away and laptops end up in e-waste bins. But when technologies enter family life, especially around emotionally significant moments like storytime, they can become part of the household in lasting ways.

Our research findings also have important implications for design. Should robots come with an end-of-life plan that recognizes their emotional value? Should companies design with the expectation that some products will be cherished and repurposed, not just discarded and replaced?

There are environmental dimensions, too. If families hold on to robots because of attachment, fewer may end up in landfills; this complicates how we think about sustainability and recycling when devices are treated more like keepsakes than tools that may outlive their usefulness.

Scholars who study human-computer interaction often use the term “domestication” to describe how technologies become embedded in everyday routines and meanings.

More than machines

Our study extends that idea to what happens when technology retires. Luka was no longer useful in the conventional sense, but families still made space for it emotionally, symbolically and practically.

Many of us keep objects for sentimental reasons, long after they have served their original purpose. Luka shows us that robots can become more than machines.

Technology is often framed as fast-moving and disposable. But sometimes, as these families revealed, it lingers. A retired robot can stay in the household because it matters.

The Conversation

Zhao Zhao does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. When robots are integrated into household spaces and rituals, they acquire emotional value – https://theconversation.com/when-robots-are-integrated-into-household-spaces-and-rituals-they-acquire-emotional-value-263848

Miguel de Cervantes en la pantalla: las aventuras del inventor de la novela

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Úrbez Fernández, Profesor de Comunicación Audiovisual y Humanidades, Universidad Villanueva

Alejandro Amenábar y Julio Peña durante el rodaje de _El cautivo_. Disney

Alejandro Amenábar estrena el 12 de septiembre una película biográfica sobre Miguel de Cervantes, titulada El cautivo, cuya trama describe el encarcelamiento del escritor en Argel, entre 1575 y 1580, tras la batalla de Lepanto.

Como la mayoría de producciones cinematográficas acerca de personajes históricos (más incluso cuando son tan conocidos), la cinta de Amenábar no escapa de la lupa de los historiadores, preocupados por dilucidar el grado de exactitud del argumento con lo verdaderamente acontecido según las fuentes.

Esta curiosidad, sin embargo, no provendrá solo de los historiadores. Después de todo, el espectador medio ha conformado en su mente una imagen del escritor de El Quijote como fruto de la educación recibida, de sus lecturas y de cuanto nos han informado los medios de comunicación.

A raíz de este estreno, merece la pena reflexionar sobre por qué al espectador le puede interesar visionar un relato de ficción con Cervantes como protagonista. Y, lo que aún es más relevante, qué faceta del escritor ha atraído más a Amenábar y a su equipo, por qué han deseado contar esta historia y qué valor han descubierto en ella para desear transmitírselo al público.

Porque, de hecho, no es la primera vez que el medio audiovisual se aproxima a Miguel de Cervantes. Atender a las obras cinematográficas que narran su biografía puede decirnos mucho sobre la sensibilidad de cada momento histórico.

Una buena lección moral

Durante la posguerra española, en un momento álgido de producción de películas sobre personajes históricos patrios, se presentó a la Dirección General de Cinematografía un proyecto titulado En un lugar de la Mancha.

Portada de una revista de 1945 en donde se lee En un lugar de la Mancha: resumen de un guion cinematográfico, por Ernesto Giménez Caballero.
La revista Fantasía. semanario de la invención literaria se hizo eco del trabajo que se estaba haciendo en el proyecto En un lugar de la mancha publicando un resumen del guion del largometraje.
TodoColección

Según consta en los expedientes del Archivo General de la Administración, firmaba el guion Ernesto Giménez Caballero y dirigiría la película José Luis Saénz de Heredia. La censura juzgó favorablemente el proyecto, un relato completo de la vida de Cervantes, centrado especialmente en sus desventuras.

De alguna manera (así lo entendió la censura), la tesis de fondo sería: “las amarguras de Cervantes constituyen una buena lección moral”, identificándose la vida del escritor con la propia vida de don Quijote.

Por tanto, se valoraba la capacidad del medio audiovisual para transmitir virtudes a los espectadores, en tanto que narraba una vida considerada virtuosa. La única preocupación radicaba en que el resultado final de la película “no estuviera a la altura del tema tratado”. El proyecto obtuvo el beneplácito de la administración, pero con el paso de los meses no comenzó el rodaje y por razones desconocidas (posiblemente económicas) se canceló.

El Cervantes aventurero

Fue en 1967 cuando se estrenó la primera película sobre el escritor: Cervantes, una coproducción europea dirigida por el estadounidense Vincent Sherman.

Suponía la adaptación de una novela publicada por el escritor alemán Bruno Frank en 1934, titulada Un hombre llamado Cervantes. En unos años caracterizados por la crisis del cine frente a la televisión y la consecuente búsqueda de la épica y la espectacularidad, Cervantes se concibió como un filme de aventuras en torno a los años vividos por el escritor en Italia, la batalla de Lepanto y el cautiverio en Argel.

Cervantes aparecía como un pícaro y un buscavidas de esmerada inteligencia, un idealista, a ratos ingenuo, en continua búsqueda de la verdad. Así, no había asomo de exaltación de la Hispanidad ni tampoco del catolicismo, en un tono incluso respetuoso hacia el islam. A pesar de la escasa popularidad de esta cinta, queda como testimonio del interés de una época hacia esta faceta del escritor.

Cartel de una película en la que sale un hombre empuñando una espada y una mujer detrás.
Cervantes espadachín y Gina Lollobrigida en las aventuras del escritor según Vincent Sherman.
IMDB

El Cervantes didáctico

En 1981, RTVE emitió una miniserie de 9 episodios también titulada Cervantes. Fue la primera de las miniseries de carácter biográfico producidas por RTVE durante la democracia, a la cual siguieron Ramón y Cajal (1982), Teresa de Jesús (1984) y Goya (1985), entre otras.

La serie suponía una aproximación completa a la vida del escritor, narrada a través de continuos flashbacks desde 1616, momento en el que un joven licenciado visita a un Cervantes moribundo. Sus conversaciones e investigaciones al tratar con diferentes personajes son lo que permite elaborar el relato de la vida del escritor.

Así, hay en la miniserie cierta finalidad didáctica, dado el interés de la televisión pública por educar a los espectadores de la naciente democracia española. El licenciado se erigía como espejo del ciudadano democrático español, preocupado por profundizar en la cosmovisión cervantina, clave de bóveda de los valores democráticos en su condena de la corrupción, su concepción del hispanismo y su defensa de la libertad.

El Cervantes sombrío

Ahora, Alejandro Amenábar estrena El cautivo. A excepción de unos escasos datos históricos acerca del cautiverio en Argel (presentes en la película), casi todo cuanto digamos acerca de cómo Cervantes afrontó esos años es mera especulación, nadie lo sabe.

Un hombre musulmán habla con un caucásico.
Julio Peña y Alessandro Borrghi en El cautivo.
Disney

Y sin embargo, frente a los cientos de Cervantes posibles que Amenábar podía imaginar, ha optado por presentarnos a uno cínico, un cobarde obsesionado por salvar su pellejo aún a costa de traicionar a los demás. La crudeza del cautiverio se muestra, en nombre del realismo, sin atisbo de esperanza ni de virtud. Solo cuenta sobrevivir, y como espectadores (propone el director) deberíamos compadecer a Cervantes y asumir que haríamos exactamente lo mismo si estuviésemos en su lugar, aunque nos cause tristeza.

Sin duda, una visión desmitificadora del autor que Amenábar es muy libre de ofrecer al espectador. Cabe preguntarse, así, si quizá esta visión sea reflejo de una época que rechaza la heroicidad, que cree no necesitar héroes ni modelo alguno. Una época que sospecha de cualquier atisbo de virtud, porque la virtud no se considera realista.

The Conversation

Pablo Úrbez Fernández es miembro del Círculo de Escritores Cinematográficos y crítico de las revistas FilaSiete y Omnes

ref. Miguel de Cervantes en la pantalla: las aventuras del inventor de la novela – https://theconversation.com/miguel-de-cervantes-en-la-pantalla-las-aventuras-del-inventor-de-la-novela-264630

¿Vivimos en una simulación?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Emilio José García Gómez-Caro, Responsable Unidad de Cultura Científica, Instituto de Astrofísica de Andalucía (IAA-CSIC)

IR Stone/Shutterstock

Este artículo forma parte de la sección The Conversation Júnior, en la que especialistas de las principales universidades y centros de investigación contestan a las dudas de jóvenes curiosos de entre 12 y 16 años. Podéis enviar vuestras preguntas a tcesjunior@theconversation.com


Pregunta formulada por Ismael de la Rosa, de 14 años. IES Giner de los Ríos (Motril, Granada)


Imagina que eres un personaje de Minecraft y que pasas el tiempo recogiendo recursos, apilando cubos o luchando contra algún monstruo. De repente, un buen día, sin saber cómo ni por qué, adquieres conciencia de ti mismo y sospechas que ese mundo cúbico que habitas no es más que un juego creado por seres que viven fuera de él. Incluso sientes que no eres más que el avatar de un jugador que podría aburrirse de ti y borrar tu existencia con un clic.

En definitiva, te preguntas si no estarás viviendo en una simulación, si no serás parte de ella.

¿Y si la realidad no es más que una ilusión?

No hace falta ser un personaje de videojuego autoconsciente para preguntarse por la naturaleza de lo “real”. Mucho antes de que existieran videojuegos, computadoras o la propia palabra “simulación”, filósofos como Parménides, Platón, Descartes, Zhuang Zhou o Bertrand Russell ya habían puesto en duda si la realidad no es más que una ilusión, e incluso si habría alguna manera de confirmar que vivimos en un sueño.

En 2003, el filósofo de la Universidad de Oxford Nick Bostrom publicó un artículo con un título directo: ¿Estás viviendo en una simulación?. Allí planteaba la hipótesis de que seamos el NPC –las siglas en inglés de non playable character o “personaje no jugable” en un videojuego– de un universo creado por una especie tecnológicamente superior (humana, máquina, extraterrestre o deidad).

Es más, planteaba si esa especie no sería, a su vez, otra realidad simulada, y nosotros, como la serie de dibujos animados que ven los Simpson: una ficción dentro de otra ficción. Y así hasta quién sabe cuántos niveles de realidades anidadas. Algunos estudios posteriores incluso calcularon que la probabilidad de que seamos una simulación es solo un poco menor del 50 %.

Pero ¿por qué íbamos a vivir en una simulación? ¿Cuáles son las bases para creerlo? El argumento de Bostrom es relativamente sencillo. Imagina una civilización “posthumana”, con un desarrollo tecnológico y una capacidad de computación tan enormes que pueden simular universos con leyes bien definidas y habitantes autoconscientes. Llamemos a esa sociedad la “realidad base”.

Imagina ahora que no solo tienen la capacidad, sino también la voluntad de hacerlo, y que comienzan a generar simulaciones de todo tipo, algunas con capacidad para crear a su vez nuevas simulaciones. Si estas dos premisas se cumplen, para Bostrom resulta casi inevitable que seamos una de esas simulaciones.

Es pura estadística: de la infinidad de mundos posibles, solo existe una “realidad base”, el resto son simulaciones de simulaciones. Lo lógico es pensar que nosotros seamos una de ellas y no la realidad original. Lo paradójico es que Bostrom y su artículo también serían fruto de una simulación.

En busca del “fallo en la Matrix”

Para muchos, esto no pasa de ser un juego lógico-filosófico, casi una conversación divertida entre colegas. Para otros, es un tema de mayor calado, sobre todo cuando surge la pregunta de si habría alguna manera de demostrar, mediante la observación del mundo que nos rodea, si realmente vivimos en una simulación o no. O, dicho de otro modo: ¿puede la ciencia ayudarnos a encontrar un “fallo en la Matrix”? Pues tal vez sí.

Antes que nada, Houman Owhadi, experto en matemáticas computacionales del Instituto Tecnológico de California, nos advierte: “Si la simulación tuviera una potencia de cálculo infinita, no habría forma de saber si vivimos en ella, porque podría simularse con todo el realismo que se quisiera”. Es decir, en ese caso sería imposible ver las costuras del juego.

Asumamos entonces que nuestros programadores tienen una capacidad de cálculo grande, pero limitada. Para diseñar un mundo tan complejo como el nuestro, necesitan tomar algunos “atajos computacionales”, igual que hacemos en videojuegos y simulaciones numéricas. Estos atajos podrían provocar paradojas o irregularidades que, según algunos autores, podrían detectarse con experimentos de física cuántica o con observaciones cosmológicas. Sería como si nuestro personaje de Minecraft encontrara un bug (error) en el juego.

Por ejemplo, uno de estos atajos podría ser la discretización del espacio y del tiempo. La física teórica actual empieza a asumir que quizás no sean continuos, sino que vayan “a saltos”. Es decir, están discretizados. Esta estrategia es muy habitual en las simulaciones numéricas que hacemos en ordenadores para ahorrar recursos. Bajo la hipótesis de la simulación, demostrar que nuestro espacio-tiempo es discreto podría ser como “ver las tripas” del programa.

Un mundo solo para tu mente

Otros autores defienden que, si los programadores viven en un universo como el nuestro, simular nuestras leyes físicas exigiría una cantidad de energía y de potencia informática de tal calibre que sus propias leyes lo impedirían. Una alternativa en este caso es no recrear toda la realidad, sino únicamente la que tú –quien lees estas líneas– percibes. Así, los programadores solo tendrían que encargarse de simular un universo en tu mente, algo mucho menos costoso desde el punto de vista computacional.

En ese escenario, este artículo y yo mismo no seríamos más que parte de la ficción diseñada para ti.


El museo interactivo Parque de las Ciencias de Andalucía y su Unidad de Cultura Científica e Innovación colaboran en la sección The Conversation Júnior.


The Conversation

Emilio José García Gómez-Caro recibe fondos de CSIC/FECYT

ref. ¿Vivimos en una simulación? – https://theconversation.com/vivimos-en-una-simulacion-262176

Opacidad, aforamientos y déficit de disciplina policial: por qué España no pasa la ‘ITV’ anticorrupción

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan José Guardia Hernández, Profesor agregado de Derecho administrativo, Universitat Internacional de Catalunya

Sede del Ministerio de Justicia de España, en Madrid. Luis García/Wikimedia Commons, CC BY

España sigue sin pasar su “ITV” anticorrupción. El último informe del Grupo de Estados contra la Corrupción (GRECO), publicado en agosto de 2025, concluye que de las 19 recomendaciones anticorrupción formuladas en la quinta ronda de evaluación, 16 están solo parcialmente implementadas y 3 permanecen incumplidas.

El GRECO es el órgano del Consejo de Europa que supervisa las políticas anticorrupción de sus 48 Estados miembros. Desde su creación en 1999, formula recomendaciones en rondas temáticas de evaluación y seguimiento.

La cuarta ronda se centró en la corrupción entre parlamentarios, jueces y fiscales. La quinta ronda, iniciada en 2017, se centra en los altos cargos del poder ejecutivo central y en las Fuerzas y Cuerpos de Seguridad del Estado, en particular la Policía Nacional y la Guardia Civil.

Una inspección periódica con calificaciones

El GRECO controla el grado de cumplimiento de sus recomendaciones con revisiones periódicas, como si se tratara de una “ITV” institucional. Cada recomendación se califica como implementada, parcialmente implementada o no implementada.

En el caso de España, la evaluación inicial de 2019 formuló 19 recomendaciones. El primer informe de cumplimiento, adoptado en 2021, dejó un panorama desalentador: ninguna plenamente cumplida y la mayoría aún pendientes.

La segunda evaluación, publicada en abril de 2025, constató algunos avances, pero insuficientes: 13 recomendaciones parcialmente implementadas y 6 sin cumplir.

Ante este balance, el GRECO activó en 2024 el procedimiento de incumplimiento.

La revisión de 2025 muestra una ligera mejora: 16 recomendaciones parcialmente puestas en marcha y 3 sin hacerlo, pero todavía ninguna completamente satisfecha.

¿Qué fallos se repiten?

Las tres recomendaciones aún no implementadas en 2025 ponen de relieve déficits persistentes.

La primera se refiere a los asesores gubernamentales. El GRECO exige que su régimen de transparencia e integridad se equipare al de los altos cargos. En la práctica, no se publican sus nombres, retribuciones, funciones ni trayectorias, lo que genera opacidad y episodios polémicos conocidos únicamente a través de la prensa.

Esta ausencia de publicidad impide el escrutinio público de posibles conflictos de intereses –personales, familiares, con empresas, partidos políticos, medios de comunicación u otras organizaciones sociales–. El resultado, según el GRECO, es claro: “La recomendación sigue sin implementarse”.

La segunda recomendación pendiente se refiere al aforamiento. El GRECO reclama su revisión para evitar que obstaculice los procesos penales por corrupción. El aforamiento es una figura jurídica que altera las reglas de competencia penal en beneficio de determinadas autoridades, al reconocerles el derecho a ser juzgadas por tribunales previamente designados, como el Tribunal Supremo o los Tribunales Superiores de Justicia.


Elaboración propia con datos de Europa Press.

Esta institución puede servir para evitar denuncias frívolas y, bien aplicado, también para salvaguardar la independencia judicial, al evitar que jueces de instancia inferior –y, por tanto, más vulnerables– sufran presiones de las autoridades investigadas.

Ahora bien, su alcance en España es excepcional: según datos del Consejo General del Poder Judicial, hay cerca de 250 000 personas aforadas, una cifra muy superior a la de otros países europeos.

La tercera recomendación se refiere al régimen disciplinario de la Policía Nacional y de la Guardia Civil. El GRECO reclama una mayor transparencia y objetividad en la imposición de sanciones a sus miembros. La recomendación continúa “no implementada”.

Con todo, la reserva de los asuntos internos protege la reputación de los agentes cuando no procede sanción y, además, evita que una difusión masiva afecte a la percepción de seguridad ciudadana.

¿Dónde hay avances?

En materia de regulación de los lobbies, España acumula a nivel nacional más de una década de retraso: no existe todavía un registro obligatorio ni un régimen sancionador, y tampoco se impone la publicación de la agenda de reuniones de los altos cargos.

En materia de puertas giratorias, el GRECO valora la propuesta de extender a todos los altos cargos la prohibición de trabajar en el sector privado durante dos años tras dejar el cargo, pero advierte de la ausencia de un régimen de incompatibilidades integral supervisado por un órgano independiente.

La Oficina de Conflictos de Intereses, creada en 2006, depende en la actualidad del Ministerio para la Transformación Digital y de la Función Pública y no tiene presupuesto propio. Aunque controla declaraciones e incompatibilidades, el GRECO critica que carezca de autonomía real.

Por último, el Consejo de Transparencia y Buen Gobierno dispone de un presupuesto reducido que condiciona su funcionamiento. Su reciente aumento, sin embargo, no evita que continúe adscrito al Gobierno y sin potestad sancionadora, de modo que su grado de independencia sigue siendo limitado.

Los indicadores internacionales no reflejan una mejoría: el Índice de Percepción de la Corrupción de Transparencia Internacional 2024 otorgó a España 56 puntos sobre 100 en 2024, situándola en el puesto 46 de 180 países, cuando en 2018 alcanzaba 58 puntos y la posición 41.

Menos de un año para mejorar

Al mismo tiempo, los avances parciales reconocidos por el GRECO demuestran que las recomendaciones externas pueden servir de catalizador de políticas públicas. El calendario es estrecho: España dispone de menos de un año, hasta junio de 2026, para acreditar mejoras sustanciales.

Seguir bajo el procedimiento de incumplimiento del GRECO no es una simple etiqueta, sino una situación con consecuencias concretas. El organismo ha decidido mantener a España bajo supervisión intensificada. Además, ha invitado al Secretario General del Consejo de Europa, Alain Berset, a remitir una carta oficial al Ministro de Asuntos Exteriores de España, José Manuel Albares, advirtiendo del incumplimiento y reclamando “medidas decididas” para lograr avances tangibles.

Aunque el GRECO no dispone de poder sancionador directo, el procedimiento de incumplimiento genera presión política y reputacional. Si España no reacciona, el organismo podría intensificar sus actuaciones: desde enviar una misión de evaluación in situ hasta elevar el asunto a instancias superiores del Consejo de Europa.

Volviendo a la metáfora de la ITV institucional, España encara la decisión de corregir los defectos señalados antes de la próxima revisión. Sigue pendiente la recomendación de la cuarta ronda: que los jueces elijan directamente a una parte importante de los vocales del CGPJ sin intervención alguna del poder político, lo que aún no se ha cumplido.

Por otra parte, el GRECO detecta en la quinta ronda nuevas averías: opacidad en los asesores, abuso de aforamientos, controles internos débiles… La cuestión es si será posible aprobar la próxima ITV anticorrupción con menos suspensos. Todo dependerá de que las reformas anunciadas se conviertan en realidades verificables.

The Conversation

Soy miembro del proyecto de investigación titulado “La Persona como pilar jurídico y humanista del desarrollo sostenible en la Agenda 2030” financiado por la Universitat Internacional de Catalunya a través de las Ayudas a proyectos de investigación básica y aplicada 2024 (UIC Aid). Su duración se extiende desde el 1 de septiembre de 2024 hasta el 28 de febrero de 2026.

ref. Opacidad, aforamientos y déficit de disciplina policial: por qué España no pasa la ‘ITV’ anticorrupción – https://theconversation.com/opacidad-aforamientos-y-deficit-de-disciplina-policial-por-que-espana-no-pasa-la-itv-anticorrupcion-264719

Del 11-S a 2025: cómo se han reinventado el terrorismo y el miedo

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Luis Manfredi, Prince of Asturias Distinguished Professor @Georgetown, Universidad de Castilla-La Mancha

Varios bomberos en las inmediaciones de las Torres Gemelas de Nueva York tras los atentados del 11 de septiembre de 2001. Mike Goad/Wikimedia Commons, CC BY

Mis alumnos nacieron después del 11-S. Como ellos mismos dirían, son nacidos en “07” o “06”. Hablarles de los atentados de 2001 les suena, literalmente, a otro planeta. Y tienen razón. Aquel era otro planeta.

En 2001, aún vivíamos en un mundo feliz de libre comercio, dividendos de la paz, olas democratizadoras y prosperidad económica. China se integraba en la Organización Mundial del Comercio y el presidente Bush Jr. quería concentrar sus esfuerzos en la política doméstica.

Europa acaba de aprobar el Tratado de Niza, antesala de la gran ampliación de 2004.

¡Quién no recuerda lo felices que éramos!

Entonces llegaron aquellas conexiones en directo con las Torres Gemelas. El terrorismo global cambió el mundo que conocíamos.

Hoy, el terrorismo persiste, pero su forma ha mutado. Veamos cómo.

Al Qaeda en pleno auge

En 2001, Al Qaeda abre la puerta a una estructura terrorista global, con una ambición y una jerarquía clara. Los atentados se suceden y marcan una década de relaciones internacionales tras la invasión de Afganistán. Tras el 11-S, 11-M en Madrid y 7-J en Londres, el terrorismo islámico se convierte en el primer enemigo del orden internacional. Su marca representa la multinacional del terrorismo.

Al declive de Al Qaeda le sucedió un proyecto de Estado que protagonizó la guerra de Siria. El Estado Islámico (Daesh) se estructura con un modelo distinto: redes descentralizadas de franquicias armadas que se conectan al liderazgo global. Del Sahel al Sudeste asiático, grupos armados se identifican como parte de la red, aunque su conexión jerárquica es nula. Cada filial actúa con libertad.

El final abrupto de la guerra en Siria nos abre un interrogante sobre las nuevas formas de terrorismo. Hoy los atentados no son tan espectaculares, pero su recurrencia (atropellos, ataques en mercadillos, apuñalamientos) persigue el mismo objetivo: el miedo es soberano. Las estructuras no son rígidas, sino que son células pequeñas conectadas a través de las redes y los medios digitales.

Ahí radica la gran transformación del terrorismo global. En 2001, internet almacenaba propaganda, pero los terroristas se prestaban a entrevistas en medios internacionales. Hasta tres veces vimos a Osama Bin Laden en las grandes cadenas de televisión con entrevistas largas allá en su cueva.

Hoy, la transformación digital ha afectado a los modos y usos del terrorismo. En materia de propaganda, esta se crea y se consume en redes, videojuegos, canales de streaming o foros. Es comunicación nativa digital que conecta con las nuevas generaciones y se salta la mediación de periodistas, canales de televisión o comunicados.

La nueva propaganda tiene efectos en el reclutamiento, ya que los jóvenes quedan atrapados en redes de conexión, acceso y formación exprés para la comisión de atentados. Asimismo, la financiación ha cambiado. El dinero digital vuela y apenas deja rastro. Los pagos en criptomonedas son una pesadilla más para el contraterrorismo.

Nuevos objetivos y nuevas amenazas

Además de los ataques recurrentes, el terrorismo ha incorporado nuevos objetivos. Las infraestructuras críticas, de las redes de transporte a la energía, aparecen como elementos desestabilizadores. Y el caos, en democracia, alimenta las teorías conspirativas.

La amenaza, así, ha mutado, pero no tenemos una respuesta política sólida y unificada. Tampoco está claro que hayamos aprendido de nuestros errores.

En 2001, la respuesta fue una guerra global contra el terror con dudoso resultado (900 000 muertos directos, 38 millones de desplazados y un coste aproximado de 8 billones de dólares).

En 2025, el terrorismo mira a casa: prevención de la radicalización, control de fronteras, cooperación judicial y contraterrorismo. Avanzar en estas políticas muestra las contradicciones de los países democráticos. ¿Cuánta seguridad queremos a costar de nuestra libertad? No, no hay una única respuesta correcta y sí, hay que marcar los límites a la vigilancia, el control, el seguimiento de las finanzas y muchas otras cuestiones que afectan a nuestra intimidad. Por eso, no hay una solución estándar y universal.

La única certeza consiste en que el terrorismo global forma parte de eso que llamamos “amenazas asimétricas” y está lejos de desaparecer. Al terrorismo se le han sumado nuevos “apellidos”: extrema derecha, supremacismo o conspiranoicos. El reciente asesinato de Charlie Kirk confirma la espiral de violencia política con nuevas formas, pero igual resultado. Es el peor de los caminos.

Usemos, pues, esta fecha para recordar y aprender de los estragos del terrorismo en las sociedades abiertas. Porque no va a cesar.

The Conversation

Juan Luis Manfredi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Del 11-S a 2025: cómo se han reinventado el terrorismo y el miedo – https://theconversation.com/del-11-s-a-2025-como-se-han-reinventado-el-terrorismo-y-el-miedo-265133

Observar y comprender el comportamiento de las personas ayuda a transformar los negocios

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Guillermo José Navarro del Toro, Profesor Investigador, Universidad de Guadalajara

Yossakorn Kaewwannarat/Shutterstock

En un mercado saturado de productos y servicios que compiten por la atención del consumidor, las empresas más exitosas no son necesariamente aquellas que tienen un mejor producto, sino las que comprenden mejor a los usuarios.

Para alcanzar este conocimiento, la etnografía se incorpora al mundo empresarial convertida en un recurso esencial para la innovación.

¿Qué es la etnografía y por qué usarla en los negocios?

Tradicionalmente asociada a la antropología, la etnografía es la observación de las personas en su entorno cotidiano para entender sus comportamientos, valores, creencias y emociones.

En lugar de estudiar comunidades remotas, ahora los etnógrafos investigan en supermercados, cafeterías, oficinas, redes sociales e incluso sesiones de videojuegos. Esta mirada profunda permite descubrir patrones que se hacen invisibles a los métodos cuantitativos de investigación.

Por ejemplo, mientras una encuesta puede determinar que a los consumidores les gusta el café artesanal, la etnografía revela por qué: ¿por el ritual?, ¿por la sensación de comunidad?, ¿por una búsqueda de autenticidad? Esa diferencia es clave para diseñar experiencias y estrategias centradas en el cliente.

Etnografía e ideas de negocio

Cuando hablamos de empresas solemos pensar en modelos de negocio, validación de ideas y tecnología. Sin embargo, la comprensión etnográfica puede ser el primer paso para detectar necesidades reales y resolver problemas que aún no han sido abordados por el mercado. Es decir, la etnografía no solo ayuda a vender mejor, sino a emprender mejor.

Un buen ejemplo es la reinvención de los cepillos de dientes infantiles. En 1996, una consultora de innovación llevó a cabo investigaciones de campo para la compañía de cuidado bucal Oral-B. El objetivo era determinar por qué a los niños no les gustaba cepillarse los dientes. La observación in situ les permitió ver que, debido a su escasa destreza manual, los niños sostenían el cepillo con el puño y no entre los dedos, por lo que los mangos delgados eran incómodos de agarrar para sus pequeñas manos, algo que ninguna encuesta había identificado.

Gracias a este hallazgo la empresa desarrolló el Squish Gripper, un cepillo infantil con un mango ancho y de textura blanda. El producto fue un éxito de ventas durante 18 meses y transformó el estándar de los cepillos infantiles

El consumidor como sujeto, no como objeto

Uno de los errores más comunes en el diseño de productos es tratar a los consumidores como estadísticas. La etnografía propone lo contrario: convertirlos en protagonistas. Esta perspectiva permite cocrear soluciones junto con los usuarios, no solo para ellos. De ahí su enorme potencial para el marketing y el desarrollo de productos.

Estas son algunas formas prácticas de llevar la etnografía al terreno emprendedor:

  • Observación participante: pasar tiempo en el entorno de los usuarios, sin intervenir, solo observando cómo interactúan con un determinado producto o servicio.

  • Diarios de usuario: pedir a las personas que registren durante unos días sus experiencias, frustraciones o emociones respecto a una necesidad específica.

  • Entrevistas etnográficas: conversaciones abiertas en espacios cotidianos, sin guiones rígidos, para permitir que surjan necesidades o deseos inesperados.

  • Mapeo de experiencias: crear recorridos visuales del cliente desde que detecta una necesidad hasta que interactúa con el producto.

Etnografía digital

Los estudios etnográficos en el espacio digital permiten analizar cómo son las relaciones en línea. Por ejemplo, el área de marketing de una empresa puede analizar cómo los consumidores utilizan las plataformas digitales para compartir experiencias y expresar inquietudes. A través de la etnografía digital (o netnografía) se pueden observar las conversaciones, los hashtag y los memes que circulan en las redes para identificar temas recurrentes y tendencias de mercado.

Esta metodología permite captar no solo lo que los usuarios dicen explícitamente, sino también los significados implícitos y las dinámicas sociales que influyen en su comportamiento. Con esta información, las empresas pueden diseñar programas de apoyo más adecuados y promover una comunicación más efectiva con su comunidad.




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La empatía como motor de innovación

En un mundo obsesionado con la disrupción tecnológica, la etnografía nos recuerda que la disrupción más poderosa puede venir de algo profundamente humano: comprender al otro.

En lugar de adivinar qué necesita el cliente, la etnografía invita, primero, a escuchar y observar, para luego desarrollar propuestas innovadoras desde la empatía y la comprensión.

The Conversation

Guillermo José Navarro del Toro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Observar y comprender el comportamiento de las personas ayuda a transformar los negocios – https://theconversation.com/observar-y-comprender-el-comportamiento-de-las-personas-ayuda-a-transformar-los-negocios-262086