Le chêne-liège, un arbre victime de la surexploitation de ses forêts comme de leur abandon

Source: The Conversation – France (in French) – By Thierry Gauquelin, Professeur émérite, Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE), Aix-Marseille Université (AMU)

Vieux chêne-liège, Andalousie (côte sud de l’Espagne). Thierry Gauquelin, CC BY

C’est un arbre pourvoyeur de multiples ressources depuis des millénaires et à la résilience remarquable lorsqu’il est confronté aux flammes. Le chêne-liège est cependant aujourd’hui menacé, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée, par le changement climatique ainsi que par sa surexploitation ou son abandon.


Alcornoque, surera, ballot, leuge, rusque, surier, suve, corcier… tous ces noms renvoient en fait à un seul et même arbre, le chêne-liège (Quercus suber) dont Pline l’Ancien (Ier siècle de notre ère) vantait déjà tous les mérites et utilisations.

Feuillage de chêne-liège, massif des Albères (Pyrénées).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Ce chêne d’une hauteur moyenne de 10 mètres à 15 mètres, dont le feuillage persistant est assez semblable à celui du chêne vert (Quercus ilex), en diffère par son houppier étalé, ses grosses branches maîtresses – les charpentières – relativement horizontales et surtout par son écorce exubérante – le liège – un matériau exceptionnel à l’origine de l’intérêt que cet arbre a pu susciter et suscite encore.

C’est bien sûr l’utilisation du liège pour les bouchons, mais aussi dans le BTP en tant qu’isolant phonique et thermique avec aujourd’hui des avancées prometteuses dans le domaine de l’écoconstruction des bâtiments ou encore pour les fusées Ariane.

La fabrication de chaussures fait partie des nombreuses utilisations du liège, comme le témoigne cette gravure issue du livre Le liège et ses utilisations de Henri de Graffigny (1863-1934)
La fabrication de chaussures fait partie des nombreuses utilisations du liège, comme en témoigne cette gravure issue du livre le Liège et ses utilisations, de Henri de Graffigny (1863-1934).
Gallica

Ainsi, les forêts de chêne-liège, qualifiées de systèmes socio-écologiques, ont été exploitées, soignées et modifiées depuis plus de trois mille ans, principalement pour ce liège, mais aussi pour leurs fruits, les glands, qui nourrissent ou ont nourri autant les humains que le bétail.

Dans sa région d’origine, la suberaie – c’est ainsi qu’on nomme une forêt de chêne-liège – a ainsi été largement favorisée par l’être humain. Observez nombre de suberaies des Albères, dans les Pyrénées ; vous verrez que les arbres sont peu ou prou alignés, c’est là le signe de la main humaine.

Malgré cette exploitation millénaire, ces suberaies peuvent héberger une biodiversité remarquable, notamment une faune spécifique et inféodée au bois mort et aux microhabitats que forment les vieux arbres souvent présents dans ces suberaies exploitées. La suberaie représente aussi l’habitat de prédilection de la tortue d’Hermann, unique espèce de tortue terrestre présente en France hexagonale et en Corse.

Au Maroc, ces écosystèmes abritent des petites mares temporaires, les dayas, à la biodiversité exceptionnelle, malheureusement menacées par le changement climatique et la surexploitation.

Daya dans la forêt de la Maamora (Maroc).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Une répartition liée au climat et au sol

Le chêne-liège est endémique du bassin occidental de la Méditerranée, présent sur les deux rives sud et nord, du Maroc à l’Italie, mais il n’est pas limité au seul climat méditerranéen. On le trouve ainsi en grande quantité au Portugal, un des principaux producteurs de liège, mais aussi sur tout le littoral aquitain, comme dans la forêt des Landes. En France, ces suberaies recouvrent environ 70 000 hectares (ha) sur trois principaux secteurs : les massifs provençaux des Maures et de l’Esterel, le sud de la Corse et les Pyrénées-Orientales.

Autre caractéristique de ce chêne-liège, c’est une espèce exclusivement calcifuge, c’est-à-dire qu’elle fuit littéralement les terrains calcaires. C’est ce qui va régir sa répartition dans ce domaine méditerranéen. Ainsi, en Provence marseillaise calcaire, vous ne trouverez pas de chêne-liège. En revanche, passé Toulon, vers l’est, dans l’Esterel ou les Maures, le chêne-liège apparaît spontanément.

Extrait de la carte de la végétation de la France (feuille de Marseille), œuvre collective du CNRS. Le chêne-liège n’apparaît en orange que sur la partie est de la zone, sur les sols à roche-mère siliceuse.
CNRS, Fourni par l’auteur

Les suberaies, derniers remparts contre l’incendie

Le chêne-liège est un arbre qui résiste fort bien à l’incendie du fait de cette couche épaisse d’écorce isolante, le liège, qui entoure le tronc. Si un incendie balaie une suberaie, le liège pourra être consumé sur plusieurs centimètres, mais rapidement des bourgeons dormants sous cette écorce se développeront et l’arbre repartira.

La périodicité de ces incendies doit évidemment rester raisonnable, sinon la biodiversité, notamment du sol, sera trop profondément affectée par ces perturbations récurrentes, compromettant ainsi le bon fonctionnement de ces forêts ; et la récolte de liège, qui ne peut se faire que tous les 8 ans à 15 ans, est dans tous les cas plus que compromise.

Dans le massif landais, où cette essence était autrefois bien représentée et exploitée, cette résilience à l’incendie et le rôle de pare-feu que peuvent jouer les suberaies doivent ainsi encourager des plantations massives de chêne-liège. Cela permet aussi de constituer des peuplements plus diversifiés donc plus résilients que les plantations monospécifiques de pin maritime.

Démasclage et subériculture

Démasclage réalisé dans les années 1900.
Collectif Forêt Vivante Sud Gironde

La récolte du liège, essence même de la subériculture, est une affaire de spécialistes. Le chêne-liège est caractérisé par le développement exubérant de l’écorce, boursouflée et crevassée, ce fameux liège aux caractéristiques exceptionnelles. Mais cette écorce épaisse, observable sur les arbres qui n’ont pas été exploités, et qualifiée de « liège mâle », est inutilisable pour la fabrication de bouchons bien denses et réguliers. Elle sera par contre utilisée comme matériau isolant. Dans tous les cas, il faut donc enlever ce liège mâle ; cette opération s’appelle le « démasclage ».

Le rusquier (l’ouvrier qui lève l’écorce du chêne-liège) l’ôte à l’aide d’incisions verticales faites avec une hachette particulière, sur une hauteur d’environ deux mètres à partir du sol, séparant ainsi deux moitiés de l’écorce.

Démonstration de démasclage par Renaud Piazzetta, Institut méditerranéen du liège, massif des Albères (France).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur
Liège mâle et femelle du chêne-liège (Albères, France).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Il faut procéder d’une manière très précautionneuse, de façon à ne pas abîmer l’assise qui donne naissance au liège. C’est un travail de spécialistes – lesquels se font de plus en plus rares et donc convoités. Le liège mâle enlevé, le tronc apparaît rouge vif.

Plaques de liège et bouchons à l’emporte-pièce.
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Un nouveau liège, bien dense, de très belle qualité, appelé le liège femelle, se forme alors. Au bout d’une période de huit à douze ans, on le récoltera quand son épaisseur permettra d’en extraire à l’emporte-pièce des bouchons de belle longueur.

À chaque démasclage, on montera un peu plus haut dans l’arbre. Quand des arbres présentent un démasclage très haut, jusqu’aux branches charpentières qui partent directement du tronc, on peut en déduire qu’ils sont très anciens, qu’ils ont 150 ans ou 200 ans, rarement plus d’ailleurs, car le chêne-liège n’est quand même pas une espèce très longévive.

C’est ensuite terminé sur le terrain. Les plaques de liège récoltées vont approvisionner les bouchonneries, comme les Bouchons Abel du Boulou (Pyrénées-Orientales), l’une des dernières en France à encore se fournir en liège local des Albères.

Récolte du liège, forêt de la Maamora (Maroc).
Thierry Gauquelin, CC BY

Des suberaies aujourd’hui dépérissantes et menacées

Bien que particulièrement résilientes face aux incendies, les suberaies sont menacées dans toute leur aire de répartition du fait à la fois, selon les pays concernés, de leur surexploitation, de leur abandon ou encore du changement climatique.

Suberaie de la Maamora (Maroc).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Ainsi au Maroc, la forêt de la Maamora, au nord-est de Rabat, considérée comme la plus grande suberaie d’un seul tenant au monde, est aujourd’hui réduite à 60 000 ha (sa surface était de plus de 100 000 ha dans les années 1950). Elle a subi de très fortes dégradations au cours de ces dernières décennies, notamment du fait de l’essor des plantations d’eucalyptus privilégié pour sa croissante rapide, sa résistance à la sécheresse et son utilisation pour la pâte à papier.

Suberaie dépérissante de Ben Slimane (Maroc).
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Cette suberaie reste néanmoins pourvoyeuse de nombreuses ressources pour les populations environnantes. Les dimanche de printemps dans la Maamora, près de Rabat, on verra comme cela tout à la fois le démasclage à la sauvette des arbres encore préservés, mais aussi le gaulage : les branches des chênes sont battues avec une longue perche pour faire tomber les fruits – des glands doux vendus ensuite bouillis à quelques dirhams le kilo pour le plus grand plaisir des enfants. On apercevera également le pâturage avec des bovins prélevant les feuilles encore tendres jusqu’à la hauteur que leur encolure tendue permet, la coupe par les bergers des branches afin de faciliter la tâche des animaux. Se joignent à ce tableaux quelques Rabatis pique-niquant sous les plus gros arbres à l’ombre cependant légère, après la récolte sauvage de bois mort pour cuire les brochettes.

Autant d’usages qui, au même titre que la biodiversité, sont menacés aujourd’hui par la sécheresse récurrente liée au changement climatique sur l’ensemble des suberaies allant de Rabat à Ben Slimane.

En France, c’est au contraire d’abord l’abandon progressif de l’exploitation des suberaies lié pour partie à la faible rentabilité de cette activité de subériculture qui menace ces écosystèmes. Cet abandon a rendu notamment les peuplements embroussaillés plus sensibles aux incendies.

D’autres facteurs aggravent ce déclin, comme une régénération naturelle très faible, des blessures dues à des démasclages mal réalisés ou l’installation d’insectes xylophages, tels que le coléoptère Platypus cylindrus qui peut localement pulluler et rapidement tuer des chênes-lièges. Et ce sont aussi aujourd’hui les canicules et sécheresses répétées liées au changement climatique qui aggravent ce dépérissement.

Tout ceci explique le classement comme vulnérables (VU) par l’UICN des suberaies méditerranéennes.

Relancer la subériculture en France en s’appuyant sur la science et sur la formation

Le maintien de ces systèmes socio-écologiques particuliers, à la biodiversité remarquable et jouant un rôle écologique majeur, notamment dans la lutte contre les incendies ou le maintien de sols fonctionnels, ne peut s’envisager qu’en intégrant une dimension socio-économique, tant ces deux composantes écologiques et économiques sont ici liées. Il s’agit alors de relancer économiquement la filière pour permettre notamment de préserver ces écosystèmes multifonctionnels. Différentes structures (Institut du liège, Subéraie varoise…) s’attachent aujourd’hui à cet objectif.

Ceci peut s’envisager notamment en privilégiant des circuits courts, économiquement rentables, en ciblant sans doute la production de bouchons haut de gamme, tout en explorant des nouvelles filières de valorisation du liège mâle.

Il s’agit aussi de favoriser la biodiversité, garante du bon fonctionnement de l’écosystème et de la qualité du liège récolté, et la résilience des peuplements aux aléas climatiques et notamment aux incendies.

Des travaux de recherche préliminaires menés par l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE) dans le massif des Albères (Pyrénées) ont ainsi pu mettre en évidence qu’un débroussaillage et un pâturage des parcelles exploitées pour le liège favorisait une biodiversité floristique et faunistique caractéristique des milieux plus secs et plus lumineux et différente de celle que l’on retrouvait dans les parcelles laissées en libre évolution.

Cependant la pression exercée sur les suberaies doit rester raisonnée autant que possible. En effet, d’autres travaux menés par l’IMBE en collaboration avec l’Université Hassan-II de Casablanca ont montré quant à eux qu’une surexploitation de parcelles de chênes-lièges dans la région de Ben Slimane conduisait à une perte de biodiversité du sol et de sa capacité à séquestrer du carbone.

Mais la science seule ne suffit pas, et les suberaies nous montrent que nous avons de plus en plus besoin de professionnels et de chercheurs capables de travailler dans plusieurs disciplines et avec divers acteurs, en combinant les connaissances issues de différentes disciplines afin de contribuer à cet objectif commun de préservation et de valorisation.

Du point de vue académique, comprendre la suberaie comme système socio-écologique est un exercice complexe qui demande l’analyse des relations économiques, sociales et institutionnelles internationales, des savoir-faire traditionnels, sous des contraintes écologiques et climatiques profondément impactées par les particularités du XXIe siècle.

Ces écosystèmes constituent ainsi aujourd’hui « un terrain de jeu » idéal pour des formations universitaires académiques dispensées conjointement à Aix-Marseille Université et à l’Université Hassan-II de Casablanca où l’enseignement de la transdisciplinarité est réalisé en ancrant les apprentissages dans un problème concret.

Étude de la faune du sol par les étudiants de l’Université de Marseille et de Casablanca ; suberaie des Pyrénées-Orientales.
Thierry Gauquelin, Fourni par l’auteur

Cependant, dans l’Hexagone, malgré la banalité des bouchons de liège, les relations étroites que les habitants des Albères, des massifs des Maures et des Landes entretiennent avec ces suberaies sont aujourd’hui anecdotiques, alors qu’une meilleure connaissance de ce patrimoine, à la fois biologique et culturel, est un préalable à ce nouvel essor.

The Conversation

Anne Bousquet-Mélou a reçu des financements de la fondation amidex et de l’institut méditerranéen pour la transition environnementale de l’université d’Aix-Marseille

Irene Teixidor-Toneu a reçu des financements de l’agence nationale de la recherche (ANR).

Mathieu Santonja a reçu des financements de l’Agence nationale de la recherche (ANR), France 2030 et l’Union Européenne.

Thierry Gauquelin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le chêne-liège, un arbre victime de la surexploitation de ses forêts comme de leur abandon – https://theconversation.com/le-chene-liege-un-arbre-victime-de-la-surexploitation-de-ses-forets-comme-de-leur-abandon-269747

Más depredadores de lo esperado: la pirámide de la biodiversidad es más bien un cuadrado

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miguel Bastos Araújo, Research Professor in Biogeography and Global Change, Museo Nacional de Ciencias Naturales (MNCN-CSIC)

Una leona en Sudafrica: Kruger park Miguel Araujo, CC BY-SA

Durante décadas, la imagen que ha dominado los manuales de Ecología ha sido la de la pirámide de la biodiversidad: mucha biomasa vegetal en la base, menos herbívoros encima y todavía menos depredadores en la cúspide. Esa intuición es correcta para describir el flujo de energía, pero resulta engañosa si la convertimos en una regla sobre cómo se distribuye el número de especies.

“Trófica” es una palabra que viene del griego y quiere decir “alimentación”. El flujo de energía en la cadena es el movimiento desde los productores (plantas, algas), que capturan energía solar, hacia los consumidores (herbívoros, carnívoros) y descomponedores (buitres). A medida que se alimentan unos de otros se pierde energía en cada nivel en forma de calor, que, por lo tanto, disminuye según ascendemos en los niveles tróficos. La energía desciende, sí, pero no el número de especies, como hemos descubierto.

En nuestro artículo, publicado en Proceedings of the Royal Society B, liderado desde el Museo Nacional de
Ciencias Naturales (MNCN-CSIC), analizamos la información dietética de más del 90 % de los animales terrestres descritos y mostramos que la diversidad de especies a lo largo de los niveles tróficos no se organiza como una pirámide. En promedio, se parece más a un “cuadrado”: proporciones similares de especies herbívoras y depredadoras, y una fracción menor de consumidores mixtos.

Energía piramidal, riqueza de especies no necesariamente piramidal

En cada transferencia trófica (cuando unos se comen a los otros) se pierde parte de la energía disponible, por lo que es lógico que los niveles superiores sostengan menos biomasa y menos individuos. Pero ese argumento físico no obliga a que también haya muchas menos especies en esos niveles.

Nuestro estudio confirma precisamente esa separación conceptual: la energía puede ser piramidal, mientras que la riqueza de especies puede obedecer a restricciones distintas, vinculadas a procesos ecológicos y evolutivos que operan durante tiempos largos.

Un patrón global sorprendentemente uniforme

Cuando estudiamos a los tetrápodos (mamíferos, aves, reptiles y anfibios) y artrópodos terrestres (hormigas, escarabajos, arañas, escorpiones, ciempiés y milpiés), el patrón global es casi “cuadrado”: aproximadamente el 45,8 % de las especies son consumidores primarios (herbívoros), el 42,6 % son consumidores de niveles tróficos superiores (depredadores y otros consumidores de animales) y el 11,6 % son consumidores mixtos (que usan recursos vegetales y animales de forma regular).

El resultado es aún más contraintuitivo si se observan solo los tetrápodos: en ese subconjunto aparece una “pirámide invertida” de diversidad, con cerca de 69,6 % de especies situadas en niveles tróficos superiores. Aquí están los leones, tigres, lobos, cocodrilos, serpientes grandes, etc.

Los artrópodos –por su enorme diversidad– son los que “aplanan” el patrón agregado y llevan el conjunto hacia el cuadrado global. En este grupo están invertebrados como arañas, escorpiones, mantis, escarabajos, chinches y ciertas avispas y moscas (dípteros), que cazan y consumen otros animales para subsistir.

Lo verdaderamente inesperado: el patrón se repite

Un resultado especialmente llamativo es que la proporción de organismos en cada nivel de la cadena alimentaria se mantiene casi igual entre distintos tipos de comunidades. Al comparar seis grandes estructuras tróficas (definidas por su forma de alimentarse), se observa que los tetrápodos presentan una distribución muy similar: en promedio 68,13 % de consumidores de niveles superiores, 21,42 % de consumidores primarios y 10,45 % de consumidores mixtos (con intervalos de confianza del 95 %).

De hecho, si se intenta diferenciar esas seis estructuras de comunidad usando solo el porcentaje de especies en cada nivel de la cadena alimentaria, el resultado es casi el mismo que elegir al azar: la clasificación apenas mejora un 6,6 %. Dicho de forma sencilla, el “reparto” de especies entre herbívoros, carnívoros y omnívoros es tan parecido en todos los casos que sirve muy poco para distinguir unos grandes tipos de comunidades de otros.

No se trata solo de cuántas especies hay en cada nivel de la cadena alimentaria: tampoco cambia mucho qué comen en conjunto. Para responder a una crítica habitual –que el número de especies pueda ser parecido, pero su función ecológica muy distinta–, el estudio añade un análisis más. Al examinar comunidades de aves y mamíferos, se observa que la proporción global de alimento de origen vegetal frente al de origen animal en la dieta total es prácticamente la misma en distintos tipos de comunidades. Es decir, no solo se repite el número de especies por nivel trófico, sino también el equilibrio de lo que comen.

El mensaje no es solo que “hay muchos depredadores en número de especies”, sino que el funcionamiento trófico no cambia drásticamente entre grandes contextos ecológicos, al menos en estos conjuntos.

Por qué hay tantas especies de depredadores y escasos individuos

Aquí conviene distinguir dos magnitudes que se confunden a menudo:

  • Abundancia: los depredadores suelen tener densidades menores y pueden ser más vulnerables a la extinción local.

  • Riqueza de especies: aun con baja abundancia, puede existir gran diversidad si la diferenciación ecológica y la diversificación compensan el riesgo de pérdida.

Una posibilidad consistente con los resultados es que los consumidores de niveles superiores se diversifiquen con relativa rapidez (por ejemplo, al especializarse en presas, hábitats, microclimas o estrategias de forrajeo), de modo que una mayor rotación (extinciones y reemplazos) no impida sostener alta riqueza a largo plazo. A esto se sumaría el hecho de que los consumidores mixtos sean relativamente pocos, lo que encaja con un proceso de diversificación que favorece posiciones tróficas más definidas dentro de la jerarquía.

Para conservación: no tratar a los depredadores como un extra minoritario

Si los depredadores representan una fracción tan grande y estable de la diversidad, entonces las políticas de conservación y gestión que, directa o indirectamente, erosionan su papel (persecución, simplificación del hábitat, colapso de presas, alteración de redes de interacción) no solo afectan a funciones ecológicas conocidas: también pueden suponer una reducción sustantiva de biodiversidad por simple contabilidad de especies.

El punto crítico es conceptual: no es prudente asumir que los niveles tróficos superiores son, por definición, una “capa fina” y prescindible. Si la estructura “cuadrada” es un resultado robusto de procesos eco-evolutivos y de restricciones de red, desmantelar un nivel trófico puede empujar a los ecosistemas hacia configuraciones menos estables o menos robustas, precisamente lo contrario de lo que se persigue en restauración y conservación.

The Conversation

Miguel Bastos Araújo y Luís Camacho, ambos co-autores de la publicación referida en este artículo, recibieron fondos del Consejo Superior de Investigaciones Científicas para esta investigación.

ref. Más depredadores de lo esperado: la pirámide de la biodiversidad es más bien un cuadrado – https://theconversation.com/mas-depredadores-de-lo-esperado-la-piramide-de-la-biodiversidad-es-mas-bien-un-cuadrado-272299

Marriage and migration: what happens when men return to the family home in Botswana

Source: The Conversation – Africa – By Unaludo Sechele, Research Fellow, University of the Free State

The history of labour migration in Botswana can be linked to the discovery of gold and diamonds in South Africa in the late 19th century. South Africa needed cheap labour, and men from neighbouring territories were pulled into the workforce as unskilled or semi-skilled workers in mines, factories, kitchens and farms.

Mine recruitment agencies like the Native Recruiting Corporation and the Witwatersrand Native Labour Association began expanding recruitment networks in Botswana in the 1930s.

Men in Botswana – a British protectorate and largely rural economy at the time – were open to labour migration for several reasons. They had to pay taxes to the colonial administration, and for that they needed cash. Some needed to pay traditional bride price in cattle, acquire ploughs for agricultural production, or educate their children. Drought pushed some farmers to look for other work.

So men were forced leave their families and migrate to work in South Africa or Southern Rhodesia (today’s Zimbabwe). They would return home only about once a year. This left women as primary caregivers in their families, in a society with a patriarchal culture, where men are normally in charge. As a Tswana phrase puts it: “Mosadi ke ngwana wa monna – A woman is a man’s child.”

Families experienced a variety of challenges and changes as a result, and their responses to the circumstances varied. Previous studies have examined the effects of men’s absence, but there hasn’t been much historical research on the impact on women and families of their return. As a women’s historian I was interested in this aspect.

I interviewed 33 rural women in Botswana’s north-east and central disricts whose husbands had been away between 1970 and 2015 to ask them how this had affected them. From what they told me, it became apparent that most marriages did not work out for the best.

Their stories and perspectives add to what’s known about the economic and social impact of labour migration in the southern African region.

Labour migration and the disruption of families

Previous research has found that labour migration damaged families in the countries that provided workers. The tightly knit cooperative, social and economic unit became economically dependent on migrants’ income. Although it improved people’s lives economically, labour migration separated husbands and wives for long periods.

In Tswana society, marriage is typically seen as a husband and wife living together to raise children and make decisions. However, for women married to migrant workers, the situation was quite different. They spent much time apart; they only spent time together when the husband came home to visit, was on leave, or was between jobs.

It also shifted women’s social and economic status – and traditional gender roles. Even though the absent husband retained power over strategic family decisions, male migration improved the position of women, who became, in practice, heads of the house.

However, miners returned home when retired, retrenched or injured. Many also came back to Botswana following Botswana’s independence in 1966 and the discovery of diamonds in the country in 1967.

According to national censuses, the number of people living abroad decreased from 45,735 in 1971 to 38,606 in 1991 and 28,210 in 2001.

As these miners returned home, they removed their wives from critical aspects of running the household and reclaimed their roles as heads of families.

The return of husbands

My research aimed to analyse the redistribution of responsibilities and power dynamics between husbands and wives when migrants returned to Botswana.

The interviews with women revealed a range of outcomes. Three cases illustrate them. (I have changed the names to protect identities.)

Conflict

According to Julia Keneetswe, her husband’s return and attempt to reassert authority caused conflicts. Keneetswe provided a brief background of her marriage and the type of parent her husband was when he was working in the mines. She claimed that her husband’s contract was terminated because of violence. She stated that after his return, he was a violent man who nearly killed her.

Keneetswe said:

My husband was already at the mines when we got married. He would not come home even for the Christmas holidays or support the children. Since he came home after being fired for fighting with a colleague at the mine, there hasn’t been any peace. This man is extremely violent … He is also a useless drunkard, but I can’t leave him because where will I go, so I will just stay here and mind my own business while he takes care of his.

It is important to highlight that most women did not simply sit back and wait for their husbands to return; instead, they empowered themselves in various ways.

Independence

For example, Mary Mojadi had progressed to become head of department at the primary school where she was teaching. As a result of the differences they had when her husband returned, she opted to leave the marriage since she was not only educated and aware of her rights but also was financially stable and had the means to start a new life by herself.

Similarly, Kelebogile Sejo told me she had been on the village development committee for several years, a position that garnered her respect in the community. Although she was not the one who initiated the divorce, she did not oppose it because she had proved to herself over the years that she could build a life for herself and her children without depending on her husband.

Reunion

Not all reunions ended in fights and divorce. Beta Mojela’s experience was different. She said that when her husband left for the mines, she was left with nothing but uncultivated land. She took it upon herself to start a horticultural business, which became successful. When her husband retired, he returned home to an up-and-running business, and they continued working together to grow the business.

Conclusion

My research looked at labour migration from Botswana through a feminist lens. It noted that migration was a challenge to the patriarchal nature of Tswana society – the belief that men ought to be the head of the family.

Some women who had spent significant time without husbands failed to adjust to life in the shadow of their husbands when they returned. Miscommunication and a lack of compromise led to conflicts in some marriages. But there were cases in which the couples reunited.

The return of husbands did not have the same results or reception for different families. Nonetheless, these circumstances allowed some women to evolve as heads of families and become more independent.

The Conversation

Unaludo Sechele received funding from American Council of Learned Societies- African Humanities Program. She is affiliated with University of the Free State- International Studies Group.

ref. Marriage and migration: what happens when men return to the family home in Botswana – https://theconversation.com/marriage-and-migration-what-happens-when-men-return-to-the-family-home-in-botswana-270403

La respuesta al dolor en la prehistoria

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Sonia Díaz Navarro, Postdoctoral research fellow, Universidad de Burgos

Ilustración de los cuidados en la Prehistoria, expuesta en el Museo de los Dólmenes de Antequera. Esperanza Martín.

Hoy asumimos con naturalidad hospitales, diagnósticos y fármacos, pero la preocupación por aliviar el dolor nos acompaña desde hace miles de años. El registro arqueológico documenta los estragos de la enfermedad en el ser humano desde el Paleolítico. Fracturas consolidadas, signos de artritis y patologías dentales muestran una larga convivencia con el sufrimiento y la limitación física en neandertales y Homo sapiens arcaicos.

Tratamientos neandertales

Chamaemelum nobile o camomila.
H. Zell / Wikimedia Commons., CC BY

Estos mismos registros también aportan las primeras evidencias de mitigación del dolor, como uso de plantas medicinales, manipulación dentaria o cuidados a individuos con discapacidad.

Una de las respuestas más antiguas frente al malestar fue el consumo de plantas y hierbas con propiedades curativas. Por ejemplo, sabemos que los neandertales que habitaban la cueva de El Sidrón (Asturias) tomaban analgésicos y antibióticos naturales como camomila (Chamaemelum nobile), ácido salicílico y Penicillium procedente de brotes de álamos y hongos.

Con el sedentarismo, más infecciones

Con la llegada del Neolítico, el panorama biosanitario cambió radicalmente. El sedentarismo, la convivencia estrecha con animales domésticos, las dietas cerealistas, la densificación demográfica y el surgimiento de nuevas actividades económicas crearon la tormenta perfecta para la proliferación de infecciones, trastornos metabólicos, patologías osteoarticulares, problemas dentales y parasitosis.

La salud se deterioró en muchos aspectos, pero también lo hicieron las respuestas: se multiplicaron las prácticas destinadas a prevenir, tratar y mitigar el sufrimiento.

Cráneo de mujer procedente del yacimiento de La Saga con trepanación por incisión en el parietal sin supervivencia.
Sonia Díaz.

Las pruebas de que hubo trepanaciones craneales cada vez más complejas, cuidados prolongados a personas dependientes, uso sistemático de plantas medicinales y sustancias psicoactivas, procedimientos quirúrgicos rudimentarios y tratamientos sobre infecciones, dolores crónicos o trastornos intestinales muestran un profundo conocimiento empírico del cuerpo humano y del entorno vegetal y animal.

Boticas sacadas de la naturaleza

La misma familiaridad con el poder terapéutico de la flora aparece en otros lugares del mundo. El análisis de heces fosilizadas de 8 000 años de antigüedad procedentes de la cueva brasileña de Boqueirão da Pedra Furada demuestra un gran conocimiento de los pobladores sobre plantas medicinales.

El estudio permite corroborar el uso de diferentes variedades de árboles y plantas para aliviar problemas intestinales y respiratorios, así como la utilización de otras como antiparasitarios, analgésicos o expectorantes.

El paciente “de hielo”

Reconstrucción plástica del cuerpo de Ötzi, tal como se conservó.
Wikimedia Commons., CC BY

El testimonio más completo de medicina prehistórica es el de Ötzi, el “hombre de hielo”, hallado en los Alpes y fechado en el IV milenio a. e. c. Su cuerpo revela una salud muy dañada: artritis en cadera y columna, lesiones vasculares tempranas, problemas pulmonares por inhalación de humo, caries y periodontitis, anemia leve, osteomalacia e infecciones intestinales causadas por Helicobacter pylori y el parásito Trichuris trichiura.

El hongo poliporo del abedul (Piptoporus betulinus) tiene propiedades contra parásitos intestinales humanos.
Wikimedia Commons., CC BY

Pero también portaba remedios. Entre su equipamiento, aparecieron el poliporo de abedul (Fomitopsis betulina), un hongo con propiedades antihelmínticas, y restos de un helecho medicinal, eficaces contra parásitos como los que padecía.

Además, sus más de sesenta tatuajes se concentran en zonas doloridas, lo que sugiere un uso terapéutico, con técnicas de presión, para aliviar molestias crónicas.

El caso de Ötzi muestra que, junto a una vida dura y enfermedades frecuentes, las comunidades prehistóricas desarrollaron conocimientos empíricos sobre plantas, hongos y cuidados corporales. Incluso hace más de 5 000 años, enfermar y tratarse ya formaba parte de la experiencia humana.

Tatuajes presentes en el cuerpo de la momia Ötzi.
Samadelli et al. _Journal of Cultural Heritage_. 2015

Drogas sagradas… y anestésicas

El consumo de sustancias psicoactivas capaces de alterar la percepción tampoco es una novedad reciente.

Plantas como la adormidera (Papaver somniferum), la efedra (Ephedra fragilis), el beleño (Hyoscyamus niger), la mandrágora (Mandragora officinarum) o el estramonio (Datura stramonium) están presentes en numerosos yacimientos arqueológicos prehistóricos europeos.

Papaver somniferum (variedad blanca) cerca de Madrid.
Wikimedia Commons., CC BY

Su hallazgo en sepulturas, depósitos rituales o espacios ceremoniales sugiere que se usaban para acompañar prácticas simbólicas, trances o experiencias vinculadas a la muerte y lo sagrado.

Sin embargo, su papel no siempre fue estrictamente espiritual: el cráneo masculino de Can Tintorer (Barcelona), sometido a dos trepanaciones, es el único individuo del yacimiento con evidencias de consumo de adormidera, lo que apunta a un posible uso calmante o analgésico para afrontar el dolor y la convalecencia.

Un legado que sigue vivo

Muchos de aquellos recursos vegetales continúan siendo hoy la base de medicamentos modernos. De las cortezas con salicilatos derivó el principio activo de la aspirina, de hongos como los del género Penicillium surgieron antibióticos y de plantas como la efedra o la adormidera proceden compuestos que siguen utilizándose en fármacos respiratorios, analgésicos u opiáceos.

Estos indicios nos recuerdan que la medicina en su forma más humana no empieza con la escritura ni con los tratados clásicos, sino con la necesidad de comprender el cuerpo y el sufrimiento. Allí donde existieron dolencias, surgió también la búsqueda de alivio.

The Conversation

Sonia Díaz Navarro no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La respuesta al dolor en la prehistoria – https://theconversation.com/la-respuesta-al-dolor-en-la-prehistoria-242242

Cada vez más solos en casa: el auge silencioso de los hogares unipersonales

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elisa Brey, Profesora en sociología y opinión pública, experta en migraciones y vida urbana, Universidad Complutense de Madrid

mariamontoyart/Shutterstock

En España hay cada vez más personas que viven solas en su casa, en hogares unipersonales. Estos pasaron de cinco millones en enero de 2021 a más de 5,5 millones en julio de 2025, según el Instituto Nacional de Estadística. Esto supone un aumento del 10,8 % entre ambas fechas. Mientras tanto, los hogares de dos personas crecían un 9 %, los de tres apenas crecían un 1,6 % y los de cuatro o más personas disminuían muy ligeramente (-0,3 %).

En julio de 2025, España contaba con 19,6 millones de hogares. De este total, un 29 % eran de dos personas; un 28 %, unipersonales; un 23 %, de cuatro y más personas, y un 20 %, de tres. A pesar de su claro aumento, en España los hogares unipersonales no son la forma más habitual de vivir, pero podría serlo en los próximos años: aunque en julio de 2025 era más habitual vivir en hogares de dos personas, solo había 130 520 más de este tipo en comparación con los unipersonales. Y esta diferencia se ha reducido respecto a enero de 2021.

Diferencias por comunidades

Estamos cada vez más solos en casa, pero existen diferencias marcadas entre comunidades autónomas. Los datos muestran dos tendencias. En todo el arco mediterráneo, las Islas Baleares y Madrid predominan los hogares de dos personas sobre los hogares unipersonales. Un 26,7 % de la población vive en hogares unipersonales en esa áera, una de cada cuatro personas.

Mientras, en las zonas más rurales del norte de España, las dos Castillas, Extremadura y Canarias prevalecen los hogares unipersonales sobre los hogares de dos personas. En este caso, un 31,2 % de las personas vive en los primeros (una de cada tres).

Hay varios motivos por los cuales vivimos cada vez más solos en casa. El primero tiene que ver con la estructura por edad y sexo de la población y la esperanza de vida. España es un país con un cierto grado de envejecimiento. Desde 2022, más del 20 % de la población tiene más de 65 años. Además, la esperanza de vida de las mujeres es mayor que la de los hombres: 86,3 años para ellas, frente a 81,1 años para ellos, en 2025.

Mujeres viudas y parejas separadas

Por ello, muchas personas que viven solas son mujeres, posiblemente viudas, que pasan a vivir en un hogar unipersonal después de perder a su pareja. Estos casos generan preocupación cuando derivan en soledad no deseada.

Existen otros motivos vinculados a la diversificación de las formas de convivencia. Aumentan tanto los divorcios y las separaciones como las parejas que viven juntas, pero separadas, es decir “cada cual en su casa”.

La formación de hogares unipersonales queda supeditada entonces a dos condiciones. El primer factor es que los hijos o las hijas de esta nueva o antigua pareja ya no vivan con sus padres. El segundo factor que condiciona la formación de ese tipo de hogares es la existencia de recursos suficientes para afrontar el coste de dos viviendas.

La edad, el género, el ciclo vital y el precio de la vivienda, además del cambio en las formas de convivencia condicionan de este modo la formación o no de hogares unipersonales. Estos factores explican las dos tendencias antes observadas.

Población envejecida y menor precio de la vivienda

Donde la forma más habitual de vida son los hogares unipersonales, la población está más envejecida y el precio de la vivienda es menor. Aunque habría que analizar los mismos fenómenos con microdatos, así lo observamos en las zonas del norte de España, las dos Castillas y Extremadura.

A nivel regional, la proporción de personas de 65 años y más es de las más altas del país. Oscila entre un 20,1 % en Castilla La Mancha y un 28,4 % en Asturias. También se confirma la relación entre una mayor proporción de hogares unipersonales y unos menores precios de la vivienda.

Según el Observatorio de Vivienda Asequible de la oenegé Provivienda, en todas las regiones del norte, las dos Castillas, Extremadura y Canarias, los precios del alquiler alcanzaban un máximo de 500 euros en 2022, siendo de los más bajos de España.

En cuanto a los precios de la compra de vivienda, en 2025, según el mismo observatorio, eran menores en las regiones antes señaladas, donde predominan los hogares unipersonales.

¿Y nuestros vecinos europeos?

Si bien es cierto que aumentan los hogares unipersonales en España, su proporción no alcanza la media europea. En 2024, en la Unión Europea un 35 % de los hogares estaban formados por una sola persona, frente a un 28 % en España. Desde 2015, en todos los países la tendencia de este tipo de hogares es al alza, aunque hay cuatro excepciones: Eslovaquia –donde la proporción de hogares unipersonales ha disminuido de forma marcada entre 2015 y 2024– Hungría, Irlanda y Polonia, en los que la disminución fue mínima, según Eurostat.

Es cierto que vivimos cada vez más solos en casa en España, si bien hay dos factores clave que ralentizan esta tendencia. La primera es el coste de la vivienda, que sube por encima de los ingresos desde hace varios años. La segunda es la existencia de un régimen de bienestar “familista”, en el cual la familia y, por extensión, las redes locales de apoyo aportan soluciones y recursos donde el Estado y el mercado no llegan.

Siempre y cuando contemos con esta red familiar y vecinal extensa de apoyo, vivir solos en casa no necesariamente será sinónimo de estar solos.

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Elisa Brey no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cada vez más solos en casa: el auge silencioso de los hogares unipersonales – https://theconversation.com/cada-vez-mas-solos-en-casa-el-auge-silencioso-de-los-hogares-unipersonales-267937

Planck, Schrödinger y Heisenberg: arquitectos de la revolución cuántica

Source: The Conversation – (in Spanish) – By José Daniel Sierra Murillo, Investigador, Divulgador y Profesor en Física., Universidad de La Rioja

A comienzos del siglo XX, la física atravesaba una profunda crisis conceptual. Los modelos clásicos, basados en las leyes de Newton y en el electromagnetismo de James Clerk Maxwell (1831-1879), parecían suficientes para explicar la mayoría de los fenómenos naturales. Sin embargo, ciertos problemas –como la radiación del cuerpo negro, el efecto fotoeléctrico o la estabilidad del átomo– desafiaban toda explicación coherente dentro de ese marco.

De esta crisis emergería la teoría cuántica, una de las revoluciones científicas más profundas de la historia, impulsada por figuras que, en muchos casos, no buscaron deliberadamente trastocar los cimientos del conocimiento, pero terminaron haciéndolo.

Una de esas figuras fue Max Karl Ernst Ludwig Planck (1858-1947), a quien el físico, filósofo e historiador de la ciencia Manjit Kumar se refirió como “revolucionario a su pesar” en una de sus obras, Quantum.

Planck no se consideraba a sí mismo un subversivo científico: era profundamente conservador en sus ideas y esperaba ajustar ligeramente la física clásica, no reemplazarla. Sin embargo, en 1900, mientras estudiaba el problema de la radiación del cuerpo negro (la manera en que un objeto ideal emite energía en función de su temperatura), se vio obligado a introducir una hipótesis radical: la energía no se intercambia de forma continua, como se creía hasta entonces, sino en pequeñas porciones discretas, a las que llamó cuantos de energía.

Planck propuso que la energía emitida o absorbida por un oscilador solo podía tomar valores múltiples de una cantidad mínima proporcional a la frecuencia de la radiación, expresada mediante la fórmula: E = h·f, donde E es la energía, f la frecuencia y h la famosa constante de Planck. Aunque Planck consideraba este paso como un recurso matemático, una “desesperada” solución al problema, su idea marcaría el nacimiento de la teoría cuántica. A partir de este punto, el mundo atómico-molecular dejaría de entenderse como un sistema continuo y predecible bajo las leyes clásicas.

La llegada de Schrödinger

Inspirado por esta nueva visión, Erwin Rudolf Josef Alexander Schrödinger (1887–1961) desarrolló, en 1926, una de las formulaciones más influyentes de la teoría cuántica: la ecuación de Schrödinger. Este modelo es considerado estadístico, porque no describe con certeza el comportamiento exacto de las partículas subatómicas, sino que establece una función de onda que contiene toda la información posible sobre un sistema físico desde la perspectiva de la teoría cuántica. A partir de esa función, se pueden calcular probabilidades de encontrar a una partícula en una determinada posición o con un determinado momento lineal (masa por velocidad).

En otras palabras, mientras que en la física clásica se puede saber con exactitud dónde estará un objeto en el futuro si se conocen sus condiciones iniciales, en el modelo estadístico de Schrödinger esto resulta imposible.

El modelo del físico autriaco no dice: “la partícula está aquí”, sino más bien: “hay una cierta probabilidad de que la partícula se encuentre en esta región del espacio”. Introduce una visión del universo gobernado por la probabilidad, y rompe con el “determinismo” heredado de la física clásica de Newton y con el que estaba de acuerdo Albert Einstein (1879-1955), afirmando que Dios “no puede estar jugando a los dados”.

El gato más famoso de la cuántica

El carácter contraintuitivo del modelo estadístico de Schrödinger queda ilustrado habitualmente con el famoso experimento mental del gato de Schrödinger, donde un gato encerrado en una caja se encuentra en un estado paradójico de “vivo y muerto” al mismo tiempo hasta que alguien abre la caja y observa el resultado. Dicho experimento no fue propuesto para apoyar la teoría cuántica, sino para destacar lo extraño que resultaba trasladar las propuestas basadas en el modelo estadístico de Schrödinger al mundo macroscópico. Sin embargo, popularizó dilemas que algunas propuestas de dicho modelo traían consigo.

La incertidumbre de Heisenberg

De manera paralela, otro complemento fue formulado por Werner Karl Heisenberg (1901-1976).

En 1927, Heisenberg presentó su célebre principio de indeterminación (o de incertidumbre), que establece que existen pares de magnitudes físicas que no pueden conocerse simultáneamente con precisión absoluta. El ejemplo más conocido es el de la posición y el momento lineal (masa por velocidad) de una partícula: cuanto más exactamente conocemos una, mayor será la incertidumbre sobre la otra.

Se suele afirmar que este principio no es una limitación de nuestros instrumentos de medición, sino una propiedad fundamental de la naturaleza. Que en el acto de observar influye sobre lo observado. Para medir la posición de una partícula, por ejemplo, necesitamos interactuar con ella (a través de fotones, campos, etc.), y esa interacción altera su estado de movimiento. De este modo, la realidad subatómica dejaría de ser un escenario pasivo y pasaría a ser un sistema dinámico donde el observador formaría parte del fenómeno observado.

La propuesta de Max Planck transformó radicalmente nuestra comprensión del universo. Gracias a ella, se han desarrollado tecnologías tan importantes como los transistores, los láseres, la resonancia magnética, los chips de computadoras, los paneles solares, etc., etc., etc. Un gran legado.

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José Daniel Sierra Murillo no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Planck, Schrödinger y Heisenberg: arquitectos de la revolución cuántica – https://theconversation.com/planck-schrodinger-y-heisenberg-arquitectos-de-la-revolucion-cuantica-271958

Claves para gestionar la ansiedad y las frustraciones de la vida universitaria (y adulta)

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Azahara Leonor Miranda Gálvez, Profesora Ayudante a Doctor, Universidad Loyola Andalucía

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¿Qué buscamos cuando decidimos matricularnos en un grado universitario? ¿Qué supone sacar un título “con éxito”? A menudo nos enfocamos excesivamente en la nota final de las asignaturas, pero el verdadero desafío de esta etapa es aprender a cuidar nuestra mente mientras desarrollamos nuestro talento y nuestra faceta profesional.

Estudiar en la universidad implica tomar decisiones importantes, adaptarse incluso a cambios de ciudad o de grupo de amigos, y enfrentarse a la independencia por primera vez. Según datos recientes, más del 40 % de los estudiantes universitarios en España tienen síntomas de ansiedad o depresión durante su etapa académica. La presión por las notas, la incertidumbre sobre el futuro laboral y el síndrome del impostor –esa sensación de no estar a la altura– afectan a miles de jóvenes cada curso.




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Aprender a manejar esas emociones y mantener la motivación puede marcar la diferencia entre “sobrevivir” y disfrutar realmente de la vida universitaria. Lo segundo solo es posible si aprendemos a controlar la ansiedad antes de un examen, a pedir apoyo cuando algo no sale como esperábamos o celebrar pequeños logros.

Este aprendizaje no solo nos ayudará a aprobar asignaturas: es la base para crecer como personas y como profesionales a lo largo de toda nuestra vida. Un estudio de próxima publicación que hemos realizado con universitarios españoles nos dejó un dato muy interesante: la inteligencia emocional influye muchísimo en cómo vivimos la ansiedad. No consiste únicamente en reconocer lo que sentimos; para que realmente nos ayude, necesitamos entender bien nuestras emociones y, sobre todo, saber gestionarlas.




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Prácticas diarias de inteligencia emocional

La inteligencia emocional se puede practicar todos los días. Por ejemplo:

  • Confiando en nosotros: cuando un estudiante se siente capaz de preparar un examen complicado sin depender de nadie más, está mostrando autoeficacia, que favorece mejores resultados académicos.

  • Manteniendo la motivación: encontrar actividades que nos apasionen, incluso en los momentos más difíciles del semestre, ayuda a no perder el ritmo.

  • Gestionando la ansiedad: técnicas simples, como hacer pequeñas pausas o organizar bien el tiempo de estudio, ayudan a rendir mejor y sentirnos menos estresados.

  • Practicando mindfulness o atención plena: podemos dedicar unos minutos a la meditación al despertar, dándonos un momento para notar nuestra respiración y sensaciones antes de empezar el día.

  • Creando un circulo de apoyo: compartir los problemas con alguien de confianza hace que los retos del día a día sean más asumibles.

  • Pensando en el futuro: marcarnos metas, como elegir prácticas o asignaturas que nos interesen.

  • Celebrando los logros: cuando terminamos un proyecto o recibimos un buen comentario, tomemos un momento para disfrutarlo.

La inteligencia emocional nos permite encontrar un equilibrio entre el rendimiento y el bienestar, sin sacrificar uno por el otro. Como dijo Aristóteles, “la excelencia no es un acto, sino un hábito”: la práctica diaria de estas rutinas puede mejorar nuestra capacidad de exigirnos cuando podamos y perdonarnos cuando no hayamos podido.

Inteligencia emocional en el campus

Aunque es mucho lo que podemos hacer por nosotros mismos, para que realmente alcance su mayor potencial toda la universidad tiene que estar involucrada en esta búsqueda del bienestar: debe haber profesores comprometidos, tutorías útiles y accesibles, y espacios de apoyo donde los universitarios puedan sentirse escuchado.

Aprender a manejar las emociones requiere práctica constante y en diferentes espacios. Por ejemplo, mientras estudiamos, podemos notar cuándo estamos estresados y usar estrategias simples, como organizar los tiempos, tomar pausas o respirar hondo. También es muy importante el espacio de las tutorías, ya que los comentarios de los profesores nos pueden ayudar a sentirnos capaces.




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Al salir al mundo laboral, estas habilidades serán igual de valiosas. Nos permitirán gestionar plazos, resolver imprevistos, adaptarnos a nuevos equipos y saber pedir ayuda cuando la necesitemos.

Autorregulación emocional y resiliencia

La autorregulación emocional y la resiliencia son elementos de la inteligencia emocional y resultan esenciales para sentirnos mejor en la universidad. La autorregulación es la capacidad de manejar nuestros pensamientos, emociones y acciones para alcanzar metas. Estar autorregulado no es solo manejar el tiempo: también implica saber cuándo parar, fijar metas alcanzables, revisar cómo vamos y cambiar de estrategia si algo no funciona. Priorizar, anticipar problemas y preparar un buen lugar para estudiar nos ayuda a aprender por nuestra cuenta. Quienes lo practican rinden mejor y se sienten más tranquilos, porque saben adaptarse y no frustrarse cuando algo no sale como esperaban.




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La resiliencia es nuestra capacidad de superar un mal momento y aprender de lo que pasó. No significa que nunca cometamos errores, sino que sabemos cómo superar un mal día o una mala nota, cuidarnos y seguir hábitos que nos ayuden a estar tranquilos y con energía. Por ejemplo, si sale mal un trabajo que hemos hecho en grupo, la autorregulación nos ayuda a no castigarnos ni sentirnos demasiado mal. La resiliencia, en cambio, nos anima a ver qué salió mal y a pensar un nuevo plan para mejorar.

Cuando unimos estas dos habilidades, nos enfrentamos a los retos de la universidad y de la vida con más confianza y calma.

Cuándo pedir ayuda profesional

Es importante reconocer cuándo el estrés o la ansiedad dejan de ser normales. Si llevamos semanas sin poder concentrarnos, puede ser un buen momento para pedir ayuda. Lo mismo si evitamos clases o exámenes, o si notamos cambios importantes en el sueño o el apetito.

La mayoría de las universidades cuentan con servicios de orientación psicológica gratuitos o gabinetes especializados. Pedir ayuda no es un fracaso, es una decisión inteligente. Porque cuidar nuestra mente no va a frenar nuestro talento: al contrario, es lo que nos permite desarrollarlo al máximo.

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Azahara Leonor Miranda Gálvez no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Claves para gestionar la ansiedad y las frustraciones de la vida universitaria (y adulta) – https://theconversation.com/claves-para-gestionar-la-ansiedad-y-las-frustraciones-de-la-vida-universitaria-y-adulta-267655

Todos los beneficios ambientales de pasarnos a una dieta basada en plantas

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Noelia María Rodríguez Martín, Postdoctoral fellow, Instituto de la Grasa (IG – CSIC)

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Nuestra dieta y cómo se producen los alimentos que incluye afecta a nuestra salud, pero también al medio ambiente. Aproximadamente un tercio de las emisiones de gases de efecto invernadero provocadas por el ser humano están relacionadas con el cultivo, el procesamiento, el transporte, la distribución y la preparación de los alimentos.

Aunque no todos ellos tienen el mismo impacto en el planeta. En un nuevo estudio hemos comprobado que adoptar una dieta basada en plantas tiene efectos ambientales positivos, como la reducción de hasta un 46 % en nuestra huella de carbono, es decir, las emisiones de dióxido de carbono asociadas a nuestra actividad diaria.

En el trabajo, simulamos cuatro menús reales e isocalóricos (2 000 kcal/día) de una semana con cuatro patrones: mediterráneo (omnívoro), pescovegetariano, ovolactovegetariano y patrón 100 % vegetal (que en nutrición tratamos como dieta vegana, aunque este término conlleva otras implicaciones filosóficas).

Evaluamos dos ejes esenciales: la adecuación nutricional (es decir, que el menú cubra los nutrientes que necesitamos) y huella ambiental (los recursos que se consumen desde el campo al plato y los residuos diarios que se generan). Esta última incluye el equivalente de dióxido de carbono emitido (CO₂e), el uso de suelo, el consumo de agua y efectos sobre ecosistemas y los efectos en la salud humana (emisión de ozono y partículas, eutrofización, ecotoxicidad).

Nutrición: lo justo y necesario

Los cuatro patrones de dieta cumplen en cuanto a macronutrientes y proteína. En cierto modo, esto último es lo que más preocupa cuando se habla de dieta 100 % vegetal. Esto se debe a que las proteínas vegetales no tienen una composición de aminoácidos esenciales completa, pero la combinación típica de legumbres y cereales (lentejas con arroz), completa la composición de la proteína.

Respecto a otros nutrientes importantes, los datos confirman lo esperado. Las dietas vegetales aumentan la fibra y reducen el aporte en las grasas saturadas, lo que supone un perfil lipídico más saludable. No obstante, es necesario tener en consideración algunos nutrientes en el modelo 100 % de dieta vegetal, como el yodo y la vitamina D –aunque ambos realmente se cubren a través del consumo de sal yodada y la exposición solar– y la vitamina B12, que debe suplementarse.

En los omega-3, representados por los ácidos eicosapentaenoico (EPA) y docosahexaenoico (DHA), ningún modelo de dieta alcanzó los 250 mg/día establecidos en las recomendaciones. No obstante, existen formas para enriquecer el menú, como por ejemplo, añadiendo pescado azul, consumiendo aceites de pescado o de microalgas (para la opción 100 % vegetal) y




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El calcio que se aporta en las dietas sin lácteos puede equipararse al de una dieta con lácteos gracias al calcio contenido en las bebidas vegetales y tofu fortificados. En resumen, podemos decir que “más alimentos vegetales, sí, pero bien planificados”.

Impacto ambiental: la huella que no se ve

En cuanto a las emisiones, el impacto cae teóricamente a medida que el menú (la dieta) se hace más vegetal: hasta un 46 % menos de CO₂e en el patrón 100 % vegetal frente al omnívoro. Este descenso no solo implica una reducción del efecto en el calentamiento global, ya que una menor emisión de CO₂e suele también implicar menos precursores de ozono y menos partículas secundarias, y una mejora en la calidad del aire.

Además, el efecto alcanza a la tierra y la biodiversidad: los menús más vegetales reducen el uso de suelo entre un 20 % y un 33 %. Esto también es sumamente importante: liberar tierra alivia la presión sobre los hábitats y preserva servicios ecosistémicos clave, como la polinización y la regulación hídrica, un frente decisivo para frenar la pérdida de biodiversidad.

Otro indicador que evaluamos es el impacto del consumo de agua en una cuenca (AWARE). Este mide no solo los litros retirados (agua azul), sino también el impacto relativo de esa extracción según la escasez de la cuenca: cuánto reduce la disponibilidad para otras personas y para los ecosistemas. Aquí los cambios son moderados (baja un 5 % con la dieta 100 % vegetal) y dependen mucho del lugar y del método de cultivo. No todo el “agua” pesa igual: regar 100 litros en una zona seca supone un daño mayor que hacerlo en una cuenca húmeda. Por eso, elegir origen y prácticas agrícolas marca la diferencia.

Observamos también descensos en acidificación y eutrofización –liberación excesiva de nutrientes–, o lo que es lo mismo, menos presión sobre suelos y aguas, y también en ecotoxicidad. Esto implica menos contaminación difusa, menos estrés para ríos y mares y menor exposición humana a sustancias nocivas que viajan por la cadena alimentaria.

Ahora, un matiz con el pescado: los menús pescovegetarianos mejoran la mayoría de indicadores, pero pueden empeorar los relacionados con el ozono por la cadena de frío y los transportes largos. Aunque no todo el pescado tiene la misma huella; especie y origen, arte de pesca (mejor selectivas que de arrastre) y logística (proximidad, evitar transporte aéreo, cadenas cortas) marcan la diferencia en este contexto.




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Comparación de los efectos en el medio ambiente de las dietas pescetariana, ovolactovegetariana y 100% vegetal frente a una omnívora
Comparación de tres menús (pescetariano, ovolactovegetariano y 100% vegetal) frente a uno omnívoro, mostrando la reducción porcentual en once indicadores relacionados con la huella de carbono, efecto en el suelo y el agua y efecto en la salud humana y seres vivos. A mayor proporción de alimentos vegetales, mayores recortes en la huella.
Los autores, CC BY-SA

Cambios con efectos positivos reales

Lo que elegimos comer tres veces al día suma o resta frente al cambio climático y la pérdida de biodiversidad. Los menús más vegetales son una palanca inmediata y asequible tanto en casa como en comedores colectivos y compras públicas. Hablamos de impactos medibles: kilos de CO₂e evitados, metros cuadrados de suelo liberado y metros cúbicos de agua ahorrados.




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Además, esta transición permite avanzar hacia el cumplimiento de los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) de la ONU en la vida real: ODS 3 (salud), ODS 12 (consumo responsable) y ODS 13 (acción climática). Para acelerar el cambio hacen falta reglas claras y un mercado alineado: etiquetado de huella de carbono e información sobre nutrientes críticos, compra pública baja en carbono y apoyo a alimentos vegetales mínimamente procesados con fortificación inteligente.

Avanzar hacia las dietas pescetariana, ovolactovegetariana y vegana reduce la huella de forma acumulativa. Pero podemos empezar por un menú mediterráneo bien hecho con un alto consumo de vegetales.

Si empezamos de cero, nos vendrá bien el apoyo de un dietista-nutricionista con experiencia en alimentación basada en vegetales para evitar carencias. A partir de ahí, vayamos a lo práctico: menos carne (sobre todo de rumiantes) y más legumbres, cereales integrales, fruta, verdura y frutos secos; priorizando origen y temporada y eligiendo alimentos fortificados cuando aporten valor. Con pequeños cambios constantes y medibles, nuestro plato puede recortar emisiones, dar respiro a suelos y ríos y mejorar el aire sin renunciar a una dieta completa.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Todos los beneficios ambientales de pasarnos a una dieta basada en plantas – https://theconversation.com/todos-los-beneficios-ambientales-de-pasarnos-a-una-dieta-basada-en-plantas-271861

Ver ‘Love Actually’ estas navidades podría ser bueno para su salud

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María Vanessa Chávez Peña, Profesora y Coordinadora de prácticas del Máster Universitario en Psicología General Sanitaria, Universidad Europea

Emma Thompson en una escena de _Love Actually_. Working Title

Ya estamos en diciembre, ya es Navidad y ya ha aparecido Love actually en la parrilla televisiva. O tal vez lo haya hecho The Holiday. Incluso puede habérsenos cruzado por ahí Barcelona, noche de invierno. Todas son historias con múltiples personajes en crisis que, risas mediante, acabarán en un final feliz… en plenas fiestas.

Las comedias corales navideñas han consolidado su lugar como un subgénero cinematográfico que combina humor, emoción y múltiples perspectivas sobre las relaciones humanas. Las películas antes mencionadas se han convertido en clásicos recurrentes de la programación en estas fechas gracias a su capacidad de entrelazar historias diversas con un hilo común.

Tráiler de Barcelona, noche de invierno.

Los beneficios del cine

En el artículo “Once alternativas al cine navideño convencional”, publicado en The Conversation en 2022, se indicaba que el cine navideño no era tanto un género como una categoría particular. En ella caben filmes de toda la vida, estrenos ad hoc y clásicos modernos de diferentes registros; comedias, aventuras o dramas. Títulos como ¡Qué bello es vivir!, Los fantasmas atacan al jefe y El día de la bestia, aunque no sean comedias puras, comparten ese tono cálido y colectivo que define estas narrativas.

Por otro lado, en 2022, la Organización Mundial de la Salud informó de que la pandemia de covid-19 había aumentado en un 25 % la prevalencia de la ansiedad y la depresión a nivel mundial. Frente a ello, el entretenimiento audiovisual se convirtió en una vía de escape y regulación emocional. Porque, al final, el arte y la creatividad desempeñan un papel crucial en la resiliencia emocional, actuando como recursos terapéuticos durante situaciones de crisis.

Una mujer joven sonríe delante de un hombre mayor en traje.
¿A quién no le va a gustar ver a Kate Winslet en The Holiday hacerse amiga de un guionista del Hollywood clásico en plena Navidad en Los Ángeles?
Universal Pictures

En este sentido, investigaciones clínicas también han demostrado que el humor tiene un rol especialmente valioso en situaciones de crisis como la pandemia, sobre todo por su impacto positivo en la salud mental durante situaciones adversas. Diversas indagaciones concluyen que la risa ayuda a reducir los niveles de cortisol, la hormona del estrés. El humor funciona como una estrategia eficaz de afrontamiento y puede mejorar el bienestar psicológico general.

Se ha demostrado también que los entrenamientos terapéuticos basados en el humor mejoran significativamente la alegría y reducen síntomas depresivos. Igualmente, refuerzan la capacidad de los pacientes con ansiedad y depresión de afrontar sus emociones. Bajo estas circunstancias, el humor ha demostrado incluso ser un amortiguador eficaz contra el estrés percibido.

Múltiples oportunidades de identificación

En este escenario las comedias corales navideñas –aquellas que entrelazan múltiples historias con un tono festivo y humorístico– han adquirido una relevancia especial como vehículos de conexión emocional, resiliencia y bienestar.

Como dice la Real Academia Española (RAE), una de las acepciones de “coral” se refiere a una obra literaria o cinematográfica que tiene un protagonista plural o colectivo. Por ello, las películas corales en general, sean dramáticas, de acción o de ciencia ficción, permiten, con su multiplicidad de personajes y tramas, que los espectadores se vean reflejados en distintos aspectos y perspectivas de la historia. Así, cada uno puede encontrar en alguna de ellas un reflejo de sus propias vivencias.

Diversos estudios han sugerido que el cine puede ayudar a los pacientes a obtener una “descarga emocional”, es decir, una liberación de emociones intensas que han sido reprimidas, contenidas o acumuladas con el tiempo.

Además, el séptimo arte activa procesos empáticos que favorecen la introspección y el procesamiento emocional. Es una herramienta para integrar dimensiones cognitivas y afectivas, facilitando el desarrollo emocional del espectador.

Sentémonos en el sofá

Esto nos lleva a pensar que el disfrutón cine coral navideño no solo cumple una función recreativa. También se erige como una herramienta psicológica de gran valor en contextos de crisis. Su capacidad para generar emociones positivas, facilitar la identificación emocional y promover la conexión social lo convierte en un recurso relevante para el estudio del bienestar psicológico en la era pospandémica.

Reír juntos, sobre todo en la época navideña, no solo fortalece los lazos entre las personas, sino que también se convierte en el mejor antídoto para disipar la tristeza y llenar el corazón de alegría y esperanza.

Un clásico navideño: Hugh Grant bailando en Love Actually.

Como ocurre con la película Love Actually, donde cada historia detalla que el amor –en todas sus formas– es el mejor regalo, estas películas nos ofrecen el humor como vínculo universal. Además, al reunir a personajes de varias generaciones, el cine coral navideño se convierte en un espacio seguro donde podemos reír, recordar y, sobre todo, sentirnos acompañados.

En un contexto donde la salud mental se ha convertido en una prioridad global, podemos considerar que seguir las peripecias amorosas del primer ministro británico encarnado por Hugh Grant no solo entretiene… sino que también sana. Así que arrebujémonos en el sofá bajo una buena manta y veamos una película.

The Conversation

María Vanessa Chávez Peña no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Ver ‘Love Actually’ estas navidades podría ser bueno para su salud – https://theconversation.com/ver-love-actually-estas-navidades-podria-ser-bueno-para-su-salud-268590

Europa busca reducir la brecha de género en las nóminas a través de la ley de transparencia salarial

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laura Pérez Ortiz, Profesora de Economía. Grupo de Investigación Socio Economía del Trabajo (SET-LASE), Universidad Autónoma de Madrid

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Entre el 17 de noviembre y el 31 de diciembre de 2025 las mujeres europeas trabajarán gratis, según denuncia la UE a través de la campaña #EUEqualPayDay. Esta injusticia se explica porque existe una brecha salarial entre hombres y mujeres del 12 %. Es decir, de media, por cada 100 euros que cobran los hombres las mujeres solo reciben 88. En España, esta brecha es del 9,2 %, según Eurostat.

Para visibilizar este problema, la Unión Europea promulgó la Ley de Transparencia Salarial, que debe trasponerse a la legislación de todos sus Estados miembros y que entrará en vigor en junio de 2026.

¿Por qué las mujeres y los hombres cobran diferente?

La brecha salarial se explica por las siguientes causas:

  • Hay una mayor proporción de mujeres que trabajan a tiempo parcial. El 20,1 % de las mujeres y el 6,7 % de los hombres trabajaron a tiempo parcial en el tercer trimestre de 2025, según la Encuesta de Población Activa. Esta diferencia se debe a que las mujeres siguen asumiendo mayores responsabilidades en las labores de los cuidados. El 27 % de las mujeres y tan solo el 9 % de los hombres que trabajan a tiempo parcial lo hacen para ocuparse de los cuidados y otras obligaciones familiares. Las mujeres solicitan más permisos, excedencias o reducciones de jornada para conciliar la vida personal y la laboral. Como es evidente, cuando una persona trabaja menos horas recibe un salario menor.

  • Los niveles salariales de los sectores masculinizados y feminizados son distintos. Los hombres trabajan más en la industria o la construcción y las mujeres en puestos de trabajo del sector servicios (sanidad, educación, empleo en el hogar, etc.). Este fenómeno se conoce como segregación horizontal. En términos generales, los trabajos feminizados requieren una menor cualificación e incorporan menos innovación tecnológica y, por lo tanto, una menor productividad y remuneración. Asimismo, son trabajos que se valoran menos.

  • Existen diferencias relevantes en las categorías profesionales que ocupan hombres y mujeres. Hay una mayor de presencia de hombres en los puestos de responsabilidad (dirección, gerencia). Por el contrario, hay una mayor representación de mujeres en puestos con menores responsabilidades (administración, puestos técnicos más bajos). Por lo tanto, los salarios son mayores para los hombres que para las mujeres. En este caso se habla de segregación vertical.

Otras razones que explican las brechas salariales son la edad, la formación, la antigüedad en el puesto de trabajo, etc. No obstante, persisten las diferencias salariales aunque se eliminen estas características. La evidencia empírica es abrumadora y se observa a nivel mundial, tanto en los países ricos como en los países en desarrollo.

La remuneración no es igual si el trabajo lo realiza un hombre o una mujer, incluso para el mismo empleo. La cultura organizativa, los estereotipos en los empleos, las diferencias en la flexibilidad y el diseño de complementos o extras salariales son constantes fuentes de discriminación salarial.

¿Por qué hay que eliminar la brecha salarial?

En primer lugar, la eliminación de la brecha salarial es una cuestión de justicia social y de equidad. Así lo reconocen múltiples agendas internacionales. El Convenio nº 100 sobre igualdad de remuneración de la Organización Internacional del Trabajo y los ODS 5 (Igual de género), ODS 8 (Empleo decente y crecimiento económico) y el ODS 10 (Reducir las desigualdades) de la Agenda 2030 de Naciones Unidas así lo expresan.

Adicionalmente hay razones económicas y monetarias que justifican la eliminación de las diferencias salariales. Si las mujeres perciben salarios inferiores pierden capacidad de compra, repercutiendo negativamente en el crecimiento de la economía, medido a través del PIB.




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¿Qué proponen la OIT y la UE para reducir la brecha salarial?

El Convenio nº 100 de la OIT es uno de los principales instrumentos para eliminar la brecha salarial.

Una idea central para avanzar en la equiparación salarial es el principio de “igual salario para el mismo trabajo”. Esto significa suprimir la discriminación directa. Pero también hay que asegurar una “remuneración igual por trabajo del mismo valor”, es decir, eliminar la discriminación indirecta que proviene de la desigual participación en el mercado de trabajo.

Para evaluar el valor del trabajo, la OIT propone fijarse en competencias, cualificaciones, responsabilidades, esfuerzo y condiciones de trabajo.

La UE asume estos principios de igualdad de retribución entre trabajadores y trabajadoras por un trabajo igual o de igual valor en el [artículo 157] del Tratado de Funcionamiento de la Unión Europea. Además, aprobó la Estrategia Europea para la Igualdad de Género 2020-2025 que busca garantizar la igualdad de participación y de oportunidades en el mercado laboral. Esta estrategia establece la necesaria eliminación de la brecha retributiva de género. Finalmente, la Unión Europea ha aprobado la Directiva 2023/970 sobre Transparencia Salarial.

¿Qué hace España para reducir la brecha salarial?

España ya tiene gran parte del trabajo hecho. La Ley de Igualdad de 2007 y el Real Decreto 902/2020, de igualdad retributiva entre mujeres y hombres, introducen gran parte de las exigencias internacionales y de la Directiva de la UE.

También existen herramientas de transparencia retributiva, como la valoración de puestos de trabajo, los registros y las auditorías retributivas. El Instituto de las Mujeres pone todas estas herramientas a disposición en su página web. Además, se han elaborado de forma conjunta por los agentes sociales en la mesa de diálogo social, por lo que su aceptación es mayor.

Implicaciones de la aplicación de la directiva europea

La trasposición de la directiva europea a la legislación española incorporará novedades a la regulación existente. Algunas de ellas son la obligación de introducir una banda salarial en las ofertas de empleo, reforzar las sanciones por incumplimientos o ampliar los seguimientos y revisiones periódicas para los registros retributivos.

Estas medidas contribuirán a la igualdad retributiva, pero también a la igualdad de género y a tener una sociedad más justa para todo el mundo.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. Europa busca reducir la brecha de género en las nóminas a través de la ley de transparencia salarial – https://theconversation.com/europa-busca-reducir-la-brecha-de-genero-en-las-nominas-a-traves-de-la-ley-de-transparencia-salarial-268229