Tout comprendre à la taxe foncière pour les prochaines élections municipales

Source: The Conversation – in French – By Thomas Eisinger, Professeur associé en droit, gestion financière et management des collectivités, Aix-Marseille Université (AMU)

Le mode de calcul de la taxe foncière sur les propriétés bâties est le résultat de l’estimation de la valeur de votre bien immobilier par un taux d’imposition. Hjbc/Shutterstock

En vue des élections municipales, de nombreux candidates et candidats proposent de créer de nouveaux services pour leurs électeurs. Une solution évidente pour financer ces nouvelles dépenses : la taxe foncière sur les propriétés bâties, pourtant déjà en hausse de 19 % entre 2020 et 2024. Décryptage de cette taxe locale incontournable.


Cet article est une version mise à jour et enrichie d’un article publié le 13 septembre 2023 : « Hausse de la taxe foncière : vers l’infini et au-delà ? »

La campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochain bat son plein. Une chose est sûre, quel que soit le résultat des urnes, il va falloir trouver de l’argent. Les candidats de tous bords ne manquent pas d’idées qui, quels que soient leurs mérites sociaux ou économiques (c’est un autre débat), ont pour dénominateur commun de mettre sous pression les fragiles équilibres budgétaires communaux.

La gratuité de certains services publics est une proposition à la mode, que ce soit pour les transports ou pour l’école primaire – kits de rentrée, cantine scolaire. Des augmentations d’effectifs sont annoncées, de préférence pour des agents bien visibles sur le terrain comme les policiers municipaux. Il faudra bien trouver des ressources pour financer toutes ces mesures. Le volontaire tout trouvé, comme sur la précédente mandature, ce serait la taxe foncière sur les propriétés bâties, première recette fiscale de nos communes.

Mais pourra-t-elle, sur les six prochaines années, être aussi sollicitée que sur les six dernières ? Divulgachie : a priori non.

Comment est déterminée votre taxe foncière

Attention, nous ne parlerons ici que de votre seule taxe foncière sur les propriétés bâties, qui ne représente, aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, qu’une partie de la somme à payer figurant sur la première page de votre avis d’imposition. D’autres prélèvements sont effectués avec la taxe foncière sur les propriétés bâties : la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (à l’objet éponyme), la taxe dite GEMAPI (visant à financer la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations), certaines taxes spéciales d’équipement, etc.

Concernant votre taxe foncière sur les propriétés bâties, son mode de calcul est assez simple : elle est le résultat du produit d’une assiette, en l’espèce l’estimation de la valeur de votre bien immobilier, par un taux d’imposition. La responsabilité de l’évolution annuelle de ces deux composantes est partagée.

La valeur locative cadastrale – l’estimation évoquée plus haut dans son appellation administrative – fluctue chaque année en fonction d’un indice de révision. Jusqu’à récemment (on y reviendra), ce dernier était voté par les parlementaires dans le cadre de la loi de finances. Le taux lui relève, depuis le début des années 1980, des collectivités locales récipiendaires de l’impôt (aujourd’hui, les communes et les intercommunalités), qui le votent chaque année en parallèle de l’adoption de leur budget primitif.

Hausse incontrôlée de l’assiette, à l’insu de notre plein gré

En 2025, l’indexation générale des bases de votre taxe foncière a augmenté de 1,7 %. En 2026, ce devrait être de 0,8 %. Une séquence de relative modération, qui fait suite une augmentation beaucoup plus significative – 3,4 % en 2022 et 7,1 % en 2023. Pour mémoire, la hausse annuelle était en moyenne de 1,6 % entre 2005 et 2015. La mandature 2020-2026 aura ainsi été marquée par une forte hausse de l’assiette de cet impôt.

Comment expliquer une telle augmentation, alors que l’on pourrait imaginer les députés et sénateurs soucieux de préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens ? Depuis le début des années 1980, ce sont bien les parlementaires qui déterminaient l’indexation annuelle de cette assiette. Officiellement, ils tenaient « compte de la variation des loyers ». En réalité, ils étaient toujours attentifs au contexte économique et social.

Dans le cadre de la loi de finances pour 2017, dans une démarche positiviste qui collait bien à l’esprit (initial) de la législature, ces mêmes parlementaires ont fait le choix d’automatiser et donc de dépolitiser cette hausse. Elle se fera désormais sur la base de l’indice des prix à la consommation. S’il était impossible à l’époque d’anticiper le retour de l’inflation que nous avons connu par la mandature 2020-2026, on peut reconnaître que les parlementaires ont été bien malheureux de renoncer à l’époque à cette prérogative (discutable certes) qui était historiquement la leur.

Entre 2020 et 2024, une hausse déjà significative du taux voté par certaines communes

On pourrait légitimement se dire que, si l’assiette augmente au niveau de l’inflation comme nous venons de le voir, le taux de la taxe foncière aurait pu justement lui rester stable. Il n’en a rien été, pour plusieurs raisons.

D’une part, parce que les autres recettes de fonctionnement des communes et de leurs intercommunalités augmentent elles bien moins vite que l’inflation. Les dotations versées par l’État, qui rappelons-le augmentaient il y a encore une quinzaine d’années du niveau de l’inflation et d’une partie de la croissance, se stabilisent après avoir connu quelques années de baisse (contribution du secteur local à la maîtrise des finances publiques).

D’autre part, parce que la taxe d’habitation a disparu, comme une décennie avant elle la taxe professionnelle. Bien qu’elle ait été compensée à l’euro près dans les budgets locaux, aucun nouveau levier fiscal n’est venu combler le vide qu’elle laissait. Résultat, quand il s’agit d’augmenter les ressources budgétaires, les exécutifs locaux ne peuvent plus mettre en œuvre de réelle stratégie fiscale (quelle catégorie de contribuables solliciter davantage cette année ?) et n’ont presque plus qu’une seule option : augmenter la taxe foncière.

Et ce ne sont là que les principales explications. Restaurer les équilibres budgétaires après quelques années de « quoi qu’il en coûte » à la sauce locale, absorber les hausses budgétaires imposées par l’État comme la hausse de la rémunération des fonctionnaires, trouver les moyens de contribuer à la transition écologique… Autant de raisons, plus ou moins légitimes, que les élus locaux ont mobilisées pour justifier la hausse des taux qu’ils ont décidé.

Certes, lorsque l’on regarde les chiffres globaux, la mandature qui s’achève ne se caractérise pas par une hausse générale et massive des taux de taxe foncière (+7 % « seulement » entre 2020 et 2024). Mais certaines des plus grandes villes de France ont effectivement fait le choix d’utiliser ce levier fiscal dans des proportions inédites et largement relayées à l’époque par le presse quotidienne régionale et nationale. Autant de marges de manoeuvre qu’il sera, sur les territoires concernés, inenvisageagbles de remobiliser après 2026.

Un levier fiscal injuste… donc en théorie moins légitime à mobiliser ?

Au-delà de l’explosion constatée sur la mandature qui s’achève de l’assiette indexée et des taux votés, la taxe foncière sur les propriétés bâties porte en elle, dans la configuration actuelle, plusieurs problématiques significatives de justice fiscale.

Un, la valeur de votre habitation n’est structurellement pas le meilleur moyen d’appréhender votre capacité contributive, vos « facultés » sur la base desquelles les impôts sont sensés être levés. S’il n’est pas illégitime d’avoir une assiette autre que les revenus pour certains impôts, cela devient plus problématique lorsque cette assiette concerne un prélèvement significatif en termes de volume. C’est le cas pour la taxe foncière aujourd’hui pour bon nombre de ménages. Selon l’Insee, la taxe foncière représente plus de 4 % du revenu disponible pour les 20 % des propriétaires aux revenus les plus modestes.

Deux, l’appréciation par l’administration de la valeur de votre habitation n’est même pas bonne. Calculée au début des années 1970, elle est aujourd’hui largement déconnectée de la réalité du marché immobilier. Malheureusement, et c’est un des paradoxes informels de la légistique fiscale, plus une situation est injuste et plus il est difficile d’y remédier. La séquence de l’automne dernier peut laisser songeur quant à notre capacité collective à réaliser un jour cet exercice de réforme.

Trois, avec la suppression de la taxe d’habitation, l’augmentation de la pression fiscale, désormais concentrée sur la taxe foncière sur les propriétés bâties, soulève une véritable question de démocratie locale. En effet, une partie des financeurs de la dynamique budgétaire communale sont les propriétaires non-résidents (non-électeurs, serait-on tentés de souligner), alors que dans le même temps les locataires (électeurs) sont eux dispensés de presque tout effort fiscal. Taxation without representation + representation without taxation : tout cela ne semble pas tenable sur le temps long.

Au regard de la double dynamique inédite de l’assiette et des taux constatés sur la mandature 2020-2026 et de ces questionnements afférents à la justice fiscale (un sujet désormais majeur dans le débat public), la modération fiscale devrait en théorie être de rigueur en 2026-2022. Elle aurait même pu être une proposition de campagne majeure. Cependant, il est peu probable que la facture ne s’alourdisse pas dans les prochaines années, au regard des ambitions affichées par les candidats de tout bord. Reste à voir ce qu’en seront les répercussions, sur les finances publiques comme (et c’est peut-être plus problématique) sur la démocratie locale.

The Conversation

Thomas Eisinger est administrateur de l’AFIGESE (association des financiers, contrôleurs de gestion et évaluateurs du secteur public local)

ref. Tout comprendre à la taxe foncière pour les prochaines élections municipales – https://theconversation.com/tout-comprendre-a-la-taxe-fonciere-pour-les-prochaines-elections-municipales-273623

Virus respiratorio sincitial en niños: así funciona la inmunización con anticuerpos monoclonales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Iván Martínez-Baz, Investigador postdoctoral Miguel Servet, Instituto de Salud Pública y Laboral de Navarra

Dmitry Naumov/Shutterstock

Aunque normalmente solo ocasiona síntomas leves como tos o mucosidad, el virus respiratorio sincitial (VRS) es la principal causa de infección grave de las vías respiratorias bajas en población infantil menor de un año. Este patógeno puede producir cuadros graves de bronquiolitis que requieren ingreso hospitalario sobre todo en población infantil menor de 6 meses o con enfermedades pulmonares o cardíacas.

De hecho, el VRS es el causante de una importante carga de enfermedad y mortalidad a nivel mundial. Según una revisión sistemática, se asocia a 1 de cada 28 muertes en niños menores de 6 meses. Los autores de este estudio estimaron que la tasa de hospitalización por VRS era de 20,2 por 1 000 niños/año en menores de 6 meses, y ligeramente más elevada en menores de 3 meses (24,7 hospitalizaciones por 1 000).

Los datos a nivel europeo todavía son escasos, y el Centro Europeo para la Prevención y el Control de Enfermedades (ECDC) indica que el VRS es responsable de la hospitalización de alrededor de 250 000 niños menores de 5 años, algunos de los cuales requieren cuidados intensivos.

En España se estima que hubo más de 13 000 hospitalizaciones por VRS en menores de 1 año durante la temporada 2022-2023.

¿Qué es el nirsevimab?

Las niñas y los niños pequeños cuentan con un sistema inmunitario inmaduro, incapaz de producir una respuesta robusta frente a un virus como el VRS, por lo que tienen mayor riesgo de complicaciones y hospitalizaciones. La buena noticia es que, en esta población, la infección por VRS se puede prevenir a través de inmunización pasiva mediante la administración de anticuerpos monoclonales.

A diferencia de las vacunas, que estimulan el sistema inmune generando a los 10-14 días los anticuerpos frente a la infección, los anticuerpos que se administran en la inmunización pasiva confieren protección inmediata. El anticuerpo monoclonal se une al VRS y evita que el virus se fusione con las células de las vías respiratorias, evitando así formas graves de la infección en términos de hospitalizaciones, ingresos en unidades de cuidados intensivos o mortalidad.

La inmunización en población infantil mediante la administración de un anticuerpo monoclonal –principalmente nisevimab (Beyfortus)– se introdujo en algunos países en la temporada 2023-2024. En España, su administración a recién nacidos ha alcanzado, en promedio, coberturas superiores al 90 %.

¿A quién debe administrarse?

El nirsevimab está indicado para prevenir la infección por VRS en bebés de hasta 6 meses y en menores de 2 años con condiciones de riesgo. Específicamente, se recomienda a los siguientes grupos:

  • Prematuros de menos de 35 semanas, antes de cumplir 12 meses de edad.

  • Menores de 2 años con alguna de las siguientes condiciones de riesgo:

    a) Cardiopatías congénitas, displasia broncopulmonar o cirugía cardíaca con bypass cardiopulmonar.

    b) Condiciones de base que suponen un riesgo de padecer bronquiolitis grave por VRS como inmunodepresión, errores congénitos del metabolismo, enfermedades neuromusculares, dolencias pulmonares graves, síndromes genéticos, fibrosis quística o malformaciones esofágicas.

  • Todos los menores de 6 meses (nacidos en las fechas que indiquen las autoridades sanitarias).

Otras medidas de prevención

Además de la inmunización con nirsevimab, conviene aplicar medidas preventivas no farmacológicas en esta población y su entorno, como las siguientes:

  • Lavado de manos cuando se va a coger, alimentar o tocar al bebé.

  • Lavado de objetos con los que el bebé va a tener contacto.

  • Que el menor número de personas tenga contacto o proximidad a menos de 2 metros del bebé.

  • Que las personas con síntomas respiratorios eviten acercarse al bebé. En caso de duda, utilizar mascarilla.

  • Que las personas con síntomas de infección respiratoria aguda no acudan a guarderías.

  • Evitar la exposición de los bebés al humo, y especialmente al del tabaco.

Impacto de la introducción del nirsevimab

Las primeras evaluaciones han mostrado alta efectividad en la prevención de hospitalizaciones por VRS en población infantil tras su introducción en países de Europa y Estados Unidos.

En particular, un estudio realizado en España durante la primera temporada de administración del nirsevimab (2023-2024) estimó una efectividad para prevenir hospitalizaciones por VRS cercana al 80 % en recién nacidos. Un estudio europeo mostró estimaciones similares en menores de 6 meses durante la temporada 2024-2025.

Además, esta elevada efectividad ha supuesto una reducción del 75 % en el número de hospitalizaciones por VRS durante la temporada 2023-2024 en España en el grupo de menores de 1 año, lo que supone cerca de 10 000 hospitalizaciones evitadas. Estas cifras se mantuvieron en la temporada 2024-2025, en comparación con las hospitalizaciones por VRS observadas durante el periodo 2022-2023 en el mismo grupo de edad.

Teniendo en cuenta estos datos, se ha estimado que sería necesario inmunizar a 41 lactantes para prevenir 1 hospitalización por VRS en menores de 6 meses, que son los que tienen un mayor riesgo de complicaciones si padecen la infección por este virus.

En conclusión, los programas de inmunización pasiva con el nirsevimab han mostrado una elevada efectividad e impacto en la reducción de las hospitalizaciones debidas a la infección por VSR en las primeras temporadas de su implantación. En los próximos años se deberá comparar la eficacia de esta medida frente a la vacunación de mujeres embarazadas y valorar el uso de vacunas en adultos de edad avanzada y con determinadas condiciones de alto riesgo.


Artículo escrito con el asesoramiento de la Sociedad Española de Epidemiología.


The Conversation

Iván Martínez-Baz es investigador principal del proyecto PI23/01519 y beneficiario de un contrato Miguel Servet CP22/00016, financiados por el Instituto de Salud Carlos III. Es miembro del Grupo de Trabajo sobre Vacunaciones de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE)

Ángela Domínguez García es investigadora del proyecto financiado PI24/00692 del Instituto de Salud Carlos III e investigadora col·laboradora de proyectos europeos: Grant Agreement 101233259-SHIELD y 101233394-HEP-HOP. Es miembro del Consell Assessor de Salut Pública de l’Agència de Salut Pública de Catalunya y miembro del Consell Assessor en Vacunacions de l’Agència de Salut Pública de Catalunya. Es Coordinadora del Grupo de Trabajo de Vacunas e Inmunización de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE) y miembro de la Comisión Asesora de Comunicación de la SEE.

Jesús Castilla es co-investigador principal del proyecto PI23/01519 y es beneficiario de un contrato de intensificación (INT24/00070), ambos obtenidos en convocatorias públicas de financiación de la investigación del Instituto de Salud Carlos III. Es miembro del consorcio VEBIS financiado por el Centro Europeo para la Prevención y Control de Enfermedades (ECDC) para la evaluación de la efectividad e impacto de vacunas. Es miembro del Grupo de Trabajo sobre Vacunas e Inmunización de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE)

Pere Godoy es investigador del CIBERESP y IRBLleida, actualmente IP de los Proyectos PI21/01883 y Project PI18/01751 del Instituto de Salud Carlos III. Es miembro del Consell Assessor en Vacunacions de l’Agència de Salut Pública de Catalunya. Es miembro del Grupo de Trabajo de Vigilancia de la Salud Pública y de Vacunaciones de la Sociedad Española de Epidemiología (SEE) y miembro de la Comisión Asesora de Comunicación de la SEE.

Carme Miret Lopez, Irene Barrabeig Fabregat, Irma Casas García y Jenaro Astray Mochales no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. Virus respiratorio sincitial en niños: así funciona la inmunización con anticuerpos monoclonales – https://theconversation.com/virus-respiratorio-sincitial-en-ninos-asi-funciona-la-inmunizacion-con-anticuerpos-monoclonales-274749

Juntos convivimos mejor: cómo gestionar conflictos en el aula con inteligencia colectiva

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Joan Tahull Fort, Profesor e investigador en sociología, especializado en dinámicas sociales y educativas contemporáneas, Universitat de Lleida

Denis Novikov / Istock, CC BY

En un pasillo de secundaria, dos estudiantes discuten a media voz. En segundos, aparecen miradas, comentarios, risas nerviosas y, casi sin darse cuenta, el conflicto ya no es solo de dos: es del grupo. El profesor llega tarde y toma una decisión rápida: separar, sancionar. “Ya lo hablaremos”. Funciona… a corto plazo. Pero el mismo patrón reaparece semanas después, con otros nombres y la misma dinámica.

¿Y si, en vez de tratar los conflictos en la escuela o el instituto como puntuales, los entendiéramos como señales del grupo que requieren respuestas del grupo? No como una asamblea infinita ni terapia grupal, sino usando algo que las aulas ya tienen: inteligencia colectiva.

Del ‘yo contra ti’ al ‘nosotros con esto’

Anita Woolley y su grupo de investigación del MIT definieron la inteligencia colectiva como aquella que surge entre un gran grupo de personas a la hora de resolver un problema complejo. Dicho así suena casi obvio… hasta que pensamos en cómo solemos manejar los conflictos en la escuela: adulto decide, alumno obedece.

Sin embargo, sabemos que hay grupos que rinden mejor que la suma de sus miembros: no por tener “genios”, sino por cómo se organizan. Investigaciones sobre inteligencia colectiva en equipos muestran que importan factores como la sensibilidad social y el reparto equilibrado de turnos de palabra. En un aula, eso se traduce en algo muy concreto: crear condiciones para que hablar y escuchar no sea un privilegio, sino una norma.

Aquí aparece una idea clave: el conflicto también es información. Nos dice algo del clima del grupo, de sus normas (explícitas e implícitas), de jerarquías, de exclusiones y de necesidades no dichas. Sí solo “apagamos el incendio”, perdemos la oportunidad de aprender del humo. Pero, para aprender sin asfixiarnos, necesitamos una estructura, tanto en el contexto del aula en secundaria como en el contexto universitario.

¿Qué prácticas ya existen… y qué les falta?

Llevamos años aplicando la mediación entre iguales y las prácticas restaurativas. Son enfoques valiosos, pero a menudo tropiezan con la realidad logística del aula: el tiempo y los sesgos sociales. En una asamblea presencial, suelen ganar los más populares, los más elocuentes o los más temidos. Se produce el “efecto rebaño”, donde las opiniones minoritarias se silencian por presión social.




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La inteligencia colectiva requiere diseño para poder canalizarse hacia cambios positivos. Necesitamos estructuras que garanticen el anonimato cuando es necesario, que distribuyan la palabra equitativamente y separen hechos de interpretaciones. A veces, una hoja anónima y un buen protocolo cambian la “topología” de la interacción. Y si hay dispositivos, herramientas gratuitas o la IA del centro, mejor: pero no es imprescindible.

La propuesta que sigue no depende de una plataforma concreta. Es un protocolo de participación que puede aplicarse con papel y pizarra, con herramientas gratuitas o, si existe, con apoyo de IA.

Prevenir: ‘termómetro’ con sensores sociales

Antes de que estalle el conflicto, debemos leer el ambiente. En lugar de preguntar en general al resto del aula “¿Cómo estáis?”, podemos usar un ritual breve y anónimo de forma rutinaria mediante una breve actividad de 5 minutos semanales. Los alumnos responden a una “pregunta de entrada” emocional o social de forma anónima.

La pregunta no busca confesiones personales, sino tomar el “pulso” al grupo. Conviene usar opciones sencillas y repetibles, como, por ejemplo: “Hoy, ¿cómo está el grupo? (Tranquilo / tenso / cansado / con ganas / desconectado)” o también: “Esta semana, en clase, me he sentido… (incluido / escuchado / ignorado / incómodo / normal)”.

Conviene aclarar que estas preguntas no sustituyen una entrevista individual ni sirven para detectar casos graves de acoso. Funcionan como un termómetro: no dan diagnósticos, pero indican cuándo merece la pena prestar más atención.

Hay diferentes maneras de obtener respuestas a estas preguntas: con tarjetas anónimas en una caja y un recuento simple en la pizarra, por ejemplo, de las tres emociones más repetidas; o usando herramientas digitales como Mentimeter o formularios anónimos. Si existe una herramienta IA institucional, puede resumir tendencias sin identificar a nadie (por ejemplo: “aparecen muchas menciones a burlas en recreo / sensación de aislamiento”). No es para “vigilar” al alumnado, sino para orientar la acción docente.

Intervenir: Deliberación estructurada y asistida

Cuando el conflicto ocurre, el objetivo es separar los hechos de las interpretaciones y buscar soluciones. Aquí es donde la interacción presencial suele fallar por la carga emocional. La solución no es “hablar más”, sino hablar mejor, con un orden que proteja a todos tratando primero los hechos de forma despersonalizada.

En este caso, se puede pedir a cada implicado que escriba “qué pasó” en tres líneas, sin adjetivos; el docente mezcla y lee sin nombres. Una regla importante puede ser que se escriba solo sobre “conductas observables (qué vi/qué oí/qué hice)” sin etiquetas ni nombres.

Otra opción es preparar un formulario anónimo para implicados y testigos (si es un conflicto grupal). Finalmente, una IA puede devolver un resumen neutro centrado en hechos observables, eliminando insultos y juicios a través de un comando centrado en que analizar las respuestas en base al objetivo que el docente le propone a la IA, en este caso, propuestas con soluciones. Siempre con revisión docente y sin aportar datos sensibles a herramientas no autorizadas.

Soluciones colectivas y anónimas

Tras ello, trabajaremos con una lluvia de soluciones sin sesgo de autoridad pidiendo al grupo que proponga soluciones en paralelo: bien cada alumno propone una medida en una tarjeta sin nombre, bien con propuestas en un formulario digital, simultáneas (sin ver las respuestas de otros).

Finalmente, se lleva a cabo un consenso por ideas, no por personas. El docente o el grupo agrupan propuestas parecidas en cuatro, cinco o seis bloques. Luego se vota anónimamente sobre ideas, no sobre quién las propuso. Esto democratiza la resolución: la buena idea de un alumno tímido tiene el mismo peso que la del líder popular.

3. Aprender: memoria de grupo

Tras resolver el conflicto, el grupo debe aprender. No se trata de acumular incidencias, sino construir memoria colectiva preguntándose: ¿Qué norma falló? ¿Qué necesitamos cambiar en nuestra “constitución de aula”?

Podemos realizar un “acta de aula” en una cartulina en la que escribir una norma, cuál fue la reparación acordada, y cuál puede ser una señal de alerta que permita detectar el problema a tiempo. También, crear un registro digital anonimizado de patrones (no de personas): tipo de conflicto, solución acordada y qué funcionó.

Una herramienta de IA puede sugerir competencias a entrenar (escucha, turnos, bromas y límites) a partir de descripciones anónimas. Esto transforma la “disciplina” en un proceso de mejora continua basado en evidencias.

Un ejemplo real

Por ejemplo, en un grupo de segundo de secundaria (entre 12 y 13 años), el conflicto parecía limitado a dos alumnas que discutían con frecuencia. La intervención inicial fue separarlas, pero el problema reaparecía una y otra vez. Cuando se analizó desde una perspectiva grupal, aparecieron otros elementos: mensajes reenviados, comentarios de terceros y una sensación general de “tener que posicionarse”.

En las respuestas anónimas, varios estudiantes describieron el mismo patrón: el grupo observaba, opinaba y amplificaba el conflicto, aunque nadie se sentía responsable. El problema ya no era solo la relación entre dos personas, sino una dinámica colectiva de toma de partido.

Las propuestas surgidas del grupo apuntaron a algo distinto de lo habitual: reducir los comentarios sobre conflictos ajenos, no reenviar mensajes privados y pedir ayuda antes de que subiera la tensión. El aprendizaje no fue averiguar quién empezó o quién tenía la culpa, sino comprender cómo el grupo puede intensificar –o desactivar– un conflicto.

Los riesgos (y cómo no arruinarlo)

Aunque la dinámicas de inteligencia colectiva no son magia, es importante entender que estas intervenciones no sustituyen los protocolos de acoso ni la obligación de intervenir cuando hay riesgo. Del mismo modo, si hay intimidación, los implicados son muy populares o impopulares o hay miedo, el grupo puede “votar” una resolución injusta del conflicto, donde la persona o grupo que han sufrido el problema continúan teniéndolo.

Por ello y, aunque la dinámica pueda ser muy positiva, el docente debe garantizar la seguridad del alumnado y diferenciar los hechos que la inteligencia grupal puede resolverlos adecuadamente y otros en los que debemos actuar en base a la normativa, como por ejemplo, ante la detección de un caso de ciberacoso.

Así mismo, hay que ser especialmente cuidadoso con los grados de exposición con los que cada alumno o alumna están cómodos: no todo se trabaja en círculo, hay situaciones que requieren privacidad, protección o intervención especializada.




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Es importante también evitar una neutralidad falsa, y dejar claro que “escuchar a todos” no significa equiparar daño y defensa. La mediación no es neutral.

En casos con mucha carga emocional, o en algunos grupos, puede ser necesario trabajar habilidades de regulación y empatía antes de discutir casos complejos.

El aula como comunidad que se corrige

Gestionar conflictos no es añadir una actividad más: es una decisión cotidiana sobre el tipo de ciudadanía que formamos. Si la respuesta escolar habitual es “te castigo y te aparto”, enseñamos que convivir consiste en evitar al otro. Si, en cambio, la respuesta es “nos organizamos para reparar y aprender”, enseñamos algo más difícil y valioso: que los grupos pueden ser inteligentes… incluso cuando están enfadados.

Y lo mejor: no hace falta una plataforma cara para empezar. Hace falta un protocolo que proteja la voz de quien menos habla, enfríe la emoción antes de decidir, y convierta cada conflicto en aprendizaje colectivo. Diseñar inteligencia colectiva en el aula no es innovar por moda: es plantearnos cómo aprendemos a convivir.


Una versión de este artículo se publicó en la revista Telos de la Fundación Telefónica.

The Conversation

Pablo Bautista Alcaine recibe fondos como investigador colaborador por parte del Gobierno de Aragón para el desarrollo del proyecto : PROY_S14_24: CONVIVEN-CI-IA. Aprendizaje de competencias socioemocionales para la ciberconvivencia a través de la integración de herramientas de Inteligencia Artificial (IA) + Inteligencia colectiva (IC) en centros educativos.

Joan Tahull Fort no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Juntos convivimos mejor: cómo gestionar conflictos en el aula con inteligencia colectiva – https://theconversation.com/juntos-convivimos-mejor-como-gestionar-conflictos-en-el-aula-con-inteligencia-colectiva-273136

¿Es posible para los jóvenes profesionales ahorrar o invertir?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Dolores Lagoa Varela, Profesora del departamento de Empresa (Área: Economía Financiera) , Universidade da Coruña

Sorapop Udomsri/Shutterstock

La pregunta resuena en cafeterías, cenas familiares y grupos de WhatsApp de recién graduados. ¿Es realista hablar de ahorro en un contexto inflacionario donde apenas llegamos a fin de mes? Según el INE, los menores de 25 años percibieron en 2024 un salario medio de 1 373 euros brutos mensuales, un 45 % menos que la media nacional.

La generación que entra ahora al mercado laboral enfrenta un panorama financiero radicalmente distinto al de sus padres y la aspiración de comprar vivienda antes de los treinta se ha convertido en inalcanzable para la mayoría. Según el Observatorio de Emancipación del Consejo de la Juventud de España, solo el 15,2 % de los jóvenes españoles logró emanciparse en 2024, el peor dato desde que existen registros. Pero renunciar por completo a la planificación financiera tampoco es una opción viable a largo plazo.

Entonces, ¿qué pueden hacer los jóvenes profesionales para construir un futuro económico? La respuesta exige abandonar la nostalgia del modelo de generaciones anteriores y pensar en una nueva estrategia: la transición de una economía de activos fijos a una de activos líquidos y capital humano.

El coste de oportunidad: reevaluando la liquidez

El pesimismo actual nace a menudo de medir la riqueza exclusivamente en metros cuadrados en propiedad. Es cierto que la barrera de entrada hipotecaria es alta. Según el Consejo de la Juventud, el precio medio de compraventa (197 210 euros) equivale a 14 años de salario juvenil, pero la obsesión por comprar vivienda a edades tempranas conlleva un coste de oportunidad considerable que raramente se evalúa.

Inmovilizar el grueso del capital disponible en una entrada para un activo con baja liquidez y apalancado en una sola ubicación geográfica constituye, desde la óptica de gestión de carteras institucionales, una estrategia de alta concentración de riesgo. Concentrar toda la riqueza en un único activo, en una única ciudad, denominado en una única divisa, violenta el principio más básico de la gestión prudente: la diversificación.

El joven profesional puede reevaluar el alquiler no como un gasto a fondo perdido, sino como el coste de la opcionalidad. En una economía global, la movilidad laboral es un activo estratégico. La capacidad de trasladarse a Barcelona, Berlín o Boston para multiplicar el salario no tiene precio. Adquirir una vivienda en una localización concreta ofrece estabilidad, pero puede limitar la agilidad para aprovechar oportunidades profesionales en otras ubicaciones, actuando como un ancla en momentos donde se requiere movilidad.

La arquitectura del riesgo: entendiendo el espectro

Si aceptamos que la vivienda no tiene por qué ser el primer paso obligatorio, ¿dónde se asigna eficientemente el excedente de capital? Aquí es donde el joven inversor debe pensar más como un gestor institucional y menos como un ahorrador tradicional.

Según los datos históricos del profesor Aswath Damodaran, aunque la renta variable diversificada (índices como S&P 500, IBEX35, CAC40, etc.) presenta mayor volatilidad a corto plazo, ofrece, sistemáticamente, retornos superiores en horizontes largos: aproximadamente un 9,8 % de beneficio anualizado (lo que ganaría cualquier inversión si el tiempo que se mantuviese fuese de un año) frente al 3,7 % aproximado de la vivienda física.

El dato más revelador es el del inversor promedio que, según los estudios de JPMorgan Asset Management, obtuvo solo un 3,1 % anual. ¿Por qué un inversor gana menos que el mercado? Según el inversor estadounidense Howard Marks, por los sesgos cognitivos: la euforia que invita a comprar en máximos y el miedo que provoca vender en mínimos. La estrategia ganadora exige no solo elegir el activo correcto (renta variable), sino eliminar el factor humano mediante la automatización.

El interés compuesto: cuando el tiempo trabaja para uno

Si el capital financiero es escaso al inicio de la carrera, el horizonte temporal es abundante. Aquí entra en juego la fuerza más poderosa de las finanzas: el interés compuesto (a grosso modo los intereses generados se suman al capital inicial y el nuevo monto genera nuevos intereses).

Un ejemplo sencillo ilustra este poder: 100 euros mensuales invertidos con rentabilidad del 7 % anual durante 30 años generan más de 120.000 euros, habiendo aportado solo 36 000. Los otros 84 000 euros provienen exclusivamente del interés compuesto, el rendimiento generando rendimiento.

Un joven de 23 años que invierte sistemáticamente cantidades modestas cuenta con una ventaja aritmética imposible de replicar por alguien de 45 años que invierte el triple: el factor exponencial del tiempo. Los mercados globales recompensan la paciencia del inversor de una manera que el ahorro tradicional no puede replicar.

El capital humano: una fuente de valor

La riqueza total de un joven no es solo lo que tiene en el banco hoy. Es eso más el valor presente de todos los salarios que generará durante su vida profesional. Un profesional que gane 30 000 euros anuales y trabaje 40 años generará 1,2 millones de euros en ingresos brutos, sin contar aumentos salariales. Según la Encuesta de Estructura Salarial del INE, los universitarios ganan de media 2 983 euros brutos mensuales frente a los 1 595 euros de quienes tienen estudios básicos; una diferencia del 87 %.

Si el capital humano es un activo conservador y estable, la cartera de inversión financiera debería actuar como contrapeso, asumiendo mayor exposición a activos de crecimiento. Además, la inversión con mayor retorno a los 25 años frecuentemente no está en los mercados financieros, sino en aumentar el valor del capital humano: formación especializada, certificaciones profesionales, desarrollo de habilidades técnicas. Un máster que incremente el salario un 20 % permanentemente tiene un retorno superior a cualquier fondo indexado.

Conclusión: optimismo estratégico

¿Es posible construir riqueza en el contexto actual? Absolutamente, pero requiere un cambio de paradigma mental. El éxito financiero del siglo XXI no pasa por replicar el modelo de los padres, sino por convertirse en un inversor global, flexible y disciplinado. Las herramientas actuales (fondos indexados de bajo coste, plataformas digitales y mercados globales accesibles), democratizan estrategias como la renta variable diversificada, que antes eran exclusivas de grandes patrimonios.

La vivienda no desaparece de la ecuación, simplemente deja de ser el primer paso obligatorio. Quizá llegue, cuando la situación profesional esté consolidada y se tenga claro dónde se quiere anclar la vida. El objetivo es que, para entonces, se haya podido acumular capital en los mercados globales y, esta parte es crucial, se haya maximizado el valor del capital humano.

No se necesita poseer una vivienda a los 25 para tener un futuro financiero sólido. Se necesita comprender tres principios:

  1. Diversificación (no concentrar todo la riqueza en un activo único).

  2. Tiempo (es la ventaja competitiva más poderosa que tienen los jóvenes).

  3. Capital humano (la capacidad de generar ingresos es el activo más valioso).

Ante la dificultad de acceso al mercado inmobiliario tradicional, la respuesta no pueden ser parálisis ni pesimismo, sino optimización estratégica. Esto no es resignación, es una adaptación inteligente a un mundo que ha cambiado.

Y la adaptación inteligente, históricamente, siempre ha sido la estrategia ganadora.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Es posible para los jóvenes profesionales ahorrar o invertir? – https://theconversation.com/es-posible-para-los-jovenes-profesionales-ahorrar-o-invertir-275245

Anatomía de una caída (política): cuando el votante no se va al partido rival, simplemente se apaga

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ernesto M. Pascual Bueno, Profesor de los estudios de Derecho y Ciencia Política, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Lightspring/Shutterstock

Una noche electoral suele ofrecer un reflejo demasiado simple: si un partido cae, es porque otro ha subido. Como si los votos fueran fichas que cambian de bolsillo sin romperse. Pero en muchas derrotas profundas, el mecanismo decisivo no es el trasvase al adversario, sino algo menos visible y mucho más corrosivo: una parte del electorado propio se apaga.

Esa retirada no implica necesariamente un viraje ideológico. A veces, los antiguos votantes simplemente dejan de acudir a las urnas o se refugian en la papeleta en blanco, en el voto nulo o en una abstención que aparece y desaparece según el ciclo político. Esa ausencia es una derrota doble: resta apoyos en el escrutinio y deshilacha el vínculo emocional que sostiene un partido a lo largo del tiempo.

En democracia, las pérdidas rápidas suelen tener un componente de desmovilización selectiva. El partido no solo convence menos: moviliza peor a quienes ya estaban dentro. Interpretarlo como un simple “nos han robado votantes” es un error. Si ese fuera el problema, bastaría con ajustar mensajes o disputar el centro. Pero cuando lo que falla es la conexión con los propios, la reparación es más profunda: hay que reconstruir sentido, credibilidad y pertenencia.

El economista, político y científico social Albert O. Hirschman lo explicó con una claridad sorprendente: cuando la voz –protestar, exigir, presionar desde dentro– se percibe inútil o demasiado costosa, aparece el exit: el ciudadano abandona silenciosamente. No cambia de bando, se retira.

En lenguaje cotidiano: el votante no siempre se vuelve del adversario; a veces se vuelve cansado. Y cuando ese cansancio se instala en un segmento relevante, el daño no es coyuntural, sino que afecta a la capacidad futura de convocar y sostener un proyecto.

La opción de no ir a las urnas

Esto no es una intuición. Las encuestas postelectorales lo muestran bien. En 2011, cuando el PSOE obtuvo uno de sus peores resultados desde 1977, el CIS constató que una parte significativa de quienes habían votado socialista en 2008 no migró al PP ni a terceras opciones. Simplemente no votó. En torno a uno de cada diez antiguos votantes admitió una abstención deliberada. La lección es fría: parte del desplome no fue conversión ideológica, sino pérdida de energía moral.

Una segunda pista aparece en contextos de repetición electoral. En 2019, con dos elecciones generales en siete meses, la participación cayó varios puntos, y el CIS documentó motivos elocuentes: cansancio, saturación, desafección. Incluso entre quienes finalmente votaron, muchos reconocieron que llegaron a plantearse no hacerlo. El mensaje es claro: para un partido, el mayor peligro no es la crítica, es que sus votantes concluyan que “ya no merece la pena”.

Cuando hablamos de “relato” u “horizonte creíble”, no hablamos de propaganda. Hablamos de una arquitectura: la capacidad de un partido para ofrecer a su electorado una historia de futuro plausible que conecte valores, herramientas y resultados. Cuando esa historia se rompe –por improvisación, conflictos internos, incoherencias o incapacidad de explicar qué se haría realmente distinto– se rompe también el contrato emocional. Y entonces aparece un patrón que la noche electoral suele subestimar: el votante no siempre castiga eligiendo al rival, sino que muchas veces castiga retirándose.

La historia democrática española lo confirma. La UCD no desapareció en 1982 porque el PSOE ganara con fuerza, se desplomó porque perdió la capacidad de integrar su propio “nosotros”. En otros ciclos, el desgaste de gobierno, la erosión reputacional o la sensación de etapa agotada han activado exactamente el mismo resorte: abstención selectiva entre segmentos que antes sostenían al partido.

Los estudios insisten desde hace años en que buena parte del cambio electoral se entiende mejor como movilización y desmovilización que como simple intercambio de votos. No es una corrección menor: cambia el diagnóstico y, por tanto, la estrategia.

A ello se suma la dimensión comunitaria. El sociólogo estadounidense Robert Putnam mostró que cuando una sociedad se desconecta de sus vínculos sociales, también se debilita su implicación política: menos confianza, menos asociacionismo, menos participación.

En España, con matices, la lógica es reconocible. Cuando el ciudadano percibe que las instituciones no resuelven, que los partidos son aparatos autorreferenciales o que la política es un ruido constante sin retorno tangible, el resultado no siempre es radicalización. Muy a menudo es algo más silencioso: retirada.

Por eso, cuando asistimos a un desplome electoral –en Aragón, recientemente, o en cualquier otro territorio–, la pregunta útil no es “¿qué hizo tan bien el rival?”. La pregunta es: ¿qué dejó de ofrecer el partido que cae para que parte de los suyos decidiera no estar?

El silencio del propio electorado

En definitiva, muchas derrotas no se explican por la fuerza del adversario, sino por el silencio del propio electorado. Y ese silencio suele anunciar lo mismo: un partido que ha dejado de ser comunidad y se ha convertido en maquinaria.

La solución no es simplemente mejorar la campaña. Una campaña puede subir un punto, pero difícilmente recompone una relación. Si el problema es desconexión, la reconstrucción exige tres tareas: recuperar sentido –para qué existimos–, recuperar credibilidad –qué podemos lograr realmente– y recuperar vínculo –qué ofrecemos para que valga la pena volver–.

De lo contrario, el partido y sus líderes, están condenados a la caída. Porque un partido puede perder unas elecciones y seguir existiendo. A lo que no sobrevive es perder a los suyos por el camino.

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Ernesto M. Pascual Bueno no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Anatomía de una caída (política): cuando el votante no se va al partido rival, simplemente se apaga – https://theconversation.com/anatomia-de-una-caida-politica-cuando-el-votante-no-se-va-al-partido-rival-simplemente-se-apaga-275511

Una infancia rota aumenta el riesgo de que la violencia se repita

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Dolores Fernández Pérez, Profesora Ayudante Doctora. Departamento de Psicología, Universidad de Castilla-La Mancha

Sony Herdiana/Shutterstock

La violencia no surge de la nada. Se gesta lentamente, muchas veces en silencio, en hogares donde el miedo y la indiferencia reemplazan al afecto. Comprender cómo nace esa violencia es uno de los grandes dilemas de la humanidad: ¿somos violentos por naturaleza o es el entorno el que nos vuelve letales? La ciencia apunta a que ambas fuerzas se combinan.

Un estudio realizado en Nueva Zelanda hace ya algunos años, conocido como Proyecto Dunedin, siguió a más de mil personas desde 1972. Los investigadores observaron cómo la salud, la personalidad y las experiencias familiares marcan el desarrollo de cada individuo. Sus resultados fueron claros: cuando una personalidad impulsiva o agresiva crece en un ambiente dañino, el riesgo de comportamientos violentos y antisociales aumenta.

Algunos niños nacen con temperamentos difíciles, es decir, se frustran rápido, reaccionan con rabia o les cuesta reflexionar antes de actuar. Otros, en cambio, muestran más empatía y autocontrol. El entorno puede marcar la diferencia. Si un niño con carácter complicado crece en un hogar violento o negligente, la probabilidad de reproducir esa violencia se multiplica. Los expertos llaman a esto la “ecuación victimal”: una mezcla entre vulnerabilidad y trauma que puede transformarse en violencia si no se trata a tiempo.

Qué ocurre si hay adultos fríos e impredecibles

La teoría del apego también ayuda a entender esta relación. Cuando los cuidadores actúan de forma estable, sensible y afectuosa, el/la niño/a puede desarrollar un apego seguro. Esa base emocional facilita la empatía, la autorregulación y la confianza en los demás. Por el contrario, cuando los adultos son impredecibles, fríos o tratan mal al niño/a, es más probable que se forme un apego inseguro o incluso desorganizado. En estas situaciones aumentan la impulsividad, la agresividad, las dificultades para conectar emocionalmente con los demás y la probabilidad de conductas antisociales.

No todos los niños que sufren violencia se convierten en agresores. El famoso asesino en serie y agresor sexual estadounidense Jeffrey Dahmer, por ejemplo, creció en un hogar negligente y solitario, pero su hermano no desarrolló conductas violentas. El también asesino en serie Ted Bundy vivió una infancia llena de secretos y confusión, pero sus hermanos siguieron caminos distintos. Estos casos muestran que el entorno no determina el destino por sí solo. La clave está en cómo se combinan la vulnerabilidad individual y las experiencias adversas tempranas.

Aun así, muchos de los criminales más violentos de la historia tienen algo en común: una infancia marcada por el abuso y la desprotección. En muchos casos, el trauma no tratado se convierte con el tiempo en patrones de control, agresión y deshumanización. Gracias a los avances en análisis de conducta, hoy es posible comprender cómo ciertos factores biográficos predicen la escalada hacia comportamientos violentos.

Asesinos en serie y maltrato infantil

Si bien no existe un único perfil de asesino serial, la mayoría de ellos sufrió algún tipo de maltrato infantil. Se estima que la mitad vivió abuso psicológico, más de un tercio físico y uno de cada cuatro, abuso sexual. Estas heridas no solo dejan cicatrices emocionales: también alteran la forma en que la persona piensa, siente el dolor y reacciona ante los demás. Con el tiempo, pueden generar visiones hostiles del mundo y respuestas agresivas aprendidas.

El análisis secuencial de conducta, una técnica usada para estudiar patrones criminales, ha mostrado relaciones llamativas. El tipo de abuso sufrido en la infancia tiende a influir en el tipo de crimen cometido en la adultez. Por ejemplo, quienes fueron víctimas de abuso sexual suelen reproducir crímenes con carga sexual o de mutilación. El abuso psicológico se asocia a asesinatos marcados por el exceso de violencia. El físico, con escenas dominadas por la ira. Cuando una persona sufrió varios tipos de abuso, la motivación sexual o de control aparece con más fuerza.

El caso del asesino Edward Gein, revivido recientemente por una serie documental, muestra de forma extrema esa conexión entre trauma y crimen. Gein creció con un padre violento y una madre fanática religiosa que lo convenció de que el mundo era pecado. Vivió aislado, sin afecto, y desarrolló un lazo enfermizo con ella: la temía y la adoraba al mismo tiempo. Cuando su madre murió, su obsesión se transformó en violencia. Mataba mujeres para intentar “reconstruirla” con la piel de sus víctimas, en un intento retorcido por recuperar el único vínculo emocional que conoció.

Vulnerabilidad y trauma

Otros casos de asesinos en serie muestran historias similares. Aileen Wuornos, prostituta desde la adolescencia, sufrió abusos desde niña. Andrei Chikatilo, en la Unión Soviética, fue víctima de violencia sexual y hambre. Pedro Alonso López, conocido como el “Monstruo de los Andes”, creció entre golpes y abandono. En todos ellos se repite una fórmula: vulnerabilidad, trauma y ausencia de tratamiento que dan lugar a formas de violencia extrema.

La evidencia es clara. El abuso infantil no condena a nadie a la criminalidad, pero aumenta el riesgo de que la violencia se repita. Cuando el dolor no se trata, se transmite. Es lo que los investigadores llaman el “ciclo de la violencia”, un fenómeno donde las heridas de la infancia pueden reencarnarse en nuevas víctimas.

Comprender esta ecuación, donde la vulnerabilidad se une al trauma y al apego dañado, no busca justificar los crímenes. Busca prevenirlos. Porque detrás de muchos actos violentos hay una historia de dolor no atendido. Y romper ese ciclo empieza mucho antes del delito, empieza en la infancia.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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Robots que escuchan, miran y responden: la nueva frontera de la colaboración

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ainhoa Apraiz Iriarte, Docente e investigadora en Innovación en Diseño Industrial, con especialización en Diseño de Interacción y Aceptación Tecnológica en Robótica., Mondragon Unibertsitatea, Mondragon Unibertsitatea

La colaboración entre el robot y el humano es esencial en entornos industriales. Tara Winstead / Pexels., CC BY

La forma en que nos comunicamos con las máquinas puede hacer que el trabajo resulte más ágil o más agotador. En las fábricas de hoy, la clave está en que la tecnología aprenda a entendernos para que la colaboración entre personas y robots sea real. El verdadero desafío no es solo producir más rápido, sino hacerlo de un modo más humano.

Aunque el sector industrial vive una auténtica carrera hacia la automatización, la International Federation of Robotics (IFR) alerta de que esta cayó un 8 % en Europa en 2024. Quizá el siguiente paso no sea tener más robots, sino mejorar la forma en la que nos entendemos con ellos.

Puentes que nos unen

Las interfaces son el punto de encuentro más importante entre las personas y los robots: un lenguaje compartido que traduce nuestras órdenes y las respuestas de las máquinas. Cuando ese lenguaje no es claro, la colaboración se vuelve más exigente y mentalmente agotadora, y el trabajo pierde fluidez.

Durante décadas, esta comunicación con los sistemas industriales se ha dado principalmente a través de interfaces visuales: instrucciones que aparecen en una pantalla y que el operario interpreta para actuar. Hoy, sin embargo, contamos con opciones mucho más ricas: las interfaces multimodales, que combinan voz, vista o incluso tacto para crear una interacción más natural y fluida.

Esa evolución no es casual. Responde a la necesidad de que la tecnología se adapte mejor a las personas y sea más intuitiva.

Una mirada más humana

Mientras empresas como KUKA, ABB o Fanuc perfeccionan la automatización, nuestras investigaciones en Mondragon Unibertsitatea intentan recordar algo esencial: no basta con fabricar robots más rápidos, sino diseñar robots que entiendan mejor a las personas. Y esa comprensión se traduce, finalmente, en mayor eficiencia.

Para comprobar cómo influye la forma de comunicarse con los robots, realizamos un experimento en el laboratorio de Mondragon Unibertsitatea con veinte participantes que debían completar una tarea de desensamblado industrial junto a un robot colaborativo, el KUKA LBR iiwa.

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En una de las condiciones, el robot se comunicaba únicamente a través de una interfaz visual. En la otra, le añadimos voz, creando una interfaz multimodal que combinaba información visual y auditiva.

Durante el proceso, medimos tanto el rendimiento como la experiencia subjetiva de los participantes, mediante el cuestionario HUROX. También registramos su actividad cerebral mediante electroencefalografía (EEG) para analizar la carga mental y el estado emocional.

Participantes colaborando con el robot durante una tarea de desensamblado en el laboratorio de Mondragon Unibertsitatea mientras se registra su actividad cerebral.
Ainhoa Apraiz et al.

¿Cuáles fueron los resultados?

Cuando las personas interactuaban con una interfaz multimodal, su carga de trabajo disminuía de forma significativa y su estado emocional era más positivo. Dicho de otro modo: trabajar con un robot que combina voz e imagen resultaba más cómodo, más fluido y menos agotador.

Las mediciones cerebrales confirmaron lo que los participantes expresaban en sus valoraciones: esta forma de interacción ayuda a mantener la atención sin saturar la mente. Las personas describieron la comunicación como más natural, más segura y más satisfactoria, lo que apunta a una mejora global de la experiencia humano-robot.

Uno de los hallazgos más esperanzadores fue comprobar que no se observaron diferencias significativas entre hombres y mujeres en la forma de adaptarse a las interfaces. (Sin embargo, en el ámbito tecnológico e industrial, las desigualdades persisten: las mujeres siguen estando infrarrepresentadas en carreras STEM, en puestos de diseño y en la toma de decisiones sobre la tecnología. Incorporar sus voces –y las de personas de identidades diversas– no solo evitará sesgos: mejorará el diseño para toda la sociedad).

Los resultados más allá del laboratorio

En un contexto industrial donde la automatización avanza rápido, entender cómo se sienten las personas al trabajar con robots es tan importante como medir la productividad. Se trata de apostar por una tecnología centrada en el bienestar humano, donde la eficiencia no se consiga a costa del agotamiento o la desconexión emocional.

Diseñar interfaces que reduzcan la carga mental no solo mejora el rendimiento, sino que también mejora la calidad del trabajo y la seguridad. Cuando un operario no tiene que memorizar cada paso o interpretar señales ambiguas, trabaja con más confianza y comete menos errores. Asimismo, cuando la comunicación con el robot es más natural –escuchando su voz o viendo señales claras–, la interacción se vuelve menos fría y más colaborativa.

En definitiva, la tecnología más avanzada no será la que trabaje más rápido, sino la que mejor entienda a las personas que lo utilizan. Este enfoque, más humano e inclusivo, invita a repensar el futuro de la industria desde la ergonomía cognitiva, la igualdad de oportunidades y el bienestar social.

Tecnología accesible para todas las personas

La multimodalidad puede ser una herramienta poderosa para mejorar la accesibilidad. Al combinar voz, visión o, incluso, tacto, facilita que personas con diferentes capacidades sensoriales o cognitivas puedan interactuar con los robots de manera más equitativa.

Una interfaz que habla y muestra información visual, por ejemplo, puede ayudar tanto a quien tiene dificultades auditivas como a quien necesita apoyos visuales o verbales para comprender mejor una instrucción.

Así, diseñar sistemas multimodales no solo mejora la eficiencia: amplía las oportunidades de participación en los entornos industriales y hace que la tecnología se adapte a la diversidad humana en lugar de exigir lo contrario.

Y es que la tecnología inclusiva no es solo una cuestión técnica, sino un imperativo ético y social. Implica reconocer que la igualdad real aún está en construcción y que la robótica del futuro debe contribuir a cerrarla, no a ampliarla.

La nueva industria nos invita a trabajar por un nuevo equilibrio: uno en el que los robots aporten precisión y fuerza y las personas sigan siendo el centro, con su creatividad, su criterio y su humanidad.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

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¿Qué nos está diciendo un escolar que ‘se porta mal’?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sandra María del Carmen Fonz Bujalance, profesor en educación, Universidad Camilo José Cela

Imaginemos un aula de primaria, con niños de entre 6 y 7 años. Un alumno se queda dormido, otro se balancea en la silla, aquel se levanta y deambula, alguno parece “estar en otro mundo”, surge una explosión de frustración acompañada de un grito…

Son situaciones o comportamientos que, en muchos casos, se catalogan como interferencias en el aula o incluso como disruptivas o socialmente inaceptables en el contexto educativo. Pero estos comportamientos nos están dando información. Escuchando lo que dicen, entendiendo lo que tienen detrás, se pueden adoptar estrategias que en lugar de castigar o corregir busquen ayudar en el camino a la autorregulación y la participación efectiva.

Conductas inadecuadas

Habitualmente, ante estas conductas “inadecuadas” asumimos que el origen del problema está en el escolar.

Y aunque en algunos casos la causa puede encontrarse en factores internos –sensoriales, fisiológicos o emocionales–, en la mayoría de las ocasiones es la interacción con el entorno la que genera o mantiene esa necesidad o incluso la hace insostenible. Si adoptamos una mirada de conjunto, más allá de lo obvio, podremos dejar de culpabilizar y empezar a comprender y ayudar.

Por ejemplo, registrar patrones para detectar posibles causas: ¿el sueño a primera hora es habitual por madrugar, o a última hora indica saturación o cansancio cognitivo? También se puede ajustar el entorno para reducir estímulos conflictivos, como la cercanía a ventanas que distraigan por luces o sonidos externos.




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Fisiología, cuerpo y aprendizaje

El aprendizaje no es solo proceso cognitivo. El cuerpo también juega un papel fundamental. Necesidades básicas como la alimentación, el descanso, la hidratación y la posibilidad de moverse influyen directamente en la capacidad de atención, la memoria, las funciones ejecutivas y la autorregulación emocional de los niños.

Cuando estas necesidades no se satisfacen, los niños pueden mostrar cansancio, irritabilidad o dificultades para concentrarse. Por esta razón, una mala conducta o un comportamiento no adecuado pueden estar ocultando una petición de ayuda, de homeostasis –el equilibrio interno que el cuerpo mantiene para funcionar correctamente (temperatura corporal, niveles de glucosa, sueño, hambre)– y de atención.

Ante algunas de estas peticiones corporales se debe permitir, por ejemplo, descansos cortos y programados, la posibilidad de moverse entre actividades o incluso ciertos apoyos que ayuden al sistema propioceptivo y vestibular a no estar en alerta constante.

Hemos normalizado beber durante las clases de una universidad o en el entorno laboral, pero los niños en las aulas también deben hidratarse. Todas estas estrategias mejoran significativamente la atención y autorregulación.




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Enseñar no es solo seguir el currículum

Los procesos de enseñanza y aprendizaje no se limitan a contenidos curriculares. Cuando se observa a un niño o una niña que atraviesa un periodo difícil o vulnerable también es el momento de fomentar aprendizajes prácticos y significativos.

Si los detectamos, y en lugar de exigir disciplina, escuchamos y acompañamos, permiten desarrollar la resiliencia, la solidaridad y la capacidad de ayudar desde edades tempranas. Reconocer estos contextos y adaptarse a ellos es fundamental para garantizar un aprendizaje inclusivo y humano.

¿Cómo podemos lograrlo?

Como vivimos en sociedad, es fundamental enseñar habilidades sociales mediante, por ejemplo, juegos de rol, dinámicas de cooperación grupal…

En el día a día nos enfrentamos a problemas. Por tanto, otro aprendizaje transversal puede partir de juegos y tareas de resolución de conflictos, guiados inicialmente por el docente. Durante estas actividades pueden surgir momentos de ayuda, frustración o abandono, que permiten desarrollar conductas más adaptativas y nuevos aprendizajes.

Necesidades sensoriales en el aula

Cada niño o niña procesa la información del entorno a través de sus sistemas sensoriales: vista, oído, tacto, olfato, gusto, propiocepción y sistema vestibular; estos dos últimos, a menudo olvidados o incluso desconocidos. Cuando existe hipersensibilidad o hiposensibilidad, el alumno puede reaccionar de manera inesperada ante estímulos cotidianos del aula que pueden pasar desapercibidos para el resto del grupo o incluso para el docente.

Factores como el ruido constante, la iluminación intensa, el roce de la ropa (a menudo imperceptible desde el exterior), el movimiento de los compañeros o la propia posición corporal –en un contexto que exige estar sentado de manera prolongada y en muchos casos sin respetar la ergonomía ni la necesidad de movimiento– pueden generar malestar, distracción o incluso una búsqueda activa de estimulación.

Desde las aulas es necesario promover espacios de trabajo con menor ruido para alumnos con hipersensibilidad auditiva, opciones de diferentes tipos de asiento (pueden incluirse pelotas de yoga, hamacas ¡o incluso columpios!). Puede ser necesario el uso de auriculares como medio de desconexión auditiva o como canal de transmisión de los contenidos o diferentes tipos de material; digamos sí a los materiales táctiles y manipulativos.

Estas conductas no siempre responden a desinterés o falta de autocontrol, explicaciones que la sociedad suele atribuir automáticamente; muchas veces reflejan una necesidad sensorial no atendida que el niño intenta autorregular y expresar.

Necesidades emocionales, sociales y de seguridad

Además de las necesidades físicas y sensoriales, los niños tienen requerimientos emocionales y sociales fundamentales para aprender y desarrollarse plenamente. Sentirse seguros, aceptados y valorados; y algo tan simple como la participación e inclusión es clave para la enseñanza.

Situaciones de vulnerabilidad –como conflictos familiares, procesos de duelo, familias itinerantes– pueden generar emociones consideradas negativas que suelen ser detonantes de conductas llamativas como agresiones, gritos, insultos, maltrato del mobiliario…

El acoso de otros compañeros, la exclusión social o la falta de vínculos positivos con compañeros y docentes son ejemplos de cómo el entorno social puede interferir en el aprendizaje.

Fomentemos la identificación de señales de estrés (como morderse las uñas, chuparse el pelo, piernas inquietas) y ofrezcamos pausas de regulación: rincones de calma con diferentes materiales, un libro visual, una pelota antiestrés o una botella sensorial. Además, nuestro cerebro necesita planificación y anticipación; establecer rutinas claras y visibles aporta seguridad y sensación de control.




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No solo lo visible importa

Ante toda esta evidencia de factores internos y externos que, en muchos casos, no son “vistos” desde las aulas, se detectan de forma tardía o son infravalorados, resulta imprescindible adoptar una mirada amplia: no centrarse solo en la conducta puntual, sino comprender el conjunto de circunstancias. No solo lo visible en causa y consecuencia.

Como docentes, no somos control ni sanción, sino facilitadores que, en la medida de lo posible, ofrecen las condiciones óptimas para que cada alumno aprenda según sus necesidades. Vínculo, seguridad, respeto y escucha de necesidades –a veces imposibles de expresar o silenciadas– son la base de un aprendizaje inclusivo y humano.

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Sandra María del Carmen Fonz Bujalance no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Qué nos está diciendo un escolar que ‘se porta mal’? – https://theconversation.com/que-nos-esta-diciendo-un-escolar-que-se-porta-mal-269671

Neuroanatomía de la resiliencia: qué ocurre en el cerebro cuando logramos sobreponernos a la adversidad

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María J. García-Rubio, Profesora de la Facultad de Ciencias de la Salud de la Universidad Internacional de Valencia – Codirectora de la Cátedra VIU-NED de Neurociencia global y cambio social – Miembro del Grupo de Investigación Psicología y Calidad de vida (PsiCal), Universidad Internacional de Valencia

Lightspring/Shutterstock

Ante una pérdida inesperada, un conflicto familiar persistente o una etapa prolongada de incertidumbre, algunas personas logran adaptarse y recuperar el equilibrio emocional con relativa rapidez, mientras que otras quedan atrapadas durante meses o años en el malestar. Estas diferencias suelen atribuirse al carácter, a la fortaleza psicológica o a la capacidad individual para “afrontar” las dificultades.

Sin embargo, las investigaciones neurocientíficas de las últimas décadas sugieren que la resiliencia no es solo una cuestión de actitud: tiene una base biológica identificable en el cerebro y depende de cómo distintos sistemas neuronales regulan el estrés, la emoción y la adaptación a lo largo del tiempo.

No reside en un único lugar del cerebro

A diferencia de funciones relativamente localizadas, como el procesamiento visual o el lenguaje, la resiliencia no puede atribuirse a una sola estructura cerebral. Se trata de una propiedad emergente de una red de regiones interconectadas que participan en la regulación emocional, la toma de decisiones y la respuesta al estrés.

Entre las áreas más relevantes se encuentra la corteza prefrontal, especialmente sus regiones dorsolateral y ventromedial. Estas zonas permiten evaluar una situación adversa, inhibir respuestas impulsivas y reinterpretar cognitivamente los eventos negativos. Diversos estudios de neuroimagen muestran que las personas con mayor resiliencia presentan más capacidad de la corteza prefrontal para modular la actividad de estructuras subcorticales, algo decisivo en el mantenimiento del control emocional.




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Otra estructura clave es la amígdala, fundamental para detectar amenazas y generar respuestas de miedo. La resiliencia no implica una amígdala “apagada”, sino una bien regulada; es decir, capaz de activarse ante el peligro real, pero también de desactivarse cuando la amenaza ha pasado. Este equilibrio resulta esencial para evitar estados prolongados de ansiedad o hipervigilancia.

El hipocampo, por su parte, desempeña un papel central en la memoria y en la contextualización de las experiencias estresantes. Esta estructura ayuda a distinguir entre situaciones verdaderamente peligrosas y aquellas que solo evocan recuerdos de experiencias negativas previas. Además, es especialmente sensible al estrés crónico, lo que explica por qué la exposición prolongada a la adversidad puede deteriorar la capacidad de adaptación.

Flexibilidad ante el estrés

Desde el punto de vista biológico, la resiliencia no equivale a “no sentir estrés”. Al contrario, las personas resilientes activan los mismos sistemas de respuesta al estrés que cualquier otra, incluido el eje hipotálamo-hipófisis-adrenal, responsable de la liberación de la hormona cortisol.

La diferencia clave reside en la rapidez y eficacia con la que el cerebro y el cuerpo regresan al equilibrio una vez que el desafío ha pasado. Estudios en neuroimagen y psicofisiología muestran que los individuos más resilientes presentan una mejor coordinación funcional entre la corteza prefrontal y la amígdala, así como una recuperación fisiológica más rápida tras situaciones estresantes.

En este sentido, la resiliencia puede entenderse como una forma de flexibilidad neural: la capacidad del cerebro para adaptarse a demandas cambiantes sin quedar atrapado en estados persistentes de alerta o amenaza.

Plasticidad cerebral: la resiliencia se construye

Una de las aportaciones más relevantes de la neurociencia contemporánea es que la resiliencia no es un rasgo fijo. El cerebro es plástico a lo largo de toda la vida, y las redes implicadas en la adaptación al estrés pueden fortalecerse o debilitarse en función de la experiencia.

Intervenciones como el entrenamiento en regulación emocional, la terapia psicológica, la práctica de mindfulness o el ejercicio físico regular se asocian a cambios estructurales y funcionales en regiones como la corteza prefrontal y el hipocampo. Del mismo modo, el apoyo social y la existencia de entornos seguros tienen efectos medibles sobre los sistemas neurobiológicos del estrés, reforzando la capacidad de adaptación.

Implicaciones para la salud y la sociedad

Comprender la neuroanatomía de la resiliencia tiene implicaciones directas para la prevención en salud mental, la educación y las políticas públicas. Promover entornos que favorezcan la regulación emocional, el aprendizaje y el apoyo social no es solo una cuestión ética o social, sino también neurobiológica.

Al mismo tiempo, esta visión invita a ser cautos con los discursos que exaltan la resiliencia como responsabilidad exclusiva del individuo. El cerebro puede adaptarse, pero lo hace dentro de límites impuestos por las condiciones de vida. Reconocer la base neural de la resistencia a la adversidad no significa culpabilizar a quien no logra sobreponerse, sino entender mejor qué apoyos son necesarios para que esa capacidad pueda desarrollarse.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Neuroanatomía de la resiliencia: qué ocurre en el cerebro cuando logramos sobreponernos a la adversidad – https://theconversation.com/neuroanatomia-de-la-resiliencia-que-ocurre-en-el-cerebro-cuando-logramos-sobreponernos-a-la-adversidad-268503

¿Cómo hacerse el autor? Uclés, Pérez-Reverte y la batalla por la firma pública

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Ángel Baños Saldaña, Profesor de Literatura Española, Universidad de Castilla-La Mancha

David Uclés en una imagen en Casa de América. Casa de América/Flickr, CC BY-NC-ND

“Todo ese odio que han mostrado hacia mí lo pueden hacer hacia el libro. No me viene bien”. Estas declaraciones de David Uclés para un periódico, en referencia a la reciente publicación de su nuevo libro La ciudad de las luces muertas, confirman que la literatura no existe sin su desarrollo en los espacios de sociabilidad.

En las últimas semanas, Uclés ha sido el centro del debate cultural español. Ello se debe a su negativa a participar en unas jornadas coordinadas por Arturo Pérez-Reverte y Jesús Vigorra: “1936: la guerra que todos perdimos”. El escritor argumenta dos razones: el lema del ciclo (para él “La guerra sí la sufrimos todos, pero no la perdimos todos”) y la asistencia de dos políticos, José María Aznar e Iván Espinosa de los Monteros.

Pérez-Reverte reaccionó con un repertorio que sus lectores ya conocen: dureza, ironía y descalificación personal. Valoró la renuncia como “imperdonable descortesía”. También dijo que Uclés se estaba “construyendo un personaje” y criticó el tono del vídeo como “lastimero” e “infantil”.

La polémica contiene todos los ingredientes del éxito: los cruces de declaraciones entre bestsellers, el ruido mediático, la polarización política y la lógica binaria –y testosterónica– que estructura el mundo cultural.

Sin esperarlo, el patrimonio histórico y el literario conquistan la conversación social. ¿Qué nos ayuda a explicar el origen del conflicto? Se han publicado muchos textos sobre el asunto, pero estos mayormente expresan su simpatía o crítica hacia uno de los autores. Tampoco hace falta mencionar aquí los incontables comentarios incendiarios en redes sociales.

No se trata de dirimir quién tiene razón, sino de comprender qué está en juego cuando un escritor decide aparecer –o desaparecer– en la escena. La autoría es un dispositivo afectivo, político y dialógico.

La era de la visibilidad

Si lo pensamos bien, no necesitamos conocer a los autores para entender sus obras literarias. Podríamos leer La península de las casas vacías sin tener noticia de David Uclés. Sin embargo, la industria cultural y sus mecanismos de difusión han fomentado la ilusión biográfica.

De este modo, un libro no se concluye con la lectura. Lo que hay tras él también se convierte en obra. La autoría se entiende como performatividad y circulación. ¿Quién no ha pedido que su autor favorito le firme su libro? ¿Quiénes no han buscado entrevistas o diarios de los artistas que más les gustan?

La celebridad no es solo fama, sino un bien consumible: se produce, circula y se monetiza. Para el público, su combustible es el deseo de ver. Para algunos autores, el principal aliciente es el deseo de ser vistos.

En esta polémica, el objeto de consumo no fue únicamente la idea sobre qué memoria de la guerra civil española es legítima, sino la escena pública del enfrentamiento. David Uclés lamenta que se haya escrito mucho sobre su decisión. A la vez, celebra que ahora, tras el conflicto, lo hayan invitado a La Revuelta, pues llevaba dos años comunicando su deseo de ir al programa.

En no pocos casos el reconocimiento público debe pasar por operaciones de visibilidad. David Uclés lo sabe: en la entrevista sacó su libro de una bolsa para mostrarlo a la cámara justo cuando expuso el origen de la polémica.

El desplante al ciclo de conferencias funciona como tramoya para la legitimación del propio proyecto autorial: “Yo he estado escribiendo una novela quince años sobre la Guerra Civil”.

Uclés contrapone escenarios para lograr esta visibilidad. Él activa un contexto moral (“conciencia tranquila”, “no firmo ese lema”, “no quiero compartir cartel con ciertos nombres”), mientras que Pérez-Reverte acude a la etiqueta social y a la profesionalización (“descortesía”, “tono infantil”, “personaje”).

El debate se desplaza así de qué significa “perdimos todos” en el título a quién se comporta como escritor decente. En definitiva, el choque ideológico se traduce en una tensión por ocupar el centro de la escenografía cultural a propósito del conflicto bélico y la escritura literaria.

Boom, ya está aquí la guerra (autorial)

En una sociedad en la que reina la visibilidad, los escritores ya no solo producen textos: se celebran a sí mismos. Algunos lo practican con entusiasmo; otros lo negocian con cautela. Y cada una de estas opciones compite por el capital simbólico (el prestigio, la autoridad, la legitimidad) que la figura autorial se dibuja para sí misma.

Pero el caso de David Uclés nos recuerda que la autoría no es un atributo fijo, sino una práctica situada, atravesada por decisiones compartidas en el campo cultural. Precisamente hace un mes dialogaba, en una presentación, sobre que fuesen del color que fuesen, las víctimas eran inocentes que cayeron, algo que parece contradecir sus declaraciones posteriores.

Uclés ahora se presenta como un intelectual mediático, como un polemista confeso. Esa figura pública se construye, precisamente, en asociación con otros. Además, cuenta con la confianza explícita hacia los rituales de consagración y camaradería.

Lo constata el apoyo recibido por agentes culturales con necesidades afines como Luis García Montero. Desde una posición central como director del Instituto Cervantes, el poeta defiende a Uclés con los mismos términos que, tiempo atrás, necesitaba la defensa de su propia obra: “Celebro que venda muchos libros, pero que no venda sus principios”. Las tensiones en el campo cultural reflejan unos intereses ideológicos y afectivos que afectan al capital (simbólico y económico).

Igualmente, la invitación de Pérez-Reverte, también con una posición consolidada en el campo, no es un acto literario. Es una escenografía concreta, un reparto de roles ya codificado, una expectativa de comunión simbólica y una fuerte carga mediática.

La polémica en torno al evento no puede leerse como un desacuerdo ideológico, sino como una lucha por la definición legítima del lugar del escritor. La visibilidad, lejos de ser un efecto colateral del éxito, es una forma de capital que obliga a elegir escenario. ¿Autor independiente o intelectual con boina?, ¿figura transversal o voz situada? La coherencia entre discurso, imagen pública y rituales de consagración se convierte en un bien escaso y vigilado.

Dar la nota: atuendos autoriales

Leamos estos dos titulares: “David Uclés y la envidia de la boina” o “Pérez-Reverte aplaza las jornadas sobre la Guerra Civil después de que David Uclés amenazase con presentarse tocando el acordeón”. El primero defiende al escritor y niega que vaya disfrazado. El segundo es una parodia situacional de El Mundo Today. Pero ¿cómo llega un escritor a esta circulación social?

Para configurar su imagen, los autores se sirven de “atuendos”. El concepto de atuendo autorial engloba factores de control de la visibilidad: el uso de objetos, la elección de acciones y la exhibición de actitudes.

Los titulares mencionados reflejan la imagen configurada por Uclés: la reiteración de la boina –incluso se la regaló a David Broncano en La Revuelta–, cantar inesperadamente en eventos protocolarios (Premio Esquire) o masivos (el programa Futuro Imperfecto), escribir sobre acontecimientos históricos (la Guerra Civil), manifestar su ideología abiertamente (la vivienda y Ayuso, la intolerancia de la ultraderecha, etc.) y confesar ciertas intimidades impactantes (arritmias, problemas de erección o consumo de antidepresivos).

En la industria cultural la autoría es la obra, la firma deviene huella corporal y las polémicas pueden contribuir a conquistar el sector. Justo cuando pensábamos que Uclés y Pérez-Reverte discutían sobre la memoria de la Guerra Civil, salta a la vista que también estaban compitiendo por la celebridad, la narrativa del éxito y el rol de intelectual que analiza la historia reciente.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Cómo hacerse el autor? Uclés, Pérez-Reverte y la batalla por la firma pública – https://theconversation.com/como-hacerse-el-autor-ucles-perez-reverte-y-la-batalla-por-la-firma-publica-275026