Autrefois dissimulés, les « assassinats ciblés » sont devenus des instruments assumés du pouvoir d’État

Source: The Conversation – France in French (3) – By Kevin Foster, Associate Professor, School of Languages, Literatures, Cultures and Linguistics, Monash University

Frappes de drones, annonces sur les réseaux sociaux, revendications publiques : l’assassinat n’est plus une opération clandestine honteuse mais un message politique. Dans son nouveau livre, l’historien Simon Ball enquête sur la normalisation d’une violence d’État.


En novembre 2012, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont utilisé Twitter – comme on l’appelait alors – pour annoncer qu’elles avaient tué Ahmed al-Jabari, chef des Brigades al-Qassam, la branche militaire du Hamas, à Gaza.

Cette annonce, accompagnée d’un lien vers une vidéo pixellisée de la frappe aérienne visant la voiture d’al-Jabari, marquait le début d’une nouvelle incursion des FDI à Gaza. Comme l’ont noté les historiennes Adi Kuntsman et Rebecca L. Stein dans leur livre Digital Militarism, elle a fait de l’opération « Pilier de défense » d’Israël « la première campagne militaire à avoir été déclarée via Twitter ».

Ce qui frappait également dans cette annonce, c’était la fierté et l’audace avec lesquelles les FDI célébraient ce qu’elles avaient fait. À peine une décennie plus tôt, Israël, comme les États-Unis, le Royaume-Uni et les puissances européennes, aurait éludé les questions sur sa responsabilité dans l’attaque ou nié avec ténacité. Les gouvernements n’assassinaient pas des personnes – c’était le fait de fanatiques politiques et d’extrémistes religieux.

Les choses avaient changé. Et profondément. La même année, le président Barack Obama demanda à John Brennan, son conseiller adjoint à la sécurité intérieure et à la lutte contre le terrorisme, de faire une déclaration publique sans ambiguïté sur la politique des États-Unis concernant l’usage de frappes de drones pour cibler des ennemis nommément désignés des États-Unis. Dans un discours au Wilson Center, Brennan déclara :

en totale conformité avec la loi, et afin de prévenir des attaques terroristes contre les États-Unis et de sauver des vies américaines, le gouvernement des États-Unis mène des frappes ciblées contre des terroristes spécifiques d’al-Qaida.

Le fait que les Américains, ainsi qu’un certain nombre de leurs alliés, tuaient – ou tentaient de tuer – leurs ennemis était, observa Brennan, « le secret le moins bien gardé du monde ». Il était temps que la « mascarade » prenne fin, d’appeler les choses par leur nom – ou, plus précisément, d’appeler une mise à mort ciblée un assassinat.

La nouvelle, cette semaine, selon laquelle le dissident russe Alexeï Navalny est mort après avoir prétendument ingéré du poison provenant d’une grenouille sud-américaine alors qu’il était emprisonné dans l’Arctique, rappelle que la Russie possède elle aussi une longue histoire d’assassinats de critiques du régime.

Dans Death to Order : A Modern History of Assassination (non traduit en français), Simon Ball propose une histoire de l’assassinat au cours du dernier siècle environ, fondée sur des recherches minutieuses et d’une lecture particulièrement captivante. Ball est professeur d’histoire et de politique internationales, et ces spécialités structurent l’approche du livre.

En conséquence, son livre s’intéresse moins à l’évolution des armes ou aux changements tactiques nécessaires aux mises à mort ciblées – jusqu’au développement du drone, ceux-ci sont restés en grande partie inchangés pendant plus d’un siècle – qu’à l’assassinat en tant qu’instrument de la politique d’État.

Dans une comparaison particulièrement imagée, Ball affirme que l’étude de l’assassinat « revient à faire glisser une lame de rasoir le long de l’histoire de la politique internationale ». La coupure qui en résulte peut être étroite, mais elle est longue et profonde. Elle révèle « l’exercice réel du pouvoir dans la politique internationale ».

Assauts déterminés

Si nombre des assassinats les plus marquants du siècle dernier – Mahatma Gandhi, John F. Kennedy, Martin Luther King Jr., Robert Kennedy, le Premier ministre suédois Olof Palme – sont évoqués, ils ne constituent pas le cœur de l’ouvrage.

Chacun de ces assassinats a donné lieu à des enquêtes approfondies et souvent prolongées, visant à établir un mobile politique et à identifier la main cachée d’une puissance hostile. Ainsi, l’enquête officielle sur le meurtre de Palme, en février 1986, n’a été close qu’en 2020.

Dans une affaire plus célèbre encore, l’assassinat du président Kennedy à Dallas en novembre 1963, les enquêteurs américains se sont employés avec ténacité à établir une éventuelle implication soviétique, d’abord au sein de la Commission Warren, puis de la Commission spéciale de la Chambre des représentants sur les assassinats, convoquée treize ans après les faits.

Le président John F. Kennedy à Dallas, au Texas, quelques minutes avant son assassinat, le 22 novembre 1963.
Walt Cisco, Dallas Morning News, Public domain, via Wikimedia

Malgré la soif du public et du monde politique pour des révélations de complots dignes de romans d’espionnage, Ball rappelle avec constance qu’aucune preuve n’est venue étayer une telle thèse. Ces assassinats furent le fait d’individus isolés, animés par des vendettas personnelles, des haines intimes ou des troubles psychiques.

Ils ne sont donc pas au cœur de son propos. Les victimes qu’il étudie sont moins des chefs d’État que leurs serviteurs loyaux. Son enquête révèle à quel point proconsuls, diplomates et responsables de la sécurité des grandes puissances étaient exposés aux attaques résolues de leurs adversaires.

Ne pas paraître faible

Pendant près d’un siècle, les partisans de l’émancipation face à la domination étrangère et à l’oppression économique ont fait exploser des bombes, parfois poignardé, mais le plus souvent abattu à bout portant, à l’arme légère, des représentants des puissances occupantes. Des assassinats ciblés ont eu lieu en Inde, en Irlande, en Algérie, en Malaisie, au Vietnam, en Palestine, en Égypte – bref, dans presque toutes les régions du monde passées sous la coupe d’un empire. La violence a même gagné les capitales des puissances coloniales.

L’une des révélations les plus frappantes du livre tient au temps qu’il fallut aux Britanniques surtout – mais aussi aux Français et aux Américains – pour admettre que la menace pesant sur leurs agents en poste à l’étranger, dans des environnements instables, était démesurément élevée. Pendant des décennies, le prestige impérial interdisait à ses représentants toute manifestation visible d’inquiétude pour leur sécurité personnelle. À Londres, bien après la Seconde Guerre mondiale, on estimait encore qu’une attention excessive portée à la sécurité risquait d’entamer la mystique d’autorité de la puissance dominante et de donner le sentiment d’un aveu de faiblesse.

Sur le terrain, les agents ne partageaient pas cet état d’esprit. Des dizaines d’entre eux furent poignardés ou abattus avant de convaincre leurs ministres de revoir leur position et de mettre en place des dispositifs de protection adéquats.

Si ce tournant se fit tant attendre, c’est que, tout en reconnaissant en privé la menace que des oppositions bien organisées faisaient peser sur leur domination, les gouvernements s’astreignaient publiquement à minimiser la portée d’actes de violence politique présentés comme isolés – ainsi que l’ampleur du soutien dont ces mouvements bénéficiaient parmi les populations occupées ou opprimées.

Le règlement de ces questions, plus larges, de légitimité et d’autorité reposait sur un dialogue prolongé entre les administrations coloniales et les élites politiques émergentes dans les territoires occupés. Il exigeait des négociations minutieuses et des compromis douloureux, impossibles à arracher dans la fournaise d’un soulèvement populaire. D’où la nécessité d’entretenir l’illusion du calme.

Le « script libéral » qui a façonné, pendant une grande partie du XXe siècle, la réponse du gouvernement britannique aux assassinats de ses représentants a pris forme sous le gouvernement de H.H. Asquith (1908-1916). Il s’articulait autour de trois principes essentiels :

1) Il existait des preuves d’un complot organisé visant à commettre des assassinats.

2) Très peu de personnes étaient impliquées dans ce complot.

3) Ce complot était dangereux en raison de la violence de ses méthodes, et non parce qu’il constituait la partie émergée d’un mouvement plus large.

En soutenant que ces meurtres étaient le fait d’un petit nombre de fanatiques – et non l’expression d’une opposition vaste et structurée –, les autorités pouvaient circonscrire, voire étouffer, l’agitation politique. Dans le même temps, les négociations se poursuivaient lentement, à huis clos.

« Assassins d’honneur » et activités clandestines

L’assassinat n’a eu aucune influence significative sur le cours, la conduite ou l’issue de la Seconde Guerre mondiale. En revanche, la guerre a profondément transformé l’assassinat en tant qu’outil d’État.

L’action des deux Tchèques qui tuèrent le général nazi Reinhard Heydrich, les multiples tentatives avortées d’assassinat contre Hitler, ou encore le geste de l’aristocrate irlandaise, troublée ou animée de principes inébranlables, Violet Gibson, qui, en avril 1926, tira sur Mussolini au « museau » (« In the snout », selon la formule inimitable de la chanteuse folk Lisa O’Neill) sans parvenir à le tuer, ont offert de nombreux exemples – plus souvent morts que vivants – de ce que l’on a appelé « l’assassin d’honneur ».

Benito Mussolini en 1926, peu après la tentative d’assassinat de Violet Gibson.
Public domain, via Wikimedia

Pour ceux attachés à la démocratie libérale, il n’y avait qu’un pas entre la figure du tueur agissant par principe et l’idée que des puissances démocratiques fortes devaient elles aussi se doter de la capacité de procéder à des éliminations ciblées. Il s’agissait de prévenir la montée de l’intolérance en supprimant ses porte-voix, de combattre le feu par le feu.

Dans les années 1950 et 1960, certains gouvernements démocratiques, au premier rang desquels la France et les États-Unis, ont supervisé – ou laissé faire – des assassinats politiques de représailles contre leurs ennemis. Cette pratique a fini par être admise au point que les conflits militaires de grande ampleur en Algérie et au Vietnam ont été menés, pour une part non négligeable, à travers des programmes d’assassinats conduits à l’échelle industrielle.

Les questions d’autorité et de protocole devinrent centrales. Au début des années 1960, la branche spécialisée de la CIA chargée des « opérations exécutives » s’employait à déstabiliser des régimes en Amérique centrale, en organisant et en armant des insurrections, et en appuyant des opérations d’assassinat. D’autres services de l’agence rédigeaient les textes nécessaires – un véritable manuel d’assassinat à l’usage de l’homme de terrain – et définissaient la doctrine encadrant ces activités clandestines. En somme, il s’agissait de décider qui était habilité à autoriser un assassinat.

À mesure que cette responsabilité remontait progressivement jusqu’au bureau du président, l’assassinat s’imposa comme un instrument explosif de l’art de gouverner – un outil susceptible de faire voler en éclats la façade du gouvernement en place et de mettre en cause son discours sur la défense des principes démocratiques.

Assassinats ciblés

Au fil des années 1970 et jusque dans les années 1980, les troubles en Irlande du Nord se sont progressivement étendus au territoire britannique. À mesure que le conflit gagnait le continent, les efforts du gouvernement pour maintenir le scénario « asquithien » se sont effondrés. L’idée implicite selon laquelle un certain niveau d’assassinats constituait le prix à payer pour exercer le pouvoir dans une société libérale, ouverte et démocratique n’était plus tenable.

À mesure que les attaques de l’IRA contre l’élite politique britannique devenaient plus sophistiquées, plus ciblées et plus meurtrières, un tournant décisif s’est opéré dans les cercles dirigeants en matière de sécurité. En 1982, la « Protection » est devenue un commandement permanent au sein de la Metropolitan Police, la police de Londres.

Alors que des débouchés lucratifs s’ouvraient pour d’anciens membres des forces spéciales dans les nouvelles industries de la sécurité, les chercheurs américains en matière de défense continuaient d’affiner les capacités permettant de frapper des ennemis avec une précision accrue, à des distances toujours plus grandes.

Avec l’entrée en service des premiers drones armés, l’administration de George W. Bush a redéfini la notion d’assassinat afin d’en exclure les frappes « défensives » préventives visant des individus nommément désignés et considérés comme une menace pour les États-Unis ou leurs personnels. De là, il n’y eut qu’un pas vers le recours massif aux assassinats ciblés en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest.

Alors que d’anciens membres des forces spéciales trouvaient des débouchés très rémunérateurs dans les nouvelles entreprises privées de sécurité, les chercheurs américains travaillant pour la défense perfectionnaient, eux, des technologies permettant de viser leurs ennemis avec une précision croissante, à des distances toujours plus grandes.

Avec l’entrée en service des premiers drones armés, l’administration de George W. Bush a redéfini la notion d’assassinat afin d’en exclure les frappes « défensives » préventives visant des individus nommément désignés et considérés comme une menace pour les États-Unis ou leurs personnels. De là, il n’y eut qu’un pas vers le recours massif aux assassinats ciblés en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest.

En 2007, l’armée américaine disposait de 24 drones dédiés aux opérations d’élimination ciblée. Deux ans plus tard, ce chiffre atteignait 180 appareils, dotés d’une capacité d’emport quinze fois supérieure à celle des modèles précédents. En 2025, le département américain de la Défense – récemment rebaptisé « département de la Guerre » – comptait plus de 11 000 aéronefs sans pilote dans son arsenal. Tous ne sont pas destinés à des missions d’élimination, certes. Mais les ordres de grandeur parlent d’eux-mêmes.

Autrefois arme privilégiée des combattants de la liberté, des mouvements d’indépendance et de leurs branches insurrectionnelles, l’assassinat est devenu aujourd’hui un instrument assumé de l’État et une composante à part entière de l’arsenal de ses forces armées.

Death to Order regorge d’épisodes saisissants et d’anecdotes frappantes – notamment celle d’une jeune Elizabeth II s’étonnant que personne n’ait glissé quelque chose dans le café du turbulent dirigeant nationaliste égyptien, le général Gamal Abdel Nasser.

Mais l’apport le plus marquant de l’ouvrage de Ball tient sans doute à la manière dont il retrace avec précision la sortie progressive de l’assassinat des coulisses du secret gouvernemental et militaire pour son exposition en pleine lumière, au cœur de la communication et de la propagande.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 – et plus encore au cours de la dernière décennie – la mise en scène de l’assassinat comme symbole concentré de la puissance étatique et de sa volonté implacable est devenue un puissant instrument de dissuasion contre toute opposition active, ainsi qu’un levier majeur de guerre informationnelle.

Doté d’un pouvoir de surveillance quasi divin, de son œil omniscient dans le ciel, le drone sait ce que vous avez fait et où vous vous trouvez. Nul n’échappe à sa vengeance. Les ides de mars sont là.

The Conversation

Kevin Foster ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Autrefois dissimulés, les « assassinats ciblés » sont devenus des instruments assumés du pouvoir d’État – https://theconversation.com/autrefois-dissimules-les-assassinats-cibles-sont-devenus-des-instruments-assumes-du-pouvoir-detat-276207

Comment les Caisses de dépôt peuvent transformer l’épargne africaine en moteur du développement

Source: The Conversation – in French – By Florian Léon, Chargé de recherche, Fondation pour les Etudes et Recherches sur le Développement International (FERDI); Chercheur associé au CERDI (UMR UCA-CNRS-IRD), Université Clermont Auvergne (UCA)

Alors que l’Afrique dispose d’une épargne privée abondante mais largement informelle, son rôle dans le financement du développement reste limité. Dans cet entretien avec The Conversation Africa, le chercheur Florian Léon, auteur d’un récent rapport sur le sujet, explique comment les Caisses de dépôt peuvent capter et orienter ces ressources vers l’investissement productif, en complément des banques de développement. Il détaille les obstacles institutionnels, les réformes nécessaires et les pistes pour mobiliser l’épargne locale et celle de la diaspora.


Quel est le principal obstacle à la mobilisation de l’épargne privée pour financer le développement en Afrique ?

Il convient en premier lieu de distinguer, d’un côté, la question de la mobilisation de l’épargne privée et, de l’autre, son allocation vers le financement du développement. Les économies africaines ont un potentiel exploitable sur ces deux aspects.

D’une part, l’Afrique ne manque pas d’épargne. Les données de la Banque mondiale soulignent que la propension à épargner des ménages est plus ou moins la même en Afrique qu’ailleurs. En revanche, une part réduite de cette épargne est formalisée en Afrique. Les ménages ont tendance sur le continent à privilégier des supports d’épargne plus informels comme la thésaurisation.

Les raisons profondes de cette situation sont multiples, allant du coût pour épargner dans le systèmes bancaires (ouverture de compte) à un manque de confiance dans les banques. La conséquence est que cette épargne échappe au système financier et ne peut donc pas être utilisée pour financer les économies africaines.

D’autre part, l’épargne privée qui circule dans le système bancaire est peu utilisée pour le financement en Afrique. Les banques commerciales africaines sont souvent réticentes à accorder des prêts à de nouveaux clients. Cette situation peut s’expliquer par des facteurs multiples qui font que les intermédiaires financiers africains considèrent que prêter n’est pas rentable et/ou trop risqué.

Le défi est donc double pour l’Afrique : mobiliser davantage l’épargne et faire que le système financier utilise au mieux les ressources dont il dispose. Notre rapport met en évidence que si l’Afrique rattrapait son retard sur ces deux dimensions par rapport à la moyenne des pays en développement, il serait possible d’accroître les financements de 10 % du PIB par an.

En quoi les Caisses de dépôt se distinguent-elles des banques de développement dans l’investissement de long terme ?

Les banques (nationales) de développement et les Caisses de dépôt partagent une mission commune : financer le développement en acceptant de soutenir des projets de long terme structurants pour le pays.

Leurs différences tiennent à leur mode de fonctionnement. Les banques de développement empruntent à des taux réduits, sur les marchés ou à travers des emprunts auprès d’autres banques de développement (Banque mondiale, Banque africaine de développement), pour prêter à des conditions plus favorables que celles offertes par le marché (en termes de taux, durée ou montant).

Les Caisses de dépôt collectent des ressources privées de tiers (consignations, dépôts dont elles ont le monopole de la collecte voire centralisation d’une partie de l’épargne réglementée) et vont utiliser une partie de ces fonds pour investir dans des entreprises nationales à travers des prises de participation. Quelques Caisses de dépôt, notamment les plus importantes (France, Italie, Maroc), font également des prêts.

Autrement dit, les Caisses de dépôt permettent de capter une partie de l’épargne privée intérieure pour l’orienter vers des projets de développement, alors que les banques de développement ont surtout recours à des fonds empruntés, souvent extérieurs. Ces deux institutions en mobilisant des ressources et des outils de financement différents sont complémentaires. Il convient de noter que dans certains pays, les Caisses de dépôt font aussi office de banque nationale comme en France, en Italie, mais aussi en Mauritanie.

Quelles réformes prioritaires pourraient renforcer leur impact sur les économies nationales africaines ?

Les Caisses de dépôt africaines font face à une difficulté pour mobiliser les ressources qui leur sont dévolues comme les dépôts des professions juridiques ou les liquidités des systèmes de retraite. Ce manque de ressources pénalise leur capacité à devenir des acteurs du financement de l’économie. Pour remédier à ce problème, nous avons recommandé des actions à trois niveaux dans notre rapport.

Premièrement, il est primordial que les Caisses de dépôt puisse construire une relation de confiance avec les parties prenantes (État, dépositaires, institutions financières).

Cela implique d’avoir des bases légales solides et une gouvernance irréprochable. Il est aussi central que les Caisses soient plus transparentes afin de prouver que les fonds à leur disposition sont sécurisés et bien utilisés.

Deuxièmement, les Caisses doivent élargir la gamme de leurs ressources. L’action prioritaire consiste à s’assurer qu’elles disposent de manière effective des fonds dont l’État leur a légalement confiés la charge (ce qui n’est pas toujours le cas). Cette étape implique d’avoir une discussion franche avec les déposants et dépositaires de ces ressources et de bénéficier du soutien de l’État. Ensuite, les Caisses peuvent diversifier leurs ressources, notamment en développant des outils d’épargne réglementée.

Enfin, une fois que les Caisses de dépôt auront suffisamment de ressources, elles pourront agir comme un acteur du financement du développement. Néanmoins, il est important que les Caisses de dépôt comblent les lacunes actuelles plutôt qu’elles n’interviennent sur des créneaux déjà financés par les autres intermédiaires financiers. De plus, elles peuvent être un soutien au développement des systèmes financiers locaux en aidant au déploiement de certains segments (comme le « private equity » ou capital-investissement).

Comment mieux capter l’épargne informelle et celle de la diaspora pour financer le développement ?

Il n’y a pas de solution miracle pour mieux capter l’épargne informelle mais quelques enseignements peuvent être tirés des expériences passées. Les pays européens au XIXème siècle ont créé des solutions innovantes pour offrir des produits d’épargne aux « populations laborieuses ». A travers la possibilité d’avoir des supports d’épargne liquide, sûrs (garantis par l’Etat) et rémunérateurs, l’inclusion financière s’est fortement accrue.

Ces caractéristiques expliquent encore le succès de produits comme les livrets A en France ou les bonds postaux en Italie.

Les pays africains peuvent s’inspirer de ces expériences. Les modalités pratiques de mise en œuvre doivent être adaptées au contexte local, notamment pour cibler les personnes éloignées des centres urbains (par exemple, avec des solutions digitales ou des réseaux de monnaie mobile). Néanmoins, si de tels produits existaient et étaient accessibles, il est probable qu’ils seraient une marche importante pour formaliser davantage l’épargne.

La question de la mobilisation des fonds de la diaspora est un peu différente. Même si les sommes en jeu ne sont pas négligeables (l’épargne de la diaspora africaine représenterait près de 35 milliards de dollars selon une estimation récente) et qu’une partie de la diaspora est prête à investir dans son pays d’origine, mobiliser cette épargne est plus complexe pour diverses raisons. La diaspora peut être éclatée dans de nombreux pays et il faudra offrir une solution pour chacune en lien avec les exigences et l’offre existante dans le pays d’accueil.

Ensuite, il se pose des questions additionnelles comme la variation des taux de change dans la mesure où la diaspora utilise la devise de son pays d’accueil (par exemple, en dollars) mais son épargne se fera dans la devise du pays d’origine. Les sommes épargnées peuvent donc fondre en raison d’une dévalorisation de la devise du pays dans lequel les fonds sont épargnés.

Enfin, tous les membres de la diaspora n’attendent pas nécessairement le même type de produits, ce qui oblige à bien calibrer l’offre en fonction des besoins. Des projets existent pour mobiliser cette épargne, à l’image de DiasDev d’Expertise France pour accompagner plusieurs Caisses de dépôt africaines dans cet objectif. Néanmoins, le chemin est sans doute encore long pour en faire un des leviers du financement du développement.

The Conversation

Florian Léon works for the FERDI that receives funding from the Caisse des dépôts et consignations (France) to publish a report dedicated on the Caisse de dépôt model.

ref. Comment les Caisses de dépôt peuvent transformer l’épargne africaine en moteur du développement – https://theconversation.com/comment-les-caisses-de-depot-peuvent-transformer-lepargne-africaine-en-moteur-du-developpement-275863

Taboo tics like shouting curses and slurs are uncommon in Tourette syndrome − but people who have them suffer harsh social stigma

Source: The Conversation – USA (3) – By Rena Zito, Associate Professor of Sociology, Elon University

Tourette’s tics can include obscenities and slurs. These taboo words are emotionally charged and socially significant, so they tend to be more strongly encoded in the brain’s wiring. Dominic Lipinski/Stringer via Getty Images

John Davidson, whose life inspired the award-winning biopic “I Swear,” involuntarily shouted a racial slur during Michael B. Jordan and Delroy Lindo’s speech at the BAFTA film awards in London on Feb. 22, 2026. The moment went viral, and the ensuing backlash ignited public debate about Tourette syndrome and its most shocking symptom.

Davidson has been a familiar figure to British audiences since his teenage years, when he first appeared in a BBC documentary about Tourette syndrome. He has since devoted decades to public education about the condition, earning him a distinguished honor from Queen Elizabeth II in 2019.

The reactions to Davidson’s tics at the BAFTA awards make clear that Tourette syndrome remains a deeply misunderstood condition, especially when it comes to obscene language tics, called coprolalia.

I am a sociologist who studies the social dimensions of Tourette syndrome, including the stigma of coprolalia. I also live with Tourette syndrome. Most people with Tourette’s will never experience these taboo tics, but those who do bear the weight of society’s judgment.

What is Tourette syndrome?

Tourette syndrome is a neurodevelopmental condition that affects about 0.5% to 0.7% of the population. It is characterized by involuntary movements and sounds called tics that usually begin in childhood and, for some people, continue into adulthood.

Tics consist of movements, such as eye blinking or shoulder shrugging, or vocalizations, such as throat clearing or brief sounds. Some involve a single movement or sound, while others combine several movements or involve longer verbalizations – for example, finger snapping followed by a head jerk, or repeated words or phrases.

Coprolalia, or involuntary obscene or offensive speech, is one of the most widely misunderstood features of Tourette’s. About 10% to 20% of people with Tourette syndrome experience this type of tic.

Fewer than 1 in 5 people with Tourette’s experience taboo tics, such as coprolalia, but they can have an outsized effect on people’s lives.

Tics often change over time in intensity, frequency and form, with relatively quiet periods followed by phases when symptoms are more severe. Many people feel an unpleasant building sensation before a tic, called a premonitory urge, describing it like an itch that needs to be scratched. Others experience tics more suddenly, like an unexpected sneeze. Some can temporarily suppress their tics, often at the cost of greater discomfort later, while others are unable to suppress them.

Tics can be physically taxing, leading to acute and chronic pain and injury. People with Tourette syndrome also frequently face stigma, discrimination and the pressure to monitor or hide their tics, which can take a serious psychological toll. People with Tourette syndrome are at increased risk of self-harm and suicide.

The causes of Tourette syndrome aren’t fully understood, but it has a strong genetic component. Although it often runs in families, it can also be caused by birth complications or infections.

Understanding taboo tics like coprolalia

Even though a minority of people with Tourette syndrome experience coprolalia, media portrayals of Tourette’s disproportionately focus on outbursts of profanity. This “swearing disease” stereotype misrepresents how most people with the condition experience it. But because taboo tics are shocking and unexpected, they loom larger in the public imagination than more common, less dramatic tics.

Coprolalia is only one form of taboo tic. Others include copropraxia, or obscene gestures, and non-obscene but socially inappropriate tics, such as making kissing sounds, spitting or touching others.

Baylen Dupree, star of TLC show Baylen Out Loud
Baylen Dupree, star of the TLC show ‘Baylen Out Loud,’ has severe Tourette’s and experiences coprolalia.
Slaven Vlasic/Stringer via Getty Images

One of the most confusing aspects of taboo tics is that they can be contextually relevant while also being involuntary. Consider, for example, the person who tics “I have a gun!” when stopped by law enforcement. Cues in the social environment can trigger tics, especially in moments of heightened stress.

Why profanity in particular? Tics arise from dysfunction in neural circuits involved in movement and impulse control. Taboo words are emotionally charged and socially significant, so they tend to be more strongly encoded in the brain’s language and emotional networks than neutral words. This helps explain why coprolalia can also occur, albeit rarely, in people with brain lesions, neurodegenerative conditions and seizure disorders.

The challenges of living with coprolalia

The social world can be precarious for people with Tourette syndrome who experience taboo tics like coprolalia. These tics are often associated with more severe symptoms overall, more co-occurring conditions and greater social difficulty.

My research on coprolalia stigma reveals the depths of distress public misconceptions can cause.

A common misconception is that tics reveal what people “really” think and feel. In reality, tics often compel people to say or do precisely what they most wish to avoid. The stakes are especially high when tics involve slurs or insults. As one interview participant told me, “It’s like my brain weaponizes my most polite intentions and turns them into the cruelest things. And it’s scary to go outside … to have this sudden confrontation mechanism inside of me that I absolutely do not want.”

These socially inappropriate tics can draw unwanted attention and lead to exclusion, bullying, hostile encounters and barriers to employment. As another participant put it, “There’s no jobs I can work where I can get the accommodation that it’s okay for me to cuss at my boss.”

Anticipating these reactions, many people with prominent coprolalia withdraw from public life or carry the burden of constant disclosure and education.

A second misconception is that coprolalia always looks like someone shouting obscenities in public. While that does happen for some people, like Davidson at the BAFTA awards, others can suppress, mask or carefully manage their tics in social settings. Both experiences of coprolalia are stressful. Like other tics, coprolalia can come and go over time.

The stress of taboo tics extends beyond the individual. Families frequently describe feeling helpless in the face of their child’s distress, unsupported by schools and judged by others when these tics occur.

People with Tourette syndrome, and especially those with taboo tics, need understanding and support to participate fully and safely in public life.

The Conversation

Rena Zito does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organization that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Taboo tics like shouting curses and slurs are uncommon in Tourette syndrome − but people who have them suffer harsh social stigma – https://theconversation.com/taboo-tics-like-shouting-curses-and-slurs-are-uncommon-in-tourette-syndrome-but-people-who-have-them-suffer-harsh-social-stigma-276721

¿Por qué el cuerpo reacciona igual delante de un correo electrónico que de un león?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Luis Franco Serrano, Profesor de Ciencias de la Salud, UOC – Universitat Oberta de Catalunya

Biológicamente, somos prácticamente idénticos a nuestros antepasados de hace 50 000 años. Nuestro sistema de estrés se diseñó para crisis agudas: huir de un depredador o luchar por sobrevivir. Es una explosión de energía pensada para durar minutos.

El problema de la vida moderna es que el “león” ya no es un animal que nos persigue, sino una hipoteca a 30 años, un plazo de entrega imposible o una pandemia global. El cerebro no distingue entre amenaza física y psicológica, y mantiene el pie en el acelerador día tras día.

Imagine que tiene una alarma de incendios en casa. Es un dispositivo vital: si hay fuego, suena fuerte, le despierta y le salva la vida. Pero ¿qué pasaría si esa alarma estuviera diseñada para sonar también cada vez que abre la nevera, recibe un correo electrónico o escucha un ruido en la calle? Acabaría viviendo en un estado de nervios constante o, peor aún, arrancaría los cables para no oírla. Ese es, exactamente, el dilema de su cuerpo en el siglo XXI.

Señales equivocadas para las defensas

Cuando el cerebro detecta peligro, el cuerpo entra en una especie de economía de guerra. Toda la energía se desvía hacia los músculos y el corazón (para huir del “león”). ¿Y de dónde sale esa energía? De procesos a largo plazo que el cuerpo considera prescindibles en ese momento: la digestión, la reproducción y también el sistema inmunitario.

En condiciones normales, el cortisol (la hormona del estrés) actúa como un potente antiinflamatorio, de modo que el estrés inicialmente reduce nuestras defensas, pero también reduce la inflamación. Sin embargo, según estudios recientes, cuando el estrés es crónico, las células inmunitarias se cansan de recibir tantas órdenes del cortisol. Para protegerse, ignoran sus señales.

¿El resultado? Las células se vuelven sordas a la señal reguladora. Esto crea una paradoja clínica: la persona estresada tiene el cortisol por las nubes, pero su cuerpo está permanentemente inflamado y en alerta porque el sistema inmunitario se ha descontrolado y ya no obedece al cerebro. Este desequilibrio químico tiene consecuencias que con toda seguridad ha notado alguna vez.

Inflamación silenciosa: una puerta abierta a las infecciones

Cuando el estrés se cronifica, el cuerpo prioriza la supervivencia inmediata y recorta la inversión en “defensa”. En concreto, se reduce la citotoxicidad de las células NK (Natural Killer) y de los linfocitos T CD8+ (citotóxicos), encargados de detectar y destruir al instante células infectadas por virus. Esto no solo le hace más susceptible a nuevos contagios, sino que provoca un fenómeno conocido como reactivación viral latente. Virus que su cuerpo ya tenía controlados, como el herpes, aprovechan esta bajada de defensas para despertarse y replicarse de nuevo. No es casualidad que el herpes labial aparezca en momentos de mucho estrés.

La cosa va más allá. Estudios rigurosos han demostrado que el estrés psicológico interfiere en la formación de la memoria inmunológica. Bajo estrés, se dificulta la cooperación entre las células presentadoras de antígeno y los linfocitos T y B. El resultado es que personas con alto estrés crónico desarrollan menos anticuerpos cuando se vacunan que personas relajadas.

Un sistema inmune confundido

Aquí nos encontramos con una gran paradoja. ¿Cómo pueden tener las defensas bajas y, al mismo tiempo, un sistema inmunitario demasiado activo? La clave está en el desequilibrio entre linfocitos Th1/Th2.

El estrés suele suprimir la inmunidad celular (Th1, la que mata virus), pero a menudo deja descontrolada o incluso aumenta la inmunidad humoral e inflamatoria (Th2/Th17). Además, la falta de regulación hace que fallen los linfocitos T reguladores (Tregs), encargados de decir “basta” al sistema. Sin ese freno, el sistema inmune confuso empieza a atacar tejidos sanos, desencadenando o empeorando brotes de enfermedades como la artritis reumatoide, la psoriasis o las enfermedades inflamatorias intestinales.

Imagine un campo de batalla donde las defensas del frente están desorganizadas y no hacen caso de las instrucciones de sus superiores. ¿No parece más fácil que haya “fuego amigo” que con unas tropas bien organizadas y calmadas?

Envejecimiento celular

El efecto más profundo del estrés llega al núcleo mismo de sus células. Cada cromosoma tiene unos tapones protectores en los extremos llamados telómeros. Como la punta de plástico de un cordón de zapato, evitan que el ADN se deshaga.

El estrés oxidativo y el exceso de cortisol inhiben la enzima telomerasa, encargada de reparar estos tapones. La consecuencia es el acortamiento acelerado de los telómeros. Cuando se vuelven demasiado cortos, la célula entra en fase de senescencia: deja de dividirse y emite aún más señales inflamatorias a su entorno. Varios estudios han calculado que una carga de estrés muy alta puede traducirse en un envejecimiento biológico de las células inmunitarias equivalente a 10 años adicionales.

El eje cerebro-intestino

¿Nunca ha notado dolor de estómago antes de una reunión importante o un examen? ¿Ha tenido problemas digestivos como gases, estreñimiento o diarrea en épocas de más estrés o ansiedad? No son imaginaciones. El estrés altera profundamente el funcionamiento del aparato digestivo.

La liberación masiva de CRH (Hormona Liberadora de Corticotropina) actúa directamente sobre los receptores del colon y provoca una hipermotilidad inmediata. Este tránsito acelerado no solo causa molestias físicas, sino que altera la capa de mucosidad protectora e impide que la microbiota establezca nichos ecológicos estables. En otras palabras, modifica tanto el comportamiento como la cantidad y especies de microorganismos en nuestro intestino.

Esta inestabilidad altera los procesos de fermentación bacteriana y reduce drásticamente la producción de ácidos grasos de cadena corta, como el butirato. Este es el punto clave para el sistema inmune: el butirato es una de las moléculas que mantiene en calma al tejido linfoide asociado al intestino (GALT), que alberga el 70 % de nuestras células inmunitarias.

Sin estos frenos químicos y con la barrera intestinal comprometida por el estrés, el GALT interpreta el caos como una infección. Cambia su estrategia: deja de producir células reguladoras (linfocitos T reguladores, que evitan la autoinmunidad y la inflamación crónica) y comienza a diferenciar linfocitos Th17 altamente inflamatorios. El resultado es un sistema inmune que entra en “modo ataque” desde el intestino: exporta citocinas inflamatorias al resto del cuerpo, agravando patologías como alergias o enfermedades autoinmunes y creando un estado microinflamatorio generalizado.

Estrategias basadas en la ciencia para reactivar la inmunidad

La buena noticia es que la ciencia también nos enseña cómo revertir este proceso. No podemos eliminar el estrés de nuestras vidas, pero sí podemos cambiar la respuesta de nuestro cuerpo.

Dormir bien: Dormir no es un lujo, es una reparación mecánica. Una sola noche con solo 4 horas de sueño puede reducir la actividad de sus células antitumorales (NK) en un 72 %. El descanso nocturno recupera la “memoria” del sistema inmune.

Atención plena en el presente: Ensayos clínicos demuestran que seguir programas de reducción del estrés basados en la atención plena reduce marcadores inflamatorios como la proteína C reactiva y frena también el acortamiento de los telómeros, un indicador del envejecimiento celular.

Conexión social: Somos primates y, para nuestra especie, la soledad no es solo triste, es peligrosa. El cerebro interpreta el aislamiento social como una amenaza vital inminente (en la naturaleza, un humano solo duraba poco) y activa automáticamente genes proinflamatorios y señales de alerta. La interacción social positiva libera oxitocina, que actúa como antagonista del cortisol: reduce la presión arterial, disminuye la inflamación y promueve la reparación de tejidos.

Su cuerpo no falla cuando está estresado; al contrario, está intentando salvarle de un peligro que percibe como real. El secreto de la salud en el mundo moderno no es evitar el estrés a toda costa, sino enseñar a nuestro cuerpo a distinguir entre un león y un mal día, y darle las herramientas para volver a la calma.

The Conversation

Luis Franco Serrano no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Por qué el cuerpo reacciona igual delante de un correo electrónico que de un león? – https://theconversation.com/por-que-el-cuerpo-reacciona-igual-delante-de-un-correo-electronico-que-de-un-leon-276471

¿Qué es la fiebre aftosa que azota a Sudáfrica y Chipre?

Source: The Conversation – (in Spanish) – By Raúl Rivas González, Catedrático de Microbiología. Miembro de la Sociedad Española de Microbiología., Universidad de Salamanca

Vacunación de un ternero contra la fiebre aftosa en Brasil. Joa Souza/Shuttestock

En la actualidad, Sudáfrica atraviesa una grave crisis provocada por numerosos brotes de fiebre aftosa que han llevado al Gobierno a declarar la situación como desastre nacional. En Chipre, las autoridades acaban de decretar una estricta cuarentena tras la detección de varios brotes de la enfermedad; se han establecido rigurosos controles, además del sacrificio de miles de cabezas de ganado.

También conocida como glosopeda, la fiebre aftosa es una enfermedad infecciosa grave y altamente contagiosa causada por un virus de la familia Picornaviridae, del género Aphtovirus, que afecta a todas las especies de pezuña hendida, tanto domésticas como salvajes. Eso incluye vacas, ovejas, cerdos, cabras, venados, jabalíes y camellos. Aunque no es peligrosa para los humanos, tiene un tremendo potencial para causar enormes pérdidas económicas.

Los siete serotipos del virus (A, O, C, SAT1, SAT2, SAT3 y Asia I) no ofrecen inmunidad cruzada entre sí, lo cual es un problema añadido, porque significa que la infección o vacunación contra un serotipo no protege frente a los otros. Dentro de cada uno se distinguen diversos subtipos que pueden ser también inmunológicamente diferentes. Aunque todos los serotipos causan una enfermedad similar, puede haber diferencias en la especificidad del huésped y en la virulencia entre las cepas virales.

El pasado 13 de febrero, la Comisión Europea envió 500 000 dosis de vacuna contra uno de los serotipos (SAT1) a la República de Chipre con el fin de apoyar las actividades de vacunación en las zonas en las que el Gobierno no ejerce un control efectivo. Y en estos días, el Ministro de Agricultura de Sudáfrica, John Steenhuisen, ha recibido oficialmente el primer envío de un millón de vacunas que irán destinadas a intentar controlar el brote. El Gobierno sudafricano ha adoptado la política de “libre de fiebre aftosa con vacunación”, que exige inmunización masiva, control de movimientos y diagnósticos mejorados.

Así se extiende y actúa

Actualmente, esta patología está distribuida de forma endémica por amplias regiones de Asia, Sudamérica, Oriente Medio y África, lo que supone una amenaza para la Unión Europea. En España, su presencia o su sospecha son objeto de notificación obligatoria e inmediata a la autoridad competente, en línea con las normas establecidas por la Organización Mundial de Sanidad Animal (OMSA).

El último foco en territorio español fue detectado en una explotación de ganado bovino en la comarca de Talavera de la Reina (provincia de Toledo) en junio de 1986.

Los virus de la fiebre aftosa pueden estar presentes en todas las secreciones y excreciones de animales con infección aguda, incluido el aire espirado. En cuanto a la transmisión, generalmente se produce por contacto directo entre ejemplares infectados y susceptibles o, más raramente, por exposición indirecta de animales susceptibles a las excreciones y secreciones de ejemplares con infección aguda o a productos cárnicos crudos.

Tras la recuperación de la fase aguda de la infección, el virus desaparece, pero en ocasiones puede persistir en la orofaringe (la parte media de la garganta) de algunos rumiantes, e incluso de forma no replicativa en los ganglios linfáticos. Los animales en los que el virus persiste en la orofaringe pueden actuar como portadores e iniciar nuevos focos de la dolencia.

La enfermedad se caracteriza por fiebre, seguida de vesículas y erosiones en la lengua, encías, labios, espacio interdigital, glándulas mamarias y otras partes sin pelo de la piel. Esto provoca cojera y otras manifestaciones, como salivación excesiva, anorexia y muerte súbita en los animales jóvenes debido a lesiones en el músculo cardíaco.

Aunque la fiebre aftosa presenta una baja tasa de mortalidad en animales adultos, exhibe síntomas debilitantes como pérdida de peso, disminución de la producción de leche (hasta un 33 %), fallos reproductivos y pérdida de fuerza de tiro, lo que, en última instancia, reduce la productividad y genera pérdidas económicas. Entre las poblaciones susceptibles, la tasa de infección alcanza el 100 %, lo que significa que si el virus entra en un grupo de animales que nunca han estado expuestos y que no están vacunados, todos enfermarán.

En terneros lactantes jóvenes, la tasa de mortalidad es del 100 %, y los fallecimientos son atribuidos principalmente a problemas cardíacos.

Una grave amenaza ganadera

A nivel mundial, la fiebre aftosa supone una grave amenaza ganadera y causa pérdidas económicas que oscilan entre 6 500 y 21 000 millones de dólares (entre unos 5 500 y 17 800 millones de euros) anuales en áreas endémicas. Los países y zonas libres de la enfermedad también incurren en costos que superan los 1 500 millones de dólares (unos 1 300 millones de euros) al año.

Hoy, sigue siendo uno de los desafíos transfronterizos más importantes para la salud animal, porque restringe el comercio de animales y de productos derivados, y ocasiona importantes perturbaciones socioeconómicas. La compleja epidemiología de la fiebre aftosa, impulsada por diversos huéspedes, la rápida evolución del virus, la alta transmisibilidad y el mantenimiento subclínico en animales que no muestran signos externos de la enfermedad, configura las políticas comerciales internacionales y presenta obstáculos continuos para los esfuerzos efectivos de control y de erradicación.

The Conversation

Raúl Rivas González no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.

ref. ¿Qué es la fiebre aftosa que azota a Sudáfrica y Chipre? – https://theconversation.com/que-es-la-fiebre-aftosa-que-azota-a-sudafrica-y-chipre-276459

Danger was flagged, but not reported: What the Tumbler Ridge tragedy reveals about Canada’s AI governance vacuum

Source: The Conversation – Canada – By Jean-Christophe Bélisle-Pipon, Assistant Professor in Health Ethics, Simon Fraser University

Eight months before the Tumbler Ridge mass shooting, OpenAI knew something was wrong. The company’s automated review system had flagged Jesse Van Rootselaar’s ChatGPT account for interactions involving scenarios of gun violence. Roughly a dozen employees were aware. Some advocated contacting police. Instead, OpenAI banned the account, but didn’t refer it to law enforcement because it didn’t meet the “threshold required” at the time.

On Feb. 10, Van Rootselaar killed eight people (her mother, her 11-year-old half-brother and six others at Tumbler Ridge Secondary School) before dying of a self-inflicted wound.

This case is not simply about one company’s misjudgment. It exposes the absence of any Canadian legal framework for assigning responsibility when an AI company possesses information that could prevent violence.

As a researcher in health ethics and AI governance at Simon Fraser University, I study how algorithmic systems reshape decision-making in high-stakes settings. The Tumbler Ridge tragedy sits squarely at this intersection: a private corporation made a clinical-style risk assessment it was never equipped to make, in a legal environment that gave it no guidance.

The digital confessional problem

Generative AI chatbots are not social media. Social media functions as a public square where posts can be monitored and flagged by other users. Chatbot interactions are private, intimate and designed to be accommodating. Users routinely disclose fears, fantasies and violent ideations to systems engineered to respond with conversational warmth.

In clinical practice, this kind of disclosure triggers a well-established duty. The Tarasoff principle, adopted across Canadian provinces through mental health legislation, imposes upon therapists a duty to warn if they determine that a patient poses a credible threat to an identifiable person, even if it means breaching confidentiality. But that duty rests on the clinical judgment of trained professionals who understand the difference between ideation and intent.

Arguably, OpenAI tried to mirror this clinical standard. But the people making these assessments are software engineers and content moderators, not forensic psychologists. The company itself acknowledged the tension, citing the risks of “over-enforcement” and the distress of unannounced police visits for young people.

The real question is not whether OpenAI’s reasoning was defensible in isolation. It’s whether a private corporation should be making this determination at all.

A vacuum where legislation should be

Federal AI Minister Evan Solomon, who intends to meet with OpenAI representatives today on Feb. 24 about this issue, said on Feb. 21 that he was “deeply disturbed” by the revelations, adding the federal government is reviewing “a suite of measures” and that “all options are on the table.” But those options remain undefined because the legislative tools that would have enabled them no longer exist.

The Artificial Intelligence and Data Act, embedded in Bill C-27, was supposed to be Canada’s answer to AI regulation. The Online Harms Act (Bill C-63) would have addressed harmful digital content. Both died on the order paper when Parliament was prorogued in January 2025.

What remains is a voluntary code of conduct with no legal force and no consequences for non-compliance. When OpenAI flagged Van Rootselaar’s account, its only obligation was to its own internal policy. Banning the account resolved the company’s liability while leaving a person expressing violent ideations disconnected from any intervention pathway.

Canada’s privacy law compounds the problem. The Personal Information Protection and Electronic Documents Act does contain an emergency exception: section 7(3)(e) permits disclosure without consent “to a person who needs the information because of an emergency that threatens the life, health or security of an individual.” But this provision was drafted for clear-cut crises, not for the probabilistic threat indicators that AI chatbot interactions generate. For a foreign corporation navigating this ambiguity, uncertainty favours inaction.

What Canada needs now

Canada’s next attempt at digital governance must recognize that human-to-AI interactions are fundamentally different from social media posts. Three elements are essential:

  1. Binding legislation with clear legal thresholds for when AI companies must refer flagged interactions to authorities. These thresholds must be developed with mental health professionals, law enforcement and privacy experts, not left to individual corporations.

  2. An independent digital safety commission as a third-party triage body. When an AI company identifies severely concerning interactions, it should refer the case to trained threat-assessment professionals rather than making the call internally or triggering an immediate armed police response.

  3. Modernized privacy legislation that provides explicit legal clarity for AI-specific disclosure, resolving the ambiguity that currently rewards doing nothing.

At the AI summit that took place in New Delhi from Feb. 16 to 20, 86 countries, including Canada, pledged to promote “safe, trustworthy and robust” AI. No concrete commitments followed. OpenAI’s Sam Altman stressed the urgency of international AI regulation and proposed an international body for AI safety norms modelled on the International Atomic Energy Agency, an irony not lost on anyone following the Tumbler Ridge revelations.

Minister Solomon says all options are on the table. Families of shooting victims, survivors and a devastated community in Tumbler Ridge are living with the cost of leaving regulation options open for too long.

The Conversation

Jean-Christophe Bélisle-Pipon receives funding from Michael Smith Health Research BC Scholar Award and the US National Institutes of Health.

ref. Danger was flagged, but not reported: What the Tumbler Ridge tragedy reveals about Canada’s AI governance vacuum – https://theconversation.com/danger-was-flagged-but-not-reported-what-the-tumbler-ridge-tragedy-reveals-about-canadas-ai-governance-vacuum-276718

Why people are turning to AI first for relationship advice — and why they shouldn’t

Source: The Conversation – Canada – By Maha Khawaja, PhD Student, Health and Society, McMaster University

It’s 1 a.m. The argument is over, but you keep running it back in your head anyway. You replay the tone, timing and that one sentence that landed wrong. So you open an artificial intelligence (AI) chatbot and type, “Am I right or am I overreacting? What do I say to what they said? What did they mean by XYZ?”

Research on attachment, emotion regulation and online discourse helps explain why turning to AI is becoming increasingly popular . The reassurance that it provides, however, can consolidate a one-sided interpretation far too quickly and, ultimately, train expectations that real relationships struggle to meet.

But for many, that’s where relationship support begins nowadays. The privacy of AI chatbots has become the space people go to first, especially given that the alternative — professional help or family and friends — often either involves paying, explaining yourself at length or risking judgment at exactly the moment you feel least steady.

However, while it’s a private moment and a keyboard click away, should we be looking for neutral relationship advice from AI chatbots?

Why does AI feel like support?

At a time when therapy is expensive or out of reach, and most relationship learning comes from media rather than practical skill-building, immediacy can be deeply appealing for some.

The appeal intensifies when relationship talk implicates identity. Questions like “Am I needy? Am I unlovable? Am I the problem?” carry shame, which makes disclosure feel risky. A chatbot offers a low-stakes space to narrate events and voice what might feel too exposed with friends or family.

Notably, chat-based relationship coaching can feel immediately satisfying, and research on reward-based engagement in online platforms suggests that quick, reinforcing feedback can encourage people to come back again and again, forming an addictive effect that chatbot interfaces may amplify.

Related work on chatbots also finds that when users feel a sense of closeness with AI, they report higher satisfaction and stronger intentions to reuse it, which helps explain why the use of these tools can become a habit instead of a one-time check-in. Interestingly, recent research also notes that people with anxious attachment styles are more likely to become emotionally dependent on AI.

From anonymous forums to algorithmic advice

Before chatbots, people often did this work through anonymous crowds in forums like Reddit, and research on online disclosure and support communities shows that anonymity and low social cost can increase willingness to share, especially around stigmatized or emotionally charged experiences.

In those spaces, you can disclose without being fully known, gather language from strangers and feel less alone with your own thoughts. AI distills that and suggests next steps, which can make disclosure easier while also nudging one reading of the situation into something that feels settled.

A quick, overly simplified fix.

However, over time, instant affirmation can train expectations for constant reassurance and rapid closure that intimate relationships rarely sustain, since intimacy develops through slower, reciprocal work under strain.

AI as a relationship rehearsal room

In practice, people use AI for far more than crisis.

Many use it as a communication coach, such as for drafting messages after conflict, softening tone and practising repair language before they speak.

Others use it as a rehearsal room for difficult conversations or as a planning tool for reconnecting, whether through date ideas, routines or small rituals that rebuild intimacy after distance.

It also shows up readily in the less visible work of relationships.

That could look like asking AI about the benefits of planning sex, how to navigate menopause and vaginal dryness or what lubricant to use with a dilator after cancer treatment. Here, AI helps make sense of situations that may be difficult to discuss with others and helps bring clarity to an unfamiliar field.

Where this becomes complicated is not simply that people use AI, but how its structure changes what counts as a good explanation. Because the system only has access to one narrated perspective, it can produce a coherent interpretation with high confidence while keeping out perhaps major details like context, history, power dynamics or what the other person has said.

Assisting, but not replacing, relational work

Though it may seem coherent, AI readily compresses nuance into a single storyline and can only focus on a singular conclusion. A chatbot can only respond to what it is given; trained professionals probe, clarify and notice gaps.

This isn’t only informal use of general chatbots either. Some tools are explicitly designed to mimic relationship coaching and therapeutic support, like Mojo or Amanda.ai, and some are even designed to function as an “AI companion” and romantic partner.

AI’s appeal also comes with real costs and risks, including energy-intensive infrastructure, corporate and political interests that shape what these systems learn and reproduce, the possibility of misinformation when nuance is missing and privacy concerns when an individual’s intensely personal disclosures are routed through data systems they do not control.

AI can support reflection and communication, but the substance of a relationship is still built and repaired in real time through choices partners make with each other. So, if you want a nuanced human answer, then just ask the humans in your life what they meant when they said “XYZ.”

The Conversation

Maha Khawaja does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.

ref. Why people are turning to AI first for relationship advice — and why they shouldn’t – https://theconversation.com/why-people-are-turning-to-ai-first-for-relationship-advice-and-why-they-shouldnt-272797

Can the placenta predict schizophrenia risk? Lessons from prenatal cannabis exposure

Source: The Conversation – Canada – By Daniel Hardy, Professor, Department of Ob/Gyn and Physiology and Pharmacology, Western University

Schizophrenia is a serious mental health disorder that is characterized by psychosis, making it difficult for a person to tell what is real. It impacts about one per cent of the Canadian population and is linked to major health challenges, including a shorter life span.

Many factors can increase the risk of developing schizophrenia, such as prenatal environmental conditions (for example, malnutrition or drug exposure), family history, childhood trauma and growing up in an urban environment.

However, there are still no reliable biomarkers that can predict early risk. This is important because early diagnosis leads to better treatment and outcomes for patients. Researchers are now looking at the placenta as a possible source of early indicators of schizophrenia risk.

The placenta-brain axis

The placenta can “record” what happens during pregnancy and can reflect both healthy and unhealthy conditions for the baby. This idea is known as the placenta-brain axis, which suggests that when the placenta is negatively affected, brain development may also be harmed in both the short and long term.

Large clinical studies have shown that in pregnancies resulting in low birth weight babies, certain genetic markers in the placenta are changed. These markers are strongly linked to a higher risk of schizophrenia and other negative behavioural outcomes (for example, autism, impaired cognition) in children.

There is also strong evidence connecting cannabis use during pregnancy to harmful effects on a child’s brain development, including a higher risk of schizophrenia. This is especially concerning in Canada, where cannabis was legalized in 2018. Since then, cannabis use during pregnancy has increased, with the highest reported rate of 24 per cent among pregnant teens (ages 13 to 19 years).

Although prenatal cannabis use is known to be associated with low birth weight, it is not well understood whether cannabis exposure affects the same placental biomarkers linked to schizophrenia. My laboratory, which has experience studying the effects of drug exposure during pregnancy, explored this question in a study published in Biology of Reproduction in January.

THC exposure

As a professor in the Department of Obstetrics and Gynaecology at the Schulich School of Medicine and Dentistry at Western University, I worked with my research team and collaborators, including master of science student Andrea Kocsis, Enzo Perez Valenzuela, Ph.D., David Natale, Ph.D., and Steven Laviolette, Ph.D. to investigate whether THC (the main psychoactive component of cannabis) changes these known placental schizophrenia markers.

First, we used a preclinical rodent model in which pregnant animals were given edible THC mixed with Nutella. We found that both male and female offspring exposed to THC showed reduced prepulse inhibition early in life. Prepulse inhibition is a psychological test commonly used when diagnosing schizophrenia in humans. Specifically, the prepulse inhibition test measures sensorimotor gating — the brain’s ability to filter out irrelevant stimuli — by observing how a weak, preceding stimulus (prepulse) reduces the startle response to a subsequent loud noise (pulse).

More importantly, we discovered that the placentae of these THC-exposed offspring showed increases in several human placental markers linked to schizophrenia risk.

We then tested whether this also occurs in a human cell culture model. We found that isolated human placental cells treated short-term (24 hours) with THC showed similar increases in these schizophrenia-related genes in these cells.

Identifying risks

This study has important clinical implications. Although stopping cannabis use during pregnancy is always recommended, it can be difficult for many people due to social or habitual dependence. As a result, some children are exposed to cannabis before birth without having any choice.

By identifying cannabis-specific placental markers linked to schizophrenia, there is potential to reduce negative behavioural outcomes early in life through psychological or dietary interventions. Since schizophrenia is usually diagnosed between ages 16 and 30, being able to identify risk at birth would be extremely valuable. Moreover, testing the placenta after delivery could become a practical way to assess schizophrenia risk.

Further research is needed to understand whether other components of cannabis, such as cannabidiol (CBD), also affect neurodevelopment or alter these placental markers. It is also imperative to explore whether these markers can help predict other outcomes, including adverse psychological conditions, autism or cognitive impairments.

Additionally, because the pre-conception health and lifestyle of fathers as well as mothers can affect the placenta, it is also possible that consumption of cannabinoids by either parent before pregnancy could affect placental health and increase schizophrenia risk, but this requires further study.

In the meantime, our findings provide important functional evidence for clinicians and regulatory agencies, such as Health Canada, as they continue to make decisions and policies regarding the safety of cannabis use during pregnancy.

The Conversation

Daniel Hardy receives funding from the Canadian Institutes for Health Research (CIHR).

ref. Can the placenta predict schizophrenia risk? Lessons from prenatal cannabis exposure – https://theconversation.com/can-the-placenta-predict-schizophrenia-risk-lessons-from-prenatal-cannabis-exposure-274381

Avalanches meurtrières : pourquoi les skieurs sous-estiment les risques, malgré les avertissements

Source: The Conversation – in French – By Frédéric Dimanche, Professor and former Director (2015-2025), Ted Rogers School of Hospitality and Tourism Management, Toronto Metropolitan University

« La montagne n’est ni juste, ni injuste. Elle est dangereuse », disait le grand alpiniste italien, Reinhold Messner. Cette année encore, la montagne lui donne raison. Les conditions climatiques ont favorisé des avalanches meurtrières, notamment à Lake Tahoe, en Californie, mais aussi dans les Alpes.


Selon les chiffres du Système national d’Observation de la Sécurité en Montagne (SNOSM), les décès par accident sur les domaines skiables en France s’élevaient entre 8 et 14 par an, selon les années.

Cette année, en février, nous avons déjà largement dépassé ces moyennes. Malgré les progrès réalisés pour prévenir les avalanches – dont la gestion est depuis 2018 inscrite par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité – elles continuent de faire des victimes.

La situation, particulièrement dramatique cette année, s’explique par la structure instable du manteau neigeux, mais aussi par une mauvaise compréhension des risques perçus par certains skieurs et surfeurs, qui, souvent, déclenchent eux-mêmes les avalanches.




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La fascination du hors-piste : liberté, poudreuse et adrénaline

Chaque hiver, des skieurs se lancent hors des pistes balisées, parfois au péril de leur vie. Ces personnes ne sont pas toutes inconscientes ou débutantes dans cette pratique : certaines sont expérimentées, bien équipées de matériel de survie (détecteur de victime d’avalanche ou DVA, pelle, et sonde), et connaissent les dangers. Pourtant, elles décident malgré tout de s’aventurer hors-piste.

Alors, pourquoi skier hors-piste malgré les dangers et les recommandations des professionnels ? Le ski hors-piste fascine, que ce soit en station ou en ski de randonnée bien au-delà des pistes. En effet, il représente le plaisir, la liberté, et l’aventure, dans des sites d’une grande beauté. La poudreuse, aussi appelée pow ou peuf, est dans les rêves de tous les amateurs de glisse : elle offre des sensations rares, exaltantes et recherchées. Elle procure un plaisir intense pour qui sait la maîtriser… et elle peut rendre accro.

Mais le risque est invariablement présent en montagne. On définit souvent le risque par deux critères : (1) la probabilité que quelque chose de néfaste se produise, et (2) la gravité des conséquences. On peut évaluer ces critères rationnellement, avec de l’information fournie par sa propre expérience, ou par les bulletins d’estimation du risque d’avalanche (BERA). Mais la compréhension des risques n’est pas simple.

Pourquoi prenons-nous des risques en montagne ?

Lorsqu’une couche de neige fraîche recouvre les pentes, elle agit comme les sirènes d’Homère, ensorcelant le skieur et l’attirant vers une zone dangereuse et parfois fatale. Mais pourquoi prendre des risques qui peuvent être funestes ? Les chercheurs en psychologie, en sociologie et en neurosciences ont tenté de répondre à cette question et plusieurs théories permettent de comprendre ce comportement.

L’envie de sensations fortes. La première explication vient de la psychologie de la personnalité. Certains ont un besoin plus fort que d’autres de vivre des expériences intenses. On appelle cela la recherche de sensations fortes (ou sensation seeking en anglais). Cette quête de sensations fortes mène à la prise de risque. On peut bien sûr associer à cela la recherche de plaisir dans l’activité.

L’illusion de la maîtrise. Les skieurs expérimentés développent souvent une illusion de maîtrise : ils connaissent le terrain, ils ont déjà skié en poudreuse, et ils ont confiance dans leur matériel, le trio indispensable de secours. Or, les avalanches sont des phénomènes complexes où même une faible erreur d’appréciation peut être fatale. Le danger est d’autant plus grand que la confiance est élevée. De plus, se munir d’un DVA, d’une pelle et d’une sonde (et éventuellement d’un sac à dos airbag) n’empêche pas l’avalanche de se produire. Elle surprend même les guides et moniteurs de ski.

L’influence des réseaux sociaux et de la culture du freeride. Le rôle des réseaux sociaux est devenu important dans la popularisation du hors-piste. Des vidéos montrant des descentes spectaculaires dans de la neige fraîche attirent de nombreux amateurs vers des zones non sécurisées et parfois dangereuses. D’après un article américain, les messages et vidéos incitent des personnes sans expérience à suivre des itinéraires dangereux, entraînant une augmentation des interventions de secours.

Les contenus générés par les utilisateurs peuvent créer une perception biaisée des risques : les vidéos et photos spectaculaires et les commentaires de skieurs suggèrent que l’aventure hors-piste est accessible à tous, sans insister suffisamment sur la nécessité d’une formation adéquate, d’un équipement adapté, et d’une connaissance avancée des conditions nivologiques locales.

Sous-estimation du danger et heuristiques cognitives (raccourcis mentaux). Les chercheurs qui étudient le comportement des victimes d’accidents d’avalanche soulignent des biais psychologiques dans la prise de décision. Par exemple, la familiarité avec une pente ou un accès facile peut amener un skieur à sous-estimer le danger d’un itinéraire simplement parce qu’il a déjà skié au même endroit sans incident ou parce qu’il y a déjà des traces de descente. Cette tendance à atténuer la perception du risque, même lorsque les conditions d’enneigement ou météorologiques changent, explique souvent pourquoi certains skieurs s’aventurent hors-piste sans évaluer correctement le danger.

Dynamiques sociales et culturelles. Les dynamiques de groupe jouent aussi un rôle clé. La pression des pairs et le désir de ne pas être perçu comme peureux jouent souvent dans la prise de risque. Ainsi, des décisions dangereuses peuvent être prises collectivement, mais sans réel débat. Aussi, montrer ses compétences à descendre une belle pente de neige engendre de la reconnaissance parmi ses pairs et incite à la prise de risque.

Cerveau et dopamine. Les neurosciences montrent que l’attrait du risque a aussi une explication biologique. Le cerveau est programmé pour rechercher la récompense, et quand on prend un risque sans conséquences néfastes, le cerveau libère de la dopamine, ce qui procure un intense plaisir, et peut expliquer l’exposition au danger. Ainsi, le freerider devient accro à cette émotion et recommence pour retrouver ce plaisir, en laissant au second plan une analyse rationnelle du risque et de ses répercussions.




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Mieux comprendre pour mieux prévenir

Les skieurs ne sont pas tous inconscients. Leurs choix s’expliquent par un ensemble de facteurs psychologiques, sociaux, et biologiques. Mais leurs actions mènent parfois à des tragédies. Comprendre ces mécanismes ne sert pas à juger, mais à mieux prévenir.

Mieux informer sur les risques, adapter les campagnes de sensibilisation, exiger le port d’un équipement de sécurité et ouvrir le débat sur la gratuité des secours en montagne constituent des pistes possibles. Plutôt qu’interdire l’accès à cet espace de liberté qu’est la montagne, il s’agit sans doute de renforcer une culture du renoncement et de la responsabilité.

La Conversation Canada

Frédéric Dimanche ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Avalanches meurtrières : pourquoi les skieurs sous-estiment les risques, malgré les avertissements – https://theconversation.com/avalanches-meurtrieres-pourquoi-les-skieurs-sous-estiment-les-risques-malgre-les-avertissements-274785

Chiens de race : l’esthétique peut-elle justifier la souffrance ?

Source: The Conversation – in French – By Valérie Chansigaud, Historienne des sciences et de l’environnement, chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Cité – CNRS), Université Paris Cité

Un bouledogue français, un cavalier King Charles Spaniel, un chat sans poil sphynx, un teckel à poil ras. Greggabet photographie caudry / Cavalier King Charles Spaniels / Dmitry Makeev / Dalila Dalprat Sousa Santos , CC BY

Afin de limiter la souffrance animale, la Commission européenne tâche de poser des limites à la sélection génétique des races de chiens et chats aux traits extrêmes. Si cette avancée demeure inédite, elle réagit à un phénomène tout sauf nouveau : l’obsession de l’homme pour l’apparence des animaux domestiques.


La Conseil et le Parlement européen ont récemment adopté une accord provisoire visant à encadrer plus strictement l’élevage des chiens et des chats, en interdisant notamment la reproduction et la mise en avant d’animaux présentant des « formes extrêmes ».

Sont particulièrement concernées certaines morphologies associées à des troubles graves et durables, comme les chiens au museau écrasé, chez lesquels les difficultés respiratoires, l’intolérance à l’effort ou les problèmes locomoteurs sont désormais bien documentés.

Cette évolution réglementaire répond à des alertes répétées du monde vétérinaire et à une sensibilité croissante de l’opinion publique à la souffrance animale. Elle s’inscrit également dans une longue histoire de la place démesurée accordée par les sociétés humaines à l’apparence des animaux domestiques et à leur volonté de la façonner.

Sélectionner l’apparence : une pratique ancienne aux usages multiples

Il est impossible de dater précisément le moment où les humains auraient commencé à sélectionner des animaux sur des critères esthétiques. Bien avant l’existence des « races » au sens moderne (un phénomène qui émerge au XIXe siècle), des animaux étaient déjà choisis en fonction de leur sexe, de leur âge, de leur couleur ou de leur conformation. Dans de nombreuses sociétés anciennes, les animaux destinés au sacrifice devaient ainsi répondre à des critères précis d’apparence et d’intégrité corporelle : dans les cultes grecs et romains, seuls des animaux « sans défaut » étaient admis devant les divinités ; en Chine, sous la dynastie Zhou, les sacrifices royaux exigeaient également des bêtes jugées parfaites, tant extérieurement qu’intérieurement.

Autrement dit, la sélection sur l’apparence est probablement aussi ancienne que la domestication elle-même. Elle n’était jamais isolée : elle s’entremêlait à des critères religieux, sociaux, économiques ou politiques, par exemple lorsque le pouvoir politique affirme sa puissance en imposant des animaux sacrificiels répondant à des normes précises.

Ce qui change à l’époque contemporaine, c’est que l’apparence peut devenir, dans certains cas, le critère central, voire exclusif, de la création des races. Posséder un chien de race peut ainsi marquer un rang, une appartenance sociale ou un certain rapport au monde, comme d’autres animaux ont pu, à différentes époques, signaler le prestige ou le pouvoir de leur propriétaire, à commencer par le cheval, mais aussi certains chiens de chasse.

Une préoccupation tardive pour la santé et le bien-être

Les races modernes émergent au XIXe siècle, dans un contexte marqué par le goût pour la classification, la hiérarchisation et la distinction sociale fondée sur la notion de race. Cette passion pour les lignées « pures » n’est pas sans lien avec les cadres intellectuels qui, à la même époque, voient se développer les théories raciales appliquées aux humains.

Photographies de l’exposition canine, au jardin des Tuileries en mai 1898
Photographies de l’exposition canine, au jardin des Tuileries en mai 1898.
Jules Beau/Gallica BNF, Fourni par l’auteur

Pendant longtemps, les effets de la sélection ont été évalués presque exclusivement à l’aune de la productivité, de l’efficacité ou de la conformité à un standard. La souffrance animale était connue, mais largement tolérée, considérée comme secondaire, voire inévitable. Les pratiques vétérinaires elles-mêmes en témoignent : pendant une longue période, des interventions lourdes ont été pratiquées sans anesthésie, comme la stérilisation des chiennes.

D’autres gestes, aujourd’hui reconnus comme inutiles et douloureux, étaient également courants : on sectionnait par exemple le frein de la langue chez les chiens, dans l’idée erronée de prévenir la rage.

Ces pratiques témoignent d’un rapport au corps animal dans lequel la souffrance était largement ignorée, par indifférence plus que par méconnaissance.

Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XXe siècle que la douleur chronique, la qualité de vie ou la santé à long terme des animaux commencent à être pensées comme des problèmes en tant que tels. Les inquiétudes actuelles concernant les chiens aux morphologies extrêmes – difficultés respiratoires, troubles locomoteurs, intolérance à l’effort – s’inscrivent pleinement dans cette histoire récente de la sensibilité au bien-être animal.

Des chats qui ont longtemps échappé à cette logique

La récente réglementation européenne semble concerner plus directement les chiens que les chats, et cette impression correspond à une réalité historique, biologique et sociologique. En France comme dans de nombreux pays européens, les chiens de race sont proportionnellement plus nombreux que les chats de race. Cette différence s’explique en grande partie par l’histoire de l’élevage.

L’intérêt pour les races de chiens est ancien et structurant. La sélection de types morphologiques spécifiques devient l’un des moteurs centraux de l’élevage canin au XIXe siècle, en systématisant et en normant des pratiques bien plus anciennes de différenciation fonctionnelle. Dès l’Antiquité, certains chiens sont ainsi recherchés pour des usages guerriers ou de combat, en fonction de leur taille, de leur puissance ou de leur agressivité.

Ce type de sélection n’est d’ailleurs pas propre aux chiens : chez les gallinacés, des individus ont été privilégiés très tôt pour des usages non alimentaires, notamment pour le combat de coqs ou comme animaux d’ornement, bien avant que ne s’impose une sélection orientée vers la production de chair ou d’œufs.

À l’inverse, les chats ont longtemps échappé à cette logique. Les premiers concours félins du XIXe siècle récompensaient des individus – souvent des chats de gouttière – et non des représentants de races qui n’étaient pas encore standardisées. Le chat est resté plus longtemps un animal ordinaire, moins soumis aux impératifs de sélection morphologique.

Exposition féline à la salle Wagram en 1934
Exposition féline à la salle Wagram en 1934.
Gallica/BNF

Quels chiens demain ?

Populaires sur les réseaux sociaux, les Pomskys sont issus de croisements entre des Huskys sibériens et de spitz-nains
Populaires sur les réseaux sociaux, les Pomskys sont issus de croisements entre des Huskys sibériens et de spitz-nains.
GJH-hoond, CC BY

Les croisements récents, comme le pomsky (issu de croisement entre le husky sibérien et le spitz-nain), témoignent aujourd’hui d’une forte demande pour des animaux perçus comme originaux et attendrissants, mais sont surtout emblématiques d’un effet de mode.

Le choix de ces chiens relève moins d’une réflexion sur leurs besoins ou leur santé que d’une logique de distinction : on choisit un chien comme on choisirait une paire de chaussures, parce qu’il flatte l’ego de son propriétaire et signale une position sociale. Dénoncées depuis longtemps par les vétérinaires, qui constatent au quotidien les conséquences de la sélection de morphologies extrêmes, ces pratiques pourraient être freinées par la nouvelle réglementation européenne, en rappelant clairement que tout croisement n’est pas acceptable dès lors qu’il compromet la santé ou le bien-être des animaux concernés.

Prédire à quoi ressembleront les chiens du futur reste toutefois hasardeux. L’histoire montre que les avancées en matière de protection animale ne sont ni linéaires ni irréversibles. L’émergence d’idéologies brutales ou violentes pourrait très bien conduire à un recul de la prise en compte de la souffrance animale. L’interdiction des formes extrêmes révèle ainsi une tension ancienne entre la vanité des désirs humains parfois cruels et la nécessité d’établir des règles morales pour en limiter les effets – un débat aussi vieux que la philosophie elle-même.

Cette réflexion trouve un écho particulier dans certaines initiatives muséales récentes. L’exposition Domestique-moi si tu peux, présentée au Muséum de Toulouse, propose ainsi de revisiter l’histoire longue de la domestication en montrant qu’il ne s’agit pas d’un phénomène « naturel » et qu’elle est façonnée par des choix humains parfois irrationnels. Elle met surtout en évidence la place centrale de la domestication dans la construction des cultures humaines, la sélection artificielle ayant pour objectif principal de rendre des organismes vivants – animaux comme végétaux – compatibles avec les modes de vie et les besoins humains.


L’exposition Domestique-moi si tu peux retrace l’histoire des domestications animales et végétales, leur histoire et leurs conséquences sur la biodiversité. On peut la visiter jusqu’au 5 juillet 2026 au Muséum de Toulouse. L’historienne Valérie Chansigaud en a été la commissaire scientifique.


The Conversation

Valérie Chansigaud ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d’une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n’a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

ref. Chiens de race : l’esthétique peut-elle justifier la souffrance ? – https://theconversation.com/chiens-de-race-lesthetique-peut-elle-justifier-la-souffrance-275835