Comment les censeurs des conseils d’administration sont un moyen de contourner la loi

Source: The Conversation – France (in French) – By Etienne Redor, Responsable du département finance, Audencia

Le censeur n’est pas soumis aux contraintes règlementaires de limite d’âge, de quota de genre ou du nombre de ses membres. EverettCollection/Shutterstock

Au sein des entreprises françaises, un censeur est un membre du conseil d’administration sans droit de vote ni responsabilité légale, mais qui participe aux débats. Pourquoi sa multiplication ces dernières années ? Quelles stratégies des entreprises derrière cette nouvelle tendance ?


L’imaginaire collectif tend à voir le conseil d’administration (CA) d’une entreprise comme un groupe d’administrateurs qui votent, conseillent le directeur général et assument une lourde responsabilité juridique. En réalité, dans 25 % des grandes sociétés cotées françaises, une personne supplémentaire siège à la table, qui ressemble à un administrateur et s’exprime comme tel, mais qui n’en est pas officiellement un : le censeur.

Les censeurs assistent aux conseils d’administration, accèdent aux mêmes informations que les administrateurs et peuvent influencer les décisions en coulisses. Leur rôle est à la fois informationnel et lié au contrôle. Ils peuvent fournir de l’information et des conseils lors des réunions du conseil d’administration, mais également transmettre de l’information aux parties prenantes qu’ils représentent.

Pourtant, ils n’ont ni droit de vote ni responsabilité légale et échappent aux règles de gouvernance, comme la limite d’âge ou le genres. Résultat : les entreprises recrutent ou gardent les profils qu’elles veulent, tout en respectant les règles existantes.

Pourquoi les grandes entreprises françaises cotées ont-elles de plus en plus recours à cette pratique ? Sur quels aspects cette « innovation » est-elle problématique ou au contraire bénéfique ?

Notre étude, la première du genre, s’appuie sur des milliers de rapports annuels d’entreprises appartenant au SBF120 (2010–2022) et tente d’apporter un éclairage nouveau au rôle de censeur.

Un « dispositif » populaire

En 2010, 17 % des grandes entreprises françaises avaient un censeur au sein de leur conseil d’administration ; en 2022, elles étaient 22 % et 25 % en 2024.

Les censeurs ont la possibilité d’assister à toutes les réunions, de recevoir les mêmes informations que les administrateurs, de poser des questions, de contester la direction, et ils exercent souvent une influence majeure en coulisses.

La différence avec les autres administrateurs ? Ils n’ont ni droit de vote, ni obligation fiduciaire, ni responsabilité juridique personnelle en cas de problème. Plus important encore, ils sont ignorés par toutes les règles de gouvernance, y compris le Code Afep-Medef de gouvernance d’entreprise et le Code de commerce français.

Ils ne sont pas pris en compte dans le calcul de la taille maximale du conseil d’administration, du ratio d’indépendance ou du quota obligatoire de 40 % de femmes ni dans la limite d’âge qui s’applique à eux. En bref, les entreprises peuvent conserver les membres qu’elles souhaitent au sein du conseil d’administration, tandis que le conseil officiel semble parfaitement conforme sur le papier.

Trois raisons du recours aux censeurs

Nous avons cherché à répondre à la question suivante : pourquoi les censeurs sont-ils devenus si populaires dans les entreprises françaises cotées en bourse ? Notre étude est la première à traiter cette question à grande échelle en recueillant des données sur cette pratique et en expliquant pourquoi elle s’est autant répandue.

Un nombre limité d’administrateurs potentiels

Recruter les meilleurs profils reste difficile pour certaines entreprises. Les petites entreprises cotées en bourse ou celles qui sont récentes ont du mal à convaincre des cadres supérieurs d’accepter un poste d’administrateur à part entière. Pourquoi ? Parce que cela demande un investissement en temps considérable et comporte un risque personnel réel.

Ces mêmes cadres acceptent souvent volontiers un poste de censeur ; ils ont la même influence, mais cela comporte beaucoup moins d’inconvénients. Les données montrent clairement que les entreprises plus petites, plus récentes et moins bien connectées sont nettement plus susceptibles d’avoir des censeurs au sein de leur conseil d’administration.

Aucune restriction légale

Le rôle de censeur au sein du conseil d’administration est un excellent outil pour gérer les contraintes réglementaires. La France impose des limites strictes ; les conseils d’administration ne peuvent compter plus de 18 membres ; pas plus d’un tiers des administrateurs ne peuvent être âgés de plus de 70 ans ; les administrateurs perdent leur statut « indépendant » après douze ans d’exercice et au moins 40 % d’entre eux doivent être des femmes.

Lorsqu’un administrateur apprécié atteint la limite d’âge, perd son « indépendance », ou que le conseil d’administration a déjà atteint la limite de taille, ou encore que l’entreprise a besoin d’un homme supplémentaire sans enfreindre le quota de genre, la solution la plus simple est de faire de cette personne (ou d’un nouveau membre) un censeur.

Rampe de lancement pour de futurs administrateurs

Le poste de censeur est un mécanisme idéal pour « essayer avant de nommer définitivement ». Les conseils d’administration français sont en grande majorité échelonnés, de sorte que chaque administrateur est engagé pour une durée de trois à six ans. Choisir la mauvaise personne coûte cher et peut être pénalisant.

Le fait d’accueillir d’abord quelqu’un en tant que censeur permet au conseil d’administration d’observer comment le candidat se prépare, comment il réfléchit sous pression et comment il interagit avec la direction. Le candidat acquiert une véritable expérience du conseil d’administration sans en assumer la responsabilité.

Environ 25 % des censeurs sont ensuite promus au poste d’administrateur à part entière, et ceux qui le sont, sont généralement plus jeunes et moins expérimentés, ce qui correspond exactement au profil que l’on attendrait pour une période d’essai.

Encadrer cette pratique

Notre étude souligne que le recours aux censeurs peut être considéré sous deux angles différents.

Ce rôle va clairement à l’encontre de l’esprit des quotas de genre, des règles d’indépendance et des limites d’âge, raison pour laquelle les régulateurs français et les sociétés de conseil en vote par procuration, tels que les entreprises ISS et Glass-Lewis, font pression pour le restreindre ou le supprimer. Ces acteurs défendent les intérêts des actionnaires et les meilleures pratiques en matière de gouvernance d’entreprise. Si une entreprise propose un mécanisme allant à l’encontre de la bonne gouvernance, ils s’y opposent.

D’un autre côté, la suppression totale du rôle de censeur nuirait à la capacité des petites entreprises d’attirer des talents et rendrait plus difficile la succession harmonieuse des administrateurs.

Nous recommandons une réforme équilibrée :

  • compter les censeurs dans le calcul des quotas afin de mettre fin aux abus les plus évidents ;

  • exiger un vote des actionnaires pour leur nomination ;

  • ajouter des limites de mandat ;

  • renforcer la transparence ;

  • et maintenir l’absence de responsabilité afin que le poste reste attractif pour les personnes hautement qualifiées.

Car le censeur est l’une des innovations les plus créatives et les plus efficaces en matière de gouvernance de ces deux dernières décennies. Elle souligne que lorsque les régulateurs multiplient les règles, les entreprises sophistiquées trouvent toujours le moyen de conserver les personnes dont elles ont besoin au sein de leur conseil d’administration. Le censeur au conseil d’administration est la réponse polie mais ferme du monde des affaires à une forme de sur-réglementation.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.

ref. Comment les censeurs des conseils d’administration sont un moyen de contourner la loi – https://theconversation.com/comment-les-censeurs-des-conseils-dadministration-sont-un-moyen-de-contourner-la-loi-272520

Les Français prudents envers les entreprises à mission, contrairement aux Italiens et aux Espagnols

Source: The Conversation – France in French (3) – By Monica Riviere, Associate Professor of Management, INSEEC Grande École

Les Français et les Françaises affichent une plus grande prudence vis-à-vis des promesses faites par les entreprises, et expriment une attente forte à l’égard de la capacité de ces dernières à transformer leurs engagements en impact réel. Kues/Shutterstock

Società Benefit en Italie, Sociedad de Beneficio e Interés Común en Espagne, société à mission en France, cette qualité juridique séduit de plus en plus de pays en Europe. Contrairement à leurs voisins transalpins et ibériques, confiants dans ces entreprises durables, les Français et Françaises restent méfiants. Pourquoi ? Réponses en graphiques.


Depuis la loi Pacte en 2019, la France promeut activement les sociétés à mission, ces entreprises qui s’engagent à poursuivre un ou plusieurs objectifs sociaux ou environnementaux dans le cadre de l’exercice de leurs activités.

Lorsqu’on interroge les actifs français, la confiance dans la capacité réelle des sociétés à mission de produire un impact sociétal reste plus fragile qu’en Italie ou en Espagne. Ces trois pays de l’Union européenne ont adopté un cadre juridique spécifique pour les entreprises à finalité sociétale. Par exemple, l’Italie compte 5 161 entreprises au 30 juin 2025, la France 2 300 entreprises aujourd’hui.

En France, le concept même de raison d’être (purpose, en anglais) a parfois été critiqué pour être détourné en outil de communication plutôt qu’en engagement réel. Notre étude quantitative, menée auprès de plus de 1 200 actifs en France, en Italie et en Espagne, met en évidence des différences de manière dont ces entreprises sont perçues dans ces trois pays européens.

Scepticisme français

Ces pays présentent des démarches institutionnelles comparables en faveur des entreprises engagées, mais se distinguent par le rythme et l’ampleur de l’adoption de ces statuts. Le graphique ci-dessous s’appuie sur les données recueillies par questionnaire dans les trois pays.

Il met en évidence un contraste clair. Si la sensibilité environnementale est comparable, la confiance dans l’impact réel des entreprises à mission est plus faible en France.

L’Italie, qui a introduit la qualité juridique de Società Benefit dès 2015, affiche les niveaux de confiance les plus élevés tandis que l’Espagne, où le statut de Sociedad de Beneficio e Interés Común a été introduit en 2022, occupe une position intermédiaire.

Ce résultat suggère que le scepticisme français ne traduit pas un moindre attachement aux enjeux sociaux ou environnementaux. Il renvoie davantage à une évaluation plus prudente des promesses affichées par les entreprises, et à une attente plus forte quant à leur capacité à transformer leurs engagements en impact réel.

« D’accord, il y a une raison d’être, mais certaines activités associées au luxe ou à des usages fortement carbonés peuvent-elles être perçues comme compatibles avec une image exemplaire ? », témoigne une personne interrogée.

Ni rejet ni naïveté

L’exigence des Français ne se limite pas aux jugements abstraits sur l’impact des entreprises : elle se manifeste concrètement dans leur attractivité comme employeurs. Le graphique ci-dessous met en évidence des différences marquées, la France se distinguant par une attractivité plus faible des entreprises à mission.

Par contraste, certaines études menées en Italie suggèrent que l’engagement social et environnemental des entreprises joue un rôle plus direct dans l’attractivité perçue.

Rôle clé des expériences passées de RSE

Cette spécificité française s’éclaire lorsque l’on intègre dans l’analyse le rôle des expériences passées de RSE dans l’attractivité des entreprises à mission.

Lorsque les individus ont été confrontés à des démarches de RSE jugées crédibles et cohérentes avec les pratiques réelles de l’entreprise, leur confiance envers les entreprises à mission augmente nettement. À l’inverse, des expériences perçues comme opportunistes ou principalement déclaratives alimentent une défiance durable.

Cette exigence accrue s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs décennies de discours sur la RSE au cours desquelles les salariés ont développé une capacité critique plus affirmée face aux engagements affichés.

Quelles implications pour les acteurs économiques et politiques ?

Pour les entreprises à mission, ces résultats rappellent que le cadre juridique constitue un point de départ, non une garantie de crédibilité.

En France, la confiance se construit dans la durée, par la concordance entre discours et actions. En ce sens, la qualité juridique d’entreprise à mission ne doit pas être adoptée à titre expérimental. Lorsqu’elle est adoptée sans la capacité réelle d’en assumer les exigences, elle devient contre-productive non seulement pour l’entreprise elle-même, mais aussi en affaiblissant l’attractivité des entreprises à mission et en sapant la crédibilité du dispositif dans son ensemble.

Pour les pouvoirs publics, ces résultats soulignent l’importance des dispositifs de vérification des entreprises à mission, en particulier le rôle des organismes tiers indépendants (OTI), qui encadrent strictement les engagements tout en formulant des attentes particulièrement élevées.

En Italie, la logique est différente. La crédibilité des engagements repose sur un contrôle institutionnel, assuré par l’Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM) qui veille à la conformité des déclarations des entreprises, en sanctionnant des pratiques jugées trompeuses.

Ces configurations différentes suggèrent que la confiance ne dépend pas seulement de l’existence de mécanismes de vérification, mais aussi de leur lisibilité et de la manière dont ils sont perçus. Mieux rendre visibles et compréhensibles ces dispositifs – qu’ils soient fondés sur la vérification indépendante ou sur le contrôle institutionnel – pourrait renforcer la crédibilité des engagements et encourager l’ensemble des entreprises à ancrer leurs actions dans des pratiques concrètes et durables.

The Conversation

Monica Riviere ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Les Français prudents envers les entreprises à mission, contrairement aux Italiens et aux Espagnols – https://theconversation.com/les-francais-prudents-envers-les-entreprises-a-mission-contrairement-aux-italiens-et-aux-espagnols-272916

El mercado regulado de electricidad en España busca ser menos volátil en 2026

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Luis Sancha Gonzalo, Profesor del Máster Universitario en Sector Eléctrico. Experto en Sistema Energético Español, Universidad Pontificia Comillas

cunaplus/Shutterstock

La factura regulada de la luz comenzó a funcionar en España el 1 de julio de 2009, marcando el fin del proceso de liberalización del mercado eléctrico.

Con la liberalización, los pequeños consumidores (aquellos cuya potencia contratada no supera los 10 kW) pudieron elegir entre las ofertas de mercado libre de las distintas comercializadoras o una comercialización regulada a través de una Tarifa de Último Recurso (TUR), que imputaba los costes del servicio eléctrico a través de los términos fijo (potencia contratada) y variable (energía consumida) de la factura.

En abril de 2014, el Precio Voluntario para el Pequeño Consumidor (PVPC) sustituye a la tarifa de último recurso y el coste de la energía pasa a tomarse directamente de los precios, por franjas horarias, que marque el mercado eléctrico.

La última modificación de calado acaba de producirse el 1 de enero de 2026 y es la fase final del proceso de aplicación de la reforma en la metodología de cálculo del PVPC que se aprobó en abril de 2023.

Con esa reforma, el precio de la energía del mercado diario para los clientes PVPC pasó a ajustarse teniendo en cuenta el precio de los mercados organizados a plazos: anual, trimestral y mensual. En 2024, el primer año de aplicación, el precio de la luz dependía en un 25 % de los mercados a plazos y el 75 % restante del precio diario. Al año siguiente, en 2025, el porcentaje del primer concepto aumentó hasta el 40 %. A partir de este año, el precio se calcula con una ponderación de 55 % para los mercados a plazos y 45 % para el mercado diario. De este modo se busca depender menos de los vaivenes de este último y dar más estabilidad a los precios para los pequeños consumidores del mercado regulado.

Por su parte, los precios para quienes acuden al mercado libre de la energía se ajustan en los contratos y tarifas que las comercializadoras ofrecen a sus clientes.

La factura PVPC en 2026

La factura PVPC consta de seis términos y su importe es la suma de:

  • El término fijo, que consta de tres componentes: el coste de la potencia contratada (la cantidad de kilovatios que se puede consumir en un momento concreto) en horario de alta demanda (0,0759 €/kW día) y de baja demanda (0,0020 €/kW día), y el coste de comercialización (compra de energía, facturación, atención al cliente), cuyo precio regulado es 0,0086 €/kW día.

  • El término variable: se calcula por franjas horarias y es el producto de multiplicar la energía consumida a una determinada hora por el precio de la energía en esa misma hora. El precio se determina ponderando el precio de la electricidad en el mercado que se celebra cada 15 minutos (45 %) y los precios de los mercados a plazos (55 %). Dentro de estos últimos, el peso del mercado anual es del 54 %, el del trimestral del 36 % y el mensual del 10 %. Además, el precio de la energía incorpora los costes de operación del sistema y la parte variable de los peajes y cargos.

  • La financiación del bono social, que se aplica por normativa y es obligatorio. Tiene un valor de 0,019 €/día.

  • El impuesto eléctrico: es del 5,11 % y se aplica a los tres términos previos (término fijo, término variable y la financiación del bono social).

  • Alquiler del contador eléctrico (0,0266 €/día).

  • El IVA (21 %), que se aplica a la suma de los cinco términos anteriores (término fijo, término variable, financiación del bono social, impuesto eléctrico, alquiler del contador).

  • En el caso de autoconsumo, aparece un término adicional que refleja la compensación económica por la energía excedentaria vertida a la red (energía vertida X el precio regulado horario).

Importancia de los términos

Los términos más importantes de la factura son los dos primeros (el fijo y el variable). Además, son los de mayor cuantía y los únicos que pueden ser gestionados por el consumidor. En 2025, el término de potencia (fijo) supuso el 20 % y el de energía (variable) el 56 % de la factura del consumidor medio PVPC (4 kW de potencia contratada y 200 kWh de consumo mensual).

Con respecto a 2025, en 2026 aumenta el precio del término de potencia (coste fijo de la factura). Además, el hecho de incluir en el cálculo de la energía consumida (término variable de la factura eléctrica) los precios de los mercados a plazos hace prever una reducción del precio en un 16 %. Se mantiene la discriminación horaria para costes y peajes: dos periodos en el término de potencia y tres en el término de energía.

Gasto eficiente en la potencia contratada

Contratar la potencia punta que realmente se necesita puede suponer un ahorro importante en el gasto eléctrico anual.

Las facturas incluyen un gráfico con la potencia punta realmente utilizada en el último año. Este dato debe servir de guía para contratar la potencia adecuada. El cambio de potencia (que tiene un coste para los clientes eléctricos) se puede hacer en escalones de 0,1 kW.

Gasto eficiente de la energía eléctrica

Aprovechar la diferencia horaria del precio de la energía para trasladar, en la medida de lo posible, consumos de horas caras a horas más baratas dentro del día o de la semana es una buena manera de optimizar el gasto en electricidad.

En el día, la influencia de la generación fotovoltaica hace que las horas más baratas sean las comprendidas entre las 15.00 y las 18.00 horas, mientras que entre las 04.00 y las 06.00 son horas valle. Las horas más caras son las comprendidas entre las 19.00 y las 22.00 horas (horas punta domésticas).

Dentro de la semana, todas las horas de los sábados, domingos y festivos son valle y tienen precios inferiores a los de los días laborables.

En 2025, en el 20 % de los días la diferencia de precio entre la hora más cara y la más barata fue 20,62 €/kWh, un valor muy sustancial.

Un cliente informado

Es útil recordar que el consumidor PVPC puede conocer cada día el precio horario de la energía de la jornada siguiente utilizando plataformas como e·sios de Red Eléctrica (REE), o cualquier aplicación específica.

Finalmente es aconsejable revisar periódicamente el comparador de facturas de la CNMC, que establece un ranking ordenado con las ofertas de todas las comercializadoras eléctricas de precio libre y PVPC.

The Conversation

José Luis Sancha Gonzalo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El mercado regulado de electricidad en España busca ser menos volátil en 2026 – https://theconversation.com/el-mercado-regulado-de-electricidad-en-espana-busca-ser-menos-volatil-en-2026-273916

Aristóteles abrió un mejillón hace 2 000 años… y vio algo que seguimos estudiando hoy

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Antonio Figueras Huerta, Profesor de investigación del Consejo Superior de Investigaciones Científicas, Instituto de Investigaciones Marinas (IIM-CSIC)

Aristóteles y Alejandro Magno. Charles Laplante.

En el siglo IV a.C., Aristóteles realizó las primeras observaciones científicas detalladas sobre mejillones mediterráneos en su Historia Animalium (Historia de los animales).

El filósofo griego los denominó μύες (myes) y describió con una precisión sorprendente una estructura que milenios después la ciencia identificaría como proteica: el biso, un conjunto de filamentos proteicos que segregan ciertos moluscos bivalvos para adherirse al sustrato y que históricamente se obtuvo de la nacra (Pinna nobilis) para producir tejidos conocidos como seda marina. En el pasaje IV, 5, 528b, escribió: «οἱ δὲ μύες προσπέφυκασι ταῖς πέτραις καὶ ἐκ τῶν μορίων ἔξω τινα ἔχουσιν, ἐξ ὧν ἀφίενται τὸν ἰσχὺν ὅσον προσκεῖσθαι ταῖς πέτραις». Es decir: «Los mejillones están adheridos a las rocas y poseen una parte del cuerpo que sobresale, de la cual producen un hilo con el que se aferran firmemente a ellas».

Historia animalium de Aristóteles, edición de 1619.
Wikimedia Commons., CC BY

La precisión de Aristóteles al describir el biso, confirmada dos mil años después por investigaciones contemporáneas sobre proteínas adhesivas, demuestra que la observación rigurosa puede trascender las limitaciones tecnológicas de su época.

En la misma obra, también identificó correctamente que los mejillones se alimentan filtrando el agua, una observación que anticipa el concepto moderno de organismos filtradores marinos.

Bivalvos en la literatura clásica

Muchas de las categorías establecidas por Aristóteles coinciden notablemente con las clasificaciones actuales. Los μύες (myes) eran mejillones, que en el Mediterráneo son de la especie Mytilus galloprovincialis y forman densos bancos en áreas rocosas intermareales.

Roca cubierta de mejillones mediterráneos en la costa de Portugal.
Wikimedia Commons., CC BY

Las ὄστρεα (ostreae) eran las ostras, incluida Ostrea edulis, especie nativa europea consumida tanto por griegos como por romanos. Aunque Aristóteles las situó principalmente “en el fondo”, esta especie se adhiere con frecuencia a sustratos duros, formando arrecifes.

Las πίνναι (pinnai) correspondían a la imponente Pinna nobilis o nacra, el bivalvo más grande del Mediterráneo, capaz de alcanzar hasta 120 cm. Muy apreciada en la antigüedad, esta especie se encuentra hoy en peligro de extinción debido al parásito protozoo Haplosporidium pinnae, que desde 2016 ha devastado sus poblaciones.

Fan mussel Pinna nobilis_ en una pradera de posidonias.
Arnaud Abadie / Wikimedia Commons., CC BY

Las τελλίναι (tellinai) incluían almejas y berberechos como Ruditapes decussatus, un bivalvo infaunal que vive enterrado en sedimentos arenosos. Las κτείς (kteis) eran las vieiras, entre ellas Pecten jacobaeus. Precisamente, Aristófanes (ca. 446-386 a. C.) menciona este tipo de productos del mar en su comedia Los Caballeros, donde aparecen como manjares vendidos en el ágora ateniense.

Busto deAristophanes en la Galería Uffizi, Florencia, Italia.
Alexander Matayatsky / Wikimedia Commons., CC BY

Plinio el Viejo describió en su Naturalis Historia (s. I) la capacidad natatoria de las vieiras, un comportamiento confirmado por estudios modernos que han demostrado que los pectínidos nadan expulsando agua al cerrar rápidamente sus valvas.

Las καρδία (kardia) eran berberechos del género Acanthocardia, llamados así por su forma de corazón, y aparecen indirectamente en fragmentos de comedias griegas. Las σωλήν (solen) correspondían a las navajas como Solen marginatus, cuyo comportamiento excavador Aristóteles describió correctamente en su Historia Animalium.

Finalmente, las φωλάδες (pholades) eran dátiles de mar (Lithophaga lithophaga), moluscos perforadores de roca caliza. Su explotación fue tal que hoy están protegidos en el Mediterráneo por la Directiva de Hábitats.

Primera página de la obra Historia Natural, de Plinio el Viejo.
Wikimedia Commons., CC BY

Ecología marina a la griega

Los textos antiguos contienen observaciones sorprendentes sobre la ecología marina, desde referencias a la necesidad de aguas limpias hasta la importancia de la oxigenación del agua.

Estas intuiciones coinciden con el conocimiento moderno: los mejillones del género Mytilus reducen su tasa metabólica cuando las concentraciones de oxígeno disuelto caen por debajo de 5-6 mg/L de oxígeno disuelto para mantener su metabolismo normal, y la agitación del agua garantiza tanto esa oxigenación como el aporte de fitoplancton, su principal alimento. Actualmente, los mejillones son bioindicadores reconocidos de la contaminación y se utilizan en programas internacionales de biomonitoreo, como el Mussel Watch Program.

Moluscos en la mesa

La gastronomía también desempeñó un papel central. Ateneo de Náucratis (s. II) recogió en su obra Deipnosophistae las tradiciones culinarias de toda Grecia, incluyendo referencias a la estacionalidad de los mariscos.

Los textos antiguos señalan que los mejillones eran de mejor calidad antes del verano, lo cual coincide con el ciclo reproductivo de Mytilus galloprovincialis, que presenta dos períodos de desove principales: primavera (marzo-mayo) y otoño (septiembre-octubre). Antes del desove primaveral, los mejillones acumulan reservas de glucógeno que aportan dulzor y firmeza, mientras que, tras el desove, la carne se vuelve más acuosa y menos sabrosa.

Los mejillones ya eran un plato muy apreciado en la antigua Grecia.
Wikimedia Commons., CC BY

Por su parte, Arquéstrato de Gela (s. IV a. C.), el primer gastrónomo occidental, estableció en su obra Hedypatheia jerarquías geográficas de calidad para distintos mariscos, recomendando mejillones de Abdera y Mitilene y ostras del Helesponto –hoy Dardanelos–. Estas diferencias culinarias reflejan gradientes reales de salinidad, temperatura y productividad.

Los bivalvos formaban parte de la dieta cotidiana en la Grecia clásica. Ostras y almejas se consumían crudas con vinagre, aceite y hierbas aromáticas, mientras que los mejillones se cocinaban con frecuencia y podían acompañarse de garum, la popular salsa de pescado fermentado griega.

Vieiras y ostras también se asaban directamente sobre las brasas. A estos mariscos se les atribuían propiedades afrodisíacas, vinculadas a Afrodita y a la fertilidad marina.

A la lonja en ánforas

El comercio de bivalvos está documentado arqueológicamente. Ánforas con sellos comerciales y restos de mercados de pescado en Atenas y otras ciudades costeras evidencian un consumo amplio. Depósitos domésticos de conchas, incluso en viviendas no aristocráticas, confirman su presencia generalizada. En la época romana, las ostras podían conservarse en salmuera para facilitar su transporte, como documentaron Plinio y Columela.

Los romanos llevaron la relación con los bivalvos más lejos mediante el desarrollo de técnicas de ostricultura en el siglo I a.C. Plinio atribuye a Sergius Orata (s. I a. C.) la innovación de los primeros criaderos de ostras en el lago Lucrino, en la Campania, alrededor del 95 a.C. Estas técnicas son las precursoras de los métodos modernos de cultivo suspendido. No existe evidencia directa de acuicultura en Grecia.

Conchas de Bolinus brandaris, de donde se sacaba el tinte púrpura de Tiro.
Luis Fernández García / Wikimedia Commons., CC BY

Aunque no pertenecen a los bivalvos, los múrices merecen mención por su papel en la economía antigua. Estos gasterópodos eran la fuente de la púrpura de Tiro, el tinte más valioso del Mediterráneo. Se necesitaban entre 10 000 y 12 000 individuos para obtener apenas un gramo de pigmento, lo que convirtió la púrpura en un símbolo de poder imperial. La industria está documentada en Creta desde el II milenio a. C., lo que sugiere posibles orígenes minoicos.

Usos simbólicos y curativos

El simbolismo religioso también otorgó un papel destacado a los bivalvos. Los Himnos homéricos describen el nacimiento de Afrodita de la espuma marina y la tradición posterior la asoció con conchas, como muestran depósitos votivos con restos de ejemplares de Pecten, Ostrea y Glycymeris.

La concha representaba el nacimiento y la renovación, la belleza oculta y la fertilidad, un simbolismo que se mantuvo durante siglos.

El nacimiento de Venus (1482-1485), óleo sobre lienzo.
Sandro Botticelli.

Además, los bivalvos también tuvieron usos medicinales. Galeno (129-216) prescribía remedios que incluían polvo de concha de ostra y Dioscórides (40-90) menciona preparaciones similares en su obra De Materia Medica. Estas prácticas tenían una base empírica: las conchas están compuestas mayoritariamente por carbonato cálcico, una fuente eficaz de calcio.

… hasta nuestros días

Hoy, los bivalvos siguen siendo objeto de investigación y constituyen recursos económicos importantes. La producción mundial de mejillones supera los 2,2 millones de toneladas anuales, con China como principal productor y España como líder europeo, gracias a las Rías Gallegas.

Este patrimonio biológico se ve amenazado por muchas actividades humanas. Pinna nobilis está al borde de la extinción y Ostrea edulis ha sufrido declives superiores al 85 % desde el siglo XIX debido a la sobreexplotación, las enfermedades y la degradación del hábitat. El cambio climático y la acidificación oceánica afectan la calcificación de sus conchas, al reducir la disponibilidad de iones carbonato.

Las observaciones antiguas sobre la importancia de las aguas limpias adquieren hoy nueva relevancia en un Mediterráneo amenazado por la contaminación, la eutrofización y la sobrepesca. La herencia intelectual de los naturalistas griegos sigue vigente: comprender el mar con rigor, cuestionar con humildad y reconocer que hasta los habitantes más humildes del océano merecen estudio, respeto y protección.

The Conversation

Antonio Figueras Huerta no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Aristóteles abrió un mejillón hace 2 000 años… y vio algo que seguimos estudiando hoy – https://theconversation.com/aristoteles-abrio-un-mejillon-hace-2-000-anos-y-vio-algo-que-seguimos-estudiando-hoy-271216

Zelandia, lo que el continente oculto puede decirnos sobre el cambio climático

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laia Alegret, Professor in Paleontology, Universidad de Zaragoza

Pirámide de Ball, en las islas Lord Howe, una de las pocas tierras emergidas de Zelandia, aparte de Nueva Zelanda. Wikimedia Commons., CC BY

Hace 80 millones de años, cuando los dinosaurios dominaban la Tierra, una masa continental equivalente a la mitad de Estados Unidos (o algo superior a toda la extensión de la Unión Europea) se separó de Australia y de la Antártida y permaneció separada del resto de continentes durante tantos millones de años que su flora y fauna evolucionaron de manera independiente, con miles de especies endémicas.

Así nació Zelandia, un continente de 4,9 millones de kilómetros cuadrados, protagonista de una larga historia de separación, rotación, elevación y hundimiento, hasta alcanzar su posición actual.

En la actualidad, se encuentra sumergida a miles de metros de profundidad en el océano Pacífico, y solo aflora por encima de las aguas un 6 % de su superficie, que corresponde a sus montañas más altas: las islas de Nueva Zelanda y Nueva Caledonia.

Una región crítica para los estudios climáticos

La historia climática de un continente queda grabada en sus rocas pero, en el caso de Zelandia, solo podemos ver las de sus montañas más altas, que asoman por encima del nivel del mar. El resto del continente está sumergido; por eso, para conseguir muestras de los fondos oceánicos, se necesitan tecnología y muchos recursos. Este es uno de los motivos por los que fue un continente prácticamente desconocido durante décadas.

Además, se trata de una región crítica donde los modelos climáticos presentan deficiencias en sus predicciones. Si no son capaces de reproducir el clima del pasado, que conocemos a través de estudios geológicos, ¿cómo van a predecir el clima del futuro?

El estudio del clima pretérito fue uno de los principales objetivos de una expedición internacional que exploró Zelandia en 2017.

Núcleos de sondeo extraídos del fondo oceánico durante la Expedición 371 (Integrated Ocean Discovery Program) a Zelandia.
Laia Alegret

En ella, se perforó el fondo marino con cilindros huecos para extraer rocas a miles de metros de profundidad. Un material de valor incalculable, que está siendo estudiado por equipos científicos internacionales.

Las muestras recuperadas han permitido reconstruir la historia del continente desde que se separó de Australia y la Antártida hace 80 millones de años. Ahora sabemos que hubo momentos en los que Zelandia emergió de las aguas y hubo tierra firme, cubierta por vegetación. Y otros en los que se hundió a miles de metros de profundidad.

Como si fuera una montaña rusa, estos grandes movimientos verticales se han relacionado con la tectónica de placas. Las mismas fuerzas modelaron el anillo de fuego del Pacífico, sobre el que se sitúa Zelandia. Se trata de la zona del planeta con más volcanes y terremotos, y han afectado al clima global a largo plazo.

Las muestras de Zelandia siguen aportando, además, una gran cantidad de datos sobre el clima del pasado que permitirán mejorar los modelos climáticos.

Bibliotecas rocosas bajo el agua

Las rocas extraídas de los fondos oceánicos son una biblioteca de la historia climática de Zelandia a lo largo de millones de años: el clima existente en un momento concreto se puede deducir a partir del tipo de sedimento, su estructura, su composición y los fósiles que contiene.

Los isótopos de algunos elementos que forman las rocas y los fósiles, como el oxígeno, el carbono o el neodimio, también dan información sobre aspectos relacionados con el clima. Así se puede deducir, por ejemplo, la temperatura de las aguas, la productividad biológica o las corrientes oceánicas.

Finalmente, los cambios climáticos se estudian analizando los estratos que se han ido depositando de manera sucesiva a lo largo del tiempo. Además de transformaciones graduales, en Zelandia se observan varios ejemplos de calentamiento que se consideran rápidos desde el punto de vista geológico. Estos cambios más bruscos dejan huella, por ejemplo, en el tipo de sedimento que se deposita en los fondos marinos y también provocan cambios en los ecosistemas marinos.

La importancia científica de Zelandia

La investigación de Zelandia ha revelado que hace entre 41 y 53 millones de años, durante el Eoceno, se produjeron varios eventos de calentamiento de distinta rapidez y magnitud. La respuesta de los ecosistemas marinos fue diferente, en función del aumento de la temperatura. Estos datos permiten mejorar los modelos y predecir las consecuencias de los distintos escenarios de cambio climático previstos para un futuro cercano.

El calentamiento observado hace 52 millones de años resulta especialmente interesante porque revela cambios inesperados en las corrientes oceánicas. Por ejemplo, la llegada de una nueva masa de agua profunda erosionó los fondos oceánicos y favoreció a organismos marinos que se benefician de corrientes intensas. Así, la composición química de fósiles de peces revela que esta nueva masa de agua profunda se originó cerca de la Antártida.

Se trata de un hecho difícil de explicar en un “planeta invernadero”, sin hielo permanente, porque las aguas necesitan enfriarse en la superficie para volverse lo suficientemente densas como para hundirse. Este descubrimiento desafía nuestra comprensión de la circulación oceánica en un mundo invernadero, hacia el que nos dirigimos en la actualidad.

Entender estos mecanismos del pasado es crucial para anticipar y mitigar los efectos del cambio climático futuro, ya que el océano juega un papel fundamental en la distribución del calor en nuestro planeta.

La investigación de este continente hundido en el Pacífico abre nuevos interrogantes sobre cómo funcionaban los océanos en un mundo más cálido y nos invita a reconsiderar nuestros modelos climáticos actuales.

The Conversation

Laia Alegret recibe fondos de MICIU/AEI /10.13039/501100011033 y FEDER, UE (proyectos PID2023-149894OB-I00, PID2019-
105537RB-I00 y CGL2017-84693-R). Su participación en la Expedición International Ocean Discovery Program 371 y la investigación relacionada fueron también financiadas por ECORD (European Consortium for Ocean Research Drilling), y por una una Beca Leonardo a Investigadores y Creadores Culturales 2017, Fundación BBVA. Esta investigación utiliza muestras proporcionadas por International Ocean Discovery Program.
Laia Alegret es Académica Numeraria de la Real Academia de Ciencias Exactas, Físicas y Naturales de España.

Gabriela J. Arreguín-Rodríguez recibe fondos del proyecto de I+D+i PID2023-149894OB-I00, financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033/ y FEDER/UE.

Guido Ernesto Mantilla Lucero recibe fondos del proyecto de I+D+i PID2023-149894OB-I00, financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033/ y FEDER/UE bajo el contrato de Formación de Personal Investigador (FPI) PRE2024-UZ-01

Irene Peñalver Clavel recibe fondos del proyecto de I+D+i PID2023-149894OB-I00, financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033/ y FEDER/UE bajo el contrato de Formación de Personal Investigador (FPI) PRE2020-092638.

Martina Caratelli recibe fondos del proyecto de I+D+i PID2023-149894OB-I00, financiado por MICIU/AEI/10.13039/501100011033/ y FEDER/UE; y ayuda Juan de la Cierva JDC2023-051289-I financiada por MICIU/AEI /10.13039/501100011033 y por el FSE+

ref. Zelandia, lo que el continente oculto puede decirnos sobre el cambio climático – https://theconversation.com/zelandia-lo-que-el-continente-oculto-puede-decirnos-sobre-el-cambio-climatico-272598

¿Quién manda en alta mar? El tratado que cambia las reglas del juego en el océano

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Paula Lamo, Profesora e investigadora, Universidad de Cantabria

Oleksandr Matsibura/Shutterstock

El 17 de enero entró en vigor un acuerdo internacional que afecta a más de la mitad del planeta: el Tratado de Alta Mar, conocido también como el Acuerdo sobre la Biodiversidad más allá de la Jurisdicción Nacional. El manuscrito intenta regular quién puede pescar, los trayectos de los grandes buques, el tipo de proyectos que se pueden hacer en el océano profundo y quién se beneficia de los recursos marinos del futuro.

Territorio de nadie y de todos

La alta mar empieza más allá de las 200 millas náuticas de cada país, es decir, a 370,4 kilómetros de la costa. Ocupa alrededor del 64 % de la superficie oceánica, lo que la convierte en la mayor “zona sin dueño” de la Tierra. Cada año la cruzan decenas de miles de buques mercantes y militares. Solo la ruta Asia–Europa mueve millones de contenedores atravesando durante semanas aguas que no pertenecen a ningún Estado. Y buena parte de la pesca industrial a gran escala se hace también allí, lejos de cualquier costa y con un control muy limitado.

Durante décadas, la tecnología aplicada al mar ha corrido más rápido que las normas. Los barcos son hoy auténticas fábricas flotantes. Los arrastreros congelan y procesan el pescado a bordo. Algunos buques portacontenedores miden más de 400 metros y transportan más de 20 000 contenedores en un solo viaje. Y los científicos trabajan con robots a seis mil metros de profundidad. Pero las reglas para proteger esos espacios seguían siendo débiles y fragmentarias.

El Tratado de Alta Mar nace para cambiar eso. No crea un gobierno mundial del océano, pero sí un marco común para conservar y usar de forma sostenible los ecosistemas marinos fuera de las aguas nacionales. La medida más visible es la posibilidad de crear áreas marinas protegidas en alta mar. Hasta ahora, más del 90 % de las áreas protegidas estaban dentro de aguas nacionales y cada país protegía la suya propia. En alta mar apenas había ejemplos, porque nadie tenía autoridad clara para decidir.




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Hacia un nuevo acuerdo internacional que proteja la biodiversidad en alta mar


Nuevas reglas de juego

Con el nuevo tratado, los países pueden proponer zonas basándose en criterios científicos. Si se aprueban, se fijarán normas de uso, lo que puede afectar a rutas marítimas, a la pesca o a actividades industriales. El objetivo político es proteger el 30 % del océano antes de 2030. Hoy, menos del 8 % del océano está protegido de alguna forma, y solo una pequeña parte de esa protección es realmente estricta.

Pongamos un ejemplo con una ruta típica entre Shanghái y Rotterdam, caracterizada por una travesía de más de 10 000 millas náuticas (18 520 kilómetros), la mayor parte de ella en alta mar. Si un tramo de ese trayecto atraviesa en el futuro una zona protegida sensible, la naviera podría tener que modificar ligeramente la ruta, reducir velocidad o demostrar que su paso no daña un ecosistema concreto. No es un cambio dramático, pero sí una nueva variable en la planificación, junto al combustible, el tiempo y los costes.

Como novedad, el tratado introduce la evaluación de impacto ambiental en alta mar. Hasta ahora, un proyecto podía ejecutarse en aguas internacionales con requisitos ambientales muy desiguales. Pero con el nuevo marco, cualquier actividad que pueda tener efectos significativos deberá estudiarse antes.

Un buen ejemplo de lo que supone este nuevo requisito se evidencia con los tendidos de los cables submarinos. Hoy existen más de 500 cables que cruzan los océanos y transportan más del 95 % del tráfico mundial de datos. Muchos pasan por zonas profundas poco estudiadas. Con el tratado, antes de colocar un nuevo cable habrá que analizar su impacto sobre fondos marinos, especies sensibles o áreas ecológicas relevantes y justificar las decisiones técnicas.

Lo mismo ocurrirá con campañas pesqueras intensivas o con investigaciones que alteren físicamente el entorno. Ya no bastará con que algo sea posible. Habrá que demostrar que se han considerado alternativas y que los daños se reducen al mínimo.

Este aspecto es de gran relevancia porque está directamente relacionado con los recursos genéticos marinos, de lo que existe muy poco conocimiento.

En el océano existen bacterias de fuentes hidrotermales, algas o organismos de profundidad con propiedades únicas. Algunos compuestos ya se usan en medicamentos contra el cáncer o en cosméticos. Una sola molécula descubierta en el mar puede generar millones de euros.

Hasta ahora, quienes tenía capacidad tecnológica para encontrar esos organismos podía explotarlos casi sin restricciones. Pero el tratado introduce la idea de reparto de beneficios: si esos recursos generan valor comercial, parte de los beneficios deberá compartirse, especialmente con países que no tienen medios para explorar el océano por sí mismos. Eso no frena la investigación, pero sí obliga a documentar mejor el origen de los datos y las muestras.




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Un acuerdo histórico que nos afecta a todos

El tratado también apuesta por la transferencia de tecnología. Vigilar la alta mar no es barato: hacen faltan satélite, sensores, drones, buques patrulla y análisis masivo de datos. En la actualidad, pocos países concentran esa capacidad.

El fin del nuevo acuerdo es que, con cooperación y formación, más Estados puedan participar en la vigilancia y protección del océano, lo que tendrá un impacto directo sobre el transporte marítimo. El 90 % del comercio mundial se mueve por mar, por donde cada día navegan más de 50 000 buques mercantes. La alta mar es su gran autopista.

El tratado no quiere bloquearla, pero sí hacerla compatible con la protección ambiental. ¿Por qué? A medio plazo, algunas rutas podrían atravesar zonas protegidas con normas especiales, obligando a integrar criterios ambientales en la planificación de trayectos, en la velocidad, en el consumo y en las decisiones operativas. También aumentará la importancia de demostrar cumplimiento: no bastará con declarar que se cumplen las normas.




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¿Hay algo que quede exento de regulación con el tratado? Sí: la minería de los fondos marinos, que seguirá siendo competencia de la Autoridad Internacional de los Fondos Marinos (ISA). Sin embargo, las evaluaciones de impacto y las áreas protegidas pueden limitar dónde y cómo se podrán hacer esas explotaciones. El mensaje implícito es que ya no todo vale en cualquier parte del océano.

Tras su entrada en vigor, ahora se deben crear órganos de gobierno, comités científicos y sistemas de control. La eficacia dependerá de si se destinan recursos reales a vigilar y hacer cumplir las normas. Sin barcos, satélites y datos, las reglas no trascenderán del papel.

No obstante, con este acuerdo histórico, la alta mar deja de ser el “Lejano Oeste” del planeta. No pasa a tener dueño, pero sí reglas claras para asegurarnos de que el océano sigue existiendo tal y como lo conocemos. Aunque el asunto parece ajeno a nuestro día a día, afecta a lo que comemos, a lo que compramos y a cómo se mueve el mundo. Más de la mitad de la Tierra empieza a tener normas pensadas para durar, no para agotarse. Y eso, aunque ocurra lejos de la costa, nos toca mucho más de cerca de lo que creemos.

The Conversation

Paula Lamo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Quién manda en alta mar? El tratado que cambia las reglas del juego en el océano – https://theconversation.com/quien-manda-en-alta-mar-el-tratado-que-cambia-las-reglas-del-juego-en-el-oceano-273969

Limpia, fija… y se pone al día: la actualización del ‘Diccionario de la lengua española’

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iván Ramírez Sánchez, Doctorando en Lenguas y Culturas, Universidad de Jaén

Salón de plenos de la Real Academia Española. RAE, CC BY-NC-ND

El Diccionario de la lengua española es la obra insignia de la Real Academia Española. En 2026 verá la luz su 24.ª edición, coincidiendo con el 300 aniversario del Diccionario de autoridades, el primer diccionario académico, publicado entre 1726 y 1739 y precursor del actual.

Sin embargo, entre 2017 y 2025 se realizaron varias modificaciones en la vigesimotercera edición: enmiendas, adiciones de palabras y acepciones, además de algunas supresiones. Entonces, ¿qué diferencia hay entre las actualizaciones y una nueva edición?

Cómo se actualiza la 23.ª edición (en línea)

Una nueva edición de un diccionario general de lengua, como es el caso del diccionario académico (o DLE), implica una revisión profunda de lo que se conoce como macroestructura –la lista de palabras que se definen– y la microestructura –la información que se proporciona de una determinada palabra–. Podría decirse que la obra se revisa de arriba a abajo y de izquierda a derecha. En el caso de la RAE, este trabajo suele ocupar no menos de ocho o diez años.

Gracias a los avances tecnológicos y, en particular, el desarrollo de la informática e internet, es posible actualizar parcialmente los diccionarios. Es lo que hacen, por ejemplo, el Oxford English Dictionary, gestionado en Reino Unido, o el Merriam-Webster, editado en Estados Unidos.

La RAE, con el apoyo de la Asociación de Academias de la Lengua Española –que integra todas las academias que estudian y regulan el uso del español en distintos países hispanohablantes–, empezó a realizar estas actualizaciones en 2017. Desde entonces, entre noviembre y diciembre se han dado a conocer algunos de los principales cambios realizados sobre las versiones en línea del DLE, tanto en web como en aplicación para teléfonos inteligentes y tabletas.

Estos cambios afectan a las palabras (se añaden o se eliminan), las acepciones (aumentan o disminuyen) y las formas complejas, que es el nombre técnico que reciben estructuras del tipo mano izquierda o con la mano en el corazón, que encontraríamos en la entrada mano¹. Todas estas informaciones se amplían –lo que se conoce como adición–, modifican, –denominado en lexicografía como enmienda– o suprimen.

La mayor parte de las adiciones responde a nuevas realidades en la sociedad que se reflejan en el lenguaje y, en particular, en el léxico. Un caso claro es el de la tecnología, pues desde 2017 se han añadido al DLE palabras como clic, mensajear, videollamada, bitcóin, vapeador, cookie o gif, entre otras.

Todos los cambios que se producen en la obra académica están respaldados por datos lingüísticos de diversa procedencia. La documentación de una palabra o un uso concreto se analiza y estudia desde el punto de vista lexicográfico. Esto se hace no solo para describir su utilización, sino también para integrarla en la obra. Hay palabras que en un determinado sentido coinciden con otras, de manera que garantizar la coherencia es fundamental y, a la vez, complejo en una obra que contiene aproximadamente 95 000 entradas y cerca de 200 000 acepciones.

Cambios y novedades: hacia la 24.ª edición

Ese es el estado actual de la 23.ª edición, que se publicó en soporte físico y digital en 2014. Doce años después, la RAE y la ASALE publicarán la 24.ª edición en formato digital, si bien es posible que, con la demanda suficiente, se publique también en papel. Esto quiere decir que, a diferencia de la metodología tradicional, en la que se digitalizaba la obra física terminada, esta edición nace a partir de una base de datos y una estructura electrónica que se visualiza en una página web o en una aplicación. La razón de este cambio viene dada por la tendencia de los usuarios a consultar las versiones electrónicas de los diccionarios.

Portada de la última edición publicada del _Diccionario de la Lengua Española_.
Portada de la última edición publicada del Diccionario de la Lengua Española.
RAE, CC BY-NC-ND

Sin embargo, no solo en el plano técnico hay avances; también en el ámbito lexicográfico habrá cambios significativos. En lexicografía se emplean una serie de marcas para diferenciar palabras de distintos ámbitos, por ejemplo, la zona geográfica. Este tipo de marcas se denominan diatópicas.

Hasta ahora, en el DLE había una distinción entre aquellas palabras propias de los países hispanohablantes y aquellas características de España. En concreto, las primeras se marcaban con una abreviatura del país –Méx. por México, P. Rico por Puerto Rico o Am. para señalar que se usa en general en los países americanos–. Las palabras propias de España recibían marcas concretas por la comunidad autónoma, como And. por Andalucía, Sal. por Salamanca o Can. por Canarias, mientras que la marca Esp. indica que es un sentido general de España.

Esta distinción, fuertemente criticada durante décadas, es una herencia de la tradición en el trabajo lexicográfico de la Academia, que se remonta al siglo XVIII. Desde entonces han existido marcas específicas de regiones de España porque los primeros académicos eran todos españoles y los diccionarios de la RAE de este periodo se centraban en el español de España. No fue hasta el siglo XIX cuando empezó a estudiarse el léxico de los países americanos y las palabras se marcaron consecuentemente.

Banderas de los países hispanohablantes que integran la Asociación de Academias de la Lengua Española.
Banderas de los países hispanohablantes que integran la Asociación de Academias de la Lengua Española.
ASALE

La próxima edición acabará con esta diferenciación por regiones españolas. La anterior directora del DLE, Paz Battaner, señaló que se revisará la marcación diatópica “como reflejo del espíritu de esta nueva edición: […] se garantizará un tratamiento en pie de igualdad de las palabras usadas en un país o en varios”. En este sentido, la incorporación de la lexicógrafa Dolores Corbella Díaz como académica en el año 2023 responde a la intención de la RAE de prestar más atención al léxico diferencial americano.

La Real Academia Española se fundó en 1713 con el objetivo fundamental de estudiar la lengua en todas sus dimensiones. Desde aquel Diccionario de autoridades han transcurrido tres siglos de avances metodológicos y tecnológicos. La 24.ª edición del Diccionario de la lengua española apunta a ser un hito para la lexicografía hispánica que redundará en el beneficio de todos los que hablamos la lengua española.

The Conversation

Iván Ramírez Sánchez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Limpia, fija… y se pone al día: la actualización del ‘Diccionario de la lengua española’ – https://theconversation.com/limpia-fija-y-se-pone-al-dia-la-actualizacion-del-diccionario-de-la-lengua-espanola-271446

Contaminación de datos digitales: cómo recuperar el control de la IA

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pino Caballero Gil, Catedrática de Universidad en Ciencias de la Computación e Inteligencia Artificial, Universidad de La Laguna

Los sistemas de IA generativa cada vez producen más errores, ya que se retroalimentan de ellos, contaminando cada vez más el entorno digital. Kathryn Conrad & Digit / https://betterimagesofai.org / , CC BY-SA

Donde hay petróleo, suele haber contaminación. También ocurre con lo que el matemático Clive Humby llamó el “nuevo petróleo”: los datos digitales.

El término inteligencia artificial (IA) actúa como un paraguas semántico que, intencionadamente, antropomorfiza la estadística para otorgarle una falsa cualidad orgánica. No estamos tratando con mentes digitales, sino con sistemas de probabilidad. Son matemáticas, no biología. Esa noción ambigua, en manos corporativas, diluye la responsabilidad, permitiendo a las empresas tecnológicas apropiarse del trabajo e información ajenos bajo la excusa de un progreso inevitable.

Al humanizar el software, olvidamos que los modelos de IA no aprenden ni crean. Simplemente ejercen una mímica probabilística de lo que ya hemos dicho nosotros. Además, al igual que una fábrica que vierte residuos, estos sistemas, al operar sin ética ni curaduría, están empezando a saturar su propio entorno con desechos digitales.

Esta foto real de un flamenco en el desierto de Aruba (2024) fue el tercer puesto y el voto popular en el apartado de IA de los 1849 Awards siendo luego descalificada al revelarse que no fue generada por IA.
Miles Astray.

Fotocopias de fotocopias

El problema de tratar los datos como un recurso infinito es que ignoramos la contaminación, y no solo en el ecosistema analógico. Los modelos generativos actuales están inundando la red de spam sintético. Esto genera un bucle de retroalimentación negativo: los nuevos modelos se entrenan con textos e imágenes generados por modelos anteriores.

Es como hacer una fotocopia de una fotocopia mil veces. La señal original se pierde. Se llega, así, a lo que se llama colapso del modelo. La maquinaria extractivista es defectuosa por diseño al priorizar la cantidad sobre la calidad y el contexto, destruye el mismo recurso que necesita para funcionar.

Movimiento neo-ludita

Ser ludita nunca significó odiar la tecnología, sino exigir que las máquinas no degradaran la calidad de vida de quienes las operaban. Hoy, esa idea resurge no como una resistencia organizada, sino como una respuesta lógica ante la automatización depredadora.

No debemos temer a una supuesta “superinteligencia” de ciencia ficción que nos domine. El peligro real no es la consciencia de la máquina, sino la concentración de poder de quienes manejan el interruptor.

Ante esto, surgen iniciativas como Nightshade o Glaze, que proponen una defensa técnica de los artistas frente al uso no autorizado de sus obras por parte de modelos de IA generativa.

La idea consiste en aplicar técnicas de esteganografía –ocultación de un mensaje dentro de otro– y de ataques adversarios –entrada al modelo que, de manera intencional, ha sido ligeramente modificada y que es capaz hacer que este modelo genere una salida incorrecta–.

Esto permite que, a ojos humanos, la imagen protegida es idéntica a la original. Sin embargo, a nivel de píxeles, incluye perturbaciones numéricas que impiden su uso por herramientas de IA. Esas alteraciones atacan directamente la fase de entrenamiento en la que el modelo de IA aprende del conjunto de datos. Modifican la forma en que la red neuronal extrae las características de la imagen.

Al “envenenar” la matriz de aprendizaje, se fuerza al modelo a realizar asociaciones erróneas (por ejemplo, asociar la imagen de un perro al concepto de un gato). Esta estrategia constituye un sabotaje a la fiabilidad estadística del sistema, demostrando que, sin datos limpios y consentidos, la maquinaria se vuelve inútil.

¿Se puede entrenar un modelo de manera ética?

La respuesta es sí. La ética no es un freno al avance tecnológico, sino la única garantía de su sostenibilidad a largo plazo. Primero, hay que diferenciar los términos. No es lo mismo “pesos abiertos” (Open Weights) que “código abierto” (Open Source). Liberar los pesos de la red neuronal entrenada es como regalar un pastel ya horneado, pero ocultar la receta y los ingredientes. Permite usar el modelo, pero impide auditarlo o saber si es seguro. La verdadera ética exige transparencia total sobre el conjunto de datos usado: saber exactamente con qué se entrenó el sistema.

Esto no es una utopía teórica. Iniciativas como el modelo de lenguaje abierto Olmo han roto la opacidad de la industria, al publicar el registro completo de entrenamiento y su conjunto de datos. Ello permite una trazabilidad real para auditar qué consume el modelo.

Sin embargo, la transparencia es solo el primer paso. El objetivo final es el consentimiento. Proyectos como The Stack demuestran que es posible entrenar modelos de lenguaje de programación respetando escrupulosamente la opción de auto-exclusión (opt-out) de los desarrolladores que eligen que su material no sea empleado para entrenar inteligencia artificial.

De igual forma, certificaciones como Fairly Trained están empezando a distinguir a aquellos modelos que respetan los derechos de autor frente a los que operan mediante una recopilación indiscriminada.

El futuro de la IA apunta hacia modelos más pequeños y especializados, donde se prioriza la calidad de los datos sobre la cantidad. Al final, no se trata de renunciar a la automatización, sino de elegir: herramientas transparentes basadas en el consenso o cajas negras cimentadas en el saqueo. El futuro será colaborativo, ético y humano, o no nos gustará estar en él.

The Conversation

Pino Caballero Gil reciben fondos de MCIN/AEI/10.13039/501100011033, Unión Europea NextGenerationEU/PRTR y Fundación CajaCanarias-La Caixa.

Marcos Rodríguez Vega no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Contaminación de datos digitales: cómo recuperar el control de la IA – https://theconversation.com/contaminacion-de-datos-digitales-como-recuperar-el-control-de-la-ia-270702

Faltan datos sobre salud mental infantil: una ‘app’ para llenar la laguna y mejorar la prevención

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Jordi Llabrés Bordoy, Profesor de Psicología, Universitat de les Illes Balears

Budimir Jevtic/Shutterstock

En los últimos años se habla mucho de salud mental, pero los datos siguen centrados casi exclusivamente en la población adulta. En 2025, uno de cada cinco españoles declara haber tenido algún problema emocional o de ansiedad, según el Barómetro Sanitario del Ministerio de Sanidad. Sin embargo, cuando preguntamos por los niños, el silencio estadístico es evidente: faltan datos.

La realidad es que en España no existen registros homogéneos sobre bienestar psicológico infantil, ni estudios que sigan a los mismos niños y niñas a lo largo del tiempo. Las encuestas nacionales apenas incluyen preguntas sobre emociones, relaciones o estrategias de afrontamiento. Y sin datos, es imposible prevenir.

La Organización Mundial de la Salud advierte que la mitad de los trastornos psicológicos aparecen antes de los 14 años, pero solo una minoría recibe atención temprana.

Una brecha invisible: infancia sin indicadores

A nivel autonómico, la comunidad de Illes Balears ha lanzado un plan para reforzar los servicios psicológicos en atención primaria y en centros educativos. Sin embargo, los propios informes oficiales reconocen que faltan indicadores sólidos sobre salud psicológica infantil. Ya lo contamos en la Memoria del Consejo Económico y Social del 2023.

Esa carencia no es solo un problema técnico. Sin información, no se pueden diseñar políticas basadas en la evidencia ni detectar desigualdades entre contextos sociales. Tampoco se podrán centrar nuestros esfuerzos en la prevención de los problemas psicológicos ni en la promoción del bienestar emocional.

Una respuesta desde la investigación: el proyecto GrowinApp

En la Universitat de les Illes Balears (UIB), varios expertos integrados en un equipo multidisciplinar estamos trabajando para llenar ese vacío con el proyecto GrowinApp. Tiene un objetivo claro: mejorar la comprensión y la prevención de los problemas de salud psicológica infantil a partir de datos reales obtenidos en contextos cotidianos.

Concretamente, estamos desarrollando una aplicación móvil que permite obtener esa información y volcarla, completamente anonimizada, a un portal de datos abiertos. A través de la app, familias y profesionales pueden participar en estudios longitudinales (realizados con un mismo grupo de personas a lo largo del tiempo) que ayudan a detectar factores de riesgo y a promover estrategias de regulación emocional adaptativas.

¿Qué hemos aprendido hasta ahora?

En un estudio piloto, realizamos una evaluación momentánea ecológica (EMA) con un grupo de niños y niñas de entre 6 y 12 años junto con sus familias. Los datos obtenidos con una EMA pueden ser más fiables que los obtenidos a través de cuestionarios tradicionales porque en vez de preguntar sobre el pasado (“¿Cómo te has sentido durante la última semana”) se hace, de forma repetida, sobre el presente (“¿Cómo te sientes ahora mismo?”). De este modo, durante una semana, cada familia registró en la aplicación todos los episodios emocionales significativos que vivieron: qué había pasado, cómo se sintieron y qué hicieron para manejarlo. Antes habían contestado cuestionarios sobre comportamiento y temperamento.

Los resultados fueron claros: las estrategias de planificación y revaluación positiva se asociaron con mayor bienestar, mientras que la rumia –dar vueltas una y otra vez a lo mismo– empeoraba el estado emocional, sobre todo en niños con temperamentos más inhibidos o sensibles.

En otra investigación transversal con 302 familias –sin publicar aún– hemos podido comprobar que la manera en que los niños y niñas gestionan sus emociones es clave para entender por qué las experiencias adversas o ciertos rasgos de temperamento pueden afectar a su salud psicológica. La dificultad para regular esas emociones es un mecanismo fundamental que explica la vulnerabilidad, lo que refuerza la necesidad de evaluar y entrenar competencias emocionales en la infancia como estrategia de prevención.

Estos hallazgos coinciden con los estudios recientes sobre flexibilidad emocional, lo cuales subrayan que no hay estrategias universalmente “buenas” o “malas”, sino respuestas más o menos adaptativas según el contexto.

Una plataforma abierta asistida por inteligencia artificial

Sabemos que la retroalimentación, el feedback, es el mejor incentivo para fidelizar a los participantes en este tipo de estudios, así que ya estamos trabajando en la nueva versión de la aplicación.

GrowinApp2 permitirá recoger, analizar y compartir datos sobre salud psicológica infantil con las máximas garantías éticas y de privacidad. En una misma app se podrán recibir informes automáticos y personalizados, comparando sus resultados con los del conjunto de participantes, así como recoger respuestas a cuestionarios tradicionales y realizar evaluaciones momentáneas ecológicas como la que hemos explicado más arriba.

En la misma línea, se integrará un asistente conversacional con inteligencia artificial –entrenado solo con información científica validada– que ofrecerá orientación general y detectará palabras sensibles (por ejemplo, relacionadas con riesgo de daño o violencia), activando protocolos de alerta supervisados por profesionales humanos.

Como en la versión actual, GrowinApp2 facilitará la publicación de los resultados anonimizados de los estudios que se lleven a cabo en un portal de ciencia abierta, siguiendo los principios FAIR (datos “encontrables”, “accesibles”, “interoperables” y “reutilizables”, por sus siglas en inglés).

En definitiva, avanzar hacia una verdadera protección de la salud psicológica infantil exige un compromiso colectivo. Se debería invertir en sistemas estables de recogida de datos y facilitar que las familias pudieran participar en estudios longitudinales. Con el proyecto GrowinApp, pretendemos pasar de hablar de salud psicológica infantil a medirla, entenderla y actuar sobre ella.

The Conversation

Este artículo es parte del proyecto PID2021-126704OB-I00 financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades / AEI /10.13039/501100011033/ y por FEDER Una manera de hacer Europa.

Alfonso Morillas Romero, Maria Balle Cabot y Maria Àngels Ollers Adrover no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Faltan datos sobre salud mental infantil: una ‘app’ para llenar la laguna y mejorar la prevención – https://theconversation.com/faltan-datos-sobre-salud-mental-infantil-una-app-para-llenar-la-laguna-y-mejorar-la-prevencion-271215

Irán en su laberinto: conceptos básicos para entender el descontento de la población y el origen de las protestas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alberto Priego, Profesor Agregado de la Facultad de Derecho- ICADE, Departamento de Dep. Público. Área DIP y RRII, Universidad Pontificia Comillas

Protestas en Irán durante los primeros días de 2026. RTVE

La caída del Muro de Berlín supuso no solo el fin de un sistema político, el comunismo, sino también el colapso de una forma de entender las relaciones internacionales. La intervención del entonces presidente de la URSS, Mijail Gorbachov, ante la Asamblea General de las Naciones Unidas (1988), unida a la retirada de Afganistán, hizo ver a los ciudadanos de Europa del Este que Rusia nunca vendría a ayudar a sus gobernantes cuando hubiera protestas.

Eso significaba que ya no habría más otoños húngaros, primaveras de Praga ni leyes marciales en Polonia. Y, sobre todo, que el sistema podría colapsar si se elevaba la presión en las calles.

Lo vivido en los ochenta en Europa nos recuerda mucho a lo que vemos en Irán en los últimos años. Por un lado, el régimen es incapaz de hacer prosperar la economía y, por otro, su apoyo exterior se desvanece poco a poco. Analicemos estos dos asuntos:

La economía, uno de los grandes problemas del país

La economía iraní está lejos de ser próspera. A pesar de ser un país rico en recursos naturales, la República Islámica de Irán no ha logrado elevar el nivel de vida de sus ciudadanos.

Mientras que la renta per cápita de Irán apenas llega a los 5 000 dólares, sus vecinos ganan entre ocho (Arabia Saudí: 38 000 dólares) y quince veces más (Catar: 70 000 dólares). Además, la economía lleva años estancada y la inflación se ha convertido en el principal problema económico para los iraníes.

En el año 2025 los precios subieron un 42,2 % y los alimentos, un 72 %. Uno de los sectores más afectados por la inflación ha sido el de los comerciantes, quienes han visto reducidos sus ingresos como consecuencia de la pérdida generalizada del poder adquisitivo de los iraníes.

Por ello, a nadie sorprende que las revueltas de diciembre tuvieran su origen en el Bazar Jomeh, una especie de rastro que ocupa cinco plantas de un aparcamiento todos los viernes y al que acuden los habitantes de Teherán.

Fueron precisamente los comerciantes de este bazar quienes protestaron al ver cómo llegaban cada vez menos clientes a sus puestos. La respuesta del gobierno de Teherán no fue muy útil, ya que solo se le ocurrió aumentar en 7 dólares el exiguo subsidio que reciben sus ciudadanos para comprar en tiendas determinadas.

La caída del apoyo desde el exterior

El segundo gran pilar del Irán revolucionario es su apoyo exterior, un sector que también se ha tambaleado en el último año. Si bien es cierto que en 2009, 2014 o 2017 los ayatolás se sentían seguros al reprimir con el apoyo que les brindaba Moscú, desde que Putin se ha embarrado en Ucrania, ese apoyo se siente cada vez más lejano.

Además, en el último año, Irán ha asistido a la caída de regímenes como el sirio, a la captura de Maduro o a la exterminación de Hezbolá y Hamás ante la atónita mirada de un Putin que no puede más que contemplar cómo pierde cada vez más influencia.

Todos estos actores se mantenían en el poder porque gozaban del favor de Moscú, y ese hecho ha sido irrelevante cuando han tenido que hacer frente a su supervivencia.

No podemos olvidarnos de la cada vez más notable debilidad iraní en el exterior. A pesar de los esfuerzos de Teherán, estamos asistiendo al desmontaje del llamado “eje de la resistencia”, con la consiguiente pérdida de aliados tan importantes como Al Assad, Hezbolá o Hamás.

Esta reducción de la carga, lejos de ayudar a estabilizar sus problemas internos, está mostrándonos un Irán incapaz de protegerse de los golpes que Washington y Jerusalén le asestan al unísono y de forma coordinada. En general, los iraníes consideran que su régimen es débil e incapaz de resolver sus problemas internos y externos, por lo que ven en las protestas una forma de hacer que caiga.

Si todo esto fuera poco, el régimen de los ayatolás parece noqueado y la única forma que ha encontrado de responder a los manifestantes es mediante la represión. En las últimas semanas, los Guardianes de la Revolución han segado la vida de más de 3 000 personas, según la televisión estatal, lo que no ha hecho más que radicalizar las demandas de la población.

Posibles escenarios futuros

Los escenarios a corto y medio plazo no parecen halagüeños. Los Guardianes de la Revolución –una rama de las fuerzas armadas iraníes– siguen teniendo un poder muy elevado en las estructuras del Estado y la represión sigue siendo su principal herramienta.

Al igual que en Venezuela, Estados Unidos no parece muy partidario de intervenciones que impliquen un cambio de régimen. La sombra de Irak, Afganistán y Libia sigue siendo muy alargada para Trump, y sus votantes no quieren oír hablar de nuevas aventuras que supongan un gasto extra para el tesoro americano.

Tampoco se prevé una alternativa basada en el Shah, ya que una parte de la población nunca ha vivido fuera del paraguas de los ayatolás y la otra todavía recuerda que episodios como la masacre de plaza Jaleh o el incendio del Cinema Rex fueron la alfombra para la llegada de Jomeinei.

Los dos escenarios más probables son el colapso del régimen o un escenario a la venezolana. El colapso se traduciría en un empecinamiento en la represión y en el empeoramiento de los problemas económicos del país. Si estos dos elementos se mantienen, podríamos ver colapsar la República Islámica de Irán y extender el caos por todo Oriente Medio.

El otro escenario implicaría un pacto con sectores pragmáticos del régimen, que permitiría a Estados Unidos acceder a las reservas de petróleo a cambio de una relajación de las sanciones. Si esto ocurriera, podría llegar una mejora en el nivel de vida de los iraníes lo que, en el fondo, apuntalaría el régimen.

En todo caso, habrá que ver el interés de un Estados Unidos gobernado por alguien que cambia de prioridades cada 24 horas.

Al igual que ocurrió en 1979, Irán necesita un cambio y ese cambio debe suponer una mejora en las condiciones de vida de los iraníes, tanto en lo político como en lo económico.

Hay un proverbio persa que dice “quien conoce la salida, no se pierde en el laberinto”. El problema de Irán es que nadie parece conocer la salida, lo que condena a la población a estar en el laberinto.

The Conversation

Alberto Priego no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Irán en su laberinto: conceptos básicos para entender el descontento de la población y el origen de las protestas – https://theconversation.com/iran-en-su-laberinto-conceptos-basicos-para-entender-el-descontento-de-la-poblacion-y-el-origen-de-las-protestas-273874