La purgation faisait partie des remèdes contre la gueule de bois prescrits au Moyen Âge.Tacuinum sanitatis
Alors que la médecine moderne a profondément transformé notre compréhension des effets de l’alcool, a-t-elle pour autant révolutionné la manière de soigner la gueule de bois ? Des croyances de l’Antiquité aux recommandations des médecins et auteurs de traités diététiques au fil des siècles, les remèdes ont évolué… mais certaines pratiques surprenantes ont traversé les époques. Entre traditions, anecdotes historiques et découvertes insolites, ce quiz vous invite à remonter le temps pour tester vos connaissances sur l’ivresse, ses effets et les moyens imaginés pour les soulager.
Chaque samedi, un pas de côté sur l’actu pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.Alors que la Banque centrale européenne prépare les futurs billets en euros et fait voter le public sur leurs nouveaux graphismes, savez-vous vraiment ce qui se cache derrière une simple coupure ?
Du papier aux techniques d’impression et aux dispositifs de sécurité, testez vos connaissances sur les secrets de fabrication de nos billets.
Le Sénégal a consacré d’importants investissements à la construction, la réhabilitation et la modernisation de ses infrastructures sportives pour accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026. Des infrastructures ont été construites ou réhabilitées à Dakar, Diamniadio et Saly, les trois localités qui vont accueillir les compétitions. Ces équipements soulèvent une question qui dépasse la seule organisation des Jeux. Comment l’État doit-il les financer, les gérer et les entretenir durablement après la compétition ?
Pour les chercheurs Djibril Diouf, spécialiste des partenariats public-privé, et Amadou Moctar Ndiouck, spécialiste du droit et du management des infrastructures sportives, les JOJ pourraient contribuer à faire évoluer le modèle sénégalais. Dans cet entretien, ils analysent la place respective de l’État, des collectivités et du secteur privé dans le financement des équipements sportifs et les conditions nécessaires pour assurer leur utilisation, leur entretien et leur rentabilité sociale après les Jeux.
Les investissements consentis pour les Jeux olympiques de la jeunesse peuvent-ils changer durablement le modèle de financement des infrastructures sportives au Sénégal ?
Évidemment, l’appui conséquent des partenaires influe sur le modèle de financement par l’importance des fonds mobilisés à l’occasion des JOJ. Cependant, si le modèle de financement s’adosse toujours à des financements publics ou des financements issus de partenariats public-privé, il inclut la gestion durable des infrastructures sportives. A ce titre, dans le cadre de leur héritage, il peut introduire l’avènement des acteurs privés.
Quelle place l’État devrait-il accorder au secteur privé dans le financement et la gestion des infrastructures sportives après les JOJ ?
De la charte du sport de 1984 aux articles 36 à 51 du nouveau code du sport, adopté le 11 mai 2026 par l’Assemblée nationale du Sénégal, le rôle de l’État et des collectivités locales dans la réalisation des infrastructures sportives est mis en exergue.
L’État et les collectivités locales ont l’obligation de construire des installations sportives au profit des acteurs du sport. Mais, en pratique et en l’absence de politiques publiques volontaristes en matière de construction d’infrastructures, excepté à l’occasion d’événements sportifs, le recours au secteur privé reste nécessaire.
À cet égard, la loi sur les contrats de partenariat public-privé adoptée en 2021 constitue une ouverture qui apporte des solutions novatrices en matière de réalisation d’infrastructures sportives. Ce modèle de financement a été utilisé dans la réalisation de l’autoroute à péage ou de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar. Il est possible d’en faire usage pour renforcer la participation du secteur privé dans la réalisation et la gestion d’équipements sportifs publics, tout en assurant leur rentabilité financière et sociale.
L’implication du secteur privé facilite la mobilisation de fonds privés pour pallier les insuffisances des financements publics. Elle permet également, du point de vue de la gestion des équipements sportifs, d’apporter une expertise technique favorisant une gestion financière qui contribue à maintenir ces équipements aux normes internationales, tout en permettant à toutes les populations d’y accéder.
Comment éviter que les infrastructures réhabilitées pour les JOJ deviennent, après les Jeux, des équipements coûteux à entretenir ?
Les infrastructures sportives réhabilitées se trouvent principalement à Dakar, Diamniadio et Saly. Il ne s’agira pas d’appliquer un modèle d’entretien uniforme pour les trois sites. Les réalités ne sont pas identiques.
Par exemple, pour le stade Iba Mar Diop, qui se situe dans la ville de Dakar, il va falloir impliquer l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar via l’Institut national supérieur de l’éducation populaire et du Sport (INSEPS) qui a son siège sur le site depuis 1982. Une mise à la disposition de l’INSEPS aussi bien du stade Iba Mar Diop que de la piscine olympique y contribuera. Des fonctions de service pourraient être développées dans ce cadre, ce qui facilitera leur entretien et leur rentabilité financière.
Pour le site de Diamniadio, l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS), rattaché au ministère des Sports, peut valablement s’occuper des infrastructures éloignées des centres urbains. Celles-ci ne mobilisent du public qu’à l’occasion d’événements sportifs majeurs.
L’OGIS est un établissement public à caractère industriel et commercial. À ce titre, il est dans le secteur marchand et peut assurément contribuer à la rentabilité financière et sociale des infrastructures sportives.
Sur Saly, les infrastructures se trouvent sur un site touristique et balnéaire. Il est fort probable que l’implication du secteur privé soit plus avantageuse. Celui-ci apporte dans la gestion des infrastructures sportives une touche professionnelle qui procure une qualité de service et favorise leur durabilité.
Au-delà des grands événements sportifs, quel modèle de financement permettrait au Sénégal de développer des infrastructures accessibles à tous ?
Évidemment, le modèle de financement reposant sur les investissements publics propres et le partenariat public-privé s’intéresse aux infrastructures sportives d’envergure en mesure d’accueillir les événements sportifs majeurs. Toutefois, depuis 2025, le ministère des Sports a initié, à titre expérimental, un programme d’infrastructures de proximité avec la réalisation de 25 plateaux multifonctionnels dans 25 communes du Sénégal. Cette initiative est à saluer.
Autant les infrastructures sportives de taille importante sont nécessaires pour les évènements majeurs, autant celles de proximité sont vitales et doivent être valorisées. Dans toutes les localités, les
activités physiques et sportives prennent différentes formes (compétition, loisir, santé, etc.) et doivent être prises en charge par l’État et les collectivités locales à travers leurs budgets respectifs.
Enfin, dans le cadre de la coopération internationale bilatérale, certains pays tels que la Chine et la Russie privilégient la construction et la réhabilitation d’infrastructures sportives dans les pays du Sud, notamment dans le cadre de leurs projets pour le Sénégal.
The authors do not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and have disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Source: The Conversation – France (in French) – By Marina Lévy, Directrice de l’Institut de l’Océan, océanographe, Sorbonne Université; Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
L’ESSENTIEL
Les écosystèmes marins – des mangroves aux baleines, en passant par le phytoplancton – contiennent du carbone et le font circuler dans l’océan. Certains en concluent, un peu rapidement, que protéger la biodiversité marine permet de limiter le changement climatique.
Cet argument est inexact : cela ne permettrait pas nécessairement de retirer de l’atmosphère l’excédent de CO₂ produit par les activités humaines. En effet, augmenter ou restaurer la biomasse marine n’accroîtrait que très faiblement la capacité globale de l’océan à absorber nos émissions.
Nous mettons en garde contre de telles approches. D’autant plus que cet argument n’est pas nécessaire : la biodiversité marine mérite d’être préservée indépendamment de son impact sur le cycle du carbone.
Une baleine peut peser plusieurs dizaines de tonnes et contient du carbone. Les mangroves captent du CO₂ et ces écosystèmes sont particulièrement efficaces pour stocker ce carbone dans le sol. Le phytoplancton absorbe du CO₂ par photosynthèse et alimente une « pompe biologique » qui transporte du carbone vers les profondeurs de l’océan.
Tout cela est vrai. De là à conclure hâtivement que protéger les baleines, restaurer les mangroves ou préserver le phytoplancton permettrait à l’océan d’absorber une part importante du CO₂ que nous émettons et ainsi de limiter le changement climatique, il n’y a qu’un pas. Un pas qui est souvent franchi – à tort – dans les discours visant à protéger l’océan.
Ces dernières années, en effet, cette idée s’est imposée à travers des expressions particulièrement évocatrices. Les baleines sont présentées comme des espèces « ingénieures » de l’océan et, de plus en plus, comme des puits de carbone en puissance. Les mangroves, les herbiers marins ou les marais salants sont de plus en plus souvent présentés comme de puissantes solutions de « carbone bleu ».
Derrière ces exemples s’est installée l’idée que nous aurions besoin d’un océan « en bonne santé » pour nous protéger du changement climatique. Ce récit est séduisant parce qu’il permet de réunir deux impératifs : protéger la biodiversité et lutter contre le changement climatique. Mais que signifie un océan « en bonne santé » lorsqu’on parle de carbone ?
Ce discours entretient une confusion entre deux choses très différentes : le rôle essentiel du vivant dans le cycle naturel du carbone océanique et le mécanisme par lequel l’océan absorbe aujourd’hui une partie du CO₂ supplémentaire que les activités humaines injectent dans l’atmosphère.
Dans une étude récemment publiée dans la revue scientifique Science Advances, nous avons remis à plat l’ensemble du cycle du carbone océanique, depuis le carbone dissous dans l’eau de mer jusqu’au phytoplancton, aux poissons, aux baleines et aux écosystèmes côtiers. Les ordres de grandeur qui en ressortent permettent de porter un nouveau regard sur ces idées devenues très populaires.
L’océan, un immense réservoir de carbone… dont une fraction à peine se trouve dans le vivant
Commençons par regarder où se trouve le carbone dans l’océan. L’océan contient environ 37 570 milliards de tonnes (gigatonnes) de carbone. Mais l’immense majorité de ce carbone n’est pas contenue dans les organismes vivants : environ 37 563 gigatonnes de ce carbone (soit 99,98 %) se trouvent sous des formes non vivantes, essentiellement du carbone inorganique dissous dans l’eau de mer.
À côté, les stocks contenus dans le vivant paraissent minuscules : environ 5,9 gigatonnes dans l’ensemble de la biomasse marine (bactéries, plancton, poissons et autres animaux marins) et 3,3 gigatonnes dans les écosystèmes côtiers dits de « carbone bleu », c’est-à-dire essentiellement les mangroves (2,6 gigatonnes), mais aussi les marais salants (0,1 gigatonne), les herbiers marins (0,2 gigatonne) et les macroalgues (0,4 gigatonne).
Cela ne signifie pas que le vivant ne joue pas un rôle majeur dans le cycle du carbone, bien au contraire. Le phytoplancton prélève du CO₂ par photosynthèse. Une partie de la matière organique ainsi produite quitte les eaux de surface et est transportée vers les profondeurs, avant d’être en grande partie reminéralisée. Cette « pompe biologique » contribue puissamment à maintenir beaucoup plus de carbone dans les profondeurs qu’à la surface.
Fonctionnement de la pompe biologique de carbone dans l’océan.
Mais il s’agit là du cycle naturel du carbone : le carbone organique qui descend vers les profondeurs est, en grande partie, reminéralisé et transformé en carbone inorganique dissous, dont une partie finit par être ramenée vers la surface par la circulation océanique.
La question qui nous intéresse, dans le cadre du changement climatique, est différente : quels mécanismes permettent l’absorption par l’océan d’une partie du CO₂ supplémentaire que nous émettons ?
Le puits de carbone océanique, très différent du puits de carbone terrestre
Depuis le début de l’ère industrielle, la concentration de CO₂ dans l’atmosphère augmente. Ce déséquilibre entre l’atmosphère et l’océan entraîne une augmentation du transfert de CO₂ vers l’océan. Une fois dissous, une partie de ce carbone est transportée vers l’intérieur de l’océan par la circulation. C’est ce que l’on appelle le puits de carbone océanique : l’absorption nette par l’océan d’une partie du CO₂ ajouté à l’atmosphère par les activités humaines.
Au cours des dix dernières années, ce puits a capté environ 2,7 gigatonnes de carbone par an, environ 2,5 dans l’océan ouvert et 0,2 dans les eaux côtières. Il est essentiellement dû à des processus physico-chimiques : l’augmentation du CO₂ atmosphérique accroît son transfert vers l’océan, sa chimie permet de le stocker en grande quantité sous forme dissoute et la circulation océanique l’entraîne vers les profondeurs de l’océan.
C’est une différence importante avec ce qui se passe sur les continents. Lorsque la concentration de CO₂ augmente dans l’atmosphère, elle stimule la photosynthèse des plantes. Cet effet fertilisant du CO₂ contribue au puits de carbone terrestre, dont la taille est assez proche, en ordre de grandeur, de celle du puits de carbone océanique.
Mais dans l’océan, l’augmentation du CO₂ dissous ne provoque pas, à l’échelle globale, d’augmentation comparable de la photosynthèse du phytoplancton. Le carbone inorganique est déjà très abondant dans l’eau de mer et la croissance du phytoplancton est généralement limitée par d’autres facteurs : la lumière et surtout la disponibilité de nutriments, comme l’azote, le phosphore ou le fer.
Autrement dit, le vivant joue un rôle fondamental dans la répartition naturelle du carbone dans l’océan, mais ce sont les mécanismes physico-chimiques qui sont le moteur du puits de carbone qui capte l’excédent de carbone anthropique depuis le début de l’ère industrielle. Cette distinction est importante, car elle change la manière dont on interprète les effets de la dégradation ou de la restauration des écosystèmes marins.
Restaurer les écosystèmes peut-il renforcer ce puits ?
Revenons aux baleines et aux mangroves. Les activités humaines ont incontestablement réduit la quantité de carbone contenue dans les écosystèmes marins. La biomasse des écosystèmes de « carbone bleu » a ainsi perdu environ 0,45 gigatonne de carbone par rapport à son état antérieur aux perturbations humaines – dont 0,25 pour les seules mangroves –, soit un peu plus de 10 %. La perte est estimée à 0,12 gigatonne pour le reste de la biomasse marine, soit environ 2 %. On estime donc la perte totale à 0,57 gigatonne de carbone.
Les baleines offrent un exemple particulièrement frappant. La biomasse de l’ensemble des mammifères marins ne contient aujourd’hui qu’environ 0,004 gigatonne de carbone. La chasse, principalement la chasse à la baleine, aurait fait disparaître environ 0,016 gigatonne de carbone. Il y aurait donc aujourd’hui, selon ces estimations, cinq fois moins de baleines ! Les incertitudes sont importantes, mais l’ordre de grandeur est instructif.
Mais comparons maintenant ces pertes à ce qui s’est passé, simultanément, dans le gigantesque réservoir de carbone non vivant. Depuis le début de l’ère industrielle, l’océan a accumulé environ 167 gigatonnes de carbone d’origine anthropique, essentiellement sous forme de carbone inorganique dissous. Cent soixante-sept milliards de tonnes, contre 0,57 : les ordres de grandeur ne sont tout simplement pas les mêmes.
On comprend alors pourquoi restaurer les écosystèmes marins ne peut avoir qu’un effet limité sur le puits de carbone océanique. Cela ne signifie pas que les quantités de carbone qu’ils contiennent ou qu’ils échangent avec l’atmosphère sont négligeables, mais que celles-ci ne sont pas du même ordre de grandeur. La dégradation des écosystèmes de carbone bleu aurait réduit d’environ 0,1 gigatonne de carbone par an leur absorption nette de CO₂ atmosphérique, ce qui doit être comparé aux 2,7 gigatonnes par an capturées par le puits de carbone océanique. Restaurer intégralement ces écosystèmes ne transformerait donc pas radicalement la capacité de l’océan à absorber nos émissions de CO₂.
Dans un scénario optimiste de restauration, l’absorption supplémentaire de carbone représenterait environ 1 % des émissions anthropiques actuelles. Quant aux baleines, le rétablissement des populations à leurs niveaux antérieurs à la chasse industrielle aurait un effet infime sur le bilan global du carbone. Il en va de même pour la pêche, qui prélève chaque année environ 0,015 gigatonne de carbone sous forme de poissons, soit une quantité très faible au regard des flux du cycle global du carbone. Réduire la pêche peut être indispensable pour restaurer certaines populations et préserver le fonctionnement des écosystèmes marins, mais il ne faut pas en attendre un effet très fort sur le puits de carbone océanique, contrairement à ce qui est parfois suggeré.
Protéger les écosystèmes marins pour les bonnes raisons
Faut-il en conclure que restaurer les mangroves, protéger les baleines ou préserver les écosystèmes marins ne sert à rien ? Bien sûr que non.
Les écosystèmes marins abritent une biodiversité irremplaçable, fournissent de la nourriture à des milliards de personnes et soutiennent de nombreuses activités économiques. Les mangroves, les marais salants ou les herbiers contribuent également à protéger les littoraux contre l’érosion et les submersions. Préserver des écosystèmes fonctionnels est aussi essentiel pour leur permettre de résister autant que possible aux bouleversements provoqués par le changement climatique.
Mais présenter leur protection avant tout comme une solution permettant de capter davantage de CO₂ peut devenir contre-productif. Cela conduit à leur attribuer un potentiel d’atténuation du changement climatique que les ordres de grandeur ne justifient pas.
La protection de la biodiversité marine et la lutte contre le changement climatique sont évidemment liées. Le changement climatique transforme déjà profondément les écosystèmes marins, et réduire les émissions de gaz à effet de serre est indispensable pour limiter ces bouleversements. Mais cela ne signifie pas que restaurer ces mêmes écosystèmes puisse, en retour, compenser une part importante de nos émissions.
Vouloir faire de la protection de l’océan une solution d’atténuation du changement climatique risque même de brouiller deux impératifs qui se suffisent à eux-mêmes : protéger les écosystèmes marins parce qu’ils sont essentiels au fonctionnement de l’océan et aux sociétés humaines d’une part, et réduire nos émissions de CO₂ parce que c’est le principal levier dont nous disposons pour limiter le changement climatique d’autre part. Les baleines, les mangroves ou le phytoplancton ne compenseront pas le carbone que nous continuons à émettre et n’ont pas à absorber notre CO₂ pour mériter d’être protégés.
Marina Lévy a reçu des financements de l’ANR
Laurent Bopp a reçu des financements de l’union européenne, de l’ANR et de Schmidt Sciences.
Laure Resplandy a reçu des financements de l’Université de Princeton et de l’ENS.
El 19 de septiembre de 2021 comenzó una erupción volcánica en la isla de La Palma, después de 50 años sin actividad volcánica en la dorsal de Cumbre Vieja. Durante 85 días acaparó titulares de prensa antes de caer en el olvido por parte de la mayoría de la población. Sin embargo, los investigadores seguimos estudiando este evento geológico para entender sus causas y su posible evolución.
Cumbre Vieja es el volcán más activo de Canarias, con nueve erupciones en los últimos 1 100 años. En un trabajo publicado hoy en la revista Nature Communications mostramos que esas erupciones siguen un mismo patrón.
El patrón puede resumirse de la siguiente forma. A lo largo del tiempo el magma se acumula a grandes profundidades bajo la superficie, hasta que la llegada de magma nuevo, más caliente, rompe el reservorio de magma profundo. Esto favorece su ascenso hacia la superficie y, finalmente, su erupción.
Más allá de la erupción de 2021
La erupción de 2021 pudo observarse con un detalle sin precedentes, pero nosotros quisimos ir más allá para responder esta pregunta: ¿ha cambiado el sistema magmático bajo la isla con el tiempo, o las erupciones históricas comparten una misma historia?
Para averiguarlo estudiamos rocas de tres erupciones en La Palma: El Charco (1712), Teneguía (1971) y Tajogaite (2021). Las tres siguieron un patrón parecido: empezaron emitiendo un magma cuya composición cambiaba a medida que se enfriaba y cristalizaba en profundidad. Con el avance de la erupción, las lavas se volvieron cada vez más calientes y fluidas.
Los cristales: una ventana al interior del volcán
Una dificultad a la que nos enfrentamos los investigadores que estudiamos las erupciones volcánicas es que no podemos observar directamente el magma moviéndose bajo un volcán. En su lugar, reconstruimos su recorrido a partir de las rocas y los minerales que el propio volcán trae hasta la superficie durante una erupción.
En nuestro estudio nos centramos principalmente en un mineral llamado “clinopiroxeno”, muy común en las lavas de La Palma.
Este mineral crece dentro del magma añadiendo una capa tras otra, de forma parecida a los anillos de un árbol. Cuando cambia la temperatura, la presión o la composición del magma que los rodea, pueden crecer nuevas capas con una composición ligeramente distinta. Así, cada cristal funciona como una especie de archivo natural: conserva un registro de los diferentes magmas y de las condiciones a las que estuvo expuesto antes de la erupción. Son datos que los investigadores podemos utilizar para reconstruir la vida de los volcanes.
Para ello, medimos la composición química de esas capas y elaboramos mapas microscópicos de la distribución de distintos elementos dentro de cada cristal. Después calculamos las profundidades y temperaturas a las que se habían formado. Combinando toda esta información reconstruimos la historia del magma: desde su almacenamiento en profundidad hasta su ascenso y erupción.
Los cristales que estudiamos de las tres erupciones, pese a estar separados por tres siglos de historia, mostraron una coherencia sorprendente. En todas ellas el magma se almacenó y enfrió a profundidades y temperaturas similares, y las mismas
capas químicas crecieron en zonas equivalentes de los cristales.
De las profundidades a la superficie
Buena parte de esta historia comienza a gran profundidad, entre 18 y 25 kilómetros bajo la isla. Allí se va formando, con el tiempo, un reservorio de magma relativamente frío y rico en cristales, a temperaturas de unos 1 000 grados centígrados.
Este reservorio profundo no es una gran bolsa de magma líquido, como a veces imaginamos una cámara magmática. Se parece más a lo que los vulcanólogos llaman un crystal mush: una mezcla de cristales y magma líquido –algo parecido a un granizado–, formado por abundantes cristales rodeados de roca fundida.
Los cristales indican que, antes de cada erupción, llega un nuevo magma, más caliente y fluido, a más de 1 100 grados centígrados. Al entrar en el reservorio profundo, este magma rompe parte del mush cristalino, incorporando y arrastrando hacia la superficie los cristales que se habían formado allí.
Por qué esto importa para la vigilancia volcánica
Las redes de vigilancia volcánica detectan terremotos, deformaciones del terreno y emisiones de gases a medida que el magma se mueve y la presión cambia bajo un volcán. Estas señales son fundamentales para anticipar una erupción, pero el magma que se mueve a mucha profundidad es mucho más difícil de detectar que el que se acerca a la superficie.
Nuestros resultados muestran que buena parte de la acumulación del magma bajo La Palma ocurre a gran profundidad, en el manto superior. Esto significa que pueden desarrollarse procesos importantes lejos de la superficie que son difíciles de detectar con las redes de vigilancia de volcanes.
Nuestro estudio no pronostica cuándo ocurrirá la próxima erupción, pero sí ayuda a interpretar futuros episodios de actividad. Así, la llegada de magma nuevo en profundidad puede reactivar un reservorio antiguo e iniciar procesos que, eventualmente, conduzcan a una erupción.
Los cristales que llegan a la superficie permiten después reconstruir esa historia y compararla con las señales de terremotos, de deformación y de gases registradas antes y durante la erupción.
Un proceso que podría ir más allá de La Palma
Al comparar los cristales de La Palma con los de otros volcanes encontramos indicios de que otros archipiélagos volcánicos, como Cabo Verde, Azores o Galápagos, podrían tener sistemas de alimentación de magma similares.
Los resultados sugieren que, durante las primeras etapas de formación de estas islas volcánicas, la llegada de magma nuevo y más caliente podría romper y movilizar reservorios profundos ricos en cristales, de forma parecida a lo que observamos en La Palma. Este mecanismo podría ser, pues, una característica común de los sistemas de alimentación de magmática de las islas oceánicas.
Alberto Caracciolo acknowledges the VOLC-LAPSE cascading fund within the RETURN Project (CUP H93C22000610002, funded by the European Union)
Álvaro Márquez recibe fondos del Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades para el estudio de las erupciones históricas de La Palma.
Teresa Ubide recibe fondos del Australian Research Council y de NCRIS-AuScope. Teresa completó su Tesis Doctoral en la Universidad de Zaragoza y trabaja para la Universidad de Queensland en Australia.
Mónica Ágreda-López no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Source: The Conversation – (in Spanish) – By José María Baldasano Recio, Catedrático Emérito de Ingeniería Ambiental, Universitat Politècnica de Catalunya – BarcelonaTech
Para analizar el avance del calentamiento global en el futuro y los efectos de las medidas de mitigación, el Panel Intergubernamental del Cambio Climático (IPCC) ha establecido cinco escenarios de emisiones futuras de gases de efecto invernadero (GEI). Proyectar las emisiones es extremadamente complejo, pues dependen de la evolución del crecimiento y desarrollo socioeconómico y energético y de los cambios tecnológicos. Estos escenarios buscan contemplar un abanico de posibilidades. No son predicciones son proyecciones con sus incertidumbres asociadas. Son “fotografías de futuros plausibles”.
Actualmente, los escenarios climáticos del IPCC se basan en las Trayectorias Socioeconómicas Compartidas (SSP, por sus siglas en inglés), introducidas en el Sexto Informe de Evaluación (AR6). A partir de 2010, estas añadieron variables socioeconómicas a los anteriores escenarios, los RCP, que solo tenían en cuenta los niveles de gases de efecto invernadero e iban desde el escenario más moderado, el RCP2.6, hasta el más extremo, el RCP8.5.
Unos nuevos escenarios, los CMIP7 (2026), son la base del próximo Séptimo Informe de Evaluación (AR7).
Herramientas de gestión pública para la adaptación
Limitar el calentamiento global es urgente e inaplazable, pero adaptar las infraestructuras es una necesidad cada vez más apremiante. Viviendas, carreteras, hospitales, redes eléctricas, etc. tienen que poder resistir condiciones climáticas considerablemente más exigentes que las actuales.
Los escenarios climáticos también se consideran herramientas de gestión pública. La Unión Europea (UE) los utiliza en sus políticas de adaptación climática.
El Consejo Científico Asesor Europeo sobre Cambio Climático (ESABCC, por sus siglas en inglés) ha recomendado que la UE tome como referencia común para la planificación de su adaptación climática entre sus Estados miembros y que se preparen para un mundo casi 3 ºC más caliente, y ha considerado el escenario SSP2-4.5, que proyecta entre 2,1-3,5 ºC para el año 2100.
Asimismo, la institución aconseja comprobar la resistencia de determinadas infraestructuras e inversiones frente a trayectorias todavía más adversas, como es el escenario SSP3-7.0 (entre 2.8-4.6 °C de calentamiento). El ESABCC advierte de que la adaptación climática tiene límites y que su eficacia disminuye a medida que aumentan los riesgos.
Estos escenarios están en continua revisión. El escenario frecuentemente llamado “business as usual”, es decir, “seguir como siempre” (el SSP5-8.5, anteriormente conocido como RCP8.5), ha sido retirado en 2026 después de un significativo debate científico que busca restaurar la proporcionalidad entre probabilidad y representación.
Concebido como un escenario de alto riesgo, el SSP5-8.5 responde esencialmente a un mundo sin políticas climáticas. Su revisión, no es una “desaparición”, sino una corrección de su papel como referencia central en determinados análisis y narrativas sobre el futuro climático. Fue retirado porque quedó desactualizado. Responde a un principio básico de la ciencia climática: los escenarios describen trayectorias hipotéticas sujetas a supuestos sobre población, tecnología, política energética y desarrollo económico.
La retirada de RCP8.5 no implica que el calentamiento global haya perdido gravedad, sino que el escenario dejaba de ser una representación adecuada del curso probable de las emisiones de GEI. Descansaba en hipótesis de crecimiento intensivo del carbón y de expansión sostenida de emisiones, que, a la luz de la evolución, resultan menos plausibles que hace una década gracias a medidas como la transición hacia renovables y el Acuerdo de París (2015).
Variación de la temperatura media global con respecto al período de referencia según diferentes escenarios climáticos. El RCP8.5 es el de altas emisiones. Gobierno de Canadá
La principal justificación científica para su eliminación es metodológica. En la modelización climática –necesaria para poder saber la evolución del sistema climático–, la utilidad de un escenario depende de su plausibilidad, no de su capacidad para maximizar el impacto comunicativo. Si bien es importante modelizar los posibles escenarios más desfavorables, también es necesario examinar un abanico amplio de escenarios potenciales.
El caso revela una cuestión epistemológica relevante: la ciencia no se debilita al corregirse, sino que se fortalece. La revisión de escenarios forma parte del proceso normal de actualización del conocimiento.
La reacción del negacionismo climático ante esta revisión ha sido la previsible. Lejos de analizar el cambio con rigor, lo presenta como prueba de que la amenaza climática fue exagerada o incluso fabricada. Interpretación que confunde la revisión de un escenario con la invalidez del conjunto de conocimientos de la ciencia climática. La estrategia es conocida: convertir una revisión científica en munición retórica contra la acción climática.
Este patrón resulta especialmente visible en la instrumentalización del debate. La celebración de la “caída” de RCP8.5 por parte de figuras como Donald Trump o de sectores alineados con el negacionismo evidencia un discurso negacionista que intenta desplazar la discusión sobre los riesgos reales del calentamiento global hacia una caricatura de la ciencia como sistema alarmista.
Pero la corrección del escenario demuestra lo contrario: la comunidad científica distingue entre lo plausible, lo improbable y lo extraordinario. Presentar esta revisión como una refutación del cambio climático actual constituye una irresponsabilidad grave.
Implicaciones para el debate climático
El debate sobre los escenarios climáticos ofrece una lección amplia sobre comunicación científica. El uso indiscriminado de escenarios extremos puede erosionar la confianza pública cuando esos supuestos se vuelven menos verosímiles. Pero la solución no es minimizar el problema, sino jerarquizar adecuadamente los posibles futuros.
En términos normativos, esto refuerza una idea importante: el riesgo climático sigue siendo grave (como se está viendo este verano). Tanto la mitigación como la adaptación siguen siendo muy urgentes. Por tanto, la revisión del RCP8.5 no debe ser leída o considerada como un alivio, sino como una invitación a formular políticas climáticas basadas en escenarios más consistentes con la realidad actual, caso de la recomendación considerada por la UE respecto a sus políticas de adaptación.
José María Baldasano Recio no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Source: The Conversation – (in Spanish) – By Cristian Catena-Fernández, Profesor en el Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones, UNED – Universidad Nacional de Educación a Distancia
En muchos debates políticos actuales no solo discutimos ideas, leyes o propuestas. Discutimos algo más profundo: qué tipo de personas somos. Apoyar o rechazar una causa no se percibe solo como una opinión política con consecuencias prácticas, sino también como una señal de quiénes somos desde un punto de vista moral.
Esto ayuda a entender por qué algunas conversaciones políticas se vuelven incómodas y poco productivas. Cuando el desacuerdo deja de tratar sobre qué medida es mejor y pasa a interpretarse como una falta de valores, el debate cambia de naturaleza.
En nuestras investigaciones recientes, realizadas desde el Departamento de Psicología Social y de las Organizaciones de la UNED, hemos analizado cómo las personas de izquierda y de derecha perciben moralmente distintos temas políticos, cómo se juzgan moralmente entre sí y qué consecuencias tienen estas percepciones para la convivencia política.
Causas “más morales” que otras
Una investigación publicada en European Journal of Social Psychology muestra que las causas políticas no se perciben como moralmente equivalentes. Temas políticos defendidos tradicionalmente por la izquierda (igualdad de género, protección del medioambiente o derechos de las personas migrantes, entre otros) se perciben como causas con una carga moral especialmente fuerte. En cambio, temas políticos defendidos tradicionalmente por la derecha (seguridad nacional, orden social o defensa de las tradiciones) se perciben con menor carga moral.
Lo más llamativo es que esta diferencia no solo aparece entre quienes se identifican con la izquierda. También las personas de derecha tienden a percibir las causas progresistas con una carga moral más alta que las causas conservadoras.
En la misma investigación, también observamos diferencias en la forma en que las personas de izquierda y de derecha se juzgan moralmente.
Específicamente, cuando se discuten temas defendidos tradicionalmente por la izquierda, tanto las personas de izquierda como las de derecha tienden a percibir a las de izquierda como más justas o éticamente responsables que las de derecha. En cambio, estas diferencias no se encuentran cuando se discuten temas defendidos tradicionalmente por la derecha.
Otro hallazgo del mismo trabajo es que las personas de derecha son conscientes de esa imagen moral negativa cuando se discuten temas tradicionalmente asociados a la izquierda. Es decir, creen que son vistas como menos justas o menos éticamente responsables por las personas de izquierda.
En otra investigación reciente, publicada en Group Processes & Intergroup Relations, analizamos las consecuencias de estas percepciones en personas de izquierda y de derecha. Mostramos a los participantes información sobre cómo el grupo ideológico contrario valora moralmente a su propio grupo en relación con el medioambiente. En algunos casos, hacíamos creer a los participantes que el grupo ideológico contrario les veían como inmorales; en otros, les hacíamos creer que les veían como igual de morales que ellos.
Los resultados mostraron que cuando las personas de derecha perciben que su grupo es visto como inmoral en cuestiones medioambientales, experimentan una amenaza a su identidad moral. Es decir, sienten que se pone en cuestión su valía como personas moralmente correctas. Esta reacción no aparece entre las personas de izquierda.
Observamos, además, que esta amenaza no se traduce en mayor apertura al cambio. Al contrario, la amenaza tiende a reforzar las posiciones iniciales: aparecen actitudes más extremas y una mayor intención de votar por ideologías afines.
Concluimos así que, paradójicamente, moralizar el debate político con la intención de convencer al otro puede provocar respuestas defensivas, intensificando de esta manera la posición de partida.
Esta investigación también muestra que este proceso no es inevitable. Cuando se atenúa la amenaza a la identidad moral –por ejemplo, permitiendo a los participantes moralmente amenazados reafirmar su propia imagen moral–, la intensificación del posicionamiento inicial disminuye.
Por lo tanto, las reacciones defensivas no dependen solo del contenido de cada causa política. También depende de si esa causa se convierte en un juicio sobre la valía moral de la persona. Cuando ese juicio se suaviza, también se reduce la necesidad de responder de forma defensiva.
Percepción de las causas progresistas
Nuestros estudios sugieren que algunas causas tradicionalmente defendidas por la izquierda se perciben con una carga moral especialmente alta, no solo por personas de izquierda, sino también por la sociedad en general. Esto parece afectar a cómo juzgamos moralmente a las personas que las defienden: cuando se discuten causas progresistas, las personas de izquierda tienden a ser percibidas de una forma moralmente más positiva que las personas de derecha.
Las democracias necesitan desacuerdo. Pero tienen dificultades para funcionar cuando cada discrepancia se interpreta como una falta de valores. Comprender el papel que juegan estas percepciones morales ayuda a explicar por qué algunos debates políticos se vuelven intensos y difíciles de resolver.
Las investigaciones presentadas en este artículo han sido financiadas por el proyecto PID2022-138915NB-I00 de la Agencia Estatal de Investigación (AEI)
Las investigaciones presentadas en este artículo han sido financiadas por el proyecto PID2022-138915NB-I00 de la Agencia Estatal de Investigación (AEI)
Cuando pensamos en una vacuna, lógicamente solemos imaginar una inyección en el brazo. Este tipo de inmunizaciones han sido extraordinariamente eficaces para evitar el agravamiento de las enfermedades, las hospitalizaciones y las muertes.
Sin embargo, frente a muchos patógenos respiratorios, los pinchazos presentan una limitación fundamental: generan una respuesta inmunitaria muy potente en la sangre (inmunidad sistémica), pero no siempre garantizan una defensa igual de intensa en las vías respiratorias superiores. Y son precisamente los lugares por los que suelen entrar esos microorganismos.
Las vacunas nasales intentan resolver este problema. En lugar de introducir el antígeno mediante una aguja, se administra en forma de aerosol o gotas sobre la mucosa nasal. Allí puede activar el sistema inmunitario local y formar una primera línea de defensa robusta en el punto de entrada del patógeno.
Así actúan
La mucosa de las vías respiratorias no es un simple tubo por el que pasa el aire. Posee su propio sistema de defensa: el tejido linfoide asociado a la nasofaringe (NALT, por sus siglas en inglés). Al administrar una vacuna mediante un aerosol nasal, se activan mecanismos de defensa que las inyecciones rara vez ponen en marcha con la misma eficacia.
La mucosa respiratoria está cubierta de moco, células ciliadas y de numerosas células inmunitarias. Una vacuna nasal bien diseñada puede estimular la producción de inmunoglobulina A secretora (IgA), un anticuerpo especializado en proteger las mucosas. La IgA puede unirse a virus o bacterias en la propia superficie respiratoria y dificultar que se adhieran y penetren en nuestras células.
Además, la vacunación nasal puede generar linfocitos B y T de memoria residentes. Estas células son las encargadas de fabricar anticuerpos y destruir las células infectadas, respectivamente. Permanecen en los tejidos respiratorios y pueden reaccionar rápidamente cuando vuelve a aparecer el patógeno. Por ello, las vacunas nasales podrían no solo reducir la gravedad de una infección, sino también dificultar que esta llegue a establecerse.
Y, por último, al frenar la replicación del virus en las vías altas, se reduce drásticamente la cantidad de partículas virales que expulsamos al respirar, hablar o toser, protegiendo a la comunidad. Menos contagios significan, a su vez, menos oportunidades para que el virus mute y aparezcan variantes que escapen a la inmunidad existente.
Facilidad para administrarlas
Más allá de la inmunidad, las vacunas nasales ofrecen ventajas logísticas y de administración. En primer lugar, porque no requieren agujas, lo que evita dolor y ansiedad y puede facilitar su aceptación, especialmente en niños.
Adicionalmente, algunas formulaciones también podrían simplificar las campañas de vacunación al requerir menos intervención de personal sanitario. Por ejemplo, se pueden autoadministrar bajo supervisión, lo que facilita vacunar con rapidez a mucha gente.
El ejemplo mejor establecido es la vacuna antigripal de virus vivos atenuados, comercializada como FluMist o Fluenz. En Estados Unidos y Europa continúa siendo el principal ejemplo de vacuna respiratoria administrada directamente por vía nasal. También se han autorizado vacunas mucosas contra la covid-19 en algunos países como China, India y Rusia, aunque la comunidad científica internacional aún evalúa los datos reales sobre su capacidad para evitar la transmisión a largo plazo.
¿Por qué no tenemos muchas más vacunas nasales?
Si son tan prometedoras, ¿por qué solo hay una vacuna nasal aprobada contra un virus respiratorio en Europa y Estados Unidos? Los científicos señalan varios obstáculos:
La nariz es un lugar hostil para las vacunas. El moco atrapa las partículas, los cilios las barren hacia fuera y ciertas enzimas degradan rápidamente cualquier proteína que se inhale, incluida la propia vacuna, antes de que el sistema inmunitario tenga tiempo de detectarla.
Faltan adyuvantes seguros. Los adyuvantes son sustancias que se administran junto a las vacunas para potenciar su eficacia. En vacunas inyectadas se usan desde hace décadas, pero ninguno está aprobado todavía para uso nasal, porque provocar inflamación cerca de la nariz puede ser peligroso y dificultar la respiración.
La inmunidad de las mucosas dura poco. El anticuerpo IgA se degrada mucho más rápido que el anticuerpo IgG de la sangre, así que la protección nasal puede caer por debajo de niveles útiles en pocos meses.
No sabemos bien qué medir. Para comprobar si las vacunas inyectadas “funcionan” basta un análisis de sangre. En el caso de las nasales no existe todavía un marcador claro y fiable, lo que obliga a hacer ensayos clínicos larguísimos y caros para demostrar su eficacia.
Cercanía con el cerebro. La parte superior de la nariz está pegada al bulbo olfativo, conectado directamente al sistema nervioso central, así que cualquier componente de la vacuna debe demostrarse inofensivo para esa zona. De hecho, a principios de la década del 2000, una vacuna nasal contra la gripe en Suiza tuvo que ser retirada tras asociarse su adyuvante con casos de parálisis facial temporal (parálisis de Bell). La neuroseguridad es una prioridad crítica.
Nuevas plataformas y estrategias combinadas
Pese a estas dificultades, la investigación avanza. En los laboratorios se investigan nuevas fórmulas: nanopartículas que protegen el antígeno de las enzimas nasales y lo liberan poco a poco, así como patógenos modificados e inofensivos que actúan como “caballos de Troya” para entrenar al sistema inmunitario. También existen estrategias de vacunación combinada, que emplean una vacuna inyectada inicial con un refuerzo nasal posterior, lo que parecen ofrecer una protección más completa y duradera.
El futuro de la prevención respiratoria
Las vacunas nasales no van a sustituir a las inyectables de la noche a la mañana, pero representan una de las apuestas más interesantes para evitar no sólo que una infección respiratoria nos lleve al hospital, sino también para detener al patógeno en la puerta de entrada al organismo. Podrían convertirse en una herramienta especialmente valiosa para reducir la transmisión de los microorganismos respiratorios y reforzar nuestra capacidad de respuesta frente a futuras pandemias.
Las personas firmantes no son asalariadas, ni consultoras, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado anteriormente.
Mi perro y yo compartimos muchos momentos juntos. Uno de los favoritos para ambos es cuando nos sentamos a tener nuestro “momento de lectura”: me siento en mi escritorio, él se sienta a mi lado y le doy su chuche preferida. La huele, la lame y la roe con una concentración similar a la que tengo yo mientras estoy enfrascada en la novela.
Durante mucho tiempo, hemos interpretado esta conducta como un capricho o un comportamiento más de los perros, sin darle mucha importancia. Pero la ciencia lleva años diciéndonos que mascar es una necesidad biológica fundamental para estos animales, igual que dormir, comer o tener actividad física. Entender el porqué puede mejorar la calidad de vida de nuestro compañero canino.
Mucho más que un entretenimiento
Cuando alimentamos a un perro, su estómago queda lleno y se siente satisfecho. Pero falta algo por cubrir: la motivación de roer, intacta en su biología después de miles de años de evolución.
Desde el punto de vista evolutivo, tiene todo el sentido. Sus ancestros debían alimentarse por su cuenta, cazando presas. Más adelante, la domesticación redujo el tamaño de la mandíbula de los cánidos y adaptó su digestión al almidón, pero no tocó esas conductas tan arraigadas: morder, masticar y desgarrar. El comportamiento persiste porque está inscrito en su naturaleza.
¿Y qué deberíamos darle a nuestro perro para roer? Existen distintas alternativas en función de su tamaño corporal, edad, forma y presión de la mandíbula y hocico, salud bucal y preferencias individuales.
Por ejemplo, una de las opciones vegetales más utilizadas es la zanahoria congelada. Sobre todo, para un cachorro en proceso de dentición: el frío reduce la inflamación de las encías y la textura le resultará gratificante. Cuando son adultos, la zanahoria sigue siendo válida, ya sea a temperatura ambiente o congelada. Lo que se aconseja es retirarla cuando se ablande o cuando quede un trozo que el perro pueda tragarse de golpe, una precaución que debemos observar con todo lo que les ofrezcamos para roer.
En cuanto a juguetes masticables comerciales, existe una gran variedad y las recomendaciones están sugeridas en el envase de cada producto. Eso sí, la regla general es que sean lo bastante grandes como para que el perro no pueda tragárselos enteros.
En relación a los palos del parque, y a pesar que nos parezca lo mas natural, la literatura veterinaria advierte de que pueden causar lesiones orofaríngeas complejas, debido al posible desprendimiento de astillas. Por la misma razón, se desaconsejan los huesos cocinados.
A la hora de elegir
Estos son algunos de los aspectos que deben tenerse cuenta:
Edad: los cachorros en dentición necesitan texturas suaves que les alivien, sin dañar los dientes que están emergiendo: zanahorias o chuches especialmente diseñadas para cachorros. Los perros mayores necesitan opciones más blandas y sesiones más cortas.
Tamaño y peso: se aconseja que el objeto sea mayor que la apertura de la boca del perro, con el fin de evitar que pueda tragárselo entero.
Estilo de masticación: los perros con mas necesidad de roer y que deshacen cualquier cosa en minutos necesitan materiales más densos, que no se fragmenten en trozos grandes. No obstante, se aconseja evitar los objetos muy duros, como cuerno de ciervo o astas. Por otro lado, los perros con un estilo de masticación suave toleran mejor texturas más blandas. Observar los primeros diez minutos que pasa nuestra mascota royendo un objeto nuevo nos proporcionará la mejor información.
Razas braquicéfalas. Bulldogs, pugs, boxers y similares necesitan formatos más cortos y gruesos que puedan sujetar con su morfología mandibular particular. Los alargados y finos resultan más difíciles de manejar para ellos.
Además de estas consideraciones, es importante recabar la orientación del veterinario de cabecera y usar el sentido común a la hora de elegir el mejor juguete. Además, el perro debe estar siempre supervisado mientras está royendo, sea un producto comercial o no.
Ahora ya sabemos que este comportamiento canino no es un simple acto de destrucción sin sentido, sino una de las formas más antiguas y profundas que tiene un perro de relacionarse con el mundo, de calmarse, de explorar, en definitiva, de ser perro. Cuando le damos espacio para hacerlo con la chuche adecuada, no solo cubrimos una necesidad, también estamos diciendo que le conocemos y que nos importa lo que necesita.
Gabriela Barrera Trabaja como profesora del Master en Etología aplicada e intervención asistida con animales de la UAM / es Founder & CEO de CATADOGERS
El debate sobre si la educación bilingüe funciona o es un fracaso reaparece cada inicio de curso en los chats de familias y en las salas de profesores. Mientras unos defienden que aprender en otro idioma abre puertas y agiliza la mente, otros aseguran que los niños terminan por no aprender ni la asignatura ni la lengua.
Sin embargo, cuando la ciencia entra en las aulas para analizar lo que ocurre realmente, descubre algo fascinante: el problema no es el bilingüismo en sí sino cómo se enseña. La pregunta clave que debemos hacernos es por qué dos colegios bilingües, con el mismo presupuesto, obtienen resultados diferentes.
La respuesta fácil sería pensar en los recursos económicos, la tecnología o la presencia de auxiliares nativos. Pero investigaciones en el ámbito de la lingüística aplicada señalan algo distinto. El éxito depende, sobre todo, de dos ingredientes: la metodología y la estabilidad del profesorado.
Como aprender a montar en bicicleta
Durante generaciones nos enseñaron idiomas como si fueran matemáticas: memorizando listas de verbos, analizando reglas gramaticales y traduciendo textos artificiales. En ese modelo tradicional, la lengua es el objeto de estudio.
En los colegios bilingües ocurre de manera diferente. El idioma no es la meta, sino el vehículo. Es lo que el lingüista David Marsh definió en los años noventa como el enfoque AICLE (Aprendizaje Integrado de Contenidos y Lenguas Extranjeras), conocido internacionalmente como CLIL, por sus siglas en inglés.
Pensemos en cómo aprende un niño a montar en bicicleta: no pasa meses estudiando la física del equilibrio en una pizarra; se sube, pedalea y, si se cae, se vuelve a levantar. Con los idiomas pasa exactamente lo mismo.
Expertos en la materia como Oliver Meyer han demostrado que, cuando un estudiante aprende Ciencias haciendo un experimento o resolviendo un reto en inglés, su cerebro no está procesando la gramática de forma aislada. En lugar de eso, está utilizando el idioma para resolver un problema real. La lengua deja de ser un libro de texto y se convierte en una herramienta útil.
Menos traducción, más acción
Para que este enfoque funcione, no basta con coger el libro de siempre y traducirlo al inglés. Eso solo consigue duplicar la dificultad de comprensión y generar frustración. Los centros que logran que sus alumnos hablen con fluidez cambian el papel del estudiante mediante metodologías activas:
• Aprender haciendo. El aprendizaje basado en proyectos permite al alumnado investigar, debatir y presentar sus ideas en la segunda lengua. Por ejemplo, en una clase de ciencias los estudiantes construyen un prototipo de huerto urbano mientras redactan la guía de cuidado y graban un tutorial explicativo en la segunda lengua.
• Perder el miedo al error: Autores clave en la adquisición de segundas lenguas, como Stephen Krashen, destacan la importancia de reducir el “filtro afectivo” (la ansiedad y el miedo al ridículo). Cuando el idioma se usa para comunicarse, el error deja de sancionarse y pasa a entenderse como un paso natural del aprendizaje.
• Andamiaje: Siguiendo las aportaciones metodológicas de investigadoras como Do Coyle, los docentes utilizan apoyos visuales, mapas conceptuales y experimentos para que el concepto se entienda de forma natural sin necesidad de estar traduciendo cada palabra al español.
• El español no es el enemigo: Usar la lengua materna de forma puntual para aclarar un concepto complejo no es un fracaso del método; al contrario, ayuda a afianzar el conocimiento para luego poder expresarlo en el segundo idioma de forma segura.
• Evaluación que prima la compresión de la asignatura: si en un examen se penaliza más un error ortográfico en inglés que la comprensión del concepto académico, el modelo falla. La prioridad pedagógica debe ser siempre el contenido; la precisión lingüística vendrá progresivamente con la práctica.
Existe un factor organizativo invisible que suele pasarse por alto en los debates educativos: la continuidad de las plantillas.
Enseñar a través de un segundo idioma requiere un trabajo enorme de coordinación, preparación de materiales y formación continua del profesorado. Cuando un colegio sufre una alta rotación de docentes cada año, el proyecto pedagógico se ve obligado a reiniciar su proceso metodológico casi desde cero. En cambio, los centros con equipos estables consiguen consolidar dinámicas de aula, crear materiales propios adaptados a su contexto y acompañar al alumnado de forma coherente a lo largo de toda su etapa escolar.
Mirar más allá del expediente
Al final, la efectividad de un programa bilingüe no debe medirse por el número de horas lectivas o asignaturas impartidas en otro idioma, sino por la calidad metodológica de lo que sucede durante ese tiempo.
Comprender esto también quita una gran carga a las familias: el éxito de los hijos no depende de que los padres sepan inglés para ayudar con los deberes en casa, sino de la calidad de la metodología que reciben en el colegio y del apoyo emocional que se les brinda ante el reto de aprender.
Para familias y docentes, la lección que nos deja la investigación es clara: el éxito no se compra con tecnología ni se garantiza con discursos teóricos. Se construye día a día en el aula, tratando la lengua no como un examen que hay que aprobar, sino como una herramienta viva para explorar el mundo.
María Nieves Leal Silva no recibe salario, ni ejerce labores de consultoría, ni posee acciones, ni recibe financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y ha declarado carecer de vínculos relevantes más allá del cargo académico citado.
Hoy en día, el estrés forma parte de nuestra vida cotidiana. Los adultos lo sufren, hablan sobre él y se quejan de los síntomas asociados, mientras desean una vida justa y tranquila. Por pedir, que no quede. ¿Pero qué pasa con los más pequeños de la familia? ¿Padecen estrés igual que los mayores? ¿Y como lo manifiestan?
El primer paso para responder a esta pregunta es tener un método para medir esa sensación de agobio tan desagradable que todos hemos sentido alguna vez. Hace ya más de treinta años, se diseñó uno de los protocolos más utilizados para generar y estudiar de forma fiable la respuesta de estrés en adultos: Trier Social Stress Test (TSST). Años después, se desarrolló una versión para niños y adolescentes de 7 a 16 años (TSST-C). Sin embargo, estudiar esta respuesta en preescolares ha resultado más difícil.
El estrés es una reacción natural de nuestro cuerpo que ocurre ante situaciones que percibimos como amenazantes, impredecibles o difíciles de controlar. Cuando aparece, se ponen en marcha distintos sistemas biológicos. Entre ellos, destacan el eje hipotálamo-hipófisis-adrenal, relacionado con la liberación de cortisol, y el sistema nervioso simpático, que da respuestas automáticas ante determinados estímulos.
Así afecta el estrés a nuestro cuerpo.
Como no sería ético poner a una persona frente a un león para que se estrese y corra por su vida, los investigadores recurrieron a algo que también nos estresa mucho: sentirnos evaluados por otra persona. En la TSST, por ejemplo, los participantes deben pronunciar un discurso ante un tribunal que mantiene una actitud neutra y hostil. Esa sensación de estar siendo juzgado negativamente genera una reacción de estrés que puede estudiarse de manera controlada.
Un equipo de la Universidad de Ontario, en 2011, lo logró mediante una tarea llamada matching task, que reúne ingredientes clave para generar estrés: impredecibilidad, frustración, juicio social negativo, motivación de logro y ausencia de apoyo social. En concreto, se trata de un juego en el que los participantes deben unir imanes de diferentes colores con sus respectivos animales, antes de que un semáforo se ponga en rojo (impredecibilidad). Si terminan a tiempo, reciben un juguete como premio (motivación de logro). Además, se les dice que “niños más pequeños son capaces de lograrlo” (juicio social negativo).
Sin embargo, durante los tres primeros intentos, el semáforo es manipulado de forma que es imposible terminar a tiempo (frustración). Y, durante el juego, el experimentador no puede motivar ni consolar (ausencia de apoyo social).
Tras los intentos fallidos, el investigador descubre que “el semáforo estaba roto”, lo sustituye y permite que el niño complete finalmente la tarea y consiga el premio. Así, la frustración desaparece y los fallos anteriores quedan atribuidos al semáforo, no a su capacidad (final feliz).
El protocolo incluye seis muestras de saliva: una antes de la tarea, tras 30 minutos de adaptación al laboratorio, otra inmediatamente después y cuatro más cada diez minutos. En todas ellas, se analizan cortisol y alfa-amilasa, dos biomarcadores clave que miden el estrés del cuerpo, pero actúan en sistemas diferentes y a velocidades distintas. El primero refleja la actividad del eje hipotálamo-hipófisis-adrenal, el sistema lento y hormonal del cuerpo; mientras, la alfa-amilasa muestra la actividad del sistema nervioso simpático, el sistema rápido de “lucha o huida”.
Este diseño permite observar el aumento y la regulación de ambos marcadores biológicos, así como detallar la interacción entre ellos, aspectos clave para entender la respuesta de estrés.
No todos los niños responden igual
En nuestro estudio, con 58 sujetos, se logró por primera vez generar y captar eficazmente una respuesta tanto de alfa-amilasa como de cortisol en edad preescolar (el 77.6 % presentó una respuesta de alfa-amilasa y el 64.9 %, una respuesta de cortisol). Además, el protocolo es capaz de captar los diferentes ritmos que sigue cada sistema: la alfa-amilasa aumenta inmediatamente tras la tarea de clasificación, mientras que el cortisol tarda unos 20 minutos más.
También observamos que ciertos factores diferenciales pueden influir en la trayectoria de la respuesta. El llanto, por ejemplo, se relacionó ampliamente con la producción de cortisol: aquellos niños y niñas que lloraron durante el juego liberaron mucho más que los que no. Por otra parte, la respuesta de cortisol en las niñas se produjo más rápido y de forma más pronunciada que en los niños. Ambas son variables importantes a tener en cuenta a la hora de interpretar los resultados.
Comprender mejor estas diferencias individuales puede ayudarnos a investigar por qué algunos pequeños son más vulnerables que otros ante situaciones adversas y qué factores pueden proteger su salud mental.
En este sentido, el SRTP permite estudiar la reactividad al estrés en preescolares de forma precisa, complementaria, detallada y no invasiva.
Miguel Ángel Baos González recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades; Agencia Estatal de Investigación; Fondo Social Europeo Plus; Universidad de Granada (PRE2022-105035; CEX2023-001312-M; UCE-PP2023-11).
Javier De Echarri Lorente recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades: Agencia Estatal de Investigación; Fondo Social Europeo (PREP2023-001385).
María Isabel Peralta Ramírez recibe fondos de Ministerio de Ciencia, Innovación y Universidades: Agencia Estatal de Investigación de España. Proyectos del Plan Estatal (PID2023-147631NB-I00).
Ahmed F. Fasfous, Carolina Mariño-Narváez y Raquel González Pérez no reciben salarios, ni ejercen labores de consultoría, ni poseen acciones, ni reciben financiación de ninguna compañía u organización que pueda obtener beneficio de este artículo, y han declarado carecer de vínculos relevantes más allá del puesto académico citado.