Le pape discret devenu légende : qui était vraiment saint Sylvestre, fêté le 31 décembre ?

Source: The Conversation – in French – By Cavan W. Concannon, Professor of Religion and Classics, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences

Au rayon des légendes rattachées à saint Sylvestre, ce baptême de l’empereur Constantin. Peter1936F/Wikimédia Commons, CC BY-SA

Derrière la fête de la Saint-Sylvestre se cache une histoire de pouvoir : celle d’un christianisme qui, au IVᵉ siècle, invente les récits et les traditions destinés à légitimer son alliance avec l’État.


Le 31 décembre, tandis que la majorité d’entre nous se préparent à célébrer le réveillon du Nouvel An, quelques catholiques commémorent également la fête de saint Sylvestre.

On sait peu de choses avec certitude sur la vie de Sylvestre, mais il a vécu à une période charnière de l’histoire du christianisme. De 314 à 335 de notre ère, Sylvestre fut l’évêque de Rome, ce que l’on appelle aujourd’hui le pape, même si la fonction n’avait alors pas le pouvoir qu’elle exercera par la suite. Le mot « pape » vient du grec signifiant « père » et était largement utilisé par les évêques jusqu’au Ve siècle, lorsque l’évêque de Rome a commencé à en monopoliser l’usage.

L’époque de Sylvestre est à la fois marquée par les troubles et par une profonde transition pour les chrétiens de l’Empire, alors que des communautés chrétiennes sortent des persécutions pour nouer une alliance puissante avec l’État romain. Son histoire est étroitement liée à cette alliance, qui allait transformer en profondeur la trajectoire du mouvement initié trois siècles plus tôt par la figure de Jésus. Le christianisme devient alors la religion des rois, des États et des empires.

Un changement de destin

Les informations fiables sur la vie de Sylvestre sont rares. Le « Liber Pontificalis », un recueil de biographies pontificales commencé au VIᵉ siècle, indique qu’il était originaire de Rome et fils d’un homme par ailleurs inconnu nommé Rufinus.

Jeune homme, Sylvestre a connu les persécutions lancées sous l’un des coempereurs de l’époque, Dioclétien, à partir de 303 de notre ère. Ces persécutions se sont poursuivies plusieurs années après l’abdication de Dioclétien.

Si l’on imagine volontiers les premiers chrétiens constamment persécutés par l’État romain, les historiens nuancent cette vision. Mais les persécutions entamées sous Dioclétien, elles, font figure d’exception. À cette époque, l’État exigeait des chrétiens qu’ils sacrifient aux dieux pour le bien de l’Empire, sous peine de sanctions — parfois violentes.

Une fresque du monastère d’Ubisi, en Géorgie, représente Dioclétien aux côtés de saint Georges avant son martyre.
Une fresque du monastère d’Ubisi, en Géorgie, représente Dioclétien aux côtés de saint Georges avant son martyre.
Titus Project via Wikimedia Commons

Selon le théologien chrétien Augustin, certains chrétiens ont par la suite accusé Sylvestre d’avoir « trahi » sa foi durant cette période. Il lui était reproché d’avoir remis aux autorités romaines des livres sacrés chrétiens et d’avoir fait des offrandes aux dieux romains.

Les persécutions prennent fin en 313, lorsque les coempereurs Constantin et Licinius signent l’édit de Milan, qui accorde une forme de tolérance au christianisme dans l’Empire. Un an plus tard à peine, Sylvestre devient évêque de Rome. Constantin s’impose rapidement comme un grand protecteur des chrétiens, même si l’ampleur de sa pratique personnelle du christianisme fait débat. Avec le soutien impérial s’ouvre à Rome une vaste campagne de constructions chrétiennes, à tel point que l’essentiel de la biographie de Sylvestre dans le « Liber Pontificalis » se résume à l’énumération des églises que Constantin a offertes à la ville.

Controverses chrétiennes

Avant comme pendant l’épiscopat de Sylvestre à Rome, il existait dans l’Empire de nombreuses formes de christianisme. Cette diversité inquiétait Constantin, soucieux de promouvoir l’unité et l’ordre au sein de ses territoires. Il entreprend donc de réunir des conciles de clercs chrétiens afin de trancher les questions les plus controversées.

En 314, l’année même où Sylvestre devient évêque, l’empereur convoque le concile d’Arles pour régler un conflit apparu parmi les évêques africains — ce que l’on appelle la controverse donatiste. La question centrale était de savoir si un prêtre ayant trahi sa foi lors des persécutions conservait une ordination valide.

Une icône du monastère de Megálo Metéoron, en Grèce, représente le concile de Nicée, avec Arius figuré en bas.
Une icône du monastère de Megálo Metéoron, en Grèce, représente le concile de Nicée, avec Arius représenté en bas.
Jjensen/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Une dizaine d’années plus tard, peu après que Constantin est devenu l’unique dirigeant du monde romain, il convoqua un autre concile à Nicée, dans l’actuelle Turquie. Cette fois, il souhaitait que les responsables chrétiens s’attaquent à une fracture émergente centrée sur l’activité d’un clerc charismatique nommé Arius. Sylvestre n’assista pas non plus à ce concile, mais envoya là encore des représentants.

Le concile adopta finalement ce que l’on a appelé le Credo de Nicée, une profession de foi qui demeure importante pour de nombreux chrétiens aujourd’hui. Toutefois, le concile ne résolut pas la division autour d’Arius. En réalité, Constantin sera plus tard baptisé par un partisan d’Arius, Eusèbe de Nicomédie.

Les décennies durant lesquelles Sylvestre présida l’Église transformèrent le christianisme : d’un groupe persécuté, il devint un allié de l’État. Cette alliance rendit les divergences théologiques entre chrétiens encore plus explosives, puisque la force de l’Empire pouvait désormais être mobilisée contre ses adversaires.

Réécrire l’histoire

Mais pourquoi, malgré ces bouleversements majeurs, Sylvestre n’a-t-il pas été considéré comme un acteur central de la vie politique de son temps ?

C’est une question qui a hanté les chrétiens des générations suivantes — au point qu’ils ont inventé des récits plaçant Sylvestre au cœur même des événements.

Au Ve siècle, un auteur anonyme rédigea une biographie connue aujourd’hui sous le nom des « Actes de Sylvestre », qui le présentait comme une figure centrale de la conversion de Constantin au christianisme.

Dans les Actes, Constantin apparaît d’abord comme un persécuteur des chrétiens, acte pour lequel Dieu le frappe de la lèpre. Sylvestre, qui vivait en exil sur une montagne près de Rome en raison de ces persécutions, est rappelé dans la ville après que les saints Pierre et Paul rendent visite à Constantin en rêve. Sylvestre recueille alors la confession de foi de Constantin, le guérit miraculeusement de sa lèpre, puis baptise l’empereur. Ainsi, ce dernier recevait enfin un baptême en bonne et due forme de la part d’un évêque orthodoxe, et non d’un hérétique arien.

« Le Baptème de Constantin » par Gianfrancesco Penni
Un détail du « Baptème de Constantin » par Gianfrancesco Penni.
Musées du Vatican via Wikimedia Commons

Un siècle plus tard, le « Liber Pontificalis » affirme que c’était Sylvestre, et non Constantin, qui avait convoqué les conciles d’Arles et de Nicée. Le texte lui attribue également une série de décisions juridiques. Ces réécritures du récit autour de Sylvestre l’élevaient au rang d’acteur majeur des événements de son époque. Elles soutenaient aussi un effort croissant visant à doter l’évêque de Rome d’un type d’autorité comparable à celle qu’exercent les papes modernes.

Donations et dragons

Avec le temps, les légendes autour de Sylvestre n’ont fait que s’amplifier — au point d’inclure un combat contre un dragon démoniaque. Mais l’héritage le plus célèbre, et le plus controversé, associé à Sylvestre est sans doute lié à la prétendue « Donation de Constantin ».

Ce document falsifié a été rédigé pour la première fois au VIIIe siècle de notre ère. La Donation affirme que l’empereur Constantin aurait légué à l’évêque de Rome — en l’occurrence Sylvestre — le contrôle de la ville de Rome, de l’Empire romain d’Occident, d’immenses territoires relevant de l’autorité impériale, ainsi qu’une autorité sur les Églises des autres grands centres du monde chrétien, dont Constantinople.

Pendant des siècles, ce document a servi de fondement aux revendications pontificales en matière de pouvoir à la fois ecclésiastique et civil. Au XVe siècle, le cardinal allemand Nicolas de Cues et l’érudit italien Lorenzo Valla démontrèrent que la Donation était un faux, mais à ce stade les papes avaient déjà accumulé l’autorité et la richesse désormais associées à la fonction.

Une mosaïque représentant la « Donation de Constantin » dans la basilique des Quatre-Saints-Couronnés.
Une mosaïque représentant la « Donation de Constantin » dans la basilique romaine des Quatre-Saints-Couronnés.
Peter1936F/Wikimedia Commons, CC BY-SA

Même si les détails précis de la vie de Sylvestre resteront sans doute à jamais mystérieux, l’époque dans laquelle il a vécu a été décisive pour l’histoire du christianisme et de l’Occident. Durant son épiscopat, le christianisme a fait ses premiers pas vers une alliance durable avec le pouvoir impérial et étatique. Avec le temps, le récit de Sylvestre a été enrichi, non seulement pour justifier cette alliance, mais aussi pour soutenir l’idée que l’Église devait exercer un pouvoir politique.

Aujourd’hui, un bloc influent de nationalistes chrétiens aux États-Unis cherche un pouvoir similaire. Pour certains, l’inspiration de ce projet politique repose sur l’idée d’une alliance naturelle entre l’Église et l’État — qui commencerait avec Constantin, mais elle cherche sa justification dans des traditions inventées autour de la vie de Sylvestre. Or cette alliance fut un accident de l’histoire, et non une fatalité. Avec le temps, les chrétiens de l’Empire romain ont élaboré des justifications expliquant pourquoi l’Église devait s’aligner sur l’État — puis, à terme, devenir l’État.

The Conversation

Cavan W. Concannon ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Le pape discret devenu légende : qui était vraiment saint Sylvestre, fêté le 31 décembre ? – https://theconversation.com/le-pape-discret-devenu-legende-qui-etait-vraiment-saint-sylvestre-fete-le-31-decembre-271674

Salud 2025: somos lo que nos cuidamos

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pablo Colado, Redactor jefe / Editor de Salud y Medicina, The Conversation

Roman Samborskyi/Shutterstock

A aquel célebre dicho atribuido al filósofo alemán Ludwig Feuerbach de que “somos lo que comemos” habría que añadir “somos lo que nos movemos” y, ampliando más el foco, “somos lo que nos cuidamos”. Hasta cierto punto, claro, porque gozar de buena salud no depende en exclusiva de nuestros hábitos y cautelas –factores como la predisposición genética o el mero azar también entran en el bombo–, pero la ciencia no deja de aportar ingredientes para que aumentemos las papeletas de vivir más años y más sanos.

Menús con fundamento (científico)

Ataquemos, sin más demora, el primer plato: la nutrición. Como nos recordaban Ana Belén Ropero y Marta Beltrá García-Calvo, de la Universidad Miguel Hernández, los resultados acumulados durante décadas de investigación no han hecho sino acrecentar el prestigio de nuestra querida dieta mediterránea, que además de disminuir el riesgo de sufrir enfermedades cardiovasculares, diabetes tipo 2 o diversos tipos de cáncer, es un antídoto contra la soledad. Y a pesar de todas las evidencias, nuestros menús actuales se parecen poco o nada a ese patrón alimentario, advierten las expertas, quienes hacían en su artículo una lista de los productos que suman puntos y de otros –como el jamón, el vino o el queso, tradicionalmente asociados a la gastronomía mediterránea– que más bien restan.

También hemos aprendido este año un concepto muy interesante: el de biodiversidad alimentaria. Es decir, que aparte de comer alimentos beneficiosos para la salud, importa que haya una considerable variedad de ellos en nuestros platos. Así lo ha demostrado un grupo de investigadores de la Universitat Rovira i Virgilli, que sometieron la dieta de 7 200 personas de entre 60 y 80 años al escutrinio de un indicador llamado Riqueza de Especies Dietéticas. Los resultados fueron sorprendentes: cada tipo de alimento adicional consumido regularmente reducía en un 9 % el riesgo de mortalidad. Salir del “sota, caballo y rey” culinario sale a cuenta.

Otro estudio que levantó cierto revuelo –no es para menos– fue el que sugería que comer torreznos podría ser saludable. O así lo anunciaron los medios de comunicación. Edwin Fernández Cruz, de la Universidad Internacional de La Rioja (UNIR), hizo una “cata” de los detalles del trabajo –realizado con monjas clarisas de Soria– y puso en cuarentena sus conclusiones: entre otros pormenores, la panceta de cerdo curada y posteriormente frita era consumida por las religiosas siempre con verdura, a lo que hay que añadir que la muestra de personas analizadas no podía extrapolarse a la totalidad de la población.

Lo que sí desafía en cierto modo el consenso científico es una investigación publicada a finales de este año que asociaba el consumo habitual de zumos de naranja a una mejora de la salud cardiaca a largo plazo. Hasta ahora, los expertos desaconsejaban categóricamente tomarlos por su aporte de azúcares libres, si bien conviene no olvidar que la fruta entera sigue siendo la mejor opción debido a su contenido en fibra.

Hora de moverse

La segunda herramienta que más tenemos a mano para encontrarnos bien y retrasar los estragos del paso del tiempo es la actividad física. Mikel Izquierdo, cátedrático y director del Departamento de Ciencias de la Salud de la Universidad Pública de Navarra, se mostraba así de rotundo al resumir las conclusiones de un informe consensuado por expertos de 40 países: “los programas de ejercicio personalizado deben ser tan esenciales como un tratamiento farmacológico a todas las edades, pero especialmente en la atención de los adultos mayores”. De hecho, los expertos de The Conversation han glosado sus virtudes para recuperarse tras la anorexia, prevenir las enfermedades mentales en los adolescentes, despertar el sistema inmune contra el cáncer

Y si eso aún no le convence, otra excelente razón para no quedarnos quietos es que la actividad física, además de mejorar la memoria, la atención y el estado de ánimo, favorece la creación de nuevas neuronas en nuestro cerebro (algo fundamental, por ejemplo, para borrar los malos recuerdos). Según revela un reciente estudio, este importantísimo proceso de renovación de células nerviosas se potencia mediante la liberación de unas partículas diminutas, llamadas vesículas extracelulares, que viajan por el torrente sanguíneo desde los músculos hasta el cerebro.

Es verdad que la vida moderna no lo pone fácil y que a veces cuesta encontrar tiempo –o fuerza de voluntad– para calzarse las zapatillas de running o sacar partido a la cuota del gimnasio. Beatriz Carpallo y Rita Galán, de la Universidad San Jorge, nos presentaban una alternativa asequible: aligerar la jornada realizando pequeñas “pausas activas” o “snacks de ejercicio” en casa o en la oficina. Por ejemplo, hacer 10 sentadillas o caminar durante tres minutos cada 45 minutos se ha revelado más eficaz que andar media hora seguida para mejorar el control del azúcar en sangre.

En definitiva, acostumbrarnos a practicar hábitos saludables puede marcar la diferencia, y no siempre en la dirección que imaginamos. ¿Sabía, por ejemplo, que dedicarle diez minutos diarios a cepillarnos bien los dientes reduce nuestras posibilidades de sufrir un ictus o alzhéimer? ¿O que la lectura nos cambia incluso la forma física del cerebro?

Y en estas fechas de intensas reuniones familiares y votos de concordia, no podemos subestimar el poder del perdón (a nosotros mismos y a los demás). Klara Gabriela Gallo y Clara Molinero, psicólogas de la Universidad Francisco de Vitoria, nos desvelaban que se trata de una actitud profundamente terapéutica: “cuando perdonamos, nuestro cuerpo responde, la presión arterial desciende, la frecuencia cardíaca se estabiliza y los niveles de estrés se reducen. Dormimos mejor, respiramos con más calma y nuestro sistema inmune se fortalece”. Otro buen hábito para apuntar en la lista de propósitos del año nuevo.

The Conversation

ref. Salud 2025: somos lo que nos cuidamos – https://theconversation.com/salud-2025-somos-lo-que-nos-cuidamos-272506

Política y Sociedad 2025: el año en el que el carisma del mal puso al mundo en alerta

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lola Delgado, Editora de Política y Sociedad, The Conversation

¿Y si les dijera que el artículo más leído de nuestra sección de Política y Sociedad de 2025 se titula El carisma del mal: cómo los rasgos psicopáticos se han normalizado en la cultura del éxito? Pues resulta que no se trata de una hipótesis. Es real. Así que vayan pensando ya en eso, en qué me dirían, porque me encantaría saber lo que piensan.

Les contaré lo que pienso yo: creo que quizá hay demasiado narcisista megalómano a nuestro alrededor y que tal vez tenemos la necesidad de saber qué hay detrás de ellos para tratar de entender lo que les lleva a comportarse como lo hacen. Pero acepto interpretaciones diferentes.

Sí, ellos son la causa de los grandes males de la sociedad, esos que han llevado este año a muchos hombres y mujeres de este planeta a vivir con miedo.

Tengo la maravillosa tarea de editar artículos de dos secciones que cada mañana me colocan en el mundo, me hacen ser más consciente de cómo es, de las penalidades que millones de personas viven para sacar cabeza, solo para poder respirar, para dar una bocanada de aire y volver a meterse en el horror de una guerra, por ejemplo; en el pavor a ser deportado al país que no te dio nada más que desesperanza; en el esfuerzo de trabajar día a día lejos de tu casa o en el miedo que dan la soledad no deseada o el intento de suicidio de un hijo.

Me dirán que vaya manera tan negativa de recordar el año, ¿verdad? Y tienen toda la razón.

¿Un resumen catastroflista?

Los resúmenes del año hechos por periodistas tienden a ser catastrofistas en muchas ocasiones, pero no son más que el reflejo de lo que vivimos. Qué hacer o qué contarles si el año comenzó con la firma de decretos, uno detrás de otro, por parte del flamante presidente de Estados Unidos, Donald Trump, mediante los cuales desafiaba al planeta.

Sí, Trump ha sido el gran protagonista este año, mucho más que el papa León XIV, –Robert Francis Prevost– que, recuerden, fue elegido por un cónclave rodeado de marketing tras la muerte del papa Francisco en el pasado mes de abril.

Para ese mes Donald Trump estaba ya en plena locura arancelaria, expandiendo la política de deportaciones y de estrictas medidas migratorias, desmantelando programas de diversidad, equidad e inclusión o con la puesta en marcha de sus medidas para la reducción masiva de empleados federales, congelando fondos para investigación o supervisando las protestas en los campus universitarios para detener a estudiantes que él consideraba peligrosos.

Lo de Venezuela llegó más tarde, con el “bloqueo total” de petroleros que entran o salen del país sudamericano como parte de su campaña para presionar al régimen de Nicolás Maduro y cortar sus ingresos principales.

Pero los grandes dramas del año han seguido siendo las guerras y las muertes en esas guerras. “Grande es la culpa de una guerra innecesaria”, dijo John Adams, padre de la Constitución de Estados Unidos y segundo presidente del país. Cualquiera de ellas lo es. Lo es la que enfrenta a Rusia y a Ucrania y lo ha sido también la de Israel y Palestina.

Desde el inicio de la tregua el pasado 10 de octubre hasta escribir estas líneas han muerto ya más de 400 palestinos. Un número más que añadir a los más de 70 000 que habían fallecido hasta entonces desde 2023. La cifra varía, según quién la ofrezca. Pero qué más da, las muertes son miles, todas ellas innecesarias.

Si la cifra varía es porque, efectivamente, todos estamos siendo víctimas de la desinformación en los últimos tiempos y siempre hay quien intenta que unas cifras sean otras. El virus de las noticias falsas ha ido penetrando por todos los poros de la sociedad sin hacer distinciones. Verificación, regulación y alfabetización digital son antídotos útiles para democracias consolidadas, pero difíciles de aplicar en países con “tendencias” autocráticas –léase Rusia, China, Venezuela, Hungría, República Democrática del Congo–.

Junto al auge de la desinformación ha ido creciendo en paralelo la ultraderecha, especialmente esa que acoge con los brazos abiertos a los jóvenes, aquellos que también abrazan ideas antifeministas. Parece que la juventud está empezando a mirar la democracia con desconfianza y a pensar que los tiempos pasados fueron mejores.

De esos tiempos se han cumplido en 2025 los 50 años. Medio siglo desde que el dictador Francisco Franco murió en el Palacio de El Pardo (Madrid) y esa muerte dio paso a una época de transición hacia la democracia en España. Abordamos la efeméride desde distintos ángulos y con diferentes miradas: su oratoria, las diferentes formas de represión del franquismo, cómo vivían las mujeres… Y miramos la evolución de la sociedad en estos 50 años con una mirada amplia y larga.

Este año fue también el de la muerte del uruguayo Pepe Mujica, el icono internacional de la izquierda.

La familia bien, ¿y usted?

Pero este año dedicamos nuestros artículos a hablar de otras muchas cosas. Por ejemplo de la infancia, de las personas mayores y de familias en todas sus variedades y modelos. Porque abordar los asuntos sociales y los vínculos humanos exige mirar la realidad con matices, evidencias y empatía.

Analizamos desigualdades, cuidados, políticas públicas y cambios demográficos para comprender cómo se transforman derechos, identidades y convivencias. Nuestro objetivo es ofrecer contexto, rigor y debate informado que ayude a los lectores a tomar mirar a su alrededor con una mirada justa.

No podemos despedir 2025 sin guiñar un ojo a dos episodios que, cada uno a su manera, condensan el espíritu del año. El robo del Louvre, tan cinematográfico como inquietante, nos recordó la fragilidad de los símbolos culturales incluso en los templos del prestigio global. Y, casi al mismo tiempo, los enfrentamientos entre Venezuela y Estados Unidos bajo la presión directa de Donald Trump devolvieron a la actualidad una política internacional basada en la fuerza, el bloqueo y la amenaza.

Quizá este repaso nos haya ayudado a todos a entender mejor por qué nuestros lectores han tenido tanto interés en adentrarse en las características de aquellas personas con rasgos psicopáticos que forman parte de la cultura del éxito.

Tal vez leer y analizar y saber sea hoy un acto de resistencia. Frente al ruido, el miedo y la simplificación, apostar por el conocimiento compartido nos permite comprender mejor el mundo sin rendirnos a sus monstruos. Ese es, al fin y al cabo, el sentido último de contar lo que pasa: pensar juntos para no normalizar lo intolerable.

¡Feliz año y espero volverles a encontrar al otro lado en 2026!

The Conversation

ref. Política y Sociedad 2025: el año en el que el carisma del mal puso al mundo en alerta – https://theconversation.com/politica-y-sociedad-2025-el-ano-en-el-que-el-carisma-del-mal-puso-al-mundo-en-alerta-272551

Cultura 2025: dejar atrás la prisa

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Claudia Lorenzo Rubiera, Editora de Cultura, The Conversation

Roman Samborskyi/Shutterstock

Es una verdad universalmente reconocida que el fin de año y las festividades navideñas necesitan un resumen. Por eso estamos aquí.

Allá por los años 80, cuando el cineasta Martin Scorsese estaba en uno de sus abismos psicológicos, su amigo Robert De Niro fue a verle para convencerle de que le dirigiese en un proyecto que le encantaba. Tanta turra debió darle que incluso en el estado emocional lamentable en el que se encontraba Scorsese le dijo que sí, que la haría. Pero, como hablante minucioso y pulcro del lenguaje audiovisual, le pidió “paciencia”. No porque fuese a tardar mucho en arrancar la filmación, sino porque esta iba a ser precisa y rigurosa; alcanzar la excelencia que se exigía requería repeticiones, tiempo y entereza. La película era Toro salvaje y esta anécdota se cuenta en la estupenda serie documental dirigida por Rebecca Miller Mr. Scorsese.

Paciencia. Tiempo. Las cosas no salen bien porque se hagan rápido. Tal vez no sea necesariamente lentitud lo que buscamos, pero sí una mente calmada. Así, en medio de esta voluntad por huir de las prisas y el ajetreo diario, les invitamos a subirse con nosotros al tren de la filósofa Simone Weil y “suspender el pensamiento”.

Del baile a la mística

La narración comienza con un golpe de cadera y una búsqueda espiritual. Dos nombres han ocupado los titulares musicales del año, en un momento en el que es raro que hablemos de alguien durante más de día y medio.

En enero, Bad Bunny lanzó DeBÍ TiRAR MáS FOToS, un álbum en el que recuperaba los ritmos de su tierra, Puerto Rico. Al rescatar melodías tradicionales consiguió seducir a una parte de la población que había ignorado hasta entonces sus canciones. No ha sido un pionero –desde Rozalén hasta La M.O.D.A., desde Nathy Peluso a Rodrigo Cuevas, los artistas han rebuscado en el pasado para encontrar inspiración– pero ha arrasado en escuchas, conciertos e influencia. De hecho, es el encargado del espectáculo del intermedio de la Super Bowl y se convertirá en el primero que haga ese show en español. A mí me queda la satisfacción de constatar que sí, que gracias a estas recuperaciones la salsa ha vuelto… y el baile también.

La de Rosalía ha sido la fiebre del otoño, un fenómeno que nos ha servido para analizar (y conocer) términos como el bricolaje lingüístico o el christiancore. Y si llevamos semanas repitiendo mentalmente la letra de “La perla”, es un consuelo saber que hay una explicación neurocientífica a esta manía de nuestro cerebro de agarrarse a una canción y no soltarla.

Cerramos este relato de puro disfrute con la combinación de cuerpo y alma, misticismo y baile, y la voluntad de dejarse llevar por el ritmo. O, lo que es lo mismo, nos acercamos al fenómeno cinematográfico español del año –Sirat– y a las múltiples dimensiones de la cultura rave.

Todo el cine y el mundo

No será la letra de “Bad Romance”, pero lo que sí suelta el cerebro, y en ocasiones con más rapidez de la que nos gustaría, son nuestros recuerdos sobre las series de televisión. Acostumbrados a darnos verdaderos atracones audiovisuales, igual que vemos, olvidamos. Afortunadamente, el cerebro es plástico y si estamos presentes y dejamos de consumir contenido audiovisual como quien se empacha de polvorones, conseguiremos que las tramas y los personajes se asienten en la cabeza.

Merece la pena hacerlo, porque el poder de las historias es infinito. Aunque leamos eternos reportajes sobre datos y hechos, ponerle cara a un relato hace que inevitablemente nos impliquemos con él. Es reseñable que el cine, por ejemplo, ponga el foco en los menos desfavorecidos, los habitantes de la Franja de Gaza, y nos cuente directamente sus vidas y sus muertes.

Y mientras intentamos entender cómo es posible que los palestinos resistan, ante la mirada del mundo entero, en esas condiciones, la historia nos enseña que no siempre fue así. Si en el pasado hubo paz, podría haberla en el futuro… un futuro en el que, como dice Omar El Akkad con cierta ironía, todos habremos estado siempre en contra del genocidio.

El revuelto de la historia

Quien tiene siempre prisa por hacer y por contarlo es Donald Trump. El presidente de Estados Unidos parece desear que la posteridad se acuerde de él con tanta admiración como la que él despliega ante ese idílico pasado de la Humanidad que fue mejor, más boyante, más exitoso, más… imperial.

Han sido muchos los historiadores que han analizado su insistencia en hacerse eco de lo que sucedía en la antigua Roma de forma errónea, y aquí hemos desmontado algunos de los empeños de Trump, y de la ultraderecha, por apropiarse de un periodo histórico que, aunque muy avanzado, tenía sus aristas.

Lo interesante es que la antigua Roma nunca se acaba. Los romanos nos demuestran que tener una relación cercana con las mascotas, protestar contra los turistas o prevenir incendios no es algo que hayamos puesto de moda en este siglo. Ni en el pasado.

Las grandes autoras

2025, como indica mi inicio de artículo, ha sido el año Austen. Se cumplían 250 años del nacimiento de la autora inglesa y, aunque en español no hemos superado ni la intensidad de los fastos británicos ni la amplia cobertura de nuestros compañeros de The Conversation Reino Unido, sí que hemos reunido a un amplio grupo de investigadoras que desglosaron matices de sus novelas para invitar a los lectores a zambullirse en sus historias.

En España también ha sido el centenario de dos grandes de la literatura: Ana María Matute y Carmen Martín Gaite. Las hemos homenajeado como se merecen aunque siempre me queda la espinita de descubrir que son las investigadoras –mujeres– las que siguen explicándonos a las escritoras –mujeres–, como si solo las leyésemos nosotras.

Por cierto, despedimos también al último Premio Nobel de Literatura en español: Mario Vargas Llosa. Tal vez sea hora de que los suecos añadan otro (u otra) a la lista.

La urgencia tecnológica

Se acaba de estrenar –con gran alegría para la taquilla cinematográfica– la tercera entrega de Avatar, probablemente una de las pocas películas que aprovechó a su favor aquel fenómeno acelerado y capitalista que fue el cine en 3D (igual que llegó, se desinfló). Esta burbuja recuerda que, aunque la tecnología siempre ha ayudado al avance de la cultura (desde la imprenta hasta el cine sonoro o el tocadiscos), ella por sí sola nunca ha logrado dar grandes saltos humanistas. Está ahí para arrimar el hombro pero no para sustituir.

Por eso está bien no entrar en pánico cuando aparecen nuevas herramientas como la inteligencia artificial (que creativamente todavía está en pañales) y utilizar el arte y el pensamiento para plantearnos, una vez que las tenemos, qué queremos hacer con ellas.

Ha habido otros nombres que han pasado por la sección de Cultura este año: Robert Redford, Francis Scott Fitzgerald, Diane Keaton, Cervantes… Pero como no queremos acelerar al final y aturullar al personal, simplemente recuerdo que en 2025 lanzamos el Suplemento cultural, un boletín quincenal en el que recopilamos muchos de los artículos e investigaciones a los que hago referencia para que los que se suscriban puedan leer, de forma calmada, los mejores textos de la sección.

Ya lo decía Scorsese: “paciencia”. A ver si ejercitándola más abrimos huecos en el tiempo y encontramos un espacio en silencio para pensar.

The Conversation

ref. Cultura 2025: dejar atrás la prisa – https://theconversation.com/cultura-2025-dejar-atras-la-prisa-272451

Bienestar digital 2025: los móviles son calabozos de aire

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elena Sanz, Directora editorial, The Conversation

Rawpixel.com/Shutterstock

En su Historia de cronopios y famas, el escritor argentino Julio Cortázar tiene un relato que perfectamente podría haber dedicado al teléfono móvil si hubiese nacido en el siglo XXI. Se titula “Preámbulo a las instrucciones para dar cuerda a un reloj”. Y dice así:

“Piensa en esto: cuando te regalan un reloj te regalan un pequeño infierno florido, una cadena de rosas, un calabozo de aire. No te dan solamente el reloj, que los cumplas muy felices y esperamos que te dure […]. Te regalan –no lo saben, lo terrible es que no lo saben–, te regalan un nuevo pedazo frágil y precario de ti mismo, algo que es tuyo pero no es tu cuerpo, que hay que atar a tu cuerpo […] Te regalan el miedo de perderlo, de que te lo roben, de que se te caiga al suelo y se rompa. Te regalan su marca, y la seguridad de que es una marca mejor que las otras, te regalan la tendencia a comparar tu reloj con los demás relojes. No te regalan un reloj, tú eres el regalado, a ti te ofrecen para el cumpleaños del reloj.”

Con los teléfonos móviles, podríamos tener esa misma sensación de ser nosotros “los regalados”. Y el obsequio puede ser, en efecto, un “calabozo de aire”, parafraseando a Cortázar. Un calabozo donde involuntariamente perdemos la noción del tiempo, donde los algoritmos tienden a amplificar mensajes polarizados y desinformativos, donde uno de cada diez adolescentes sufre ciberacoso y los jóvenes son perpetradores y víctimas de nuevas formas de violencia,

Además, lejos de acabar con los estereotipos, las redes sociales acentúan algunas desigualdades. Por ejemplo, como nos explicaba Milagros Sáinz, de la Universitat Oberta de Catalunya (UOC), en las redes “la excesiva importancia de la imagen corporal, y la cosificación y sexualización del cuerpo de las mujeres que implica, hace a las chicas especialmente vulnerables a determinados problemas de salud mental”.

Estos son los temas en los que profundizan algunos de los artículos que hemos publicado en torno a una temática que preocupaba a la sociedad: el bienestar digital de los menores. A través de más de sesenta textos hemos funcionado como agregadores de conocimiento multidisciplinar sobre bienestar digital aportado por sociólogos, educadores, psicólogos, pediatras, legisladores, expertos en ciberseguridad, psiquiatras, lingüistas…

Con algunos de ellos mantuvimos, además, una decena de conversaciones en persona en las que fuimos testigos de la creación de nuevas conexiones entre investigadores e iniciativas sociales que comparten (compartimos) el interés por el bienestar digital. Y esas redes de conexiones incluyeron a los propios jóvenes, parte esencial de los eventos, que agradecían encarecidamente que su voz se escuchara en este tipo de foros y soñaban con que se convirtiera en algo habitual.

Lo que los menores tienen que decir

Sin menospreciar todo lo que hemos aprendido de los debates con expertos, queremos subrayar cuánto nos ha sumado escuchar a los chavales. En uno de los últimos eventos celebrados, cuando le preguntamos a un grupo de jóvenes qué mensaje le mandarían “a su yo del pasado”, una de ellas respondía:

“Mejor se lo mandaría a mis padres, y a los padres de mis amigos (risas). Les insistiría en que un móvil es una bomba de dopamina y de estímulos que no se debe poner en manos de un niño, porque es incapaz de dosificarse. Y le diría: ¿por qué no te esperas unos añitos más?”.

Mientras sus compañeras y compañeros asentían, ella continuaba:

“Hace poco subí con amigos al Albaicín, en Granada, a contemplar una puesta de sol maravillosa. Y nos encontramos con un niño va en un cochecito de bebé mirando absorto una pantalla… ¡con lo bien que le vendría neurológicamente admirar ese atardecer! Es desolador que adultos tomen esa decisión por ellos y les priven de experiencias reales”.

Finalmente, añadía que en su generación, en su entorno y en las propias redes, empiezan a aparecer voces que reclaman tiempo sin pantallas, que ponen en valor la desconexión y cuestionan cada vez más lo que les aportan las pantallas en comparación con lo que les resta, lo que desplaza. Que hablan de reconectar con los otros, del contacto en persona y el contacto con la naturaleza. Hay esperanza…

Entender primero, usar después

Tras un año con los oídos bien abiertos, resuenan en mi cabeza demandas de los jóvenes que están muy lejos del “Todo va bien” o “Dejadnos tranquilos, que sabemos lo que hacemos” que podríamos pronosticar. “Por favor, explicadnos cómo funciona Internet –y eso de la economía del dato, la seguridad y la privacidad– antes de poner un móvil en nuestras manos (y ponedlo más tarde que pronto)”, reclamaba un chaval de 14 años. “Envidio a mis padres, que fueron adolescentes en un mundo sin móviles”, reconocía un grupo de alumnos de 4º de la ESO. Notando su desesperación, en una ocasión les pregunté: “Imaginad que aquí hay un botón y si lo pulso ninguno de vuestros compañeros y amigos usa redes sociales, vosotros mismos no podéis usarlas, todas vuestras cuentas de redes sociales desaparecen, ¿lo pulso?” Un 90 % respondió con un rotundo sí.

“Yo desconecto del móvil en la cena, pero mis padres no: es difícil hablar con ellos, supongo que porque por el móvil les llegan mensajes del trabajo a todas horas”, lamentaba una chica, respaldada por los “Yo igual”, “Y yo”, “En mi casa también” de sus compañeros. Las expertas y los expertos, por su parte, aunque no habían escuchado estos comentarios, coincidían en que si hubiese que cambiar un solo hábito en el mundo ese sería “cenar cada día juntos, en familia, sin pantallas”.

Es más, ni siquiera deberías dejar el móvil sobre la mesa porque, como nos insistía Estrella Montolío, de la Universidad de Barcelona, “la simple presencia de un móvil, aunque esté en modo silencio, divide la atención de los participantes entre las personas reales presentes y la gente virtual”. Ese móvil silencioso “inhibe la posibilidad de iniciar y compartir conversaciones de interés, dado que los participantes sospechan de manera inconsciente que el dispositivo puede reclamar la atención de su propietario en cualquier momento desde un universo virtual paralelo, por lo que deciden ‘surfear’ los temas de conversación en lugar de profundizar en ellos”.

Conocer para tener el control

Para que cuando nos regalen un móvil no seamos nosotros los regalados, la mejor vacuna es el conocimiento. Entender la economía del dato, entender el algoritmo, analizar de forma crítica nuestras renuncias a la privacidad, etc. nos permitirá tomar el control y decidir de manera consciente cómo, dónde, cuánto y con qué contenido usamos la tecnología (y dejamos a los menores a nuestro cargo que lo hagan).

“Queremos educar ciudadanos y ciudadanas capaces de usar la tecnología de una manera competente, adecuada y responsable en su vida diaria”, declaraba Victoria Marín Juarros, de la Universitat de Lleida, aportando ideas para desarrollar una mirada crítica hacia la tecnología desde las aulas. Desde las aulas y, por supuesto, desde casa.

The Conversation

ref. Bienestar digital 2025: los móviles son calabozos de aire – https://theconversation.com/bienestar-digital-2025-los-moviles-son-calabozos-de-aire-272580

Medio ambiente 2025: de fuego y agua

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lucía Caballero, Coordinadora internacional / Editora de Medio Ambiente y Energía, The Conversation

Roman Samborskyi/Shutterstock

2025 será sin duda memorable por distintos motivos, dependiendo de a quién preguntemos. Lamentablemente, muchos en España lo recordarán porque el pasado verano tuvieron que luchar contra el fuego para proteger sus pueblos. El año que despedimos se ha convertido en el peor en incendios forestales de las últimas tres décadas. Las llamas han calcinado cerca de 400 000 hectáreas, concentradas en el mes de agosto y con particular incidencia en Galicia, Castilla y León y Extremadura.

Además de graves perjuicios ecológicos y económicos, el fuego dejó un balance de cuatro muertos y numerosos municipios afectados, cuyos vecinos se vieron obligados a sofocar las llamas por falta de medios de extinción.

Son varias las causas que explican la intensidad de los incendios de este año. Por un lado, las naturales: las abundantes precipitaciones primaverales, el calor y la sequía de los meses estivales. Por otro, las estructurales: el abandono del campo, la falta de gestión forestal y de aprovechamiento de los montes. Y por último, los pirómanos, que en muchos casos aportan la chispa que desencadena la catástrofe.

Una vez extinguidas las llamas, y con las condiciones adecuadas, la naturaleza es capaz de regenerarse, aunque regresar a un ecosistema maduro necesita décadas y, en algunos casos, la intervención humana. Y mientras la vegetación reconquista el paisaje dominado por las cenizas, es hora de hacer balance y actuar.

Las acciones necesarias para evitar que se produzca una situación similar en el futuro pasan por invertir más en prevención y gestión del paisaje y del fuego, y por revitalizar el mundo rural, impulsando la ganadería de pastoreo. Todo ello sumado a las medidas dirigidas a mitigar el cambio climático, que agrava las olas de calor y las sequías y al que, paradójicamente, contribuyen a su vez los incendios al liberar enormes cantidades de dióxido de carbono a la atmósfera.

El cambio climático y los océanos

El calentamiento global es el responsable del incremento en fenómenos extremos, también denominados “latigazos hidroclimáticos”, como los incendios de este año, más virulentos en todo el mundo, pero también de grandes tormentas como la dana que afectó al este de la península ibérica a finales de 2024. El detonante es una atmósfera anormalmente cálida que acumula gran humedad, dejando, sin embargo, ecosistemas y paisajes sumamente secos.

El agua constituye uno de los componentes principales del sistema climático. De ahí que los cambios en los patrones de precipitación, en la acumulación de hielo y en las corrientes oceánicas actúen como un altavoz del cambio climático y sus efectos.

Groenlandia, la Antártida y el Ártico están experimentando episodios acelerados de fusión que suponen una pérdida de hielo que ya no se compensa por las nevadas y la congelación en los meses más fríos. Algo similar ocurre en las montañas de todo el planeta, donde se está reduciendo el manto de nieve y los glaciares desaparecen poco a poco.

Todo ello repercute al mismo tiempo a escala global, en los equilibrios climáticos de la Tierra y en el aumento del nivel del mar, que en países costeros amenaza puertos, viviendas, playas, humedales y acuíferos, y puede agravar los impactos de tsunamis y tormentas.

Las olas de calor ocurren también en el océano, y cada vez con más frecuencia debido al cambio climático. Estos fenómenos, que se dan en todo el mundo, desde Australia hasta España, provocan una gran mortandad de organismos marinos, altera sus patrones migratorios y reproductivos y puede contribuir a la colonización de ecosistemas por especies invasoras.

Asimismo, se está produciendo un aumento en la frecuencia e intensidad de un oleaje que erosiona la costa, sobre todo durante los temporales, provocando el retroceso de las playas y los acantilados.

Pese a todos estos efectos, y las consecuencias sociales y económicas del cambio climático, como la acentuación de la pobreza energética, la cumbre del clima de Naciones Unidas de este año (la COP30) no ha supuesto un gran cambio en cuanto a las acciones de los países para reducir sus emisiones y mitigar el calentamiento global. No obstante, algunos han tomado la iniciativa de comenzar una hoja de ruta para abandonar los combustibles fósiles.

Exceso y escasez de agua

En octubre se cumplió un año de la dana que afectó sobre todo a la Comunidad Valenciana, y analizamos las lecciones aprendidas y tareas pendientes para evitar una catástrofe similar en el futuro. Y también hablamos de su impacto en la salud mental de la sociedad española, pues los desastres naturales ligados al cambio climático pueden generar ecoansiedad, es decir, un estado de miedo crónico a la ocurrencia de desastres naturales.

El agua en exceso, como en una crecida, puede convertirse en un problema, pero también su escasez. Las regiones mediterráneas se enfrentan a un futuro más seco debido al calentamiento global. En otras palabras, tendremos que vivir con menos agua. El aumento de temperaturas provocará, además, que se pierda más agua en los embalses: cada año se evapora cerca del 10 % del volumen almacenado.

Es necesario, por tanto, gestionar este recurso escaso de forma óptima, por ejemplo, reduciendo el gasto hídrico. Una de los grandes involucrados en este sentido es el sistema alimentario, que supone alrededor del 70 % del consumo de agua dulce. Disminuir el desperdicio alimentario, aumentar la ingesta de productos marinos y controlar el riego (las malas prácticas generan desertificación) ayudaría bastante. Además, debemos potenciar nuevas fuentes, como la regeneración de aguas residuales y la desalación.

El persistente problema de los plásticos

En 2025 hemos seguido hablando de la contaminación por plásticos porque, de momento, sigue causando estragos sin que se estén aplicando soluciones totalmente eficaces. Cuando se acumulan en vertederos, las aves se encargan de transportarlos hasta los humedales donde descansan, donde tanto estos residuos como los aditivos que contienen generan contaminación química y causan perjuicios a los seres vivos y los ecosistemas.

La buena noticia, además de aumentar las tasas de reciclaje, es que se siguen buscando estrategias para acabar con el problema. Por ejemplo, convertir los plásticos no reciclables de los residuos electrónicos en productos valiosos, desarrollar polímeros alternativos biodegradables y convertir los microplásticos nada menos que en grafeno.

En el océano, estos residuos, que también pueden provenir de redes de pesca, han llegado incluso a la Antártida, donde son colonizados por comunidades microbianas que forman lo que se conoce como “plastisfera”. Estos hábitats artificiales contribuyen a la dispersion de patógenos, como Escherichia coli, y de bacterias portadoras de genes de resistencia a antibióticos.

Siguen preocupando también otras formas de contaminación química, como aquella presente en la ropa que utilizamos y la provocada por los fármacos vertidos al medio ambiente, como los antibióticos, que llegan a las aguas subterráneas y a nuestros grifos. Afortunadamente, también se están buscando soluciones, como el uso de bacterias capaces de eliminar estos productos de las aguas residuales.

Especies que desaparecen silenciosamente

Los plásticos, junto con el cambio climático, la pesca y el tráfico marítimo, suponen una amenaza para los grandes animales marinos, como tortugas, delfines, ballenas y focas. Si bien se ha planteado el objetivo de proteger el 30 % de los océanos, esta meta no es suficiente cuando consideramos el movimiento de estos animales, puesto que no cubriría muchas zonas críticas para su supervivencia.

También hay que considerar el impacto en las especies marinas a la hora de instalar energías renovables. La eólica genera ruidos, vibraciones, puede dar lugar a colisiones y puede alterar o destruir los hábitats. A menudo, zonas de alto potencial energético (con mucho viento y oleaje) coinciden con áreas de alto valor ecológico.

Animales como el salmón atlántico y las anguilas se encuentran gravemente amenazadas por la acción del hombre. Muchas especies desaparecen sin que nos demos cuenta, incluso (o especialmente), algunas comunes como el gorrión o la golondrina porque suelen recibir más recursos y atención otras emblemáticas como los osos y los lobos.

Pero no todo son malas noticias. O al menos estas no tienen por qué persistir. En medio ambiente abunda la información sobre los problemas ambientales, porque debemos ser conscientes de su existencia, aunque también de la posibilidad de encontrar remedios para, si no eliminarlos, sí mitigarlos. Quedémonos con esa idea para despedir 2025 y dar la bienvenida a un 2026 que no estará exento de retos, pero esperemos que tampoco de soluciones.

The Conversation

ref. Medio ambiente 2025: de fuego y agua – https://theconversation.com/medio-ambiente-2025-de-fuego-y-agua-272571

Educación 2025: de las necesidades a las soluciones

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Eva Catalán, Editora de Educación, The Conversation

¿Sabía que entre un 7 y un 10 % de los escolares en una clase cualquiera puede tener un trastorno de desarrollo de lenguaje que no tiene nada que ver con la dislexia? ¿Que lo que nos hace engancharnos a un videojuego no es lo mismo que lo que nos hace engancharnos a una sustancia, como el alcohol? ¿Que las personas con TDAH o altas capacidades pueden llegar a concentrarse tanto en algo que les impide controlar su atención? ¿O que el TDAH y el TOC pueden ocurrir a la vez?

¿Y si le digo que para aprender la pronunciación de un idioma es mejor no ver cómo se escriben las palabras? ¿Que existe el pensamiento computacional “desenchufado”? ¿Que durante la adolescencia las chicas lo pasan peor que los chicos? ¿O que la confianza es fundamental para ser bueno en matemáticas?

¿Ha oído hablar de la “vigilancia de la masculinidad”? ¿Sabe que puede llegar a influir en nuestros gustos literarios? ¿Le sorprende saber que la ratio docente/alumno es menos importante que el tamaño de los grupos, sobre todo cuando aprendemos a hablar? ¿O que crecer sin normas ni dificultades puede llegar a ser igual de malo que hacerlo bajo la disciplina férrea?

La lista sigue y sigue: intentar resumir en un artículo todo lo que nos han enseñado los más de 400 autores y autoras que han publicado este año es todo un desafío. Allá vamos.

‘Neurodiversidad’ no es una palabra mágica

No hay dos cerebros iguales, pero algunos son más distintos que otros. La palabra “neurodiversidad” nació con la intención de dar poder y autonomía a aquellos cuya diferencia, sin ser mejor ni peor, ni menos ni más normal que la del resto, hace más difícil el aprendizaje o la socialización en clase. Desde la psicología clínica nos recuerdan: los diagnósticos específicos son necesarios para poder atender a cada perfil como merece. En otras palabras: considerarse “neurodiverso” no basta para entender bien qué sucede en ese cerebro y cómo se le puede enseñar mejor.

Que todos los niños tengan derecho a una educación pública de calidad y sin sentirse marginados o señalados es el objetivo. No se está cumpliendo. Faltan recursos, formación, y en ocasiones, pensar que para incluir es suficiente con que estén en el mismo aula les hace sentirse peor, más incomprendidos y más frustrados.

La neuroeducación y las emociones

La neuroeducación, que se ocupa de la neurociencia aplicada al aprendizaje y el bienestar en la infancia y la adolescencia, abre caminos muy prometedores para mejoras estructurales. En este área, cuanto más sabemos, cuánto más se descubre y avanza, más conscientes somos de lo mucho que podemos mejorar.

Por ejemplo: un experto en salud y bienestar escolar como Daniel Gabaldón, de la Universitat de València, escribe un excelente artículo sobre por qué retrasar la hora de entrada en el instituto puede ser una gran idea. Ya nos ha abierto un camino: ahora buscamos a los investigadores que nos puedan explicar cómo sería posible aplicar este cambio de horario y conciliarlo con la jornada laboral de docentes y administrativos. También merece la pena pararse a pensar si el calendario escolar es el ideal para afianzar conocimientos: entender por qué surge el olvido académico y cómo se pueden limitar sus efectos.

Otros temas que sobre los que hemos publicado en este ámbito abarcan desde cómo hacer el aprendizaje musical más creativo hasta la importancia de entender la frustración como algo necesario para aprender, pasando por explicaciones sobre el papel de la sorpresa en la motivación para aprender o el papel que pueden tener los juegos en el desarrollo temprano del control inhibitorio, ese que nos permite elegir de manera deliberada en qué centrar nuestra atención.

¿Ser el tipo de padres que nos gustaría?

La neuroeducación y la psicología moderna nos abren grandes líneas de investigación en el ámbito de la crianza y la convivencia en casa. Por ejemplo, nos ayuda a entender cómo desarrollamos el apego; el papel que la autorregulación emocional tiene en nuestra capacidad de madurar como personas; de qué manera las dificultades nos ayudan a sentirnos capaces y autónomos; y cómo, cuando protegemos en exceso, podemos estar haciendo una faena a nuestros hijos. Los expertos nos animan: aunque no todo está en nuestra mano, sí podemos romper esquemas heredados y educar a los hijos de una manera más acorde con nuestros ideales.

En particular, para esa etapa de la vida tan fascinante que se llama adolescencia, cada vez tenemos más instrumentos y más datos que nos ayudan a acompañar mejor.

Docentes felices, docentes competentes

En la sección de Educación tenemos un compromiso especial con los docentes, de todas las etapas y de todas las materias. Queremos ser útiles a aquellos que en primer línea dedican su energía y entusiasmo a formar a las nueva generaciones.

Gracias a los avances que nos han contado investigadores e investigadoras en todos los ámbitos imaginables, hemos publicado indagado en las nuevas metodologías para enseñar matemáticas y a leer, así como para impartir ortografía o historia.

Desde temas que afectan a todo el sistema educativo, como la necesidad de mejorar la orientación académica o las nuevas necesidades de la enseñanza universitaria, a temas muy concretos como trucos para aplicar el pensamiento crítico, introducir tablas de ejercicios breves para mejorar el estado físico (y mental) de los estudiantes o entender el papel fundamental del movimiento en los primeros años de vida.

Somos conscientes sobre todo de las exigencias crecientes de esta profesión y de lo importante que es el bienestar mental y psicológico de los docentes, por eso hemos publicado artículos sobre cómo crear redes de apoyo, cómo mejorar su desempeño diario o cómo liberarlos de tareas administrativas que se comen el día a día y terminan quemando.

Lo cierto es que la realidad de escuelas e institutos apunta a necesidades nuevas como el manejo de las emociones, la educación sexual, los procesos metacognitivos o la importancia de relacionar unas asignaturas con otras. Y, muy especialmente, esa alfabetización no solo digital, sino mediática e informacional que ayudará a los futuros ciudadanos de este mundo tan tecnologizado e hiperconectado a mantener su criterio y su salud mental, y a liberarse lo más posible de los algoritmos y mandatos externos que condicionan nuestras vidas. Esto hay que enseñarlo en casa y en la escuela.

En nuestra campaña de Bienestar Digital y Menores hemos trabajado intensamente con expertos desde los campos de la psiquiatría, la pediatría, la psicología, la educación, la tecnología y el derecho no solo para publicar artículos, sino para abrir espacios físicos de diálogo y conocimiento compartido, donde los jóvenes han escuchado a los expertos, pero también, y sobre todo, los expertos han podido escuchar a los jóvenes.

Hola, IA: no me sustituyas, ayúdame

Preguntar a ChatGPT el resumen de la lectura obligatoria de lengua, pedirle que nos reescriba un trabajo de fin de grado, incluso consultarle problemas personales con los amigos y compartir sentimientos y preocupaciones con una máquina. Forma parte del día a día de cualquier estudiante. Las nuevas generaciones son siempre más rápidas que sus responsables adultos. Docentes y familias observan cómo esta herramienta tecnológica ha ido avanzando posiciones, y cómo los más jóvenes se acercan a ella con total naturalidad.

Los expertos investigan cómo son estos usos, qué consecuencias están teniendo, si se pueden regular y de qué manera y, sobre todo, cómo, una vez más, la tecnología nos obliga a modificar mensajes y metodologías en las aulas para transmitir una idea básica a escolares y universitarios. Está muy bien si aprendemos a usarla de apoyo, si nos ayuda a aprender más o mejor; pero si sustituye nuestro esfuerzo intelectual las consecuencias pueden ser nefastas. ¿Está llegando el mensaje?

The Conversation

ref. Educación 2025: de las necesidades a las soluciones – https://theconversation.com/educacion-2025-de-las-necesidades-a-las-soluciones-272466

Economía 2025: Trump, apagón, IA, labubu, innovación y emprendimiento, las palabras del año

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Elba Astorga, Editora de Economía, The Conversation

Roman Samborskyi/Shutterstock

La Fundéu acaba de elegir la palabra del año en español: aranceles. Que, casualmente, es también la palabra favorita del presidente estadounidense Donald Trump. ¡Y tanto! De hecho, ha sido él quien la ha puesto en el debate luego de décadas de libre comercio.

Nosotros, para nuestro resumen anual de contenidos económicos de alcance global quizás prefiramos partir, más que de una palabra, de un nombre: el del citado Trump, el 47.º presidente de los Estados Unidos que, durante el primer año de su segundo mandato, ha alterado el orden económico mundial con la imposición de aranceles universales.

Cuando Trump fue reelegido presidente, en noviembre de 2024, ya flotaba en el aire el tema de los aranceles. Se sabía que los utilizaría para atacar a China y México, su vecino del sur y compañero comercial junto a Canadá en el Tratado México-Estados Unidos-Canadá (T-MEC), esperaba más gravámenes, controles e intervencionismo.

El 2 de abril se celebró en los jardines de la Casa Blanca el “Día de la Liberación”: Trump presentó los aranceles a aplicar a “todos los socios desleales” que, en sus palabras, durante décadas causaron el gigantesco déficit comercial estadounidense y “robaron un sinfín de puestos de trabajo americanos”.

Con esta medida, el presidente estadounidense ponía fin a la política de libre comercio que desde finales de la Segunda Guerra Mundial había sido bandera del liderazgo estadounidense.

Un repaso histórico de los efectos del proteccionismo y la imposición de aranceles muestra que su aplicación provoca un incremento en los precios para los consumidores, la destrucción de empleo y la reducción del crecimiento económico global por la caída del comercio internacional.

Apagón ibérico: el evento económico del año en España

El lunes 28 de abril cerca de las 12.30 se produjo un apagón generalizado en el territorio español. Esta caída energética mantuvo en vilo a ciudadanos e instituciones e hizo que nos interesáramos en el diseño del sistema eléctrico del país.

Inician la cadena las empresas generadoras de energía, de allí pasan a las transportistas, que las llevan a través de redes de alta tensión a las distribuidoras, que la transmiten desde las subestaciones eléctricas hasta el punto de consumo, y, finalmente, participan las empresas comercializadoras, que venden y facturan al consumidor final la electricidad comprada en el mercado mayorista.

En este mercado confluye la electricidad generada a partir de distintas fuentes de energía y con distintas tecnologías y costes de producción: nuclear, renovables, combustibles fósiles.

De este evento se aprendió la lección de que mantener el equilibrio en todas las fases del sistema eléctrico es un asunto complejo y delicado, y que la digitalización y tecnologización de la sociedad no para de generar una mayor demanda de energía y obliga a garantizar la seguridad del suministro eléctrico.

Esta necesidad puede vuelve a poner sobre la mesa el uso de la energía nuclear, que es estable y continua. Aunque también, no lo olvidemos, implica riesgos de contaminación de largo plazo.

Sociedad tecnológica: IA, chips y burbujas

A principios de 2025 China ganó a EE. UU. una importante batalla en su particular guerra tecnológica: sin el acceso a los chips de Nvidia, la empresa china DeepSeek fue capaz de desarrollar una IA veloz y potente con menos recursos que sus competidores.

Más allá de la euforia tecnológica, vale recordar que las grandes disrupciones tienen dos grandes fases: instalación y despliegue. La primera, rápida y frenética, suele generar una burbuja (como la de las compañías “puntocom” en los primeros 2000) que acaba estallando. A principios de este año, ya los analistas se preguntaban si la de los microchips sería una posible nueva burbuja tecnológica.

Lo cierto es que el mercado ha mantenido su senda imparable durante todo 2025: las acciones de Nvidia han multiplicado su valor por 13 desde principios de 2023 (y en Wall Street creen que todavía puede seguir subiendo). Este crecimiento ha venido dado por factores como el propio crecimiento de las nuevas tecnologías y los bajos tipos de interés, que hacen que los inversores busquen opciones más rentables que los mercados.

La cuestión es que, tras un crecimiento desmesurado del mercado suele venir una corrección de los precios (que puede ser suave o violenta) cuando un número suficiente de inversores se da cuenta de que muchos activos están sobrevalorados.

De modas, labubus y lujo

Un proceso similar al de los microchips se ha vivido en el sector de la moda, el lujo y las tendencias con los muñecos labubus que, de productos para frikis, se han convertido objeto de deseo para fashionistas. Nacidos como rareza en 2015, en 2025 explotaron como moda. El gran ganador de esta jugada es Wang Ning, dueño de Pop Mart, la empresa creadora de estos muñecos de dientes afilados, que ha visto crecer su patrimonio en 20 mil millones de dólares.

En el sector del lujo, el año comenzó con cierta preocupación: se observaba cierto desgaste luego de las subidas fulgurantes en los últimos años. Por una parte, se habló del debilitamiento de las economías asiáticas, grandes motores del sector. Pero también del efecto TikTok ante la proliferación de vídeos en los que se ponía en entredicho la relación entre calidad y precio en el sector del lujo.

Entra aquí en juego, tanto al hablar de lujo como de muñecos estrafalarios, la importancia del valor intangible, que no se ve pero que sí se siente, y en el que entran en juego cuestiones como la marca, su historia, su origen, sus valores o su estética. Este valor puede hacer que un producto sea deseado aunque sus atributos tangibles (estética o calidad, por ejemplo) no sean extraordinarios.

Nobel 2025: desarrollo económico y creatividad

El 13 de octubre, el Banco de Suecia anunció la concesión del premio Nobel de Economía a Joel Mokyr y a Philippe Aghion y Peter Howitt por explicar el crecimiento económico impulsado por la innovación.

Por una parte, Mokyr es un profesor de historia económica que durante años ha estudiado las circunstancias que hicieron posible la Revolución Industrial: qué ocurrió, por qué en Inglaterra y por qué en ese momento. Él sostiene que el verdadero motor del desarrollo no fueron las máquinas sino la curiosidad, las ideas y la confianza en el progreso.

Por la otra, Aghion y Howitt han descrito en sus trabajos cómo la innovación abre espacio al progreso. Ambos son discípulos de J. A. Schumpeter (impulsor de la idea de destrucción creativa, en la que no se trata de destruir sino de dejar morir lo que ya no sirve para que surja algo nuevo y mejor). Aghion defiende que las economías que premian la innovación y sus riesgos son las más dinámicas, mientras que Howitt ha mostrado cómo ese apoyo a la innovación se transforma en bienestar a largo plazo.

Este Nobel refuerza la idea de que se debe apoyar e impulsar el emprendimiento.

Para emprender hacen falta creatividad, experiencia y riesgo

El emprendimiento necesita de un equilibrio óptimo (que a veces viene marcado por la edad) entre creatividad (para generar ideas innovadoras), experiencia considerable (para tomar decisiones fudamentadas) y tolerancia al riesgo (para asumir los desafíos de emprender).

También juegan un papel los estereotipos sociales y el género: en la mayoría de las sociedades, el emprendimiento se asocia con la expresión de características tipificadas como masculinas (competitividad, agresividad, riesgo). Esto influye en la predisposición inicial a emprender pero luego, más allá del interés inicial, los hombres tienen una probabilidad significativamente mayor que las mujeres de actuar para crear la empresa.

Las ideas de negocio de los emprendedores suelen necesitar financiación externa. Y un factor esencial para conseguirla es saber vender sus ideas a los potenciales inversores. Las emociones mostradas por los emprendedores al comunicar sus proyectos influyen en la decisión de los inversores.

Cuando se trata de micromecenazgo (crowdfunding) son dos los factores que entran en juego: además de lo que cuenta el emprendedor de su proyecto (y cómo lo cuenta), los microinversores están atentos a las señales de los inversores más experimentados y copian su comportamiento de inversión.

Esperemos que en el nuevo año las noticias en torno a aranceles y guerras comerciales sean más tranquilizadoras de lo que han sido en 2025. Y que campen la creatividad y la innovación como factores de impulso del desarrollo económico de los países.

¡Feliz 2026!

The Conversation

ref. Economía 2025: Trump, apagón, IA, labubu, innovación y emprendimiento, las palabras del año – https://theconversation.com/economia-2025-trump-apagon-ia-labubu-innovacion-y-emprendimiento-las-palabras-del-ano-272508

Ciencia 2025: six seven o el estado de digital de la cuestión

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Laura G. de Rivera, Ciencia + Tecnología, The Conversation

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Si no lo entiende, es normal. Es un título en clave que solo podrían descifrar los adolescentes de la casa, si no fuera porque aquí les traigo el spoiler. “6 7” (six seven) ha sido elegido el vocablo del año 2025 por Dyctionary.com, en encarnizada competencia con “rage bait” –ganadora según Diccionario Cambridge de inglés– y “parasocial” –la seleccionada por Diccionario Oxford–. Las tres nos interesan mucho, pero vayamos por partes.

6 7 es eso que no es nada y, a la vez, tiene el poderío suficiente para servir de respuesta para todo. Sirve como sustituto perfecto a “no sé”, “quizá”, “y a mí qué”, “quién sabe”, “me da igual”, “como quieras”, “paso de todo” o “vaya novedad”, por ejemplo. Pertenece, como escriben los autores de este interesante artículo, a la “jerga brainrot”, es decir, “términos intencionalmente absurdos y sin sentido diseñados para ser remezclados infinitamente y utilizados, incluso, como elemento de burla o incordio hacia adultos o profesores”. Por cierto, eso de “brainrot” significa “cerebro podrido” en inglés, que es como se nos queda la sesera cuando sucumbimos a los algoritmos adictivos de internet: dejamos de pensar, de ser, de saber… y nos convertimos en un pedazo de carne con un dedo que hace scroll.

¿Y qué tiene que ver con el resumen de 2025? 6 7 es la cara que ponemos cuando nos enteramos de que todos esos superpoderes que prometía tener la inteligencia artificial son, en lo que nos toca como ciudadanos de a pie, un jardín lleno de cacas de vaca. Porque, aparte de su papel estrella en la automatización de la industria y la investigación, en su uso doméstico está siendo algo que beneficia sobre todo a las plataformas digitales que usamos –o nos usan–.

Hora de analizar los efectos secundarios

Si 2024 destacó por ser el año en que todos, hasta el jurado de los Nobel, quedamos deslumbrados por la maravillosa promesa que el aprendizaje automático podía suponer para el avance de la humanidad, su hermano pequeño, 2025, es la revancha del sentido crítico.

Hemos sabido cómo, con analizar solo una foto nuestra, existen programas de inteligencia artificial que pueden hacer un retrato robot detallado de cómo somos, hasta de cuánto ganamos. No es que los algoritmos nos lean la mente, es que están diseñados para satisfacer los intereses económicos de las plataformas que hay detrás.

Hay quienes definen la tecnología mediática moderna como “técnicas que nos sumergen en una realidad constantemente retocada, filtrada y cada vez más distante de la experiencia directa”. A esa fabricación de lo real que sustituye lo vivido, Gunter Anders la llamó “fantasmas”“. Un riesgo que encaja con otra de las palabras del año, “parasocial”, entendida como aquello que finge el contacto entre personas, pero no es más que puro aislamiento: exactamente lo que hacen las redes sociales, cuando nos comunicamos con cientos de personas a base de corazoncitos… pero lo hacemos desde la inmensa soledad de nuestra pantalla rectangular. Y eso sin hablar de esos chatbots que se convierten en compañeros y confidentes, haciéndonos olvidar que son solo programas de ordenador.

Otra cosa que debemos recordar es que, al ser pura estadística, la IA se puede equivocar y no es fácil saber quién pagaría por esos errores, sean grandes o pequeños. Todo apunta a que es hora de adaptar las normas para prevenir los riesgos de la inteligencia artificial, de verdad y en la práctica.

Unos y ceros sin emociones

Por otra parte, cuando hablamos con ChatGPT como si fuera una persona y, peor aún, nos responde de la misma manera que lo haría una persona, podemos entrar un bucle pantanoso. Y es que otorgar cualidades humanas a la tecnología no nos ayuda a comprenderla, eso está claro. “El imaginario en torno a una tecnología determina el modo en que el público la entiende y, por lo tanto, guía su uso, su diseño y su impacto social”. Para empezar, la IA que tenemos hoy no siente ni padece: “no es una mente no biológica: es un proceso de optimización estadística”.

Somos nosotros, los usuarios humanos, los que sí tenemos emociones: descubrir cómo las plataformas digitales las explotan para engancharnos está detrás de otra de las palabras estrella de este año. “Rage bait” hace alusión a eso, a cómo hacemos clic, compartimos o comentamos un post o noticia solo porque ha encendido el botón de nuestra ira.

Pepitos Grillo imprescindibles

Los investigadores que firman nuestros artículos nos ayudan a aclarar confusiones. Hemos aprendido, por ejemplo, que Alphafold, el programa de IA para predecir la estructura de las proteínas por el que sus creadores recibieron el Nobel de Química, no es código abierto. No es ciencia abierta, como se nos dio a entender, sino un producto que la empresa privada DeepMind (Google-Alphabet) deja usar a los científicos, sin dejarles conocer sus entrañas ni modificarlo.

Otras voces denuncian que el lado oscuro de la tecnología está dando pie a una nueva especie de trabajadores, los neoesclavos digitales.

Científicos comprometidos

No es cuestión de ponernos sombríos, solo de ser conscientes de la realidad poliédrica. El avance tecnológico está bien, sí, de acuerdo. Pero también debemos exponer su lado no tan amable –o directamente oscuro–, esa otra cara de la moneda. Es necesario para avanzar de forma limpia y ética… y para que los tomadores de decisiones no tengan que sonrojarse a la hora de rendir cuentas a la ciudadanía.

Porque cada innovación debe ir acompañada de la evaluación de sus riesgos y de sus consecuencias no deseadas o no imaginadas. “La ciencia no puede desligarse de la sociedad, pues siempre está impregnada de valores, visiones del mundo y consecuencias prácticas”, tal y como señala otro de nuestros autores. Hoy, más que nunca, necesitamos científicos comprometidos, que hagan estudios independientes y ayuden a los gobernantes a emprender acciones mejor informadas, en beneficio de la gente.

La transición digital contamina

También hemos dado voz a interesantes estudios sobre los efectos secundarios del progreso informático: el impacto medioambiental de la inteligencia artificial. Por ejemplo, las consultas a ChatGPT consumen 1000 MWh cada día en el mundo, hasta el punto de que Microsoft, Alphabet (Google) y Amazon han firmado acuerdos para comprar energía de plantas nucleares, asegurando el flujo de vatios para sus centros de dato. En este contexto, varias investigaciones confían en la fotónica y en la nanotecnología para que la IA sostenible no quede en utopía.

Al mismo tiempo, hemos aprendido que solo una de cada díez baterías de litio (las que usan nuestros smartphones y portátiles) se recicla y que existen científicos devanándose los sesos para encontrar la manera en que el binomio “transición verde” e “impacto medioambiental de los minerales críticos” (como litio o silicio) no nos cree disonancia cognitiva.

Otra vertiente del progreso mal entendido son los tóxicos que llegan a la gente desde muy diversas fuentes, incluso juguetes con plomo, retardantes de llama y ftalatos, ropa con formaldehído y disruptores endocrinos o esos microplásticos persistentes que podrían invadir el perfecto y bello ecosistema que late en una gota del océano. Pero lo interesante no es quejarse, sino buscar soluciones: ya hay tecnologías que permiten descomponer plásticos usando bacterias o crear biomateriales de verdad biodegradables. Solo falta invertir en ellas e implementarlas.

La vida en cúbits

En el resumen de este año tampoco pueden faltar la mención al entrelazamiento entre luz y materia, con esos maravillosos artículos que nos ayudan a entender quién mató al pobre gato de Schrödinger o cómo la física cuántica entra de lleno en nuestras vidas. Este tema ha sido el protagonista del Nobel de Física 2025, otorgado a los experimentos pioneros que allanaron el camino para las computadoras cuánticas.

Forman parte de esos misterios apasionantes que nuestros autores se aventuran a explicarnos, como el origen de la primera superkilonova observada en el cosmos, las claves de la vida halladas en el asteroide Bennu o la materia oscura observada por primera vez. Porque el cielo siempre ha fascinado al ser humano y lo sigue haciendo. Si no que se lo digan a todos los amantes de contemplar eclipses, que el año que se avecina disfrutarán de lo lindo.

Nosotros seguiremos aquí, al pie del cañón, tratando de ofrecerles un fiel rompecabezas de la realidad científica y tecnológica para que puedan formarse una idea lo más completa e informada posible del lugar que quieren ocupar en el mundo.

The Conversation

ref. Ciencia 2025: six seven o el estado de digital de la cuestión – https://theconversation.com/ciencia-2025-six-seven-o-el-estado-de-digital-de-la-cuestion-272619

La gramática de la convivencia en el discurso de Navidad del rey

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Ana Mancera Rueda, Profesora Titular de Lengua Española (Facultad de Filología), Universidad de Sevilla

En El discurso del rey, el monarca inglés Jorge VI tiene que aprender a controlar su voz para ser capaz de dirigirse a la nación en un momento de crisis. La película no solo trata de cómo afrontar un problema de dicción, sino de algo mucho más profundo: cómo el lenguaje y la manera de utilizarlo construyen autoridad, confianza y vínculo con la ciudadanía.

Salvando las distancias históricas y personales, algunos discursos institucionales actuales siguen cumpliendo esa misma función: articular una determinada idea de comunidad política. El mensaje de Navidad del rey Felipe VI es un buen ejemplo de ello.

En los días posteriores al discurso, gran parte de la atención mediática se ha centrado en la puesta en escena: el hecho de que el rey lo pronunciara de pie, el tono sereno del mensaje o su éxito de audiencia. Estos aspectos son relevantes, sin duda. Pero, más allá de cómo se dijo y de cuánta gente lo vio, resulta interesante analizar qué imagen de país se dibuja a través de sus palabras.

Convivencia y confianza

Una primera pista la ofrecen los términos que más se repiten a lo largo del texto. Si dejamos a un lado las preposiciones, conjunciones y artículos más habituales (como de, y, la, etc.), destacan algunas palabras clave que no aparecen por casualidad: nuestra, convivencia, confianza, España, todos o futuro. Se trata, en su mayoría, de sustantivos y adjetivos vinculados a la idea de comunidad y de proyecto compartido, lo que apunta ya a un discurso construido desde el “nosotros” y orientado a fortalecer los lazos colectivos.

Ese “nosotros” se refuerza, además, por la abundancia de posesivos en primera persona del plural. Por ejemplo, el uso de nuestra no es meramente gramatical: acompaña a conceptos clave como convivencia, democracia o capacidad de trabajo. De esta forma contribuye a presentar tales valores como principios comunes, que conciernen al conjunto de la ciudadanía, y cuya preservación es responsabilidad de todos. El propio rey no se sitúa por encima de los ciudadanos, sino dentro de ese “nosotros”, lo que atenúa la distancia institucional y subraya la idea de la convivencia democrática como una responsabilidad compartida.

Precisamente, entre esas palabras recurrentes, convivencia ocupa un lugar central. No aparece sola: a su alrededor se repiten verbos como preservar, fortalecer o construir. De este modo, la convivencia no se muestra como un ideal abstracto, ni como una fórmula retórica, sino como una realidad frágil, que exige cuidado y atención. Algo parecido ocurre con confianza. No se presenta como una promesa grandilocuente, sino como algo delicado, que puede romperse si no se cuida. De ahí la insistencia en el respeto, la escucha y el diálogo: pequeñas prácticas que, sumadas, sostienen la convivencia diaria.

Ese cuidado de la convivencia y de la confianza se apoya también en el uso reiterado de expresiones temporales. Las referencias a la firma del tratado de adhesión a las Comunidades Europeas “hace 40 años”, o al hecho de que “se han cumplido 50 años” del inicio de la Transición no funcionan como evocaciones nostálgicas, sino como marcos desde los que leer el presente. El pasado se dibuja así como una experiencia compartida, como un camino recorrido que ayuda a entender mejor dónde estamos y por qué merece la pena seguir avanzando juntos.

‘Avanzar’ y ‘futuro’

Desde esa perspectiva, el discurso insiste en que ese camino solo puede recorrerse entre todos. Palabras como futuro o avanzar aparecen ligadas a una idea sencilla: lo que viene no se construye en solitario ni a corto plazo, sino como un proyecto compartido. Avanzar, en este marco, no significa imponerse ni ir más rápido que los demás, sino hacerlo juntos, con acuerdos y renuncias, manteniendo el cuidado de la convivencia como horizonte común.

En la película El discurso del rey, el momento clave no es aquel en el que el monarca logra pronunciar su mensaje sin titubeos, sino aquel en el que su voz consigue convertirse en un punto de referencia compartido, justo en un momento de incertidumbre marcado por la Segunda Guerra Mundial. Salvando las distancias, el discurso de Navidad de Felipe VI cumple una función similar: no busca deslumbrar, sino ofrecer un marco común desde el que pensarnos como sociedad.

The Conversation

Ana Mancera Rueda no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La gramática de la convivencia en el discurso de Navidad del rey – https://theconversation.com/la-gramatica-de-la-convivencia-en-el-discurso-de-navidad-del-rey-272621