La société civile sénégalaise face à une crise de légitimité : pourquoi elle doit se réinventer

Source: The Conversation – in French – By Laurent Bonardi, Professeur associé, Directeur du département MBA. Spécialiste en management et en éducation., Groupe Supdeco Dakar

La société civile peut être définie comme l’ensemble des organisations, associations, syndicats, organisations communautaires, mouvements citoyens, organisations non gouvernementales et autres structures qui agissent dans l’espace public en dehors de l’État et des partis politiques. Elle vise à défendre des intérêts collectifs, à promouvoir des causes d’intérêt général et à favoriser la participation citoyenne.

Longtemps présentée comme un pilier de la stabilité démocratique du Sénégal, la société civile sénégalaise voit aujourd’hui ses modes d’action et sa relation avec les citoyens profondément transformés par les mutations sociales, générationnelles et numériques. Dans cet entretien avec The Conversation Africa, le chercheur Laurent Bonardi, auteur du livre Refonder la société civile sénégalaise, revient sur les défis, les fragilités et les mutations de la société civile sénégalaise contemporaine.

Pourquoi estimez-vous que la société civile sénégalaise doit être aujourd’hui refondée?

Dans mon ouvrage Refonder la société civile sénégalaise (éditions NEAS), je défends l’idée que la société civile traverse aujourd’hui une phase de remise en question profonde, liée à l’évolution rapide de la société sénégalaise elle-même. Le Sénégal de 2026 n’est plus celui des décennies précédentes et la démographie, les attentes citoyennes, les modes de mobilisation ainsi que les rapports au pouvoir ont considérablement changé. Pourtant, une partie de la société civile fonctionne encore selon des logiques anciennes, parfois déconnectées des nouvelles réalités sociales.

La nécessité de refondation vient d’abord d’un enjeu de légitimité. Beaucoup de citoyens, notamment les jeunes, ne se reconnaissent plus pleinement dans certaines organisations. Cette situation crée une forme de distance entre les populations et des structures qui devraient pourtant être des espaces de représentation, d’écoute et d’engagement collectif. J’insiste également sur le fait que la société civile souffre d’une fragmentation importante.

Les organisations travaillent souvent de manière dispersée, avec des difficultés à construire des dynamiques collectives durables. Or, les défis contemporains tels que le chômage des jeunes, les inégalités sociales, la gouvernance, l’inclusion territoriale et la participation citoyenne nécessitent des réponses concertées et structurées.




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Enfin, cette refondation est indispensable pour permettre à la société civile de redevenir un véritable moteur de transformation démocratique et sociale. Elle doit être plus inclusive, plus transparente, davantage connectée aux citoyens et capable d’intégrer les nouveaux outils de mobilisation, notamment numériques. La société civile ne peut plus seulement être une force de contestation. Elle doit aussi devenir un espace de proposition, d’innovation et de reconstruction du lien social.

Quelles sont selon vous les principales fragilités de la société civile dans le Sénégal contemporain ?

La première fragilité est celle de la représentativité. Le Sénégal est un pays extrêmement jeune, avec près de 70 % de la population âgée de moins de 35 ans, mais cette réalité démographique n’est pas toujours reflétée dans les structures et les modes de gouvernance de certaines organisations civiles. Beaucoup de jeunes ont le sentiment d’être peu associés aux prises de décision ou insuffisamment écoutés.

Une autre faiblesse importante réside dans le manque de coordination entre les acteurs. La société civile sénégalaise est riche par sa diversité, mais cette diversité se transforme parfois en dispersion. Les logiques de concurrence entre organisations limitent souvent la capacité à construire des actions collectives fortes et durables. Dans mon ouvrage, j’insiste sur la nécessité de développer une vision commune capable de dépasser les intérêts individuels ou institutionnels.

J’évoque également la question de l’adaptation aux nouveaux modes d’engagement citoyen. Les mouvements citoyens et les réseaux sociaux ont profondément modifié les formes de mobilisation. Les jeunes générations privilégient souvent des engagements plus horizontaux, plus spontanés et plus connectés. Or certaines organisations traditionnelles peinent encore à intégrer ces nouveaux codes de communication et de participation.

Enfin, il existe une fragilité liée à la confiance. Dans un contexte marqué par la défiance envers les institutions et les élites, la société civile est elle-même soumise à une exigence croissante de transparence et d’exemplarité. Les citoyens attendent des organisations qu’elles rendent davantage compte de leurs actions, de leur gouvernance et de leur impact réel.

Comment la société civile peut-elle contribuer au renforcement de la démocratie au-delà des périodes électorales ?

La démocratie ne peut pas se limiter aux seules échéances électorales. Elle suppose une participation continue des citoyens à la vie publique, ainsi qu’une capacité collective à débattre, interpeller et proposer. Dans cette perspective, la société civile joue un rôle essentiel.

Elle peut d’abord contribuer à renforcer l’éducation citoyenne. Cela passe par la sensibilisation aux droits et devoirs, la promotion du débat public et le développement d’une culture démocratique fondée sur la participation et la responsabilité. Les mouvements citoyens ont montré, ces dernières années, leur capacité à rapprocher les enjeux politiques des préoccupations concrètes des populations, notamment des jeunes.

Le mouvement citoyen Y’en a Marre en constitue une illustration marquante. À travers ses campagnes de sensibilisation, ses actions de mobilisation et son travail d’éducation citoyenne, il a contribué à renforcer la participation des jeunes au débat public et à promouvoir une culture de vigilance démocratique dépassant largement les seules périodes électorales.

La société civile peut également jouer un rôle de veille démocratique. Elle doit être capable d’interpeller les pouvoirs publics sur les questions de gouvernance, de justice sociale, de transparence ou de respect des droits fondamentaux. Cette fonction de vigilance est indispensable dans toute démocratie vivante.

J’insiste aussi beaucoup sur l’importance des outils numériques. Les réseaux sociaux offrent aujourd’hui des possibilités inédites de mobilisation, de dialogue et de reddition de comptes. Une société civile moderne doit être capable d’utiliser ces plateformes pour créer des espaces d’échange permanents avec les citoyens et renforcer leur implication dans les débats publics.

Enfin, la société civile peut contribuer à construire des ponts entre les institutions et les populations. Dans des contextes de tension ou de défiance, elle peut jouer un rôle de médiation, favoriser le dialogue et contribuer à reconstruire la confiance démocratique.




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Quelles réformes vous paraissent indispensables pour restaurer la confiance entre citoyens, institutions et organisations civiles ?

La première réforme indispensable concerne la gouvernance des organisations de la société civile elles-mêmes. Elles doivent renforcer leurs pratiques de transparence, de reddition de comptes et de participation interne. Les citoyens attendent aujourd’hui davantage d’exemplarité et de clarté sur le fonctionnement des organisations, notamment quant aux financements dont les bailleurs ont parfois un agenda bien différent des priorités et valeurs nationales.

La deuxième priorité est celle de l’inclusion. La société civile doit mieux représenter la diversité du Sénégal contemporain, notamment les jeunes, les femmes, les territoires périphériques et les groupes souvent marginalisés. Une organisation qui ne reflète pas les réalités sociales du pays risque progressivement de perdre sa légitimité.

Je pense également qu’il est essentiel de développer des mécanismes de coopération plus solides entre organisations civiles, mouvements citoyens, collectivités locales et institutions publiques. Les grands défis contemporains nécessitent des approches collectives et transversales. La société civile doit être capable de dépasser les logiques de fragmentation pour construire des alliances durables autour de l’intérêt général.

Enfin, il me paraît fondamental d’investir dans la formation et la modernisation des acteurs de la société civile. Les enjeux actuels exigent des compétences nouvelles telles que la communication numérique, le plaidoyer, la gestion de projets, la gouvernance participative ou encore la maîtrise des outils digitaux. La capacité d’adaptation sera déterminante pour construire une société civile plus crédible, plus efficace et plus proche des citoyens.

The Conversation

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Cuando un algoritmo opaco decide si un preso está listo para reinsertarse

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Miquel Julià-Pijoan, Profesor de Derecho Procesal, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia

Hari Sucahyo/ Shutterstock

El uso de herramientas algorítmicas en el ámbito penitenciario español plantea problemas jurídicos relevantes. Una investigación periodística reveló que las prisiones españolas continúan utilizando un instrumento diseñado a comienzos de la década de 1990 que no ha sido actualizado de manera sustancial desde entonces para decidir cuándo conceder permisos de salida. El dato no es menor: se trata de una herramienta que influye de forma directa en decisiones con impacto inmediato sobre derechos fundamentales de las personas privadas de libertad.

Pero el problema va más allá de la obsolescencia tecnológica. Incluso cuando estos instrumentos han sido revisados o sustituidos por modelos más recientes, persisten déficits estructurales de gran calado jurídico. La opacidad del funcionamiento interno, la falta de explicaciones de los criterios utilizados y la dificultad de someter los resultados a un control jurisdiccional efectivo siguen siendo constantes.

RisCanvi en Catalunya

El caso de RisCanvi, utilizado en el sistema penitenciario catalán, es especialmente ilustrativo.

Se trata de una herramienta técnica de apoyo a la decisión penitenciaria: es un algoritmo. Desde su creación, y hasta 2021, se aplicó en más de 89 000 casos y se ha utilizado para decidir cuándo una persona presa en Catalunya podía obtener un permiso de salida o avanzar en su proceso de reinserción. Todo ello a partir de una pregunta aparentemente sencilla: ¿qué riesgo representa que esta persona salga a la calle?

La cuestión que hoy se plantea no es si evaluar el riesgo de reincidencia es legítimo sino cómo se hace, con qué datos y bajo qué garantías. Porque cuando la respuesta la da un algoritmo, el derecho exige algo más que eficacia: exige legalidad, transparencia y no discriminación.

Un sistema decisivo que casi nadie puede examinar

El funcionamiento interno de RisCanvi es profundamente opaco. Se desconoce cómo se combinan las variables, qué peso tiene cada factor o de qué modo se corrigen posibles sesgos. Esta falta de explicabilidad entra en tensión directa con el principio de transparencia algorítmica que el Tribunal Supremo ha reconocido recientemente para los instrumentos utilizados por la Administración.

No se trata de una carencia meramente técnica. Dado el alcance del sistema, la opacidad dificulta seriamente el control de sus resultados y desarticula, en la práctica, el derecho de defensa de las personas afectadas, que no pueden conocer ni impugnar los criterios que han condicionado la decisión.

De hecho, el único aspecto del sistema al que se ha tenido acceso es el listado de variables que analiza. En su versión “completa”, utilizada cuando el riesgo se considera elevado, RisCanvi se basa en 43 variables, todas ellas tratadas como factores de riesgo. Su mera presencia empeora la valoración final y aumenta la probabilidad de una decisión restrictiva del derecho a la libertad.

RisCanvi evalúa un conjunto amplio de factores que incluyen tanto variables conductuales como información de especial sensibilidad. Entre ellas se encuentran la presencia de trastornos mentales, el consumo de alcohol u otras drogas, los intentos de autolesión, el comportamiento sexual, determinados valores personales, la carencia de recursos económicos, la ausencia de apoyo familiar o la existencia de antecedentes delictivos en la familia de origen.

Junto a estas variables, el propio manual del protocolo reconoce la incidencia de cuatro elementos adicionales –sexo, edad, nacionalidad y situación penal– en el cálculo final del nivel de riesgo. En otras palabras, el algoritmo no se limita a evaluar lo que una persona ha hecho, sino que incorpora quién es, de dónde procede y en qué condiciones vive.

¿Un algoritmo que discrimina?

La identificación de estas variables tiene su origen en la investigación psicológica y resulta coherente desde esa óptica. Sin embargo, cuando tales variables se trasladan al ámbito jurídico –y, en particular, condicionan la restricción de derechos fundamentales– dejan de ser una cuestión meramente técnica.

En este contexto, la aplicación de estos instrumentos debe someterse a los principios y garantías establecidos por el ordenamiento jurídico, como la legalidad, la igualdad y la prohibición de discriminación. Es en este punto donde afloran las principales tensiones.

Muchos de estos datos pertenecen a categorías especialmente protegidas por el derecho español y europeo, precisamente porque su uso puede generar estigmatización y trato desigual. La normativa española y la de la Unión Europea sobre protección de datos en el ámbito penal no solo limita su tratamiento, sino que prohíbe expresamente la elaboración de perfiles que produzcan discriminación.

Sin embargo, en RisCanvi estos elementos funcionan como agravantes automáticos: una persona con un trastorno mental, joven, extranjera, con una determinada conducta sexual o una situación económica precaria puede obtener un peor pronóstico que otra en situación comparable que no presenta esas características. Y con ello, se eleva la posibilidad de que se restrinja su derecho a la libertad.

El derecho de la Unión Europea ha sido tajante al respecto: no es lícito establecer un trato desfavorable por estos motivos, ni siquiera cuando se invoquen datos estadísticos. El Tribunal de Justicia de la Unión Europea ya rechazó este tipo de razonamientos en ámbitos como el de los seguros, donde se pretendía justificar diferencias por sexo a partir de datos actuariales.

En este sentido, el Tribunal Europeo de Derechos Humanos ha insistido en que las decisiones penitenciarias deben basarse en evaluaciones individualizadas, no en atribuciones automáticas derivadas de pertenecer a un grupo.

En una sentencia reciente, el Tribunal puso en duda que diferencias basadas en el sexo –aunque se apoyen en datos empíricos– puedan justificar restricciones en el acceso a permisos penitenciarios. La razón es estructural: el principio de resocialización es universal y no admite modulaciones basadas en características personales protegidas.

Más que tecnología: una cuestión democrática

El debate sobre RisCanvi no es técnico, ni exclusivo de expertos: es una cuestión democrática.

Aceptar que un algoritmo penalice automáticamente ciertas características personales equivale a normalizar una discriminación institucional, revestida de neutralidad científica.

Cuando una herramienta informática condiciona quién puede salir de prisión o avanzar hacia la reinserción, la pregunta decisiva no es si el algoritmo es eficiente, sino si es legítimo.

The Conversation

Miquel Julià-Pijoan no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. Cuando un algoritmo opaco decide si un preso está listo para reinsertarse – https://theconversation.com/cuando-un-algoritmo-opaco-decide-si-un-preso-esta-listo-para-reinsertarse-271172

¿Cómo compatibilizar un bachillerato que busca habilidades críticas con una PAU que todavía prima la memorización?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Lucía Sánchez-Tarazaga, Profesora Titular en Métodos de Investigación y Diagnóstico en Educación (MIDE), Universitat Jaume I

Sucede a menudo que un estudiante de instituto saca muy buena nota en Historia pero no recuerda casi nada de lo que había estudiado. O acude a un examen de Química sabiéndose las valencias de cada elemento y su número atómico, y a la semana siguiente, no es capaz de imaginar que las palabras “número” y “atómico” puedan ir seguidas.

Esta contradicción aparente entre resultados académicos y retención real de conocimiento no es excepcional, es un síntoma de un problema más amplio: cómo el objetivo del estudio influye en cuánto y cómo aprendemos. Si dicho objetivo es un examen que nos va a pedir reproducir algo aprendido de memoria, no estudiaremos de la misma manera que si se trata de una evaluación más práctica. Y tampoco se nos va a enseñar igual.

En el mundo educativo, esta influencia de los métodos de evaluación en las prácticas de enseñanza se conoce como washback o efecto retroactivo de la evaluación. Así, según sean los métodos usados para evaluar, estos pueden llevar a dinámicas en el aula más centradas en reproducir o, en cambio, a procesos más ricos en los que además de contenidos se movilicen y apliquen de forma crítica para resolver tareas, problemas o situaciones complejas (lo que persigue el enfoque denominado “por competencias” o “competencial”).

Brújula o balanza

Esta relación entre evaluación y método de enseñanza fue estudiada por el matemático y doctor en Filosofía Michael Scriven, quien distinguía entre evaluación formativa y sumativa; o lo que podríamos denominar como evaluación “brújula” y “balanza”. La primera orienta sobre el mejor camino a seguir mientras se está recorriendo, la segunda pesa el resultado final una vez que el trayecto ha terminado. Ambas son necesarias, pero no siempre ocupan el mismo espacio ni tienen el mismo impacto.

Esta dualidad entre orientar y certificar es especialmente visible en los dos cursos de bachillerato. Al terminar esta etapa, quienes quieran continuar con estudios universitarios deben realizar un examen de acceso. Esta prueba es tan determinante para el futuro de los adolescentes que el sistema se adapta para prepararles lo mejor posible.

La enseñanza por competencias

Y aquí es donde encontramos el difícil equilibrio con la enseñanza por competencias, que en España está establecida por ley como el marco de referencia para todas las etapas educativas.

Las pruebas de acceso a la universidad –conocidas por diferentes siglas como PAU (Prueba de Acceso a la Universidad), EBAU (Evaluación de Bachillerato para el Acceso a la Universidad) o EvAU (Evaluación de Acceso a la Universidad)– deberían, en teoría, estar diseñadas para medir las competencias del alumnado, pero los cambios no han terminado de materializarse de forma efectiva todavía. Mientras los currículos actuales enfatizan aspectos como la aplicación de los saberes, su contextualización y la resolución de situaciones complejas, estas dimensiones con frecuencia reciben una atención limitada en los exámenes.

Esto crea una tensión estructural entre lo que el currículum de bachillerato establece como objetivos competenciales y lo que se prioriza en las aulas cuando el objetivo es conseguir el mejor resultado en la PAU.

El bachillerato: entre aprender y certificar

El segundo y último curso del bachillerato se configura, por lo tanto, con una fuerte orientación certificadora, pues la PAU ha sido históricamente una prueba con un gran componente memorístico y reproductivo. Y en este contexto, es comprensible que una parte importante de la práctica docente esté orientada a preparar a los estudiantes para una prueba de este tipo.

Ahora bien, ¿se puede compatibilizar esta función certificadora de la PAU con un modelo de enseñanza por competencias que desarrolle aprendizajes más profundos, más contextualizados y más transferibles?

Evaluar competencias para enseñar competencias

El enfoque de competencias entiende el aprendizaje como la capacidad de movilizar conocimientos, habilidades y actitudes. No se trata de saber, de acumular información, sino también de saber qué hacer o cómo actuar según cada contexto.

Es un enfoque que requiere metodologías activas, tareas contextualizadas y sistemas de evaluación diversos que permitan entender los procesos y no solo los resultados finales. Los expertos consideran una prueba “competencial” si está contextualizada, es productiva (es decir, el estudiante produce la respuesta, no la reproduce) y compleja, esto es, que le obliga a movilizar conocimientos distintos.

¿Es la PAU una prueba competencial?

Hemos analizado, en base a esos tres criterios, las pruebas de acceso a la universidad de los últimos diez años (2015-2025) en los sistemas educativos de seis comunidades autónomas: Andalucía, Cataluña, Comunidad Valenciana, Castilla y León, Madrid y País Vasco.




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Lo hemos hecho utilizando la inteligencia artificial para revisar los currículos de bachillerato y analizar las pruebas de acceso a la universidad en una escala del 0 al 100 según cómo de competenciales fueran. El modelo fue entrenado con los contenidos curriculares para identificar el grado de alineación entre las demandas de las pruebas y los aprendizajes prescritos en el currículo.

Los resultados muestran un mayor grado de orientación competencial en las pruebas de acceso a la universidad de Cataluña y el País Vasco, mientras que comunidades como Madrid presentan todavía un amplio margen de mejora. En la Comunidad Valenciana, aunque persisten importantes retos, se observa una evolución positiva hacia un modelo más competencial en los últimos años.

Diferencias por materias

Las diferencias entre materias son especialmente significativas y, además, se mantienen de forma bastante estable en todas las comunidades analizadas. De hecho, la asignatura es más determinante que la comunidad autónoma: hay materias cuyo examen de selectividad es más competencial en todas las comunidades, y otras que tienden a tener un diseño más tradicional, también en todos los casos analizados.

Inglés destaca como la materia cuyas pruebas presentan un mayor grado de orientación competencial, mientras que Matemáticas II se sitúa en el extremo opuesto. Sin embargo, es precisamente esta última asignatura la que registra una evolución más favorable a lo largo de los últimos años.

Química y Biología muestran un comportamiento similar, caracterizado por un nivel relativamente bajo de orientación competencial, aunque acompañado de una tendencia positiva que parece reflejar el trabajo continuado de equipos docentes comprometidos con la mejora de las pruebas en esta dirección. En términos generales, la evolución hacia modelos de evaluación más competenciales constituye una tendencia común a todas las materias analizadas, aunque con ritmos e intensidades diferentes.

La evaluación por competencias: un reto

Para que la educación en el bachillerato pueda enfocarse más hacia competencias que únicamente los contenidos, es importante que se incorpore este tipo de evaluación a la PAU.

Aun así, es posible preparar a los estudiantes para esta prueba de acceso y también ayudarles a desarrollar competencias, siempre que se diversifiquen las maneras de enseñar y evaluar. ¿Cómo podemos hacerlo? Además de las pruebas escritas, se pueden usar más instrumentos e incluir a más agentes en el proceso de recogida de evidencias del aprendizaje, dando la oportunidad a alumnos y alumnas de que demuestren lo que saben y de lo que son capaces de hacer a través de múltiples formas de expresión

De hecho, evaluar en el bachillerato de forma no competencial tiene consecuencias negativas. Limitarse a preparar respuestas para un examen repitiendo o basándose en modelos de años anteriores empobrece la tarea docente y reduce el aprendizaje a una mera preparación técnica. Cuando esto desaparece también aumenta el riesgo de una enseñanza más superficial en la que los aprendizajes fuera de la escuela consolidan diferencias socioeconómicas de partida.

Como apuntaba Scriven, la evaluación puede orientar el proceso o certificar los resultados; el reto es evitar que la balanza caiga siempre hacia uno de los dos lados.

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Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. ¿Cómo compatibilizar un bachillerato que busca habilidades críticas con una PAU que todavía prima la memorización? – https://theconversation.com/como-compatibilizar-un-bachillerato-que-busca-habilidades-criticas-con-una-pau-que-todavia-prima-la-memorizacion-283606

La voz bajo juicio: la lingüística detrás del caso Amaia Montero

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Clara Macarena Ponce Romero, Profesora del área de Didáctica de la Lengua y la Literatura, Universidade de Santiago de Compostela

Amaia Montero en una imagen de la nueva gira de La oreja de Van Gogh. La oreja de Van Gogh/Facebook

Sea por su color, su timbre o por algo que desconocemos, hay voces que se reconocen al instante y forman parte de nuestra memoria colectiva. Por eso, cuando esa voz cambia (o cuando lo percibimos así) la reacción suele ser inmediata.

La reciente reaparición pública de Amaia Montero en los conciertos de La Oreja de Van Gogh ha vuelto a situar su voz en la mirada pública. Como suele ocurrir cuando una cantante regresa a los escenarios, las reacciones se han polarizado. Algunos oyentes hablan de fragilidad, otros perciben cierto descontrol y otros señalan una pérdida de brillo respecto a etapas anteriores. Pero ¿somos realmente objetivos cuando escuchamos voces familiares? ¿Qué significa exactamente que digamos que una voz ha cambiado?

La respuesta no es tan sencilla como parece.

Desde la fonética, la ciencia que estudia la producción y percepción de los sonidos del habla, y desde la lingüística clínica, que analiza las alteraciones de la comunicación humana, sabemos que la percepción de una voz está influida por numerosos factores. Lo que el oyente interpreta como una mejora o un deterioro puede responder a cambios muy distintos entre sí.

Una voz nunca es exactamente la misma

Existe una tendencia a pensar que la voz es una característica fija, una especie de huella sonora inmutable. Sin embargo, se trata de un fenómeno extraordinariamente dinámico. La voz cambia a lo largo de la vida porque cambian también los órganos que la producen y las condiciones en las que se utiliza. La edad modifica progresivamente la musculatura laríngea, la elasticidad de los tejidos y la capacidad respiratoria. A ello se suman los efectos acumulados de décadas de uso profesional, especialmente en perfiles que emplean la voz en grandes audiencias.

En el caso de los cantantes, intervienen factores propios de la práctica vocal: la técnica de emisión, la gestión del esfuerzo, el descanso, el mantenimiento de la voz y la dosificación de su uso a lo largo de giras y grabaciones. A ello se suman las decisiones interpretativas y los distintos estilos que adopta el intérprete. Pequeñas variaciones en cualquiera de estos aspectos pueden traducirse en cambios perceptibles en la voz.

Lo que realmente percibe el oído

Cuando escuchamos una voz solemos describirla mediante términos cotidianos como áspera, apagada, potente o cansada. Aunque parezcan impresiones subjetivas, estos juicios están basados en parámetros acústicos concretos.

Uno de ellos es el timbre, la cualidad que permite distinguir dos voces incluso cuando emiten la misma nota. Pequeñas modificaciones en la configuración del tracto vocal o en la vibración de las cuerdas vocales pueden alterar significativamente esa sensación sonora.

También influye la estabilidad de la frecuencia fundamental, es decir, la regularidad con la que vibran las cuerdas vocales, relacionado con la percepción de control. Del mismo modo, las características del vibrato, como su amplitud o su velocidad, contribuyen a que una interpretación resulte más firme, más tensa o más relajada para quien la escucha.

Otro aspecto fundamental es la coordinación entre respiración y fonación. La voz depende del flujo de aire que asciende desde los pulmones. Cuando esta coordinación varía, pueden aparecer cambios en la intensidad, la duración de las emisiones o la sensación de esfuerzo vocal.

Por ello, cuando percibimos una voz como inestable, esa impresión puede deberse a distintos fenómenos fisiológicos que generan sensaciones auditivas similares.

La voz también se ‘construye’ en la mente

La lingüística perceptiva lleva décadas mostrando que escuchar no consiste únicamente en recibir información acústica. El oyente interpreta lo que oye a partir de expectativas, recuerdos y experiencias previas.

Cuando una voz forma parte de la memoria colectiva, como ocurre con la de Amaia Montero, la comparamos automáticamente con la imagen sonora que conservamos de ella (especialmente si está ligada a experiencias emocionales intensas). En este proceso interviene un fenómeno bien conocido en percepción: tendemos a considerar como referencia ideal la versión que hemos escuchado repetidamente durante años. Cualquier desviación respecto a ese modelo suele percibirse con especial intensidad.

‘Soñaré’, el primer éxito de La oreja de Van Gogh, tiene 28 años. La voz que recuerda la gente de hace más de veinte años ha cambiado, como han cambiado sus receptores.

Por eso, cuando se afirma que una voz ha perdido calidad, conviene preguntarse qué se está comparando exactamente. A menudo, la valoración mezcla cambios acústicos reales con expectativas construidas a partir de recuerdos.

Escuchar con prudencia

El caso de Amaia Montero ilustra hasta qué punto tendemos a interpretar los cambios vocales como signos evidentes de mejora o deterioro. Sin embargo, la realidad suele ser bastante más compleja. Como hemos señalado, una voz puede sonar diferente por razones muy diversas: el paso del tiempo, años de uso profesional, modificaciones técnicas, cambios en la respiración, nuevas formas de interpretar o la combinación de varios factores a la vez.

Quizás la principal lección sea que las voces, igual que las personas, se transforman. Esperar que una cantante conserve exactamente la misma sonoridad décadas después supone ignorar la naturaleza cambiante del propio instrumento vocal. Por tanto, la pregunta no es si Amaia Montero suena igual que hace veinte años. Lo que interesa es qué nos dice su voz actual sobre una trayectoria artística (y humana) atravesada por el tiempo y sobre cómo nosotros, como oyentes, la recordamos.

The Conversation

Clara Macarena Ponce Romero forma parte del grupo Koiné de la Universidad de Santiago de Compostela. Actualmente, participa en el proyecto financiado por FEDER / Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades – Agencia Estatal de Investigación, Corpus y densidad de datos. Versión robusta del ‘corpus Koiné’ de habla infantil (PID2024-158897NB-100).

ref. La voz bajo juicio: la lingüística detrás del caso Amaia Montero – https://theconversation.com/la-voz-bajo-juicio-la-linguistica-detras-del-caso-amaia-montero-283914

¿Puede una persona ciega disfrutar de la Alhambra o la Sagrada Familia? La ciencia dice que sí

Source: The Conversation – (in Spanish) – By R. Ignacio Madrid Lopez, Profesor del Departamento de Psicología Evolutiva y de la Educación, Universidad de Málaga

Sopotnicki/Shutterstock

“¡Las vistas desde el castillo son impresionantes! El recorrido es muy agradable y, si te lo tomas con calma, puedes disfrutar cada detalle de la arquitectura y los jardines. Destacaría las vidrieras, que al atardecer ofrecen un espectáculo de luces precioso”. (Juan)

“Ha sido increíble, te llevas la sensación de estar dentro de un lugar con mucha historia. El guía describió todos los espacios y pudimos tocar algunas maquetas, relieves y materiales: la piedra fría de los muros, la rugosidad de los sillares y los cambios entre madera, metal y cerámica. Así pudimos entender el uso de cada estancia y cómo se vivía allí”. (Leticia)

Las reseñas anteriores se refieren a la visita de dos viajeros al mismo monumento. Sin embargo, hay algo diferente en la perspectiva de quienes las escriben: Juan tiene 23 años y buena capacidad visual; Leticia, de edad parecida, es ciega.

Las limitaciones que experimentan las personas con discapacidad visual son muy diversas, pero podrían clasificarse en dos grupos: ceguera total y baja visión.

Las personas ciegas son aquellas que no pueden percibir la información visual o que solo tienen una percepción limitada de la luminosidad (por ejemplo, distinguen zonas iluminadas y oscuras sin percibir la forma de los objetos). Las personas con baja visión son aquellas que, incluso con la mejor corrección óptica posible, mantienen limitaciones que afectan a la agudeza, a la sensibilidad al contraste y al color o al tamaño y a la sensibilidad del campo central o la visión periférica.

Turismo sin limitaciones

Podría pensarse que estas limitaciones impiden disfrutar de experiencias turísticas centradas principalmente en la información visual. ¿Cómo podría Leticia percibir la belleza de los juegos de color y volúmenes de la Sagrada Familia o el paisaje de la Alhambra y Sierra Nevada desde el Albaycín?

Sin embargo, nuestra experiencia y el recuerdo que tenemos de ella no están tan directamente asociados al sistema visual como pensamos, sino que se generan en el cerebro como una mezcla sensorial.

Desde las ciencias cognitivas se explica que nuestra memoria no solo guarda imágenes visuales sino representaciones que combinan y conectan varios sentidos. Así, cuando localizamos un objeto dentro del bolso nos hacemos una imagen visual de lo que tocamos. Y cuando compramos un jersey online podemos imaginar su textura antes de que llegue a nuestras manos.

La mayoría de personas con discapacidad visual vieron en algún momento de su vida y aún pueden asociar cualquier información a su memoria visual. Además, incluso las personas ciegas de nacimiento pueden entender el significado de los colores: comprenden que un semáforo en rojo indica no cruzar y que una fruta verde seguramente no esté lista para consumir.

Por tanto, una experiencia puede ser igualmente rica –o incluso más– si se ofrece mediante información auditiva, táctil, olfativa y/o gustativa.

Barreras y oportunidades

El turismo accesible es aquel que fomenta la participación de las personas con discapacidad en las experiencias turísticas, eliminando barreras en entornos, servicios y productos.

Para superar estas barreras se están poniendo en marcha distintas iniciativas. Una de ellas es la formación: entidades como Fundación ONCE, CRUE y el Real Patronato de la Discapacidad editan manuales y estudios para que los futuros profesionales cuenten con formación básica en accesibilidad universal.

Por su parte, ONU Turismo fomenta políticas dirigidas a mejorar la accesibilidad de los destinos. Uno de los resultados es la norma UNE-ISO 21902, que define los requisitos y recomendaciones de los productos y servicios turísticos accesibles.

En España el Real Decreto 193/2023, de 21 de marzo, regula las condiciones básicas de accesibilidad y no discriminación en el acceso y utilización de los bienes y servicios a disposición del público, incluidos los servicios turísticos.

Para las personas con discapacidad visual, estas barreras aparecen cuando no se consideran sus necesidades. En el turismo, se centran en cuatro áreas clave: localización (¿dónde está el lugar u objeto que quiero alcanzar?), orientación (¿dónde estoy y cómo llego hasta allí?), seguridad (¿es seguro desplazarme o tocar ese objeto?) y comunicación (¿cómo accedo a la información?).

Las barreras de comunicación son especialmente relevantes en la discapacidad visual. Para facilitar el acceso a la información turística existen distintos sistemas y estrategias:

  • Señales táctiles y Braille: Los cambios de textura, marcas en paredes o pasamanos y signos en botoneras ayudan a orientarse. El Braille permite acceder al texto mediante el tacto.

  • Maquetas: Las reproducciones de esculturas, piezas históricas o elementos arquitectónicos (por ejemplo, reproducciones de la Sagrada Familia) ayudan a comprender el espacio mediante la exploración táctil.

  • Audiodescripciones: Tanto las audioguías como las visitas guiadas deben partir de la organización general del espacio y avanzar hacia los detalles, siempre desde la perspectiva de la persona.

  • Tecnologías accesibles: Las herramientas de asistencia, especialmente las basadas en IA, pueden describir entornos. También existen aplicaciones como BeMyEyes, que conectan con personas voluntarias cuando se requiere apoyo humano.

Hacer accesible el turismo no consiste únicamente en eliminar barreras físicas, sino en ampliar nuestra forma de entender la experiencia humana. Cuando un destino incorpora otros sentidos, no solo incluye a más personas, también enriquece la manera en que todos percibimos, recordamos y habitamos el patrimonio cultural.

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R. Ignacio Madrid López ha recibido en el pasado fondos de Fundación ONCE para realizar estudios y proyectos sobre discapacidad y accesibilidad.

ref. ¿Puede una persona ciega disfrutar de la Alhambra o la Sagrada Familia? La ciencia dice que sí – https://theconversation.com/puede-una-persona-ciega-disfrutar-de-la-alhambra-o-la-sagrada-familia-la-ciencia-dice-que-si-282087

La ilusión de ascender de clase: por qué la expectativa de ser rico reduce el apoyo a la redistribución

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Juan Antonio Matamoros Lima, Profesor de Psicología Social, Universidad de Huelva

studiostoks/Shutterstock

Los tiempos que corren son extraños: (Existe amplia evidencia]) de las consecuencias psicológicas y sociales negativas de la desigualdad económica y, al mismo tiempo, seguimos sin generar consenso sobre las medidas para reducirla.

Los datos son claros: una pequeña parte de la población acumula cada vez más riqueza mientras millones de personas sienten que llegar a fin de mes cuesta más que hace unos años. Aun así, cuando aparecen propuestas para aumentar la recaudación mediante una subida de impuestos a las grandes fortunas o la aplicación de sistemas fiscales más progresivos, el apoyo social no siempre alcanza niveles de consenso amplio. La pregunta es: ¿por qué hay personas que perciben la desigualdad existente y, aun así, no respaldan –o incluso rechazan– políticas destinadas a reducirla?

La respuesta tiene menos que ver con la economía y más con la psicología social, y es la creencia de que, algún día, también nosotros podremos llegar a lo alto de la pirámide económica.

La falsa promesa de llegar a lo más alto

Existe una idea profundamente instalada en muchas sociedades: la del ascensor social. Hoy se está abajo, pero mañana se puede estar arriba. Sin importar la clase social de procedencia y la situación actual, se mantiene viva la creencia de que esto sigue funcionando para todas las personas.

Y cuando se piensa que el sistema está diseñado para que las personas puedan cambiar de clase social, entonces la riqueza de quienes están arriba deja de verse necesariamente como un problema. Esta idea cambia la manera en la que se interpreta la desigualdad, que incluso puede llegar a considerarse una demostración de que el sistema funciona. El problema es que los datos sobre movilidad social muestran que esa promesa se cumple cada vez menos.

La clave, entonces, no está solo en cómo interpretamos la desigualdad, sino también en cuánto creemos que podemos movernos dentro de ella. En esta línea, nuestra
investigación muestra que quienes perciben más posibilidades de ascender socialmente tienden a apoyar menos la redistribución, mientras que quienes perciben más riesgo de descender socialmente muestran más apoyo a las políticas redistributivas.

El sueño de hacerse rico y la tolerancia a la desigualdad

Analizamos datos de casi 45 000 personas de 29 países y, además, realizamos un estudio específico en España con 1 543 personas. El resultado principal parece lógico: cuanta más desigualdad social percibe una persona, más apoyo muestra hacia los impuestos progresivos. Es decir, piensa que quienes más tienen deberían pagar proporcionalmente más al Estado.

Sin embargo, también encontramos que quienes creían que en un futuro podrían ascender socialmente, mostraban mayor rechazo a subir los impuestos a los más ricos. Pese a percibir la desigualdad económica, sentían que algún día podrían beneficiarse del sistema tal y como está diseñado, aunque, en términos objetivos esa posibilidad de movilidad sea muy pequeña.

El poder de las historias sobre el éxito

Las sociedades modernas están llenas de relatos sobre ascenso social:

  • “El emprendedor que empezó desde abajo y ahora es millonario”.

  • “La famosa empresaria que pasó de no tener nada a tenerlo todo”.

Son historias potentes porque refuerzan la idea de un mundo justo en el que no importa la clase social a la que se pertenezca para llegar a lo más alto, únicamente trabajo y esfuerzo, aunque los datos apunten a lo contrario.

Estas historias alimentan la esperanza de llegar a la cima. Sin embargo, también tienen un efecto secundario menos visible: ayudan a justificar las enormes diferencias económicas. Creemos que llegar arriba depende sobre todo del esfuerzo individual: hace que quienes no avanzan parezcan responsables de su propia situación y que quienes acumulan riqueza parezcan merecerla. De este modo, la desigualdad deja de interpretarse como un problema social y pasa a verse como el resultado natural de las decisiones individuales.

La expectativas de ascender como freno a la redistribución

Uno de los hallazgos más interesantes de nuestro estudio es precisamente ese: las creencias sobre la movilidad social ascendente pueden tener el efecto de mantener estable la desigualdad económica, aunque los datos indiquen que la movilidad social real es mucho menor de lo que la gente cree.

La discusión sobre impuestos y redistribución suele plantearse como un debate
puramente económico, pero también es un debate psicosocial. No basta con mostrar
estadísticas sobre desigualdad, también importa cómo las personas
entienden las clases sociales y las expectativas existentes sobre la movilidad entre clases.

The Conversation

Juan Antonio Matamoros Lima recibe fondos de proyectos I+D Generación de conocimiento: 1) Ref. PID2023-147675NB-I00 concedida por el MCIN/AEI/ 10.13039/501100011033; 2) Ref: PID2022-140252NB-I00 concedida por MICIU/AEI/10.1309/501100011033 and by FEDER, EU.

Guillermo B. Willis Sánchez recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades, dentro del programa de proyectos de generación del conocimiento.

Miguel Moya Morales recibe fondos del proyecto “Identidad de clase social: consecuencias sobre la movilidad social y las acciones colectivas” (Ref. PID2023-147675NB-I00) concedida por el MCIN/AEI/ 10.13039/501100011033

ref. La ilusión de ascender de clase: por qué la expectativa de ser rico reduce el apoyo a la redistribución – https://theconversation.com/la-ilusion-de-ascender-de-clase-por-que-la-expectativa-de-ser-rico-reduce-el-apoyo-a-la-redistribucion-283926

A mi hijo le han diagnosticado a la vez autismo y epilepsia: ¿cómo gestionar el estrés que genera?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By María J. García-Rubio, Profesora de la Facultad de Ciencias de la Salud de la Universidad Internacional de Valencia – Codirectora de la Cátedra VIU-NED de Neurociencia global y cambio social – Miembro del Grupo de Investigación Psicología y Calidad de vida (PsiCal), Universidad Internacional de Valencia

Zoteva/Shutterstock

Son las tres de la madrugada y el niño duerme a ratos. Su madre, no. No es insomnio, es anticipación: la posibilidad de una crisis epiléptica, la incertidumbre sobre cómo será el día siguiente en el colegio, la sensación constante de tener que estar disponible para lo que pueda pasar. Mientras tanto, intenta sostener algo que no aparece en ningún informe clínico: el equilibrio emocional de toda la familia.

Llevamos años hablando de diagnósticos, síntomas y la urgencia de una intervención temprana. Sin embargo, no suele contarse con la misma claridad qué ocurre cuando los diagnósticos no llegan solos. Porque a veces se acumulan, y cuando lo hacen, no solo cambia la vida del niño, cambia la de toda la familia.

Cuando los diagnósticos no llegan solos

El autismo y la epilepsia, por separado, ya implican retos importantes. El primero afecta a la comunicación social y a la forma de interactuar con el entorno, mientras que la epilepsia introduce la imprevisibilidad de las crisis y la necesidad de supervisión constante. Cuando ambas condiciones coinciden, la vida cotidiana deja de ser simplemente exigente y se vuelve incierta: hay que atender lo educativo, lo conductual y lo médico al mismo tiempo, en un equilibrio difícil de sostener.




Leer más:
¿Qué es el ‘masking’ en el autismo?


Además, esta combinación no es excepcional. La evidencia muestra que autismo y epilepsia co-ocurren con más frecuencia de lo esperado, con estimaciones en torno al 9-12 %. Y cuando las demandas se superponen, el desgaste aparece. Las investigaciones llevan años señalando niveles elevados de estrés en las familias afectadas, en las que la incertidumbre es un facor clave de la carga emocional.

Esto se traduce en una sensación persistente de vivir en “modo alerta”. No se trata solo de estar ocupados, sino de mantenerse disponibles de forma continua, con un nivel de activación que rara vez desciende del todo. Con el tiempo, ese estado sostenido termina pasando factura, tanto en la salud mental de los cuidadores como en el propio funcionamiento familiar.

Más allá del diagnóstico: el impacto en el bienestar

El bienestar infantil tampoco queda al margen. En los trastornos del neurodesarrollo, la calidad de vida suele verse afectada en múltiples áreas, como el estado emocional, las relaciones sociales o la autonomía, algo que también se ha descrito en población con epilepsia. Estos datos indican que en contextos de mayor complejidad clínica, los efectos tienden a intensificarse.

Además, distintos estudios han encontrado que el estrés parental se relaciona con la adaptación del niño y su calidad de vida. En esta línea, una investigación reciente que hemos llevado a cabo aporta datos concretos a una realidad que muchas familias ya reconocen en su día a día.

Al comparar niños con autismo, con epilepsia y con ambos diagnósticos, observamos un patrón claro: cuando las dos condiciones coexisten, el estrés parental aumenta significativamente mayor y la calidad de vida infantil tiende a ser más baja en distintos ámbitos. Este resultado no solo refuerza lo que ya apuntaban estudios previos, sino que introduce un matiz relevante: no estamos ante la suma de dos dificultades independientes, sino ante un escenario en el que las demandas se intensifican y se retroalimentan dentro del sistema familiar.

Mirar más allá del niño

¿Y qué podemos hacer los investigadores y profesionales ante esta circunstancia? Ampliar el foco. Durante años, la intervención se ha centrado principalmente en el menor, pero actuar únicamente sobre el niño puede resultar insuficiente si el contexto familiar está desbordado.

Esto implica algo tan sencillo como poco habitual: incorporar de forma sistemática el bienestar de los cuidadores en la evaluación clínica. En las entrevistas debe preguntarse por el cansancio, la sobrecarga, la red de apoyo disponible. No como un añadido, sino como parte del propio proceso de atención. ¿Por qué? Pues porque está demostrado que lo que ocurre en el entorno inmediato del niño influye directamente en su día a día, aunque no siempre quede reflejado en los informes.

Estos hallazgos también suponen valorar cómo se organizan los servicios. Al menos en España, la fragmentación entre los ámbitos sanitario, educativo y social obliga a muchas familias a convertirse en coordinadoras improvisadas de su propia realidad. Y en contextos de comorbilidad, esta carga se multiplica. Por tanto, avanzar hacia modelos más integrados no solo facilitaría la intervención, sino que reduciría una parte importante del estrés que actualmente asumen las familias.

El reto no solo es mejorar las intervenciones clínicas o educativas, sino empezar a cuidar también –de forma sistemática– a quienes sostienen el día a día.

The Conversation

Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.

ref. A mi hijo le han diagnosticado a la vez autismo y epilepsia: ¿cómo gestionar el estrés que genera? – https://theconversation.com/a-mi-hijo-le-han-diagnosticado-a-la-vez-autismo-y-epilepsia-como-gestionar-el-estres-que-genera-280176

La conservación del 30% del planeta solo tendrá éxito si las personas forman parte del plan

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Chris Sandbrook, Professor of Conservation and Society, University of Cambridge

Pastores masái en Kenia. JWCohen/Shutterstock

¿Qué imagina cuando piensa en un espacio natural protegido? Quizá una selva tropical remota, una imponente cordillera o un arrecife de coral rebosante de vida. Pero además de plantas y animales, ¿incluye su visión alguna persona?

Sería comprensible que respondiera que no. La mayor parte de la cobertura mediática de la naturaleza ignora a las personas. De hecho, muchas áreas protegidas y conservadas hasta ahora, además de contar con una gran biodiversidad, están en lugares remotos y con poca población. Algunas de estas áreas incluso excluyen activamente la presencia humana.

Sin embargo, las personas son centrales para la conservación. Los seres humanos
conviven con la biodiversidad y la utilizan y manejan en casi todo el planeta. Y esta relación será cada vez más importante, como demostramos en un nuevo estudio.

Objetivo para 2030: conservar el 30 % del planeta

En 2022, 196 países acordaron bajo el paraguas de la Organización de las
Naciones Unidas la ambiciosa meta de conservar el 30 % del planeta antes de 2030. Conocida como “la meta 30×30”, su implementación supondrá casi duplicar la superficie mundial bajo áreas protegidas y conservadas. Y esto implica que la conservación se expandirá hacia zonas terrestres y marinas habitadas donde las personas utilizan la naturaleza.

Esto plantea cuestiones importantes sobre el contexto social de las futuras áreas de conservación: cuántas personas viven allí, cuál es su nivel de vida y cómo se ganan la vida gracias a la tierra. Esta información es crucial para comprender en qué medida esas personas podrían verse afectadas, sea para bien o para mal, por la expansión de la conservación asociada a la meta 30×30. También es clave para que la conservación funcione sobre el terreno. Y, sin embargo, hasta ahora sabíamos muy poco sobre estas dimensiones sociales de la meta 30×30.

En nuevo estudio, publicado en Nature Communications, analizamos tres formas diferentes de alcanzar la cobertura del 30 % a nivel mundial, reflejando distintas prioridades de conservación. Junto con un grupo internacional diverso de profesionales e investigadores de múltiples disciplinas (incluidas la ciencia de la conservación y la ecología política), encontramos grandes diferencias en las condiciones sociales entre los distintos escenarios de implementación de la meta 30×30.

Las personas en las nuevas áreas protegidas

En términos de población, un enfoque que priorice proteger las zonas con mayor
biodiversidad no protegida involucraría directamente a más de 3 500 millones de
personas que viven dentro de las nuevas áreas de conservación o a menos de 10
kilómetros de ellas. Esto representa el 46 % de la población mundial.

En contraste, un enfoque centrado en territorios biodiversos gestionados por pueblos indígenas y comunidades locales involucraría directamente a unos 300 millones de personas. Eso podría parecer preferible. Sin embargo, muchas de estas personas viven en zonas con menores niveles de desarrollo y dependen de la naturaleza para su subsistencia, lo que las hace especialmente vulnerables a los cambios en el acceso a los recursos de la naturaleza.




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Involucrar a las comunidades locales es clave para proteger la Amazonia


La meta 30×30 también tiene implicaciones para la producción mundial de alimentos. En algunos de los escenarios que analizamos, alrededor de la mitad de las áreas identificadas para la conservación se superponen con tierras de cultivo utilizadas para la producción agrícola. En otros casos, las áreas coinciden con grandes extensiones usadas para el pastoreo, incluyendo zonas donde se practica el pastoreo tradicional. Esto plantea interrogantes sobre cómo equilibrar la conservación con la creciente demanda de alimentos.

Campos verdes y montañas con nubes
Agricultura a pequeña escala en el cráter del volcán Pululahua, en la reserva geobotánica de Pululahua, Ecuador.
Javier Fajardo, CC BY-NC-ND

Implicaciones sociales del objetivo 30×30

Nuestros resultados demuestran que, independientemente de dónde se aplique, la meta 30×30 tendrá profundas implicaciones tanto sociales como ecológicas. Por este
motivo, la forma en que se implemente será clave para determinar cuáles serán sus
efectos sobre las personas y la naturaleza.

Existe una amplia variedad de opciones de gestión y gobernanza de espacios naturales protegidos, desde parques nacionales estrictamente gestionados por el gobierno (como los emblemáticos Serengeti o Yellowstone) hasta áreas de propiedad y gestión local donde las personas viven y utilizan la naturaleza de forma sostenible. La meta 30×30 también incluye lugares que no son áreas protegidas formalmente, pero en los que las formas existentes de gestionar la tierra y el mar favorecen la conservación.

Las decisiones tomadas en cada lugar influirán en cómo la conservación afecta
a las personas
, de forma positiva, negativa o una mezcla de ambas. A nivel local, las áreas protegidas y conservadas proporcionan sustento, recursos y oportunidades económicas, mientras que entre sus beneficios globales están el apoyo a los sistemas alimentarios o la regulación del clima.

Pero a veces también pueden suponer costes sociales, como los derivados de
restricciones en el acceso a la tierra y los recursos, el aumento de los conflictos con fauna silvestre o, en casos extremos, la expulsión de comunidades de sus territorios ancestrales. Uno de los grandes desafíos de conservar el 30 % del planeta será asegurar que el modelo de conservación elegido para cada lugar sea adecuado para su contexto social. Los resultados de nuestro estudio pueden ayudar a orientar esas decisiones.

pequeña piragua tradicional en un lago en calma, cielo gris
Niños en canoa en la laguna de Limoncocha, Reserva Biológica de Limoncocha, Ecuador.
Javier Fajardo, CC BY-NC-ND

También una meta de desarrollo social

La redacción de la meta 30×30 no se centra únicamente en el porcentaje del planeta que debemos conservar. También incluye importantes elementos sociales. Establece que su implementación debe respetar los derechos y territorios de los pueblos indígenas y las comunidades locales, y apoya el uso sostenible de la biodiversidad cuando sea compatible con los objetivos de conservación. Así, si se implementa plenamente, la meta debería traducirse en beneficios tanto para las personas como para la naturaleza.

En definitiva, la meta 30×30 no se limita a la conservación de la biodiversidad. Nuestros resultados sugieren que también debería reconocerse como una meta de desarrollo social muy ambiciosa. Esto requiere un cambio de enfoque y nuevas e importantes inversiones en programas sociales junto a las tradicionales actividades de conservación.

Esta meta podría representar un gran avance tanto para la conservación como
para la sociedad, pero sólo si las personas forman parte del plan.

The Conversation

Chris Sandbrook recibió financiación para la investigación en la que se basa este artículo por parte de la iniciativa Science for Nature and People Partnership.

Javier recibió financiación para la investigación en la que se basa este artículo a través de la iniciativa Science for Nature and People Partnership y del proyecto ERC CONDJUST.

ref. La conservación del 30% del planeta solo tendrá éxito si las personas forman parte del plan – https://theconversation.com/la-conservacion-del-30-del-planeta-solo-tendra-exito-si-las-personas-forman-parte-del-plan-283900

A nuestros antepasados neolíticos les encantaba el queso

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cláudia F. Lopes Gomes, Assistant Professor at Faculty of Medicine, Universidad Complutense de Madrid

En el mundo, hay una enorme variedad de quesos. Azzedine Rouichi / Unsplash., CC BY-SA

*FALTA AÑADIR A COAUTORA Eulàlia Subirà Y Gerard Remolins QUE SE TIENE QUE REGISTRAR TODAVÍA
*

Entrar hoy en un mercado de la cuenca mediterránea es observar una gran diversidad de quesos: desde el manchego curado, al limiano, el feta o el pecorino. Esta riqueza gastronómica es el resultado de una paradoja evolutiva fascinante. Si viajáramos al inicio del Neolítico, descubriríamos que aquellos primeros pastores que comenzaron a ordeñar cabras y ovejas podían haber sufrido fuertes dolores de estómago si bebían leche. Eran, genéticamente, intolerantes a la lactosa, un tipo de azúcar presente en la leche y otros productos lácteos.

Para desentrañar esta aparente contradicción, nuestro estudio multidisciplinar, una colaboración entre la Universidad Complutense de Madrid y la Universidad Peruana Cayetano Heredia, ha cruzado los datos de la arqueología tradicional con los últimos avances en genética de poblaciones antiguas.

Nos propusimos medir con precisión el mapa de la tolerancia a la lactosa en la prehistoria europea y entender qué impulsó a la humanidad a abrazar el pastoreo antes de que nuestros cuerpos estuvieran preparados para ello.

El archivo genético: ¿qué sabíamos hasta hoy?

La capacidad de digerir la leche depende de la enzima lactasa, cuya actividad prorrogada en la edad adulta –llamada “persistencia de la lactasa”– es regulada por una mutación en el gen LCT. En las últimas décadas, la ciencia ha analizado muestras de ADN antiguo de cientos de individuos repartidos por todo el continente y los datos acumulados hasta la fecha muestran un panorama muy claro.

Durante el Neolítico temprano y medio, la información genética que permite seguir procesando la lactosa tras el destete era prácticamente inexistente. En las grandes bases de datos arqueogenéticas, que abarcan desde el norte de Europa hasta el sur peninsular, la inmensa mayoría de los individuos analizados presentan el genotipo ancestral de intolerancia a la lactosa o hipolactasia.

La mutación genética que permitía que la lactasa degradara la lactosa era una rareza extrema. Se estimaba que la presión selectiva a favor de este gen no comenzó a generalizarse hasta la Edad del Bronce, miles de años después de que las vacas y las ovejas formaran parte de la vida cotidiana.

Entonces, ¿por qué insistir en una fuente de alimento que provocaba malestar? La respuesta no está en nuestros genes de entonces, sino en las vasijas de barro.

La tecnología prehistórica que salvó vidas

Las conclusiones de nuestro estudio refuerzan una hipótesis clave: la cultura y la tecnología avanzaron mucho más rápido que la evolución biológica. Mediante el análisis de residuos en fragmentos de cerámica prehistórica, se ha demostrado que estas comunidades procesaban la leche de forma sistemática.

Al transformar la leche cruda en queso o yogur a través de la fermentación, conseguían eliminar la mayor parte del suero, que es donde se concentra la lactosa.

El producto resultante no solo era perfectamente digerible para un individuo con hipolactasia, sino que además se convertía en un alimento imperecedero, rico en grasas y proteínas, que podía almacenarse para los meses de invierno. El pastoreo no se abandonó porque el queso funcionó como una barrera tecnológica que neutralizaba el problema digestivo.

Sin embargo, nuestra investigación en la región de los Pirineos aporta una pieza inesperada al puzle. Al estudiar los restos óseos de una necrópolis de montaña, detectamos la presencia de la información genética responsable por la persistencia de la lactasa en un individuo en una época mucho más temprana de lo habitual para estas latitudes.

Esto nos indica que la mutación ya circulaba de forma minoritaria por las rutas migratorias europeas, mucho antes de que se produjera el gran boom demográfico de la tolerancia.

Del Neolítico a la cultura del queso mediterránea

Todo este proceso evolutivo tiene un reflejo directo en la geografía médica y cultural de la Europa actual. La persistencia de la lactasa no se distribuye de forma homogénea: mientras que, en los países escandinavos, más del 90 % de la población adulta puede beber leche sin problemas, en la cuenca mediterránea los niveles de intolerancia son notablemente más altos, situándose en muchas zonas entre el 30 % y el 50 %.

Esta diferencia no es casual. En el norte de Europa, donde las condiciones climáticas dificultaban la agricultura estacional, la presión de la selección natural fue feroz: la leche cruda era un salvavidas líquido en periodos de hambruna, lo que puede haber acelerado la propagación del gen de la tolerancia.

En cambio, en el Mediterráneo, la abundancia de otros recursos alimentarios y, sobre todo, el desarrollo temprano de una maestría insuperable en la elaboración de quesos y derivados lácteos fermentados hicieron que tener el gen de la tolerancia no fuera una cuestión de “vida o muerte”.

Por eso, la fuerte tradición quesera del sur de Europa no es una simple preferencia culinaria moderna. Es la herencia directa de una estrategia de adaptación prehistórica, el testimonio vivo de cómo nuestros antepasados modificaron su entorno y sus recetas para sobrevivir cuando sus cuerpos aún no estaban listos para digerir la leche.

Eulàlia Subirà y Gerard Remolins han colaborado en la investigación y en la elaboración del presente artículo.

The Conversation

Cláudia Gomes recibió financiación para su actividad investigadora a través del proyecto de investigación G/6401400/8000 (Banco Santander-Universidad Complutense de Madrid). Asimismo, este trabajo fue respaldado por el proyecto HAR2015-67323-C2-2-P, financiado por el Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades del Gobierno de España (MICINN), y por el proyecto de investigación SANTANDER-UCM 2017 (PR41/17-21018). No se declararon otros posibles conflictos de interés con entidades o empresas que pudieran beneficiarse de la publicación de este artículo.

César López Matayoshi, Juan F. Gibaja y Sara Palomo Díez no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.

ref. A nuestros antepasados neolíticos les encantaba el queso – https://theconversation.com/a-nuestros-antepasados-neoliticos-les-encantaba-el-queso-252545

La nube, nuevo objetivo de guerra

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Pedro García López, Catedrático de Universidad, investigador principal del Grupo CloudLab. Experto en Computación en la nube., Universitat Rovira i Virgili

Computadores en un centro de datos Pxhere, CC BY

Durante décadas, cuando pensábamos en infraestructuras estratégicas en una guerra, imaginábamos aeropuertos, puertos, centrales eléctricas, refinerías, satélites, redes ferroviarias o cables de telecomunicaciones. Sin embargo, en una sociedad digitalizada hay otra infraestructura que se ha vuelto igual de crítica, aunque sea menos visible: los centros de datos.

Los ataques con drones contra tres centros de datos de Amazon Web Services (AWS) ubicados en los Emiratos Árabes Unidos y Baréin, atribuidos a Irán, mostraron que la nube ha entrado en la lógica de la geopolítica. La nube es física. Tiene edificios, cables, energía y jurisdicción. Y, en tiempos de guerra, todo eso puede convertirse en objetivo.

Ataque con drones a centros de datos

Los ataques iraníes contra AWS muestran este cambio de época. Según Reuters, fueron una represalia iraní tras ataques de Estados Unidos e Israel contra Irán.

Los centros de datos en Emiratos Árabes Unidos y Baréin sufrieron daños físicos, problemas de energía y disrupciones de conectividad. Estos afectaron a servicios de computación en la nube (cloud) usados por bancos, empresas financieras y otros clientes de la zona. “Servicios cloud” se refiere a sistemas y datos alojados en servidores remotos, como los de Amazon Web Services.

Como consecuencia, AWS aconsejó a algunos clientes mover sus cargas de trabajo (aplicaciones, procesos o servicios) a otras regiones/centros de datos que no estuvieran afectados. O, en su defecto, hacer copias de seguridad (respaldar datos) en lugares seguros fuera de la zona.

El mensaje estratégico es claro: atacar un centro de datos no equivale solo a dañar un edificio tecnológico. Puede significar presionar a una empresa estadounidense y generar un dominó de daños que afecte a economías aliadas, interrumpa servicios civiles y cuestione la confianza en la infraestructura digital.

Centros de datos estratégicos en España

Los centros de datos son la columna vertebral de nuestra sociedad digitalizada, de la que dependen innumerables servicios online que necesitamos en nuestro día a día. Son infraestructuras sobre las que descansan bancos, hospitales, administraciones públicas, universidades, logística, comercio electrónico, medios de comunicación y servicios esenciales. Así, por ejemplo, en el gran apagón que vivimos en la península ibérica, la gente echaba más de menos no poder comunicarse o pagar con tarjeta que la luz en sí misma.

En España, las regiones con más centros de datos son Madrid, Aragón y Barcelona. Si Madrid y Aragón representan el músculo del procesamiento, Cataluña es el sistema circulatorio. Sant Adrià de Besòs alberga la Barcelona Cable Landing Station, (Barcelona CLS) , un puerto digital neutral que sirve de punto de amarre para cables submarinos de fibra óptica de última generación, como el sistema 2Africa (que circunnavega todo el continente africano conectándolo con Europa), o el cable Medusa, un sistema de cable submarino de fibra óptica que conecta Europa con el norte de África y Oriente Medio, abarcando más de 8700 kilómetros a lo largo de la región del Mediterráneo.

Estos cables discurren por el fondo del mar y transportan alrededor del 99% del tráfico intercontinental. La estación de Besòs y las infraestructuras de interconexión asociadas en el área metropolitana de Barcelona no son solo infraestructuras locales: son el cordón umbilical que une a la Unión Europea con el norte de África, Oriente Medio y Asia. Si este nodo se interrumpe, el impacto de conectividad reverbera en todo el continente. Por eso, la sociedad está empezando a plantearse la importancia estratégica de estas infraestructuras y a tomar medidas para protegerlas.

Duplicar para asegurar

Es importante distinguir claramente entre tolerancia a fallos y seguridad.

La tolerancia a fallos se resuelve principalmente con redundancia de servicios. Un centro de datos certificado de tipo Tier III o Tier IV (infraestructuras de misión crítica altamente confiable) puede tener redundancia eléctrica, refrigeración duplicada, generadores autónomos y varias rutas posibles en las vías de comunicación. Estas prevenciones lo hacen muy robusto frente a fallos técnicos. Pero no lo convierten automáticamente en una instalación preparada para guerra híbrida, sabotaje coordinado, ataques a la red eléctrica, cortes de fibra o crisis prolongadas de suministro.

Por eso, administraciones y empresas deberían conocer mejor sus dependencias digitales. ¿Dónde están sus datos? ¿En qué nube o región cloud? ¿Qué servicios son críticos? ¿Existen copias fuera de línea? ¿Se ha probado la recuperación? ¿Puede operar una administración si fallan durante horas su proveedor_ cloud_ o centro de proceso de datos, su sistema de identidad o su red corporativa?

Protección en España

España dispone de un marco legal de protección de infraestructuras críticas. La Ley 8/2011 y el Real Decreto 704/2011
regulan la protección de aquellas infraestructuras cuya interrupción tendría un impacto grave sobre servicios esenciales. El sistema está coordinado por el Centro Nacional de Protección de Infraestructuras Críticas, dependiente del Ministerio del Interior. La lista concreta de operadores e instalaciones críticas no es pública, precisamente por razones de seguridad.

Esto significa que no podemos afirmar alegremente que un determinado centro de datos esté protegido por defensa, policía o medidas especiales. Algunos podrían estar incluidos en planes de protección si soportan servicios esenciales; otros no. Además, proteger una infraestructura crítica no significa necesariamente poner soldados en la puerta. Puede implicar planes de seguridad, coordinación con autoridades, análisis de riesgos, protocolos de respuesta, ciberseguridad, control de accesos, redundancia y controles periódicos.

La defensa civil del siglo XXI no consiste solo en proteger carreteras, hospitales, puertos o centrales eléctricas. También requiere garantizar que los servicios digitales esenciales puedan seguir funcionando ante la amenaza posible a infraestructura que los sostienen. La nube también es un objetivo de guerra.

The Conversation

Pedro García López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. La nube, nuevo objetivo de guerra – https://theconversation.com/la-nube-nuevo-objetivo-de-guerra-283535