Comprendre le cerveau des entrepreneurs grâce à une étude scientifique unique

Source: The Conversation – France in French (3) – By Frédéric Ooms, Chargé de cours, Université de Liège

Si le cerveau est capable de renforcer certains réseaux neuronaux grâce à l’entraînement, comme on muscle son corps par le sport, alors l’expérience entrepreneuriale répétée pourrait elle-même être un facteur de développement de ces connexions particulières. BillionPhotos/Shutterstock

L’entrepreneuriat façonne-t-il le cerveau ? Certaines personnes naissent-elles avec des caractéristiques cérébrales qui les prédisposent à entreprendre ? Pour tenter de répondre à ces questions, une étude récente explore le fonctionnement du cerveau d’entrepreneurs grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, une technique qui permet de visualiser l’activité cérébrale.


Si l’on reconnaît l’importance des processus cognitifs chez les entrepreneurs
– comment pensent-ils et agissent-il face à l’incertitude ? –, on s’est peu intéressé à l’étude de leur cerveau lorsqu’ils prennent leurs décisions.

Pourquoi certains individus semblent exceller dans la création d’entreprises et naviguent habilement à travers l’incertitude, tandis que d’autres peinent à s’adapter ?

Pour tenter de faire la lumière sur la réponse à cette question, nous avons mené des travaux faisant converger neurosciences et recherche en entrepreneuriat. Nous avons en effet exploré l’activité cérébrale chez des entrepreneurs grâce à une technique d’imagerie médicale, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

Fruit d’une collaboration entre le centre de recherche interdisciplinaire en sciences biomédicales GIGA Consciousness Research Unit de l’Université de Liège (Belgique) et le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, notre étude ouvre de nouvelles perspectives sur la manière dont les entrepreneurs abordent la prise de décision, gèrent l’incertitude et exploitent de nouvelles opportunités.

Imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf)

L’IRMf permet de visualiser l’activité cérébrale en mesurant les variations du flux sanguin dans le cerveau. Cette méthode repose sur un principe simple : lorsqu’une région du cerveau est activée, elle consomme plus d’oxygène, ce qui entraîne une augmentation du flux sanguin vers cette zone. Ce surplus d’oxygène modifie légèrement les propriétés magnétiques du sang. C’est cette différence que l’IRMf mesure pour créer des cartes d’activité cérébrale en temps réel, offrant ainsi une vue détaillée de la fonction cérébrale.

Plus précisément, notre étude s’est concentrée sur 23 entrepreneurs habituels
– c’est-à-dire ceux qui ont lancé plusieurs entreprises, en les comparant à 17 managers travaillant dans de grandes organisations.

L’analyse de connectivité en état de repos basée sur une région cérébrale d’intérêt (seed-based resting state fMRI) a révélé que ces entrepreneurs expérimentés présentent une connectivité neuronale accrue entre certaines régions de l’hémisphère droit du cerveau : l’insula et le cortex préfrontal. Ces zones jouent un rôle dans la flexibilité cognitive et la prise de décisions exploratoires, c’est-à-dire la capacité à ajuster sa stratégie et à penser autrement face à des situations nouvelles ou incertaines.

Mieux gérer l’incertitude

Ce réseau cérébral plus connecté pourrait contribuer à expliquer pourquoi ces entrepreneurs semblent mieux armés pour gérer l’incertitude et faire preuve de flexibilité cognitive, des capacités souvent associées à l’identification d’opportunités entrepreneuriales.

Que ce soit de manière séquentielle – les serial entrepreneurs, qui créent une entreprise après l’autre – ou de façon concurrente – les portfolio entrepreneurs qui gèrent plusieurs entreprises en même temps –, ces profils paraissent exceller dans l’art de s’adapter rapidement. Une compétence précieuse dans le monde des start-ups, où les repères sont rarement stables.

Une autre étude, portant sur le même groupe d’entrepreneurs et de managers met en lumière un autre phénomène intrigant : ces entrepreneurs habituels présentent un volume de matière grise plus important dans l’insula gauche. Bien que l’étude n’ait pas directement mesuré la pensée divergente, d’autres travaux ont montré que l’augmentation du volume de matière grise dans l’insula gauche est associée à cette capacité – c’est-à-dire la faculté de générer de nombreuses idées différentes pour résoudre un même problème.

Ce qui suggère que les différences observées chez ces entrepreneurs pourraient refléter une plus grande propension à la pensée divergente.

Une question essentielle reste ouverte : l’entrepreneuriat façonne-t-il le cerveau… ou bien certaines personnes naissent-elles avec ces caractéristiques cérébrales qui les prédisposent à entreprendre ?

Autrement dit, sommes-nous entrepreneurs par nature ou par culture ?

Nature ou culture ?

Cette interrogation est aujourd’hui au cœur des nouveaux projets de recherche menés par l’équipe d’HEC Liège et du Centre de recherche du cyclotron (CRC) de l’Université de Liège. Cette orientation de recherche s’appuie sur le concept de « plasticité cérébrale », c’est-à-dire la capacité du cerveau à se modifier sous l’effet des expériences et des apprentissages.

Si le cerveau est capable de renforcer certains réseaux neuronaux grâce à l’entraînement, comme on muscle son corps par le sport, alors l’expérience entrepreneuriale répétée pourrait elle-même être un facteur de développement de ces connexions particulières. À l’inverse, si ces différences cérébrales sont présentes dès le départ, cela poserait la question de traits cognitifs ou neurobiologiques favorisant l’esprit d’entreprise.

Pour répondre à ces questions, de nouveaux travaux sont en cours au sein du laboratoire et du GIGA-CRC, avec notamment des études longitudinales visant à suivre l’évolution des cerveaux d’entrepreneurs au fil de leur parcours, mais aussi des comparaisons avec de jeunes porteurs de projets ou des aspirants entrepreneurs.

L’enjeu est de mieux comprendre si, et comment, l’expérience de l’entrepreneuriat peut façonner notre cerveau. Cette nouvelle phase de la recherche est en cours et entre dans une phase clé : le recrutement des participants pour une étude en imagerie par résonance magnétique (IRM). Nous recherchons des volontaires, entrepreneurs ou non, prêts à contribuer à cette exploration scientifique inédite sur les effets de la pratique entrepreneuriale sur le cerveau.

Former les futurs entrepreneurs

L’intégration des neurosciences dans l’étude de l’entrepreneuriat offre une perspective novatrice sur les facteurs qui pourraient contribuer à l’esprit entrepreneurial. En comprenant si – et comment – l’expérience entrepreneuriale influence la structure et la fonction cérébrales, il deviendrait possible de concevoir des approches de formation spécifiques pour favoriser l’esprit d’entreprendre. On pourrait, par exemple, imaginer de mettre au point des exercices pratiques et des approches d’apprentissage immersif afin de développer chez les étudiants les compétences observées chez des entrepreneurs habituels.


Cet article a été rédigé avec l’aide du Dr Arnaud Stiepen, expert en communication et vulgarisation scientifiques.

The Conversation

Frédéric Ooms a été financé par une subvention ARC (Actions de Recherche Concertée) de la Fédération Wallonie‑Bruxelles.

ref. Comprendre le cerveau des entrepreneurs grâce à une étude scientifique unique – https://theconversation.com/comprendre-le-cerveau-des-entrepreneurs-grace-a-une-etude-scientifique-unique-259324

Florida’s new open carry ruling combines with ‘stand your ground’ to create new freedoms – and new dangers

Source: The Conversation – USA – By Caroline Light, Senior Lecturer on Studies of Women, Gender, and Sexuality, Harvard University

As of September 2025, Florida allows open carry and permitless carry, in addition to its stand your ground law. Joe Raedle/Getty Images News

Twenty years ago, Florida Gov. Jeb Bush signed the first “stand your ground” law, calling it a “good, common-sense, anti-crime issue.”

The law’s creators promised it would protect law-abiding citizens from prosecution if they used force in self-defense. Then-Florida state Rep. Dennis Baxley, who cosponsored the bill, claimed – in the wake of George Zimmerman’s controversial acquittal for the killing of Trayvon Martin – that “we’re really safer if we empower people to stop violent acts.”

I’m a historian who has studied the roots of stand your ground laws. I published a book on the subject in 2017. My ongoing investigation of the laws suggests that, 20 years on, they have not made communities any safer, nor have they helped prevent crime. In fact, there is reliable evidence they have done just the opposite.

In the past 20 years, stand your ground has spread to 38 states.

Then, in September 2025, an appellate court struck down Florida’s long-standing ban on the open carry of firearms.

Florida’s attorney general, James Uthmeier, quickly announced that open carry is now “the law of the state,” directing law enforcement not to arrest people who display handguns in public.

Under the state’s permitless carry law, enacted in 2023, adults without a criminal record also don’t need a permit or any training to carry firearms publicly.

In my view, this combination of stand your ground, open carry and permitless carry is likely to make the Sunshine State far less safe.

Let’s look at the evidence.

What ‘stand your ground’ means

Under traditional self-defense law, a person had a duty to retreat – to try to avoid a violent confrontation if they could safely do so – before resorting to deadly force.

The main exception to the duty to retreat was known as the castle doctrine, whereby people could defend themselves, with force if necessary, if they were attacked in their own homes.

Stand your ground laws effectively expand the boundaries of the castle doctrine to the wider world, removing the duty to retreat and allowing people to use lethal force anywhere they have a legal right to be, as long as they believe it’s necessary to prevent death or serious harm.

On paper, the expansion of the right to self-defense may sound reasonable. But in practice, stand your ground laws have blurred the line between self-defense and aggression by expanding legal immunity for some who claim self-defense and shifting the burden of proof to prosecutors.

While supporters of these laws claim they mitigate crime and make people safer, evidence shows the opposite. The nonpartisan RAND Corp. discovered that states adopting stand your ground laws experienced significant increases in homicide, typically between 8% and 11% higher than before the laws took effect.

A study of violent crime in Florida revealed a 31.6% increase in firearm homicides following the 2005 passage of the stand your ground law. There is no credible evidence that these laws deter crime.

On the contrary, evidence shows that stand your ground laws lower the legal, moral and psychological costs of pulling the trigger.

Stand your ground and race

While the language of stand your ground laws is race-neutral, their enforcement is not. Data from the Urban Institute and the U.S. Commission on Civil Rights show that in states with stand your ground laws, homicides are far more likely to be deemed “justified” when the shooter is white and the victim is Black.

I’ve found that these laws have redefined not only when force is justified but who is justified in using force.

In my assessment, these laws don’t create racial bias. Rather, they magnify the biases already present in our criminal legal system. They give broader discretion to a legal system in which law enforcement officers, judges, prosecutors and juries often hold unacknowledged biases that associate Black men with criminality, while perceiving white people who say they were defending themselves as credible.

A sign for a rally after the Trayvon Martin shooting in Sanford, Florida.
Seventeen-year-old Trayvon Martin was unarmed when George Zimmerman shot and killed him on March 20, 2012, in Sanford, Fla. Zimmerman claimed he killed Martin in self-defense and was acquitted by a jury.
Gerardo Mora/Getty Images News

That dynamic is visible in a growing multitude of cases, such as the shootings of unarmed teenagers Trayvon Martin, Jordan Davis, Renisha McBride and Ralph Yarl.

Each instance illustrates how stand your ground transforms ordinary mistakes or misunderstandings into lethal outcomes, and how armed citizens’ claims of “reasonable fear” often reflect racial stereotypes more than objective threats.

A dangerous mix

Florida’s legalization of open carry intersects with the state’s permitless carry and stand your ground laws in alarming ways. Open carry increases the visibility – and perceived legitimacy – of guns in everyday life.

Combined with the removal of licensing procedures and training requirements, laws that broaden the right to use deadly force create a permissive environment for opportunistic violence.

When everyone is visibly armed, every encounter can look like a potential threat. And when the law tells you that you don’t have to back down, that perception can turn lethal in seconds.

Florida has become a model for what gun rights advocates call “freedom” but what public health experts see as a recipe for more shootings and more death.

National implications: ‘Reciprocity’ and expansion

Two decades later, stand your ground laws have spread, in various forms, to 38 states. While 30 states have legislatively enacted stand your ground statutes like Florida’s, eight others implement stand your ground through case law and jury instructions that effectively remove the duty to retreat.

On top of this, 29 states have enacted laws allowing permitless carry, and 47 technically allow open carry, though restrictions vary across the states.

President Donald Trump has made clear he wants to take this deregulatory approach nationwide. While on the campaign trail, he promised to sign a “concealed-carry reciprocity” law, which would require all states to allow people from states with permissive laws to exercise those rights in all 50. “Your Second Amendment does not end at the state line,” he announced in a 2023 video.

If that vision becomes reality, it would mean the most permissive state laws will set the standard for the entire country. National reciprocity would allow Floridians, and other gun owners from permitless carry states, to carry their firearms – and potentially claim stand your ground immunity – in any other state, including those with stricter rules and lower rates of firearm death and injury.

This prospect raises deep questions about states’ rights, safety and justice. Research shows that stand your ground laws increase homicide and exacerbate racial disparities. National reciprocity would export those effects nationwide.

In my view, the convergence of stand your ground, open carry and national reciprocity marks the culmination of a 20-year experiment in armed citizenship. The results are clear: more people armed, more shootings and more deaths “justified.”

The question now is whether the rest of the nation will follow Florida’s lead.

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The Conversation

Caroline Light is affiliated with GVPedia and collaborates with Giffords.

ref. Florida’s new open carry ruling combines with ‘stand your ground’ to create new freedoms – and new dangers – https://theconversation.com/floridas-new-open-carry-ruling-combines-with-stand-your-ground-to-create-new-freedoms-and-new-dangers-267496

La dictadura franquista empezó desconfiando de las ciudades… hasta que las necesitó

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jaume Claret, Historiador. Profesor agregado en los Estudios de Artes y Humanidades y director del Máster Universitario de Historia del Mundo Contemporáneo, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Puerta del Sol madrileña en 1955. Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando, IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

El 1 de abril de 1939, desde Burgos, Francisco Franco emitió el parte radiofónico que daba por finalizada la guerra civil española: “En el día de hoy, cautivo y desarmado el Ejército Rojo, han alcanzado las tropas nacionales sus últimos objetivos militares. La guerra ha terminado”.

Los vencedores habían ganado en todo el territorio. Sin embargo, para ellos, las ciudades eran todavía un territorio cuanto menos hostil. No por casualidad, la mayoría de las grandes urbes españolas se habían mantenido fieles a la República.

Por ello, después de la conquista venía la purga de la posguerra y el reparto del botín cantados por Joaquín Sabina en De purísima y oro:

“Habían pasado ya los nacionales

habían rapado a la señá Cibeles

volvían a sus cuidados

las personas normales

a la hora de la conga, en los burdeles

por San Blas descansaba el pelotón”.

El gran retroceso

El rechazo y temor a la gran ciudad encontró su traducción en los sucesivos intentos de la dictadura para frenar la migración interna: se buscaba favorecer el control social, desarticular las posibles tentaciones opositoras y, sobre todo, paliar la tensión por la escasez de alimentos y vivienda. La miseria impugnaba la visión que los vencedores querían proyectar de sí mismos y de la España surgida tras la victoria, envuelta en los oropeles de la grandilocuente retórica imperial.

Sin embargo, el franquismo fracasó en su intento. Para miles de españoles, huir a la gran ciudad y refugiarse en el anonimato de la ilegalidad era una alternativa –precaria si se quiere– para sobrevivir a los duros tiempos de la posguerra. Lo retrata con crudeza (y sin que la censura lo detectase) la película de 1951 Surcos. Por otra parte, la política de control del precio de los arrendamientos alivió la situación de las familias de alquiler, pero fue incapaz de ofrecer una solución al resto, dando lugar a un incremento de los problemas de hacinamiento, realquiler y chabolismo.

Una escena de Surcos, de José Antonio Nieves Conde.

Aunque la dictadura había logrado reorientar sus alianzas internacionales y someter a cualquier oposición relevante o disensión interna, la debacle económica fruto de la ideológica y delirante política autárquica amenazaba su continuidad. Nuevamente, las protestas surgieron en las ciudades cuando la subida de las tarifas de los tranvías desató una huelga en Barcelona en marzo de 1951.

A pesar del clima represivo, la población se negó a usar el transporte público a lo largo de dos semanas: las ventas de billetes cayeron de los 834 734 de media diaria a tan solo 500. El malestar acabó provocando la primera huelga general desde 1939 en todo el cinturón industrial barcelonés y encontró reflejo en la huelga de tranvías de Madrid y en las obreras en el País Vasco y Navarra.

Una modernización autoritaria

La dictadura franquista se vio obligada a rectificar su política económica, cuyo punto de no retorno fue el Plan de Estabilización de 1959.

Tres elementos resultaron claves en su éxito: los ingresos del turismo, las inversiones extranjeras y las remesas de los emigrantes. La liberalización económica aceleró los movimientos de población internos y externos, provocó profundos cambios en la sociedad española (como la incorporación de las mujeres a la economía formal en puestos subordinados y auxiliares, por la necesidad de mano de obra barata) y, sobre todo, tuvo que reconocer el papel fundamental del mundo urbano como base de cualquier economía compleja y de mercados laborales diversificados.

La afluencia a las grandes ciudades desbordó sus límites municipales, ampliando la metropolización iniciada a principios del XX. Las urbes españolas pasaron de acoger el 19,11 % de la población en 1940 al 36,78 % en 1970. Esta expansión tuvo un carácter marcadamente clasista: los sectores de menores ingresos y los emigrantes no cualificados recién llegados se vieron expulsados a las periferias. Solo en Madrid, se contabilizaban más de 72 000 chabolas (que albergaban a más de 180 000 personas) en 1960. Como sucede en la actualidad con la inmigración extranjera, se buscaba su explotación laboral, pero se quería invisible la pobreza y marginalidad, para ocultar la sangrante desigualdad de este rápido crecimiento.

Asentamiento chabolista que ocupaba las calles Jaime el Conquistador, Fernando Poo y Torres Miranda. El poblado se compone mayoritariamente de barracas de una sola planta con cubiertas a un agua y paredes encaladas. Al fondo se alzan varios bloques de vi
Asentamiento chabolista que ocupaba las calles Jaime el Conquistador, Fernando Poo y Torres Miranda en Madrid, con bloques de viviendas al fondo.
Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando, IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

A mediados de los años cincuenta, la política oficial de construcción masiva de viviendas se caracterizó por bloques alineados y aislados, de deficiente calidad, con notables carencias y ausencia de todo tipo de infraestructuras. Sin embargo, representaron una sensible mejora respecto a los poblados de barracas, al generalizar la dotación de agua corriente, la eliminación de aguas residuales y la incorporación de las cocinas de gas butano.

A finales de los sesenta, las promociones derivaron al modelo de colmenas de mayor altura, algo más amplias y con mejores equipamientos, al estilo del barrio de la Concepción en Madrid o del de la Mina de Barcelona, pero con significativos problemas de hacinamiento y densificación. La intensa actividad constructora hizo que la vivienda en propiedad pasase del 49 % en 1950 al 63,4 % en 1970. Y, a pesar de ello, en 1975 se calculaba que entre 200 000 y 300 000 personas todavía vivían en 100 000 o 150 000 chabolas.

Las ciudades se levantan

Tras cuarenta años de dictadura, el franquismo ya no era como el protagonista de La ciudad no es para mí, perdido en un entorno que no parecía el suyo. En verdad, creía haber dominado el ecosistema urbano igual que controlaba los nombres de las calles o condicionaba el espacio público. De hecho, fue sintomático que el último aquelarre –con el dictador agonizante– se celebrara el 1 de octubre de 1975 en la plaza de Oriente madrileña, abarrotada en una “espontánea” concentración de apoyo.

Sin embargo, la realidad de las urbes españolas era otra. El despertar de la sociedad de consumo (la triada mágica de televisión, frigorífico y SEAT 600, aunque fuera a costa de pluriempleo y endeudamiento) había empezado a abrirse camino en unas clases urbanas dispuestas a olvidar los años de escasez. Pero las nuevas generaciones, hastiadas de la pacata moral nacionalcatólica y de la falta de libertades, alimentaron la contestación a la dictadura.

Operario pintando un Seat 600.
Operario pintando un Seat 600.
Juan Miguel Pando Barrero. Archivo Pando. IPCE, Ministerio de Cultura y Deporte

Ante la represión desproporcionada del gobierno, el movimiento vecinal (con un gran protagonismo femenino), el mundo universitario, el sindicalismo obrero (con un peso fundamental de las nuevas Comisiones Obreras) y el catolicismo de base, entre muchos otros, dieron lugar a una creciente politización de unas demandas inicialmente sectoriales.

La posibilidad de un franquismo sin Franco se resquebrajaba a pasos agigantados y la desafección popular impidió su continuidad. La sociedad urbana lideró una transformación que encontró reflejo en los nuevos ayuntamientos democráticos surgidos de la elecciones municipales de 1979, impulsores de planes de ordenación urbana ya sometidos al escrutinio público y a la participación ciudadana. Sin embargo, la larga sombra del sistema corrupto de la dictadura se proyectó sobre el desarrollo de numerosas ciudades con la llegada del nuevo milenio.

Pero eso ya es otra historia.

The Conversation

Jaume Claret recibe fondos del proyectos “El regionalismo franquista desde Cataluña: prácticas y discursos centrípetos” (PID2021-125227NB-I00) del Ministerio de Ciencias, Innovación y Universidades

Luis Enrique Otero Carvajal recibe fondos del Plan Nacional de I+D+I “La sociedad urbana en España, 1900-2000. Madrid, de capital a región metropolitana” PID2022-136744NB-C31.

ref. La dictadura franquista empezó desconfiando de las ciudades… hasta que las necesitó – https://theconversation.com/la-dictadura-franquista-empezo-desconfiando-de-las-ciudades-hasta-que-las-necesito-268331

Cuando hacemos ejercicio, nuestros músculos ‘hablan’ con el cerebro y lo fortalecen

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Enrico Castroflorio, Neurocientífico especializado en función sináptica y lípidos, Universitat de les Illes Balears

3dMediSphere/Shutterstock

Cuando hacemos ejercicio no solo fortalecemos los músculos o el corazón: también estamos ayudando a nuestro cerebro a renovarse. Un nuevo estudio publicado en la revista Brain Research ha identificado el mecanismo que explica cómo la actividad física estimula la creación de nuevas neuronas. La clave está en unas diminutas partículas llamadas vesículas extracelulares, que viajan por la sangre y llevan mensajes desde los músculos hasta el cerebro.

Un viejo misterio con una nueva pista

Desde hace años sabemos que el ejercicio mejora la memoria, la atención y el estado de ánimo. También se ha demostrado que puede favorecer la neurogénesis, es decir, la formación de nuevas neuronas en una zona del cerebro llamada hipocampo, fundamental para el aprendizaje y la memoria. Pero quedaba una gran pregunta por resolver: ¿cómo llegan las señales del cuerpo en movimiento hasta el cerebro?

Los investigadores del nuevo estudio descubrieron algo sorprendente gracias a un experimento que no se había realizado antes: al inyectar en ratones sedentarios vesículas extracelulares obtenidas de ejemplares que habían hecho ejercicio, el cerebro de los primeros empezó a generar más neuronas nuevas, como si ellos también hubieran llevado a cabo una intensa actividad.




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Las vesículas extracelulares: protagonistas del hallazgo

Las vesículas extracelulares se asemejan a microscópicos paquetes de mensajería. Las células las envían al exterior cargadas con proteínas y fragmentos de ARN, entre otras moléculas. Entonces viajan a través de la sangre hasta otras células y les entregan sus “instrucciones químicas”.

Durante el ejercicio, los músculos y otros tejidos liberan grandes cantidades de estas vesículas. Ahora, gracias a este nuevo estudio, sabemos que algunas pueden alcanzar el cerebro y activar procesos de renovación neuronal. El trabajo también mostró que el efecto no se debía a una mayor irrigación cerebral ni a cambios en los vasos sanguíneos, sino a un mecanismo más sofisticado.

Este descubrimiento revela que el cuerpo “habla” todo el tiempo con el cerebro, que no es el único que manda en esta relación. Al movernos, nuestro cuerpo quema calorías y, además, libera señales químicas que influyen directamente en el funcionamiento del centro del sistema nervioso.

El cerebro en movimiento

Aunque todavía no se se sabe con precisión cómo estas vesículas llegan al cerebro ni qué moléculas transportan, los investigadores estudiaron su composición y encontraron en su interior proteínas relacionadas con la plasticidad sináptica y la defensa antioxidante. Es decir, moléculas que ayudan al cerebro a adaptarse, protegerse y formar nuevas conexiones. Determinar cuál de estas moléculas, o combinación de ellas, tiene el efecto más potente es el gran desafío actual.

Todavía quedan muchas preguntas por resolver. Una de las principales es si las vesículas actúan directamente sobre el cerebro o si antes desencadenan respuestas en otros órganos, como el hígado o el sistema inmunitario, que luego repercuten en el sistema nervioso. Tampoco está claro cuántas de estas vesículas logran atravesar la barrera hematoencefálica, responsable de aislar y proteger el cerebro. Dos de las hipótesis que se manejan es que solo una pequeña fracción llegue directamente al tejido cerebral o, que por el contrario, actúen de forma indirecta enviando señales intermedias.




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Más allá del laboratorio

Aunque el estudio se realizó en ratones, sus implicaciones son importantes. En el futuro, podríamos incluso imaginar tratamientos basados en vesículas extracelulares modificadas para llevar al cerebro los beneficios del ejercicio en personas con limitaciones físicas o enfermedades que limitan la neurogenesis, como el alzhéimer o la depresión.

A la espera de nuevos resultados y más avances, lo recomendable por ahora es mantenerse siempre activo. Cada paseo, carrera o sesión de natación activa un diálogo entre los músculos y las neuronas que favorece la salud de nuestro cerebro. Gracias a esas pequeñas “bolitas mensajeras”, el cuerpo le dice al cerebro que es momento de renovarse. Y además, mover el cuerpo fortalece el corazón, mejora el estado de ánimo y nos ayuda a reducir el estrés. Es lógico pensar que, quizás, todos estos efectos están inducidos por vesículas diferentes.

La próxima vez que salgamos a caminar o subamos escaleras, recordemos que no solo estamos entrenando las piernas o quemando calorías, también estamos ayudando a nuestro cerebro a mantenerse joven y creativo.

The Conversation

Enrico Castroflorio recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidad, Agencia Estadal de Investigación. Trabaja como investigador senior para Laminar Pharmaceuticals y es Profesor y Colaborador de Universidad de las Islas Baleares (UIB).

ref. Cuando hacemos ejercicio, nuestros músculos ‘hablan’ con el cerebro y lo fortalecen – https://theconversation.com/cuando-hacemos-ejercicio-nuestros-musculos-hablan-con-el-cerebro-y-lo-fortalecen-269138

Antes de los seis años aprendemos mejor sin pupitres

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eider Salegi Arruti, Profesora-investigadora, Mondragon Unibertsitatea

Oksana Kuzmina/Shutterstock

La maestra manda callar y pide a los niños (de tres y cuatro años):

¡Ssshhh! silencio, sentaos bien y, por favor, quedaos quietos.

Es una escena tan cotidiana que pocas veces nos paramos a pensar en ella. Las aulas escolares suelen estar organizadas en torno a mesas y sillas: en infantil, la etapa que abarca de los 3 a los 6 años, esto es una limitación para moverse y, con ello, de aprender.

A medida que avanzan los cursos, la dimensión cognitiva gana protagonismo y el cuerpo va desapareciendo del aula, como si el aprendizaje solo dependiera de la mente. Presionados por las demandas de primaria, orientamos a los niños y niñas hacia actividades sentadas y de carácter escrito, olvidando que el movimiento es su modo natural de explorar, expresarse y pensar.

Entender el desarrollo del cerebro

Esta prisa por lograr aprendizajes cada vez más abstractos ignora las condiciones reales del desarrollo infantil. Para pensar bien, primero hay que sentir, moverse y vivir. El desarrollo cognitivo solo florece cuando el cuerpo y la afectividad crecen en armonía con la mente.

Los niños y niñas aprenden con todo su ser: cuerpo, emoción y pensamiento forman un todo inseparable. Reconocer esta globalidad del niño implica repensar la educación: los espacios, las metodologías y la mirada docente deben permitir que el cuerpo vuelva a tener presencia, movimiento y sentido en la escuela.

¿Por qué es tan importante el movimiento?

Mediante la acción y la experimentación con sus cuerpos, los niños toman conciencia de sí mismos y construyen su identidad. El cuerpo es su primera herramienta de conocimiento y su principal lenguaje: a través de él, los niños y niñas exploran, se expresan, piensan y sienten. Por ello, en esta etapa vital, el juego se convierte en un gran aliado, ya que integra movimiento, emoción y pensamiento, y les permite aprender de manera auténtica y significativa.

Lo que aprendemos en esta etapa, lo que realmente deja huella, es lo vivido desde el cuerpo. Por eso, para facilitar el desarrollo y la transformación, es fundamental situar al niño y a la niña en una dinámica de placer: el placer de moverse, de actuar, de jugar. Esto, de forma natural, conduce al placer de hacer, de pensar y de saber.

Movimiento y aprendizaje

Diversos estudios muestran que el desarrollo motor está íntimamente ligado al desarrollo cognitivo y emocional y que, como señalaba el pediatra y psicoanalista británico Donald Winnicott, el niño madura a través del juego y la acción. Es como explora, crea, se afirma y construye su mundo interno.




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Antes que Winnicot, a finales del siglo XIX, el filósofo y psicólogo francés Henri Wallon buscó la relación entre procesos cognitivos y motricidad: el niño se relaciona con el ambiente por medio del movimiento. Sus acciones se convierten en pensamiento y así pasa de lo concreto a lo abstracto, de la acción a la representación, de lo corporal a lo cognitivo.

Más adelante, el psicólogo suizo Jean Piaget defendió que el pensamiento nace de la acción y se desarrolla al compás de ella, en un diálogo constante entre ambos.

De ahí la importancia de hacer, de experimentar: asimilar los contenidos que nos enseñan en la escuela de forma aislada y puramente conceptual no resulta tan significativo, mientras que la acción nos impulsa a mover el cuerpo, y ese movimiento facilita una comprensión más profunda y duradera de los aprendizajes cognitivos.

¿Se tiene esto en cuenta en educación infantil? ¿Qué lugar ocupa hoy el cuerpo en las aulas? ¿Cómo se trabaja, cómo se vive y cómo se cuida en las aulas?

Los espacios en la escuela infantil

Estas preguntas nos invitan a repensar la escuela, reconociendo que cuerpo, emoción y mente forman un todo inseparable.

Un maestro o maestra convencidos de que un niño o una niña debe aprender en silencio, quieto y con formalidad, enseñará a sus alumnos para contener su movimiento, tratando de que su cuerpo se vuelva discreto, controlado, casi invisible.




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Hacerlo, sin embargo, implica negar parte de lo que el niño es y dejar su desarrollo incompleto. Cuando empezamos a comprender esa globalidad, también nuestras formas de enseñar y de acompañar se transforman. Necesitamos, eso sí, que el aula también se transforme.

Un aula de infantil que permita el movimiento

Los espacios escolares no son neutros: comunican, condicionan y educan. La forma en que se organizan las aulas refleja nuestra concepción de la infancia y de la educación. Si disponemos las mesas en filas o centramos la actividad en tareas sentadas, transmitimos un modelo de aprendizaje donde pensar está separado de actuar y donde el cuerpo apenas tiene lugar.

Cuando el espacio invita al movimiento, a la exploración y al encuentro, se amplían las posibilidades de aprender y de relacionarse.

Partiendo de que el juego en esta etapa es esencial para el desarrollo global y el aprendizaje, los espacios de la escuela deben estar pensados para favorecerlo ofreciendo variedad de alturas, recorridos y posibilidades corporales que estimulen la exploración y la expresión.

La maestra podrá así diseñar experiencias que inviten a hacer, a sentir, a explorar y a pensar desde el cuerpo, de manera que el aprendizaje se construya a través de la acción y la vivencia.

El cuerpo de maestras y maestros

Para los docentes de estas etapas el cuerpo es también una herramienta de trabajo. El cuerpo de la maestra constituye un recurso fundamental en Educación Infantil. Puede ser refugio y sostén para aquellos niños y niñas que necesitan un regazo.

Cuando una maestra coge a un niño en brazos para calmarlo, su cuerpo también comunica: si está tenso o relajado, transmite seguridad o inquietud. Lo mismo ocurre con la mirada, el tono de voz o la manera de acercarnos o de esperar.

Un lugar para sentir y vivir

La escuela debe ser un lugar para pensar, pero también para sentir, moverse y vivir. No debería seguir siendo un espacio donde se entrena la mente y se silencia el cuerpo, especialmente en las primeras etapas del desarrollo.

Una visión global del escolar, como mente y cuerpo, permite a los profesionales de la primera infancia reconocer y respetar la diversidad, la singularidad y el carácter cualitativo de las acciones motrices de cada niño, entendiendo que en ellas se expresa su manera única de estar, sentir y aprender.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Antes de los seis años aprendemos mejor sin pupitres – https://theconversation.com/antes-de-los-seis-anos-aprendemos-mejor-sin-pupitres-266927

De Hernán Cortés a Sheinbaum: la diplomacia cultural ha suavizado el conflicto España-México

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Katia Fach Gomez, Katia Fach Gómez- Profesora Titular (acreditada a Catedrática) de Derecho Internacional Privado, Universidad de Zaragoza. Conciliadora designada por el Reino de España ante CIADI (2020-2026)., Universidad de Zaragoza

Claudia Sheinbaum, presidenta de México. Octavio Hoyos/Shutterstock

2025 es el año de la mujer indígena en México. También es el año de la consagración de la presidenta de los Estados Unidos Mexicanos. Al cumplir su primer año de mandato, Claudia Sheinbaum disfruta de una tasa de aprobación ciudadana que ronda el 80 %.

En el ámbito nacional, destaca su apuesta a favor del incremento del gasto público en programas sociales. En el capítulo internacional, la mandataria ha aguantado el pulso a la trumplomacy –la “diplomacia” de Donald Trump– y ha timoneado el cambio de rumbo en las relaciones bilaterales México-España.

2025 es asimismo el año del “poder blando” (soft power) de la cultura. España y México han recurrido a la diplomacia cultural para rebajar la tensión que existía entre ambos países. La exposición La mitad del mundo. La mujer en el México indígena es la última evidencia de que el arte es capaz de encauzar el diálogo internacional. Esta imponente exhibición inaugurada el 31 de octubre de 2025 en Madrid es una realidad que hasta hace poco tiempo era muy difícil de imaginar.

López Obrador: tensiones históricas y económicas

El mandato presidencial de Andrés Manuel López Obrador (2018-2024) tuvo momentos muy tormentosos en lo que respecta a su relación con España. En marzo de 2019, el político mexicano remitió una carta oficial al rey de España en la que le recordaba que la conquista encabezada por Hernán Cortés “se realizó mediante innumerables crímenes y atropellos”, de la misma forma que durante el posterior proceso de colonización “se cometieron incuantificables violaciones a las leyes entonces vigentes”. Por ello, afirmaba López Obrador, “México desea que el Estado español admita su responsabilidad histórica por esas ofensas y ofrezca las disculpas o resarcimientos políticos que convengan”.

En febrero de 2022, el entonces jefe del ejecutivo mexicano criticó públicamente a varias empresas españolas, a las que acusó de seguir viendo a México “como tierra de conquista”.

Con base en acusaciones de corrupción y saqueo, López Obrador anunció “una pausa en las relaciones” entre ambos países. El Gobierno de España se apresuró en emitir un comunicado en el que, tras rechazar las descalificaciones del presidente, proclamaba en tono conciliador que “España trabajará siempre por mantener las mejores relaciones con México y reforzar los lazos con este pueblo hermano”.

Sheinbaum: el pasado se hereda

Claudia Sheinbaum no invitó al rey de España a su toma de posesión como presidenta de México en octubre de 2024. La política mexicana había tomado buena nota del silencio de Felipe VI respecto de la carta de López Obrador de 2019.

En un comunicado oficial, Sheinbaum apuntó: “Nuestra relación se beneficiaría con una renovada perspectiva histórica, acorde al desarrollo de nuestros pueblos y en la que el reconocimiento cabal a nuestras identidades sea el eje de una relación respetuosa, sólida y fructífera”.

En España, el Ministerio de Asuntos Exteriores calificó como “inaceptable” la exclusión del rey de España de la investidura de la primera mujer presidenta de México. Como consecuencia de ello, el presidente Sánchez tampoco participó en esta ceremonia.

Esta drástica decisión mexicana generó abundantes titulares de prensa en España contra la “ofensiva revisionista” del país hispanoamericano y declaraciones públicas tan airadas como las de Vox: “España no puede permitir que gobiernos de corte marxista dinamiten la especial relación que existe entre los pueblos hermanos de la Iberosfera”.

La cultura: gran embajadora de México en España

Cuando las relaciones bilaterales España-México se hallaban en un nivel de tensión sin precedentes, el Museo Nacional de Antropología de México fue galardonado con el Premio Princesa de Asturias de la Concordia 2025. El jurado ha valorado que este museo es “heredero de una larga tradición en defensa y preservación de una parte esencial del patrimonio antropológico de la humanidad que, al mismo tiempo, expresa las señas de identidad de una gran nación en las que su gente se reconoce”.

También la fotógrafa mexicana Graciela Iturbide ha obtenido el Premio Princesa de Asturias de las Artes 2025. Toda una declaración de intenciones.

Solo una semana después de entrega de este prestigioso galardón, se ha presentado en Madrid la exposición La mitad del mundo. La mujer en el México indígena. En su inauguración, el ministro de Asuntos Exteriores de España pronunció un discurso que, pese a no utilizar la palabra “perdón”, parecía incluir implícitamente ese mensaje: “Hubo injusticia, justo es reconocerlo hoy y justo es lamentarlo. Esa es también parte de nuestra historia compartida, y no podemos ni negarla ni olvidarla”.

Desde México, Sheinbaum ha declarado: “Pedir perdón o lamentar y recuperarlo como parte de la historia engrandece a los gobiernos y a los pueblos”. Esta visión es sin embargo cuestionada por políticos españoles como el presidente del PP, Alberto Núñez Feijóo. Este ha sido muy claro en sus redes sociales: “Yo no me voy a avergonzar de la Historia de mi país”.

Por su parte, el gobierno de Sánchez sigue ahondando en la colaboración cultural bilateral: México ha sido elegido como País Socio de la Feria Internacional del Turismo (FITUR), que se celebrará en enero 2026 en Madrid.

Mientras todo esto sucede en España, la nación azteca también ha hecho importantes guiños a la cultura ibérica. Por ejemplo, España fue la Invitada de Honor en la Feria Internacional del Libro de Guadalajara de 2024. El lema elegido para este evento, “Camino de ida y vuelta”, deseaba presentar a España como “un país plural, diverso y multicultural, vínculo de comunicación privilegiado de Europa con América Latina y puente de ida y vuelta tendido a través del océano Atlántico”.

El soft power de la diplomacia cultural

Detrás de todas estas iniciativas culturales de gran nivel, que no pueden calificarse de casuales, se aprecia la mano de la diplomacia cultural; ese soft power que recurre a la cultura como mecanismo para conseguir objetivos de política exterior. Es evidente que España y México están apostando por la cooperación cultural. Ambos gobiernos creen que esta punta de lanza pacífica les ayuda a perfilar el futuro de sus relaciones bilaterales de una forma constructiva. Diplomacias culturales como la hispanomexicana son, en definitiva, una forma efectiva de (re)construir la política exterior; una forma de contrarrestar esas políticas intimidatorias y militaristas que otros Estados se empeñan en imponer.

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Katia Fach Gomez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. De Hernán Cortés a Sheinbaum: la diplomacia cultural ha suavizado el conflicto España-México – https://theconversation.com/de-hernan-cortes-a-sheinbaum-la-diplomacia-cultural-ha-suavizado-el-conflicto-espana-mexico-269661

¿Y si la economía circular fuera la respuesta al gran problema que generan los plásticos?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jordi Diaz Marcos, Profesor departamento materiales y microscopista , Universitat de Barcelona

Estamos abrumados por la avalancha de noticias sobre los graves problemas medioambientales que nos están causando los plásticos. Desde la omnipresente contaminación plástica que nos rodea, pasando por la ingestión de microplásticos en nuestra cadena alimentaria, hasta las vastas “islas o sopas” de plástico en los océanos. ¿Tiene solución este problema?

Esta pregunta tiene difícil respuesta. Hemos perdido el control sobre los residuos plásticos, entre otras razones, porque los intereses industriales tienen más peso que las políticas nacionales. Sólo una estrategia conjunta puede dar solución a un problema global.

Los primeros pasos se están dando. Por ejemplo, en marzo de 2022, durante la Asamblea de las Naciones Unidas para el Medio Ambiente (UNEA-5.2), se adoptó una resolución histórica para desarrollar un instrumento internacional legalmente vinculante sobre la contaminación plástica. Esta propuesta está basada en un enfoque integral, abordando todo el ciclo de vida del plástico, desde su producción hasta su diseño y eliminación.




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Una solución circular

La economía actual se basa en el modelo “coger-hacer-desechar”, dependiente de recursos baratos y disponibles para crear condiciones de crecimiento y estabilidad. Y uno de los pilares de este modelo son los plásticos.

Sin embargo, su impacto ambiental es cada vez más evidente, a lo que hay que añadir un aumento continuado en sus precios en los últimos años. Además, se espera que para 2030 haya 3000 millones más de consumidores de clase media, lo que incrementará la demanda de recursos finitos y cuestionará nuestro sistema económico actual. Necesitamos un nuevo enfoque.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Econom%C3%ADa_circular.png
Economía circular.
CC BY

Muchas voces abogan por una economía circular como la forma de desvincular el crecimiento de las limitaciones de recursos. Este planteamiento abre caminos para reconciliar las perspectivas de crecimiento y participación económica con la prudencia y equidad ambiental.

La base de la economía circular es garantizar un crecimiento sostenible a lo largo del tiempo, lo que implica optimizar los recursos, reducir el consumo de materias primas y dar una nueva vida a los residuos a través del reciclaje y la reutilización. Acciones que pueden ser especialmente beneficiosas para el sector de los plásticos.




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Una solución integral

En 2018, la Comisión Europea lanzó la Estrategia Europea para el Plástico en una Economía Circular, basada en cuatro elementos principales: hacer que el reciclaje sea rentable para las empresas, reducir los residuos plásticos, acabar con el vertido de basura al mar y fomentar la inversión y la innovación.

La iniciativa presenta una “visión para un sector del plástico inteligente, innovador y sostenible que genere crecimiento y empleo en Europa y contribuya a reducir las emisiones de gases de efecto invernadero y la dependencia de los combustibles fósiles importados”.

Para abordar la economía circular aplicada a los plásticos, es fundamental comprender primero su vida útil. Esta puede variar considerablemente, desde 1 hasta 50 años, aunque hay productos, como las tuberías utilizadas en construcción, que pueden durar hasta 100 años. Además, es crucial tener en cuenta las limitaciones inherentes al reciclaje de plásticos.

El reciclaje implica la reutilización de productos desechados para darles un nuevo uso después de ser recuperados, lo que representa la esencia de la economía circular. Por ejemplo, una botella desechada puede transformarse nuevamente en granza (materia prima) y utilizarse para fabricar una prenda de vestir.

Técnicas de la Economía Circular

Además del reciclaje, la economía circular también se desarrolla a través de la economía colaborativa, donde plataformas tecnológicas nos permiten compartir sus recursos, en lugar de adquirir nuevos. Esto ayuda a reducir la demanda de productos nuevos y promueve la reutilización y el uso eficiente de los recursos existentes.

Otra técnica de economía circular es el compostaje, que convierte los residuos orgánicos (incluidos los plásticos compostables) en fertilizante natural. De esta manera, se minimizan los residuos en vertederos y, en su lugar, son convertidos en recursos para la agricultura y la jardinería.

Hasta ahora, la economía circular depende de nosotros, pero existen otras posibilidades que dependen de los fabricantes y del modelo de sociedad de consumo actual. A continuación veremos algunos ejemplos.

Ejemplos exitosos de economía circular

Uno de los aspectos más molestos del modelo actual de consumo es la obsolescencia programada. En lugar de producir y comprar constantemente nuevos productos, la economía circular promueve la extensión de la vida útil de los productos existentes. Esto se puede lograr mediante el mantenimiento adecuado, la reparación y la actualización de productos electrónicos, electrodomésticos, muebles y otros bienes duraderos.

Para favorecer la vida útil de los productos, debemos diseñarlos con el objetivo de durabilidad y ser fácilmente reparables en caso de avería, en lugar de ser desechados y reemplazados. Este es un principio clave en toda economía circular que se precie: los productos deben ser diseñados para tener una vida útil más larga.

Además, debemos adoptar fuentes de energía renovable, como la energía solar y eólica. Estas fuentes pueden ser utilizadas de manera sostenible a diferencia de los combustibles fósiles, que se prevé que se agoten durante este siglo y que, además, implican problemas medioambientales evidentes.




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Economía circular: repensar antes de reducir


Por otra parte, el problema de los envases de un sólo uso se puede reducir mediante la utilización de envases reutilizables y retornables. Por ejemplo, en algunos países, los envases de vidrio para bebidas pueden ser devueltos y reutilizados después de su uso, evitando así residuos innecesarios. Esta práctica, por cierto, era habitual en tiempos de nuestros padres y abuelos.

Otra técnica alineada con la economía circular es la economía de la funcionalidad, un concepto en el que los fabricantes no venden los productos en sí, sino que proporcionan los servicios o funciones que dichos productos ofrecen. Por ejemplo, en lugar de comprar una impresora, se puede contratar un servicio de impresión a una empresa especializada, lo que promueve el uso eficiente de los recursos y favorece la generación de menos residuos.

A esto le podemos sumar el upcycling, o sea, convertir materiales o productos descartados en productos de más valor y utilidad. Un ejemplo es el de los parques infantiles con suelos reciclados producidos a partir de neumáticos viejos.

¿Seremos capaces de hacer un cambio?

Finalmente, la economía circular se puede complementar con la economía regenerativa, que potencia la regeneración y restauración de los recursos naturales, como bosques, suelos y fuentes de agua. Con este enfoque, logramos restablecer el equilibrio ecológico, logrando un impacto positivo en la naturaleza.

En resumen, la economía circular es una herramienta muy valiosa para repensar el posconsumo de los plásticos. Nos permite crear una economía más sostenible, con menos residuos y un mayor aprovechamiento de los recursos. Quizás sí sea la solución al problema de los plásticos. Pero ¿estamos preparados para este cambio?

Al menos, hay que darle una oportunidad.

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Jordi Diaz Marcos no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Y si la economía circular fuera la respuesta al gran problema que generan los plásticos? – https://theconversation.com/y-si-la-economia-circular-fuera-la-respuesta-al-gran-problema-que-generan-los-plasticos-267924

¿Qué papel jugaron las cajas de ahorro durante el franquismo? El caso de Caja Madrid

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pedro Fernández Sánchez, Pedro Fernández Sánchez, Universidad CEU San Pablo

Sucursal de Caja Madrid en la primera década del siglo XXI. RTVE

La desaparición de la mayoría de la cajas de ahorro españolas tras la crisis de 2008 marcó el final de una etapa de casi dos siglos de historia. Estas instituciones habían formado parte de la vida diaria de millones de españoles y su presencia era habitual en pueblos y ciudades.

Las primeras entidades de este tipo surgieron a comienzos del siglo XIX. Su objetivo era sencillo: ayudar a los trabajadores a ahorrar una pequeña parte de su salario. Esta reserva les ayudaría en caso de algún imprevisto como enfermedad o pérdida de trabajo.

Además, desde sus inicios promovieron prácticas poco habituales para su tiempo. El Estatuto de Ahorro Popular de 1933 legalizó una práctica propia que las cajas venían realizando desde sus inicios: que mujeres casadas abrieran cuentas sin permiso del marido. Además, los menores también podían hacerlo sin la figura de un tutor. Estas medidas reforzaron la idea de que las cajas estaban al servicio de quienes tenían menos recursos.

El origen del Monte de Piedad y de la Caja de Ahorros de Madrid

El Monte de Piedad de Madrid nació en 1702. Su objetivo era ofrecer pequeños préstamos para los que el prestatario ponía como garantía un objeto, como una joya, ropa o utensilios del hogar. La persona entregaba esa prenda y recibía una cantidad en efectivo. Luego, si devolvía el dinero, podía recuperar el objeto. El acceso a un préstamo pequeño podía evitar problemas graves. También ofrecía una alternativa a prestamistas que cobraban intereses muy altos.

Más de un siglo después, en 1838, se creó la Caja de Ahorros de Madrid (CAM). Ambas instituciones funcionaron unidas desde el principio. La Caja fomentaba el ahorro de las familias y el Monte atendía a quienes necesitaban un crédito sencillo, seguro y a un bajo tipo de interés.

Esta combinación permitió que muchos hogares salieran adelante en momentos de dificultad.

El interés del franquismo por las cajas de ahorro

La popularidad de las cajas llamó la atención del régimen franquista (1939-1975). También despertó interés su naturaleza jurídica, ya que no eran entidades privadas. Las autoridades consideraban que sus fondos podían servir a los objetivos del Estado.

Desde la década de 1940 comenzó un proceso de control sobre estas entidades, que tuvieron que invertir en productos elegidos por el Gobierno. También debían conceder préstamos para la construcción y la adquisición de vivienda. Además, a través de su Obra Social asumieron funciones que el Estado no ofrecía: educación, cultura y salud. Así, atendían necesidades básicas en un país que salía de una guerra y en el que no existía el Estado del bienestar.

En los años 60, el Gobierno impulsó la ordenación del sector bancario para introducir mayor competencia en el sector y, al menos nominalmente, hacer desaparecer el modelo mixto y que los bancos privados tuvieran que elegir entre desarrollar actividades industriales o comerciales.

Para ello promulgó, en 1962, La Ley de Ordenación del Crédito y de la Banca (LOCB) que, además, integró a las cajas de ahorro en el sistema financiero español. La nueva normativa amplió las posibilidades de actuación de las cajas al establecer la reforma y ampliación de sus operaciones. Estas se dirigían ahora hacia créditos a empresarios agrícolas y artesanos y a empresas comerciales, industriales y pesqueras, así como a los pequeños ahorradores para favorecer el acceso a la propiedad agrícola, de vivienda y de valores mobiliarios. El cambio coincidió, además, con un periodo de fuerte crecimiento económico en España.

El Estado, que históricamente había justificado su intervención en las
cajas de ahorro por la necesidad de garantizar los ahorros depositados en ellas, encontró con esta legislación un mecanismo para asegurar la financiación de actividades y empresas que consideraba prioritarias, pero en las que la banca privada quizás no estaba interesada en invertir por los bajos rendimientos.

Así, las cajas fueron un eficaz instrumento gubernamental para financiar el desarrollismo de los años sesenta, como ya lo habían sido durante el periodo de autarquía de los primeros años de posguerra. De hecho, eran las instituciones financieras con una mayor proporción de activos invertidos en deuda pública.

Durante el franquismo, las cajas de ahorro dejaron de ser instituciones de beneficencia social para serlo de la Administración, del Instituto Nacional de Industria, de un buen número de grandes empresas privadas españolas y también de determinados sectores económicos, con la construcción de viviendas ocupando un lugar muy destacado.




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El desarrollo de la vivienda pública en España en la primera década del franquismo


La competencia entre bancos y cajas

Los tipos de interés los fijaba el Gobierno a través del Ministerio de Hacienda. Por ello, los bancos y cajas buscaron mejorar su posición en el mercado mediante la apertura de sucursales, la publicidad, la creación de nuevos tipos de productos financieros y una incipiente informatización y mecanización de los procesos. Pero de todos estos métodos, la apertura de sucursales fue el favorito del sector financiero.




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El papel de la publicidad en la incorporación de las mujeres a la clientela bancaria


La Caja de Madrid ofrecía productos atractivos para las familias, como la cuenta de ahorro vivienda o la cuenta de ahorro escolar, que aumentaron su popularidad entre los madrileños.

Además, en la década de los 60, comenzó una fuerte expansión por los pueblos y ciudades de la región. En 1975, el 64 % de sus sucursales estaban en la capital, un 28,2 % en otras localidades provinciales y un 7,8 % en provincias limítrofes.

Entre 1960 y 1975, la CAM era la institución financiera con mayor presencia en la provincia de Madrid. Si en 1960 tenía 17 sucursales, en 1970 eran 121 (un aumento del 612 % frente a un crecimiento de sucursales bancarias del 52 %).

No obstante, durante los cinco años siguientes las tornas cambiaron y las aperturas de la banca privada aumentaron un 123 % frente a un 57 % de la CAM. A pesar de ello, la CAM era la institución financiera con mayor presencia en la región: a comienzos de 1975, había 10 localidades madrileñas con oficina de la caja pero no de bancos privados. Boadilla del Monte era la única localidad madrileña en la que se daba el caso contrario.

Y en términos de ahorro, si en 1965 gestionaba 3,84 pesetas de cada 100 depositadas en Madrid, en 1975 ya eran 8,64 de cada 100, y pasó de ser la octava entidad financiera de la provincia a ser la cuarta en 1975.

De la expansión nacional a su desaparición

La reforma legislativa de 1962 y la estrategia temprana de apertura de oficinas de la CAM permitieron reducir la concentración bancaria en Madrid durante los últimos años del franquismo y convertir a esta caja de ahorros en una institución financiera de referencia en la región.

Tras la llegada de la democracia, las cajas pudieron abrir oficinas fuera de sus provincias. La entidad madrileña siguió creciendo con rapidez en ese nuevo escenario: su presencia se extendió por gran parte del país, convirtiéndose en la cuarta entidad financiera española.

La crisis de 2008 cambió la situación. Muchas cajas tuvieron pérdidas graves por su exposición al sector inmobiliario y, para garantizar su supervivencia, muchas de ellas se fusionaron. La unión de Caja Madrid con otras seis cajas de ahorro regionales llevó a la creación, en 2011, de una nueva entidad: Bankia. Un año después, y debido a sus problemas financieros, fue nacionalizada.

En 2021 se aprobó su integración en CaixaBank. Con ello terminó la historia de más de 180 años de la Caja de Ahorros de Madrid. No obstante, el Monte de Piedad de Madrid sigue funcionando, aunque ahora es la Fundación MonteMadrid

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Formo parte de dos grupos de investigación:
1.- Grupo de Investigación “España siglo XX: cambios económicos transformaciones institucionales y desigualdad” del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades (PID2023-149820NB-I00)
2.- Grupo de Investigación “Financiación del Desarrollo” de la Universidad San Pablo CEU (G20/2-01).

ref. ¿Qué papel jugaron las cajas de ahorro durante el franquismo? El caso de Caja Madrid – https://theconversation.com/que-papel-jugaron-las-cajas-de-ahorro-durante-el-franquismo-el-caso-de-caja-madrid-269846

¿Puede verse la curvatura de la Tierra desde un avión? Matemáticas antiterraplanistas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Antonio Aguilar Saavedra, Investigador científico del CSIC en física teórica de partículas elementales, Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

Sobrevolando el Atlántico, imagen tomada desde el avión con la curvatura de la Tierra en el horizonte. Juan Antonio Aguilar Saavedra

Todos sabemos que la Tierra es redonda. Todos… salvo algunas excepciones marginales. Los antiguos griegos ya conocían la esfericidad de nuestro planeta. Entre otras evidencias, habían observado que cuando un barco se pierde en el horizonte, lo último en desaparecer es el mástil. Fue Aristóteles el primero en compilar una lista de evidencias empíricas de esa esfericidad. Posteriormente, Eratóstenes de Cirene calculó con notable precisión la circunferencia terrestre, estimándola en unos 40 000 km.

Mirando al cielo

Que la Tierra es una esfera resulta bastante evidente al contemplar el cielo de noche. La posición de las estrellas observadas a la misma hora varía dependiendo de la latitud. Dentro de España, si miramos al cielo desde Granada o Santander (ambas ciudades aproximadamente con la misma longitud), el cielo se muestra diferente a la misma hora de la noche.

¿Terraplanismo en la Edad Media?

Durante la Edad Media también se aceptaba la esfericidad, aproximada, del planeta. Por ejemplo, en la biblioteca de Merton College, en Oxford, se conserva un libro que resume el trabajo de escolares del siglo XIV mostrando que la Tierra es redonda. La sombra que proyecta sobre la Luna durante los eclipses nos permite inferir su forma. Como ejemplo, se muestra la forma que tendría la sombra si nuestro planeta fuera triangular, cuadrado o incluso hexagonal.

Peter Apian, Cosmographia (Antwerp, 1545). Biblioteca de Merton College, Oxford.
Juan Antonio Aguilar Saavedra

La certeza de que la Tierra es redonda llevó a Cristóbal Colón a proponer su viaje a las Indias navegando hacia occidente, convencido de que podría llegar a Asia por el otro lado del mundo. Hoy sabemos que los cálculos que Colón presentó para justificar su expedición estaban equivocados, lo que hizo que su propuesta fuera rechazada por los asesores del rey de Portugal. Aunque se debate si fue un error intencionado para conseguir la aprobación real de su viaje.

Matemáticas antiterraplanistas

El enorme tamaño del planeta, en comparación con nuestras escalas cotidianas (del orden del metro), unido a la irregularidad del relieve, hace que la curvatura terrestre sea prácticamente imperceptible a simple vista. Es decir: la observación directa de que la Tierra es redonda es sumamente difícil. Salvo que uno sea astronauta y la observe desde el espacio, ¿o tal vez también al volar sobre el océano? Llegamos a la respuesta usando matemáticas de nivel ESO.

Los aviones comerciales vuelan a altitudes de crucero de entre 10 y 12 km. A esa altura, es fácil calcular hasta dónde alcanza la vista.
Si llamamos “h” a la altitud y “d” a la distancia al horizonte, basta aplicar el teorema de Pitágoras, contando con que la Tierra es esférica con radio “R”, que son 6 370 km.

El resultado es, aproximadamente:

d = √(2Rh)

Tomando R = 6 370 km y h = 10 km, obtenemos una distancia de visión de 357 km. ¡Nada mal para una vista desde la ventanilla!

A mayor altura, por ejemplo a 12 km, la distancia aumenta hasta 391 km.

Los objetivos principales de muchos teléfonos móviles (no el gran angular, que distorsiona la imagen) abarcan un campo visual de unos 70–80 grados. Usando un poco de geometría, podemos estimar la curvatura de la Tierra correspondiente a ese ángulo de visión. Si dicho ángulo es θ, la línea del horizonte tiene una longitud de θ·d, y corresponde a un arco de circunferencia de θ·d/R.

Para θ = 70°, el arco visible en el horizonte abarca unos 4°. Aunque parezca poco comparado con los 360° de una circunferencia completa, ¡es suficiente para que la curvatura sea perceptible!

Basta con observar la figura de abajo. Para θ = 80° y h = 12 km, el arco aumenta hasta 4,9°.

Por tanto, la respuesta a nuestra pregunta inicial es: sí. En buenas condiciones, sin nubes y con buena visibilidad, la curvatura del planeta puede verse a simple vista desde un avión. Es realmente emocionante comprobar, en primera persona, un fenómeno tan conocido como difícil de observar. Y nos invita a reflexionar.

En palabras de Michael Collins, astronauta del Apolo 11:

“Curiosamente, la sensación predominante que tuve al mirar la Tierra fue: ‘Dios mío, esa cosita es tan frágil ahí fuera’”.

Desde 10 km de altura en un avión, nosotros podemos experimentar, aunque sea a pequeña escala, un atisbo de esa misma sensación.

The Conversation

Juan Antonio Aguilar Saavedra no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Puede verse la curvatura de la Tierra desde un avión? Matemáticas antiterraplanistas – https://theconversation.com/puede-verse-la-curvatura-de-la-tierra-desde-un-avion-matematicas-antiterraplanistas-261679

Cómo los traficantes blanquean el dinero de la venta de cocaína en Europa

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pierre-Charles Pradier, Maître de conférences en Sciences économiques, LabEx RéFi, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le 4 mai 2016, la Banque centrale européenne (BCE) décide de cesser l’émission des billets de 500 euros. Le nombre de ces billets en circulation passe de 614 millions, fin 2015, à un peu moins de 220 millions, au milieu de l’année 2025. DerkachevArtem/Shutterstock

El mercado de la cocaína se disparó entre 2014 y 2023. La producción en Colombia se multiplicó por más de siete hasta alcanzar, según la Oficina de las Naciones Unidas contra la Droga y el Delito (UNODC, por sus siglas en inglés), cerca de 2 700 toneladas.

Entre bastidores, los traficantes de drogas encuentran formas igualmente ilícitas de pagar a sus proveedores y a sus peones, o de gastar el fruto de su comercio criminal. La solución utilizada: el blanqueo de capitales. Se estima que el 25 % de los fondos recaudados deben ser blanqueados.

Por lo general, el blanqueo requiere tres fases: la colocación de los fondos en el sistema financiero, su acumulación –con el fin de que se pierda el rastro del origen de los fondos– y, por último, su integración, cuando el dinero ya parece legítimo. Esta tipología no permite comprender que el blanqueo a veces es parcial, es decir, que se detiene en la primera etapa. Veamos un ejemplo.

Tomemos el dinero procedente de la cocaína del principal exportador de coca: Colombia. Una parte se blanquea íntegramente in situ, reinvirtiendo el dinero en efectivo en negocios legítimos (restaurantes, peluquerías, etc.), mientras que otra parte se utiliza para pagar la mercancía. Para ello, durante mucho tiempo bastaba con proporcionar efectivo –en billetes–, cuyo blanqueo se completaba en Colombia.

Contrabando de efectivo

En Europa, cómplices que trabajan en bancos los cambian por billetes de 500 euros y luego se los confían a “mulas de dinero”. Estas últimas vuelan hacia el país proveedor con sumas de entre 200 000 y 500 000 euros. Este contrabando de grandes cantidades de efectivo (bulk cash smuggling, en inglés) es el eslabón de la cadena del tráfico de drogas que se ha beneficiado con la aparición de las criptomonedas.

Para entender cómo se usan las criptomonedas en el blanqueo de dinero procedente del narcotráfico se deben explicar antes las modalidades de contrabando de dinero en efectivo. Un artículo de Peter Reute y Melvin Soudijn (el primero criminólogo y el segundo oficial de inteligencia de la policía neerlandesa) ha permitido calcular con precisión los costes de esta operación. Accedieron a los documentos contables que se usaron como pruebas de seis casos de narcotráfico ocurridos entre 2003 y 2008. En total, se transportaron 800 millones de euros entre los Países Bajos y Colombia.

Aproximadamente un 3 % de los costes de destinaban a cambiar los billetes de baja cuantía por billetes de 500 euros. Otro tanto servía para remunerar a la mula y algo menos para los gastos de viaje. La enorme vigilancia en el aeropuerto de Ámsterdam-Schiphol obligaba a tomar el avión con destino a Colombia en otro lugar de Europa. Si se tienen en cuenta los gastos adicionales, solo el transporte de fondos costaba entre el 10 y el 15 %, e incluso hasta el 17 %, de las cantidades trasladadas.

Resumido en pasos, el proceso (y sus costes) serían:

  1. La cocaína sale de Colombia.

  2. Se vende a través de intermediarios en Europa.

  3. El dinero recaudado de esta venta se cambia en billetes de 500 euros, con un 3 % de gastos.

  4. Los billetes de 500 euros se confían a mulas, con un coste del 3 %.

  5. Las mulas viajan a Colombia, con un coste del 3 %.

  6. El dinero en efectivo para pagar la droga llega a Colombia y allí se blanquea, con nuevos gastos de comisión.

Para los autores, la normativa contra el blanqueo de capitales consigue aumentar significativamente los costes del contrabando de dinero, en particular del transporte (pero no el precio de venta de la droga, ya que la disponibilidad de cocaína está aumentando en Europa). Para sortear las regulaciones, los traficantes apuestan por los billetes de 500 euros.

Fin de los billetes de 500 euros

El 4 de mayo de 2016, el Banco Central Europeo (BCE) anunció que dejaría de emitir billetes de 500 euros. El número de estos billetes en circulación ha pasado de 614 millones a finales de 2015 a algo menos de 220 millones a mediados de 2025. En su anuncio, el BCE señaló:

“Se ha decidido poner fin de forma permanente a la producción del billete de 500 euros y retirarlo de la serie ‘Europa’, teniendo en cuenta la preocupación de que este billete pueda facilitar actividades ilícitas”.

Ese mismo año, irrumpió con fuerza un nuevo activo financiero: el bitcóin.

Surgen las criptomonedas

A partir de 2016, ante la escasez de billetes de 500 euros, el bitcóin va a contribuir a reconfigurar las rutas del tráfico de efectivo.

En lugar de una cadena integrada, en la que el efectivo vuelve a la fuente de la droga para pagar las entregas, se produce una especialización. Por un lado, los traficantes de drogas cambian su dinero en efectivo por criptomonedas, que utilizan para pagar sus suministros en Colombia. Por otro lado, una cadena de blanqueo recupera los billetes y los hace viajar por rutas más fáciles, como las que conducen a Dubái (Emiratos Árabes Unidos).

¿Cómo sabemos esto? Por ejemplo, gracias a la operación Destabilize de la Agencia Nacional contra el Crimen (NCA) de Reino Unido. El informe describe una red internacional de blanqueo controlada por rusos, que utilizaba una plataforma de intercambio (Garantex) que no cumplía con la obligación de vigilar las operaciones en criptomonedas, y tenía Dubái como sede para las operaciones en efectivo.

La red de blanqueo recaudaba el efectivo de los traficantes de drogas y les pagaba en criptomonedas (en particular en USDT-Tether) a cambio de una comisión del 3 %. En comparación con el 10 o 15 % que costaba el transporte de efectivo a Colombia antes de la retirada de los billetes de 500 euros, esto supone un ahorro de entre el 70 y el 80 %.

Marco de declaración de criptoactivos

Las criptomonedas –primero el bitcóin y ahora las stablecoins como el USDT-Tether– han permitido a los traficantes de drogas ahorrar en el envío de efectivo eligiendo las rutas más seguras. Es demasiado pronto para saber si el considerable aumento del tráfico de drogas transatlántico, confirmado por una investigación de verano de 2025 del Financial Times, está relacionado con esta innovación técnica.

En concreto, el nuevo método sigue esta nueva ruta entre los traficantes de drogas y las redes de blanqueo:

  1. La cocaína sale de Colombia.

  2. Se vende a través de intermediarios en Europa.

  3. El dinero recaudado con esta venta se cambia por criptomonedas USDT-Tether con un 3 % de comisión.

  4. Las criptomonedas USDT-Tether se envían a Colombia para pagar la droga.

  5. Para la red de blanqueo, el dinero en efectivo se confía a mulas que viajan a Dubái, con un 1 % de comisión.

  6. En Dubái, el dinero en efectivo se blanquea con un 1 % de comisión.

Legislación contra el blanqueo de criptoactivos

Cabe pensar que la aplicación de las normas contra el blanqueo de capitales en las transacciones con criptomonedas va a complicar el juego de las organizaciones criminales. Estas normas comprometen a los países de la OCDE que han firmado el Marco de Comunicación de Información sobre Criptoactivos, para el intercambio automático de información fiscal sobre las transacciones en criptoactivos.

La invención de las criptomonedas ha supuesto un retroceso de varios años en la lucha contra la delincuencia organizada, pero los países comprometidos con el marco de la OCDE, como España, Suiza, las Bahamas, Malta o Francia, siguen emitiendo normas para perseguir el blanqueo de capitales. Sin embargo, parece que los traficantes continúan encontrando grietas, aunque sean mínimas, para escabullirse.

The Conversation

Pierre-Charles Pradier trabajó para la Dirección de Vigilancia del Territorio de Francia en la década de 1990.

ref. Cómo los traficantes blanquean el dinero de la venta de cocaína en Europa – https://theconversation.com/como-los-traficantes-blanquean-el-dinero-de-la-venta-de-cocaina-en-europa-268324