Le premier traitement contre le paludisme pour les bébés est une étape majeure vers l’éradication de la maladie en Afrique

Source: The Conversation – in French – By Fortunate Mokoena, Senior lecturer, Biochemistry, North-West University

Le premier traitement contre le paludisme destiné aux bébés et aux jeunes enfants âgés de 2 mois à 5 ans a été approuvé début juillet 2025 par Swissmedic, l’agence suisse des produits thérapeutiques. Jusqu’à présent, les bébés et les très jeunes enfants étaient traités avec des médicaments conçus pour les enfants plus âgés.

The Conversation Africa a interrogé Fortunate Mokoena sur l’importance de cette autorisation et son impact sur la lutte contre le paludisme en Afrique. Elle est biochimiste et se consacre à la recherche de nouveaux traitements pour des maladies qui frappent particulièrement les enfants de moins de cinq ans, comme le paludisme et la pneumonie.


Quelle est l’importance de cette autorisation pour le traitement du paludisme en Afrique ?

Cette autorisation est extrêmement importante.

L’OMS s’est fixé un objectif ambitieux et visionnaire : éradiquer le paludisme d’ici 2030. Il s’agit d’un défi qui exige des mesures audacieuses et multidimensionnelles : des insecticides et des moustiquaires aux vaccins, en passant par la lutte contre les vecteurs et les traitements efficaces.

Ce nouveau médicament est une étape importante dans la lutte contre le paludisme. Il apporte de l’espoir et des progrès tangibles en proposant un traitement vital, spécialement conçu pour les plus jeunes et les plus vulnérables, notamment les enfants de moins d’un an et pesant seulement 4,5 kg. Chaque progrès comme celui-ci permet non seulement de sauver des vies, mais aussi de renforcer la détermination collective à créer une Afrique sans paludisme. Il s’agit de donner à chaque enfant la chance de grandir, s’épanouir et rêver libéré du poids de cette maladie.

L’avenir du traitement du paludisme en Afrique est plus prometteur que jamais. Cette autorisation permet non seulement de sauver des vies et d’assurer un avenir meilleur aux enfants africains, mais elle met davantage en évidence également l’énorme potentiel du continent.

L’éradication du paludisme pourrait sauver d’innombrables vies et débloquer environ 126 milliards de dollars du PIB de l’Afrique. ce qui pourrait avoir un impact considérable sur la santé et la prospérité.

Même si la recherche dans le secteur pharmaceutique est encore à ses débuts, elle est déjà très prometteuse. Des pionniers tels que le Professeur Kelly Chibale, dont le médicament antipaludique révolutionnaire a atteint la phase II des essais cliniques, ont démontré ce qu’il était possible de d’accomplir. Grâce à la Fondation H3D, Chibale a réuni quelques-uns des meilleurs talents scientifiques africains afin de se concentrer sur des maladies telles que le paludisme et la tuberculose, stimulant ainsi l’innovation et l’espoir.

Cette autorisation peut servir de catalyseur puissant, en inspirant et en donnant les moyens aux scientifiques africains pour leur permettre de continuer à développer des médicaments qui sauvent des vies. Avec plus d’expertise et de détermination, l’Afrique pourra non seulement traiter le paludisme, mais aussi l’éradiquer. Et peut-être même ouvrir la voie à un avenir plus sain et plus prospère pour tous.

Quelle est l’ampleur du paludisme chez les enfants en Afrique ?

Le paludisme reste l’un des problèmes de santé les plus urgents en Afrique. En 2023, on estimait à 263 millions le nombre de cas de paludisme et à 597 000 le nombre de décès dûs à cette maladie dans 83 pays, la majorité des victimes étant des jeunes enfants et des femmes enceintes.

En 2023, la région africaine de l’OMS comptait 94 % des cas de paludisme (246 millions) et 95 % (569 000) des décès dus au paludisme. Les enfants de moins de 5 ans représentaient environ 76 % de tous les décès dûs au paludisme dans la région.

Le fardeau est particulièrement lourd en Afrique subsaharienne, notamment dans les zones rurales où la pauvreté et l’accès limité aux soins de santé aggravent la situation. Mais c’est aussi un appel puissant à l’action. En luttant contre le paludisme, les Africains ont la possibilité non seulement de sauver des vies, mais aussi de libérer l’immense potentiel des enfants. Ils peuvent également renforcer les communautés et bâtir un avenir plus sain, plus prospère et plus durable pour l’Afrique.

Comment soignait-on les bébés contre le paludisme jusqu’à présent ?

Jusqu’à maintenant, il n’existait pas de traitement antipaludique efficace spécialement conçu pour les nouveau-nés. Cela a créé un grand vide dans la prise en charge des enfants les plus jeunes et les plus vulnérables.

Il est déchirant de constater que ces petits êtres précieux reçoivent souvent des médicaments conçus pour des enfants plus âgés. Cela peut entraîner des effets secondaires désagréables et des réactions toxiques. Il est important de comprendre que le corps des bébés fonctionne différemment de celui des enfants plus grands ou des adultes. Leurs besoins physiologiques sont spécifiques et nécessitent une prise en charge adaptée.

Par exemple, les nouveau-nés sont encore en phase de développement de leur fonction hépatique, ce qui a un impact sur la façon dont ils transforment les médicaments par rapport aux enfants plus âgés. D’où l’urgence de mettre en place des stratégies de traitement personnalisées pour combattre le paludisme néonatal.

Quels sont les obstacles susceptibles d’entraver le déploiement ?

Swiss Medic collabore avec huit pays africains afin d’améliorer le déploiement du médicament dans le cadre d’une initiative mondiale en matière de santé. Novartis a développé ce médicament avec le soutien de Medicines for Malaria Venture. Il a été cofinancé par le Partenariat des pays européens et en développement pour les essais cliniques et l’Agence suédoise de coopération internationale au développement. Novartis va lancer Coartem Baby, un traitement antipaludique à but non lucratif destiné aux nourrissons. Ce traitement répond à un besoin urgent : chaque année, 30 millions d’enfants naissent dans des zones à risque de paludisme en Afrique.

Le Ghana a déjà commencé à le déployer. Huit autres pays devraient l’approuver très prochainement : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, la Tanzanie et l’Ouganda.

Pour réussir ce déploiement, il est indispensable d’obtenir des financements supplémentaires. Il sera aussi crucial de s’appuyer sur l’expertise locale pour améliorer l’efficacité du projet sur le terrain.

Dans certaines régions, les formulations du médicament peuvent nécessiter une lyophilisation pour faire face à des conditions telles que les coupures d’électricité. La lyophilisation, également connue sous le nom de séchage par congélation, est une forme de conservation des produits qui élimine toute l’humidité et l’eau du produit.

Il est essentiel d’investir dans les infrastructures de fabrication locales afin de réduire les coûts de production. C’est à la fois un appel à l’action et un rappel que la lutte contre le paludisme est loin d’être terminée.

The Conversation

Fortunate Mokoena bénéficie d’un financement de la Science for Africa Foundation (SFA) dans le cadre de la deuxième cohorte de boursiers Grand Challenges Africa de la Fondation Bill et Melinda Gates (GCA/Round10/DD-065 à F.M.). Le financement de l’agence sud-africaine pour l’innovation technologique est également très apprécié. Fortunate Mokoena est membre à part entière du Grand Challenges Drug Discovery Accelerator.

ref. Le premier traitement contre le paludisme pour les bébés est une étape majeure vers l’éradication de la maladie en Afrique – https://theconversation.com/le-premier-traitement-contre-le-paludisme-pour-les-bebes-est-une-etape-majeure-vers-leradication-de-la-maladie-en-afrique-262312

Qu’est-ce qui rend une personne cool ? Une étude à l’échelle mondiale apporte quelques réponses

Source: The Conversation – in French – By Todd Pezzuti, Associate Professor of Marketing, Universidad Adolfo Ibáñez

De Lagos à Cape Town, de Santiago à Séoul, tout le monde veut être cool. « Cool » est un mot que l’on entend partout : dans la musique, dans la mode, sur les réseaux sociaux. Nous l’utilisons pour décrire certains types de personnes.

Mais qu’est-ce qui rend vraiment quelqu’un « cool » ? Est-ce juste une question de popularité ou de style ? Ou y a-t-il quelque chose de plus profond ?

Dans une étude récente menée avec d’autres professeurs de marketing, nous avons cherché à répondre à une question simple mais rarement posée. Quels sont les traits de personnalité et les valeurs qui rendent quelqu’un cool, et varient-ils d’une culture à l’autre ?

Nous avons interrogé près de 6 000 personnes dans 12 pays. Nous leur avons demandé de penser à quelqu’un qu’elles connaissaient personnellement et qu’elles trouvaient soit « cool », soit « pas cool », soit « une bonne personne », soit « une mauvaise personne ». Ensuite, elles devaient décrire les traits de caractère et les valeurs de cette personne avec des outils de psychologie validés. Nous avons utilisé ces données pour examiner en quoi le fait d’être cool diffère de la sympathie ou de la moralité en général.

L’étude a couvert des pays aussi divers que l’Australie, la Turquie, les États-Unis, l’Allemagne, l’Inde, la Chine, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

Les résultats montrent qu’à travers le monde, la coolitude se caractérise par six traits essentiels : les personnes perçues comme cool sont généralement extraverties, portées sur le plaisir, aventurières, ouvertes d’esprit, puissantes et indépendantes.

Ces conclusions permettent d’éclaircir un débat de longue date : qu’est-ce qu’être cool à notre époque ?

Brève histoire de la coolitude

Les premiers écrits sur la « coolitude » la définissaient comme une forme de retenue émotionnelle : savoir rester calme, posé et impassible.

Certains chercheurs estiment que cette forme de « cool » remonte à l’époque de l’esclavage et de la ségrégation. Pour les Africains réduits en esclavage et leurs descendants, garder le contrôle de leurs émotions était une véritable stratégie de survie. Cette retenue devenait alors un symbole d’autonomie et de dignité face à l’oppression. D’autres pensent que cette attitude de maîtrise existait déjà bien avant l’esclavage.

Quoi qu’il en soit, ce sont les musiciens de jazz des années 1940 qui ont rendu ce style « cool » célèbre : une allure détendue, élégante et maîtrisée sur le plan émotionnel. Ce modèle a ensuite séduit la jeunesse et plusieurs mouvements contre-culturels. Au fil du temps, des marques comme Nike, Apple ou MTV ont récupéré cette attitude rebelle pour en faire un produit marketing. Ce qui était à l’origine un esprit marginal est devenu une esthétique mondiale, plus facile à vendre au grand public.

Ce qui rend quelqu’un cool

Nos conclusions suggèrent que la signification du mot « cool » a changé. C’est un moyen d’identifier et de cataloguer les personnes ayant un profil psychologique spécifique.

Les personnes cool sont extraverties et sociables. Elles recherchent le plaisir et la jouissance (hédonistes). Elles prennent des risques et essaient de nouvelles choses (aventurières). Elles sont curieuses et ouvertes à de nouvelles expériences (ouvertes). Elles ont de l’influence ou du charisme (puissantes). Et peut-être surtout, elles font les choses à leur manière (autonomes).

Cette conclusion est restée remarquablement la même dans tous les pays. Que l’on soit aux États-Unis, en Corée du Sud, en Espagne ou en Afrique du Sud, les gens ont tendance à penser que les personnes cool partagent le même « profil cool »..

Nous avons également constaté que même si le fait d’être cool recoupe le fait d’être bon ou sympathique, être cool et être bon ne sont pas la même chose. Être gentil, calme, traditionnel, sûr de soi et consciencieux était davantage associé à la bonté qu’à la coolitude. Certains traits associés à la coolitude, comme l’extraversion ou la recherche du plaisir, ne sont pas toujours vus comme des qualités morales.

Qu’en est-il de l’Afrique du Sud et du Nigeria ?

L’un des aspects les plus intéressants de notre étude est la régularité des résultats entre les cultures, même dans des pays aux valeurs et traditions très différentes.

En Afrique du Sud, les participants considéraient les personnes cool comme extraverties, hédonistes, puissantes, aventureuses, ouvertes et autonomes, tout comme les participants d’Europe et d’Asie. En Afrique du Sud, cependant, la coolitude se distingue particulièrement du fait d’être bon. L’Afrique du Sud est l’un des pays où être hédoniste, puissant, aventureux et autonome était a été associé au fait d’être cool que d’être une bonne personne.

Le Nigeria a montré des résultats un peu différents. C’était le seul pays où les personnes cool et pas cool étaient perçues comme également autonomes. En gros, l’individualité n’était pas considérée comme cool. Cette différence pourrait refléter des valeurs culturelles qui accordent une plus grande importance à la communauté, au respect des aînés ou à l’identité collective. Dans les sociétés où la tradition et la hiérarchie sont importantes, faire ce que l’on veut n’est pas forcément vu comme cool.

Cependant, comme toutes les sciences, les sciences sociales ne sont pas exactes. Il est donc raisonnable de supposer que l’autonomie est peut-être assoociée à la coolitude au Nigeria, mais que des biais d’enquête ou d’interprétation aient faussé les réponses.

Autre particularité : au Nigeria, la différence entre être cool et être bon était moins marquée qu’ailleurs. Là-bas, la coolitude est plus souvent perçue comme une qualité morale que dans les autres pays.

Pourquoi est-ce intéressant ?

Le fait que tant de cultures s’accordent sur ce qui rend quelqu’un cool suggère que la « coolitude » pourrait avoir une fonction sociale universelle. Les traits qui rendent les gens cool peuvent les pousser à essayer de nouvelles choses, à innover en matière de style et de mode, et à influencer les autres. Ces personnes repoussent souvent les limites et introduisent de nouvelles idées, que ce soit dans la mode, l’art, la politique ou la technologie. Elles inspirent les autres et contribuent à façonner ce qui est considéré comme moderne, désirable ou avant-gardiste.

Dans ce sens, la coolitude pourrait fonctionner comme une sorte de marqueur de statut culturel, une récompense pour l’audace, l’ouverture d’esprit et l’innovation. Être cool ne se limite pas à l’apparence : c’est avoir un temps d’avance et donner aux autres l’envie de suivre.

Que peut-on retenir de tout cela ?

D’une part, les jeunes d’Afrique du Sud, du Nigeria et du monde entier ont peut-être plus en commun que nous ne le pensons souvent. Malgré d’énormes différences culturelles, ils ont tendance à admirer les mêmes traits de caractère. Cela ouvre des pistes intéressantes pour mieux communiquer, collaborer et s’influencer à travers les cultures.

D’autre part, si on veut entrer en contact avec les autres ou les inspirer, que ce soit par l’éducation, l’image de marque ou le leadership, il est utile de comprendre ce que les gens considèrent comme cool. Le cool n’est peut-être pas une vertu universelle, mais c’est un langage universel.

Enfin, il y a dans tout cela quelque chose de rassurant : être cool ne dépend pas de la richesse ou de la célébrité. C’est une manière d’être.

Êtes-vous curieux ? Courageux ? Fidèle à vous-même ? Si oui, il y a de fortes chances que quelqu’un vous trouve cool, peu importe d’où vous venez.

The Conversation

Todd Pezzuti a reçu un financement de l’ANID Chili pour mener cette recherche.

ref. Qu’est-ce qui rend une personne cool ? Une étude à l’échelle mondiale apporte quelques réponses – https://theconversation.com/quest-ce-qui-rend-une-personne-cool-une-etude-a-lechelle-mondiale-apporte-quelques-reponses-262067

A university bookshop in Ibadan tells the story of Nigeria’s rich publishing culture

Source: The Conversation – Africa – By Tinashe Mushakavanhu, Assistant Professor, Harvard University

Driven by a desire to explore Nigeria’s literary and cultural history beyond the metropolis of Lagos, I took a road trip to Ibadan, once the most important university town in the country. Ibadan, in Oyo State, was the first city in Nigeria to have a university set up in 1948.

Ibadan is where the Mbari Club once gathered, an experimental space where Nigerian writers, artists and thinkers – among them Chinua Achebe, Wole Soyinka, JP Clark, Christopher Okigbo, Uche Okeke, Bruce Onobrakpeya, Mabel Segun and South Africa’s Es’kia Mphahlele – met, debated and dreamed in the 1960s and 70s.

It’s the city where celebrated Nigerian artist and architect Demas Nwoko imagined and built his utopias. Where the Oxford University Press and Heinemann Educational Books established their west African headquarters.




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Books have always been a form of cultural currency in Ibadan. The presence of major publishers meant that bookshops were not just retail outlets, but intellectual salons, sites of encounter and exchange.

So while in Ibadan I visited cultural spaces and independent bookshops but it was the charms of the University campus that mostly captured my imagination. And my favourite place was the University of Ibadan Bookshop. At this campus bookshop I lingered the most, in awe and wonder. Its eclectic range of books, journals, public lecture pamphlets, novels, poetry collections and monographs excited me.

Today, when the global publishing economy has increasingly digitised and centralised, the bookshop feels almost radical just by existing. It’s a reminder that intellectual life in Africa is not peripheral or derived from the west. It is present, prolific and profoundly local. To walk through the shelves of this bookshop was to encounter a history of African thought written and produced on its own terms.

As a scholar of African literature and archives, my research traces the hidden lives of spaces that have shaped publishing and archives. University bookshops have been overlooked but are essential nodes in the continent’s intellectual history.

A snapshot of Nigeria

This campus bookshop gives a snapshot of Nigeria as a print country. Here we witness the nation through its printed matter. A nation of prolific publishing. I found the literary output in the Ibadan campus bookshop not only vast but exuberant and unrelenting. It reflects the texture of the Nigerian personality: loud, boisterous, layered and insistent. Stacks upon stacks of books.

In these stacks, it dawned on me that beneath the surface lies a vibrant, ongoing literary discourse that is unmistakably Nigerian, and sadly not resonant far beyond its borders. These are books you don’t see on reference lists of “popular” and “influential” scholarship that privileges work produced and imported to Africa from the Euro-American academy.

I was especially intrigued with how the Nigerian academic and writer does not tire in producing academic and cultural journals. There are journals for every subject under the sun.

While the critical framework of African literature is too often shaped by the global north (see critiques by Ato Quayson, Biodun Jeyifo, Simon Gikandi and Grace Musila) in Ibadan, I saw a distinctly local and deeply African critical discourse rooted in place, language and lived experience. To walk into the University of Ibadan Bookshop is to step into legacy. Its shelves bear the weight of decades of African thought, theory and storytelling.

Despite being housed in an ageing building, it has stayed defiant. Even though floods destroyed books and computers worth a small fortune in 2019, the bookshop is still standing proudly. And there was pride too among the staff who were eager to help or answer any questions about the books.

More than bookshops

The University of Ibadan bookshop reminded me of the bookshop from my undergraduate days in Zimbabwe. Even though our campus bookshop was much smaller, I used to find pleasure going there in between lectures. It often felt like walking into a vault of African knowledge and memory.

Our bookshop at Midlands State University stocked old, canonical books alongside current literature. On occasion, rare, out-of-print secondhand books would appear on the shelves. The bargain sales also meant I spent most of my money there.

But to call these spaces on African university campuses “bookshops” hardly does them justice. They are hybrid cultural ecosystems that function as part bookshop, part print shop, stationer, library and sometimes even archive. They have long served as vital nodes in the circulation of African knowledge and thought.

Yet this ecosystem is rapidly eroding, undermined by the rise of internet culture, artificial intelligence, piracy and harsh economic conditions. The result is a slow but devastating disappearance of African intellectual memory. As scholars remind us, digital platforms are not neutral. They are structured by algorithms that often marginalise black and African knowledge. So, the loss of these analogue spaces is more than nostalgic, it is epistemic erasure.

In this digital age, there is something vital about the physical presence of bookshops on African campuses. Thanks to them, as a student, for me literature was the serendipity of discovery, the tactile feel of books, the beautiful persistence of a local knowledge system that was relatable and produced by people like me.




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On the way out of the city, we stopped at Bower’s Tower. From there you can see Ibadan’s sprawling layout, the ancient hills from which the settlement was built, and its red roofs.

The view reflected the complexity and density of ideas the city has nurtured. And despite shifts in Nigeria’s publishing geography from here to Lagos and Abuja, Ibadan still matters. It’s a city that remembers, that archives, that holds on to knowledge.

The Conversation

Tinashe Mushakavanhu does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. A university bookshop in Ibadan tells the story of Nigeria’s rich publishing culture – https://theconversation.com/a-university-bookshop-in-ibadan-tells-the-story-of-nigerias-rich-publishing-culture-262050

Accessible, high-quality summer programs and Black joy support Black children’s return to school

Source: The Conversation – Canada – By Ardavan Eizadirad, Associate Professor, Faculty of Education, Wilfrid Laurier University

Summer is popularly imagined as bringing joy to all young people. Yet it is not an equal break or of the same quality for all students.

Learning loss is the decline in academic skills and knowledge that can occur when students are not engaged in structured learning, especially during extended breaks like summer.

It disproportionately impacts Black and low-income students who face greater systemic disadvantages within the education system.

Black families face challenges in accessing culturally relevant and affirming summer opportunities. As work by education researcher Obianuju Juliet Bushi and others has documented, for many Black families, the question isn’t just “what will my child do this summer?” It’s “where can my child go to be safe, affirmed and supported?”




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Without access to affordable enrichment programs during the summmer, many students fall behind in reading and math, further widening the opportunity gap when school resumes in September.

As the manager of research with the charitable, Black-led non-profit organization Youth Association for Academics, Athletics and Character Education (YAAACE) in the Jane Finch area of Toronto, I share insights about how culturally responsive community programs can address opportunity gaps, and how parents in Black families can support their kids’ successful transition back to school.

This article draws on insights from conversations I have had with various YAAACE program participants, parents and educators, as well as leadership, including Devon Jones, Nene, and Dave Mitchell.




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Anti-Black racism in education

Despite Canada’s reputation for multiculturalism, systemic anti-Black racism remains deeply embedded in the education system, contributing to unequal opportunities for students.

The opportunity gap refers to the unequal access to resources, supports and learning experiences that affect students’ ability to succeed, often based on race, income and geography.

In March 2025, the Ontario Human Rights Commission released a report, “Dreams Delayed: Addressing Systemic Anti-Black Racism and Discrimination in Ontario’s Public Education System.”

The findings confirmed that Ontario’s schools are saturated with systemic barriers for Black children and their families. These barriers include: disproportionate discipline; being streamed into non-academic tracks; lack of Black leadership in schools; Eurocentric curriculum; insufficient disaggregated identity-based data collection; and lack of access to culturally affirming environments.




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The cost is devastating and contributes to academic underachievement, racial trauma, disengagement and the reproduction of the school-to-prison pipeline.

This is particularly the case in low-income communities.

Centring Black excellence

Black youth often face higher exposure to poverty, systemic underemployment, community violence and the emotional weight of intergenerational trauma and racism.

While these experiences shape the mental health and academic outcomes of students, schools often lack culturally relevant supports or trauma-informed responses.

Summer programs are one important part of countering anti-Black racism in schools. These can support student transitions by mitigating learning loss and helping to close the opportunity gap.

Programs that centre Africentricity and Black excellence led by staff with lived experiences provide culturally responsive and emotionally supportive environments that affirm Black identities.




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This builds confidence in Black students and ensures students return to school in the fall better prepared to thrive academically, socially, emotionally and culturally.

Community-driven youth programs

Since 2007, YAAACE has provided academic, athletic, family supports, employment and mentorship to more than 1,000 children and families annually across Toronto. Its programs are led by Black educators and mentors who reflect the community and understand the lived experiences of the youth they serve in low-income communities like the Jane and Finch neighbourhood.

YAAACE’s seven-week Summer Institute offers a model that affirms identity, cultivates belonging and accelerates achievement. Each summer, approximately 300 students from grades 3 through 12 attend the institute, which blends literacy and numeracy instruction with culturally responsive learning, arts-based programming, robotics, mentorship and athletics.

Students are taught by Ontario certified teachers and supported by Black staff and practitioners trained in trauma-informed care. For families who can’t afford camp fees, the program is free or subsidized.

This is a results-based, community-driven intervention that mitigates the opportunity gap for Black students from low-income communities by creating access to experiential learning opportunities. It’s also violence prevention and intervention that builds character and supports students, with a focus on the early years.

Cycle of empowerment

YAAACE’s Inspire Academy Mathematics Program provides early access to high school math courses. Grade 8 graduates earn a high school math credit through an intensive summer course led by a team of teachers and teacher assistants in a supportive, inclusive environment. In cases where students are behind provincial standards, they receive additional supports with low staff-to-student ratios.

Based on assessments administered by the teachers and reports provided to all the parents, students leave the institute more confident in their academics, better prepared to return to school and grounded culturally in who they are. Families report higher levels of engagement and lower levels of stress knowing their children are in safer, affirming spaces.

Many of YAAACE’s youth return as peer leaders and mentors, reinforcing a cycle of empowerment.

Programs like YAAACE do not just help kids do better in school. They also reduce long-term costs to the health-care, justice and social service systems by interrupting cycles of trauma and marginalization before they escalate.

Tips for parents

Summer is a crucial time to support children’s learning and well-being, especially for Black families navigating systems that often overlook their strengths.

Below are three practical ways to support your child during the summer break and when school starts in September.

Centre empowering examples of Black identity and culture: Expose your children to books, films, music and conversations that celebrate Black history and excellence, Africentricity and positive role models. Affirming cultural roots builds pride, resilience and a sense of belonging in systems that too often erase or distort those narratives from stereotypical perspectives.

Create routines that balance learning and Black joy: Set daily routines that include reading, writing or problem solving but just as much make space for rest, play, creativity and movement rooted in Black joy. Learning should be holistic and joyful. It’s important as parents, guardians and community leaders that we not only talk about this but more importantly model it.

‘Refresh, Revive, Thrive: Black Joy in Education’ with Andrew B. Campbell, assistant professor at the University of Toronto.

Stay engaged and be an advocate: Get to know your child’s teachers and school administrators, review school policies to be familiar with how to navigate them (for example, getting accommodations for your child’s needs) and request culturally affirming resources. Don’t hesitate to raise concerns, as your advocacy helps create more supportive learning environments and shows your child that their success is worth fighting for.

Partnerships with Black-led organizations

Trauma-informed, culturally responsive education must become a system-wide standard.

This becomes a reality by building long-term partnerships with Black-led community organizations. It means embedding mental health supports and curriculum content that reflect the cultural identities and lived realities of Black diasporas. And it means collecting disaggregated race-based data to track progress and guide informed decision-making.

It starts by funding proven data-driven programs, training educators and holding systems accountable to measurable outcomes.

The Conversation

Ardavan Eizadirad receives funding from Social Sciences and Humanities Research Council (SSHRC).

ref. Accessible, high-quality summer programs and Black joy support Black children’s return to school – https://theconversation.com/accessible-high-quality-summer-programs-and-black-joy-support-black-childrens-return-to-school-261908

Here’s how you can make your garden a safe and biodiverse space for urban wildlife

Source: The Conversation – Canada – By Ann Dale, Professor Emerita, Environment & Sustainability, Royal Roads University

Simple things like avoiding chemical pesticides and leaving leaves where they fall can help make your garden a more welcoming environment for wildlife and support biodiversity. (Jeffrey Hamilton/Unsplash)

Biodiversity is essential to mitigating and adapting to climate change, enhancing the resilience of ecosystems and safeguarding the ecological functions that all living beings depend on for survival.

There is little doubt that we are at a critical point in the loss of biodiversity in Canada with thousands of species currently in danger of disappearing, while global experts continue to warn about Earth’s ongoing sixth mass extinction.

As a response to the cascading climate crisis, wildlife habitat gardens have grown in popularity. These are spaces designed to attract and sustain local wildlife, and include efforts such as rewilded meadows, pollinator patches, rain gardens, naturalized lawns and others.

Cultivating a garden for biodiversity is not an all-in or nothing task. In fact, there is a wide range of simple actions anyone can take to regenerate and conserve biodiversity right at home.

We are currently organizing a biodiversity public literacy campaign at the National Environmental Treasure, a people’s trust fund devoted to funding Canadian environmental organizations.

Last year, we partnered with Prof. Nina-Marie Lister and the Ecological Design Lab at Toronto Metropolitan University on their Bylaws for Biodiversity research, along with Nature Canada and FLAP Canada, to develop Gardening for Biodiversity resources.

Supporting biodiversity in your garden

flowers and green plants around a sign reading habitat garden
Educational, ecologically informed signage can help interpret the garden for visitors. These signs serve as a practical tool to share gardening practices and highlight the garden’s environmental benefits with the community.
(Nina Marie Lister)

Together, we’ve created a series of free, fact-based guides to help people learn how to cultivate biodiversity and support for wildlife habitat in private gardens.

This series currently includes four comprehensive booklets, each focusing on key aspects of biodiversity gardening:

While there are plenty of great garden practices out there, these are five easy and impactful ways to boost biodiversity and cultivate a garden safe for urban wildlife, taken directly from our booklets.

Use alternatives to pesticides

Pesticides in your garden can harm beneficial insects and can be detrimental to the environment, wildlife and human health. Instead of using chemical-based pesticides, try natural alternatives like biopesticides, horticultural oils and insecticidal soaps that can be just as effective.

Likewise, attracting predatory insects and wildlife into your garden who will actively feed on the harmful pest is also an effective starting point as this is a process of pest-control that occurs naturally in healthy ecosystems.

There are also DIY pesticides, such as sea salt spray, water-vinegar mixtures and coffee grounds.

yellow flowers in a garden
A rewilded habitat meadow featuring a selection of native wildflowers and habitat logs left to enrich the soil, support pollinators and offer seating for visitors.
(Nina Marie Lister)

Leave the leaves

Decomposing plant litter, like fallen dead leaves, tree bark, needles and twigs, is an important component of maintaining soil health, nutrient cycling and biodiversity.

By choosing to leave the leaves in your garden, you will support the variety of species who overwinter in them, from bees and caterpillars, to butterflies, spiders and more.

Prioritize pollinator-attractive plants

In addition to pollination, insects are beneficial for a variety of other reasons including for pest control, seed dispersal and decomposition.

The best way to attract insects largely depends on which insect you are trying to attract. But as a general rule, it is always a good practice to source plants locally and prioritize native species.

Next best to native plants are benign ornamentals and non-natives. Cultivating a diverse range of flowers, especially native plants and herbs, promotes a resilient ecosystem. It also helps natives out-compete invasive species and to reverse the downward trends of mass species decline.




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How to fight Insectageddon with a garden of native plants


Make your garden safe for birds

Birds contribute to healthy ecosystems: they pollinate plants, disperse seeds and prey on insects. Unfortunately, North American bird populations are experiencing a rapid decline due to habitat loss, degradation and other global pressures.

Aadopting bird-safe gardening practices offers a powerful way to combat these threats and support biodiversity conservation on a local scale. Beyond core habitat elements, additional practices can enhance the garden’s appeal to birds.

Organic gardening without pesticides or herbicides, keeping cats indoors, removing potential entanglement hazards and using bird-collision prevention markers on reflective surfaces can not only attract birds, but also ensure their safety as well.

A small chubby bird with an orange breast  standing on a stone ledge in a garden
Birds contribute to healthy ecosystems: they pollinate plants, disperse seeds and prey on insects.
(Unsplash/Richard Bell)

Advocate for biodiversity

Although there’s been a growing movement toward more biodiversity-supporting practices, outdated municipal bylaws and enforcement policies continue to limit the potential of habitat gardens.

These disputes over the scope and application of bylaws have brought attention to various legal contradictions and outcomes that negatively impact progress on biodiversity recovery, all the while undermining and negating related environmental objectives on private land.

By advocating and encouraging your municipal leaders to adopt science-based biodiversity-supportive bylaws, you help to establish the legal frameworks and political agendas that directly impact long-term ecological health and promote sustainable development and the regeneration of biodiversity.

The Conversation

Ann Dale receives funding from the CRC Secretariat, the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada and the Hewlett Foundation.

Sabrina Careri does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Here’s how you can make your garden a safe and biodiverse space for urban wildlife – https://theconversation.com/heres-how-you-can-make-your-garden-a-safe-and-biodiverse-space-for-urban-wildlife-261151

El cielo entre las manos: cinco mujeres y una historia olvidada

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mabel Angulo Rodríguez, Doctoranda de segundo curso, Universidad de Almería

Cúpula del Real Observatorio de la Armada en San Fernando (Cádiz). Cedida por los autores

La incorporación de la mujer a la astronomía española fue mucho más tardía que la de sus vecinas europeas, que entre finales del siglo XVIII y principios del XIX se licenciaban como astrónomas. El retraso se debe principalmente a que la mujer española no pudo acceder a estudios universitarios hasta 1910.

No fue hasta 1943 cuando contamos con la primera mujer dedicada a esta disciplina en nuestro país: Antonia Ferrín. Siete años más tarde, en 1950, Antonia obtuvo una beca del Consejo Superior de Investigaciones Científicas para trabajar en el Observatorio de la Universidad de Santiago de Compostela.

En 1953, le siguió María Assumpció Catalá, que se licenció en la Universidad de Barcelona. De forma paralela, otras mujeres tuvieron contacto con las estrellas como medidoras de placas fotográficas. Fue el caso de las analistas del Real Instituto y Observatorio de la Armada de San Fernando.

Pero antes de desvelar quiénes fueron, conviene hacer un poco de historia.

La fotografía en manos de la astronomía

La llegada de la fotografía, en 1826, supuso un hito en la historia. Y para la astronomía, en particular, significó un antes y un después.

Hasta ese momento, las observaciones del cielo se plasmaban en dibujos para su posterior estudio. La primera fotografía astronómica exitosa, que mostraba detalles de la Luna, fue tomada por John William Draper el 23 de marzo de 1840. Cuarenta años más tarde, su hijo, Henry Draper, junto a su mujer, Mary Anna Draper, fotografiaron la Nebulosa de Orión, el primer objeto de cielo profundo. Fue el nacimiento de la astrofotografía y la antesala del Catálogo Astrofotográfico y la Carta del Cielo, un proyecto internacional que se puso en marcha a iniciativa de Amédée Mouchez, director del Observatorio de París.

En 1887 se dio el pistoletazo de salida con una reunión a la que asistieron 50 astrónomos de varias partes del mundo. El proyecto se extendió a lo largo de varias décadas, pero quedó inconcluso. Fueron veinte los observatorios que participaron en el cartografiado del cielo; entre ellos, el Observatorio de San Fernando. A lo largo de los años los telescopios tomaron más de 22 000 placas fotográficas de vidrio.

Mujeres calculadoras y medidoras de placas

Las imágenes de estrellas, nebulosas y galaxias quedaban, en aquella época, impresas en unas placas de vidrio. Las posiciones de las estrellas tenían que ser medidas para establecer sus coordenadas. Y fue aquí donde cobraron importancia las mujeres. Varios de los observatorios que participaron en el Catálogo Astrofotográfico emplearon a mujeres para llevar a cabo los cálculos y las mediciones de las placas, primero por su rendimiento en el trabajo, y segundo porque los salarios eran más bajos.

El Real Observatorio de San Fernando no tuvo mujeres en este proyecto. Los astrónomos, observadores y calculadores eran militares, y el ejército, en aquellos años, no contaba con féminas en sus filas.

Movimientos propios estelares y el Observatorio de Púlkovo

Finalizado el trabajo de la Carta del Cielo y Catálogo Astrofotográfico, las placas fotográficas tuvieron otra utilidad: medir los movimientos propios estelares. En este proyecto colaboraron el Observatorio de Púlkovo, situado en la ciudad rusa de San Petersburgo, y el de San Fernando.

Los movimientos propios estelares se refieren a la variación real de las posiciones de las estrellas en el cielo debido al movimiento de estas con respecto al Sol. Se producen por la rotación de las estrellas alrededor del centro de nuestra galaxia. Son imperceptibles al ojo humano por la distancia a la que se encuentran, pero con métodos muy precisos se pueden medir.

Es aquí donde entran en juego nuestras protagonistas. Los astrónomos y observadores de San Fernando tomaron nuevas placas de las partes del cielo que ya estaban registradas en el Catálogo Astrofotográfico y en la Carta del Cielo para hacer la comparativa. Fijándose en lo que hicieron los otros observatorios, casi medio siglo antes, cinco mujeres se encargaron de efectuar las mediciones de las placas.

Amalia Ristori Fernández, María del Pilar y María del Carmen Rodríguez Sáenz de Urraca, María del Carmen Navarro González y Agustina Planelles Lazaga fueron las encargadas de llevar a cabo este trabajo. Poca documentación hay de ellas. Según los testimonios de algunos de sus compañeros, en los años cincuenta y hasta los setenta, se dedicaron a realizar este trabajo del que no se ha encontrado documentación con las fechas exactas.

Fotografía de Amalia Ristori Fernández, una de las cinco medidoras del Observatorio de San Fernando.
Fotografía cedida por la familia Ristori

Es en 1971 cuando la Armada les reconoce su puesto de analistas. Las cinco eran mujeres solteras, lo cual tiene sentido si tenemos en cuenta que, por entonces, la mujer era apartada de la ciencia por considerar que su condición estaba reñida con el papel que se les había asignado como madres y amas de casa. Hasta bien entrado el siglo XX, a algunas astrónomas, como Vera Rubin, se les prohibió el acceso a un telescopio simplemente por el hecho de ser mujer.

Las medidoras de San Fernando podrían ser consideradas, hoy en día, como astrónomas amateurs, ya que realizaban unas mediciones astronómicas sin tener los estudios necesarios. De ellas, la única que permanece con vida es Carmen Rodríguez Sáenz de Urraca. El alzhéimer le ha borrado los recuerdos de aquellos años, y nos ha privado de una parte de la historia de la mujer española en la astronomía.

Aún hay pocas astrónomas

La astronomía sigue siendo una profesión en la que la presencia de la mujer sigue siendo bastante escasa. Según los datos de la Sociedad Española para la Astronomía, de las 1 184 personas que se dedicaban en 2024 a investigar o enseñar astronomía en nuestro país, 307 eran mujeres, una cifra para la reflexión.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. El cielo entre las manos: cinco mujeres y una historia olvidada – https://theconversation.com/el-cielo-entre-las-manos-cinco-mujeres-y-una-historia-olvidada-261770

Bulos de museo: momias vengativas, asesinatos rituales y memes en la cultura popular

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristina de Juana Ortín, Personal docente e investigador, miembro del grupo de investigación ART-QUEO, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

La imagen de la momia de Ramsés II protagonizó un meme donde se le atribuía un pasaporte el faraón egipcio. Wikimedia Commons., CC BY

Los museos no solo conservan objetos, sino también nuestra memoria colectiva. En plena era digital, un gran enemigo del patrimonio no es tanto el paso del tiempo como el “Photoshop con wifi”: memes, montajes y bulos que, con humor o confusión, alteran nuestra percepción de la historia.

Un ejemplo reciente de cómo el cine se alimenta del patrimonio –y de sus misterios– es La huella del mal (2025), presentada en marzo en el Festival de Málaga y estrenada el 30 de julio en Netflix. Inspirada en una novela de Manuel Ríos San Martín, se ambienta en el yacimiento de Atapuerca y el Museo de la Evolución Humana y recoge diálogos en torno a los bulos patrimoniales.

Un asesinato ritual entre restos de neandertales y una réplica de enterramiento que actúa como escenario de crimen son la excusa perfecta para que museos, medios y redes jueguen con lo ancestral para seducir, en la frontera entre lo legendario y lo real y científico.

Momias malditas y momias viajeras

Howard Carter (1874-1939) fue un célebre arqueólogo y egiptólogo inglés mundialmente conocido por descubrir en 1922 la tumba de Tutankamón, en el Valle de los Reyes, Egipto.
Wikimedia Commons.

Uno de los contextos que más bulos ha inspirado es el Egipto faraónico. El más conocido, sin duda, es la maldición de Tutankamón. Tras el hallazgo de su tumba en 1922, varias muertes entre los miembros del equipo del arqueólogo británico Howard Carter alimentaron la idea de una venganza del más allá. En realidad, las inscripciones de tumbas egipcias rara vez lanzaban maldiciones espectaculares: eran advertencias simbólicas contra los saqueadores. Pero el mito caló tan hondo que, décadas después, Hollywood lo inmortalizó en Indiana Jones: En busca del arca perdida (1981), donde abrir una tumba podía ser letal.

Otro ejemplo viral es el pasaporte de una momia. En redes sociales, circula la imagen de un pasaporte egipcio a nombre de Ramsés II, con la profesión “rey (muerto)”. En realidad, está inspirado en el viaje de su momia a París en 1976 para ser tratada por restauradores contra una contaminación por hongos. Se le expidió un documento diplomático, no un pasaporte, pero la historia dio pie a un montaje humorístico que hoy sigue circulando. El meme funciona porque conecta con el imaginario popular de las momias viajeras, alimentado por películas como La Momia (1999).

Pasaporte falso de Ramsés II.

Estatuas con vida propia

El busto de Nefertiti también ha sido objeto de controversia. En 2009, el historiador Henri Stierlin sugirió que podría tratarse de una falsificación moderna. Aunque los análisis científicos descartaron esa hipótesis, el revuelo mediático recordó thrillers como La novena puerta (1999), donde lo auténtico y lo falso se confunden con consecuencias inquietantes.

El misterio también llegó al Museo de Mánchester, donde una estatua egipcia de 25 cm fue grabada por cámaras de seguridad girando sola en su vitrina. Las redes se llenaron de teorías paranormales. Pero la explicación era más simple: vibraciones del suelo combinadas con una base ligeramente convexa. Aun así, el caso evocó inevitablemente escenas de Noche en el museo (2006), donde las piezas cobran vida al cerrar el museo.

Noche en el museo es una película de comedia estadounidense de 2006.
20th Century Fox.

Pizzas y estigmas

Pero Egipto no es el único escenario de bulos patrimoniales. Durante una restauración en los restos de Pompeya, un fresco deteriorado con manchas rojas fue interpretado en redes como “la primera pizza de la historia”. Era en realidad un motivo geométrico. Sin embargo, el meme ya había hecho su trabajo, demostrando lo fácil que es tergiversar el pasado, si no se contextualiza.

El ámbito religioso también se encuentra repleto de milagros dudosos: esculturas que lloran sangre, sudan aceite o parpadean. Aunque suelen ser explicables por ciencia o fraude, siguen alimentando el cine, con obras como Estigmas (1999) o El rito (2011), donde lo inexplicable se convierte en clave narrativa.

El objetivo del rey Arturo

Por otra parte, cada cierto tiempo reaparece otro mito recurrente: el hallazgo del Santo Grial por aficionados con detectores de metales. Aunque casi siempre se trata de restos sin valor, el poder simbólico del Grial es tan fuerte que cualquier copa oxidada puede convertirse en noticia. Su leyenda ha inspirado desde The Silver Chalice (1954), con un joven Paul Newman, a películas tan taquilleras como Indiana Jones y la última cruzada (1989) o El Código Da Vinci (2006). En 2024, el filme británico Holy Grail retomó el mito en clave contemporánea.

La película El cáliz de plata gira alrededor de la leyenda del Santo Grial.
WB.

Como vemos, los entornos arqueológicos y las piezas museísticas son susceptibles de riesgos de interpretación errónea o sensacionalismo. Por eso, en la era de la desinformación, la función social de los museos como guardianes de la memoria colectiva es más crucial y relevante que nunca.

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Cristina de Juana Ortín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Bulos de museo: momias vengativas, asesinatos rituales y memes en la cultura popular – https://theconversation.com/bulos-de-museo-momias-vengativas-asesinatos-rituales-y-memes-en-la-cultura-popular-262365

Desafíos políticos y sociales de la migración en Canarias

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alessandro Indelicato, Investigador Posdoctoral, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria

Migrantes usan mantas rojas para calentarse después de ser rescatados en el mar en el puerto de Arguineguín (Gran Canaria). Canary4stock/Shutterstock

La migración hacia el archipiélago canario es un fenómeno complejo que, a menudo, se presenta como un problema, más aún ahora que están trascendiendo reiteradas denuncias por malos tratos a migrantes. El relato dominante en medios y discursos públicos dibuja una situación de saturación y tensión en el sistema de acogida.

La llegada de migrantes ha generado en las instituciones locales la necesidad de una mayor cooperación. Sin embargo, en la práctica, se observa una constante tensión entre diferentes niveles gubernamentales.

¿Es España un país acogedor para los inmigrantes?

Aunque algunos estudios demuestran que la migración ha contribuido al crecimiento económico, surge la pregunta de si los españoles, al igual que otros pueblos europeos, son acogedores o muestran rechazo hacia la migración.

Nosotros llegamos a una conclusión clara: los ciudadanos de España –y por ende, de Canarias– tienden a mantener una actitud positiva hacia los inmigrantes, independientemente del conjunto de datos o la metodología empleada. Los resultados reflejan de manera constante altos niveles de tolerancia y aceptación.

En nuestra investigación, publicada en la revista Journal of International Migration and Integration, analizamos cómo las actitudes hacia los inmigrantes varían en diferentes países y cómo distintos aspectos de la identidad nacional –como el nacionalismo, el patriotismo político y el patriotismo cultural– influyen, junto con factores socioeconómicos, en estas percepciones.

Los resultados revelan que el patriotismo cultural y el nacionalismo suelen estar ligados a actitudes más negativas hacia las personas inmigrantes. En cambio, el patriotismo político –es decir, el orgullo por los valores democráticos y las instituciones del país, más que por su cultura o tradiciones– se asocia con posturas más abiertas y favorables. También influyen otros factores, como el nivel educativo, las creencias religiosas, la situación económica, el género, el lugar de origen y, nuevamente, la educación.

Así, como en otros casos, se observa que aquellos españoles con un nivel educativo más alto tienden a mostrar actitudes más benévolas hacia los inmigrantes. Además, la religión desempeña un papel clave: los ciudadanos que no se identifican con ninguna fe o que pertenecen a confesiones minoritarias son más proclives a apoyar la integración, mientras que los católicos muestran niveles más altos de reticencia.

El factor medioambiental

Más allá de los factores socioeconómicos, otro aspecto crucial es el impacto del cambio climático en los flujos migratorios. La migración climática no está plenamente reconocida en el discurso jurídico y político, aunque la ciencia demuestra su influencia en la movilidad humana.

Por ejemplo, en el estudio que hemos publicado en la revista Challenges se examinan los desplazamientos provocados por catástrofes medioambientales y las posturas respecto al calentamiento global. Los resultados revelan un aumento de los desplazamientos debido a las consecuencias del cambio climático, como las inundaciones y las tormentas.

Estos hallazgos se pueden trasladar también al caso de las islas Canarias, donde los desastres climáticos pueden provocar un aumento de la inmigración, al igual que ocurre en Italia. Esto puede estar relacionado con la reciente llegada de inmigrantes no solo procedentes de África, sino también de otros continentes como Asia, donde los desastres medioambientales están aumentando exponencialmente.

Lecciones aprendidas

Un importante proyecto en este campo es la Acción COST (Connecting Theory and Practical Issues of Migration and Religious Diversity). Junto con investigadores de toda Europa, hemos organizado tres talleres en puntos estratégicos de la inmigración hacia Europa: Sciacca (Italia), Las Palmas de Gran Canaria y Esmirna (Turquía). Estos eventos han reunido académicos, responsables políticos, representantes de la sociedad civil y otros actores clave para debatir y analizar, desde diferentes perspectivas, los desafíos que plantea la migración en cada contexto específico.

El aprendizaje más significativo de estos encuentros es claro: los países que logren integrar a los inmigrantes contarán con ventajas sustanciales en el futuro próximo, especialmente en un continente que afronta un marcado envejecimiento demográfico.

Así que, de acuerdo con estudios anteriores, la migración bien gestionada no solo ayuda a paliar la disminución de la población activa, sino que también enriquece la diversidad cultural y económica de las sociedades receptoras.

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Alessandro Indelicato recibe fondos de Agencia Canaria De Investigación Innovación Y Sociedad De La Información Gobierno De Canarias, a traves de la Universidad de Las Palmas de Gran Canaria, con la ayuda Catalina Ruiz.

ref. Desafíos políticos y sociales de la migración en Canarias – https://theconversation.com/desafios-politicos-y-sociales-de-la-migracion-en-canarias-252003

Chocolate Dubái: el dulce viral que cruzó fronteras

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València

Lejos de ser una más barra de chocolate más en los estantes, el chocolate Dubái –o Dubai Chocolate, según su nombre original– ha sabido posicionarse como uno de los fenómenos gastronómicos más virales del siglo XXI. Pero ¿qué tiene este dulce que ha hecho que millones de personas lo busquen, lo compartan y hasta viajen para probarlo?

De un vídeo en TikTok a la fama mundial

En diciembre de 2023, la influencer gastronómica Maria Vehera subió un vídeo a TikTok comiéndose una peculiar barra de chocolate rellena de una crema verde, crujiente por dentro y con una apariencia artesanal y lujosa.

El vídeo, que hoy en día suma más de 7 millones de visualizaciones y en el que puede oírse el característico crack al partir la barra, se volvió viral en cuestión de días. En apenas un mes, el 90 % de las publicaciones sobre chocolate en redes sociales estaban dedicadas al chocolate Dubái.

El producto había sido creado por Sarah Hamouda, una emprendedora británico-egipcia que no encontraba un chocolate que realmente satisficiera sus antojos de knafeh o kunafa (postre típico árabe elaborado con queso fresco y fideos) y pistacho durante el embarazo. Así nació, en 2022, Fix Dessert Chocolatier, pequeña tienda artesanal con sede en Dubái que hoy es responsable de uno de los productos gourmet más deseados del mundo.

Hamouda llamó a su creación “Can’t Get Knafeh Of It” (No puedo quitarme el knafeh), un juego de palabras con la pronunciación de la expresión en inglés “Can’t Get Enough of It”, que vendría a significar “No puedo dejar de comerlo”. Esta se considera ahora la última serendipia gastronómica de la historia.

¿Qué lo hace tan especial?

El secreto del chocolate Dubái está en su fusión de sabores e identidades culturales. Combina una cobertura de chocolate con leche (aunque se han visto versiones con chocolate blanco y negro), con un relleno a base de crema de pistacho (hecha con pistacho, chocolate blanco y leche), tahini (pasta de sésamo) y kadaif o kadayıf crujiente (un tipo de masa de hilos finos, similar al cabello de ángel).

La combinación resulta exótica, pero armónica. El dulzor del chocolate, la cremosidad del pistacho, el amargor suave del tahini y la textura crujiente del kadayıf crean una experiencia multisensorial difícil de olvidar. A eso se le suma su presentación: un corte transversal que revela colores dorados y verdes vibrantes, ideal para redes sociales.

Pero más allá del sabor, hay un factor clave: la exclusividad de la marca original. FIX produce 500 barras al día, disponibles únicamente en Dubái, y se venden en minutos. Este sentido de escasez, sumado al componente estético y a la historia auténtica de su creadora, ha catapultado el producto a la categoría de ícono gourmet.

Entre el sabor y el turismo

Según un artículo de Time Out Dubai, basado en el informe sobre tendencias de viaje Unpack ’25 de Expedia, la barra de chocolate pistacho estilo kunafa se sitúa como uno de los productos más buscados por viajeros que incluso estarían dispuestos a volar hasta Dubái solo para probarla. Diversos encuestados documentan sus viajes exclusivamente para compartir sus reacciones tras hincarle el diente.

La fiebre ha sido tal que cientos de versiones caseras han inundado redes como TikTok e Instagram bajo hashtags como #dubaichocolate y #pistachiobar. Las imitaciones también han llegado a tiendas de Estados Unidos y Europa, aunque muchas no están autorizadas por la marca original. Así, el chocolate Dubái ha pasado de ser un postre local a un vehículo de turismo gastronómico, empujando a miles a explorar la cultura culinaria de Medio Oriente desde una barra de chocolate.

¿Por qué se ha vuelto viral?

Un estudio académico publicado en la revista turca Akşehir Sosyal Bilimler Dergisi en 2024 identificó ocho razones principales por las que el chocolate Dubái se había vuelto un fenómeno global:

  • Sabor único: mezcla inesperada de ingredientes orientales con chocolate occidental.

  • Atractivo visual: altamente fotogénico para redes sociales.

  • “Efecto influencer”: la viralidad fue impulsada por figuras como Maria Vehera.

  • Exclusividad: su producción limitada genera deseo y urgencia.

  • Autenticidad: la historia personal de su creadora genera empatía.

  • Interacción digital: fuerte presencia en redes y participación comunitaria.

  • Innovación culinaria: combina tradición y vanguardia.

  • Aprovechamiento del formato corto (TikTok, reels de Instagram) con un contenido breve, adictivo y compartible.

Estos factores lo convierten en un caso modelo de marketing gastronómico viral, donde el producto no solo se consume: se vive, se graba y se comparte.

¿Y desde la perspectiva nutricional?

Detrás del brillo dorado y el relleno verde irresistible del chocolate Dubái también hay una realidad más terrenal: se trata de un postre altamente calórico y denso en grasas. Según su análisis nutricional, una porción de 40 gramos contiene aproximadamente 228 kilocalorías; 16,5 gramos de grasa total (de los cuales 6 g son saturadas); 19,6 gramos de carbohidratos, incluyendo 13,5 g de azúcares; 6,5 gramos de proteína, y 2,6 gramos de fibra dietética.

Desde este punto de vista, sus ingredientes presentan efectos mixtos. Mientras que el pistacho aporta grasas saludables, fibra, vitamina E, potasio y antioxidantes, el tahini suma grasas monoinsaturadas, calcio y hierro. Por su parte, el chocolate, dependiendo del tipo, puede ofrecer polifenoles antioxidantes si es negro, aunque en la mayoría de versiones comerciales predomina el chocolate con leche o blanco, ricos en grasas saturadas y azúcares añadidos.

No es, pues, un alimento saludable en sentido estricto, pero sí un capricho que puede disfrutarse ocasionalmente dentro de una dieta variada. Su gran atractivo sensorial (una mezcla de texturas crujientes, cremosidad y sabores dulces con matices tostados y salados) favorece el consumo excesivo, lo que representa su mayor riesgo.

Además, es importante advertir que el chocolate Dubái no es apto para personas alérgicas, ya que contiene frutos secos (pistacho y posibles trazas de nueces), sésamo (tahini), lácteos (en el chocolate y el relleno) y soja (por emulsificantes como lecitina).

¿Lo puedo preparar en casa?

Para quienes desean recrear en casa la experiencia del chocolate Dubái, es posible hacerlo con ingredientes relativamente accesibles. La receta incluye tres componentes principales: una crema de pistacho, un elemento crujiente y una cobertura de chocolate.

Para la crema se necesitan pistachos pelados sin sal, chocolate blanco, un poco de leche y una cucharada de tahini, que aporta profundidad al sabor. El crujiente se logra con masa kadayıf o, en su defecto, tiras finas de pasta filo u hojaldre. Y, finalmente, se utiliza chocolate con leche de buena calidad para la cobertura, aunque puede emplearse chocolate negro o blanco según preferencia. Para decorar, algunos optan por añadir pistachos picados o hilos de chocolate blanco.

La preparación es sencilla pero requiere algo de técnica. Primero, se trituran los pistachos junto con el chocolate blanco derretido, la leche y el tahini hasta formar una pasta densa y cremosa. Por separado, el kadayıf se tuesta en una sartén sin aceite, o con un poco de mantequilla, hasta que esté dorado y crujiente. Esta masa crujiente se mezcla luego con la crema de pistacho, formando el relleno. En moldes rectangulares, se vierte una primera capa de chocolate fundido para formar la base, se enfría, se añade el relleno y, finalmente, se cubre con más chocolate para sellar la barra.

Tras refrigerar durante unos 30 minutos, el resultado es una barra con una textura mixta y un perfil de sabor complejo que emula, con bastante fidelidad, la experiencia sensorial del chocolate Dubái original.

Es la prueba de que, en tiempos de algoritmos, un producto puede hacerse mundial no por millones de dólares en publicidad, sino por una buena idea, una buena historia y una buena mordida.

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José Miguel Soriano del Castillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Chocolate Dubái: el dulce viral que cruzó fronteras – https://theconversation.com/chocolate-dubai-el-dulce-viral-que-cruzo-fronteras-262140

Los peces van al gimnasio: cómo mejorar el bienestar y la calidad de las especies de acuicultura

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Álvaro De la Llave Propín, Doctor Ingeniero Agrónomo especializado en Acuicultura, Universidad Politécnica de Madrid (UPM)

La industria del fitness ha experimentado un crecimiento notable en los últimos años, marcado por el aumento de tendencias saludables y una mayor preocupación por los hábitos de consumo. Vivimos en la era de las rutinas de ejercicio físico, donde la normalización de los hábitos de entrenamiento forma parte de nuestro día a día. De hecho, el concepto de fitness ha evolucionado de una forma mucho más amplia para convertirse en wellness (bienestar).

¿Y si los animales también fueran al gimnasio para mantenerse sanos y felices? Aunque no en un sentido literal, sí ocurre y se conoce como enriquecimiento ambiental. Esta práctica, cuyo concepto comenzó a desarrollarse en el siglo XX, se dirige a la modificación del entorno de un animal en cautiverio con el fin de mejorar su calidad de vida.

En la actualidad, este principio se dirige, sobre todo, a incrementar la complejidad de los hábitats, simulando condiciones naturales. Es un aspecto que cobra especial relevancia en el contexto de la evaluación del bienestar, como en el caso de los peces de acuicultura.




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Entre los diferentes métodos para enriquecer el entorno de los animales destaca el enriquecimiento ocupacional. Basado en proporcionar actividades que estimulen su mente y cuerpo, promueve comportamientos naturales y reduce el estrés.

Organizaciones como el Farm Animal Welfare Committee (FAWC) recomiendan el uso de ambientes enriquecidos. Incluso puede llegar a ser un requisito obligatorio, como es el caso del uso de alojamientos enriquecidos en gallinas de puesta en diversos países europeos.

El efecto Ricitos de Oro

En el cuento clásico Ricitos de Oro y los tres osos, de Rascal Robert Southey, su protagonista llega a una casa en el bosque habitada por una familia de tres osos y, en su ausencia, trata de escoger la mejor opción entre las distintas posibilidades: un plato de comida frío, uno caliente y otro templado.

Más allá de la historia en sí, el autor introduce inconscientemente un concepto que da nombre al “efecto Ricitos de Oro” ( Goldilocks Effect en inglés). Este fenómeno describe la tendencia humana a preferir opciones que no sean ni demasiado extremas ni demasiado moderadas, sino que se encuentren dentro de un rango óptimo o deseable. Es decir, que encuentran la virtud en un punto medio.

Al igual que las rutinas de entrenamiento tienen un papel clave en el desarrollo de los deportistas, la implementación de ejercicio en los animales, de una forma moderada y consciente, es fundamental para que la actividad no tenga un efecto contraproducente.




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¿Cómo se ejercitan los animales?

En el caso de la producción animal, este ejercicio tiene un aspecto positivo adicional: el incremento de la calidad final del producto. Y, en este punto surge una pregunta clave: ¿cómo se ejercitan los animales?

Los desafíos cognitivos y físicos, como trepar, nadar, correr, saltar o buscar, enfrentan a los animales a obstáculos para obtener, en muchas ocasiones, un recurso, mejorando la salud física, mental y el desarrollo de habilidades bajo el paraguas del bienestar integral.

A pesar de que en peces esta implementación es más compleja y menos diversa que en especies terrestres, simular las condiciones básicas subacuáticas es el primer paso para crear un entorno estimulante en la acuicultura. Un ejemplo práctico sería imitar las corrientes o turbulencias de los ríos dentro de los tanques mediante el uso de bombas sumergibles.

La ingeniería del bienestar a través del ejercicio

Nuestro grupo Bienestar y cría de los animales domésticos y calidad de su carne (BIANDOCARNE, conformado por especialistas de la Universidad Politécnica de Madrid y la Universidad Complutense de Madrid, está dedicado, entre otros aspectos, al estudio de la optimización de la acuicultura de cara a mejorar el bienestar de los salmónidos en proyectos como WELLSTUN, PISCIBIEN o MODIFISH.

Nuestra experiencia nos ha servido para medir de forma precisa cuándo un animal se ve afectado por un estresor y a discernir qué herramientas o técnicas acuícolas son más apropiadas para evitarlo.

Con esta mochila a nuestras espaldas decidimos comprobar qué cantidad de ejercicio era el adecuado para no afectar de manera negativa a los peces, ya que no se había profundizado más allá de su simple uso como herramienta de enriquecimiento.

Como en la naturaleza las corrientes de los ríos no son constantes, se planteó implementar una configuración aleatoria en las bombas que permitía que estas se activaran y desactivaran de manera impredecible, haciendo más realista la simulación.




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Mens sana in corpore sano

A través de nuestro estudio, pudimos comprobar que las corrientes, independientemente de la configuración, promovían el crecimiento y mejoraban el estado nutricional de los peces y la coloración de la carne. Profundizando un poco más, observamos cómo el modo de configuración aleatoria obtuvo mejores resultados que el uso continuo de las bombas, mostrando el llamado efecto “Ricitos de Oro”. Es decir: un ejercicio moderado, generado por esta configuración, dio lugar a una calidad superior, reflejado en un tejido muscular con un color salmón más vivo y una actividad enzimática adecuada.

¿Y qué pasa cuando nos enfocamos en el fitness sin alcanzar el wellness? Este sería el caso de los peces sometidos a un ejercicio continuo, que a pesar de estar en mejor estado que los que no tenían corrientes –ni continuas ni aleatorias–, comenzaron a desarrollar una serie de desajustes metabólicos que podían llegar a afectar a la salud del animal, su bienestar y la vida útil del producto.

Dos claves: optimización y consciencia

En este sentido, el futuro del uso de herramientas de enriquecimiento abarca tanto su aplicación como su optimización: es necesario controlar y mejorar la técnica para así marcar la diferencia en aspectos tan importantes como el bienestar de los animales y la calidad del producto.

En tiempos caracterizados por la escasez de materiales y la competitividad, la economización de recursos nunca ha jugado un papel tan importante en la industria acuícola moderna. Del mismo modo, la aplicación del concepto de “justa medida” se trata de la nueva piedra angular en el funcionamiento de cualquier sistema o herramienta de producción animal sostenible y precisa. Una industria consciente que camina de la mano de aspectos tan delicados como el bienestar animal para mejorar su propia productividad

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Morris Villarroel ha recibido fondos del Plan estatal de investigación científica, del Ministerio de Ciencia e Innovación para investigador sobre el bienestar de la trucha.

Álvaro De la Llave Propín no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Los peces van al gimnasio: cómo mejorar el bienestar y la calidad de las especies de acuicultura – https://theconversation.com/los-peces-van-al-gimnasio-como-mejorar-el-bienestar-y-la-calidad-de-las-especies-de-acuicultura-259620