Où sont passés les phoques à capuchon, sur la banquise qui fond ?

Source: The Conversation – France (in French) – By Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Chercheuse en biologie et écologie marine, La Rochelle Université

Le phoque à capuchon doit son nom à la capacité qu’ont les mâles de remplir d’air une poche qu’ils ont sur le sommet de la tête et de gonfler une de leurs cloisons nasales, à la fois pour impressionner les autres mâles et pour séduire les femelles. Tiphaine Jeanniard-du-Dot , Fourni par l’auteur

Que se passe-t-il quand l’espèce animale que l’on étudie commence à disparaître ? Certains biologistes marins qui étudient le phoque à capuchon doivent aujourd’hui se poser la question. Car, avec la banquise qui fond et les changements brutaux qui perturbent l’Arctique, cette espèce hors du commun est devenue de plus en plus difficile à surveiller.


C’est un mystère qui reste encore sans réponse. Où sont passés les phoques à capuchon ? En 2023, alors qu’une équipe de scientifiques qui étudie cette espèce hors du commun survolait la banquise flottante canadienne, ils n’en ont vu aucun. Depuis 1992, année où le suivi de leur population a commencé, cette absence était une première. Depuis, les phoques ne sont pas revenus. Nous ne sommes, nous non plus, pas retournés survoler cette zone l’année suivante, car, en 2024, la banquise elle-même avait virtuellement disparu. Et s’il n’y a plus de banquise, il n’y aura pas de phoque à capuchon, une espèce qui dépend de cet écosystème, pour vivre, se reproduire, se nourrir.

Pour la biologiste marine que je suis, être témoin de la disparition d’une population de phoque emblématique, que j’ai suivie pendant plusieurs années, est une catastrophe écologique qui rend le réchauffement climatique très concret, même s’il se passe loin de nos yeux.

C’est également édifiant de voir comment des changements environnementaux brusques peuvent impacter une espèce qui a, pourtant, su s’adapter et prospérer jusque-là dans un contexte des plus hostiles.

Le phoque à capuchon est ainsi présent dans une seule région du monde : la banquise flottante en Arctique, entre le Canada et le Svalbard, un archipel au nord de la Norvège. C’est de ce fait un animal peu connu, mais pourtant tout à fait fascinant. Il doit son nom à une particularité notable des mâles. Ces derniers ont la capacité de remplir d’air une poche qu’ils ont sur le haut de leur tête, en plus de gonfler une de leurs cloisons nasales en un ballon rouge protubérant, pour à la fois impressionner les autres mâles et séduire les femelles.

Un phoque à capuchon mâle sur la banquise canadienne
Un phoque à capuchon mâle sur la banquise canadienne.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

Ces dernières ne sont pas en reste. Les phoques à capuchon ont la lactation la plus courte connue chez les mammifères, puisque les mères allaitent leur petit sur la banquise pendant trois à quatre jours seulement. Celui-ci prend environ sept kilogrammes par jour pour doubler son poids de naissance, avant d’être sevré et de devenir autonome.

Phoque à capuchon juvénile
Phoque à capuchon juvénile.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

S’il se sépare alors de sa mère, le jeune phoque à capuchon ne quittera, par contre, jamais vraiment la banquise. Il y retournera toute sa vie pour sa période de mue, qui advient une fois par an, pour se reproduire à son tour, pour se reposer et pour accéder à des zones de pêche. Mais cette banquise arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du globe, ce qui entraîne des changements physico-chimiques dans les océans.

La fonte des glaces due à l’augmentation des températures en est le plus évident, mais on observe également une diminution de la salinité de l’eau de mer, un changement des courants, un approfondissement de la couche de mélange, la partie superficielle des océans très productive en nutriments. Tous ces changements impactent les écosystèmes marins, du phytoplancton jusqu’aux prédateurs tout en haut de la chaîne alimentaire, comme les phoques à capuchon. Cette place, ainsi que leurs grandes capacités de plongée à des profondeurs allant jusqu’à 1 000 mètres et leurs longues migrations dans les eaux arctiques, en font de très bons bio-indicateurs des changements climatiques et de la santé de leur habitat.

Près de trente ans de données sur une espèce remarquable

Mais toutes ces caractéristiques les rendent aussi particulièrement vulnérables aux changements environnementaux.

Dans une recherche récemment publiée, nous avons étudié avec mon équipe deux populations distinctes – l’une dans l’Atlantique nord-ouest canadien, l’autre en mer du Groenland – pour mieux comprendre les impacts des changements de conditions écologiques locales sur cette espèce clé particulièrement sensible à la perte de la banquise. Le but était d’identifier les pressions spécifiques que chaque population subit dans un océan en mutation rapide et les conséquences sur leur distribution ou sur leur capacité à se nourrir.

En combinant le suivi d’animaux en mer grâce à des balises enregistreuses avec des analyses biochimiques, nous avons pu retracer leurs déplacements et comportements de plongée, analyser leur régime alimentaire et évaluer leur efficacité à trouver de la nourriture, et cela, sur plusieurs décennies. Cette incroyable série de données temporelle, réunie grâce à une collaboration entre la France, le Canada, la Norvège et le Groenland, couvre une période de presque trente ans – qui comprend donc la période de réchauffement la plus rapide et intense en Arctique.

In fine, ce que l’on cherche à savoir, c’est ce qu’il adviendra de cette espèce hors du commun si nous continuons sur la même trajectoire climatique.

Pour s’adapter au réchauffement du climat, les populations doivent changer leurs comportements

Les résultats de notre étude sont étonnants : les phoques à capuchon montrent des réactions contrastées face aux bouleversements climatiques. Si certaines populations canadiennes ont donc, ces dernières années, perdu leur lieu de reproduction avec la fonte de la banquise, l’ensemble des populations de phoques étudiées peuvent, elles, adopter des stratégies assez variées.

Au sein de la population de l’Atlantique nord-ouest, les individus se reproduisant dans le golfe du Saint-Laurent, au Canada, privilégient les eaux froides et côtières pour trouver leur nourriture et ont vu leurs zones d’alimentation et de mue se déplacer vers le nord, suivant le recul des eaux froides et la migration de leurs proies.

De plus, leurs plongées pour se nourrir en profondeur sont plus longues que par le passé, ce qui indique qu’ils ont maintenant plus de difficultés à trouver et à attraper leurs proies. Proies qui sont également différentes que dans les années 1990, probablement à cause d’un bouleversement de l’écosystème et du type de proies disponibles dans leur habitat, de plus en plus similaires à celles de l’Atlantique. On parle alors d’« atlantification » de ces zones arctiques.

Les projections climatiques indiquent, par ailleurs, une réduction de l’habitat favorable aux phoques à capuchon de l’Atlantique nord-ouest dans les décennies à venir, ce qui pourrait évidemment, à plus ou moins long terme, entraîner une « crise du logement » et une compétition féroce si toutes les espèces de l’Arctique sont réduites à migrer vers un habitat nordique de plus en plus réduit. Cette réduction de l’habitat favorable semble particulièrement intense pour les phoques du golfe du Saint-Laurent.

Le devenir d’une des populations que nous surveillions jusqu’alors et que nous n’avons plus revue depuis 2023 reste encore mystérieux. Où sont allées les femelles pour mettre bas et fournir un habitat stable à leurs petits ? Les colonies reproductrices ont-elles fusionné vers le nord ? Que se passera-t-il d’ailleurs pour cette espèce quand l’Arctique connaîtra des étés sans glace à l’aune de 2040-2050 ? Les grands prédateurs comme les ours polaires vont-ils s’ajouter aux menaces qui pèsent sur ces animaux, s’ils se rapprochent des côtes pour pallier le manque de banquise ?

Ces questions restent, pour l’instant, en suspens pour l’incroyable phoque à capuchon de l’Atlantique Nord-Ouest, tout comme celle de son avenir dans ces eaux froides arctiques en pleine mutation.

Les phoques à capuchon ont la lactation la plus courte connue chez les mammifères, puisque les mères allaitent leur petit sur la banquise pendant trois à quatre jours seulement. Celui-ci prend environ sept kilogrammes par jour pour doubler son poids de naissance avant d’être sevré et de devenir autonome.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

En plus du climat, les populations subissent d’autres pressions

En revanche, la population des phoques à capuchon de la mer du Groenland paraît, elle, moins inféodée aux eaux très froides pour se nourrir. Contre toute attente, ces phoques ont d’ailleurs déplacé leurs zones d’alimentation vers l’est, s’éloignant du Groenland pour se rapprocher des côtes norvégiennes. Les projections montrent aussi que ces zones auront tendance à s’élargir et à se déplacer encore plus vers l’est – et non, à se rétrécir et à se déplacer vers le nord, comme les phoques de l’Atlantique Nord-Ouest.

Il ne faudrait cependant pas s’en réjouir trop vite. Car l’agrandissement de l’habitat favorable de ces phoques à capuchon de la mer du Groenland ne signifie pas forcément que l’environnement global est satisfaisant. Cette population a, en effet, connu un effondrement dramatique d’environ 85 % de son effectif depuis les années 1950, sans signe de rétablissement. Ce déclin suggère que d’autres facteurs que l’aire d’alimentation favorable pourraient contrebalancer les bénéfices d’un habitat théorique plus vaste : par exemple, les changements dans les écosystèmes ou dans les chaînes alimentaires, l’augmentation de la prédation, l’éloignement entre les zones de reproduction et les zones d’alimentation, qui pourrait obliger les phoques à parcourir de plus grandes distances pour se nourrir, ou, encore, les effets durables de la chasse commerciale aujourd’hui interdite.

Un avenir incertain

Tous ces constats montrent que les phoques à capuchon ne réagissent pas de manière uniforme aux pressions environnementales. Chaque population fait face à des défis spécifiques, liés à ses spécificités comportementales et adaptatives, à sa localisation, à l’évolution de ses proies et à l’histoire de ses interactions avec les humains. Les variabilités individuelles ou populationnelles peuvent conférer à l’espèce dans son ensemble une capacité d’adaptation plus grande aux défis environnementaux auxquels elle fait face.

En revanche, si des espaces clés de leur cycle de vie disparaissent, comme c’est le cas pour la population du golfe du Saint-Laurent dont les sites de reproduction sur la glace ont récemment disparu, on peut s’attendre à des extinctions locales plus rapides que d’autres. Si l’avenir de l’incroyable phoque à capuchon en Arctique reste incertain, son cas souligne en revanche l’importance d’adopter des stratégies de conservation différenciées, adaptées aux réalités écologiques locales.

The Conversation

J’ai été employée par le Ministère de Pêches et Océans Canada, ou j’ai démarré ma recherche sur les phoques à capuchon.

ref. Où sont passés les phoques à capuchon, sur la banquise qui fond ? – https://theconversation.com/ou-sont-passes-les-phoques-a-capuchon-sur-la-banquise-qui-fond-259920

Sur la banquise qui fond, où sont passés les phoques à capuchon ?

Source: The Conversation – France (in French) – By Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Chercheuse en biologie et écologie marine, La Rochelle Université

Le phoque à capuchon doit son nom à la capacité qu’ont les mâles de remplir d’air une poche qu’ils ont sur le sommet de la tête et de gonfler une de leurs cloisons nasales, à la fois pour impressionner les autres mâles et pour séduire les femelles. Tiphaine Jeanniard-du-Dot , Fourni par l’auteur

Que se passe-t-il quand l’espèce animale que l’on étudie commence à disparaître ? Certains biologistes marins qui étudient le phoque à capuchon doivent aujourd’hui se poser la question. Car, avec la banquise qui fond et les changements brutaux qui perturbent l’Arctique, cette espèce hors du commun est devenue de plus en plus difficile à surveiller.


C’est un mystère qui reste encore sans réponse. Où sont passés les phoques à capuchon ? En 2023, alors qu’une équipe de scientifiques qui étudie cette espèce hors du commun survolait la banquise flottante canadienne, ils n’en ont vu aucun. Depuis 1992, année où le suivi de leur population a commencé, cette absence était une première. Depuis, les phoques ne sont pas revenus. Nous ne sommes, nous non plus, pas retournés survoler cette zone l’année suivante, car, en 2024, la banquise elle-même avait virtuellement disparu. Et s’il n’y a plus de banquise, il n’y aura pas de phoque à capuchon, une espèce qui dépend de cet écosystème, pour vivre, se reproduire, se nourrir.

Pour la biologiste marine que je suis, être témoin de la disparition d’une population de phoque emblématique, que j’ai suivie pendant plusieurs années, est une catastrophe écologique qui rend le réchauffement climatique très concret, même s’il se passe loin de nos yeux.

C’est également édifiant de voir comment des changements environnementaux brusques peuvent impacter une espèce qui a, pourtant, su s’adapter et prospérer jusque-là dans un contexte des plus hostiles.

Le phoque à capuchon est ainsi présent dans une seule région du monde : la banquise flottante en Arctique, entre le Canada et le Svalbard, un archipel au nord de la Norvège. C’est de ce fait un animal peu connu, mais pourtant tout à fait fascinant. Il doit son nom à une particularité notable des mâles. Ces derniers ont la capacité de remplir d’air une poche qu’ils ont sur le haut de leur tête, en plus de gonfler une de leurs cloisons nasales en un ballon rouge protubérant, pour à la fois impressionner les autres mâles et séduire les femelles.

Un phoque à capuchon mâle sur la banquise canadienne
Un phoque à capuchon mâle sur la banquise canadienne.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

Ces dernières ne sont pas en reste. Les phoques à capuchon ont la lactation la plus courte connue chez les mammifères, puisque les mères allaitent leur petit sur la banquise pendant trois à quatre jours seulement. Celui-ci prend environ sept kilogrammes par jour pour doubler son poids de naissance, avant d’être sevré et de devenir autonome.

Phoque à capuchon juvénile
Phoque à capuchon juvénile.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

S’il se sépare alors de sa mère, le jeune phoque à capuchon ne quittera, par contre, jamais vraiment la banquise. Il y retournera toute sa vie pour sa période de mue, qui advient une fois par an, pour se reproduire à son tour, pour se reposer et pour accéder à des zones de pêche. Mais cette banquise arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du globe, ce qui entraîne des changements physico-chimiques dans les océans.

La fonte des glaces due à l’augmentation des températures en est le plus évident, mais on observe également une diminution de la salinité de l’eau de mer, un changement des courants, un approfondissement de la couche de mélange, la partie superficielle des océans très productive en nutriments. Tous ces changements impactent les écosystèmes marins, du phytoplancton jusqu’aux prédateurs tout en haut de la chaîne alimentaire, comme les phoques à capuchon. Cette place, ainsi que leurs grandes capacités de plongée à des profondeurs allant jusqu’à 1 000 mètres et leurs longues migrations dans les eaux arctiques, en font de très bons bio-indicateurs des changements climatiques et de la santé de leur habitat.

Près de trente ans de données sur une espèce remarquable

Mais toutes ces caractéristiques les rendent aussi particulièrement vulnérables aux changements environnementaux.

Dans une recherche récemment publiée, nous avons étudié avec mon équipe deux populations distinctes – l’une dans l’Atlantique nord-ouest canadien, l’autre en mer du Groenland – pour mieux comprendre les impacts des changements de conditions écologiques locales sur cette espèce clé particulièrement sensible à la perte de la banquise. Le but était d’identifier les pressions spécifiques que chaque population subit dans un océan en mutation rapide et les conséquences sur leur distribution ou sur leur capacité à se nourrir.

En combinant le suivi d’animaux en mer grâce à des balises enregistreuses avec des analyses biochimiques, nous avons pu retracer leurs déplacements et comportements de plongée, analyser leur régime alimentaire et évaluer leur efficacité à trouver de la nourriture, et cela, sur plusieurs décennies. Cette incroyable série de données temporelle, réunie grâce à une collaboration entre la France, le Canada, la Norvège et le Groenland, couvre une période de presque trente ans – qui comprend donc la période de réchauffement la plus rapide et intense en Arctique.

In fine, ce que l’on cherche à savoir, c’est ce qu’il adviendra de cette espèce hors du commun si nous continuons sur la même trajectoire climatique.

Pour s’adapter au réchauffement du climat, les populations doivent changer leurs comportements

Les résultats de notre étude sont étonnants : les phoques à capuchon montrent des réactions contrastées face aux bouleversements climatiques. Si certaines populations canadiennes ont donc, ces dernières années, perdu leur lieu de reproduction avec la fonte de la banquise, l’ensemble des populations de phoques étudiées peuvent, elles, adopter des stratégies assez variées.

Au sein de la population de l’Atlantique nord-ouest, les individus se reproduisant dans le golfe du Saint-Laurent, au Canada, privilégient les eaux froides et côtières pour trouver leur nourriture et ont vu leurs zones d’alimentation et de mue se déplacer vers le nord, suivant le recul des eaux froides et la migration de leurs proies.

De plus, leurs plongées pour se nourrir en profondeur sont plus longues que par le passé, ce qui indique qu’ils ont maintenant plus de difficultés à trouver et à attraper leurs proies. Proies qui sont également différentes que dans les années 1990, probablement à cause d’un bouleversement de l’écosystème et du type de proies disponibles dans leur habitat, de plus en plus similaires à celles de l’Atlantique. On parle alors d’« atlantification » de ces zones arctiques.

Les projections climatiques indiquent, par ailleurs, une réduction de l’habitat favorable aux phoques à capuchon de l’Atlantique nord-ouest dans les décennies à venir, ce qui pourrait évidemment, à plus ou moins long terme, entraîner une « crise du logement » et une compétition féroce si toutes les espèces de l’Arctique sont réduites à migrer vers un habitat nordique de plus en plus réduit. Cette réduction de l’habitat favorable semble particulièrement intense pour les phoques du golfe du Saint-Laurent.

Le devenir d’une des populations que nous surveillions jusqu’alors et que nous n’avons plus revue depuis 2023 reste encore mystérieux. Où sont allées les femelles pour mettre bas et fournir un habitat stable à leurs petits ? Les colonies reproductrices ont-elles fusionné vers le nord ? Que se passera-t-il d’ailleurs pour cette espèce quand l’Arctique connaîtra des étés sans glace à l’aune de 2040-2050 ? Les grands prédateurs comme les ours polaires vont-ils s’ajouter aux menaces qui pèsent sur ces animaux, s’ils se rapprochent des côtes pour pallier le manque de banquise ?

Ces questions restent, pour l’instant, en suspens pour l’incroyable phoque à capuchon de l’Atlantique Nord-Ouest, tout comme celle de son avenir dans ces eaux froides arctiques en pleine mutation.

Les phoques à capuchon ont la lactation la plus courte connue chez les mammifères, puisque les mères allaitent leur petit sur la banquise pendant trois à quatre jours seulement. Celui-ci prend environ sept kilogrammes par jour pour doubler son poids de naissance avant d’être sevré et de devenir autonome.
Tiphaine Jeanniard-du-Dot, Fourni par l’auteur

En plus du climat, les populations subissent d’autres pressions

En revanche, la population des phoques à capuchon de la mer du Groenland paraît, elle, moins inféodée aux eaux très froides pour se nourrir. Contre toute attente, ces phoques ont d’ailleurs déplacé leurs zones d’alimentation vers l’est, s’éloignant du Groenland pour se rapprocher des côtes norvégiennes. Les projections montrent aussi que ces zones auront tendance à s’élargir et à se déplacer encore plus vers l’est – et non, à se rétrécir et à se déplacer vers le nord, comme les phoques de l’Atlantique Nord-Ouest.

Il ne faudrait cependant pas s’en réjouir trop vite. Car l’agrandissement de l’habitat favorable de ces phoques à capuchon de la mer du Groenland ne signifie pas forcément que l’environnement global est satisfaisant. Cette population a, en effet, connu un effondrement dramatique d’environ 85 % de son effectif depuis les années 1950, sans signe de rétablissement. Ce déclin suggère que d’autres facteurs que l’aire d’alimentation favorable pourraient contrebalancer les bénéfices d’un habitat théorique plus vaste : par exemple, les changements dans les écosystèmes ou dans les chaînes alimentaires, l’augmentation de la prédation, l’éloignement entre les zones de reproduction et les zones d’alimentation, qui pourrait obliger les phoques à parcourir de plus grandes distances pour se nourrir, ou, encore, les effets durables de la chasse commerciale aujourd’hui interdite.

Un avenir incertain

Tous ces constats montrent que les phoques à capuchon ne réagissent pas de manière uniforme aux pressions environnementales. Chaque population fait face à des défis spécifiques, liés à ses spécificités comportementales et adaptatives, à sa localisation, à l’évolution de ses proies et à l’histoire de ses interactions avec les humains. Les variabilités individuelles ou populationnelles peuvent conférer à l’espèce dans son ensemble une capacité d’adaptation plus grande aux défis environnementaux auxquels elle fait face.

En revanche, si des espaces clés de leur cycle de vie disparaissent, comme c’est le cas pour la population du golfe du Saint-Laurent dont les sites de reproduction sur la glace ont récemment disparu, on peut s’attendre à des extinctions locales plus rapides que d’autres. Si l’avenir de l’incroyable phoque à capuchon en Arctique reste incertain, son cas souligne en revanche l’importance d’adopter des stratégies de conservation différenciées, adaptées aux réalités écologiques locales.

The Conversation

J’ai été employée par le Ministère de Pêches et Océans Canada, ou j’ai démarré ma recherche sur les phoques à capuchon.

ref. Sur la banquise qui fond, où sont passés les phoques à capuchon ? – https://theconversation.com/sur-la-banquise-qui-fond-ou-sont-passes-les-phoques-a-capuchon-259920

Las empresas con buena reputación atraen talento, clientes y dinero

Source: The Conversation – (in Spanish) – By M. Dolores Guerrero-Baena, Profesora Titular de Universidad. Área de Economía Financiera y Contabilidad. Universidad de Córdoba., Universidad de Córdoba

Javier Bermúdez Zayas/Shutterstock

Detrás de más del 99 % del tejido empresarial español no hay grandes corporaciones sino historias de esfuerzo: la panadería de toda la vida, la startup innovadora del compañero de colegio o el taller de confianza de la familia. Estas pymes generan alrededor del 60 % de la riqueza nacional.

Sin embargo, en un mercado globalizado y dominado por grandes empresas que pueden gastar cientos de miles de euros en marketing, ¿cómo pueden competir estas empresas? La respuesta la encontramos en un activo intangible inmensamente poderoso: su reputación.




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Riqueza sin fábricas: ¿cómo valorar lo intangible?


La reputación como ventaja competitiva

La reputación empresarial no puede ser vista como un lujo reservado a las grandes multinacionales, sino como una herramienta estratégica y fundamental para la supervivencia y el crecimiento de las pymes.

En los últimos años han aumentado las investigaciones sobre el tema. Este boom no es casual: en un entorno digital, donde la opinión de un cliente puede viralizarse en segundos, gestionar lo que se dice y se piensa de una empresa es más crucial que nunca.

Desde las universidades de Jaén y Córdoba, analizamos más de 260 artículos académicos sobre reputación en pymes. Nuestro objetivo ha sido entender qué sabemos, qué falta por investigar y cómo podemos ayudar a las pymes para aprovechar este superpoder.

Teorías sobre reputación corporativa

La investigación académica se apoya en varias teorías que explican la importancia de la reputación empresarial. Una de las más utilizadas es la teoría de la empresa basada en los recursos y las capacidades, que considera la reputación como un activo estratégico difícil de imitar por la competencia.

También es clave la teoría de las señales, según la cual, una buena reputación funciona como una señal de fiabilidad para clientes, proveedores e inversores. Otra teoría, la de la legitimidad, plantea que la reputación garantiza la aceptación del negocio por parte de la sociedad.

Otra cuestión fundamental para las pymes, y especialmente en las que son empresas familiares, es que la reputación del fundador o de la familia se transfiere directamente a la empresa. Se crea así un vínculo de confianza personal que las grandes corporaciones no pueden copiar.

La reputación también está ligada a dos conceptos:

  1. Identidad corporativa: cómo se ve la empresa por dentro, cómo la perciben sus empleados.

  2. Imagen de marca: cómo se ve la empresa desde fuera.

Cuando identidad corporativa y marca están alineadas, la reputación se fortalece y, generalmente, los beneficios crecen.




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Comunicación corporativa: se necesita coherencia entre lo que una empresa dice y lo que hace


El impacto en el bolsillo

Un reciente estudio del Centro de Finanzas Sostenibles y Responsables de España, en colaboración con la Confederación Española de la Pequeña y Mediana Empresa, revela que 3 de cada 4 pymes cree que llevar a cabo acciones ASG (ambientales, sociales y de gobernanza) proporciona beneficios. El principal, la mejora de la reputación.




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Las empresas que cuidan la sostenibilidad obtienen mayor rentabilidad financiera


Además, no solo se tienen que llevar a cabo esas acciones, sino que también se deben comunicar: “lo que no se cuenta, no cuenta”. Y más cuando la sostenibilidad es una preocupación muy presente en la sociedad.

Una buena reputación tiene efectos económicos tangibles: los clientes están dispuestos a pagar más por productos y servicios de empresas en las que confían. Además, inversores y entidades financieras valoran la reputación como un indicador de confianza. Una buena imagen se traduce en menores costes a la hora de conseguir préstamos y en una mayor facilidad para atraer a inversores, incluso en los mercados bursátiles.

De hecho, para las pymes más grandes que deciden salir a bolsa, la reputación es fundamental. En las ofertas públicas iniciales, donde los inversores no tienen un historial de rendimiento bursátil, la reputación de la empresa influye sobre el éxito de la operación.

Los grupos de interés, la clave

La reputación no se construye en el vacío. Empleados, clientes, proveedores, comunidades locales… los conocidos como stakeholders influyen en cómo se percibe una empresa. Al fin y al cabo, la reputación no es algo que la empresa posea sino una percepción en la mente de sus grupos de interés. Por ello, crearla y mantenerla es vital para la pyme.

El empleado orgulloso de su empresa es el mejor embajador. Una buena reputación como empleador atrae y retiene talento, reduce el absentismo y aumenta la productividad de sus trabajadores. Además, la confianza de los clientes genera lealtad a la marca. En la era digital, gestionar la reputación online a través de las redes sociales y las reseñas es imprescindible para que confíen en ti.




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La gestión de la reputación online: ¿por qué importa ahora más que nunca?


Invertir en reputación es invertir en futuro

En definitiva, los consumidores valoran la transparencia, el compromiso y el saber hacer de las empresas. De ahí que las pymes no puedan ignorar la importancia de su reputación.

Mientras los gigantes invierten en grandes campañas de comunicación, las pymes cuentan con un superpoder más cercano y auténtico: la implicación personal de sus dueños, su conexión con la comunidad y su capacidad para construir relaciones basadas en la confianza. No se trata de gastar más, sino de gestionar mejor. Y eso empieza por entender que la reputación no es un lujo, sino una necesidad.

Una reputación sólida permite a las pymes diferenciarse, fidelizar clientes, atraer talento y acceder a mejores condiciones de financiación. La buena “fama”, construida sobre la calidad, la confianza y la innovación, es un recurso valioso (y difícil de copiar por la competencia). En un mundo que valora cada vez más la autenticidad, puede que la reputación sea un activo intangible. Pero sus efectos son muy tangibles. Por ello, cuidarla es una de las inversiones más rentables para las pymes.

The Conversation

El estudio publicado en la revista Review of Managerial Science ha sido financiado a través del Proyecto de Investigación del Ministerio de Ciencia e Innovación (Gobierno de España) “La información financiera y no financiera como herramienta en la gestión reputacional” (PID2021-124494NBI00).

ref. Las empresas con buena reputación atraen talento, clientes y dinero – https://theconversation.com/las-empresas-con-buena-reputacion-atraen-talento-clientes-y-dinero-261834

Más allá de Freud: Edipo y Electra en los adolescentes de hoy

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Joan Tahull Fort, Profesor de sociología de la educación, Universitat de Lleida

YAKOBCHUK VIACHESLAV

A los 16 años, Marta no podía soportar a su madre. Todo lo que decía le parecía una crítica. Su forma de vestir, sus opiniones, incluso el modo en que le servía la comida: todo lo interpretaba como juicios personales hacia ella. Era como si estuvieran en una guerra constante donde cualquier frase podía iniciar una discusión.

En cambio, con su padre era otra persona: se mostraba dulce, receptiva y buscaba su aprobación constantemente. Para muchos adultos, este tipo de situaciones es solo parte de “la edad del pavo”. Sin embargo, desde una mirada psicológica, estos gestos pueden reflejar un proceso más profundo: una etapa simbólica que todo adolescente atraviesa a su manera.

Se trata del proceso de separación-individuación, conocido en el psicoanálisis clásico como complejo de Edipo o Electra, y que hoy se reinterpreta como una fase natural del desarrollo emocional en la que el adolescente busca diferenciarse psíquicamente de sus figuras parentales. Ya no se concibe necesariamente ligado a la sexualidad o al deseo, sino a la necesidad de construir una identidad autónoma.

Una tensión necesaria para crecer

Este conflicto, originalmente descrito por Freud, suele ubicarse en la primera infancia, pero en la adolescencia se experimenta de nuevo con otros matices. El adolescente deja de ver a sus padres como figuras omnipotentes y comienza a cuestionarlos, compararse con ellos, rivalizar e incluso idealizar.

Hoy, además, este proceso se ve influido por la exposición constante a redes sociales y entornos digitales, donde los adolescentes encuentran nuevos modelos de identidad, valores y formas de relación que pueden chocar o alejarse de los de su familia. Este proceso es conflictivo, pero esencial; representa el primer paso hacia la autonomía emocional y la identidad adulta.




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Redefinición de vínculos

Álex, de 17 años, siempre tuvo una relación cercana con su madre. Pero desde hace un año, cualquier gesto suyo le resulta irritante. La percibe como invasiva, controladora y, sobre todo, incapaz de entenderlo. En cambio, con su padre, que está menos presente, mantiene una relación ambivalente. A veces lo admira profundamente; otras veces lo desafía. Cuando lo supera en algún juego o discusión, siente una victoria que va más allá del momento: es la prueba de que ya no es un niño.

Este tipo de dinámicas, lejos de ser una excepción, son hoy entendidas como expresiones de un cambio estructural en la identidad y la transición a la vida adulta. Es un momento en el que el joven deja de identificarse de manera exclusiva con sus padres para buscar —o crear— sus propios referentes. Este proceso se conoce como redefinición de vínculos primarios y construcción de la autonomía relacional.

Del mito freudiano a la adolescencia de hoy

Freud planteaba que durante la infancia el niño desarrolla un vínculo emocional fuerte con uno de sus progenitores y una rivalidad inconsciente con el otro. Esa tensión se resuelve al aceptar los límites impuestos por la realidad –por ejemplo, la imposibilidad del deseo incestuoso– y al interiorizar figuras de autoridad.

Hoy se sabe que la resolución de estos conflictos no sigue un patrón universal ni sexualizado. Las relaciones familiares son más diversas, incluyendo familias monoparentales, homoparentales y composiciones multigeneracionales. A esto se suman cambios en los modelos de crianza, más dialogantes y menos jerárquicos, que ofrecen a los adolescentes mayor espacio para expresarse, pero también más responsabilidad emocional antes de estar totalmente preparados.




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Límites internos ante la influencia materna o paterna

Lo que no cambia, incluso en los distintos tipos de familias, es que todo adolescente necesita aprender a poner sus propios límites internos –decidir hasta dónde se deja influir–, diferenciarse emocionalmente de sus padres para no vivir bajo su sombra y buscar otras figuras de referencia, dentro o fuera de la familia, que le ayuden a construir su identidad.

Este proceso no es un trastorno, sino un ritual social y psicológico de separación e individuación. Si en la infancia el niño dependía emocionalmente de sus padres, en la adolescencia necesita liberarse de esa dependencia para construir su identidad. El conflicto tiene una función: ayuda a romper los lazos simbólicos de fusión y a establecer una distancia saludable. Y no se da necesariamente con el progenitor del mismo sexo, sino con quien representa la autoridad, el control o la sobreprotección, sea quien sea. En otros casos, aparece una idealización del otro progenitor o de una figura externa, que actúa como espejo de los deseos del adolescente.

Ambos comportamientos, el rechazo y la idealización, pueden combinarse, como en el caso de Marta, que se distancia de su madre mientras idealiza a su padre, pero también pueden darse por separado: hay adolescentes que idealizan al progenitor menos involucrado. Lo esencial no es la forma concreta que adopta, sino la función simbólica: diferenciarse de quien ejerce control y apoyarse en otra figura que ofrezca un espejo para construir la propia identidad.

¿Qué pasa si no se resuelve?

No todos los adolescentes logran atravesar este periodo con facilidad. En algunos casos, especialmente cuando no se da esa rebeldía o se reprime, quedan atrapados en una lealtad inconsciente que les impide despegar. Jóvenes que siguen buscando aprobación excesiva de sus padres o que no se atreven a tomar decisiones por miedo a decepcionarlos pueden estar experimentando una dependencia emocional crónica.

Del mismo modo, quienes eligen parejas con características muy similares a las de sus progenitores, sin cuestionar si eso les hace felices, pueden estar repitiendo patrones no resueltos. Resolver este conflicto no significa romper la relación familiar ni dejar de querer a los padres. Significa redefinir el vínculo desde una posición más simétrica y autónoma.

¿Cómo acompañar esta transición?

La familia tiene un papel central en este proceso. Lejos de juzgar o minimizar los cambios, lo ideal es que los adultos puedan comprender que el conflicto es parte del crecimiento. Algunas estrategias útiles son:

  • Validar las emociones sin juzgar: el malestar adolescente necesita contención, no corrección inmediata.

  • Aceptar la crítica sin personalizarla: cuando un adolescente cuestiona todo, está explorando nuevos valores.

  • Dar espacio sin abandonar: los jóvenes necesitan experimentar el mundo por sí mismos, pero sabiendo que tienen una base segura a la que volver.

  • Poner límites claros pero negociables: la autoridad rígida puede aumentar la rebelión; en cambio, los acuerdos favorecen la responsabilidad.

  • Evitar los triángulos: no es recomendable que un progenitor se alíe con el hijo para criticar al otro; eso refuerza el conflicto y genera más confusión.

En este contexto, las redes sociales y las interacciones digitales también juegan un papel ambivalente: pueden ofrecer apoyo y nuevos referentes positivos, pero también exponen al adolescente a comparaciones constantes y presiones de imagen que afectan su autoestima. Por eso, la escuela, el grupo de amigos y figuras externas son claves para ofrecer modelos de relación saludables y diversos.

Del conflicto al reencuentro: el inicio de un nuevo vínculo

Con el tiempo, Marta, aquella adolescente que discutía con su madre y buscaba refugio en su padre, empezó a cambiar. No fue de un día para otro. Pasaron varias crisis, llantos, distancias y reconciliaciones. Pero un día, ya con 18 años, se sorprendió al notar que disfrutaba conversar con su madre sin pelear. Que su padre ya no era tan “perfecto” como lo veía antes. Y que ella, Marta, podía decidir por sí misma. Ya no necesitaba la aprobación para sentirse válida, ni la rebelión para sentirse libre. Había aprendido a ser ella misma.

De manera similar, Álex también logró dar ese paso. Tras meses de distancias y choques con su madre, empezó a escucharla sin sentirse amenazado y a relacionarse con su padre sin idealizarlo ni competir constantemente. Descubrió que podía pedir consejo sin someterse, y defender sus decisiones sin romper los lazos. Para él, como para tantos adolescentes, resolver este conflicto significó dejar de ser “el hijo de” para empezar a ser él mismo.

El proceso de diferenciación emocional en la adolescencia es un rito de paso. Detrás del caos emocional, las contradicciones y los conflictos, está el nacimiento de un sujeto con identidad propia. Y como todo nacimiento, viene con dolor, desconcierto y también con esperanza. No se trata de eliminar el vínculo con los padres, sino de transformarlo. Pasar de un amor basado en la necesidad a un amor basado en la libertad. Pasar de la obediencia ciega al diálogo. De la imitación a la creación.

The Conversation

Joan Tahull Fort no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Más allá de Freud: Edipo y Electra en los adolescentes de hoy – https://theconversation.com/mas-alla-de-freud-edipo-y-electra-en-los-adolescentes-de-hoy-262964

Los viajes de Lady Holland y George Eliot, dos británicas en la España del siglo XIX

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Jesús Lorenzo Modia, Catedrática de Filología Inglesa, Universidade da Coruña

‘Un paisaje. Recuerdos de Andalucía, costa del Mediterráneo, junto a Torremolinos’, de Carlos de Haes. Museo del Prado

Estamos a comienzos del siglo XIX, poco después de los sucesos de la Revolución francesa. Es la época de la Regencia en el Reino Unido, un momento en el que se desencadena la guerra de la Independencia española (1808-1814) contra los franceses con el apoyo británico. Hierve el romanticismo y en 1837 comienza la época victoriana, el cenit de la industrialización y del imperio británico.

En estos años, España es un destino común para los europeos que viajan, tanto por su relevancia política y cultural como por su exotismo, además de por su posición estratégica en las rutas a América.

Destaca así la visita de dos mujeres con gran relevancia literaria y política, cuyas experiencias quedaron reflejadas en sus escritos sobre la península.

Alternando con las mentes privilegiadas del país

La primera de las viajeras ilustres sería Elizabeth Vassal Fox (1773-1840), conocida como Lady Holland por su matrimonio con Henry Richard Vassall Fox, tercer barón Holland. Henry, político liberal y uno de los grandes hispanistas de ese período, era además sobrino del ministro de Asuntos Exteriores de Gran Bretaña, Charles Fox.

Lady Holland sobresalió en su tiempo porque reunía en su casa de Londres a las grandes mentes pensantes y políticas del Reino Unido, y a todos los extranjeros que llegaban a la capital británica. Holland House acogió a muchos intelectuales españoles exiliados, como Gaspar Melchor de Jovellanos o José María Blanco White, pero también incluía en sus tertulias a Sir Walter Scott, Lord Byron, Charles Dickens, Thomas Macaulay, Benjamin Disraeli y Robert Southey.

Elizabeth Fox visitó España varias veces, hasta el punto de que escribió un diario hispano, editado por el Earl of Ilchester, que no vio la luz hasta 1910 como The Spanish Journal of Lady Holland.

En Inglaterra consideraban que los viajes al sur de Europa eran terapéuticos, probablemente debido al cambio de aires a climas más secos y calurosos. Por eso, el primer viaje de Lady Holland a la península tuvo como objetivo mejorar la salud de su hijo, aunque también pudo deberse al interés hispanista del matrimonio. De hecho, estuvieron en la península tres años, entre 1802 y 1805, y posteriormente en noviembre de 1808, durante la guerra de la Independencia.

Elizabeth, muy bien conectada con las altas esferas políticas de su país y con la intelectualidad europea, también tenía en España contactos con las élites gobernantes y con los intelectuales del país. De hecho, durante su estancia en A Coruña fue recibida por el cónsul británico de la ciudad y por la familia de la escritora Emilia Pardo Bazán. En su relato se ve que también visitaban con frecuencia a los industriales y comerciantes británicos de las localidades que transitaban.

Pintura de una mujer sentada con un niño pequeño y un perro a los pies.
Retrato de Lady Holland con su hijo, de Louis Gauffier.
Museé Fabre/Wikimedia Commons

Además, el matrimonio acudía invitado por sus pares hispanos a recepciones, bailes, espectáculos taurinos y casas de campo. Como ejemplo podemos citar sus visitas a Jerez de la Frontera, Cádiz y Granada, donde asistieron a un espectáculo de Guaracha con el virrey de México, Miguel José Azanza, o la recepción que les hizo Carlos IV cuando llegan a Aranjuez.

En el texto, la autora destaca también sus visitas a los teatros para disfrutar de las representaciones, en particular de Shakespeare, Lope de Vega y Calderón. En el corral de comedias de la calle de la Cruz de Madrid acudieron a ver una obra del hispanoamericano Juan Ruiz de Alarcón y Mendoza. Igualmente, Elizabeth menciona su gusto por los poemas burlescos de Quevedo e indica su cambio de idea en relación con Don Quijote de la Mancha, un libro que, en su lectura en Inglaterra, le había resultado monótono y burlesco y ahora lo encuentra perfecto.

La religión también le llamó la atención. En particular, las prácticas de la Inquisición –que, en el momento de su viaje, todavía no se había abolido–. En su texto relata su visita a la cárcel y a las salas del Santo Oficio en Murcia, que no pudo visitar en su totalidad por estar reunidos sus miembros. Cuenta que en ellas vio instrumentos de tortura de hierro y un sambenito, esto es, “una gorra de cartón con dibujos de serpientes, escorpiones y demonios vomitando llamas”.

Asimismo, queda patente su gran interés por disfrutar de los maestros españoles de la pintura, entre ellos Antonio Palomino de Castro y Velasco y Murillo.

Un viaje también para investigar

La segunda británica que paseó por España fue Mary Anne Evans, conocida por su seudónimo George Eliot, autora de, entre otras novelas, Middlemarch y considerada una de las mejores escritoras del período victoriano.

Retrato de la escritora George Eliot.
Retrato de la escritora George Eliot.
Wikimedia Commons

Su viaje y el de Lady Holland son mucho más similares de lo que pueda parecer al inicio, precisamente porque sus circunstancias son diferentes. Los primeros, como hemos visto, se relacionaban con soltura en los círculos políticos e intelectuales. Eliot, décadas más tarde (en 1868), viajó acompañada de su pareja, el filósofo y crítico literario británico George Henry Lewes, una persona también aquejada de mala salud a la que el clima español le venía bien. Como este no estaba separado oficialmente de su esposa (con la que mantenía un matrimonio abierto), la escritora había sido rechazada por su propia familia y tampoco era admitida en las reuniones sociales en Londres, públicas o privadas.

Su respiro era viajar por Europa. Al igual que Elizabeth, Eliot asistió en España a las representaciones teatrales que encontraba en las ciudades que visitaba. La pareja dio cuenta en sus respectivas correspondencias de que buscaban autores españoles concretos cuando llegaban a una librería.

Otro de los elementos coincidentes entre las viajeras es su interés por el arte. Eliot visitó todos los templos y museos en los que podía encontrar obras de los grandes maestros de la pintura española, especialmente en Sevilla, El Escorial y Madrid.

La escritora buscaba inspiración en la cultura española, especialmente para su obra The Spanish Gypsy: A Poem, que publicaría en 1868, tres años después de su viaje. La recepción de este texto, traducido al castellano como La gitanilla española, poema dramático, fue un éxito en el mundo anglosajón. Con motivo del bicentenario del nacimiento de Eliot, en 2020 vio la luz la primera edición en castellano.

Así, estas dos mujeres se trasladaron a España originariamente por problemas de salud de la familia, pero, como demuestran sus publicaciones, también por interés genuino en el país.

The Conversation

María Jesús Lorenzo Modia recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovaciín y Universidades a través del proyecto “Posthuman Intersections in Irish and Galician Literatures” Research Project, MCI and ERDF, ref. PID2022-136251NB-I00. Ella trabaja para la Universidade da Coruña y para la Universidad Internacional Menéndez Pelayo en Galicia

ref. Los viajes de Lady Holland y George Eliot, dos británicas en la España del siglo XIX – https://theconversation.com/los-viajes-de-lady-holland-y-george-eliot-dos-britanicas-en-la-espana-del-siglo-xix-262457

Una encuesta en Gaza revela que aún hay gazatíes que creen en la paz

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ángel Gómez Jiménez, Catedrático de Psicología Social, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Anas-Mohammed/Shutterstock

Si bien parece que Hamás ha aceptado una propuesta de alto el fuego por parte de Israel, el ejército israelí ha comenzado a prepararse para tomar la ciudad de Gaza. Después del fracaso del alto el fuego de enero y del acuerdo de intercambio de rehenes por prisioneros, y tras meses de una guerra devastadora y despiadada, el futuro de Gaza y de sus 2,1 millones de habitantes parece cada vez más incierto.

Cuando las consecuencias de este conflicto hacen pensar que podría no terminar nunca, que dejará un trauma insuperable o que, en el peor de los casos, alimentará deseos de venganza, un estudio que hemos publicado recientemente en la revista New England Journal of Public Policy muestra que muchos gazatíes siguen albergando la esperanza de alcanzar la paz.

¿Luchar o no luchar?

La investigación fue dirigida por el grupo ARTIS International y el Oxford University Changing Character of War Center, y llevada a cabo por el Palestinian Center for Policy and Survey Research (PSR). El diseño del estudio y el control de los datos estuvieron a cargo de los dos autores que firmamos este artículo.

Nuestro objetivo era examinar los componentes psicosociales de la disposición a luchar. Para ello se entrevistó a una muestra representativa de 500 participantes, en muchos casos procedentes en refugios, y durante días en los que el alto el fuego en enero estaba aparentemente garantizado.

Las encuestas las realizaron investigadores locales con gran experiencia en trabajo de campo y en la detección de respuestas insinceras. Los participantes respondían a un cuestionario que incluía medidas interactivas, en una plataforma que ha resultado de gran utilidad en la recogida de datos en otros contextos, por ejemplo en el conflicto en Siria entre combatientes e ISIS, con terroristas islamistas y miembros de bandas en prisión, o durante el reciente conflicto entre Rusia y Ucrania.

Un conflicto difícil de resolver

El estudio reveló que la simpatía hacia Hamás disminuyó desde los primeros meses de la guerra. Sin embargo, debido al bajo apoyo a otras alternativas políticas, Hamás recuperó gradualmente su influencia sobre Gaza. Además, la guerra, en lugar de suavizar los objetivos políticos de los gazatíes, redujo el apoyo a una solución negociada con Israel.

Los datos también mostraron que los habitantes mantenían un fuerte compromiso con sus valores y con su identidad nacional y religiosa. Este compromiso los predisponía a realizar sacrificios personales si fuera necesario. Mantener valores fundamentales puede empoderar a las personas para enfrentarse a oponentes con recursos mucho mayores, y los habitantes de Gaza no son una excepción.

Por otro lado, de la encuesta se deduce que es improbable que se produzca un avance hacia la paz con Israel que no tenga en cuenta el mantenimiento de los valores fundamentales de los habitantes de Gaza, al menos en un grado mutuamente tolerable.

Cuando la paz es posible

Debido a la dificultad de dar pasos hacia la paz en un conflicto de larga duración como este, nuestro desafío consistió en dar un primer paso para identificar los componentes psicosociales que podrían favorecer un cambio hacia la paz. Para ello, nos basamos en investigaciones previas de negociadores experimentados en conflictos que parecían irresolubles, las cuales sugieren que una auténtica consolidación de la paz requiere la humanización o rehumanización del adversario.

Nuestro estudio ofrecía un escenario propicio para evaluar si la humanización del enemigo podría predecir la disposición de las personas a realizar sacrificios personales por conseguir la paz en tiempos de guerra y, de ser así, explorar qué factores podrían explicar la asociación entre la humanización del oponente y la voluntad por realizar un intenso sacrificio por conseguir la paz con él.

Solo un 10 % de los participantes humanizaba a los israelíes

La paz es difícil de conseguir, pero no imposible. Los resultados mostraron que solo un 10 % de los participantes humanizaba a los israelíes (con una puntuación por encima del punto medio de la escala). Y fueron justo estos participantes los que se mostraron dispuestos a realizar sacrificios por lograr la paz, como perder su trabajo o fuente de ingresos, luchar e incluso morir.

Los gazatíes que humanizan a los israelíes están dispuestos a realizar sacrificios por lograr la paz.
Berit Kessler / Shutterstock

Además, nuestro estudio reveló por qué la humanización del enemigo promueve esta disposición: al humanizar a Israel, los participantes confiaban más en sus ciudadanos, consideraban la consecución de la paz como algo “sagrado” y aumentaban su apoyo a mantener un contacto positivo entre ciudadanos palestinos e israelíes.

Pese a sus limitaciones, este estudio constituye un primer paso importante al señalar posibles vías para que los ciudadanos involucrados en un conflicto de esta magnitud estén dispuestos a alcanzar la paz con su enemigo, así como los mecanismos que podrían facilitarlo.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Una encuesta en Gaza revela que aún hay gazatíes que creen en la paz – https://theconversation.com/una-encuesta-en-gaza-revela-que-aun-hay-gazaties-que-creen-en-la-paz-262258

Pediatricians’ association recommends COVID-19 vaccines for toddlers and some older children, breaking with CDC guidance

Source: The Conversation – USA (3) – By David Higgins, Assistant Professor of Pediatrics, University of Colorado Anschutz Medical Campus

The AAP’s guidance on COVID-19 vaccines differs substantially from that of the CDC. Images By Tang Ming Tung/DigitalVision via Getty Images

For 30 years, vaccine recommendations from the Centers for Disease Control and Prevention have aligned closely with those from the American Academy of Pediatrics, or AAP. But on Aug. 19, 2025, the AAP published new vaccine recommendations that diverge from those of the CDC.

The pediatrician association’s move comes on the heels of unprecedented changes made earlier this year by Robert F. Kennedy Jr., as head of the Department of Health and Human Services, in how the government approves and issues guidance on vaccines.

The biggest difference is in the AAP’s guidance around COVID-19 vaccines for children. This new guidance comes as COVID-19 cases are once again rising across the U.S. and many parents and providers are confused by unclear guidance from federal health authorities about whether children should be vaccinated.

In a Q&A with The Conversation U.S., David Higgins, a pediatrician, preventive medicine physician and vaccine delivery researcher from the University of Colorado Anschutz Medical Campus, explains the new guidance and what it means for parents. Higgins is also a member of the American Academy of Pediatrics.

What are the AAP’s new vaccine recommendations?

The AAP recommends that all children 6 to 23 months old receive a complete COVID-19 vaccine series, consistent with recommendations for this age group in previous years.

For children and adolescents ages 2 to 18, the AAP now advises a single dose if they are at higher risk, a change from previous years, when vaccination was recommended for all in this age group. Children at higher risk include those who have certain chronic medical conditions, who live in long-term care or group settings, who have never been vaccinated, or who live with family members at high risk.

The AAP also recommends that COVID-19 vaccines remain available for any child or adolescent whose parent wants them to be protected, regardless of risk status. In all cases, the most updated version of the vaccine should be used.

How do these recommendations differ from CDC guidance?

The difference is substantial. The CDC currently advises what it calls “shared clinical decision-making” for children ages 6 months to 17 years who are not moderately or severely immunocompromised. This means the decision is left up to individual discussions between families and their health care providers, but the vaccine is not treated as a routine recommendation. These current guidelines were made after Kennedy bypassed the agency’s normal independent review process.

That framework can be confusing for families and difficult for providers to implement. By contrast, the AAP recommendations identify the ages and conditions where the risk is highest while also supporting vaccine availability for any families who want it.

Toddlers engaged in an activity at a wooden table in a classroom.
It’s not clear whether families will be able to access routine COVID-19 vaccines for children this fall.
Pancake Pictures/Connect Images via Getty Images

Why are they diverging?

The AAP has been publishing vaccine guidance since the 1930s, long before the CDC or the Advisory Committee on Immunization Practices, an independent panel of experts that advises the CDC, existed.

Since 1995, the two groups have generally issued essentially identical vaccine guidance. But this year, the federal government dismissed the advisory committee’s panel of independent scientists and immunization experts, raising questions about the credibility of CDC guidance. At the same time, misinformation about vaccines continues to spread.

In response, the AAP decided to publish independent recommendations based on its own review of the latest evidence. That review showed that although the risks for healthy older children have declined compared with the early years of the pandemic, young children and those with specific conditions remain especially vulnerable. Additionally, a review of evidence by an independent expert group called the Vaccine Integrity Project, also released on Aug. 19, 2025, confirmed that there are no new safety concerns and no decline in the effectiveness of COVID-19 vaccines.

COVID-19 continues to cause hospitalizations and deaths in children and remains a leading cause of serious respiratory illness.

Will parents be able to follow these recommendations?

This is still unclear. The AAP recommendations do not automatically guarantee insurance coverage.

By law, insurance plans and the federal Vaccines for Children program, which provides vaccines for eligible children who might not otherwise be vaccinated due to cost or lack of insurance, are tied to Advisory Committee on Immunization Practices recommendations. Unless insurers and policymakers act to align with the AAP recommendations, there is a risk that parents would be forced to pay the costs out of pocket.

Vaccine supply may also be an issue. Currently, only two COVID-19 vaccines are available for children under 12. Moderna’s vaccine is approved only for children with at least one high-risk condition, while Pfizer’s authorization for younger children may not be renewed. If that happens, any remaining Pfizer doses for this age group may be unusable, leaving a shortfall in available vaccines for children.

Finally, implementation may differ depending on the type of provider. Some vaccine providers, such as pharmacists, operate under policies tied strictly to CDC recommendations, which may make it harder to follow AAP’s schedule unless rules are updated.

What happens next?

Parents and providers are likely to face continued confusion, just as COVID-19 cases rise as children return to school. Much will depend on whether the Advisory Committee on Immunization Practices updates its own recommendations at its upcoming meeting, expected in September, and whether pediatric COVID-19 vaccines remain available.

Until then, parents can speak with their pediatricians to understand the best protection for their children.

The Conversation

David Higgins volunteers as Vice President of the Colorado Chapter of the American Academy of Pediatrics and as a board member of Immunize Colorado. He was not involved in the development or publication of the American Academy of Pediatrics’ immunization guidelines. The views and opinions expressed in this article are solely his own and do not represent those of the American Academy of Pediatrics.

ref. Pediatricians’ association recommends COVID-19 vaccines for toddlers and some older children, breaking with CDC guidance – https://theconversation.com/pediatricians-association-recommends-covid-19-vaccines-for-toddlers-and-some-older-children-breaking-with-cdc-guidance-263522

Réunions séparées avec Poutine et Zelensky : Trump fait le jeu de la Russie

Source: The Conversation – in French – By James Horncastle, Assistant Professor and Edward and Emily McWhinney Professor in International Relations, Simon Fraser University

Depuis 2022, l’Ukraine n’a jamais été dans une situation aussi vulnérable, alors que les combats se poursuivent sans relâche et que les frappes contre les infrastructures civiles deviennent de plus en plus courantes.

Les dirigeants mondiaux en appellent désormais à la fin du conflit. On pourrait croire que les rencontres du président américain Donald Trump avec les dirigeants ukrainien et russe constituent une approche équilibrée. En réalité, c’est bien la Russie qui en profite.

Sommet en Alaska

Après sa récente rencontre avec le président russe Vladimir Poutine en Alaska, Trump a déclaré ce sommet « très utile ». Prié de l’évaluer sur une échelle de 1 à 10, le président a déclaré que la rencontre méritait la plus haute note en raison du climat de bonne entente.

Mais s’ils se sont si bien entendus, c’est parce qu’il n’a pas été question de la raison même d’un tel sommet : l’agression russe en Ukraine. Cette approche s’est avérée fort « utile » pour Poutine et la Russie — d’autant que ni l’Ukraine ni aucun de ses alliés n’avait été invité au sommet.

Ce format a suscité une vive consternation. En Ukraine, on redoutait la conclusion d’un accord sans son consentement. Côté européen, c’est la menace d’invasion et le révisionnisme russes qui suscitent la crainte.

Avant le retour de Trump au pouvoir en 2025, l’Ukraine profitait d’un front largement uni entre l’OTAN et l’Union européenne. Cette unité s’est affaiblie depuis, et encore davantage avec ce sommet, au bénéfice de la Russie.

Un cessez-le-feu parti en fumée

Poutine et ses négociateurs ont ainsi obtenu une concession majeure de Trump lors du sommet : sa renonciation à réclamer un cessez-le-feu.

Pour l’Ukraine et ses alliés, il s’agissait pourtant d’une condition fondamentale pour toute négociation de paix — a fortiori depuis que la Russie intensifie ses attaques contre les villes et les civils ukrainiens.

Enfin, la nature même de la réunion en Alaska contribue à légitimer l’invasion russe auprès de l’opinion internationale.

Bien que les Européens et les Nord-Américains l’admettent difficilement, la Russie a su entretenir l’ambivalence d’une grande partie de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine — et même à y obtenir du soutien.

Toutefois, les condamnations prononcées contre la Russie par plusieurs organisations internationales, dont l’ONU, en refroidissaient plusieurs, notamment l’interdiction de voyager prononcée par la Cour pénale internationale.

Mais la consécration diplomatique américaine, en accueillant Poutine sur son sol, a sapé les condamnations de ces institutions.

Zelensky à Washington

Les avantages que Poutine a obtenus de Trump en Alaska ont exigé une réponse immédiate de l’Ukraine. Le président Volodymyr Zelensky a rapidement organisé une réunion à la Maison-Blanche. Et il s’y est déplacé en compagnie de plusieurs dirigeants européens, dont la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français, Emmanuel Macron.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur le fait que leur présence ne visait pas à empêcher Trump d’intimider Zelensky dans le Bureau ovale, comme il l’avait fait précédemment.

Chose certaine, les dirigeants européens étaient là pour empêcher Trump de contraindre le dirigeant ukrainien à faire des concessions préjudiciables à leurs propres intérêts.

Le message publié par Trump sur les réseaux sociaux avant la réunion avait de quoi inquiéter. Il y faisait porter la responsabilité de la paix à Zelensky, affirmant que l’Ukraine devait accepter la perte de la Crimée et ne jamais adhérer à l’OTAN.

Soigneuse mise en scène

Pour cette rencontre, le président Zelensky, qui portait le costume, a remis une lettre de la première dame ukrainienne à Melania Trump.

Ces efforts de mise en scène, soigneusement orchestrés par le protocole ukrainien, visaient à flatter l’égo trumpien. La manœuvre a en partie marché à en juger par sa réaction : il aurait jugé Zelensky « fabuleux » dans son costume, selon un journaliste — le même qui avait critiqué le président ukrainien pour sa tenue en février lors de sa visite malheureuse.

Durant cette rencontre, Trump n’a pas exclu que des soldats américains puissent contribuer au rétablissement de la paix en Ukraine. Selon les observateurs, une telle présence serait une condition fondamentale à une paix durable.

Bien qu’il ne s’y soit pas opposé, Trump n’a pas non plus pris d’engagement ferme à cet égard. Quelques heures plus tard, il a soutenu au contraire qu’il offrirait du soutien aérien sans mettre de troupes au sol.

Il a toutefois déclaré qu’il s’efforçait d’organiser une réunion trilatérale avec Poutine et Zelensky.

Ce qui reste à voir, étant donné sa propension à revenir sur les déclarations.

Espoir contre réalité

Rappelons toutefois que l’une des principales promesses de campagne de Trump était de ne pas impliquer les États-Unis dans des « guerres étrangères sans fin ». Le déploiement de soldats américains en Ukraine compromettrait le soutien de sa base politique, laquelle est déjà divisée quant à sa gestion du dossier Jeffrey Epstein.

La cordialité de la rencontre de Trump avec Zelensky et les dirigeants européens permet de nourrir certains espoirs parmi les partisans de l’Ukraine dans les jours à venir.

Mais tout optimisme doit être tempéré par les dégâts causés par le sommet Trump-Poutine en Alaska. Le président américain aurait même interrompu les réunions à Washington pour appeler Poutine.

Le refus de Trump de prendre des engagements fermes en présence de Zelensky et des dirigeants européens réunis signifie que la Russie est parvenue à faire valoir ses intérêts au détriment de l’Ukraine et des perspectives d’une paix durable à long terme.

La Conversation Canada

James Horncastle ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Réunions séparées avec Poutine et Zelensky : Trump fait le jeu de la Russie – https://theconversation.com/reunions-separees-avec-poutine-et-zelensky-trump-fait-le-jeu-de-la-russie-263491

Faire de l’IA une force de progrès plutôt qu’une menace

Source: The Conversation – in French – By Simon Blanchette, Lecturer, Desautels Faculty of Management, McGill University

L’intelligence artificielle (IA) bouleverse le monde du travail, mais elle offre aussi d’immenses possibilités. Plutôt que de la subir, préparons-nous à en faire un véritable moteur de transformation et de progrès.

L’IA, bien que loin d’être nouvelle, progresse à une vitesse vertigineuse. Plus récemment, l’émergence de l’intelligence générale artificielle (IGA), une forme d’IA capable de comprendre et d’apprendre n’importe quelle tâche humaine, alimente de nombreuses inquiétudes.

Cette anxiété est légitime : la rapidité des avancées technologiques et la perspective de systèmes capables d’apprendre de manière autonome comme pourrait le faire l’IGA nourrissent la crainte d’une perte de contrôle et de bouleversements massifs sur le marché du travail.

Si ces craintes sont compréhensibles, elles ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : l’IA est là pour durer. Il est donc impératif de continuer à planifier la transition. Faire l’autruche n’est pas une option.

De la peur à l’action : un changement de posture nécessaire

La peur de l’IA est compréhensible. Comme toute innovation majeure, elle provoque un réflexe d’inquiétude, surtout lorsqu’il s’agit de technologies capables d’automatiser des tâches cognitives. Des figures influentes comme Sam Altman, PDG d’OpenAI, estiment que « des millions d’emplois sont à risque », tandis que Bill Gates va jusqu’à prédire que les humains ne seront bientôt plus nécessaires « pour la plupart des choses ».

Ces propos chocs nourrissent un sentiment d’urgence et, parfois, un fatalisme qui détourne l’attention des véritables questions : comment s’y préparer concrètement ?

Les données récentes incitent à relativiser. Selon le Future of Jobs Report 2025 du Forum économique mondial, près de 78 millions d’emplois nets devraient être créés d’ici 2030. Oui, les compétences exigées évolueront profondément, mais il demeure que l’IA entraîne surtout un déplacement des rôles, pas une disparition massive du travail.

Dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre et de compétences demeure un enjeu critique pour les entreprises, l’IA peut en fait faire partie de la solution si elle est bien utilisée. Mais sur ce plan ,le Canada tire de l’arrière en termes d’adoption de l’IA dans les entreprises. Adopter l’IA de manière plus large pourrait faire progresser le PIB de 5 à 8 % au cours de la prochaine décennie.




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Oui, il est essentiel de surveiller les dérives potentielles de l’IA, mais il est tout aussi urgent de faire passer le discours de la peur à celui des opportunités.

Reconfigurer les emplois, pas les éliminer

Les scénarios de remplacement massif de travailleurs ne reflètent pas encore la réalité de mes recherches et de mon expérience, il en ressort que l’IA provoque davantage une reconfiguration des emplois que leur disparition pure et simple. Il existe également beaucoup de variations à travers les secteurs. Les tâches évoluent, mais des nouveaux rôles émergent, souvent plus qualifiés et porteurs de valeur. L’important est d’accompagner les employés dont les fonctions sont en mutation.

Dans mon rôle de consultant et de formateur, j’ai accompagné plusieurs entreprises ayant automatisé certaines fonctions ou départements, en soutenant la gestion du changement par l’élaboration de stratégies de transition et de requalification. Peu d’entre elles ont eu recours à des licenciements ; la plupart ont plutôt investi dans la formation de leurs employés et les ont redéployés vers des postes difficiles à pourvoir ou des rôles de supervision liés à l’automatisation. Cette approche leur a permis d’optimiser l’utilisation de leurs équipes tout en répondant à leurs besoins opérationnels.


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Faire de l’IA une transformation maîtrisée

L’erreur principale est de voir l’IA comme une révolution soudaine. En réalité, elle fait partie d’une évolution plus large des entreprises et nécessite les mêmes clés pour réussir :

  • Une vision claire et partagée : les dirigeants doivent expliquer pourquoi et comment l’IA s’intègre à la stratégie de l’entreprise ;

  • Une communication continue et transparente : informer régulièrement réduit l’incertitude et limite les rumeurs ;

  • Une implication active des équipes : impliquer les employés dès le départ, écouter leurs préoccupations et valoriser leurs idées favorise l’adhésion et crée des ambassadeurs internes tout en diminuant la résistance ;

  • Une expérimentation progressive : commencer par des projets pilotes, apprendre des erreurs et ajuster en cours de route.

Certes le rythme des changements est plus rapide. Toutefois, les organisations qui appliquent ces pratiques solides de gestion du changement sont 1,6 fois plus susceptibles de dépasser leurs objectifs liés à l’IA que celles qui n’en tiennent pas compte.

Investir dans les compétences : le véritable avantage concurrentiel

Voir l’IA comme un changement important, c’est aussi comprendre que les compétences deviennent un atout clé. D’ici 2030, près de 40 % des compétences essentielles aujourd’hui auront changé. Cela montre l’importance de former et d’améliorer les compétences, un enjeu essentiel. Pour y parvenir, il faut :

Comme je le soulignais récemment, cette transition ne peut réussir que si elle est inclusive. Les initiatives liées à l’IA doivent tenir compte des inégalités existantes en milieu de travail et dans la société.

L’IGA : anticiper sans céder à la spéculation ?

Encore un peu science-fiction, l’IGA, si elle atteint son potentiel, aura sans doute des impacts plus profonds encore, car elle pourrait accomplir des tâches cognitives complexes de manière quasi autonome. Mais le principe reste le même : une organisation qui a appris à intégrer l’IA actuelle comme une transformation structurée sera beaucoup mieux préparée pour les vagues suivantes.

Cette perspective soulève des questions fondamentales sur l’évolution du travail humain. Quelles compétences resteront exclusivement humaines ? Comment préparer nos organisations à cette transition potentielle ? L’histoire des transformations technologiques suggère que l’adaptation humaine surpasse souvent les prédictions les plus pessimistes.

En d’autres termes, l’IGA n’exige pas de nouvelles règles de base, elle exige seulement de les appliquer avec plus de rigueur et de rapidité.

Plutôt que de rester paralysés par une menace hypothétique, qui, certes, finira par se concrétiser, mobilisons notre énergie pour la gérer de manière proactive. Restons alertes et agiles.

Choisir l’action plutôt que la résignation

L’IA et l’IGA ne sont pas des forces incontrôlables : ce sont des transformations à gérer, avec proactivité, intelligence et humanité. Eh oui, les enjeux de sécurité et les risques de dérives sont réels, mais il est possible de les encadrer, de les mitiger et de les réglementer. L’Union européenne l’a démontré en 2024 avec l’AI Act, le premier cadre juridique mondial à imposer des règles strictes fondées sur les risques et à garantir une supervision humaine. Au Canada, même si le projet de loi C‑27 n’a pas été adopté, il a lancé un débat essentiel sur la gouvernance de l’IA au pays. C’est une question de leadership, de gouvernance et de concertation. Des conversations à avoir maintenant et à poursuivre activement.

Le choix est devant nous : subir cette transformation ou la diriger.

Les organisations qui l’ont compris dès maintenant transforment déjà ces changements en avantage concurrentiel. Celles qui attendront risquent, elles, d’être réellement dépassées.

La Conversation Canada

Simon Blanchette ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Faire de l’IA une force de progrès plutôt qu’une menace – https://theconversation.com/faire-de-lia-une-force-de-progres-plutot-quune-menace-259860

Is it wrong to date a coworker? Not necessarily — but it can get complicated

Source: The Conversation – Canada – By Leda Stawnychko, Associate Professor of Strategy and Organizational Theory, Mount Royal University

The workplace has long been a setting for connection — and sometimes romance. In Canada, these relationships are far from rare.

A 2019 ADP Canada survey of 885 employees found that one in three have been romantically involved with a colleague. Younger workers aged 18 to 34 were especially likely to report such relationships (41 per cent).

Similar patterns emerge in the United States and the United Kingdom, where surveys have found that 18 per cent of partnered respondents (those married, living with a partner or in a committed relationship) met their significant other at work.

It’s no surprise. We spend much of our waking lives with colleagues, building shared experiences and discovering common values and interests. At a time when finding and keeping love seems harder than ever, the office can feel like a rare place where authenticity and comfort come naturally.




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Workplace relationships can contribute to a range of positive workplace outcomes. Most notably, they are linked to increased job satisfaction, stronger organizational commitment, improved morale and enhanced collaboration and teamwork.

However, workplace relationships can also create significant organizational challenges, which is why knowing how to handle them is key.


Dating today can feel like a mix of endless swipes, red flags and shifting expectations. From decoding mixed signals to balancing independence with intimacy, relationships in your 20s and 30s come with unique challenges. Love IRL is the latest series from Quarter Life that explores it all.

These research-backed articles break down the complexities of modern love to help you build meaningful connections, no matter your relationship status.


When work and love mix

Workplace romance refers to sexual or romantic relationships between members of the same organization that both parties recognize as more than strictly professional.

These relationships can include dating, extramarital affairs, casual hook-ups, flings or friends-with-benefits arrangements.

While many romances have minimal impact, some erode organizational trust by creating perceptions of favouritism, exclusion or manipulation, especially when they involve a power imbalance.

When trust is undermined, research shows that collaboration suffers, morale declines and workplace culture deteriorates. This is why organizations often have policies surrounding workplace romances.

The risks of workplace romance

In Canada, there are no laws that prohibit consensual relationships at work, and most countries similarly don’t have laws governing workplace relationships.

However, Canada does have legal frameworks that require employers to maintain a safe, respectful workplace. These include the Canadian Human Rights Act, provincial human rights codes, and occupational health and safety legislation.

To meet these obligations, many organizations implement policies that prohibit supervisor-subordinate relationships or require disclosure.

These policies exist for good reason: workplace romances can blur professional boundaries, increase the risk of sharing confidential information inappropriately, allow personal feelings to influence decisions, or create situations where one partner feels pressured to act in ways that conflict with organizational policies or ethical standards.

For individuals, the risks can also be just as real. While some workplace romances lead to enduring partnerships — Michelle and Barack Obama famously met at a Chicago law firm when she was a junior associate and he was an intern — others can end less happily.

Failed relationships can leave both people vulnerable to reputational damage, career derailment and, in the worst cases, allegations of harassment that can result in termination.

These concerns are underscored by the prevalence of misconduct. According to a 2024 Statistics Canada report, almost half of women and nearly one-third of men say they have experienced inappropriate sexualized behaviour at work.

Why some couples keep it quiet

Many employees choose not to disclose their workplace relationships. According to the ADP Canada survey, nearly half (45 per cent) of those in workplace relationships kept it secret from someone at work, most often management or human resources.

Similarly, a 2023 survey of more than 600 working Americans from the Society for Human Resource Management across a variety of ages, industries and job levels found that 82 per cent of workers who had been in a workplace romance kept it secret from their employer.

Reasons for secrecy range from a desire for privacy to concerns about gossip, judgment or professional repercussions.

This lack of disclosure means employers may be unaware of relationships and therefore less able to protect all parties if conflicts, ethical concerns or allegations arise.

Making love work in the workplace

If you find yourself navigating romance at work, here are five steps to protect both your relationship and your career:

1. Reflect on your motivations. Ask yourself why you want to pursue the relationship and whether it aligns with your personal and professional goals. Consider how it might affect your career, the people you work with and the overall workplace culture. This kind of honest self-check can help you make clear, confident decisions.

2. Know the rules. Review your organization’s policy on workplace romance. While the law may not always address it directly, many employers require disclosure or limit relationships within reporting lines. Understanding these rules early can help you avoid misunderstandings or career surprises.




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3. Be transparent. If disclosure is required, share the news directly with your manager or human resources, rather than letting it spread through gossip. Research shows that others in the workplace respond more positively when they hear it from you directly.

4. Manage perceptions and set boundaries. Even if your relationship doesn’t affect your work, others may see it differently. Agree with your partner on boundaries, communicate thoughtfully and commit to upholding professional conduct.

5. Think long-term. Relationships can change. Decide in advance how you’ll handle working together if it ends, and consider how it might shape your reputation, network and opportunities beyond your current role.

Handled well, these steps won’t just protect your career but also help your relationship stand on solid ground.

Falling for someone at work can be both exciting and rewarding. With mindfulness, open communication and respect for professional boundaries, it can become a story you cherish and proof that romance and professionalism can flourish together.

The Conversation

Leda Stawnychko receives funding from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada.

Shawna Boyko does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Is it wrong to date a coworker? Not necessarily — but it can get complicated – https://theconversation.com/is-it-wrong-to-date-a-coworker-not-necessarily-but-it-can-get-complicated-262675