Quelles sont les étapes qui précèdent une guerre ?

Source: The Conversation – France in French (3) – By Nicolas Minvielle, Docteur en économie, spécialiste des questions d’innovation et de défense, Audencia

Les processus qui conduisent à la guerre passent par des étapes et des schémas étudiés par les sciences sociales. Connaître et détecter les signes d’escalade permet de mobiliser d’autres outils – diplomatiques ou politiques – de règlement des conflits.


Historiquement, la paix est plus fréquente que la guerre : la plupart des rivalités entre groupes humains – qu’il s’agisse d’organisations, de communautés ou d’États – n’aboutissent pas à un affrontement armé. La guerre ou les conflits de toutes sortes sont par ailleurs coûteux, risqués et potentiellement destructeurs. Comprendre pourquoi la guerre éclate suppose donc d’expliquer non seulement pourquoi les tensions existent – elles sont presque permanentes – mais surtout pourquoi les mécanismes qui empêchent la violence cessent de fonctionner, et rendent acceptable une bascule vers la guerre.

Tout d’abord, l’idée d’une cause unique de la guerre est trompeuse. Les conflits armés naissent rarement d’un événement isolé ou d’une décision soudaine. Ils résultent plus souvent d’une dégradation progressive de la paix, au cours de laquelle une série de verrous institutionnels, politiques et sociaux sautent successivement. La guerre apparaît alors moins comme un moment de rupture que comme l’aboutissement d’une trajectoire. De ce point de vue, la paix n’est pas l’absence de tensions ; elle est un équilibre instable.

Ensuite, la question de la justification de la guerre. Les acteurs qui la font la racontent toujours. Autrement dit, autant les États que les groupes armés invoquent des récits justificatifs – lutte contre le terrorisme, défense nationale, stabilisation ou libération. Ces récits ne sont pas nécessairement mensongers, mais ils constituent rarement l’explication complète du passage à la violence. Une analyse portant sur les raisons des conflits doit donc à aller au-delà du déclaratoire, pour identifier les mécanismes plus profonds qui rendent la violence d’abord possible, puis acceptable.

Lire la guerre comme une trajectoire, plutôt que comme un événement, permet ainsi de mieux comprendre pourquoi elle demeure une possibilité constante de l’histoire humaine.

Une carte « simple » : trois principales familles de causes

Trois mécanismes principaux structurent cette bascule entre la paix et la guerre, rendant progressivement le compromis impossible.

Le premier renvoie aux griefs, c’est-à-dire aux injustices économiques ou politiques qui alimentent les mobilisations collectives. Les conflits armés émergent plus facilement lorsque des groupes entiers se perçoivent comme durablement désavantagés dans l’accès aux ressources, au pouvoir ou à la reconnaissance. Lorsque ces frustrations deviennent collectives et durables, la violence peut apparaître comme un moyen d’obtenir réparation ou visibilité. Le conflit sri-lankais en fournit une illustration. À partir des années 1950, plusieurs politiques linguistiques et administratives marginalisent la minorité tamoule dans l’accès aux emplois publics, à l’enseignement supérieur et à la représentation politique. Cette accumulation d’inégalités alimente progressivement la radicalisation d’une partie du mouvement tamoul et contribue à la formation des Tigres de libération, qui mèneront une insurrection armée pendant de longues années.

Le deuxième mécanisme concerne les opportunités de la guerre. Les frustrations seules ne suffisent pas à produire un conflit armé ; encore faut-il que l’option violente devienne matériellement envisageable. Les recherches montrent que les conflits sont plus probables lorsque les coûts d’opportunité sont faibles – par exemple, dans les contextes de pauvreté ou de chômage – et lorsque des sources de financement existent. Les ressources naturelles exploitables, les économies illicites ou le contrôle de territoires stratégiques peuvent fournir aux groupes armés les moyens de soutenir une mobilisation durable. La guerre civile du Sierra Leone en est un exemple avec les rebelles du Revolutionary United Front qui parviennent à financer leur insurrection grâce au contrôle de gisements de diamants alluviaux. Ces ressources leur permettent d’acheter des armes, de recruter des combattants et de prolonger la guerre malgré l’absence d’un soutien populaire massif.

Le troisième mécanisme relève des structures institutionnelles qui encadrent la gestion des conflits. Les sociétés disposent normalement d’institutions – systèmes politiques, judiciaires ou administratifs – qui permettent de résoudre les différends sans recourir à la violence. Lorsque ces institutions deviennent faibles, partiales ou incapables de garantir les accords conclus, les rivalités peuvent dégénérer en affrontement. L’effondrement de l’État somalien au début des années 1990 illustre ce phénomène. Après la chute du régime de Siad Barre en 1991, les rivalités entre clans se transforment en conflits armés, dans un contexte où aucune autorité reconnue ne peut imposer ou garantir un compromis durable.

Au cœur de ces dynamiques se trouve toujours la même question : qui gagne et qui paie la guerre ? Lorsque certains acteurs peuvent capter les bénéfices du conflit – pouvoir politique, contrôle de ressources ou rentes économiques – tout en externalisant ses coûts sur la population, l’escalade devient plus probable. Le cas de la guerre des Malouines illustre cet exemple : une junte face à des enjeux internes et pensant trouver dans l’ouverture du conflit une solution à sa situation.

Dans cette perspective, et comme démontré par Blattman, la guerre apparaît lorsque le compromis cesse d’être praticable. Ce moment correspond généralement à l’effondrement progressif des mécanismes qui permettent aux adversaires de négocier plutôt que de combattre. La crise européenne de 1914 illustre bien ce mécanisme : après l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, plusieurs tentatives de médiation échouent et les mobilisations militaires se succèdent, réduisant progressivement l’espace du compromis.

La dimension biologique et la dynamique de groupe

Au-delà des facteurs économiques et institutionnels, la guerre s’enracine aussi dans des dynamiques profondément humaines. Les recherches issues de l’anthropologie et de la psychologie évolutionnaire, et notamment l’analyse de Mike Martin soulignent le rôle central du statut, de l’appartenance et du leadership dans les comportements collectifs de violence.

Les sociétés humaines sont structurées autour de logiques de hiérarchie et de prestige. Les leaders peuvent mobiliser ces dynamiques pour consolider leur position ou renforcer la cohésion d’un groupe face à un ennemi extérieur. Dans cette perspective, la guerre peut apparaître comme un mécanisme de consolidation du pouvoir ou de restauration du statut collectif.

La dynamique de groupe joue également un rôle déterminant. Les individus ont tendance à privilégier leur groupe d’appartenance – un phénomène bien documenté en psychologie sociale. Cette polarisation du « nous » et du « eux » peut transformer des rivalités matérielles en conflits identitaires.

Le moment « Road to War »

Outre les facteurs cités, quatre éléments viennent potentiellement aggraver la situation et faciliter le passage à la guerre.

L’incertitude stratégique constitue un premier facteur. Les acteurs peuvent mal évaluer les intentions ou les capacités de leurs adversaires, et penser qu’il est nécessaire de rentrer en guerre ou que l’autre va le faire. La guerre du Kippour en 1973 montre comment l’incertitude stratégique peut déclencher la guerre : Israël sous-estime les intentions égyptiennes et syriennes, interprète mal plusieurs signaux d’alerte, et se retrouve surpris par une offensive que ses décideurs jugeaient peu probable.

Les problèmes de crédibilité des engagements de chaque partie prenante jouent également un rôle central. Si un accord ne peut être garanti dans le temps – notamment lorsque le rapport de force évolue – les acteurs peuvent préférer combattre immédiatement pour éviter une situation de faiblesse à venir. L’exemple le plus connu ici étant la guerre russo-japonaise de 1904 qui illustre le problème de crédibilité des engagements : le Japon craint que la Russie ne renforce progressivement sa position en Mandchourie au point de rendre tout compromis futur vide de sens, ce qui pousse Tokyo à préférer la guerre immédiate à une négociation sans garanties.

Les erreurs de perception renforcent par ailleurs ces dynamiques : surestimation de ses propres forces, sous-estimation de l’adversaire ou spirales de méfiance. Si l’on résumait abruptement la chose, la bascule vers la guerre se déroule lorsque des acteurs ont une mauvaise compréhension de leur probabilité de gagner (en tous cas l’un des deux…). Dans ce cadre, les démarches de déception visant à cacher ses capacités ou intentions complexifient la lecture stratégique et peuvent pousser au déclenchement d’un conflit.

Enfin, les incitations immatérielles – honneur, humiliation, revanche ou sacralisation du conflit – peuvent transformer un affrontement en conflit existentiel. La crise de 1914 illustre, par exemple, la manière dont l’honneur national peut verrouiller les options diplomatiques : pour Vienne comme pour Saint-Pétersbourg, reculer aurait signifié perdre la face, ce qui a contribué à transformer une crise régionale en guerre générale.

Lire les trajectoires du conflit

Comprendre la guerre consiste ainsi moins à identifier une cause unique qu’à observer les trajectoires qui conduisent à la rupture du compromis.

Cette compréhension ne relève pas seulement de l’analyse historique. Elle peut aussi contribuer à la prévention des conflits. Identifier les signaux d’alerte – montée des inégalités entre groupes, exclusion politique durable, affaiblissement des institutions ou radicalisation des récits identitaires – permet parfois d’intervenir avant que les mécanismes de la violence ne deviennent irréversibles.

C’est précisément l’objectif des systèmes d’alerte précoce (early warning systems) développés par de nombreuses organisations internationales. Ces dispositifs cherchent à détecter les signaux faibles d’escalade – tensions politiques, dégradation institutionnelle, polarisation sociale ou militarisation progressive des rivalités – afin de permettre des interventions diplomatiques ou politiques avant que le conflit n’éclate.

The Conversation

Nicolas Minvielle est membre du comité d’orientation de la Fabrique de la Cité, il a été animateur de la Red Team Défense et est LCL (R) auprès du Commandement du Combat Futur de l’Armée de terre.

Marie Roussie est membre du Collectif Making Tomorrow et de la société Alt-a. Elle a travaillé au sein de la Red Team Défense du ministère des Armées, terrain de recherche de sa thèse. Depuis elle poursuit l’exploration stratégique et prospective des théâtres d’opérations militaires avec différents acteurs.

ref. Quelles sont les étapes qui précèdent une guerre ? – https://theconversation.com/quelles-sont-les-etapes-qui-precedent-une-guerre-277872

Jusqu’où Trump ira-t-il ?

Source: The Conversation – France in French (3) – By Frédérique Sandretto, Chargée d’enseignement en civilisation américaine, Université Côte d’Azur

Sur le dossier de la guerre en Iran, Donald Trump développe un propos performatif, empreint de wishful thinking et souvent éloigné de la réalité du terrain, qu’il s’agisse de justifier le lancement de l’opération Epic Fury ou d’informer l’opinion publique de son avancement et de sa finalité. Échappant aux obligations constitutionnelles, négligeant les contre-pouvoirs, il semble engagé dans une course en avant solitaire dont l’issue paraît particulièrement nébuleuse.


Le 1er avril 2026, dans son adresse à la nation, Donald Trump ne parle pas seulement à ses concitoyens. Il tente d’imposer sa lecture du monde à l’ensemble des pays de la communauté internationale. Dans un contexte de guerre interminable contre l’Iran, de tensions énergétiques croissantes et de fragilisation politique intérieure, son discours apparaît comme un acte de cadrage plus que comme un exposé de situation. Il ne décrit pas la réalité ; il la reconfigure autour d’un récit d’après lequel, au Moyen-Orient, son armée contrôle la situation, a déjà accompli des progrès fulgurants et a pratiquement remporté une victoire définitive et éclatante.

Cette opération discursive repose sur un mécanisme central, à savoir la minimisation systématique des contraintes et des risques auxquels l’opération Epic Fury est confrontée. Mais au-delà de ce cadrage, se dessine une évolution plus profonde : celle d’un exercice du pouvoir marqué par une forme de toute-puissance, où les contre-pouvoirs institutionnels apparaissent marginalisés.

Déni des difficultés économiques et affirmation d’une urgence absolue

Le premier aspect de ce déni concerne la dimension économique du conflit. Alors que les prix du pétrole augmentent de manière continue et que se profile la possibilité d’un troisième choc pétrolier, le président réduit ces évolutions à un simple phénomène transitoire, affirmant que les prix vont rapidement redescendre et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Cette lecture ignore les dynamiques profondes du marché énergétique : tensions sur les approvisionnements, incertitudes géopolitiques, spéculation accrue. Les effets se font pourtant déjà sentir sur la vie quotidienne des Américains : hausse des prix, pression inflationniste, inquiétudes sur la croissance. En présentant cette situation comme temporaire, le discours évite d’en tirer des conséquences politiques et stratégiques. Il substitue à l’analyse une promesse implicite de retour rapide à la normale.

Ce déni économique est étroitement lié à la doctrine mise en avant, celle de la préemption sécuritaire. Trump affirme être passé à l’action juste avant que la menace nucléaire iranienne ne soit devenue une réalité irréversible. Cette justification permet de transformer une guerre de choix en nécessité stratégique. Elle simplifie le raisonnement en opposant action immédiate et catastrophe future. Mais ce cadrage repose sur une hypothèse non vérifiable à court terme et tend à évacuer toute alternative diplomatique. La complexité du dossier iranien disparaît au profit d’une lecture binaire où la force devient le seul instrument pertinent.

Cette logique permet également de justifier un contournement des procédures institutionnelles classiques, notamment le rôle du Congrès dans l’autorisation du recours à la force. Le déclenchement des opérations contre l’Iran s’inscrit dans cette dynamique : la décision précède la délibération et tend à la rendre secondaire.

Multiples contradictions

Ce rapport distendu au Congrès n’est pas inédit. Il prolonge une pratique du pouvoir déjà observable en janvier, lors de l’opération menée contre Nicolas Maduro, capturé lors d’une intervention américaine conduite sans consultation parlementaire. Cet épisode avait révélé une conception verticale de la décision, où l’efficacité opérationnelle prime sur la légitimité procédurale. Il constitue un précédent éclairant pour comprendre la séquence actuelle : la marginalisation des contre-pouvoirs ne relève pas d’une exception, mais d’une méthode.

Dans le même temps, le président construit un récit de victoire. Il affirme que les objectifs sont en voie d’être atteints, que les capacités iraniennes ont été sévèrement dégradées et que la fin du conflit est proche. Cette mise en scène contraste avec les données disponibles : le régime iranien demeure, des capacités militaires subsistent et le risque d’extension régionale reste élevé. L’écart entre la situation réelle et sa représentation traduit une volonté de clore symboliquement la guerre avant sa résolution effective. Ce procédé vise à rassurer l’opinion, mais il renforce aussi le décalage entre le discours et les faits.

Les contradictions du discours apparaissent de manière plus nette encore dans la séquence récente des annonces diplomatiques et militaires. Une proposition de paix en quinze points a été avancée fin mars, suivie par l’affirmation que l’instauration d’un cessez-le-feu serait en bonne voie. Dans son allocution, le président évoque pourtant la possibilité de « ramener l’Iran à l’âge de pierre » et envisage des frappes sur des infrastructures électriques. Cette coexistence de registres opposés — désescalade et destruction totale — rend la ligne stratégique difficilement lisible. Elle donne le sentiment d’une politique fluctuante, guidée davantage par l’impulsion que par une planification cohérente.

Cavalier seul

À ces tensions s’ajoute un isolement diplomatique croissant. La mise en cause des alliés européens, accusés de manque de coopération, et l’évocation d’un retrait de l’OTAN renforcent l’image d’un président agissant en solitaire. Cette posture de cavalier seul s’inscrit dans une logique de toute-puissance, où la contrainte extérieure est perçue comme une entrave plutôt que comme un levier. Elle fragilise cependant la capacité des États-Unis à gérer les conséquences du conflit, notamment sur le plan énergétique et sécuritaire.

Le déni prend enfin une dimension intérieure. Alors que les enquêtes d’opinion situent le président autour de 31 % d’opinions favorables, il continue de présenter sa politique comme étant largement soutenue par sa population. Cette dissonance participe d’une stratégie de légitimation par la parole. Il s’agit d’affirmer le succès pour en produire les effets politiques. Mais cette logique rencontre ses limites lorsque les indicateurs économiques se dégradent et que le coût de la guerre devient tangible.

Dans ce contexte, la question des contre-pouvoirs réapparaît avec force. Aux États-Unis, le système institutionnel repose sur un équilibre entre exécutif, législatif et judiciaire. Or, la séquence actuelle donne le sentiment d’un déséquilibre croissant, où le président agit au gré de ses décisions, sans contrainte apparente.

Course en avant

À l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026, cette stratégie apparaît risquée. Si la hausse des prix de l’énergie se confirme et si la guerre ne trouve pas d’issue rapide, le récit de maîtrise pourrait se retourner contre son auteur. Le déni, qui permet aujourd’hui de maintenir une cohérence politique, pourrait demain accentuer la perception d’un décalage entre le discours et la réalité.

Rien, dans la posture présidentielle, ne laisse entrevoir un infléchissement. La dynamique engagée repose sur une affirmation constante de la volonté et sur la conviction que la puissance peut s’affranchir des contraintes. Cette logique de toute-puissance marginalise les institutions, ignore les signaux économiques et simplifie les enjeux stratégiques. Elle donne le sentiment qu’aucune limite ne s’impose réellement à l’action présidentielle.

Dès lors, la question demeure entière : où s’arrêtera Trump ? Car plus le pouvoir se pense sans limite, plus il s’expose au moment où le réel finit, inévitablement, par en imposer une.

The Conversation

Frédérique Sandretto ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Jusqu’où Trump ira-t-il ? – https://theconversation.com/jusquou-trump-ira-t-il-279882

Radiación espacial: a qué se arriesgan los astronautas de Artemis II y las misiones del futuro

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Alfonso Blázquez Castro, Profesor Departamento de Biología UAM, Universidad Autónoma de Madrid

Tripulación de Artemis II, el 1 de abril de 2026. NASA Kennedy Space Center / NASA/John Kraus.

El 1 de abril de 2026, la misión Artemis II de la NASA emprendió el camino hacia la Luna. Un camino que los humanos no hemos transitado desde diciembre de 1972 con la misión Apolo 17.

Artemis II, que supone el primer paso en la colonización permanente de nuestro satélite, acarrea múltiples retos. Uno de los más relevantes es lidiar con la radiación espacial, compuesta de partículas cargadas de muy alta energía. Evitar o, al menos, minimizar sus efectos es esencial para el éxito de esta y futuras misiones.

Radiación ubicua en el espacio

El origen de esa radiación espacial es variable: procede del espacio galáctico e intergaláctico, pero también de nuestro propio Sol –por su actividad nuclear y electromagnética– y de partículas atrapadas por el campo magnético terrestre, en los denominados cinturones de Van Allen.

Aunque las características de las radiaciones galácticas y solares no son iguales, sus efectos sobre los seres vivos sí se pueden generalizar.

Los cinturones de Van Allen atrapan radiación procedente del espacio en torno a la Tierra. En rojo, el cinturón interior, compuesto principalmente por electrones. En azul, el cinturón exterior, compuesto por electrones energéticos, protones y núcleos más pesados.
Wikimedia Commons.

¿Cómo interactúa con el organismo humano?

Dichos efectos son negativos, muy parecidos a los que ocurren por la radiactividad de explosiones atómicas o accidentes en reactores nucleares. Su interacción con las células supone graves alteraciones de su función.

Por lo general, la radiación provoca roturas de las distintas moléculas de las células, bien directamente por su altísima energía, bien indirectamente porque esa energía se va disipando y genera especies químicas muy reactivas en altas concentraciones.

Estos cambios drásticos en las biomoléculas llevan a la pérdida de la función de las células. Lógicamente, es un daño que se puede traducir en trastornos graves o, incluso, la muerte de los astronautas. Estudios previos ya han puesto de manifiesto alteraciones de distintos sistemas, como el sistema nervioso central o el cardiovascular, en las personas expuestas.

Lo más temido: daña el ADN

La radiación puede alterar o romper el material genético, el ADN. Dado que esta molécula es la que aporta la información para todas las funciones de la célula, su alteración o destrucción supone un grave peligro.

A corto plazo, el daño puede provocar enfermedad o la muerte del individuo. A más largo plazo, puede suponer la pérdida crónica de distintas funciones o el desarrollo de cáncer.

La radiación espacial puede generar un daño directo al ADN, que provoca normalmente su rotura. O bien, un daño indirecto produciendo moléculas muy reactivas que después alteran o rompen el ADN.
A. Blazquez, modificado de OA/CC https://www.mdpi.com/1422-0067/18/12/2749.

La gravedad del impacto va a depender de distintos factores, como el tipo concreto de partícula ionizante, la energía de cada una de ellas o el tiempo de exposición.

¿Cuánta radiación puede asumir un astronauta?

Una característica que resume de forma general el daño potencial es la dosis absorbida. Una de las unidades empleadas es el sievert y su milésima parte, el milisievert. Por ejemplo, una dosis súbita de 5-6 sieverts suele provocar la muerte en pocos días. Para hacernos una idea, la dosis anual máxima para tripulaciones de vuelos comerciales se sitúa en 1-2 milisievert (0,001-0,002 sieverts).

En las misiones Apolo, los astronautas recibieron unas dosis de 0,5-3 milisievert cada día, con una duración de las misiones en torno a una semana. Es decir, dosis totales de unos 10-20 milisieverts.

Por ahora, el seguimiento de la salud de los astronautas que han participado en anteriores misiones a la Luna no parece indicar que presenten mayor incidencia de cáncer o mayor mortalidad. Pero es cierto que se expusieron durante tiempos relativamente cortos (algo más de 12 días en el caso de la misión más larga, el Apolo 17).

Aunque estas cantidades parecen asumibles, por el momento, no debemos perder de vista lo cambiante del ambiente espacial. Por ejemplo, si las misiones Apolo 16 y 17, que volaron en abril y diciembre de 1972, hubiesen tenido lugar en agosto de ese mismo año, la dosis de radiación hubiese sido letal debido a una erupción solar que tuvo lugar entonces. A menudo, tales erupciones ocurren con muy poca advertencia previa.

Mecanismos de protección

Desde luego, las distintas organizaciones involucradas en promover los vuelos espaciales investigan maneras para evitar o, al menos, reducir el impacto de la radiación sobre los astronautas. Dentro de las limitaciones obvias de peso y espacio, existen materiales que actúan de barreras para la radiación.

Ahora bien, al actuar sobre estos materiales se puede generar una radiación secundaria, también dañina, dentro de la cápsula. Se están estudiando mecanismos físicos, como generar campos electrostáticos o magnéticos, para desviar o frenar parte de la radiación.

Por último, se proponen estrategias de tipo nutricional o farmacéuticas para ayudar en la reparación correcta del daño al ADN y a las células. Una vez sobre la Luna, se baraja construir bases subterráneas para aprovechar la protección que suponen los primeros metros de suelo lunar.

Muchos son los retos a los que nos enfrentamos en la exploración espacial, incluso en los primeros pasos, como es establecer una base lunar. Uno de ellos será cómo evitar o disminuir de la mejor manera la radiación a la que los humanos estaremos expuestos en nuestro satélite, bien en su órbita o en su superficie. Las misiones Artemis nos proporcionarán, sin duda, respuestas a estos interrogantes.

The Conversation

Alfonso Blázquez Castro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Radiación espacial: a qué se arriesgan los astronautas de Artemis II y las misiones del futuro – https://theconversation.com/radiacion-espacial-a-que-se-arriesgan-los-astronautas-de-artemis-ii-y-las-misiones-del-futuro-279790

Gafas inteligentes para navegar por internet solo con pensarlo… y nuestros neuroderechos, ¿qué?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pavel Sidorenko Bautista, Profesor Titular de la Facultad de Ciencias de la Educación y Humanidades, UNIR – Universidad Internacional de La Rioja

Unas de las primeras gafas inteligentes, las Google Glasses, lanzadas en 2013, permitían responder llamadas de teléfono tocando la patilla. Desde entonces, la IA ha hecho que puedan hacer muchas cosas más. Loic Le Meur., CC BY-SA

Imagine que va caminando con unas gafas de sol puestas. Una notificación brilla en la lente derecha. Sin usar el móvil ni hablar, con un movimiento desde la muñeca o la intención de mover un dedo, las gafas descartan el mensaje o permiten responderlo… quizá, mientras reproducen su canción favorita. El dispositivo entiende la orden solo con que la pensemos, antes de que los músculos terminen de contraerse.

No es ciencia ficción. Estamos pasando de una “internet de las cosas” a una “internet de los cuerpos”.Y en este escenario, las gafas inteligentes ponen sobre la mesa el debate sobre los derechos neurales o neuroderechos. Un ejemplo son las Ray-Ban Meta Display, que han evolucionado de ser simples cámaras en monturas a equipos sofisticados equipados con inteligencia artificial. Cuentan con una pantalla de “visualización cabeza-arriba” (Head Up Display o HUD) – un cristal transparente que presenta información al usuario, de tal forma que este no debe cambiar su punto de vista para verla–. Y su funcionamiento se integra con la Neural Band, una pulsera de Meta que detecta las señales eléctricas de nervios humanos.

“Conoce las gafas con IA de Meta y verás el mundo como nunca lo habías visto antes”, promete Meta.

Cuando la IA lee los nervios

La banda neuronal de Meta intercepta las señales del cerebro hacia la mano a través del sistema nervioso periférico. Mediante algoritmos de IA, decodifica la intención y la traduce en comandos digitales.

Su atractivo radica en controlar la realidad aumentada sin contacto, lograr productividad fluida o superar barreras de movilidad. Sin embargo, al abrir esta puerta entregamos datos neuronales que pueden revelar nuestras acciones, estados emocionales, niveles de estrés y fatiga, e, incluso, reacciones ante estímulos publicitarios.

Meta explica cómo usar su Neural Band.

¿Qué son los neuroderechos y por qué importan ahora?

Ante estas tecnologías para monitorizar la actividad cerebral, la comunidad científica –liderada por Rafael Yuste– ha propuesto un marco de Derechos Humanos, los neuroderechos, para proteger la privacidad mental y la integridad cerebral.

En este contexto, las gafas con IA y bandas neuronales como las de Meta comprometen los cinco neuroderechos fundamentales propuestos por la fundación NeuroRights Initiative:

-Privacidad mental: proteger los datos neuronales de ser utilizados sin consentimiento. Si la banda detecta reacciones ante anuncios, ¿es privado?

-Identidad personal: evitar que la tecnología altere el “yo”. Al conectar biología con algoritmos predictivos, la línea entre voluntad y sugerencia de IA se difumina.

-Libre albedrío: preservar decisiones sin manipulación. Un sistema que reconozca impulsos nerviosos podría inducir decisiones.

-Acceso equitativo: regular el aumento cognitivo para evitar brechas entre “humanos aumentados” y “naturales”.

-Protección contra sesgos: evitar discriminación por patrones neurobiológicos.

La IA multiplica los riesgos

El problema no reside solo en el equipo, sino en la inteligencia artificial que lo gobierna. Al combinar lo que ven las cámaras de las gafas (el mundo exterior) con lo que siente la persona (su mundo interior), la IA multimodal puede realizar inferencias profundas.

Si, por ejemplo, la IA detecta por la banda neuronal que la atención decae, puede modificar lo visto en las gafas para reenganchar, manipulando la dopamina.

Esto plantea el problema de la “caja negra”: la complejidad de los algoritmos impide que ocasionalmente sus creadores puedan explicar ciertas predicciones, dejando al usuario indefenso ante una eventual manipulación subliminal.

Más allá de Meta

Meta no está sola en esta carrera. El ecosistema tecnológico se divide entre enfoques no invasivos e invasivos, y todos suponen retos para los neuroderechos.

Apple, con sus Vision Pro, apuesta por el seguimiento ocular. Las pupilas son una ventana al sistema nervioso, que delatan interés o carga cognitiva.

Apple explica cómo hacer scroll con los ojos con su Apple Vision Pro.

Las empresas de interfaces mente-máquina Neuralink y Synchron representan la vertiente invasiva. Neuralink implanta chips en la corteza cerebral mediante cirugía robótica, mientras Synchron usa un “stent” por los vasos sanguíneos. Sus fines iniciales son médicos, pero su objetivo de simbiosis con la IA plantea riesgos éticos.

¿Será posible la telepatía gracias al chip Neuralink?

Por su parte, las compañías Snap y NextMind exploran interfaces que leen la corteza visual desde la nuca para seleccionar objetos digitales. En concreto, Snap desarrolla gafas inteligentes que se integran en su ecosistema de realidad aumentada.

¿Evolución o “mercancía neuronal”?

El futuro de estas tecnologías oscila entre dos escenarios. Uno optimista, donde la neurotecnología erradica enfermedades como alzhéimer, permite a personas con parálisis comunicarse y revoluciona la educación. Y el escenario distópico, donde impulsos nerviosos se convierten en mercancía, creando un “panóptico neuronal” que permite vigilar y penalizar estados internos del individuo.

La diferencia entre ambos futuros dependerá de la regulación. Chile ha sido pionero al reformar su Constitución para proteger la integridad mental. España, mediante su Carta de Derechos Digitales y Spain Neurotech, ha marcado una hoja de ruta ética. La Unión Europea, con su Ley de IA, prohíbe técnicas subliminales que alteren el comportamiento. Pero todo está en etapa incipiente frente al arrollador desarrollo tecnológico.

Las gafas que prometen liberar a las personas de las pantallas de los móviles, también son aquellas que obligan a pagar un precio asociado a la soberanía de de la propia mente. Como sociedad, debemos asegurar que la tecnología siga siendo una herramienta a explotar, y no a la inversa.

En paralelo, urge avanzar en estrategias y acciones que permitan alfabetizar digitalmente a la sociedad de forma más efectiva y rápida, con el fin de concienciar sobre este tipo de tecnología y sus riesgos.

La regulación es clave

El futuro de estas tecnologías parece desenvolverse entre dos escenarios. En uno optimista, donde la neurotecnología erradica enfermedades como el alzhéimer, permite a personas con parálisis comunicarse y revoluciona la educación adaptándose al ritmo de cada alumno. Y el escenario distópico, donde impulsos nerviosos humanos se convierten en una mercancía comercial, creando un “panóptico neuronal” que permite la vigilancia y penaliza eventualmente determinados estados internos del individuo en el trabajo o la escuela.

La diferencia entre ambos futuros dependerá de la regulación. Chile ha sido pionero mundial al reformar su Constitución para proteger la integridad mental. España, a través de su Carta de Derechos Digitales y la creación del Centro Nacional de Neurotecnología (Spain Neurotech), también ha marcado una hoja de ruta ética, aunque no vinculante. Por su parte, la Unión Europea, con su Ley de IA, prohíbe las técnicas subliminales que alteren el comportamiento, un freno directo a los abusos del neuromarketing. Pero todo esto está en etapa incipiente frente a un desarrollo tecnológico vertiginoso.

Las gafas que prometen liberar a las personas de las pantallas de los móviles, también son aquellas que obligan a pagar un precio asociado a la soberanía de de la propia mente. Como sociedad, debemos asegurar que la tecnología siga siendo una herramienta a explotar, y no a la inversa.

En paralelo, urge avanzar en estrategias y acciones que permitan alfabetizar digitalmente a la sociedad de forma más efectiva y rápida, con el fin de concienciar sobre este tipo de procesos.

The Conversation

Pavel Sidorenko Bautista no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Gafas inteligentes para navegar por internet solo con pensarlo… y nuestros neuroderechos, ¿qué? – https://theconversation.com/gafas-inteligentes-para-navegar-por-internet-solo-con-pensarlo-y-nuestros-neuroderechos-que-275010

La historia demuestra que la Guardia Revolucionaria de Irán resistiría una invasión terrestre

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ibrahim Al-Marashi, Adjunct Professor, IE School of Humanities, IE University; California State University San Marcos

Saeediex/Shutterstock

El Cuerpo de la Guardia Revolucionaria Islámica (IRGC, por sus siglas en inglés) ejerce desde hace tiempo un poder considerable, a menudo subestimado, en Oriente Medio. Con unos 190 000 miembros, además de unos 450 000 reservistas en la milicia paramilitar Basij, el componente más numeroso de las Fuerzas Armadas de Irán controla también gran parte de la política, los servicios de inteligencia y la economía del país.

Tras un ataque aéreo israelí que acabó con la vida del líder supremo de la República Islámica, el ayatolá Alí Jameneí, el 28 de febrero, el presidente de EE. UU., Donald Trump, instó al IRGC a deponer las armas a cambio de inmunidad. Las fuerzas de la Guardia Revolucionaria Islámica rechazaron la oferta y, tras la muerte de muchos de sus líderes durante el último mes, no dan señales de rendirse.

A medida que las fuerzas terrestres estadounidenses se despliegan en Oriente Medio, es imprescindible comprender que –a pesar de un mes de bombardeos generalizados por parte de EE. UU. e Israel, de infraestructuras dañadas, fracturas internas y un liderazgo diezmado– es probable que el IRGC resista con tenacidad cualquier invasión del territorio iraní. Su historia demuestra por qué.




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¿Por qué Irán es ahora el objetivo? Claves para entender la ofensiva que sacude a Oriente Medio


De milicia a fuerza de primera línea

El IRGC surgió originalmente en la revolución de 1979 a partir de las milicias callejeras improvisadas formadas por estudiantes leales a la visión del ayatolá Ruhollah Jomeini de una República Islámica. Se opuso a las facciones que buscaban crear una república laica tras el derrocamiento de la monarquía, y aspiró a ser una guardia nacional para proteger al naciente gobierno revolucionario islámico.

También conocido como Pasdaran-e Enghelab (Guardianes de la Revolución), pronto se convirtió en una guardia pretoriana del líder supremo del país.

En sus primeros días, la fuerza impidió una contrarrevolución por parte del Artesh, el ejército permanente bajo el sah. El IRGC también libró batallas callejeras con fuerzas revolucionarias rivales, incluidos izquierdistas laicos y milicias islamistas rivales.

Con la invasión de Irak a Irán en 1980, el IRGC emergió como una fuerza de combate convencional de primera línea junto con el ejército nacional. Repelieron el ataque de Sadam Husein en 1982, aunque la guerra continuó durante otros seis años. Muchos de los actuales comandantes del IRGC eran jóvenes soldados u oficiales en aquella época, y vivieron en primera persona cómo Irak utilizó armas químicas contra ellos mientras Occidente permanecía en silencio.

dos soldados con máscaras antigás y rifles
Soldados iraníes con máscaras antigás durante la guerra entre Irán e Irak, 1985.
Mahmoud Badrfar

El IRGC también se convirtió en una fuerza de contrainsurgencia cuando Sadam Husein apoyó a los rebeldes kurdos iraníes en 1980. Ha reprimido diversas rebeliones étnicas internas, desde una revuelta kurda en el noroeste que comenzó en la década de 1980 hasta una insurgencia baluchí en el sureste en la década de 2000.

Por lo tanto, es probable que los recientes intentos de Trump de fomentar revueltas kurdas se topen con la ira de los comandantes del IRGC, que llevan décadas luchando contra estos grupos rebeldes étnicos.

Lecciones de los aliados

A través de sus grupos proxy (aliados) regionales, el IRGC ya cuenta con una amplia experiencia en guerras de desgaste prolongadas contra EE. UU. e Israel.

En 1982, el IRGC creó una fuerza expedicionaria extranjera, conocida como la Fuerza Quds. La Fuerza Quds, cuyo nombre proviene del árabe para Jerusalén, apoyó la creación de Hezbolá en el Líbano en respuesta a la invasión israelí de ese año para expulsar a la Organización para la Liberación de Palestina.

A partir de ese momento, el IRGC pudo enfrentarse a Israel a través de sus fuerzas proxy. Durante 18 años, Hezbolá utilizó tácticas como los coches bomba suicidas para desgastar a las fuerzas de ocupación israelíes, que se retiraron del sur del Líbano en 2000. La operación fue ampliamente considerada como un fracaso militar para Israel.

Un hombre coloca una medalla en la solapa de otro hombre
Qasem Soleimani (izquierda) fue el comandante de la Quds hasta su asesinato a manos de las fuerzas estadounidenses en 2020. Aquí aparece junto a Alí Jameneí (derecha) en 2019.
Khamenei.ir, CC BY-NC

Estas tácticas se repitieron tras la invasión estadounidense de Irak en 2003, cuando milicias chiitas respaldadas por Quds, como Kataib Hezbolá, atacaron al ejército estadounidense desplegado allí con artefactos explosivos improvisados. Estados Unidos se retiró de Irak en 2011, desesperado por salir de una “guerra eterna”.

Los grupos proxy de la Quds en el Líbano e Irak proporcionaron lecciones que el IRGC seguramente intentaría replicar en caso de una invasión estadounidense.

Muchas de estas tácticas fueron diseñadas para desgastar a una fuerza de ocupación, y no serán suficientes para frustrar una invasión terrestre inmediata y de alta intensidad. Pero si Estados Unidos no logra sus objetivos (actualmente poco claros), podría verse envuelto en otra ocupación prolongada y una guerra de baja intensidad. Si eso ocurre, las bien perfeccionadas tácticas de desgaste del IRGC se desplegarían ampliamente.




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De Saddam a Jameneí: el guion que conecta Irak 2003 con la guerra en Irán 2026


Irán, Estados Unidos y el “eje del mal”

Tras décadas de tensiones bilaterales, los atentados del 11 de septiembre de 2001 obligaron a EE. UU. e Irán a formar una breve alianza contra los talibanes en Afganistán. El régimen iraní incluso tendió la mano a Estados Unidos a finales de 2001, ofreciendo ayuda a los pilotos derribados que aterrizaron en suelo iraní mientras combatían a su enemigo común.

Pero en enero de 2002, George W. Bush situó a Irán junto a Irak y Corea del Norte en el ahora infame “eje del mal”, convirtiéndolos en un objetivo de la guerra contra el terrorismo de EE. UU. Para Irán, esto supuso un cambio brusco en la percepción pública estadounidense.

Los esfuerzos de acercamiento del presidente reformista Mohammad Jatamí llegaron a su fin. Tres años más tarde, el régimen apoyó el ascenso de Mahmud Ahmadineyad, un radical que, junto con el líder supremo, invirtió tanto en la expansión del programa nuclear como en el IRGC. Desde entonces, el IRGC ha evolucionado para asumir múltiples funciones de seguridad en la República Islámica.

El único periodo posterior de distensión entre el IRGC y Estados Unidos se produjo cuando la Fuerza Quds luchó contra el Estado Islámico en 2014 en Irak, en colaboración con el apoyo aéreo estadounidense. Esta cooperación tuvo lugar durante la Administración Obama y, un año después, EE. UU. firmó un acuerdo nuclear con Irán del que Trump se retiró apenas dos años después, en 2017.

Cuando las bases del IRGC fueron atacadas por ataques terroristas del ISIS a principios de febrero de 2019, consideró que los ataques eran el resultado de acciones encubiertas de Estados Unidos. Culpó a este y a Israel, además de a un aumento de la subversión baluchí y kurda.

Según la narrativa del Cuerpo de la Guardia Revolucionaria Islámica, la guerra actual de la administración Trump forma parte de un esfuerzo sistémico estadounidense, desde la década de 1980, para atacar al IRGC a través de intermediarios o de la guerra económica con el fin de debilitar a la República Islámica. Para ellos, se trata de un conflicto que se prolonga desde la Revolución Iraní de 1979.




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El poder protector

El IRGC se ha visto, sin duda, debilitado por el último mes de ataques aéreos estadounidenses e israelíes. Pero su historia demuestra que sus oficiales tienen un sentido de identidad corporativa propia y que defenderán su poder institucional incluso si sus líderes son asesinados.

Un hombre saluda a una gran multitud en un estadio de atletismo
El IRGC también dirige la vasta milicia paramilitar Basij. Aquí, el ayatolá Alí Jameneí en la Gran Conferencia de miembros de Basij, estadio Azadi, octubre de 2018.
Por Khamenei.ir, CC BY-NC

Esto explica por qué, tras la muerte de Jameneí, el IRGC se unió en torno a su hijo Mojtaba para mantener intacto su poder. Mientras algunos iraníes celebraban y otros lamentaban la muerte de Jameneí, el IRGC presentó un frente unido en apoyo a su régimen. Si el sistema político de Irán se desmoronara, el IRGC perdería su estatus dentro del grupo.

El IRGC también ha evolucionado para funcionar como una red empresarial. Con participaciones en el sector servicios, que van desde los medios de comunicación hasta la construcción, controla al menos el 20 % de la economía. Dado que algunos líderes del IRGC se han beneficiado de prácticas corruptas en la gestión de estas redes, temerían tener que rendir cuentas y ser juzgados por un nuevo orden político, y no aceptarán la idea de rendirse.

Lo que representa esta red de privilegios es, en última instancia, un Estado oculto. El IRGC no es solo un ejército, sino también una institución militar separada, autónoma y vasta, que ha logrado conservar su poder tras el asesinato de Jameneí. Si nos basamos en los acontecimientos de la historia –y del conflicto hasta ahora–, luchará hasta el final antes que capitular.

The Conversation

Ibrahim Al-Marashi no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La historia demuestra que la Guardia Revolucionaria de Irán resistiría una invasión terrestre – https://theconversation.com/la-historia-demuestra-que-la-guardia-revolucionaria-de-iran-resistiria-una-invasion-terrestre-279981

Más allá del ligue: ¿qué buscamos en las aplicaciones de citas?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Isabel Vicario-Molina, Profesora de Psicología Evolutiva y de la Educación, Universidad de Salamanca

Tero Vesalainen/Shutterstock

Las aplicaciones de citas se han convertido en un medio habitual para conocer gente y comenzar nuevas relaciones. Muchas personas crean un perfil en estas plataformas en algún momento, y lo que hace una década se percibía como algo excepcional o incluso estigmatizado, hoy es una práctica común. Sin embargo, asumir que todo gira en torno al “ligue” simplifica demasiado lo que ocurre dentro de estas aplicaciones.

Las formas tradicionales de conocer gente han cambiado. Por eso, estas plataformas se han convertido en nuevos espacios de encuentro. Analizar quién las usa y con qué propósito ayuda a entender mejor cómo están cambiando la intimidad y la vida social.

En nuestro estudio analizamos el perfil y las motivaciones de uso de 667 personas usuarias en España. El objetivo era comprobar dos ideas muy extendidas: que estas aplicaciones son principalmente “para jóvenes” y que se utilizan, sobre todo, “para ligar”.

No solo jóvenes

Aunque las aplicaciones de citas suelen asociarse con la generación Z, nuestra investigación revela que su utilización se extiende a otras etapas de la vida. Si bien el grupo de 18 a 30 años tiene un peso importante, el sector más numeroso está compuesto por personas entre 31 y 50. Transiciones vitales, como rupturas, mudanzas o cambios laborales, pueden impulsar el uso de apps en la madurez. En esta etapa, la persona usuaria ya no experimenta: sabe exactamente qué tipo de vínculo busca.

También observamos cómo los mayores de 50 años se incorporan progresivamente a estos espacios. Lo hacen con preferencias muy definidas: Facebook Parejas es su opción favorita, seguida de cerca por Tinder.

Perfil socioeconómico y geográfico del uso

La heterosexualidad es mayoritaria en nuestra muestra. Las apps que más utilizan las personas heterosexuales son Tinder, Bumble y Badoo. No obstante, las aplicaciones de citas también son utilizadas por personas no heterosexuales, que prefieren Grindr –dirigida especialmente a homosexuales y bisexuales–, seguida de Tinder. Pueden ser entornos de contacto con personas de orientaciones afines y espacios en los que se percibe más seguridad.

El perfil socioeconómico también proporciona datos reveladores. En primer lugar, existe una correlación clara con el nivel educativo: la mayoría de las personas usuarias tiene estudios universitarios, una tendencia especialmente marcada entre las mujeres. En el aspecto económico, y aunque la mayoría se sitúa por encima del salario mínimo interprofesional, los hombres declaran ingresos más altos. Esta diferencia refleja las desigualdades estructurales y la brecha salarial en el mercado laboral.

La geografía también importa. El uso es más frecuente en entornos urbanos: en las ciudades no solo hay más opciones de match, sino que también es más fácil mantener el anonimato y la privacidad. En las zonas rurales, el control social todavía puede condicionar el uso de estas herramientas.

¿Qué buscamos realmente cuando abrimos una aplicación?

La conclusión más clara de nuestro estudio es que la principal motivación para usar estas plataformas es la búsqueda de relaciones. Independientemente del género, la orientación sexual o la edad, el deseo de conectar con otra persona sigue siendo el motor principal.

Sin embargo, el momento vital y las necesidades de las personas usuarias parecen diversificar las razones de uso. Muchas personas las utilizan para socializar, otras, para distraerse o entretenerse, y algunas para superar una ruptura. También aparece la curiosidad por la experiencia digital.

Al examinar las diferencias de género aparecen matices. Las mujeres señalan con mayor frecuencia la búsqueda de pareja y la curiosidad como los principales incentivos para crear un perfil. Por el contrario, los varones tienden a destacar en mayor medida aspectos vinculados a la validación personal o la interacción lúdica. Para ellos, son motivos importantes el coqueteo, el deseo de aumentar su experiencia sexual, el entretenimiento o, incluso, el desarrollo de habilidades sociales.

También hay diferencias por orientación sexual. Las personas homosexuales de nuestro estudio destacan en mayor medida tres motivos: encontrar contactos con orientaciones similares, explorar nuevas experiencias sexuales y buscar apoyo para superar rupturas sentimentales.

Estos resultados permiten una lectura más amplia: la búsqueda de contactos con orientaciones similares podría sugerir que estas plataformas son un entorno facilitador. Permiten segmentar la búsqueda, algo que no siempre es posible en el espacio físico. Además, la exploración sexual y el uso tras una ruptura indican que no son solo herramientas de ocio. También pueden ser espacios donde se explora la identidad y se busca apoyo emocional.

Motivaciones que evolucionan con la edad

La edad introduce matices en la forma de utilizar estas plataformas. Aunque la búsqueda de pareja es el eje central, las motivaciones complementarias cambian a lo largo del ciclo vital.

Entre las personas jóvenes (18-30 años) destacan el entretenimiento, la distracción y la aprobación social. En esta etapa, las plataformas pueden ser espacios de experimentación y validación donde la aprobación externa y el juego social tienen un papel importante.

Entre los 30 y los 50 años, las motivaciones se orientan más hacia la estabilidad afectiva. Muchas personas buscan vínculos duraderos o reconstruir su vida sentimental tras una ruptura. En este grupo también gana peso la presión social o del entorno, lo cual sugiere que, en esta etapa, la app deja de ser solo una actividad lúdica. Puede convertirse en un recurso de ajuste social, usado para acercarse a un modelo de vida en pareja y adaptarse a las expectativas familiares y sociales vigentes.

A partir de los 50, ganan peso la socialización y el sentimiento de pertenencia. En esta etapa, las apps pueden ayudar a ampliar la red de contactos y mitigar la soledad no deseada.

Más que tecnología: un fenómeno social

Las aplicaciones de citas ya no se entienden solo como un espacio para el “ligue” ocasional: se han convertido en escenarios donde se negocian identidades, expectativas vitales y formas de relacionarnos.

La diversidad de motivaciones muestra que tenemos necesidades relacionales distintas. En nuestra muestra, el gesto de abrir la app puede significar cosas distintas: juego y validación en la juventud, reconstrucción afectiva tras una ruptura en la adultez media y búsqueda de pertenencia y socialización a partir de los 50.

Cuando cambian los desafíos y las necesidades afectivas –según la edad, el género u orientación–, también lo hacen las motivaciones para usar estas apps.

Detrás de esos intereses aparecen fenómenos sociales como la soledad no deseada o el envejecimiento activo. Para algunas personas, estas aplicaciones son un recurso dentro de su estrategia de vida social. Sobre todo, ante el progresivo deterioro de los espacios físicos de encuentro.

Las aplicaciones no sustituyen necesariamente la interacción cara a cara. Más bien pueden complementarla cuando los espacios de encuentro son escasos, inaccesibles, o no se perciben como seguros.

En definitiva, reflejan nuevos escenarios de socialización que están redefiniendo cómo nos conocemos, interactuamos y establecemos relaciones con otras personas.

Estos datos provienen de un cuestionario online y describen a quienes decidieron participar. Por tanto, no equivalen a una fotografía representativa de la población. Aun así, nos permiten afinar la pregunta central: más allá de discutir si estas herramientas “funcionan”, importa analizar para qué las usamos. Y qué revela eso sobre las dificultades actuales para crear vínculos fuera de lo digital y cómo están cambiando las formas de relacionarse.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Más allá del ligue: ¿qué buscamos en las aplicaciones de citas? – https://theconversation.com/mas-alla-del-ligue-que-buscamos-en-las-aplicaciones-de-citas-278051

¿Qué mantiene viva la pasión por enseñar cuando todo empuja al desgaste?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sara Uceda Gutiérrez, Profesora de Psicobiología, Universidad Nebrija

Ratios elevadas, burocracia creciente, cambios normativos constantes, falta de tiempo para preparar bien las clases o atender al alumnado como merece. El malestar docente no es un fenómeno aislado, sino un problema estructural que acaba afectando a la calidad educativa en su conjunto. Así lo muestran los estudios e investigaciones realizadas, a través de diversos organismos, a docentes españoles, en los que resultan preocupantes los altos porcentajes vinculados a ansiedad, estrés laboral y conflictividad en el ámbito educativo.

A pesar de ello, en los mismos centros también hay docentes que, pese a la presión, mantienen una energía y una implicación admirables. Disfrutan del aula, innovan, se comprometen con su alumnado y encuentran sentido en lo que hacen.

¿Qué explica esta diferencia? Desde la psicología se apunta a un concepto clave: el engagement, vinculación o implicación docente.


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Más que aguantar

Esta implicación no equivale a “echarle ganas” ni a trabajar más horas. Se trata de un estado psicológico positivo y persistente relacionado con el trabajo, caracterizado por tres componentes: vigor (energía y capacidad para resistir las dificultades), dedicación (entusiasmo, sentido y orgullo profesional) y absorción (una implicación tan profunda que el tiempo parece pasar sin notarlo cuando se enseña).

Un docente que alcanza este grado de engagement con su labor no solo cumple el currículo: se siente conectado con su trabajo y con las personas a las que enseña. Esa conexión se asocia con una mayor calidad educativa, un mejor clima de aula y una huella más duradera en el alumnado.

Vinculación: la protección de los docentes

Esta cuestión es relevante en el sistema educativo español, donde el abandono temprano de la docencia es un fenómeno cada vez más frecuente entre el profesorado joven, como muestran diversos estudios recientes. En este escenario, sentirse implicado en la tarea docente actúa como un amortiguador frente al desgaste profesional.

El engagement y el burnout, es decir, el sentimiento de vinculación y el síndrome de estar quemado o desgaste laboral no son simplemente dos extremos de la misma línea. Reducir el estrés o la sobrecarga no garantiza que vuelva la ilusión. Podemos encontrar docentes que no están agotados, pero sí profundamente desmotivados; y otros que, aun cansados, siguen comprometidos con su alumnado y su profesión.

Por eso, muchas políticas centradas solo en “reducir el malestar” resultan insuficientes si no crean también condiciones para que el profesorado experimente entusiasmo y le dé sentido a su labor.

De dónde nace el compromiso docente

La investigación, especialmente la basada en la teoría de la autodeterminación, señala tres necesidades psicológicas básicas especialmente relevantes en los centros educativos.

La primera es la autonomía: sentir que existe un margen real para decidir cómo enseñar, cómo organizar el aula y cómo responder a las necesidades del alumnado.

La segunda es la competencia: percibirse eficaz ante los retos educativos, algo que depende tanto de la formación como del apoyo recibido en el centro.

La tercera es la relación: sentirse parte de una comunidad profesional y conectar con estudiantes, familias y colegas.

Cuando estas tres dimensiones se ven apoyadas, la vinculación del docente con su profesión aumenta incluso en contextos difíciles. Y aunque muchas de estas condiciones dependen de las administraciones educativas, los propios centros también disponen de margen de acción.




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Qué pueden hacer los centros educativos

Los centros educativos no son meros escenarios pasivos del desgaste docente, ya que pueden crear condiciones de trabajo saludables antes de que aparezca el malestar. Así, pueden mejorar la organización escolar y fortalecer liderazgos pedagógicos que confíen en el profesorado.

Cuando comienzan a aparecer señales de cansancio o desánimo, el centro también puede intervenir reforzando el apoyo psicosocial y el clima laboral; e incluso cuando el desgaste ya está instalado, puede ofrecer respuestas individualizadas, que reconozcan el problema y eviten que el profesorado tenga que afrontarlo en soledad.

Un trabajo con significado

Más allá de estas líneas generales, existen prácticas cotidianas con un impacto directo en la implicación laboral con la docencia. Reconectar con el sentido de la enseñanza dando valor a los pequeños logros diarios, a las trayectorias del alumnado y al impacto educativo que va más allá de las calificaciones, así como la utilización de metodologías activas, proyectos interdisciplinares o espacios reales para la creatividad devuelven al profesorado la sensación de estar realizando un trabajo con significado.

A ello se suma el valor del apoyo entre iguales. Las comunidades profesionales de aprendizaje, la observación entre docentes o, simplemente, disponer de tiempo para hablar de lo que ocurre en el aula fortalecen la identidad profesional y alimentan el compromiso con la tarea educativa.

Formar para no perder la vocación

Hay otro factor decisivo para sostener el compromiso docente: cómo se forma a quienes enseñan.

En España, tanto la formación inicial como la permanente siguen poniendo el foco en contenidos, evaluación o gestión del aula. Sin embargo, preparar para la docencia debería implicar aprender a cuidar la relación con el propio trabajo.

Incorporar esta sensación de vinculación como objetivo formativo supone trabajar habilidades como la regulación emocional, la construcción de un propósito profesional o el desarrollo de redes de apoyo. No se trata de responsabilizar al individuo de problemas estructurales, sino de dotarlo de recursos para no perder el vínculo con su vocación.




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Una cuestión política, no solo personal

Un sistema que sobrecarga al profesorado con tareas administrativas, limita su autonomía pedagógica o somete la docencia a una evaluación punitiva erosiona una de las principales fuentes de energía profesional. Por el contrario, políticas que reducen la burocracia, confían en el criterio docente, favorecen la estabilidad de los equipos y reconocen el buen trabajo crean las condiciones para que el compromiso pueda sostenerse en el tiempo.

En el debate educativo español se habla con frecuencia de resistir: a las reformas, a los recortes, al cansancio. El escenario en el que se instaura la vinculación propone un cambio de marco más ambicioso y también más incómodo. No basta con evitar que los docentes se quemen. Si queremos una educación de calidad, necesitamos crear las condiciones para que puedan volver a disfrutar enseñando.

Porque una escuela sostenida solo por la resistencia acaba agotándose. Una escuela sostenida por la implicación o engagement, en cambio, tiene futuro.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Qué mantiene viva la pasión por enseñar cuando todo empuja al desgaste? – https://theconversation.com/que-mantiene-viva-la-pasion-por-ensenar-cuando-todo-empuja-al-desgaste-273388

Cómo la pesca de ballenas se extendió desde el País Vasco al resto del mundo hasta acabar prohibida

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Álex Aguilar, Profesor de Biología Animal, Universitat de Barcelona

Jan Pieter Strijbos/Nationaal Archief

Los testimonios documentales más antiguos que acreditan la existencia de una pesca ballenera organizada se remontan al siglo XI en el País Vasco. Desde allí, la actividad se expandió rápidamente por los puertos del Cantábrico, desde Galicia hasta el Laborde francés, y después por el Atlántico hasta llegar a países como Brasil e Islandia.

Aunque hoy se trata de una actividad casi abandonada, llegó a constituir un negocio altamente rentable. Tanto que el alto volumen de capturas y su mala gestión obligaron a prohibirla para proteger a los cetáceos.

Los inicios de la pesca ballenera

En el País Vasco, la pesca se realizaba desde pequeñas embarcaciones a remo que zarpaban al ser avistada una ballena y, cuando el cetáceo era alcanzado, se inmovilizaba con arpones lanzados a mano y se lo remataba con lanzas. Después se remolcaba el cadáver a la playa para su aprovechamiento.

Por otra parte, los balleneros buscaban con ahínco a las crías, pues sabían que si se hacían con ellas la madre los seguiría hasta aguas protegidas, facilitando así su caza posterior.

En la pesca costera tradicional, el procesado de las ballenas se acostumbraba a realizar en las playas a fuerza de brazos y con simples hachetas, cuchillos y ganchos.
En la pesca costera tradicional, el procesado de las ballenas se acostumbraba a realizar en las playas a fuerza de brazos y con simples hachetas, cuchillos y ganchos.
Grabado de la Histoire générale des drogues, de Pierre Pomet, París 1694

Durante siglos, el principal producto que se obtenía de las ballenas era el saín, o aceite, que era utilizado en iluminación y en la fabricación de jabón, esencial para la industria lanera.

Aunque la captura del cetáceo comportaba riesgos pues, por pacífico que sea, un animal herido siempre se revuelve contra su atacante, los beneficios sostenían economías locales enteras. Y ello hizo que una cincuentena de puertos del Cantábrico se llegara a involucrar en esta pesca.

Expansión de la actividad por el mundo

A partir del siglo XVI, los vascos expandieron la actividad por el Atlántico hasta alcanzar Islandia, Groenlandia, Terranova e incluso Brasil. Aquella expansión no pasó inadvertida y, a partir del siglo XVI, otras potencias como Francia, Reino Unido y Países Bajos se incorporaron a la caza de ballenas, con lo que las cifras globales de capturas se dispararon.

Ya en la primera mitad del siglo XIX se pescaba ballenas en todos los océanos del mundo y la rentabilidad de la actividad alcanzaba niveles extraordinarios: las tasas de beneficio anual se situaban habitualmente entre el 25 % y el 50 %, lo que permitía amortizar rápidamente la inversión que requería una expedición.

El barco conocido como Lagoda, un bricbarca de New Bedford, en sólo doce años proporcionó a sus armadores una suma ciento veinte veces superior a la invertida, arrojando en algunos años un dividendo del 361 %.

Ya en el siglo XX, la modernización comportó el empleo de barcos de hierro con motores a vapor y cañones que disparaban arpones de 80 kilos equipados con granadas explosivas, lo que intensificó aún más la letalidad y los beneficios de la pesca.

La rentabilidad solía superar el 100 % anual, aunque con el tiempo comenzó a moderarse por el progresivo agotamiento de las poblaciones de cetáceos.




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El gran negocio que nunca buscó la sostenibilidad

Mientras esto sucedía, la experiencia acumulada por generaciones de balleneros hizo evidente que el extraordinario rendimiento de las ballenas estaba limitado por su lenta reproducción. Aunque lo lógico habría sido adaptar las capturas a la capacidad de recuperación de las poblaciones, la industria optó por
maximizar beneficios, lo que implicaba agotar rápidamente los recursos de una zona y desplazarse a otra cuando el contingente local se desmoronara.

Para permitir esta estrategia, se desarrollaron factorías balleneras desmontables y trasladables, adaptadas a una explotación intensiva y móvil.

La saga noruega de los Herlofson, que trajo la pesca ballenera moderna a las costas españolas, es un buen ejemplo. El patriarca, llamado Peter, inició sus actividades en Noruega en la década de 1880. En 1896 estableció una factoría en Islandia. La cerró al cabo de cinco años, trasladándola en 1902 a la isla de Harris, en Escocia.

Allí fue sustituido por su hijo, Carl, que en 1921 movió primero el centro de operaciones al golfo de Cádiz y, en 1925, a Galicia. En 1928 lo desplazó a Terranova y en 1932 ya trabajaba en Namibia, para acabar finalmente su carrera profesional en un barco factoría en la Antártida. Entre padre e hijo, a lo largo de 50 años explotaron ocho caladeros balleneros distintos, es decir, en promedio uno cada seis años.

En una carta, Carl dejaba bien clara su política empresarial: había que extraer rápidamente “la crema” de cada caladero para, una vez vaciado, desplazarse al siguiente.

Ballena recién arponeada por un barco de la compañía gallega Industria Ballenera SA en 1982.
Ballena recién arponeada por un barco de la compañía gallega Industria Ballenera SA en 1982.
Alex Aguilar



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La regulación y la Comisión Ballenera Internacional

Estos abusos transformaron profundamente la percepción pública. La ballena pasó de ser vista como una criatura temible –piénsese en Moby Dick– a convertirse en símbolo de conservación.

En 1946 se creó la Comisión Ballenera Internacional (CBI) con el fin de regular la actividad. En los años setenta, la CBI ya había protegido muchas poblaciones y gestionaba la explotación de las restantes mediante estrictas cuotas. La pesca estaba por fin bajo control.

Sin embargo, el pasado tenía demasiada inercia y la presión ecologista, muy activa en la década de 1980, llevó a aprobar una moratoria sobre la caza comercial que entró en vigor en 1986 y que debía durar cinco años. Fue una medida que se aprobó por una ínfima mayoría, en la que España fue decisiva, pues decantó con su papeleta la votación.

Aunque estaba previsto que la moratoria finalizara en 1991, la medida se prolongó indefinidamente por su carga simbólica. Para muchos resultaba inaceptable la idea de reiniciar la pesca ballenera. Japón, Noruega e Islandia, países con fuertes intereses balleneros, cuestionaron esta decisión alegando que las poblaciones
de esos animales que ellos explotaban se hallaban en buen estado –algo respaldado por estudios científicos–, y abandonaron la CBI reemprendiendo la caza a través de cuotas nacionales. Hoy, dos tercios de las capturas de ballenas se hacen ignorando a la organización, bajo criterios fijados por cada país.

Como buena parte de sus ingresos provenían de las cuotas que los países miembros realizaban, y que dependían de su actividad ballenera, la CBI se ha visto obligada a vender su sede y a espaciar reuniones. Paradójicamente, la organización, pionera en la regulación internacional de un recurso pesquero, atraviesa hoy una profunda crisis como consecuencia de su éxito. Su eficaz labor de regulación se vio desbordada por la inercia de una percepción social forjada en épocas anteriores, cuando la explotación ballenera estaba desregulada y era un abuso.

La CBI se ha reinventado abordando temas como el turismo ballenero o el efecto de la contaminación.

Restos de la atalaya ballenera de Mendata, en la población vasca de Deva.
Restos de la atalaya ballenera de Mendata, en la población vasca de Deva.
Alex Aguilar

Casi mil años de historia de pesca ballenera han dejado en el litoral cantábrico una huella profunda y bien visible. Los pequeños puertos del norte de la península ibérica atesoran museos, monumentos, restos de atalayas y de antiguas factorías, escudos nobiliarios con armas balleneras, así como dinteles, sepulcros y
lápidas decorados con arpones y escenas de caza de cetáceos. Un legado histórico de primer orden que perdura como testimonio de una pesca hoy abandonada.

The Conversation

Álex Aguilar recibe fondos del Plan Nacional de Investigación no Orientada.

ref. Cómo la pesca de ballenas se extendió desde el País Vasco al resto del mundo hasta acabar prohibida – https://theconversation.com/como-la-pesca-de-ballenas-se-extendio-desde-el-pais-vasco-al-resto-del-mundo-hasta-acabar-prohibida-279514

La estrategia defensiva iraní: así está dictando la nueva Guardia Revolucionaria el curso de la guerra

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Moises Garduño García, Profesor de Estudios sobre Oriente Medio, Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM)

Anelo/Shuttesrtock

La agresión de Estados Unidos e Israel contra Irán expone un error de cálculo fundamental por parte de quienes pensaban que “dos o tres días de bombardeos eran suficientes para ganar una guerra”. Por una parte, el ataque subestimó la capacidad de respuesta de las fuerzas armadas iraníes y, por la otra, sobrestimó el poderío aéreo de Washington y Tel Aviv como elemento clave del conflicto.

Error de cálculo

El error más grave hasta el momento ha consistido en infravalorar la resiliencia del adversario y su capacidad de adaptación operativa. Irán, consciente de su vulnerabilidad a los ataques de “decapitación”, implementó una versión de la “doctrina mosaico”. A través de ella no sólo descentraliza el mando y control, sino que garantiza la circulación de élites de la segunda generación de la Guardia Revolucionaria. Una estrategia que tiene como objetivo garantizar la supervivencia de su capacidad ofensiva para alargar el conflicto

Creer que el poder aéreo por sí solo es decisivo, significa ignorar las lecciones de la historia y de la teoría clásica estratégica que demuestran que el bombardeo táctico rara vez quiebra la voluntad de un enemigo. Además, en el caso de un país con una enorme profundidad estratégica como lo es Irán, la única forma de tomar el control real del Estado es a través de una invasión terrestre bien planeada y organizada que, en este punto del conflicto, es la más grande y riesgosa de las apuestas militares.

En efecto, los ataques iniciales de Estados Unidos e Israel fueron un éxito táctico. De acuerdo con el Armed Conflict Location and Event Data Project, a diez días de iniciar el conflicto, “al menos el 30 % de los más de 900 ataques estadounidenses e israelíes golpearon éxitosamente el sistema de control interno de la República Islámica”.

Sin embargo, cuando Irán extendió sus objetivos hacia los países árabes del Golfo, obligó a sus enemigos a confrontar los límites de su poder impulsando el alza de precios de los energéticos y manipulando el comportamiento de los mercados financieros. Sin duda, la estrategia de Irán no era un enfrentamiento convencional, sino un plan de desgaste descentralizado y de presión económica.

2 000 millones de dólares al día

Aunque Estados Unidos e Israel pueden dominar el espacio aéreo iraní en ciertos momentos, no han podido impedir por ahora que Irán condicione el acceso al estrecho de Ormuz, lance misiles y drones desde plataformas móviles o utilice a sus aliados en Líbano e Irak.

Ante la extensión de la campaña militar por más de un mes, Estados Unidos ha comenzado a buscar salidas precipitadas para guardar las apariencias. Los costos de las operaciones han sido cifradas en 2 000 millones de dólares al día, la misma cantidad que Washington dijo recuperar con su política de aranceles recíprocos. Todo ello sin dejar de mencionar la muerte de 13 soldados estadounidenses.

En el caso israelí, Tel Aviv también busca invadir el sur de Líbano y adentrarse en territorios más allá del Río Litani para ampliar sus fronteras bajo la excusa de producir “nuevas zonas de amortiguamiento” contra Hezbollah y sus fuerzas especiales.

Al mismo tiempo, tanto Washington como Tel Aviv acuden al control de medios para informar todos los días que “van ganando la guerra”. Buscan satisfacer el consumo interno de sus bases sociales y fabricar una imagen. Esta no coincide con la realidad en el campo de operaciones, donde sus ataques no obtienen resultados políticos concretos. El mensaje oficial del presidente Trump el pasado 1 de abril de 2026 es una evidencia para este argumento.

La doctrina defensiva

La nueva generación de la Guardia Revolucionaria no sólo está mejor entrenada, sino que también es la heredera del emporio económico fundado por sus predecesores en calidad de veteranos de la guerra Irán-Irak. Las nuevas élites lucharon contra el Estado Islámico o Daesh y ganaron experiencia en Siria, apoyando en su momento a Bashar Al Assad. También se han fajado entrenando milicias en Líbano, Palestina e Irak.

Además, la condición de herederos de la primera generación les obliga a enmarcar este conflicto como una guerra existencial. Al igual que otras fuerzas armadas en el mundo, libran esta batalla mediante una economía de guerra que fortalece a sus empresas productoras de drones y misiles y a sus redes energéticas. Esto determina, por ejemplo, el acceso selectivo al estrecho de Ormuz para que la Marina del enemigo pueda sentirse obligada a actuar ante la presión económica global.

A diferencia del Artesh (el ejército regular), la Guardia Revolucionaria integra un fuerte vínculo con la sociedad iraní, ofreciendo un trato financiero preferente a las personas provenientes de sectores de bajos ingresos. El servicio en los “Guardianes” puede ser visto como un trampolín para una carrera exitosa y como una credencial valiosa.

Los salarios proporcionan un estímulo material sustancial entre los representantes de la clase campesina y urbana popular. Estas constituyen la fuente mayoritaria de reclutamiento de los Basiji, la red de voluntarios movilizados que conforman el cuerpo de infantería asimétrica del Estado. La organización paramilitar cuenta con nueve millones de miembros y está encabezada por el general de la Guardia Revolucionaria.

También cabe mencionar que las fuerzas Basiji tienen batallones de mujeres en su estructura, a diferencia del Ejército Regular, donde su papel es más limitado. Teniendo en cuenta a los familiares y la tradición cultural oriental del parentesco extenso, el número total de personas que se benefician de una u otra manera de la asociación con los “Guardianes” es amplia y, en contexto bélico, suele crecer aún más.

La labor de la segunda generación de la Guardia Revolucionaria no sólo se hace en términos militares, sino también con trabajo y dirección diplomática y operativa. Esto ocurre a través del envío de petróleo iraní a países como China, India y Pakistán, mientras el conflicto entra en la sexta semana de combate.

Independientemente de la oferta temporal por 400 millones de barriles de crudo de la Agencia Internacional de la Energía (AIE), parece factible que los precios internacionales del petróleo no se hayan disparado al máximo debido a que Irán sigue exportando petróleo y no tanto por las declaraciones del presidente Trump, cuyas contradicciones ofrecen todo menos certeza económica.

El fenómeno anterior se relaciona con la información de inteligencia más reciente divulgada en Washington en la que se predice que “no sólo no habrá grietas en el régimen iraní, sino que éste permanecerá intacto y posiblemente incluso se fortalecerá, al creer que se enfrentó a Trump y sobrevivió”.

Al mismo tiempo, el poder económico y político de la Guardia Revolucionaria se extiende hacia Irak con empresas como Mohandis General, de las Fuerzas de Movilización Popular. Estas han seguido el modelo de Khatam al-Anbiya, la empresa estatal más poderosa del Estado iraní, que es uno de los bastiones más sólidos de la Guardia Revolucionaria.

Lo que resta del conflicto

Sin duda alguna, Irán está dictando el curso de la guerra al obligar al eje Washington-Tel Aviv a dotar más recursos para una operación mayor en términos de combustible, armas de precisión, equipos de mantenimiento e interceptores. Incluso, con tropas en el terreno, para mantener una presencia fuerte en el teatro de operaciones. Aunque hay un consenso entre especialistas de que el volumen de lanzamientos de misiles iraníes hacia Israel ha disminuido, también es cierto que su precisión ha aumentado al golpear centros neurálgicos de Tel Aviv, Haifa o Arad. Algo nunca antes visto en la historia.

De seguir el mismo ritmo de combate diseñado para explotar las vulnerabilidades económicas y políticas de sus enemigos, Irán aspira a que sus adversarios carezcan de una salida política óptima. Al momento, ningún país europeo ha tomado la decisión de entrar en una guerra ilegal e ilegítima, que solo es apoyada por la opinión pública israelí. Eso sí, con un respaldo de hasta el 80 %.

Los aliados árabes de Estados Unidos en el golfo Pérsico están enojados y alarmados porque se sienten “aliados de segunda” cuando Trump jerarquiza la defensa de Israel sobre ellos. Así lo apunta Abdulaziz al-Anjeri, fundador del think tank o laboratorio de ideas Reconnaissance Research.

La guerra, lejos de reforzar la hegemonía estadounidense, puede estar acelerando su contracción. En el tablero de Oriente Medio, la fuerza bruta sin una estrategia coherente no solo es inútil, sino contraproducente.

Pase lo que pase, la región ya no será la misma tras la guerra porque se detonarán cambios profundos en toda la arquitectura de seguridad. Desde la asignación de gastos estratégicos hasta una nueva carrera armamentista que debe estarse gestando ya entre otros actores regionales, como Turquía, Egipto o Pakistán. Estos, al tiempo que invierten en los primeros esfuerzos serios de mediación, también observan con preocupación la ejecución sin freno de la política maximalista israelí en todo Oriente Medio.

The Conversation

Este artículo es financiado por el proyecto PAPIIT de la DGAPA-UNAM IN300226 “La reconfiguración del Medio Oriente tras la crisis de Gaza de 2023”.

ref. La estrategia defensiva iraní: así está dictando la nueva Guardia Revolucionaria el curso de la guerra – https://theconversation.com/la-estrategia-defensiva-irani-asi-esta-dictando-la-nueva-guardia-revolucionaria-el-curso-de-la-guerra-279866

¿Quién protege jurídicamente a las personas que inspiran una autoficción?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Andrea Cantos Martínez, Profesora de la Facultad de Derecho y Ciencias Sociales, Universidad de Castilla-La Mancha

En _Amarga Navidad_, los personajes de Aitana Sánchez-Gijón y Leonardo Sbaraglia mantienen un diálogo profundo acerca de la autoficción. El Deseo

El 20 de marzo de 2026 se estrenó Amarga Navidad, la última película de Pedro Almodóvar, en la que un director se apropia del dolor ajeno para alimentar su guión. En una entrevista, el cineasta admitió que contiene personajes inspirados en personas reales y se definió a sí mismo como un autor capaz de hacer daño con su trabajo. La película funciona como un espejo incómodo: un creador que se juzga a sí mismo por instrumentalizar la vida de quienes le rodean.

El fenómeno no es nuevo. En 1928, Federico García Lorca leyó en el diario ABC la noticia del nupcial crimen en Níjar (Almería): una novia que huyó con su primo antes de la boda, un asesinato y una familia destrozada. De aquel suceso nació la tragedia Bodas de sangre. La protagonista real, Francisca Cañadas, fue repudiada por los suyos y vivió marcada por un luto impuesto, sin que nadie le preguntase si quería convertirse en materia literaria.

Portada del libro Yoga de Emmanuel Carrère.
La versión publicada de Yoga omite partes de la narración que la exmujer del autor prohibió incluir.
Anagrama

En Francia, el escritor Emmanuel Carrère, maestro de la autoficción, aceptó durante su divorcio en 2020 una cláusula contractual que le prohibía mencionar a su exmujer, la periodista Hélène Devynck, en cualquiera de sus obras sin consentimiento previo. Devynck denunció públicamente en Vanity Fair que Carrère había vulnerado ese compromiso en los primeros borradores de Yoga.

Y un caso todavía más extremo es el de la editora y escritora Vanessa Springora, quien publicó El consentimiento para denunciar que el escritor Gabriel Matzneff la había convertido en personaje de sus libros cuando ella era menor de edad mientras se ganaba su confianza con el fin de manipularla y conseguir mantener relaciones sexuales con la víctima. Springora invirtió los roles en su obra: la persona real se hizo autora para denunciar al creador que la había ficcionado sin permiso durante décadas.

¿Qué protege la propiedad intelectual?

La propiedad intelectual en España tiene una larga historia: desde las Reales Órdenes de Carlos III en 1762 y años posteriores, hasta el vigente Texto Refundido de la Ley de Propiedad Intelectual. Su lógica es clara: proteger a quien crea. La ley reconoce derechos al autor, incluso a los artistas e intérpretes, a los productores y a las entidades de radiodifusión. Pero no contempla en ningún momento a las personas que sirven de materia prima involuntaria para la creación artística.

Es un sistema cerrado de sujetos protegidos. La ley ampara la expresión formal de la obra, pero no las ideas, los hechos ni las experiencias vitales que la inspiran. Quien se ve reflejado en una novela o una película no tiene ningún derecho reconocido en esta normativa. Resulta llamativo que incluso el reciente Manual de Derecho del Arte, coordinado por Yolanda Bergel Sainz de Baranda –primera obra de referencia en español sobre esta disciplina, que aborda desde la compraventa de obras hasta los delitos contra el patrimonio cultural–, no trate esta cuestión. No es un descuido: es el reflejo de la zona de penumbra.

Entonces, ¿dónde buscar protección?

La persona que se reconoce en una obra ajena puede acudir a otra rama del Derecho: los derechos fundamentales. El artículo 18 de la Constitución española garantiza el derecho al honor, a la intimidad personal y familiar y a la propia imagen. La Ley Orgánica 1/1982 desarrolla su protección por la vía civil: considera intromisión ilegítima, entre otras conductas, la divulgación de hechos relativos a la vida privada que afecten a la reputación de una persona.

Pero al mismo tiempo, el artículo 20 de la Constitución protege la libertad de creación artística. Y su apartado 4 establece que esa libertad tiene como límite especial, precisamente, los derechos al honor, la intimidad y la propia imagen.

Los derechos fundamentales solo pueden ceder ante los límites que la Constitución imponga o ante los justificados por la necesidad de preservar otros derechos. Y cualquier restricción debe ser proporcionada y respetuosa con el contenido esencial del derecho afectado.

No profundizaremos en la protección penal, pero sí destacar que también podría ser una conducta subsumible dentro de los delitos de carácter privado que se recogen en nuestro CP, con la misma problemática sobre cómo desgajar la ficción de la realidad, ex art. 208 y ss CP, cuyo bien jurídico protegido es el mismo que vamos a analizar en el presente artículo.

Honor e intimidad frente a libertad de creación: la ponderación

Cuando una persona es lesionada por una obra artística, los tribunales deben resolver un conflicto entre derechos fundamentales de igual rango constitucional. Para ello recurren a la técnica de la ponderación: sopesar las circunstancias concretas del caso para decidir qué derecho prevalece. El Tribunal Constitucional aplica esta técnica dentro del principio de proporcionalidad, valorando la idoneidad, la necesidad y la proporcionalidad en sentido estricto de la restricción de cada derecho.

Lo relevante es que el Tribunal Constitucional ha construido un régimen propio para la creación artística, distinto del que aplica a la libertad de información. En los conflictos entre honor e información, los tribunales aplican tres requisitos acumulativos: interés público, veracidad y proporcionalidad expresiva. Pero cuando el conflicto es con la creación artística, la veracidad no es exigible –la ficción, por definición, transforma la realidad– y el interés público tampoco opera como condición previa.

Dos mujeres y un hombre sentados sobre unas camillas de piscina mientras hay un equipo de rodaje alrededor.
Almodóvar dirige a Bárbara Lennie y Victoria Luengo en una escena de Amarga Navidad en la que una cineasta vuelve a sentirse inspirada por la vida de su amiga.
El Deseo

La reciente Sentencia del Tribunal Constitucional 1/2025, de 13 de enero, ha fijado un criterio clarificador: antes de ponderar, hay que verificar si las personas reales son reconocibles en la obra. Si no lo son, la creación artística prevalece sin necesidad de mayor análisis. Solo cuando hay identificación clara y, además, contenido vejatorio o denigrante, procede el juicio de ponderación propiamente dicho. Es decir: cuanto más se aleje la ficción de la realidad reconocible, mayor protección merece el creador.

La serie Fariña recibió una denuncia de vulneración del derecho a la intimidad por parte de uno de los personajes retratados en ella. La Sentencia de la Audiencia Provincial de Pontevedra amparó las transformaciones narrativas, pero declaró vulneración del honor por una escena sexual considerada innecesaria para la historia.

Sin embargo, posteriormente el Tribunal Supremo, en Pleno, casó esa resolución: la recreación verosímil de la vida íntima de una persona identificable en una obra de ficción solo constituye intromisión ilegítima cuando, ponderadas las circunstancias del caso –intensidad de la escena, función narrativa, duración y, sobre todo, percepción del espectador medio–, la afectación de la intimidad reviste la gravedad necesaria para prevalecer sobre la libertad de creación artística. En el caso concreto, unas escenas breves, no explícitas y naturalmente integradas en el relato no superaban ese umbral. El listón, por tanto, es alto.

Los casos de Lorca, Carrère, Springora y Almodóvar muestran que la tensión entre quien crea y quien inspira no tiene una solución única. El derecho español deja la respuesta fuera de la propiedad intelectual –no puede ser de otra manera– y la confía a una ponderación judicial caso por caso. Es una solución flexible, sí, pero que exige a la persona afectada asumir el peso de acudir a los tribunales para defender lo que no deja de ser un aspecto esencial de su dignidad: el control sobre cómo se cuenta su propia vida.


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The Conversation

Andrea Cantos Martínez es socia de ENATIC (abogacía digital) e integrante de WLW (asociación para el impulso del talento femenino en el sector jurídico).

ref. ¿Quién protege jurídicamente a las personas que inspiran una autoficción? – https://theconversation.com/quien-protege-juridicamente-a-las-personas-que-inspiran-una-autoficcion-279396