Le scarabée japonais à la conquête de l’Europe : un insecte sous haute surveillance

Source: The Conversation – France (in French) – By Sylvain Poggi, Chercheur en écologie quantitative et analyse de données, Inrae

Le scarabée japonais _Popillia japonica_ a été détecté pour la première fois dans le Grand-Est en juillet 2025. Inrae/Borner, Fourni par l’auteur

Sans une surveillance efficace et des mesures de lutte appropriées, le scarabée japonais (Popillia japonica), détecté en France pour la première fois dans la région Grand-Est en juillet 2025, pourrait coloniser une grande partie de l’Europe continentale dans les prochaines années.


C’est un coléoptère au régime varié. Le scarabée japonais peut s’alimenter sur plus de 400 espèces de plantes hôtes. Ses larves se nourrissent principalement des racines de graminées, en particulier celles des gazons, des prairies et surfaces enherbées, tandis que les adultes attaquent de nombreuses cultures agricoles (vignes, fruits à noyau, etc.), mais également des espèces ornementales telles que les rosiers.

Les dégâts potentiels sont considérables : aux États-Unis, les dégâts sont estimés à plusieurs centaines de millions de dollars par an, en incluant à la fois les pertes de production et les coûts de lutte.

Le scarabée japonais est de ce fait sous haute surveillance en France, où il a été détecté pour la première fois dans le Grand-Est en juillet 2025. Cette détection a de quoi inquiéter, mais elle était hélas prévisible : dès mai 2022, un rapport d’expertise collective de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) anticipait son introduction comme inéluctable en France hexagonale.

Une espèce exotique envahissante bien documentée

Originaire du Japon, le scarabée japonais est une espèce exotique envahissante dont les routes d’invasion sont bien connues (Figure 1). Accidentellement introduit aux États-Unis en 1916, il s’y est progressivement installé et s’est disséminé jusqu’au Canada.

À partir des années 1970, il a colonisé l’archipel des Açores, puis fut signalé pour la première fois en Europe continentale près de Milan (Italie) en 2014. Il s’est propagé en Suisse, dès 2017, et a été intercepté dans d’autres pays européens : Pays-Bas (2019), Allemagne (2022), Slovénie (2024) et, en 2025, en France, en Espagne, en Belgique et en Autriche.

Figure 1 : Historique d’invasion du scarabée japonais.
Fourni par l’auteur

Cette invasion a suivi trois étapes classiques : l’entrée, l’établissement et la dissémination de l’espèce. Dans le cadre du projet européen IPM-Popillia, nous avons développé des cartes de risque pour chacune de ces étapes à l’échelle de l’Europe, afin d’aider les services phytosanitaires et les décideurs à mettre en place des stratégies de surveillance efficaces. Voici ce que nous avons appris.

Le scarabée japonais : une invasion à nos portes

Le scarabée japonais se déplace principalement grâce aux activités humaines : il s’introduit dans de nouvelles régions par le transport de personnes et de marchandises, ce qui est caractéristique d’un insecte « auto-stoppeur ».

Nous avons évalué le risque d’introduction dans chaque région européenne (Figure 2) en analysant les flux de voyageurs et de marchandises par avion, par train et en camion, à partir du foyer principal d’invasion (localisé en Italie du Nord et au sud de la Suisse). Les zones étudiées correspondent aux unités NUTS3, définies par l’Union européenne, qui correspondent à des zones de la taille d’un département ou d’une petite province.

Figure 2 : Cartes de risque d’introduction du scarabée japonais en Europe continentale depuis le foyer principal d’invasion (en noir) par voie aérienne (A), ferroviaire (B), routière (C), et par une combinaison de ces trois modes (indice composite, D). Les couleurs chaudes correspondent à un risque plus élevé. Adapté de Borner et al. (2024).
Fourni par l’auteur

Où le scarabée japonais pourrait-il s’établir ?

Une fois introduite, une population de scarabées peut-elle survivre et se reproduire ? C’est ce que l’on appelle l’étape d’établissement. Les conditions climatiques, l’usage des sols et l’environnement local déterminent si ces populations peuvent se maintenir durablement.

Grâce à des modèles de distribution d’espèces, nous avons relié les données de présence du scarabée dans les zones colonisées, issues notamment des plateformes de sciences citoyennes, avec des informations environnementales géoréférencées.

La carte de risque d’établissement (Figure 3) montre que les contreforts des Alpes, le nord des Balkans et les rives orientales de la mer Noire sont très favorables à l’insecte. Le sud-ouest de la France, la Bretagne, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas présentent un risque plus modéré.

Figure 3 : Carte de risque d’établissement du scarabée japonais en Europe continentale. Les couleurs chaudes correspondent à un risque plus élevé. Adapté de Borner et al. (2023).
Fourni par l’auteur

Comment l’espèce continue-t-elle de se propager ?

Les scarabées japonais émergent une fois par an sous les latitudes tempérées et sont responsables de la progression du front d’invasion en été via leur vol actif. Ils se déplacent pour se nourrir, s’accoupler et pondre leurs œufs, qui poursuivent ensuite leur développement dans le sol tout l’hiver.

L’interaction entre le cycle de vie de l’insecte et les conditions locales gouverne la vitesse à laquelle il se propage dans différentes régions d’Europe (Figure 4).

Figure 4 : Carte de vitesse locale de propagation du front de colonisation du scarabée japonais en Europe continentale.
Fourni par l’auteur

Des cartes de risque pour mieux prévenir

Nos cartes de risque permettent de visualiser trois aspects essentiels :

  1. Risque d’introduction : où l’espèce peut arriver via les transports humains.

  2. Risque d’établissement : où les conditions environnementales sont favorables à sa survie et sa reproduction.

  3. Risque de dispersion active : où l’insecte peut se déplacer naturellement grâce à son vol.

Considérées séparément, mais plus encore combinées, ces cartes constituent un outil précieux pour anticiper et limiter la progression du scarabée japonais. Elles aident à définir des zones prioritaires pour la surveillance, à coordonner les actions transfrontalières et à adapter les mesures de confinement selon la vitesse de propagation locale.

La surveillance des espèces exotiques envahissantes : un enjeu crucial

Les invasions biologiques sont en forte croissance depuis deux siècles, et la tendance devrait se poursuivre avec l’intensification du commerce, des transports et du changement climatique. Entre 1980 et 2019, les dommages liés aux invasions se sont élevés à 1 208 milliards de dollars (plus de 1 049 milliards d’euros) à l’échelle mondiale, avec une augmentation de 702 % des pertes déclarées entre 1980-1999 et 2000-2019.

Dans ce contexte, il est donc crucial d’améliorer la prévention, la surveillance et la réponse rapide afin de stabiliser, voire de réduire à terme, le nombre de nouvelles invasions. Nos cartes de risque viennent compléter les outils existants pour optimiser les stratégies de surveillance permettant d’activer les mesures appropriées pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes.

En pratique, toute observation d’un scarabée japonais doit être signalée à votre Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf), en précisant le lieu de l’observation.

The Conversation

Sylvain Poggi a reçu des financements de I’Union Européenne dans le cadre du projet IPM-Popillia (European Union Horizon 2020 Research and Innovation Programme, Grant No. 861852).

Davide Martinetti a reçu des financements de IPM-Popillia project, (European Union Horizon 2020 Research and Innovation Programme, Grant No. 861852).

Leyli Borner a reçu des financements de l’Union Européenne dans le cadre du projet IPM-Popillia (European Union Horizon 2020 Research and Innovation Programme, Grant No. 861852).

ref. Le scarabée japonais à la conquête de l’Europe : un insecte sous haute surveillance – https://theconversation.com/le-scarabee-japonais-a-la-conquete-de-leurope-un-insecte-sous-haute-surveillance-277548

Dans le Var, la progression de la cochenille-tortue du pin menace les paysages méditerranéens

Source: The Conversation – France (in French) – By Romain Garrouste, Chercheur à l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

Deux femelles adultes de _Toumeyella parvicornis_ fixées sur une tige de pin maritime protégées par une fourmi (_Crematogaster scutellaris_), à Grimaud dans le massif des Maures, en octobre 2023. Romain Garrouste, Fourni par l’auteur

Le département du Var, en France, est touché par l’arrivée de cet insecte venu d’Amérique du Nord qui s’attaque au pin maritime et au pin parasol. Si la cochenille-tortue du pin se propage, elle pourrait transformer durablement les paysages et l’écologie du pourtour méditerranéen.


Des terrasses qui collent, des voitures poisseuses… On croirait d’abord à une histoire de pollution, puis on lève la tête vers les pins parasols caractéristiques du littoral méditerranéen. On voit alors leurs aiguilles noircir, leurs silhouettes familières se dégarnir, leurs grosses branches dépérir puis se rompre.

Derrière ces symptômes constatés dans le Var se cache un minuscule insecte, qui prend une place gigantesque dans les préoccupations locales : la cochenille-tortue du pin (Toumeyella parvicornis). Venue d’Amérique du Nord, on l’a détectée pour la première fois en France en 2021 dans le golfe de Saint-Tropez, dans le Var – un département en première ligne pour les espèces exotiques.

Discrètes, célèbres ou redoutées

Mais qu’est-ce donc qu’une cochenille ? Insectes de l’ordre des hémiptères, apparentés aux pucerons, aux cigales ou encore aux punaises, elles se caractérisent par une biologie souvent discrète. Les femelles adultes sont peu mobiles et restent fixées sur la plante hôte pour se nourrir de sève, tandis que les rares mâles sont souvent de petite taille, ailés, et d’une courte durée de vie.

Beaucoup d’espèces portent une cuticule épaissie ou cireuse, parfois en forme de petit bouclier – d’où l’impression de petite écaille collée au rameau. Certaines cochenilles sont célèbres pour un usage ancien comme colorant – la cochenille du carmin, par exemple. D’autres sont redoutées en agriculture, en horticulture et en foresterie, car elles peuvent pulluler, affaiblir les plantes et favoriser des champignons par l’intermédiaire du miellat qu’elles produisent.

Il y a plus de soixante ans, le massif des Maures dans le Var avait déjà vu arriver une cochenille, Matsucoccus feytaudi. Alors qu’on ne lui connaît pas de dégâts notoires en région atlantique dont elle est endémique (Landes en France, Espagne, Portugal, etc.), elle a détruit dans ce massif 120 000 hectares de pins maritimes en vingt ans de présence.

Biologie et mécanismes de dégâts de la cochenille-tortue du pin

Mais venons-en à celle qui nous intéresse, la cochenille-tortue du pin. Originaire d’Amérique du Nord, Toumeyella parvicornis appartient à la famille des Coccidae.

Elle se fixe volontiers sur les jeunes rameaux de pins, perce les tissus végétaux et se nourrit directement de la sève. Ce vol de ressources affaiblit l’arbre, mais le mécanisme le plus visible est ailleurs : l’insecte rejette en quantité un miellat sucré qui rend tout collant, attire souvent les fourmis… et, surtout, nourrit la fumagine, un champignon noirâtre qui recouvre aiguilles et rameaux, y compris les strates inférieures.

gros plan sur une colonie de cochenilles sur une branche
Colonie de Toumeyella parvicornis avec femelles adultes et petites larves fixées (rougeâtres), à Grimaud dans le massif des Maures, octobre 2023.
Romain Garrouste, Fourni par l’auteur

Résultat : la photosynthèse est freinée et empêchée, l’arbre s’épuise, il perd des aiguilles et voit sa croissance stoppée. Des infestations fortes et répétées peuvent mener jusqu’au dépérissement et à la mort de l’arbre, souvent précédés de chutes de branches qui rendent les abords dangereux.

La France prudente après l’expérience italienne

Comme beaucoup d’espèces exotiques, les raisons de la diffusion de la cochenille tient à un « alignement des planètes » défavorable : augmentation des échanges commerciaux de végétaux et de matériels, densité d’hôtes (plantations notamment) et hivers plus doux.

En France, les foyers actuellement identifiés se concentrent encore dans le Var, mais un premier cas a été relevé à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. Les impacts visibles ont été identifiés sur le pin parasol (Pinus pinea) et le pin maritime (Pinus pinaster).

Face à ce constat, les autorités sanitaires ont mis en place une surveillance et des recommandations de gestion : un repérage précoce, des précautions lors des travaux d’élagage, une limitation des déplacements de végétaux potentiellement infestés, et le signalement des symptômes.

Les dégâts restent encore relativement localisés à l’échelle nationale, mais l’expérience antérieure de l’Italie nous invite à la prudence. La cochenille-tortue du pin a été signalée dès 2014 en Campanie, dans la région de Naples, avant de gagner d’autres régions jusqu’à atteindre Rome, où le pin parasol constitue une icône paysagère et culturelle.

Les infestations ont entraîné des dépérissements massifs, et les gestionnaires ont dû intervenir sur des arbres adultes, parfois patrimoniaux. Plusieurs études récentes utilisant des indicateurs de croissance, des mesures physiologiques et de la télédétection ont pu mettre en évidence les liens entre l’intensité de l’attaque à la baisse de vitalité des pins et au risque de mortalité en Italie.

Après l’Italie et la France, l’espèce a aussi été signalée dans d’autres pays du bassin (par exemple, dans les Balkans), ce qui alimente la crainte d’une diffusion à l’échelle méditerranéenne, d’autant que le pin parasol est présent sur une large partie du pourtour méditerranéen.

Une menace écologique majeure

Le point crucial, souvent sous-estimé dans le débat public, tient au rôle du pin parasol et du pin maritime. Loin d’être de simples arbres d’ornement urbain, ils structurent les milieux naturels, parfois au cœur d’aires protégées.

Dans la réserve naturelle nationale de la plaine des Maures (Var), les pins parasols participent à des paysages uniques et à la structuration écologique locale. Ils façonnent une ambiance de plaine ouverte arborée très caractéristique.

La disparition ou le dépérissement de ces arbres n’aurait pas seulement un effet esthétique : elle affecterait la structure du milieu, les microclimats locaux et toute une biodiversité associée aux pins – faune, champignons, cortèges d’invertébrés, etc. Une grande partie du littoral du Var fait partie de l’aire du parc national de Port-Cros, directement menacée par cet insecte.




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Le pin maritime, comme le pin parasol, dépasse en outre largement le cadre méditerranéen. Il est présent également sur la façade atlantique, où il constitue l’essence dominante du massif landais et l’un des plus vastes ensembles forestiers d’Europe occidentale. Une extension de la cochenille-tortue vers ces régions – si elle s’y acclimatait et y trouvait les conditions propices – poserait donc des questions écologiques, paysagères et économiques à une tout autre échelle : santé des forêts, gestion sylvicole, risque d’affaiblissement face aux sécheresses et coûts de surveillance.

Plus largement, ce cas illustre comment un insecte de quelques millimètres peut, en interaction avec la mondialisation des échanges et le changement climatique, devenir un facteur de transformation durable des paysages et des écosystèmes, en s’associant aux modifications en cours, en modifiant l’identité visuelle et écologique de régions entières. L’enjeu dépasse donc la seule nuisance : il interroge notre capacité à anticiper et gérer les invasions biologiques avant qu’elles ne redessinent, silencieusement, nos horizons.

La cochenille-tortue des pins (Toumeyella parvicornis, Coccidae, Hemiptera). Source : Ysyeb/YouTube.

Des pistes de solutions au cas par cas

Face à cette invasion, les solutions restent jusqu’ici limitées, surtout sur de grands arbres. Il n’existe pas de « recette miracle » universelle. La gestion implique une approche intégrée, qui combine détection précoce, réduction des sources de dispersion, tailles ciblées quand c’est possible et maintien de la vitalité des arbres : arrosage raisonné en période sèche, protection des racines en contexte urbain, limitation des blessures.

paysage d’arbre rompu par les dégâts causés par un insecte
Dégâts de Toumeyella parvicornis sur pin parasol, défoliation et chute de branches, à Grimaud dans le massif des Maures, en octobre 2023.
Romain Garrouste, Fourni par l’auteur

Des pistes existent aussi du côté des ennemis naturels de ces insectes. Comme pour d’autres cochenilles, certains prédateurs, notamment des coccinelles, peuvent consommer des cochenilles jeunes, et des communes testent parfois des lâchers d’auxiliaires. Mais l’efficacité à grande échelle dépend du bon choix d’espèces, du calendrier d’intervention et de la capacité des auxiliaires à suivre le rythme des pullulations.

Collectivités et particuliers, les bons réflexes à adopter

En tant que collectivités et en qualité de citoyens, comment contribuer à cette lutte ? Il s’agit d’abord d’apprendre à reconnaître les symptômes : miellat collant, fumagine noire, rameaux couverts de « petites carapaces » brunâtres, puis jaunissement.

Il faut ensuite éviter de déplacer des branches, rameaux ou végétaux de pins depuis une zone infestée vers une zone saine, et signaler les cas aux services compétents lorsqu’un nouveau foyer est suspecté.

Enfin, dans les espaces gérés, il s’agit de prioriser les arbres les plus sensibles (pins parasols, sujets en bord de route ou en ville) et intervenir le plus tôt possible : une fois l’arbre très affaibli, les chances d’inverser la trajectoire sont minces.

Une autre difficulté tient au manque de connaissances scientifiques produites en France sur Toumeyella parvicornis. Les données sur sa dynamique locale (nombre de générations par an selon les microclimats et les espèces d’arbres), ses ennemis naturels réellement efficaces, ses voies de dissémination et ses interactions avec le stress hydrique et les effets post-incendies restent encore à établir. Cette lacune contraste avec la situation italienne, où plusieurs travaux récents décrivent déjà la progression, les impacts sur la croissance des pins et des outils de suivi (dont la télédétection) qui peuvent aider les gestionnaires.

L’urgence en France, pour la recherche, est donc de cartographier finement l’extension du phénomène, en utilisant la télédétection et des drones par exemple, de mesurer l’impact sur la croissance des pins et, surtout, d’identifier les régulations naturelles efficaces, qui passent par l’identification génétique des arbres.

Par exemple, quelles coccinelles et autres prédateurs ou parasitoïdes attaquent réellement la cochenille dans le Var ? À quelle période de l’année ? Avec quel niveau de contrôle ? Sans ces données, il est difficile d’évaluer ce qui marche, ce qui coûte cher pour peu d’effets, et ce qui pourrait être déployé à grande échelle sans risques écologiques secondaires.

The Conversation

Romain Garrouste a reçu des financements de MNHN, CNRS, Sorbonne Université, Labex BCDIV (ANR), MRAE, MTE, National Geographic,

ref. Dans le Var, la progression de la cochenille-tortue du pin menace les paysages méditerranéens – https://theconversation.com/dans-le-var-la-progression-de-la-cochenille-tortue-du-pin-menace-les-paysages-mediterraneens-273538

Le nématode du pin, un redoutable globe-trotteur

Source: The Conversation – France (in French) – By Hervé Jactel, Directeur de recherche, Inrae

Un nématode du pin _Bursaphelenchus xylophilus_ mâle, un _Monochamus galloprovincialis_, l’insecte vecteur de la maladie du flétrissement, et un pin desséché. L. D. Dwinell, USDA Forest Service/Gilles San Martin /Mateinsixtynine, CC BY

Partout où il s’est installé, le nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus a tué des millions d’arbres. Son arrivée dans les Landes françaises ne présage donc rien de bon. Pour lutter contre cette espèce invasive, il faut bien sûr connaître son cycle de vie et la façon dont la maladie qu’il véhicule se transmet d’arbre en arbre. C’est ce que nous explique le spécialiste d’entomologie forestière Hervé Jactel.


Le nématode du pin Bursaphelenchus xylophilus, responsable de la maladie du flétrissement, est sans conteste le pire agent pathogène pour les forêts de pin du continent eurasiatique. Il s’agit d’un ver microscopique qui, une fois dans l’arbre, se nourrit des vaisseaux du bois, et bloque la circulation de la sève. Les symptômes sont, dans un premier temps, le rougissement des aiguilles puis leur chute, ensuite la courbure des pousses (d’où le nom de flétrissement), puis enfin la mort de l’arbre en quelques semaines seulement.

Bursaphelenchus xylophilus (adulte mâle).
David Pires (INIAV, PT), Fourni par l’auteur

Partout où il a été introduit, il a provoqué la mort de millions d’arbres. Cette espèce exotique envahissante (classée organisme de quarantaine en Europe) est originaire d’Amérique du Nord où elle ne cause pas de dégâts, car les pins nord-américains sont résistants. En revanche, elle s’avère très agressive envers les espèces de conifères avec lesquelles elle n’a pas longtemps cohabité.

Une série d’invasions en Asie

Comme pour toutes les espèces invasives, le nématode du pin se joue des frontières terrestres ou maritimes. Il est arrivé en 1905 au Japon sans doute par l’intermédiaire d’une cargaison de bois venue des États-Unis. Il a, depuis, causé la perte de 95 % de la ressource en pins du pays. Il a ensuite été détecté en Chine en 1982, à Nankin (Nanjing en chinois), possiblement à cause de l’importation depuis les États-Unis de matériaux de construction d’un grand télescope. Il est désormais présent dans 18 provinces et a tué plus de 50 millions d’arbres.

Des travaux de modélisation ont montré que cette rapide expansion est surtout due à une propagation assistée par l’humain, avec des déplacements de plusieurs centaines de kilomètres par an sans doute liés au transport de matériaux en bois contaminés. Les dégâts sont tout aussi considérables en Corée (10 millions d’arbres morts en dix ans) malgré toutes les mesures d’éradication et de contrôle mises en place.

Détecté en Europe depuis 1999

Au Portugal, où il a été détecté en 1999, il occupe désormais plus de la moitié de la surface des forêts de pin maritime et a réduit de 30 % leur production. Des analyses génétiques ont montré que les populations de nématode du pin arrivées au Portugal étaient d’origine asiatique et non américaine. L’hypothèse est que du bois contaminé aurait été utilisé pour la construction de l’un des pavillons asiatiques de l’Exposition universelle de Lisbonne en 1998.

Des foyers sont également présents en Espagne depuis 2008, non loin de la frontière portugaise. Alors que certains semblent éradiqués, le foyer en Galice connu depuis une dizaine d’années est officiellement hors de contrôle et progresse de manière inquiétante.

Dans tous ces pays, le rythme de mortalité est d’environ un  million d’arbres par an.

Autant dire que la menace est grave pour la forêt des Landes en France, où le pin maritime est omniprésent et où un premier foyer vient d’être découvert fin 2025 à Seignosse. Les 500 kilomètres qui séparent les foyers du nord du Portugal et de Galice du sud des Landes indiquent que, là encore, c’est le transport par l’être humain qui est à l’origine de cette invasion.

Un coléoptère qui transmet la maladie d’arbre en arbre

La maladie du flétrissement du pin est une maladie à transmission vectorielle. Le nématode du pin ne peut pas passer d’un arbre à l’autre sans l’aide de son insecte vecteur, capable de voler, qui est dans tous les pays infectés un coléoptère longicorne xylophage du genre Monochamus.

En Europe du Sud, il s’agit de l’espèce méditerranéenne Monochamus galloprovincialis. L’insecte vecteur transporte les nématodes dans ses trachées (tubes conduisant l’air aux différents organes) et les dissémine d’un arbre à l’autre à deux étapes de son cycle de développement.

Deux modes de transmission

À leur émergence de l’arbre où ils se sont développés, les jeunes adultes doivent se nourrir sur de jeunes pousses de pin en bonne santé pour acquérir l’énergie nécessaire pour faire fonctionner leurs muscles moteurs du vol et produire des ovocytes (les œufs avant leur fécondation).

C’est pendant cette phase de maturation sexuelle que l’essentiel de la charge en nématode est transmise à l’arbre. Cette transmission est passive, car les nématodes ne sont pas injectés mais sortent d’eux-mêmes des trachées, attirés par l’odeur de la résine qui s’écoule des morsures de l’insecte sur l’écorce des pousses de pin.

Monochamus galloprovincialis (adulte femelle), se nourrissant sur une pousse verte de pin maritime.
Inge van Halder, Fourni par l’auteur

Les nématodes gagnent alors le réseau de canaux de résine où ils peuvent se multiplier si l’arbre n’est pas résistant et si les températures sont suffisamment élevées. Le nématode du pin produit une nouvelle génération tous les quatre et cinq jours à 25 °C. En quelques semaines, la population de nématodes peut donc augmenter de façon exponentielle, conduisant à une obstruction des canaux de sève et à la mort de l’arbre par embolie.

Le deuxième mode de transmission des nématodes par les insectes vecteurs intervient, mais dans une moindre mesure, lorsque la femelle fécondée cherche un arbre hôte dépérissant pour effectuer sa ponte, car c’est l’habitat le plus favorable au développement de sa descendance.

Cet arbre peut être dépérissant parce qu’affaibli par une grave sécheresse, le passage d’un feu (les Monochamus sont attirés par l’odeur de la fumée), une attaque de scolytes (des coléoptères xylophages), une infection par un champignon ou par le nématode lui-même (si un Monochamus l’avait auparavant contaminé lors de son repas de maturation). La femelle pond ses œufs un par un dans des encoches creusées dans l’écorce des arbres. Les nématodes qui restaient dans ses trachées peuvent alors pénétrer dans l’arbre par ces blessures de l’écorce. Les jeunes larves de l’insecte creusent ensuite une galerie sous l’écorce pour se nourrir aux dépens des tissus où circule la sève de l’arbre chargée de sucres. C’est pourquoi les arbres supports de ponte ne doivent pas être morts (pas complètement secs) mais seulement moribonds.

Ensuite, les autres stades larvaires se développent lentement dans les tissus du bois alors que les nématodes survivent en se nourrissant de champignons à l’intérieur de ces mêmes tissus. Attirés par l’odeur des insectes, les nématodes présents dans le bois se regroupent dans la loge où la larve s’est transformée en nymphe et s’insèrent dans les trachées du jeune adulte avant que celui-ci n’émerge de l’arbre, emportant avec lui quelques centaines à quelques milliers de nématodes. Au total, le cycle de reproduction de l’insecte vecteur Monochamus dure un an, avec une période d’arrêt du développement pendant l’hiver.

Des coléoptères qui peuvent voler sur plusieurs dizaines de kilomètres dans leur vie

Pour boucler le cycle de la maladie, un arbre hôte doit donc être visité deux fois par des Monochamus, une fois par un Monochamus jeune adulte (mâle ou femelle) qui transmet les nématodes lors de son repas et induit donc le dépérissement de l’arbre, et une deuxième fois par un Monochamus femelle fécondée, attirée par l’arbre dépérissant, et dont les insectes de la génération fille assurent la récupération puis le transport des nématodes hors de l’arbre infecté.

Les insectes vecteurs de l’espèce M. galloprovincialis sont doués d’une grande capacité de vol, capables de se déplacer sur plusieurs dizaines de kilomètres durant toute leur vie d’adulte.

Monochamus galloprovincialis (adulte mâle) prêt à s’envoler
Monochamus galloprovincialis (adulte mâle), prêt à s’envoler.
Gilles San Martin, Fourni par l’auteur

Contrairement aux incendies de forêt qui ravagent en quelques jours des grandes surfaces de plantations de pin, si elle n’est pas éradiquée, la maladie du flétrissement provoquée par le nématode progresse inéluctablement mais lentement, de quelques kilomètres par an, avec une petite proportion d’arbres morts par parcelle chaque année (5 à 10 %). Il conviendrait donc d’envisager d’ores et déjà des mesures pour ralentir le front de progression de la maladie, en cas d’échec de l’éradication, et pour reconstituer les forêts impactées.

Le temps long du dépérissement des forêts infectées par le nématode du pin devrait donc permettre d’évaluer différentes options de renouvellement forestier.

The Conversation

Hervé Jactel ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le nématode du pin, un redoutable globe-trotteur – https://theconversation.com/le-nematode-du-pin-un-redoutable-globe-trotteur-277438

El estrés, personalizado y con control, puede ser un aliado para ciertas tareas en el aprendizaje

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Javier Andrés García Castro, Profesor de Psicología, Universidad Villanueva

Rido/Shutterstock

El estrés forma parte de la vida diaria, especialmente en la universidad. Exámenes, trabajos y exposiciones ponen a prueba la capacidad de los estudiantes para concentrarse y tomar decisiones. Todo ello en un contexto global en el que la salud mental juvenil preocupa cada vez más.

Organismos internacionales como la Organización Mundial de la Salud (OMS) alertan del aumento del estrés motivado por las condiciones de vida de las sociedades industrializadas y su relación con problemas de salud mental. Pero la ciencia no lo tiene claro en relación con el rendimiento cognitivo: ¿el estrés empeora nuestras funciones mentales o puede mejorarlas?

Una reciente investigación analizó cómo influyen dos tipos de estrés, el objetivo y el subjetivo, en las llamadas funciones ejecutivas. Un rol que condiciona las habilidades mentales que usamos para planificar, concentrarnos, controlar impulsos y adaptarnos a situaciones nuevas.

Resultados contradictorios

En efecto, la relación entre estrés y funciones ejecutivas está lejos de ser clara. Algunos estudios señalan que el estrés, sobre todo cuando es intenso o prolongado, empeora habilidades como la memoria de trabajo, la atención o la flexibilidad mental, al alterar el funcionamiento del córtex prefrontal.

Sin embargo, otras investigaciones han encontrado justo lo contrario. En situaciones de estrés moderado, ciertas personas rinden mejor en tareas que exigen concentración y control cognitivo. Y un tercer grupo de trabajo no detecta ningún efecto significativo.

Estas conclusiones tan dispares sugieren que no basta con preguntar si el estrés es “bueno o malo”, sino que es necesario tener en cuenta factores como la intensidad, la duración, el tipo de tarea y, sobre todo, cómo cada persona percibe y maneja la situación. Solo así se puede interpretar adecuadamente el efecto del estrés sobre la cognición.

Dos formas de experimentar el estrés

La manera en la que percibimos el estrés podría ser clave, más allá del estrés objetivo que estemos experimentando en un momento determinado.

En este sentido, podemos distinguir dos tipos de estrés. El estrés objetivo es el que experimentamos en relación a una situación vital concreta. Por ejemplo, cuando nos subimos a un avión si nos da miedo, cuando tenemos muchas tareas que hacer en poco tiempo o cuando nos sentimos evaluados. Por otro lado, el estrés subjetivo depende de la evaluación que cada persona haga de esas situaciones objetivas.

El estrés subjetivo es más determinante que el objetivo

Al realizar el estudio sobre las dos clases de estrés, objetivo y subjetivo, apareció un dato llamativo. La situación creada para generar presión –hacer las pruebas frente a una cámara generando una situación de evaluación– no cambió apenas el rendimiento de los estudiantes.

En cambio, el rendimiento cognitivo, especialmente el de muy alto nivel, estuvo claramente influenciado por la experiencia subjetiva de estrés de las personas. Quienes reportaron una mayor percepción subjetiva de estrés tendieron a rendir mejor en una tarea que exigía agilidad mental y flexibilidad cognitiva para encontrar palabras con rapidez.

Cuando estos estudiantes ya estresados se enfrentaban a la situación de estrés objetivo (la evaluación mediante una cámara), su rendimiento fue incluso mayor. En conjunto, esto sugiere que no es solo la situación externa lo que influye, sino sobre todo cómo cada persona evalúa y percibe el estrés. El acento recae en la importancia de la vivencia que cada uno hace de la situación vital que está atravesando, más allá de las circunstancias objetivas.

Una posible explicación

¿Cómo se explica que más estrés pueda asociarse a un mejor rendimiento en algunos casos? Una posible respuesta se encuentra en la ley de Yerkes-Dodson, formulada en 1908 por los psicólogos Robert M. Yerkes y John D. Dodson. Según esta propuesta, el rendimiento mejora a medida que aumenta la activación o el nivel de alerta, pero solo hasta cierto punto. Si la activación es demasiado baja –apatía, aburrimiento– o demasiado alta –bloqueo, ansiedad intensa–, el rendimiento empeora.

Implicaciones para la vida académica

Estos resultados cuestionan la idea de que el estrés siempre produce un efecto perjudicial sobre el rendimiento cognitivo. En algunos casos, puede tener un efecto positivo, especialmente en tareas que requieren coordinación de varias habilidades mentales.

Esto no significa que el estrés crónico sea bueno. Sabemos que, mantenido en el tiempo, puede afectar a la salud física y mental. Pero sí sugiere que aprender a gestionar el estrés mediante estrategias psicológicas adecuadas puede ayudar a potenciar nuestro rendimiento cuando se alcanza el punto óptimo de activación.

Estrategias como la planificación, el entrenamiento en control de la atención o el mindfulness podrían ayudar a situar ese nivel de activación en la zona óptima.
Por tanto, el mensaje es claro: no todo el estrés es igual, y nuestra forma de vivirlo puede ser determinante. Entender mejor esa relación podría ayudar a diseñar entornos educativos que no eliminen el estrés por completo, sino que lo conviertan, cuando sea posible, en un aliado del aprendizaje.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. El estrés, personalizado y con control, puede ser un aliado para ciertas tareas en el aprendizaje – https://theconversation.com/el-estres-personalizado-y-con-control-puede-ser-un-aliado-para-ciertas-tareas-en-el-aprendizaje-277341

Soaring gas prices prompt Trump to ease oil tanker rules – how waiving the Jones Act affects what you pay at the pump

Source: The Conversation – USA (2) – By Christopher Niezrecki, Director of the Center for Energy Innovation, UMass Lowell

Suspending the Jones Act allows foreign-based oil tankers to sail between U.S. ports. AP Photo/Eric Gay

The Trump administration temporarily suspended the Jones Act on March 18, 2026, as part of its efforts to bring down soaring U.S. gasoline prices.

But what does this more-than-century-old law, which originally was designed to support the shipping industry, have to do with the price of gas?

As the director of the Center for Energy Innovation at UMass Lowell, I’ve learned that the impact of the Jones Act ripples beyond shipping and can have a profound effect on the price of many things, including consumer goods, electricity and what you pay at the pump.

What is the Jones Act?

The Jones Act is more formally known as Section 27 of the Merchant Marine Act of 1920.

One of the act’s most impactful features is its ability to limit domestic maritime shipping and coastal trade. Under the act, a foreign-designated ship is not allowed to transport goods between two U.S. ports or territories without either leaving U.S. waters first or transporting those goods to a U.S.-flagged vessel – which must be staffed primarily by U.S. sailors.

The federal law was originally intended to bolster and protect the American maritime industry by ensuring that the U.S. has the infrastructure and personnel to support shipping, commerce, defense and naval operations needed during war or national emergencies. Since then, the act has been revised and updated numerous times.

This rule helps to protect the U.S. shipbuilding industry from foreign competition and the jobs of American sailors; however, it also limits free trade.

a sign listing high gas prices can be seen as a car drives away in the snow
Gas prices in some states have climbed higher than $5 per gallon, such as in Bellevue, Wash.
AP Photo/Lindsey Wasson

Benefits and costs

Proponents of the Jones Act claim that it supports the transport of goods between states and territories, enhances national security and helps to sustain hundreds of thousands of American jobs as well as the shipbuilding industry, while contributing billions of dollars to the U.S. economy.

However, critics of the Jones Act claim that it increases the cost of goods between U.S. ports and especially in regions that rely heavily on marine transport, such as Alaska, Hawaii and Puerto Rico.

And despite the ostensible intent to protect the shipbuilding industry, the act has also hurt it because it has made U.S. ships up to five times more expensive to build than those manufactured abroad.

These factors have resulted in a smaller supply of American ships that are available to transport goods. And when there is limited competition, costs of ship construction and transportation increase.

Impact on gas prices

The average price of a gallon of gas has soared nearly a third since the U.S. and Israel attacked Iran on Feb. 28, 2026 – from $2.98 to $3.84 as of March 18, according to data compiled by AAA.

Suspending the Jones Act allows foreign ships to transport oil and gas between ports within the U.S., which should lead to lower transportation costs and increased supply. This should ease gas costs over time – but we’re talking months, not days or weeks.

In 2022, analysts at JPMorgan estimated that a temporary suspension of the Jones Act could save East Coast motorists about 10 cents a gallon.

However, if the duration of the suspension is short – the government said it would waive the act for only 60 days – the impact on gas prices will be minimal because of the time required for the marine industry to respond and the fact that domestic shipping costs are not the primary factor that influences fuel cost.

Should the Jones Act be permanently repealed, fuel prices would fall more steeply.

The Jones Act has been temporarily suspended in the past, primarily for urgent economic or supply chain issues, such as to aid Puerto Rico after it was hit by a hurricane in 2022 and following a cyberattack on a fuel pipeline in 2021.

cars can be seen driving forward in several lanes on a major highway
Americans’ daily commutes have become more expensive since the war in Iran began on Feb. 28.
AP Photo/Paul Sancya

Other impacts of the Jones Act

Another important cost impact of the Jones Act involves offshore wind energy.

It has been shown that the energy generated by offshore wind farms provides additional energy close to load centers – cities or industrial sites that consume significant power – helping to reduce costs by providing additional supply. This is especially important now and will become more important over the next few years, as electricity demands are expected to increase due to rapid growth in artificial intelligence data centers.

The numerous approved wind farms currently being constructed off the U.S. coast are constrained by the Jones Act because there aren’t enough U.S.-flagged ships available to install and service all the offshore wind turbines that are needed. Many wind farm developers are skirting the issue by leveraging U.S. barges to transport equipment prior to installation by foreign vessels. But even so, the Jones Act raises the cost of offshore wind farm installations, making energy less affordable for Americans.

Suspending the Jones Act for a couple of months, however, will have minimal impact on the U.S. offshore wind and other energy industries.

The Conversation

Christopher Niezrecki receives funding from the National Science Foundation, Office of Naval Research, Massachusetts Clean Energy Center, ARROW Center, and several companies that support the WindSTAR Industry-University Cooperative Research Center.

ref. Soaring gas prices prompt Trump to ease oil tanker rules – how waiving the Jones Act affects what you pay at the pump – https://theconversation.com/soaring-gas-prices-prompt-trump-to-ease-oil-tanker-rules-how-waiving-the-jones-act-affects-what-you-pay-at-the-pump-278387

¿De verdad ‘la primavera la sangre altera’? Lo que dicen la psicología y la biología

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Oliver Serrano León, Director y profesor del Máster de Psicología General Sanitaria, Universidad Europea

margouillat photo/Shutterstock

Con la llegada de la primavera reaparece la idea popular: que “la sangre se altera”. Se usa para explicar de todo: más energía, más deseo, más sociabilidad… y también más irritabilidad o impulsividad.

Desde la psicología, el interés no está en el refrán, sino en la evidencia científica: ¿hay algo real detrás de esa sensación colectiva de “aceleración” o se trata únicamente de un relato cultural que se repite cada año?

La respuesta matizada es clara: sí, existen mecanismos biológicos y psicológicos plausibles y respaldados por investigación, pero no implican que la primavera nos vuelva locos, ni afectan a todo el mundo por igual. La clave está en cómo cambian la luz, los ritmos circadianos, el sueño, ciertos sistemas neuroquímicos y el contexto social.

En este sentido, conviene matizar que la “alteración” primaveral no equivale necesariamente a bienestar. Resulta más preciso hablar de aumento de activación que de mejora emocional. Y activarse más no siempre significa sentirse mejor: para algunas personas se traduce en mayor iniciativa y energía, mientras que para otras puede manifestarse como inquietud, irritabilidad o dificultad para regular las emociones.

Comprender esta diferencia permite superar explicaciones simplistas y entender por qué una misma estación puede vivirse de forma muy distinta según el estado psicológico previo, los hábitos de sueño y el contexto vital de cada persona.

La luz como regulador psicológico invisible

El gran cambio ambiental en primavera no es que los campos se llenen de flores ni que podamos empezar a prescindir de la ropa de abrigo: es el incremento de horas de luz. La luz es el principal sincronizador del reloj biológico y regula procesos directamente vinculados al estado de ánimo, la activación y la motivación.

En humanos se han observado variaciones estacionales en el sistema que genera y determina la actividad del neurotransmisor serotonina, clave para la regulación emocional, la impulsividad y la conducta social. Estudios de neuroimagen han mostrado cambios estacionales en la disponibilidad del transportador de serotonina, asociados a la duración de la luz solar diaria, lo que sugiere una relación directa entre el llamado fotoperiodo (la cantidad de tiempo en que estamos expuestos a la luz diariamente) y la regulación afectiva.

Por otro lado, revisiones recientes sobre el llamado “cerebro estacional” explican cómo los cambios en la luz y los ritmos circadianos pueden modular la vulnerabilidad psicológica y la estabilidad emocional.

Traducido a experiencia cotidiana: más luz suele asociarse a más activación, más iniciativa y mayor energía subjetiva. Para muchas personas esto se vive como bienestar, pero otras, especialmente si ya existe estrés o desregulación previa, pueden experimentar hiperactivación, inquietud o irritabilidad.

El sueño se resiente

Aparte de cambiar la luz, la primavera también modifica el sueño. Estudios basados en grandes muestras poblacionales han mostrado que en esta estación se adelanta el despertar y se reduce ligeramente la duración del descanso nocturno, con modificaciones en los ritmos circadianos.

Dormir menos no solo implica cansancio. Desde la psicología se sabe que esa alteración se asocia a mayor reactividad emocional, menor control inhibitorio y más impulsividad. Además, revisiones sobre cambios estacionales y ajustes horarios describen alteraciones transitorias del sueño que afectan especialmente a determinados cronotipos y perfiles vulnerables.

Esto ayuda a entender por qué algunas personas viven la primavera con “más energía”, mientras otras experimentan una peor regulación emocional.

¿Y qué pasa con las hormonas?

Por si fuera poco, también existe evidencia de patrones estacionales en sistemas hormonales humanos. Un análisis masivo de registros médicos lo mostró en distintos ejes endocrinos, incluyendo hormonas sexuales como testosterona y estradiol, con oscilaciones a lo largo del año.

Esto no significa que la primavera active automáticamente el deseo sexual o la conducta social, pero sí indica que el organismo no funciona igual en todas las estaciones, y que pequeños cambios biológicos pueden amplificarse psicológicamente a través de expectativas culturales, aprendizaje social y contexto.

El lado menos romántico: cuando la primavera no es bienestar

Existe un dato consistente y poco conocido: los picos de suicidio se concentran en primavera en muchos países. Este fenómeno ha sido descrito tanto en estudios clásicos como en análisis contemporáneos.

No implica causalidad directa, pero sí interacción entre factores: mayor energía disponible para actuar, persistencia de desesperanza, comparación social y cambios biológicos en ritmos circadianos.

Algo similar ocurre con la manía (exaltación del estado de ánimo y menos necesidad de dormir): se han descrito picos estacionales en ingresos hospitalarios y descompensaciones afectivas en primavera-verano.

Revisiones más amplias confirman patrones estacionales en trastornos mentales graves y trabajos específicos vinculan específicamente la primavera con la manía y la conducta suicida.

Desde una perspectiva clínica, esto obliga a una lectura responsable: la primavera no es solo “época feliz”, también es una fase de transición biológica y psicológica que puede desestabilizar a personas vulnerables.

Entonces, ¿es cierto el refrán?

En esencia, sí… pero mal explicado. La primavera no “altera la sangre” de forma mística, pero sí modifica sistemas reales de activación:

  • Cambios en luz y ritmos circadianos: regulación neurobiológica del ánimo y la activación.

  • Cambios en el sueño: más reactividad e impulsividad en algunos perfiles.

  • Cambios sociales: más interacción, más comparación social, más estimulación.

  • En minorías vulnerables, mayor riesgo de descompensación afectiva y conductual.

Lo que el refrán llama “sangre alterada” se puede definir, científicamente, como un aumento de activación biopsicosocial.

Una lectura psicológica útil

Hay tres claves prácticas que brinda la psicología para afrontar de una manera más saludable la llegada de la primavera:

  • Cuidar el sueño: la regularidad horaria y la exposición a luz natural por la mañana son factores protectores reales.

  • Diferenciar energía de bienestar: más activación no siempre equivale a mejor regulación emocional.

  • No romantizar el malestar: no debemos atribuir el insomnio intenso, la impulsividad, las conductas de riesgo o la ideación suicida a “la estación”; son señales clínicas que requieren atención profesional.

En definitiva, la primavera no transforma a las personas por arte de magia, pero sí reorganiza el equilibrio entre biología, mente y contexto. Y como casi todo en psicología, no actúa de forma uniforme: depende de la historia personal, el estado emocional previo, el sueño, el estrés y la vulnerabilidad psicológica.

The Conversation

Oliver Serrano León no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿De verdad ‘la primavera la sangre altera’? Lo que dicen la psicología y la biología – https://theconversation.com/de-verdad-la-primavera-la-sangre-altera-lo-que-dicen-la-psicologia-y-la-biologia-274643

El polvo de nuestros hogares, un depósito de contaminantes: así varía su composición en diferentes ciudades españolas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miguel Velázquez Gómez, Titulado Superior de Actividades Técnicas y Profesionales (Análisis de contaminantes en matrices ambientales), Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)

Vitalii Stock/Shutterstock

No podemos evitar estar expuestos al polvo. Hoy día, las personas pasamos el 90 % del tiempo en ambientes de interior: viviendas, vehículos, escuelas, tiendas, oficinas, gimnasios… Entramos en contacto con él a través de la piel, lo inhalamos día y noche e incluso lo ingerimos, especialmente durante la infancia.

Su composición es tan compleja que resulta imposible hacer una lista cerrada de sus constituyentes. Entre ellos pueden encontrarse restos biológicos (células de la piel, pelo, insectos), inorgánicos (arena, hollín, ceniza) y microplásticos. Esta mezcla permite además que se peguen a él fracciones de partículas más pequeñas y moléculas de diferentes productos químicos liberados desde artículos de nuestro día a día.

Por todo ello, estudiar las sustancias presentes en el polvo nos permite vigilar la contaminación y evaluar los factores que influyen en la presencia de ciertos compuestos. Recientemente, hemos llevado a cabo una investigación para analizar cómo varía geográficamente su composición en seis ciudades españolas: Barcelona, Madrid, Granada, Valladolid, Salamanca y Algeciras.

Los productos químicos a los que nos exponemos

Los humos del tabaco, vehículos y fábricas; las pinturas y barnices; los aditivos plásticos y retardantes de llama aplicados en los muebles; los productos de higiene personal… Miles de productos químicos de nuestro entorno se consideran contaminantes.

La liberación de productos químicos desde los tratamientos retardantes de llama, los aditivos plásticos y procesos de combustión, entre otros, contribuye a la contaminación del polvo en los ambientes de interior.
Carlos Velázquez Iglesias (@carlosvelazqueziglesias)

Pese a haber sido aprobados para su uso, algunos de estos compuestos han demostrado ser tóxicos para el ser humano y el medioambiente. Por ejemplo, los hidrocarburos (los humos), los metales pesados y algunos pesticidas pueden provocar cáncer y los aditivos plásticos (bisfenoles, ftalatos, alquilfenoles) pueden alterar el funcionamiento normal de las hormonas (disrupción endocrina), generando problemas de fertilidad. Por eso, deben ser retirados y sustituidos por una alternativa segura. Si esto no es posible, su uso debe reducirse al máximo.

Todos estos compuestos pueden acabar en el polvo, de manera que podemos considerarlo como un libro de visitas en el que se va registrando la presencia de productos químicos. Analizándolo, se puede obtener información sobre su origen y la antigüedad de su emisión, así como de los hábitos que los producen.




Leer más:
¿Qué peligros tienen los microplásticos y el bisfenol A para la salud humana?


El polvo en los hogares de España

En nuestro estudio, en todas las áreas identificamos compuestos relacionados con actividades económicas y materiales, como la nicotina y los aditivos plásticos. Por otro lado, hay también compuestos vinculados con productos o procesos, y estos pueden ser de dos tipos: no persistentes o persistentes en el medioambiente.

Un ejemplo de los primeros pueden ser los hidrocarburos producidos por la quema de combustibles (vehículos, industrias, calefacciones, cocinas) y se caracterizan por desaparecer en un tiempo determinado, pese a poder ser tóxicos. Los segundos, como el pesticida DDT, aparecen en las casas aunque lleven prohibidos más de 40 años.

Los niveles más altos se encontraron para los hidrocarburos de vehículos e industria petroquímica y del acero inoxidable; el pesticida DDT, asociado a su utilización en el pasado; la nicotina del tabaco; algún ftalato y retardante de llama, como aditivos plásticos y tratamientos de muebles.




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Más allá del glifosato: radiografía de los pesticidas presentes en los cultivos europeos


Diferencias entre regiones

Es posible especular sobre qué factores influyen en la contaminación del polvo. En zonas como Salamanca, Valladolid y Granada, el uso mayoritario del suelo para la agricultura se relaciona con la aparición de pesticidas. En zonas urbanas con alta densidad de población como Madrid y Barcelona, los humos del tráfico y aditivos plásticos se relacionan con una alta densidad de vehículos y un elevado consumo de plástico. En Algeciras, la aparición de hidrocarburos del petróleo en el polvo señala a la industria petroquímica como el origen más probable.

Al clasificar las muestras en base a su parecido químico, pueden distinguirse aquellas que tienen más cantidad de los contaminantes más tóxicos y, por tanto, las que presentan mayor riesgo para la salud humana. Esta relación permite identificar qué casas presentan mayor contaminación dentro de una misma zona de estudio y así delimitar zonas de riesgo.

Se puede ejemplificar bien con el caso de Algeciras. Allí las muestras se separan en dos grupos: las que tienen niveles elevados de hidrocarburos, a favor del viento de poniente que arrastra la contaminación, y las que están en contra, con niveles menores.

También la presencia de hidrocarburos en ciudades como Barcelona y Madrid puede achacarse a diferencias climáticas: algunas muestras provenían de zonas en las que los inviernos son más secos y fríos. Esto hace posible pensar que un mayor uso de calefacción o mejores condiciones de aislamiento condicionan los niveles de estos contaminantes en el interior de las casas.

Por su lado, el DDT solo aparece de forma reseñable y generalizada en las muestras de Granada, lo cual lleva a pensar que su presencia se debe a un uso pasado o incluso a su transporte unido al polvo proveniente del continente africano, donde su utilización aún está permitida. Del mismo modo, otras zonas agrícolas como Valladolid o Salamanca muestran restos del pesticida malatión.

Otros grupos de contaminantes, como los ftalatos, aparecen en grandes cantidades muy parecidas, sin distinción del área que se estudie. Su uso generalizado en materiales plásticos corrobora esta contaminación extendida por todas las casas incluidas en el trabajo.

Una herramienta para vigilar la contaminación

La aparición del polvo en los ambientes de interior es inevitable y su contaminación, difícil de impedir. Sin embargo, podemos intentar minimizar su acumulación y, con ello, reducir el riesgo asociado a la exposición.

La gran utilidad que tiene el polvo como indicador de la contaminación lo convierte en una buena herramienta para vigilar los niveles de compuestos químicos y cómo se dispersan en diferentes áreas. Esta información sirve para vigilar las emisiones (quién, cómo, cuándo y dónde se generan) y controlar la contaminación.

Por todo esto, estudiar el polvo es una herramienta útil para evaluar los riesgos y pedir a las autoridades leyes más seguras y justas. Por ejemplo, la pobreza es un marcador de riesgo por ser las zonas contaminadas aquellas donde el precio del alquiler y la vivienda suele ser más bajo.

Además, detectar los contaminantes presentes en los hogares permite equiparar lo que la legislación considera teóricamente una cantidad segura y el riesgo real. De esta forma, es posible definir políticas de calidad del aire más ajustadas a la evidencia científica que velen por la salud de las personas.

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Miguel Velázquez Gómez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. El polvo de nuestros hogares, un depósito de contaminantes: así varía su composición en diferentes ciudades españolas – https://theconversation.com/el-polvo-de-nuestros-hogares-un-deposito-de-contaminantes-asi-varia-su-composicion-en-diferentes-ciudades-espanolas-276461

No todas las dietas basadas en plantas son saludables para el cerebro

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Bruno Bizzozero Peroni, Investigador postdoctoral, Universidad de Castilla-La Mancha; Universidad de la República Uruguay

Jacek Chabraszewski/Shutterstock

En los últimos años, las dietas basadas en plantas han ganado popularidad por sus beneficios para la salud y el medioambiente. Cada vez más personas reducen el consumo de alimentos de origen animal convencidas de que comer más vegetales es sinónimo de comer mejor. Sin embargo, cuando hablamos de salud mental, la realidad es más compleja, y no todas las dietas basadas en plantas son igual de saludables para nuestro bienestar psicológico.

Uno de los errores más comunes que cometemos es asumir que eliminar o reducir los alimentos de origen animal garantiza una alimentación equilibrada. Sin embargo, una dieta puede estar técnicamente basada en plantas y, al mismo tiempo, estar dominada por productos ultraprocesados como bollería, refrescos, snacks salados, cereales refinados y sustitutos vegetales altamente procesados.

Las dietas vegetales saludables están caracterizadas por un alto consumo en frutas, verduras, legumbres, frutos secos, aceite de oliva, cereales integrales y té, entre otros alimentos de origen vegetal mínimamente procesados. Al mismo tiempo, presentan un bajo consumo de productos de origen animal –como grasas animales, lácteos, carnes rojas y procesadas, aves u otros derivados– y de alimentos vegetales poco saludables o ultraprocesados.

Las dietas vegetales no saludables también limitan la ingesta de productos de origen animal. Pero, a diferencia de las anteriores, se asocian con un mayor consumo de bebidas azucaradas, dulces, harinas refinadas, patatas fritas y otros ultraprocesados de origen vegetal. También con un menor consumo de alimentos vegetales saludables.

Esta diferenciación resulta crucial, dado que la calidad de los alimentos importa tanto o más que el hecho de que sean de origen vegetal.

Qué dice la evidencia científica más reciente

Para analizar cómo distintos tipos de dietas basadas en plantas se asocian con la salud mental y neurocognitiva, realizamos una revisión sistemática y un metaanálisis que incluyó datos de más de 700 000 adultos procedentes de distintos países.

Los resultados fueron claros: las dietas basadas en plantas saludables se asocian con una menor probabilidad de ansiedad, depresión y malestar (distrés) psicológico en estudios transversales. También con un menor riesgo de deterioro cognitivo y demencia en estudios de seguimiento a largo plazo.

Por el contrario, las dietas vegetales poco saludables podrían resultar perjudiciales para la salud mental y neurocognitiva.

Es importante subrayar que no se analizaron dietas vegetales estrictas (como las vegetarianas o veganas), sino patrones dietéticos basados en plantas. Es decir, se consideraron dietas vegetales saludables aquellas que implicaban un mayor consumo de alimentos vegetales de alta calidad nutricional y una menor ingesta tanto de alimentos vegetales no saludables como de productos de origen animal.

¿Por qué la calidad de la dieta afecta a la salud mental?

Existen varias explicaciones biológicas plausibles. Las dietas vegetales saludables aportan fibra, antioxidantes, polifenoles y grasas insaturadas. Se trata de nutrientes con efectos antiinflamatorios y antioxidantes que favorecen la salud cerebral.

Además, estos componentes podrían influir positivamente en otros mecanismos como la microbiota intestinal, un actor clave en el eje intestino-cerebro y en la regulación del estado de ánimo.

En cambio, las dietas ricas en azúcares añadidos y productos ultraprocesados pueden provocar picos de glucosa, inflamación de bajo grado y alteraciones metabólicas. Todo ello se han relacionado con síntomas depresivos y deterioro cognitivo. Aunque sean de origen vegetal, este tipo de alimentos no dejan de ser opciones poco favorables para la salud mental.

Qué implicaciones tiene todo esto para la vida diaria

Nuestros resultados no cuestionan los beneficios de reducir el consumo de alimentos de origen animal, pero sí invitan a ir un paso más allá. No se trata solo de comer menos carne o más vegetales, sino de elegir bien qué alimentos vegetales ponemos en el plato.

Priorizar frutas, verduras, legumbres, frutos secos y cereales integrales, a la vez que limitamos los ultraprocesados –aunque lleven etiquetas verdes o veganas–, puede ser una estrategia acertada. No solo para la salud física, sino también para prevenir problemas de salud mental y deterioro cognitivo a largo plazo.

Un mensaje clave en un momento crucial

En un contexto de creciente interés por el vegetarianismo, el veganismo y la sostenibilidad, este mensaje resulta especialmente pertinente. La transición hacia dietas más basadas en plantas es una oportunidad para mejorar la salud poblacional y ambiental, pero solo si se acompaña de criterios de calidad nutricional.

Nuestro estudio sugiere que una dieta basada en plantas, saludable y no restrictiva podría desempeñar un papel en la reducción del riesgo de síntomas asociados a trastornos mentales y neurocognitivos. Sin embargo, es importante interpretar estos resultados con prudencia. Aunque los hallazgos son prometedores, la evidencia disponible todavía presenta limitaciones y es necesario contar con más estudios longitudinales que confirmen estas asociaciones.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. No todas las dietas basadas en plantas son saludables para el cerebro – https://theconversation.com/no-todas-las-dietas-basadas-en-plantas-son-saludables-para-el-cerebro-275040

Kast devuelve a Chile a la derecha y arranca su mandato con muros fronterizos y medidas contra la inmigración

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Fernando Cvitanic, Docente de Relaciones Internacionales, Universidad de La Sabana

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La reciente victoria de José Antonio Kast y su llegada a la presidencia de Chile no han supuesto ninguna sorpresa. Se divisaba tras el escrutinio en primera vuelta. La candidata Jeannette Jara había obtenido el 26.8 % de los votos y Kast el 23.9 %. Había ocho candidatos más en la contienda, pero las cartas estaban echadas. Mientras la centro izquierda de Gabriel Boric entró a apoyar a Jara, los otros dos candidatos de la derecha tradicional, Evelyn Matthei y Johannes Kaiser, se encargaron de juntar fuerzas por el candidato ultraconservador, que logró salir triunfador con un 58 % de los votos.

Lo anterior marca una derrota tajante de la izquierda en el país austral que, con un pasado anti-Pinochet, acaba de elegir un presidente que se ha declarado admirador de la dictadura (1973-1990) y que además es hijo de un padre que algunas fuentes señalan como un partidario del movimiento nazi.

En ese orden de ideas, surge un cambio drástico de la política en Chile. Este nace en respuesta a los vacíos del gobierno de Gabriel Boric y los desafíos en cuanto a seguridad y migración. Dos de las mayores preocupaciones de la sociedad chilena, que se convirtieron en ejes de la campaña de Kast.

Un escudo fronterizo con ecos de Trump

La llegada al poder de Kast el pasado 11 de marzo marca su inicio con la puesta en marcha del Plan Escudo Fronterizo, que inundará de muros, alambres de púas y zanjas la zona norte del país.

Siguiendo con el estilo de Donald Trump, el presidente electo pondrá en marcha su política antiinmigración y ha anunciado que se reunirá en los próximos días con los ministros de seguridad, defensa, interior y justicia para comenzar a hacer realidad sus promesas de campaña.

Esta nueva agenda diluye la memoria sobre los tiempos de Pinochet, y la izquierda de Boric se convierte en la gran perdedora. El gobierno de éste se inició en 2021, cuando contaba solo con 35 años. Emergía su liderazgo con una fuerza contundente, avalada por un estallido social sin precedentes, que se posesionó de la narrativa del cambio de la constitución. Más de cuatro años después, el presidente Boric sale de la Casa de la Moneda con un legado que al interior es fútil, pero que en el extranjero se ve con otros ojos.

Las razones internas y externas

Al interior del país, la imagen de Boric no es percibida del mismo modo que la proyectada en el plano internacional. Dentro de Chile, el incremento de los delitos y la inseguridad ofrecieron una imagen negativa lo suficientemente poderosa para que los ciudadanos, una vez más, decidieran saltar de la izquierda a la derecha, como ha ocurrido en los últimos años en otros países de la región.

Las cifras del Indicador Nacional de Crimen Organizado (2022-2024), un informe de la Universidad de San Sebastián, lo refieren. “En 2024 se ingresaron al Ministerio Público 86.323 hechos delictivos relacionados con crimen organizado, un 21,6 % más que en 2023. Al comparar con 2022, el incremento asciende a 31,8 %, lo que equivale a 20.825 más en solo dos años”.

Pero esta respuesta va acompañada también de los pocos resultados del gobierno. El plebiscito constitucional de diciembre de 2023 recibió una negativa contundente en las urnas. La iniciativa, que buscaba reemplazar la constitución, obtuvo casi un millón y medio de votos menos que el “no”, lo que dejo al Gobierno sin base para sacar a flote el plan propuesto en campaña.

En el ámbito internacional, la imagen de Boric es más favorable. Representa a la izquierda latinoamericana y es moderado. En su momento fue crítico con las elecciones atípicas de Venezuela, en las cuales nunca se presentaron las actas de votación. Tampoco dejó a un lado la oportunidad de reprobar el rol de Nayinb Bukele, presidente de El Salvador.

Actualmente, Boric tiene 40 años y, aunque es producto de una coyuntura, con seguridad seguirá en la carrera política. La izquierda que representa cede terreno a Jose Antonio Kast, un dirigente de trayectoria amplia, tres veces candidato, que detenta un 57 % de popularidad. Su éxito se suma a la tendencia regional de hacer un viraje a la derecha, constatado en países como Argentina, Bolivia, Perú, Ecuador y Paraguay.

Pero ese péndulo, que se ha hecho una constante en Chile desde que Michelle Bachelet recibió el poder de Ricardo Lagos, no solo es un reflejo de un país con una dicotomía entre la derecha y la izquierda, sino de una región que se vuelca para encontrar cambios. Algo que es producto de un ejercicio democrático, en el que la gente vota con el corazón en la primera vuelta y con la razón en la segunda.

The Conversation

Fernando Cvitanic no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Kast devuelve a Chile a la derecha y arranca su mandato con muros fronterizos y medidas contra la inmigración – https://theconversation.com/kast-devuelve-a-chile-a-la-derecha-y-arranca-su-mandato-con-muros-fronterizos-y-medidas-contra-la-inmigracion-272207

Universitarios con misión: bien común, innovación social y lucha contra la soledad en zonas rurales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Mónica Matellanes Lazo, PhD. Full Professor at the University in Communication and Advertising. Department of Social Sciences, Universidad Europea Miguel de Cervantes

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Algo está cambiando en la universidad española. Más allá de las aulas y los laboratorios, surgen proyectos diversos. Contra la soledad en municipios rurales, iniciativas de envejecimiento activo, programas de innovación para mejorar la calidad de vida y nuevas narrativas sobre el bien común. No se trata de declaraciones de intenciones. Son experiencias ya en marcha, que muestran cómo la educación superior está ampliando su papel en la sociedad.

En este sentido, la universidad se posiciona como un agente de valor social, capaz de generar impacto real en su entorno y contribuir activamente al bien común.

¿Está la universidad ocupando el lugar que durante siglos desempeñaron las instituciones religiosas en la formación moral de las nuevas generaciones? En un artículo publicado en The New Yorker, Jay Caspian Kang plantea que, al menos en determinados contextos occidentales, el campus se ha convertido en el nuevo espacio de socialización ética para muchos jóvenes.

La reflexión apunta a un fenómeno significativo: la universidad no solo transmite conocimiento, sino que también moldea valores, discursos públicos y formas de entender el bien común.

La universidad como ecosistema

Organismos internacionales como la UNESCO han subrayado que la educación superior debe desempeñar un papel clave en la promoción de la justicia social, la sostenibilidad y la cohesión comunitaria.

Esta visión implica entender la universidad no solo como un espacio de aprendizaje académico, sino como un ecosistema. En él se cultivan valores éticos, pensamiento crítico y compromiso cívico. La pregunta ya no es si la universidad debe implicarse en los problemas sociales, sino cómo hacerlo de manera estructural y coherente.

En España, numerosas universidades han comenzado a materializar este enfoque a través de programas de implicación con la sociedad, voluntariado universitario e innovación social. Estas iniciativas permiten que el conocimiento teórico adquirido en las aulas se transforme en acción. Así, los estudiantes se conectan con realidades sociales concretas, lo que fomenta una experiencia educativa más significativa.

Motores del cambio social

Un ejemplo destacado lleva el sello de la Universidad de Barcelona (UB), pionera en la implantación de proyectos sociales integrados en los planes de estudio. Desde la Cátedra de Aprendizaje Servicio, los estudiantes aplican sus conocimientos en colaboración con entidades sociales. El trabajo se desarrolla en ámbitos como la inclusión social, la educación comunitaria o la atención a colectivos vulnerables.

El proyecto community, que promueve encuentros sociodeportivos, reúne a la UB junto a organizaciones como Cruz Roja o CEAR (Comisión Española de Ayuda al Refugiado). Esta apuesta por la inclusión social de refugiados a través de actividades físicas muestra cómo la docencia universitaria puede vincularse directamente con necesidades sociales reales. Esta conexión genera un aprendizaje más profundo y mayor conciencia del impacto social de la futura profesión.

También la Universidad de Deusto ha consolidado un modelo educativo centrado en la formación integral de la persona. El compromiso social forma parte del proyecto institucional. A través del programa Deusto Campus Solidaridad, la universidad promueve el voluntariado, la cooperación al desarrollo y la participación en causas sociales, tanto en el ámbito local como internacional.

Las iniciativas no se limitan a la acción directa, sino que incorporan espacios de reflexión crítica y formación ética. Esto permite desarrollar competencias como la empatía, la responsabilidad social y la conciencia ciudadana.

Tecnología para el bien común

Por su parte, la Universitat Politècnica de Valencia (UPV) ofrece un ejemplo significativo de innovación tecnológica orientada al bien común. Desde su área de UPV Innovación y los programas de “aprendizaje servicio”, la universidad impulsa proyectos de emprendimiento e innovación social. Estos abordan retos como la accesibilidad, la sostenibilidad urbana o la mejora de la calidad de vida de colectivos vulnerables.

La tecnología deja de ser un fin en sí mismo para convertirse en una herramienta al servicio de la sociedad. Un enfoque que integra formación técnica y compromiso social.

Otro caso relevante es el de la Universidad de Salamanca. A través de su Servicio de Asuntos Sociales y sus programas de voluntariado universitario, ha impulsado iniciativas vinculadas al envejecimiento activo, la participación comunitaria y la cooperación social.

Lucha contra la soledad en zonas rurales

Algunos de estos proyectos, como el Campus Rural de la Universidad de Alcalá (UAH), tienen un impacto directo en entornos no urbanos. Su contribución se orienta a combatir la soledad no deseada y favorecer relaciones intergeneracionales. Estas experiencias no solo benefician a la comunidad, sino que sensibilizan a los estudiantes sobre uno de los grandes desafíos sociales contemporáneos.

La Universidad Europea Miguel de Cervantes de Valladolid (UEMC) también trabaja sobre zonas rurales e impulsa acciones de concienciación e intervención sobre soledad no deseada. El abordaje implica a la propia comunidad universitaria desde su entorno más cercano.

El proyecto reúne a estudiantes los grados de Periodismo, Publicidad y Relaciones Públicas. La metodología aplicada se basa en el aprendizaje activo, la interdisciplinariedad y la participación del alumnado en contextos reales. A través de asignaturas como periodismo radiofónico o crítica y análisis de campañas, los alumnos diseñaron entrevistas, reportajes y campañas de sensibilización.

La UEMC consigue así desarrollar eventos de impacto académico y social desde sus espacios universitarios, involucrando a profesores, alumnos y asociaciones sin ánimo de lucro.

Desde hace varios años esta misma universidad cuenta con una unidad llamada Laboratorio Social. En ella se trabajan temáticas y proyectos de índole social que implica a profesorado y alumnado de la comunidad universitaria UEMC.

Estos ejemplos evidencian una tendencia creciente: la universidad como espacio de innovación social y laboratorio de ciudadanía responsable.

Una narrativa del bien común

Desde el ámbito de la comunicación y la publicidad, este enfoque resulta especialmente relevante porque la universidad tiene la capacidad de generar nuevos relatos sociales, alejados del individualismo y orientados al bien común. Formar en una comunicación ética y socialmente responsable implica dotar a los estudiantes de herramientas para influir positivamente en la opinión pública y contribuir a una sociedad más justa y cohesionada.

Este papel activo requiere una apuesta institucional clara y sostenida, en la que se den a conocer y alienten colaboraciones conjuntas entre universidades y agentes institucionales.

Integrar el compromiso social en los planes de estudio, reconocer académicamente estas experiencias y fomentar la colaboración con el tejido social son pasos fundamentales para consolidar este modelo educativo y evitar que estas iniciativas se conviertan en acciones puntuales.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Universitarios con misión: bien común, innovación social y lucha contra la soledad en zonas rurales – https://theconversation.com/universitarios-con-mision-bien-comun-innovacion-social-y-lucha-contra-la-soledad-en-zonas-rurales-273714